• Ahmed Abofoul sur Twitter : ““Zionism is a form of racism and racial discrimination” - UN General Assembly Resolution 3379 (1975), was revoked in 1991, not because it wasn’t accurate, but because its revocation was Israel’s condition to participate in the Madrid Peace Conference. #EndIsraeliApartheid https://t.co/er66v77tQV” / Twitter
    https://twitter.com/AhmedAbofoul/status/1523614104006520834

    #sionisme #criminel

  • Teva : 117 millions de dollars pour solder les litiges liés aux opioïdes en Floride Par Ricky Ben-David - Time of Israel
    https://fr.timesofisrael.com/teva-117-millions-de-dollars-pour-solder-les-litiges-lies-aux-opio

    Teva Pharmaceuticals, filiale américaine du géant israélien des médicaments génériques Teva Pharmaceutical Industries, versera à l’État de Floride 117 millions de dollars en règlement des litiges liés aux opioïdes et fournira des traitements pour la dépendance aux opiacés, d’une valeur de 84 millions de dollars.

    La Floride a conclu un accord similaire avec CVS Health Corp. et CVS Pharmacy Inc., qui verseront 484 millions de dollars à l’État ainsi qu’à un certain nombre d’autres défendeurs, pour un total de 860 millions de dollars, accord de Teva inclus.

    Selon l’accord conclu avec Teva, les 117 millions de dollars seront versés à la Floride sur une période de 15 ans et des doses de Narcan (sous forme de spray nasal au chlorhydrate de naloxone) seront mises à disposition pendant 10 ans, a détaillé la société dans un communiqué mercredi.


    Une semaine plus tôt, Teva avait conclu un accord pour régler des litiges du même ordre dans le Rhode Island, pour un montant de 21 millions de dollars. L’accord comprenait également la fourniture de médicaments génériques – des doses de Narcan et de buprénorphine naloxone, un opioïde en comprimés connu sous le nom de marque Suboxone – pour traiter la dépendance aux opioïdes et aider à la guérison, pour une valeur totale de 78,5 millions de dollars.

    Teva a également fait l’objet de procédures judiciaires en Louisiane, en Californie, au Texas et à New York, qu’elle a choisi de traiter séparément. Ces poursuites font suite aux accusations selon lesquelles Teva et d’autres fabricants de médicaments comme Johnson & Johnson, Endo International et Allergan d’AbbVie auraient employé des techniques de marketing trompeuses minimisant les risques de dépendance aux opioïdes.

    L’État de Louisiane a affirmé que Teva et d’autres sociétés pharmaceutiques « se sont livrées à un marketing frauduleux en ce qui concerne les risques et avantages des opioïdes sur ordonnance, ce qui a contribué à alimenter la crise des opioïdes en Louisiane ». Teva a conclu un règlement de 15 millions de dollars avec cet État en septembre.

    Fin décembre, dans l’un des rares verdicts rendus parmi les milliers de poursuites judiciaires enregistrées à l’échelle nationale en matière d’analgésiques, un jury de la banlieue de New York a statué que Teva Pharmaceuticals avait activement contribué à la crise des opioïdes. Le jury avait conclu que la société pharmaceutique avait joué un rôle dans ce que l’on appelle légalement une « nuisance publique », avec des conséquences mortelles. Teva avait déclaré à l’époque qu’elle « n’était pas du tout d’accord » avec le verdict et qu’elle prévoyait de faire appel.

    Le procès de New York de 2019 contre Teva, société réputée pour ses médicaments génériques, s’était concentré sur Actiq et Fentora, deux médicaments de marque à base de fentanyl approuvés pour des patients atteints de cancer. Teva les aurait recommandés à plusieurs reprises, plus largement, et pour d’autres types de douleurs, dans une « stratégie de marketing trompeuse et dangereuse », a indiqué la plainte.

    Teva s’est déclarée intéressée par la négociation d’un accord global, comme l’ont fait d’autres sociétés pharmaceutiques impliquées.


    La société a déclaré mercredi que les règlements ne constituaient « pas un aveu de responsabilité ou une preuve d’actes répréhensibles, et qu’elle continuerait à se défendre devant les tribunaux dans les États où nous n’avons pas conclu d’accord ».

    Plusieurs sociétés pharmaceutiques et distributeurs font face à des milliers d’accusations de la part des autorités étatiques et locales, qui les tiennent pour responsables de la crise de dépendance et surdose aux opioïdes qui a frappé les États-Unis. Selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), la crise sanitaire aurait coûté la vie à près de 500 000 Américains depuis 1999.

    À travers tout le pays, autorités locales, États, tribus amérindiennes, syndicats, districts scolaires et autres groupes d’intérêts poursuivent l’industrie pharmaceutique sur la question des analgésiques.

    Le mois dernier, Johnson & Johnson et trois grands distributeurs (AmerisourceBergen, Cardinal Health et McKesson) ont conclu un accord global d’une valeur de 26 milliards de dollars en règlement des procès ouverts les impliquant dans la crise des opioïdes.


    Teva faisait initialement partie de ce collectif qui, en 2019, avait proposé un règlement de l’ordre de 48 milliards de dollars, composé pour Teva de 250 millions de dollars en espèces et 23 milliards de dollars en fourniture de médicaments.

    L’accord global de 26 milliards de dollars a finalement été conclu sans Teva, qui a traité les poursuites au fil de l’eau, incapable de proposer davantage de liquidités, du fait d’une dette de plus de 20 milliards de dollars, comme l’avait expliqué le PDG de Teva, Kåre Schultz, en juillet dernier.

    À la mi-décembre, un juge fédéral avait rejeté l’accord de grande envergure du fabricant d’OxyContin, Purdue Pharma, visant à régler des milliers de poursuites en matière d’opioïdes.

    #téva #pharma #fraude #santé #big_pharma #médicaments #opioides #OxyContin #analgésiques #industrie_pharmaceutique #sackler #corruption #covid-19 #santé_publique #médecine #big-pharma #opioïdes #opiacés #Purdue_Pharma #Johnson&Johnson #Endo_International #Allergan #AbbVie #AmerisourceBergen #Cardinal_Health #McKesson #marketing

  • Covid-19 : « On sacrifie les vulnérables sur l’autel de la vie d’avant »

    Christian Lehmann (...) revient sur l’échec du pass vaccinal et donne la parole à David Simard, spécialiste de la philosophie de la médecine et de la santé.

    Je croyais être vacciné contre l’instrumentalisation des données de la science au gré des visées politiques. Et puis j’ai lu ce tweet d’Olivier Véran en date du 11 février : « Le pass vaccinal nous permet dans un contexte où la pression épidémique se réduit fortement, et comme nous l’avons déjà fait avant cette vague, de supprimer l’obligation de port du masque dans les établissements recevant du public dès le 28 février prochain. » Depuis plusieurs jours, Gabriel Attal annonçait la bonne nouvelle à venir, la fin prochaine des restrictions et l’extinction du pass vaccinal vers le mois d’avril, juste avant les élections présidentielles. D’un porte-parole du gouvernement, la manœuvre politique, transparente, était attendue. Mais, éternel naïf, je n’aurais pas imaginé qu’un médecin oserait énoncer de telles contre-vérités. Si les chiffres de la contamination, qui avaient atteint des sommets, redescendent enfin, nous enregistrons encore 120 000 contaminations et 300 morts par jour. « La pression épidémique se réduit fortement » pourrait être traduit de la langue de bois en français par « maintenant que nous avons laissé contaminer 11 millions de personnes en six semaines, le nombre quotidien de nouveaux infectés commence à baisser ».

    Le pass vaccinal n’a rien résolu. S’il a braqué un peu plus les réfractaires, que le Président s’est vanté d’« emmerder », il a engendré peu de conversions, et les centres vaccinaux n’ont pas connu un afflux suite à sa mise en place. Son échec patent et sa faible acceptabilité ont donc amené le gouvernement à décider de le faire disparaître au plus vite. L’annoncer dès maintenant pour engranger des bons points électoraux signe son décès à l’avance, les réfractaires étant confortés dans leur décision d’attendre. Et comme chaque déclaration politique induit en elle-même des modifications de comportement, l’insistance des politiques, dont le ministre de la Santé, sur le fait que nous aurions passé un cap et puissions enfin profiter des jours meilleurs, a pour effet de ringardiser ceux qui voient encore dans le masque un moyen de protection à l’échelle individuelle, pour les enfants, pour les immunodéprimés, pour les personnes fragiles. Rappelons-le : sans masque, le pass vaccinal ne résout pas la question des contaminations. Les variants plus contagieux ont contourné la protection vaccinale, et il est possible d’être infecté et contagieux malgré un schéma vaccinal complet, même si le vaccin heureusement continue à protéger les personnes sans comorbidité des formes graves, par rapport aux non-vaccinés. Il n’empêche : à distance des doses vaccinales, au-delà de dix semaines, la protection contre l’infection baisse, et l’abandon du port du masque, si elle peut réjouir des gens en bonne santé, met en danger, à ce stade, les personnes fragiles et les immunodéprimés, invisibilisés, parfois même tournés en ridicule.

    David Simard, 49 ans, docteur en philosophie spécialisé en philosophie de la médecine et de la santé, s’en émeut :

    « Les personnes vulnérables, vaccinées mais immunodéprimées, ou atteintes de maladies chroniques, de ces fameuses comorbidités dont on parle tant, sont sacrifiées sur l’autel du retour à la vie d’avant. De longue date, les comorbidités servent à minimiser les hospitalisations et décès avec diagnostic Covid-19, y compris plus récemment chez les enfants non-vaccinés mais massivement infectés, selon une hiérarchie de la valeur des vies humaines, en fonction du fait qu’il s’agit de personnes supposées en pleine santé ou non. Des enfants meurent ? Ah, mais ces enfants avaient certainement des comorbidités, un diabète, un asthme, une maladie rare. C’est bien triste, ma pauvre Lucette, mais c’est la loi naturelle… Ces comorbidités sont donc très tôt devenues un fétiche au sens quasi-psychanalytique du terme, un objet qui permet le déni de la pandémie, ou sa minimisation, en récusant la fragilité et la finitude humaines, considérées comme consignées chez les fragiles. Elles sont, pourrait-on dire, le cordon sanitaire qui protège les bien portants, dont les figures en miroir s’incarnent soit dans les “premiers de cordée”, vaccinés, soit dans le virilisme populaire de l’infection naturelle. Les deux voies de l’immunité du soi ont fait des fragiles leur non-soi absolu, les seuls “emmerdés” pour de bon par les uns et les autres.

    « Celles et ceux qui ne survivent pas, ou qui sortent abîmé·es du Covid, sont renvoyé·es au rang de vies qui ne valaient ou ne valent pas la peine d’être vécues, sur fond de “sélection naturelle” d’un darwinisme mal digéré. Seuls les plus aptes ont vocation à revenir dans la vie d’avant, produisant ainsi le perfectionnement des populations.

    « L’âge avancé, l’obésité, la bronchopneumopathie chronique obstructive, l’hypertension artérielle, l’insuffisance cardiaque, le diabète, les cancers, le fait de vivre avec un organe transplanté, etc., tout cela est renvoyé dans les limbes des sous-vies qui n’ont pas vocation à perdurer.

    « Il y a là un fond eugéniste que l’on pourrait qualifier de post-natal, car il n’intervient pas directement en contrôlant les naissances comme les campagnes de stérilisation contraintes menées dans la première moitié du XXe siècle aux Etats-Unis et en Europe. Ce fond eugéniste de celles et ceux qui se croient invincibles n’est pas fortuit. Il ne fait que révéler le mépris de la vie écorchée – autant dire de la vie tout court – qui hante nos sociétés obsédées d’excellence, où ce qui importe est le fonctionnement habile, le comment comme voile du pourquoi, l’ingénierie d’une politique techniciste des processus fondamentaux du vivant au niveau populationnel exprimés sous forme de statistiques – une des formes de ce que Michel Foucault a appelé “biopolitique”.

    « Entendons-nous bien. La gestion d’une pandémie est irréductiblement biopolitique, et à bon droit. Que la maladie et la mort fassent l’objet de stratégies politiques est souhaitable. Mais pas sans des objectifs de santé publique partagés, pas sans prévention, pas en faisant de la vie des vulnérables – et toute vie est vulnérable in fine – une variable d’ajustement pour un bien qui n’est pas commun. Nous n’en prenons malheureusement pas le chemin. En levant les mesures sanitaires au motif que l’épidémie serait terminée, il s’agit de faire vivre les uns et de laisser par-là même mourir les autres. “La mort fait partie de la vie”, a-t-il été répété à l’envi. Mais surtout de la vie des non-soi. »

    https://www.liberation.fr/societe/sante/covid-19-on-sacrifie-les-vulnerables-sur-lautel-de-la-vie-davant-20220214

    #covid-19 #masques #eugénisme_post-natal #santé_publique #laisser_mourir #biopolitique

    • Le pass vaccinal n’a rien résolu. S’il a braqué un peu plus les réfractaires, que le Président s’est vanté d’« emmerder », il a engendré peu de conversions, et les centres vaccinaux n’ont pas connu un afflux suite à sa mise en place. Son échec patent et sa faible acceptabilité ont donc amené le gouvernement à décider de le faire disparaître au plus vite. L’annoncer dès maintenant pour engranger des bons points électoraux signe son décès à l’avance, les réfractaires étant confortés dans leur décision d’attendre.

      Qui peut croire que ce gouvernement veut notre bien ?

      « Olivier Véran refuse d’intégrer l’#endométriose à l’ALD30 (qui ouvre au remboursement des soins pour les formes les + graves). Cette reconnaissance votée à l’unanimité par l’Assemblée, demandée par les assos et 91% des Français, ne compte pas pour le camp de l’austérité. »
      Clémentine Autain

      Entre les soignants, pompiers et personnels suspendus et les 5 millions de nouveaux désactivés ce jour, je comprends que le drapeau français soit un symbole menaçant au pays vide du macronistan !

      #pass-vaccinal-de-la-Honte #JePorteLeMasque !

    • David Simard et d’autres avec lui qui m’ont sorti cet argument, semble donc découvrir « l’eugénisme » qui a cours en temps ordinaire dans la société capitaliste et industrielle !

      Il y a environ 150 000 morts du cancer par an depuis des décennies, mais personne ne criait jusqu’alors à « l’eugénisme » ...

      Il est vrai que les cancéreux n’avaient pas le mauvais goût de transmettre leur maladie par aérosols ni d’encombrer les services de réanimation ...

      Bienvenu dans le #retour_à_l'anormal !

    • De manière assez flagrante, les groupes qui revendiquent une politique de santé communautaire, de zéro covid, de prévention des risques, etc, sont quasiment tous des gens qui posent en même temps la question de l’origine anthropique et mondialisée des zoonoses, qui posent la question du mode de vie dégradé (pour les humains et pour le reste des non humains), et donc qui ont donc aussi une critique écolo et au moins en partie anti-industriel (et parfois complètement).

      La réciproque n’étant absolument pas vraie (apprendre la logique avec le covid : A ⊂ B, n’implique pas la symétrique).

      Légende :
      B => les anti-capitalistes, critiques du mode de vie industriel cancérigène, écolo, etc
      A => les groupes qui revendiquent une santé communautaire zéro covid, pour un emmentalisme anti eugéniste (je tiens un concept là)

  • Covid-19 : le défi de la gestion d’un état endémique

    Gouvernements et instances internationales visent désormais un horizon commun, celui d’une pandémie qui se muerait en #endémie.

    [...]

    Mais alors, pourquoi faire miroiter la perspective d’un Covid-19 endémique ? Peut-être parce qu’une endémie « devient prévisible » dans son évolution temporelle, avance Stuart Ray. Prenons l’exemple de la grippe espagnole de 1918. Ses débuts ont été marqués par une courbe de la mortalité « en W », avec une flambée de décès aux deux extrémités de la vie et un pic au milieu, chez les 15-40 ans. « Ce qui était insupportable pour les contemporains en 1918, c’était de voir tous ces jeunes adultes tomber », explique l’historien de la santé Patrick Zylberman. La maladie est entrée en phase endémique au bout de trois ans, quand le pic du milieu s’est effacé, la courbe revenant à une forme « en U » classique, celle des décès habituels de la grippe, aux âges extrêmes de la vie. Il y a donc une forte composante psychologique dans l’endémicité : celle des pertes humaines que la société tolère. « Aujourd’hui, quand on dit que le virus devient endémique, cela soulage les gens, comme si cela signifiait que le virus avait disparu, mais on rentre seulement dans autre chose », analyse l’historien. (...)

    "Les indicateurs-clés à suivre resteront donc les hospitalisations et les décès. "

    https://justpaste.it/6wi9w

    #gestion #gouvernementalité

  • Le désir d’endémie, un récit social dangereux – RogueESR
    https://rogueesr.fr/20220203/#endemie

    Le mot « endémique » est devenu l’un des plus galvaudés dans le traitement médiatique et politique de la crise du COVID-19. Ne nous trompons pas de concept : en épidémiologie, une infection est dite endémique lorsqu’elle devient permanente sur un territoire : ses taux d’incidences ne sont ni en hausse, ni en baisse sur une période donnée, un an en général. Certes, les rhumes courants sont endémiques. Ils le sont… tout comme la fièvre de Lassa, le paludisme, la peste et la poliomyélite dans certaines régions du monde.

    Autrement dit, une maladie peut être endémique et représenter néanmoins une menace lourde pour les populations. Le paludisme a tué plus de 600 000 personnes en 2020. La même année, 10 millions de personnes ont contracté la tuberculose et 1,5 millions en sont mortes. Le caractère endémique ne signifie certainement pas que l’évolution a pour ainsi dire « apprivoisé » un agent pathogène et que la vie revient simplement à la « normale ».

    Or, nombre d’hypothèses formulées en invoquant l’endémie induisent une acceptation implicite ou une complaisance déplacée à l’égard de la circulation incontrôlée du virus, et en particulier des variants de la famille Omicron. Beaucoup voudraient en effet interpréter la moindre virulence apparente de ce variant comme une preuve indéniable que le virus deviendrait inoffensif, qu’Omicron fournirait une opportunité de s’immuniser durablement à bon compte, et qu’une sortie de crise prochaine serait certaine. Ce pari sur nos vies est plus que risqué : il est d’ores et déjà regrettable.

    C’est avec inquiétude et indignation que les communautés scientifiques et médicales, comme l’ensemble de ceux qui luttent sur le terrain contre la plaie des maladies infectieuses endémiques, ont accueilli la petite musique tendant à assimiler le passage à l’endémie à la certitude que le virus serait voué à devenir bénin, voire à faire de l’endémie un objectif à atteindre. Comment ne pas être atterrés de voir certains responsables politiques employer ce terme avec une désinvolture calculée ? Comment ne pas sursauter quand le chef du gouvernement espagnol propose de revoir la stratégie d’action en établissant une comparaison avec la grippe, elle aussi endémique ? La transition vers l’endémie serait selon lui une « grippalisation de la pandémie ». Même son de cloche au Danemark, en Angleterre, ainsi que pour plusieurs gouverneurs étatsuniens, estimant tous qu’il est temps de requalifier la pandémie en endémie. Cette opération sémantique semble autoriser un allégement de la surveillance et une levée des restrictions sanitaires. L’OMS a alerté sur ce renoncement à la vigilance, dépourvu de toute rationalité. Elle déclarait le 1er février, par la voix de son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus : « Nous sommes inquiets du récit qui s’est installé dans certains pays selon lequel, en raison des vaccins, de la transmissibilité élevée d’Omicron et de sa moindre gravité, empêcher la transmission ne serait plus possible, et plus nécessaire. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité. »

    Pour tout infectiologue comme pour tout spécialiste des interactions hôte-pathogène en biologie de l’évolution, la frustration est grande lorsque ces dirigeants invoquent le mot « endémique » comme une justification à ne rien faire, ou presque. La politique de santé mondiale ne peut se borner au fait d’apprendre à « vivre avec » un rotavirus responsable des gastroentérites infantiles, une hépatite C ou une rougeole endémiques. En effet, postuler qu’une infection deviendra permanente ne dit rien de la hauteur du plateau d’incidence, ni de la sévérité des pathologies dans la phase endémique, qui dépendent fortement des décisions politiques locales et internationales, des comportements sociaux, de la structure démographique, ainsi que de la sensibilité et de l’immunité des populations concernées. La stabilité elle-même n’est pas non plus garantie : les infections endémiques peuvent donner lieu, à la faveur d’aléas météorologiques, ou géopolitiques, ou de l’émergence de nouveaux variants, à des flambées dévastatrices, à l’instar de la résurgence épidémique de la peste survenue à Madagascar en 2017, ou à des pandémies, comme ce fut le cas pour la grippe en 1918, 1957, 1968 et 2009.

    [...]

    #covid-19 #endémie

    • pendant ce temps, dans Médiapart (05.02.22)

      Comme les Chinois en janvier 2020 et les Italiens en février 2020, les Sud-Africains n’ont pas menti à la fin de l’année 2021 quand ils ont lancé une alerte mondiale sur un nouveau variant aux nombreuses mutations, extrêmement transmissible et capable d’échapper à l’immunité acquise par le vaccin ou naturellement. Ils n’ont pas non plus menti quand ils ont ensuite voulu être rassurants, en constatant la moindre sévérité d’Omicron et évoqué une vie nouvelle dans cette pandémie, la levée des restrictions, la fin du dépistage massif.

      En Europe, le Danemark et le Royaume-Uni ont emboîté le pas, en levant toutes les restrictions. En France, la décrue de l’épidémie est bien là : Santé publique France a annoncé vendredi 4 février l’inversion de la courbe des contaminations. En Île-de-France, en avance dans la vague Omicron, la décrue est spectaculaire, – 30 % en une semaine. Le gouvernement prépare déjà l’opinion à une levée des restrictions, ou essaie de devancer son impatience.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/050222/omicron-un-passe-devenu-caduc-une-strategie-vaccinale-repenser

  • COVID-19: endemic doesn’t mean harmless
    https://www.nature.com/articles/d41586-022-00155-x

    Much can be done to shift the evolutionary arms race in humanity’s favour. First, we must set aside lazy optimism. Second, we must be realistic about the likely levels of death, disability and sickness. Targets set for reduction should consider that circulating virus risks giving rise to new variants. Third, we must use — globally — the formidable weapons available: effective vaccines, antiviral medications, diagnostic tests and a better understanding of how to stop an airborne virus through mask wearing, distancing, and air ventilation and filtration. Fourth, we must invest in vaccines that protect against a broader range of variants.

    The best way to prevent more, more-dangerous or more-transmissible variants from emerging is to stop unconstrained spread, and that requires many integrated public-health interventions, including, crucially, vaccine equity. The more a virus replicates, the greater the chance that problematic variants will arise, most probably where spread is highest. The Alpha variant was first identified in the United Kingdom, Delta was first found in India and Omicron in southern Africa — all places where spread was rampant.

    Thinking that endemicity is both mild and inevitable is more than wrong, it is dangerous: it sets humanity up for many more years of disease, including unpredictable waves of outbreaks. It is more productive to consider how bad things could get if we keep giving the virus opportunities to outwit us. Then we might do more

  • Pr. Logos sur Twitter : "1/ Pourquoi, devant l’avalanche d’affirmations que nous vivons la dernière vague pandémique de la part de virologues confirmés, garder un certain doute ? Que veut dire « endémique », si ça ne veut pas dire bénin ? D’abord parce que la blague se répète et que le flou empêche d’agir." / Twitter
    https://twitter.com/Pr_Logos/status/1482697264988577793

    5/ Le mot #endémique ne dit en aucun cas qu’il n’y a plus que des pathologies bénignes, qu’on a affaire à des rhumes de saison. Il dit qu’on n’est plus dans un état de crise mais dans une gestion permanente du virus, pour les décennies à venir.

    • Le thread complet plus facile à lire comme d’hab :
      https://threadreaderapp.com/thread/1482697264988577793.html

      1/ Pourquoi, devant l’avalanche d’affirmations que nous vivons la dernière vague pandémique de la part de virologues confirmés, garder un certain doute ?
      Que veut dire « endémique », si ça ne veut pas dire bénin ?

      D’abord parce que la blague se répète et que le flou empêche d’agir.
      2/ Pour l’organisation mondiale de la santé, endémique signifie qu’on a une transmission continue du virus, pour des temps immémoriaux. On a perdu la partie, du point de vue Zero Covid : éliminer, non le virus mais le réservoir viral humain.
      https://www.who.int/publications/i/item/framework-for-verifying-elimination-of-measles-and-rubella

      3/ Ainsi, la peste est endémique à Madagascar, en République démocratique du Congo ainsi, dans une moindre mesure, que dans d’autres pays d’Europe de l’est et d’Afrique.
      https://sante.lefigaro.fr/sante/maladie/peste/sevit-elle

      4/ Le paludisme est endémique dans de nombreuses régions du globe où la population comporte un grand nombre de porteurs asymptomatiques.
      https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/article/paludisme

      5/ Le mot endémique ne dit en aucun cas qu’il n’y a plus que des pathologies bénignes, qu’on a affaire à des rhumes de saison. Il dit qu’on n’est plus dans un état de crise mais dans une gestion permanente du virus, pour les décennies à venir.
      6/ Si SARS-CoV-2 devient « endémique » alors il nous faut un arsenal sanitaire large pour limiter ses dégats.
      Dans le cas contraire, il nous faut un arsenal sanitaire large pour avoir une chance d’éliminer le réservoir viral humain.
      https://rogueesr.fr/en_finir_et_prevenir

      7/ Pour Drosten, endémique suppose que toute la population ait été exposée au virus « naturellement », en étant protégée ou non par le vaccin de formes graves, avec l’espoir que les lymphocites T à mémoire produisent une immunisation de long terme.

      8/ Pour Kucharski, endémique suppose plutôt un certain degré de prédictibilité de l’évolution d’une année à l’autre des souches virales : c’est ce qui permet d’avoir un arsenal sanitaire ciblé, de vacciner les plus fragiles, etc. C’est assez convaincant.

      9/ Clairement, s’il existe une probabilité qu’une souche nouvelle disposant d’une grande virulence et d’un échappement immunitaire important (comme Omicron) apparaisse, alors nous ne sommes pas en phase endémique, puisqu’on n’a aucune idée de quand on pourra revivre pleinement.

      10/ Moins on investit dans un arsenal sanitaire large, pluriforme, et plus on a d’incertitude… Plus on repousse ce moment de revivre pleinement en sachant qu’il n’y aura plus de crise majeure saturant les hôpitaux (ce qui est le cas en ce moment même ! Omicron…)

      11/ Voilà un bon papier de phylodynamique virale, qui explique bien ce que pourrait être un critère correct de transition endémique, c’est-à-dire conduisant à la présence permanente du virus et à son évolution prévisible
      https://journals.plos.org/ploscompbiol/article?id=10.1371/journal.pcbi.1002947

      12/ Pour la grippe ou les rhumes de saison, l’arbre philogénétique ressemble à ça. Les virus en circulation donnent naissance à de nouveaux variants qui échappent à l’immunité antérieure contre l’infection, l’immunité se développe contre ces nouveaux variants, et ainsi de suite.

      13/ Visuellement, pour la grippe, voilà…

      Les variants sont toujours des mutants de la dernière souche hégémonique. Les possibilités d’évolution sont limitées et partiellement prédictibles (en intensité, pas dans le détail).

      14/ Coronavirus bénin.

      15/ H1N1

      16/ Ce n’est pas DU TOUT le schéma pour SARS-CoV-2
      Omicron n’est PAS une mutation de Delta, qui n’est PAS une mutation de Gamma, qui n’est pas une mutation de Beta, qui n’est pas une mutation de Alpha.
      Alpha est une mutation de Wuhan-1 (ouf).
      https://nextstrain.org/ncov/gisaid/global

      17/ La conséquence est fantastiquement simple : on ne peut prédire le prochain variant hégémonique en fonction du précédent, puisque les nouvelles souches virales proviennent de mutations silencieuses pendant un moment, survenue chez un patient immuno-déprimé par exemple.

      18/ Pour Omicron le premier ancêtre commun est excessivement lointain, ce qui prouve qu’on y est pas.

      19/ L’argument d’immunisation par les lymphocytes T à mémoire est donc un « argument », comme on en exposait à la machine à café autrefois. Ce n’est pas rien : c’est possible qu’on transite vers un arbre phylogénétique en arbre, maintenant. Ou pas.

      20/ Faire d’un argument exposable pour les besoins de la discussion aux collègues à la machine à café une phrase affirmative dans la presse est déjà douteux.

      Proposer de tout lâcher et identifier « endémique » et « bénin »="mild", c’est éthiquement inacceptable.

      21/ Je ne dis pas qu’une fois passée la nouvelle vague d’Omicron en mai, lié à la baisse d’immunisation, on ne commencera pas à voir l’échelle philogénétique ci-dessus, hein.

      Je ne dis rien puisque… c’est non prévisible.

      22/ Deuxième conclusion : cette question de l’endémicité n’est pas le problème. Endémique ou pas, il faut un investissement dans un arsenal sanitaire pérenne.
      Bordel.

      Nous sommes 1700, déjà. Et vous ?
      https://rogueesr.fr/en_finir_et_prevenir

  • Que veut dire « endémique », si ça ne veut pas dire bénin ? @Pr_Logos
    https://threadreaderapp.com/thread/1482697264988577793.html

    1/ Pourquoi, devant l’avalanche d’affirmations que nous vivons la dernière vague pandémique de la part de virologues confirmés, garder un certain doute ?
    Que veut dire « endémique », si ça ne veut pas dire bénin ?

    D’abord parce que la blague se répète et que le flou empêche d’agir.

    2/ Pour l’organisation mondiale de la santé, endémique signifie qu’on a une transmission continue du virus, pour des temps immémoriaux. On a perdu la partie, du point de vue Zero Covid : éliminer, non le virus mais le réservoir viral humain.
    who.int/publications/i…

    3/ Ainsi, la peste est endémique à Madagascar, en République démocratique du Congo ainsi, dans une moindre mesure, que dans d’autres pays d’Europe de l’est et d’Afrique.

    4/ Le paludisme est endémique dans de nombreuses régions du globe où la population comporte un grand nombre de porteurs asymptomatiques.

    5/ Le mot endémique ne dit en aucun cas qu’il n’y a plus que des pathologies bénignes, qu’on a affaire à des rhumes de saison. Il dit qu’on n’est plus dans un état de crise mais dans une gestion permanente du virus, pour les décennies à venir.

    #covid-19 #endémie #imprédictibilité #variant #pathogénécité

  • Why Covid-19 will never become endemic | The Saturday Paper
    https://www.thesaturdaypaper.com.au/opinion/topic/2022/01/15/why-covid-19-will-never-become-endemic/164216520013155

    For most of the pandemic Australia has worked to contain the virus through evidence-based public health measures such as border closures, case finding, contact tracing, quarantine, social distancing, vaccines and, at times, lockdown. Sadly, the weaponisation of lockdown as a pointscoring issue and emotional trigger has led to a conflation of lockdown with all other public health measures, most of which do not impinge on freedoms. Denial is a major theme during the pandemic. Denial of airborne transmission, denial of science, denial of Omicron being serious and denial about what it really means to “live with Covid-19”.

    The denial of the airborne transmission of SARS-CoV-2 was started by experts on the World Health Organization infection control committee and allowed all countries to take the easy way out. If handwashing is all you need, onus can be shifted to “personal responsibility”; if ventilation needs to be fixed, that shifts responsibility to governments and private organisations. Australia only acknowledged airborne transmission after the Delta epidemic in mid-2021, almost a year after the WHO acknowledged it. Globally, 18 months was spent on hygiene theatre and actively discouraging mask use. As a result there is low awareness among the general public of the importance of ventilation and masks in reducing their personal risk.

    We had effective campaigns on handwashing, but no campaigns of similar effect have been used to empower people to control their own risk with simple measures such as opening a window. People living in apartments are largely unaware of the structural factors that make them high risk for transmission, or of the simple measures to reduce risk. The failure to focus on airborne transmission has hampered the ability to control the spread and has endangered health workers. Correcting it is critical to the long-term sustainability of health, business and the economy. How can restaurants recover without a safe indoor air plan that may prevent a lockdown cycle that disrupts and ruins their business?

    Denial of Omicron being serious suits an exhausted community who just wish life could go back to 2019. Omicron may be half as deadly as Delta, but Delta was twice as deadly as the 2020 virus. Importantly, the WHO assesses the risk of Omicron as high and reiterates that adequate data on severity in unvaccinated people is not yet available. Even if hospitalisation, admissions to intensive care and death rates are half that of Delta, daily case numbers are 20-30 times higher – and projected to get to 200 times higher. A tsunami of cases will result in large hospitalisation numbers. It is already overwhelming health systems, which common colds and seasonal flu don’t. Nor do they result in ambulance wait times of hours for life-threatening conditions. In addition, a tsunami of absenteeism in the workplace will worsen current shortages, supply chain disruptions and even critical infrastructure such as power. The ACTU has called for an urgent raft of measures to address the workforce crisis.

    As for denial of the risk in children, the majority of vaccine-preventable diseases that we vaccinate children against are mild in most children. Only a small percentage suffer serious complications. Polio and measles are examples where well over 90 per cent of children who become infected do not have severe complications, but in a small percentage there are serious and potentially fatal complications. SARS-CoV-2 is similar. Other than long Covid and multisystem inflammatory syndrome, we are only now learning about other longer-term complications of infection. For instance, there is more than double the risk of developing diabetes in children following Covid-19. A study from the United States showed the virus persisting in the brain, heart, lungs, kidneys and almost every other organ after the initial infection. A rare brain inflammation has been described in adults and children. Another study found a significant drop in cognitive function and IQ in survivors. The virus directly kills heart muscle. It is too early to know if Covid-19 will result in early onset dementia or heart failure in a decade’s time, but the evidence warrants a precautionary approach. We know some infections have very long-term complications – measles, for example, can cause a rare and fatal encephalitis about 10 years after the initial infection. We should do everything possible to prevent mass infection of children and adults.

    Denial of the science of epidemiology is widespread, even among “experts”. We are told repeatedly that SARS-CoV-2 will become “endemic”. But it will never be endemic because it is an epidemic disease and always will be. The key difference is spread. As an epidemic disease, SARS-CoV-2 will always find the unvaccinated, undervaccinated or people with waning immunity and spread rapidly in those groups. Typically, true epidemic infections are spread from person to person, the worst being airborne transmission, and display a waxing and waning pattern such as we have already seen with multiple waves of SARS-CoV-2. Cases rise rapidly over days or weeks, as we have seen with Alpha, Delta and Omicron. No truly endemic disease – malaria, for example – does this.

    This is the reason governments prepare for pandemics. The propensity for epidemics to grow rapidly can stress the health system in a very short time. Respiratory epidemic infections follow this pattern unless eliminated by vaccination or mitigated by non-pharmaceutical measures. Natural infection has never eliminated itself in recorded history. Not smallpox, which displayed the same pattern over thousands of years, and not measles, which is still epidemic in many countries.

    There is hope for better vaccines, schedules and spacing of doses, but we must be agile and pivot with the evidence and have an ambitious strategy. The current strategy is focused on vaccines only, with no attention on safe indoor air or other mitigating factors.
    Eradication occurs when a disease no longer exists in the world – the only example of this in humans is smallpox. Elimination is a technical term and means prevention of sustained community transmission. Countries that met WHO measles elimination criteria, including Australia, still see outbreaks of measles imported through travel, but when elimination is achieved, these do not become uncontrollable.

    Unlike for measles, however, current vaccines do not provide lasting protection. Masks and other public health measures are also needed to prevent the recurrent disruption of epidemic waves. There is hope for better vaccines, schedules and spacing of doses, but we must be agile and pivot with the evidence and have an ambitious strategy. The current strategy is focused on vaccines only, with no attention on safe indoor air or other mitigating factors. Instead, we have seen abandonment of test and trace because of failure to plan ahead for the expected explosion of cases. Testing and tracing are pillars of epidemic control, and the WHO has called on countries to strengthen both to deal with Omicron. Australia has done the opposite.

    Without adequate case finding (which relies on testing at scale) and contact tracing, we are on a runaway train coming off the rails. Testing allows us to find infected people and isolate them so they do not infect others. Now, during the Omicron wave, testing is a massive failure. Both the federal and New South Wales governments made a conscious decision to “let it rip”, but failed to plan for adequate TTIQ (test, trace, isolate, quarantine) capacity. Instead, when it was clear testing capacity was exceeded, they restricted testing to a small fraction of people. Very few people are now eligible for a polymerase chain reaction test (PCR), and rapid antigen tests (RATs) are in short supply. While it has improved the optics by hiding the true scale of cases, this has allowed unfettered transmission.

    Contact tracing is routinely used for many serious infections such as tuberculosis, meningococcal disease, measles or hepatitis A. It is conducted because close contacts are at highest risk of becoming infected next, and if they are not identified and quarantined they will go on to infect others and cause exponential epidemic growth. Contacts need to be traced within 24-48 hours to stop them infecting others. A range of digital contact-tracing methods such as apps, QR codes and tracking digital footprints through other means can be used when case numbers are high. Yet NSW has removed and flip-flopped on QR codes.

    Denial of the reality of “living with Covid-19” has seen us rush headlong into letting it rip in a largely unboosted population, with kids aged five to 11 unvaccinated, without any planning for increased testing, tracing or even procurement of promising new drugs to face the numbers that will come. The booster program has not been expedited, with on Friday less than 17 per cent of the population aged 18 and over having had a third dose, and two doses barely protective against symptomatic infection with Omicron. So Omicron has caused business and hospitality to suffer mass cancellations. Mass absenteeism has crippled supply chains, affecting food, diesel, postal services and almost every other industry. The first serious impacts will be in regional and remote Australia. We saw it in July, when vaccine supplies slated for remote towns were diverted to Sydney, leaving Wilcannia, in the far west of NSW, a sitting duck for the epidemic to come.

    Many do not understand “public health” and equate it with provision of acute health care in public hospitals or confuse it with primary care. Public health is the organised response by society to protect and promote health, and to prevent illness, injury and disability. It is a core responsibility of government.

    Public health comprises three components. The first is “health protection”, such as the banning of smoking in public places, seatbelt legislation or emergency powers that allow pandemic control measures such as lockdowns. “Health promotion” refers to the process by which people are enabled to improve or control their health, through the promotion of mask use, for instance. The third component – “disease prevention and early detection” – includes testing, surveillance, screening and prevention programs. Vaccination programs are an example of disease prevention.

    During the pandemic we have seen resources committed to surge capacity for clinical medicine, but there has been a lack of understanding of the need for public health surge capacity, including TTIQ. The price was paid in the Victorian second wave in 2020. Now, with the abandonment of contact tracing and restrictions on testing during the Omicron wave, we are seeing what happens when this capacity is ignored by government.

    Another outcome of these failures are the unscientific theories being pushed in many countries – such as the argument for “herd immunity by natural infection”, which has become a household narrative during the pandemic despite four pandemic waves providing little protection to date. The same people who peddled herd immunity by natural infection had no ambition to achieve herd immunity by vaccination. Instead they tell us “we have to live with Covid-19” and fall back on negative, defeatist messaging.

    The least ambitious goal of vaccination is to prevent us from dying, and that is the low bar set in Australia. This has reduced policy outcomes to a false binary of dead or alive. There is no concern in this for First Nations people, the disabled, people with chronic medical conditions, people in remote Australia or even children, who are being sent back to school at the peak of the pandemic while primary-schoolers are largely unvaccinated. The hundreds of aged-care outbreaks pass without comment in what essentially has become survival of the fittest and richest.

    The vaccine game is dynamic and ever-changing. Some countries have used ambitious, determined, organised strategies for vaccination and adapted quickly as the evidence has changed. We know the mRNA vaccines can greatly reduce transmission, but current vaccines were developed against the original Wuhan strain and, even after two doses, efficacy wanes. Omicron-matched boosters are in the wind, a seed of hope and a reason to be ambitious, but that will require agile vaccination policy.

    There is a massive vaccine and drug development effort, so it is almost certain we will have better vaccine options, including ones that are variant-proof. But what the past month has shown us is we cannot live with unmitigated Covid-19. Vaccinations will not be enough. We need a ventilation and vaccine-plus strategy to avoid the disruptive epidemic cycle, to protect health and the economy, and to regain a semblance of the life we all want.

    https://seenthis.net/messages/942135

    #covid-19 #contagion_respiratoire #airborne #déni (s) #dénégation #endémie #épidémie #immunité_collective #santé_publique

  • Covid-19 : rétrécissement du pénis et problèmes d’érection soudains peuvent être des symptômes de l’infection
    https://www.ladepeche.fr/2022/01/14/covid-19-les-hommes-contamines-ont-plus-de-chances-davoir-des-problemes-de

    Une pré-étude légèrement antérieure, publiée via la revue médicale spécialisée « Andrology », avait été menée en Italie sur le même thème, en étudiant le cas de 100 hommes, dont 75 avaient contracté le Covid-19. Chez les contaminés, 28% d’entre eux ont connu des dysfonctionnements érectiles, contre 9% chez ceux qui n’ont pas été infectés. D’où le nom donné à cette étude : « Mask up to keep it up », que l’on peut traduire par « Masquez-vous pour la garder droite ». Dans leurs conclusions, les chercheurs encouragent en effet les hommes à utiliser le masque et la vaccination pour prévenir les problèmes d’érection.

    C’est aussi ce qu’ont conseillé des urologues britanniques dans une vidéo largement diffusée sur internet, dans laquelle ils assurent que les hommes malades du Covid-19 ont 6 fois plus de chances de développer des dysfonctionnements érectiles.

    • Nous commençons à être fatiguées de tous les articles qui sortent sur l’#endométriose ces derniers jours. ANCRés - À Nos Corps Résistants @corpsresistants

      https://twitter.com/corpsresistants/status/1486665553347588097

      Contrairement à ce que titrent tous les journaux, l’#endométriose n’est PAS reconnue affection longue durée et n’est PAS incluse dans la liste des ALD30.

      Il s’agit d’une résolution, pas d’un texte de loi. Iels verront PLUS TARD si l’#endométriose fera ou non partie de la liste des ALD30. Pour rappel, le gouvernement avec la grande stratégie sans budget de Macron n’est pas favorable à ce que l’endométriose fasse partie des ALD30.

      L’ALD30 permet l’obtention directe de l’exonération du ticket modérateur. Elle compte 30 pathologies reconnues comme affections longue durée nécessitant des soins réguliers et coûteux qui sont alors pris en charge en grande partie. La liste ici : https://urlz.fr/hg5L

      L’ALD31 comprend toutes les autres pathologies. L’obtention de l’exonération se fait au bon vouloir du médecin conseil, ce qui entraîne énormément d’inégalités en fonction des régions. (pas uniquement pour l’#endométriose)

      On peut se poser la question de la pertinence de ne mettre que 30 pathologies en ALD30 quand on sait le nombres de maladies chroniques invalidantes pouvant entraîner un grand besoin de soin (mais c’est un autre sujet à développer).

      2ème chose que l’on retrouve dans tous les articles sur l’#endométriose : la théorie du reflux (contestée et pas unique) et l’endomètre hors de l’utérus. On se bat depuis longtemps pour faire reconnaître que l’#endométriose n’est PAS de l’endomètre mais du tissu semblable.

      Beaucoup se réjouissent qu’au moins on parle d’#endométriose dans les journaux, mais à quel prix si c’est pour faire circuler de fausses informations ? Oui c’est bien de parler de l’#endométriose, mais encore faudrait-il bien en parler.

  • Faut-il un nouveau modèle de surveillance du Covid-19 ? L’Espagne veut lancer le débat
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/01/13/l-espagne-veut-mener-le-debat-sur-un-allegement-du-suivi-de-la-pandemie_6109


    Dans un métro à Barcelone, le 12 janvier 2022.
    NACHO DOCE / REUTERS

    Le gouvernement espagnol réfléchit à arrêter les tests systématiques, le traçage et l’isolement pour traiter le SARS-CoV-2 davantage comme une maladie endémique.

    Est-il temps d’en finir avec l’actuel système de surveillance de la pandémie, qui s’appuie sur des tests systématiques, le traçage et l’isolement des cas, y compris asymptomatiques ? En Espagne, malgré la virulence de la nouvelle vague provoquée par le variant Omicron, le débat a été lancé par le chef du gouvernement lui-même. Lundi 10 janvier, interrogé sur la radio Cadena Ser, le socialiste Pedro Sanchez a confirmé que le gouvernement « travaille depuis des mois » sur la nécessité de « répondre avec de nouveaux instruments » à « l’évolution du Covid-19, de la pandémie que nous avons connue, vers une maladie endémique ».

    Le matin même, le quotidien El Pais avait révélé que les autorités sanitaires espagnoles – le Centre de coordination des alertes et urgences sanitaires, le bureau des alertes et le Centre national d’épidémiologie – préparaient un nouveau modèle de surveillance de l’épidémie visant à traiter le Covid-19 comme une maladie respiratoire aiguë de plus, en appliquant une méthode similaire à celle utilisée pour le suivi de la grippe. Il s’agirait de ne plus compter les cas ni de faire des tests au moindre symptôme, mais de passer à un système de « sentinelles », s’appuyant sur un échantillon de médecins, de centres de santé et d’hôpitaux chargés de fournir des données statistiques extrapolables sur l’ensemble du pays, de manière à suivre l’expansion de la maladie.

    • (...)
      le gouvernement « commencera à évaluer l’adaptation à un nouveau système de surveillance et de contrôle du Covid-19 une fois passée la vague actuelle ».
      Pour la ministre de la santé, « il est évident que la situation n’est pas semblable à celle des vagues antérieures. La forte couverture vaccinale [90,5 % des Espagnols de plus de 12 ans sont vaccinés], la présence de plus en plus large du variant Omicron, qui semble présenter moins de gravité, et les taux d’incidence que nous avons connus durant la pandémie sont en train de changer l’épidémiologie du Covid-19 (…), une maladie pandémique qui prend peu à peu des caractéristiques endémiques », a-t-elle ajouté, insistant sur l’importance de « promouvoir ce débat auprès des partenaires européens. »

      Dans les faits, la très forte transmissibilité du variant Omicron a déjà très amplement débordé la capacité de suivi de l’épidémie en Espagne, et les protocoles ont été relâchés dès décembre : l’isolement des cas positifs a été abaissé de dix jours à une semaine et les contacts étroits des cas positifs ne sont plus testés s’ils n’ont pas de symptômes.

      Se concentrer sur les plus vulnérables

      Avec un taux d’incidence hebdomadaire de 1 500 cas pour 100 000 habitants, l’épidémie pourrait ainsi être particulièrement sous-évaluée. Sur les 2,1 millions de tests réalisés la première semaine de janvier en Espagne (contre 9,5 millions en France), le taux de positivité s’est ainsi élevé à 38 % (contre 20 % en France). Les hôpitaux, pour l’heure, résistent, avec 13,3 % des lits hospitaliers et 23,5 % des unités de soins intensifs occupés par des malades atteints du Covid-19. La médecine de ville, en revanche, est totalement débordée par l’afflux de cas positifs, y compris de personnes présentant des symptômes légers.

      Craignant que cette saturation n’aboutisse à une faillite du système de soins primaires, le 7 janvier, la Société espagnole des médecins de famille (Semfyc) a publié un long éditorial plaidant déjà pour « cesser de tester les personnes saines avec des symptômes mineurs », « arrêter de tracer et tester leurs contacts, abandonner les isolements » et « récupérer au plus vite l’ancienne normalité (…) : sans masque ni limite aux interactions sociales ». Rappelant que le suivi de l’épidémie a « empiété sur les soins préventifs, le diagnostic de nouvelles maladies graves ou le suivi des maladies chroniques », le texte considère que « les gouvernements [régionaux] doivent concentrer leurs efforts sur la protection des personnes les plus vulnérables au lieu de tenter de freiner, probablement avec peu de succès, la circulation du virus dans la population ».

      Si tous les experts ne partagent pas les conclusions de ce texte – les deux autres grandes associations de médecine de ville s’en sont démarquées, estimant ses conclusions prématurées –, le débat est lancé. Et le gouvernement espagnol, pressé d’avancer.

      à ce propos, il me semble que l’article donné ici par @supergeante https://seenthis.net/messages/942135
      soulignait que le passage à une endémie ne permettait pas d’affirmer que cela s’accompagnerait d’une pathogénicité atténuée.

      #covid-19 #suivi_épidémiologique #tests #endémie ou #pandémie_endémique (ou je sais pas quoi)

  • Thread by ShamanJeffrey on Thread Reader App – Thread Reader App
    https://threadreaderapp.com/thread/1476742543236902914.html

    Endemicity. I think we may have to re-evaluate our expectations of endemicity for #SARS-CoV-2. In temperate parts of the world, we think of seasonality as the phase-locking of incidence/transmission at one time of year, often the winter.

    This is patterned from our experience with influenza. The 4 well-documented flu pandemics emerged, produced a succession of waves over the first 2 years, then settled into a pattern of seasonal, one-outbreak-per-year endemicity.

    At population scales, partial protection conferred from prior infection (and vaccination) keeps incidence and severe disease at levels lower than seen during the pandemic waves. Influenza is not alone; other respiratory viruses are seasonal, too, including the ‘endemic’ coronaviruses (OC43, HKU1, 229E, NL63).

    But SARS-CoV-2 is different. It’s more aggressive. I don’t think we should expect it to devolve to a flu-like pattern. It has a much higher R0, evades immunity on shorter time scales, and is more virulent (jury still out on Omicron).

    Given these properties, multiple outbreaks each year, such as we’ve seen during 2021, may be the norm for the foreseeable future. We may find ourselves in a different kind of endemic equilibrium in which boosting is needed every 4-6 months and highly effective therapeutics are needed to limit severe disease. All this would need to be available globally and equitably. This is a daunting prospect. And psychologically challenging.

    #endémie #Covid-19

  • How will pandemic end ? Omicron clouds forecasts for endgame https://apnews.com/article/coronavirus-pandemic-science-health-pandemics-591db0701abcb31c2459b7a98a46e2

    Mais comment va-t-on empêcher les contaminations à partir des pays pauvres si on est prêt à déclarer la fin de la pandémie dès qu’un seuil « acceptable » d’infections est atteint dans les pays riches ?

    At some point, the World Health Organization will determine when enough countries have tamped down their #COVID-19 cases sufficiently — or at least, hospitalizations and deaths — to declare the pandemic officially over. Exactly what that threshold will be isn’t clear .

    Even when that happens, some parts of the world still will struggle — especially low-income countries that lack enough vaccines or treatments — while others more easily transition to what scientists call an “endemic” state.

    #endémie

  • La communication de Véran, ce week-end, affirmant qu’Omicron pourrait être la dernière vague, qu’on n’est pas à l’abri d’une bonne nouvelle, et que même que p’têt qu’il est tellement bénin que c’est une bonne chose que tout le monde l’attrape… est-ce qu’il a conscience de l’effet de ces déclarations quand, dans quelques mois, on se prendra la vague suivante ? Je trouvais déjà qu’Attal annonçant triomphalement la fin de la vague Delta juste avant les fêtes c’était pas bien malin ; là Véran l’atomise dans la connerie contre-productive. (On a déjà Blanquer qui en profite pour accélérer la contamination de tous nos enfants avant même qu’on ait une chance de les vacciner, avec les « experts » médiatiques qui assurent le service après-vente omniprésents dès ce matin…)

    Parce que comment vont réagir les gens à la prochaine vague ? À part réclamer qu’on ne prenne rigoureusement aucune mesure de protection tant qu’on n’aura pas prouvé que cette nouvelle vague n’est pas, elle aussi, une bénédiction tombée du ciel pour atteindre l’immunité collective ?

    Imaginons qu’à l’été, on a enfin un vaccin efficace y compris contre les variants, et que ce serait vraiment une très très bonne idée de se faire une dose de ça. Comment tu vas convaincre les gens d’y retourner, alors que tu leur as vendu en janvier l’idée qu’on allait laisser crever les gens avec Delta/Omicron, hospitaliser des gamins, laisser mourir les gens qui ont eu leurs soins reportés parce que l’hôpital est rempli de Covid, mais que ce « sacrifice » c’était une bonne chose maintenant on est protégés « naturellement » contre le Covid ?

    La communication précédente, entièrement orientée sur l’idée que les gestes barrières et le port du masque c’est l’horreur, mais qu’enfin grâce à la vaccination c’est terminé on n’en aura plus besoin, c’était totalement irresponsable. Mais là, vraiment, « c’est p’têt ben la dernière vague », c’est encore le niveau du dessus…

    • Oui, c’est bien à ça que je fais référence. On va le payer très cher, ça : c’est bénin, c’est immunisant, alors faites comme pour la varicelle, arrangez-vous pour l’attraper ! Et si le prochain variant est plus méchant, ayez confiance, p’têt bien que c’est comme la varicelle vous ne pourrez plus l’attraper.

    • Tant qu’on n’aura pas une vraie communication sur les séquelles, on n’en sortira pas. En deux ans, on est enfin au clair collectivement sur l’aérosolisation, à part Blanquer jusqu’à hier soir, évidemment. Même au bureau, ce matin, je constate qu’enfin, les collègues se servent en FFP2 plutôt qu’en chirurgicaux. Maintenant, il va falloir enfin faire sortir de sous le tapis les covid-longs. J’évoque à peine les immunodéprimés, tellement cette idée ne touche pas la plupart des gens perdus dans leur quotidien et tellement tout ce qui a trait à l’eugénisme ne semble plus évoquer quoi que ce soit à quiconque. Et donc, encore 3 ans, et peut-être qu’on aura fait le tour de deux ou trois alphabets latins, grecs et chinois, et qu’on pourra enfin passer à autre chose.

    • omicron c’est un vaccin gratuit profitez-en (variantes : sans les inconvénients du vaccin ; ça renforce la vaccination deux ou trois doses)
      Bon, il l’a pas inventé. certains ont essayé sur eux mêmes depuis mars 2020, et la question reste là. maintenant qu’il s’agirait de négocier (?) le tournant pandémie/#endémie, Drosten dit lui aussi des choses bizarres.
      @biggrizzly oui, mais ce sont des choses bien plus difficiles à rendre concrètes que les lits de ré et les morts pour qui a pas de cas dans ses entours. d’autant quelle ne seront pas réellement documentées sans des forces pour les rendre visibles, et pour l’imposer (//Act-up, et alliés pros potentiels).

    • "vous mettez le pied sur le frein alors que le virus galope" déclare à l’AN ce premier ministre du laisser circuler le virus puisque l’omicron ça va être un peu dur comme un tsunami mais tout compte fait ça nous aidera pour le bien de tous et de nouveau, vous verrez, tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts !

      parlons frein, on entendra moins bien encore les coups d’accélérateur donnés par le gouvernement à la circulation du virus.

      #En_Marche #gouvernement

  • Covid Will Become Endemic. The World Must Decide What That Means

    The task of 2022 will be figuring out how much action we’re willing to take and how much disease and death we’ll tolerate.
    https://www.wired.com/story/covid-will-become-endemic-the-world-must-decide-what-that-means

    This is not the year-end we wanted, but it’s the year-end we’ve got. Inside it, like a gift basket accidentally left under the tree too long, lurks a rancid truth: The vaccines, which looked like the salvation of 2021, worked but weren’t enough to rescue us. If we’re going to save 2022, we’ll also have to embrace masking, testing, and maybe staying home sometimes, what epidemiologists broadly call nonpharmaceutical interventions, or NPIs.

    (...)

    “The key question—which the world hasn’t had to deal with at this scale in living memory—is how do we move on, rationally and emotionally, from a state of acute [emergency] to a state of transition to endemicity?” says Jeremy Farrar, an infectious disease physician who is director of the global health philanthropy the Wellcome Trust. “That transition period is going to be very bumpy, and will look very, very different around the world.” (...)

    To start, let’s be clear about what endemicity is, and isn’t. Endemicity doesn’t mean that there will be no more infections, let alone illnesses and deaths. It also doesn’t mean that future infections will cause milder illness than they do now. Simply put, it indicates that immunity and infections will have reached a steady state. Not enough people will be immune to deny the virus a host. Not enough people will be vulnerable to spark widespread outbreaks.

    Colds are endemic—and since some types of colds are caused by other coronaviruses, there’s been speculation this coronavirus might eventually moderate too. (The coronavirus OC43, introduced to humans in the late 1800s, took a century to do that.) But flu is also endemic, and in the years before we all started masking, it killed anywhere from 20,000 to 50,000 Americans each year. Endemicity, in other words, isn’t a promise of safety. Instead, as epidemiologist Ellie Murray has argued, it’s a guarantee of having to be on guard all the time. (...)

    *Researchers argue that we are late in explaining to people what endemicity actually represents. “We should have been trying, from a very early stage, to teach people how to do risk calculation and harm reduction,” says Amesh Adalja, a physician and senior scholar at the Johns Hopkins University Center for Health Security. “We still should be trying, because people have gone back to their lives. They have difficulty understanding that no activity is going to have zero Covid risk—even though we’ve got great tools, and more of them coming in the new year, that are going to allow us to make Covid a much more manageable illness.”*

    (...)

    But endemicity will be a daily grind, whenever we get there: a painstaking repetition of frequent testing, sometimes masking, and never quite being free of the need to think about the virus, like an annoying neighbor whom you wish would move away.

    If we resolve to do this better in the next round, we nevertheless are left with how we play out this one. “If we keep going as we are doing, it will be protracted and painful and prolonged,” Farrar says. “We need to commit to making sure everybody in the world has access to their two doses of vaccines by the end of March 2022. A level playing field isn’t just sort of a nice thing to do. It’s the only way to reduce the chance of other new variants coming.”

  • Poêlée d’endives caramélisées
    https://www.cuisine-libre.org/poelee-d-endives-caramelisees

    Spécialité des Flandres et d’Ardenne. Peler les carottes et les râper avec la râpe à gros trous.

    Couper les blancs de poulet et le jambon en lamelles. Peler l’ail et le hacher. Couper les endives en 4 dans le sens de la longueur. Mettre la moitié du beurre et de l’huile à chauffer dans une grande poêle. Ajouter l’ail écraser et faire revenir les carottes, le poulet et le jambon. Saler, poivrer. Réserver au chaud. Ajouter le reste du beurre et de l’huile dans la poêle et faire revenir les endives avec le… #Endive, #Vergeoise, #Poêlées_et woks, #Blanc_de poulet / #Sans œuf, #Sans gluten, Sauté

    #Sauté

  • Endives de Flandre
    https://www.cuisine-libre.org/endives-de-flandre

    Débarrasser les endives de leurs feuilles extérieures avant de les passer rapidement sous l’eau courante (les laisser tremper les rend amères). Enlever un petit cône à la base, là où se concentre l’amertume. Placer les endives dans une grande casserole, ajouter le jus d’1/2 citron, 1 pincée de sel et 30 g de beurre.

    Verser de l’eau à hauteur. Porter à ébullition sur feu vif, couvrir d’un papier sulfurisé beurré, puis baisser le feu et faire cuire pendant 35 min. Laisser les endives refroidir dans le jus de… #Endive, #Garnitures, #Flandre / #Végétarien, #Sans œuf, #Sans gluten, #Sans viande, Mijoté

    #Mijoté

  • Enquête pour viol contre un ponte de la gynécologie : huit ans d’alertes ignorées - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/021021/enquete-pour-viol-contre-un-ponte-de-la-gynecologie-huit-ans-d-alertes-ign

    Une enquête pour « #viol sur mineure de plus de quinze ans », visant un #chirurgien de l’hôpital #Tenon, a été ouverte par le parquet de Paris fin septembre. Plusieurs de ses patientes avaient dénoncé, depuis 2013, des #violences_gynécologiques auprès de l’#AP-HP, de Sorbonne Université et de l’Ordre des médecins, sans qu’aucune vérification n’ait été lancée.

    #pédocriminalité

  • Burger aux endives du Nord
    https://www.cuisine-libre.org/burger-aux-endives-du-nord

    Casser les 2 œufs dans une assiette creuse.

    Battre au fouet avec 1 cuillère à soupe d’huile, du sel, du poivre et un peu d’eau. Fariner légèrement les escalopes sur les 2 faces. Les tremper dans l’œuf battu, puis les passer dans la chapelure. Chauffer l’huile et le beurre dans une grande poêle. Cuire les 4 escalopes 6 min de chaque côté.

    Réserver au chaud. Émincer très finement les 4 endives dans le sens de la longueur. Si les escalopes sont trop froides, envelopper les escalopes de poulet panées… #Endive, #Burgers, #Blanc_de poulet

  • “Don’t fail justice,” victim of Israeli war crimes tells Dutch court
    Adri Nieuwhof Rights and Accountability 24 September 2021
    | The Electronic Intifada
    https://electronicintifada.net/blogs/adri-nieuwhof/dont-fail-justice-victim-israeli-war-crimes-tells-dutch-court

    Benny Gantz, then army chief, left, and Amir Eshel, then air force commander, second from left, with other Israeli officials in 2013. The pair are being sued in the Netherlands for a 2014 bombing attack on Gaza that killed several family members of Ismail Ziada. Baz Ratner Reuters

    Two senior Israeli military officials should answer for their actions before a court of justice, Dutch judges in The Hague heard on Thursday.

    Human rights lawyer Liesbeth Zegveld told the appeals tribunal that a lower court had erroneously disregarded that there was no alternative way to seek justice for her client Ismail Ziada.

    A Palestinian-Dutch citizen, Ziada has been suing Benny Gantz, Israeli army chief at the time, and Amir Eshel, then air force chief, for the decision to bomb his family’s home during Israel’s 2014 assault on Gaza.

    Gantz is currently Israel’s defense minister and deputy prime minister. Ziada’s civil lawsuit seeks hundreds of thousands of dollars in damages from the Israeli commanders.

    The Israeli attack reduced the three-floor building in al-Bureij refugee camp to rubble.

    It killed Ziada’s 70-year-old mother Muftia, his brothers Jamil, Yousif and Omar, sister-in-law Bayan, and 12-year-old nephew Shaban, as well as a seventh person visiting the family.

    But in January 2020, the district court in The Hague shut the door in Ziada’s face by granting “functional immunity” to Gantz and Eshel on the grounds that when they committed their alleged crimes they were acting in an official capacity.

    That decision flew in the face of decades of jurisprudence following the Nuremberg trials of Nazi war criminals that those who commit the gravest offenses, including war crimes, crimes against humanity and genocide, cannot hide behind the excuse that they were acting in an official capacity or just following orders.
    No other path to justice

    Thursday’s hearing was part of Ziada’s appeal of that lower court ruling. The hearing was held in an almost empty room. Only 13 people, including this writer, were allowed to attend.

    Many others were disappointed that they couldn’t express their solidarity with Ziada by their presence.

    People come to show solidarity with Ismail #Ziada.#EndImpunity #NoImmunity pic.twitter.com/3cBruPiId7
    — adri nieuwhof (@steketeh) September 23, 2021

    Zegveld, who is renowned in the Netherlands for representing victims of human rights abuses, also told the judges that “Israel maintains an apartheid regime against Palestinians.”

    Therefore Ziada’s only viable option is to seek justice in the Dutch courts.

    Zegveld made a strong case that it was unjustifiable to grant immunity to the two Israeli military commanders.

    She noted that in 2010, the European Court of Human Rights ruled that “in cases where the application of state immunity from jurisdiction restricts the exercise of the right of access to a court, the court must ascertain whether the circumstances of the case justify such restriction.”

    Zegveld argued that Israel has completely deprived Palestinians in Gaza of access to justice by declaring the coastal enclave to be an “enemy entity” and its residents “enemy subjects.”

    Israeli law prohibits “enemy” citizens from bringing claims for damages against the state in Israeli courts.

    In response, defense lawyers for Gantz and Eshel repeated their arguments that because their clients had acted on behalf of the state, their acts were protected by functional immunity.

    After Zegveld’s thoroughly formulated plea, the lawyers for Gantz and Eshel did not make a strong impression.

    At the end of the hearing, the judges offered Ziada the opportunity to speak.

    “I never thought that my vision to seek justice would be denied by providing functional immunity to the war criminals,” he told the court. (...)