#en_même_temps

  • #Europacity : « Comment peut-on promouvoir un pareil urbanisme dans le contexte de crise climatique actuel ? »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/09/02/europacity-comment-peut-on-promouvoir-un-pareil-urbanisme-dans-le-contexte-d

    Europacity : « Comment peut-on promouvoir un pareil urbanisme dans le contexte de crise climatique actuel ? »
    Tribune

    Albert Levy

    Architecte urbaniste

    Dans une tribune au « Monde », Albert Levy, architecte et urbaniste, pointe les incohérences des pouvoirs publics qui défendent le projet d’un mégacomplexe de loisirs et de commerce au nord de Paris, tout en parlant de transition écologique et de lutte contre le réchauffement.

    • Faut-il pendre les architectes ?

      Les architectes sont-ils nuls ? Beaucoup le pensent.

      Devant le spectacle de la Bibliothèque de France, la désolation des quartiers sur dalle, à Montparnasse, Beaugrenelle, Euralille, la prétention du ministère des Finances, la médiocrité de l’Opéra Bastille, la folie des grandeurs du quartier « Odysseum » de Montpellier, les quartiers de barres et de tours…, on ne peut que faire chorus avec la foule.

      Pourtant le jugement est expéditif. L’architecte est un bouc émissaire facile. Il y a d’autres coupables : maires mégalomanes, entreprises déficientes, concours biaisés, juridiction écrasante, pots-de-vin, inculture des maîtres d’ouvrages et poujadisme du public.

      Faut-il pendre les architectes ? dresse le constat sévère d’un milieu et d’un système qui n’en finissent pas de produire des erreurs. Les architectes qui s’en sortent n’en sont que plus méritants. On peut se pendre à leur cou.

      Philippe Trétiack

      Architecte de formation, journaliste et écrivain, il tient la chronique d’architecture de Beaux Arts magazine. Il est grand reporter à Elle.

      http://www.lecerclepoints.com
      #architecture

  • L’arrêté anti-pesticides d’un maire breton suspendu par la justice
    https://www.goodplanet.info/actualite/2019/08/27/larrete-anti-pesticides-dun-maire-breton-suspendu-par-la-justice

    Le maire de Langouet Daniel Cueff devant le tribunal administratif de Rennes, le 22 août 2019<br>© AFP Sebastien SALOM-GOMIS<p>Rennes (AFP) – L’arrêté …

    • Mais la préfecture avait demandé la suspension de cet arrêté en référé au motif qu’un maire n’est pas compétent pour prendre des décisions sur l’utilisation de produits phytosanitaires, y compris au nom du principe de précaution, un pouvoir réservé à l’État.

      « On a des signaux contradictoires », a commenté M. Cueff. « A moins que ça ne soit une nouvelle illustration de la politique du en même temps ; en même temps, le maire de Langouët a raison et, en même temps, il a tort », a-t-il ajouté.

      #en_même_temps les élections municipales c’est bientôt monsieur Macron.

    • Le président de la République et les pesticides : derrière les mots, le statu quo

      Le président de la République a déclaré le 23 août 2019 soutenir à la fois le recours formé par une préfète contre l’arrêté d’un maire qui a interdit les pesticides à 150 mètres des habitations et les intentions portées par ce maire. Cette communication contradictoire, et donc vide de sens, a pour conséquence de maintenir le statu quo en matière environnementale.

      Un maire est-il habilité à réglementer l’utilisation de produits phytopharmaceutiques (des pesticides) sur le seul territoire communal ?

      Cette question a été posée, dans la torpeur d’un été 2019 où il ne s’est politiquement rien passé de notable tandis que l’humanité accélère la destruction tout ce qui est vivant sur la planète et épuise ses ressources, à la suite de la contestation par la préfète d’Ille-et-Vilaine de l’arrêté pris le 18 mai 2019 par le maire de #Langouët interdisant l’utilisation des pesticides dans un rayon de 150 mètres autour des habitations ; la préfète a en effet formé devant le tribunal administratif de Rennes une demande d’annulation pour excès de pouvoir de cet arrêté assortie d’un référé tendant à la suspension de son exécution (très médiatisé : « L’#arrêté_antipesticides du maire de Langouët suspendu par la justice », lemonde.fr, 27 août 2019 ; « Le tribunal suspend l’arrêté du maire de Langouët limitant l’usage des pesticides », ouest-france.fr, 27 août 2019).

      La réponse à cette question est clairement négative, pour qui lit les textes applicables et connaît la jurisprudence du Conseil d’Etat sur l’articulation entre les pouvoirs de police administrative des maires et des autorités de l’Etat (ministres et préfets), bien établie à travers divers contentieux (dissémination des OGM, implantation d’antennes-relais, réglementation de la navigation aérienne…).

      D’une part en effet, le Conseil d’Etat considère constamment depuis des arrêts de principe rendus en 2011 que, sauf réserve tenant à « une situation d’extrême urgence créant un péril particulièrement grave et imminent » (CE 6 novembre 2013, Goin, n° 349245), l’existence de textes donnant à l’Etat un pouvoir de police administrative dite « spéciale » (car attribué à une autorité – ministre, préfet, maire… – pour un objet précis – les immeubles menaçant ruine, les visas cinématographiques, l’entrée et le séjour des étrangers en France… – et entraînant en général de fortes conséquences sur les libertés individuelles) dessaisissait les maires comme autorité de police administrative générale et les empêchait d’exercer les attributions que leur confère l’article L. 2212-2 du Code général des collectivités territoriales pour prévenir les troubles à l’ordre public (sécurité, tranquillité, salubrité publiques) du quotidien : selon le Conseil d’Etat « s’il appartient au maire, responsable de l’ordre public sur le territoire de sa commune, de prendre les mesures de police générale nécessaires au bon ordre, à la sûreté, à la sécurité et à la salubrité publiques, il ne saurait en aucun cas s’immiscer dans l’exercice (d’une) police spéciale par l’édiction d’une réglementation locale » (CE 24 septembre 2012, Commune de Valence, n° 342990).

      D’autre part, au cas d’espèce c’est-à-dire s’agissant de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, les articles L. 253-7, L. 253-7-1, R. 253-45 et D. 253-45-1 du Code rural et de la pêche maritime sont d’une limpidité absolue sur le terrain de l’identification des autorités compétentes : le ministre de l’Agriculture, le cas échéant conjointement avec ses collègues de la Santé, de l’Environnement et de la Consommation, peut « prendre toute mesure d’interdiction, de restriction ou de prescription particulière concernant la mise sur le marché, la délivrance, l’utilisation et la détention des produits » phytopharmaceutiques, et sur ces bases légales a été pris un arrêté interministériel du 4 mai 2017 relatif à la mise sur le marché et à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques et de leurs adjuvants (qui a fait l’objet d’une annulation partielle par une décision n° 415426 du Conseil d’Etat du 26 juin 2019) ; le préfet de département est pour sa part habilité à encadrer ou interdire l’usage de ces produits à proximité de certains lieux (centre de santé, cours de récréation…).

      Il est donc manifeste qu’en l’état des textes et de la jurisprudence, l’arrêté municipal du 18 mai 2019 est irrégulier en tant qu’il est pris par une autorité incompétente, la matière étant préemptée par l’Etat (ministres/préfets). C’est alors sans surprise que, à la demande donc de la préfète d’Ille-et-Vilaine, le juge des référés du tribunal administratif de Rennes a suspendu l’exécution de cet arrêté du maire de Langouët, par une ordonnance du 27 août 2019.

      La surprise vient en revanche des déclarations faites par le président de la République au cours d’un entretien sur l’environnement réalisé par le média Kombini news le 23 août 2019, en réponse à une question du maire de Langouët (à 3’55) : « la solution n’est pas de prendre un arrêté qui n’est pas conforme à la loi ; c’est de mobiliser pour changer la loi. Et moi j’ai demandé justement à la préfecture de trouver une solution concrète pour cette commune. Ce qui est vrai, c’est que nous devons aller vers un encadrement des zones d’épandage des pesticides. On l’a vu, d’ailleurs, pour les populations qui vivaient à proximité des vignes, ou d’autres productions où il y avait beaucoup d’épandage. Il y a des conséquences sur la santé publique. Il faut arrêter de dire des bêtises, il y en a. Donc monsieur le maire, il a raison sur ses motivations. Donc c’est à nous de réussir maintenant à changer la loi, d’avoir aussi des discussions avec les agriculteurs, les producteurs, pour que ça leur permette de fonctionner, parce que tout ça ça a un coût pour eux, ça veut dire qu’ils doivent mieux encadrer les choses. Mais je pense qu’il faut le faire maintenant très vite. Donc, je le soutiens dans ses intentions, mais je ne peux pas être d’accord quand on ne respecte pas la loi. C’est normal. Et ça on va le changer vite ».

      Quoique contradictoires avec ses propos invitant en mars 2018 la jeunesse indienne à ne jamais suivre les règles et donc à ne pas respecter la loi (« You don’t always have to follow the rules. That’s bullshit »), les déclarations du président de la République se veulent habiles, selon une technique désormais bien éprouvée – je soutiens le maire et « en même temps » je soutiens le préfet qui s’oppose au maire – mais devenue lassante car prévisible et usée jusqu’à la corde (v. La République en miettes, 2019, p. 257-275 : « Le vide doctrinal au pouvoir » ; Françoise Fressoz, « Pour ne pas prendre le mur, Emmanuel Macron refuse de figer une doctrine », lemonde.fr, 27 août 2019 : « pour ne pas prendre le mur, le président refuse de figer une doctrine. Il penche tantôt à gauche, tantôt à droite, libéral un jour, keynésien le lendemain »).

      Sur le terrain de la communication, ces déclarations donnent l’illusion que le locuteur, qui s’exprime avec la conviction attendue chez qui possède depuis septembre 2018 le titre onusien de « Champion de la Terre », maîtrise le dossier, via l’emploi de phrases toutes faites, passe-partout, transposables à tous les sujets (il suffit grosso modo de remplacer « pesticides » par « temps de travail », « durée de cotisation », « rythme scolaire »…) ; elles font diversion.

      A l’analyse au surplus, elles sont en total décalage avec la réalité de l’état du droit tel que rappelé ci-dessus comme des faits.

      On rappellera à cet égard que c’est la majorité présidentielle qui, au cours de la discussion de l’article 83 de la loi du 30 octobre 2018 dite EGALIM résultant d’un amendement n° CE487 présenté par le gouvernement, a refusé des mesures restrictives et coercitives à l’encontre des pesticides, leur préférant de vagues et non-contraignantes « chartes d’engagements à l’échelle départementale » appelées à être signées avant le 1er janvier 2020 entre agriculteurs et riverains sur l’utilisation des pesticides à proximité immédiate (« zones attenantes ») des habitations, pourvu que d’ici là l’exécutif publie un décret permettant d’encadrer le contenu de ces chartes censées contenir des mesures de protection des personnes assez sommaires (telles que : information des riverains ou mise en place de zones non traitées de 5 à 10 mètres – seulement, tandis que l’arrêté du maire de Langouët interdit d’utiliser les pesticides à 150 mètres des constructions – de large entre les habitations et l’épandage…) : ce décret n’a toujours pas été pris, alors qu’il avait été annoncé pour la mi-juillet 2019 ! Pour un exécutif qui prétend vouloir « changer vite » les choses en matière d’utilisation des pesticides, cela fait mauvais genre…

      On comprend mieux, dans ce contexte, que le projet de loi constitutionnelle pour un renouveau de la vie démocratique adopté en Conseil des ministres le 28 août 2019 comporte une disposition-bidon en matière environnementale, indiquant sans valeur ajoutée juridique ou même symbolique (il existe déjà une Charte de l’environnement dans la Constitution) que la République « favorise » l’environnement (ce terme neutre a été préféré à celui, plus contraignant, selon lequel la République « agit » pour l’environnement).

      Au fond, il n’est nul besoin de modifier la loi pour interdire l’utilisation des pesticides à 150 mètres des zones d’habitation dans tous les départements français, et non pas seulement dans la commune de Langouët – malgré ce qu’a laissé entendre le président de la République – qui ne présente à l’égard de ces produits nocifs aucune particularité locale la distinguant des 35 000 autres communes : il suffit que, par un simple arrêté, les ministres nommés par le président de la République en décident ainsi, comme cela est d’ailleurs indiqué dans les travaux parlementaires préparatoires à la loi EGALIM (v. l’intervention du ministre de l’Agriculture à l’Assemblée nationale, rapport n° 1175, 18 juillet 2018, p. 225, qui reprend l’exposé des motifs de son amendement CE487 : « Si la voie de la charte s’avère infructueuse, l’autorité administrative peut prendre des mesures de restrictions ») et formalisé au III de l’article L. 253-8 du Code rural et de la pêche maritime issu de cette loi EGALIM, qui ne fait en cela que réitérer les dispositions de l’article L. 253-7 du même Code.

      En attendant, comme d’habitude désormais et sur tous les sujets (v. en dernier lieu : Ellen Salvi, « Macron après le G7 de Biarritz : derrière la com’, le statu quo », Mediapart, 27 août 2019), au-delà de la communication, au-delà de l’autosatisfaction qui consiste à proclamer qu’il transforme « profondément » (cet adverbe est frénétiquement utilisé par le président de la République depuis un mois, y compris à l’occasion de l’interview donnée à Kombini news – « j’ai changé, très profondément » –, avec des déclinaisons comme lorsqu’il dénonce, à l’instar de Donald Trump et Marine Le Pen, un mystérieux « Etat profond » coupable de faire obstacle à la mise en œuvre de ses projets ou lorsque le compte-rendu du Conseil des ministres du 28 août 2019 annonce avoir l’ambition de « revitaliser notre démocratie en profondeur ») les choses pour tenter de masquer qu’il reste à leur surface, l’exécutif n’engage rien de substantiel pour préserver l’environnement, quand ses politiques ne contribuent pas à sa « profonde » dégradation.

      https://blogs.mediapart.fr/paul-cassia/blog/290819/le-president-de-la-republique-et-les-pesticides-derriere-les-mots-le

  • La navigatrice et sauveteuse en mer Pia Klemp refuse la médaille de la ville de Paris !!! – Blog YY
    http://blogyy.net/2019/08/20/la-navigatrice-et-sauveteuse-en-mer-pia-klemp-refuse-la-medaille-de-la-ville

    « Paris, je t’aime. Je t’aime pour tous les gens libres et solidaires qui vivent en ton sein. Des gens qui se battent pour la liberté chaque jour, debout, bras dessus bras dessous, distribuant des couvertures, de l’amitié et de la solidarité. Je t’aime pour ceux qui partagent leur logement, leur amour et leurs luttes chaque jour, sans se soucier de la nationalité des personnes ni de savoir si elles ont des papiers ou pas.

    Madame Hidalgo, vous voulez me décorer pour mon action solidaire en mer Méditerranée, parce que nos équipages « travaillent quotidiennement à sauver des migrants dans des conditions difficiles ». Simultanément votre police vole les couvertures de gens contraintes de vivre dans la rue, pendant que vous réprimez des manifestations et criminalisez des personnes qui défendent les droits des migrants et des demandeurs d’asile. Vous voulez me donner une médaille pour des actions que vous combattez à l’intérieur de vos propres remparts. Je suis sûre que vous ne serez pas surprise de me voir refuser votre médaille Grand Vermeil.

    Paris, je ne suis pas une humanitaire. Je ne suis pas là pour « aider ». Je suis solidaire à tes côtés. Nous n’avons pas besoin de médailles. Nous n’avons pas besoin de pouvoirs décidant qui est un « héro » et qui est « illégal ». En fait, il n’y a pas lieu de faire cela, car nous sommes tous égaux.

    Ce dont nous avons besoin, c’est de liberté et de droits. Il est temps de dénoncer les honneurs hypocrites et de combler le vide par la justice sociale. Il est temps que toutes les médailles soient lancées comme des fers de lance de la révolution !

    Papiers et logements pour toutes et tous !
    Liberté de circulation et d’installation ! »

    Pia KLEMP, 20 août 2019

    #merci

  • Initialement prévue pour 2019, la réforme de l’ISF a été précipitée sous la pression d’économistes et de grands patrons, lors d’un rendez-vous secret avec des patrons du CAC 40 organisé à l’Élysée début juillet 2017.

    https://www.franceculture.fr/politique/impot-sur-la-fortune-la-reunion-secrete-qui-a-accelere-la-reforme
    http://www.afep.com/afep
    #ISF #en_même_temps


    #mort_aux_vaches

  • Non, Gérard, tu n’es pas tout seul !

    Lundi 24 décembre sur #France_Inter à 19 heures, l’émission Le téléphone sonne a pour thème « Le réveillon de #Noël est-il un sport de combat ? ». Il s’agit, selon une présentation qui se veut légère et amusante, d’inviter les auditeurs à se prémunir contre les risques que le traditionnel « repas de famille » occasionne des disputes. L’animatrice Fabienne Sintes est flanquée de deux experts, l’anthropologue Abdu Gnaba et le philosophe Stéphane Floccari. Au téléphone se succèdent deux végétariennes isolées dans une famille qui ne l’est pas, ou encore un témoin de violentes querelles opposant partisans et adversaires de l’énergie nucléaire entre la bûche et le digestif. Fabienne Sintes et les deux experts s’appliquent à expliquer qu’il faut être tolérant et éviter les sujets qui fâchent. Vient, enfin, le tour de Gérard.

    https://www.acrimed.org/Le-Noel-plein-de-compassion-du-Telephone-sonne
    #Acrimed #en_même_temps

  • Macron, Hitler, Marx, Staline, Trump, Lincoln, Jean-Baptiste et Le Monde... (quand l’Absente tue le game !)

    Branle bas de combat ! #Le_Monde aurait osé « la #caricature de trop » ! Comme l’explique brillamment #André_Gunthert sur son « carnet de recherches d’image sociale », cette #Une, grandiloquente et #en_même_temps irrévérencieuse, « vient clore l’impressionnante dégringolade du président Macron »
    http://imagesociale.fr/6975
    seenthissé par @colporteur : https://seenthis.net/messages/747820

    Le récit, commencé en fanfare et qui se clôt sur un champ de bataille, est illustré en couverture du magazine par un photomontage du graphiste Jean-Baptiste Talbourdet

    Mais bien qu’elle contienne toutes les références nécessaires, je ne partage pas les conclusions de cette note, qui prête à l’auteur #Jean-Baptiste_Talbourdet une intension volontairement malveillante sans l’avoir questionné.

    Suite, donc, à cette couverture pour le moins « audacieuse », une shitstorm s’est installée, sur les limites de la représentation du #Chef de l’#État, on croirait presque à un blasphème tant la bronca est générale. #Luc_Bronner, directeur de la rédaction du Monde, oppose un petit justificatif, et c’est là, selon moi, que se joue une couardise dommageable pour tou-te-s :
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2018/12/29/a-nos-lecteurs-a-propos-de-la-une-de-m-le-magazine-du-monde_5403549_4500055.
    Il avait tous les éléments pour faire une démonstration historique avec un filage magistral et ... non, il se réfugie derrière une rapide référence de l’Histoire de l’Art, en bon #sachant, et prend pour exemple... d’autres couvertures du Monde ! En bref, il lâche le choix politique pour une excuse graphique, esthétisante... alors qu’elle-même est issue d’une tradition politique !

    #Hubert_de_Jenlis, en bon chevalier de #Macron, pense porter un coup de grâce par la preuve irréfutable d’un #plagiat de #Lincols_Agnew qui portraitise #Hitler :
    https://twitter.com/HubertdeJenlis/status/1079143667724627968

    Hors, cet portrait a servi pour illustrer un essai ô combien intéressant paru dans le Harpers en juillet 2017 : The Reichstag Fire Next Time, The coming crackdown par #Masha_Gessen :
    https://harpers.org/archive/2017/07/the-reichstag-fire-next-time
    Le portrait, donc, est signé #Lincoln_Agnew et fait partie d’un diptyque où on retrouve donc Hitler :

    Illustrations by Lincoln Agnew. Source photographs: Adolf Hitler © Hulton Archive/Getty Images; crowd saluting Hitler © Visual Studies Workshop/Getty Images

    Mais aussi #Trump, #Putin, #Obama, #Bush :

    Source photographs: Donald Trump © JB Lacroix/WireImage; Vladimir Putin © Mikhail Svetlov/Getty Images; Barack Obama © Ron Sachs-Pool/Getty Images; George W. Bush © Luke Frazza/AFP/Getty Images; protest © Creative Touch Imaging Ltd./NurPhoto/Getty Images; drone © Erik Simonsen/Getty Images

    Ce qui semblait de toute évidence être une copie se révèle, si on prend le temps de lire l’article, puis de chercher les sources d’inspiration de Lincoln Agnew, être un hommage, dans le fil d’une tradition de représentation de la #Puissance et du #Pouvoir de figures d’autorité, dans la _#Droite ligne de #Gauche_ de l’#iconographie #Russe.
    Et il se trouve que Agnew lui-même s’inspire de #Gustav_Klutsis qui portraitise #Marx, #Engels, #Lenine et #Staline de la même manière en... 1933 !

    Gustav Klutsis, Raise Higher the Banner of Marx, Engels, Lenin and Stalin ! 1933

    (L’année même de l’incendie du du Reichstag dont il est question plus haut.) Portrait qu’on peut retrouver dans la superbe exposition de nov 2017 à février 2018 au musée #Tate : Red Star Over Russia at Tate Modern
    https://www.tate.org.uk/whats-on/tate-modern/exhibition/red-star-over-russia
    Il est vraiment intéressant de regarder la vidéo faite par le Tate Modern pour l’exposition : https://youtu.be/Kd_GHlMkwpQ

    qui revient sur

    the story behind graphic designer #David_King's collection of 250,000 artworks, photographs and documents from the Soviet Union.

    Et cette histoire, derrière la collection, c’est le point de départ sur une #Disparition, une #Invisibilisation. Celle de Léon #Trotski. C’est donc l’histoire de la construction de l’image de la Puissance, du Pouvoir, et la représentation de l’Homme Fort, et comment celle-ci écrase tout sur son passage. Pas grand chose à voir donc avec un parti politique particulier, mais bien plus avec une #oppression_systémique, la plus rependue au monde...

    L’affiche de l’expo est peut-être même la première inspiration de la série, et il est troublant de la mettre à côté du portrait de Macron tant les deux visages se répondent ! Elle est datée de 1923 et signée #Strakhov (Braslavsky) Adolf Yosypovych :

    Elle est issue d’une campagne de propagande pour... l’émancipation féminine ! Et ... combien avez-vous vu de #femmes dans cette suite de portraits, jusqu’à présent ? Hein ?!

    Quel dommage ! Quel dommage que les gonades qui s’expriment contre la pseudo-insulte faite au Chef de la France soient quasiment, uniquement, masculines ou assimilées. Quel dommage aussi que pour défendre un choix, d’autres gonades masculines n’osent aller au bout de la filiation. Je n’irait pas jusqu’à dire quel dommage que si peu soient encore #Charlie, mais ceci dit, ça a quand même son sens. L’année 2018 a vu augmenter, terriblement, la pression du #patriarcat, du #masculinisme même, et la #répression, partout : cette fin d’année est maculée de sang sous les coups frénétiques d’un service régalien qui ne fait que protéger un président fantoche dont quasi plus personne ne veut. Et quand, enfin, arrive une occasion de justifier le maintien de leur chef au Pouvoir, la meute de déchaine, écrasant, une fois de plus la continuité des leçons de l’Histoire, de sa contextualisation globale nécessaire, et participe ainsi, encore plus, au #confusionnisme plutôt qu’à l’#éducation_populaire...
    Quelle misère !

    Épilogue : Toute #oppression crée un état de #guerre.
    #Simone_de_Beauvoir, in Le Deuxième #sexe, t.2, L’expérience vécue

    • Avant le décollage, j’ai dû changer la couche de notre bébé dans les toilettes de l’avion. En sortant avec la petite dans les bras, je me suis trouvée face à une scène très violente : un homme maintenu par les policiers criait et se débattait et il portait sur la tête une sorte de casque de boxe noir qui recouvrait entièrement son visage ! Très choquée, j’ai posé quelques questions et exprimé à haute voix mon refus de voyager dans ces conditions. Les policiers ont essayé de me dissuader de « me mêler de ce qui ne me regardait pas ». J’ai refusé de retourner à ma place comme si de rien n’était et ils m’ont dit que j’étais en état d’arrestation. Je les ai suivis comme ils me le demandaient à l’extérieur de l’avion. Il s’agit là d’un résumé un peu froid d’une scène pendant laquelle j’étais vraiment bouleversée et je pleurais.

      J’ai passé des heures en garde à vue et je suis finalement sortie du tribunal de grande instance de Bobigny le lendemain vers 16h. Cette expérience a été l’occasion pour moi de constater aussi bien les mauvaises conditions dans lesquelles les policiers travaillent que ce que peuvent subir des personnes gardées à vue.

      Non seulement, ça coûte un #pognon_de_dingue de déporter ces êtres humains dans de telles conditions. Mais #en_même_temps, ça engorge les tribunaux en s’en prenant arbitrairement aux êtres humains que cette façon de procéder révolte.

  • #Natacha_Polony, #Eric_Zemmour, #Jacques_Julliard, #Brice_Couturier, #Elisabeth_Lévy, #Franz-Olivier_Giesbert, #Valérie_Toranian,
    #Arnaud_Leparmentier, #Jean_Quatremer, mais aussi le dessinateur #Plantu : tels sont les nouveaux héros du livre de
    #Sébastien_Fontenelle, #Mona_Chollet, #Olivier_Cyran et
    #Laurence_De_Cock, Les #éditocrates 2. Le cauchemar continue, qui parait aux éditions La Découverte. Parce que, plus que jamais, il nous parait utile, et même vital, de rire des cuistres et de mettre à nu les fabricants de consensus réactionnaire, sécuritaire et raciste, nous ne pouvons qu’en recommander la lecture. Après l’introduction et Les obsessions de Franz-Olivier Giesbert, en voici un nouvel extrait.


    http://lmsi.net/Les-maledictions-de-Brice
    https://seenthis.net/messages/695230
    https://seenthis.net/messages/683674


    • J

      ournaliste, il a testé les sièges rembourrés de Globe, Lui, Marianne et du Monde des débats, avant de se poser sur France Culture, où ses imprécations quotidiennes contre la chienlit syndicale, l’islam et la tyrannie du « politiquement correct » lui ont ouvert les portes du Point et de Causeur. Sur le terrain politique, ses longues années de militance au PS (tendance Rocard) l’ont convaincu en 2007 de prendre sa carte à La Gauche moderne, le parti croupion du leader charismatique Jean-Marie Bockel, conçu comme un club de rencontres entre la droite et la droite. Son apport au monde des idées est un peu moins considérable, puisqu’elle se résume à une contribution à l’ouvrage collectif Existe-t-il une Europe philosophique ?, paru en 2005, et à une épaisse couche de cirage sur les crocos du gourou des start-ups, Macron, un président philosophe [sic], sorti en 2017. #Couturier prend soin néanmoins de truffer ses chroniques de références à d’illustres penseurs – et pas seulement à son « maître à penser » Raymond Aron, philosophe anti-communiste qui a éditorialisé au Figaro pendant trente ans.

    • https://www.acrimed.org/+-Brice-Couturier-+

      Ancien animateur de Radio Nova, #Brice_Couturier a fait partie de la rédaction de la revue Autrement et a été rédacteur en chef du magazine Globe, qu’il avait co-fondé. Il a ensuite été rédacteur en chef du magazine Lui (1990-1992), chef du service Idées de L’Événement du Jeudi (1998-2000), rédacteur en chef adjoint du mensuel Le Monde des débats (2001) et critique musical de Marianne.
      Brice Couturier a également contribué aux revues Communisme et Esprit, et appartient au comité de rédaction de la revue Le Meilleur des Mondes depuis sa création en 2006. Il a animé l’émission de débats « Contre-Expertise » sur France Culture en 2002, et depuis décembre 2006, il produit l’émission « Du grain à moudre » sur cette même chaîne, aux côtés de Julie Clarini jusqu’en 2010, puis de Louise Tourret depuis janvier 2011. Par ailleurs, il a été maître de conférences associé au Centre Hannah Arendt de géopolitique européenne à l’Université de Marne-la-Vallée (2001-2008).

    • À propos de la dernière petite sauterie organisée par Ardisson avec son pote Zemmour :

      https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-matinaute/zemmour-tete-de-gondole-du-producteur-dardisson

      Pour son émission « Les Terriens du dimanche », Ardisson a un co-producteur, nommé Stéphane Simon. Ce producteur, outre qu’il est actionnaire de Télé Paris, société qui produit Les Terriens du dimanche, est un aussi actionnaire principal d’un nouveau site d’extrême-droite, La France LibreTV, co-fondé par le polémiste André Bercoff et l’avocat Gilles-William Goldnadel (par ailleurs chroniqueur dans cette même émission d’Ardisson, le monde est petit).

    • Je dépose les filles devant leur école et je file au travail en empruntant une toute petite portion du boulevard périphérique celle, qui relie la porte dorée à la porte de Montreuil, à l’heure pile chaque jour presque, d’un chroniqueur dont j’exècre par-dessus tout les chroniques dextrogènes et le petit ton comminatoire, un pauvre type de droite, du nom de Brice Couturier, qui réussit tous les matins le tour admirable de se convaincre lui-même de ses prophéties et de ses incantations, aussi je choisis d’écouter un peu de musique pendant les cinq minutes de ruban périphérique, Duke Ellington. Quand on y pense ce n’est pas rien ce petit pouvoir, celui qui permet à tout un chacun de remplacer la logorrhée idéologique et matinale d’un Brice Couturier par l’admirable swing du grand Duke, celui de Piano in the background, une simple pression du doigt sur un bouton et exit le sale chroniqueur de droite, bienvenue dans Harlem. Ce sont ces catapultes des temps modernes qui rendent ces derniers supportables.

      Ah Brice Couturier ! Combien de mes lectrices et lecteurs de Raffut m’ont dit leur bonheur à la lecture de ce passage !

    • Commi- Quoi ? #Comminatoire. ah oui, j’aime bien ce mot @philippe_de_jonckheere (c’est pas facile à écrire ton nom, je me plante à chaque fois) Raffut, Raffut à lire aussi, mais à ce rythme là va me falloir une seconde vie.

      un extrait d’agoravox qui date de 2015 :

      Brice couturier maintenant.

      Chroniqueur germanophile, pendant des années, Brice Couturier a eu pour mission chez France culture, de nous vendre le modèle allemand, celui de Schröder, une consoeur allemande à ses côtés.

      Américanophile, atlantiste, néo-libéral, néo-conservateur, européiste convaincu et béat, va-t-en-guerre (excusez tous ces pléonasmes !)... et pour finir, guantanamophile, d’aucuns disent que, décidément, Brice Couturier file un mauvais coton ; d’autres, au contraire,… la laine qu’il faut ; une laine tondue sur le dos de tous les damnés de la terre dans une tonte qui ne tolère aucune contestation.

      Quiconque est de bonne foi ne saurait néanmoins reprocher à ce « Brice de Nice » de faire l’âne comme tant d’autres soucieux de garder leur emploi et de prospérer dans la carrière : politique, journalisme et divertissement. N’ayez aucun doute : Bruce Couturier est ce qu’il dit qui est ce qu’il croit : Brice Couturier est un homme de religion, un homme de toutes les religions, sauf une - inutile de préciser laquelle -, car, homme de toutes les doxas, homme-béquille, Brice Couturier aime qu’on pense à sa place. Et vous pouvez parier qu’il se croit anticonformiste ; et en moins de mots qu’il faut pour le dire : un homme libre, libre et rebelle, un vrai !

      Est-il nécessaire de préciser que vous ne trouverez pas son contraire sur France Culture ? Non, bien sûr. Son contraire serait inassimilable par une rédaction qui n’a plus rien à envier à celle de ses confrères ; et ces confrères-là sont en faillite. A ce sujet, il serait peut-être temps que le CSA s’y intéresse au nom de la pluralité non pas de l’information mais des points de vue propagandistes.

      Brice Couturier est à la fois le monde tel qu’il est, tel qu’il sera et tel qu’il doit être quand on se moque de savoir s’il est bon qu’il soit ce qu’il est ou bien quand on manque d’ambition pour le genre humain ou que l’on a la lâcheté de croire que si ce monde était différent, eh bien… il serait pire encore. Aussi, sur le vu de ses attributs, de ses allégeances et de son cv-bréviaire, il vraiment surprenant que Brice Couturier, chroniqueur et contradicteur ventriloque et métronome, n’ait pas encore été nommé à la tête de France Culture ! Mieux… de France télévisions ; ou bien du journal Le Monde ! Que sais-je encore ! Tenez : du CSA ! Et pour finir : le fauteuil de l’Elysée.

      Comment ? Vous dites ? Celui qui l’occupe aujourd’hui remplit à merveille sa tâche : celle qui lui a été assignée par ceux qui ont permis qu’il soit candidat ; ce qui lui donnait un chance sur deux d’être élu ?

      Soit.

      N’empêche, directeur ou Président… avec Brice Couturier, ce serait pire encore, c’est-à-dire : mieux, tellement mieux ; car aujourd’hui, la politique du pire est bel et bien la politique du meilleur.

  • Plan pénitentiaire : l’esbroufe, nouvel épisode.
    https://oip.org/communique/plan-penitentiaire-lesbroufe-nouvel-episode

    La refonte de l’échelle des peines annoncée n’en est en fait pas une. La prison reste l’unique peine de référence. En restant dans une logique comptable, le gouvernement ne s’attaque pas fondamentalement aux facteurs de la sur incarcération : l’augmentation continue du périmètre de la justice pénale, le manque de moyens alloués à la justice pour prendre le temps d’envisager une sanction autre que la prison plus adaptée à la situation, la banalisation du recours à la détention provisoire, l’allongement des peines, le peu d’investissement dans la probation, etc.

    Davantage de prisons : une certitude !
    L’annonce renouvelée de la construction de 15 000 nouvelles places de prison, un plan d’une ampleur inédite, intègre d’ailleurs l’échec de la réforme. D’autant qu’une partie des nouveaux établissements est vouée à accueillir les détenus condamnés à des courtes peines de moins d’un an, ceux-là même dont il s’agissait d’éviter l’incarcération…

    Or, ne nous y trompons pas, la construction de prisons créera un nouvel appel d’air en faveur de l’incarcération. Depuis 30 ans, une dizaine de milliards d’euros a été engagée dans la création de plus de 20 000 places, et le nombre de détenus a progressé d’autant. Et ce sans corrélation avec la délinquance, qui reste globalement constante, mais avec, toujours, le même dommage collatéral : le délaissement de l’entretien et de la rénovation des établissements existants : un tiers du parc est aujourd’hui vétuste et insalubre. La garde des Sceaux l’a d’ailleurs reconnu : avec 1,7 milliard d’euros mobilisés pour la construction de nouvelles prisons, « nous pourrons rénover des prisons, mais certainement pas tout notre parc en un an, ni même en cinq ».

  • Air France et le triangle d’incompatibilité de Macron
    https://www.latribune.fr/opinions/editos/air-france-et-le-triangle-d-incompatibilite-de-macron-778795.html

    Le Pdg d’Air France était confronté à un triangle d’incompatibilité : restaurer les marges de la compagnie pour s’aligner sur celles, bien meilleures, de la concurrence, investir dans un nouveau plan stratégique pour remettre Air France dans le match en termes de prix et de qualité de service, et récompenser les efforts des années précédentes dans un compromis compatible avec les conditions d’exploitation actuelle et à venir.

    Édito de La Tribune où les sommets du triangle conduisent
    • à une privatisation (quasi) inéluctable, …

    Dans la recherche d’une solution pour sauver la compagnie française d’une mort lente, à la Alitalia, voire d’une mort tout court, à la Swissair, le gouvernement est désormais au pied du mur. La réponse à la crise semble évidente : l’État doit « #en_même_temps » profiter des Assises du transport aérien pour revoir à la baisse les charges qui pèsent en excès sur ce secteur décisif pour l’image du pays (imagine-t-on la France sans Air France ?) et franchir le Rubicon d’une sortie, définitive, du capital, dont on a vu les effets délétères. Au moment où Bercy s’apprête à privatiser Aéroports de Paris, la question ne peut plus être éludée.

    • et à une révision du partage de la VA…

    Pour autant, la question d’un meilleur partage salaires-profits est au cœur du débat politique.

    • qui se pose à l’échelle du pays (j’ai un inversé l’ordre)

    Ce triangle d’incompatibilité qui a conduit à la crise à Air France, Emmanuel Macron est en train d’en faire, lui aussi, l’expérience à l’échelle du pays. Certes, toute la France n’est pas en grève pour réclamer des hausses de salaires, tant s’en faut. Si arbitrage il y a, c’est bien en faveur de l’emploi, chômage de masse oblige. Cinquante ans après 1968, l’heure n’est pas à de nouveaux accords de Grenelle.

    Et la conclusion…

    Emmanuel Macron a essayé d’y répondre, par le transfert des charges sociales vers la CSG, qui se traduit par un transfert des revenus du capital et de celui des retraités vers les actifs. Mais ce pis-aller, qui ne produira pleinement ses effets qu’en octobre, laisse sceptique. Surtout, il pourrait être largement compensé par la hausse du prix des carburants et voir son impact sur la feuille de paie annulé par l’application, au 1er janvier prochain, de la retenue à la source. De sorte qu’on peut le prédire : Air France n’a été qu’une avant-garde. 2019 pourrait bien être à la fois l’année du retour de l’inflation et celle d’une montée des revendications salariales et d’un partage plus favorable aux salariés des fruits de la croissance.

    Pour le dernier point, conséquence de l’avant-dernier, c’est pas gagné d’avance vu le rapport des forces politiques…

    en bis, après cette conclusion :

    Cinquante ans après 1968, l’heure n’est pas à de nouveaux accords de Grenelle.

    #yapuka !

  • De quoi l’expression « en même temps » est-elle le symptôme ? par Roland Gori
    https://www.lemediatv.fr/articles/de-quoi-l-expression-en-meme-temps-est-elle-le-symptome

    Comment préserver l’autorité de l’Etat et « en même temps » externaliser ses missions en les abandonnant à la spéculation financière ? Comment « en même temps » placer la République sous l’enseigne de la « fraternité » et évoquer ces « gens qui réussissent et ceux qui ne sont rien » ? Comment concilier Ricoeur et le CAC 40 ? Le psychanalyste Roland Gori explore brillamment pour « Le Média » les paradoxes et les impostures d’une expression devenue la marque Macron...

    Le « en même temps », riche d’un potentiel symbolique, n’exprime plus la contradiction, la dialectique, le dialogue, l’invention du politique, le pouvoir sacré et symbolique, mais se réduit à la portion congrue du spectacle, de l’illusion brillante et habile. Reconnaissons-lui ce talent qui aveugle le peuple sur la férocité des pratiques néo-libérales mise en œuvre. La « fraternité » à laquelle conviaient les vœux présidentiels, et dont Bergson disait qu’elle était la valeur citoyenne qui réconciliait ces « sœurs ennemies » que sont l’égalité et la liberté, cède la place à l’ontologie entrepreneuriale présidentielle : l’humain ne vaut que par ce qu’il fait et rapporte. L’appel à la fraternité est épidictique, ornement d’une pratique néolibérale férocement assumée.

    Un seul exemple récent : l’école. Le ministre en charge des petits Français est un universitaire brillant, au parcours exemplaire, désireux d’apparaitre comme un des nouveaux héritiers de la tradition des érudits humanistes dont la France s’est montrée éplorée et orpheline. Jean-Michel Blanquer déclare se référer à « l’esprit Montessori », en appelle à « la créativité, la diversité des expériences », et « en même temps » nomme un Conseil scientifique de l’Education Nationale « endogamique », désireux d’éclairer les managers des écoles maternelles et primaires par la science positive.

    Voilà un ministre qui a compris la signification d’« en même temps », puisque « en même temps » qu’il prononce un discours rassurant, humaniste et pluraliste, il nomme un Conseil Scientifique de l’Education Nationale à la tête duquel il place Stanislas Dehaene, éminent professeur de psychologie cognitive expérimentale au Collège de France, entouré d’une « brochette » de positivistes assumés. Pour le pluralisme, on repassera. Point de professionnels de terrain, de cliniciens, de sociologues critiques, d’historiens de l’éducation, de chercheurs critiques en sciences de l’éducation… Non, que du beau monde, bien propre, objectif, neutre, prompt à la mesure et à l’imagerie fonctionnelle du cerveau qui feignent d’oublier que parfois « les experts se trompent plus que les chimpanzés »...

    #Macron #En_même_temps #Etat #Finance

  • Des malfaçons de la #Revue_stratégique à une #Loi_de_programmation_militaire sous tension
    https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/des-malfacons-de-la-revue-strategique-a-une-loi-de-programmation-militaire

    Alors qu’Emmanuel Macron a prononcé ses vœux aux Armées et que se profilent de vifs débats autour de la prochaine loi de programmation militaire (LPM), Alexandre Papaemmanuel revient sur la Revue stratégique rendue publique en octobre dernier. Celle-ci a actualisé la feuille de route de l’exécutif en matière de défense et de sécurité après les Livres blancs de 2008 et de 2013. Mais l’auteur pointe un exercice d’anticipation stratégique aux conclusions prévisibles et qui n’opère aucun choix en tentant de concilier tous les points de vue. En effet, pour avoir souhaité ménager tous les acteurs et toutes les priorités, chacun fourbit maintenant ses armes pour la prochaine vraie bataille : la LPM 2019-2025. Loin de préparer le terrain, la Revue stratégique pourrait l’avoir miné.

    Sous l’influence du désir de satisfaire tout et son contraire, sans exprimer clairement ce que sont les intérêts français, cette Revue stratégique s’est condamnée à réinventer l’eau tiède.
    […]
    NB : Le journal La Tribune accueillera régulièrement dans ses colonnes les meilleurs extraits des chroniques du pôle Défense de L’#Hétairie.

    #en_même_temps

  • Les Français approuvent la politique économique de Macron
    http://www.boursorama.com/actualites/les-francais-approuvent-la-politique-economique-de-macron-fcee917e7de641

    Trois Français sur quatre jugent ainsi que la nationalisation temporaire des chantiers navals de Saint-Nazaire, tout comme la volonté affichée par l’exécutif de limiter le déficit à 3% du PIB sont de bonnes décisions.

    La suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages, qui provoque l’inquiétude des élus locaux qui bénéficient des 22 milliards d’euros que cet impôt rapporte chaque année, est approuvée par 65% des personnes interrogées.

    Il y aurait tellement à dire sur ces 3 propositions... La propagande ne les étouffe pas en tout cas.

    Par exemple :

    [l]es élus locaux qui bénéficient

    Rien que cette phrase particulière. Réussir à imaginer une telle phrase, c’est volontaire, c’est pas « par inadvertance ». L’idéologie et la malveillance à chaque mot.

    Dire « les élus locaux bénéficient », c’est de la pure malveillance contre les élus. C’est faire le jeu du « tous pourris ». Qu’un élu s’avise à émettre ce type d’idée contre un journaliste, et il se fait remettre à sa place.

    La taxe d’habitation, elle « bénéficie » aux collectivités locales, les élus n’en sont que les gestionnaires temporaires. Et les collectivités, sans argent, elles ne rendent plus les services attendus... Entretien de locaux publics, et autres menus services « publics » qui bénéficient aux personnes qui vivent sur place.

    Si des gens, dans un sondage à l’honnêteté douteuse, ont pu en effet se féliciter qu’ils allaient pouvoir faire pleins d’économies chaque année par la suppression d’une taxe, c’est en oubliant que demain, leurs services publics de proximité, tout au moins ceux qui restent, allaient encore diminuer, sinon disparaître.