• Un « gros boum » entendu aux quatre coins de Toulouse ce vendredi midi : on sait de quoi il s’agit
    https://www.ladepeche.fr/2026/02/06/un-gros-boum-a-retenti-aux-quatre-coins-de-toulouse-ce-vendredi-on-sait-de

    Selon le commandant de la gendarmerie du transport aérien (GTA) de Toulouse-Blagnac, Ludovic Fornari, il s’agit bien de deux jets de l’armée de l’air et de l’espace. Les deux avions militaires ont dépassé le mur du son dans un cadre réglementaire autorisé.

    A plus de 1224km/heure, on s’arrête pas en si bon chemin.

    Ben alors ? tout va bien, restez chez vous. Un énorme explosion où le sol tremble, les fenêtres manquent de se briser mais on peut dépasser le #mur_du_son au-dessus d’une grande ville en toute impunité, ah ouais, c’est l’armée. #france_2026 #entrainement_militaire #toulouse

  • En #Afrique, des « #petites_mains » du numérique toujours aussi précaires à l’heure du boom de l’#IA

    Il y a quelques années, les « #travailleurs_du_clic » africains sortaient de l’ombre, révélant l’envers du décor des entreprises du numérique. Depuis, l’#IA_générative a explosé, rendant ces travailleurs d’autant plus indispensables et le secteur encore plus attractif. Mais la réalité de ce travail reste marquée par la #précarité.

    Ce n’était pas la panacée, mais Joyce (les personnes désignées par un prénom ont souhaité rester anonymes) se souvient presque avec nostalgie de ses débuts sur #Remotasks, en 2018. « Il suffisait de créer un compte pour commencer à gagner de l’argent immédiatement, sans aucune restriction ni processus de vérification. » Depuis son ordinateur, elle enchaîne alors les #microtâches d’#annotation de #données : vérifier des images, organiser des informations destinées à entraîner des systèmes d’intelligence artificielle. De quoi s’assurer un #revenu d’appoint pour la jeune Kényane fraîchement diplômée.

    Mais les choses se sont compliquées. En 2024, de nombreux travailleurs kényans, comme Joyce, ont vu leur accès à Remotasks soudainement coupé, explique-t-elle. La maison mère #Scale_AI évoque, elle, des fermetures de comptes pour non-respect de ses règles internes. Surtout, selon la jeune femme, le volume de travail n’a plus rien à voir. « Avant, nous pouvions gagner un revenu décent car le boulot était continu. Aujourd’hui, les tâches sont moins nombreuses, à court terme et peu durables », constate Joyce. Faute de missions, elle se forme à la transcription pour diversifier ses sources de revenus.

    Ces deux dernières années, Oluwaseun, au Nigeria, a travaillé pour plusieurs acteurs du secteur, parmi lesquels #Appen et #Mindrift. Elle participe à l’#entraînement des modèles d’IA, du #contrôle_qualité des réponses générées par les #LLM à l’annotation de données texte, image ou audio. Si la jeune femme ne se plaint pas de sa situation, elle concède que « la #rémunération n’est jamais assez élevée pour dépendre d’une seule plateforme. En Afrique, il faut plusieurs jobs », d’autant que « la concurrence s’est clairement intensifiée sur ces plateformes ».

    Doit-on y voir le signe d’un remplacement rapide de ces petites mains du numérique par des systèmes automatisés, alors qu’elles opèrent pour le compte d’entreprises comme #Meta, #OpenAI, #Microsoft ou #Google ? Le sociologue Antonio Casilli balaie immédiatement cette idée. Depuis bientôt dix ans, il dirige le groupe de recherche DIPLab (Digital Platform Labor), qui a enquêté sur les travailleurs du clic dans une trentaine de pays. Pour lui, l’idée d’un « remplacement » du travail humain par les machines est un « mensonge idéologique », utilisé pour faire accepter une dégradation des #conditions_de_travail.

    D’après les données collectées par son équipe, le volume de microtâches ne diminue pas : au contraire, « plus le marché de l’intelligence artificielle générative grandit, plus on a besoin de réentraîner les #modèles », donc plus il faut de #travail_humain. Le boom de l’IA ne signe donc en rien la fin de ces travailleurs de l’ombre... pas plus qu’il ne signifie une amélioration de leurs conditions de travail.

    « Une forme d’#esclavage_moderne joliment emballée »

    L’histoire du « #digital_labor africain » s’inscrit dans celle, plus globale, du « digital labor », concept désignant des formes de #travail_numérique largement invisibilisées et caractérisées par une forte précarité.

    Dès les années 2000, et surtout au cours des années 2010, des pays comme l’Égypte, le Kenya, le Nigeria ou l’Afrique du Sud deviennent des hubs de #sous-traitance pour les grandes compagnies du numérique. Ce modèle repose sur des tâches fragmentées, rémunérées à la pièce et distribuées via des plateformes de microtravail comme Remotasks, #Amazon_Mechanical_Turk ou #Clickworker, ainsi que par des entreprises sous-traitantes comme #Appen ou #Samasource. Bien que précaire, cette économie facile d’accès – une connexion internet suffit – attire des milliers de jeunes hautement diplômés dans des pays du Sud où le chômage est élevé.

    Mais ce modèle, loin d’être inédit, a déjà largement montré ses limites, parfois de façon retentissante. Au Kenya, à partir de 2023, des employés de la société #Sama (anciennement Samasource), prestataire notamment de Meta et d’OpenAI, ont intenté une action collective pour dénoncer des conditions de travail indignes, des #salaires faibles et irréguliers et l’insuffisance de soutien psychologique. Chargés de « nettoyer » #Facebook, certains avaient développé des #troubles_psychologiques après avoir été exposés quotidiennement à des contenus extrêmes. « Nous traitions des vidéos de corps mutilés, de suicides en direct, d’abus sur des enfants, de discours haineux », rapporte Sonia Kgomo, ancienne modératrice chez Sama.

    Embauchée en pleine pandémie de Covid-19, la Sud-Africaine avait cru avoir décroché une opportunité en or, « un job à l’étranger pour un grand nom de la tech ». « Mais une fois sur place, j’ai compris que ce n’était pas le rêve américain : c’était une forme d’esclavage moderne joliment emballée », explique celle qui a été licenciée en 2023 comme près de 200 autres, après avoir, selon elle, tenté de s’organiser collectivement avec ses collègues. L’entreprise parle elle de restructuration.

    Aujourd’hui, Sama indique avoir mis fin à la #modération_de_contenus pour Meta et s’est recentrée sur les #annotateurs de données, chargés d’entraîner des systèmes d’IA. Edward, qui travaille toujours sur le site de Nairobi, décrit un « travail très caché ». « On étiquette des images de rues, des vidéos, mais aussi des photos médicales avec des plaies ouvertes… Certaines tâches restent éprouvantes, explique-t-il. On nous répète que nous sommes payés au-dessus du marché, mais ce n’est pas un salaire qui permet de vivre : même en travaillant huit heures par jour, il faut avoir un deuxième boulot. »

    À la précarité des salaires s’ajoute celle des contrats. « Un ami a eu un contrat de cinq jours. D’autres signent pour un mois, juste le temps d’absorber le pic d’activité du #Black_Friday ou des #fêtes de fin d’année », poursuit Edward. Il décrit aussi une pression constante avec des tâches qui arrivent « en continu », et des objectifs de performances : « Si vous n’atteignez pas les objectifs fixés, vous n’avez pas les #primes et votre salaire est raboté. Il faut travailler comme un fou pour espérer toucher le montant annoncé. » Quant au #soutien_psychologique, il confirme qu’il y a davantage de « coachs bien-être », mais la méfiance semble de mise à l’égard de ces employés, plutôt vus comme « les oreilles de l’entreprise ». Contactée, la société Sama n’a pas répondu à nos questions.

    [Actualisation du 09/12/2025 : Sama conteste ce tableau. L’entreprise, qui affirme ne plus réaliser de travail lié à des contenus violents, met en avant un dispositif de soutien aux salariés comprenant une assurance santé incluant la prise en charge de la #santé_mentale, l’accès à des séances de conseil individuel 24 h/24, ainsi que des espaces de bien-être dans ses bureaux (espaces d’allaitement, salles de méditation et de prière).

    Sama souligne également que ses annotateurs de données sont employés à temps plein, avec des « #salaires_vitaux » (#living_wages) calculés selon une méthodologie internationale « en fonction des régions ». La société assure que, contrairement à certains concurrents recourant à des travailleurs de plateforme, son modèle repose sur des contrats de travail à temps plein avec un salaire de base garanti et des avantages sociaux. Enfin, selon l’entreprise, « plus de 90% » des employés atteignent leurs objectifs de #performance dans les horaires de travail, et, quoi qu’il en soit, tous bénéficient d’un salaire de base garanti.]

    Plus de tâches, plus de #concurrence

    Et malgré les scandales, le secteur séduit toujours plus. Si les chiffres précis manquent, certaines recherches ont avancé des estimations allant jusqu’à 160 millions de microtravailleurs numériques dans le monde. Ce qui est certain, selon Antonio Casilli, c’est que les effectifs augmentent à chaque nouvelle estimation. « Il y a plus de tâches, mais pas pour tout le monde et pas tout le temps », résume le chercheur, qui décrit un mécanisme structurel : les entreprises attirent volontairement plus de travailleurs que nécessaire afin de maintenir une forte concurrence pour chaque microtâche, ce qui tire les rémunérations vers le bas. Elles entretiennent ainsi une alternance de périodes creuses et de pics d’activité.

    Une enquête d’Africa Uncensored, réalisée dans le cadre d’un projet du Pulitzer Center, évoque des campagnes massives de recrutement trompeuses, avec les mêmes offres publiées des dizaines de fois, sans réelle assurance de travail derrière. Objectif : gonfler artificiellement le vivier de travailleurs pour montrer leur potentiel d’évolution et ainsi remporter des contrats avec les grosses entreprises de la tech. Une tactique connue sous le nom de « #labour_hedging ».

    « Au Kenya, il y a des cohortes de jeunes diplômés sans emploi. Les entreprises le savent très bien, observe Edward. Si vous ne voulez pas accepter les conditions, quelqu’un d’autre le fera. »

    Avec l’essor effréné de l’IA générative, un nouveau vocabulaire s’est imposé. Les annonces pour des postes d’« #AI_trainer », « #AI_evaluator » ou d’« #AI_tutor » se multiplient. Le signe d’une montée en gamme dans un marché particulièrement dynamique ? Pas vraiment, selon Antonio Casilli : « Même si certains projets sont plus complexes, pour les harmoniser et les faire réaliser à des masses de personnes, il faut les standardiser, les fragmenter. »

    Oluwaseun, qui se présente comme « AI trainer », s’est tournée vers Mindrift, qui lui semblait plus attractive au niveau des tarifs. Après un flux de tâches relativement régulier, la manne s’est pourtant soudain tarie. « J’ai été écartée du projet pour lequel j’avais initialement postulé, alors que la qualité de mon travail était bonne, témoigne la Nigériane. J’ai abordé ce sujet lors d’un appel avec eux, mais j’ai finalement été remerciée et, depuis, je n’ai été affectée à aucun nouveau projet. »

    Certaines pratiques la heurtent particulièrement : « Parfois, une seule tâche peut prendre sept à huit heures à accomplir, et vous n’êtes rémunéré que si le travail est accepté. Si la moindre petite erreur est détectée, la tâche entière peut être rejetée, ce qui signifie que vous ne recevez aucune #rémunération pour toutes ces heures de travail. » Sollicitée, Mindrift n’a pas répondu à nos questions.

    Comme d’autres personnes interrogées, elle souligne que les travailleurs africains sont souvent moins payés que leurs homologues en Europe ou en Amérique du Nord pour des tâches comparables. Des enquêtes récentes sur des #plateformes_d’annotation mettent effectivement en évidence des écarts de rémunération liés au pays de résidence, tandis que d’autres travaux, consacrés cette fois à des « #data_workers » basés aux États-Unis, montrent que la précarité ne s’arrête pas aux frontières du Sud global : une partie des travailleurs de l’IA dans les pays du Nord cumulent eux aussi bas salaires, contrats instables et protections sociales limitées.

    Les métiers créatifs pris dans l’orbite de l’IA

    Dans des segments plus « créatifs » du numérique, comme le #graphisme ou la #rédaction_de_contenu, la concurrence dopée par l’IA se fait également sentir. Au Togo, Smiley Graphic – c’est son nom professionnel – passe quelques heures par semaine sur la plateforme de microtâches #Upwork où il propose de petits services de graphiste : logos, retouches, déclinaisons graphiques facturées 5 ou 10 euros. Il n’en tire pas plus de 50 euros par mois, mais complète ainsi ses revenus issus d’un emploi stable et de missions freelance plus exigeantes.

    Chaque jour, il constate combien l’IA bouleverse le marché : « Les prix ont baissé. Des gens qui n’y connaissent rien se forment avec des vidéos YouTube et cassent les tarifs sur les plateformes. » Des prestations autrefois facturées l’équivalent de 7 000 à 10 000 francs CFA sont désormais proposées à 2 000 ou 3 000 francs CFA, avance-t-il. Une partie des demandes qu’il reçoit consiste d’ailleurs à reprendre des logos générés par l’IA mais pas forcément à la hauteur. « Je refuse, c’est plus propre et plus simple de repartir de zéro. » Pour tenter de se démarquer, il se forme depuis six mois au motion design, qu’il juge « moins concurrencé par l’IA » pour le moment.

    Un phénomène qui n’a rien d’étonnant, pour Antonio Casilli : « Comme les grands modèles de langage génératifs se nourrissent de productions créatives, eux aussi ont été aspirés dans l’orbite de l’intelligence artificielle et désormais travaillent pour elle. » Autrement dit, les #designers, #illustrateurs ou #rédacteurs ne sont plus seulement concurrencés par l’IA : leur travail alimente directement les modèles qui, ensuite, renforcent cette concurrence.

    Des travailleurs qui commencent à faire entendre leur voix

    « Les grandes entreprises technologiques ne peuvent pas construire l’avenir sur une main-d’œuvre jetable, souligne dans un communiqué Christy Hoffman, secrétaire générale d’UNI Global Union, qui a publié fin septembre une étude sur les travailleurs de l’ombre de l’IA. Il est temps de tenir les titans de la Silicon Valley responsables des conditions dans leurs chaînes d’approvisionnement en IA. Les travailleurs de l’approvisionnement en données doivent être libres de s’organiser et de négocier pour rendre ces systèmes plus sûrs et plus équitables pour tout le monde. »

    Après son licenciement, Sonia Kgomo a choisi de se consacrer à plein temps à l’organisation des salariés de la tech, au sein d’#African_Tech_Workers_Rising, un projet soutenu par le syndicat kényan Communications Workers Union of Kenya et par la fédération internationale Uni Global Union. « En 2021, quand je suis arrivée, les travailleurs des plateformes ne parlaient pas du tout. Il y avait énormément de peur. On signait des accords de confidentialité qu’on ne comprenait pas vraiment, présentés comme des menaces. Alors on intégrait le fait que c’était normal de se taire comme on travaillait pour un service de renseignement, se souvient-elle. Aujourd’hui, on commence à avoir des travailleurs qui peuvent parler, certains rejoignent des #syndicats, et quelques sous-traitants – pas tous – acceptent la présence syndicale. Donc on est encore loin du compte, mais il y a des avancées. »

    Face au défaut d’encadrement juridique, la #Data_Labelers_Association, basée à Nairobi, doit dévoiler prochainement un #code_de_conduite à destination des plateformes d’annotation de données pour améliorer les conditions de travail.

    Pour le sociologue Antonio Casilli, le modèle des #sweatshops_numériques, ces ateliers de misère où les ordinateurs ont juste remplacé les machines à coudre, a encore de beaux jours devant lui. « Ces entreprises sont constamment en train de chercher des pays dans lesquels elles peuvent continuer à exploiter les travailleurs et à les payer très peu cher. Quand la situation s’est compliquée pour certaines d’entre elles au Kenya, elles sont parties en Ouganda ou au Ghana, ou encore au Bangladesh. » Une analyse partagée par Sonia Kgomo, qui appelle à « un mouvement de travailleurs du numérique à l’échelle du continent ».

    En attendant, ces travailleurs de l’ombre continuent de s’adapter. Malgré ses mésaventures récentes, Oluwaseun suit des cours d’annotation de données dans le but d’obtenir un emploi stable et mieux rémunéré auprès d’un grand acteur du secteur, comme « #xAI, l’entreprise d’Elon Musk », glisse-t-elle.

    https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251206-en-afrique-des-petites-mains-du-num%C3%A9rique-toujours-aussi-pr%C3%A9c
    #AI #intelligence_artificielle #travail

  • How Uber drivers can get paid and help train AI
    https://www.axios.com/2025/10/20/uber-ai-jobs-drivers-training-digital-tasks

    Megan Morrone

    Three smartphone screens showing a Work Hub app: first screen titled “Do simple tasks from anywhere” with task details; second screen showing document upload and $1.00 earned; third screen with approved rides and digital tasks.

    Credit: Uber

    Uber’s new “digital tasks” program lets drivers get paid for small jobs that help train AI models when they’re not driving.

    Why it matters: As driverless robotaxis begin to fill streets in scattered cities across the U.S., Uber is enlisting its gig workforce to help train the technology that could replace them.

    The big picture: The pilot program, unveiled at an event for Uber drivers on Thursday, lets some U.S. drivers and couriers opt in to perform simple online jobs — like recording short voice clips, uploading photos, or submitting documents used to train AI — directly in the Uber Driver app.

    Uber says the success of a beta test in India convinced it to expand the trial, which it plans to do by the end of 2025.
    The program is a way to give drivers flexibility to earn while their electric cars are charging, or while they’re at home on the couch watching sports.

    Between the lines: Each task takes only a few minutes, pays a set amount, and appears in drivers’ balances within 24 hours, per Uber.

    A presentation from the launch event showed screenshots of the app paying $0.50 for a 2-3 minute task and $1 for a task that takes 1-3 minutes, but Uber says that the screenshots aren’t representative of real tasks because the pilot isn’t live yet.
    “Pay will be determined at the task level based on its complexity and the time required,” per Uber.
    The company says task availability depends on “client needs,” suggesting these are crowd-sourced data jobs that may fluctuate in volume.

    Reality check: The digital tasks will not be related to any of Uber’s autonomous partnerships for rides, like the one they have with Waymo, according to the company.

    The tasks will come from Uber AI Solutions, a nearly year-old platform that provides audio, video, images and text data sets to customers training their own AI models.
    The Uber AI Solutions website shows that some of those clients include self-driving tech companies Aurora and Tier IV.
    Helping those companies refine their algorithms for autonomous vehicles means drivers are effectively helping train robots to drive.

    Catch up quick: Most modern generative AI systems have been trained, in part, by humans labeling the data. The pay is often low and the work can be inconsistent, but the payout for big labeling companies is lucrative.

    Earlier this year Meta paid around $15 billion in cash for a stake in labeling giant Scale AI and also poached its star CEO Alexandr Wang.

    In 2018 researchers estimated that by 2023 the global market for data labeling would reach more than a billion dollars. In 2024 the market size was valued at nearly $4 billion, and it’s expected to reach over $17 billion by 2030.
    In 2019 Axios called these data labelers “AI sharecroppers,” making anywhere from $2.50 to $15 an hour, depending on the work and where the workers lived.
    Amazon’s Mechanical Turk project, for example, has been outsourcing digital tasks for pennies since 2005.

    What they’re saying: In the presentation announcing the digital tasks program, Uber CEO Dara Khosrowshahi said Uber’s drivers were doing more rides than ever and earning more tips.

    In Phoenix, Austin and Atlanta — the cities where Uber has partnered with Waymo to provide self-driving rides in the Uber app — earnings per hour have been consistent with cities without autonomous vehicles on the road.
    In the era of the infinite workday when every moment can be monetized, an Uber spokesperson told Axios that in an effort to keep drivers’ eyes on the road, new tasks won’t appear in a drivers’ hub if they are online and actively accepting trips.

    The bottom line: Whether you’re a knowledge worker or a gig worker or somewhere in between, it’s hard not to think that with every key you press or file you upload you’re training your digital replacement.

    #Uber #Gig_work #Grosse_arnaque #IA #Entraînement_IA #Véhicule_autonome

  • Greatest irony of the AI age: Humans being increasingly hired to clean #AI_slop

    On one side is AI swallowing millions of jobs, and on the other is humans being hired to clean up the nonsense AI often generates, finds Satyen K. Bordoloi

    This was early 2023, a few months after ChatGPT had just made the perfect superintelligence landing in our lives. A producer friend, who wanted a beat sheet of a series written into a synopsis, sent me a document he said he had gotten written.

    A reading of its first paragraph was all it took to identify the writer: ChatGPT. The perfect robotic structure, excessive and often misplaced adverbs and adjectives, and the absence of indirect tense gave it away instantly. It was sloppy in its sterile perfection.

    Yet, my friend asked me to take it as a base and improve it. Crunched for time, I did. I didn’t know then, but I had unwittingly participated in what would become one of the most in-demand gigs two years later: humans cleaning up AI slop.

    This is the defining irony of the AI age. While AI is consuming millions of jobs, it is simultaneously creating a unique category of employment for hundreds of thousands of humans: cleaning up the mess AI makes. Designers, writers and digital artists are increasingly being hired not to create from scratch, but fix the mess AI invariably makes when tasked with complex work. What is doubly ironic is that these are often the same humans who would have been hired to create the original had AI not been brought to undercut them.
    WHAT IS AI SLOP

    Jack Izzo, in a Yahoo article, defines it better than any LLM can: “AI slop is the evolution of spam, in a way. Like spam, slop is low-quality content, but thanks to artificial intelligence (AI) tools like ChatGPT and Midjourney, it’s even easier to produce. Like spam, slop can grow like a weed if left unchecked, overwhelming social media feeds and leaving users unsure of what’s real and what’s not. Like spam, slop comes in many forms — posts on social media.. books on Amazon, music on Spotify, articles from less-than-reliable news outlets (and, unfortunately, some reliable outlets) and even occasionally in peer-reviewed scientific journals.”

    It is the content equivalent of empty calories: visually or textually appealing, but devoid of substance, originality, or reliable meaning.

    With video generation becoming as cheap and easy as creating images, the internet is being flooded with AI-generated video slop. A hyper-realistic video of a seagull staring down a French fry on a car dashboard before smashing the window to grab it generated over 140 million views. A CCTV-style video of rabbits jumping on a backyard trampoline has racked up over 200 million views on TikTok and X. So has another video of a bear doing the same. And unsurprisingly, even porn is now overflowing with AI-generated slop.

    Now the bunny video had tell-tale glitches: a bunny with two heads, and another vanishing mid-bounce. These alerted the discerning viewers to its sloppy origin. But this raises a question: What if the creator had hired a VFX artist to correct the errors?

    HARMS OF THE AI SLOPOCALYPSE

    The dangers of AI slop are many. First and foremost, the well of misinformation that the internet has always been is now being industrialised by AI that can generate thousands of plausible-sounding articles, product reviews, or social media posts in the time it takes a person to write just one. This floods everything, burying good information under a mountain of convincing garbage. So far, we have seen the enshittification of online businesses.

    However, with AI models remixing and regurgitating existing content, what we have is the enshittification of culture itself, as music playlists are already overflowing with AI-generated music, Amazon with AI-generated books, and TikTok and other social media platforms are slowly filling up with AI-made videos.

    And let’s not forget that creating this garbage consumes staggering amounts of water and electricity, contributing to emissions that harm the planet. Then there are people hired to clean up AI nonsense who could have been artists in their own right, but are now relegated to digital janitorial duties, leading to frustration and burnout.

    CLEANUP CREW TO THE RESCUE

    And the ones saving us from the slopocalypse, irony be crucified, are now good old humans with analogue brains. The promised AI utopia of effortless creation is instead giving rise to an underclass of digital rescuers, whose job profiles are being rewritten as AI code and training changes. These roles for AI clean up specialists are cropping up across industries, especially in freelance and creative sectors where AI’s limitations are most glaring.

    First and foremost are the AI content rewriters hired to rewrite AI-generated articles, blogs, and marketing content that lack nuance, emotional resonance and factual accuracy. Then there are the art fixers hired to redraw or retouch AI-generated logos, illustrations, and art. Most AI-generated images have wrapped text, symmetry that doesn’t match reality and can be pixelated. Actual graphic designers and AI artists work to restore clarity and scale. AI code debuggers are hired to patch buggy code written by the likes of GitHub Copilot or ChatGPT. These actual developers and freelance engineers are hired to test, fix and optimise AI-generated code.

    AI-generated videos are glitchy and often get physics wrong, and generate random things inside frames. AI video polishers are typically VFX artists whose job is to enhance the visual coherence and thus the realism of the footage.

    These roles are not about collaboration, but correction. And the cost-saving AI promised is a mirage that can’t be held without the hidden overhead of human quality control. This entire endeavour reeks of a bizarre inefficiency as machines create slop at scale, and humans are hired to clean it up at a premium.

    Go to freelance platforms like Upwork, Fiverr, and Freelancer, and you’ll see a surging demand for human-led creativity, especially in writing, image creation, and design.

    MOTHER OF ALL IRONIES

    AI was supposed to replace humans. Instead, it is creating a parallel economy of human fixers: people who make synthetic content usable, relatable, real – make it feel more human. There’s another irony – AI is replacing humans in certain jobs, while also creating menial jobs for them. People who, before AI, would have become artists have been relegated to the job of cleaners, janitors, cleaning AI slop. Yes, AI is on one side revealing just how irreplaceable humans are when it comes to nuance, empathy, and storytelling, but at the cost of the humans who can do those.

    The problem here, as often isn’t artificial intelligence, but natural human stupidity. AI creating slop and humans hired to clean it isn’t an inevitable tech progress outcome. No! It’s a choice arisen out of a gold rush mentality that prioritises speed, volume and cost-cutting over quality, authenticity, and truth.

    The solution, hence, lies not in AI becoming more ‘intelligent’, but in humans becoming smarter and realising that humans should always be in the loop, not brought in at the end to clean up. The solution isn’t in abandoning AI, but in recalibrating our relationship with it. We must realise that AI isn’t a replacement for human creativity and judgment, but that it’s a tool, a powerful one at that, which, when guided by human empathy and art, will create beauty and heart.

    The greatest irony of this AI age may be that humans are hired to clean up AI’s mess; the greatest tragedy, however, would be if we became so accustomed to that slop that we forgot what a clean, human-made world looks like. The cleanup crew is a temporary fix. The real work is in ensuring that our technological future is built not on a foundation of AI slop, but on a commitment to genuine human creativity and integrity.

    https://www.sify.com/ai-analytics/greatest-irony-of-the-ai-age-humans-being-increasingly-hired-to-clean-ai-slop

    #AI #IA #intelligence_artificielle #travail #nettoyage #data_workers #travailleurs_de_données #entraînement

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    ajouté à la métaliste sur les travailleurs de l’IA:
    https://seenthis.net/messages/1137392

  • L’enfance brisée d’un « #enfant_soldat » de la ’Ndrangheta

    #Luigi_Bonaventura a eu deux vies : celle d’un puissant chef de clan de la ’Ndrangheta, la mafia calabraise, puis à partir de 2007, celle d’un collaborateur de justice qui lutte contre le crime organisé. Il dénonce haut et fort l’#endoctrinement des #enfants au sein des #familles_mafieuses.

    « Ça ne te dérange pas si je m’assois ici ? Je préfère être dos au mur et avoir une vue sur ce qui se passe autour. » Les pieds d’une vieille chaise en bois raclent le sol de la terrasse, Luigi Bonaventura s’installe. Dix-huit ans après être sorti des rangs de la ’Ndrangheta, la mafia calabraise, l’ancien chef de clan, aujourd’hui repenti, reste toujours sur ses gardes.

    La rencontre a lieu dans une localité dont le nom est tu par mesure de sécurité. En cette fin de printemps, l’air est encore frais dans cette commune du nord de l’Italie qui ressemble à tant d’autres : des maisons proprettes flanquées de chaque côté d’une petite nationale, les cloches d’une église à midi, un bar un peu vieillot où aller prendre le café.

    Dans les bureaux des magistrats, devant les micros et les caméras de la presse, sur ses propres réseaux sociaux, Luigi Bonaventura a témoigné, inlassablement, contre celle qui est considérée comme la plus puissante organisation criminelle italienne. Ses déclarations ont permis des coups de filet spectaculaires et des centaines d’arrestations. Mais son principal combat aujourd’hui n’est pas tant de faire arrêter les pères que de sauver les fils destinés à reprendre le flambeau familial.

    « La ’Ndrangheta, tu en hérites, explique le repenti. La vraie force des mafias, c’est cette continuité d’une génération à l’autre. Il ne faut pas se limiter aux arrestations ou à la confiscation des biens, il faut, sans violence, soustraire des hommes aux mafias. »

    Luigi Bonaventura se définit avant tout comme un « ancien enfant soldat ». « Naître dans une famille ’ndranghetiste, c’est être allaité de sang et de ’Ndrangheta, c’est une #promesse, celle d’être un jeune d’#honneur pour les garçons et une sœur d’#omerta pour les filles », raconte-t-il. La Calabre qui le voit naître en 1971 est une terre de misère. L’Italie mène une guerre silencieuse, celle des années de plomb, au cours desquelles se multiplient assassinats, attentats, enlèvements et demandes de rançon.

    Luigi Bonaventura hérite, lui, d’une #guerre_familiale, une #faida, qui oppose sa famille à un autre clan de #Crotone, sa ville d’origine, et ne prend fin qu’à la mort du dernier fils de la famille adverse. « J’ai reçu une #éducation et un #entraînement pour être prêt à tuer et pouvoir clore cette faida au moment le plus opportun », retrace celui qui n’avait même pas encore fêté son deuxième anniversaire lorsque son oncle a été assassiné, au début de cette guerre de clans.

    Des #armes_à_feu en guise de #jouets

    Il grandit avec son fantôme, dont le nom se mêle sans cesse aux récits de l’organisation criminelle qu’on lui narre comme d’autres chanteraient des berceuses. Rapidement, ses mains d’enfant montent et démontent des #armes, alignent les munitions de 7,75 millimètres dans le chargeur, dont le métal, lourd et dur, brûle parfois sa peau encore fine et délicate. Dans des étables sommairement aménagées, il s’entraîne à tirer sur des objets.

    Un jour, son père rapporte à la maison sa nouvelle arme, une carabine avec un viseur de précision. Le petit Luigi essaie de la tenir entre ses mains, flanche un instant sous son poids et colle son œil au viseur. « Tout à coup, le monde se rapprochait de moi, se souvient-il. C’était fascinant car à l’époque, il n’y avait pas de technologies ou de zoom quand on faisait des photos. »

    « C’était un #jeu, tout se faisait avec le sourire, poursuit Luigi Bonaventura après avoir pris une gorgée d’eau et interrompu son récit quelques secondes. Mais il y a un #chantage_moral, tu vis dans l’ombre de ceux qui ont été là avant toi et de ton #nom_de_famille, et si tu ne fais pas mieux qu’eux, tu dois au moins en faire autant pour ne pas les décevoir. »

    Un souvenir marque son enfance de manière indélébile. Une arme à la main, il tire un coup, en l’air. Ce n’est pas la première fois mais ce jour-là, en rechargeant le pistolet, il laisse son pouce sur la culasse. Après la détonation, elle revient en arrière et lui blesse le doigt. Cette scène s’est rejouée mille fois dans sa tête : « C’était une erreur impardonnable pour moi. Ce qui me faisait le plus mal, ce n’était pas la douleur au pouce mais l’humiliation de ne pas être à la hauteur, de déshonorer la famille, et ce sentiment, ça devient ta prison. » Il avait tout juste 10 ans.

    Ce que Luigi Bonaventura appelle son « #entraînement » au crime passe aussi par une exposition, très jeune, à la #violence, au #sang, à la #mort. Les #chiens de la famille doivent monter la garde et inspirer la #terreur. Certains sont dressés à reconnaître l’odeur de la poudre pour détecter ceux qui viennent armés aux réunions organisées par le clan. Pour les rendre aussi féroces que possible, les animaux sont enfermés dans des boxes, la tête emprisonnée dans des sacs, battus à coups de bâton avant de recevoir une ration de viande crue. Celui qui n’a alors qu’une dizaine d’années assiste au spectacle, impuissant : « J’ai eu l’impression, comme enfant, de grandir au milieu des loups. »

    À la maison, son père élève des lapins et des poules. Avec lesquels le petit garçon apprivoise la mort et le sang. Pour qu’il soit à l’aise, son père lui a aménagé un établi d’apprenti boucher, à sa hauteur d’enfant. « Il faut leur donner un grand coup sur l’arrière de la tête pour les étourdir », lui explique-t-il. Mais ses mains, une fois encore, n’ont pas la force suffisante. Alors, avec un bâton, il frappe de toutes ses forces jusqu’à ce que l’animal ne bouge plus.

    À mesure qu’il raconte comment écorcher puis dépecer les bêtes, ses mains se lèvent au-dessus de la vieille nappe fleurie en plastique qui recouvre la table et miment ces gestes appris par cœur. « Il me montrait comment utiliser le couteau, comment le tourner dans la plaie pour l’élargir et accélérer le saignement », retrace l’adulte d’une voix désabusée. Vers 11, 12 ans, il était capable de préparer dix lapins en une heure et demie.

    À cette époque, il entend sa mère et sa grand-mère dire de lui qu’il a « les yeux de la tristesse ». « J’étais un enfant très particulier, apeuré, déboussolé, confesse-t-il. À l’époque, je me cachais sous mon lit, je vivais dans la terreur et j’aurais aimé qu’un adulte me prenne par la main et m’emmène loin. » Personne n’est venu, alors, vers 11 ans, l’enfant a fini par surmonter sa peur : « Je suis devenu très violent, soit je me forgeais une #carapace, soit je devenais fou. »

    « De la mafia sans le savoir »

    Les jeux avec les gamins du quartier se transforment, littéralement, en champ de bataille. Il remplace les boulettes de ses sarbacanes par des aiguilles et les cailloux de ses frondes par des boulons de 13 millimètres qu’il a volés dans l’atelier de mécanique de son oncle. Un enfant perd son œil. « Ça m’a brisé le cœur, se remémore Luigi Bonaventura. J’étais comme un militaire, on m’avait préparé à la guerre. Donc ce jour-là, on avait organisé une embuscade avec un autre groupe d’#enfants, mais on était moins nombreux, il fallait être stratège. On les a provoqués, puis on s’est retirés et là on les a attaqués avec les frondes et les boulons. »

    Il n’y a plus de peur, plus de terreur, l’enfant est lui-même devenu un loup.

    À l’école, aucun professeur ne s’oppose à lui quand il terrorise ses camarades ou qu’il entre dans des colères noires. Son nom de famille est un bouclier, il est #intouchable. Les mois passent, le chef de bande devient un chef tout court. Il a 13 ans, environ, lorsqu’il « fait de la mafia sans le savoir ». Le jeune ado débarque dans des quartiers de Crotone où il ne connaît personne et balance : « Qui commande ici ? »

    Des ados, à peine plus grands que lui, font mine d’être les patrons dans un élan de candeur qui leur vaut d’être tabassés puis laissés par terre, en sang. Luigi l’adolescent pose le pied sur l’épaule de celui qu’il vient de rouer de coups et toise le reste de la bande : « À partir d’aujourd’hui, c’est moi qui commande. »

    Près de quarante ans après cette scène, Luigi Bonaventura y voit les prémices de son destin criminel : « Je frappais comme quelqu’un d’entraîné à le faire, je savais où mettre mes poings, mes pieds, un couteau, je pensais être casse-couilles, mais j’accaparais des territoires parce que c’est ce qu’on m’avait appris. »

    S’il n’avait pas collaboré avec la justice, Luigi Bonaventura serait probablement aujourd’hui l’un des noms les plus puissants de la ’Ndrangheta. Mais depuis 2007, il a choisi de devenir cet adulte dont il a tant rêvé, terré sous son petit lit. D’abord pour ses propres enfants, encore très jeunes lorsque sa famille a intégré le programme de protection des collaborateurs de justice. Puis, à partir de 2012 et de ses premières prises de parole publique, pour ceux qui « subissent encore un #endoctrinement dans leur famille ».

    Depuis le mois de janvier, il est un des témoins phares d’un programme de #sensibilisation au phénomène mafieux dans les écoles italiennes. Il est aussi devenu l’un des plus fervents soutiens du protocole « #Libre_de_choisir », qui permet aux #jeunes issus des familles mafieuses d’expérimenter une vie #alternative, loin de chez eux : « Pour ma mère, pour mes frères et sœurs et pour moi, ça aurait été de l’or. »

    https://www.mediapart.fr/journal/international/290725/l-enfance-brisee-d-un-enfant-soldat-de-la-ndrangheta
    #ndrangheta #mafia #collaborateur_de_justice #criminalité_organisée #Italie #famille #Calabre #mineurs #enfance

    • #Liberi_di_scegliere

      Un progetto, una rete di supporto alle donne e ai minori che si allontanano dai contesti mafiosi.

      “Assicurare una concreta alternativa di vita ai soggetti minorenni provenienti da famiglie inserite in contesti di criminalità organizzata o che siano vittime della violenza mafiosa e ai familiari che si dissociano dalle logiche criminali.”

      Da qualche anno, su impulso del Tribunale per i Minorenni di Reggio Calabria, ha preso avvio un’azione di raccordo delle componenti istituzionali e sociali che si occupano a vario titolo della tutela dei minori attraverso “Liberi di scegliere”. Il progetto nasce con l’obiettivo di aiutare i giovani che vivono in contesti di criminalità organizzata di stampo mafioso ad affrancarsi da tali logiche che vincolano i membri più piccoli di famiglie mafiose ad un progetto di vita di tipo criminale. Ma al contempo si è rivelato una grande opportunità anche per quegli adulti, in particolare donne e madri, che si ritrovano in una situazione familiare e relazionale mafiosa contro la loro volontà o, dopo aver pagato il loro debito con la società, ritengono che quello mafioso non può più essere il contesto dove continuare a vivere e far crescere i propri figli.

      Nel concreto si prende in considerazione la possibilità dell’allontanamento dei minori dalle rispettive famiglie ed eventualmente la fattibilità di assicurare una reale alternativa ai familiari che si dissociano dalle logiche criminali, prevedendo lo spostamento temporaneo in altre regioni d’Italia. In questi anni abbiamo seguito 49 situazioni – persone singole e nuclei familiari - più di 120 persone. Attualmente sono 24 le situazioni che, in modi diversificati, accompagniamo: una cinquantina di persone, delle quali una decina i nuclei familiari e alcune coppie di fratelli.

      Nasce come protocollo interministeriale e vede l’attiva partecipazione della società civile. Nell’ultima versione del 31 luglio 2020 a sottoscriverlo sono: Ministero della giustizia, Ministero dell’interno, Ministero dell’istruzione, Ministero dell’università e della ricerca, Presidenza del Consiglio dei Ministri – Ministro per le pari opportunità e la famiglia, Direzione Nazionale Antimafia e Antiterrorismo, Conferenza Episcopale Italiana, Tribunale per i Minorenni di Reggio Calabria, Procura della Repubblica presso il Tribunale per i Minorenni di Reggio Calabria, Procura della Repubblica presso il Tribunale di Reggio Calabria, Libera. Associazioni, Nomi e Numeri contro le Mafie . Il Protocollo è stato, oltre che un gran lavoro, anche la formale legittimazione ad una azione di grande responsabilità civile che già da tempo veniva portando avanti. Da anni le stesse persone che integrano realtà istituzionali chiedono una mano alla nostra Associazione, per alcune delicate situazioni di sicurezza personale, che riguardano minori o adulti. Spesso ci si è trovati, e ci si trova, nell’urgenza di aiutare una persona o un nucleo familiare, a cambiare ambiente perché la loro casa, la loro città non sono più luoghi sicuri. Importante è tenere in considerazione che attualmente le persone, minorenni o adulti pur volendosi dissociare allontanandosi dall’ambiente criminale di origine, non possono essere tutelate in modo congruo dallo Stato in quanto non appartengono alla figura giuridica, attualmente prevista, del “collaboratore di giustizia” o del “testimone di giustizia”.

      Allontanati contemporaneamente dal loro territorio e dai rispettivi contesti familiari,questi ragazzi hanno la possibilità di sperimentare orizzonti culturali, sociali, affettivi, psicologici diversi arricchendo la propria vita di esperienze caratterizzate da sana e grande vitalità. Allo stesso tempo tale progettualità permette agli operatori della giustizia minorile, assistenti sociali, psicologi, famiglie affidatarie e comunità, di lavorare liberi dalle pressioni ambientali del contesto di origine. L’obiettivo del progetto non è indottrinare, ma semplicemente dimostrare a questi ragazzi, per un periodo di tempo, che fuori dagli spazi chiusi delle proprie case esiste un altro mondo, un’alternativa allo stile di vita che hanno conosciuto sino a quel momento... Non si chiede loro di rinnegare i padri e le madri, ma di offrire la possibilità a sé stessi di porsi la domanda: “davvero io voglio il futuro - questo futuro criminale - che la mia famiglia ha già scelto per me?”. La tesi da cui partiamo infatti è che tra questi soggetti criminali, siamo certi, moltissimi, avessero sperimentato contesti differenti avrebbero esercitato con maggior decisione la loro libertà di scegliere: scegliendo azioni alternative a quelle criminali. Non è un percorso senza difficoltà, tuttavia, la cura dedicata a ogni singolo percorso, l’assenza di automatismi e di freddezze burocratiche, resi possibili in molte occasioni da una buona collaborazione tra istituzioni e società civile, porta anche a risultati inaspettati.

      Contrasto efficace alla cultura mafiosa. Liberi di Scegliere si è rivelato da subito uno strumento potente di contrasto alla cultura mafiosa: fin dai primi momenti sono state le madri dei ragazzi, mogli dei boss mafiosi, a comprendere che ciò che offriva il Progetto era una reale possibilità sia per i loro figli come pure per loro stesse. Nasce così un capitolo inaspettato e ricco di conseguenze, dove si intuisce che l’adesione delle donne di mafia a questo Progetto, oltre che a portarle a scrivere pagine di vita nuova nelle loro storie personali, porta ad incrinare quella monolitica realtà familiare che costituisce uno dei punti di forza della cultura mafiosa.

      Ruolo della Società Civile. Le Istituzioni pubbliche anche quelle giudiziarie, pur con tanti limiti dovuti a prassi difficili da scalfire, sono sollecitate a mettere in gioco, in questo progetto, necessarie e indispensabili condizioni affinché un ragazzo possa sperimentare una possibilità differente di guardare e di ripensare la propria vita. Ma abbiamo constatato che la differenza, per un esito positivo, viene fatta dal coinvolgimento della società civile, “persone comuni” che nella quotidianità fanno percepire che è possibile ricominciare, che condividono i tanti timori e le gioie dei piccoli passi verso una maggior autonomia di pensiero e di scelte. Presenze amicali che condividono la fatica della scuola o del primo inserimento lavorativo, presenza di associazioni o gruppi di persone disposti ad accompagnare con empatia ed umanità questi percorsi di nuovo inizio, presenze amicali che sono determinanti affinché i ragazzi e gli adulti, coinvolti nel Progetto, possano attingere a quelle risorse di umanità e di libertà a lungo nascoste dentro di se.

      Nuove prospettive. Offrire la possibilità, a persone che sono condizionate dalla cultura criminale mafiosa, di scegliere se cambiare vita: è questo un progetto che per noi ha un sogno implicito, quello che Istituzioni, Società Civile, e le nostre stesse comunità, si chiedano la concreta disponibilità di favorire il futuro di un nuovo paese. Costruire insieme un paese dove le Istituzioni e la Società Civile, ciascuno secondo le proprie responsabilità, offrono una alternativa concreta ed efficace perché dei ragazzi e delle ragazze possano scegliere, lontano da condizionamenti criminali, guardando con speranza al futuro della loro vita. Tutto ciò significa togliere la motivazione che spesso porta molti giovani a delinquere, perché non sono state presentate a loro delle alternative concrete.

      https://www.libera.it/it-schede-1070-liberi_di_scegliere
      #femmes

  • Une importante campagne de désinformation russe contre la France a pu « empoisonner » des outils d’IA
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2025/04/17/une-importante-campagne-de-desinformation-russe-contre-la-france-a-pu-empois

    L’organisation NewsGuard a dévoilé jeudi l’existence d’une opération de désinformation qui est parvenue, chose rare, à atteindre une importante audience. Son étude montre également que des chatbots répètent certaines des fausses informations.

    Le Monde
    Publié le 17 avril 2025 à 11h25, modifié le 17 avril 2025 à 11h48

    Temps de Lecture 1 min.

    En matière d’audience, la quasi-totalité des campagnes de désinformation prorusses visant la France sont des échecs criants. Les faux articles ou vidéos publiés par des officines russes n’obtiennent, en général, que quelques centaines ou milliers de « vues ». Toutefois, une campagne récente, dévoilée jeudi 17 avril par l’organisation de lutte contre la désinformation NewsGuard, a réussi à accumuler une audience importante : ses productions ont récolté plus de 55 millions de « vues » en quatre mois, réparties sur plus de 38 000 messages sur les réseaux sociaux.

    Cette campagne était axée sur cinq informations fausses, dont une vidéo présentée comme émanant du groupe djihadiste Hayat Tahrir Al-Cham, menaçant d’incendier Notre-Dame de Paris, ou une fausse vidéo générée par intelligence artificielle prétendant qu’un ancien élève de Brigitte Macron l’accusait de violences sexuelles. Ces infox ont été largement diffusées sur les principaux réseaux sociaux, mais aussi sur des sites dits « pay to publish », ressemblant à des sites d’information, où n’importe qui peut payer une somme modique pour faire publier un article. Certaines ont également été reprises par le réseau de sites de désinformation Pravda.
    Stratégie de « tapis de bombes »

    Cette stratégie de « tapis de bombes » semble avoir porté ses fruits : elle a réussi à « empoisonner » les données utilisées par plusieurs outils d’intelligence artificielle générative. NewsGuard a posé des questions sur ces fausses informations à onze des principaux chatbots du marché ; quatre d’entre eux, dont le français Le Chat, ont répété l’une d’entre elles comme si elle était vraie. Ces résultats suggèrent que ces outils ont utilisé des sites ou comptes de propagande russe pour entraîner leurs modèles.
    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Les outils d’IA comme ChatGPT ou Gemini utilisent des sites de propagande russe comme sources
    Qui est à l’origine de cette campagne peu subtile mais plutôt efficace ? NewsGuard note que la méthode employée ainsi que la nature des fausses informations sont similaires en tous points à celles du groupe Storm-1516. Lié à l’ancien réseau de désinformation contrôlé avant sa mort par Evgueni Prigojine, ce groupe est toujours actif aujourd’hui. Les fausses informations ont par ailleurs été diffusées sur un réseau de faux sites d’actualités locales très liés à Storm-1516.

    #IA #Entraînement #Fake_News #Russie

  • ‘I hope this isn’t for weapons’ : How Syrian #data_workers train AI

    The development and training of AI systems depend on hundreds of millions of data workers. Many of them are situated or displaced from the Global majority, and are generally kept in the dark on how the data they produce will be used.

    I met Fatma in June 2019 in Sofia, Bulgaria. Four years prior, she had been forced to leave her home in Aleppo with her whole family: her mother, father, older brother, and two younger siblings. Fatma was 17 when her parents paid the equivalent of nine thousand euros to men who smuggled the seven family members in the back of a van across landscapes and borders, until reaching Finland via Sofia. The smugglers had promised a house and a car in Finland for the sum paid, but this promise went unfulfilled. Instead, after six months, Fatma’s family was deported to Bulgaria because their “fingerprints were registered in Sofia first.” “We lost everything to have a good life because our lives were in danger,” she lamented. “Were they in danger because of the war?” I asked. “It was personal,” she replied cryptically.

    Fast forward to 2019, and Fatma, now 21, was living with her family in a refugee camp in the Bulgarian capital. While assisting her father at the camp’s hairdressing salon, she also worked part-time for the data-labeling company where I was conducting fieldwork. Interestingly, she was recruited by the company at the refugee camp. Following initial training in “digital skills” and English, Fatma was ready to assume her role as a data worker. During our initial conversation, she was at the company’s office, seated alongside Diana, another Syrian asylum seeker who was engaged in labeling images of people based on race, age, and gender. In contrast, Fatma was immersed in a project that involved satellite images and semantic segmentation—a critical task for computer vision that involves the meticulous separation and labeling of every pixel in an image. This form of data work holds particular importance in generating training data for AI, especially for computer vision systems embedded in devices such as cameras, drones, or even weapons. Fatma explained that the task basically consisted of separating “the trees from the bushes and cars from people, roads, and buildings.” Following this segmentation, she would attach corresponding labels to identify each object.
    Data Work Requires Skill

    Explained in this manner, the work might seem trivial and straightforward. Such tasks fall under what is known as microwork, clickwork, or, as I refer to it, data work. This constitutes the labor involved in generating data to train and validate AI systems. According to the World Bank, there are between 154 million and 435 million data workers globally, with many of them situated in or displaced from the World Majority. They often work for outsourcing platforms or companies, primarily as freelancers, earning a few cents per piece or task without the labor protections, such as paid sick leave, commonly found in more traditional employment relationships. Data workers generate data through various means that range from scraping information from the internet to recording their voices or uploading selfies. Similar to Fatma, they frequently engage in labeling tasks. Additionally, data workers may contribute to algorithm supervision, such as rating the outputs of recommender systems on platforms like Netflix or Spotify and assessing their usefulness, appropriateness, and toxicity. In other instances, data workers might be tasked with plainly impersonating non-existing AI systems and be instructed to “think like a robot” while pretending to be a chatbot, for instance.

    Despite its crucial role in the development and maintenance of AI technologies, data work is often belittled as micro or small, involving only a few clicks, and dismissed as low-skill or blue-collar. In fact, the platform Clickworker, a prominent provider of on-demand data work, claims on its website that “the tasks are generally simple and do not require a lot of time or skill to complete.” However, this assertion is inaccurate. During my fieldwork in Bulgaria, for instance, I attempted to segment and label satellite imagery, finding it extremely challenging. The work demands precision when drawing polygons around different objects in the pictures, which is also strenuous on the eyes and hands. Moreover, it requires contextual knowledge, including an understanding of what vegetation and vehicles look like in specific regions. Following the segmentation and labeling process by Fatma and her team, a rigorous quality check is conducted by a woman in the client’s company. Fatma’s manager in Bulgaria mentioned that the quality control person was “remarkably fast with the quality check and feedback” and added, “She’s able to do this quickly because she knows the images and the ground.” While taking note of this, I wondered how well the quality controller knows the ground. Does she come from the area where these images were taken? Is she, like Fatma, a refugee? Has her displacement been leveraged as expertise?

    I asked Fatma if the satellite images she was working on could be of Syria. She said she thought the architecture and vehicles looked familiar. Staring at the screen, she whispered, “I hope this isn’t for weapons.” Neither she nor I could be certain.
    The Known and the Unknown

    Fatma’s fear of the satellite images being used for AI weapons is not unfounded. The proliferation of autonomous drones and swarm technologies has experienced exponential growth in recent years, facilitated by the integration of AI in reconnaissance, target identification, and decision-making processes. Illustrating a poignant example, facial recognition technologies have been utilized to uphold the segregation and surveillance of the Palestinian people, while automated weapons have played a crucial role in the ongoing genocide in Gaza. Companies like the Israeli SmartShooter boast about their lethal capabilities with the slogan “One Shot, One Hit.”

    Surveillance drones, predictive analytics, and decision support systems are utilized for strategic planning in “threat anticipation” and real-time monitoring along border regions. For instance, the German Federal Office for Migration and Refugees (BAMF) employs image biometrics for identity identification and voice biometrics for dialect analysis to ascertain asylum seekers’ country of origin and evaluate their eligibility for asylum. This system purportedly recognizes dialects of Arabic, Dari, Persian/Farsi, Pashto, and Kurdish. As revealed by BAMF in response to a query initiated by German MPs, data workers subcontracted through the platform Clickworker (the same platform that claims tasks are simple and low-skill) participated in producing the voice samples required to develop the system.

    Fortunately, the data company in Bulgaria has a strong policy in place to reject requests related to warfare technologies. Fatma’s manager explained that “we have rejected projects related to (…) training artificial intelligence for different types of weapon applications. So, I felt that this really did not fit with our social mission, and when I responded to the client, I said that we’re working with conflict-affected people, and that’s why (…) But it was also a kind of boycott of such projects to be developed at all.” She added that the satellite imagery labeled by the team had been commissioned by a central European firm developing autonomous piloting systems for air transportation, not weapons. This information correlates with the client’s website. However, the website also states that their technology is additionally used for unmanned aerial vehicles (UAV), commonly known as drones, with applications including surveillance.
    Workers’ Ethical Concerns

    Privacy infringements and the potential for discriminatory profiling are among the most obvious concerns related to AI systems applied to border surveillance and warfare. Despite these risks disproportionately affecting their own communities, sometimes with lethal consequences, most data workers are kept in the dark concerning the ultimate purpose of the data they contribute to producing. The outsourcing of data work to external organizations, often situated far away from the requesters’ geographical location, complicates workers’ efforts to navigate the intricate supply chains that support the AI industry. Instructions given to data workers seldom provide details about the requester or the intended use of the data. Consequently, most data workers do not know the name and nature of the companies seeking their services, the products that will be trained on the datasets they generate, or the potential impacts of these technologies on individuals and communities. AI companies frequently rationalize the veil of secrecy as a means of safeguarding their competitive edge.

    The fact that data workers are integrated into industrial structures designed to keep them uninformed and subject to surveillance, retaliation, and wage theft does not mean that they do not have ethical concerns about their work and the AI applications it supports. In fact, there have been instances where data workers have explicitly alerted consumers to privacy-related and other ethical issues associated with the data they generate. For example, in 2022, Venezuelan data workers reported anonymously that Roomba robot vacuum cleaners capture pictures of users at home, which are then viewed by human workers.

    Amid the COVID-19 pandemic in 2021, I piloted a workshop series with fifteen data workers, this time located in Syria. The three-day event was designed to understand work practices and relationships in geographically distributed data-production contexts, creating a space for workers to discuss concerns. The workshop activities revealed that receiving information and having spaces to voice and discuss the ethical implications of the data they handle were of the utmost importance to the workers. They worried about the protection of data subjects’ privacy and advocated for a mandatory clause that would compel requesters to disclose the intended uses of the data. Additionally, the workers expressed concerns about the mental health implications of working with violent, offensive, or triggering data.

    Data workers possess a unique vantage point that can play a crucial role in the early identification of ethical issues related to data and AI. Encouraging consumers and society at large to align with them in advocating for increased transparency in the AI data production pipeline is essential. Workers like Fatma and her colleagues could offer valuable insights into the utilization of satellite images for surveillance technologies, for instance. Similarly, the native speakers who contributed their voices to generate audio snippets for dialect recognition may shed light on the applications of such systems against asylum seekers in Germany.

    Unfortunately, the challenge lies in the fact that the AI industry, for evident reasons, has structured its production processes for data workers to function more as silent tools than as whistleblowers.

    https://untoldmag.org/i-hope-this-isnt-for-weapons-how-syrian-data-workers-train-ai
    #travailleurs_de_données #entraînement #IA #AI #intelligence_artificielle #éthique #réfugiés #dublinés #camps_de_réfugiés #segmentation #travail #algorithmes #images_satellitaires #labeling #armes #armement #drones #voix #profiling #contrôles_frontaliers

    –-

    ajouté à la métaliste sur les travailleurs de l’IA :
    https://seenthis.net/messages/1137392

  • En direct, guerre Israël-Hamas : dans Gaza bombardée, une « vaste attaque » en cours contre des « centres » du Hamas, selon l’armée israélienne
    https://www.lemonde.fr/international/live/2023/10/12/en-direct-guerre-israel-hamas-plus-de-338-000-personnes-ont-ete-deplacees-pa

    L’Allemagne va mettre à disposition d’Israël deux drones de combat

    L’Allemagne a donné son feu vert à Israël pour utiliser deux drones de combat Heron TP, a indiqué mercredi le ministère allemand de la défense dans un communiqué : « Israël a adressé au gouvernement fédéral une demande de soutien pour l’utilisation de deux drones Heron TP au maximum » et « le ministère de la défense a donné son accord pour une utilisation conforme à la demande. » « La Bundeswehr loue actuellement cinq drones de ce type qui sont notamment utilisés pour la formation de soldats allemands » sur place en Israël, a précisé le ministère.

    Complicité de crimes de guerre...

  • Bruits de bottes
    https://www.lutte-ouvriere.org/en-regions/occitanie/breves/bruits-de-bottes-526153.html

    Le 27 février les habitants de #Sète et de #Frontignan se sont réveillés avec une opération amphibie, le #débarquement de 700 hommes et de 140 véhicules accompagnés par la présence de deux porte-hélicoptères dans le cadre de l’#opération_Hemex-Orion, « un #entraînement_à_haute_intensité ».

    Sur le port de Frontignan, il s’agit de « créer la confusion chez l’ennemi pour qu’il ne s’attende pas à l’endroit où on va débarquer » affirme un officier, de nouveaux combats pour de faux, sont prévus à Sète jeudi 2 mars.

    L’#armée met en scène une coalition pour soutenir un Etat nommé « Arnland » contre un Etat doté de la bombe nucléaire nommé « Mercure ». Bien que #Patricia_Mirallès, secrétaire d’Etat en charge des Anciens Combattants, interrogée dans le Midi Libre, assure que cet exercice a été programmé antérieurement à la #guerre_en_Ukraine elle tient à rappeler que la France est « la première armée d’Europe » et qu’elle démontre l’ampleur de ses capacités militaires pour conclure « Nos armées doivent être prêtes ». Même si la France est un #impérialisme de seconde zone, elle entend garder ce statut et n’hésite pas à montrer les muscles pour entretenir l’illusion qu’elle a les moyens de ses ambitions.

    Toute la panoplie des #engin_de_mort sera déployée dans ce qui est le plus grand exercice jamais organisé sur le territoire français, avec de 7 à 12 000 #soldats dans la région et qui se terminera début mai L’objectif donc : se préparer à intervenir potentiellement dans un conflit comme celui qui se déroule actuellement en #Ukraine mais aussi mobiliser le « tissu civil », c’est-à-dire évaluer la capacité de la société civile à soutenir les armées en cas de conflit majeur. Cela concerne la logistique, le ravitaillement ou encore le soin des troupes mais aussi l’obtention d’information.

    Cela nous rappelle qu’en cas de conflit, ceux qui ne sont pas aux combats ne seront pas épargnés. Il faudra se plier aux besoins de l’armée et à ceux des industriels de l’armement. C’est bien ce que Macron entend quand il parle d’#économie_de_guerre, en plus des aides à fond perdu pour fabriquer des armes, il faudra marcher au pas pour l’union sacrée dont ils commencent déjà à nous rebattre les oreilles.

    Entre chair à canon et chair à profit, c’est sur les travailleurs que va retomber la catastrophe que nous préparent les exploiteurs et leurs serviteurs. Seuls les travailleurs conscients de leurs intérêts peuvent faire taire cette escalade guerrière et les bruits de bottes qui l’accompagnent. Sans eux, il n’y a ni arme, ni armée ni profit.

    #capitalisme #barbarie

    • Exercice Hemex-Orion 2023 : la France assume la guerre de repartage
      https://agauche.org/2023/02/27/exercice-hemex-orion-2023-la-france-assume-la-guerre-de-repartage

      Cela signifie que la guerre pour le repartage de l’ordre mondial issu de la deuxième guerre mondiale est entièrement assumé par la France, comme le décrit le service communication des armées dans sa petite vidéo de présentation de l’exercice :

      « Orion consitute le premier jalon d’un nouveau cycle d’exercice triennal des armées. Le contexte international est marqué par la durcissement de la compétition entre grandes puissances, le réarmement et la déshinibition de certaines puissances régionales, la multiplication des foyers de crises et l’expansion de la menace terroriste. »
      https://www.youtube.com/watch?v=dxn2jE8W8sA


      Ce qui est clair, c’est que la France prépare activement la guerre et cela fait échos à une citation des Comités de la paix des Usines Schneider de 1952 reprise par la gazette anti-guerre Rosa dans son numéro 11 :

      " Les ouvriers pensent et disent que ce n’est pas tellement sûrs que la guerre soit une fatalité, car une fatalité qui a un plan et qui a des crédits, n’en est pas une ."

      A l’instar de la France « nation-cadre » en Roumanie, c’est-à-dire puissance dirigeante et coordonnatrice de plusieurs armées pour le compte de l’Otan, l’exercice #Hemex-Orion n’est là que pour préparer la France à manier un déploiement militaire sophistiqué par et pour l’Otan.

      Car derrière cet exercice où prennent part des soldats allemands, belges, italiens, grecs, américains, anglais, etc., la France ne vise pas directement à assurer la défense nationale, mais bien plutôt à montrer sa crédibilité envers l’Otan.

      C’est un signal envoyé aux États-Unis comme quoi la France reste dans la course pour la guerre de repartage qui s’annonce, ou plutôt qui a déjà commencé avec la guerre contre la Russie.

      C’est une preuve une fois de plus que la France n’est qu’une puissance de second ordre qui tente, tant bien que mal, de conserver sa place au soleil en tirant profit du mieux qu’elle peut de l’ordre international garanti par l’Otan depuis les années 1950. Car il faut bien comprendre que mobiliser 12 000 hommes, c’est tout à la fois rien au regard de ce qui se passe justement en Ukraine et déterminant si l’on se place sur le plan de la coalition Otan.

      Il faut donc prendre cet exercice pour ce qu’il signifie historiquement : la France est un protagoniste majeur du militarisme occidental qui se prépare à maintenir le statu quo mondial qui lui est favorable.

      Quiconque ne le conteste pas est de facto dans le camp du militarisme français.

  • #Nike, la victoire à tout prix

    L’équipementier américain Nike a lancé en 2001 aux États-Unis un groupe d’athlètes de haut niveau, l’Oregon Project, financé par la marque à des fins promotionnelles. Mais en 2019, son entraîneur Alberto Salazar est suspendu par l’Agence américaine antidopage lors des championnats du monde d’athlétisme. Il est accusé d’"incitation à une conduite dopante". La direction de Nike dissout aussitôt le projet.

    Plus disponible sur arte, mais voici la bande-annonce :
    https://ne-np.facebook.com/infobyarte/videos/nike-la-victoire-%C3%A0-tout-prix-thema-arte/324506792744931/?__so__=permalink&__rv__=related_videos

    #sport #Alberto_Salazar #dopage #doping #Nike_Oregon_Project #Oregon_Project #Projet_Oregon #marathon #médecine_du_sport #athlétisme #techniques_d'entraînement #entraînement #violences_psychologiques #Mary_Cain #violences_physiques #poids #performance #optimisation #médicaments #EPO #vaporFly #vapor_fly #technologie #chaussures #AlphaFly #Alpha_Fly #marketing #Peter_Julien #dopage_technologique

  • Fantasmâlgories : « La loi des mâles » (entretien avec Klaus Theweleit) - Critique de la valeur-dissociation. Repenser une théorie critique du capitalisme
    http://www.palim-psao.fr/2017/06/fantasmalgories-la-loi-des-males-entretien-avec-klaus-theweleit.html

    L’angoisse éprouvée par les jeunes mâles face à la décomposition de leur patrie et à la dislocation des corps exposés aux shrapnels (obus à balles) de la première guerre mondiale semblait à ses yeux une mise en condition psychique pour le nazisme

    (...)
    sur près de 600 pages, #Klaus_Theweleit nous fait découvrir une littérature ultranatio­naliste jusque-là inconnue, dont il propose le bilan clinique plus que la critique littéraire, tant elle est symptomatique pour lui de la relation entre la domination masculine et l’émergence de l’idéologie fasciste.

    (...)
    Ernst von Salomon (1902-1972), le romancier qui fut la figure par excellence des corps francs et de la « révolution conservatrice », remarque ainsi, avec joie, comme les autres, le durcissement de son corps transformé en cuirasse.

    (...)
    Le système mental d’un Breivik ressemble en effet à s’y méprendre à celui des terroristes islamiques. Tous se coulent dans le moule d’une vision patriarcale de la société, où les femmes doivent être soumises, écartées des études, de l’armée, de la police. Ce que les seconds disent au nom de l’islam, le premier le proclame au nom du christianisme. Les idéologies sont interchangeables. Les tueurs indonésiens des années 1960, qui ont mis à mort des centaines de milliers d’opposants communistes, n’ignoraient-ils pas tout du communisme ? L’angoisse provoquée par le corps féminin, elle, n’est pas interchangeable.
    (...)
    Les corps des garçons sont soumis au #sport, à l’#entraînement, au #dressage (#Drill) . #Breivik s’impose aussi des séances de muscu­lation avec pour objectif de gagner cinq kilos, avant d’aller exécuter ses victimes.

    #barbarisation

    (pas hyper clair l’entretien, je trouve)

    via @mad_meg
    cc @rastapopoulos (ça semble avoir un rapport avec la critique de la valeur (me demande pas pourquoi)).

  • Coronavirus en Israël : des milliers de personnes mises en quarantaine sans raison sur la base des données de leur GSM
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_coronavirus-en-israel-des-milliers-de-personnes-mises-en-quarantaine-san

    Des milliers d’Israéliens ont été placés en quarantaine sans raison apparente, sur la base des données de leur GSM, a admis le ministère de la Santé israélien. Près de 12.000 personnes ont reçu un SMS de la part du Shin Bet, le service de renseignement intérieur israélien, les invitant à se mettre en quarantaine, a déclaré mardi un porte-parole du ministère de l’Intérieur devant une commission parlementaire.

    Le gouvernement israélien utilise son agence de sécurité intérieure pour le traçage des citoyens afin de lutter contre l’augmentation du nombre de cas de Covid-19. Appliqué par le Shin Bet au début de la crise sanitaire, ce programme de surveillance controversé a été bloqué temporairement par la Cour suprême de l’État hébreu fin avril, avant d’être relancé fin juin.

    Selon le journal Times of Israel, des dizaines de milliers d’Israéliens ont reçu, au cours de la première semaine de la reprise du programme, un SMS leur conseillant de se placer en quarantaine en raison d’une potentielle infection à la Covid-19.

    Cent cinquante employés d’une ligne d’écoute ont été chargés de répondre aux questions concernant les SMS. Ils ont reçu plus de 26.000 appels entre le lancement de la ligne et dimanche dernier. Dans 83% des cas, les appels concernaient des protestations contre l’imposition de la quarantaine par voie d’un SMS. Environ 12.000 personnes ont été notifiées qu’elles ne devaient plus rester en quarantaine.

    Ce type de surveillance électronique a jusqu’à présent été utilisé pour lutter contre le terrorisme. L’intention était, au cours de la crise sanitaire, d’utiliser les données de localisation des GSM des personnes infectées pour établir avec qui ces dernières avaient récemment été en contact. Les personnes potentiellement contaminées étaient alors alertées par SMS et priées de se placer en quarantaine.

    #erreur_intentionnelle ? #algorithme foireux ? #vie_privée #surveillance #données #bigdata #privacy #données_personnelles #santé #GSM #géolocalisation #covid-19 #coronavirus #quarantaine #shin_bet

    • La police flamande de Hasselt (NVA) retrouve ses anciennes habitudes, fouiller les greniers afin de rechercher les fêtards, en attendant mieux.

      Coronavirus à Hasselt : il planque les clients de son café dans son grenier à l’arrivée de la police
      https://www.rtbf.be/info/insolites/detail_coronavirus-a-hasselt-il-planque-les-clients-de-son-cafe-dans-son-grenie

      Le patron d’un café de Hasselt espérait berner la police lorsque celle-ci s’est présentée aux petites heures à la porte de son établissement. Il venait de couper la musique et de faire passer au grenier 13 fêtards qui espéraient encore danser et chanter quelques heures de plus. Mais les forces de l’ordre ont fini par découvrir la planque.


      Le bourgmestre de Hasselt, Steven Vandepu. - © JORIS VLIEGEN - BELGA

      La police est intervenue vers 02h00 dans la nuit de lundi à mardi après avoir reçu un appel faisant état de nuisances sonores. L’établissement ne respectait en outre pas le couvre-feu imposé à 01h00 du matin en raison du coronavirus.

      Chaque fêtard et le gérant ont reçu un procès-verbal pour ne pas avoir respecté les mesures corona. Le patron a également écopé d’un PV pour avoir autorisé sa clientèle à fumer à l’intérieur du bar. . . . . .

      Pourtant, ce sont les dirigeants belges qui, par leur épouvantable gestion de l’épidémie de #coronavirus ont tué, les vieillards, principalement. Certain.e.s de faim et de soif, témoignages #MSF

      #police #flandres #Belgique #Traditions #violences_policières #surveillance #répression #violence #maintien_de_l'ordre #coronavirus #covid-19 #entrainement #rafles #rafle

    • La Belgique inflige une amende de 600.000 euros à Google pour atteinte à la réputation
      https://datanews.levif.be/ict/actualite/la-belgique-inflige-une-amende-de-600-000-euros-a-google-pour-atteinte-a-la-reputation/article-news-1310641.html?cookie_check=1594786091

      Google Belgium devra s’acquitter d’une amende de 600.000 euros. L’Autorité de protection des données (APD) belge a sanctionné l’entreprise, parce qu’elle a refusé de supprimer des résultats de recherche dommageables.

      L’APD inflige cette amende suite à une plainte déposée par un homme qui voulait voir supprimer quelques résultats du moteur de recherche. Depuis quelques années, les Européens ont le ’droit d’être oubliés’, ce qui leur permet de demander de supprimer certains résultats de recherche. Mais dans un premier temps, Google décide elle-même si une telle demande se justifie.

      L’homme en question n’est pas nommément mentionné, mais il s’agit, selon l’APD, de quelqu’un qui exerce une fonction dans la vie publique. Les résultats qu’il voulait voir enlever, portent sur ses possibles liens avec un parti politique, ce qu’il réfute, et sur une plainte pour brimade à son égard, qui avait été déclarée infondée il y a des années déjà.

      Google n’a pas accepté de supprimer ces deux résultats. La Chambre des litiges de l’APD a donné raison à Google pour la première partie, parce que l’homme joue un rôle dans la vie publique et que ces résultats ont donc un intérêt général.

      Mais pour ce qui est de la plainte pour brimade, l’APD se montre très critique vis-à-vis de Google. Par son refus, l’entreprise s’est montrée négligente, parce qu’elle disposait des preuves que les faits en question étaient ’non pertinents et désuets’. Il s’agit en effet d’une plainte datant de plus de dix ans et portant sur des faits qui n’ont jamais été démontrés.

      Formulaire de demande incorrect
      L’amende de 600.000 euros n’est pas infligée pour ce seul refus. L’APD estime en effet que le formulaire de demande de suppression de résultats n’est pas suffisamment transparent. L’APD invite dès lors Google à adapter ce formulaire à l’Espace Economique Européen.

      Google Belgium botte en touche
      Ce qui est étonnant, c’est que Google Belgium a, dans son argumentation, considéré comme infondée la plainte déposée auprès de l’Autorité de protection des données du fait que le responsable du traitement n’est pas Google Belgium, mais Google LLC, la société mère aux Etats-Unis.

      Ce raisonnement n’a pas été suivi par la Chambre des litiges de l’APD. Pour elle, les deux organisations sont liées de manière indissociable, ce qui fait que c’est la filiale locale belge de Google qui est responsable.

      Il s’agit d’un singulier précédent dans la mesure où les grandes firmes technologiques se réfèrent dans ce genre de situations assez souvent à leur siège central européen ou américain, ce qui fait qu’un jugement prend souvent pas mal de temps et se complexifie. La Chambre des litiges suit cependant Google dans le fait que son siège européen établi en Irlande n’est pas responsable de la suppression des résultats de recherche.

      La plus forte amende à ce jour
      Pour l’Autorité de protection des données belge, il s’agit de la plus forte amende jamais infligée à ce jour. Le précédent record était de 50.000 euros. Pour Google aussi, il est probablement question d’un record dans notre pays. En 2011, l’entreprise avait encore proposé un arrangement d’un montant de 150.000 euros, parce qu’elle avait intercepté https://datanews.knack.be/ict/nieuws/belgische-boete-voor-google/article-normal-280643.html?cookie_check=1594786373 par mégarde avec ses voitures Street View des communications privées.

      Google en appel
      Google annonce qu’elle va en appel de l’amende qui lui est infligée. Celle-ci a été introduite auprès du tribunal des marchés, une composante de la Cour d’Appel de Bruxelles.

      « Depuis 2014, nous avons travaillé dur pour implémenter le droit à l’oubli en Europe et pour trouver un équilibre sensé, basé sur des principes, entre le droit des citoyens à l’accès à l’information et le respect de leur vie privée. Nous estimons que cette affaire ne répond pas aux critères de la Cour européenne de Justice de supprimer des résultats de recherche du contenu journalistique publié. Nous pensons qu’il y va de l’intérêt général que l’article en question puisse encore être recherché. L’Autorité de protection des données n’est pas du même avis. Nous allons donc demander à la Cour de décider », affirme Google dans une réaction à . . . . . .

      Data News.

      #vie_privée #google #internet #données_personnelles #bigdata #données #privacy

  • Une #enfance à l’#extrême_droite

    « Seuls les lâches abandonnent. » "Mon père entrait en claquant des talons." Élevés dans la peur et la haine de « l’étranger », le culte de la persévérance et de la discipline, petits-enfants de nazis ou issus d’une famille d’extrême droite, ils témoignent dans ce documentaire. Ils ont grandi avec l’injonction permanente d’être forts et de ne montrer aucune faiblesse. Certains, comme #Alexander_Lingner, ont pris de la distance par rapport à l’idéologie de leurs parents et grands-parents. D’autres, comme #Götz_Kubitschek et #Ellen_Kositza (mariés, sept enfants), deux figures de la Nouvelle Droite allemande, idéalisent leur jeunesse, qu’ils définissent comme « encadrée » et « tournée vers la foi chrétienne ». Nourri aussi de reportages sur la droite populiste allemande et d’interventions de chercheurs, ce documentaire comporte de nombreuses séquences d’animation, inspirées des témoignages recueillis, notamment celui d’Elsa, qui, après une jeunesse endoctrinée, a reproduit cette éducation avec ses propres enfants, avant de rompre définitivement avec l’extrême droite.


    https://www.senscritique.com/film/Une_enfance_a_l_extreme_droite/40689154
    #film #film_documentaire
    #Allemagne #Pegida #néo-nazis #religion #islamophobie #xénophobie #endoctrinement #endurcissement_des_enfants #identité #camps_de_vacance #HDJ #disposition_à_l'effort #persévérance #culture_germanique #partage_des_tâches #discrétion #idéologie #identitaires #Autriche #patriotisme #Ring_Nationaler_Frauen (#RNF) #femmes #éducation #darwinisme #Exit_Deutschland #discipline #école #entraînement_militaire #rectitude #travail #discipline #pantalons #jupe #humiliation #peur

  • La #préparation_physique et mentale du #combattant : rencontre avec un membre des #forces_spéciales !

    La #Marine_nationale, l’Association des officiers de réserve de la Marine nationale Isère et l’#Université_Grenoble_Alpes vous invitent à une soirée-débat exceptionnelle avec un membre des forces spéciales.

    Membre des forces spéciales, actuellement en poste au #Centre_d'information_et_de_recrutement_des_forces_armées (#CIRFA) de Lyon, le #Maître_W sera à Grenoble #IAE sur le campus (plan d’accès) le mercredi 19 février 2020 pour une #soirée-débat sur la « Préparation physique & mentale du combattant » (#PPMC).

    La préparation physique et mentale du combattant
    A seulement 27 ans, Will a déjà parcouru plus de 30 pays, dont une bonne partie d’entre eux au cours d’opérations au sein de la Marine nationale. Ancien membre du pôle France de Judo, et après un bac S et une école d’ingénieur, il a intégré l’institution et a notamment travaillé sur Lorient au sein du Groupe anti-terrorisme. Parachutisme, plongée, secourisme, tir...
    Aujourd’hui il vient nous parler de performance et de préparation physique et mentale :

    Comment se prepare-t-on au #combat ?
    Quels sont les 3 piliers de la #performance ?
    Qu’est-ce que la PPMC ? Qu’est-ce qu’une #TOP ?
    Tous les #militaires sont-ils des #sportifs ?
    Quels sont les parallèles avec les #sportifs_de_haut_niveau ?
    Comment travaille-t-on la #résilience et la #résistance_psychologique ?
    Où et comment se font ces #formations ?

    #Entraînement, #phsychologie_adaptive, méthodologies, #outils_mentaux... Autant de questions auxquelles nous essayerons d’apporter des réponses lors de cette soirée-débat.
    Des moments d’échange sont prévus, n’hésitez pas à venir avec vos questions !
    Programme et inscription à la soirée-débat

    Accueil et afterwork à partir de 18h00 et jusqu’à 18h30
    Conférence et échanges de 18h30 à 20h
    Cocktail convivial de 20h à 20h30

    Pour vous inscrire (entrée libre dans la limite des places disponibles), rendez-vous sur la page :
    https://www.weezevent.com/preparation-physique-et-mentale

    https://www.univ-grenoble-alpes.fr/actualites/agenda/agenda-sport/la-preparation-physique-et-mentale-du-combattant-rencontre-avec-

    #complexe_universitaro-militaro-industriel

    –—

    voir à propos du complexe universitaro-militaro-industriel l’article :
    Grenoble, l’université (dés)intégrée. Un enquête sur le #complexe_universitaro-militaro-industriel grenoblois
    https://seenthis.net/messages/697249

  • Andrea #DWORKIN Heartbreak The Political Memoir of a Feminist Militant
    http://www.feministes-radicales.org/wp-content/uploads/2010/11/Andrea-DWORKIN-Heartbreak-The-Political-Memoir-of-a-Feminist-M

    Suffer the Little #Children

    In Amsterdam I knew a hippie man whose children from an early marriage were coming to stay with him. They were thir­teen and eleven, I think. The older girl had been incested by her stepfather. This came into the open because the older girl tried to kill herself. This she did at least in part valiantly because she saw the stepfather beginning to make moves on the younger girl in exactly the same way he had gradually forced himself on her. The stepfather had started to wash and shower with the younger girl. The mother, in despair, wrote the hippie man, who had abandoned all of them, for help. She wanted to mend the relationship with the second husband while keeping her children safe. The hippie man made clear to those of us who knew him that he considered his older daughter responsible for the sex; you know how girls flirt and all that. His woman friend made clear to him that he was wrong and also that she was not going to take care of the chil­dren. She wouldn’t have to, he said; he would be the nurturer. When the girls arrived in Amsterdam, one recently raped, exceptionally nervous and upset by temperament or contagion or molestation, the hippie man forgot his vows of responsibility, as he had always forgotten all the vows he had ever made, and let all the work, emotional and physical, devolve on his woman friend. She wasn’t having any and simply refused to take care of them. Eventually she left.

    One night I got a call from her: the hippie man had given each kid 100 guilders, set them loose, and told them to take care of themselves. He just could not be with them without fucking them, he told her (and them). In a noble and compas­sionate alternative gesture, he put them out on the streets. His woman friend made clear to me that this was a mess she was not going to clean up. I asked where they were.

    They had taken shelter in the frame of an abandoned build­ing, squatters without a room that had walls. They lived up toward the wooden frame for the ceiling. Their light came from burning candles. I found them and took them home with me, although “home” would be stretching it a bit. At that moment I lived in an emptied apartment, the one I had lived in with my husband, a batterer. I had married him after I left Benn­ington for the second time (the first was Crete, the second Amsterdam). After I had played hide-and-seek with the brute for a number of months, he decided I could live in the apart­ment he had cleaned out. By then I was grateful even if it meant that he knew where I was. A woman’s life is full of such trade-offs. So when the girls came with me, it wasn’t to safety or luxury or even just enough. The apartment, however, did have walls, and one does learn to be grateful.

    The older girl thought that she was probably pregnant. Her father, the hippie man, did light shows, many for rock bands; he had the habit of sending musicians into the older girl’s bed to have sex with her; the younger daughteslept next to the older girl, both on a mattress on the floor. They were wonder­ful and delightful girls, scared to death; each put up the best front she could: I’m not afraid, I don’t care, none of it hurts me.

    The first order of business, after getting them down from the wood rafters illuminated by the burning candles, was get­ting the older one a pregnancy test. If she was pregnant, she was going to have an abortion, I said. I’m not proud now of using my authority that way, but she was a child, a real child; anyway, for better or worse, I would have forced one on her. In Amsterdam the procedure was not so clandestine nor so stigmatized. It turned out that she wasn’t pregnant.

    One day she was suddenly very happy. One of the adult rockers sent into her bed by her father was going to Spain and he wanted to take her. This was proof that he loved her. I knew from the hippie father that he had paid the rocker to take the girl. Finally I was the adult and someone else was the child. I told her. I told her carefully and slowly and with love but I told her the truth, all of it, about the rotten father and the rotten rocker. Her mother now wanted her and her sister back. I sent them back. Nothing would ever be simple for me again. A strain of melancholy entered my life; it was the fusion of responsibility with loss in a world of bruised and bullied strangers.

    #liberation_sexuelle

    • Oui, absolument. Les souvenirs et comptes rendus du vécu des femmes qu’elle a écoutées et côtoyées lors de ses conférences et activités de mobilisation contre le système porno s’entrmêlent toujours à l’analyse chez Dworkin. HEARTBREAK est un livre que nous avons très hâte de traduire. Pour le moment, nous avons en chantier ses deux premiers livres, WOMAN HATING et OUR BLOOD (presque terminé) qui regroupent aussi beaucoup d’éléments autbiographiques. Vous en trouverez également dans notre dernière parution « SOUVENEZ-VOUS RÉSISTEZ NE CÉDEZ PAS », paru l’an dernier chez SYLLEPSE. Bonnes lectures : les originaux sont en ligne gratos au https://radfem.org/dworkin.

  • Derbas: Over 100,000 Syrian refugees received military training
    http://www.dailystar.com.lb/News/Lebanon-News/2014/Oct-19/274583-derbas-over-100000-syrian-refugees-received-military-training.a

    More than 100,000 Syrian refugees received military training in their home country before entering Lebanon, Social Affairs Minister Rashid Derbas said Sunday.

    The staggering figure poses “a real threat to internal security," he added, saying that Lebanon can no longer absorb any more refugees.

  • L’ #armée #chinoise se donne en spectacle

    L’armée chinoise possède des unités chargées de réprimer les troubles intérieurs, les « wujing ». Leurs #entraînements sont particulièrement mis en scène pour les #photographies officielles.

    Très beau diaporama de #propagande

    http://www.liberation.fr/monde/2014/01/03/l-armee-chinoise-se-donne-en-spectacle_947169

    Revue de Presse Hebdomadaire sur la Chine du 30/12/2013