#enedis

  • Procès des inculpé·es du 15 juin 2021 à Limoges - La bogue
    https://labogue.info/spip.php?article2460

    #resistance #sabotage #incendie #enedis #orange #bouygues #linky #antitech #surveillance #antiterrorisme #harcèlement #affaire_de_limoges

    Les 19 et 20 mars 2026 à Limoges, deux personnes étaient convoquées devant la justice, à la suite d’une enquête de plusieurs mois menée « avec les moyens de l’antiterrorisme » et d’un contrôle judiciaire de près de cinq ans, pour répondre d’accusations de « dégradations de biens par des moyens dangereux pour les ersonnes » et d’« association de malfaiteurs ». Les faits incriminés étaient des sabotages par incendie véhicules et antennes-relais) réalisés en opposition au déploiement du compteur Linky et de la 5G, en février 2020 et janvier 2021. Les personnes convoquées risquaient 10 ans de prison et des centaines de milliers d’euros d’amendes. Le comité de soutien et les inculpé·es ont fait de ce procès une tribune contre le numérique, qui a réuni plusieurs centaines de personnes.

    (...)

    Le vendredi 3 avril 2026, le tribunal de Limoges a rendu son délibéré concernant l’affaire du 15 juin.
    Les deux prévenus sont condamnés : l’un à une peine de 3 ans d’emprisonnement avec sursis simple, l’autre à une peine de 2 ans d’emprisonnement avec sursis simple. Ils ont en outre l’interdiction de se fréquenter pendant 3 ans. Le jugement sur les les intérêts civils (dommages intérêts) a été renvoyé au 2 septembre.
    Le comité de soutien aux inculpés considère que ces condamnations expriment la prise en compte par la justice de deux éléments essentiels :
    – d’abord, une considération pour la dureté d’un contrôle judiciaire de presque cinq ans préalable au procès, qui a constitué pour les prévenu•es une véritable « peine avant la peine », qu’il semblait juste de ne pas lourdement aggraver.
    – ensuite, le signal de la percée ô combien nécessaire et urgente dans le débat public de la principale question que soulevait ce procès : celle de la remise en question du déferlement numérique imposé, à l’œuvre dans nos sociétés depuis plusieurs dizaines d’années, source de dégâts colossaux sur l’environnement et les sociétés humaines.

    Les parties ont 10 jours pour faire appel de cette décision.

    (...)

    Victor Cachard
    auteur d’une Histoire du sabotage en deux volumes (éditions Libre), a expliqué comment le sabotage était apparu historiquement comme remède à l’action violente contre les personnes et essayant d’être plus efficace que les « bras croisés ». Le sabotage est une pratique pivot entre violence et non-violence. Cette pratique a été utilisée dans le cadre des luttes syndicales à partir de la fin du XIXe siècle. Les avocat·es (Enedis, Bouygues et Orange) des parties civiles se sont élevé·es contre cette présentation, assimilant les destructions matérielles à de la violence.

    Célia Izoard
    philosophe et journaliste, est l’autrice de plusieurs ouvrages sur le numérique (dont le dernier s’intitule La ruée minière au XXIe siècle) et traductrice de la dernière version de 1984 de Georges Orwell. Elle a dénoncé dans son intervention les effets nocifs pour la planète du déploiement de la 5G, l’exploitation minière avec les crimes et les guerres qu’elle entraîne, le gaspillage de la mise en place des Linky, et les mensonges sur l’obligation de pose du compteur.

    Jean-Michel Hupé
    chercheur en neurosciences durant 25 ans, s’est tourné ensuite vers la sociologie et a cofondé l’Atelier d’écologie politique de Toulouse (ATECOPOL). Il a rappelé tous les effets nocifs de l’IA, de la 5G et des ondes. Il soutient la nécessité de la désobéissance civile, voire du sabotage. La présidente et la procureure se sont posé des questions sur la possibilité d’invoquer « l’état de nécessité » pour justifier les actions de sabotage. Son intervention a été très attaquée par les avocats d’Enedis et de Bouygues.

    Nicolas Bérard
    journaliste à L’Âge de faire et auteur d’ouvrages sur le Linky, la 5G et le numérique, a expliqué les effets délétères de ces objets numériques sur le sommeil, la sédentarité, l’isolement, la santé mentale des jeunes. La présidente confirmait avoir suivi avec attention une émission sur la santé mentale des jeunes filles. Nicolas Bérard a regretté l’absence de prise en compte des mobilisations citoyennes.

    Karima Mersad
    enseignante chercheuse à Paris I en neurobiologie et en psychologie cognitive, a témoigné de la façon dont elle s’est rendue compte de l’apparition de symptômes perturbants pour elle (maux de tête, troubles du sommeil…). Elle a expliqué comment, de façon scientifique, elle avait étudié son environnement et progressivement compris qu’elle était victime des ondes électro-magnétiques. Elle a témoigné des difficultés vécues par les personnes électro-hypersensibles.

    Matthieu Amiech
    éditeur (éditions la Lenteur), auteur (Peut-on s’opposer à l’informatisation de nos vies ?) et contributeur régulier à la revue en ligne Terrestres : il a cité Fairtiq, une application proposée en région Occitanie qui est la seule manière d’avoir accès aux réductions sur les transports, mais exige l’utilisation d’un smartphone et de la géolocalisation. Il précisait que l’enregistrement de la plupart des trajets des citoyens était une des critiques faites au régime soviétique, alors que lorsque c’est Carole Delga (présidente de la région Occitanie) qui la met en place, il n’y pas de souci... Puis il citait le « portefeuille d’identité numérique » qui est une promesse de réunir toutes les cartes dans la même application… permettant de fait la privation de droits de manière automatique, donc le délitement complet des libertés civiles. Il donnait enfin des exemples de privations de droits sur la base de communications numériques, de messages, de relevés par des objets connectés.

    Sandrine Larizza
    salariée de France Travail au sein des services d’indemnisation des demandeurs d’emploi, a témoigné de la déshumanisation des relations avec les usagers en raison de la numérisation des services et du développement de l’IA. Elle a rappelé que selon le Défenseur des droits, une personne sur deux est en difficulté par rapport à l’accès aux services numériques.

    Romain Couillet
    est un professeur des universités, spécialiste reconnu internationalement de mathématiques appliquées dans le traitement numérique des télécommunications. Depuis 10 ans, il a pris conscience de la nocivité du développement du numérique pour les humains et la planète. Il a choisi d’arrêter ses recherches pour se consacrer aux réflexions sur les différents niveaux de refus du numérique. Il milite aussi à Stop Micro à Grenoble. Romain Couillet assimile les industriels et les chercheurs qui justifient le développement de l’IA à ceux qui niaient les dangers du tabac ou de l’amiante. Il se situe dans la filiation d’Alexander Grothendieck qui a cessé ses travaux en raison de leur usage militaire.

    Romain Couillet terminera son propos, la voix tremblante d’émotion, par l’évocation des résistant·es d’hier traité·es de terroristes qui sont aujourd’hui au Panthéon, et fera le parallèle avec ces lanceurs d’alertes jugés pour avoir essayé d’empêcher la course folle vers la destruction générale, en espérant qu’il y aura un avenir pour que dans 50 ans on puisse les réhabiliter pour ce qu’ils sont : des héros !

    Émotion dans tout le tribunal, quelques mouchoirs sortent des poches. La présidente semblera ébranlée. La procureure, de son côté, se fendra d’un rappel à l’ordre à son encontre : nous sommes dans l’enceinte d’un tribunal, et les propos de ce dernier témoin, assimilables à la justification et la promotion du sabotage, sont passibles de poursuites.
    Le tribunal était très attentif lors de ces exposés, concerné, conscient peut-être de la véracité de ces propos. La présidente semblait bienveillante à l’égard des prévenu·es et du public nombreux qui se trouvait dans la salle mais encore plus nombreux à l’extérieur.

  • « Beaucoup d’élus ne savaient même pas ! » : près de Grenoble, l’implantation rapide et sans recours d’un data center

    Le #supercalculateur dédié à l’#IA porté par l’entreprise #DataOne est en service, un peu plus d’un an après l’annonce du projet. Alors que les pouvoirs locaux et les citoyens ont été relégués au rang de spectateurs, les ambitions du centre de données, présenté comme le plus puissant d’Europe, se heurtent à la réalité du terrain.

    À Eybens, commune de 10 500 habitants, voisine de Grenoble, le « cloud » ressemble à un ensemble de bâtiments en béton, longs et bas, comme il en existe à l’infini dans les zones industrielles. Le centre de données dédié à l’IA, présenté par DataOne comme le plus grand supercalculateur d’Europe, est saucissonné entre la rocade, la régie des transports grenoblois et un centre d’exposition démesuré.

    Sur la façade de tôle noire — du plastique repêché de l’océan, si l’on en croit le propriétaire, l’entreprise étale son slogan. « DataOne, sustainable datacenter ». Son « data center durable » #Charles-Antoine_Beyney, le PDG, rêve de le faire fonctionner à la puissance de 200 mégawatts. L’équivalent de la consommation de la ville de Bordeaux. Pour l’heure, la première tranche de travaux prévoit de monter des 15 MW actuellement utilisés à une capacité de 80 MW pour 2028, la cible des 200 mégawatts restant conditionnée à l’étude de raccordement RTE. La métropole grenobloise, de son côté, reste prudente sur l’objectif de DataOne et penche davantage sur un scénario à max 100 MW dans une étude d’impact commandée en 2025.

    Les collectivités locales désarmées par l’État

    Lors de la réunion publique à la salle des fêtes d’Eybens début janvier 2026, Antoine Beyney tentait de rassurer citoyens et membres d’associations mobilisés contre le supercalculateur. « C’est un projet français, regardez-moi, je suis Français ! » . Dans les faits, l’investisseur, qui a posé 800 millions d’euros sur la table, est le sulfureux groupe émirati #G42. Les #puces informatiques qui équiperont les installations seront fournies par l’américain #AMD. DataOne émane d’une entreprise irlandaise et sa holding est basée au Luxembourg. Quant à son PDG, il vit à Dubaï depuis des années.

    Dans la région, les collectivités locales n’ont pu que constater l’implantation du data center. « DataOne est arrivé avec ses gros sabots. Ils ont contacté la presse avant les interlocuteurs locaux. Nous n’avons pas pu intervenir au moment de la vente des bâtiments. Notre ambition est de réduire notre empreinte environnementale numérique, mais l’IA vient tout foutre en l’air ! », se désole Florent Cholat, vice-président à la Métropole de Grenoble, en charge du numérique.

    Nicolas Richard, le maire d’Eybens (récemment réélu) est tout autant réduit au rôle de figurant, comme beaucoup d’autres élus dépourvus de véritables moyens juridiques pour encadrer ces infrastructures très spécifiques. Il a alerté la préfecture et demandé la mise en place d’un dialogue entre les différentes parties. Sans résultats. De son côté, l’État a cherché à accélérer les procédures administratives en déclarant les data centers « #projet_d’intérêt_national_majeur », dans l’article 15 de sa loi de simplification de la vie économique (dont le vote a été repoussé après les élections municipales).

    Ce #label pourrait considérablement accélérer l’implantation des data centers en France et permettre au gouvernement de respecter le calendrier fixé par Emmanuel Macron. En février 2025, celui-ci a érigé la souveraineté nationale en matière d’#intelligence_artificielle en priorité, faisant du déploiement de 35 data centers sur tout le territoire, la colonne vertébrale de sa stratégie.

    Concrètement donc, l’État pourrait se substituer aux #collectivités_locales pour l’instruction des projets. Les consultations publiques seraient allégées, les règles environnementales pourraient être drastiquement assouplies et le nombre de recours réduit.

    Un data center qui souffle le chaud et le froid

    Si la loi de modernisation de l’économie devait, dans l’hypothèse de son adoption par le parlement, exonérer le centre de données d’Eybens d’une étude d’impact en bonne et due forme, la Métropole grenobloise en a tout de même commandé une. Résultat : le data center se situe dans un #îlot_de_chaleur, où la température est 3,5 degrés plus chauds que le reste d’Eybens. En cas de fonctionnement à 100 MW, le data center ajouterait de 0,1 à 0,2 degré à la fournaise ambiante.

    Pour refroidir son matériel, le data center demanderait l’équivalent de trois piscines olympiques (soit 12 000 m3) chaque année. Infiniment moins que ce que les data centers IA américains nécessitent à l’heure actuelle, mais un volume d’#eau important dans un département régulièrement classé en vigilance rouge en juillet et en août. Cette performance serait permise, selon Charles-Antoine Beyney, par un « système de #refroidissement révolutionnaire ». Contacté pour plus de précision, il n’a pas donné suite à nos sollicitations.

    Pour l’hiver, M. Beyney a proposé à la métropole de mettre à sa disposition l’eau usagée et chauffée. Après avoir étudié la question, la collectivité a refusé. « L’eau du data center sort à 65 degrés. Celle qu’on utilise est chauffée à 100 degrés. La seule possibilité aurait été d’installer une pompe à chaleur pour un coût de 20 millions d’euros. Au final nous aurions payé plus cher la chaleur du data center que la nôtre », explique Florent Cholat.

    Côté jobs, le data center n’aura pas non plus de #retombées positives sur la commune d’Eybens. L’ancien propriétaire des bâtiments, le géant américain HP, employait il y a encore quelques mois 350 collaborateurs. Loin de la centaine d’emplois avancée par le PDG de DataOne. Une différence qui se traduit sur la #taxe_foncière : DataOne paiera près de 200 000 euros de moins que HP. M. Beyney promet de les rendre à la municipalité « quand le data center fera du profit ».

    « Les gens ne sont pas du tout au courant »

    À Grenoble, ville où les écologistes ont obtenu 9 % des suffrages lors de l’élection présidentielle de 2022, soit le double du score national des verts, un quasi-silence accompagne l’installation du data center. Une pétition portée par #STOP_DataOne et soutenue par une quinzaine d’organisations locales réclamant un moratoire sur le projet et des études d’impact a récolté près de 6500 signatures. Mais mis à part cela, ce projet de grande envergure ne semble pas faire lever le moindre sourcil du côté du grand public.

    Marina Quenard, membre du collectif à l’origine de la pétition, s’étonne : « J’ai tracté dans la rue, et les gens ne sont pas du tout au courant. Et beaucoup d’élus ne savaient même pas ! » Le sujet n’a pas non plus affleuré d’un poil lors de la campagne pour les élections municipales. Pourtant, les inquiétudes sont bien là. Les citoyens au courant craignent notamment les générateurs de secours au fioul, de 22 mégawatts, particulièrement polluants. Une étude de 2024, de l’Université de Californie et CalTech a d’ailleurs démontré que ces générateurs causaient de l’asthme chez les populations avoisinantes, et participait même à l’accroissement des risques de décès dû à la pollution de l’air.

    Les habitants redoutent également le #conflit_d’usage électrique, c’est à dire des tensions d’arbitrage lorsqu’il y a plus de demandes que d’#énergie disponible. Le risque est clairement évoqué par un rapport du Shift Project sorti mi 2025, qui estime que la consommation énergétique des data centers français pourrait quadrupler en dix ans pour atteindre 7,5 % de la demande totale de courant électrique.

    « Plus connu pour ses coups de comm’ que ses réussites »

    Du côté de la métropole, Florent Cholat dit rester vigilant, et évoque l’utilisation de moyens juridiques si le data center venait à atteindre la puissance annoncée. « On sait qu’il y a un accord avec #Enedis pour monter à 100 MW, mais on ne sait même pas s’ils y arriveront. Charles-Antoine Beyney est plus connu pour ses coups de comm’ que ses réussites. Notre indice de confiance dans le projet est faible. »

    Car la réalité freine les ambitions de DataOne. À l’annonce du projet, l’entreprise envisageait d’atteindre un gigawatt (soit la consommation d’un million d’habitants). Il n’est plus question du gigawatt, l” ambition du projet a été divisé par cinq pour atteindre les 200 mégawatts l’an prochain, mais seuls 15 mégawatts sont d’ores et déjà disponibles sur site. Les travaux nécessaires pour mutualiser les deux calculateurs isérois et atteindre 80 mégawatts fin 2025 n’ont pas encore commencé, mais devraient durer trois ans. Comme beaucoup d’autres projets de data centers, la puissance annoncée, argument massif destiné aux investisseurs, est souvent délirante. Et face à la réalité, les chiffres retombent systématiquement comme un soufflé.

    « On ne peut pas se comprendre »

    Dans la salle des fêtes d’Eybens, lors de la réunion publique, Charles-Antoine Beyney et les habitants engagent un débat sur l’intérêt d’un tel projet, et de la course à l’IA plus généralement. Pour le patron de DataOne, investir dans l’IA n’est même pas une question. « On est dans une guerre du savoir. Ce qui nous a placé au sommet de la chaîne alimentaire, c’est notre cerveau, pas notre force physique. Aujourd’hui, celui qui dispose de la plus grande intelligence, c’est celui qui dominera le monde de demain. Si tu n’as pas cet armement, tu es mort, obsolète. ».

    Une rhétorique proche de celle des Tech bros de la Silicon Valley qui tranche avec les préoccupations locales sur les conditions de vie, la pollution, les nuisances. « Il nous a dit qu’à Dubaï, où il vit, ses enfants apprenaient l’IA à l’école. J’ai l’impression qu’on ne parle pas le même langage, qu’on ne peut pas se comprendre », soupire Marina Quenard en se rappelant les échanges.

    https://synthmedia.fr/vie-quotidienne/beaucoup-delus-ne-savaient-meme-pas-pres-de-grenoble-limplantation-rapide
    #data_center #Grenoble #Eybens #infrastructure #centre_de_données

    signalé aussi par @biggrizzly :
    https://seenthis.net/messages/1163221

    ping @xbodin

  • Malgré le déploiement de Linky, les fraudes aux compteurs électriques explosent
    https://www.latribune.fr/climat/energie-environnement/malgre-le-deploiement-de-linky-les-fraudes-aux-compteurs-electriques-explo

    « Avant 2014 et le déploiement des compteurs Linky, les PNT [pertes non techniques] représentaient de l’ordre de 12 térawattheures. Un des objectifs du déploiement de #Linky visait à réduire ces PNT de 3 TWh sur la période 2021-2024. Depuis, les pertes ont diminué de l’ordre de 1 TWh à fin 2021 (source CRE). Mais la tendance s’est inversée courant 2023 sous l’effet d’une recrudescence des fraudes », complète #Enedis dans un mail adressé à La Tribune. Ainsi depuis 2022, « 150.000 compteurs ayant fait l’objet d’une intervention frauduleuse ont été identifiés de façon quasi-certaine », relève le rapport de la Cour des comptes.

    Des offres clefs en main promues sur les réseaux sociaux

    Comment expliquer ce boom ? Sur le principe, les compteurs jaunes fluos étaient censés décourager les auteurs de ces pratiques grâce à une détection plus rapide et facile des actes frauduleux, entraînant systématiquement, dans les cas avérés, un signalement au procureur et un dépôt de plainte. Mais cet avantage reste « difficile à constater », pointent les magistrats du palais Cambon, car largement contrebalancé par un contexte de hausse des prix de l’électricité conduisant à un accroissement de « l’intérêt à frauder en France », explique l’institution financière. Un phénomène également constaté dans d’autres pays européens. Selon Enedis, cette pratique s’est même structurée avec l’apparition sur les réseaux sociaux, principalement sur Snapchat, TikTok, Facebook et Instagram, de différentes offres clés en main proposant de mettre en place ces dispositifs frauduleux.

    « Il s’agit principalement d’effectuer une #dérivation sur le tableau électrique, contournant ainsi le compteur de manière à ce qu’il ne puisse plus détecter tout ou partie de la consommation de leurs appareils électriques. C’est un acte dangereux et illégal. Les principaux dangers incluent les risques d’électrocution et d’électrisation », rappelle le gestionnaire.

    #zouiller_le_compteur #électricité #dérivation_amont

    • Zouiller, c’est sans doute une expression en perte de vitesse. Ce qui est notable ici, c’est que loin du DIY, il s’agit semble-t-il de prestations tarifées (un peu comme de payer l’accès à un squat, chose glauque au possible).
      Il est vrai que les méthodes anciennes, déplomber et bloquer le compteur en le replombant lors des relevés après l’avoir laissé tourner suffisamment pour que ce soit crédible, utiliser un aimant pour ralentir la roue, demandaient peu de technicité, et/ou un minimum de socialisation, pas toujours accessible malgré les brochures réalisées en ce sens.
      Poser une dérivation sur l’alimentation en amont du compteur, cela s’est toujours fait, mais cela demande des précautions indispensables pour ne pas s’électrocuter. D’où un possible marché pour la réalisation de la bricole.
      J’ai ni cherché ni regardé les offres, mais elles supposeraient pour être efficaces une formation des clients afin qu’ils sachent brancher/débrancher le compteur, car l’absence de conso relevée est une (quasi) preuve de détournement, avec emmerdes à la clé.

  • Compteurs Linky : désinformation orchestrée par l’AFP et reprise par de trop nombreux médias
    http://refus.linky.gazpar.free.fr/refus-linky-pas-amendes.htm

    Contrairement à une rumeur qui circule ces derniers jours et qui a été évoquée par divers médias, les citoyens lucides et courageux qui persistent à refuser les compteurs communicants #Linky - il reste près de 4 millions de compteurs ordinaires en service en France ! - vont continuer à rester parfaitement dans la légalité et ne vont en aucun cas « payer des amendes ».
     
    Simplement, comme prévu par une directive de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) dès mars 2016, les gens non dotés d’un Linky pourraient se voir appliquer à partir de la mi-2025 (date évoquée dans les courriers d’Enedis) une simple facturation - et non une amende - en vue de financer la relève visuelle de leur consommation, dite aussi « relève à pied ». En effet, alors que les compteurs Linky envoient automatiquement l’index par les fils électriques, il reste nécessaire de visualiser la consommation sur les compteurs ordinaires.
     
    Notons déjà que la concrétisation de cette facturation est très incertaine dans la mesure où, pour pouvoir l’appliquer, Enedis va devoir effectuer réellement les dites relèves visuelles et, pour ce faire, rembaucher du personnel. Or, le #licenciement de tous les #releveurs, effectif à ce jour, était un des principaux objectifs du programme Linky afin d’améliorer la rentabilité d’Enedis (seule filiale d’EDF à gagner de l’argent) pour en préparer la privatisation, projet délétère que la macronie n’a bien heureusement pas pu mettre en œuvre à ce jour.
     
    Les gens qui refusent le Linky ne le font pas seulement pour protéger leurs libertés (les Linky étant de véritables « mouchards à domicile ») et leur sécurité (incendies, ondes, etc), ils agissent aussi en faveur de l’emploi et pour la perpétuation des valeurs du service public, sérieusement mises à mal par les politiques libérales du gouvernement et des dirigeants d’Enedis.
     
    Par ailleurs, à supposer que la dite facturation prenne réalité, il est notable que son montant - 64 euros par an - reste très inférieur aux brutales augmentations de factures et d’abonnements subies par des millions de ménages suite à la pose des compteurs Linky. Même en payant cette facturation, la grande majorité des « sans-Linky » resteront largement gagnant.
     
    Pour finir, nous rappellerons le véritable matraquage de désinformation infligé aux citoyens par les dirigeants politiques et industriels pendant des années suivant le lancement du programme Linky en décembre 2015 : prétendus « intelligents », ces compteurs devaient en particulier permettre aux citoyens de « faire des économies » et de « maitriser leur consommation ». Une véritable blague.
     
    Outres de brutales « factures de rattrapage » infligées à la pose des Linky, chacun a pu constater que les factures et abonnements n’ont cessé d’augmenter. D’autre part, par le biais de décrets gouvernementaux, c’est au contraire #Enedis et le gouvernement qui peuvent désormais prendre la main sur la consommation des citoyens « Linkysés », en particulier en leur coupant l’#électricité à distance. Seuls les « sans-Linky » restent à l’abri de ces déconvenues.

    Non, nous n’avons pas à payer
    9,04 euros tous les deux mois !
    http://refus.linky.gazpar.free.fr/menace-facturation.htm

    2) Vous pouvez facilement faire vos auto-relèves chez Enedis, au choix :
    – sur le site web d’Enedis : https://www.enedis.fr/faire-le-releve-en-ligne
    – par téléphone au 0970 831 970 (du lundi au vendredi de 8h à 17h)
    On peut recommander de le faire deux fois par an, mais vous pouvez aussi le faire plus souvent si ça vous chante...
    N’oubliez pas de télécharger la preuve (en pdf) de votre autorelève, et de la classer soigneusement pour la retrouver si nécessaire.

    http://refus.linky.gazpar.free.fr

    #compteurs_communicants #désinformation

  • Dès 2025 : amende pour les foyers non équipés de compteurs Linky
    https://ricochets.cc/Des-2025-racket-des-foyers-non-equipes-de-compteurs-Linky-7829.html

    En 2025, les amendes (déguisée en « frais de gestion ») sont promises aux foyers non qui ont refusé le Linky jusqu’ici. Il est indiqué que seules les impossibilités techniques seront exemptées d’amende. Plus bas, quelques rappels sur le fait que des données personnelles de consommation peuvent intéresser la police. Il est question d’autour de 60 €/an ! Un prix élevé pour faire pression, qui apparamment ne correspond pas à leurs éventuels frais (envoyer des courriels et maintenir une page (...) #Les_Articles

    / #Technologie, #Fichage,_contrôle_et_surveillance

    https://www.clubic.com/electricite/actualite-453087-linky-ne-sera-finalement-pas-obligatoire-enedis-confirme.ht
    https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/compteurs-linky-une-bonne-affaire-pour-enedis-130494
    https://www.quechoisir.org/billet-du-president-linky-les-consommateurs-financent-bien-le-deploiemen
    https://www.quechoisir.org/actualite-compteur-linky-la-cour-des-comptes-tres-critique-n51752
    https://www.inc-conso.fr/content/compteur-linky-et-donnees-personnelles
    https://www.hellowatt.fr/suivi-consommation-energie/compteur-linky/donnees-personnelles-protection
    https://www.dalloz-actualite.fr/flash/compteurs-linky-cnil-met-en-demeure-engie-et-edf-pour-des-manquemen

    • Enedis assure que les données de consommation électriques relativement précises (courbe de charge) qu’il reçoit peuvent être gardées confidentielles si le client coche (ou ne coche pas) la case, mais on se doute bien que la police aura accès à ses données sur mesure.
      Refuser l’enregistrement de la « courbe de charge » pour ne pas offrir des données personnelles précises de consommation
      Pour parer à ce problème, il semble, pour l’instant, possible de refuser la transmission de ces #données de consommation à #Enedis, et mieux, d’opter pour refuser l’enregistrement de ces données (seul le total mensuel serait alors enregistré).

      Il convient de recommander aux ayants droits susceptibles de subir des contrôles CAF de refuser l’enregistrement des données. Les agents de contrôle épluchent déjà les histogrammes de conso pour vérifier la durée annuelle de séjour des contrôlés dans leur habitation principale, qui conditionne le droit aux prestations.

      #linky

  • #Loi contre le « #démembrement » d’#EDF : la gauche met un pied dans la porte

    Lors de la niche parlementaire du Parti socialiste, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité la proposition de loi pour « protéger le groupe EDF d’un démembrement ». Le texte a fait l’objet d’un compromis avec le gouvernement, mais constitue une première victoire symbolique.

    C’est l’épilogue d’un véritable marathon parlementaire : l’#Assemblée_nationale a adopté en troisième lecture à l’unanimité, jeudi 29 février, la proposition de loi défendue par le rapporteur socialiste Philippe Brun pour « protéger le groupe EDF d’un démembrement ». « On est allés à la limite de ce que pouvait faire l’opposition dans la Ve République », se félicitait Philippe Brun, salle des Quatre Colonnes, après le vote.

    Derrière ce résultat apparemment consensuel se cache en effet une longue lutte politique enclenchée il y a plus d’un an. Le Parti socialiste (PS), dans le cadre de sa niche parlementaire (où il décide de l’ordre du jour une fois par an, comme ce jeudi), avait alors fait adopter pour la première fois, contre l’avis du gouvernement, cette proposition de loi comprenant un #bouclier_tarifaire censé profiter aux petites entreprises « afin de faire face à la hausse des prix de l’énergie ».

    Depuis, le texte a navigué plusieurs fois entre l’Assemblée nationale et le Sénat et a obtenu à chaque fois la majorité des voix, contraignant le gouvernement à « plier le genou devant le Parlement », selon la formule du député socialiste Philippe Brun. Mais si le texte a été adopté dans une démarche constructive entre tous les groupes, c’est que les socialistes ont accédé aux compromis proposés par le gouvernement, qui menaçait de saisir le Conseil constitutionnel pour faire tomber des amendements (il n’est ainsi plus question d’actionnariat salarié dans le texte).

    La #privatisation d’EDF rendue impossible

    Ce n’est donc plus une proposition de loi aussi ambitieuse qu’au départ qui a été votée. « Personne n’a souhaité nourrir l’illusion que c’était un texte révolutionnaire pour construire un véritable pôle public de l’#énergie. Cette grande loi de #nationalisation actualisée devra être à l’ordre du jour quand nous serons aux responsabilités », a souligné le communiste Sébastien Jumel, corapporteur du texte, en conclusion des débats.

    Le texte comprend principalement une mesure d’extension des #tarifs_réglementés_de_vente_d’électricité (#TRVE) qui bénéficiera aux entreprises de moins de dix salarié·es (2,5 millions d’entreprises) et aux petites #collectivités_territoriales (10 000 communes). Les agriculteurs et agricultrices ainsi que les boulangers et boulangères qui, jusqu’à présent, ne pouvaient pas en bénéficier en raison de la puissance consommée, vont donc désormais en bénéficier. La droite sénatoriale a toutefois détricoté le texte en excluant notamment de cette extension les #bailleurs_sociaux.

    En outre, le texte inscrit l’incessibilité du capital d’EDF dans la loi, obligeant à l’avenir toute décision en la matière à être soumise au Parlement. La gauche y tenait particulièrement, s’étant battue contre le projet #Hercule qui visait à démanteler l’électricien public et à vendre les parties les plus rentables, notamment #Enedis. « La privatisation d’EDF est désormais impossible », explique #Philippe_Brun.

    Si, à plusieurs reprises, les député·es des groupes de gauche se sont félicité·es d’avoir « gagné une bataille politique », c’est qu’en un peu plus d’un an, la majorité présidentielle s’est rangée à la nécessité d’une régulation du marché de l’électricité. « Nous nous réjouissons que le gouvernement ait finalement trouvé de l’intérêt à notre proposition. Il y a un an, il combattait les tarifs réglementés : c’était la ruine, c’était démagogique, c’était contraire au droit européen. Ils y sont désormais favorables », note Philippe Brun. Une inconstance que sa collègue de La France insoumise (LFI) Alma Dufour a raillée dans l’hémicycle d’une formule imagée : « Vous retournez tellement votre veste sur le sujet que vous êtes sur le point de réinventer le courant alternatif. »

    Le dilemme du marché européen

    Le triomphalisme affiché par le ministre délégué chargé de l’industrie, Roland Lescure, et le député Renaissance Emmanuel Lacresse, qui ont transformé cette loi en « un acquis du groupe Renaissance et de la majorité », a donc fait grincer des dents à gauche.

    Néanmoins, comme le souligne un communiqué du groupe LFI, si cette proposition de loi, que le gouvernement s’est engagé à faire adopter par le Sénat le 3 avril, met un coup d’arrêt à la #libéralisation, « la gauche n’a pas gagné la guerre des prix de l’électricité » pour autant. Sans réforme du marché européen de l’électricité, elle n’est qu’un premier pas. « La réforme européenne va dans le très mauvais sens : elle n’a pas touché à l’indexation sur les cours du gaz du prix de l’électricité, et en 2025, la Commission européenne est même censée demander la fin de tout #tarif_réglementé pour les ménages et les TPE », prévient la députée LFI Alma Dufour.

    Le député socialiste Philippe Brun, qui se dit « favorable à sortir du marché européen de l’électricité », convient bien d’une « loi plus défensive qu’offensive », donc, mais qui permet d’ouvrir un front. Avec le passage de cette proposition de loi, la gauche met un pied dans la porte, ce qui laisse présager d’un débat parlementaire autrement plus houleux lors de la réforme à venir de la loi Nome sur le marché de l’électricité.

    https://www.mediapart.fr/journal/politique/290224/loi-contre-le-demembrement-d-edf-la-gauche-met-un-pied-dans-la-porte

    #agriculture #boulangeries #service_public #tarif #prix

  • Linky : de plus en plus de Français ont recours à cette pratique illégale pour faire baisser leur facture d’électricité
    https://www.phonandroid.com/linky-de-plus-en-plus-de-francais-ont-recours-a-cette-pratique-illegale

    Ce 14 novembre, 5 personnes ont été arrêtées pour avoir ouvert illégalement plusieurs compteurs Linky chez des particuliers. L’opération a un objectif précis : installer une dérivation électrique afin de faire baisser la facture d’électricité. Une pratique qui gagne en popularité à mesure que les prix de l’énergie augmentent.

    • il est difficile de cacher à #Enedis les #dérivations effectuées sur son compteur. Dans une note à destination de ses techniciens, le gestionnaire du réseau explique qu’il existe deux manières de détecter les fraudes : « grâce aux contrôles à distance sur le fonctionnement du compteur et la cohérence des données collectées », ou via l’intervention du fournisseur qui « effectue une analyse à l’aide des informations disponibles (historique des consommations, registre d’erreurs,…) ».

      ça supposerait donc de modifier progressivement les habitudes de conso pour aller vers une nouvelle norme. c’est plus compliqué que ça l’était lorsqu’il s’agissait de « dézouiller » les vieux compteurs (dont la roue était bloquée en tant que de besoin, par exemple) pour qu’ils indiquent une conso crédible lors du relevé, mais au prix de quels calculs ça doit être jouable de faire tourner des trucs en trop après dérivation afin de décélérer très progressivement, sans descendre trop bas. une précaution à respecter spécialement pour les allocataires CAF qui si ils résider insuffisemment dans leur résidence principale peuvent se voir couper le droit à l’APL ou au RSA (les relevés de conso servent de preuve à la CAF).

      Il me semble aussi qu’il y a moyen (sauf habitats collectifs ou forte densité ?) de vérifier que la somme des consos relevées par les compteurs n’est pas trop inférieur à la conso réelle d’un secteur. des plantation de cannabis ont été identifiées comme telles en raison d’une forte conso d’électricité (lampes, aération).

      #électricité #inflation #compteurs_Lynky

  • Linky : Enedis confirme enfin que le compteur connecté n’est pas obligatoire
    https://www.phonandroid.com/linky-enedis-confirme-enfin-que-le-compteur-connecte-nest-pas-obligatoi

    Cela fait maintenant un an que la Commission de régulation de l’énergie et Enedis l’annoncent : dès 2023, les Français qui refusent encore d’utiliser le compteur connecté Linky devront payer une enveloppe afin de “participer aux coûts globaux engendrés par la relève des derniers compteurs ancienne génération aux seuls clients générant ces coûts”. 

    Si le montant évoqué était auparavant de 8,30 € tous les deux mois (soit 49,80 € par an), la CRE l’a revu à la baisse. Comme l’a annoncé l’AFR dans une dépêche publiée ce 15 décembre 2022, les récalcitrants à Linky devront verser un total de 61 € par an à Enedis, soit à peu près 5 € par mois.

    Toutefois, il faut apporter une nuance de taille à cette information. En effet, il sera possible d’éviter de passer à la caisse, jusqu’en 2025 du moins, en réalisant soi-même le relevé de sa consommation électrique directement sur le site web d’Enedis ou bien par téléphone. De cette manière, vous ne nécessitez pas la venue d’un technicien pour procéder à la mesure, et par extension, vous ne participez pas aux surcoûts mentionnés plus haut par Enedis.
    Enedis confirme que le Linky n’est pas obligatoire

    Et à partir de 2025 ? Contrairement à ce qu’Enedis laisse à penser, rien ne vous obligera à passer au Linky. En effet et comme le font remarquer nos confrères du site Politis, dans cette déclaration, Enedis reconnaît donc que l’on peut légalement garder son ancien compteur, à condition de faire son auto-relève et de payer une facture modeste de 5 euros par mois, à partir de 2025. Par extension donc, Enedis confirme enfin que le Linky n’est pas obligatoire, une position défendue par de nombreuses associations et médias depuis des années maintenant.

    Pour rappel et depuis 2022, les foyers déjà équipés d’un compteur Linky doivent payer 130 € supplémentaires, répartis de manière progressive sur leurs factures annuelles (+ 10 € par an en moyenne). Cela correspond en réalité au prix du boitier à l’unité, fabrication et pose incluses. D’après la Cour des comptes, Enedis a investi 5,7 milliards d’euros pour équiper 90% des foyers français. 

    Pour ce faire, un prêt a été contracté par le fournisseur d’énergie auprès de la Banque européenne d’investissement. Via un mécanisme de différé tarifaire, Enedis a pu décalé le remboursement de cette somme. Néanmoins, 2 milliards d’euros devront être remboursés d’ici 2030, d’où l’application de ces coûts annexes sur les consommateurs.

    • et donc :
      – on se fait enfumer
      (complexité accrue = enfumage quasi sûr)
      – par les actionnaires
      (la case en rouge en haut à droite)
      – depuis 20 ans

    • Cet objectif s’est concrétisé par la séparation entre les activités de distribution, de production et de commercialisation, afin que des nouvelles entreprises d’électricité puissent se lancer dans le jeu. Mais à l’approche des années 2010, les concurrents de l’ex-entreprise publique ont protesté : en raison du parc nucléaire français, payé par le contribuable français et désormais amorti, EDF reste l’entreprise la plus compétitive. Impossible donc d’instaurer la concurrence. L’idéologie face aux faits n’avait pas dit son dernier mot : en 2010, la loi NOME instaure le principe de l’Accès Régulé à l’Énergie Nucléaire Historique (Arenh) qui oblige EDF à vendre à prix coûtant à ses concurrents un quart de sa production. Le fournisseur d’énergie est contraint de céder une grosse quantité de son électricité nucléaire à sa propre concurrence à un tarif régulé s’élevant depuis le 11 mars 2022 à 46,20 euros par mégawattheure, un prix cassé par rapport au marché, où le mégawattheure s’échangeait le 22 août à plus de 600 euros. Cette aberration économique doit s’accompagner d’engagement de la part des fournisseurs alternatifs : par exemple, répercuter ce bon deal sur les prix offerts à leurs consommateurs, et surtout investir enfin dans la production d’énergie… ce qu’ils ne font pas, et ce qui explique en grande partie le manque de capacité énergétique que connaît le pays actuellement : « les concurrents [d’EDF] sont simplement des traders qui achètent et vendent leur électricité sans installer de la puissance de production qui aurait fait d’eux de vrais acteurs du marché », expliquait le secrétaire général de la branche Énergie du syndicat Force Ouvrière, Alain André, à franceinfo en août 2022.

  • Le compteur Linky bientôt partout, mais les résistances toujours vives
    https://reporterre.net/Le-compteur-Linky-bientot-partout-mais-les-resistances-toujours-vives

    Trente millions de compteurs communicants électriques Linky ont déjà été installés en France, sur les trente-cinq millions prévus. Le déploiement, longtemps qualifié de « marche forcée » par certains citoyens, devrait arriver à son terme comme prévu à la fin de l’année 2021. Reporterre fait le bilan. Dans la petite commune de Saint-Macaire (Gironde), des affichettes jaune vif contrastent avec le calme ambiant. Soigneusement scotchées sur les volets des maisons, ou placardées sur les portes d’entrée des (...)

    #ENEDIS #Linky #EDF_ #technologisme #consentement #santé

    ##santé

    • Tous les moyens sont bons pour imposer cette merde. J’ai besoin d’augmenter la puissance de mon compteur car nous hébergeons deux tiny houses dans le jardin. Je préviens Enercoop, mon fournisseur. C’est cette charmante société Enedis qui s’en occupe. Ma correspondante au téléphone m’informe : « ah mais je vois que vous avez encore un compteur xxx ! Ce sera l’occasion pour Enedis de changer pour vous installer un Linky - Mais, le Linky, je n’en veux pas ! - Alors il y a des chances pour qu’Enedis refuse de modifier votre abonnement... » Pour l’heure je ne modifie rien mais je vais revenir à la charge contre cette vente forcée. D’autant que, du coup, j’ai découvert sur le tarif des « prestations » de ces gangsters que le relevé manuel de compteur par un employé était facturé 38 euro à chaque fois... même prix qu’une modif d’abonnement. Je précise qu’Enercoop n’a rien à voir dans cette affaire. Eux n’ont pas le droit d’intervenir sur le compteur.

    • J’ai été relancé toute cette année par Enedis. D’abord par mail pendant le 1er confinement puis par téléphone au moins 10 ou 15 fois entre les 2 confinements. Il y a deux ans c’était la même chose mais en moins harcelant (juste 1 mail et 2 appels). Le releveur du compteur m’a aussi entrepris cette année. Le gars scie la branche sur laquelle il est assis, je le lui ai dit mais il ne comprend pas...

    • Pareil, harcèlement d’#enedis avec plus de 20 appels téléphoniques pour me caser linky, et des lettres de rendez-vous dans le même but que je garde en preuve de leur harcèlement. J’ai quand même bloqué les numéros et j’interdis l’accès de chez moi à ces pourris.
      Ma voisine me regarde bizarrement, genre pour qui elle se prend à refuser le progrès et pense que je la juge de haut vu que je lui ai dit que je ne voulais pas non plus ni de gazpard ni de debidelo (le nouveau compteur électronique de l’eau TM mapomme). Vrai que dans l’entrée de leur appart de 50m2 enedis a réussi à coller deux compteurs linky vu qu’ils ont un cabanon dans la cour, jaunes pétards les compteurs stupides, #misère.
      Je vais peut-être devoir m’armer pour les empêcher d’entrer installer le compteur de feuilles de PQ.

  • Linky, briseur de la frontière de l’intimité
    https://reporterre.net/Linky-briseur-de-la-frontiere-de-l-intimite

    Le Collectif Écran Total, dans « Linky : surveiller et gérer », explique comment ce compteur « intelligent » va permettre à l’État et au monde marchand d’entrer dans l’intimité de notre domicile. Linky c’est un compteur d’électricité dit « intelligent », et prétendument écologique. Un beau mensonge quand on sait qu’il faut jeter les 35 millions d’anciens compteurs, pourtant plus solides et plus économes en énergie. Si nous ne faisons rien, Linky va exploser une frontière. Avec cet outil, c’est l’État et le (...)

    #ENEDIS #Linky #5G #écologie #technologisme #données #profiling

  • Linky : deux avocats toulousains lancent une procédure collective contre Enedis (La Tribune)
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/16967-linky-deux-avocats-toulousains-lancent-une-procedure-collective-con

    Bonjour à toutes et à tous, à part de coronavirus et d’autres sujets qui eux on peut d’importance pas grand-chose dans l’actualité ce matin, aussi spartou se propose de vous partager ce billet sur la suite du feuilleton Linky, je rappelle à titre d’info que je n’ai pas pu m’opposer à son installation.

    https://toulouse.latribune.fr/initiatives/2020-02-24/linky-deux-avocats-toulousains-lancent-une-procedure-collective-c

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Compteur Linky : un espion dans le placard (Franceinfo)

    Crashdebug.fr : Quand la police exploite le big data pour résoudre ses enquêtes (Le Figaro)

    Crashdebug.fr : Le « big data » ou la recette secrète du succès d’Emmanuel Macron ?

    Crashdebug.fr : Cash investigation : Marketing : les stratégies secrètes (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises

    • Action collective contre Enedis : « Le compteur Linky mesure aussi le comportement des consommateurs »
      https://www.youtube.com/watch?v=lLiT5WosLyU

      Entretien du 25/02/2020 avec Christophe Léguevaques, avocat au barreau de Paris. Il était invité à s’exprimer sur l’action collective en justice d’avocats contre Enedis, l’entreprise chargée de gérer le réseau d’électricité en France, suite à une pétition signée par 12 000 personnes. Il affirme, en se basant sur la loi française, que les consommateurs n’ont pas d’obligation légale d’avoir ce compteur chez eux, et que cette action collective a pour but de les protéger.

    • "Ce compteur dit intelligent est une intelligence de surveillance et non pas une intelligence au service du consommateur. Linky est équipé d’un dispositif qui détecte l’utilisation de tout appareil électrique dans un logement. Ainsi, Enedis peut connaître votre comportement au quotidien (...) À terme, Enedis veut devenir un courtier de la data en revendant les données à un tiers. Nous avons les preuves que l’opérateur exploite déjà les données des consommateurs" , alerte maître Durant.

      Selon le duo, c’est une manière d’analyser le comportement des consommateurs avant que l’État ne mette en place, à terme, une nouvelle fiscalité sur la consommation électrique pour compenser la perte de recettes fiscales qui sera liée à la baisse de consommation des énergies fossiles.

  • Après la pose du compteur Linky, sa note était trop salée : Enedis et EDF condamnés - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/economie/apres-la-pose-du-compteur-linky-sa-note-etait-trop-salee-enedis-et-edf-co

    Le compteur de cette habitante est remplacé par un compteur Linky fin février 2017. Huit mois plus tard, EDF lui facture 348 euros au titre de sa consommation électrique, ce qu’elle conteste, faisant valoir que le montant était « bien supérieur à la facturation habituelle » alors qu’elle n’a pas changé de mode de vie et règle 60 euros. EDF finit par lui couper l’électricité pendant deux mois, entre septembre et novembre 2018.

    Le juge a estimé que les éléments du dossier attestent que selon l’ancien compteur, sa consommation était en moyenne de 6 kWh par mois de juin 2014 à février 2017 et que d’après le compteur Linky, elle était de 275 kWh par mois du 28 février 2017 au 28 avril 2018.

  • Grosse panne d’électricité à Lille : des magasins fermés, des dizaines de milliers de clients touchés Emmanuel Magdelaine - France3 Régions - 9 Octobre 2018
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille/grosse-panne-electricite-lille-magasins-fermes-dizaines

    Environ 50 000 clients ont été privés d’électricité ce mardi matin à Lille.

    Grosse coupure d’électricité ce mardi matin à Lille. Une bonne partie du centre-ville, le Vieux-Lille, le quartier de Moulins ont été privés d’électricité à partir de 10h environ. Des milliers de foyers ont été impactés. Certains magasins comme la FNAC ont même dû fermer. Les feux tricolores ont cessé de fonctionner et des parkings oint été paralysés.

    L’incident s’est terminé vers 11h20.

    Selon Enedis, c’est un incident au poste source de Moulins-Lille qui était à l’origine de l’incident. « Ça devrait être rétabli dans les minutes qui viennent », nous a-t-on rapidement expliqué. Effectivement, l’incident a été impressionnant mais court.

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2018/10/09/17168307631_9202a93bd1_o-3885460.jpg?itok=WGBqBf7-

    #Lille #électricité #énergie #négligence dans l’#entretien des installations #enedis #médiocratie

  • Linky, un ancien installateur raconte : « On nous demandait de mentir au client »
    https://reporterre.net/Linky-un-ancien-installateur-raconte-On-nous-demandait-de-mentir-au-clie

    Thierry est électricien. Il a posé des compteurs #Linky pour un prestataire de service d’#Enedis pendant un an. Entre formation sommaire, prime au rendement et contrôle strict des techniciens, il raconte à Reporterre les coulisses du déploiement du #compteur_communicant.

    #mensonge

  • Marseille : Dans les quartier Nord, deux fusibles causent une coupure d’électricité de 76 heures
    https://www.20minutes.fr/societe/2292731-20180619-marseille-quartier-nord-deux-fusibles-causent-coupure-ele
    https://img.20mn.fr/K70Weg5LSPemELx6ylHAuA/648x360_cite-parc-kalliste-15e-arrondissement-marseille

    Pas d’électricité de vendredi 19h jusqu’à lundi, 17h. Une trentaine de logements de la cité Le Castellas, dans le 15e arrondissement de Marseille, ont été privé d’électricité pendant près de 76 heures ce week-end.

    « On a tout jeté ce que nous avions au frigo ou au congélateur, pour ceux qui en ont un. Nous n’avons pas pu non plus prendre de douche parce que nous avons un cumulus », témoigne Karima encore épuisée de ces trois jours.

    « Si ça n’avait duré qu’une journée encore, mais là c’était trois jours. Surtout avec cette chaleur », ajoute-t-elle. Une vieille dame âgée de 95 ans est même tombée dans les escaliers, faute de lumière. Elle a été hospitalisée.

    Le blocage de l’accès aux locaux techniques chez les bailleurs sociaux c’est du grand classique. Chez nous l’année dernière les pompiers ont dû défoncer une porte blindée avec un bélier pendant plus d’1 heure en pleine nuit parce que les vannes de l’arrivée d’eau étaient derrière et que l’eau montait dans les apparts du rez de chaussée à cause d’une rupture de canalisation. Tout le monde écopait l’appart du voisin pendant que la canalisation fuyait à grande eau ! C’était hallucinant ! Le bruit du bélier était tel que j’ai fait un bond dans mon lit et j’ai cru que c’était une descente des flics pour une perquis’.
    En moins dangereux on a le même genre de souci avec les poubelles : pas de tri et ça déborde parce qu’ils veulent pas laisser les clés, peut-être de peur qu’elles soient brûlées, je ne sais pas (à chaque fois c’est difficile de comprendre les vraies raisons). Mais ce qui est clair c’est que ça n’arrive pas chez les bourgeois !
    #bailleurs_sociaux #hlm #logement #quartiers_populaires #discriminations #électricité #marseille #enedis #coupure

  • Un installateur violenté, Enedis court toujours - Refuser le compteur Linky.
    https://refuser-compteur-linky.fr/un-installateur-violente-enedis-court-toujours

    Le petit personnel dont il est ici question, ce sont justement les installateurs de #Linky, embauchés par des sous-traitants d’Enedis, souvent formés à la va-vite et payés au lance-pierre à travers des contrats précaires. En effet, les entreprises ayant obtenu des marchés de poses de Linky « expérimentent, grâce à #Enedis, les dernières innovations sociales du libéral Emmanuel Macron : elles ont fait signer à leurs recrues des « CDI de projet ». Ces contrats n’ont rien d’un CDI tel que nous l’entendons. En les signant, l’employeur sait déjà qu’il se séparera des salariés concernés une fois le chantier terminé et qu’il pourra le faire sans entrave. Il n’aura même pas à leur verser les 10 % d’indemnités de précarité ni les 10 % de congés payés comme il le ferait dans le cadre d’un CDD, ni à leur donner de date précise de fin de contrat. »(1) Cerise sur le gâteau : ces travailleurs doivent tenir une cadence infernale, d’environ 15 installations de compteurs par jour, s’ils veulent espérer gagner un peu plus que le Smic à la fin du mois.

  • DIRECT ENERGIE : mise en demeure pour une absence de consentement concernant les données issues du compteur communicant LINKY | CNIL
    https://www.cnil.fr/fr/direct-energie-mise-en-demeure-pour-une-absence-de-consentement-concernant-les-

    27 mars 2018

    La Présidente de la CNIL met en demeure la société DIRECT ENERGIE en raison d’une absence de consentement à la collecte des données de consommation issues du compteur communicant LINKY. Elle lui demande de se conformer à la loi dans un délai de trois mois.

    La société DIRECT ENERGIE est un fournisseur d’électricité. Dans le cadre de cette mission et afin de rendre possible la facturation, la société dispose des données mensuelles de consommation.

    A l’occasion de l’installation du compteur communicant LINKY, la société a demandé au gestionnaire du réseau de distribution, la société #ENEDIS, de lui transmettre les données de ses clients correspondant à leur consommation journalière d’électricité ainsi que les données de consommation à la demi-heure. Ces données ne peuvent cependant être recueillies qu’après avoir obtenu le consentement des personnes concernées.

    La Présidente de la CNIL a décidé en octobre 2016 et février 2018 de diligenter des contrôles afin de s’assurer de la conformité de ce dispositif à la loi Informatique et Libertés.

    Ces contrôles ont révélé que le consentement des clients n’était pas recueilli dans des conditions conformes à l’article 7 de la loi Informatique et libertés du 6 janvier 1978, le consentement au traitement de données personnelles n’étant pas libre, éclairé et spécifique.

    Ce manquement a d’abord été constaté pour les données de consommation à la demi-heure.

    Regarde bien comment fait la CNIL, elle n’attaque pas Linky parce que ce système a été conçu pour transmettre des données personnelles toutes les demies-heures, ben non, puisqu’en soit le principe du compteur communicant ne la froisse pas. Ce qu’il lui faut pour être en règle c’est juste qu’on ait signé un accord de transmission clair, peu importe qu’on y comprenne rien à ce que cela implique.

    Tiens, passée à la sécu hier, les agents de la CPAM ont des blouses imprimées DMP, et dans le hall des affiches de 3m vantent les mérites de la transmission des données personnelles.

    #donne_tes_données
    #linky
    #cnil
    #données_personnelles
    #surveillance
    #fusible_politique

    • La Présidente de la CNIL a décidé en octobre 2016 et février 2018 de diligenter des contrôles afin de s’assurer de la conformité de ce dispositif à la loi Informatique et Libertés.

      … et avec leurs propres préconisations…

      résultat :

      27 mars 2018
      La Présidente de la CNIL met en demeure la société DIRECT ENERGIE

      À l’été 2016, j’avais écrit à la CNIL en leur joignant (au cas où elle n’en aurait pas disposé…) le formulaire diffusé par DE. Sans même connaitre aucun texte (ni loi de 78, ni recommandations CNIL), le regarder (2 cases à cocher sans aucune explication en particulier sans expliciter (mais ça c’était pareil dans le document EdF)) ce qui se passerait si on ne cochait pas lesdites cases.

      résultat : ni réponse, ni même accusé de réception…

    • Ben moi je n’ai pas eu droit à signer quoique ce soit, étant locataire, mais j’ai appris que mon propriétaire n’avait pas non plus signé. Par contre la facture a bien augmenté de 200% et je n’ai pas réussi à me faire entendre même à passer la journée au téléphone.

  • Compteurs Linky : la Cnil épingle Direct Energie - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/03/27/compteurs-linky-la-cnil-epingle-direct-energie_1639237

    Le gendarme des données personnelles a rendu publique une mise en demeure à l’encontre du fournisseur d’électricité. En cause, le recueil de la consommation détaillée de ses clients sans leur consentement « libre, éclairé et spécifique » .

    Tour de vis contre Direct Energie, beaucoup trop gourmande en données issues des compteurs électriques connectés Linky. Ce mardi, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a rendu publique une mise en demeure adressée le 5 mars au fournisseur d’électricité. En cause : la collecte des données de consommation quotidienne de ses clients sans leur accord préalable, et l’absence de consentement « libre, éclairé et spécifique » au relevé de leur consommation à la demi-heure près.

    Risque pour la vie privée

    Déployés depuis 2015 par Enedis (ex-ERDF), les compteurs d’électricité dits « intelligents » équipent aujourd’hui plus de 8 millions de foyers – ils devraient être 35 millions d’ici 2021. La généralisation des compteurs connectés, prévue par une directive européenne, est d’ailleurs tout sauf consensuelle : plusieurs centaines de communes ont déjà tenté de s’opposer à l’installation de Linky sur leur territoire. Les opposants font notamment valoir les risques sanitaires liés aux ondes électromagnétiques – non avérés à ce jour – et les enjeux de protection de la vie privée : Linky relève en effet la consommation électrique journalière, mais aussi, potentiellement, la consommation heure par heure, et même par demi-heure. Des données « fines » qui, estime la Cnil, peuvent en dire long sur ce qui se passe dans les foyers : « heures de lever et de coucher, périodes d’absence ou nombre d’occupants du logement », par exemple.

    En 2012, la Cnil avait donc publié une recommandation pour encadrer la collecte de ces données. Par défaut, seule la consommation journalière est transmise en continu au gestionnaire du réseau d’électricité, Enedis. Le relevé horaire ou à la demi-heure, lui, nécessite l’accord préalable de l’usager. Et dans tous les cas, le consentement de ce dernier est nécessaire pour toute transmission de ces informations à un autre acteur qu’Enedis, qu’il s’agisse du fournisseur d’électricité – qui ne disposait avant Linky que de la consommation mensuelle des foyers, nécessaire à la facturation – ou d’un acteur commercial.

    « Plusieurs centaines de milliers » de clients concernés

    Or en la matière, Direct Energie a pris plus que ses aises. L’entreprise informe certes ses clients qu’elle recueille via Enedis leur consommation journalière… mais sans leur demander leur accord. Et si elle le fait pour le recueil des données de consommation « détaillées » – sans d’ailleurs préciser que c’est par demi-heure – c’est d’une manière telle que, pour la Cnil, le consentement obtenu « ne peut être considéré comme libre, éclairé et spécifique ». Les clients donnent en effet, via le même formulaire, leur accord à la pose du compteur Linky par Enedis et à la transmission de leur consommation détaillée à Direct Energie : la collecte de données « fines », juge la commission, est ainsi présentée par le fournisseur d’électricité « comme le corollaire de l’activation du compteur », alors qu’il n’en est rien – elle est facultative, quand la pose de Linky est, elle, obligatoire, et ne dépend pas du même acteur. En prime, Direct Energie présente ce recueil de données comme nécessaire pour « assurer une facturation au plus juste ». Sauf que l’entreprise « ne propose pas d’offres basées sur la consommation horaire », relève le gendarme des données personnelles… Autrement dit, la collecte est à la fois clairement hors des clous de la loi informatique et libertés, et injustifiée.

    Au vu du nombre de clients concernés – « plusieurs centaines de milliers » en février – la Cnil a décidé de rendre publique sa mise en demeure pour « sensibiliser les personnes quant à leurs droits et leur capacité de maîtrise sur leurs données de consommation énergétique ». Le fournisseur d’électricité a trois mois pour corriger le tir, mais en tout état de cause, l’épisode a de quoi donner du grain à moudre aux contempteurs des très bavards compteurs « intelligents ».
    Amaelle Guiton

    Allez ! Ça commence déjà ! Ils se servent, c’est trop alléchant tant de données à proximité de clic. Dans un an tout le monde fera pareil et la clic aura beau faire des recommandations et leur tirer les oreilles, ça changera rien. Trop d’intérêt en jeu.
    Résistez au changement de votre compteur, c’est possible. S’il est chez vous il suffit de refuser l’entrée au technicien.
    #linky #big_data #cnil #enedis #compteur_électrique #direct_énergie

  • Linky : des copropriétaires de Villeneuve-sur-Lot font plier Enedis - Capital.fr
    https://www.capital.fr/economie-politique/linky-des-coproprietaires-de-villeneuve-sur-lot-font-plier-enedis-1274624

    Un compteur #Linky a été installé dans une copropriété du Sud-Ouest de la France sans l’accord des habitants. Ces derniers ont réussi à le faire enlever après s’être plaint auprès d’#Enedis.

    Je rêve où bien il y a capital.fr qui est à la pointe du combat contre Linky lol
    https://www.capital.fr/economie-politique/peut-on-refuser-la-pose-dun-compteur-linky-1272309
    #edf

  • Compteur Linky : pourquoi il va vous coûter cher - Capital.fr
    https://www.capital.fr/economie-politique/compteur-linky-pourquoi-il-nest-pas-vraiment-gratuit-1270581

    Dans un rapport publié mercredi, la Cour des comptes épingle le montage destiné à financer le déploiement des compteurs d’électricité #Linky, particulièrement généreux pour le distributeur #Enedis, au détriment des consommateurs.

    #cour_des_comptes