• UNE OMERTA AU NOM DE L’ART « Tout le monde savait » : Claude Lévêque,
    Par Emmanuelle Lequeux (le Monde) / Suggestion Nicole Esterolle
    https://www.lemonde.fr/culture/article/2021/01/15/tout-le-monde-savait-claude-leveque-une-omerta-au-nom-de-l-art_6066318_3246.

    Alors qu’une partie du milieu artistique est sidérée d’apprendre que le plasticien fait l’objet, depuis 2019, d’une enquête préliminaire pour « viols et agressions sexuelles sur mineurs », d’autres semblent moins surpris…

    Au milieu des années 1980, une artiste – qui préfère rester anonyme – s’était aventurée à demander à un galeriste parisien qui exposait Claude Lévêque pourquoi il ne représentait aucune femme artiste :  « Je n’ai peut-être pas d’artiste femme, mais j’ai un pédophile » , s’était-elle entendu rétorquer. Plaisanterie tordue, aveu, provocation ?  « En tout cas, ça résume bien le contexte, raconte-t-elle aujourd’hui. Je m’étais tue, mais quand je visitais les expositions, je vous assure que je ne lâchais pas mon petit garçon de l’œil. »


    L’artiste plasticien français, Claude Lévêque, le 5 octobre, chez lui à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Photo Audoin Desforges

    « Comment une telle carrière est-elle possible, alors que depuis des années “ÇA SE SAVAIT ?” » , interroge la critique d’art Marie Chênel dans un Tweet très relayé https://twitter.com/MaChenel/status/1348523575687475200 . Il résume la sidération du milieu de l’art depuis les révélations du  Monde , le 10 janvier, concernant la plainte du plasticien Laurent Faulon contre l’artiste Claude Lévêque et l’enquête ouverte par le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis), en mai 2019, pour « viols et agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans ». M. Faulon, un sculpteur de 51 ans, dénonce des  « abus sexuels »  subis entre ses 10 et 17 ans de la part de M. Lévêque, assurant qu’il était, comme sa famille, sous son « emprise ». Le site d’information Mediapart a lui aussi publié une longue enquête, le 13 janvier, qui accable l’artiste https://www.mediapart.fr/journal/france/130121/pedocriminalite-plusieurs-temoins-accablent-l-artiste-claude-leveque?ongle .
    L’enquête judiciaire est en cours et la présomption d’innocence prévaut. Mais dans le milieu de l’art, où Claude Lévêque était si connu, chacun s’interroge. Qui n’a jamais aperçu l’artiste entouré d’adolescents plus ou moins jeunes, à un vernissage, un dîner de galerie ? Qui n’a jamais entendu de rumeurs ? 
    « C’était comme un nuage flottant autour de lui, reconnaît une conseillère de collectionneurs qui le connaît, et s’en méfie, depuis trente ans. Tout le monde savait qu’il aimait s’entourer de jeunes éphèbes, et un bon nombre craignait le pire. Mais comment agir contre un homme qui a une telle aura, quand on n’a que des rumeurs, et qu’on n’est pas témoin de ses manœuvres ? Contre un artiste qui exerce une telle fascination, car il a produit une œuvre incroyable ? » _

    Filleuls, neveux, assistants…
    Ces adolescents qui l’entourent, Claude Lévêque les présente comme ses filleuls, ses neveux, ses assistants, voir comme ses « fils ». Ces doudous et nounours qu’il trimballe autour du monde, qu’il sort en plein repas, qu’il déploie dans chaque recoin de ses deux maisons, ont été, selon l’artiste, dans ses interviews,  « donnés par des amis, souvenirs trop intimes pour en parler ».  Son obsession pour le monde de l’enfance est considérée comme une « sublimation artistique », la part de fantasme d’un adulte qui est bien plus à l’aise avec les enfants qu’avec le monde des grands.

    « QUAND J’AI COMPRIS QUE CES DOUDOUS ÉTAIENT SANS DOUTE CEUX DE SES VICTIMES, DES TROPHÉES, J’AI PRIS UNE ÉNORME CLAQUE », JONATHAN LOPPIN, ARTISTE.

    Et puis, comment condamner sur la base de « racontars » ?  « On lui aurait donné le bon Dieu sans confession » , admet l’artiste Jonathan Loppin, dont la compagne, Julie Faitot, a envoyé un signalement à la justice concernant Claude Lévêque en février 2019. Pendant les quinze ans que dura leur amitié, il avoue avoir été subjugué par cette star prête à défendre corps et âme le moindre squat, toujours disposée à prendre fait et cause pour la veuve et l’orphelin :  « Claude apparaît comme un nounours au charisme fort, et un vrai aimant à enfants. En fait, il sait les ferrer. Quand j’ai compris que ces doudous étaient sans doute ceux de ses victimes, des trophées, j’ai pris une énorme claque. »

    « Je l’ai toujours vu bouleversé par la beauté des jeunes garçons, elle le secouait, et il l’assumait, ses premières œuvres en témoignent »,  souligne un habitant de Nevers (Nièvre), proche des Faulon. Enfant, il a connu Lévêque comme moniteur de centre aéré dans les années 1970, sans jamais entendre de rumeurs pouvant l’incriminer. Depuis quelques jours, il fouille dans sa mémoire.  « J’essaie d’analyser le phénomène d’emprise, détaille-t-il. En abordant l’environnement de cet adulte entouré de jeunes hommes, on avait d’abord un sentiment de malaise, mais la situation était ensuite validée par les proches ; familles, amis, tous semblaient acter ce qui se passait. Le trouble ressenti était alors étouffé par cette validation collective. En outre, j’en ai été témoin à deux reprises, Claude entretient aussi une relation très forte avec les mères des enfants, dont je ne sais comment elle s’articule, une relation presque amoureuse. Mécanique qu’il semble, hélas, avoir affinée avec le temps. »

    Collectionneurs, experts, galeristes, conservateurs, critiques, artistes : cette validation a été tout aussi collective dans le milieu de l’art, même si certains tenaient scrupuleusement leurs distances.  « Les institutions lui ont fait confiance, à cause de la fascination qu’exerce son œuvre, mais aussi de son engagement pour les causes sociales, politiques, analyse une directrice de musée. Tout cela était-il un écran de fumée ? Tout comme ces références à l’enfance, sans cesse convoquée, sacralisée, sanctuarisée : elles faisaient la beauté et la pureté de son travail ; désormais, elles peuvent ressembler à un sacrifice. »

    La suite, sans subir les demandes d’enregistrement, les cookies . . . . de le monde  : https://levadrouilleururbain.wordpress.com/2021/01/17/une-omerta-au-nom-de-lart-par-emmanuelle-lequeux-le-

    #Art #pédophilie #culture_du_viol #viol #france #enfants #justice #viols #violences_sexuelles #pédocriminalité #pedocriminalité #grand_homme #impunité

  • #Écoles et #Covid : les compromis à faire pour éviter une troisième vague | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/199065/limiter-presence-eleves-enfants-ecoles-classes-urgence-covid-19-variant-anglai

    Un certain nombre d’études parues à ce jour montre que le rôle des #enfants a vraisemblablement été sous-estimé, sinon négligé. Testant de manière plus systématique les enfants ou mesurant leurs #anticorps, elles tendent à mettre en évidence le fait que les enfants sont au moins aussi infectés que les adultes par le SARS-CoV-2. Les enfants présentent également une #charge_virale aussi importante que celle des adultes. Dès lors, il n’y pas de raison qu’ils soient moins contagieux et aucune donnée ne va dans ce sens.

    [...]

    La #mutation du #SARS-CoV-2 en Angleterre et la situation en Irlande ont d’abord conduit à penser que le nouveau #variant était plus transmissible par les enfants que par les adultes. Or, il est tout simplement plus contagieux. L’explication aujourd’hui envisagée est que s’il y a eu, entre septembre et aujourd’hui, une transmission accrue chez les enfants, c’est parce que les modalités de #confinement édictaient de garder les #écoles ouvertes : les plus jeunes ont été parmi les seuls #vecteurs sociaux subsistant dans une société d’adultes massivement confinés et en télétravail.

    #transmission #contagiosité

  • Affaire Pfizer-Nigeria : les victimes attendent toujours leur dédommagement Jeune Afrique 03 février 2011

    https://www.jeuneafrique.com/31695/economie/affaire-pfizer-nigeria-les-victimes-attendent-toujours-leur-d-dommagem

    L’accord signé le 30 juillet 2009 entre Pfizer et l’Etat nigerian de Kano n’a pour l’instant abouti à aucun versement aux familles des victimes présumées d’un essai clinique pratiqué par le laboratoire pharmaceutique en 1996 sur plusieurs centaines d’enfants. Quelque 35 millions de dollars sont en jeu.

    Des parents avec leurs enfants sourds et muets devant la haute cours de justice de Kano en 2008
    Depuis plusieurs années, Ali Yako assure que les médicaments administrés à son fils de quatre ans par Pfizer, numéro un mondial de la pharmacie, dans le cadre d’essais cliniques destinés à soigner sa méningite, l’ont rendu sourd avant d’entraîner sa mort. Mais dix-huit mois après la signature d’un accord entre le géant américain et l’Etat nigérian de Kano, portant sur plusieurs millions de dollars de dédommagement, Yako et les victimes présumées de cet essai attendent toujours leurs indemnités, bloquées par une bataille judiciaire autour de tests ADN voulus par le laboratoire.

    « Nous nous sentons manipulés et abandonnés à la fois par Pfizer et par le gouvernement de l’Etat de Kano », a déclaré récemment Yako lors d’une cérémonie d’inauguration d’un hôpital pédiatrique financé par Pfizer. « Nous sommes laissés de côté », a-t-il ajouté.

    Certaines familles de victimes accusent la firme pharmaceutique d’avoir volontairement retardé le paiement des compensations. Pfizer s’en défend, en assurant que ces retards sont liés au bras-de-fer portant sur les tests ADN. D’après le laboratoire, ces tests sont nécessaires pour identifier les victimes présumées, le nombre de personnes ayant déposé plainte dépassant de loin celui des personnes concernées par l’essai clinique.

    Garde fou
    « Le recueil des tests ADN est un garde-fou – intégré dans l’accord de dédommagement – pour garantir autant que possible que les fonds soient versés uniquement à ceux à qui ils sont destinés », a indiqué le géant pharmaceutique à l’AFP.

    Pfizer a pratiqué des essais cliniques en 1996 sur plusieurs centaines d’enfants et nourrissons pendant une épidémie de méningite et de rougeole dans l’Etat de Kano, situé dans le nord du Nigéria. Selon le laboratoire, l’épidémie avait tué près de 12.000 personnes et touché plus de 100.000 autres en six mois. Pfizer assure avoir avoir obtenu l’accord des autorités nigérianes pour cet essai et précise qu’environ 200 enfants ont été impliqués dans les tests, dont la moitié ont été soignés avec son antibiotique Trovan (trovafloxacine).

    « Les résultats de cette étude ont clairement prouvé que le Trovan a aidé à sauver des vies », estime la compagnie. Mais Médecins sans frontières (MSF), qui s’était efforcée à l’époque de soigner les victimes de l’épidémie de méningite au Nigeria, a durement critiqué Pfizer. « Quand les employés de MSF ont pris conscience de ce que faisait Pfizer, ils ont été scandalisés par les pratiques de la société », a déclaré l’organisation humanitaire dans un communiqué.

    Un arrangement de 75 milliards de dollars
    Selon les autorités nigérianes, les essais cliniques de Pfizer ont entraîné la mort de 11 enfants et des dommages physiologiques sur des dizaines d’autres, dont des problèmes de surdité, de cécité et de paralysie. En juillet 2009, après deux ans de bataille juridique, Pfizer et l’Etat de Kano avaient annoncé un accord à l’amiable de 75 millions de dollars.

    Cet accord prévoyait un dédommagement de 35 millions de dollars pour les victimes et 30 millions pour la construction d’un hôpital pédiatrique, en échange d’un arrêt des poursuites contre le géant américain par le gouvernement de Kano. Chaque famille de victime devait recevoir 175.000 euros de compensation et les dix derniers millions devaient couvrir les frais judiciaires de l’Etat de Kano.

    En mai 2010, le cabinet d’avocats Streamsowers & Kohn, qui représente les familles de 192 victimes, a toutefois annoncé que celles-ci rejetaient l’offre de dédommagements, en raison de tests ADN de Pfizer. Les avocats font valoir que ces tests ne sont pas accompagnés d’une vérification indépendante.

    #pfizer #niger #Afrique #cobayes #enfants #tests #trovan #cobaye #santé #covid-19 #france #coronavirus #médecine #essai_clinique #big_pharma #vaccin #santé_publique #pharma #essais_cliniques #sante #méningite #fric

    • #Irlande : sept essais de #vaccins contraires à l’ #éthique ont été menés entre 1934 et 1973. + 9000 décès d’enfants de mères célibataires dans ces établissements tenus par des religieuses catholiques et l’Etat
      https://www.rts.ch/info/monde/11892060-une-enquete-en-irlande-pointe-le-drame-des-maisons-pour-meres-celibatai

      Une commission d’enquête sur les anciennes maisons pour mères célibataires en Irlande a mis en lumière mardi la mortalité dramatique des enfants dans ces établissements tenus par des religieuses catholiques et l’Etat.

      Elle a aussi révélé l’hostilité générale envers ces naissances jugées illégitimes. « Toute la société était complice », a résumé le Premier ministre Micheal Martin à l’occasion de la publication après cinq ans d’enquête du rapport de 3000 pages. Il a annoncé qu’il présenterait les « excuses » de l’Etat mercredi devant le Parlement irlandais, le Dail.

      L’enquête a mis en évidence 9000 décès, soit 15% des 57’000 enfants qui sont passés par ces établissements entre 1922 et 1998. « Il est difficile de concevoir l’ampleur de la #tragédie et le chagrin qui se cache derrière ce chiffre », a déclaré le ministre irlandais de l’Enfance, Roderic O’Gorman.

      Ces maisons ne sauvaient pas les vies
      Dans son rapport, la commission a conclu qu’avant 1960, de fait ces maisons « mère-enfant » ne « sauvaient pas les vies des enfants ’illégitimes’ », pire, « il semblent avoir significativement réduit leurs perspectives de survie ».

      Le taux de #mortalité « très élevé » était « connu des autorités locales et nationales à l’époque et enregistrés dans les publications officielles », souligne-t-il. La plupart des décès dont les cause étaient identifiables étaient dus à des infections respiratoires et des gastro-entérites.

      Ces maisons accueillaient jeunes filles et jeunes femmes rejetées par leurs familles qui n’avaient pour la plupart « aucune alternative ». Considérés comme illégitimes, les enfants qui y naissaient étaient souvent séparés de leur mère pour ensuite être adoptés, rompant tout lien avec leur famille biologique.

      Scandales dans l’Eglise catholique
      La commission a été mise sur pied pour faire la lumière sur le haut niveau de mortalité des enfants dans ces anciennes institutions de la très catholique Irlande. Cette affaire s’inscrit dans une série de scandales qui ont ébranlé la puissante église catholique irlandaise ces dernières années, avec l’ampleur de la pédophilie et les « Magdalene Sisters », ces jeunes filles qui travaillaient gratuitement dans des blanchisseries exploitées commercialement par des #religieuses.

      Dans le cas des « maisons mère-enfant », l’enquête avait été ouverte en 2015 dans le sillage des travaux d’une historienne, Catherine Corless. Elle affirmait que près de 800 enfants nés dans l’une de ces maisons de naissance, le foyer St Mary des soeurs du Bon Secours de Tuam (ouest de l’Irlande), avaient été enterrés dans une fosse commune entre 1925 et 1961.

      Responsabilité des familles
      Le rapport final porte surtout la responsabilité sur les familles qui envoyaient les femmes concernées dans ces établissements ou ne leur laissaient pas d’autre choix faute de soutien, et au delà sur toute la société irlandaise.

      Il décrit un chapitre « sombre et honteux de l’histoire récente de l’Irlande », a déclaré Micheal Martin, et met en lumière la « culture misogyne » qu’a connu le pays pendant « plusieurs décennies », particulièrement les « discriminations graves et systématiques contre les femmes, particulièrement celle qui ont accouché hors mariage ».

      « Nous avions une attitude complètement déformée vis-à-vis de la sexualité et de l’intimité », « dysfonctionnement » pour lequel « les jeunes mères et leurs fils et filles » dans ces établissement « ont été contraints de payer un prix terrible », a déclaré Micheal Martin.

      afp/jpr

      Mères « forcées à abandonner leurs enfants »
      Un groupe de victimes de ces institutions, Irish First Mothers, a dénoncé l’échec du rapport à établir que « les mères étaient forcées à abandonner leurs enfants ». Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, le groupe estime que la commission « absout à la fois l’église et l’Etat de toute responsabilité systémique pour ce qu’elle reconnaît comme l’incarcération de fait de mères enceintes ».

      Jusqu’au années 1960, « la plupart des femmes plaçaient leur enfant à l’adoption » et quittaient l’établissent « dans les quelques mois qui suivaient la naissance », selon le rapport.

      Certaines estiment que « leur consentement n’était pas total, libre et éclairé », mais hormis quelques cas qui ont été porté devant la justice, « il n’y a pas de preuve que tel était leur opinion au moment de l’adoption ».

      Les investigations ont également permis d’établir que sept essais de vaccins contraires à l’éthique ont été menés dans ces maisons entre 1934 et 1973.

      #religion #catholique #monstres #culture_du_viol #viol #femmes #ventre_des_femmes #blame_the_victim #génocide #enfants #femmes #vaccin #Tuam #couvent #religion #Galway #Magdalene_asylums #église #église_catholique #enfants_placés

  • School closures cut Covid-19 infections, says study

    The closure of Swiss schools in the spring of 2020 was one of the most effective measures to reduce travel and so the transmission of Covid-19, says a new study.

    Researchers at the Federal Institute of Technology ETH Zurich found that the closure of schools reduced mobility by around a fifth, report Sunday newspapers Le Matin Dimanche and Sonntagszeitung.

    “The closure of the schools reduced mobility by 21.6%,” ETH professor of computer science and management Stefan Feuerriegel, who led the study, told French news agency AFP.

    The Swiss research team analysed 1.5 billion movements between February 10 and April 26, 2020, using data from Swiss mobile operators to assess the impact of measures against Covid-19 on mobility. All changes in postcode areas were taken into account.

    According to the study, the ban on gatherings of more than five people reduced mobility by 24.9%, while the closure of bars, restaurants and other non-essential shops brought a drop of 22.3%, while school closures came just behind.

    “If the schools are closed, we can hope for a big change in behaviour,” says Feuerriegel. “Not only do children stay at home, but sometimes it also means a change for the parents.”

    Le Matin Dimanche says the study is likely to rekindle controversy over whether schools should be closed to combat the spread of Covid-19. While governments in Switzerland and elsewhere closed schools during the first wave of the pandemic, they have since sought to keep them open if possible.

    Studies have suggested that school closures are harmful to the education particularly of younger children and increase inequalities between them. And while children are unlikely to develop serious forms of Covid-19, their role in spreading it remains unclear.

    https://www.swissinfo.ch/eng/school-closures-cut-covid-19-infections--says-study/46275244
    #écoles #école #contamination #fermeture #covid-19 #coronavirus #pandémie #enfants #ETHZ

    ping @simplicissimus

    • Schweizer Studie: Schulschließungen zählen zu effektivsten Maßnahmen

      Eine Studie der ETH Zürich zeigt, dass Schulschließungen wirken. Noch mehr Effekt haben allerdings Kontaktreduzierungen und Beschränkungen in der Gastronomie.

      Im Kampf gegen die Corona-Pandemie haben sich in der Schweiz Schulschließungen als eine der effektivsten Maßnahmen erwiesen. Das geht aus einer Studie hervor, die am Sonntag von der ETH Zürich veröffentlicht wurde. Demnach wurde die Mobilität um 21,6 Prozent reduziert, als die Schweizer Behörden im März 2020 die Schließung der Schulen anordneten.

      Schulschließungen verminderten die Mobilität und führten damit zu einer Verringerung der Covid-19-Erkrankungen, meinte der ETH-Forscher Stefan Feuerriegel. Für die Studie wurden mit Hilfe von Telekommunikationsdaten 1,5 Milliarden Bewegungen ausgewertet. Die Schulen waren im Frühjahr wegen der Pandemie rund zwei Monate geschlossen.

      Aus der ETH-Studie ergibt sich, dass zwei Faktoren die Mobilität noch stärker verringerten als Schulschließungen. Auf dem Spitzenplatz rangiert mit 24,9 Prozent das Verbot von Treffen mit mehr als fünf Menschen, knapp dahinter liegt mit 22,3 Prozent die Schließung von Restaurants, Bars und Geschäften, die für den täglichen Lebensunterhalt nicht notwendig sind.
      Weltweite Debatte über Schulschließungen

      Über Schulschließungen als Mittel zur Eindämmung der Covid-19-Pandemie wird weltweit heftig gestritten. Die Gefahr, dass Kinder eine Erkrankung mit dem Covid-Erreger erleiden, ist vergleichsweise gering, aber es ist nicht klar, in welchem Maße sie Covid-Viren übertragen. Zu dieser Frage nahmen die ETH-Autoren nicht Stellung. Sie zeigten jedoch auf, dass Schulschließungen dazu beitragen, das Risiko eine Übertragung des Virus deutlich zu verringern. „Unsere Analyse belegt, dass Schulschließungen ein Mittel sind, die Verbreitung zu verlangsamen, indem sie die Mobilität verringern“, sagte Feuerriegel.

      https://www.diepresse.com/5920862/schweizer-studie-schulschliessungen-zahlen-zu-effektivsten-massnahmen

    • Et voilà l’étude, enfin trouvée...
      Monitoring the COVID-19 epidemic with nationwide telecommunication data

      n response to the novel coronavirus disease (COVID-19), governments have introduced severepolicy measures with substantial effects on human behavior. Here, we perform a large-scale,spatio-temporal analysis of human mobility during the COVID-19 epidemic. We derive hu-man mobility from anonymized, aggregated telecommunication data in a nationwide setting(Switzerland; February 10–April 26, 2020), consisting of∼1.5 billion trips. In comparison tothe same time period from 2019, human movement in Switzerland dropped by 49.1 %. Thestrongest reduction is linked to bans on gatherings of more than 5 people, which is estimated tohave decreased mobility by 24.9 %, followed by venue closures (stores, restaurants, and bars)and school closures. As such, human mobility at a given day predicts reported cases 7–13 daysahead. A 1 % reduction in human mobility predicts a 0.88–1.11 % reduction in daily reportedCOVID-19 cases. When managing epidemics, monitoring human mobility via telecommuni-cation data can support public decision-makers in two ways. First, it helps in assessing policyimpact; second, it provides a scalable tool for near real-time epidemic surveillance, therebyenabling evidence-based policies.

      https://arxiv.org/pdf/2101.02521.pdf

  • Comment les élèves interprètent-ils les écarts de réussite en classe ?
    https://theconversation.com/comment-les-eleves-interpretent-ils-les-ecarts-de-reussite-en-class

    Interpréter sa difficulté ou sa moins bonne réussite comme le fait d’être moins intelligent amène les élèves à ressentir du stress et des pensées négatives, ce qui peut détériorer la motivation et la réussite. Étant donné que les élèves issus de milieux populaires sont davantage susceptibles que les autres d’éprouver des difficultés et de faire l’expérience de comparaisons sociales qui leur sont défavorables (en partie en raison du fait qu’ils possèdent un « capital culturel » plus éloigné des savoirs et attendus scolaires), le biais en faveur des explications internes creuse les inégalités dans la classe.

    De façon similaire, le fait de penser que les filles réussissent moins bien que les garçons en mathématiques et en sciences parce qu’elles seraient moins « douées » pour ces domaines peut diminuer leur intérêt à s’engager dans ces matières et dans les carrières scientifiques ultérieures.

    De plus, au-delà de l’amplification des inégalités, le fait d’expliquer les écarts de réussite dans la classe comme la conséquence de l’intelligence ou de la motivation des élèves tend à faire paraître ces différences entre les enfants comme légitimes et justes, ce qui peut être un frein à la volonté à les réduire.

  • Thread by dgurdasani1 on Thread Reader App – Thread Reader App
    https://threadreaderapp.com/thread/1346362159446577154.html

    Transmissibility studies look at how often children get infected when exposed to an ’index case’.

    Most studies looking at both of these use symptom-based testing to determine case status. This is flawed - because children are often asymptomatic & infect adults silently.

    This means contacts of children are often wrongly identified as the index case as initial testing is based on symptoms. If contacts are then tested, it’s possible the child would then be considered as a secondary infection, or not infected at all (if swab -ve by this point)

    The second issue is that many of earlier studies on infection were carried out during lockdowns & periods where schools were either closed or attendance was much lower. This will have a huge impact on inferences, as infection in children depends on susceptibiliy & exposure

    #enfants #contagiosité #transmission #covid-19

  • Young children are intuitive urban planners — we would all benefit from living in their ‘care-full’ cities

    In an age of climate crisis, unaffordable housing and increasing disparities of wealth, the livability and functionality of our cities are more important than ever. And yet, important voices are missing from urban planning debates — the voices of those who will one day inherit those cities.

    According to the United Nations Convention on the Rights of the Child and the UNICEF child-friendly cities initiative, children of any age or ability have the right to use, create, transform and develop their urban environments.

    Despite this, the commonly held view is that preschool children lack the competency to reflect on environments beyond their playgrounds or kindergartens. Young, pre-literate children are denied meaningful participation in city design.

    But our work — the Dunedin preschooler study — shows we need to include the voices of these intuitive city planners who think holistically about what a city needs to function well and be safe, healthy and fun.

    Considerate and thoughtful planners

    The project involved 27 children aged between two and five from three kindergartens in Dunedin. The children engaged in a variety of exercises, including mapping their ideal city using picture tiles, and group discussions with researchers.

    The children also took us around their neighbourhoods to provide firsthand insights into what they liked and didn’t like about their local area. A very clear picture soon emerged: young children were considerate and future-oriented planners.

    The mapping exercise showed children thought about their own needs but also those of other city dwellers and family members. They expected cities to have at least the basic amenities of a child-friendly city.

    The children wanted health services and facilities that stimulate mind and body, such as libraries, natural environments and gathering places — 78% of children listed playgrounds as important.

    While 66% included a supermarket in their design, 59% included a hospital, 48% a fire engine and 41% a coffee shop — as one child observed, their grandma and grandad would use it.

    Safety and fun for all

    Children also viewed a safe city as important, with 56% placing police cars on their map to symbolise being protected from burglars, “naughty” and drunken people and speeding drivers. They regarded lampposts, pedestrian crossings and traffic lights as essential safety infrastructure.

    On neighbourhood walks the children frequently pointed out aesthetically pleasing places — areas with colourful flowers or playful spaces with kōwhai seeds that can be turned into pretend helicopters.

    The children also warned us about toadstools, prickly bushes, glass on footpaths or other rubbish they were concerned could hurt animals. One child revealed she “hated the pile of rubbish […] because it can go into the water and kill all the animals when they eat”.

    By including the often overlooked needs of non-human things, such as sea creatures and plants, the children demonstrated an awareness of the links between environmental protection, conservation and livability.

    Cities as happy places

    The children not only created child-friendly cities, but care-full ones that work for all people, animals and plants. Their model cities were safe, socially and physically connected, with destinations, services and amenities available which people of all ages and abilities could get to safely.

    More importantly perhaps, they created cities with physical and social elements designed to make people happy.

    In creating these worlds for our research, the children showed deep, inclusive and emotional connections. We saw they cared for their local environment and felt a responsibility to all living and non-living things.

    But children’s voices are still just a whisper in urban and policy debates. This is a shame, because how young people are treated by their city inevitably influences their life chances. Their well-being as young children has obvious implications for being and feeling well later in life.

    Our research identifies the need for communities, planners and urban policymakers to ensure young children can participate and help make the most of their cities in a safe, inclusive way.

    The challenge for all of us is to develop the right tools for integrating young children’s views, experiences and suggestions. We can then move towards designing more intuitive, care-full cities — ones we would all benefit from living in.

    https://theconversation.com/young-children-are-intuitive-urban-planners-we-would-all-benefit-fr

    #enfants #urbanisme #aménagement_du_territoire #villes #urban_matter

  • Infiltration dans les écoles où on enchaîne les élèves
    BBC News Afrique : https://www.bbc.com/afrique/monde-55230483

    Quand je rencontre Ahmed, il est enchaîné dans une pièce, tout seul. Son corps porte les marques des coups qu’il a reçus. Il ne sait pas quel âge il a, mais il doit avoir environ 10 ans.

    L’école dans laquelle je le trouve est l’un des 23 établissements d’enseignement islamique du #Soudan, connus sous le nom de #khalwas, que j’ai filmé de façon secrète sur une période de deux ans, à partir de début 2018.

    J’ai vu et filmé de nombreux enfants, dont certains n’avaient que cinq ans, sévèrement battus, régulièrement enchaînés et emprisonnés sans nourriture ni eau par les cheikhs, ou les religieux, responsables de ces écoles. Certains des enfants qui n’apparaissent pas dans notre documentaire m’ont dit qu’ils avaient été violés ou avaient subi d’autres formes d’abus sexuels.

    Il y a près de 30 000 khalwas dans tout le pays, selon le gouvernement soudanais. Ils reçoivent de l’argent du gouvernement et de donateurs privés, provenant tant du Soudan que du monde entier.

  • Lettres au père Noël. Vraies lettres inventées OuLIPo
    Flammarion/J’ai lu, coll. Librio littérature.
    https://www.fabula.org/actualites/oulipo-lettres-au-pere-noel-vraies-lettres-inventees_98976.php
    https://oulipo.net

    Cher Père Noël,

    J’ai été très sage toute cette année et donc voilà, je voudrais pour Noël un livre un peu bizarre qui rassemble tout plein de lettres qui t’ont été écrites par tout plein de gens qui sont devenus très très connus, comme la petite Edith Piaf ou encore Jean-Claude Van Damme ou alors même Sherlock Holmes, ou bien encore des lettres un peu bizarres tu vois que tu aurais reçues, comme par exemple des contraventions ou bien des lettres d’amour ou encore des publicités, enfin c’est toi qui vois, mais c’est ça qui me ferait vraiment vraiment plaisir pour Noël. — Un enfant qui aime bien lire.

    P. -S. : Et si tu n’as pas le temps de les chercher, demande à l’OuLiPo de te les écrire. C’est l’Ouvroir de Littérature Potentielle fondé en 1960 par Raymond Queneau, dit RQ, un des pères fondateurs, et François Le Lionnais, dit FLL, co-père et compère fondateur, et premier président du groupe, son Fraisident-Pondateur, j’ai vu ça dans Wikipédia.

    « Notre meilleur jour, à nous autres cambrioleurs, ou, pour parler plus exactement notre meilleure nuit, c’est la nuit de Noël. » Alphonse Allais

    La préface des lettres au père Noël :

    Flaubert le dit : tout ce qu’on invente est vrai. C’est pourquoi l’Oulipo croit au père Noël, à son manteau rouge et à son traîneau, à ses rennes et à ses lutins, à la mère Noël et à l’élasticité infinie des conduits de cheminées, et c’est pourquoi aussi il a œuvré avec enthousiasme à la publication de ces missives, toutes authentiques.Le lecteur découvrira ci-après quatre-vingt-une lettres. Certaines émanent des enfants que furent des personnalités célèbres, de René Magritte à Ludwig Wittgenstein. D’autres - des faux, diront des sceptiques - furent écrites par des individus à l’existence aussi avérée que celle de leur destinataire, de Sherlock Holmes à Superman. Les dernières enfin, issues de dossiers secrets, se voient révélées ici pour la première fois.C’est donc une collection exceptionnelle que vous tenez entre les mains. Et l’Ouvroir de littérature potentielle, âgé de soixante ans en cette fin 2020, tient à remercier le père Noël, d’excellente composition il est vrai, d’avoir accepté de se prêter de bonne grâce à ce jeu. L’ Oulipo

    #Oulipo

  • La prison vue par les enfants | #Criminocorpus
    https://criminocorpus.org/fr/expositions/prisons/la-prison-vue-par-les-enfants

    Quel est le regard des #enfants sur la prison ? Pour répondre à ce questionnement, des écoliers ont sorti feutres et crayons. Leurs dessins ont ensuite été analysés et exposés. Ils permettent d’interroger la spécificité des représentations enfantines sur la prison et mettent au jour les éléments récurrents qui composent l’imaginaire carcéral.

    Dans le cadre de l’enseignement civique et moral, Lise Simon et Caroline Touraut, chargées d’études à la Direction de l’administration pénitentiaire ont proposé à trois classes de CM1-CM2 de participer à ce pro­jet. Issus d’établissements publics de territoires différents (quar­tier populaire de Paris, ville de banlieue parisienne et village de Meurthe-et-Moselle), les élèves se sont vu proposer de réaliser des #dessins sur le thème de « la vie en prison ». S’ils le souhai­taient, ils pouvaient compléter la phrase suivante : « Pour moi, la vie en prison c’est... ». Les deux porteuses du projet sont ensuite intervenues dans les trois classes. En partant des dessins des élèves, elles ont dialogué avec eux afin de confronter les représentations des élèves au fonctionne­ment de la #prison.

  • Eurosurveillance | Secondary transmission of COVID-19 in preschool and school settings in northern Italy after their reopening in September 2020: a population-based study
    https://www.eurosurveillance.org/content/10.2807/1560-7917.ES.2020.25.49.2001911

    Schools in Reggio Emilia province, northern Italy, reopened on 1 September 2020 after a long period of closure due to lockdown and summer holidays. We conducted epidemiological investigations after reopening in 41 classes in 36 different educational settings in this province after the notification of an infection with severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 (SARS-CoV-2).

     
    The first wave of the coronavirus disease (COVID-19) pandemic hit the Reggio Emilia province (northern Italy, 530,000 inhabitants) in March and April 2020, reaching ca 0.9% cumulative incidence (0.4% for age < 50 years and 3.2% for age > 80 years) with a more than 15% fatality rate (0.2% for age < 50 years and 33.4% for age > 80 years) [1,2]. After 5 months of low incidence, the province began the second wave in October (Figure).

    Figure. Daily number of notified COVID-19 cases and deaths since the start of the epidemic in Italy, Reggio Emilia province, 27 February–10 November 2020 (n = 11,878 cases, n = 658 deaths)

    Graphique parlant que l’ajout du suffixe #.jpeg (qui fonctionne fort bien pour toutes sortes d’image non reconnues par seenthis) ne permet pas de faire apparaître ici :

    https://www.eurosurveillance.org/content/figure/10.2807/1560-7917.ES.2020.25.49.2001911.f1

    [...]
     
    Transmission within the schools of Reggio Emilia province, northern Italy, occurred in a non-negligible number of cases, particularly in the age group 10–18 years, i.e. in middle and high schools, while no secondary cases were detected in pre-school children, only one case in primary school and no secondary cases among teachers and staff. At least in the largest cluster that we reported, more prompt isolation and testing of classmates could have reduced virus transmission, suggesting the importance of timeliness in this setting.

    #covid-19 #école #enfants

    • Lockdown light, écoles, demi-classes, réduction des contacts, #vaccin et fin de pandémie. Podcast #68 du 8 décembre 2020 [partie 1], une traduction du podcast de Christian Drosten
      https://inf-covid.blogspot.com/2020/12/lockdown-light-ecoles-demi-classes.html

      (...) l’impression domine que la situation scolaire est sérieuse. Vous pouvez voir qu’il y a une incidence considérable dans les écoles. On doit simplement le reconnaître. [...] Nous avons de bonnes données d’Angleterre qui donnent un aperçu et qui disent que ce sont surtout dans les années après l’école primaire qu’il y a plus d’infections que dans la population normale. L’étude REACT-1 https://www.gov.uk/government/publications/react-1-study-of-coronavirus-transmission-october-2020-interim-results/react-1-real-time-assessment-of-community-transmission-of-coronavirus-covid-19-i, par exemple, le montre très clairement. Nous n’avons pas d’étude comparable en Allemagne. Mais il n’y a aucune raison de penser que ce serait différent ici qu’en Angleterre.
      [...]

      Il existe une étude intéressante menée par deux institutions de sciences sociales, l’Université Columbia et l’Université de Mannheim. [Social network-based strategies for classroom size reduction can help limit outbreaks of SARS-CoV-2 in high schools. A simulation study in classrooms of four European countries https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.11.30.20241166v1] (...) Les écoles sont des nœuds importants. Un cas à l’école est plus important pour la transmission dans la population qu’un cas dans d’autres groupes d’âge.

      [...] les écoles sont impliquées dans la grippe, mais c’est aussi un événement endémique. Et avec une infection pandémique, on s’attend à ce que si les écoles sont touchées, elles seront probablement plus importantes en proportion pour propager la maladie à la population. Je pense que c’est encore important dans la deuxième vague. Il faut clarifier cela à nouveau.

      Il existe une étude de simulation intéressante de ce groupe de travail qui traite précisément de cela. Que peut-on convenablement évaluer et recommander [pour] les écoles. Ils ont utilisé un ensemble de données empiriques très intéressant. À savoir les données des années précédentes, bien avant la pandémie. Des enquêtes sur les comportements de contact ont été réalisées dans les écoles d’Europe, notamment en Angleterre, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Suède. Le tout était centré sur la neuvième année, les 14 à 15 ans.

      [...] À un moment donné, il faudra ouvrir complètement. [...] La population se compose non seulement de patients à haut risque, mais aussi de l’économie et chacun doit faire valoir ses droits. Les événements ne seront plus empêchés ou le nombre de participants réduit. Bien entendu, les prochaines élections générales joueront également un rôle dans toutes ces tensions. Nous arriverons à un moment où les infections dans la population seront généralisées. Nous n’aurons jamais vu cela auparavant. En été, nous aurons alors un effet température qui nous profitera tout comme il l’a fait l’été dernier avec, remarquez, des mesures existantes. Nous sortirons alors de l’été et verrons également un grand nombre d’infections dans une population que nous n’avions pas encore. Dans la population en bonne santé, normale et plus jeune où il n’y a pas de facteurs de risque. Les enfants, par exemple, seront alors fortement infectés, tout comme leurs parents. Même les jeunes adultes qui ne présentent aucun facteur de risque. Nous verrons ensuite un autre type de patient dans les unités de soins intensifs en Allemagne. À savoir ceux qui, en pleine santé, ont développé de manière inattendue une forme sévère. Nous les voyons déjà maintenant, ils sont parfois déjà là. Ils seront alors en grand nombre. Et d’ici là, nous devrons certainement avoir quelque chose de prêt pour ces patients. À savoir de meilleures approches pharmaceutiques pour le traitement de la maladie grave chez ces patients sans risque.

      Bien entendu, la vaccination active se poursuivra alors et le processus de contaminations s’arrêtera de plus en plus, par une combinaison entre ceux qui ont été infectés et ceux qui ont été vaccinés. Mais pour ceux qui seront bêtement frappés, les préparations d’anticorps devront être mises à disposition, c’est-à-dire des mélanges d’anticorps monoclonaux, qui auront très certainement été approuvés. [...] On peut espérer que les prix seront complètement différents lorsque des quantités plus importantes seront demandées. Il faudra également progresser avec l’immunothérapie. Donc avec les substances. Ce ne sont parfois pas des anticorps bon marché qui peuvent influencer l’évolution inflammatoire sévère de la maladie dans la phase de traitement intensif. Ce qui, tout simplement, sauve les poumons. La recherche doit à nouveau s’intensifier. Ensuite, toute la chaîne de rapports politiques jusqu’au ministère de la Santé doit à nouveau s’en occuper. Les prochains problèmes sont déjà préprogrammés. On n’en parle pas encore en public, mais c’est clair pour moi. Je vais le dire ici maintenant, nous ne débarrasserons pas rapidement la population du risque au printemps en vaccinant les groupes à risque, puis en déclarant la pandémie terminée.

    • Fêtes de fin d’année : rater l’école pour mieux lutter contre le Covid
      https://www.liberation.fr/france/2020/12/14/rater-l-ecole-pour-mieux-lutter-contre-le-covid_1808679

      Dans une note publiée lundi soir, le #Conseil_scientifique recommande de ne pas pénaliser les absences scolaires des 17 et 18 décembre pour permettre aux enfants de se confiner avant Noël

      ... que faire des enfants scolarisés, eux, jusqu’au 18 décembre ? Pour le Conseil scientifique, la seule solution, c’est que l’Education nationale fasse preuve d’un peu de souplesse. Il faudrait « laisser une tolérance aux familles qui le peuvent et qui le souhaitent d’élargir de deux jours la période des vacances scolaires afin que l’autoconfinement d’une semaine soit également possible pour les enfants »

      Au Pays des Lumières éteintes, l’article ne relève aucun autre problème que celui que cela va poser aux parents....

      #yaourtpartoutcalciumnullepart

    • En début de semaine, le Groupe JP Vernant avait retouité un message avec la recommandation d’au minimum fermer les cantines cette semaine.

      Quand j’ai lu ça, la première chose que j’ai pensé, c’est : « Ah ben évidemment que non ils vont pas le faire : ce serait admettre qu’on se contamine dans les cantines… ».

      Sinon, puisqu’on en est désormais à admettre que les gamins se contaminent à l’école puis contaminent leurs familles, ça pose un nouveau souci pour Blanquer : s’il y a (comme assez largement prévu) un redémarrage de l’épidémie dans les prochaines semaines, qu’est-ce qu’on fait pour la rentrée scolaire ? On refait mine que les enfants ne contaminent personne et on reconfine tout le monde sauf les écoles ? On prétend qu’on a installé des purificateurs d’air invisibles dans toutes les classes pendant les vacances ?

    • Inferring the effectiveness of government interventions against COVID-19
      https://science.sciencemag.org/content/early/2020/12/15/science.abd9338

      Governments are attempting to control the COVID-19 pandemic with nonpharmaceutical interventions (NPIs). However, the effectiveness of different NPIs at reducing transmission is poorly understood. We gathered chronological data on the implementation of NPIs for several European, and other, countries between January and the end of May 2020. We estimate the effectiveness of NPIs, ranging from limiting gathering sizes, business closures, and closure of educational institutions to stay-at-home orders . To do so, we used a Bayesian hierarchical model that links NPI implementation dates to national case and death counts and supported the results with extensive empirical validation. Closing all educational institutions, limiting gatherings to 10 people or less, and closing face-to-face businesses each reduced transmission considerably. The additional effect of stay-at-home orders was comparatively small.

      #confinement #mesures_sanitaires

    • Nouvelle méthode de détermination de la prévalence en Angleterre : de l’école au lycée, contamination massive : REACT-1 round 7 updated report : regional heterogeneity in changes in prevalence of SARS-CoV-2 infection during the second national COVID-19 lockdown in England

      https://spiral.imperial.ac.uk/bitstream/10044/1/84879/2/REACT1_r7_FINAL_14.12.20.pdf

      #REACT

  • Largest COVID-19 contact tracing study to date finds children key to spread, evidence of superspreaders
    https://www.princeton.edu/news/2020/09/30/largest-covid-19-contact-tracing-study-date-finds-children-key-spread-evi

    A study of more than a half-million people in India who were exposed to the novel coronavirus SARS-CoV-2 suggests that the virus’ continued spread is driven by only a small percentage of those who become infected.

    Furthermore, children and young adults were found to be potentially much more important to transmitting the virus — especially within households — than previous studies have identified, according to a paper by researchers from the United States and India published Sept. 30 in the journal Science.

    Researchers from the Princeton Environmental Institute (PEI), Johns Hopkins University and the University of California, Berkeley, worked with public health officials in the southeast Indian states of Tamil Nadu and Andhra Pradesh to track the infection pathways and mortality rate of 575,071 individuals who were exposed to 84,965 confirmed cases of COVID-19, the disease caused by SARS-CoV-2. It is the largest contact tracing study — which is the process of identifying people who came into contact with an infected person — conducted in the world for any disease.

    Lead researcher Ramanan Laxminarayan, a senior research scholar in PEI, said that the paper is the first large study to capture the extraordinary extent to which SARS-CoV-2 hinges on “superspreading,” in which a small percentage of the infected population passes the virus on to more people. The researchers found that 71% of infected individuals did not infect any of their contacts, while a mere 8% of infected individuals accounted for 60% of new infections.

    “Our study presents the largest empirical demonstration of superspreading that we are aware of in any infectious disease,” Laxminarayan said. “Superspreading events are the rule rather than the exception when one is looking at the spread of COVID-19, both in India and likely in all affected places.”

    The findings provide extensive insight into the spread and deadliness of COVID-19 in countries such as India — which has experienced more than 96,000 deaths from the disease — that have a high incidence of resource-limited populations, the researchers reported. They found that coronavirus-related deaths in India occurred, on average, six days after hospitalization compared to an average of 13 days in the United States. Also, deaths from coronavirus in India have been concentrated among people aged 50-64, which is slightly younger than the 60-plus at-risk population in the United States.

    The researchers also reported, however, the first large-scale evidence that the implementation of a countrywide shutdown in India led to substantial reductions in coronavirus transmission.

    The researchers found that the chances of a person with coronavirus, regardless of their age, passing it on to a close contact ranged from 2.6% in the community to 9% in the household. The researchers found that children and young adults — who made up one-third of COVID cases — were especially key to transmitting the virus in the studied populations.

    “Kids are very efficient transmitters in this setting, which is something that hasn’t been firmly established in previous studies,” Laxminarayan said. “We found that reported cases and deaths have been more concentrated in younger cohorts than we expected based on observations in higher-income countries.”

    Children and young adults were much more likely to contract coronavirus from people their own age, the study found. Across all age groups, people had a greater chance of catching the coronavirus from someone their own age. The overall probability of catching coronavirus ranged from 4.7% for low-risk contacts up to 10.7% for high-risk contacts.

    #COVID-19 #contamination #contact_tracing #enquête_épidémiologique #superspreaders #Superspreading_events #enfants #jeunes

  • Opinion | The Children of Pornhub - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/12/04/opinion/sunday/pornhub-rape-trafficking.html

    Pornhub prides itself on being the cheery, winking face of naughty, the website that buys a billboard in Times Square and provides snow plows to clear Boston streets. It donates to organizations fighting for racial equality and offers steamy content free to get people through Covid-19 shutdowns.

  • La France et le Maroc signent un #accord pour faciliter le retour des #mineurs_isolés

    Un accord concernant la prise en charge des migrants mineurs non accompagnés a été signé lundi par Paris et Rabat. Le texte prévoit notamment la mise en place « d’outils concrets » facilitant le retour des mineurs vers le Maroc.

    En déplacement au Maroc, le ministre français de la Justice #Eric_Dupond-Moretti et son homologue marocain #Mohamed_Ben_Abdelkader ont signé, lundi 7 décembre à Rabat, une « #déclaration_d'intention relative à la protection des mineurs non accompagnés ». Il s’agit d’une #entente_judiciaire entre les deux pays visant à mettre en place « des outils concrets » pour la prise en charge des mineurs isolés originaires du Maroc, a déclaré le ministre français après avoir signé le document, rapporte l’AFP.

    L’objectif est de « permettre aux magistrats de la jeunesse de disposer des éléments indispensables pour prendre les mesures les plus adaptées à l’intérêt de ces enfants, y compris le retour » au Maroc, a-t-il précisé. Alors que les procédures pour les mineurs sont particulièrement complexes, leur protection étant encadrée par la Convention internationale des droits de l’Enfant, Eric Dupond-Moretti entend ainsi faciliter les retours de #mineurs vers le Maroc.


    https://twitter.com/E_DupondM/status/1335885943279149056

    Le texte, qui n’a pas été rendu public, définit « le cadre judiciaire, selon lequel les différentes entités (juges, parquet, assistantes sociales) interviennent » dans cette prise en charge, a ajouté Mohamed Ben Abdelkader. À terme, il s’agirait de permettre aux juges français d’ordonner des retours sur la base de décisions de #placement prononcées par des juges marocains « dans l’intérêt » des mineurs se trouvant en France, selon les informations obtenues par l’AFP sur place.

    Les pouvoirs publics et les ONG estiment qu’il y a entre 16’000 et 40’000 mineurs clandestins en France. Ces dernières années, la question des #mineurs_marocains s’est cristallisée autour de la présence dans un square parisien de quelques dizaines de jeunes en déshérence.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/28965/la-france-et-le-maroc-signent-un-accord-pour-faciliter-le-retour-des-m

    #MNA #renvois #expulsions #asile #réfugiés #migrations #Maroc #France #enfance #enfants

    ping @isskein @karine4

  • Enfants et réfugiés : l’horreur de Moria chroniquée par les éducateurs de l’ONU

    En Grèce, dans les cendres du camp de réfugiés rasé par les flammes en septembre, nous avons retrouvé le journal de bord tenu, depuis l’intérieur de la « #zone_mineurs », par les éducateurs de l’OIM, organisation affiliée à l’ONU. Toute la violence dans laquelle ces enfants étaient plongés s’y retrouve consignée. Un document exclusif.

    Il fait froid, ce matin du 18 novembre 2018, sur l’île de Lesbos, en Grèce. Moria, l’immense camp de réfugiés et ses presque 5 000 nouveaux arrivants, se réveille les pieds dans la boue, sous les tentes dégoulinantes de pluie. Fanis*, éducateur de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), une agence affiliée à l’ONU, pénètre dans la « zone sécurisée », l’espace barbelé réservé aux mineurs isolés. Le travailleur social pousse la porte de la réserve et découvre un rat mort dans une caisse à mandarines. Ce n’est pas la première fois que la vermine s’introduit dans les grands conteneurs qui servent de lieux de vie, mais le professionnel persiste à noter la même phrase sur le journal de bord : « Grave problème avec les rats et danger de transmission de maladies aux bénéficiaires ainsi qu’au personnel. »

    Fanis n’est pas au bout de ses peines. Pendant la nuit, les pluies diluviennes ont inondé la salle où se trouvent le frigidaire et le chauffage. L’éducateur reprend donc sa plume pour conseiller à ses collègues de porter de « hautes bottes en plastique » afin d’éviter l’électrocution. Pire : le conteneur numéro 5, où dort une partie des enfants, est aussi détrempé. Les petits courent un danger mortel : « Risque d’électrocution », note encore le travailleur social, avant de refermer l’épais journal cartonné.

    Avant les incendies du 8 septembre 2020 qui l’ont rasé, Moria était considéré par les ONG comme le « pire » camp de réfugiés d’Europe. Au moment des feux, 12 500 personnes s’entassaient dans la crasse et la misère d’un camp bâti pour 3 100. Parmi eux, entre 300 et 600 mineurs isolés, qui vivaient dans la « zone sécurisée », un espace où ils étaient enfermés pendant la nuit pour leur protection.

    C’est l’OIM, organisation affiliée à l’ONU chargée de promouvoir des migrations « ordonnées » mais surtout connue pour organiser des retours vers les pays d’origine, qui avait été choisie pour la coordination de cet endroit sensible. Avec pour mission d’accompagner les jeunes, qui patientaient des mois avant d’être transférés vers la Grèce continentale ou les pays de l’UE.

    L’OIM avait donc embauché éducateurs, psychologues, avocats, infirmières et interprètes, nous écrit-elle, afin de « couvrir tous les besoins des enfants ». À savoir : Fanis et ses collègues, les contributeurs du document que nous avons retrouvé dans les cendres de Moria.

    Nous sommes une semaine après les incendies, le 16 septembre 2020. La mer de tentes multicolores s’est muée en un paysage de suie à perte de vue. Structures de tentes calcinées, jouets cassés, ustensiles de cuisines éparpillés sur une terre devenue pelée et déserte. C’est là, dans un coin appelé « la jungle », à même le sol, entre deux barquettes de riz avec le logo de l’UE, que nous l’avons trouvé. Le manuscrit avait survécu aux flammes et aux pilleurs, qui ne l’avaient pas jugé digne d’intérêt.

    « Zone sécurisée », annonce d’emblée sa couverture. Sur la page de garde, le code wi-fi réservé aux employés de l’OIM. Puis, page après page, dans un grec discipliné, les travailleurs de l’agence ont scrupuleusement noté tous les événements qui ont eu lieu pendant leur tour de garde. Du nombre de croissants aux litres de jus consommés par les « bénéficiaires » en passant par les traitements médicaux avalés. Aussi : les bagarres, les fugues, les dangers courus et les violences subies par les plus vulnérables des résidents de Moria.

    Le document manuscrit de 190 pages couvre une période d’environ six mois, de novembre 2018 à mai 2019. Le jour de la dernière note, le 8 mai, Moria compte déjà 2 000 habitants au-dessus de ses capacités. Mais ce n’est que le début de l’escalade. À la fin de l’année, ce sera l’explosion : le nombre des personnes aura quasiment quadruplé (19 256 en janvier 2020). À la lecture du calepin, on se demande pourtant comment la situation a pu encore empirer.

    Nuit noire

    Page après page, on s’aperçoit que les coupures d’électricité – causées notamment par les pluies – représentent un problème majeur pour la petite communauté. Ces interruptions, qui peuvent durer plusieurs jours, empêchent le personnel de surveiller les entrées et sorties. Une catastrophe pour la sécurité des enfants censés être à l’abri des agressions. Le 24 novembre 2018, après plusieurs jours sans courant, au désespoir, Fanis et ses collègues Giannis* et Maria* rouvrent le carnet de bord :

    « L’inertie des personnes chargées de l’entretien fait qu’une fois encore nous sommes privés d’électricité, au point de n’avoir pas une seule lumière à l’intérieur et l’extérieur de la zone sécurisée. Tous les jours ou presque nous sommes contraints d’apporter des lampes-torches de chez nous pour essayer de voir, dans le noir complet, qui saute par-dessus les barbelés. Pour pénétrer à l’intérieur ou pour en sortir. Ces conditions de vie sont inacceptables ! En dépit des plaintes répétées des travailleurs sociaux, la situation ne semble pas s’améliorer. »

    Une triste note de Noël

    « JOYEUX NOËL !!! » Pour marquer l’événement, l’éducateur de garde a dessiné de jolies lettres au sommet de la page du 25 décembre 2018. Mais rien n’est jamais joyeux à Moria. S., une adolescente, vient de faire passer un morceau de papier à l’assistante sociale : le nom de son agresseur. Les éducateurs copient l’information avec un crayon de bois, entre autres notes au stylo bleu : « Il l’a battue en dehors de la zone sécurisée alors qu’il était ivre », lit-on. « Nous avons appelé la police, l’officier a envoyé une patrouille à pied. Voyons ce qui va se passer. » Le ton résigné employé par Fannis et son collègue semble indiquer qu’ils ne se font pas d’illusions.

    Les travailleurs sociaux reportent qu’un homme est déjà venu se plaindre de S. auparavant. Un peu plus tôt dans la journée, ce dernier s’est présenté à l’entrée. Tonitruant, il avait accusé S. de lui avoir volé de l’argent. Il prétendait lui en avoir déjà donné à plusieurs reprises « en échange de choses qui ne peuvent être décrites ». Les employés de l’OIM lui avaient demandé de partir en lui indiquant que, si quelqu’un lui avait volé de l’argent, il devait s’en plaindre à la police et que la violence n’avait pas sa place ici. « L’homme est parti satisfait… », avait noté le personnel en service.

    Interrogé sur les suites données à cette affaire, l’OIM nous fait cette réponse générale : « Un soutien psychologique était proposé aux enfants, afin de prévenir ou résoudre tous les conflits naissants. » L’exploitation sexuelle n’est que l’un des nombreux dangers auxquels les mineurs sont confrontés de l’autre côté des barbelés. L’abus d’alcool, de drogue et les bagarres sont également le lot des ados de Moria.

    Drogues, alcool, bagarres

    Dans la soirée du 4 avril 2019, N., un mineur de sexe masculin, a « de nouveau inhalé du liquide utilisé pour recharger les briquets ». L’adolescent a brutalement commencé à jeter des pierres, brisant plusieurs fenêtres. « Les policiers sont arrivés rapidement, mais N. a sauté par-dessus les barbelés et s’est enfui. »

    À l’image de N., on peut lire que de nombreux jeunes entrent dans la zone de sécurité ivres ou défoncés, parfois plusieurs jours de suite. Dans certains cas, ils sont à l’origine d’altercations avec les autres « bénéficiaires » ou les travailleurs sociaux. Parfois, les éducateurs de l’OIM semblent dépasser par la situation et demandent l’intervention de la police du camp.

    « Fuck Moria ! »

    «  Nous sommes toujours en vie !!!  », conclut une note rédigée dans la nuit du 6 décembre 2018. « Q., H. et A. sont rentrés probablement ivres (peut-être même défoncés). Ils nous ont insultés en nous disant : “Va te faire foutre ! Fuck la police ! Fuck Moria, etc.” »

    Q., un des ados, a explosé en vol. Tout en clamant : « Comme c’est agréable d’être fou ! », il a brisé treize fenêtres et « certainement 3 ou 4 placards et les poubelles ». La police a fini par arriver mais après avoir tenté de calmer les jeunes pendant quarante minutes, elle embarque les jeunes migrants au poste de police.

    Quand les mineurs ne s’en prennent pas aux travailleurs sociaux, ils se battent entre eux. Des bagarres récurrentes qui apparaissent chaque jour ou presque dans les pages du carnet de bord. Ici, un combat entre trois adolescents qui termine chez le médecin (le 26 novembre 2018), là, deux frères qui s’en prennent à un jeune à coup de bâtons (le 2 décembre 2018).

    Et quand ils ne parviennent plus à l’extérioriser, les enfants dirigent la violence contre eux-mêmes. Un mois et demi avant de glisser le nom de son agresseur sur un morceau de papier, S. s’était tailladé les veines avec un rasoir dans les douches des filles (le 6 novembre 2018). Par son geste, la jeune fille avait-elle voulu alerter ses éducateurs ? Punir ce corps qu’elle prostituait ? « La blessure est profonde, précise la note. Elle a été emmenée chez le médecin. » Les pages tournent et charrient toujours plus de malheurs : le 8 mars 2019, une autre mineure, A., « se tranche aussi les veines avec un rasoir, elle est amenée à l’hôpital local pour être vue par un psychiatre ». A. est conduite à l’hôpital, mais, la plupart du temps, c’est le médecin militaire du camp qui est appelé à la rescousse pour soigner les enfants de Moria.

    Ainsi, dans la nuit du 1er décembre 2018, un bébé qui vivait avec sa mère adolescente dans la section des filles est emmené chez le médecin militaire. « Il nous a dit qu’il n’était pas spécialiste des bébés et que quelqu’un devrait l’ausculter demain », écrit le travailleur de garde, ajoutant que le bébé pourrait possiblement avoir la varicelle. Cette nuit-là, il n’y a pas d’électricité dans les conteneurs, le nourrisson malade doit affronter la nuit glaciale sans traitement ni chaleur.

    « Nous continuerons à travailler dans des conditions inédites et inacceptables »

    Ce mois de décembre semble particulièrement éprouvant pour Fannis et ses collègues. Une semaine après l’épisode du bébé, le 7, l’éducateur prend le temps de rédiger deux longues notes qui sonnent comme des avertissements à l’adresse de sa hiérarchie.

    Il fait référence à de nouvelles altercation entre jeunes qui ont abouti à l’intervention de la police, la veille au soir : « L’inaction dans la gestion et la supervision de la section apparaît désormais évidente et ce en dépit de nos plaintes et signalements constants. Nous continuerons toutefois à informer et à travailler dans ces conditions inédites et inacceptables, mais nous espérons tous qu’il n’y aura pas d’incidents plus graves pour les bénéficiaires et les collègues. »

    Fannis craint de nouvelles bagarres avec l’arrivée de dix mineurs afghans dans la zone sécurisée : « Les “anciens” sentent qu’ils ont besoin de prouver quelque chose et les nouveaux arrivants pensent qu’ils doivent faire leur place dans cette nouvelle société. Les transferts de bénéficiaires doivent se faire progressivement. »

    La direction de l’OIM lit-elle seulement les notes de ses employés ? Peu importe, l’éducateur égrène inlassablement les mêmes avertissements : « Il est pour le moins problématique de voir dans la zone de sécurité des jeunes mamans avec des bébés, des jeunes garçons isolés, côtoyer et vivre au même endroit pendant des mois que des criminels aguerris, des personnes détenant des couteaux ou des armes de fortune. La raison d’être et le rôle de la zone de sécurité doivent être redéfinis et cette discussion doit avoir lieu sans plus attendre. »

    Le carnet de bord ne fait état d’aucune réponse de la hiérarchie. Dans sa réponse écrite, l’OIM assure avoir travaillé en « coordination rapprochée et sous les conseils du Reception and Identification Center », qui dépend des autorités grecques (lesquelles n’ont pas répondu à nos questions).

    Trois mois après la dernière note du carnet, le drame que Fannis redoutait tant finit par se produire : un garçon afghan de 15 ans est poignardé à mort dans la zone de sécurité. Il aura fallu attendre un an et demi pour que la zone sécurisée soit définitivement fermée, rasée par les flammes avec le reste du camp. Les 400 mineurs qui y vivaient ont été répartis dans les dix pays européens qui avaient fini par les accepter. Fin octobre 2020, d’après l’UNHCR, la France avait accueilli 49 mineurs non accompagnés en provenance de Grèce. Seulement deux d’entre eux ne sont pas montés dans l’avion, il s’agit des deux mineurs suspectés d’avoir mis le feu au camp.

    Épilogue

    À l’heure où nous bouclons cet article, l’histoire des enfants de Moria n’a pas fini de s’écrire. Depuis l’incendie, de nouveaux adolescents sont arrivés à Lesbos. Un nouveau camp, Moria 2.0, a été monté dans l’urgence. Les nouveaux « bénéficiaires » ne reçoivent de la nourriture qu’une fois par jour et il n’y a pas de douches. D’après nos informations, les enfants se lavent désormais dans les vagues de la mer Méditerranée. Aujourd’hui, à Lesbos, il n’y a même plus de zone sécurisée.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/301120/enfants-et-refugies-l-horreur-de-moria-chroniquee-par-les-educateurs-de-l-

    #Moria #Lesbos #Grèce #asile #migrations #réfugiés #camps_de_réfugiés #enfants #enfance

  • #Coronavirus : Scientists call for action after 50-fold rise in infections in schools | The Independent
    https://www.independent.co.uk/news/uk/politics/independent-sage-coronavirus-infection-schools-b1762906.html

    En #Angleterre multiplication par 50 des infections dans les #écoles ; les #enfants/adolescents de 11 à 16 ans sont désormais le groupe d’âge avec les niveaux d’infection les plus élevés.

    Professor Stephen Reicher of the University of St Andrews, of Independent Sage, said: “In the summer, the government effectively abandoned schools, requiring them to be safe but without providing the support or the resources to make this possible.

    “As a result, far too many of our children are left in crowded, badly ventilated classrooms; infections have increased 50-fold since September; one in five students are off school; and all this is now putting the whole community at risk.

    “The government must acknowledge its error and change direction. We must act urgently to make schools safe.”

    #sars-cov2 #covid-19

  • Cancers pédiatriques : « On dirait qu’ils ont réfléchi à la meilleure manière de faire disparaître le cluster » | Nolwenn Weiler
    https://www.bastamag.net/Sainte-Pazanne-cluster-cancers-pediatriques-collectif-Stop-aux-cancers-de-

    « Pourquoi y a-t-il tant d’enfants malades sur notre territoire ? » C’est la question que se posent les parents du collectif Stop aux cancers de nos enfants, basé en Loire-Atlantique. En cinq ans, 24 enfants sont tombés malades dans la commune de Sainte-Pazanne et alentour, cinq sont morts. Les autorités sanitaires ont décrété qu’il n’y avait rien d’anormal. Sidérés, les parents poursuivent leurs recherches. Deuxième volet de notre série sur les cancers pédiatriques. Source : Basta !

  • Children may transmit coronavirus at the same rate as adults: what we now know about schools and #COVID-19
    https://theconversation.com/children-may-transmit-coronavirus-at-the-same-rate-as-adults-what-w

    The latest research shows infections in children frequently go undetected, and that children are just as susceptible as adults to infection. Children likely transmit the virus at a similar rate to adults as well.

    While children are thankfully much less likely than adults to get seriously ill, the same isn’t true for the adults that care for them. Evidence suggests schools have been a driver of the second wave in Europe and elsewhere. This means the safety of schools needs an urgent rethink.

    #enfants #écoles

  • Trouver l’enfant soldat
    http://journals.openedition.org/terrain/18517

    L’article décrit l’itinéraire d’une enquête judiciaire pour recrutement d’enfants soldats en posant la question suivante : comment trouve-t-on les enfants soldats, comment les fait-on advenir sur la scène judiciaire ? Il explore les différents moments qui ont fait l’enquête du Bureau du Procureur dans la toute première affaire portée devant la Cour pénale internationale de La Haye, l’affaire Thomas Lubanga Dyilo. Ce commandant d’un groupe armé actif en Ituri, à l’est de la République démocratique du Congo, a été condamné à quatorze ans de prison pour recrutement d’enfants âgés de moins de 15 ans. Après avoir décrit les différentes étapes de l’enquête judiciaire, l’article détaille les conditions dans lesquelles les anciens enfants soldats ont déposé devant la Cour. Aucune de leurs neuf dépositions ne sera finalement jugée « digne de foi » par la Chambre de première instance de la Cour. Les différents moments qui ont marqué cette enquête judiciaire nous éclairent autant sur l’instabilité de la catégorie d’enfant soldat, que sur l’incertitude qui menace régulièrement le travail d’élucidation judiciaire.

  • New Swiss algorithm to desegregate schools, one block at a time
    https://algorithmwatch.org/en/story/zurich-schools-algorithm

    Two researchers from Zurich University created an algorithm that helps desegregate schools by slightly changing the boundaries of each school’s catchment area. Ever since authorities decided to open public schools to children of all backgrounds in the course of the 20th century, elite families regrouped in select schools. The resulting segregation has been shown in multiple studies to decrease the performance of pupils across the board. In schools where underprivileged pupils are (...)

    #algorithme #cartographie #discrimination #enfants #enseignement #AlgorithmWatch

  • « L’Enfant dans la ville » de Colin Ward
    https://topophile.net/savoir/lenfant-dans-la-ville-de-colin-ward

    Des trois pôles de socialisation de l’enfant – des enfants [1] – la famille, l’école et la cité, nombreuses sont les études sur les deux premiers, plus rares sont celles sur les espaces et les temps hors famille et école – à l’exception peut-être sur les adolescents, très souvent sous l’angle de leurs comportements en... Voir l’article