• L’Afrique francophone face au e-commerce à l’OMC
    https://www.cetri.be/L-Afrique-francophone-face-au-e-5324

    L’intervention de Cédric Leterme, chargé d’étude au CETRI, lors de la visio-conférence organisée par le South Centre de Genève, sur les règles du #Commerce électronique en discussion à l’OMC et leurs implications pour les pays en développement (22 mai 2020). Pourquoi l’Afrique francophone a plus à perdre qu’à gagner dans ces négociations : > L’article de Cédric Leterme sur les négociations : L’Afrique francophone face au e-commerce à l’OMC > Pour un panorama des #Enjeux_numériques au Sud, voir le dernier (...) #Le_regard_du_CETRI

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    https://www.cetri.be/IMG/mp4/ecommerce_en_afrique_final_.mp4

  • Genre et numérique : les fausses promesses d’égalité
    https://www.cetri.be/Genre-et-numerique-les-fausses

    Quatre questions pour amorcer la discussion et décoder plusieurs idées reçues en matière de genre à l’heure du numérique. Les TIC comme soutien à l’autonomisation des femmes ? Les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont promues par les principales institutions mondiales comme un outil puissant, offrant des perspectives nouvelles, pour l’autonomisation des femmes à travers notamment l’accès à l’information, la remise en question de normes sociales réductrices, l’e-learning, les (...) #Le_regard_du_CETRI

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  • https://tradfem.wordpress.com/2020/07/08/les-transfemmes-sont-des-femmes-compris Par Cherry Smiley, membre des nations Nlaka’pamux et Dine’ (NDN), texte d’abord publié sur Medium, le 16 juin 2020
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    Image par Cherry Smiley

    Quand j’étais plus jeune, ma grand-mère ne m’a pas appris toutes les choses que je n’étais pas censée faire sous prétexte que j’étais une femme. Par exemple, elle ne m’a pas enseigné ce que je n’étais pas censée faire aux moments de mes règles. Quand j’ai appris ces protocoles en tant que jeune femme à l’université, je me suis sentie trahie et confuse. Pourquoi ma grand-mère ne m’avait-elle pas appris ça ? Est-ce que ça voulait dire qu’elle n’était pas une vraie NDN ? Et cela voulait-il dire que je n’étais pas une vraie NDN moi non plus ? Ce fut tout à fait la crise existentielle du début de ma vingtaine et je me sentais gênée de ne pas avoir appris à me limiter parce que j’étais une femme.

    En essayant d’être la meilleure NDN que je pouvais être, j’ai facilement accepté l’idée que les femmes qui étaient menstruées ne pouvaient pas aller certains endroits ou faire certaines choses parce que nous étions trop puissantes à ces moments-là. Aujourd’hui, j’interprète ces règles comme des mécanismes visant à faire honte aux femmes, à nous contrôler et à nous enfumer (gaslighting) – on nous dit que nous sommes puissantes aux moments de nos règles mais on nous traite comme si nous étions sales et notre saleté, contagieuse ; comme si nous faisions quelque chose de mal du simple fait d’exister en tant que femmes.

    Ma grand-mère ne m’a pas appris à me limiter parce que je suis une femme. Elle refusait les traditions et protocoles culturels qui limitaient les femmes et les filles, autant dans les enseignements qu’elle nous transmettait que par l’exemple dans sa façon de vivre. Tout le temps où j’ai connu ma grand-mère, elle n’a jamais participé aux cérémonies, aux traditions ou aux rituels auxquels elle ne croyait pas. Aujourd’hui, je suis très fière de l’avoir connue et d’avoir appris d’elle comment être NDN. Ma grand-mère est Nlaka’pamux et moi aussi. Elle ne m’a pas enseigné de limites et elle ne m’a pas appris à participer aux traditions parce qu’elles étaient traditionnelles si je n’en avais pas envie.

    J’ai appris de ma grand-mère que je ne suis pas moins Nlaka’pamux parce que je trouve idiot d’imposer des limites aux femmes quand nous sommes menstruées. J’ai appris que les protocoles, les cérémonies et les rituels sont des moyens d’exprimer une vision du monde et que je peux choisir de participer ou non à ces protocoles, cérémonies et rituels ou que je peux inventer le mien, mais quoi que je choisisse de faire ou de ne pas faire, croire ou ne pas croire, je suis toujours qui je suis et j’ai toujours le sentiment du monde et de la place que j’y occupe, un sentiment qu’on m’a enseigné dès ma naissance.(...)
    #transgenrisme #corps #femmes #hommes #enjeux autochtones #queer

  • La numérisation de l’Afrique face au dilemme écologique
    https://www.cetri.be/La-numerisation-de-l-Afrique-face

    Tout le monde, ou presque, en est convaincu : l’essor économique et social de l’Afrique passera par sa « transformation numérique ». Pourtant, le continent paye déjà un lourd tribut social, économique et surtout environnemental pour le développement de ces technologies. Dans ces conditions, peut-on imaginer un développement numérique qui soit à la fois équitable et soutenable pour l’Afrique, mais aussi à l’échelle mondiale ? « Digital Economy for Africa Initiative » (DE4A, Banque mondiale), « Africa (...) #Le_regard_du_CETRI

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    #Moyen-Orient_&_Afrique_du_Nord #Internet

  • 3 questions à Maxime Dussart sur Léopold II
    https://www.investigaction.net/fr/3-questions-a-maxime-dussart-sur-leopold-ii

    Depuis le meurtre de #George_Floyd aux États-Unis, une vague de protestation antiraciste a submergé le monde et a gagné la Belgique, animant de nouveau le débat sur l’héritage colonial. Au cœur des discussions, le rôle de Léopold II au Congo. Certains appellent à déboulonner ses statues. D’autres défendent l’action du « roi-bâtisseur », les événements historiques devant être recontextualisés. Léopold II, un #criminel sanguinaire ou un progressiste qui a permis des avancées sociales importantes en Belgique et qui a combattu l’esclavagisme en Afrique ? Diplômé et agrégé d’Histoire à l’UCL, Maxime Dussart nous aide à y voir plus clair.
     


    En Belgique, c’est sous le règne de Leopold II que le paiement des salaires en argent et à date fixe a été instauré ; que le droit de former des syndicats a été octroyé ; que l’âge des enfants pouvant travailler en usine a été élevé à 12 ans, le travail de nuit étant par ailleurs interdit aux moins de 16 ans… La Belgique était d’ailleurs l’un des premiers pays à légiférer sur le travail des enfants. Le roi Leopold II était-il bienveillant envers les travailleurs belges, permettant la réalisation d’importantes avancées sociales ?

    Ces derniers jours, on voit effectivement fleurir ce discours sur les réseaux sociaux en réponse au débat sur le bilan de la colonisation belge. C’est une forme de transcription du discours traditionnel sur la monarchie : le sage et bienveillant roi guidant ses sujets sur la route du progrès. Malheureusement, c’est totalement faux de croire que le roi aurait été bon avec les blancs et mauvais avec les noirs. Pour le dire autrement, on ne peut pas distinguer Léopold II le roi-colon et Léopold II le roi de l’industrialisation. #Industrialisation et colonisation sont en fait les deux facettes du développement capitaliste, frénétique à cette époque.

    Leopold II est ambitieux, voire mégalomane. Bruxelles doit devenir le phare de l’Empire belge décide-t-il en… 1861 ! Il n’est alors que Prince héritier et encore très loin d’acquérir une colonie. Mais c’est un fervent partisan du capitalisme. Or, dans le capitalisme, il n’y a pas de situation « win-win » : pour que le capitaliste s’enrichisse et pour que son entreprise se développe, il doit augmenter les bénéfices et comprimer les coûts. Pour que le capitaliste gagne, l’ouvrier doit y perdre.

    Si on les examine, les faits confirment cette approche : Léopold II a été un opposant zélé au mouvement ouvrier belge. En 1867, deux ans à peine après son arrivée sur le trône, les premières grèves ouvrières d’envergure secouent les bassins ouvriers du sud du pays. Elles essaiment jusqu’en 1869. C’est une date importante. En avril de cette année-là, le roi fait envoyer l’armée à #Seraing pour y réprimer la grève qui touche notamment les aciéries Cockerill dont le frère de Léopold est l’un des principaux actionnaires. C’est le #massacre de Seraing. Pendant trois jours, les troupes tuent indistinctement, y compris femmes et enfants. Dans la presse internationale, cela fait grand bruit. Karl Marx l’appelle « The Belgian Massacre ». Dans une brochure éponyme, il dit de la Belgique qu’elle est : « L’état modèle du constitutionnalisme continental, le petit paradis douillet, bien couvert, du propriétaire, du capitaliste et du prêtre. La terre ne réalise pas plus sûrement sa révolution annuelle que le gouvernement belge son massacre annuel des travailleurs. Le gouvernement belge est le gendarme zélé du Capital contre le Travail« .

    Même si le Roi a beaucoup d’emprise sur les politiques nationales d’alors, comme le note l’historienne Barbara Emerson, on peut accorder le bénéfice du doute sur son implication personnelle dans les répressions des années 1860. Mais ce doute disparaît quand on aborde les grèves des années 1880. Dans la #grève insurrectionnelle de 1886, c’est le propre officier d’ordonnance du roi, le général #Van_Der_Smissen qui dirige la troupe. Il fait donner l’ordre, tout à fait illégal, d’ouvrir le feu sans sommations et sur tout suspect marchant vers la troupe. Celle-ci étant placée sur tous les axes clés qui pourraient être empruntés par les cortèges de grévistes, on imagine le résultat. On tue beaucoup, notamment à #Roux. Van Der Smissen ne sera pas sanctionné.

    Ce n’est que parce qu’on réalise au Palais que la répression des corps ne suffit pas à faire taire les revendications que le roi décide qu’il faut aussi convaincre les esprits. Il ordonne alors une commission d’enquête qui débouche sur les premières lois sociales. C’est donc à contrecœur et pour lâcher du lest que ces lois sont accordées par le roi, le gouvernement et les capitalistes, leurs intérêts se confondant ici. Les avancées sociales de l’époque ne sont donc pas le cadeau d’un roi bienveillant, mais des conquêtes arrachées au prix du sang par le mouvement ouvrier.
     
    Au Congo, le bilan tyrannique du roi Leopold II serait exagéré. Il aurait mis fin à l’esclavage qui y sévissait. Les chiffres de l’historien Morel qui lui impute dix millions de morts seraient erronés. L’histoire des mains coupées pour mauvais rendement serait un mythe selon une commission d’enquête de 1904-1905. Enfin, apprenant que des exactions étaient commises dans la colonie, Léopold II déclara : « Nous voulons le bien. Si le mal se fait chez nous, nous voulons le savoir et le réprimer. » Le portrait du colonisateur sanguinaire que l’on dresse de Leopold II est-il tronqué ?

    Comme je le disais en réponse à votre question précédente, si Albert est le roi soldat alors Léopold II est le roi capitaliste par excellence. Dans sa jeunesse, il visite de nombreux empires coloniaux, y compris des colonies d’exploitation économique où il constate que ce modèle rapporte d’immenses sommes aux empires hollandais, anglais, français ou allemands. C’est à leur vue que lui vient ce mot qu’il fait graver sur un morceau de l’Acropole et envoyer au ministre des Finances, Frère-Orban : « Il faut à la Belgique une #colonie ! » . Toute l’ « œuvre » de Léopold II est orientée vers un objectif de prospérité pour l’économie belge. Il le dit très explicitement dans des courriers à son frère en 1888 notamment.

    Les systèmes coloniaux qu’il a pu étudier à l’étranger, le roi les maîtrise parfaitement. Mieux, il les perfectionne : « Le fait est que, entre les années 1880 et 1910, l’action léopoldiste est allée jusqu’au bout des possibilités d’abus colonialistes » , résume Elikia M’Bokolo, historien spécialiste de la question coloniale. « À l’époque, il représentait la forme la plus extrême de la colonisation sur le #modèle_capitaliste ». Même les historiens plus favorables à Léopold II comme le très médiatique Jean-Luc Plasman expliquent que « la logique capitaliste à court terme est à l’origine des violences de masse »  . Le système des quotas, les primes de rendement pour les officiers coloniaux, l’absence de contrôle des moyens face à des exigences de résultats… Ce système ne pouvait pas déboucher sur autre chose que les exactions commises contre le peuple congolais. Face à cela, on doit constater que le discours sur la mission civilisatrice ne sert qu’à vendre l’expédition à l’opinion publique. C’est un peu comme les guerres d’aujourd’hui pour la démocratie qui sont en fait des guerres aux #enjeux_géopolitiques ou pour l’accès aux matières premières.

    C’est intéressant d’analyser la composition des missions de Léopold II à partir de 1878. Ces missions sont chargées d’établir une base territoriale qu’il pourra revendiquer en temps voulu ; et c’est ce qu’il fera à la #Conférence_de_Berlin durant laquelle les puissances européennes se partagent l’Afrique. Qu’est-ce qu’on remarque ? Parmi les envoyés de Léopold II dans la phase de conquête, à partir de 1878 donc, on ne trouve ni médecins, ni enseignants, ni ingénieurs. À part l’explorateur Stanley, ce sont tous des militaires ! Drôle de manière d’apporter la civilisation que de le faire avec des fusils à verrou et des canons Krupp. En revanche, cette composition correspond parfaitement à la mission qui va effectivement être menée : obtenir par tous les moyens nécessaires des accords d’exclusivité d’exploitation avec les chefs territoriaux locaux. Or, ces contrats stipulent aussi que ces peuples cèdent leurs terres à Léopold ! Il va rapidement y avoir des résistances et elles seront violemment réprimées. Nous avons des témoignages d’officiers belges, dont celui de Charles Lemaire, sous-lieutenant de la Force publique au Congo : « Mon expérience africaine commença dans les coups de fusil et de canon, dans les incendies de villages « à mettre à la raison », en un mot dans l’abus et le sur-abus de la force avec tous ses excès » . Ces résistances congolaises, dont les témoignages nous parviennent en creux par les récits de ceux qui les répriment, sont « innombrables, au moins jusqu’à la Première Guerre mondiale » où l’emprise territoriale se stabilise, conclut Catherine Coquery-Vidrovitch[1].

    Quel rapport avec la lutte anti-esclavagiste dont Léopold II a fait le motif officiel de sa mission civilisatrice ? Eh bien dans les rapports militaires, ecclésiastiques et les comptes rendus de la presse, on confond volontairement les rebelles et les « esclavagistes arabo-swahili » – qui sont en réalité des trafiquants d’ #esclaves malgaches. S’il y a une lutte contre les #esclavagistes, c’est pour des questions d’emprise territoriale. D’ailleurs, les « libérés » sont contraints à rejoindre la force publique. Et leur condition ne s’améliore pas, leur #servage se poursuit sous des modalités différentes. En fait, l’action léopoldienne élargit le phénomène d’esclavagisme puisque les populations conquises sont contraintes aux travaux forcés : constructions d’infrastructures, cultures forcées, quotas de livraisons de ressources en particulier l’ivoire et le caoutchouc… Face à l’esclavagisme, l’État indépendant du Congo de #Léopold_II agit plus comme rival que comme ennemi. C’est ainsi qu’en 1887, on voit #Stanley s’allier avec Tippo Tip, le plus puissant esclavagiste de la région.
     
    Pensez-vous que l’histoire du colonialisme belge doit être enseignée autrement dans nos écoles ?
    Il faut certainement enseigner l’histoire de la Belgique sous Léopold comme ce qu’elle fût réellement : l’histoire du développement capitaliste du pays, sous le leadership du roi et au détriment des victimes de l’industrialisation que sont les ouvriers belges et des victimes de la colonisation que sont les peuples du Congo.

    Je pense qu’il y a des enseignants qui font très bien leur boulot sur le sujet. On a récemment pu voir sur la #RTBF une enseignante qui avait invité un ancien colon à témoigner devant la classe pour permettre aux élèves de réaliser les pratiques, mais aussi les discours et les logiques intériorisées par les Belges au Congo. Moi-même, durant ma scolarité, je n’ai jamais eu cours sur la colonisation. Il a fallu que j’arrive à l’université et que je choisisse ces cours à option ! Durant ma formation d’enseignant en histoire, j’ai pu constater lors de mes stages que le concept de colonisation était au programme, mais que l’enseignement de l’histoire de la colonisation belge au Congo n’a rien d’obligatoire. C’est un problème qui, à mon sens, concerne plutôt les autorités que les enseignants. D’ailleurs, si les mythes comme celui de la « mission civilisatrice » survivent, c’est parce que l’État belge l’entretient envers et contre la #vérité_historique. Un comité d’experts de l’ONU le dénonce et pointe du doigt le refus forcené de l’État belge de reconnaître les crimes commis au Congo, tant par Léopold que par l’État et les entreprises qui avaient obtenu des concessions commerciales[2].

    Dans le débat des derniers jours, le Palais a répété cette attitude. Il attend « un consensus historique sur le sujet » avant de prendre position. Louis Michel, qui reste un des grands noms du MR, ne dit pas autre chose en souhaitant un débat « qui impose aussi de remettre les questions et les questionnements dans son temps et dans son contexte »  . Mais ça fait 20 ans que ce consensus historique existe et cet argument de remettre les choses dans leur contexte ne tient pas la route[3] ! C’est indécent comme déclarations. Certains à la N-VA vont encore plus loin. Joren Vermeersch, un de leurs idéologues, parle de « coopération au développement à une échelle qui aujourd’hui ne serait plus possible » [4].

    La #Belgique doit reconnaître les travaux des historiens et en tirer les conséquences, prononcer des excuses, mettre en œuvre des réparations et aussi se remettre en question à propos de l’ingérence belge dans l’économie et la politique congolaise jusqu’à aujourd’hui. La question et les conséquences de la #colonisation par l’Occident du reste du monde devraient également être traitées. On trouve actuellement une idée assez répandue sur les réseaux sociaux : « Ils étaient mieux quand on y était, regardez l’État de l’Afrique aujourd’hui” . Cette idée a du succès parce qu’elle permet de donner à toute une partie des travailleurs des pays du nord l’impression que ce sont eux qui sont attaqués quand on parle de réparations pour la colonisation. Or, comme j’ai tenté de le démontrer, il n’y a pas lieu d’opposer travailleurs du nord et #travailleurs du sud. Non, et il faut être clair là-dessus : ceux que l’on doit viser, ce sont les grandes entreprises capitalistes qui avec, le soutien d’États dont la Belgique bien sûr, ont fait fortune avec la colonisation qui est l’autre facette de l’ #exploitation des travailleurs des nations industrialisées. C’est la même Société Générale qui pillait les ressources du Katanga que la Société Générale qui gérait les aciéries #Cockerill de Wallonie, qui ont fait la richesse d’actionnaires et la misère de toute une région. 

    Si l’#Afrique reste sous-développée, ça n’est pas parce qu’elle ne parvient pas à sortir du #sous-développement, mais parce qu’on l’y maintient. La #Société_Générale, toujours elle, est celle qui a causé la sécession du #Katanga, la province la plus riche du #Congo, après l’indépendance. Et même après la réunification nationale, la Société Générale continua à contrôler jusqu’à 70% de l’économie congolaise au moins jusque dans les années 1980. Quant aux leaders africains qui veulent l’émancipation de leur pays, ils finissent assassinés comme #Sankara ou Lumumba. La Société Générale était d’ailleurs impliquée dans l’assassinat de #Lumumba. Tout comme dans celui de #Julien_Lahaut, probablement l’un des plus grands leaders ouvriers wallons du XXe siècle. Le capitalisme a lié nos destins au-delà des océans et ce n’est qu’avec un combat commun qu’on pourra nous libérer du capitalisme.

  • Éloge de la grève perpétuelle

    Louis

    https://lavoiedujaguar.net/Eloge-de-la-greve-perpetuelle

    Comment un mouvement social serait-il possible sans un élargissement sauvage du sens des choses et de l’existence, sans une rupture, un décloisonnement polysémique du sens courant ?

    Le temps est fini où le monde pouvait se lire sur une échelle binaire (gauche/droite, progrès/réaction, parlementarisme/autoritarisme, prolétariat/bourgeoisie, travail/capital, local/global, etc.) : la crise présente de la civilisation peut aussi se lire aujourd’hui transversalement dans toutes les strates de la société, même si leurs intérêts ne se confondent évidemment pas nécessairement. Bien mieux, cette crise de civilisation est précisément marquée, caractérisée, par l’incapacité désormais acquise de ces (anciennes) oppositions à rendre compte du réel actuel, mais d’un réel qui a également été effectivement construit sur ces oppositions, sur leurs développements pratiques et conceptuels dans le temps.

    Au lieu de chercher à classer les gens en amis et ennemis clairement identifiables en fonction de leur seule place dans la structure hiérarchique (même si celle-ci a aussi une incidence), il me semble plus sage et surtout plus efficace de chercher à voir en quoi chacun est (éventuellement) déchiré par ce conflit de civilisation, comment chacun vit dans le temps ces contradictions ressenties comme insolubles à des degrés divers, à quasiment tous les étages de la pyramide. (...)

    #civilisation #mouvement_social #conflit #enjeux #État #économie #marché #crise #monde #intelligence #politique #contradictions #égalité #différences #dépassement #maladie #capitalisme

  • Armes pour l’Arabie saoudite : l’intenable position de la France | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/en-bref/armes-pour-larabie-saoudite-lintenable-position-de-la-france

    « Après, il faut bien comprendre ce que représente l’Arabie saoudite sur le marché de l’armement. Elle pèse près de 70 milliards de dollars. Si les pays arrêtaient de commercer avec elle, c’est tout le marché qui s’écroulerait. Et avec les Émirats arabes unis, les deux pays font tourner l’industrie militaire française depuis vingt-cinq ans ! »
    En 2017, le Proche et le Moyen-Orient ont représenté quelque 60 % des commandes de matériel militaire français sur un total de 6,9 milliards d’euros, dont 701 millions pour les Émirats et 626 millions pour l’Arabie saoudite. La France a par ailleurs livré pour 1,38 milliard d’euros d’armement à Riyad en 2017, faisant de l’Arabie saoudite le deuxième plus gros client de la France dans ce secteur l’an dernier après l’Égypte.

    Akram Kharief, spécialiste des questions d’armement et animateur du blog Menadefense.net

    #Yémen #Arabie_Saoudite #vente_armes #armes_françaises #enjeux_économiques #contrôle_démocratique

  • Aux États-Unis, extension du domaine de la #surveillance des élèves
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/aux-etats-unis-extension-du-domaine-de-la-surveillance-des-eleves

    La peur des fusillades dans les écoles aux États-Unis fait prendre à la société américaine des décisions absurdes, estime le journaliste Benjamin Herold (@BenjaminBHerold) dans une longue enquête pour Education Week (@educationweek). Surveiller les #réseaux_sociaux pour prévenir les fusillades ? Dans une des banlieues de Houston au Texas, le district (...)

    #A_lire_ailleurs #Enjeux #Services #Education_et_formation #Territoires

  • La digitalización del trabajo y sus consecuencias para el Sur
    https://www.cetri.be/La-digitalizacion-del-trabajo-y

    La “revolución digital” y su impacto en el trabajo está recibiendo cada vez más atención, mas ésta sigue concentrada principal-mente en los países del Norte. Sin embargo, estos fenómenos también conciernen a los países del Sur, pero en función de modalidades específicas que requieren análisis y reacciones específicas. Existe un creciente debate mundial sobre la naturaleza y el alcance de una “cuarta revolución industrial”, con repercusiones potencial-mente importantes en (...)

    #Articulos_del_CETRI

    / #Le_Sud_en_mouvement, #Le_regard_du_CETRI, #Enjeux_numériques, #Alai,_Agencia_Latinoamericana_de_Información

    https://www.cetri.be/IMG/pdf/cl-espagnol.pdf

  • Bienvenue dans l’anthropocosme
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/bienvenue-dans-lanthropocosme

    Pour Joi Ito (@joi), le fameux pionnier du web devenu directeur du Media Lab du MIT, nous sommes entrés dans une nouvelle ère, et ce n’est même plus l’anthropocène : il suggère le terme « anthropocosme » (anthropocosmos) pour décrire une « époque au cours de laquelle l’activité humaine est considérée comme ayant une influence (...)

    #A_lire_ailleurs #Débats #Enjeux #Gouvernance #biens_communs #espace

  • Le sens dessus dessous de l’« avenir du #Travail » vu du Sud
    https://www.cetri.be/Le-sens-dessus-dessous-de-l-avenir

    Cet ouvrage est né d’un constat et de plusieurs intuitions. Le constat porte sur la multiplication ces dernières années des projets et autres initiatives consacrées à The Future of Work (L’avenir du travail). Presque tout ce que la planète compte d’organisations internationales, de think tanks, d’institutions universitaires ou encore de cabinets de consultance s’est penché sur la question, dans une forme ou une autre, au cours des trois ou quatre dernières années. Signe de cet engouement, en 2017, (...)

    #Le_regard_du_CETRI

    / #Le_regard_du_CETRI, #Le_Sud_en_mouvement, Travail, #Enjeux_numériques, #Syllepse, Homepage - Actualités à la (...)

    #Homepage_-_Actualités_à_la_une
    https://www.cetri.be/IMG/pdf/edito-4.pdf

  • L’avenir du #Travail vu du sud : critique de la « quatrième révolution industrielle »
    https://www.cetri.be/L-avenir-du-travail-vu-du-sud

    L’« avenir du travail » est le sujet du moment dans le petit monde de la « gouvernance mondiale ». Toutes les organisations internationales, ou presque, en ont fait une priorité, sans parler des think tanks et autres cabinets de conseil. Leur point commun : penser cet avenir sous l’angle étroit de la « quatrième révolution industrielle » – avec ses robots, ses imprimantes 3D et ses plateformes numériques – pour mieux vendre des (dé)régulations du travail. Mais de quel travail parle-t-on exactement ? À qui (...)

    Livres & études

    / Livres & revues divers, Travail, #Homepage_-_Publications_à_la_une, #Enjeux_numériques

    #Livres_&_études #Livres_&_revues_divers
    https://www.cetri.be/IMG/pdf/table_des_matieres.pdf
    https://www.cetri.be/IMG/pdf/couv._avenir_du_travail_dans_le_sud-1.pdf

  • #Enjeux_numériques en Asie du Sud-Est
    https://www.cetri.be/Enjeux-numeriques-en-Asie-du-Sud

    En mars 2019 s’est tenue à Bangkok, en Thaïlande, une rencontre internationale de mouvements sociaux consacrée à la « justice numérique ». Une soixantaine d’activistes et universitaires, issus du monde entier, y ont participé. Entretien avec Edgardo Legaspi, Développeur de programme au sein de l’ONG Focus on the Global South . CETRI : Focus on the Global South vient de co-organiser une rencontre internationale en faveur de la « justice numérique ». En quoi cette problématique est pertinente pour l’Asie (...)

    #Le_regard_du_CETRI

    / #Le_Sud_en_mouvement, #Le_regard_du_CETRI, Enjeux numériques, #Analyses

  • Numérisation de l’agriculture : quels risques pour les paysans et populations du Sud ?
    https://www.cetri.be/Numerisation-de-l-agriculture

    En mars 2019 s’est tenue à Bangkok, en Thaïlande, une rencontre internationale de mouvements sociaux consacrée à la « justice numérique ». Une soixantaine d’activistes et universitaires, issus du monde entier, y ont participé. Entretien avec Kartini Samon, chercheuse et représentante régionale pour l’Asie de l’ONG « GRAIN ». CETRI : Comment une association d’aide aux petits agriculteurs et aux luttes paysannes dans le Sud se retrouve-t-elle à participer à une rencontre sur la « justice numérique » ? (...)

    #Le_regard_du_CETRI

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    #Agriculture_&_luttes_pour_la_terre

  • Pourquoi avons-nous tant de mal à changer d’avis ?
    http://www.internetactu.net/2019/04/23/pourquoi-avons-nous-tant-de-mal-a-changer-davis

    On n’en a pas fini avec les #biais_cognitifs, ces déviations du jugement qui sont au coeur du fonctionnement même de nos façons de penser. Dans un livre court et très pédagogique, le psychologue et docteur en neurosciences Albert Moukheiber, cofondateur de l’association Chiasma, nous explique comment Notre cerveau nous (...)

    #Articles #Enjeux #Tribune #cognition #économie_de_l'attention

  • Un pognon de dingues… et la baisse des dons Erwan de Keramoal - 19 Avril 2019 - Les Cénobites tranquilles
    http://lescenobitestranquilles.fr/2019/04/un-pognon-de-dingues-2

    Amis de la rubrique à brac et du fourre-tout réunis, bonjour !

    Nous sommes le Vendredi 19 avril 2019, trentième et dernier jour de Germinal dédié au greffoir. C’est sans vergogne que je pique à Gérard Alle http://gerardalleblog.over-blog.com/2019/04/votre-dame-de-paris.html le début de son récent billet : « Ne comptez pas sur moi pour joindre la moindre larmichette aux fleuves lacrymaux infestés de crocodiles qui déferlent depuis l’incendie. Décidément, je dois être un bien mauvais Français, tant je trouve obscène cette émotion qui a l’air de tout submerger, avec ses déballages de fric, sa curaille pleurnicharde et ses vibrants appels à la nation… » Vous pouvez (devez) lire la suite en suivant le lien.

    Edouard Philippe, notre premier Ministre à nous qu’on a, veut une nouvelle flèche sur Notre-Dame, qui réponde aux enjeux de notre époque. Et là, je ne vous cache pas que je m’interroge un tantinet : quels peuvent bien être les enjeux de notre époque en matière de flèche de cathédrale ? Autant j’ai une petite idée de ce que pourraient être ces enjeux en matière de réchauffement climatique, de démocratie participative, de pouvoir d’achat, de justice fiscale, de répartition des richesses… Autant j’avoue que je reste coi face à l’immensité sidérale de la problématique concernant les enjeux de notre époque en matière de flèche de cathédrale…

    Ceci étant et, toute chose égale par ailleurs, pendant les travaux, la #quête continue. Une souscription nationale, des #cagnottes à la pelle, des #dons de grosses fortunes et peut-être bientôt une conférence de donateurs. D’Apple à la Banque centrale européenne en passant par des milliers d’anonymes, les promesses de dons affluent pour rebâtir le monument, atteignant au moins 800 millions d’euros de promesses de dons. La barre du milliard devrait être facilement franchie. Plusieurs grandes fortunes françaises ont sorti leur carnet de chèques dans la nuit de lundi à mardi : la famille Pinault a promis 100 millions d’euros, suivie par le groupe LVMH et la famille Arnault, première fortune de France, qui a annoncé un don de 200 millions, puis la famille Bettencourt-Meyers et le groupe L’#Oréal (200 millions). Parmi les donateurs, figurent de nombreuses associations, fondations et entreprises. Total a annoncé un « don spécial » de 100 millions d’euros, l’assureur Axa a promis 10 millions tout comme le groupe bancaire BPCE et la Société Générale. Le Crédit Agricole, via sa fondation, a annoncé un don de 5 millions d’euros.

    Les mauvaises langues soulignent que cet élan de générosité intervient à un moment où les associations de lutte contre la #pauvreté font face à une baisse des dons . Voici donc, par exemple, une opération très intéressante pour Total, note Libération. Avec son don de 100 millions d’euros, le groupe peut prétendre à une réduction d’impôts de 60 millions d’euros, alors qu’il n’a payé que 30 millions d’euros d’impôts sur les sociétés en 2016. La loi lui permet même de reporter l’excédent sur les 5 années suivantes. En clair, si le montant de son #impôt sur les sociétés est toujours de 30 millions d’euros, #Total pourrait ne payer aucun impôt sur les sociétés pendant deux ans. Oui madame Michu, Paris vaut bien une messe ! Et si la construction d’un consensus national passe par l’organisation d’un #téléthon des #milliardaires animé par les cosaques du don, Why not ?

    Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

    #enjeux #pognon_de_dingues #grands_dégats

  • #intelligence_artificielle : des limites de l’éthique aux promesses de la régulation
    http://www.internetactu.net/2019/04/18/intelligence-artificielle-des-limites-de-lethique-aux-promesses-de-la-

    L’Union européenne vient de publier un ensemble de recommandations et de règles (voir le rapport) pour développer des applications d’intelligence artificielle éthiques et responsables. Ce travail réalisé par un groupe d’une cinquantaine d’experts se révèle assez convenu, rappelant de grands principes éthiques pour orienter le secteur. Comme ironise The Verge, (...)

    #Articles #Enjeux #Gouvernance #algorithme #éthique #IA

  • Culture numérique : Fake news panic
    http://www.internetactu.net/2019/04/11/culture-numerique-fake-news-panic

    Le numérique a enfin son manuel ! En 400 p., le sociologue et directeur du Médialab de Sciences Po, Dominique Cardon (@karmacoma) livre avec Culture numérique qui vient de paraître aux Presses de SciencesPo, une somme d’une rare clarté, faite de courts chapitres très didactiques, qui pose les bases de l’histoire d’internet, (...)

    #Enjeux #Tribune #désinformation #eDémocratie #Médias

  • La généralisation de la #reconnaissance_faciale est-elle inévitable ?
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/la-generalisation-de-la-reconnaissance-faciale-est-elle-inevitable

    Le philosophe Evan Selinger (@evanselinger, auteur de Re-Engineering Humanity) et le professeur de droit Woodrow Hartzog (@hartzog, auteur de Privacy’s Blueprint : The Battle to Control the Design of New Technologies) signent pour OneZero une intéressante tribune sur la nécessité de réguler la reconnaissance faciale. Il y a peu, l’AI Now (...)

    #A_lire_ailleurs #Enjeux #liberté #surveillance #vidéosurveillance

  • L’inégalité est-elle au cœur des problèmes de société ?
    http://www.internetactu.net/2019/03/12/linegalite-est-elle-au-coeur-des-problemes-de-societe

    Les épidémiologistes britanniques Kate Pickett (@profkepickett) et Richard Wilkinson (@ProfRGWilkinson), cofondateurs de Equality Trust (@equalitytrust), publient Pour vivre heureux vivons égaux ! (Les liens qui libèrent, 2019), un imposant recueil d’arguments et d’études sur les effets de l’inégalité. C’est un livre qu’il faut certainement lire comme en contrepoint aux ouvrages de (...)

    #Articles #Enjeux #Economie_et_marchés #eDémocratie #inégalités

  • De la #modération : #Enjeux, limites, remèdes
    http://www.internetactu.net/2019/02/22/de-la-moderation-enjeux-limites-remedes

    Le dernier livre du chercheur Tarleton Gillespie (@TarletonG, blog), Custodians of the internet (Les gardiens de l’internet, 2018, Yale University Press, non traduit) livre une plongée très documentée dans le monde de la modération des #plateformes des grands réseaux sociaux… et offre bien des prises pour comprendre les enjeux ce (...)

    #Articles #Débats #censure

  • Startups et licornes : le blitzscaling en ses limites
    http://www.internetactu.net/2019/02/20/startups-et-licornes-le-blitzscaling-en-ses-limites

    Les licornes, ces startups valorisées à plus d’un milliard de dollars, sont des entités rares et recherchées. Pourtant, le modèle de leur fabrication pourrait bien être brisé, estime la journaliste Erin Griffith (@eringriffith) pour le New York Times. À l’heure où Uber et AIrbnb s’apprêtent à entrer en bourse, la (...)

    #Articles #Enjeux #Economie_et_marchés #financement #innovation

  • Technologies : la responsabilité suffira-t-elle ?
    http://www.internetactu.net/2019/02/13/technologies-la-responsabilite-suffira-t-elle

    Fin janvier, le think tank britannique DotEveryOne (@doteveryoneuk) organisait à Londres une conférence sur la responsabilité des technologies. « Aujourd’hui, trop de gens subissent des préjudices liés au manque de responsabilité des technologies », constate Catherine Miller responsable des politiques de DotEveryOne. « Nous avons besoin que la responsabilité technologique (...)

    #Articles #Débats #Enjeux #eDémocratie #éthique #innovation #politiques_publiques