#endométriose

  • Andocure, encore une violence médicale faite aux femmes :
    Le médicament Androcur est-il l’origine d’un risque accru de tumeur cérébrale ?
    (oui et ce poison est prescrit en masse par les gynecos aux femmes atteinte d’endometriose)
    https://www.liberation.fr/checknews/2018/12/26/le-medicament-androcur-est-il-l-origine-d-un-risque-accru-de-tumeur-cereb
    La prise régulière de ce traitement hormonal entraîne un risque multiplié par 7 à 20 d’apparition de tumeur cérébrale bénigne. L’utilisation de ce médicament est donc de plus en plus encadrée.

    le traitement hormonal Androcur est à l’origine d’un risque accru de tumeur cérébrale (tumeur non cancéreuse, précision importante). Une étude de l’Assurance maladie a même quantifié le risque dû à l’acétate de cyprotérone (le nom de la molécule active). L’apparition de méningiome peut être multipliée par 7 pour l’ensemble des patientes traitées pour une durée de plus de 6 mois et par 20 au-delà de 5 ans de traitement. L’étude a observé les cas de méningiome opérés sur sept ans au sein d’une population de 250 000 femmes exposées au cyprotérone, en comparant celles qui ont reçu de fortes doses (plus de 3g sur 6 mois, soit au moins 3 boîtes, puis poursuite du traitement) à celles faiblement exposées (moins de 3g sur 6 mois, soit une ou deux boîtes, puis arrêt du traitement).

    L’ANSM maintient sa commercialisation mais cherche à mieux l’encadrer. L’utilisation prolongée à haute dose est à proscrire. Des IRM de contrôle doivent être réalisées pour toutes les patientes. Les dernières mesures émises par l’agence le 3 décembre sur le sujet sont :

    « La mise en place rapide d’un formulaire annuel d’accord de soins, indispensable pour toute délivrance en pharmacie du médicament. Afin de susciter l’échange entre le patient et son médecin ce formulaire d’accord de soins sera cosigné par le patient et le prescripteur.
    La production d’un document d’information à destination des utilisateurs actuellement traités ou envisageant un traitement par acétate de cyprotérone (diffusion d’ici la fin du 1er trimestre 2019).
    L’élaboration d’un courrier destiné à l’ensemble des personnes traitées au cours des 24 derniers mois (d’ici la fin du 1er semestre 2019).
    L’élaboration d’un courrier à l’attention de tous les médecins ayant prescrit de l’acétate de cyprotérone sur cette même période (également d’ici la fin du 1er semestre 2019). »

    Libération a traité ce sujet notamment en donnant la parole à des patientes, en interviewant le chirurgien lanceur d’alerte Sébastien Froelich et en suivant les publications de l’ANSM sur le sujet (ici et ici).

    Lire aussi : Sébastien Froelich : « Peu de risques en deçà de cinq ans de traitement »
    Scandale ?

    Vous nous demandez si cette affaire relève du scandale sanitaire. Voici plusieurs éléments pour vous faire votre avis.

    Tout d’abord, quelques informations sur le méningiome tirées du rapport de la session de juin 2018 du comité d’experts indépendants, « Méningiome et acétate de cyprotérone », disponible sur le site de l’ANSM. Si des séquelles peuvent exister, la plupart des tumeurs régressent à l’arrêt du traitement et un seul cas de décès est rapporté.

    « Les méningiomes sous acétate de cyprotérone ont la particularité de régresser totalement après l’arrêt du traitement (dans quasiment tous les cas décrits par l’équipe de neurochirurgie de l’hôpital Lariboisière). […] Dans l’enquête de pharmacovigilance de 2014 (qui incluait des données cumulatives jusqu’en 2013 de la base de données nationale de pharmacovigilance), il avait été montré que l’évolution n’était pas toujours favorable malgré une régression de la taille de la tumeur dans 6 cas sur 40 pour lesquels l’information était disponible. Certaines patientes ont eu des interventions chirurgicales avec des séquelles neurologiques (visuelles) et un cas de décès avait été rapporté. A l’époque, le diagnostic était probablement plus tardif que le diagnostic actuel, ce qui peut expliquer la proportion de séquelles observées.

    Ensuite, il est important de savoir que l’ANSM a commencé à tirer le signal en… 2009, sur la foi d’une étude du chirurgien français, Sébastien Froelich, portant sur 9 patientes. Mais comme évoqué plus haut, il faudra attendre l’enquête de l’Assurance maladie pour avoir des données sur davantage de patientes et un plus grand temps. L’agence donne un historique du sujet sur son site.

    « Le risque de méningiome était déjà connu et mentionné dans la notice du médicament depuis 2011 suite à un signal européen lancé par la France en 2009. […] Les données de la littérature scientifique montrent que les méningiomes liés à la prise de cyprotérone régressent, pour la plupart, à l’arrêt du traitement. […] Compte tenu de ces nouvelles données qui indiquent que le risque de méningiome augmente en fonction de la durée d’utilisation et de la posologie, l’ANSM a réuni le 13 juin 2018 un comité d’experts indépendants, composé d’endocrinologues, endocrinologue-pédiatres, gynécologues, neurochirurgiens et dermatologues. »

    Utilisation abusive

    La partie la plus dérangeante du sujet est l’utilisation du médicament, qui dépassait le cadre de son autorisation de mise sur le marché . L’Androcur est ainsi autorisé dans trois cas :

    « Hirsutismes féminins majeurs d’origine non tumorale (idiopathique, syndrome des ovaires polykystiques), lorsqu’ils retentissent gravement sur la vie psycho-affective et sociale.
    Traitement palliatif anti-androgénique du cancer de la prostate.
    Réduction des pulsions sexuelles dans les paraphilies en association à une prise en charge psychothérapeutique. »

    Pourtant, il a été prescrit pour lutter contre l’endométriose, contre l’acné ou encore à des fins contraceptives . « L’estimation du nombre de femmes exposées à l’AC est d’environ 57 000 en France en 2017. Comparé à d’autres pays en Europe (UK, IT, DE, ES), la France représente environ 60% des ventes d’acétate de cyprotérone sur ces 5 pays en 2016 », écrit l’ANSM.

    #big_pharma #féminicide #endométriose #scandal_sanitaire


  • Rendre visible le corps et ses douleurs : les technologies de l’endométriose. Journal d’un diagnostic (5/5). | FemTech
    https://femtech.hypotheses.org/363

    L’#endométriose m’apparaît avant tout comme une lutte pour la reconnaissance, pour le droit à l’information, à la crédibilité et à la prise en compte. Mon parcours est rythmé par de nombreuses rencontres : avec des communautés en ligne et le témoignage d’autres personnes atteintes, avec des représentations médiatiques de l’endométriose, avec le corps médical, leurs pratiques professionnelles, matérielles, routinières. Mais aussi avec des objets variés, allant d’une « simple » ordonnance aux dispositifs d’imagerie médicale, en passant par des progestatifs ou des applications smartphone. Des technologies qui, pour reprendre le terme d’Ella Shohat, forment un « panoptique endoscopique » : elles mettent en visibilité le corps3, permettent d’en scruter les moindres recoins et façonnent les regards et les discours médicaux portés tout autant sur la surface du corps qu’à l’intérieur même de celui-ci.




  • Endométriose : « C’est une fois qu’on est diagnostiquée que les emmerdes commencent » - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/03/07/endometriose-c-est-une-fois-qu-on-est-diagnostiquee-que-les-emmerdes-comm

    La journaliste Anne Steiger raconte dans un ouvrage sa vie avec cette maladie, qui toucherait une femme sur dix.

    Le titre est inspiré par une métaphore de sa coiffeuse Nathalie, la première à avoir posé des mots sur sa douleur. Dans Une araignée dans mon ventre, qui paraît aux éditions Autrement ce mercredi (1), la journaliste Anne Steiger revient sur son expérience de l’endométriose, une maladie qui se caractérise par la présence de cellules d’origine utérine en dehors de l’utérus et qui concernerait entre 2 et 4 millions de femmes en France, selon les associations.
    Principalement en raison de la banalisation des douleurs liées aux règles, le diagnostic de cette pathologie chronique, parfois asymptomatique, parfois handicapante, prend en moyenne sept à dix ans. Anne Steiger raconte dans son ouvrage, à mi-chemin entre l’autobiographie médicale et l’enquête journalistique, les années d’errance médicale qui ont suivi le sien : consultations médicales hasardeuses, traitements inefficaces, effets secondaires lourds (dépression, infertilité)… La journaliste dit vouloir « donner des pistes de réflexion à celles qui, comme [elle], se sentent dépassées par la maladie, assommées par les douleurs et négligées par les médecins qu’elles consultent » et appelle à une meilleure prise en charge des malades une fois le diagnostic établi. Interview.

    L’ouvrage mêle à la fois récit à la première personne et enquête. Pourquoi ce choix ?
    Au début, le livre ne devait être qu’un témoignage, mais j’ai compris que je ne pouvais pas me limiter à ça, car plus je creusais et plus je découvrais des choses sur la maladie qui me heurtaient en tant que femme et en tant que malade. J’ai rencontré pas mal de femmes qui, dès lors qu’elles entraient dans un parcours de soins, allaient plus mal, entraient dans un cercle vicieux de douleurs, de médicaments qui ne soignent pas, de chirurgies mal faites… C’est là que je me suis dit que quelque chose clochait. Cela s’est donc transformé en enquête un peu malgré moi, même si l’idée est d’abord de raconter mon histoire, sans faire de mon cas une généralité et sans affoler les femmes.

    Vous insistez régulièrement dans l’ouvrage sur cette volonté de pas alimenter la « machine à faire peur », pourquoi ?
    C’est quelque chose que le corps médical a pu reprocher à des blogueuses ou à des journalistes, de se focaliser sur des cas graves, alors qu’ils ne représentent que 10 à 25% des malades. Cela fait quand même un paquet de femmes qui souffrent en silence. Mon but n’est évidemment pas d’inquiéter celles qui ne souffrent pas beaucoup ou pas du tout. Cette maladie n’est pas un calvaire pour toutes les femmes, heureusement. Mais souvent, celles qui souffrent beaucoup ne se retrouvent pas non plus souvent dans les campagnes d’affichage qui présentent l’endométriose comme de simples douleurs de règles, alors que la maladie peut être très handicapante. Celles qui ont été opérées dix fois mais ne sont toujours pas soulagées se rendent compte qu’il y a un problème, et pour l’instant on n’a pas grand-chose à leur proposer.

    Est-ce qu’il existe une forme de sexisme ou de paternalisme de la part de certains médecins qui ne prennent pas au sérieux la douleur des femmes ?
    Je ne sais pas si on peut parler de sexisme car une majorité de gynécologues sont des femmes, mais c’est vrai que beaucoup de patientes le vivent comme ça. Il suffit de lire le Livre noir de la gynécologie [sur les maltraitances gynécologiques] pour se rendre compte que ce n’est pas rare. Et les endométriosiques sont particulièrement touchées, car statistiquement, elles consultent plus. L’endométriose condense beaucoup de choses, c’est une maladie qui cristallise beaucoup de fantasmes.

    On le voit aussi avec la psychologisation, le fait de dire aux malades que « c’est dans la tête ». C’est un discours qui est encore très présent sur les réseaux sociaux, certaines femmes vont par exemple expliquer que l’endométriose est arrivée après la mort de leur mère… Moi-même, j’étais persuadée que mon endométriose était due à une IVG pas assumée, car j’ai été diagnostiquée juste après. Je savais que c’était une maladie réelle, qui était dans mon corps, mais pour moi, elle était arrivée à cause de ça… Donner du sens à sa maladie à titre personnel, pourquoi pas. Mais le fait que le discours médical utilise ce type d’arguments, c’est problématique et cela a des conséquences. Mary Lou Ballweg, qui a cofondé l’Endometriosis association aux Etats-Unis, explique bien que c’est à cause de cette psychologisation que l’on a un retard énorme sur la recherche médicale sur beaucoup de maladies féminines.

    Vous évoquez dans l’ouvrage un projet de dépistage à grande échelle de l’endométriose via une simple prise de sang. Comment envisagez-vous cette perspective ?
    L’idée qu’on puisse détecter l’endométriose de cette façon est selon moi très inquiétante. Des laboratoires privés y travaillent d’arrache-pied et c’est ce qui se profile. On pourra potentiellement dire à une adolescente de 13 ans qu’elle a une endométriose et la mettre sous pilule, alors que si ça se trouve, elle ne souffrira jamais. Pouvoir mettre 175 millions de femmes dans le monde sous traitement à vie – et encore, c’est une fourchette basse qui ne prend pas en compte les asymptomatiques que l’on estime porteuses sans le savoir – représente une manne financière énorme pour les laboratoires. Pour les femmes qui sont touchées sur les ovaires et les trompes, ce type de dépistage peut être utile, car la maladie a un impact sur la fertilité et il faut pouvoir agir vite. Mais un diagnostic précoce n’a pas toujours d’intérêt. Moi, tant que l’endométriose ne me faisait pas souffrir, je préférais ne pas savoir.

    Qu’auriez-vous fait différemment dans votre parcours de soins si vous aviez été mieux renseignée sur la maladie dès le début ?
    C’est difficile à dire, car j’ai commencé à vraiment souffrir quand j’ai commencé à prendre des traitements et à être opérée. Si demain je rencontre une fille de 25 ans qui a de l’endométriose, je lui dirai d’aller voir les bons médecins. Ils sont surchargés, ils sont très peu nombreux en France, mais ils existent. Les hyperspécialistes, qui savent pratiquer une chirurgie qui est complexe et coûteuse, on peut les compter sur les doigts d’une main. Ils n’opèrent que ça et connaissent la maladie par cœur. Souvent, ces médecins ont touché la maladie de près, sont arrivés à l’endométriose car leur femme ou leur sœur étaient malades. On sent qu’ils veulent changer les choses. C’est le cas en Suisse du professeur Marc Possover par exemple. J’aurais aussi aimé être mieux informée des effets secondaires des médicaments, dont ne parlent pas les associations. Je suis sûre que je n’ai pas pu avoir d’enfant à cause des traitements et j’aurais aimé qu’on me le dise.

    Qu’est-ce qu’a changé selon vous la récente médiatisation de la maladie ? Dans l’ouvrage, vous vous montrez assez critique vis-à-vis de « l’endomania »…
    Qu’on sensibilise, c’est très bien. La maladie est sortie de l’ombre, elle n’est plus taboue. Mais on en parle mal. Le problème, c’est ce qu’on fait une fois qu’on est diagnostiquée. Quel médicament prendre, quel chirurgien aller voir… Les femmes qui ne savent pas pourquoi elles souffrent et qui mettent enfin un nom sur la maladie se disent « ouf ». Mais c’est là que les emmerdes commencent ! Ces femmes veulent être soulagées, mais cinq médecins en France ne peuvent pas toutes les opérer, donc on les opère mal. Aujourd’hui, certaines opérations, dites de « shaving » ne font que renforcer la maladie. J’ai rencontré des femmes qui avaient été opérées cinq, dix, quinze voire 27 fois…

    Les médecins sont aussi unanimes sur le fait que les médicaments ne soignent pas l’endométriose. Ils mettent un pansement sur la douleur mais la maladie peut continuer d’évoluer. La seule chose à faire c’est de se renseigner : sur sa maladie, sur le corps médical et les spécialistes, sur les médicaments. Il faut être une malade hyper-informée.
    (1) Une araignée dans le ventre : mon combat contre l’endométriose d’Anne Steiger, éditions Autrement, 248 pages
    Juliette Deborde

    Par contre dire que le fait que les gynécologues soient des femmes fait qu’elles ne peuvent pas relayer le sexisme systémique, c’est avoir une méconnaissance du fonctionnement des systèmes d’oppression.

    #endométriose #santé #femmes #industrie_pharmaceutique #règles #paternalisme #sexisme


  • Endométriose, une maladie méconnue
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-lundi-15-janvier-2018

    Qu’est-ce que l’endométriose ? Quels sont les traitements adaptés à l’endométriose ? Quelles sont les pistes de recherches scientifiques pour mieux comprendre cette pathologie ? L’endométriose est-elle encore un tabou ?

    Super émission sur l’endométriose, la recherche, les causes du manque de financement, l’information, les perspectives…
    #santé #femmes #endométriose #règles #infertilité #douleurs #recherche


  • Listen to women’: UK doctors issued with first guidance on endometriosis | Society | The Guardian
    https://www.theguardian.com/society/2017/sep/06/listen-to-women-uk-doctors-issued-with-first-guidance-on-endometriosis

    Doctors are being advised to listen to what women tell them about crippling pelvic and period pain and look out for the symptoms of endometriosis in a bid to speed up diagnosis of a disease that can wreck lives and careers.

    It takes an average of seven to eight years to be diagnosed with endometriosis, according to the first-ever guidance on managing a disease that affects one in 10 women from the National Institute for Health and Care Excellence (Nice) in England. Experts say the long wait is the same all over the western world. Many women are told they are making a fuss about normal period pain. Some are unable to work and the disease causes others to become infertile.

    The NHS must listen to women, says Nice. If they have symptoms including continuing pelvic pain, severe period pain, pain during sex or they suffer from infertility, endometriosis must not be ruled out. It should not be discounted if the woman continues to say she has symptoms when examinations such as ultrasound scans are negative.

    Delayed diagnosis is a significant problem for many women with endometriosis leading them to years of unnecessary distress and suffering,” said Professor Mark Baker, director of the centre for guidelines at Nice.


  • Le sang des règles : éternel #tabou ? (1/5)

    Quatre cents fois dans la vie dʹune femme, la paroi de lʹutérus se déchire et le sang coule pendant plusieurs jours. Cette période physiologique normale, symbole de fertilité, reste pourtant entachée de croyances, de honte ou de douleurs. Avec à la clé des maladies comme lʹendométriose trop longtemps ignorée. Pourquoi les règles, de leur arrivée à leur disparition, restent-elles encore un sujet tabou ?

    https://www.rts.ch/play/radio/vacarme/audio/le-sang-des-regles-eternel-tabou-15?id=8766450

    #règles #sang #tabou #femmes #menstruations

    Cet épisode sur l’#endométriose :
    ÊTRE FEMME DANS LA DOULEUR

    Chaque mois, la paroi interne de lʹutérus appelée endomètre est éliminée sʹil nʹy a pas de grossesse. En cas dʹendométriose, une maladie qui touche une femme sur dix, ce tissu se disperse dans le corps et se fixe sur dʹautres organes. Cela entraine inflammations, saignements et douleurs très intenses. Cʹest aussi une cause dʹinfertilité et de fausses couches. Cette maladie est encore mal connue, y compris dans le monde médical, ce qui explique que des femmes restent des années à souffrir pendant leurs règles sans diagnostic.

    https://www.rts.ch/play/radio/vacarme/audio/le-sang-des-regles-eternel-tabou-25?id=8769302#?station=a9e7621504c6959e35c3ecbe
    #douleur

    #TAMPONS ET #SERVIETTES, LES FEMMES MONTENT AU CRÉNEAU

    Quelle est la composition des tampons et des serviettes hygiéniques ? Au Parlement, Valérie Piller Carrard interpelle le Conseil fédéral à ce sujet. En effet, de récents tests du magazine français « 60 millions de consommateurs » ont fait état de traces de polluants dans les protections périodiques. Et les fabricants ne donnent toujours pas la composition et le mode de fabrication de ces objets usuels, car ce ne sont pas des dispositifs médicaux.

    https://www.rts.ch/play/radio/vacarme/audio/le-sang-des-regles-eternel-tabou-35?id=8772239#?station=a9e7621504c6959e35c3ecbe
    #pesticides #roundup

    La fin dʹun cycle

    Quelle nouvelle période sʹouvre avec la ménopause ? Les femmes sont-elles libérées des douleurs de règles, des changements dʹhumeur ou au contraire gênées par les symptômes physiologiques ou les mythes colportés autour de lʹarrêt de la fertilité ? Elise, Michelle et Birgit de lʹassociation CorpsEmoi se retrouvent pour créer un atelier de femmes autour de la ménopause. Lʹanthropologue de la santé, Josiane MʹBarga a comparé le vécu des femmes suisses et celui des femmes camerounaises.

    https://www.rts.ch/play/radio/vacarme/audio/le-sang-des-regles--eternel-tabou-45?id=8774971#?station=a9e7621504c6959e35c3ecb
    #ménopause

    Il y a 5 épisodes, il est possible de les écouter sur le site de Vacarme de la RTS


  • Quand une étude s’intéresse à l’endométriose… pour son impact sur la vie sexuelle des hommes | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/146391/etude-endometriose-vie-sexuelle

    Depuis la publication de son article intitulé « Une étude sur l’impact de l’endométriose sur la vie sexuelle des hommes ? Rageant ! », le compte Twitter d’Imogen Dunlevie est au bord de l’explosion. Cette jeune étudiante australienne souffre d’endométriose depuis l’âge de 13 ans. Elle a publié son premier article dans le Guardian lorsqu’elle a appris qu’une étudiante en master de philosophie (département Santé sexuelle) à Sydney en Australie allait conduire une recherche sur l’impact de l’endométriose sur la vie sexuelle… des hommes.

    Pour rappel, l’endométriose touche une femme sur dix en âge de procréer. Les symptômes les plus fréquents sont des douleurs abdominales et pelviennes très violentes. Comme nous vous l’expliquions en 2015, le diagnostic est souvent très tardif car la maladie est peu connue des médecins. La plupart du temps, on détecte l’endométriose au bout de dix ans, le plus souvent quand une femme se révèle infertile.


  • Témoignage : face à mon #endométriose et au #sexisme médical, j’ai décidé d’agir
    http://www.konbini.com/fr/tendances-2/temoignage-endometriose-sexisme-medical-jai-decide-dagir

    Quand je me suis retrouvée aux urgences, je n’avais eu aucun rapport sexuel depuis plus d’un an. Je l’ai dit aux médecins, qui m’ont tous répliqué, peu importe leur âge : « On nous apprend en fac qu’une femme qui dit ne pas être enceinte l’est ! » Cela veut donc dire que depuis des décennies, on enseigne aux médecins que la parole d’une femme est sans valeur. En en parlant autour de moi, je me suis rendu compte que presque toutes les femmes étaient traitées ainsi, et que les #violences gynécologiques et obstétricales étaient monnaie courante. Alors pourquoi n’en parle-t-on pas plus, et comment est-ce possible dans un pays qui affirme garantir l’égalité hommes-femmes ?


  • Tampon, notre ennemi intime - Le monde en face - France 5
    http://www.france5.fr/emissions/le-monde-en-face/tampon-notre-ennemi-intime_566421


    Petite présentation du documentaire sur les dangers des #tampons. Je ne sais pas encore s’ils en parlent dans le film mais je trouve incroyable qu’ils n’évoquent pas dans l’article de présentation le fait qu’il existe une alternative naturelle et sûre au tampon, qui est la coupe menstruelle. On a l’impression qu’il faut risquer sa vie ou être obligée de se taper des serviettes hygiéniques. En tout cas, enfin on parle de ce problème sur un media de masse. Le lien possible avec l’endométriose est glaçant vu les dégâts occasionnés par cette maladie.

    #santé #règles #femmes #SCT #endométriose


  • Expliquer l’#endométriose … aux élèves - A la une - Destination Santé
    https://destinationsante.com/expliquer-lendometriose-aux-eleves.html


    Bonne nouvelle

    Affectant 1 femme sur 10 en âge de procréer, l’endométriose s’avère très douloureuse pendant la période des règles. Et augmente le risque de complications gynécologiques. Pour autant, cette maladie chronique et récidivante reste encore peu connue. Notamment auprès des jeunes. Pour y remédier, une campagne d’information prendra donc place sur les bancs des collèges et lycées de France dès la rentrée 2016.


  • Ces femmes qui choisissent de ne plus avoir leurs règles
    http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/ces-femmes-qui-choisissent-de-ne-plus-avoir-leurs-regles-7780021759

    « "Les gynécos ne parlent quasiment jamais de cette possibilité à leur patiente. On en entend même certains dire que ce n’est pas bon de prendre la pilule en continu", explique cette mère de famille qui a choisie d’être suivie par une sage-femme, "beaucoup plus a l’écoute et non jugeante", selon elle. "Mes amies me disent toutes qu’elles aimeraient ne plus avoir leurs règles, explique aussi Marella. Mais elles n’osent pas, elles ne sont pas sûres que ce soit vraiment sain, ni c’est dangereux... Il y a un vrai manque d’informations à ce sujet".

    "Le fait que beaucoup de gynécos soient encore "frileux" est lié aux insuffisances de leur formation, qui n’a pas beaucoup évolué depuis 40 ans", analyse Martin Winckler. L’idée qu’arrêter les règles est (...)

    #feminisme


  • Rieuse

    Elle est une de ces femmes dont raffolent les hommes. Grande, mais pas trop, bien bâtie, mais pas trop, solide, mais pas trop, expansive, mais pas trop.
    Elle aime faire la fête, mais pas trop, elle aime rire, surtout des blagues des autres. Elle est gentille, beaucoup trop.
    Elle ne sait pas dire non et elle pense qu’une main aux fesses est un compliment.
    Elle est attentive aux autres, nettement moins pour elle-même. Quand elle souffre, elle a le bon goût de le faire avec discrétion.
    Elle n’aime pas gêner.

    Pendant plus de 10 ans, elle a refoulé ses larmes et ses plaintes. Elle avait mal à vouloir mourir, mais tu sais comment sont les #femmes.
    Ils ont mis plus de 10 ans à lui trouver son #endométriose. Cette maladie inconnue qui touche seulement une femme sur 5.
    Aujourd’hui, elle a une maladie qui dit qu’elle n’est pas une tire au flanc, ni une mytho.
    Avant de donner un nom à ses souffrances, ils ont pris le temps de lui retirer une bonne partie de ses organes de femme.
    C’est une belle femme rieuse et pas farouche qui n’aura jamais les enfants qu’elle voulait tant avoir.


  • #Endométriose, la « maladie orpheline » qui ne concerne que 20% des #femmes !
    http://sexes.blogs.liberation.fr/2015/04/18/est-il-normal-davoir-mal-lors-des-cycles
    En clair, comme c’est une maladie de gonzesses, tout le monde s’en tamponne

    Si les femmes étaient mieux informées et les médecins mieux formés, Marie-Anne Mormina estime que la France ferait des millions d’économies : les femmes n’auraient plus besoin d’aller voir à répétition des médecins pour être mises en arrêt de travail, ni de multiplier des examens inutiles, des appels aux médecins de nuit, des arrivées catastrophes aux urgences. « Les coûts directs et indirects de cette maladie sans notre pays seraient de 9,5 milliards d’euros par an (en intégrant la perte de productivité). Imaginez les économies que l’Etat ferait si la recherche trouvait enfin le traitement efficace ! Or la recherche n’est absolument pas financée. Aucun appel d’offres pour financement de l’Etat n’est lancé dans ce domaine et, pour en avoir parlé directement avec le représentant d’un des plus grands groupes privés d’investisseurs médicaux, ils ne sont tout bonnement pas intéressés par le sujet ! ». Pourquoi ? Parce que l’endométriose n’est pas connue (3). Son nom ne dit rien à personne. Ce n’est pas une maladie « bankable », en somme. Raison pour laquelle c’est aux malades de faire connaître, haut et fort, ce dont elles souffrent.

    #médecine_misogyne


  • L’endométriose, maladie taboue
    http://www.lemonde.fr/sciences/article/2015/02/09/l-endometriose-maladie-taboue_4572992_1650684.html

    Faire connaître l’endométriose, tel est le combat des associations de patientes touchées par cette maladie, qui concerne 10 % à 15 % des femmes en âge de procréer. Le 11ème semaine européenne de prévention et d’information sur l’endométriose se tient du 3 au 9 mars. « Nous essayons de rencontrer des parlementaires pour aider à faire reconnaître l’endométriose comme maladie chronique et tenter de l’inscrire dans le projet de loi de santé en discussion au Parlement », indique Yasmine Candau, présidente d’EndoFrance, créée en 2001. « Certes, c’est bénin, on n’en meurt pas, mais cette maladie peut avoir des conséquences invalidantes au quotidien », prévient-elle.
    Même combat pour le mouvement Lilli H. contre l’endométriose, né sur la Toile, créé en 2011 par Marie-Anne Mormina, qui en souffre depuis 1999. « Arrête de t’écouter », c’est notamment pour ne plus entendre ça, pour que la douleur des femmes soit entendue, qu’elle a écrit La Maladie taboue, qui est sorti le 4 mars (Fayard). Son mouvement va lancer pour la deuxième fois une marche, le 28 mars à Paris, et vient de sortir un film de sensibilisation, Endométriose, parlons-en, réalisé par Sara Grimaldi, elle-même atteinte par la maladie.
    L’endométriose, décrite pour la première fois en 1860 par le médecin Karel Rokitansky (1804-1878), reste mal connue, mal diagnostiquée, et difficilement traitable. C’est une maladie caractérisée par la présence de tissu utérin (ou tissu endométrial) en dehors de la cavité utérine. Lors des règles, des cellules de l’endomètre (la muqueuse qui tapisse l’utérus), au lieu d’être évacuées vers le bas, refluent vers le haut par les trompes, de façon anormale, sans que l’on connaisse exactement les raisons. Ces cellules prolifèrent et peuvent pénétrer dans les tissus et les organes (ovaires, intestins, vessie et plus rarement les poumons), et provoquer des lésions, nodules et kystes.
    Le mode de propagation de l’endométriose est similaire à celui du cancer, sauf que ces cellules ne sont pas malignes. Si elle peut être asymptomatique, elle provoque dans la plupart des cas de fortes douleurs, le plus souvent au moment des règles ou des rapports sexuels (douleurs ressenties aussi parfois au niveau du dos ou des poumons), et une infertilité. « Il n’y a pas une, mais des endométrioses, c’est une maladie complexe », explique le docteur Erick Petit, radiologue en libéral et au groupe hospitalier Paris-Saint-Joseph (GHPSJ), où il a fondé un centre sur l’endométriose.

    #tabou #femme #femmes #santé #endométriose


  • J’ai appris l’existence de cette maladie en début de semaine, car une collègue de boulot s’est fait opérée pour un kyste ovarien retiré trop tard, qui lui a valu de perdre une bonne partie de son utérus.
    Hasard du calendrier, 2 jours après tous les médias en parlaient. C’est dingue que ma collègue ait souffert depuis 3 mois avec moultes examens sans le diagnostic ne soit clair. Une échographie aurait suffi.. J’espère que cette médiatisation aidera les médecins à être plus réactifs..

    http://blog.francetvinfo.fr/ladies-and-gentlemen/2014/03/10/comment-jai-compris-que-lendometriose-est-un-sujet-politique.html

    Sans vouloir remuer le couteau dans la plaie, je me souviens du ramdam qu’ont fait les « Salauds » embarqués par Beigbeder, à l’automne dernier, pour défendre leur bon droit à jouir. Et chacun-e de s’inquiéter des dérives pudibondes d’une société qui limiterait les voies d’accès à l’orgasme masculin. Il me parait aujourd’hui justifié que l’on fasse au minimum autant de bruit pour que 180 millions de femmes aient droit, pour commencer, à une sexualité non douloureuse.

    #endométriose

    • J’ai bossé avec une femme de mon âge qui s’est vraiment payé le parcours du combattant pendant 20 ans : négation de ses douleurs qu’elle décrit comme atroces, renvoi permanent à des causes psychosomatiques de son infertilité, traitement hormonal prescrit par un incompétent qui a agravé le problème, puis chirurgie faite à la hache.
      J’ai vraiment la sensation que les médecins se sont conduits avec elle comme des porcs parce que c’était une jolie petite nana qu’ils considéraient à la fois avec condescendance et concupiscence.


  • #Endométriose : une maladie qui touche une à deux femme sur dix

    Une maladie répandue mais mal connue et mal soignée, normal, elle ne touche que les femmes…

    L’endométriose est la présence de muqueuse utérine en dehors de la cavité utérine.

    On observe ce phénomène principalement dans la cavité péritonéale et au niveau des ovaires. Cependant ce tissu ectopique peut également être retrouvé sur les organes digestifs, dont le rectum, sur la vessie, voire sur les reins, le diaphragme, le péritoine et exceptionnellement dans tout organe. Le tissu endométrial est hormono-sensible et comme l’endomètre suit le cycle menstruel.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Endom%C3%A9triose

    La première marche mondiale des femmes pour la reconnaissance et la prise en charge de l’endométriose est un événement initié aux Etats-Unis qui se déroulera simultanément dans une quarantaine de villes à travers le monde dont Londres, Rome, Amsterdam, Madrid, Lisbonne, Stockholm et Washington. A Paris, la marche était prévue dans l’après midi entre la gare Montparnasse et le Champ de Mars.

    http://www.liberation.fr/vous/2014/03/13/des-marches-dans-40-villes-du-monde-contre-l-endometriose_986808

    #femmes #gynécologie #gros_ventre