#encore_un_coup_des_russes

  • Facebook expose les mécaniques d’une campagne de discrédit contre deux vaccins
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2021/08/11/facebook-demantele-et-analyse-une-campagne-de-discredit-contre-deux-vaccins_

    Le réseau social a publié un rapport détaillant comment une campagne orchestrée fin 2020, selon lui depuis la Russie, a tenté de décrédibiliser les vaccins AstraZeneca et Pfizer-BioNTech.

    Spams, faux documents, création de hashtags, de mèmes ou tentatives de recrutement d’influenceurs… Facebook a publié mardi 10 août un rapport dans lequel le réseau social expose le démantèlement d’une campagne de désinformation. Le document permet de comprendre les mécaniques mises en œuvre en ligne pour interférer dans des débats nationaux sur la vaccination dans de nombreux pays, comme aux Etats-Unis, en Inde, en France ou au Brésil.

    Les campagnes en ligne visaient à discréditer les vaccins AstraZeneca et Pfizer-BioNTech contre le Covid-19. Menées à partir de novembre 2020, elles ont été repérées en mai 2021 par des influenceurs français et allemands. Elles ont été orchestrées par une agence de marketing d’influence en ligne appelée Fazze, basée au Royaume-Uni, mais Facebook affirme, sans expliquer comment ils sont arrivés à cette conclusion, que cette opération a été lancée « depuis la Russie ».

    Une première campagne de désinformation est menée entre novembre et décembre 2020 : elle consiste alors principalement à publier des mèmes et des commentaires grâce à de faux profils Facebook, ceux-ci racontant que le vaccin AstraZeneca « transforme les personnes vaccinées en chimpanzés ». De nombreuses images tirées des films La Planète des singes sont ainsi diffusées et commentées en ligne. « La désinformation n’est pas toujours subtile », relevait ironiquement Ben Nimmo, directeur d’un des services de cybersécurité de Facebook, lors d’une conférence de presse mardi.

    Soixante-cinq comptes Facebook et 243 Instagram ont ainsi été identifiés par l’entreprise, qui estime que leur audience cumulée, située principalement en Inde et en Amérique latine, est de plus de 24 000 personnes. La campagne sur Instagram était « grossière » et « organisée autour d’une poignée de hashtags » comme #AstraZenecakills (AstraZeneca tue), #AstraZenecalies (AstraZeneca ment) ou #StopAstraZeneca, mentionne le rapport, qui considère que ces hashtags n’étaient pas présents sur la plate-forme avant l’opération.

    Des influenceurs donnent l’alerte
    La deuxième phase de l’opération remonte à mai 2021. Fazze s’attaque alors à un autre vaccin, celui de Pfizer, en prétendant que celui-ci entraînerait un fort taux de mortalité. Leurs arguments se basent sur de faux documents fabriqués, prétendument issus du piratage des infrastructures d’AstraZeneca. Fazze les utilise dans des articles trompeurs et des pétitions lancés sur différents forums et réseaux (dont Reddit, Medium, Change.org, Facebook, Instagram, etc.). Ces articles sont ensuite relayés sur les réseaux sociaux par de faux comptes.

    Fazze entre alors en contact avec des influenceurs en leur proposant de diffuser les faux documents à leur audience contre une rémunération de 2 000 euros. C’est à ce moment-là que la campagne est mise au jour grâce au « rôle clé » d’influenceurs venant d’Allemagne puis de France, selon Facebook.

    • le rapport détaillé
      July 2021 Coordinated Inauthentic Behavior Report
      https://about.fb.com/wp-content/uploads/2021/08/July-2021-CIB-Report.pdf

      pour l’origine, il faut se contenter de choses comme celle-ci :

      It originated in Russia and targeted audiences primarily in India, Latin America and, to a much lesser extent, the United States. Our investigation found links between this campaign and Fazze, a subsidiary of a UK-registered marketing firm, whose operations were primarily conducted from Russia. Fazze is now banned from our platform.

      … en plus, ça ne marche pas vraiment…

      The vast majority of this campaign fell flat among the audiences it targeted, with nearly all its Instagram posts receiving zero likes. At the time of this writing, its English-language petition on Change[.]org gained only about 550 signatures, and its Hindi-language petition gained less than 900 signatures. Only the paid influencers’ posts attracted some limited attention. However, this reliance on external influencers became the operation’s undoing— in May, a handful of them exposed the anti-Pfizer efforts.

      … et le démarchage des influences est tellement grossier que c’est uniquement comme ça que FB a l’information. Parce que 243 comptes Instagram et 65 comptes Facebook (je ne prends que les russes) dont les posts ne reçoivent aucun like, je ne vois pas trop comment on pourrait les repérer dans le torrent du flux (ah, c’est vrai, les signaux faibles, toussa, toussa ! ha, ha, ha !) ni quel est l’intérêt de le faire vu l’immense impact…

      Pas comme le compte d’un gugusse avec plusieurs dizaines de millions de followers qui pond des fake news pendant plus de quatre ans, et qui reste indétectable …

      Mais là, c’est bon, on peut être rassuré Facebook veille à la qualité de l’information sur son réseau !

      Bonus : #encore_un_coup_des_Russes !

  • Pour Emmanuel Macron, la Russie va « continuer à essayer de déstabiliser » les démocraties occidentales
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/02/15/pour-emmanuel-macron-la-russie-va-continuer-a-essayer-de-destabiliser-les-de

    Lors de la conférence de Munich sur la sécurité, le président français a estimé qu’il fallait « renforcer les défenses technologiques, les coopérations entre services » occidentaux.

    Pour Emmanuel Macron, la Russie va « continuer à essayer de déstabiliser » les démocraties occidentales en s’ingérant dans leurs élections et en manipulant les réseaux sociaux. « Je pense que la Russie continuera à essayer de déstabiliser, soit [via] des acteurs privés, soit directement des services, soit des “proxies” [intermédiaires] », a dit le président de la République lors de la conférence de Munich sur la sécurité, samedi 15 février.

    La Russie « continuera d’être un acteur extrêmement agressif sur ce sujet dans les prochains mois et les prochaines années et dans toutes les élections ; elle cherchera à avoir des stratégies de la sorte ou elle aura des acteurs » agissant pour son compte, a-t-il ajouté.

    « Face à ces attaques, nous avons très peu d’anticorps », a-t-il concédé, estimant qu’il fallait « renforcer les défenses technologiques, les coopérations entre services » occidentaux afin d’identifier et « d’attribuer » ces attaques qui restent souvent anonymes. « Des acteurs privés utilisent des technologies de “deep fake”, manipulent, pénètrent, diffusent de l’information à très grande vitesse de toutes natures, sans traçabilité, dans des systèmes démocratiques hypermédiatisés où tout se sait tout de suite, avec un effet d’émotion et d’intimidation », a-t-il déploré.

    « Je ne suis pas prorusse, je ne suis pas antirusse »
    Sur ce sujet comme sur les autres, l’Europe doit dialoguer avec la Russie, aboutir à des « stratégies de désescalade » et à une « transparence commune », a plaidé Emmanuel Macron, dont la politique de rapprochement avec Moscou suscite de nombreuses inquiétudes en Europe, notamment à l’Est. « Je ne suis pas prorusse, je ne suis pas antirusse, je suis pro-européen ! », a-t-il affirmé.

    Emmanuel Macron a noté au passage que ces manipulations n’étaient pas le seul apanage de la Russie. « Des acteurs conservateurs de l’ultradroite américaine ont été intrusifs dans des élections européennes », a-t-il dénoncé, en référence à des soutiens du président Donald Trump.

    #encore_un_coup_des_Russes !

  • Les obstacles se multiplient pour le gazoduc #Nord_Stream_2
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/08/03/les-obstacles-se-multiplient-pour-nord-stream-2_5496119_3234.html


    Le navire Pioneering Spirit lance la pose de la conduite de gazoduc Nord Stream 2 dans le golfe d’Helsinki, en Finlande, le 23 décembre 2018.
    AXEL SCHMIDT / REUTERS

    Le projet qui doit relier la Russie à l’Allemagne ne sera pas opérationnel à temps, ce qui pourrait entraîner des difficultés dans l’approvisionnement gaz de l’Europe occidentale.

    La guerre des tuyaux est-elle sur le point de toucher l’Europe ? Le gazoduc Nord Stream 2, qui doit relier la Russie à l’Allemagne en traversant la mer Baltique, est au centre d’une bataille économique et géopolitique entre le géant russe Gazprom et ses partenaires européens d’une part, et la Commission européenne, le président américain Donald Trump et d’autres pays du Vieux Continent d’autre part.

    Ce projet de 1 200 km de long, qui doit acheminer 55 milliards de mètres cubes (m3) de gaz en Europe, devrait être terminé avant la fin de l’année pour être opérationnel.

    Mais, selon les informations du Monde, confirmant celles du Financial Times, le projet sera retardé de plusieurs semaines, voire de plusieurs mois, sous la pression des autorités danoises. « Pour être sûr de finir dans les temps, il fallait avoir un permis au Danemark avant le 1er août. Tout mois supplémentaire qui s’écoule retarde d’autant la mise en service », note un acteur du projet.

    Un retard réfuté par le consortium Nord Stream 2, qui continue d’assurer que le projet sera prêt dans les temps, avant la fin de l’année 2019. « Nous pouvons encore tenir notre calendrier », assure un porte-parole au Monde. Mais le risque de retard est bien là.

    #paywall

    • Le chapeau qui éclaire tout…

      Le projet qui doit relier la Russie à l’Allemagne ne sera pas opérationnel à temps, ce qui pourrait entraîner des difficultés dans l’approvisionnement gaz de l’Europe occidentale.

      Je croyais que c’est l’existence de Nord Stream 2 qui permettrait aux Russes de créer des difficultés d’approvisionnement en gaz en Europe occidentale.

      Et là, c’est le retard de sa mise en service.
      #encore_un_coup_des_Russes

  • Panne des impôts : et si c’était une attaque informatique ?
    https://www.linformaticien.com/actualites/id/52175/panne-des-impots-et-si-c-etait-une-attaque-informatique.aspx

    Où l’on apprend que le site de la DGFIP se bloque en cas d’un trop grand nombre de connexions et que Bercy soupçonne une attaque DDoS. Deux enquêtes auraient été ouvertes suite à la panne qui a touché impots.gouv lundi.

    Le 4 juin, Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, lançait oups.gouv.fr, un site qui veut aider les administrés à éviter les erreurs administratives. Sous-titre : « vous avez le droit à l’erreur ». Au lendemain de la panne rencontrée par le site impots.gouv.fr, alors que la date limite pour remplir sa déclaration était fixée au 4 juin, ce droit à l’erreur pouvait prêter à sourire.

    Mais à Bercy, on ne rigole pas. A en croire les informations de France Info, le ministère a ouvert deux enquêtes après l’interruption de service du site de la DGFIP le 3 juin. On soupçonnait un trop grand nombre de connexions que l’infrastructure sous-jacente de Bercy n’a pas été en mesure de supporter : que nenni, le site s’est bloqué de lui-même, « comme le veut la procédure » explique très sérieusement France Info.

    Les bras nous en tombent. Si 3 millions de connexions en 30 minutes, comme l’indiquait le ministre, représentent effectivement un pic de trafic important, nous étions bien loin de penser qu’un mécanisme allait mettre le site en panne. Où est donc passé le load balancing ? Mais il s’agirait d’une mesure de sécurité, car Bercy soupçonne très fortement une attaque DDoS. Car, « selon une source proche de Bercy […] des adresses IP suspectes venues de l’étranger ont été repérées ».

    On est bien loin de « l’effet de ce long week-end ensoleillé » et de « l’augmentation du nombre de gens qui télédéclarent » et font preuve d’un « peu de procrastination », explications de la panne selon Gérald Darmanin, au micro de France Info mardi.

    Les deux enquêtes, l’une interne au ministère de l’Action et des Comptes publiques, l’autre confiée à l’ANSSI, vont donc devoir déterminer ce qu’il s’est réellement passé dans la nuit du 3 au 4 juin.

  • Donald Trump admet que son fils a rencontré une Russe pour obtenir des informations sur Hillary Clinton
    https://www.lemonde.fr/donald-trump/article/2018/08/06/donald-trump-admet-que-son-fils-a-rencontre-une-russe-pour-obtenir-des-infor

    S’il évoque clairement, pour la première fois, le motif de cette réunion, le président américain affirme que celui-ci était « totalement légal ».

    Lorsqu’un intermédiaire lui avait promis des informations compromettantes supposées émaner du gouvernement russe sur la candidate démocrate à la présidentielle de 2016, Hillary Clinton, son fils Donald Trump Junior avait accepté avec enthousiasme de rencontrer l’avocate russe Natalia Veselnitskaya, qui a nié par la suite avoir des liens avec le Kremlin.

    Le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, et son directeur de campagne de l’époque, Paul Manafort, actuellement poursuivi pour fraude fiscale et blanchiment d’argent, étaient également présents lors cette rencontre.

    le tweet,… (le croisillon est de moi)

    @realDonaldTrump
    #Fake_News reporting, a complete fabrication, that I am concerned about the meeting my wonderful son, Donald, had in Trump Tower. This was a meeting to get information on an opponent, totally legal and done all the time in politics - and it went nowhere. I did not know about it!

    #encore_un_coup_des_Russes :-D

    De fait, on ne voit pas en quoi une telle rencontre trois mois avant l’élection, à laquelle participe son fils et son directeur de campagne, pourrait concerner le candidat en quoi que ce soit…

  • L’affaire Benalla gonflée sur Twitter par « la communauté russophile » ? par Lynda Zerouk | Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/articles/laffaire-benalla-gonflee-sur-twitter-par-la-communaute-russophile

    Selon une enquête de l’ONG européenne EU Disinfo Lab, l’affaire Benalla a été amplifiée sur Twitter notamment par des « comptes russophiles ». 2 600 comptes « suractifs » auraient tweeté près de 44 % du contenu sur le sujet, avance l’association. Sans jamais préciser s’il s’agit de bots et de compte créés pour l’occasion, l’enquête présente plusieurs limites.

    Les ONG, c’est bon, mangez-en, surtout quand vous avez besoin de faire passer un vrai scandale d’état pour un truc téléguidé par les klingons.

    • On le sait, l’affaire Benalla a fait un carton sur Twitter. Dès les premières révélations du "Monde "sur l’ex-collaborateur du chef de l’Etat, mis en examen pour violence en réunion (notre dossier est à lire ici), on a vu une multiplication de tweets se répandre sur le réseau social. Avec chaque jour une occurrence #Benalla, #affaireBenalla ou encore #Elysée se retrouvant en tête des mots-clés les plus commentés. Un buzz attendu sur un scandale impliquant les plus hautes autorités de l’Etat. Mais un buzz suspect de manipulation, à en croire les analystes de EU Disinfo Lab.

      Cette ONG européenne basée à Bruxelles est spécialisée dans l’étude de phénomènes d’amplification et de désinformation. Elle est actuellement ""financée exclusivement par Twitter à hauteur de 100 000 euros alloués au cours de l’année 2017"". Et compte parmi ses partenaires l’Union européenne, auprès de qui elle envisage de formuler prochainement une demande de financements pour les années à venir.

      Créée en 2017, cette ONG s’est très vite fait connaître dans la presse, en menant notamment un travail visant ""à démystifier plusieurs campagnes de désinformation"", ""comme Emmanuel Macron ""ayant un compte off-shore aux Bahamas""", "et" "plus particulièrement, #MacronLeaks"", comme on peut le lire sur son site.

      Cette fois, Eu Disinfo Lab a mené une enquête à partir de l’API Twitter, une extraction de données accessible au public. Il ressortirait de cette étude que l’affaire Benalla a été amplifiée ""par un gonflage numérique"", comme l’a repris, entre autres, le site de BFMTV.
      BFm

      Que révèle exactement cette enquête ? ""Nous avons été alertés par le volume de tweets en lien avec l’affaire Benalla, c’est ce qui nous a conduits à pousser les investigations", explique à "Arrêt sur Images", Alexandre Alaphilippe, directeur exécutif de l’ONG." D’après nos premiers résultats, 4 millions de tweets au total ont été postés autour de cette affaire, score nettement supérieur à celui du ""#BalanceTonPorc qui a enregistré, lui, 770 000 tweets, pour un même nombre d’auteurs, soit 245 000 comptes actifs dans les deux cas.""

      L’enquête révèle également que 1% des comptes actifs autour de l’affaire Benalla, soit environ 2 600 comptes, sont à l’origine de 44 % des messages postés sur Twitter. Autrement dit, ""ces comptes ont produit 1,7 millions de tweets sur un total de 4 millions qui ont parlé du sujet "", souligne Alaphilippe.
      "La communauté russophile" très active ?

      La capacité de cette proportion d’internautes à produire ""300 tweets par semaine en moyenne"" autour de l’affaire Benalla a interpellé les analystes de Bruxelles. Notons toutefois que ces ces 300 tweets hebdomadaires représentent en moyenne 40 posts par jour. Est-ce forcément une activité anormale ou suspecte ? Cependant, EU Disinfo Lab a cherché à savoir si ces 2 600 comptes frénétiques avaient déjà été repérés dans d’autres opérations de propagation. ""On s’est rendu compte que pour 27 % d’entre eux, il y avait des correspondances avec la communauté russophile"", nous confie le directeur exécutif.

      Qui compose cette communauté russophile et comment a-elle été identifiée par cette ONG ? ""Elle est constituée d’internautes qui ont une sympathie pour RT (Russia Today) ou encore Sputnik, c’est à dire qui ont tendance à tweeter ou retweeter ces deux médias ", "précise Alaphilippe. ""Cela ne veut pas dire qu’ils sont russes," poursuit-il. "Mais qu’il y a des accointances en matière de narratifs avec ces médias"". Si le délégué exécutif semble redoubler de précautions sémantiques pour ne pas qualifier ces comptes de ""pro-russes"", on s’aperçoit que sur son compte Twitter, EU Desinfo Lab France ne s’en prive pas. ""Nos experts notent une corrélation de 27 % avec des comptes pro-russes déjà repérés en France"", exprime clairement l’ONG.

      ProRusse
      Eu disinfo lab accuse les comptes pro-russes
      répartition de l’influence pro russe sur twitter - avril 2017


      Capture d’écran

      Eu Disinfo Lab a pu cartographier ""cet écosystème russophile"" lors d’une enquête menée trois mois avant l’élection présidentielle de 2017. Durant cette période, l’association a analysé l’influence des médias russes sur Twitter, ce qui lui a permis d’identifier les comptes ayant une tendance à propager des contenus de "RT "et "Sputnik". Revenant sur cette enquête, Alaphilippe, emploie cette fois plus volontiers le terme "pro-russe". ""On avait démontré que les narratives pro-russes se propageaient mieux au sein de ce réseau, scindé en trois communautés, l’une autour du candidat à l’élection François Asselineau, un autre autour de Marine Le Pen et la dernière supportait le candidat François Fillon"", détaille-t-il.

      On peut observer sur le visuel ci-dessous la répartition de ""l’influence pro-russe"" en amont de la présidentielle française. ""Nous avions notamment remarqué que la communauté de François Asselineau est la plus isolée et la plus complotiste via les liens qu’elle partage"", analyse le directeur exécutif .

      Les limites de l’enquête

      Reste à savoir à partir de combien de tweets et retweets de "RT" et/ou de "Sputnik", un compte peut être considéré comme diffusant des récits pro-russes. Interrogé sur ce point, Alaphilippe explique que les analystes ""repèrent dans un premier temps les profils qui ont retweeté plus de 10 fois un contenu RT ou Sputnik durant une période de deux mois"". ""Ensuite nous observons les interactions qu’il peut y avoir entre les comptes qui partagent ces contenus", poursuit-il. "Si des utilisateurs n’ont aucun lien avec le réseau, ils sont éliminés, parce que hors communauté.""

      Peut-on avancer pour autant que ces 2600 comptes, parmi lesquels 27 % ont été identifiés ""russophiles"" sont à l’origine d’un ""gonflage numérique"" délibéré ? ""Il y a un phénomène de surreprésentation, il y a donc forcément un gonflage, "répond, catégorique, le directeur exécutif." A titre de comparaison, on est dans une opération encore plus forte que Je suis Charlie." "Or si ces comptes les plus actifs ont produit 1,7 million de tweets sur le sujet sur un total de 4 millions, les 2,3 millions restants devraient alors suffire à mesurer l’incroyable audience qu’a suscité cette affaire. Mais l’enquête se concentre sur les comptes les plus actifs.

      Alors que sait-on exactement de ces 2600 comptes ? Sont-ils apparus récemment ? Y a-t-il parmi eux des comptes-robots ? Si oui, quelle est la proportion ? Autant de questions auxquelles EU Disinfo Lab n’est pas en mesure d’apporter de réponse dans l’immédiat. Une enquête plus approfondie est en cours. ""On se concentre désormais sur ces 2 600 comptes suractifs, pour déterminer pourquoi ils ont été actifs sur ce sujet, quels sont les pics de publication et la part éventuel de bots"", indique Alaphilippe avant de conclure : """ces derniers résultats nous permettront d’établir s’il s’agit d’un gonflage lié à l’affaire, ou plus organisé."" "En réalité, tant que les résultats de cette seconde phase de l’enquête ne sont pas connus, il est difficile de conclure à un"gonflage numérique" tout court." "
      La riposte de RT France

      De son côté, dans la soirée du jeudi 3 août 2018, "RT France" a vivement critiqué l’enquête de EU Disinfo France. ""Décidément, l’influence russe supposée se retrouve partout"", écrit "Russia Today", qui qualifie la méthodologie employée par cette ""ONG pro européenne" "de""subjective"".

      Pour expliquer combien la portée de l’affaire Benalla a dépassé le twittosphère, "RT "revient longuement sur la couverture médiatique de grande ampleur de la presse et des chaînes de télévision françaises qui ont battu des records d’audience. En conclusion, "Russia Today" rappelle également que" ""la page Facebook du "Monde" a """"enregistré une augmentation de 67% de ses interactions sur ses contenus relatifs à l’affaire Benalla. "De là à conclure que ""Le Monde"" alimenterait « l’écosystème russophile »...", ""ironise le média russe. La question d’un ""gonflage numérique"" reste en effet en suspens. Les derniers résultats de l’enquête de Eu Disinfo Lab devraient être connus courant de la semaine prochaine.""

    • "Il y a un phénomène de surreprésentation, il y a donc forcément un gonflage,"répond, catégorique, le directeur exécutif.

      Euh, sérieux ? Si je reformule :
      • 27% (soit 700) des 1% « sur-actifs » (les 2600 qui ont émis 1,7 M de tweets) sont « russophiles », identifiés à l’occasion de la campagne présidentielle française de 2017, parce qu’ils ont RT (retweeté) plus de 10 fois en 2 mois un message RT (Russia Today) ou Sputnik ; au passage, on ne sait pas combien ces 700 représentent de tweets,
      • il y a «  surreprésentation  ». De qui ? des 1,7 M de tweets dans les 4 M (émis par le 1% (2600)) ou des 700 parmi les 2600 ?
      • surreprésentation DONC gonflage
      EUH ?

      Que des gens a priori peu macron-philes retweetent à tour de bras des infos défavorables au héros, ça ne peut qu’être une manipulation ou un complot… Qu’en plus, ils pèchent leurs infos les uns chez les autres, c’est forcément qu’ils forment un réseau, forcément organisé, voire supervisé par le centre occulte pro-Kremlin.

      Vu les éléments dont on dispose, il semblerait qu’on puisse assez facilement reformuler l’ensemble de ce blabla en :
      Aujourd’hui, RIEN !
      ou encore,
      quand des opposants sont dans une #bulle_de_filtres, c’est forcément qu’il y a #complot

      #encore_un_coup_des_Russes

      L’enquête continue sur les 2600…

      PS : le beau graphique, c’est les Russkofs et l’élection présidentielle de 2017…
      Comment ils s’appellent déjà ? ah oui EU Disinfo Lab …
      en français, ça doit être #désinformation.

    • EU Disinfo Lab sort « l’étude » sur le sujet
      http://disinfo.eu/2018/08/08/08-08-2018-affaire-benalla-les-ressorts-dun-hyperactivisme-sur-twitter

      Rien de nouveau (si ce n’est des graphiques illisibles), c’est surtout la compilation en un seul endroit des différents tweets.

      À aucun moment un travail minimum d’analyse. Seul exemple que je retiendrai (dans le chapitre Analyse (si, si !)) :

      D’un point de vue macroscopique, quelle est la nature de ces comptes ?
      Premièrement, nous pouvons dire, sur base de leur date de création, qu’ils ont été ouverts dans un contexte plus que politique :

      En effet, nous observons d’importants pics de création de comptes Twitter pendant les périodes d’élections présidentielles : 2012 et 2017. Sans surprise ici, les périodes électorales incitent des utilisateurs à s’engager dans les campagnes en ligne.

      Sans surprise, en effet…

      Et donc, en l’espèce ? En quoi, ces comptes-là sont-ils différents d’autres comptes « politiques » ? J’ai comme l’idée que les comptes pro-En Marche ont dû être créés l’année de la présidentielle de 2017, mais je n’ai pas été voir, il faudrait (!) que je vérifie… Il doit forcément y avoir des réseaux occultes derrière ça. Il faut que je continue l’analyse…

      Je dois dire que j’admire les gens (Les Crises, p. ex.) qui ont le courage de démonter ce genre de choses.

    • L’enquête des #Décodeurs Léa Sanchez et Samuel Laurent, sans vraiment remettre en cause la "méthode", conclue ainsi :

      L’impossible quête des « bots russes » de l’affaire Benalla
      https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/08/08/l-impossible-quete-des-bots-russes-de-l-affaire-benalla_5340540_4355770.html

      Les deux études d’EU Disinfo Lab et de Damien Liccia concluent finalement dans le même sens : sans infirmer catégoriquement la présence de « bots », ceux-ci n’auront de toute façon joué qu’un rôle mineur dans cette polémique.

      De fait, s’il est celui des journalistes, des communicants ou des politiques, Twitter n’est pas, contrairement à Facebook, un réseau de masse. S’il peut être efficace d’y utiliser des méthodes artificielles pour faire exister médiatiquement un sujet dont on craint qu’il ne le soit pas, il est moins aisé de comprendre l’intérêt de tenter d’y « gonfler » une affaire qui fait déjà l’ouverture des journaux télévisés et les couvertures des quotidiens et revues périodiques, comme ce fut le cas de l’affaire Benalla.

      Ouf ! Samuel Laurent peut continuer à décoder tranquille : il reste encore un petit espace pour les bots (russes). C’est, de toutes façons, ce que choisiront d’en retenir celles et ceux qui citeront " l’étude ".

      Et les médias de masse, ça reste le JT (5 millions pour TF1,…) et… les quotidiens (dont certain est plus #de_référence que d’autres ;-)

    • Si tu fais partie du #listing des 3393 comptes Twitter fichés par #Disinfo (ou si tu te demandes) voici un lien pour vérifier & savoir comment porter plainte (la #CNIL a confirmé s’emparer de l’affaire)
      https://mensuel.framapad.org/p/fichier_bot_russe_03

      (moi je fais juste partie des 55000 comptes recensés mais pas comme « hyperactifs » avec seulement 81 tweets, je crois que le fichage commence entre 200 et 300 tweets)

  • Edward Snowden’s New App Uses Your Smartphone to Physically Guard Your Laptop
    https://theintercept.com/2017/12/22/snowdens-new-app-uses-your-smartphone-to-physically-guard-your-laptop

    Like many other journalists, activists, and software developers I know, I carry my laptop everywhere while I’m traveling. It contains sensitive information; messaging app conversations, email, password databases, encryption keys, unreleased work, web browsers logged into various accounts, and so on. My disk is encrypted, but all it takes to bypass this protection is for an attacker — a malicious hotel housekeeper, or “evil maid,” for example — to spend a few minutes physically tampering with it without my knowledge. If I come back and continue to use my compromised computer, the attacker could gain access to everything.

    Edward Snowden and his friends have a solution. The NSA whistleblower and a team of collaborators have been working on a new open source Android app called Haven that you install on a spare smartphone, turning the device into a sort of sentry to watch over your laptop. Haven uses the smartphone’s many sensors — microphone, motion detector, light detector, and cameras — to monitor the room for changes, and it logs everything it notices. The first public beta version of Haven has officially been released; it’s available in the Play Store and on F-Droid, an open source app store for Android.

    #haven #surveillance
    https://github.com/guardianproject/haven