• Les risques de la collecte de données personnelles d’enfants montrés du doigt
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/11/12/les-risques-de-la-collecte-de-donnees-personnelles-d-enfants-pointee-du-doig

    Un rapport de la commission britannique de protection de l’enfance pointe les effets indésirables d’un trop grand nombre de données des enfants sur la Toile. « En moyenne, à l’âge de treize ans, les parents ont publié 1 300 photos et vidéos de leur enfant sur les réseaux sociaux. » Ce chiffre, issu d’une étude publiée au printemps par la banque Barclays, a été repris, jeudi 8 novembre, par la commission britannique de protection de l’enfance (Children’s Commissioner), dans un rapport alarmant sur les (...)

    #domotique #enfants #SocialNetwork #BigData


  • Le Vatican bloque des mesures des évêques américains contre les abus sexuels Belga - 13 Novembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_le-vatican-bloque-des-mesures-des-eveques-americains-contre-les-abus-sex

    Le Saint-Siège a ordonné lundi à la conférence des évêques américains de ne pas se prononcer, lors de son assemblée générale, sur des mesures de lutte contre les abus sexuels en son sein, lui demandant d’attendre la tenue d’une conférence sur le sujet en février.

    Lors de son discours d’ouverture, le cardinal Daniel DiNardo, président de la conférence, a confirmé avoir reçu une lettre de la Congrégation pour les évêques et annoncé qu’aucun vote ne se tiendrait lors de cette assemblée générale, contrairement à ce qui était prévu initialement.

    Le cardinal Blase Cupich, évêque de Chicago, a lui précisé, dans un communiqué, que le Vatican avait demandé à la conférence de « reporter » le vote final dans l’attente d’une rencontre des conférences épiscopales du monde entier, convoquée en février à Rome.

    Le cardinal DiNardo a fait part de sa « déception » lors d’une conférence de presse à la mi-journée, lundi, au premier jour de l’assemblée générale qui se tient à Baltimore (nord-est) jusqu’à mercredi.

    Régulièrement mise en cause ces dernières années pour sa gestion du scandale des abus sexuels au sein de l’église catholique américaine, la conférence des évêques américains avait annoncé, en octobre, plusieurs mesures phares, qui devaient faire l’objet d’un vote.

    Le haut clergé américain proposait notamment un nouveau code de conduite, un nouveau mécanisme de signalement, ainsi que la création d’une commission d’enquête menée par des personnes n’appartenant pas à l’église catholique américaine.

    « Nous ne sommes pas satisfaits de cela », a assuré le cardinal DiNardo au sujet de la demande du Vatican. « Nous travaillons dur pour passer à l’action. Et nous allons le faire. Nous rencontrons juste un contretemps. »

    Mi-août, les services du procureur de Pennsylvanie ont publié un rapport accablant, détaillant des abus perpétrés durant plusieurs décennies par plus de 300 prêtres et dont ont été victimes plus de 1.000 enfants.

    Le rapport dépeint une hiérarchie ayant souvent eu une démarche active pour ne pas ébruiter les cas d’abus sexuels et pour protéger les auteurs de ces agressions.

    #pédophilie    #culture_du_viol    #viol    #église   #enfants    #catholicisme    #eglise   #viols    #religion    #violences_sexuelles #pedocriminalité   #vatican    #eglise_catholique #pape #usa #prêtres


  • REISO | Le renvoi des ex-mineur·e·s non accompagné·e·s
    https://asile.ch/2018/11/12/reiso-le-renvoi-des-ex-mineur%c2%b7e%c2%b7s-non-accompagne%c2%b7e%c2%b7s

    Quel est l’accompagnement professionnel apporté en Suisse aux ex-mineur·e·s non accompagné·e·s en procédure de renvoi ? Une recherche a analysé les pratiques sociales et psychologiques visant la réintégration au pays d’origine. Un article de Margaux Sidler, publié dans la revue REISO.


  • Un réseau de santé consacré aux troubles du sommeil (Réseau Morphée)
    http://reseau-morphee.fr

    Réseau de santé consacré à la prise en charge des troubles chroniques du sommeil

    #éducation #enfants #ressources #éducation_à_la_santé

    – Un site spécifique pour les jeunes :
    Le sommeil de 0 à 18 ans
    https://sommeilenfant.reseau-morphee.fr

    – Un livret à destination des adolescent·e·s
    LE SOMMEIL : mode d’emploi - À destination des jeunes et de leurs parents
    https://www.reseau-morphee.fr/wp-content/plugins/downloads-manager/upload/brochure_web-DEFINITIVE.pdf


  • Israeli forces detain 8-year-old Palestinian child near Hebron
    http://www.maannews.com/Content.aspx?ID=781741

    Defense for Children International reported that since 2000, at least 8,000 Palestinian children have been detained and prosecuted in an Israeli military detention system infamous for the systematic mistreatment and torture of Palestinian children.

    The Palestinian Authority (PA) Prisoners and Former Prisoners’ Affairs Committee reported, earlier in October, that Israel had detained 35 Palestinian minors during September 2018.

    The committee’s August report documented testimonies from a number of Palestinian children during their detention by Israeli forces and revealed that the children were subjected to systematic beatings and #torture during and after their detention.

    According to prisoners rights group Addameer, there are 270 Palestinian child prisoners being held in Israeli prisons, of whom 50 are under the age of 16.

    #enfants #Palestine #violence #prisons#villa_dans_la_jungle


  • Tik Tok : royaume de la petite fille hyper-sexuée (France Inter)
    https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-m/l-edito-m-06-novembre-2018

    C’est l’appli la plus téléchargée au monde, devant Facebook, Instagram, Snapchat en septembre. Presque 600 millions d’utilisateurs mensuels, 150 millions actifs au quotidien, 2 millions en France.
    […]
    Je vous parle ici d’une déferlante dans les collèges et lycées. Particulièrement chez les gamines. J’en ai visionné hier une palanquée. Glaçant. Plongée dans l’esthétique corporelle d’une jeunesse totalement clonée : toutes, les cheveux longs ; toutes, la poitrine très rehaussée ; toutes, le t-shirt coupé sous les seins ; toutes, le ventre ultra plat, nombril dénudé ; toutes, les fesses rebondies ; toutes, quasi le même visage à la fois lisse et mutin. C’est complètement flippant.
    […]
    Une gestuelle hyper-sexualisée reproduite à l’infinie par des très jeunes filles qui se copient dans le monde entier en quête de « like » et de commentaires

    #enfants #filles #hyper-sexualisation #genre #réseaux_sociaux


  • Guns Send over 8,000 US Kids to ER Each Year, Analysis Says
    https://www.snopes.com/ap/2018/10/29/guns-send-8000-us-kids-er-year-analysis-says

    The scope of the problem is broader though; the study doesn’t include kids killed or injured by gunshots who never made it to the hospital, nor does it count costs for gunshot patients after they’re sent home.

    #armes #états-unis #enfants


  • Grosse opération anti Snapchat cette semaine à l’école de mes enfants :

    Les enseignant·es sont de plus en plus inquiet·es par la "sur-utilisation" des smartphones et de certains réseaux sociaux (quelques dérapages en début d’année et de plus en plus de problèmes de violence, de harcèlement, etc.). Mais aussi et surtout, les enseignant·es remarquent que beaucoup de ces élèves s’enferment dans le "monde smartphone" et perdent le contact avec le réel immédiat, montre des signes d’addictions, de désocialisation, des résultats scolaires anormalement excécrables, etc...

    Ce matin, en discutant avec certain·es enseignant·es, ça ressemblait à un début de panique.

    « Es-tu dépendant·e de Snapchat ?

    Participe à la semaine sans Snapchat. Informations et inscription dans ta classe.

    Les avantages :

    – Tu peux être plus heureux·ses
    – Tu seras moins égocentrique
    – Tu pourras t’intéresser à beaucoup d’autres choses
    – Tu seras moins stressé·e
    – Tu dormiras mieux et tu seras plus créatif·ve
    – Tu pourras plus profiter [en live] de tes ami·es »

    #réseaux_sociaux #snapchat #addiction #écrans #tablettes #smatphones #enfants #enfances #marketing #consommation #manipulation


  • Les applications éducatives pour enfants sont bourrées de pubs pour des contenus payants
    https://www.numerama.com/tech/435705-les-applications-educatives-pour-enfants-sont-bourrees-de-pubs-pour

    Si vous utilisez des applications mobiles ou pour tablettes tactiles pour vos enfants de moins de cinq ans, sachez qu’elles sont sûrement pleines de publicités. Dans les applications mobiles ou sur tablettes, les publicités sont omniprésentes. Y compris dans celles qui sont dédiées à de très jeunes enfants, âgés de moins de 5 ans, dévoile une équipe de chercheurs dans une étude publiée le 26 octobre dans le Journal of Developmental and Behavioral Pediatrics. Des publicités dans 95 % des applications (...)

    #GooglePlay #smartphone #tablette #publicité #enfants

    ##publicité
    //c2.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2018/10/google-applications-enfants.jpg


  • Advertising in Young Children’s Apps : A Content Analysis
    https://journals.lww.com/jrnldbp/Abstract/publishahead/Advertising_in_Young_Children_s_Apps___A_Content.99257.aspx

    Objective : Young children use mobile devices on average 1 hour/day, but no studies have examined the prevalence of advertising in children’s apps. The objective of this study was to describe the advertising content of popular children’s apps. Methods : To create a coding scheme, we downloaded and played 39 apps played by children aged 12 months to 5 years in a pilot study of a mobile sensing app ; 2 researchers played each app, took detailed notes on the design of advertisements, and (...)

    #smartphone #tablette #enfants #publicité

    ##publicité


  • Your Kid’s Apps Are Crammed With Ads
    https://www.nytimes.com/2018/10/30/style/kids-study-apps-advertising.html?smid=tw-nytimes&smtyp=cur

    In a new study of the most downloaded apps for children ages 5 and younger, researchers found advertising in almost all of them. Many developers market apps for children as being educational. So Jenny Radesky, a pediatrician who wrote the American Academy of Pediatrics guidelines for children and media, wanted to check that out. “One of my big concerns about why apps might not be educational was because of the presence of distracting features such as banner ads that sit along the top of (...)

    #GooglePlay #smartphone #tablette #enfants #publicité

    ##publicité


  • Why It’s Okay to Throw Your Children’s Art Away - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/family/archive/2018/09/throw-your-childrens-art-away/570379

    Children make art constantly. From the earliest age, adults press crayons into their hands. Art offers kids something to do, and folk wisdom holds that it’s good for them, too. But after the activity is over, the artwork sticks around. And that’s where the problems start.

    My young children leave their art everywhere. I find most of it on the floor. It gets ripped, crumpled, or marked up with footprints. I confront it mostly when bending over to pick it up. Often, I encounter a drift of several layers of drawings, spilling off glitter and painted rice. Others tumble off the refrigerator.

    #enfants #enfance #dessin #art


  • A Dark Consensus About Screens and Kids Begins to Emerge in Silicon Valley - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/10/26/style/phones-children-silicon-valley.html

    SAN FRANCISCO — The people who are closest to a thing are often the most wary of it. Technologists know how phones really work, and many have decided they don’t want their own children anywhere near them.

    A wariness that has been slowly brewing is turning into a regionwide consensus: The benefits of screens as a learning tool are overblown, and the risks for addiction and stunting development seem high. The debate in Silicon Valley now is about how much exposure to phones is O.K.

    “Doing no screen time is almost easier than doing a little,” said Kristin Stecher, a former social computing researcher married to a Facebook engineer. “If my kids do get it at all, they just want it more.”

    Among those is Chris Anderson, the former editor of Wired and now the chief executive of a robotics and drone company. He is also the founder of GeekDad.com.

    “On the scale between candy and crack cocaine, it’s closer to crack cocaine,” Mr. Anderson said of screens.

    Technologists building these products and writers observing the tech revolution were naïve, he said.

    “We thought we could control it,” Mr. Anderson said. “And this is beyond our power to control. This is going straight to the pleasure centers of the developing brain. This is beyond our capacity as regular parents to understand.”

    He has five children and 12 tech rules. They include: no phones until the summer before high school, no screens in bedrooms, network-level content blocking, no social media until age 13, no iPads at all and screen time schedules enforced by Google Wifi that he controls from his phone. Bad behavior? The child goes offline for 24 hours.

    “I didn’t know what we were doing to their brains until I started to observe the symptoms and the consequences,” Mr. Anderson said.

    #Addiction #Education #Ecrans #Enfants




  • Quebec : Non aux exercices de confinement dans les écoles de la CSDM Marco Fortier - 25 Octobre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/education/539790/non-aux-exercices-de-confinement-dans-les-ecoles

    Les exercices de confinement barricadé dans les écoles peuvent entraîner de l’anxiété et de la confusion. La Commission scolaire de Montréal (CSDM) a décidé de ne pas imposer ces exercices controversés visant à enseigner aux élèves et au personnel des écoles comment réagir en cas d’attaque armée entre les murs de l’établissement.

    Dans une décision qui risque de faire boule de neige, la plus grande commission scolaire du Québec a entériné mercredi soir le rapport d’un comité d’experts qui exprime des doutes sur la pertinence des exercices de confinement barricadé.


    Photo : Justin Sullivan Getty Images / Agence France-Presse Dans l’île de Montréal, le SPVM a participé à 180 exercices de confinement dans les écoles en 2016, dont la moitié avec la participation des élèves. 
    « Actuellement, il n’existe aucune étude qui démontre l’efficacité des exercices de confinement dans les écoles pour diminuer les pertes humaines en cas de tireur actif », indique le rapport de 26 pages. Le comité était formé de huit membres du personnel de la CSDM, dont des directeurs d’école, appuyés par les chercheurs Lyse Turgeon (Université de Montréal), Camillo Zacchia (Institut Douglas) et Jacques Hébert (UQAM).

    « Il existe cependant des risques importants, tant physiques que psychologiques, qui doivent être soupesés par rapport aux bénéfices présumés des exercices de confinement », poursuit le document.

    La Commission scolaire compte ainsi rappeler aux directions d’école que chaque établissement peut décider d’offrir ou non des exercices de confinement aux élèves et au personnel. Plusieurs écoles croyaient à tort qu’ils étaient obligatoires.

    Par contre, tous les employés des écoles de la CSDM, y compris les enseignants, les concierges et les secrétaires, devront suivre une séance d’information sur les « bonnes pratiques à adopter en cas de tireur actif », élaborée avec le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Il ne s’agit pas d’un exercice de confinement où les participants doivent se barricader en classe dans le cadre d’une attaque armée simulée.

    Alerte à l’anxiété
    « On prend bonne note du rapport qui nous indique que les exercices de confinement barricadé peuvent créer de l’anxiété chez les élèves et les membres du personnel », a indiqué au Devoir Catherine Harel Bourdon, présidente de la CSDM.

    Dans l’île de Montréal, le SPVM a participé à 180 exercices de confinement dans les écoles en 2016, dont la moitié avec la participation des élèves, précise le rapport. « Parmi les obstacles rencontrés par les établissements ayant effectué des démarches en matière d’exercices de confinement, l’anxiété des élèves et des membres du personnel est celui qui est invoqué le plus souvent, soit près de deux fois plus souvent que l’appréhension et la résistance des parents. »

    Fait à noter, les exercices de confinement barricadé sont obligatoires pour le personnel et les élèves de toutes les écoles des deux commissions scolaires anglophones de l’île (English-Montreal et Lester-B.-Pearson). Le ministère de l’Éducation du Québec a le pouvoir de rendre obligatoire la tenue d’exercices de confinement, mais il laisse cette décision aux décideurs locaux. Ces exercices sont obligatoires en vertu de la loi en Ontario et au Manitoba, et d’une décision ministérielle ou des commissions scolaires dans quatre autres provinces.

    #enfants #Ecole #manipulation #attentas #propagande #Education


  • Reporter’s Diary: Heal Somalia’s former child soldiers, heal a nation

    Even by Mogadishu standards, late September was particularly violent.

    Amino Hussein Hassan, a female law student, was shot dead on her university campus. Yahye Amir, a prominent economics professor and political analyst, escaped an assassination attempt when a bomb strapped to his car exploded, killing his brother. And Ahmed Mukhtar Salah, from the long-marginalised minority Bantu community, was beaten and burnt to death by a mob after his nephew married an ethnic Somali woman.

    Violence has been a way of life in Somalia since the outbreak of the civil war in 1991, seeping deep into the nation’s marrow as clan conflict gradually morphed into an all-out war against the al-Qaeda affiliated Islamist group #al-Shabab. “The layers of violence that people have had to digest is one of the key problems for building a peaceful and healthier society,” Laetitia Bader, a senior researcher at Human Rights Watch (HRW), told me recently.

    Most often, those who bear the life-long consequences are the poor, the politically marginalised, and young people. In particular, the thousands of children who must deal with the trauma of years on the front lines.

    In May, I travelled to the capital, Mogadishu – as I have done regularly since 2012 – to report on a crisis that, save for some international NGOs and human rights organisations, few seem to talk about: child soldiers.

    There, I met Abdi, 16, a former child soldier. Intelligent and eloquent, he had been a star pupil at the Koranic school in his home town, about 55 miles from the capital. In 2009, at the age of seven, his teacher took him and seven other boys to join al-Shabab.

    For two years, Abdi lived in a camp with about three dozen other young recruits. By the time he was eight, he had learned how to drive a car and shoot a gun. By nine, he took part in his first raid in the village of Darussalam Mubarak, where he witnessed an assassination: a man killed by three bullets to the back.

    As horrific as that experience was, the image that has most haunted Abdi for years is that of the severed head of a young man his al-Shabab camp commander brandished before the recruits as a warning: this is what happens to informants.

    “Even now after all these years, I have nightmares,” Abdi told me. “Sometimes I wake up screaming in the middle of the night.”
    A disposable front line

    While al-Shabab’s use of children as soldiers is nothing new, in the last several years the number of child soldiers has increased markedly.

    In al-Shabab’s heyday around 2010, when it controlled vast swaths of the country, including a sizable chunk of the capital, persuasion and indoctrination were enough to ensure a steady supply of young fighters. Since 2016, increased attacks by the Somali national army and US and African Union troops have resulted in a loss of territory for the group. Most recently, on October 16, the US military announced that it had carried out one of the deadliest airstrikes against al-Shabab, killing 60 militants in the Mudug region.

    So, desperate for more foot soldiers, al-Shabab has turned to the abduction and forced recruitment of minors. Accurate numbers are difficult to come by. Child Soldiers International calculates that there has been a 269 percent increase in the number of children within the ranks of armed groups in Somalia between 2015, when there were 903 documented cases, to 2017, with 3,335 cases. Meanwhile, according to a May report on children and armed conflict presented by the UN secretary-general to the General Assembly, 1,770 children were recruited as soldiers in 2017 alone, with al-Shabab doing the vast majority of the recruitment. The overall number is likely even higher: UNICEF Somalia estimates that as many as 6,000 children and youths are part of armed groups in the country.

    In a single military operation carried out by the Somali National Army and US troops in January on a base near the town of Baledogle, 70 miles northwest of Mogadishu, for instance, 36 child soldiers between the ages of eight and 13 were rescued.

    Often untrained and ill-equipped, these child soldiers make for a disposable front line on the battlefield, protecting older, more experienced fighters. This makes them more likely to suffer physical wounds and psychological trauma.
    Young defectors

    I first met Abdi and other boys through a man I’ll call Hussein. I am not using his real name, or identifying his location, since in addition to running an orphanage he manages a centre that works with young al-Shabab defectors. About 120 boys now live there, two hours’ drive from the capital, but at one point it housed as many 520.


    https://www.irinnews.org/opinion/2018/10/22/heal-somalia-former-child-soldiers-heal-nation-al-shabab
    #enfants-soldat #Somalie #guerre


  • Batterie auto elettriche: il prezzo pagato dai bambini del cobalto

    Nelle miniere del Congo migliaia di bambini pagano un prezzo altissimo per estrarre il cobalto, uno dei materiali indispensabili alle batterie delle auto elettriche: condizioni di lavoro terribili e rischi per la salute per pochi centesimi al giorno


    https://www.osservatoriodiritti.it/2018/10/22/batterie-auto-elettriche-bambini-cobalto
    #voiture_électrique #exploitation #mines #cobalt #enfants #Congo #esclavage_moderne #extractivisme #matières_premières #cartographie #visualisation
    ping @reka


  • Child trafficking: who are the victims and the criminal networks trafficking them in and into the EU

    One of the most serious aspects of this phenomenon is the role of the family, with #Europol receiving regular notifications of children being sold to criminal networks by their families. In some cases they engage directly in the trafficking and #exploitation of their own children.
    Female suspects play a key role in the trafficking and exploitation of minors, much more than in criminal networks which are trafficking adult victims.
    Most of the cases reported to Europol involve networks escorting non-EU minor victims across the entire route from their country of origin to the place of exploitation, frequently with the involvement of #smuggling networks. Smuggling of minor victims through the external borders and across member states usually entails the use of forged travel documents.
    Criminal profits are mainly redirected to the country of origin of the key suspect, in small amounts via money transfer services and in larger sums using criminal money couriers and mules.
    Children are trafficked from around the world into the EU. The majority of non-EU networks reported to Europol involved Nigerian organised crime groups which are trafficking young girls to be sexually exploited.
    Children in migration and unaccompanied minors are at higher risk of trafficking and exploitation. Although the scale of trafficking of unaccompanied minors remains unknown, a future increase is expected.

    https://www.europol.europa.eu/newsroom/news/child-trafficking-who-are-victims-and-criminal-networks-trafficking-t
    #trafic_d'êtres_humains #enfants #enfance #UE #EU #Europe #smugglers #Nigeria #prostitution #exploitation_sexuelle #MNA #mineurs_non_accompagnés

    Lien pour télécharger le #rapport:
    https://www.europol.europa.eu/publications-documents/criminal-networks-involved-in-trafficking-and-exploitation-of-underag


  • Nou[s]velles | La parentification des enfants migrants
    https://asile.ch/2018/10/22/nousvelles-la-parentification-des-enfants-migrants

    Dans la dernière édition genevoise du journal du Centre Social Protestant (CSP) “Nou[s]velles”, Aldo Brina se penche sur le phénomène de parentification des enfants migrants. Au sein de leurs familles, certains enfants migrants, qui s’intègrent souvent plus facilement dans leur société d’accueil, vont prendre le rôle de leurs parents face à certains défis du quotidien. […]


  • A #Lesbos, la dignité perdue des migrants afghans dans le camp de Moria - Asialyst
    https://asialyst.com/fr/2018/10/20/lesbos-dignite-perdue-migrants-afghans-camp-moria

    uir la guerre en Afghanistan, traverser mille morts et se retrouver parqués dans une île grecque. Et attendre. C’est le quotidien des migrants afghans arrivés à Lesbos en Grêce. Ici, le camp de Moria abrite la majorité des 10 000 demandeurs d’asile résidant sur l’île. Marine Jeannin et Sarah Samya Anfis sont parvenues à entrer illégalement dans ce camp interdit aux journalistes par peur des reportages alarmistes. Elles ont trouvé une communauté afghane en proie à la violence, et qui ne reçoit plus ni soins, ni justice.

    #migrations #asile #grèce #camps #méditerranée cc @cdb_77


    • Le #mirage anglais : la #désillusion des migrants

      Après la périlleuse traversée de la Manche, 
des migrants déchantent au Royaume-Uni.

      Depuis plus de vingt ans et l’ouverture du tunnel sous la Manche, les camps d’infortune baptisés «  jungles  » se succèdent à Calais et aux alentours. Y survivent des Irakiens, des Afghans, des Érythréens, des Soudanais et des ressortissants de bien d’autres nationalités, en fonction des aléas géopolitiques, tous aimantés par cet Eldorado britannique qu’ils fantasment et aperçoivent depuis la plage, à une trentaine de kilomètres.

      D’infimes falaises obsédantes derrière les vagues grises agitées  : ce paysage tempétueux est l’une des frontières européennes les plus difficiles à franchir, rendue prétendument étanche grâce aux millions d’euros versés chaque année par la Grande-Bretagne.

      Les infrastructures du port et de l’Eurotunnel, ultimes étapes avant leur escale finale – l’Angleterre – sont gardées comme des forteresses à grand renfort de barbelés, scanners, policiers...

      Les exilés tentent de passer cette lisière seuls, ou avec l’aide des cellules de passeurs souvent kurdes, implantées sur le littoral. En Grande-Bretagne, pensent-ils séduits, leur asile sera accepté, ils trouveront du travail, ou encore ils ne seront pas expulsés vers le premier pays d’Europe, responsable de leur demande d’asile, selon le règlement Dublin III.

      Une fois la Manche franchie, les migrants s’évanouissent dans la nature, s’expriment peu, par crainte d’être ennuyés par les autorités. Ils tentent de se construire une vie, dans l’anonymat. Le soi-disant Eldorado ne comble pas toujours leurs attentes.

      La majorité des demandeurs à l’asile – 30 603 en 2016, selon le Home Office (ndlr : équivalent du ministère de l’Intérieur) – sont Iraniens, puis Pakistanais, Irakiens, Afghans, Bangladais…

      Et au final, «  34 % des demandes sont acceptées, soit un taux moins élevé qu’en France – 40 %  », souligne Magali Lambert, de La Cimade. Quant au règlement Dublin III, «  il est appliqué comme en France. Tout migrant peut être renvoyé vers le premier pays responsable de sa demande d’asile  ».

      Wira et Barzan (Kurdes irakiens)

      Le soleil transperce les nuages gris, illumine les docks.

      Le cri des mouettes couvre la respiration de la marée grise. Il est midi à Liverpool, les pintes de bières règnent sur les tables d’un pub cerné d’entrepôts de briques. Les Britanniques à l’accent scouse, typique de ce grand port du nord-ouest du Royaume-Uni, trinquent sur les quais.

      Devant leurs verres d’eau gazeuse, les Kurdes irakiens Barzan et Wira (prénoms modifiés à leur demande), eux, n’ont pas le goût à la détente. «  La décision du Home Office est tombée il y a deux mois. On m’a rejeté, on ne veut pas de moi  ».

      Barzan, 26 ans, détaille les justifications des autorités britanniques avec mépris.

      lls m’ont dit que maintenant je pouvais retourner en Irak, que ce n’était plus dangereux, que je pouvais être avec ma famille là-bas.

      Barzan, un Kurde irakien de 26 ans

      Son ami Wira, 36 ans, tente de le consoler, mais a peu d’arguments. «  Je suis venu en Grande-Bretagne il y a quatorze ans, ma demande d’asile et mon appel ont été rejetés. Depuis, j’ai fait plus de douze demandes de réexamen [il n’y a pas de limites pour ces requêtes, il faut apporter de nouveaux éléments au dossier, ndlr]. C’est toujours non  ».

      Wira est dans une zone grise  : sommé de quitter le pays, il ne compte plus les années à errer, anonyme, entre les villes de Leicester, Wrexham et Liverpool.

      Wira et Barzan viennent d’Erbil et de Souleimaniye, dans la région autonome du Kurdistan irakien. L’Angleterre, ils l’ont fantasmée à plus d’une décennie d’écart. Le premier y a posé le pied en 2002, le second en 2016. «  Ici, on pouvait gagner notre vie, la construire, du moins c’est ce que je pensais  », résume Barzan.

      Son regard vert glacial se fait encore plus froid quand il repense au chemin parcouru. «  Je suis venu par la Turquie, la Grèce, la route des Balkans en 2015  ». Il tente d’abord une première demande d’asile en Allemagne en 2015. Puis «  neuf mois sans nouvelles  », alors il se «  reporte  » sur la Grande-Bretagne.

      «  Je suis resté des mois bloqué à Grande-Synthe (à 30 km de Calais) avant de réussir à passer, après une dizaine de tentatives, avec 24 autres personnes dans un camion de lots de shampoing  ». Barzan se souvient : «  Ce n’était pas la vie normale. Le temps était long. Tu ne savais pas combien de temps tu allais rester, ce que tu allais devenir  ».

      En 2002, «  tout était plus simple  : ni contrôles ni policiers ni barbelés  », lui répond Wira, qui a franchi la frontière à cette date. «  Je suis resté trois jours à Calais et j’ai réussi dès le premier coup à passer dans un camion  ». Les souvenirs de Wira sont légers et flous, ceux de Barzan tenaces et amers.

      Les deux hommes montrent leurs mains rouges et desséchées. S’ils n’ont toujours pas de statut de réfugié, ils ont un travail, l’une de leurs motivations pour venir en Grande-Bretagne.

      «  On lave des voitures  », explique Barzan. «  Si tu es réfugié, en Angleterre, tu dois passer par le “car-wash” même si ça abime les mains, plaisante Wira, c’est dans une société de lavage de voitures que nous nous sommes rencontrés, beaucoup de Kurdes y travaillent, on trouve toujours. Au début on gagne 39 euros puis avec l’expérience 56 euros par semaine. Je travaille dans ce secteur depuis quatorze ans  ».

      Et toujours non déclaré. «  Trouver un job au noir, c’est facile en Grande-Bretagne, je ne me suis jamais fait prendre par les autorités. Il paraît que quelques patrons se prennent des amendes. Mais personnellement, je n’ai jamais vu aucun directeur avoir des problèmes  ».

      Dans ce pays à l’économie libérale, le travail au noir représente près de 9,4 % du PIB en 2017, selon le magazine américain Forbes.

      On ne compte pas nos heures, on travaille six jours sur sept.

      Barzan, un Kurde irakien de 26 ans

      «  Mais je crois qu’en fait c’est la norme, comme un cercle vicieux sans fin, analyse Wira. La Grande-Bretagne a besoin de nous, de main d’œuvre, pour les petits boulots. Mais en même temps, nous sommes rejetés, nous n’avons pas de droits  ».

      Les compères remontent l’artère commerçante de Liverpool où se succèdent les magasins des grandes chaînes de prêt-à-porter. «  C’est une très belle ville, mais je suis effrayé par le racisme, avoue Barzan. Tu le sens, le raciste, c’est celui qui te regarde comme quelqu’un d’inférieur  ». Ils rejoignent un restaurant kurde aux murs blancs.

      Barzan déprime devant sa soupe de lentilles rouges. «  Je suis perdu, je veux gagner ma vie mais dans une usine ou en tant que chauffeur de taxi, pas dans un “car-wash”, au noir  ». Il songe au retour et évoque cet ami kurde qui lui «  n’en pouvait plus d’attendre  ». «  Il est parti en Allemagne pour tenter de demander l’asile là-bas  ».

      Comme lui, en 2017, quelque 966 personnes ont franchi irrégulièrement la frontière entre l’Angleterre et la France, selon l’Ocriest (Office central pour la répression de l’immigration irrégulière et de l’emploi d’étrangers sans titre). Souvent dissimulés dans les camions, ils ont finalement re-traversé la Manche en sens inverse, lassés de la dureté de ce pays dont ils avaient trop rêvé.

      Lire aussi : L’abandon des enfants migrants en France
      Ridire (Bédouin apatride)

      Ridire exhibe tout sourires ses cartes. «  Ma première carte d’identité, ma première carte de crédit  ». Des sésames dont il est fier et grâce auxquels il bénéficie d’une reconnaissance après un long passage à vide. «  Dans tous les pays que j’ai traversés, j’étais considéré comme quelqu’un d’illégal, un terroriste, parce que j’étais un migrant  ».

      Cet homme brun au teint hâlé traîne ses longues jambes sur un marché bouillonnant de Birmingham, sa commune d’adoption. «  C’est une bonne localité pour recommencer une nouvelle vie, trouver un bon travail  ». Entre les étals, les langues anglaise mais aussi pakistanaise, arabe ou chinoise se mêlent dans cette deuxième ville d’Angleterre qui abrite de nombreux réfugiés.

      Bédouin, Ridire est né sans papiers au Koweït.

      «  Nous sommes bidoune [sans papiers, ndlr] et persécutés, le pays ne veut pas de nous  ». Formant une famille d’apatrides avec sa mère et ses petits frère et sœur, ils prennent en 2010 le chemin de Damas, en Syrie, où Ridire travaille dans un hôtel.

      La guerre arrive, la fuite au Liban s’impose, dans un camp de réfugiés où l’attente devient interminable. Ils décident alors de rejoindre leur oncle, installé depuis des années en Grande-Bretagne.

      Son frère et sa sœur, mineurs, bénéficient d’un regroupement familial. Ridire emprunte la voie illégale  : traversée de la Turquie, la Grèce, la route des Balkans, à l’été 2015.

      «  J’ai rarement ressenti d’humanité, insiste Ridire. La seule fois c’était à Lesbos, avec des bénévoles qui m’ont parlé comme à quelqu’un de normal  ». Une inhumanité qui s’accentue, d’après lui, lorsqu’il débarque à Grande-Synthe.

      «  Je suis arrivé de nuit, avec ma mère. D’autres migrants nous ont dit de nous installer dans une tente. Le lendemain, à la lumière du jour, j’ai découvert le cauchemar : les rats, la boue...  » Ridire est alors au camp du #Barosch de #Grande-Synthe, aux côtés de 2 000 migrants. Il y découvre le système des passeurs.

      «  Des trafiquants sont venus me voir, m’ont dit “comme tu es Koweïtien, tu es riche, un passage te coûtera 2 500 euros”  ». Dans le nord de la France, les trafiquants appliquent les tarifs de leurs «  prestations  » souterraines au faciès.

      Pour passer la Manche caché dans un camion, un ressortissant érythréen, réputé pauvre, paiera moitié moins cher qu’un Syrien, réputé riche, indique Ridire écœuré. Lui n’a pas d’argent. Les saisons passent à Grande-Synthe. Sa mère tombe malade, il parvient à la faire passer légalement en Grande-Bretagne, mi-2016.

      Seul, Ridire déchante. «  Je pensais que j’allais mourir à Grande-Synthe. Un passeur qui me voyait dépérir m’a aidé. Un soir il m’a dit, “ok tu montes gratuit” dans un camion qui contenait des télévisions, de la farine, des pots en céramique…  ».

      Sur le trajet, il pleure de joie. «  Je me disais, je vais enfin avoir des droits. Le poids lourd s’est arrêté dans un village du centre, je suis sorti sous les yeux médusés du chauffeur – un Roumain je crois – en courant, trop heureux. Il n’a rien dit. J’ai appelé ma famille à Birmingham qui m’a envoyé un taxi  ».

      Au bout d’un an, Ridire obtient son statut, le Koweït est jugé dangereux pour lui «  il y a un risque d’extinction de la communauté (des Bédouins) à cause du mauvais traitement que nous subissons : pas de services, pas d’accès à l’éducation ni à la santé  », justifie Ridire.

      Il peut aujourd’hui avoir accès au système de santé, étudie les mathématiques à la faculté, vit dans une maison avec sa mère. Les 42 euros hebdomadaires que lui verse le gouvernement l’aident à se nourrir.

      «  D’ici quelques années, je travaillerai dans l’industrie du pétrole, je n’ai pas honte de dire que j’ai envie de bien gagner ma vie. L’Angleterre pour moi, c’est le business, c’est très différent de la France, où j’ai le sentiment que les gens sont plus amicaux  ». Le pays réputé individualiste «  casse quelques traditions et valeurs familiales, avoue-t-il. En ce mois de juin, c’est le ramadan, or mes frère et sœur n’ont pas le temps de venir dîner, ils disent qu’ils travaillent trop. Alors on s’appelle, mais on ne reste plus ensemble, comme au Koweït. S’il nous arrive une broutille, personne ne se déplace pour l’autre. Trop de travail, c’est souvent l’excuse  ».

      Maintenant, Ridire espère obtenir d’autres droits. «  J’aimerais pouvoir voter. Si j’avais eu ce droit, je n’aurais surtout pas voté pour le Brexit, qui ­m’inquiète et va nous isoler  ».
      Henok (Érythréen)

      Henok chante des airs de rap en marchant sur les trottoirs bondés de Londres. Il slalome ce jour de juin entre les passants, près de la gare internationale de Saint-Pancras. Parmi la foule d’anonymes, personne ne s’attarde sur la bouille ronde du jeune Érythréen, cheveux en bataille, survêtement noir et petite sacoche.

      Sur le chemin de l’exil, Henok devait fuir les regards, «  On me dévisageait alors que je voulais être discret, dit l’adolescent de 18 ans. Il était l’étranger. Aujourd’hui, je me sens libre  ». Il avance serein entonnant des paroles sur Calais, qu’il a composées lui-même. La ville, jamais loin, le hante toujours. Car avec Tripoli, en Libye, Calais est l’escale de son ­parcours qui l’a le plus «  choqué  ».

      Parti seul d’un village près d’Asmara à 14 ans, il fuit le service militaire à vie de ce pays d’Afrique de l’Est sous la coupe du dictateur Isaias Afwerki.

      Pendant deux ans, Henok ne songe qu’à traverser les frontières. «  Je voulais venir en Grande-Bretagne dès le départ. J’avais entendu par des amis déjà sur place qu’on trouvait du travail plus facilement en Angleterre qu’en Italie ou en France  ».

      Son itinéraire se dessine : Soudan, Libye, Italie, France. Des milliers d’autres migrants l’ont fait avant lui, cela lui donne espoir, les photos de proches en Grande-Bretagne le soutiennent pendant son périple. Sans argent, il ne passe pas toujours avec des passeurs de frontières, «  je me cachais seul dans les camions  ».

      Lire aussi : Plus de cent soudanais renvoyés dans l’enfer libyen

      Henok insiste sur deux étapes qui l’ont traumatisé.

      À Tripoli en Libye et à Calais, j’ai lutté pour ma survie. Je pensais souvent à la mort.

      Henok, Érythréen de 18 ans

      Malgré sa jeunesse, elle est omniprésente dans la vie de l’adolescent. «  En Libye, je suis resté bloqué à Tripoli, pendant trois mois, dans une maison de torture [les migrants nomment généralement ces bâtisses des connexions houses, surveillées par les passeurs, ndlr]  ».

      Enfoncé dans le fauteuil d’un café cosy londonien, Henok exhibe une blessure sur sa main. «  Ceux qui me gardaient me brûlaient, ils voulaient appeler mes parents pour avoir de l’argent contre ma liberté, mais mes parents n’ont pas de téléphone dans leur village !  ».

      Il perd la notion du temps, finit par embarquer pour l’Italie «  Un jour de printemps 2015, dit-il évasif. J’avais trop peur, mais il fallait rejoindre l’Italie. C’était la mort en Libye, la mort dans l’eau ou l’Italie, pas d’autres options  ». Il navigue sur la Méditerranée centrale dans un bateau en bois où s’entassent 383 personnes, avant d’être tiré des flots par un navire italien. «  Le plus beau jour de ma vie, mais je n’arrive pas à le décrire, c’était trop fort  ». Il marque un silence et sourit.

      Après cette frontière traumatisante, il reste à Henok une autre mer à traverser  : la Manche. Et un second traumatisme, Calais. «  Je suis passé facilement de l’Italie à la France par les Alpes, caché dans un camion, contre 30 euros. Calais, finalement, ça paraissait simple à franchir  : la Manche est petite comparée à la Méditerranée  ».

      Mais, bloqué dans la ville de la dentelle pendant un mois et deux semaines, il partage l’errance d’un sans-domicile avec d’autres Érythréens près du port de la ville, nourris par les ONG.

      Puis Henok découvre la traque, dit-il, de ceux dont tous les migrants connaissent l’acronyme à Calais  : les CRS. «  Presque chaque nuit, je tentais de me cacher dans des camions, avec des amis, sans passeur, les policiers n’étaient jamais loin. Au bout de quelques semaines, je me suis fabriqué un faux garrot pour faire croire que j’étais blessé et qu’ils me laissent tranquille  ».

      Son ton s’accélère, il raconte nerveusement. «  J’essayais de me glisser sous les châssis des camions, ou de rentrer dans les cargaisons dès que je voyais des poids lourds à l’arrêt. Je ne comptais pas les tentatives. Je me faisais prendre par les policiers, je recommençais le lendemain  ».

      Cela devient un défi pour l’adolescent. «  Je n’avais pas peur, je pensais à l’Angleterre toute la journée. La nuit, lors de mes passages, mes vêtements étaient déchirés à force de courir et tomber sur les routes  ». Sa crainte principale  : «  Les chiens (renifleurs) du port qui finissaient toujours par me trouver planqué dans les camions alors que j’étais près du but  ».

      Henok parvient à sauter dans un train de poids lourds qui file vers l’Eurotunnel.

      Quand j’ai compris que j’étais sous le tunnel, l’émotion était intense pas autant qu’en mer en Libye, mais presque.

      Henok, Érythréen de 18 ans

      Henok dépose sa demande d’asile dans les minutes qui suivent son arrivée à Douvres à l’automne 2015, dans un commissariat de la ville-frontière du sud de l’Angleterre.

      Le mineur est transféré vers Londres, où il est logé avec des travailleurs sociaux par le Home Office. Il obtient son statut de réfugié au bout d’un an, aidé par sa minorité car un retour en Érythrée est bien trop dangereux. «  J’ai ce que je voulais, la sécurité et les études. Je veux devenir électricien et continuer le rap  ».

      Mais après cette longue quête, une autre commence pour lui. «  Je cherche mes parents et mon frère, dont je n’ai jamais eu de nouvelles depuis mon départ. Ils n’ont ni adresse ni Internet. Je pense à eux, ça me rend triste, je voudrais les faire venir, je ne sais pas ce qu’ils sont devenus et eux non plus ne savent rien de ma vie  ».


      https://www.amnesty.fr/refugies-et-migrants/actualites/les-mirages-de-leldorado-britannique

      #dessins de #Elisa_Perrigueur

    • Arrivés en Angleterre illégalement, de nombreux mineurs isolés sont victimes des trafiquants

      Refoulés par le Home Office après des mois passés à Calais, de nombreux mineurs ont tout de même décidé d’atteindre l’Angleterre de manière illégale. Beaucoup ont disparu dans la nature et sont tombés aux mains des réseaux de trafiquants.

      Selon le quotidien britannique The Independent, de nombreux migrants mineurs dont le dossier a été refusé par le Home Office - le ministère anglais de l’intérieur - au moment du démantèlement de la « jungle » de Calais ont traversé la Manche par leurs propres moyens et sont tombés entre les mains de trafiquants au Royaume-Uni.

      Lors de la signature de l’amendement Dubs en mars 2016, le Royaume-Uni s’était engagé auprès de la France à accueillir 480 mineurs isolés présents à Calais et désireux de rejoindre l’Angleterre. Mais en octobre 2016, date du démantèlement de la « jungle », des centaines de mineurs non accompagnés ont vu leur demande déboutée par le Home Office.

      L’association Social workers without borders - qui avait mené une série d’évaluations sur plusieurs enfants de la « jungle » avant son démantèlement - rappelle que sur les 42 enfants signalés « dans le besoin », aucun d’entre eux n’a eu l’autorisation de rejoindre l’Angleterre.

      >> À lire sur InfoMigrants : Au Royaume-Uni, un migrant peut croupir des années en centre de rétention

      Bon nombre de migrants refoulés par les autorités britanniques ont donc tenté leur chance par la voie illégale. Beaucoup d’entre eux se sont ainsi retrouvés piégés dans des réseaux de trafiquants.

      Selon les dernières données du Centre d’information sur la traite des enfants (CTAC), sur les 293 jeunes arrivés en Angleterre clandestinement depuis mi 2016, seulement 103 personnes ont été localisées. Les autres - les 190 autres restants - ont tout simplement disparu dans la nature. À titre d’exemple, sur les 42 mineurs identifiés par Social workers without borders, neuf ont atteint le Royaume-Uni par leurs propres moyens et 14 sont toujours « introuvables ».

      « Quand ils n’ont pas d’argent, leur corps ou le trafic de drogue deviennent des monnaies d’échange »

      Selon le quotidien britannique, un adolescent soudanais placé dans une famille d’accueil a disparu quelques mois après son arrivée en Angleterre, en décembre 2016. « Je lui ai envoyé un message mais je n’ai pas eu de réponse », déclare à The Independent Sue Clayton, une universitaire qui lui avait rendu visite. « Il était clair que les choses ne se passaient pas bien pour lui en Angleterre. Il est probable qu’il travaillait pour le compte d’un trafiquant (…). Il m’a dit que sa mère était très malade et que sa famille avait besoin d’argent ».

      The Independent met également en avant le cas d’un garçon de 16 ans qui a été « pris en otage » par des trafiquants une fois arrivé au Royaume-Uni. Les malfaiteurs le retenaient car son père, installé en Angleterre, n’avait pas les moyens de payer les passeurs de son fils. Le jeune homme a pu être libéré grâce à l’intervention de la police.

      Swati Pande, membre du CTAC, estime qu’il est fréquent que les enfants ayant traversé la Manche disparaissent ou ne soient jamais retrouvés au Royaume-Uni. « Rien n’est gratuit. Ces jeunes ont fait un si long voyage, ils doivent toujours de l’argent à quelqu’un », explique-t-elle au journal anglais. « Au cours de leurs voyages, nous savons qu’il peut y avoir des abus. Quelle est la monnaie d’échange de ces enfants ? Quand ils n’ont pas d’argent, leur corps ou le trafic de drogues deviennent des monnaies d’échange », continue-t-elle.

      Pour la députée anglaise Sarah Jones cité par The Independent, le gouvernement britannique a « tourné le dos aux enfants réfugiés de la ‘jungle’ et continue de le faire ». « Cette année marque le 80ème anniversaire du Kindertransport, quand notre pays a sauvé 10 000 enfants du régime nazi. C’est une honte que le sentiment anti-migrant de notre gouvernement s’étende même aux enfants les plus jeunes et les plus vulnérables », a-t-elle ajouté.
      Une critique injustifiée selon un porte-parole du Home Office qui rappelle que « l’an dernier, le Royaume-Uni a assuré la protection de 6 000 enfants et a également délivré 5 218 visas de regroupement familial, dont plus de la moitié était destiné à des enfants ». Reste que seuls 220 enfants ont été transférés en Angleterre depuis fin 2016, sur les 480 prévus par l’amendement Dubs.


      http://www.infomigrants.net/fr/post/13286/arrives-en-angleterre-illegalement-de-nombreux-mineurs-isoles-sont-vic


  • Dos de femme, dos de mulet, les oubliées du #Maroc profond

    « Si je me suis concentré sur le milieu rural, en particulier sur les régions montagneuses de l’#Atlas et sur les petites villes (#Berkane, #Midelt, #Kalaat_Sraghna), c’est parce que la #fragilité des femmes m’y a paru plus marquée, plus terrible qu’ailleurs. En 2015, dans différentes régions de ce pays, une fille qui n’est pas mariée à dix-huit ans est encore considérée comme une femme ratée, sans avenir… Dans les villages du Moyen et du Haut Atlas, comme dans de petites villes du Maroc profond, pères, mères, autorités locales et juges continuent à marier des filles, âgées de treize, quatorze ans, selon la coutume ou par contrat. Des enfants sont ainsi livrées aux familles de leurs époux. Elles y sont exploitées, martyrisées, violées… Dans les #mines de #Mibladen, mais aussi dans les #vergers de #clémentines de l’Oriental, les #ouvrières_saisonnières ont des conditions de vie dramatiques car elles subissent une double exploitation, économique et sexuelle. Ce travail démontre l’importance de réformer les lois. »


    http://www.etlettres.com/livre/dos-de-femme-dos-de-mulet-les-oubliees-du-maroc-profond
    #livre #femmes #montagne #mariage #enfants #enfance #mariage_forcé #coutume #exploitation #viol #violence #agriculture #travail #exploitation_économique #exploitation_sexuelle

    ping @daphne et @albertocampiphoto —> car on parle aussi des mines de Mibladen


  • Le Livre-Disque du Petit Poucet
    https://www.nova-cinema.org/prog/2018/168-only-the-sky-is-the-limit/filem-on/article/le-livre-disque-du-petit-poucet

    « Le Petit Poucet et l’usine à saucisses » n’est pas qu’un spectacle musicale, c’est aussi un très beau livre-disque. Récemment édité par Biscoto, une chouette maison d’édition basée à Angoulême, le livre est entièrement illustré par Benoît Preteseille, accompagné d’un CD reprenant le spectacle joué et chanté par Savon Tranchand et Carl Roosens. Une autre façon d’apprécier cette relecture contemporaine du classique de Charles Perrault, et pourquoi pas d’en apprendre les chansons retranscrites dans le livre même ! Les dessins originaux de Benoît agrémenteront les murs du foyer-bar accessible en après-midi le temps du festival Filem’on au Nova, transformé pour l’occasion en usine à saucisses Grogra !

    mardi 30 octobre 2018 à 17h (...)