• The ‘ethical coffee’ picked by slaves in Brazil
    https://packages.trust.org/Brazil-Coffee-Slaves/index.html

    As the coffee harvest drew to a close in the rolling hills of southeastern Brazil, labor inspectors raced to two sprawling plantations with one goal - to rescue workers from slavery.

    #Brésil #plantations #café #esclavage #Starbucks

  • L’esclavage n’est pas aboli. Il n’a jamais été aussi rentable qu’au 21è siècle !

    Selon une étude dont les principaux éléments ont été rapportés en exclusivité par The Guardian cette semaine (https://www.theguardian.com/global-development/2017/jul/31/human-life-is-more-expendable-why-slavery-has-never-made-more-money?CMP), l’esclavage ne s’est jamais porté aussi bien qu’aujourd’hui. Le #travail_forcé rapporte 3978 dollars par an pour chaque personne exploitée. Au moins 21 millions de personnes vivent aujourd’hui dans des conditions d’esclavage moderne. Et combien d’autres en sont réduits à ne pouvoir que survivre de leur salaire ?


    https://mrmondialisation.org/lesclavage-nest-pas-aboli-il-na-jamais-ete-aussi-rentable-quau-21e
    #esclavage_moderne #néo-esclavage #travail #exploitation #économie
    ping @reka

  • Femmes nigérianes prostituées à #Lyon : « payer l’enfer pour rester en enfer »

    Lors du procès d’un vaste réseau de prostitution de femmes Nigérianes qui a pris fin vendredi 15 novembre à Lyon, aucune des dix-sept victimes n’a témoigné à la barre. Mais lors de leurs plaidoiries, les avocats des parties civiles ont levé le voile sur le parcours de vie de ces femmes. Des récits glaçants, qui les mènent de #Benin_City à la traversée de la Libye et de la Méditerranée, jusqu’aux trottoirs de Lyon.

    Pas une n’aura témoigné à la barre, ou dans la presse. Les dix-sept femmes Nigérianes victimes d’un vaste #réseau_de_prostitution ont été les grandes absentes du procès qui s’est ouvert au tribunal correctionnel de Lyon mercredi 6 novembre et qui doit se terminer vendredi.

    « On préfère qu’elles ne soient pas là, pour les protéger », explique à Infomigrants, Anne Portier, avocate d’Équipes d’action contre le #proxénétisme (EACP), l’une des deux associations qui s’est constituée partie civile aux côtés des victimes. L’avocate évoque ainsi « la #peur » de ces jeunes femmes dont certaines ont d’ailleurs retiré leur #plainte et « les risques de pressions » dans une petite communauté « où l’information circule vite ». De fait, 23 des 24 prévenus poursuivis pour aide au séjour irrégulier, proxénétisme aggravé, traite d’êtres humains, association de malfaiteurs et blanchiment d’argent en bande organisée sont, comme les victimes, originaires du Nigéria.

    Les avocats des parties civiles se sont donc succédé, mercredi 13 novembre, pour retracer par fragments la trajectoire de vie de chacune de ces femmes aujourd’hui âgées de 17 à 38 ans et qui tentent de reconstruire leur vie à l’étranger, en région parisienne ou encore en Isère.

    De Benin City à Lyon, le même piège pour toutes

    De prime abord, leurs parcours se ressemblent jusqu’à se confondre : une jeune femme, originaire de Benin City dans l’État nigérian d’Edo, peu éduquée et parfois en rupture avec ses parents, à qui une connaissance fait miroiter le rêve d’une vie meilleure en Europe. S’ensuit, avant le départ, le rite #vaudou du « #juju » au cours duquel la jeune femme s’engage à rembourser une #dette de plusieurs dizaines de milliers d’euros au titre de sa migration. Un montant dont il est difficile de prendre la mesure, 30.000 nairas nigérians équivalant à environ 80 euros.

    Vient ensuite la traversée de la Libye puis de la Méditerranée et l’arrivée en Europe, souvent en Italie, avant le passage en France et « la prise en charge » par une « mama » proxénète (10 des prévenus sont des femmes). La routine infernale s’enclenche alors avec les passes à 10 ou 30 euros dans une camionnette stationnée dans les quartiers lyonnais de Perrache ou Gerland. Au-delà de la dette de 30.000 ou 50.000 euros à rembourser, les femmes prostituées doivent encore payer un loyer de plusieurs centaines d’euros par mois. Tout est d’ailleurs prétexte pour leur facturer davantage, même la clé perdue de leur camionnette. « Payer l’enfer pour rester en enfer », résumera un des avocats des parties civiles.

    Détails de vie terribles

    Au fil des plaidoiries, la singularité des histoires, des parcours et des personnalités apparaît et des détails terribles surgissent. Il y a E. et M., aujourd’hui âgées de 23 ans, et compagnes de voyage et d’infortune dans leur périple jusqu’en France. L’une travaillait dans un salon de coiffure, l’autre rêvait de devenir couturière en Europe lorsqu’on leur propose de quitter le Nigeria. L’espoir tournera vite au cauchemar en Libye lorsque E. sera violée par trois gardiens sous les yeux de M., après s’être interposée pour défendre cette dernière. « Quand on les rencontre aujourd’hui, elles ont une attitude forte. Mais dès que l’on gratte, ça s’effondre », résume leur avocate.

    Il y a E., 17 ans et demi, la plus jeune victime de cette affaire. Son avocat la décrit comme une jeune fille « sous la coupe de la sorcellerie auquel s’ajoute un lien de famille (la jeune fille a été prostituée par sa propre mère NDLR) qui vient sceller un quasi silence ». Et l’avocat d’insister sur le serment quasi sacré qui la liait du fait du ‘juju’ : « Même longtemps après, dans un lieu de confiance, devant des associatifs, elle n’en parlait jamais. Cela dit bien le poids que cela peut représenter ».

    Il y a C. qui a contracté une dette de 70.000 euros, « à 30 euros la passe, cela représente 2.300 passes », relève son avocate. Frappée lorsqu’elle ose s’opposer à son proxénète, sa situation irrégulière la retiendra longtemps de se présenter aux services de police.

    Il y a J., vierge à son arrivée en France, et violée par son proxénète avant d’être prostituée.

    Il y a E. dont l’avocate raconte qu’un de ses clients lui a, un jour, posé un mouchoir sur le nez et qu’elle ne se souvient pas de ce qui s’est passé ensuite. « Elle a été dépossédée de son corps pendant 5 heures », dit l’avocate.

    Il y aussi Cynthia. Son statut dans cette affaire est particulier : à la fois prévenue et victime, elle a témoigné à la barre vendredi dernier. "Cynthia a été un an la prostituée d’Helen (une des « mamas » proxénètes NDLR) et un an son affranchie", a expliqué son avocate. Alors que les écoutes téléphoniques indiquent qu’une fois « affranchie » après avoir honoré sa dette en 14 mois en « travaillant tous les jours », Cynthia a fait venir, à son tour, une jeune Nigériane pour l’exploiter. « Monter en grade », est souvent la seule issue pour ces femmes qui ne parlent pas français, selon les associations de lutte contre la prostitution.

    « Qui est le propriétaire de X ? »

    « On se passe ces femmes comme des objets, on parle d’elles comme de choses », dénoncera une des avocates des parties civiles en appelant à condamner les passeurs. L’avocate d’Équipes d’action contre le proxénétisme (EACP) citera, elle, dans sa plaidoirie les expressions révélatrices utilisée par les proxénètes sur écoute téléphonique : « qui est le propriétaire de X ? », « dans le lot »…

    Alors que des prévenus sont poursuivis pour « traite d’êtres humains », Anne Portier dénoncera dans sa plaidoirie un #esclavage du 21ème siècle où les bateaux pneumatiques traversant la Méditerranée ont remplacé les navires négriers traversant l’Atlantique et où les champs de coton sont désormais des camionnettes où se succèdent les clients.

    Le ministère public a requis dix ans de prison pour les deux chefs du réseau et diverses peines allant de six à dix ans pour les maillons.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/20877/femmes-nigerianes-prostituees-a-lyon-payer-l-enfer-pour-rester-en-enfe
    #prostitution #France #migrations #Nigeria #traite_d'êtres_humains #néo-esclavage #exploitation #esclavage_moderne

  • La BBC accuse les GAFA de participer à un système d’esclavage moderne Katja Schaer/jfe - 2 Novembre 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/10833864-la-bbc-accuse-les-gafa-de-participer-a-un-systeme-d-esclavage-moderne.h

    #Google, #Apple et #Facebook sont au coeur d’une polémique lancée par la BBC. Ils sont accusés, par les enquêteurs du média britannique, de participer à un système d’esclavage moderne.

    L’enquête a été menée par le média britannique au Koweit - un pays dans lequel la majorité des ménages ont des domestiques, généralement des femmes, venues notamment du continent africain. Ces travailleuses domestiques entrent au Koweït avec un visa qui nécessite un employeur ou un sponsor officiel. Mais souvent, ces sponsors retirent ensuite leur passeport à ces femmes, qui n’ont dès lors plus le droit de changer d’emploi sans l’accord de ces mêmes sponsors.

    Selon la BBC, ces femmes deviennent souvent des travailleuses invisibles et non payées. Les enquêteurs ont également constaté qu’il existait un marché illégal de revente sur internet de plusieurs milliers de femmes. Ces petites annonces proposent par exemple : « une domestique africaine, propre et souriante ».

    Plateformes de vente
    Les géants du web sont au coeur de la tourmente. En effet, dans cette affaire, Google et Apple ont validé et fourni un accès à des applications servant de plateforme de vente et d’achat. Pour Urmila Boohly, rapporteuse spéciale de l’ONU interrogée par la BBC, les géants du web doivent être tenus pour responsables. « C’est l’exemple par excellence de l’esclavage moderne. Google, Apple, Facebook et toute autre entreprise qui hébergent ce type d’application doivent être tenues pour responsables. Elles font la promotion d’un marché en ligne d’esclaves ».

    Ce point de vue fait débat. D’autres estiment que les GAFA ne peuvent être tenus responsables des contenus des applications qu’ils ne gèrent pas et ne détiennent pas.

    Réaction des GAFA
    Quoi qu’il en soit, Instagram, propriété de Facebook, a supprimé le hastag équivalent à « bonnes à transférer ». Une autre application, 4Sale, a supprimé la catégorie d’offres de ce type. Pour sa part, Google s’est dit alarmé par cette affaire. A l’heure actuelle, cette polémique n’a mené à aucune action en justice contre les géants californiens.

    #esclavage #gafa #femmes #business_&_internet #esclavage_moderne #exploitation #capitalisme #néo-esclavage #BBC #ONU #Koweit ( pas en #France ? Pas aux #USA ? Pas en #Angleterre Etonnant) #application

  • Arbeit ohne Ende, Drohungen, soziale Isolation und das alles für einen Hungerlohn – moderne Sklaven gibt es auch in der Schweiz

    Opfer von Menschenhandel werden in der Schweiz nicht nur als Prostituierte ausgebeutet. Sie arbeiten auch als Gipser, Küchenhilfen oder Pflegende. Doch ihr Leid wird kaum entdeckt.

    Er hauste in der Vorratskammer, kochte und putzte bis zu 14 Stunden am Tag – ein Jahr lang. Dann wurde die Berner Fremdenpolizei per Zufall auf den jungen Chinesen aufmerksam. Er war in die Schweiz gekommen, um an einer Hotelfachschule zu studieren. Dort fing er aber nie an. Stattdessen musste er in einem asiatischen Restaurant arbeiten. Er war völlig isoliert und bekam einen Hungerlohn.

    Moderne Sklaverei nimmt viele Formen an. Bekannt sind vor allem Fälle, bei denen Frauen unter Drohungen in die Schweiz gebracht und zur Prostitution gezwungen werden. Die wenigsten wissen, dass Menschenhandel auch auf dem Bau, in Haushalten oder in Restaurants existiert. «Was, das passiert hier bei uns? Das kann doch nicht sein!» Sätze wie diese bekommt Alexander Ott, der Chef der Berner Fremdenpolizei oft zu hören. Das habe auch damit zu tun, dass falsche Vorstellungen kursierten, wie ein Opfer von Menschenhandel aussehe, sagt er. «Die meisten Leute erwarten eine ausgemergelte Frau mit lauter blauen Flecken.» In Wirklichkeit sieht man den Opfern oft nicht an, was sie durchmachen müssen.
    Kaum Opferberatungen für Männer

    Der Bundesrat bezeichnet den Menschenhandel zwecks Arbeitsausbeutung als «wenig bekanntes und vermutlich unterschätztes Phänomen». Wie viele Opfer es in der Schweiz gibt, ist nicht bekannt. Das Gleiche gilt auch für die Opfer sexueller Ausbeutung, obwohl sie häufiger entdeckt werden. Die kantonalen Opferberatungsstellen und die Fachstelle für Frauenhandel und Frauenmigration (FIZ) haben letztes Jahr zusammen rund 360 Personen im Zusammenhang mit Menschenhandel beraten. Die Dunkelziffer dürfte deutlich höher sein.

    Opfer von Menschenhandel suchen selten selbst Hilfe. Ohne gezielte Kontrollen durch Polizei und andere Behörden kommen die Fälle daher kaum ans Licht. Während die Polizei im Milieu seit Jahren gezielt nach Opfern sexueller Ausbeutung sucht, hat sie die Arbeitsausbeutung noch zu wenig auf dem Radar. «Wir haben erst vor kurzem angefangen, Schwarzarbeiter auch als potenzielle Opfer von Menschenhandel zu sehen», erklärt Ott.

    Bisher waren die meisten Opfer, die entdeckt wurden, Frauen. Doch nun zeigt sich, dass auch viele Männer ausgebeutet werden. Während es für Frauen die Opferfachstelle FIZ gibt, fehlen Beratungsangebote und Unterbringungsmöglichkeiten für Männer. «Das ist ein Riesenproblem», sagt Ott. Beratungsstellen sind zentral, weil die Opfer ihre Situation zu Beginn oft schlecht einordnen können. Sie brauchen Bedenkzeit, bis sie sich entscheiden, vor Gericht auszusagen. Viele vertrauen den Behörden nicht, manche schämen sich für ihre Situation. Ohne ihre Aussage kommt es jedoch oft zu keinem Urteil gegen die Täter, denn Sachbeweise reichen meist nicht. «Ohne Opferschutz kein Prozess gegen die Täter», fasst Ott zusammen.
    Schläge, kein Lohn und 24 Stunden Bereitschaft

    Die FIZ nimmt vereinzelt auch Männer auf. Doch eigentlich ist ihr Angebot spezifisch auf Frauen ausgerichtet. Die meisten sind Opfer von Menschenhandel zwecks sexueller Ausbeutung. Mittlerweile kommen laut Eva Andonie von der FIZ aber auch immer mehr Fälle von Arbeitsausbeutung ans Licht. Meist handle es sich um Frauen, die in Privathaushalten ausgebeutet werden: «Sie müssen rund um die Uhr verfügbar sein, um sich um Kinder oder ältere Leute zu kümmern oder zu putzen.»

    Das hat auch Elena* erlebt. Die 20-Jährige lebte mit ihrer Tochter in armen Verhältnissen in einem Land in Osteuropa. Ihre Mutter stellte den Kontakt zu einer Familie in der Schweiz her, wo Elena im Haushalt arbeiten und sich um die Kinder kümmern sollte. Ihr wurden nicht nur Kost und Logis, sondern auch viel Geld versprochen. Als sie in der Schweiz ankam, nahm ihr die Familie den Pass ab und zwang sie, fast rund um die Uhr zu arbeiten. Lohn erhielt sie keinen, sie wurde regelmässig geschlagen. Als einem Nachbarn auffiel, dass Elena Spuren von Misshandlungen aufwies, brachte er sie zur Polizei. Diese ermittelte anfangs nur wegen Körperverletzung, verwies Elena aber an die FIZ. In den Gesprächen mit der Fachstelle erzählte die junge Frau, was sie durchmachen musste. Es kam zu einer Gerichtsverhandlung, und das Täterpaar wurde wegen Menschenhandels verurteilt.
    Nicht überall wird Opfern gleich gut geholfen

    Anfang Oktober hat eine Expertengruppe des Europarats die Schweiz in einem Bericht kritisiert. Sie hatte untersucht, wie Menschenhandel hierzulande geahndet wird und welche Möglichkeiten den Opfern geboten werden. Die Experten stellen zwar fest, dass es in den letzten Jahren Fortschritte gab. Trotzdem bemängeln sie, die Schweiz tue noch immer nicht genug, um Opfer zu identifizieren, insbesondere bei der Arbeitsausbeutung. Und es gebe grosse kantonale Unterschiede: Nicht überall werde gleich viel getan, um Betroffenen zu helfen.

    Der Bund setzt derzeit den zweiten Aktionsplan gegen Menschenhandel um. Die Zusammenarbeit verschiedener Stellen wurde intensiviert, medizinisches Personal und Arbeitsinspektoren wurden geschult. Ott und seine Kollegen bei der Fremdenpolizei ziehen mittlerweile immer andere Stellen mit ein, wenn sie einen Betrieb kontrollieren – beispielsweise Arbeitsinspektoren oder die Kantonspolizei. «Jede Behörde achtet auf andere Faktoren. Die müssen wir kombinieren, damit wir Opfer von Menschenhandel identifizieren können.»

    Es kann sein, dass Papiere und Lohn eines Betroffenen auf den ersten Blick stimmen, er aber alles Geld an seinen Arbeitgeber abtreten muss. Das sei nicht leicht zu entdecken. Die Zusammenarbeit sei auch deshalb wichtig, weil das föderale System der Schweiz von den Tätern leicht ausgenutzt werden könne: «Sie gehen einfach in einen anderen Kanton oder wechseln die Branche – so verschwinden sie leicht vom Radar.»
    Opfer aus Osteuropa, Asien oder Südamerika

    2016 hat die Universität Neuenburg in einer ersten Studie untersucht, in welchen Branchen Arbeitsausbeutung häufig vorkommt und woher die Opfer stammen. Dabei stellten die Forscher klare Muster fest: Im Baugewerbe sind fast nur Männer aus Osteuropa oder dem Balkan betroffen. Ähnlich ist es in der Landwirtschaft. In der Gastronomie sind es Frauen und Männer, viele stammen aus Asien. Frauen, die im Haushalt ausgebeutet werden, stammen derweil oft aus Südamerika oder Afrika.

    Gerade im Pflegebereich müsse in Zukunft stärker kontrolliert werden, findet Polizeichef Ott. Das sei jedoch schwierig, weil illegal in Haushalten Arbeitende schwer zu entdecken seien. Wichtig sei es auch, sich nicht nur auf die bekannten Problembranchen zu fokussieren. So gebe es beispielsweise zunehmend Hinweise auf Ausbeutung bei Paketzustellern.

    Hinter Menschenhandel müssen keine internationalen Verbrechernetzwerke stehen. Es gibt auch Einzelpersonen, die Menschen mit Inseraten in die Schweiz locken, um sie auszubeuten. Oft kommen die Täter aus demselben Land wie ihre Opfer. Ott weiss aber auch von einem Fall, in dem ein Schweizer Bauer seinen Saisonarbeitern nur einen Hungerlohn bezahlte. Sie schliefen im Auto neben dem Feld. Die Polizei wurde auf sie aufmerksam, doch ein Prozess kam nicht zustande.
    Manche willigen zuerst ein, für einen Hungerlohn zu schuften

    Viele Opfer haben einen ungesicherten Aufenthaltsstatus und sind in einer prekären finanziellen Situation. Dadurch werden sie vom Ausbeuter abhängig. Andonie und Ott sagen beide, es gebe einen grossen Graubereich. Nicht immer ist klar, ob die Täter oder Täterinnen ihre Opfer gezwungen haben. «Manche Opfer willigen zu Beginn auch ein, für einen schlechten Lohn zu arbeiten, weil sie keine Alternative sehen.» Erst später werde dann psychischer Druck auf sie ausgeübt, womit die Ausbeutung offensichtlich werde. Ott ergänzt, oft hätten die Betroffenen in ihrer Heimat kaum Perspektiven. Da nähmen sie jede noch so schlechte Arbeit an. Gleichzeitig sähen sich gerade Männer oft selbst nicht als Opfer. «Das macht es für die Täter einfacher und für uns umso schwieriger».

    In der Schweiz gibt es nur wenige Verurteilungen wegen Menschenhandels. Oft ist die Beweislage schwierig – gerade, wenn keine sexuelle Ausbeutung vorliegt. Laut einer Studie des Kompetenzzentrums für Menschenrechte, die im Mai erschienen ist, kam es in der Schweiz bisher nur in sechs Fällen zu einer Verurteilung wegen Menschenhandels zwecks Arbeitsausbeutung. Die Autoren kamen zum Schluss, dass die mangelnde juristische Definition des Begriffs «Arbeitsausbeutung» problematisch ist. Dies führe dazu, dass ähnliche Fälle unterschiedlich beurteilt würden.
    Fehlt ein Straftatbestand?

    Runa Meier ist Staatsanwältin in Zürich und spezialisiert auf Menschenhandel. Sie sagt: «Weil es in diesem Bereich bis heute so wenige Urteile gibt, fehlt es an der Rechtsprechung, an der sich die Strafverfolgungsbehörden orientieren könnten.» Derzeit sind bei der Staatsanwaltschaft Zürich mehrere Fälle hängig, in denen einem Verdacht auf Arbeitsausbeutung nachgegangen wird.

    Für ein Urteil wegen Menschenhandels muss man beweisen können, dass der Täter einen Menschen angeworben hat, um dessen Arbeitskraft auszubeuten. «Das ist extrem schwierig», erklärt Meier. Bei der sexuellen Ausbeutung gibt es zusätzlich den Straftatbestand der Förderung der Prostitution. «So kann ein Täter trotzdem bestraft werden, wenn für Menschenhandel die Beweise fehlen», sagt Meier. Bei der Arbeitsausbeutung fehlt eine vergleichbare gesetzliche Regelung. Es kann höchstens auf Wucher plädiert werden. Darum wird derzeit diskutiert, ob ein neuer Tatbestand geschaffen werden soll. Doch selbst damit wären nicht alle Probleme gelöst: «Am Ende sind wir auf die Aussagen des Opfers angewiesen, um eine Verurteilung zu erreichen.» Diese zu bekommen, bleibt die zentrale Herausforderung.

    https://www.nzz.ch/schweiz/menschenhandel-moderne-sklaven-sind-zum-schuften-in-der-schweiz-ld.1516008?mktci

    #esclavage #esclavage_moderne #travail #exploitation #Suisse #impuntié #justice #chiffres #statistiques #migrations #femmes #hommes #traite_d'êtres_humains

    ping @reka

  • Jesus versus Salvini. Les esclaves de l’agro-industrie

    Dans le sud de l’Italie, le réalisateur suisse Milo Rau réalise un film sur le Nouveau Testament dont les actrices et acteurs sont des migrant·es.

    Aktuell verfilme ich in Süditalien das Neue Testament. Jesus, der übers Wasser geht, das letzte Abendmahl, schließlich die Passion Christi: All das findet diesen Sommer noch einmal statt, in den Flüchtlingslagern und vor filmhistorischer Kulisse in Matera. Die Kreuzigung ist auf den 6. Oktober in Matera geplant, die Auferstehung auf den 10. Oktober im Nationaltheater in Rom – in Anwesenheit von Politikerinnen der auseinanderfallenden italienischen Regierungskoalition und hoher Würdenträger des Vatikans.

    Die Sache begann durch einen Zufall. Meine Stücke touren oft in Italien, und als Matera zur europäischen Kulturhauptstadt 2019 ernannt wurde, bekam ich eine Mail: Ob ich inszenieren wolle in der Stadt, in der Pasolini und Mel Gibson ihre Jesusfilme drehten? Ich entschied mich, die Passion Christi zu verfilmen und begann mit dem Casting. Pasolinis Jesus, Enrique Irazoqui, spielt in unserem „Neuen Evangelium“ Johannes den Täufer; Maia Morgenstern, die Heilige Maria von Mel Gibson, wird noch einmal die Mutter des christlichen Propheten darstellen.

    Die römischen Soldaten werden von Polizisten verkörpert, die sonst Flüchtlingslager schließen. Und Pontius Pilatus gibt ein gemäßigter Materaner Politiker, der wie der historische Pilatus die Politik Roms unwillig – aber im Endeffekt natürlich widerstandslos – exekutiert.

    Doch die Hauptrollen dieses „Neuen Evangeliums“ werden von Migrant*innen, Kleinbauern und Aktivist*innen gespielt. Denn der Reisende, der sich dem Stiefelabsatz nähert, landet mitten in dem, was Karl Marx einst die „ursprüngliche Akkumulation“ genannt hat. Ein auf eine halbe Million Menschen geschätztes Heer von afrikanischen Sklavenarbeitern vegetiert in den über die Landschaft verteilten Lagern und Gettos dahin, nur um auf Tomaten- oder Orangen­plantagen für eine Handvoll Euro pro Tag ausgebeutet zu werden.

    Umgekehrte Globalisierung

    Sklaven sind diese Menschen, weil sie keine Papiere haben, weil sie in Schulden stecken, weil sie aufgrund des Dublin-Abkommens weder vor noch zurück können. Eine Art umgedrehte ­Globalisierung hat Süditalien zum ­Laboratorium des ultraliberalen Kapitalismus gemacht: Während im ausgehenden 20. Jahrhundert die Produktionsbetriebe zur billigen Arbeit gebracht wurden, wird im beginnenden 21. Jahrhundert die Arbeitskraft nach Europa geschleust. Das System ist ausweglos: Bezahlen die Kleinbauern die Erntearbeiter nicht miserabel, können sie nicht zu den Preisen produzieren, die die Discounter Lidl und Penny ihnen pro Kilo zahlen.

    Fast die komplette italienische Agrarindustrie wird so von mafiösen Zwischenhändlern kontrolliert, an reguläre Verträge ist nicht zu denken. Dass Salvini dieser Tage die italienische Regierung implodieren lässt, ist gewissermaßen konsequent. Der Staat hat sich aus dem Süden Italiens ohnehin seit Jahrzehnten zurückgezogen, Gesetze existieren nur auf dem Papier. Wie zur Zeit des römischen Kaisertums sehnen sich die Menschen nach charismatischer Herrschaft. Oder eben nach Gerechtigkeit.

    Was wäre einleuchtender, als hier den sozialrevolutionären Mythos der Jesusbewegung ins 21. Jahrhundert zu holen? Gottes Sohn ist in unserem „Neuen Evangelium“der Kameruner Yvan Sagnet, ein ehemaliger Plantagenarbeiter und Aktivist. Als seine Apostel*innen treten Bewohner*innen der Flüchtlingslager in Erscheinung, von den großen Konzernen in den Ruin getriebene Bauernaktivisten, Sexarbeiterinnen. Nächste Woche startet parallel zum Jesus-Dreh mit einem Marsch aus den Lagern die Kampagne „Rivolta della Dignità“ („Revolte der Würde“), die faire Arbeits- und Lebensbedingungen für Flüchtlinge, globale Reisefreiheit und ein Bürgerrecht für alle fordert.

    Jesus versus Salvini, Gerechtigkeit versus Ausbeutung – noch nie habe ich vor Ort ein Projekt so wenig erklären müssen. Und vielleicht nicht ganz unpassenderweise wird kurz vor unserem Jesus-Film in Matera ein Film abgedreht, der sich ganz klassisch mit der Rettung der Welt vor dem Bösen befasst: die neue James-Bond-Folge.

    https://taz.de/Jesus-versus-Salvini/!5616152

    #migration #agro-industrie #captialisme #esclavage_moderne

  • Témoignages : le #travail_forcé, l’autre facette de l’enfer que vivent les migrants détenus en #Libye

    Agriculture, travaux ménagers, construction de bâtiments… En Libye, les migrants enfermés dans les centres de rétention officiels sont forcés de travailler pour des employeurs libyens, sans rémunération et avec la complicité des autorités.

    « Régulièrement, des Libyens viennent nous chercher en prison et nous forcent à travailler pour eux », affirme à InfoMigrants John*, un migrant érythréen enfermé dans le centre de détention officiel de #Zintan, au sud de Tripoli.

    « Lorsque j’étais au centre de Tarek-el-Matar [à Tripoli, ndlr], des hommes en armes choisissaient parmi nous des personnes pour les forcer à travailler », explique à son tour Landry, un migrant camerounais qui vit aujourd’hui en Tunisie, joint par InfoMigrants.

    « On travaille de 8h du matin à la tombée de la nuit »

    La rédaction d’InfoMigrants a récolté nombre de témoignages qui racontent la même histoire : des employeurs libyens qui entrent dans les centres officiels, avec la complicité des gardes, pour choisir plusieurs migrants et les obliger à travailler toute la journée. Le soir, ils sont re-déposés au centre, sans avoir perçu la moindre rémunération.

    Il existe en Libye 16 centres de détention officiels où s’entassent environ 6 000 migrants, selon les estimations d’Amnesty International données fin 2018. C’est là que les migrants interceptés en mer par les garde-côtes libyens sont envoyés.


    « On travaille de 8h du matin à la tombée de la nuit. Si la tâche donnée n’est pas terminée, ils peuvent nous forcer à travailler toute la nuit », précise encore Landry.

    Cette main-d’oeuvre gratuite est ainsi réquisitionnée pour travailler dans la construction de bâtiments, dans les champs d’oliviers ou la récolte de tomates, dans l’agriculture mais aussi effectuer des travaux ménagers. Les femmes, sont, elles, forcées de se prostituer ou d’effectuer des tâches domestiques chez des particuliers.

    « Nous en avons entendu parler sur les réseaux sociaux mais nous n’avons pas la confirmation que cela existe », déclare à InfoMigrants Sasfa Msehli de l’Organisation internationale des migrations (OIM) en Libye.

    Ce phénomène n’est pourtant pas nouveau. Il est documenté depuis plus de deux ans. Un rapport du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH) et de la mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul) publié fin 2016 faisait déjà état de travaux forcés dans les centres de détention gérés par les autorités libyennes.

    « Si on refuse de les suivre, ils nous torturent et nous tuent »

    Des migrants « ont été forcés de travailler afin d’économiser suffisamment de fonds pour pouvoir sortir de détention. Après avoir travaillé toute la journée, certains sont ramenés dans les centres de détention le soir. D’autres sont détenus sur le lieu de travail pendant des semaines ou des mois », écrivent les auteurs du rapport.

    En décembre 2018, un rapport produit par les mêmes institutions réitère les observations de 2016. « Les hommes migrants et réfugiés sont régulièrement retirés de leur captivité pour effectuer des travaux manuels forcés […] », peut-on lire dans le document.

    Ces travaux forcés se font, par définition, sous la menace. « Si on refuse de les suivre, ils nous torturent, parfois nous tuent », signale Moussa, un Camerounais qui est passé par le centre de détention de Zouara, à l’ouest de Tripoli.

    « Lorsque je travaillais dans les champs, des hommes en armes contrôlaient ce que nous faisions. Si ça ne leur convenait pas ou si on s’arrêtaient quelques minutes, ils nous frappaient », assure de son côté Landry.

    Tous racontent aussi les privations de nourriture lors de leur journée de travail, sous le soleil brûlant de Libye. « Ils nous donnent seulement un morceau de pain et de l’eau », déplore John, toujours enfermé au centre de Zintan. « Le travail est très éprouvant, certains s’évanouissent ».

    « Les autorités légitiment cette pratique »

    Comment les migrants sont-ils choisis par les exploitants ? Souvent, ce sont les personnes les plus fortes physiquement qui sont désignées. « Si tu es costaud en Libye, tu es mort. Tu es réquisitionné pour toutes les tâches », se souvient Moussa.

    Le Camerounais explique aussi que les « anciens » ont plus de risques d’être exploités. « Les gardes ont espoir que les nouveaux arrivants puissent récupérer de l’argent de leur famille pour payer leur libération. Alors ils préfèrent envoyer les plus anciens pour les travaux forcés car ils savent qu’ils n’ont plus aucune chance de se faire de l’argent avec eux ». En d’autres mots, les plus anciens ne représentent plus aucun intérêt financier pour les gérants des centres de détention et sont donc à la merci des trafiquants.

    « Les autorités légitiment cette pratique », estime Hassiba Hadj-Sahraoui, conseillère aux affaires humanitaires de Médecins sans frontières (MSF), contactée par InfoMigrants. « Les employeurs passent des arrangements avec les gardes des centres de détention. Souvent, ils reçoivent de l’argent des trafiquants en échange de main d’œuvre gratuite ».

    Selon elle, les centres de détention sont une source de revenus pour de nombreux Libyens. « Tout le monde se fait de l’argent sur le dos des migrants, à tous les niveaux. Cela explique en partie que ces centres existent encore ».

    « Le système de détention libyen est en fait un système d’exploitation »

    Les travaux forcés ne se limitent pas à l’extérieur des prisons. Au sein même des centres de détention, certains migrants sont exploités par le personnel.

    « J’ai dû déboucher des toilettes du centre à mains nues, mais j’ai aussi été forcé de décharger des armes dans un entrepôt situé à quelques mètres de la prison », glisse Landry.

    Une pratique confirmée dans le rapport de 2018 du HCDC et de la Manul. Selon les auteurs, les migrants sont forcés de travailler « à l’intérieur des installations, notamment le nettoyage, la cuisine, le déchargement d’objets lourds et le lavage des véhicules des fonctionnaires de la DCIM [le département de lutte contre la migration illégale, chargé des centres de détention, ndlr] ».

    « Le système de détention libyen est en fait un système d’exploitation », déplore Hassiba Hadj-Sahraoui.
    Depuis 2016, l’Union européenne (UE) a signé un accord avec la Libye, permettant de fournir un appui logistique et matériel aux garde-côtes libyens. Pour les ONG, cet accord rend les États européens complices des exactions commises sur les migrants en Libye. En début de semaine, un collectif d’avocats a déposé plainte à la Cour pénale internationale (CPI) contre l’Union européenne pour « crimes contre l’humanité ».

    https://www.infomigrants.net/fr/post/17333/temoignages-le-travail-force-l-autre-facette-de-l-enfer-que-vivent-les
    #centres_de_détention #asile #migrations #réfugiés #esclavage_moderne
    ping @reka

    • Libye, loin des yeux, loin du cœur : reportage dans les centres de détention

      5 000 à 6 000 réfugiés et migrants sont détenus de façon arbitraire dans les centres de détention libyens qui dépendent du ministère de l’Intérieur basé à Tripoli.

      Ces derniers mois, leur situation s’est encore aggravée à cause du conflit qui a éclaté début avril entre le gouvernement libyen reconnu par les Nations unies et basé à Tripoli (GNA) et les forces de l’Armée Nationale Libyenne (ANL). Toutefois, malgré des appels répétés à la protection et à l’évacuation des réfugiés et des migrants détenus, ceux-ci ont peu de chances de parvenir en lieu sûr dans un avenir proche. Par ailleurs, nombre d’entre eux sont renvoyés de force dans ce même cycle de violences et de détention en Libye par les garde-côtes libyens soutenus par l’Union européenne.

      Loin de la zone de combat, des centaines de personnes restent enfermées pour une durée indéterminée, dans des conditions néfastes, dans des centres de détention où elles sont exposées aux maltraitances et à la mort, et poussées au désespoir.

      Dans le djebel Nafousa, une région montagneuse au sud de Tripoli, des personnes nécessitant une protection internationale et enregistrées auprès du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) en tant que réfugiés ou demandeurs d’asile, ont été abandonnées dans des centres de détention depuis des mois, voire des années, sans aucune assistance.

      De septembre 2018 à mai 2019, au moins 22 personnes sont décédées dans les centres de détention de Zintan et de Gharyan, principalement de la tuberculose. Parmi les morts se trouvaient des jeunes hommes, des femmes et un enfant de huit ans.

      Dans le centre de détention de Zintan, quelque 700 personnes étaient enfermées dans un entrepôt agricole surpeuplé, tandis que 200 autres étaient confinées dans un ensemble de petits bâtiments.

      https://www.msf.fr/actualites/libye-loin-des-yeux-loin-du-coeur-reportage-dans-les-centres-de-detention

    • Libye : incendie dans un centre de détention de migrants à Zintan

      Un feu s’est déclaré dimanche dans le centre de détention de Zintan, en Libye. Provoqué par des infrastructures électriques vétustes, l’incendie a provoqué des dégâts matériels et alerte une fois de plus sur les conditions de détention des migrants en Libye.

      Un nuage de fumée noire sort d’un bâtiment délabré. À l’extérieur, plusieurs jeunes hommes tentent d’évacuer les affaires qu’ils peuvent atteindre. Certains portent un tissu sur la bouche, maigre protection face à une fumée toxique.

      Dimanche 1er décembre, le centre de détention de Zintan, en Libye, a connu un incendie dont l’origine serait électrique. L’incident n’a pas fait de blessés même si certains migrants ont respiré des fumées. Une vingtaine d’entre eux ont perdu leurs affaires personnelles et le bâtiment où s’est déclaré l’incendie est désormais inutilisable.

      Selon Besay*, un jeune Érythréen détenu dans le centre et contacté par InfoMigrants, les gardiens ont mis plus d’une heure et demie à appeler les pompiers. Cet incendie rappelle que les conditions de vie des migrants en Libye sont extrêmement difficiles. Les ONG dénoncent régulièrement la situation des migrants dans les centres de détention gérés par le département libyen de lutte contre la migration illégale (DCIM, selon l’acronyme anglais).

      Près de 500 hommes – majoritairement érythréens et somaliens – sont détenus à Zintan. Parmi eux, plus d’une centaine sont atteints de tuberculose. Les équipes de Médecins sans frontières (MSF) n’ont accès aux détenus que depuis le mois de mai.

      Aujourd’hui, les malades de la tuberculose sont séparés des autres détenus pendant deux semaines. Mais cela n’a pas toujours été le cas. « Après ils reviennent avec nous », explique Besay. Le jeune Érythréen est lui-même malade. « Depuis quatre mois, je prends un traitement donné par MSF. »

      À Zintan, les migrants souffrent également du manque de nourriture. En mars 2019, plusieurs migrants étaient morts de faim dans le centre. InfoMigrants avait reçu des photos de jeunes hommes d’une maigreur extrême.

      Plus de 40 000 migrants ont été enregistrés en Libye par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Mais plusieurs centaines vivraient en tout dans le pays dans des centres de détentions officiels et clandestins ainsi que dans des squats et des logements individuels.

      https://www.youtube.com/watch?v=t7GmSTYgAK4&feature=emb_logo

      https://www.infomigrants.net/fr/post/21270/libye-incendie-dans-un-centre-de-detention-de-migrants-a-zintan?ref=tw

      #feu #incendie

  • Gli attivisti eritrei denunciano la Ue : “Finanzia il lavoro forzato”

    Grazie alle risorse del “#Trust_fund” per l’Africa, la Commissione europea ha stanziato 20 milioni di euro per la costruzione di una strada che collega i porti eritrei al confine etiope. Tra i lavoratori coinvolti nel progetto anche i giovani costretti alla leva obbligatoria a tempo indeterminato.

    L’Unione europea sta finanziando con un contributo di 20 milioni di euro il progetto per la costruzione di un’importante arteria stradale in Eritrea in cui la manodopera è formata in parte da giovani sottoposti al cosiddetto “National service”. Ovvero ragazzi e ragazze che vengono reclutati nell’ambito del servizio militare e civile obbligatorio, previsto nel Paese per tutti i cittadini dai 18 anni d’età (ma secondo molte denunce il reclutamento avviene anche prima). Oltre all’addestramento militare, i coscritti sono spesso costretti a lavorare come manodopera a bassissimo costo nella costruzione di infrastrutture (strade, ospedali, alberghi) o nelle miniere del Paese. Una prassi che diversi rapporti delle Nazioni Unite e di organizzazioni per i diritti umani come Human Rights Watch hanno definito un “crimine contro l’umanità” equiparandolo, di fatto, al lavoro forzato e alla riduzione in schiavitù. Il finanziamento europeo è stato erogato attraverso le risorse del “Trust Fund” per l’Africa.

    L’accusa alla Commissione europea arriva dalla “Foundation Human Rights for Eritreans” (FHRE), un’associazione con sede in Olanda che riunisce attivisti e rifugiati in fuga dal regime di Asmara. Il 1° aprile, tramite uno studio legale di Amsterdam, l’associazione ha inviato una lettera alla Commissione europea per denunciare questa situazione e chiedere un incontro. Se non ci sarà una risposta entro il 15 aprile o se l’offerta di incontro non verrà presa in considerazione, la federazione procederà con le azioni legali. “È inaccettabile che l’Unione europea finanzi un progetto che utilizza manodopera forzata -sottolinea Mulueberhan Temelso, direttore dell’FHRE-. L’Eritrea è una prigione a cielo aperto, chi è sottoposto alla coscrizione obbligatoria vive in condizioni molto dure e l’Europa è perfettamente a conoscenza di questa situazione”.

    Nella documentazione relativa al progetto (https://ec.europa.eu/trustfundforafrica/sites/euetfa/files/t05-eutf-hoa-er-66_-_eritrea_road_rehabilitation.pdf) per la costruzione della strada (che andrà a collegare i porti eritrei con l’Etiopia), pubblicata sul sito del “Trust fund” vengono identificate tre tipologie di lavoratori: “Professionisti del Governo, quelli del ‘National service’ e quelli mobilitati dalle comunità locali”. “Sorprendentemente, l’Europa è chiaramente a conoscenza di questa situazione e la accetta -scrive nella lettera Emiel Jurjens, l’avvocato che sta promuovendo la causa degli attivisti eritrei-. Il ‘Trust fund’ semplicemente accetta l’affermazione del governo eritreo secondo cui non vi saranno riforme a breve termine del servizio nazionale dal momento che le attuali realtà economiche lo escludono”. La sola preoccupazione espressa dal documento europeo riguarda i rischi legati alla “bassa qualità” del lavoro a causa dell’impiego di una manodopera non-qualificata o poco specializzata”.

    L’avvocato Jurjens inoltre evidenzia come non ci siano evidenze del fatto che il recente accordo di pace tra Eritrea ed Etiopia abbia avuto un impatto positivo sul miglioramento dei diritti umani in Eritrea. Il 16 marzo 2019, l’Alto commissario delle Nazioni Unite per i diritti umani, Kate Gillmore, ha chiesto all’Eritrea di mettere fine al servizio nazionale obbligatorio: “La durata della leva va ben al di là dei 18 mesi previsti dalla legge e, di fatto, è a tempo indeterminato. Inoltre spesso si svolge in condizioni estremamente lesive dei diritti umani, che possono includere il ricorso alla tortura, alle violenze sessuali e al lavoro forzato”. Il 28 marzo 2019, anche il Comitato delle Nazioni Unite per i diritti umani ha espresso la sua preoccupazione circa le accuse secondo cui i giovani sottoposti alla coscrizione obbligatoria “sono impiegati in varie attività lavorative, comprese le miniere o imprese di costruzione di proprietà privata ricevendo un salario estremamente basso o nullo”.

    “Finanziare progetti che fanno ricorso a manodopera forzata è una chiara violazione dei diritti umani -commenta l’avvocato Jurjens-. L’Europa deve cessare queste attività immediatamente e ripensare il suo approccio all’Eritrea. Chiediamo inoltre che la Commissione ci fornisca tutti i documenti relativi a questo progetto per indagare ulteriormente sulle modalità con cui sono state prese queste decisioni”.

    Il Fondo fiduciario europeo di emergenza per l’Africa (detto anche “Trust fund”) è stato lanciato nell’ottobre 2015 a La Valletta (Malta) con l’obiettivo di finanziare con rapidità iniziative e progetti per “affrontare le cause profonde delle migrazioni irregolari”. I destinatari di questi fondi sono 23 Paesi africani di origine e di transito dei flussi migratori. Dei circa 4 miliardi di euro destinati al “Trust fund”, circa 3,7 provengono dal Fondo sociale europeo di sviluppo e da altri strumenti finanziari dell’Unione per l’aiuto allo sviluppo nei Paesi terzi. Tuttavia, il Parlamento europeo, non ha modo di controllare né di verificare come vengono spesi questi soldi. Diverse inchieste giornalistiche e report pubblicati da organizzazioni non governative hanno messo in luce come i fondi del “Trust fund” siano stati spesso utilizzati per migliorare i controlli di polizia lungo le frontiere dei Paesi di transito.

    https://altreconomia.it/eritrea-ue-lavoro-forzato

    #travail_forcé #Erythrée #UE #EU #Europe #esclavage_moderne #trust_fund_for_africa #développement (sic) #route #infrastructure_routière #national_service

    La description de l’aide financière à l’Erythrée via le Trust fund :


    https://ec.europa.eu/trustfundforafrica/sites/euetfa/files/t05-eutf-hoa-er-66_-_eritrea_road_rehabilitation.pdf

    N’oublions pas que le but du Trust Fund est de "combattre la migration irrégulière" :

    The European Union Emergency Trust Fund for stability and addressing root causes of irregular migration and displaced persons in Africa (EUTF for Africa) aims to foster stability and to contribute to better migration management, including by addressing the root causes of destabilisation, forced displacement and irregular migration.

    https://ec.europa.eu/trustfundforafrica/content/homepage_en

    ping @isskein

  • Schiavi di Riserva

    «In Libia, la schiavitù è stata ripristinata. L’Europa l’ha provocata, l’ha permessa e ne trae beneficio. In caso di necessità, l’UE ha i propri schiavi di riserva appena oltremare».
    Questo è il messaggio consegnatoci da 3 ragazzi africani appena sbarcati in Sicilia, dopo aver attraversato il deserto e il mare e soprattutto dopo essere stati usati come schiavi in Libia. La situazione sul terreno, fuori controllo e gestita da diverse bande armate locali, e la mancanza di un governo riconosciuto creano le condizioni perché la schiavitù sia comunemente accettata, diventando una parte reggente del sistema produttivo libico.
    Tuttavia, qual è il ruolo dell’UE in questo inferno?
    L’Italia ha finanziato le milizie libiche e i centri penitenziari (in realtà colonie di schiavi) con milioni di euro per combattere l’immigrazione.
    L’Italia ha venduto armi all’Arabia Saudita (500 milioni di euro negli ultimi 2 anni), ora finite nelle mani dei gruppi armati africani di Libia, Niger e Mali. L’Italia ha ora dispiegato 500 soldati italiani in Niger per opporsi a queste bande.
    L’Italia ha pagato la più grande tangente della storia (oltre 1 miliardo di euro pagati nel 2011 dall’ENI) agli allora primo ministro nigeriano e ministro del petrolio nigeriano per assicurarsi lo sfruttamento di un’area al largo della Nigeria.
    È un paradigma condiviso? Ci stiamo preparando ad accettare la schiavitù in tutto il mondo?


    https://www.cinemaitaliano.info/schiavidiriserva
    #film #Libye #esclavage_moderne #esclavage #externalisation #migrations #asile #réfugiés #torture #Michelangelo_Severgnini #documentaire

  • Emy ou l’histoire d’une esclave ivoirienne en Tunisie

    Découvrez l’histoire d’Emy, une Ivoirienne réduite en esclavage en Tunisie. Ses passeurs avaient promis de l’emmener en Europe, ils la vendront finalement à une riche famille de Tunis. Elle nous a raconté son histoire.

    https://www.youtube.com/watch?v=vCT1kmW54-Q&feature=youtu.be


    #Tunisie #esclavage_moderne #esclavage #migrations #femmes #travail_domestique #exploitation #migrants_ivoiriens
    ping @_kg_

  • Bricked in by poverty, Cambodia’s farmers fight debt bondage

    Bopha should be in school but instead toils seven days a week in a searing brick kiln on the outskirts of Phnom Penh — a 14-year-old trapped in debt bondage in a boom industry preying on the poverty of Cambodia’s farmers.

    Unpredictable weather linked to climate change is laying waste to Cambodian fields.

    Saddled with debt from failed harvests, tens of thousands of farmers are turning to brick factories, where owners pay off their bills in exchange for labour.

    The factories feed a surging construction sector, with high-rises cropping up around the capital Phnom Penh and beyond as money — much of it from China — pours in.

    But for the farmers who shape and bake the clay bricks, Cambodia’s newfound urban prosperity has passed them by.

    “I’m not going to school, I’m trying to help pay back the $4,000 that we owe, even if it will take years,” Bopha told AFP, as she loaded clay blocks on to a cart.

    “For 10,000 bricks transported, we receive $7.50.”

    Cambodian labour law prohibits those aged 12-15 from working if the job is hazardous or interferes with their education.

    Yet Bopha works all week with her family.

    They were driven into the industry two years ago after drought ruined their rice harvest, leaving them with no way of paying back money they borrowed to plant crops.

    A factory owner took over the debt and they went to work in the kilns about an hour’s drive from the capital.

    There, a dirt road leading to the sprawling facility is lined with hundreds of kilns resembling small pyramids.

    Bopha and her family are likely to be trapped for years as they try to clear their debts, in what campaigners warn amounts to modern-day slavery.

    Like most workers interviewed for this article they asked that their full names not be used for fear of losing their jobs.
    The University of London said in an October study that brick factories in Cambodia were creating a “multi-generational workforce of adults and children trapped in debt bondage -– one of the most prevalent forms of modern slavery in the world”.

    And the link between climate change and debt bondage is stark, explains Naly Pilorge, head of Cambodian rights NGO Licadho.

    “Many industries around the world employ climate refugees,” she said. “But what is unique in the brick factories in Cambodia is that the vast majority of workers are imprisoned in debt bondage.”

    Compensation is not enough to pay off debts quickly, and the workers become virtual prisoners of owners who do not let them leave until they pay what they owe — with some living there indefinitely.

    – ’They ignore their rights’ -

    Sov will soon be able to take a two-day holiday to return to her village in Stung Treng province in the north. But her husband and children must stay at the factory.

    “The boss is afraid we will run away without paying,” she said, standing in a maze of bricks.

    She started working at the factory two decades ago with a debt of $2,500. Now, at 57, she owes double that due to medical treatments and the cost of raising her children.

    “I will have to leave this debt to my children,” she said.

    Many workers have persistent health problems because of the smokey kilns, where men and women graft without gloves and masks. Complaints about respiratory or skin diseases, headaches and nosebleeds are common.

    Dim Phally, 31, works in Thmey village with her husband. They have two kids.

    When they went to borrow money, they were told by the brick factory owner to sign a document and pose for a photo holding the funds.

    The contract says they have to pay back double if they try to escape. She still owes $1,500.

    “I hope I can repay the owner and leave this place,” she said.

    Kiln workers have little recourse if abuses occur.

    Sok Kin, president of the Building and Wood Workers Trade Union of Cambodia, said bosses can be violent, but he cannot recall a case where any were prosecuted.

    As for the workers, “they don’t understand their rights and are afraid of losing their jobs”.

    He called for a minimum wage to be established and a nationwide campaign to raise awareness among the workers of their rights.

    The government has repeatedly said it will investigate the situation. The Ministry of Labour did not respond to a request for comment.

    Owners of multiple brick factories declined to speak with AFP.

    Many workers do not see things changing soon.

    “If we can repay the debt, we leave,” said Phan Heng, 33, while taking a break.

    “And if we cannot repay it, we stay and work until our kids grow up and can help us.”


    https://www.bangkokpost.com/news/world/1604110/bricked-in-by-poverty-cambodias-farmers-fight-debt-bondage
    #esclavage_moderne #Cambodge #travail #exploitation #briques #fabrique_de_briques
    ping @albertocampiphoto

  • Australia Starts Tackling Modern Slavery

    A new law in Australia requires companies of a certain size operating in Australia to publicly state the steps they are taking to keep their supply chains free from the worst forms of modern-day slavery. The law, which went into effect on January 1st, is aimed at ending child and forced labor as well as human trafficking.

    Companies will have to file annual statements on their modern slavery efforts according to a set of mandatory criteria, including a description of the company’s operations and supply chain, any risks for modern slavery in the supply chain, and a description of the steps the company is taking to address those risks. The first of these statements is likely to be due by mid-2020.

    A government-run database, accessible to the public and free of charge, will house these statements. One glaring gap is that the Australian law currently does not penalize companies for noncompliance, though the Minister for Home Affairs can make an inquiry if a company has not complied. If a company fails to respond, the minister may publicly disclose information about the company’s failure to comply.

    Australia joins the United Kingdom and France, who have implemented similar laws. Several other countries are contemplating modern slavery legislation, including Switzerland, Germany, and Canada.

    Subnational governments in other countries have also adopted similar laws, such as the California Transparency in Supply Chains Act. Additionally, last June the Australian state of New South Wales passed its own modern slavery law, making critical additions to the national law by creating an independent anti-slavery commissioner to monitor implementation and promote action against modern slavery. The law also creates a range of monetary penalties for companies with employees in New South Wales that fail to comply with the modern slavery statement requirements.

    Australia’s modern slavery law is an important initial step to ensuring that company supply chains are free from modern day slavery and trafficking, but the national or state governments government can go further to ensure compliance. Future legislative efforts, whether in Australia or in other countries, should include systems for monitoring as well as consequences for non-compliance – innovative and pioneering elements found in the New South Wales law.

    https://www.hrw.org/news/2019/01/08/australia-starts-tackling-modern-slavery

    #esclavage_moderne
    ping @reka

  • A young refugee in Libya asked could he draw & send me illustrations to explain the journey tens of thousands of Eritreans make, between escaping the dictatorship in their home country & trying to cross the Mediterranean Sea to Europe. I’ll share them in this thread.
    NB: Sorry, I should clarify that these weren’t done by a child. The guy is overage but suggested drawing the journey would be the easiest way of describing it.
    Here’s the first picture, which shows the conversation between a mother & her son, who’s telling her he’s decided to go to Libya:


    #Libye

    The second picture shows the journey across the desert from Sudan to Libya, in the packed lorries & smaller cars #smugglers use to transport people. Some people die at this stage:


    #passeurs

    The third picture shows what happens once refugees & migrants reach Libya: they’re locked in buildings owned by smugglers until their families can pay ransoms - often much, much more than what was agreed. If their families don’t pay they’re tortured, women raped & some are killed:


    #torture #femmes #viol #mourir_en_Libye

    The fourth picture shows people whose families have paid smugglers (sometimes multiple times) trying to cross the sea from Libya to Italy. “Most people (who) go to sea die or return to Libya & few arrive to dream land.”


    #Méditerranée #mourir_en_mer #push-back #refoulement

    The final drawing shows the detention centres refugees & migrants are imprisoned in, after they’re returned to Libya from the sea. “Life inside the centres hell… Police is very hard, no mercy. Not enough eat, water, healthcare… Police get person to work by force.”


    #centres_de_détention #détention #travail_forcé #esclavage #esclavage_moderne
    https://twitter.com/sallyhayd/status/1078013428265115649?s=19
    #dessins #parcours_migratoire #itinéraire_migratoire #cartographie_sensible #cartographie #visualisation #dessin #réfugiés_érythréens #Erythrée
    ping @reka

  • #ILO Global Estimates on International Migrant Workers – Results and Methodology

    If the right policies are in place, labour migration can help countries respond to shifts in labour supply and demand, stimulate innovation and sustainable development, and transfer and update skills. However, a lack of international standards regarding concepts, definitions and methodologies for measuring labour migration data still needs to be addressed.

    This report gives global and regional estimates, broken down by income group, gender and age. It also describes the data, sources and methodology used, as well as the corresponding limitations.

    The report seeks to contribute to the 2018 Global Compact for Safe, Orderly and Regular Migration and to achieving SDG targets 8.8 and 10.7.


    https://www.ilo.org/global/publications/books/WCMS_652001/lang--en/index.htm

    Le résumé:


    https://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---dgreports/---dcomm/---publ/documents/publication/wcms_652029.pdf

    #OIT #statistiques #chiffres #monde #genre #âge #2017 #migrations #travailleurs_migrants #travail #femmes

    • Global migrant numbers up 20 percent

      Migrants of working age make up 4.2 percent of the global population, and the number is growing. A UN report notes how poorer countries are increasingly supplying labor to richer ones to their own detriment.

      There are 277 million international migrants, 234 million migrants of working age (15 and older) and 164 million migrant workers worldwide, according to a UN report.

      Figures for 2017 from the United Nations’ Department of Economic and Social Affairs (UN/DESA) published on Wednesday show that migrants of working age make up 4.2 percent of the global population aged 15 and older, while migrant workers constitute 4.7 percent of all workers.

      The numbers rose by almost 20 percent between 2013 and 2017 for international migrants, 13 percent for migrants of working age and 9 percent for migrant workers.

      Distribution

      Of the 164 million migrant workers worldwide, 111.2 million (67.9 percent) are employed in high-income countries, 30.5 million (18.6 percent) in upper middle-income countries, 16.6 million (10.1 percent) in lower middle- income countries and 5.6 million (3.4 percent) in low-income countries.

      From 2013 to 2017, the concentration of migrant workers in high-income countries fell from 74.7 to 67.9 percent, while their share in upper middle-income countries increased, suggesting a shift in the number of migrant workers from high-income to lower-income countries.

      The report noted that this growing number could be attributed to the economic development of some lower-income nations, particularly if these countries are in close proximity to migrant origin countries with close social networks.

      The share of migrant workers in the labor force of destination countries has increased in all income groups except for lower middle-income countries.

      In high-income countries, falling numbers of migrant workers were observed simultaneously with a higher share in the labor force as a result of the sharp fall in the labor force participation of non-migrants, due to a variety of factors such as changes in demographics, technology and immigration policies.

      “Stricter migration policies in high-income countries and stronger economic growth among upper middle-income countries may also contribute to the trends observed,” the report noted.

      Geography

      Some 60.8 percent of all migrant workers are found in three subregions: Northern America (23.0 percent), Northern, Southern and Western Europe (23.9 percent) and Arab States (13.9 percent). The lowest number of migrant workers is hosted by Northern Africa (less than 1 percent).

      The subregion with the largest share of migrant workers as a proportion of all workers is Arab States (40.8 percent), followed by Northern America (20.6 percent) and Northern, Southern and Western Europe (17.8 percent).

      In nine out of 11 subregions, the labor force participation rate of migrants is higher than that of non-migrants. The largest difference is in the Arab States, where the labor force participation rate of migrants (75.4 percent) is substantially higher than that of non-migrants (42.2 percent).

      Gender

      Among migrant workers, 96 million are men and 68 million are women. In 2017, the stock of male migrant workers was estimated to be 95.7 million, while the corresponding estimate for female migrant workers was 68.1 million.

      “The higher proportion of men among migrant workers may also be explained by...the higher likelihood of women to migrate for reasons other than employment (for instance, for family reunification), as well as by possible discrimination against women that reduces their employment opportunities in destination countries,” the report noted.

      It added that societal stigmatization, the discriminatory impacts of policies and legislation and violence and harassment undermine women’s access to decent work and can result in low pay, the absence of equal pay and the undervaluation of female-dominated sectors.

      Age

      Prime-age adults (ages 25-64) constitute nearly 87 percent of migrant workers. Youth workers (aged 15-24) and older workers (aged 65 plus) constitute 8.3 percent and 5.2 percent, respectively, of migrant workers. This age composition holds for male and female migrant workers alike.

      “The fact that the overwhelming majority of migrant workers consist of prime-age adults suggests that some countries of origin are losing the most productive part of their workforce, which could have a negative impact on their economic growth,” the report noted, but it added that emigration of prime-age individuals may also provide a source of remittances for countries of origin.

      Destination countries, meanwhile, benefit from receiving prime-age workers as they are increasingly faced with demographic pressures.

      Labor shortage in Germany

      Germany’s BDI industry association said skilled labor from abroad was key to Germany’s future economic success. “The integration of skilled workers from other countries contributes significantly to growth and jobs,” BDI President Dieter Kempf said.

      The country’s VDE association of electrical, electronic and IT engineering was the latest group in Germany to point to the growing need for foreign experts. Emphasizing that Germany itself was training too few engineers, VDE said there would be a shortage of 100,000 electrical engineers over the next 10 years.

      “We will strive to increase the number of engineers by means of migration,” VDE President Gunther Kegel noted.

      https://www.dw.com/en/global-migrant-numbers-up-20-percent/a-46596757

    • Al menos uno de cada cuatro movimientos migratorios son retornos a los países de origen

      Un estudio estima que entre el 26% y el 31% de los flujos de migración mundiales consisten en regresos a los lugares de partida. En los últimos 25 años apenas ha habido cambios en la proporción de población migrante mundial

      https://ctxt.es/es/20181226/Firmas/23708/ctxt-Observatorio-Social-La-Caixa-migracion.htm
      #retour_au_pays
      source: https://www.pnas.org/content/116/1/116

    • GLOBAL MIGRATION INDICATORS

      Préparé par le Centre mondial d’analyse des données sur la migration (CMADM) de l’OIM, le rapport 2018 sur les indicateurs de la migration dans le monde résume les principales tendances mondiales en fonction des dernières statistiques, présentant 21 indicateurs dans 17 domaines relatifs à la migration.

      Le rapport s’appuie sur des statistiques provenant de sources diverses facilement accessibles sur le Global Migration Data Portal.

      Le rapport regroupe les statistiques les plus récentes dans des domaines comme la migration de main-d’œuvre, les réfugiés, les étudiants internationaux, les envois de fonds, le trafic illicite de migrants, la gouvernance des migrations et bien d’autres, permettant aux responsables politiques et au grand public d’avoir un aperçu de l’ampleur et des dynamiques de la migration à travers le monde.

      Par ailleurs, le rapport est le premier à faire le lien entre le programme mondial de gouvernance des migrations et les débats sur les données migratoires. Les thèmes choisis sont particulièrement pertinents pour le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières et pour les Objectifs de développement durable (ODD). Le rapport fait un état des lieux des données sur chaque thème et propose des solutions pour les améliorer.

      « Bien que le Pacte mondial sur la migration et les ODD soient des cadres importants pour améliorer la façon dont nous gérons les migrations, des données plus précises et fiables sur les sujets relatifs à la migration sont nécessaires pour tirer parti de cette opportunité. Ce rapport donne un aperçu global de ce que nous savons et ne savons pas sur les tendances de la migration dans le monde », a déclaré Frank Laczko, Directeur du CMADM. 

      « La communauté internationale prend des mesures pour renforcer la collecte et la gestion des données sur la migration mais il reste beaucoup à faire. Une base de données solide est essentielle pour éclairer les politiques nationales sur la migration et seront plus que jamais nécessaires à la lumière du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières », a déclaré Antonio Vitorino, le nouveau Directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations.

      https://www.iom.int/fr/news/loim-publie-un-rapport-sur-les-indicateurs-de-la-migration-dans-le-monde-2018

      –---------
      Pour télécharger le rapport :

      https://publications.iom.int/system/files/pdf/global_migration_indicators_2018.pdf

      Quelques éléments-clé :


      #indicateurs #femmes #travailleurs_étrangers #étudiants #réfugiés #migrations_forcées #étudiants_étrangers #remittances #trafic_d'êtres_humains #mourir_aux_frontières #esclavage_moderne #exploitation #smuggling #smugglers #passeurs #retours_volontaires #retour_volontaire #renvois #expulsions #IOM #OIM #économie #PIB #femmes #migrations_environnementales #réfugiés_environnementaux #catastrophes_naturelles #attitude #attitude_envers_les_migrants #opinion_publique #environnement

  • Esclave en #Tunisie : le calvaire d’une migrante ivoirienne séquestrée par une riche famille de #Tunis (1/4)

    Depuis l’été 2018, de plus en plus d’embarcations partent de Tunisie pour traverser la mer #Méditerranée. En face, l’Union européenne grince des dents. Pourtant, Tunis ne réagit pas, ou si peu. Déjà confronté à une crise économique et sociale majeure, le pays n’a pas - encore - fait de la #crise_migratoire une priorité. La Tunisie n’a toujours pas mis en place une politique nationale d’asile et il n’existe presqu’aucune structure d’aide pour les migrants. InfoMigrants s’est rendu sur place pour enquêter et a rencontré Jeanne-d’Arc, une migrante ivoirienne, séquestrée et réduite en #esclavage pendant plusieurs mois par une famille tunisienne aisée. Elle se dit aujourd’hui abandonnée à son sort.

    Son visage exprime une détermination sans faille, la voix est claire, forte. « Non, je ne veux pas témoigner de manière anonyme, filmez-moi, montrez-moi. Je veux parler à visage découvert. Pour dénoncer, il ne faut pas se cacher ». Jeanne-d’Arc, est dotée d’un courage rare. Cette Ivoirienne, à la tête d’un salon de coiffure afro à Tunis, #sans_papiers, refuse l’anonymat tout autant que le mutisme. « Il faut que je raconte ce que j’ai subi il y quelques années pour éviter à d’autres filles de se faire piéger ».

    C’était il y a 5 ans, en décembre 2013, et les souvenirs sont toujours aussi douloureux. Pendant 5 mois, Jeanne-d’Arc a été l’#esclave_domestique d’une famille aisée de Tunis. « L’histoire est si banale…, commence-t-elle. Vous avez un #trafiquant qui promet à votre famille de vous faire passer en Europe et puis qui trahit sa promesse et vous vend à quelqu’un d’autre », résume-t-elle, assise sur le canapé de son salon dont les néons éclairent la pièce d’une lumière blafarde. « Quand nous sommes arrivées à Tunis, j’ai vite compris que quelque chose ne tournait pas rond, il y avait plusieurs jeunes filles comme nous, on nous a emmenées dans un appartement puis réparties dans des familles... Je n’ai rien pu faire. Une fois que vous êtes sortie de votre pays, c’est déjà trop tard, vous avez été vendue ».

    #Passeport_confisqué

    Comme de nombreuses autres Ivoiriennes, Jeanne-d’Arc a été victime de réseaux criminels « bien rôdés » dont l’intention est d’attirer des migrantes d’#Afrique_subsaharienne pour ensuite les « louer » à de riches familles tunisiennes. Pendant 5 mois, Jeanne-d’Arc ne dormira « que quand sa patronne s’endormira », elle nettoiera chaque jour ou presque « les 6 chambres, 4 salons et deux cuisines » du triplex de ses « patrons » qui vivent dans une banlieue chic de la capitale, la « #cité_el_Ghazala ». « La patronne m’a confisqué mon passeport. Évidemment je n’étais pas payée. Jamais. On me donnait l’autorisation de sortir de temps en temps, je pouvais dormir aussi, j’avais plus de chance que certaines. »

    Jeanne d’Arc a raconté son histoire au Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES), une association qui vient en aide, entre autres, aux migrants. L’association tente depuis longtemps d’alerter les autorités sur ces réseaux - ivoiriens notamment - de #traite_d’êtres_humains. Des mafias également bien connues de l’organisation internationale des migrations (#OIM). « Comme beaucoup de pays dans le monde, la Tunisie n’est pas épargnée par ce phénomène [de traite] dont les causes sont multiples et profondes », a écrit l’OIM dans un de ces communiqués. Depuis 2012, l’OIM Tunisie a détecté 440 victimes de traite, 86 % viennent de #Côte_d'Ivoire.

    Pour lutter contre ce fléau, la Tunisie a adopté en août 2016 une #loi relative à la prévention et à la lutte contre la traite des personnes - loi qui poursuit et condamne les auteurs de trafics humains (#servitude_domestique, #exploitation_sexuelle…). Ce cadre juridique devrait en théorie permettre aujourd’hui de protéger les victimes – qui osent parler - comme Jeanne-d’Arc. Et pourtant, « l’État ne fait rien », assure-t-elle. « L’OIM non plus… Une loi, c’est une chose, la réalité, c’est autre chose ».

    L’enfer des « #pénalités » imposées aux migrants sans-papiers en Tunisie

    Car Jeanne-d’Arc a essayé de s’en sortir après sa « libération », un jour de janvier 2014, quand sa patronne lui a rendu son passeport et lui a ordonné de partir sur le champ, elle a cru son calvaire terminé. Elle a cru que l’État tunisien allait la protéger.

    « C’est tout le contraire... À peine libérée, un ami m’a parlé de l’existence de ’pénalités’ financières en Tunisie… Il m’a dit que j’allais certainement devoir payer une amende. Je ne connaissais pas ce système. Je ne pensais pas être concernée. J’étais prise au #piège, j’ai été anéantie ».

    La demande d’asile de Jeanne-d’Arc a été rejetée en 2015. Crédit : InfoMigrants

    En Tunisie, selon la loi en vigueur, les étrangers en #situation_irrégulière doivent s’acquitter de « pénalités de dépassement de séjour », sorte de sanctions financières contre les sans papiers. Plus un migrant reste en Tunisie, plus les pénalités s’accumulent. Depuis 2017, cette amende est plafonnée à 1 040 dinars tunisiens (environ 320 euros) par an, précise le FTDES. « C’est une triple peine, en plus d’être en situation irrégulière et victime de la traite, une migrante doit payer une taxe », résume Valentin Bonnefoy, coordinateur du département « Initiative pour une justice migratoire » au FTDES.

    Malgré l’enfer qu’elle vient de vivre, Jeanne d’Arc est confrontée à une nouvelle épreuve. « Mon ami m’a dit : ‘Tu pourras vivre ici, mais tu ne pourras pas partir’... » En effet, les « fraudeurs » ne sont pas autorisés à quitter le sol tunisien sans s’être acquitté de leur dette. « Si j’essaie de sortir du pays, on me réclamera l’argent des pénalités que j’ai commencé à accumuler quand j’étais esclave !… Et ça fait 5 ans que je suis en Tunisie, maintenant, le calcul est vite fait, je n’ai pas assez d’argent. Je suis #bloquée ».

    Asile rejeté

    Ces frais effraient les étrangers de manière générale – qui craignent une accumulation rapide de pénalités hebdomadaires ou mensuelles. « Même les étudiants étrangers qui viennent se scolariser en Tunisie ont peur. Ceux qui veulent rester plus longtemps après leurs études, demander une carte de séjour, doivent parfois payer ces pénalités en attendant une régularisation. C’est environ 20 dinars [6 euros] par semaine, pour des gens sans beaucoup de ressources, c’est compliqué », ajoute Valentin Bonnefoy de FTDES.

    Pour trouver une issue à son impasse administrative et financière, Jeanne-d’Arc a donc déposé en 2015 un dossier de demande d’asile auprès du Haut-commissariat à l’ONU – l’instance chargée d’encadrer les procédures d’asile en Tunisie. Elle pensait que son statut de victime jouerait en sa faveur. « Mais ma demande a été rejetée.La Côte d’Ivoire n’est pas un pays en guerre m’a-t-on expliqué. Pourtant, je ne peux pas y retourner, j’ai des problèmes à cause de mes origines ethniques », dit-elle sans entrer dans les détails. Jeanne d’arc a aujourd’hui épuisé ses recours. « J’ai aussi pensé à dénoncer la famille qui m’a exploitée à la justice, mais à quoi bon... Je suis fatiguée… »

    « J’ai le seul salon afro du quartier »

    Après une longue période d’abattement et de petits boulots, Jeanne-d’Arc a récemment repris du poil de la bête. « Je me suis dit : ‘Ce que tu veux faire en Europe, pourquoi ne pas le faire ici ?’ ». Avec l’aide et le soutien financier d’un ami camerounais, la trentenaire sans papiers a donc ouvert un salon de coiffure afro, dans un quartier populaire de Tunis. « Je paye un loyer, le bailleur se fiche de ma situation administrative, du moment que je lui donne son argent ».

    Les revenus sont modestes mais Jeanne d’Arc défend sa petite entreprise. « Je me suis installée ici, dans un quartier sans migrants, parce que je ne voulais pas de concurrence. Je suis le seul salon afro du secteur, et plus de 90 % de ma clientèle est tunisienne », dit-elle fièrement, en finissant de tresser les nattes rouges et noires d’une jeune fille. Mais les marchandises manquent et ses étals sont ostensiblement vides. « J’ai besoin de produits, de mèches, d’extensions… Mais pour m’approvisionner, il faudrait que je sorte de Tunisie... Je ne sais pas comment je vais faire ».

    Pour les migrants comme Jeanne-d’Arc acculés par les pénalités, la seule solution est souvent la fuite par la mer. « Payer un #passeur pour traverser la Méditerranée peut s’avérer moins cher que de payer cette amende », résume Valentin Bonnefoy de FTDES. Une ironie que souligne Jeanne d’Arc en souriant. « En fait, ce gouvernement nous pousse à frauder, à prendre des dangers… Mais moi, que vais-je faire ? », conclut-elle. « Je ne veux pas aller en #Europe, et je ne peux pas retourner vivre en Côte d’Ivoire. Je suis définitivement prisonnière en Tunisie ».

    http://www.infomigrants.net/fr/post/12875/esclave-en-tunisie-le-calvaire-d-une-migrante-ivoirienne-sequestree-pa

    #UNHCR #demande_d'asile

  • Batterie auto elettriche: il prezzo pagato dai bambini del cobalto

    Nelle miniere del Congo migliaia di bambini pagano un prezzo altissimo per estrarre il cobalto, uno dei materiali indispensabili alle batterie delle auto elettriche: condizioni di lavoro terribili e rischi per la salute per pochi centesimi al giorno


    https://www.osservatoriodiritti.it/2018/10/22/batterie-auto-elettriche-bambini-cobalto
    #voiture_électrique #exploitation #mines #cobalt #enfants #Congo #esclavage_moderne #extractivisme #matières_premières #cartographie #visualisation
    ping @reka

  • Slavery was never abolished – it affects millions, and you may be funding it
    http://theconversation.com/slavery-was-never-abolished-it-affects-millions-and-you-may-be-fund

    When we think of slavery, many of us think of historical or so-called “traditional forms” of slavery – and of the 12m people ripped from their West African homes and shipped across the Atlantic for a lifetime in the plantations of the Americas.

    But slavery is not just something that happened in the past –- the modern day estimate for the number of men, women and children forced into labour worldwide exceeds 40m. Today’s global slave trade is so lucrative that it nets traffickers more than US$150 billion each year.
    Slavery affects children as well as adults

    Debt bondage often ensnares both children and adults. In Haiti, for example, many children are sent to work by their families as domestic servants under what’s known as the Restavek system – the term comes from the French language rester avec, “to stay with”. These children, numbering as many as 300,000, are often denied an education, forced to work up to 14 hours a day and are sometimes victims of sexual abuse.

    #esclavage_moderne et meci @fil

  • From nail bars to car washes: how big is the UK’s slavery problem? | Global development | The Guardian
    https://www.theguardian.com/global-development/2018/oct/18/nail-bars-car-washes-uk-slavery-problem-anti-slavery-day

    From nail bars to car washes: how big is the UK’s slavery problem?

    Across Britain, there are thousands of victims of this often invisible crime. To mark Anti-Slavery Day we look at the scale of hidden exploitation

    by Annie Kelly

    #esclavage_moderne et meci @fil

  • A Story of Slavery in Modern America - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/magazine/archive/2017/06/lolas-story/524490

    The ashes filled a black plastic box about the size of a toaster. It weighed three and a half pounds. I put it in a canvas tote bag and packed it in my suitcase this past July for the transpacific flight to Manila. From there I would travel by car to a rural village. When I arrived, I would hand over all that was left of the woman who had spent 56 years as a slave in my family’s household.

    #esclavage_moderne et meci @fil

  • Shame and stigma leave UK’s male slaves sleeping on the ...
    http://news.trust.org/item/20181018000009-h8nwx

    Men who have been enslaved are far less likely than women to speak out and are often perceived as being less in need of help

    By Kieran Guilbert

    LONDON, Oct 18 (Thomson Reuters Foundation) - Male survivors of slavery in Britain are sleeping on the streets and many are too ashamed or afraid to seek support, putting them at renewed risk of being trafficked, a charity said on Thursday.

    #esclavage_moderne et meci @fil