• Petites considérations sociologiques sur le #confinement

    Cette période de confinement liée à l’épidémie du #Covid-19 constitue une #épreuve_sociale inédite, qu’on peut comparer à une expérience de laboratoire in vivo. Le grand historien médiéviste, Marc Bloch, qui avait fait la « grande guerre » et en avait été très marqué, a écrit peu après, en 1921 dans la Revue de synthèse historique, un célèbre article, « Réflexions d’un historien sur les fausses nouvelles de la guerre » (publié aux Éditions Allia en 1999). Il y décrivait la guerre de 14-18 « comme une sorte de vaste #expérience naturelle. On a le droit en effet de considérer comme telle la guerre européenne : une immense expérience de #psychologie_sociale, d’une richesse inouïe. Les conditions nouvelles d’existence, d’un caractère si étrange, avec des particularités si accentuées, où tant d’hommes à l’improviste se sont trouvés jetés, — la force singulière des sentiments qui agitèrent les peuples et les armées — tout ce bouleversement de la vie sociale, et, si l’on ose ainsi parler, ce grossissement de ses traits, comme à travers une lentille puissante, doivent, semble-t-il, permettre à l’observateur de saisir sans trop de peine entre les différents phénomènes les liaisons essentielles ».

    Indépendamment de la déclaration du Président Macron (« nous sommes en guerre… »), il peut être intéressant de tirer ce fil entre situation de #guerre_militaire et celle de confinement. Ce dernier impose de très fortes #privations et #contraintes aux individus qui, dans les sociétés occidentales, n’y sont guère habitués. Les premières questions qui viennent à l’esprit à ce sujet sont les suivantes : le confinement est-il respecté en France ? « Un peu, beaucoup, pas du tout » ? Par qui ? Comment ? Plus en campagne qu’en ville ? plus en centre-ville que dans les « quartiers » ? etc. Faute de données statistiques fiables, le premier réflexe qu’on doit avoir en la matière est celui de la prudence interprétative.

    Avant d’aborder la manière dont on peut procéder par la mobilisation d’une série d’indices, à même de nous guider vers des hypothèses de travail, commençons par un étonnement. Que voici. En fidèle téléspectateur du Journal télévisé (JT) de France 2 (défense du service public oblige…), on remarque que la question du #vécu du confinement dans les #quartiers_populaires y a été fort peu abordée, voire pas du tout. La fuite des Parisiens vers leurs #résidences_secondaires a été un sujet traité, mais la manière dont les jeunes et les familles, parfois nombreuses, vivent leur confinement dans leurs appartements #HLM semble avoir été oubliée. Est-ce un oubli volontaire ? Ou la simple trace médiatique de la moindre importance accordée aux conditions sociales d’existence des #classes_populaires dans le milieu des professionnels de l’information ? On ne saurait laisser de côté l’hypothèse du respect de l’« #union_nationale » requise en cette période de confinement. Celle-ci suppose une mobilisation de l’appareil d’information et l’opération d’un tri dans l’amoncellement des « nouvelles du front ». Priorité est donnée dans le #JT de la #télévision_publique au suivi des opérations dans les hôpitaux, à la découverte du travail de tous les soignants et de leur entier dévouement, à l’écoute des avis des grands professeurs de médecine (« infectiologues »). Bref, une #mise_en_scène télévisuelle de l’« #effort_national » — ce qui, en soi, n’est pas critiquable.
    Sur le versant des effets sociaux de cette #pandémie, les reportages sur les #familles face au confinement (#école_à_la_maison, #télétravail des parents, aménagements divers de cette nouvelle vie…) semblent surtout réservés aux familles de milieu favorisé. Sans doute parce qu’elles laissent entrer plus facilement les caméras à leur domicile. Il ne s’agit pas pour autant de crier tout de suite au complot d’Etat et/ou de dénoncer une chaine de télévision « aux ordres du gouvernement ». Sans doute peut-on penser que le #service_public_télévisé contribue à sa manière à l’union nationale en laissant prudemment dans l’ombre ce qui pourrait l’entacher.

    A géométrie variable

    Une fois examiné la manière dont le thème du confinement est traité à la télévision (publique), donnons un petit coup de projecteur sur la manière dont il est opéré en pratique. Procéder à une petite revue de presse dans les quotidiens régionaux (L’Est républicain, Le Parisien, Le Progrès), permet de recueillir des indices suggestifs, sinon probants, sur le confinement à géométrie variable lors de cette première semaine. Sans surprise, le confinement a mis un peu de temps à se mettre en place et semble respecté de manière inégale.

    Selon les témoignages des directeurs de la #sécurité_publique ou des gendarmes, différents profils de « #déviants » à la #norme apparaissent, comme ici dans la région du Grand est particulièrement touchée. Le lieutenant de gendarmerie François qui coordonne le dispositif dans le sud du Territoire de Belfort fait le diagnostic suivant : « Une grande majorité les respecte… Mais une partie n’a pas compris l’#esprit_du_confinement et une autre n’est pas prête à le comprendre. » Le maire (et infirmier) de la ville ouvrière de Valentigney (proche de l’usine de Sochaux-Peugeot et avec une grande ZUS, les Buis), observe « dans le quartier mais également au centre-ville des comportements dangereux, irresponsables ». La journaliste de L’Est s’est donc rendue dans la cité des #Buis pour aller y voir de plus près et, là, elle a rencontré une dizaine de jeunes près d’une place, plutôt amènes.

    Pris en défaut

    Laissons la relater la scène et la manière dont ces jeunes pris en défaut de groupement non autorisé tentent de se justifier : « Chez nous, on ne tient pas en place », note l’un d’entre eux qui, comme ses potes, se sent à l’abri du virus. « On se lave les mains, on garde nos distances, c’est la base », souligne un deuxième. Un troisième Doubien montre son attestation : « On a le droit de sortir fumer une clope. Surtout que certains n’ont pas le droit de fumer chez eux… Et puis, on s’ennuie ici, il n’y a rien à faire ! Rester un mois enfermé, c’est inimaginable. » Jeudi soir, ils ont même organisé un barbecue : « Quand on a vu les policiers, on a couru pour leur échapper. Et vous savez ce qu’ils ont fait, Madame, ils ont gazé notre viande. C’est du gâchis. » (Est républicain, 21/03/2020). Dans un article du même jour, le directeur général de la compagnie des bus du Pays de Montbéliard livre des informations congruentes : « En cette période de grave #crise_sanitaire, certains jouent aux #malins. On a dû raccourcir une ligne, que nous sous-traitons, parce que des #jeunes montaient chaque jour dans le bus, à la même heure, pour le squatter ! » Enfin, à Bourg-en-Bresse, selon le commissaire de police, « Ce sont plutôt les plus jeunes et les plus anciens qui bravent l’interdiction. Malheureusement, on a verbalisé certains jeunes à tour de bras dans certains quartiers. Des jeunes disent qu’ils s’en fichent et que le coronavirus est une invention pour casser l’économie » (Le Progrès, 22/03/2020).

    Ces témoignages ne suffisent pas à baliser tout le terrain d’enquête. Loin de là. Ils ont pour principal intérêt de mieux faire entrevoir les raisons qui peuvent conduire certaines fractions de la population à ne pas vouloir – et surtout ne pas pouvoir – respecter le strict confinement désormais imposé en France. Le groupe des plus #réfractaires au confinement a de fortes chances de se retrouver dans une population plutôt jeune et masculine, soit en situation de #décrochage_scolaire, soit appartenant à la population « flottante » des quartiers. A lire entre les lignes ces articles de presse, on pressent quelques facteurs clés de leur penchant pour la #transgression de la règle du confinement : bien sûr, en tout premier lieu, « l’#ennui » et le besoin quasi vital de se retrouver « entre potes » mais aussi la difficulté de cohabiter harmonieusement avec leurs parents et de devoir respecter des interdits au domicile familial (l’exemple de « fumer »). Les divers types de #résistance qu’on voit surgir dans les quartiers déshérités de la République méritent examen et ne doivent pas être renvoyés trop facilement du côté de la #faute_morale.

    Sentiment de #marginalité

    Même s’il est incontestable que le non-respect des règles de confinement fait courir collectivement des #risques_sanitaires, il dit quand même beaucoup de choses sur le sentiment de marginalité (#outcast) qu’ont d’eux-mêmes ces individus. On pourrait à ce titre, se risquer à faire l’analogie avec le mouvement des gilets jaunes et la signification sociale des formes de violence (inusitée) qu’il a employées pour se faire entendre des « puissants ».

    La pratique de la lecture est distribuée de manière très inégale selon les groupes sociaux

    A partir de ces premières incursions en terre de confinement, faut-il déplorer comme notre historien national (autoproclamé) Stéphane Bern le fait dans Le Figaro (22/3/2020), « la perte du #sens_civique » dans notre vieille France ? Ne convient-il pas plutôt de rappeler que ce confinement constitue une très forte #contrainte qui est – et sera – vécue de manière très différente selon les #conditions_sociales de nos concitoyens. D’abord les conditions matérielles : on sait bien que ceux qui possèdent un grand logement, un jardin, qui peuvent sortir les enfants à la campagne, etc., souffrent moins du confinement. Ensuite, les #conditions_culturelles : le président Macron a dit à ses concitoyens : « Lisez ! » Mais la pratique de la #lecture est distribuée de manière très inégale selon les groupes sociaux.
    Ce long moment de confinement opère déjà comme un très grand amplificateur des #inégalités spatiales et sociales. C’est peu dire que les semaines qui s’annoncent vont constituer une véritable épreuve pour ceux qui appartiennent à la catégorie des « pauvres », définis aussi bien à partir de leur #capital_économique que de leur #capital_culturel.

    https://www.alternatives-economiques.fr/stephane-beaud/petites-considerations-sociologiques-confinement/00092259
    #sociologie #Stéphane_Beaud #classes_sociales

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    citations pour @davduf :

    Jeudi soir, ils ont même organisé un barbecue : « Quand on a vu les policiers, on a couru pour leur échapper. Et vous savez ce qu’ils ont fait, Madame, ils ont gazé notre viande. C’est du gâchis. » (Est républicain, 21/03/2020).

    Enfin, à Bourg-en-Bresse, selon le commissaire de police, « Ce sont plutôt les plus jeunes et les plus anciens qui bravent l’interdiction. Malheureusement, on a verbalisé certains jeunes à tour de bras dans certains quartiers. Des jeunes disent qu’ils s’en fichent et que le coronavirus est une invention pour casser l’économie » (Le Progrès, 22/03/2020).

  • [PBG] All aboard the looove boooat !
    http://www.radiopanik.org/emissions/pbg/all-aboard-the-looove-boooat

    C’est la Saint-Valentin. Il pleut. Il fait froid. Sombre. C’est le désespoir.

    Les plus courageux ont acheté des roses littéralement vitrifiées de pesticides et cultivées à l’autre bout du monde, roses qui moisissent dans les 10 minutes au creux des mains. Le soir, alors que vous réprimerez des sanglots, vous vous installerez sur une chaise face à votre compagnon ou compagne au bord du suicide, entourés d’autres couples malheureux, dans un restaurant quelconque, décoré de coeurs poussiéreux sur les murs.

    C’est la Saint-Valentin. C’est le désespoir.

    Heureusement, il y a les lovers de PBG. On vous parlera d’Amour. Un peu.

    Courage.

    Tracklist :

    Big Black - Fists Of Love Enob - #amour The White Stripes - Fell In Love With A Girl Max Rambhojan - Tou’t Jou Pa Min’m Dominique Panol - Cé Bon Comme Ça (...)

    #policiers_du_coeur #naufrage #ennui #zouk_love #amour,policiers_du_coeur,naufrage,ennui,zouk_love
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/pbg/all-aboard-the-looove-boooat_08173__1.mp3

  • Watching the clothes dry: How life in Greece’s refugee camps is changing family roles and expectations

    On the Greek Islands where refugees face long waiting times and a lack of adequate facilities, women are being pushed to the margins of camp society as children are deprived of education and safe places to play. While governments and the EU fail to provide satisfactory support, and NGOs fight to fill the gaps, how can we stop a generation of women and girls with high hopes of independence and careers from being forced back into domestic roles?

    “The days here are as long as a year.

    “In the camp I have to wash my clothes and dishes with cold water in the cold winter, and I have to watch my clothes dry because I lost almost all of my dresses and clothes after hanging them up.

    “As a woman I have to do these jobs – I mean because I am supposed to do them.”

    The boredom and hopelessness that Mariam* describes are, by now, common threads running through the messy, tragic tapestry of stories from the so called “migrant crisis” in Greece.

    Mariam is from Afghanistan, and had been studying business at university in Kabul, before increasing violence and threats from the Taliban meant that she was forced to flee the country with her husband. Soon after I met her, I began to notice that life in camp was throwing two distinct concepts of herself into conflict: one, as a young woman, ambitious to study and start a career, and the other, as a female asylum seeker in a camp with appallingly few facilities, and little freedom.

    While Mariam felt driven to continue her studies and love of reading, she could not escape the daily domestic chores in camp, a burden placed particularly on her because of her gender. I was familiar with Mariam the student: while managing the Alpha Centre, an activity centre run by Samos Volunteers, I would often come across Mariam sitting in a quiet spot, her head bent over a book for hours, or sitting diligently in language classes.

    The other side of her was one I rarely saw, but it was a life which dominated Mariam’s camp existence: hours and hours of her days spent cooking, cleaning, mending clothes, queuing for food, washing dishes, washing clothes, watching them dry.
    Women as caregivers

    Mariam’s experience of boredom and hardship in the camp on Samos is, unfortunately, not uncommon for any person living in the overcrowded and squalid facilities on the Greek islands.

    Many, many reports have been made, by newspapers, by Human Rights organisations such as Amnesty International, and NGOs such as Medécins Sans Frontières (MSF). All of them speak, to varying degrees, of the crushing boredom and despair faced by asylum-seekers in Greece, the dreadful conditions and lack of resources, and the mental health implications of living in such a situation. MSF describes the suffering on the Aegean islands as being on an “overwhelming scale.”

    While these issues apply indiscriminately to anyone enduring life in the island camps – and this undoubtedly includes men – there have been reports highlighting the particular hardships that women such as Mariam have to face while seeking asylum in Greece. In a 2018 report, “Uprooted women in Greece speak out,” Amnesty International comments on the additional pressures many women face in camp:

    The lack of facilities and the poor conditions in camps place a particularly heavy burden on women who often shoulder the majority of care responsibilities for children and other relatives. The psychological impact of prolonged stays in camps is profound. Women spoke of their anxiety, nightmares, lack of sleep and depression.

    The article recognises how much more likely women are than men to take on a caregiving role, an issue that is not unique to asylum-seeking populations. According to a report titled ‘Women’s Work’ released in 2016 by the Overseas Development Institute, women globally do on average over three times more unpaid work than men – work including childcare and domestic chores. This is across both ‘developed’ and ‘developing’ countries, and demonstrates inequality on a scale far beyond refugee and migrant populations.

    However, as Amnesty points out, it is not the perceived roles themselves which are the issue, but rather the glaring lack of facilities in camps – such as lack of food, ‘horrific’ sanitary conditions, and poor or non-existent washing facilities, as well as significant lack of access to education for children, and waiting times of up to two years. All of these factors exacerbate the gender divides which may or may not have been prevalent in the first place.

    The expectation for women to be primary caregivers was something I particularly noticed when running women’s activities on Samos. There was a stark difference between the daily classes – which would fill up with men attending alone, as agents distinct from their families in camp – and the women-only sessions, where accompanying children were almost always expected, and had to be considered in every session plan.

    The particular burden that I noticed so starkly in Mariam and many other women, was a constant battle to not be pushed to the margins of a society, which she desperately wanted to participate in, but had no opportunity to do so.

    Beyond lack of opportunities, many women speak of their great fear for themselves and their children in camp. Not only does a lack of facilities make life harder for people on the move, it also makes it incredibly dangerous in many ways, putting the most vulnerable at a severe disadvantage. This issue is particularly grave on Samos, where the camp only has one official doctor, one toilet per 70 people, and a gross lack of women-only bathrooms. This, alongside a volatile and violent environment – which is particularly dangerous at night – culminates in a widespread, and well-founded fear of violence.

    In an interview with Humans of Samos, Sawsan, a young woman from Syria, tells of the agonising kidney stones she experienced but was unable to treat, for fear of going to the toilet at night. “The doctor told me you need to drink a lot of water, but I can’t drink a lot of water, I am afraid to go outside in the night, is very dangerous,” she explained to my colleague.

    As Amnesty International reported last year, “women’s rights are being violated on a daily basis” in the Greek island hotspots. Their report features a list of ten demands from refugee women in Greece, including “full access to services,” “safe female only spaces,” and “livelihood opportunities.” All of these demands not only demonstrate a clear lack of such services currently, but also a real need and desire for the means to change their lives, as expressed by the women themselves.

    I remember the effect of this environment on Mariam, and the intense frustration she expressed at being forced to live an existence that she had not chosen. I have a vivid memory of sitting with her on a quiet afternoon in the centre: she was showing me photos on her phone of her and her friends at university in in Kabul. The photos were relatively recent but seemed another world away. I remember her looking up from the phone and telling me wearily, “life is so unexpected.”

    I remember her showing me the calluses on her hands, earned by washing her and her husband’s clothes in cold water; her gesturing in exasperation towards the camp beyond the walls of the centre. She never thought she’d be in this position, she told me, performing never ending domestic chores, while waiting out her days for an unknown life.

    Stolen childhoods

    Beyond speaking of their own difficulties, many people I approached told me of their intense concern for the children living in camps across Greece. As Mariam put it, “this situation snatches their childhoods by taking away their actual right to be children” – in many inhumane and degrading ways. And, as highlighted above, when children are affected, women are then far more likely to be impacted as a result, creating a calamitous domino effect among the most vulnerable.

    I also spoke to Abdul* from Iraq who said:

    The camp is a terrible place for children because they are used to going out playing, visiting their friends and relatives in the neighbourhood, and going to school but in the camp there is nothing. They can’t even play, and the environment is horrible.”

    Many asylum-seeking children do not have access to education in Greece. This is despite the government recognising the right of all children to access education, regardless of their status in a country, and even if they lack paperwork.

    UNHCR recently described educational opportunities for the 3,050 5-17 year olds living on Greece’s islands, as “slim.” They estimate that “most have missed between one and four years of school as a result of war and forced displacement” – and they continue to miss out as a result of life on the islands.

    There are several reasons why so many children are out of school, but Greek and EU policies are largely to blame. Based mistakenly on the grounds that people will only reside on the islands for brief periods before either being returned to Turkey or transferred to the mainland, the policies do not prioritise education. The reality of the situation is that many children end up waiting for months in the island camps before being moved, and during this time, have no access to formal education, subsequently losing their rights to play, learn, develop and integrate in a new society.

    In place of formal schooling, many children in camps rely on informal education and psychosocial activities provided by NGOs and grassroots organisations. While generally doing a commendable job in filling the numerous gaps, these provisions can sometimes be sporadic, and can depend on funding as well as groups being given access to camps and shelters.

    And while small organisations try their best to plug gaps in a faulty system, there will always, unfortunately, be children left behind. The ultimate result of Greek and EU policy is that the majority of children are spending months in limbo without education, waiting out their days in an unsafe and unstable environment.

    This not only deprives children of formative months, and sometimes years, of education and development, it can also put them at risk of exploitation and abuse. Reports by the RSA and Save the Children state that refugee children are at much higher risk of exploitation when they are out of school. Save the Children highlight that, particularly for Syrian refugee girls, “a lack of access to education is contributing to sexual exploitation, harassment, domestic violence and a significant rise in forced marriages”.

    There have also been numerous cases of children – often unaccompanied teenage boys – being forced into “survival sex,” selling sex to older, predatory men, for as little as €15 or even less, just in order to get by. The issue has been particularly prevalent in Greece’s major cities, Athens and Thessaloniki.

    While all children suffer in this situation, unaccompanied minors are especially at risk. The state has particular responsibilities to provide for unaccompanied and separated children under international guidelines, yet children in Greece, especially on Samos, are being failed. The failings are across the board, through lack of education, lack of psychological support, lack of appropriate guardians, and lack of adequate housing – many children are often placed in camps rather than in external shelters.

    This is a particular issue on Samos, as the designated area for unaccompanied minors in the reception centre, was not guarded at all until recently, and is regularly subject to chaos and violence from other camp residents, visitors or even police.

    Many refugee children in Greece are also at risk of violence not only as a result of state inactions, but at the hands of the state itself. Children are often subject to violent – and illegal – pushbacks at Greece’s border with Turkey.

    There have been multiple accounts of police beating migrants and confiscating belongings at the Evros river border, with one woman reporting that Greek authorities “took away her two young children’s shoes” in order to deter them from continuing their journey.

    The Council of Europe’s Committee for the Prevention of Torture and Inhuman or Degrading Treatment or Punishment (CPT) spoke out earlier this year, criticising treatment in Greek camps and detention facilities, stating that conditions were “inhuman and degrading.” They have called for an end to the detention of children with adults in police facilities, as well as the housing of unaccompanied minors in reception and identification centres, such as the hotspot on Samos.

    Smaller organisations are also making their voices heard: Still I Rise, a young NGO on Samos providing education for refugee children, has just filed a lawsuit against the camp management at the refugee hotspot, for their ill treatment of unaccompanied minors. The organisation states:

    We are in a unique position to witness the inhumane living conditions and experiences of our students in the refugee hotspot. With the support of Help Refugees, we gathered evidence, wrote affidavits, and build a class action on behalf of all the unaccompanied minors past and present who suffered abuse in the camp.

    After witnessing the many failings of the camp management to protect the unaccompanied minors, the NGO decided to take matters into their own hands, raising up the voices of their students, students whose childhoods have been stolen from them as they flee war and persecution.
    “Without love I would give up”

    Every day on Samos, I worked with people who were battling the ever-consuming crush of hardship and boredom. People came to the activity centre to overcome it, through learning languages, reading, socialising, exercising, teaching and volunteering. They demonstrated amazing commitment and perseverance, and this should not be forgotten in the face of everything discussed so far.

    Nadine*, a young woman from Cameroon whose help at the centre became invaluable, told me that she ‘always’ feels bored, and that “the worst is a closed camp,” but that she has managed to survive by teaching:

    I teach the alphabet and sounds, letters for them to be able to read. I teach adult beginners, it’s not easy because some of them didn’t go to school and they are not able to write in their own language. So it’s hard work, patience and love because without love I would give up.”

    The perseverance demonstrated by Nadine, Mariam, and other women like them, is extraordinary. This is not only considering the challenges they had to confront before even reaching Greece, but in the face of such adversity once reaching the EU.

    Those refugees who are most vulnerable – particularly women and children, but also the silent voices of this article, those who are disabled, LGBTQ+ or otherwise a minority – are being pushed to the margins of society by the despicable policies and practices being inflicted on migrants in Greece. Refugees and migrants are being forced to endure immense suffering simply for asking for a place of safety.

    Yet despite everything, even those at the most disadvantage are continuing to fight for their right to a future. And while I know that, especially in this climate, we need more than love alone, I hang onto Nadine’s words all the same: “without love I would give up.”

    https://lacuna.org.uk/migration/watching-the-clothes-dry-how-life-in-greeces-refugee-camps-is-changing-fa
    #femmes #asile #migrations #réfugiés #rôles #Samos #Grèce #attente #tâches_domestique #lessive #marges #marginalisation #ennui #désespoir #détressse #déqualification #camps #camps_de_réfugiés #liberté #genre #cuisine #soins #caregiver #santé_mentale #fardeau

    #cpa_camps

  • I pay for your story
    https://www.arte.tv/fr/videos/060199-000-A/i-pay-for-your-story


    A voir !

    À Utica, ville sinistrée du nord-est des États-Unis, le documentariste Lech Kowalski propose aux habitants de payer pour écouter leur histoire. Avant Trump, un portrait poignant de l’Amérique des marges, entre tragédie et survie.

    Lech Kowalski - Wikipedia
    https://en.wikipedia.org/wiki/Lech_Kowalski

    Lech Kowalski is an American film director of Polish descent. He was born in 1951 in London to Polish parents.

    His most notable film is the documentary, D.O.A., subtitled A Rite of Passage, which chronicled the burgeoning UK punk scene at the tail-end of the 1970s, and included footage of the Sex Pistols’ abortive 1978 American tour.

    #film #documentaire

    • [...]

      4 : Dans le capitalisme contemporain, l’affect réactionnel dominant est l’anxiété.

      Le secret de polichinelle d’aujourd’hui c’est que toutE le monde est anxieuses/eux. L’anxiété s’est déplacée de ces localisations précédentes (comme la sexualité) pour s’étendre à tout le champs social. Toutes les formes d’intensités, d’expression de soi, de connexion émotionnelle, d’immédiateté, et de jouissance sont maintenant entrelacées d’anxiété. C’est devenu le pivot de la subordination.

      Une grande partie du fondement social de l’anxiété est le réseau omniprésent et à multi-facette de #surveillance. La NSA, la vidéosurveillance, les contrôles de gestion de performance, le pôle emploi, les systèmes de privilèges dans les prisons, les constants #contrôles et #classifications des écoliers les plus jeunes. Mais ce réseau évident n’est que la carapace extérieure. Nous devons réfléchir aux façons par lesquelles une conception néolibérale du succès inculque ces mécanismes à l’intérieur des subjectivités et des histoires de vies de la plupart de la population.

      Nous devons penser comment l’exposition de soi délibérée et ostensiblement volontaire des gens, à travers les médias sociaux, la consommation ostentatoire et le choix de postes dans le domaine de l’opinion, joue aussi un rôle dans le regard permanent des autres virtuel-le-s. Nous devons penser aux façons dont ce regard modifie la manière dont on trouve, mesure et connaît l’autre, en tant que co-actrices/eurs dans une perpétuelle performance indéfiniment observée. Par la suite, notre succès dans cette performance affecte entièrement notre capacité à accéder à de la chaleur humaine jusqu’à notre capacité à accéder à des moyens de subsistance, pas seulement sous forme de salaires mais aussi sous forme de crédits. Les dehors du champs de surveillance médiatisée sont de plus en plus fermés, tout comme l’espace public est bureaucratisé et privatisé, et une gamme croissante de l’activité humaine est criminalisée [note de Zinzin Zine : ou psychiatrisée !] en raison du #risque, de la #sécurité, de la #nuisance, de la #qualité_de_vie, ou du comportement antisocial.

      [...]

  • From boredom to labor and labor to boredom | MadaMasr
    Lina Attalah
    https://www.madamasr.com/en/2017/07/02/opinion/u/from-boredom-to-labor-and-labor-to-boredom/?mc_cid=a840ee4478&mc_eid=f9f1783efa

    You were sitting, smoking a cigarette, in our new office space underneath a canvas bearing the words: “this sea is mine.” The line comes from a Mahmoud Darwish poem, A Mural, popularized in poetic resistance to political and corporate colonization.

    The canvas is now four years old. Back then, some weeks after Mada Masr was born on June 30, the day of a military political take-over in Egypt, the bloodiest event in the country’s modern history took place. Over a thousand people belonging to or sympathizing with the Muslim Brotherhood were killed when their sit-ins were cleared out.

    A curfew was imposed by the military to contain the ensuing chaos. It started at 7 pm and ended at 6 am everyday. After work, we often gathered at one of our homes, some of us cooking, some of us painting to kill the time and the boredom.

    We had been dramatically laid off as a team a few months earlier. Fearing the boredom of being without a newspaper in the midst of an imminent and radical political upheaval, we started an online publication. At the time, I wrote, “We wanted to re-appropriate our journalism on this heated day, because it is through the prism of this craft that we engage with politics and activism.”

    I might as well have also said that it is through the prism of this craft that we resist existential boredom.

    #Egypte #journalisme #ennui

  • Kazakhstan Spent $5 Billion on a Death Star and It Doesn’t Even Shoot Lasers | Foreign Policy
    http://foreignpolicy.com/2017/06/15/kazakhstan-spent-5-billion-on-a-death-star-and-it-doesnt-even-shoot-l

    The Expo was being held on the outskirts of Astana, near one of the city’s many construction sites, in a purpose-built park. Dubbed a “future city” but looking more like a vast conference center, the organizers claimed the site was self-powered, fueled by a mix of wind and water. Each pavilion takes up anywhere from one room to several floors in a giant ring of new buildings built to encircle a great sphere of black glass at the center, the Kazakhstan pavilion. Viewed from the west, the dome loomed over neighboring apartment buildings. “There’s two big ways to piss off the Kazakhs,” a delegate commented, “Mention Borat, or call the dome the Death Star.
    […]
    For years, the Kazakh organizers had been quietly ramping down the tallies of expected attendees at the three-month event; 5 million, 3 million, now 2 million. On opening day, the official figure was 10,000 visitors, and even that was a generous rounding-up. The next day, the crowds were even barer. In the Chinese pavilion, a CGI video showed a fly-through of busy Expo grounds; outside the street was empty save for a janitor having a smoke. Come dinner time, the empty plastic tables and giant windows of the second floor of the food court gave it the air of a provincial airport at 2 am.
    […]
    But maybe the biggest problem with attracting visitors was that the majority of the Expo was boring. The exhibition’s theme — “Future Energy” — meant an endless sequence of corporate videos about the sun (good) and wind (also good). The bigger the petro-state, the more time the pavilion spent talking about how committed they were to alternative energy. “Please come to the Shell pavilion,” one of the Kazakh staff implored me, “It is a very brilliant company.” Many of the videos ended with young women in diaphanous clothing turning to smile at the viewer; the Israelis one-upped this by having a live dancer — in diaphanous clothing — as a treat after you’d sat through their video.

    #Exposition_universelle #Expo2017
    #Astana

  • L’école c’est de la merde ! - Nébuleuses
    http://nebuleuses.info/enfances/article/l-ecole-c-est-de-la-merde

    On avait envie de vous proposer pour la rentrée un petit témoignage bien vénère. Témoignage d’un lycéen qui n’en peut plus et refuse de se lever tout les matins pour se faire formater par une institution qui le révulse. On est peut-être pas les mieux placés pour critiquer une institution qui nous a nous même formaté et dont a profité. Mais c’est un texte qui permet de réfléchir autrement et surtout un bon défouloir ! Alors on le placarde devant les écoles, les collèges et les lycées ?

    L’école, c’est de la merde !

    Pourquoi ?

    Liste de raisons (incomplète, bien sur) !

    *

    TOUT LE MONDE Y PENSE, TOUT LE MONDE L’OUBLIE

    PERSONNE SE BARRE, TOUT LE MONDE SUBIT

    *

    Parce qu’on en a ras le cul de se faire lever tout le matin par un réveil, qui nous empêche de finir notre nuit comme notre corps en aurait envie.

    Parce qu’on en a ras le cul d’être en cours sans pouvoir parler, sans pouvoir aimer, sans pouvoir rêver, sans pouvoir bouger, sans pouvoir respirer l’air de la nature, sans pouvoir rien faire, obligé de rester entre 4 murs.

    Parce qu’on en a ras le cul d’entendre le prof d’histoire parler de la France comme si c’était notre maison, notre amie et que ses victoires étaient les nôtres.

    Parce qu’on en a ras le cul que dés qu’on sèche, tout le monde nous dise qu’on devrait avoir « mauvaise conscience » alors que l’on a simplement profité d’un moment de liberté et qu’eux ils sont allés se faire chier.

    Parce qu’on en a ras le cul que tout le monde pense que si on n’a pas de diplôme, pas de travail, pas d’argent, on peut pas vivre.

    Parce qu’on en a ras le cul de voir les autres regarder le prof comme si c’était une télé.

    Parce qu’on en a ras le cul d’être formaté en consommant l’enseignement que nous donne l’éducation de masse.

    Parce qu’on en a ras le cul de pas pouvoir dire qu’on en a ras le cul, parce que si on le dit on a comme réponse : "qu’est-ce que tu proposerais, toi ?", "Si l’école n’était pas là, tu saurais même pas lire", ou encore "c’est la vie..."

    Parce qu’on en a ras le cul d’entendre des arguments que tout le monde dit sans y croire.

    Parce qu’on en a ras le cul d’essayer de se cacher que l’école c’est de la merde alors qu’on le sait très bien.

    Parce qu’on en a ras le cul que nos seuls droits soient ceux qu’on nous donne et pas ceux que l’on prend.

    Parce qu’on en a ras le cul d’être surveillé, fliqué, réprimer, puni.

    Parce qu’on en a ras le cul que même quand on est dehors il y ait des caméras qui nous filment pour nous dire que le big boss nous a à l’œil et que même si on est dehors on est pas libre.

    Parce qu’on veut profiter de notre enfance et notre vie.

    Parce qu’on veut trouver l’ivresse de la liberté et qu’on sait qu’elle ne se trouve certainement pas à l’école.

    Parce qu’on veut pouvoir sortir des normes.

    Parce qu’on veut aimer et faire tout ce qu’on a envie de faire qu’on soit dans la cour ou en cours.

    Parce qu’on veut vivre en accord avec nous-mêmes, et que si on va à l’école, on risque de devenir un sale bâtard qui a du pouvoir et de l’argent.

    Parce qu’on veut pouvoir montrer nos nombrils et même plus.

    Parce qu’on veut pas attendre d’avoir 60 ans (ou plus) pour pouvoir vivre librement (d’ailleurs à 60 ans, avec tout le conditionnement qu’on a subit, si on est allé à l’école ou qu’on a travaillé, on ne sait même plus ce qu’est la liberté)

    Parce qu’on veut pas de leur faux respect et qu’on veut se respecter vraiment.

    Parce qu’on veut pas perdre notre vie à la gagner.

    Parce qu’on veut pas rester en cours alors que dehors le système enlève des vies.

    Parce qu’on sait que l’école n’est pas vraiment "laïque", qu’en fait sa religion s’appelle le " républiquisme ".

    Parce qu’on sait que le cliché de l’élève qui se libère à l’école n’est réservé qu’à une élite qui devient soit bourges soit dirigeant.

    Parce qu’on sait que l’école est une arme du système pour que les élèves aillent dans le "bon chemin".

    Parce qu’on sait que l’école possède un immense pouvoir politique en pouvant faire des enfants de gentils (con)citoyens, qui croient en cette connerie de démocratie que l’école représente bien d’ailleurs.


    Parce qu’on sait que si parfois les profs nous interdisent de regarder par la fenêtre, c’est pour nous empêcher de rêver, c’est pour nous habitué à être enfermé et à regarder des choses sans vie (pour qu’on fasse pareil quand on est chez nous en regardant la télé), alors que dehors, la nature peut nous apporter plein d’enseignement vivant.

    Parce qu’on sait que l’école, par un système technologique de gestion des absences/retards et de notre vie écolière, nous habitue à être considéré comme des produits, des machines, des pions, des numéros, des cartes d’identités, des donnés biométriques, des séquences ADN etc.

    Parce qu’on trouve ça horrible qu’il y ait des espèces de barres aux fenêtres qui servent à empêcher les élèves de se suicider. Si elles sont là, c’est qu’il y a une raison, et cette raison c’est qu’il y a des suicides dans les écoles, et s’il y a des suicides dans les écoles c’est parce qu’elles sont, rien que par leur structure qui est carcérale, inhumaine, "robotaine" et qu’elles poussent à la dépression, à la folie, à la méchanceté, à ne pas écouter les autres (parce qu’on pense qu’au cours si on veux réussir), à l’égoïsme... et ceci en lançant, et en cultivant, des cercles vicieux que, nous, humains ne pouvons pas comprendre (surtout si nous sommes dedans).

    J’ai écrit cette brochure parce que j’en ai ras le cul de cette école et de tous les arguments à la con que me disent les autres alors qu’en fait, ils en ont ras le cul eux aussi et pensent au moins la moitié de ce qu’il y a dans cette brochure. Je l’ai écrit aussi parce que je vais quitter le système scolaire (premier pas pour quitter le système général) et que ça me rend triste de laisser tous ces humains, ces frères, pourrir dans ces écoles (dans ce système) Je pense que l’esprit de toutes les personnes qui sont à l’école est traversé par certaine de ces raisons à un moment ou un autre, mais, malheureusement, les efface avec une auto-censure du type : "oui, mais il n’y a pas le choix", "c’est quand même mieux qu’avant" etc. et s’habitue à la merde qu’est l’école. En réalité, cette merde n’est pas une fatalité : dans nos rapports avec la hiérarchie, et le système en général, nous pouvons chaque jour montrer aux autres humains, pions de cette société, l’illogisme de cette dernière et la déshumanisation qu’elle provoque. Essayer de se comporter le plus librement (humainement) possible dans son école me semble une bonne chose, cela conduit inévitablement à la porte (sauf si parmi vos supérieurs, certain préfèrent obéir à eux-mêmes qu’à la loi) ; "la meilleure façon de se rendre compte de la pourriture du système c’est d’essayer de le quitter"

    Un lycéen en rage

    Le texte est recopié ici en intégral, des fois que ... Le lien vers la source donnée par « Nébuleuse », en l’occurrence « descolarisation.org », nous apprend que « le site est fermé » (par qui ? pourquoi ?) ...

    #déscolarisation #enfermement #ennui_à_l'école #formatage #éducation

  • Pourquoi il est essentiel que les enfants jouent à l’école (Slate.fr)
    http://www.slate.fr/story/124682/ecole-jouer-plus

    Les récréations sont parfois longues à l’école. Certains établissement n’hésitent pas à investir dans des dispositifs de jeu pour occuper les enfants. Avec des résultats positifs.
    […]
    Car tous ces jeux ne sont pas gratuits. Comptez 7500 à 20.000 euros pour une « boite à jouer » sachant que les objets sont contrôlés et qu’une formation est délivrée aux animateurs. Pour Jean-Marc Brunet, qui insiste sur la dimension écologiste de son dispositif, c’est le prix d’un toboggan et que les écoles peuvent aussi faire appel à du financement participatif.

    #éducation #école #récréation #jeux #périscolaire #financement_participatif #désœuvrement #ennui

  • Il dramma dei rifugiati: Vienna senza muri

    Una larga parte della popolazione ha temuto e teme un’invasione e lo fa sentire anche nelle urne. In questo quadro fa eccezione Vienna: la capitale, a guida socialdemocratica, si mostra all’avanguardia nell’accoglienza dei rifugiati. Il servizio di Matteo Tacconi

    http://www.rainews.it/dl/rainews/media/dramma-dei-rifugiati-Vienna-senza-muri-5911d81d-cd13-4c3f-b840-e13e92a89f46.

    #ennui #asile #migrations #réfugiés #Vienne #Autriche #travail #solidarité

  • Bore-out : voyage au bout de l’ennui
    http://www.lemonde.fr/emploi/article/2016/05/04/bore-out-voyage-au-bout-de-l-ennui_4913776_1698637.html

    Peter Werder et Philippe Rothlin, deux consultants suisses, ont pour la première fois nommé ce phénomène dans Diagnose Boreout (en allemand, Redline Wirtschaft, 2007). Selon eux, 15 % des salariés seraient touchés. Christian Bourion, professeur à ICN Business School Nancy-Metz et auteur de Le Bore-out syndrom. Quand l’ennui au travail rend fou (Albin Michel), évalue plutôt à 30 % le nombre d’employés atteints. Chiffrer le bore-out est particulièrement difficile car il est tabou.

    « Aujourd’hui, les gens veulent que l’emploi soit source d’épanouissement. Nous éduquons nos enfants comme cela, nous leur faisons faire de longues études. Mais lorsque ces derniers arrivent sur le marché de l’emploi, c’est la grosse désillusion. Résultat : il y a encore plus de souffrance due à l’ennui », ajoute le chercheur.

    Si les causes sont différentes du burn-out, un ennui prolongé au travail provoque une souffrance comparable. « Il provoque un sentiment d’inutilité. Une attaque de l’estim e de soi qui peut se transformer assez vite en questionnement de son rôle dans la société », explique Philippe Zawieja, chercheur associé à Mines ParisTech et spécialiste des risques psychosociaux.

    Découverte du mot Bore-out

    #boreout #travail #ennui

  • « Le #bore-out, quand l’ennui au travail rend malade » aux éditions Josette Lyon, par le docteur François Baumann
    http://www.leportagesalarial.com/bore-out-ennui-au-travail-rend-malade-francois-baumann

    Mourir d’ennui ! Jamais expression n’aura autant fait sens dans le contexte économique actuel. Aujourd’hui il est possible de mourir d’ennui, au sens littéral, à cause du travail ou, plus précisément, de l’absence de travail. Nous connaissions le burn-out, l’un « des syndromes de souffrance au travail attesté, qui se manifeste par un épuisement physico-psychique … Read more →

    #Travailler_autrement #ennui_travail

  • Le lecteur absent
    http://www.zeroseconde.com/2016/02/le-lecteur-absent

    Depuis la montée du mobile, les contenus en lignes, comme les blogues et autres contenus « artisanaux », ont vu une perte (ou au mieux une stagnation) de leur lectorat. InternetActu, qui offre à tous une réflexion de haut niveau sur les impacts du numérique, a vu son auditoire fléchir. Le constat d’Hubert Guillaud est sans appel : […]

    #Culture

  • Faut-il s’ennuyer pour apprendre ? (LeMonde.fr)
    http://www.lemonde.fr/education/article/2015/06/11/faut-il-s-ennuyer-pour-apprendre_4652204_1473685.html

    Qu’il s’agisse de la lecture ou des mathématiques, ces deux études ont également mis en relief une corrélation positive entre le plaisir et les résultats scolaires. Autrement dit  : plus on s’ennuie, moins on est bon.

    #éducation #école #ennui #apprentissage

  • Ados : le partage du rien sur Internet - LeMonde.fr
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/118591162152

    Guillemette Faure pour M, le mag du Monde, revient sur le concept de “borecore” émis par Jenna Wortham dans le New York Times Magazine, c’est-à-dire ce flot d’ennui que s’échangent notamment les ados sur les réseaux sociaux. “L’abondance de borecore, du rien produit et partagé dans l’indifférence générale, est le problème d’une époque où on a presque toujours sous la main un téléphone équipé d’une caméra mais pas forcément un chaton qui joue du piano à filmer.”Pour la sociologue Joëlle Menrath : “Allumer son ordinateur est un geste désormais équivalent à allumer la lumière de sa chambre. L’ambiance est modifiée, mais la lampe n’occupe pas pour autant le centre de l’attention.” A compléter par le dernier numéro de la revue Communiquer, où l’on trouve (notamment) une très bonne synthèse réalisée par la sociologue (...)

    #jeunes #ennui

  • Colère en Angleterre contre un pub sexiste | France info
    http://www.franceinfo.fr/emission/france-info-numerique/2014-2015/colere-en-angleterre-contre-un-pub-sexiste-27-04-2015-22-10

    « Votre corps est-il prêt pour la plage ? ». Avec cette accroche provoc, une firme de produits minceur s’est attirée les foudres des internautes britanniques.

    Les Londoniens l’ont découverte dans le métro, et ont déversé leur colère à son encontre sur le net, suivant le processus désormais classique de l’indignation 2.0. La campagne de la marque de produits minceur Protein World, où un mannequin interroge crânement les passants, leur demandant si leur corps est « beach ready » ("prêt pour la plage") sont au coeur d’une polémique qui enfle Outre-Manche. Accusée de culpabiliser les femmes en jouant sur des stéréotypes sexistes éculés, la campagne est désormais la cible de graffeurs amateurs qui postent sur les réseaux les résultats de leurs coups de marqueurs.

    #sexisme #bad_market

  • Vigipirate : les CRS « épuisés »
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/04/07/vigipirate-les-crs-epuises_4610862_3224.html

    Le plan Vigipirate a des conséquences sur les policiers. Depuis la semaine dernière, trois compagnies de CRS se sont mis collectivement en arrêt maladie afin de manifester leur grogne. 

    Le mouvement a d’abord concerné celle de Toulouse vendredi puis, mardi, celles de Lyon et Nancy qui devaient venir en renfort pour Vigipirate en région parisienne.

  • De l’#ennui comme arme de diversion massive, par Claire Richard
    http://rue89.nouvelobs.com/rue89-culture/2015/02/26/lennui-comme-arme-diversion-massive-257927

    Cette idée m’a été suggérée par Frank Pasquale, le prof de droit avec qui j’avais discuté du pouvoir et du #secret des #algorithmes. http://rue89.nouvelobs.com/2015/02/15/surveiller-les-autres-tout-cachant-est-forme-plus-haute-pouvoir-257

    Au détour de la conversation, il avait fait remarquer que le secret sur les activités de la finance ou des géants du Web était maintenu aussi par des tactiques d’ « obfuscation » langagière. Venu de la programmation, l’obfuscation désigne un procédé qui vise à rendre le code impénétrable par le langage :

    « D’une part, vous avez le vrai secret, qui consiste à protéger par une série de verrous et de cryptographie des informations. Mais l’autre stratégie est l’obfuscation, qui consiste à masquer les choses sous un langage extrêmement compliqué.

    Et si vous combinez ces verrous avec le jargon, la boîte noire devient de plus en plus difficile à percer. Les gens de la finance, par exemple, ont ce jargon extrêmement complexe pour asséner leur supériorité et intimider les outsiders. »

    #neutralité #langage #ennui #indifférence (mais aussi #chiffres #technocratie et #spectacle (d’où la #communication_guérilla))

  • Un enfant sur deux n’a pas de livre chez lui dans les quartiers défavorisés (France info)
    http://www.franceinfo.fr/actu/education/article/echec-scolaire-des-inegalites-tres-fortes-en-classe-et-la-maison-573345

    Un enfant sur deux n’a pas de livre à la maison dans les quartiers défavorisés, plus de la moitié regardent un DVD le soir après le dîner. Ils se couchent tard, font moins de sport et de sorties culturelles. Et ils sont plus de 30% à ne pas comprendre ce qu’on leur demande à l’école...

    #éducation #école #livres #ennui

  • L’hyperactivité en question (Famille sens dessus dessous)
    http://famille.blog.lemonde.fr/2014/09/08/lhyperactivite-en-question

    Les enfants n’ont donc pas le privilège de l’instabilité et du déficit de l’attention. Pourquoi l’auraient-ils, d’ailleurs, puisque l’anxiété ne connaît pas d’âge pour se développer et se camoufler derrière ces attitudes. Seulement le cadre contraint de l’école et les nécessités pédagogiques vont mettre ces enfants, très tôt, en difficulté. Ils auront donc besoin, sans doute, d’un « traitement pédagogique » particulier, pendant quelques temps, mais aussi d’un travail psychologique – auquel la famille devra être associée – qui les amène à trouver et exprimer les racines de cette anxiété qui les oblige – à leur insu, bien sûr – à l’« intranquilité ». Ces enfants doivent aussi pouvoir accéder à la possibilité de rester seuls, sans forcément faire quelque chose, pour rêver et, pourquoi pas, s’ennuyer aussi.

    Voilà pourquoi, nous semble-t-il, les parents eux-mêmes doivent se garder d’être, par procuration, dans l’hyperactivité pour alimenter « boulimiquement » le temps et l’espace de leurs enfants, pour, comme on dit, « les laisser vivre », tout simplement.

    #éducation #lâcher_prise #ennui #activités_extrascolaires #hyperactivité #TDAH #troubles_du_comportement

  • Demandeurs d’asile : survivre à l’attente

    Les journées des demandeurs d’asile sont faites d’attente. Celle de la décision administrative qui fera d’eux des réfugiés ou des indésirables. Dans le village de bungalows d’#Oullins, géré par l’association Forum Réfugiés, les familles tuent le temps en étudiant et en participant à des ateliers.

    http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Actualites/Immigration/Demandeurs-d-asile-survivre-a-l-attente

    #attente #ennui #demandeurs_d'asile #asile #migration #réfugiés #tuer_le_temps #attendre #patience