• Le hijab, la ministre et le marche-pied - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Hijab-ministre-marche-pied

    Est-ce que le fait qu’en France des femmes voilent leurs cheveux fait autre chose que de nous piquer les yeux ? Ou bien : ces femmes qui se voilent les cheveux font-elles du mal aux autres femmes, au point qu’il faille leur interdire de se voiler, de faire du sport voilées, de faire des études voilées, de sortir de chez elles voilées ? Il est des branches du féminisme qui postulent que tout choix effectué librement par une femme est un choix féministe et interdisent à toutes les personnes qui ne sont pas « les premières concernées » de s’exprimer sur ce choix. Les réponses que chacune fait au sexisme ambiant méritent d’être respectées, qu’elle porte des talons hauts ou un hijab, car rien ne justifie que des femmes subissent non seulement les injonctions mais également les condamnations quand elles y obéissent.

    Cela dit, je fais partie de celles qui pensent que l’injonction à se voiler est une pression de plus (et de trop) sur les femmes.

    • Hé hé ! Ceci dit, depuis hier j’ai l’impression de ne pas avoir été aussi claire que ce que je voulais en opposant ces universalistes dont le féminisme ne part pas de l’expérience des femmes, de toutes les femmes, mais de préjugés racistes propres à donner envie au populo de voter contre elles aux prochaines élections (#en_marche_vers_le_fn comme disait @sinehebdo qui s’est bien mis le doigt dans l’œil puisque le FN a changé de nom avant) et ces féministes du choix, super radicales-super libérales qui ont entendu trois meufs racisées parler d’empowerment et qui en ont déduit que le hijab n’était que liberté pour les femmes.

      Et oui, quel sujet, comme si on n’avait pas mieux à faire...

      On l’a bien compris, la sape était une affaire de gonzesses et comme toutes les affaires de gonzesses, il s’agissait là d’un truc inintéressant qui ne concernait pas les hommes.
      Ce qui fait, qu’en théorie, nous aurions pu nous habiller avec des impers transparents et des culottes sur la tête, puisqu’il s’agissait là de quelque chose sans importance… sauf quand il s’agissait, en fait, de contrôler les corps, ceux des soumis, des subalternes et, parmi eux, surtout celui des femmes.

      Il est vachement bien écrit, ce texte, @monolecte ! Et drôle (en effet, pourquoi aussi peu de remarques sur les raies du cul des mecs dès qu’ils se penchent ?) et salutaire (oui, la pudeur est dans l’œil qui regarde). Mais je pense que le vêtement reste un truc social, hyper codé, et qu’il s’est libéralisé en même temps que notre société, mais que la liberté absolue (à San Francisco on a le droit de se balader à poil) est synonyme d’une certaine #anomie comme on l’expérience parfois dans des sociétés plus au nord que la nôtre, où tu peux crever habillé·e comme tu veux.

      Mes parents m’ont raconté que lors des premières affaires du voile, vers 1989, les gens de droite s’en branlaient et ceux de gauche fantasmaient mais avaient plus d’empathie pour les filles voilées, craignaient plus pour elles.

      Et j’ai oublié de signaler ça dans mon billet, sur le mal que l’interdiction fait aux filles et aux femmes, surprise : https://seenthis.net/messages/764372.

    • Face à la polémique, Décathlon renonce à commercialiser un hijab de course - La Croix
      https://www.la-croix.com/France/Face-polemique-Decathlon-renonce-commercialiser-hijab-course-2019-02-26-12

      Première à s’exprimer sur le sujet, sur RTL mardi 26 février, la ministre de la santé Agnès Byzun a rétorqué que, si un tel produit n’est « pas interdit par la loi (…), c’est une vision de la femme que je ne partage pas. En tant que femme c’est comme ça que je le vis. Tout ce qui peut amener à une différenciation me gêne. J’aurais préféré qu’une marque française ne promeuve pas le voile. »


  • Ces sept affaires qui minent le projet de moralisation promis par Emmanuel Macron RTS - Didier Kottelat, avec agences - 1 Juin 2017
    http://www.rts.ch/info/monde/8665648-ces-sept-affaires-qui-minent-le-projet-de-moralisation-promis-par-emmanu

    La moralisation de la vie politique est l’une des grandes promesses de campagne d’Emmanuel Macron. Mais à peine investi, le nouveau président français voit son projet mis à mal par plusieurs affaires éclaboussant ses proches. Tour d’horizon.

    DEUX MINISTRES DANS LA TOURMENTE

    1) Richard Ferrand, le ministre « qui mêle vie publique et affaires privées »

    C’est la principale épine dans le pied du nouveau président français, qui a fait de la moralisation de la vie politique son cheval de bataille : Richard Ferrand - ancien du Parti socialiste, premier parlementaire à avoir rallié Emmanuel Macron en 2016, catapulté secrétaire général d’En marche puis nommé ministre de la Cohésion des territoires - fait aujourd’hui face à une enquête préliminaire sur ses activités passées ouverte par le parquet de Brest.

    Le 24 mai, c’est le Canard enchaîné qui lance la première flèche https://www.rts.ch/info/monde/8648165-le-ministre-francais-ferrand-epingle-dans-une-affaire-qui-tombe-mal-.htm contre celui qui a été l’un des plus proches lieutenants d’Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle. En 2011, les Mutuelles de Bretagne, alors dirigées par Richard Ferrand, ont loué des locaux appartenant à une société de sa compagne, révèle l’hebdomadaire satirique.
    La deuxième salve est tirée par Le Monde http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/05/30/entre-politique-et-affaires-enquete-sur-le-melange-des-genres-de-richard-fer le 30 mai avec une enquête sur le « mélange des genres » du ministre âgé de 54 ans. Ce dernier « mêle depuis 20 ans vie publique et affaires privées », écrit le journal, qui évoque des contrats accordés par les Mutuelles de Bretagne à des proches, des assistants parlementaires non déclarés, dont le propre fils de l’élu, ou encore un conflit d’intérêts au Parlement.

    >> L’affaire Ferrand fait écho à l’affaire Fillon :
    L’ouverture d’une enquête préliminaire fragilise la défense de Richard Ferrand, qui réfute en bloc les accusations. Interrogé sur ces affaires le 31 mai sur France Inter, il soulignait ne pas être mis en cause par la justice, mais par le « tintamarre médiatique ». Et le ministre d’ajouter que tout ce qu’il a fait dans sa vie professionnelle est « légal, public, transparent ».

    Richard Ferrand peut encore se prévaloir du soutien du Premier ministre Edouard Philippe, même si ce dernier a indiqué avoir « parfaitement conscience de l’exaspération des Français ». Reste que les citoyens auront le dernier mot : le ministre devrait démissionner de son poste s’il perdait l’élection législative dans la 6e circonscription du Finistère, où il brigue un second mandat de député.

    2) Marielle de Sarnez, soupçonnée d’abus de confiance

    De 1999 à son entrée au gouvernement français il y a à peine plus de deux semaines, Marielle de Sarnez, 66 ans, a été députée européenne. La nouvelle ministre des Affaires européennes est sous le coup d’une enquête préliminaire pour « abus de confiance » ouverte le 22 mars dernier, indique Le Parisien http://www.leparisien.fr/politique/assistants-parlementaires-marielle-de-sarnez-visee-par-une-enquete-29-05- lundi 29 mai. En cause : des soupçons d’emplois fictifs concernant son ancienne attachée au Parlement européen.

    C’est une dénonciation de l’eurodéputée Sophie Montel (Front national), elle-même mise en cause pour des faits similaires, qui a mis le feu aux poudres. Celle-ci a signalé le cas de 19 élus français au Parlement européen de tous bords politiques, dont celui de la cofondatrice et vice-présidente du Modem, le parti centriste de François Bayrou.
    Marielle de Sarnez réfute catégoriquement ces accusations et annonce mardi 30 mai avoir porté plainte pour « dénonciation calomnieuse contre Mme Sophie Morel ». Dans un communiqué publié sur Twitter, la ministre précise que son assistante « a fourni un travail assidu » et que son contrat de travail « a été validé et approuvé par le Parlement européen », encadré par des règles « bien plus strictes » que celles en vigueur en France.

    DEUX CANDIDATS AUX LÉGISLATIVES SUSPENDUS

    3) Christian Gerin et ses tweets antisinionistes

    Le journaliste et producteur de télévision Christian Gerin, 62 ans, investi jeudi 11 mai par La République en marche dans la 5e circonscription de Charente-Maritime, a été suspendu dès le lendemain. Cette décision faisait suite à une dénonciation http://www.licra.org/communique-antisemitisme-la-licra-demande-a-emmanuel-macron-de-retirer-linves de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) à propos des messages critiques d’Israël et antisionistes - qualifiés d’"antisémites" par la Licra - publiés sur Twitter.

    Saisie de ce cas, la commission d’éthique a décidé de lui retirer l’investiture. « La violence de ses propos ne correspond pas aux valeurs de notre mouvement », indique mercredi 31 mai le service de presse de La République en marche, cité par le site de France 3. http://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/charente-maritime/royan/charente-maritime-candidat-republique-marche-desinvesti Christian Gerin, de son côté, assume ses propos et se défend d’être antisémite, qualifiant les accusations portées à son encontre de « boules puantes » électorales. « Mon hostilité est dirigée contre la politique menée par Israël aujourd’hui », affirme-t-il.

    Reste que, selon la référente départementale du mouvement, citée par le journal Sud-Ouest, http://www.sudouest.fr/2017/05/31/legislatives-en-charente-maritime-christian-gerin-blanchi-par-la-commission Christian Gerin a été blanchi des accusations d’antisémitisme. Sur Facebook, ce dernier continue d’ailleurs à faire campagne avec des affiches faisant figurer la photo d’Emmanuel Macron ainsi que la mention « Soutien au président de la République ». Un autre candidat investi par le Modem, Gérard Potennec, se réclame pourtant lui aussi de la majorité présidentielle.

    4) Pierre Cabaré, condamné à une peine d’inéligibilité

    Candidat dans la 1ère circonscription de Haute-Garonne, dans le Sud-Ouest, Pierre Cabaré, 59 ans, a vu son investiture suspendue par La République en marche le 28 mai. La raison : une vieille peine d’inéligibilité d’un an prononcée en 2003 à la suite du rejet de ses comptes de campagne pour les législatives de 2002. Une peine que le candidat avait omis de mentionner lors de sa demande d’investiture.

    Dans un communiqué, le parti présidentiel rappelle avoir posé comme condition l’absence de peine d’inéligibilité et un casier judiciaire vierge pour faire campagne sous la bannière de La République en marche. Pierre Cabaré - prothésiste dentaire de profession - se justifie en affirmant qu’il ne « connaissait rien », à l’époque, des obligations légales en matière de financement des campagnes électorales. « Je n’ai été remboursé de rien, je n’ai rien coûté à la société », relève-t-il. « Je suis honnête. Aujourd’hui, j’ai des comptes précis, au cordeau », ajoute le candidat

    Le mouvement a décidé mercredi 31 mai de lui retirer officiellement son investiture, annonce France Bleu. https://www.francebleu.fr/infos/politique/toulouse-legislatives-pierre-cabare-en-marche-mais-desinvesti-1496266592 Interrogé, Pierre Cabaré explique pourtant avoir « reçu le feu vert pour continuer la campagne avec les affiches et les logos de La République en marche ». Le candidat était d’ailleurs en campagne mercredi sur le terrain dans sa circonscription.

    TROIS AUTRES CANDIDATS MIS EN CAUSE

    5) Alain Tourret épinglé pour abus d’indemnité

    Alain Tourret est député sortant de la 6e circonscription du Calvados. Elu à l’Assemblée nationale en 2012 sous la bannière du Parti radical de gauche, le maire de Moult-Chicheboville, 69 ans, a été investi par La République en marche pour briguer un nouveau mandat. Dans un article au vitriol publié le 23 mai (lien payant) https://www.mediapart.fr/journal/france/230517/voyage-achat-dune-tele-un-depute-proche-de-macron-abusait-de-son-indemnite , Mediapart pointe du doigt l’utilisation faite par le député de son indemnité représentative de frais de mandat (IRFM).

    Achat d’une télévision, tickets de cinéma, parties de golf, frais dans un Club Med au Sénégal, etc. : Mediapart dresse une liste de dépenses réglées par Alain Tourret avec cette indemnité, censée pourtant couvrir des frais exclusivement liés à son mandat. Le site se base sur des documents issus des « Macron Leaks », le député faisant partie des victimes du piratage ayant visé des proches d’Emmanuel Macron durant la campagne.

    Après un échange avec le déontologue de l’Assemblée nationale, Alain Tourret reconnaît plusieurs « erreurs d’imputation ». Il a mandaté un audit de ses comptes à un expert-comptable, selon son entourage cité par Mediapart. Le député précise avoir remboursé 16’000 euros à la suite de cet examen.

    6) Véronique Avril dépeinte en « propriétaire voyou »

    Lundi 29 mai, Mediapart publie une autre enquête intitulée « A Saint-Denis, la candidate LREM a agi en propriétaire voyou » (article payant) https://www.mediapart.fr/journal/france/290517/saint-denis-la-candidate-lrem-agi-en-proprietaire-voyou . Le site d’information en ligne y révèle les pratiques immobilières problématiques de Véronique Avril, la candidate aux législatives de La République en marche dans la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis.

    Cette femme de 50 ans a acheté en 2011 un appartement situé dans un immeuble insalubre, frappé depuis plusieurs années d’un arrêté de péril, ce qui n’est toutefois pas interdit. En revanche, elle a ensuite loué ce bien, « ce qui est en soi illégal » selon Mediapart, qui parle d’un loyer « exorbitant », soit 650 euros par mois pour 23 m2. Interrogé, le députés sortant Mathieu Hanotin (PS) dénonce « un comportement digne d’un marchand de sommeil ».

    Véronique Avril, qui travaille à la mairie de Paris, confirme les faits, mais plaide la bonne foi, indiquant avoir mené des travaux pour 20’000 euros afin de rendre son appartement habitable. Quant au loyer, elle admet qu’il était « sûrement trop haut », mais précise s’être fait « embobiner » par l’agence immobilière qui s’occupait de l’entière gestion de son bien. La candidate n’a pas été condamnée pour ces faits, contrairement à d’autres propriétaires dans le même immeuble, note pour sa part Le Parisien http://www.leparisien.fr/saint-denis-93200/a-saint-denis-tempete-autour-de-la-candidate-en-marche-30-05-2017-7000137 .

    7) Houmria Berrada, condamnée pour falsification de diplôme

    Houmria Berrada est la candidate de La République en marche dans la 2e circonscription du Nord. Problème : cette femme de 34 ans, militante antiraciste, a été condamnée en mars 2011 par le tribunal correctionnel de Lille pour falsification de diplôme, révèle La Voix du Nord https://login.lavoix.com/html/anonymous?unitId=lavoixdunord_www_prod&returnPage=http://www.lavoixdunord.fr%2F170537%2Farticle%2F2017-05-30%2Fcette-condamnati mardi 30 mai. Elle a écopé de huit mois de prison avec sursis pour faux et usage de faux d’un document administratif, ajoute le journal.

    Houmria Berrada, interrogée par La Voix du Nord, se défend vigoureusement, affirmant que la condamnation ne figure pas sur son casier judiciaire, dont elle aurait fourni un extrait à La République en marche. Le comité éthique du mouvement pourrait se pencher sur ce cas, relève son responsable départemental.

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