• « Barça ou Barsakh » : Deux embarcations sont arrivées en Espagne entre mardi et mercredi, des morts enregistrés
    https://www.dakaractu.com/Barca-ou-Barsakh-Deux-embarcations-sont-arrivees-en-Espagne-entre-mardi-e

    « Barça ou Barsakh » : Deux embarcations sont arrivées en Espagne entre mardi et mercredi, des morts enregistrés
    Un convoi parti du Sénégal avec 191 passagers dont 22 mineurs, est arrivé à Tenerife. Cependant, une autre embarcation est arrivée mardi à El Hierro, mais toujours dans l’archipel espagnol. Sur les 94 passagers, une Fillette de 2 ans, qui était avec sa maman, est décédée en même temps qu’un homme âgé de 20 ans, à en croire Libération. Dans la nuit du 14 juillet passée, les gendarmes de Mboro ont ainsi interpellé des candidats qui s’apprêtait à embarquer dans une pirogue au niveau de la plage de Khondio. Dix jours auparavant, la Marine nationale avait intercepté 74 candidats à l’émigration irrégulière dont 20 enfants, a bord d’une pirogue au large de Yenne. Pendant ce temps, les Forces de défense et de sécurité continuent de déjouer des départs.

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#senegal#tenerife#mineur#routemigratoire#mortalite#sante#elhierro#mboro#yenne#migrationirreguliere

  • #Espagne 1963 : L’affaire Delgado-Granado
    https://www.partage-noir.fr/espagne-1963-l-affaire-delgado-granado

    Madrid, 29 juillet 1963 : à cinq heures de l’après-midi, une bombe explose dans les locaux de la DGS (Dirección General de Seguridad), le siège des services répressifs du régime, causant une vingtaine de blessés parmi les personnes présentes à la section des passe-ports . Quelques heures plus tard, une autre bombe explose, cette fois-ci au siège du syndicat « vertical » franquiste. Alors que le régime établi sur des dizaines de milliers de morts se flatte d’en avoir fini avec ses opposants (...) #Gavroche_n°132_-_Janvier-Février_2004

    / #CNT, Espagne, #Octavio_Alberola, #Francisco_Granado, #Joaquin_Delgado, #Gavroche_-_Revue_d'histoire_populaire, Archives (...)

    #Archives_Autonomies_
    https://www.partage-noir.fr/IMG/pdf/gavroche-n133.pdf

  • Canaries : 400 mineurs transférés sur la péninsule pour répondre à la « crise humanitaire » - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/58380/canaries--400-mineurs-transferes-sur-la-peninsule-pour-repondre-a-la-c

    Canaries : 400 mineurs transférés sur la péninsule pour répondre à la « crise humanitaire »
    Par Marlène Panara Publié le : 11/07/2024
    Quatre cent jeunes migrants actuellement hébergés aux Canaries vont être transférés dans diverses régions de la péninsule ibérique. Cette décision intervient alors que les structures d’hébergement pour mineurs de l’archipel sont totalement saturées : 6 000 enfants y sont actuellement hébergés, pour une capacité de 2 000 places.
    Les Canaries en « urgence humanitaire ». L’archipel espagnole héberge actuellement près de 6 000 mineurs accompagnés, pour une capacité de 2 000 places. Dans un communiqué publié le 9 juillet, l’antenne espagnole de l’Unicef partage son inquiétude : il s’agit de mineurs « dont les droits ne sont pas respectés en raison de la saturation absolue du système de protection ». « Ces enfants et adolescents arrivés aux îles Canaries après un voyage dangereux ont besoin d’espaces sûrs », martèle l’institution onusienne.
    À l’issue d’une réunion, le 10 juillet, entre le gouvernement espagnol et les membres des communautés autonomes – équivalent des régions en France – le transfert sur la péninsule de 400 jeunes a été décidé. Y compris dans des régions dirigées par la droite espagnole, le Parti populaire (PP), qui jusqu’ici rechignait à accueillir ces mineurs.La région des Asturies (nord-ouest) a par exemple accepté de recevoir 24 mineurs, et touchera 1,28 million d’euros de la part du gouvernement pour les prendre en charge. L’Andalousie et l’agglomération de Madrid, accueilleront elles 30 jeunes, et la Catalogne, 31. Le délégué du gouvernement en Estrémadure, José Luis Quintana, a indiqué que sa région hébergera 30 mineurs. Il a appelé par ailleurs à davantage de « solidarité » face à « un authentique drame humain ».
    La ministre madrilène de la Famille, de la Jeunesse et des Affaires sociales, Ana Dávila, a regretté de son côté que le gouvernement espagnol ait décidé de « faire endosser » aux communautés autonomes « une répartition imposée » qui « ne résout rien ».Aucune modification de la loi sur les étrangers n’a en revanche été actée. L’Unicef avait pourtant appelé les autorités à trouver un accord qui permette « une politique de transfert efficace, agile et solidaire » des enfants. Le texte proposé initialement par le gouvernement proposait en effet de modifier de l’article 35 de la loi sur l’immigration, en rendant obligatoire la solidarité entre communautés. L’accueil de mineurs en provenance des Canaries reste donc dépendant du bon-vouloir des communités autonomes.
    Les îles des Canaries voient débarquer chaque jour ou presque des dizaines de migrants, originaires d’Afrique subsaharienne pour la plupart et du Maroc. Depuis le 1er janvier 2024, un peu plus de 19 000 personnes sont arrivées dans l’archipel, soit en augmentation de 167% par rapport à la même période l’année dernière.
    Parmi eux figurent de nombreux mineurs non accompagnés, hébergés sur les îles espagnoles en attendant leur transfert dans d’autres régions d’Espagne. Ces derniers mois, des polémiques ont surgi après plusieurs témoignages faisant état de mauvais traitements au sein de ces structures.En avril, cinq personnes travaillant dans le centre pour mineurs La Santa de Lanzarote ont été provisoirement suspendus. Ils sont soupçonnés d’avoir forcé au moins cinq jeunes à commettre des délits (vol, destruction de mobiliers...) dans la structure, pour saboter son fonctionnement. Les jeunes qui refusaient étaient privés de sortie, et d’activités de loisirs. Les employés retardaient aussi leur procédure d’obtention de papiers en Espagne. Ceux qui acceptaient percevaient un « salaire hebdomadaire ».
    Ailleurs dans l’archipel, un autre centre pour mineurs a été, à plusieurs reprises, pointé du doigt. Mi-novembre 2023, douze jeunes migrants ont assuré à la justice espagnole avoir été maltraités par des éducateurs et le directeur du centre d’accueil Acorán de Las Palmas, à Grande Canarie. L’un des mineurs, immobilisé par un éducateur, a reçu des « coups violents » de la part du directeur de la structure gérée par l’ONG Fundación Respuesta Social Siglo XXI.

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#canaries#mineurs#accueil#sante#humanitaire#logement

  • En Espagne, la répartition des mineurs non accompagnés brise les coalitions de la droite avec Vox
    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/07/13/en-espagne-la-repartition-des-mineurs-non-accompagnes-brise-les-coalitions-d

    En Espagne, la répartition des mineurs non accompagnés brise les coalitions de la droite avec Vox
    Par Sandrine Morel (Madrid, correspondante)
    Il y a tout juste un an, quatre régions espagnoles viraient à droite à la faveur d’accords de coalition généralisés entre le Parti populaire (PP) et l’extrême droite Vox. La communauté de Valence, l’Estrémadure, l’Aragon et la Murcie suivaient ainsi le chemin tracé en 2022 par le gouvernement de Castille-et-Léon. S’y ajoutaient les Baléares, gouvernées en solitaire par le PP, mais soutenu au Parlement par un accord de législature avec Vox. Seules trois régions autonomes restaient aux mains du parti socialiste.
    Jeudi 11 juillet dans la soirée, l’expérience a tourné court. Le président du parti d’extrême droite, Santiago Abascal, a mis à exécution la menace qu’il brandissait depuis des jours : « sortir des gouvernements » de coalition avec le PP et leur « retirer leur soutien parlementaire ». « Nous ne serons pas les complices de l’immigration massive », s’est-il justifié, mettant en cause la décision du PP d’accepter la répartition de près de 350 mineurs étrangers non accompagnés (Menas) dans les régions qu’il gouverne. Une initiative destinée à décharger – légèrement – les centres d’accueil spécialisés des Canaries, débordés par l’afflux de migrants.
    Dans la nuit, tous les ministres régionaux de Vox ont démissionné, – ou ont été limogés de manière préventive par le PP –, à l’exception de l’unique représentant de l’extrême droite en Estrémadure, Ignacio Higuero de Juan, qui a préféré abandonner son parti. « Vox ne représente pas en ce moment mes idéaux », a déclaré ce ministre régional chargé de la gestion forestière et du monde rural. Ailleurs, la décision de Vox risque de plonger ces régions dans la paralysie et l’instabilité politique.
    En perte de vitesse depuis plus d’un an, Vox se trouve sous pression du fait de la montée d’un nouveau mouvement antisystème d’ultradroite mené par le youtubeur et commentateur politique Alvise Perez, La fête est terminée. Ce dernier a créé la surprise en obtenant 4,6 % des voix et trois sièges au Parlement européen en juin – deux fois moins que Vox – après avoir renchéri sur les thèmes fétiches de l’extrême droite. M. Perez qualifie Vox d’« extrême droite aisée ».Son irruption sur la scène politique n’est sans doute pas étrangère à la décision de Vox de redevenir un parti tribunitien, misant sur le durcissement d’un discours xénophobe et sécuritaire. « Nous ne serons pas complices des viols, des vols et des coups de machettes [des Menas] », avait déclaré M. Abascal le 8 juillet, n’hésitant pas à stigmatiser les mineurs isolés, l’une des cibles préférées de Vox, pour mieux menacer le PP de rupture. « Je n’accepterai le chantage de personne, avait répondu Alberto Nuñez Feijoo, le président du PP. Nous allons respecter nos obligations et nos engagements, et nous serons cohérents et solidaires avec la situation exceptionnelle que traversent les Canaries. » L’archipel espagnol situé au large des côtes du Sud marocain est la principale porte d’entrée des migrants en Espagne. Or, durant le premier semestre 2024, le nombre d’arrivées de migrants par mer a presque triplé par rapport au premier semestre 2023, passant de quelque 7 000 à plus de 19 000.
    « Nous sommes incapables de préserver les droits des enfants », a déploré Fernando Clavijo Batlle, le président du gouvernement des Canaries, le 10 juillet, lors de la réunion entre le gouvernement et les régions qui a permis de sceller le système de « répartition volontaire » des mineurs isolés. Selon le gouvernement canarien, les îles accueillent actuellement 5 600 enfants et adolescents non accompagnés, alors que leur capacité d’accueil se limite à 2000 places. Il demande donc le transfert sur la péninsule de 3 000 mineurs isolés.
    Cependant, le système espagnol ne permet pas au gouvernement de contraindre les régions autonomes, responsables des politiques sociales, à les accueillir. Le gouvernement indépendantiste de Catalogne a ainsi refusé tout transfert, alléguant que son système d’accueil des Menas est lui aussi débordé, avec plus de 2 300 mineurs isolés et anciens jeunes sous tutelle de moins de 23 ans. Le PP n’a lui accepté que 350 mineurs au total pour les dix régions qu’il gouverne, accusant le gouvernement de manquer de « politique migratoire ».L’exécutif, dirigé par le socialiste Pedro Sanchez, espère néanmoins convaincre le PP de soutenir une réforme des lois d’immigration, afin que la répartition des mineurs au sein des différentes régions du royaume devienne obligatoire dès que les capacités d’accueil sur un territoire dépassent les 150 %. C’est le cas aux Canaries, mais aussi dans les villes autonomes de Ceuta et Melilla, enclavées sur la côte marocaine et confrontées elles aussi à la saturation de leurs structures d’accueil.

    #Covid-19#migration#migrant#espagne#MNA#canaries#maroc#immigration#migrationirreguliere#politiquemigratoire#sante

  • Être à l’aise avec l’élimination | Naomi Klein
    https://cabrioles.substack.com/p/etre-a-laise-avec-lelimination-naomi

    Au début de la pandémie, des appels à sacrifier les malades et les personnes âgées au nom des impératifs économiques ont fusé. Mais ils émanaient alors principalement de Républicain·es suffisant·es, cruel·les, mais fidèles à elleux-mêmes. Ce qui m’a surprise, c’est de voir des électeur·ices de longue date du Nouveau Parti Démocratique, parti qui a joué un rôle essentiel dans la mise en place du système de santé public universel au Canada, se laver les mains de la mort de masse. Je ne m’attendais pas non plus à ce qu’une personne avec qui j’aurais pu prendre un cours de Vinyasa se fasse la défenseuse de la mort des personnes physiquement faibles ("Je pense que ces gens devraient mourir"). Je ne m’attendais pas non plus à ce qu’une affiche du Parti populaire du Canada, parti d’extrême droite, soit accolée à celle proposant de la méditation profonde et des massages Deep Tissues. Ou d’entendre des écologistes de longue date dire, dans des conversations privées, que le droit de ne pas se faire vacciner était pour elleux le seul enjeu dans cette campagne, une position de principe contre ce qu’iels considèrent comme Big Pharma.

    Quelle que soit l’idée que je me faisais de la frontière entre « eux » et « nous », elle ne tenait plus. De toute évidence, un poison avait été libéré dans la culture, et il ne se répandait pas seulement parmi les partisan·nes de la droite avec l’aide de quelques personnalités médiatiques libérales passées de l’autre côté. Il s’agissait de quelque chose d’autre : un produit toxique enchevêtré dans les puissantes notions de vie naturelle, de force musculaire, de condition physique, de pureté et de divinité, ainsi que dans leurs contraires : le contre-nature, la faiblesse, la paresse, la contamination et la damnation.

    #pandémie #vaccin #nature #santé #eugénisme #assainissement_du_troupeau #ésotérisme #écofascisme

  • Qui aurait pu prédire le cauchemar des #appels_à_projet ? #Leó_Szilárd en 1961 dans son recueil de nouvelles de type #science_fiction « La voix des dauphins ». Un extrait mis en avant dans l’exposition « À la limite – Innover à la mesure du monde – 2055 » (https://www.universite-paris-saclay.fr/evenements/la-limite-innover-la-mesure-du-monde-2055) que nous avons visitée et ouverte sur le plateau de Saclay jusqu’à fin août.

    https://themeta.news/cetace-daap
    #think_tank #science #progrès_scientifique #fondation #production_scientifique #recherche #mode #subventions #absurdistan #ESR

  • #Espagne : l’embellie économique boostée par le #progrès_social

    Aux antipodes des prédictions des conservateurs, l’Espagne, gouvernée par une coalition progressiste, voit sa #croissance largement surpasser la moyenne des pays de la zone euro.

    Janvier 2020. Le socialiste #Pedro_Sánchez passe un accord de gouvernement avec #Unidas_Podemos (UP) – composé de partis situés à sa #gauche – sur la base d’un programme résolument progressiste. Un gouvernement de coalition est formé, il vise à faire de l’Espagne une « référence pour la protection des #droits_sociaux en Europe », soit résorber les mesures néolibérales et antisociales qui flagellent la population depuis plus de dix ans.

    (#paywall)

    https://www.humanite.fr/monde/coalition/espagne-lembellie-economique-boostee-par-le-progres-social

    #économie

    • Les fortes hausses du « #Smic » en Espagne et en #Allemagne ont-elles pénalisé l’emploi ?

      Les gouvernements allemands et espagnols ont fortement augmenté leurs salaires minimum respectifs ces dernières années. Mais dans ces deux pays, la différence avec le salaire médian reste bien inférieure à ce qu’on observe à l’heure actuelle en France.

      Un tassement des salaires autour du Smic, une perte de compétitivité et des destructions d’emplois ou bien encore un creusement des déficits si l’Etat aide les entreprises mises en difficulté. La hausse de 14,4% d’un coup du Smic souhaité par le NFP concentre de nombreuses critiques émanant d’économistes et d’entrepreneurs.

      Pourtant chez certains de nos voisins, le salaire minimum a fortement augmenté ces dernières années. C’est le cas en Espagne où la hausse cumulée sur six ans atteint 54% ou encore en Allemagne où le salaire minimum a progressé de 26% depuis le 1er octobre 2022. Ces mesures ont-elles été néfastes pour les économies des deux pays ?
      Un succès en Espagne

      Prenons d’abord l’Espagne. Le salaire minimum est passé de 750 euros nets par mois en 2018 à 1.200 euros en 2024. Les organisations patronales ainsi que la Banque d’Espagne craignaient une perte de compétitivité ainsi qu’une hausse du chômage dans un pays où le taux est déjà, de très loin, le plus haut en Europe. Six ans après le début de ses hausses massives, le bilan est pourtant plutôt positif.

      « Cela a été un des plus grands succès du gouvernement et aucune des prévisions alarmistes ne s’est réalisée », observe Guillem Lopez Casasnovas, professeur d’économie à l’Université Pompeu Fabra de Barcelone cité dans Ouest France.

      Si le bilan positif est peut-être à nuancer puisque le taux de chômage a tout de même bondi en un an de 0,5 point à 12,3% de la population active, il faut reconnaître que sur une période de cinq ans, la part des demandeurs d’emplois au sein de la population active a tout de même reculé (plus de 14% en 2019).

      La hausse du Smic a permis de soutenir un niveau de consommation élevé, et ce, dans un contexte propice. La période de Covid était déflationniste, donc le choc sur les prix a été limité. Et l’après-Covid s’est traduit par une importante hausse de la consommation, les Espagnols dépensant massivement ce qu’ils avaient économisé durant les confinements.

      « Le contexte a été particulièrement favorable et la mesure a permis d’amortir l’inflation, reconnaît l’économiste espagnol plutôt classé à gauche. Une mesure similaire appliquée dans une situation différente peut ne pas fonctionner ».
      Le Smic espagnol partait de très bas

      Les conséquences d’une forte hausse du Smic peuvent en effet être très différentes d’une situation à une autre. De nombreux paramètres entrent en ligne de compte comme le coût du travail global (en incluant les charges), la fiscalité sur les entreprises et surtout l’échelle des salaires et le niveau de qualification sur le marché du travail.

      En Espagne, le Smic est parti de très bas (750 euros par mois) avant de fortement augmenter. Pour autant son montant ne représente selon l’OCDE que 49,5% du salaire médian dans le pays contre 61%, aujourd’hui, en France.

      « Ce qu’il faut regarder ce n’est pas l’évolution du salaire minimum mais le prix normal du salaire des travailleurs non qualifiés, estime Jacques Delpla, économiste, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy quand ce dernier était à Bercy et président-fondateur de Klimatek. Pour cela, il faut mesurer le salaire minimum par rapport au salaire médian. L’économiste et ancienne numéro 2 du FMI Anne Krueger estimait qu’au-delà de 50% c’était mauvais pour l’emploi. En France on est déjà significativement au-dessus et avec une hausse de 14%, on passerait à plus de 68%, ce qui fait vraiment beaucoup. »
      Un coût du travail qui reste attractif

      Par ailleurs, le niveau du salaire minimum est loin d’être le seul indicateur de la compétitivité. Le coût du travail reste ainsi en Espagne un des plus bas de l’Union européenne.

      Selon Rexecode et les données d’Eurostat, le coût de l’heure travaillée dans le secteur marchand est de 24,40 euros en moyenne en Espagne contre 29,70 euros en Italie, 36,30 euros en zone euro, 43,20 en Allemagne et 43,30 euros en France. Ainsi si la France attire le plus grand nombre d’investissements étrangers en Europe, c’est en Espagne que les investisseurs créent en moyenne le plus d’emplois.
      En Allemagne, les inégalités salariales ont été réduites

      Prenons cette fois l’Allemagne. Le pays a mis en place un salaire minimum en 2015 seulement et, depuis, il a -inflation oblige- fortement augmenté. Quel bilan ? L’institut Destatis (l’Insee allemand) a constaté que les hausses récentes avaient permis de réduire les inégalités salariales.

      Ainsi en avril 2022, les 10% de salaires les plus élevés étaient 3,28 fois supérieurs aux plus bas. Ce ratio est tombé à 2,98 un an plus tard après de fortes hausses du salaire minimum. Ces hausses du salaire minimum ont ainsi fait sortir en un an 1,1 million de salariés allemand du plancher des bas salaires allemands, a calculé Destatis, qui est inférieur à 13,04 euros brut de l’heure.

      L’emploi en a-t-il pâti ? Difficile de l’affirmer mais, en tout cas, il n’en a pas tiré bénéfice. Depuis un point bas atteint début 2022, le chômage remonte en Allemagne et frôle désormais les 6% de la population active selon l’Agence fédérale pour l’emploi (contre 5% en avril 2022).
      Un écart de 53% avec le salaire médian

      Malgré tout, le taux d’emploi dans le pays reste élevé et les moins bons chiffres du chômage depuis deux ans sont surtout la conséquence du ralentissement économique consécutif à la crise énergétique.

      Mais là encore, il convient de mesurer ce que représente ce « Smic » allemand par rapport au salaire médian. Au niveau actuel de 12,41 euros brut de l’heure, ce salaire minimum représente 53% du salaire médian. Le syndicat Ver.di et le parti d’extrême gauche Die Linke réclament une hausse assez sensible afin d’atteindre les 60% d’ici 2025, ce que le gouvernement refuse de faire. Or en France pour rappel, il est déjà à 61% et passerait à plus de 68% avec une hausse du Smic à 1.600 euros.

      On pourrait alors estimer que si le Smic est si « élevé » par rapport au salaire médian en France, c’est que le niveau des salaires est globalement trop bas et qu’il faudrait un nouveau partage de la valeur en faveur des salariés. Les données comparables montrent pourtant que c’est déjà en France que le partage de la valeur se fait en Europe le plus au bénéfice des salariés.
      « Le véritable problème en France c’est qu’on a un Smic élevé »

      Selon Eurostat, la part des rémunérations totales représente en France 65% de la valeur ajoutée brute contre 63% en Allemagne, 61% en Espagne et 59% en moyenne en Europe.

      « Le véritable problème en France c’est qu’on a un Smic élevé et qu’on subventionne le travail non qualifié avec des exonérations de charges, résume Jacques Delpla. Le coût de ces exonérations sur les bas salaires, c’est 3% du PIB, soit 80 milliards d’euros. C’est plus de trois fois le budget de l’université et de la rechercher qui est à 25 milliards. Ce qui est totalement absurde puisque notre coût du travail non qualifié ne sera jamais au niveau de celui de la Bulgarie. Pour augmenter le pouvoir d’achat, il faut améliorer la productivité et investir dans les compétences et surtout pas financer des trucs qui n’ont pas d’avenir ».

      https://www.bfmtv.com/economie/international/les-fortes-hausses-du-smic-en-espagne-et-en-allemagne-ont-elles-penalise-l-em

    • #Emplois, #inégalités... L’exemple réussi d’une Espagne gouvernée à gauche

      #PIB en hausse, #chômage en baisse, #taxation des riches… La politique de gauche menée en Espagne a des résultats positifs. Un exemple pour la France, où le programme du Nouveau Front populaire est décrié par la droite.

      Une politique économique de gauche ruinera-t-elle la France ? Le cas de l’Espagne nous démontre le contraire. Le désastre économique ne s’y est jamais produit, bien qu’il soit sans cesse annoncé par la droite depuis que la gauche est au pouvoir depuis 2018. Avec l’arrivée du Premier ministre socialiste Pedro Sánchez aux affaires la même année, en coalition avec des formations situées à sa gauche, le gouvernement a mené une politique économique de gauche. Et ce, malgré la pandémie et la guerre en Ukraine.

      Résultat : les grands indicateurs mesurant la santé d’une économie indiquent que nos voisins s’en sortent plutôt bien. La droite, le patronat et certaines institutions ont pourtant systématiquement freiné des quatre fers, justifiant leur rejet par le risque de conséquences graves. Voici quelques exemples.
      +54 % du salaire minimum depuis 2018

      Le salaire minimum a augmenté de 54 % depuis 2018, passant de 736 euros par mois en 2018, à 1 134 en 2024. Il y a six ans, la mesure a déclenché un débat acharné dans le pays. Représentants patronaux, politiques et presse de droite ainsi que de nombreux économistes ou encore la Banque d’Espagne martelaient que cela entraînerait une importante destruction d’emplois, accompagnée d’une réduction du nombre d’heures pour les bas salaires et la faillite de nombreuses entreprises.

      En 2023, la plupart des économistes s’accordaient pour dire que, s’il y avait un effet négatif sur les emplois, il était marginal, alors que le pays connaît actuellement une forte progression de l’emploi. Contrairement aux autres revenus dans le pays, le salaire minimum a augmenté de 26 % entre 2019 et mai 2024, soit plus que l’inflation. Cela se traduit par une augmentation de 6,5 % du revenu moyen des personnes affectées, estime une étude de l’OCDE.
      Un marché régulé, davantage d’emplois

      Une nouvelle loi Travail adoptée en 2022 a été conçue pour réduire la précarité dans un pays qui souffrait d’un taux d’emplois temporaires deux fois plus élevé que la moyenne de l’Union européenne (UE).

      « Si on change la législation relative au travail et que ces normes compliquent les choses pour les entreprises, peut-être qu’elles n’emploieront personne », expliquait en 2020 Antonio Garamendi, président de l’organisation patronale CEOE. « Les gens savent-ils que cette réforme va détruire ou arrêter de créer près de 1 million d’emplois ? » se demandait Pablo Casado, chef de file de l’opposition de droite jusqu’en 2022.

      Deux ans plus tard, si certains angles morts demeurent, la plupart des experts reconnaissent que ses effets ont été positifs. Le taux d’emplois à temps partiel est passé de 26 % à 15,7 %. Le nombre de personnes en poste n’a jamais été aussi élevé et le chômage est au plus bas depuis 2008.
      Des riches imposés, et encore plus riches

      En 2022, en pleine inflation, le gouvernement a lancé plusieurs impôts. Tout d’abord sur les grandes banques, dont les bénéfices ont explosé avec les hausses de taux d’intérêt visant à endiguer la montée des prix. Puis sur le chiffre d’affaires des grandes entreprises de l’énergie, dont les bénéfices ont augmenté brutalement avec l’inflation des prix de l’énergie.

      Il a également décidé d’une hausse généralisée pour les contribuables les plus aisés, une baisse pour les revenus les plus bas et d’un « impôt temporaire de solidarité sur les grandes fortunes ».

      Selon la droite et les patrons des secteurs concernés, cette politique détériorerait l’économie en général, puisque les banques et les énergéticiens répercuteraient ces hausses sur les clients, renforçant l’inflation. La Banque centrale européenne (BCE), entre autres, partageait les mêmes craintes. La droite martelait aussi que les plus fortunés fuiraient le pays. Pourtant en 2023, les banques ont enregistré des bénéfices records, les sociétés énergétiques sont revenues à des bénéfices de 2021 (records en leur temps). Quant aux riches, leur nombre a augmenté, leur patrimoine aussi. Le gouvernement envisage désormais de pérenniser ces impôts.

      De nombreuses autres mesures sociales ont été adoptées, un « revenu minimum vital » (équivalent au RSA), une limitation au prix du gaz qui a amplement participé à limiter l’inflation, ou la gratuité de nombreux transports en commun. Résultat : en 2023, le PIB de nos voisins a crû de 2,5 %, quand la hausse n’a été que de 0,3 % pour l’ensemble de l’UE (1,1 % pour la France). Le taux de chômage reste haut, à 11,7 % en 2023. Mais c’est un niveau historiquement bas depuis la crise de 2008.

      Difficile d’imputer ces résultats à la seule gestion du gouvernement. Mais une chose est sûre : elle n’a absolument pas fait sombrer l’économie espagnole. Les contextes espagnol et français sont, certes, différents. Mais l’exemple mérite d’être médité.

      https://reporterre.net/Emplois-inegalites-L-exemple-reussi-d-une-Espagne-gouvernee-a-gauche

  • New UNHCR/IOM/MMC Report Highlights Extreme Horrors Faced by Migrants and Refugees on Land Routes to Africa’s Mediterranean Coast

    Refugees and migrants continue to face extreme forms of violence, human rights violations and exploitation not just at sea, but also on land routes across the African continent, towards its Mediterranean coastline. This is according to a new report released today by UNHCR, the UN Refugee Agency, the International Organization for Migration (IOM) and the Mixed Migration Centre (MMC), titled “On this journey, no-one cares if you live or die” (Volume 2).

    With more people estimated to cross the Sahara Desert than the Mediterranean Sea – and deaths of refugees and migrants in the desert presumed to be double those happening at sea – the report casts light on the much less documented and publicized perils facing refugees and migrants on these land routes.

    Spanning a 3-year data collection period, the report also warns of an increase in the number of people attempting these perilous land crossings and the protection risks they face.

    This is in part the result of deteriorating situations in countries of origin and host countries – including the eruption of new conflicts in the Sahel and Sudan, the devastating impact of climate change and disasters on new and protracted emergencies in the East and Horn of Africa, as well as the manifestation of racism and xenophobia affecting refugees and migrants.

    The report also notes that across parts of the continent, refugees and migrants are increasingly traversing areas where insurgent groups, militias and other criminal actors operate, and where human trafficking, kidnapping for ransom, forced labour and sexual exploitation are rife. Some smuggling routes are now shifting towards more remote areas to avoid active conflict zones or border controls by State and non-State actors, subjecting people on the move to even greater risks.

    Among the litany of risks and abuses reported by refugees and migrants are torture, physical violence, arbitrary detention, death, kidnapping for ransom, sexual violence and exploitation, enslavement, human trafficking, forced labour, organ removal, robbery, arbitrary detention, collective expulsions and refoulement.

    Criminal gangs and armed groups are reported as the main perpetrators of these abuses, in addition to security forces, police, military, immigration officers and border guards.

    Despite commitments undertaken by the international community to save lives and address vulnerabilities, in accordance with international law, the three organizations warn that current international action is inadequate.

    Huge gaps in protection and assistance prevail across the Central Mediterranean route, pushing refugees and migrants to move onward on dangerous journeys. Specific support as well as access to justice for survivors of various forms of abuse is rarely available anywhere on the routes. Inadequate funding and restrictions on humanitarian access (including in key locations such as informal detention centres and holding facilities) are also hampering support.

    On their part, UNHCR, IOM, partners and several governments have stepped up life-saving protection services and assistance, identification and referral mechanisms along the routes – but humanitarian action is not enough.

    The organizations are calling for concrete, routes-based protection responses to save lives and reduce suffering, as well as a push to address the root causes of displacement and drivers of irregular movements– through positive action on peacebuilding, respect for human rights, governance, inequality, climate change and social cohesion, as well as the creation of safe pathways for migrants and refugees. These should span countries of origin, asylum, transit and destination.

    The organizations hope the report’s findings will bolster action to address the current gaps in the response towards people on the move.

    https://www.iom.int/news/new-unhcr-iom-mmc-report-highlights-extreme-horrors-faced-migrants-and-refugees

    #rapport #migrations #réfugiés #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #violence #exploitation #Afrique #Méditerranée #Sahara #désert_du_Sahara #travail_forcé #milices #kidnapping #trafic_d'êtres_humains #risques #violence_physique #torture #exploitation_sexuelle #esclavage #trafic_d'organes #détention_arbitraire #refoulements #expulsions_collectives #gangs #groupes_armés #forces_de_l'ordre #protection

    • On This Journey, No One Cares if You Live or Die: Abuse, Protection and Justice along Routes between East and West Africa and Africa’s Mediterranean Coast – Volume 2

      In the complex landscape of migration, this second volume of the report, On This Journey, No One Cares if You Live or Die, emerges as a crucial body of work that sheds light on the stark realities faced by refugees and migrants traversing the perilous Central Mediterranean route all the way from East and Horn of Africa and West Africa to the North African coast of the Mediterranean and across the sea. Jointly published by IOM, MMC and UNHCR, this report delves into the protection risks faced by refugees and migrants during these journeys. It aims to inform increased and concrete routes-based protection responses to reduce the suffering associated with the desperate journeys refugees and migrants undertake, and to serve as a call to action in addressing the root causes of displacement and drivers of irregular migration through positive action on peace, climate change, governance, inequality and social cohesion, as well as the creation of safe migration pathways.

      https://publications.iom.int/books/journey-no-one-cares-if-you-live-or-die

  • L’Espagne s’apprête à régulariser un demi-million d’immigrés

    Le Parlement espagnol a accepté le 9 avril d’entamer les procédures visant à régulariser la situation légale de près d’un demi-million d’immigrés sans papiers. La Chambre a donné son feu vert à une Initiative législative populaire (ILP) promue par plusieurs centaines acteurs sociaux, comme l’association Caritas et les organisations d’immigrés, qui ont recueilli plus de 600 000 signatures. La loi requiert un demi-million de signatures pour passer. Le vote contre des 33 députés d’extrême droite Vox ne peut pas paralyser le processus judiciaire.

    Entre 390 000 et 470 000 personnes résideraient irrégulièrement en Espagne, dont un tiers seraient des mineurs. Le texte de l’ILP rappelle que le système d’accès à la résidence dans l’actuelle loi sur l’immigration est insuffisant, limité et inadapté à la réalité des migrants qui vivent et travaillent en Espagne.

    « L’irrégularité est une condamnation à l’#exploitation par le #travail, à l’#invisibilité face aux institutions, au manque de #protection_juridique ou à l’#exclusion de facto des #services_publics essentiels comme l’#éducation et la #santé », plaident les promoteurs de l’initiative présentée par l’ancien sans-papiers #Augustin_Marie_Nduor_Ndong.

    Condamnés à la clandestinité

    Les gens qui vivent pauvrement, sans papiers, travaillent sans couverture légale d’aucune sorte, dans des conditions d’exploitation effroyable, avec des salaires inférieurs aux salaires légaux.

    Payés au noir, ils ont d’énormes difficultés à accéder au logement et sont condamnés à la clandestinité. Or, une étude de l’Université Carlos III indique que la contribution nette moyenne des travailleurs régularisés au PIB pourrait dépasser les 3 250 euros par personne et par an.

    La socialiste Elisa Garrido a exprimé le soutien de son parti à l’ILP car il est nécessaire de « continuer à avancer dans les mécanismes qui garantissent des processus de migration sûrs ». De son côté, Gala Pin (Sumar, coalition de gauche qui inclut notamment Podemos) a demandé la régularisation des étrangers « pour la justice sociale ».

    Le Parti populaire ne pouvait pas dire qu’il était d’accord avec le gouvernement. Mais ne voulait pas non plus se retrouver dans le même camp que le parti d’extrême droite Vox. Aussi, Sofía Acedo a voté en faveur de l’ILP en appelant à traiter la question de « manière responsable ».

    Ces dernières années, l’Espagne a connu six vagues de régularisation, quatre menées par le Parti socialiste et deux par le Parti populaire. La dernière, la plus importante, a été menée en 2005 par le gouvernement socialiste de José Luis Rodríguez Zapatero, qui a légalisé la situation de quelque 600 000 travailleurs.

    Cela n’a eu aucun effet négatif sur l’emploi et a contribué à faire de l’économie espagnole l’une des plus dynamiques d’Europe. En 2023, le nombre de personnes employées a augmenté de 783 000 et le nombre de chômeurs a diminué de 193 400, selon l’Institut national des statistiques. Fin 2023, le chômage touchait 11,76 % de la population active, soit 1,1 point de moins que l’année précédente.
    Un phénomène qui augmente partout en Europe

    Dans l’Union européenne, entre 1996 et 2008, 43 programmes de régularisation ont été menés dans 17 Etats membres. Les initiatives les plus récentes ont été celles menées par le Portugal et l’Italie pendant la pandémie.

    Au cours de l’année 2023, 56 852 immigrants sont entrés irrégulièrement en Espagne, soit 82 % de plus que l’année précédente, selon le ministère de l’Intérieur. Il s’agit d’un changement par rapport à la tendance à la baisse des deux dernières années. La plupart de ces arrivées ont été enregistrées par voie maritime vers les îles Canaries, soit un total de 39 910 personnes.

    Ce n’est pas lié aux régularisations successives. Puisque dans l’ensemble de l’Europe, l’arrivée d’immigrants irréguliers a considérablement augmenté.

    L’année dernière, les Etats ont émis directement 430 650 ordres de quitter le pays, mais moins de 110 000 personnes ont été expulsées. L’aspect le plus dramatique de l’immigration irrégulière est le nombre impressionnant de décès et de disparitions lors des tentatives d’entrée dans l’Union européenne.

    En 2023, plus de 6 000 personnes sont mortes ou ont disparu. Entre 2014 et 2023, plus de 61 000 personnes ont perdu la vie ou ont disparu en tentant de rejoindre un pays européen, selon l’Organisation internationale pour les migrations des Nations unies.

    En Espagne, comme dans la grande majorité des pays, l’immigration est un phénomène extraordinairement positif. Elle ne représente pas seulement une question de justice et de droits de l’homme, mais aussi un enrichissement pour le pays d’accueil d’un point de vue culturel, social et économique.

    https://pour.press/lespagne-sapprete-a-regulariser-un-demi-million-dimmigres

    #régularisation #sans-papiers #Espagne #migrations

    via @karine4

  • Carnets de villes – #Paris
    https://metropolitiques.eu/Carnets-de-villes-Paris.html

    De quoi, de qui Paris est-elle encore la #capitale ? Quel regard porter sur la « ville lumière » ? À l’écart des lieux de tourisme, des scènes du pouvoir politique et de sa contestation, cet épisode parcourt la ville habitée, à l’échelle de la vie quotidienne. L’écrivaine Luba Jurgenson décrit des parcours sensibles et des atmosphères contrastées qui singularisent l’expérience de Paris. Émission : Carnets de villes « Est-ce la plus belle ville du monde ? » C’est par ces mots que s’ouvrait le film Le Joli Mai #Podcasts

    / #URSS, #Moscou, #littérature, Paris, #espace_public, capitale, #Jeux_olympiques

  • Expériences #trans à #Paris, #Rennes et #Londres : regards sur les espaces publics
    https://metropolitiques.eu/Experiences-trans-a-Paris-Rennes-et-Londres-regards-sur-les-espaces-

    En ville, les espaces publics enferment-ils ? Dans le cadre du partenariat entre Métropolitiques et le Prix de thèse sur la ville, Sylvanie Godillon et Michel Joubert présentent le travail de Milan Bonté, Prix Spécial 2023, qui analyse la façon dont les espaces publics alimentent la marginalisation des personnes trans en multipliant les accès et usages différenciés en fonction du genre. Dans l’espace public, les personnes ayant vécu ou vivant une transition de genre sont assignées à se comporter « #Commentaires

    / #espace_public, trans, Rennes, Paris, Londres, #géographie

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_joubert-godillon.pdf

  • Sénégal : le Premier ministre appelle les jeunes à rester en Afrique après le naufrage d’un bateau de migrants
    https://www.dakaractu.com/Senegal-le-Premier-ministre-appelle-les-jeunes-a-rester-en-Afrique-apres-

    Sénégal : le Premier ministre appelle les jeunes à rester en Afrique après le naufrage d’un bateau de migrants
    Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a appelé samedi les jeunes à ne pas emprunter la périlleuse route de l’Atlantique vers l’Europe, quelques jours après le naufrage meurtrier d’un bateau de migrants au large de la Mauritanie.Près de 90 migrants partis pour l’Europe ont péri lorsque leur navire a chaviré cette semaine et des dizaines de personnes sont portées disparues dans ce drame, le plus récent d’une longue série sur la dangereuse traversée au large des côtes de l’Afrique de l’Ouest."Un énième naufrage s’est passé au large de nos côtes et qui aurait coûté, en attendant d’avoir les chiffres exacts, la vie à beaucoup de jeunes", a déclaré M. Sonko lors d’un discours à l’université Gaston Berger de Saint Louis (nord) diffusé sur sa page Facebook.
    « C’est dommage, c’est déplorable. Je lance encore un appel à la jeunesse : votre solution ne se trouve pas dans les pirogues », a-t-il ajouté, s’exprimant devant des centaines de jeunes.
    Jeudi, l’agence de presse officielle mauritanienne avait indiqué que les garde-côtes avaient récupéré les corps de 89 personnes dans un gros bateau de pêche traditionnel qui avait chaviré au large de la côte sud-ouest du pays lundi.L’agence a cité des survivants selon lesquels que le bateau était parti de la frontière entre la Gambie et le Sénégal avec 170 passagers à bord, ce qui porte le nombre de personnes manquantes à 72. Un haut fonctionnaire local a donné des chiffres similaires à l’AFP, sous couvert d’anonymat.
    La route de l’Atlantique est particulièrement dangereuse à cause de ses forts courants et parce que les migrants y voyagent sur des bateaux surchargés, parfois pas en état de naviguer, manquant généralement d’eau potable.
    Mais elle est de plus en plus empruntée à cause du renforcement de la surveillance en Méditerranée par de jeunes gens en quête d’un meilleur avenir en Europe."Les pays que certains jeunes veulent aller rejoindre, je peux vous assurer qu’ils sont eux-mêmes en crise ou en début de crise", a assuré samedi M. Sonko."L’avenir du monde est en Afrique, et vous devez en être conscients, vous les jeunes. Le seul continent qui a encore une marge de progression et de croissance importante, c’est l’Afrique", a-t-il estimé.Plus de 5.000 personnes sont mortes en essayant de rejoindre l’Espagne par la mer sur les cinq premiers mois de l’année, soit 33 morts par jour, selon Caminando Fronteras, une ONG espagnole.
    Il s’agit du nombre de décès quotidiens le plus élevé depuis que l’ONG a commencé à collecter des données en 2007.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#atlantique#routemigratoire#mortalite#jeunesse#migrationirreguliere#sante#espagne

  • Manifestations aux îles Canaries contre l’immigration clandestine
    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/07/06/manifestations-aux-iles-canaries-contre-l-immigration-clandestine_6247401_32

    Manifestations aux îles Canaries contre l’immigration clandestine
    Le Monde avec AFP
    Des manifestations ont eu lieu, samedi 6 juin, dans les îles espagnoles des Canaries pour protester contre l’immigration clandestine dans cet archipel qui a accueilli plus de 19 000 migrants sur ses côtes depuis le début de l’année. Avec des pancartes « Défendons nos quartiers » ou « Stop à l’immigration illégale », les manifestations ont eu lieu dans des villes comme Las Palmas et Santa Cruz de Tenerife, et ont rassemblé plusieurs centaines de personnes dans cet archipel de l’océan Atlantique, au large des côtes de l’Afrique du Nord-Ouest, selon la presse locale.
    « Cette situation aux Canaries est insoutenable », a déclaré à l’Agence France-Presse Juan Manuel Garcia, un manifestant de 70 ans qui a participé à la manifestation de Tenerife. « Les Canaries n’ont pas les moyens d’entretenir ceux qui arrivent », a-t-il ajouté. « C’est devenu un trafic de vies humaines et la mafia profite de tous les morts en mer », a déclaré Rudy Ruyman, l’un des organisateurs de la manifestation. Plusieurs avocats avaient demandé au ministère public d’interdire ces rassemblements au motif qu’elles pourraient constituer un crime de haine, mais cette demande n’a pas été suivie d’effet, selon les médias locaux.
    L’Espagne est l’une des trois principales portes d’entrée de l’immigration en Europe, avec l’Italie et la Grèce. Jusqu’au 30 juin, 19 257 migrants sont arrivés par mer aux îles Canaries à bord de 297 embarcations, contre 7 213 à bord de 150 embarcations au cours de la même période l’année dernière, selon les chiffres du ministère de l’intérieur. En 2023, près de 40 000 migrants ont débarqué dans l’archipel, contre 15 600 en 2022, dépassant ainsi le record établi en 2006.La route migratoire de l’Atlantique est particulièrement dangereuse, ce qui ne l’empêche pas de gagner en popularité, étant moins surveillée que la Méditerranée. Samedi, une nouvelle embarcation précaire est arrivée sur la petite île d’El Hierro, dans le sud-ouest des Canaries, avec 56 personnes à bord, dont un mort, ont rapporté les services d’urgence. Plus de 5 000 migrants sont morts en tentant de rejoindre l’Espagne par la mer au cours des cinq premiers mois de l’année – la grande majorité d’entre eux sur la route des Canaries – ce qui équivaut à 33 décès par jour, a rapporté en juin l’ONG espagnole Caminando Fronteras.

    #Covid-19#migrant#migration#UE#espagne#canaries#atlantique#routemigratoire#migrationirreguliere#sante

  • L’#Espagne se joint à l’Afrique du Sud dans la plainte pour #génocide contre Israël - Jeune Afrique
    https://www.jeuneafrique.com/1575105/politique/lespagne-se-joint-a-lafrique-du-sud-dans-la-plainte-pour-genocide-cont

    Moins de deux semaines après avoir officiellement reconnu l’État palestinien, Madrid fait un pas de plus en s’associant à la plainte déposée devant la Cour internationale de justice. L’Irlande a annoncé qu’elle allait sans doute faire de même.

    #Gaza

  • Deserteur der US-Armee in der DDR : Was steckte dahinter ?
    https://www.berliner-zeitung.de/open-source/deserteur-der-us-armee-in-der-ddr-li.2224728

    Entre 1949 et 1961 au moins 200 soldats états-uniens ont demandé l’asyle politique en RDA/DDR. Parmi eux il y avait des agents doubles. La première phase de la guerre froide a été une sombre époque.

    29.6.2024 von Peter Köpf - Ein Soldat desertiert 1954 aus der U.S. Army und flüchtet in die DDR. Was suchte er bei den Kommunisten? Und weshalb verliert sich seine Spur neun Jahre später?

    Dass Soldaten aus kommunistischen Staaten in den Westen überliefen, weiß jeder Mensch. Dass Soldaten aus westlichen Armeen in die DDR türmten, war lange weitgehend unbekannt. Einige von ihnen hatten gute Gründe: Die einen hatten die Armee bestohlen oder waren zu spät in die Kaserne zurückgekehrt, andere wollten nicht auf den asiatischen Schlachtfeldern sterben oder – wie einige Afroamerikaner – unbehelligt von ihren Kameraden ihre Liebe zu deutschen Frauen leben.

    Ich habe zwei Jahre lang in den Archiven des DDR-Innenministeriums und der Staatssicherheit gesucht und die Akten von etwa 200 Überläufern gefunden, die allein bis zum Mauerbau in der DDR um Asyl baten. Einer von ihnen war William D. Adkins, Erkennungsnummer 01882212.

    Am 12. Januar 1954, sieben Tage vor seinem 23. Geburtstag und 17 Tage vor seiner Entlassung aus der U.S. Army, marschierte der Lieutenant zur sowjetischen Garnison in Amstetten, Österreich, und bat um politisches Asyl.

    Adkins begründete diesen Schritt damit, dass er „nicht einverstanden sei mit der aggressiven Außenpolitik der USA, mit den Handlungen des Senators McCarthy in der amerikanischen Armee und mit der Rassendiskriminierung in den USA“. Er werde so lange kämpfen, „bis die USA befreit von den heutigen Regenten und ein wirklich demokratischer Staat geworden sind“.

    Das Verrückteste daran war, dass Adkins sein Lager in Moskau aufschlagen wollte; denn da wollte er hin, in die Sowjetunion, um dort zu lernen und zu arbeiten. „Ich spüre, dass das kapitalistische System, bei dem ein paar mächtige Millionäre die Regierung völlig kontrollieren, falsch ist“, schrieb er in jenen Winterwochen in seinen Asylantrag. Sollte er die Erlaubnis erhalten, die Doktrinen der Kommunistischen Partei und der Sowjetunion zu studieren, so wäre er zu weitreichenden Gegenleistungen bereit: „Ich biete Ihnen meine Dienste im sowjetischen Militärgeheimdienst an. Dort könnte ich am nützlichsten sein.“

    Das klingt alles ein bisschen dick aufgetragen, und vollends pathetisch geriet ihm ein Abschiedsbrief, den er in sowjetischem Gewahrsam schrieb. Er war adressiert an „Mom“, die Mutter der Frau, die er gern geheiratet hätte, Patricia. „Wären Pat und ich ein Paar gewesen, keine Macht der Welt und kein Glauben hätte es vermocht, mich von ihr zu trennen“, schrieb er. „Aber es ist anders gekommen, und nun bin ich hier.“

    Adkins schien auf ein Leben an der Seite von Pat gehofft zu haben. Aber nun war sie schwanger von einem anderen Mann. Diese Nachricht erschütterte Adkins anscheinend so sehr, dass er nicht mehr heimkehren wollte. Liebe verleitet Menschen zu den verrücktesten Taten. Verschmähte Liebe auch.

    „Mom, ich habe Pat immer geliebt und ich glaube, ich werde sie immer lieben“, schrieb er. Aber nach deren Brief sei ihm klar geworden, „dass all meine Bande mit der westlichen Welt getrennt waren. Ich konnte sie nicht haben, also konnte ich mit meinem Leben nur noch eines anfangen: Ich konnte mein Leben nur noch einer Sache widmen, an die ich glaube. Ich weiß, es klingt für dich unvernünftig, aber hier habe ich eine Gruppe von Menschen gefunden, die meine Überzeugungen teilen. Hier in meiner neuen Heimat habe ich ein Volk gefunden, das Frieden wirklich herbeisehnt.“


    Armeepass von William Adkins bei der U.S. Army Privat

    „Ich werde dann ein Offizier der Armee sein, welche die USA befreit“

    Adkins wusste, dass die Armee und alle Menschen, die er kannte, seine Tat verurteilten. Ihm war völlig klar, dass junge Männer, mit denen er befreundet oder gar verwandt war, in Korea genau das bekämpften, woran er jetzt glaubte. „Ich glaube daran, dass die Vereinigten Staaten von Amerika ein großes Land sind“, schrieb er, „aber ich denke, sie haben zurzeit die falschen Führer.“ Und er, so muss sein Brief gelesen werden, wähnte sich als ein Mann, der dazu beitragen wollte, das zu ändern: „Möge es mir eines Tages erlaubt sein, in die sowjetrussische Armee einzutreten, dann werde ich sie wiedersehen. Ich werde dann ein Offizier der Armee sein, welche die USA befreit.“

    Einige Wochen später fand er sich in einer mehrstöckigen, braungrau verputzten Villa an einem See wieder. Es war zwar kein Gefängnis, aber die unteren Fenster waren durch Eisengitter gesichert, das Grundstück von einer hohen Mauer umgeben. Nach einer Weile kam ein kleiner Mann mit Brille herein und stellte sich in passablem Englisch mit deutlichem Akzent als „Dr. Huber“ vor. Da wusste Adkins, dass die Russen ihn den Deutschen übergeben hatten.

    Adkins wütete und zürnte Russen und Deutschen gleichermaßen wegen dieser eklatanten Missachtung seines Willens. Mit allen osteuropäischen Staaten wäre er einverstanden gewesen, nur damit nicht. Er habe „Hochverrat begangen“, erklärte er, indem er Militärgeheimnisse verraten habe; das könne in den USA die Todesstrafe bedeuten. Er müsse weg, weiter nach Osten, verlangte er. „In (Ost‑)Deutschland wäre ich Agenten der USA ausgesetzt, die in dieses Land eindringen. Ich lebte hier in ständiger Gefahr, entführt zu werden. Und später, wenn Deutschland wieder vereinigt ist, wäre ich wieder der Kontrolle der USA ausgesetzt.“

    Nachdem Adkins, sehr widerborstig, in dem Haus am See zwei Monate seines Lebens – wie er damals fand – verschwendet hatte, bot „Dr. Huber“ ihm eine attraktive Alternative zur Sowjetunion an, und der Amerikaner nahm das Angebot an, obwohl es seinen Plänen nicht entsprach.

    Am 14. Mai 1954 um 8 Uhr stieg er in einen Wagen und fuhr mit „Dr. Huber“ nach Dresden. Er hieß nun nicht mehr William D. Adkins, geboren am 19. Januar 1931 in Indianapolis, sondern „Jack Forster“, geboren am 1. Januar 1930 in New York City. Erich Mielke, Stellvertreter von Staatssicherheitschef Ernst Wollweber, gewährte ihm monatlich 500 D-Mark, mehr als ein Durchschnittsgehalt, mehr, als jeder andere berufstätige Deserteur erhielt. Dafür schrieb er in einem Hotel in Karl-Marx-Stadt Seite auf Seite über das Leben in den USA und über Aufbau und Struktur der United States Armed Forces, Berichte von „hohem operativem Wert“, wie „Dr. Huber“ urteilte.

    „Jack Forsters“ erster Einsatz

    Und dann hatte „Jack Forster“ seinen ersten Einsatz. In einem konspirativen Haus der Stasi in Dresden traf er einen Amerikaner, der im Mai 1954 betrunken über die Demarkationslinie getaumelt und sofort von drei Grenzsoldaten aufgegriffen worden war. Sein Pech war, dass die Stasi ihn verdächtigte, als Mitglied des amerikanischen Militärgeheimdienstes CIC in die DDR geschickt worden zu sein.

    Nach drei Wochen Vernehmung brachte „Dr. Huber“ den Amerikaner nach Bautzen. Hier, in einer alten Gründerzeitvilla, nicht weit vom Zentrum, aber weit von der Grenze zum Westen, sollte er bald zur Schule gehen, um die Sprache und die Grundzüge des Marxismus-Leninismus zu lernen. Schon am ersten Abend entschloss sich der Amerikaner, mit den 30 Mark, die „Dr. Huber“ ihm überlassen hatte, die Stadt auszukundschaften. Zu seiner Überraschung traf er dort eine ganze Kompanie weiterer Deserteure. Viele der Männer waren unzufrieden.

    Schnell erfuhr er, dass weder das Stipendium noch der Lohn für Arbeit ihm ein Leben nach seinen Vorstellungen ermöglichen würde, dass er den Landkreis nicht verlassen durfte, dass die meisten Männer tranken und einige hurten, er verachtete die einheimischen Frauen, die es sogar mit den „Negern“ trieben, und er beschloss, nicht lange hier zu bleiben. Das behielt er nicht für sich, sondern sagte es jedem, der es hören wollte.

    Nach nur zwei Wochen saß der Amerikaner wegen einer Kneipenschlägerei im Gefängnis, bald in einem Dresdner Filtrationspunkt der Stasi, wo „Dr. Huber“ hoffte, ihn mithilfe eines Zelleninformators enttarnen und seine Kommunikationskanäle auskundschaften zu können. Dazu schickte er „Jack Forster“ in die Nebenzelle. Der Amerikaner fasste schnell Vertrauen. Er beichtete seinem neuen Kumpel eine Reihe von Kriegsverbrechen, an denen er als Soldat der U.S. Army in Asien beteiligt gewesen war. „Forster“ gab dieses Wissen auftragsgemäß weiter. Außerdem informierte er die Stasi über den Plan, gemeinsam zu flüchten.

    Es war Sonntag, der 31. Oktober 1954, 20 Uhr, als der Amerikaner versuchte, in seinem Zimmer eine der Hauswachen zu überwältigen und zu entwaffnen. Doch ein zweiter Stasi-Bediensteter, der draußen gewartet hatte, eilte herbei. Die Flucht war schnell unterbunden. Die Dresdner Genossen konnten Vollzug melden: „Die Aktion am gestrigen Abend wurde genau nach Plan durchgeführt.“

    „Jack Forster“ erhielt eine Prämie von 1000 Mark, „für meine Zusammenarbeit mit dem Staatssicherheit-Department der Deutschen Demokratischen Republik“, wie er quittierte. „Durch meine Hilfe war es möglich, einen Feind der DDR unter Arrest zu nehmen. In Zukunft werde ich mit dem Staatssekretariat für Staatssicherheit kooperieren, wann immer Hilfe nötig ist. William D. Adkins ‚Jack Forster‘.“
    „Ich werde helfen, die DDR gegen diese Volksfeinde zu schützen.“

    Der Amerikaner dagegen saß bis Februar 1957 im Gefängnis in Waldheim in Sachsen. In den Stasi-Akten finden sich Briefe seiner Ehefrau. „How are you, baby?“, erkundigte sie sich Anfang Januar 1955 nach seinem Befinden. „Fine I hope. Ich war so besorgt um dich. Uns allen geht es gut. Jackie ist schon so groß und er gleicht dir sehr. Donna ist auch in Ordnung, und der kleine William jr. versucht zu gehen und ruft nach ‚Daddy‘. Bill, ich vermisse dich so. … Kann ich dir irgendetwas schicken, was du brauchst? Dann lass es mich wissen. Ich liebe dich. Deine Frau und drei Babys, Peggy, Jackie, Donna und William – ganz allein …“


    Aufenthaltserlaubnis von „Jack Forster“ in der DDR imago

    Am 18. Januar 1955 schrieb sie erneut, am 3. Februar setzte sie einen Lippenstiftkuss aufs Papier. Alles vergebens. Er bekam die Briefe nicht zu Gesicht, und sie sollte lange Zeit nichts von ihrem Ehemann hören. „Jack Forster“ raubte drei Kindern den Vater und einer Frau den Ehemann.

    Offenbar zufrieden mit seinem neuen Leben, bat Adkins die Regierung der UdSSR, ihm zu erlauben, für immer in der DDR zu bleiben. Er wolle endlich ein normales Leben beginnen und arbeiten. Und er war bereit, weiter für die Stasi zu arbeiten: „Ich weiß, dass die Agenten der feindlichen Geheimdienste liquidiert werden müssen, weil sie Kriminelle sind, eingesetzt von den Feinden der Völker mit dem Ziel, einen neuen Weltkrieg vorzubereiten. Ich werde helfen, die DDR, die mir eine neue Heimat gegeben hat, gegen diese Volksfeinde zu schützen.“ Am 22. Dezember 1954 ließ er sich auch formal verpflichten und wählte den Decknamen „James Duke“.

    In den ersten Monaten 1955 vervollständigte „James Duke“ umfangreiche Handakten über das Leben in den USA und über die U.S. Army, nahm – von der Stasi bezahlt – privaten Sprachunterricht und horchte mindestens zwei weitere Männer aus, die wie er aus dem Westen gekommen waren.

    Im September schrieb er sich an der Universität in Leipzig als „John Reed“, geboren am 11. Juni 1930 in Rock City, Georgia, für das Fach Journalistik ein – er wählte also den Namen jenes amerikanischen Journalisten, der 1919 die Kommunistische Partei der USA gegründet hatte. Später arbeitete er als Funkreporter beim Deutschen Demokratischen Rundfunk in Berlin-Oberschöneweide, wo er Programme für Angehörige der U.S. Army gestaltete und als „fähiger Redakteur und Sprecher“ galt. Sogar eine Nebenrolle in einem DEFA-Film bekam er: in „For Eyes Only“, in dem die USA einen Krieg gegen die DDR planen.

    Plötzlich verschwindet Adkins in den Westen

    Doch 1963 tauchte Adkins zeitweise ab. Im März meldete seine letzte Lebensgefährtin, hochschwanger, bei der Polizei „John Reeds“ Verschwinden, drei Wochen später auch beim MfS. In einer Akte ist lakonisch vermerkt: „Nach ihrer Meinung zeigte man aber auch dort nicht viel Interesse.“ Auch seine Ex-Frau gab Ende April eine Vermisstenanzeige auf, ohne dass etwas geschah.

    Im Mai 1963 schließlich war „John Reed“ tatsächlich fort. Er war wieder „nach drüben“ gegangen. Wie er das anstellte, darüber kann Jörg Brandi Auskunft geben, damals Student an der Wirtschafts- und Sozialwissenschaftlichen Fakultät der FU Berlin – und Fluchthelfer.

    Am 4. Mai stand er mit „John Reed“ und „Kitty“, dessen neuester Freundin, an einer Litfaßsäule am S‑Bahnhof Friedrichstraße. Nach einer Weile sprach Brandi einen Westdeutschen an, fragte, ob er in der DDR mal etwas Besonderes erleben wolle. Der 31-Jährige ließ sich darauf ein. Im Lokal Quelle am Tor in der Oranienburger Straße stießen „Reed“ und „Kitty“ dazu, gemeinsam feierten sie bei reichlich Alkohol eine kleine Wirtshausparty. Schließlich luden die drei den Mann aus Bremerhaven ein, das Fest in privatem Rahmen fortzusetzen. Sie gingen zu Fuß nach Prenzlauer Berg und betraten eine Wohnung, die angeblich einem abwesenden Bekannten von „Kitty“ gehörte. Dort mischte sie in der Küche zwei Tabletten Kalypnon in eine Tasse Kaffee.

    Auf Leben und Tod: Mit dem DDR-Fluchthelfer in den Westen

    Als der Westdeutsche schlief, nahm „John Reed“ dessen Reisepass, den Tagespassierschein, 15 Mark und einige Kleidungsstücke an sich und begab sich zur Grenzkontrollstelle Friedrichstraße. Keiner der Grenzposten im sogenannten Tränenpalast schöpfte Verdacht. Um 19.39 Uhr drückte einer von ihnen einen Stempel auf die Papiere des vermeintlichen westdeutschen Mehrfacheinreisenden, dann summte der Türöffner, und der Mann, der neun Jahre zuvor als William Adkins angeblich seine große Liebe verloren und dann beschlossen hatte, sein Leben der letzten Sache zu widmen, an die er noch glaubte, dem Sozialismus, ging zu den Gleisen der Nord-Süd-Bahn, stieg ein und fuhr in Richtung Kreuzberg. William Adkins alias „Karl Forster“ alias „John Reed“ gehörte wieder zum Lager des „freien Westens“.

    Am folgenden Tag traf Brandi ihn im Leierkasten an der Zossener Straße im Westbezirk Kreuzberg. Nach diesem Kneipentreffen verliert sich „John Reeds“ Spur. Weder seine Ex-Frau, die Unterhalt für die kleine Tochter beanspruchte, noch 20 Jahre später die inzwischen erwachsene Tochter konnten ihn finden. Der Mann, dessen ursprüngliches Ziel Russland und alternativ die vietnamesische Volksbefreiungsarmee gewesen war, blieb verschollen.

    Seine Militärakte endet mit dem Tag, an dem sein Status lautet: „Dropped from the Rolls of the United States Army“ (Aus dem Bestand der U.S. Army gelöscht). Laut dem National Personnel Records Center dauerte Adkins’ Militärdienst fünf Jahre. Die vierte und letzte Station im Hauptquartier der U.S. Forces Austria in Wels, wo er als Supply Officer eingetragen war, dauerte vom 26. Juni 1952 bis 29. Januar 1954. Allerdings endet der Dienst laut Chronological Record of Military Service am 11. Januar, dem Tag vor seiner Desertion in Amstetten, Österreich. Die letzte Zeile beginnt mit dem Datum 12. Januar, dahinter fehlt jeglicher Eintrag. Von einem Militärgerichtsverfahren ist nichts bekannt, weder zum Namen Adkins noch Reed, auch eine Fotografie fehlt in der Akte.

    War Adkins in Wirklichkeit ein Agent der USA?

    Nur wenige Menschen könnten verlässlich sagen, was William D. Adkins wirklich dazu bewogen hat, sein Leben gen Osten zu werfen: er selbst und eventuell diejenigen, die ihn dazu veranlasst haben. In den Stasi-Akten ist vermerkt, dass „John Reed“ zuvor Kontakt zur amerikanischen Botschaft in Ost-Berlin aufgenommen hatte. Und so könnte die Aussage seiner ehemaligen Ehefrau aus dem Jahr 1982 eine Erklärung für sein Verschwinden liefern, nämlich „dass ihr geschiedener Mann als Agent für den CIC gearbeitet hat“.

    Was, wenn Patricia und Mom, die Adressatin seines rührenden Briefs, gar nicht existierten? Dann wäre William Adkins’ pathetisches Schreiben für jene bestimmt gewesen, in deren Akten es tatsächlich hängen blieb: die östlichen Dienste. Und Adkins hätte erreicht, was es bezweckte: Glaubwürdigkeit für einen Agenten.

    Was aber, wenn Mom und Patricia doch keine Hirngespinste waren, nicht Teil einer Legende? Haben sie ihn vermisst? Oder hat William Adkins – versorgt mit einer neuen, seiner vierten Identität nach Adkins, Forster, Reed – sich nach dem 4. Mai 1963 bei Pat gemeldet? Diese Fragen könnten nur die Beteiligten beantworten, sofern sie noch leben. Die Archive geben darüber keine Auskunft.

    Peter Köpf, 63, hat zahlreiche Biografien („Stoiber“, „Die Burdas“) und Sachbücher veröffentlicht, zuletzt zusammen mit Zana Ramadani „Woke. Wie eine moralisierende Minderheit unsere Demokratie bedroht“ und im April 2024 zusammen mit Elmar Brok „Verspielt Europa nicht!“. Die Geschichte von William Adkins und zahlreicher weiterer Überläufer hat er in seinem Buch festgehalten: „Wo ist Lieutenant Adkins? Das Schicksal desertierter Nato-Soldaten in der DDR“, erschienen 2013 bei Ch. Links.

    Das ist ein Beitrag, der im Rahmen unserer Open-Source-Initiative eingereicht wurde. Mit Open Source gibt der Berliner Verlag allen Interessierten die Möglichkeit, Texte mit inhaltlicher Relevanz und professionellen Qualitätsstandards anzubieten. Ausgewählte Beiträge werden veröffentlicht und honoriert.

    #histoire #USA #DDR #Autriche #guerre_froide #espionnage

  • Dans nos lieux de vie et de travail, dans les urnes : faire reculer les politiques de haine et le RN [6]

    Face à la menace de l’extrême droite, plus d’une centaine d’organisations de la société civile constituent une coalition autour de 16 mesures prioritaires pour améliorer concrètement la vie des français.e.s.
    Appel des professions et usagers de la santé à faire barrage contre l’extrême droite
    Front National ou front populaire, la presse libre a fait son choix
    Soulef Bergounioux : Non l’extrême droite n’est pas républicaine, anti-raciste, universaliste et laïque !
    Le RN, une menace existentielle pour la santé des minorités, des personnes vulnérables et vivant avec le VIH
    Jeudi 27 juin, grand meeting contre l’extrême droite
    Syndicat de la magistrature : Communiqué de presse à la suite des élections européennes du 9 juin 2024
    Dimanche prochain, pour le Nouveau Front populaire - Le SauteRhin
    L’université pour le front populaire contre les idées de l’extrême droite
    Avec le Nouveau Front Populaire, combattons l’antisémitisme et toutes les formes de racisme !
    « Barrer la route à un régime qui serait la mort de l’école progressiste »
    Maxime Combes : Lettre réponse à E. Macron : faire barrage au RN en 2024 c’est voter Front Populaire
    La revitalisation des services publics, un antidote face au Rassemblement national
    Sciences Citoyennes rejoint le front contre l’extrême-droite
    « Le RN, ennemi des pays dits d’outre-mer »
    Mouvement du Nid : L’extrême droite : un danger pour les droits humains, un danger pour nos missions
    Edwy Plenel : Pour l’extrême droite, les mots sont des armes
    Liens vers d’autres textes

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/06/25/dans-nos-lieux-de-vie-et-de-travail-dans-les-u

    #politique #estremedroite

  • « Les enfants ne comprennent pas pourquoi ils ne sont pas avec leur papa » : Amy, séparée de son mari aux Canaries - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/57852/les-enfants-ne-comprennent-pas-pourquoi-ils-ne-sont-pas-avec-leur-papa

    « Les enfants ne comprennent pas pourquoi ils ne sont pas avec leur papa » : Amy, séparée de son mari aux Canaries
    Par Marlène Panara
    Après une périlleuse traversée de l’océan Atlantique, Amy et sa famille ont atteint l’archipel des Canaries. Mais peu après leur arrivée, la famille originaire du Sénégal est séparée, le temps d’effectuer des tests de paternité. Une séparation très difficile pour les trois enfants du couple. Témoignage.
    Amy* a pris la mer en Mauritanie pour les Canaries en mars, il y a trois mois. Après une périlleuse et difficile traversée, qu’elle ne souhaite pas évoquer, la jeune Sénégalaise débarque à El Hierro, à l’ouest des Canaries, avec sa petite sœur, son mari et leurs trois enfants de 9, 5 et 1 an et demi. Elle attend, depuis, d’être transférée avec sa famille sur le continent européen.
    "Après un mois à El Hierro, on a tous été emmenés à Las Palmas [sur l’île de Grande Canarie, ndlr]. C’est là que mon mari et moi avons été séparés. Avec les enfants et ma sœur, on vit dans le centre géré par Cruz Blanca. Mon mari, lui, est dans celui de la Croix-Rouge. Les deux structures sont séparées par un grillage.La journée, on peut sortir, alors on se voit dans un petit parc dehors. C’est la seule façon d’être ensemble, car quand on se parle à travers le grillage, les gens du centre nous disent d’arrêter, que c’est interdit.
    C’est très difficile de ne pas être ensemble dans le centre. Les enfants ne comprennent pas pourquoi ils ne sont pas avec leur papa le soir, ou quand ils vont se coucher. Ils n’ont pas l’habitude.
    Une fois aux Canaries, les familles sont soumises à des tests ADN pour vérifier leur lien de parenté, d’après la Croix-Rouge espagnole. Le but : vérifier que les mineurs voyagent bien avec des membres de leur famille. Si un enfant voyage avec une autre personne que ses parents, des exceptions peuvent être faites, avec l’aide d’un assistant social. Ces procédures peuvent prendre plusieurs semaines.
    J’ai fait une demande de regroupement familial. J’ai tout raconté à l’assistante sociale, on a fait un dossier, et des tests ADN. Mais depuis, je n’ai aucune réponse. On me demande aussi de prouver que ma sœur est bien ma sœur. En plus des tests ADN, j’ai donné des photos de ses fêtes d’anniversaire. J’espère qu’on va nous croire. On ne s’attendait pas à ça, car on est arrivé ensemble. Avant de venir ici, on vivait tous dans la même maison en Mauritanie. J’ai quitté le Sénégal avec mon mari en 2018, pour fuir mon père violent. J’ai pris ma petite sœur avec moi, pour nous sauver.
    InfoMigrants recueille régulièrement des témoignages de femmes migrantes ayant quitté leur pays pour fuir un entourage familial violent. Marie, une Ivoirienne de 22 ans, a fui la Côte d’Ivoire et sa famille musulmane, qui voulait la contraindre à un mariage forcé et à une mutilation génitale. « J’ai même eu peur qu’ils me tuent si je persistais dans ma relation avec un non musulman », avait-elle raconté.
    En Mauritanie, la vie n’était pas trop difficile, mais je voulais une autre éducation pour mes enfants. Je veux qu’ils fassent des études en français, c’est mieux pour leur avenir. Moi je ne voulais pas prendre la mer, mais on n’avait pas d’autres solutions pour aller en Europe. Et rentrer au Sénégal, c’était hors de question. C’est trop dangereux pour moi et ma famille.
    Le temps est si long ici. Je m’inquiète, j’ai peur qu’on soit séparés encore longtemps. Quand je demande des nouvelles de mon dossier, on me dit à chaque fois : ‘Il faut attendre’, ‘on vous tiendra au courant’. Je suis fatiguée.Et pendant ce temps, mes enfants ne vont pas à l’école. Ils jouent parfois avec les autres dans le centre, mais ils s’ennuient quand même un peu, on fait toujours la même chose. Parfois, je me mets dans un coin et je pleure. Je regrette, je me dis que je n’aurais jamais dû venir ici. Et puis je sèche mes larmes, et je me dis que ça va aller."

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#canaries#mauritanie#senegal#regourpementfamilial#testADN#politiquemigratoire#routemigratoire#famille#mineur#sante

  • Cinq migrants retrouvés morts dans une embarcation au large des Canaries - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/57905/cinq-migrants-retrouves-morts-dans-une-embarcation-au-large-des-canari

    Cinq migrants retrouvés morts dans une embarcation au large des Canaries
    Par La rédaction Publié le : 20/06/2024
    Les sauveteurs espagnols ont retrouvé mercredi soir cinq corps dans un canot de migrants au large de l’île canarienne de Tenerife. Trois cadavres ont été récupérés par les forces espagnoles mais deux autres ont été laissés dans l’embarcation à la dérive, les mauvaises conditions météorologiques rendant les opérations difficiles. Par ailleurs, 68 exilés du même bateau ont pu être secourus.
    La route migratoire reliant l’ouest de l’Afrique à l’archipel espagnol des Canaries continue de faire des victimes. Mercredi 19 juin dans la soirée, cinq corps de migrants ont été retrouvés par les autorités espagnoles dans une embarcation à la dérive à environ 800 km au sud de l’île de Tenerife, ont indiqué les sauveteurs sur X (ex-Twitter).
    La pirogue, partie de Gambie, a été repérée dans l’après-midi par un bateau commercial en route vers le Brésil. L’équipage a prévenu les Espagnols, qui ont rejoint le canot en détresse. Soixante-huit personnes ont été prises en charge par les sauveteurs puis ramenés aux Canaries, et trois corps récupérés. Mais les deux autres ont dû être laissés à bord de l’embarcation de fortune, qui continuait à dériver, en raison des mauvaises conditions météorologiques dans la zone, précisent les sauveteurs espagnols.
    Ce nouveau drame illustre l’augmentation des arrivées de migrants aux Canaries enregistrée ces dernières semaines. Et le mois de juin est particulièrement dense. Du 1er au 15 juin, 1 860 personnes ont débarqué dans l’archipel, contre 1 135 pour l’ensemble du mois de mai, selon les chiffres du ministère espagnol de l’Intérieur publiés lundi 17 juin.
    Depuis le début de l’année 2024, le nombre de débarquements aux Canaries connait un nouveau record. Entre le 1er janvier et la mi-juin, près de 19 000 migrants à bord de 290 canots sont arrivés dans ces îles espagnoles, contre près de 6 000 répartis dans 126 embarcations à la même période de l’an dernier.
    En 2023 déjà, les débarquements avaient explosé dans la région : près de 40 000 migrants étaient arrivés aux Canaries, soit plus du double du chiffre enregistré l’année précédente et plus même qu’en 2006, année de la « crise des cayucos », lors de laquelle près de 32 000 personnes avaient débarqué.Depuis 2018, les exilés tentent de rejoindre l’Espagne via les Canaries, en traversant l’Atlantique afin d’éviter les contrôles renforcés plus au nord, en Méditerranée. Si pendant longtemps les migrants prenaient la mer depuis les plages marocaines pour atteindre l’archipel espagnol, désormais ils n’hésitent plus à tenter leur chance plus au sud.
    Ainsi, en 2023, la majorité des départs ont eu lieu depuis les rives sénégalaises, distantes d’environ 1 500 km des Canaries. Et depuis janvier, on constate une recrudescence des tentatives de traversée depuis la Mauritanie.
    Mais beaucoup d’embarcations ne parviennent jamais à toucher les côtes espagnoles. Les forts courants et les vents violents fréquents dans cette partie de l’Atlantique peuvent provoquer des naufrages ou faire dériver les frêles canots, souvent surchargés et pas adaptés pour entreprendre une telle traversée. Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, entre janvier et mai 2024, plus de 4 800 personnes ont perdu la vie dans cette zone maritime, soit une personne décédée toutes les 45 minutes. Un chiffre en nette augmentation : Caminando Fronteras avait comptabilisé 6 800 décès sur cette même route pour l’ensemble de l’année 2023.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#canaries#espagne#routemigratoire#atlantique#mortalite#sante

  • Quand rap et reggae font tomber Christophe Colomb de son piédestal.
    https://lhistgeobox.blogspot.com/2024/06/quand-rap-et-reggae-font-tomber.html

    « Dans les imaginaires caribéens, ce choix de commémoration provoque une onde de choc, car il paraît invisibiliser ou minimiser les conséquences de la colonisation, puis de l’esclavage. Le cercle Franz Fanon organise un procès à Fort-de-France. L’accusation reproche à Colomb d’avoir, avec les Indiens, initié une série de massacres dont seront ensuite victimes le peuple noir esclavagisé, le peuple juif... (4) Le verdict réclame que l’on fasse disparaître Colomb de l’histoire et qu’on l’oublie. Au Honduras, on le crible de flèche en effigie. Le navigateur subit désormais une mort symbolique, comme en atteste la vague de déboulonnage de statues aux Etats-Unis, dans le contexte du crime raciste provoqué par des suprémacistes blancs à Charlottesville, en 2017. Colomb bascule, aux côtés des chefs sudistes, dans le camp des responsables de la déportation des esclaves et du racisme constitutif des Etats-Unis. Le Columbus day est de plus en plus remplacé par un indigenous day. Toujours sur l’album Melanin man, Mutabaruka incarne le fantôme de Colomb (« Columbus ghost »), dépeint comme une créature cynique et détestable, responsable de la destruction des peuples, initiateur d’un racisme implacable et de la suprématie blanche. Ses paroles remettent en cause également l’accusation de cannibalisme formulée par le navigateur à l’encontre des Arawaks. Les paroles insistent sur les répercussions considérables des voyages : " Tu célébreras ma victoire. / Tes enfants me loueronnt. / Je suis leur seule histoire. / Je suis Christophe Colomb ... Tu célèbres mon arrivée. / Je ne quitterai plus ton esprit". »

  • #Esclavage dans les #mondes_musulmans : les faits, les clichés et leur postérité

    #M’hamed_Oualdi revient sur les traites serviles en terre d’islam, souvent instrumentalisées pour relativiser l’esclavage pratiqué par les Européens. Il démonte les comparaisons hasardeuses, sans complaisance pour une histoire dont les #traumatismes sont encore vivaces.

    https://www.mediapart.fr/journal/culture-et-idees/210624/esclavage-dans-les-mondes-musulmans-les-faits-les-cliches-et-leur-posterit
    #islam #histoire #traite_d'êtres_humains #traite_islamique #comparaison #traite_atlantique #traite_trans-saharienne #Sahara #imaginaire #couleur_de_peau #religion

    • L’esclavage dans les mondes musulmans. Des premières traites aux traumatismes

      L’esclavage dans les mondes musulmans suscite de nombreux fantasmes et de multiples instrumentalisations. Cet ouvrage propose une mise au point rigoureuse et informée sur ce sujet, afin de couper court aux polémiques qui l’entourent.

      Objet d’études scientifiques mais aussi et surtout de passions politiques, l’esclavage dans les mondes musulmans suscite de nombreux fantasmes et de multiples instrumentalisations. Pour couper court aux inlassables polémiques qui entourent ce sujet prétendument tabou, M’hamed Oualdi l’aborde dans cet ouvrage en historien, c’est-à-dire d’une manière attentive à la fois à l’établissement des faits et à l’appréhension de leur complexité.
      Contre la vision homogénéisante d’un esclavage « islamique » unifié qui ne sert qu’à relativiser la gravité de la traite atlantique, il souligne la diversité des traites au sein de ces mondes depuis la période médiévale et la pluralité des formes que prend la servitude en leur sein. Il pointe aussi le caractère ambivalent des politiques abolitionnistes mises en œuvre par les puissances européennes au XIXe siècle, avant d’interroger la persistance de l’esclavage et des traumatismes qui lui sont liés dans les sociétés arabes et musulmanes contemporaines. Des premières traites aux « post-esclavages », ce sont ainsi non seulement les étapes marquantes dans l’histoire de ces sociétés qui sont restituées, mais aussi la trajectoire et la parole de millions d’hommes et femmes asservis.

      http://www.editionsamsterdam.fr/lesclavage-dans-les-mondes-musulmans

      #livre

  • Asile : l’Espagne affiche le taux de protection le plus bas d’Europe - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/57903/asile--lespagne-affiche-le-taux-de-protection-le-plus-bas-deurope

    Asile : l’Espagne affiche le taux de protection le plus bas d’Europe
    Par La rédaction Publié le : 20/06/2024
    Avec un taux de protection à 12% en 2023, l’Espagne est loin de la moyenne européenne, à 42%. Un chiffre qui s’explique par les nationalités concernées par les demandes de protection, sud-américaines et marocaine notamment, rarement éligibles à l’asile.
    L’Espagne à la traîne en matière de droit d’asile ? C’est ce qu’en conclut la Commission espagnole d’aide aux réfugiés (CEAR) dans son rapport annuel sur les réfugiés en Espagne et en Europe, publié le 17 juin. D’après l’organisme chargé de l’accueil des demandeurs d’asile dans le pays, qui cite les chiffres du ministère de l’Intérieur, le taux de protection en Espagne s’élève à 12%, « très loin de la moyenne européenne de 42 % ».
    Sur les 88 042 nouveaux dossiers déposés en 2023, 11 162 ont reçu une réponse favorable, statut de réfugié ou protection subsidiaire. La protection pour raisons humanitaires - qui n’est pas prise en compte dans le calcul car définie par l’État et non par la Convention de Genève - a été octroyée, elle, à un plus de 41 000 personnes.Pour l’année 2023, 163 220 demandes d’asile au total étaient en attente, ce qui place l’Espagne en troisième position des États membres de l’Union européenne (UE) en nombre de dossiers, derrière l’Allemagne (351 510) et la France (166 880).
    Durant la présentation du rapport à la presse, Mauricio Valiente, membre de la CEAR a pointé du doigt le « modèle migratoire » propre à l’Espagne, selon lui « très restrictif » en termes d’évaluation des conditions d’octroi de la protection internationale.
    Les Sud-Américains et les Marocains parmi les plus rejetés
    Les exilés les plus impactés par le taux de rejet sont les ressortissants de pays d’Amérique latine, nombreux dans la péninsule ibérique. Ainsi, le Venezuela, la Colombie, le Pérou, le Honduras et Cuba figurent parmi les cinq nationalités les plus rejetées. Arrive ensuite le Maroc, avec un peu plus de 3 000 demandes déboutées en 2023. Une situation qui s’explique par la non éligibilité de ces nationalités à l’asile, les autorités considérant que la situation dans ces pays ne remplit pas les critères fixés par la Convention de Genève.
    Pour résider en Espagne, les Marocains optent en général pour un titre de long séjour, un visa saisonnier ou étudiant. Dans une interview à l’agence de presse EFE, l’ambassadrice du royaume dans le pays Karima Benyaich tient d’ailleurs à souligner « l’incorporation réussie de nombreux migrants marocains dans le tissu social et économique espagnol ».Selon les chiffres de juin 2022 publiés par l’Institut national espagnol de la statistique (INE), ils constituent la première communauté étrangère légalement installée en Espagne, avec près de 760 000 membres, devant les Roumains et les Colombiens.
    Les Sénégalais pointent quant à eux au huitième rang des nationalités les plus rejetées, avec 2 173 refus l’an passé. La grande majorité d’entre eux empruntent la route migratoire des Canaries, qui a concentré en 2023 70% des arrivées irrégulières en Espagne. Depuis l’année dernière, de nombreux départs ont été détectés depuis le Sénégal, les contrôles policiers ayant été renforcés au large du Maroc. Le 3 juin dernier, la Marine sénégalaise a intercepté une embarcation de 219 personnes au large de Dakar. Au mois de mai, 500 migrants avaient déjà été arrêtés au même endroit à bord de quatre pirogues. A contrario, les nationalités les plus enclines à obtenir une protection sont l’Ukraine, le Mali, le Burkina Faso, la Somalie, le Soudan et la Syrie, dont le taux dépasse 90%. Amadou, lui, a obtenu une protection il y a peu. Arrivé il y a trois ans via la route des Canaries, le jeune Malien tente aujourd’hui d’oublier les agressions et les menaces dont il a été victime dans son pays natal, raconte-t-il à la CEAR. Les mauvais souvenirs ne s’effacent pas, mais Amadou apprend à vivre avec. « En Espagne, maintenant, je suis heureux », affirme-t-il.

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#asile#protection#politiquemigratoire#maroc#senegal#droit#sante

  • La #police en #hélicoptère, ou la #surveillance militaire des citoyens.

    Depuis plusieurs années, les hélicoptères de la #gendarmerie sont régulièrement déployés pour des missions de surveillance de l’#espace_public, et ce en toute #illégalité. Dotés d’un matériel d’abord développé dans un contexte militaire, la police se vante de leur capacité d’#espionnage bien supérieure à celles des #drones : #caméras_thermiques avec #zoom ultra-puissant, suivi automatisé des suspects, transmission en temps-réel des images à des postes de commandement…

    Leur usage n’a pourtant jamais été sanctionné – ni par le juge ni par la Cnil. Le gouvernement veut maintenant les légaliser dans la PPL « #Sécurité_Globale » – dont les débats ont repris début mars au Sénat.

    Difficile de remonter aux premières utilisations d’hélicoptères par la police à des fins de surveillance de l’espace public. En octobre 2000, une question écrite au Sénat laisse déjà deviner une utilisation régulière d’hélicoptères équipés de « caméras vidéo thermiques embarquées » par la police et la gendarmerie.

    Aujourd’hui en tous cas, la police et la gendarmerie sont fières de leurs capacités de surveillance. Pendant le #confinement, elles vantaient ainsi que l’hélicoptère « ne peut être ni vu ni entendu par les personnes au sol » et est doté de caméras « capables de deviner à des centaines de mètres la présence d’êtres humains ou d’animaux ». En 2018, il était précisé que la caméra pouvait même « identifier un individu à 1,5 km de distance » avec retransmission « en direct et suivi depuis le centre interministériel de crise du ministère de l’Intérieur ».

    En 2017, le commandant des « forces aériennes de la gendarmerie nationale » parle d’un « énorme zoom qui permet de lire à 300 mètres d’altitude une plaque d’immatriculation située à un kilomètre, d’identifier une personne à 2 km et un véhicule à 4 km », précisant qu’il peut « demander à la caméra de suivre automatiquement un objectif, quelle que soit la position ou la trajectoire de l’hélicoptère ».

    Un matériel militaire pour de la #surveillance_interne

    Plus que le type d’hélicoptère utilisé (apparemment, des « #EC-135 » que la gendarmerie prête à la police quand celle-ci en a besoin), c’est le type de caméra qui importe.

    Depuis au moins 2010, la gendarmerie utilise un dispositif nommé « #Wescam_MX-15 » – qui n’est même plus qualifié de « simple caméra » mais de « #boule_optronique ». C’est cet objet, avec sa caméra thermique et son zoom surpuissant, qui permet à la police de filmer, traquer, identifier (de jour comme de nuit) et de retransmettre en direct le flux vidéo, avec une « qualité d’image comparable à celle que le public connaît pour le Tour de France ».

    C’est un appareil clairement militaire, utilisé dans des zones de guerre et répertorié en tant que tel sur des sites d’armement. Il est pourtant déployé depuis plusieurs années au-dessus des #villes en France. Comme pour d’autres outils de la #Technopolice (drones, #vidéosurveillance automatisée…), il y a encore ici cette porosité entre les technologies militaires utilisées dans les pays en guerre, celles expérimentées aux #frontières et celles déployées pour la surveillance des villes – soit une #militarisation progressive de nos espaces publics.

    Pour le futur, les hélicoptères devraient être équipés chez #Safran, avec une « boule optronique » dite « #Euroflir_410 » : un zoom encore plus puissant, des détecteurs de mouvement, un ordinateur intégré… Bref, un ensemble de #technologies que la police ne manquera pas d’utiliser pour nous espionner au plus près. Comme pour les drones, ce type de technologies couplé à de l’#analyse_logicielle des #images concrétise la société fantasmée par le ministère de l’Intérieur dans son livre blanc publié en novembre dernier : celui d’une #surveillance_automatisée et totale. L’objectif est que ce nouveau dispositif soit « opérationnel avant les #JO de Paris 2024 ».

    Surveillance des #manifestations et #identification des « #suspects »

    Les utilisations des hélicoptères semblent encore plus larges que celles des drones : surveillance du confinement et des #manifestations, surtout pendant celles des #gilets_jaunes. En mars 2019, la gendarmerie annonce d’ailleurs avoir effectué 717 heures de vol au-dessus des manifestations, pour un coût total de 1 million d’euros.

    En 2010, déjà, la gendarmerie se vantait de sa surveillance des manifestations, car les hélicoptères sont, selon elle, « les mieux placés pour détecter les débordements, incidents ou intrusions dans les cortèges » avec des « images transmises en direct dans les salles de commandement (…) permettant aux responsables de faire intervenir immédiatement les effectifs au sol ».

    Au-delà de le surveillance des machines, c’est aussi sur leur capacité d’intimidation que mise la police quand elle dit « faire du bruit » au dessus des manifestations ou qu’elle multiplie les survols menaçants et continus au-dessus des #ZAD.

    Illégalité et #impunité de la surveillance

    Tout ce pouvoir de surveillance n’a jamais été, et n’est toujours pas, encadré par le moindre texte de #loi. Il n’existe aucune limite à ce qu’a pu faire et ce que peut faire aujourd’hui la police en termes de surveillance de la voie publique par hélicoptères : durée de conservation des données, types de lieux pouvant être filmés, accès aux images, information sur la captation…

    C’est exactement la même illégalité que nous avions soulevé concernant les drones et qui a conduit à leur interdiction en France, par le Conseil d’Etat d’abord, par la Cnil ensuite : l’absence de texte législatif ou réglementaire permettant à la police de capter des données personnelles. Rien de tel malheureusement pour les hélicoptères : malgré leur utilisation régulière, aucune autorité n’est venue rappeler le droit à la police.

    Le gouvernement, les parlementaires et la police en sont bien conscients. Ils veulent donc profiter de la proposition de loi « Sécurité globale » pour légaliser le dispositif – plusieurs dizaines d’années plus tard.

    La proposition de loi « Sécurité globale » revient en ce moment devant le Sénat. En plus d’intensifier la vidéosurveillance fixe, elle veut légitimer la vidéosurveillance mouvante : les drones, les caméras-piétons, les caméras embarquées et donc, les hélicoptères. Les parlementaires doivent refuser la militarisation de la surveillance de l’espace public.

    https://technopolice.fr/blog/la-police-en-helicoptere-ou-la-surveillance-militaire-des-citoyens
    #surveillance_militaire #France #armée

  • Le piège de la frontiere de Nador-Melilla
    Résumé

    https://vimeo.com/954056937/358dd8498d

    Le #24_juin_2022, près de deux-mille personnes migrantes ont tenté de traverser la barrière-frontalière séparant la ville de #Nador – au nord-est du Maroc – de Melilla – enclave sous contrôle espagnol. La #répression violente qui leur a été infligée par les forces de l’ordre marocaines et espagnoles a transformé le poste-frontière de #Barrio_Chino en #piège mortel, et a abouti à un véritable #charnier. Les autorités marocaines ont reconnu 23 décès, mais l’Association Marocaine des Droits Humains à Nador (AMDH) a dénombré au moins 27 personnes tuées lors de cette journée, et plus de 70 personnes demeurent disparues jusqu’à aujourd’hui. Que s’est-il passé le 24 juin 2022 ? Comment et par qui le poste-frontière de Barrio Chino a-t-il été transformé en piège mortel ?

    Pour répondre à ces questions, Border Forensics a enquêté pendant plus d’un an avec Irídia-Centre pour la Défense des Droits Humains, l’Association Marocaine des Droits Humains et d’autres acteurs de la société civile des deux côtés de la frontière. Par ailleurs, nous avons bénéficié des conseils complémentaires du Centre Européen pour les Droits Constitutionnels et Humains (ECCHR). En articulant notre analyse du massacre à travers différentes échelles spatiales et temporelles, nous avons tenté de comprendre non seulement l’enchaînement des évènements et les pratiques des acteurs présents sur place le 24 juin 2022, mais également les conditions structurelles qui ont rendu ce massacre possible, ainsi que la conjoncture politique qui a influé sur l’intensité extrême de la violence. Nous analysons également la violence qui a continué après le 24 juin à travers l’absence d’identification des morts et des disparus, l’impunité pour le massacre et l’acharnement judiciaire contre les personnes migrantes elles-mêmes.

    Bien que des zones d’ombre subsistent, les faits que nous avons reconstitués en croisant de nombreux éléments de preuve sont accablants, tant pour les autorités marocaines et espagnoles que pour l’Union européenne (UE) qui les soutient politiquement et financièrement. Les autorités des deux côtés de la frontière doivent faire toute la lumière sur ce massacre, et enfin répondre aux demandes de vérité et de justice des victimes et de leurs familles.


    https://www.borderforensics.org/fr/enquetes/nadormelilla
    #Melilla #Espagne #Maroc #frontières #massacre #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #border_forensics #architecture_forensique #violence #violences_policières #contre-enquête #apartheid_frontalier #barrières_frontalières #murs #domination_raciale #impunité #préméditation #militarisation_des_frontières #identification #externalisation