#endothélite

  • Covid-19 : l’analyse de poumons de patients décédés livre des résultats inattendus – Réalités Biomédicales
    https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/2020/05/23/covid-19-lanalyse-de-poumons-de-patients-decedes-livre-des-resultats-inatten

    Les poumons de patients atteints de la maladie Covid-19 fabriquent de nouveaux vaisseaux sanguins à un stade précoce de la maladie, un processus qui augmente avec la durée d’hospitalisation. Tel est le résultat « inattendu » d’une étude autopsique réalisée par une équipe d’anatomopathologistes et pneumologues allemands (Wuppertal, Mayence, Hanovre), belges (Louvain), suisses (Bâle) et américains (Harvard Medical School, Boston) et publiée en ligne le 21 mai dans l’hebdomadaire médical américain The New England Journal of Medicine.

    Ces travaux soulignent le rôle majeur que joue la pathologie vasculaire pulmonaire dans l’infection par le coronavirus SARS-CoV-2. Ils fournissent de précieuses informations sur les modifications observées au niveau de ce que les spécialistes appellent le « poumon périphérique », c’est-à-dire en profondeur, au niveau des lobules pulmonaires qui constituent les unités anatomiques et physiologiques du poumon où s’effectuent les échanges gazeux entre les alvéoles et les capillaires sanguins.
    […]
    Cette étude souligne l’importance cruciale des autopsies pour réaliser une description précise et conduire des analyses sophistiquées des lésions associées à une nouvelle maladie. Elle contribue en l’occurrence un peu plus encore à faire des cellules endothéliales des acteurs majeurs de la physiopathologie du syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) associé à la Covid-19. On observe ainsi une atteinte inflammatoire de ces cellules vasculaires au niveau pulmonaire (endothélite). De plus, ces cellules sont impliquées dans les processus conduisant à la formation de thrombus (activation de la cascade de la coagulation) et la formation de nouveaux vaisseaux sanguins (angiogenèse par intussusception).

    La possibilité que les cellules endothéliales jouent un rôle central dans la Covid-19 a déjà incité au développement de stratégies thérapeutiques. Des essais cliniques sont en cours.

  • Coronavirus : alerte sur une hausse de cas de syndromes inflammatoires infantiles

    Depuis le 15 avril, un nombre inattendu d’enfants, en majorité porteurs du SARS-CoV-2, sont hospitalisés pour des myocardites aiguës et des formes atypiques du syndrome de #Kawasaki. Aucun décès n’est à déplorer.

    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/04/29/covid-19-alerte-sur-une-hausse-de-cas-de-syndromes-inflammatoires-infantiles

    #endothélite #covid-19 #enfants #myocardites #immunite

  • Nous v’là bien… Coronavirus : la nicotine pourrait-elle protéger de la maladie ?
    https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/coronavirus-la-nicotine-protegerait-de-la-maladie-1587531131

    Le professeur de médecine interne Zahir Amoura, qui a mené l’étude, a constaté qu’il y a très peu de fumeurs parmi ces patients. Les médecins ont regardé s’ils fumaient plus ou moins que la population générale de même sexe ou de même âge. « On avait un taux de fumeurs qui était de l’ordre de 5%, ce qui est bas », explique Zahir Amoura à France inter. « Il y a à peu près 80% de moins de fumeurs dans les populations Covid que dans la population générale, de même sexe et de même âge. »

    Il y aurait donc quelque chose dans le tabac qui protège contre le Covid-19, et pourquoi pas la nicotine. Par l’entremise d’une connaissance commune, le prix Nobel de physique Serge Haroche, Zahir Amoura rencontre le neurobiologiste de renommée mondiale Jean-Pierre Changeux qui suggère que la nicotine pourrait empêcher le virus de pénétrer dans les cellules. « L’idée était que la nicotine interfèrerait avec l’attachement du coronavirus sur le récepteur de la nicotine, et puisse donc s’opposer à la propagation du virus. »

    • Breaking news ; : la victoire sur le Covid-19 ?

      "Ce soir en exclusivité mondiale dans « C’est à vous », Anne Elsabeth Lemoine et Patrick Cohen vous racontent minute par minute leurs 24 heures de vol avec la Première dame et Marlène Schiappa dans l’Airbus présidentiel jusqu’au Melanokistan, d’où elles ont exfiltré pour la reconduire à Paris la doctoresse Fu-Mancha, réfugiée Ouîghoure qui vient de réussir, dans un hôpital clandestin sponsorisé par Danone une première mondiale qui va changer la face du monde ;

      En effet la doctoresse Fu-Mancha vient de réussir à annihiler le Corona en injectant de l’amiante à deux pangolins et demi.

      Le président Macron qui a suivi le vol depuis le bunker de l’Elysée vient d’annoncer à l’AFP qu’une messe solennelle sera prononcée demain à Notre-Dame et que Christophe Castaner vient d’ordonner à tous les préfets de faire sonner demain les cloches de toutes les églises de France, ce qui signera la fin anticipée du confinement.

      Vive Danone, vive la doctoresse Fu-Mancha, vive Moi !"

      Ne quittez pas l’antenne.

      Et maintenant une page de publicité...

    • L’effet cancérigène de la nicotine seule n’a pas pu être prouvé sur des rats soumis à des concentrations élevées de nicotine pendant une période significative28. Par contre son effet sur les récepteurs d’acétylcholine facilite la croissance des tumeurs en favorisant l’angiogenèse29. WP
      Vapotez !!

    • Quand je pense que ça fait un mois qu’on a habitué nos enfants à boire un petit verre de Picon tous les soirs avant de se coucher. Et que maintenant on apprend qu’en fait c’était pas ça…

    • à la pointe de l’actualité, @supergeante !

      Le Covid-19 est une inflammation vasculaire systémique plus qu’une pneumonie, selon une étude suisse - RTL Info
      https://www.rtl.be/info/monde/international/le-covid-19-est-une-inflammation-vasculaire-systemique-plus-qu-une-pneumonie-sel

      Les premiers patients présentaient surtout des pneumonies difficiles à traiter, a indiqué l’Hôpital universitaire de Zurich (UZH) dans un communiqué. Puis, par la suite, les médecins ont constaté de plus en plus de cas de troubles cardio-vasculaires et de défaillances multiples d’organes sans lien apparent avec la pneumonie. L’équipe de Zsuzsanna Varga à l’UZH a donc examiné au microscope des échantillons de tissus de patients décédés et constaté que l’inflammation touchait l’endothélium - la paroi interne des vaisseaux sanguins - de différents organes. Le virus SARS-CoV-2 a pu être détecté dans l’endothélium lui-même, où il provoque la mort des cellules, puis des tissus et organes touchés.

    • Après quelques explications de Le Monde
      https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/04/22/coronavirus-une-proportion-reduite-de-fumeurs-parmi-les-malades_6037365_3244

      Comment expliquer une telle proportion ? Une hypothèse mentionne le rôle central que pourrait jouer le récepteur nicotinique de l’acétylcholine dans le Covid-19, ont indiqué le neurobiologiste Jean-Pierre Changeux (découvreur du récepteur nicotinique) et Zahir Amoura dans les Comptes rendus de l’Académie des sciences (disponibles sur Qeios).

      « Nombreux agents toxiques »

      Pour aller plus loin, indique Zahir Amoura, « des essais thérapeutiques vont être proposés pour évaluer l’effet des patchs de nicotine », incluant des patients infectés hospitalisés et des soignants non infectés. « Nous sommes en train de mettre en place une évaluation rigoureuse de ces approches avec le soutien du ministère de la santé », explique Florence Tubach. En effet, « il faut être très vigilant sur les effets secondaires de la nicotine, surtout pour les non-fumeurs », souligne le pneumologue Bertrand Dautzenberg.

      l’article se conclut par un rappel des méfaits du tabac et par un plaidoyer de tabacologues

      « Le confinement peut être un moment opportun pour arrêter de fumer » , ajoute Anne-Laurence Le Faou, présidente de la Société francophone de tabacologie.

      « C’est bien de lutter contre ce virus, mais il serait logique que les Etats consacrent plus de moyens à la guerre contre le tabac qui tue environ 7 millions de personnes chaque année dans le monde, c’est-à-dire un fumeur sur deux », assure le professeur de pneumologie Alexandre Duguet (Sorbonne Université).

      comme si, sauf exception ou minorité qui arriveraient à se saisir de ce moment, tout montrait pas au contraire que le caractère anxiogène de la pandémie, du confinement, de la situation socio-politique et de ses développements éventuels ne pouvaient qu’encourager les nicotinomanes à recourir davantage à cette drogue, comme pour l’alcool.

      #nicotine

    • « La maladie COVID-19 peut toucher les vaisseaux sanguins de tous les organes », résume Frank Ruschitzka, directeur de la clinique de cardiologie de l’USZ, qui suggère désormais de baptiser ce tableau clinique « COVID-endothélite ».

      Il s’agit d’une inflammation systémique des vaisseaux sanguins pouvant toucher le coeur, le cerveau, les poumons, les reins ou encore le tube digestif. Elle entraîne de graves micro-perturbations de la circulation sanguine qui peuvent endommager le coeur ou provoquer des embolies pulmonaires, voire obstruer des vaisseaux sanguins dans le cerveau ou le système gastro-intestinal, souligne l’USZ.

      D’autres recherches publiées dans la revue Science vont dans le même sens, évoquant une maladie systémique et un virus qui agit d’une manière différente de tous les autres pathogènes vus jusqu’ici.

      Des dommages aux reins, au cerveau et au système nerveux central ont été signalés, de même que encéphalites, crises épileptiques et AVC chez des patients ayant récupéré. Les intestins, riches en récepteurs ACE2, sont un autre front d’attaque : la moitié des patients souffre de diarrhée. Les yeux et le foie sont également touchés.

      #coronavirus #covid-19

    • Bien plus qu’une pneumonie, la maladie COVID-19 est une inflammation vasculaire systémique, selon une étude de chercheurs zurichois. Cela explique pourquoi elle provoque autant de problèmes cardiovasculaires et de défaillances d’organes vitaux.

      Les premiers patients présentaient surtout des pneumonies difficiles à traiter, a indiqué l’Hôpital universitaire de Zurich (USZ) dans un communiqué. Par la suite, les médecins ont constaté de plus en plus de cas de troubles cardiovasculaires et de défaillances multiples d’organes sans lien apparent avec la pneumonie.

      L’équipe de Zsuzsanna Varga, à l’USZ, a donc examiné au miscroscope des échantillons de tissus de patients décédés et constaté que l’inflammation touchait l’endothélium - la paroi interne des vaisseaux sanguins - de différents organes.

      Le virus SARS-CoV-2 a pu être détecté dans l’endothélium lui-même, où il provoque la mort des cellules, puis des tissus et organes touchés. Les chercheurs en déduisent que le virus attaque le système immunitaire non pas par les poumons, mais directement par les récepteurs ACE2 présents dans l’endothélium, qui perd ainsi sa fonction protectrice.

      Tous les organes touchés

      « La maladie Covid-19 peut toucher les vaisseaux sanguins de tous les organes », résume Frank Ruschitzka, directeur de la clinique de cardiologie de l’USZ, qui suggère désormais de baptiser ce tableau clinique « Covid-endothélite ».

      Il s’agit d’une inflammation systémique des vaisseaux sanguins pouvant toucher le cœur, le cerveau, les poumons, les reins ou encore le tube digestif. Elle entraîne de graves microperturbations de la circulation sanguine qui peuvent endommager le cœur ou provoquer des embolies pulmonaires, voire obstruer des vaisseaux sanguins dans le cerveau ou le système gastro-intestinal, souligne l’USZ.

      Si l’endothélium des jeunes patients se défend bien, ce n’est pas le cas de celui des groupes à risque souffrant d’hypertension, de diabète ou de maladies cardiovasculaires, dont la caractéristique commune est une fonction endothéliale réduite.

      Au niveau thérapeutique, cela signifie qu’il faut combattre la multiplication du virus et en même temps protéger et stabiliser le système vasculaire des patients, conclut le Pr Ruschitzka, cité dans le communiqué. Ces travaux sont publiés dans la revue médicale britannique « The Lancet ».

      Un virus à nul autre pareil

      D’autres recherches publiées dans la revue « Science » vont dans le même sens, évoquant une maladie systémique et un virus qui agit d’une manière différente de tous les autres pathogènes vus jusqu’ici.

      Des dommages aux reins, au cerveau et au système nerveux central ont été signalés, de même que crises épileptiques, encéphalites et AVC chez des patients ayant récupéré. Les intestins, riches en récepteurs ACE2, sont un autre front d’attaque : la moitié des patients souffre de diarrhée. Les yeux et le foie sont également touchés.

      source : ats