• Le #Bangladesh veut-il noyer ses #réfugiés_rohingyas ?

    Confronté à la présence sur son territoire d’un million de réfugiés musulmans chassés de Birmanie par les crimes massifs de l’armée et des milices bouddhistes, Dacca envisage d’en transférer 100 000 sur une île prison, dans le golfe du Bengale, menacée d’inondation par la mousson. Ce projet vient relancer les interrogations sur le rôle controversé de l’Organisation des Nations unies en #Birmanie.
    Dans les semaines qui viennent, le gouvernement du Bangladesh pourrait transférer plusieurs milliers de réfugiés rohingyas, chassés de Birmanie entre 2012 et 2017, dans une #île du #golfe_du_Bengale menacée de submersion et tenue pour « inhabitable » par les ONG locales. Préparé depuis des mois par le ministère de la gestion des catastrophes et des secours et par la Commission d’aide et de rapatriement des réfugiés, ce #transfert, qui devrait dans un premier temps concerner 350 familles – soit près de 1 500 personnes – puis s’étendre à 7 000 personnes, devrait par la suite être imposé à près de 100 000 réfugiés.

    Selon les agences des Nations unies – Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) et Organisation internationale pour les migrations (OIM) –, plus de 950 000 s’entassent aujourd’hui au Bangladesh dans plusieurs camps de la région de #Cox’s_Bazar, près de la frontière birmane. Près de 710 000 membres de cette minorité musulmane de Birmanie, ostracisée par le gouvernement de #Naypidaw, sont arrivés depuis août 2017, victimes du #nettoyage_ethnique déclenché par l’armée avec l’appui des milices villageoises bouddhistes.

    Les #baraquements sur #pilotis déjà construits par le gouvernement bangladais sur l’#île de #Bhasan_Char, à une heure de bateau de la terre ferme la plus proche, dans le #delta_du_Meghna, sont destinés à héberger plus de 92 000 personnes. En principe, les réfugiés désignés pour ce premier transfert doivent être volontaires.

    C’est en tout cas ce que les autorités du Bangladesh ont indiqué aux agences des Nations unies en charge des réfugiés rohingyas. Mais l’ONG régionale Fortify Rights, qui a interrogé, dans trois camps de réfugiés différents, quatorze personnes dont les noms figurent sur la liste des premiers transférables, a constaté qu’en réalité, aucune d’entre elles n’avait été consultée.

    « Dans notre camp, a déclaré aux enquêteurs de Fortify Rights l’un des délégués non élus des réfugiés chargé des relations avec l’administration locale, aucune famille n’accepte d’être transférée dans cette île. Les gens ont peur d’aller vivre là-bas. Ils disent que c’est une île flottante. » « Île qui flotte », c’est d’ailleurs ce que signifie Bhasan Char dans la langue locale.

    Les réfractaires n’ont pas tort. Apparue seulement depuis une vingtaine d’années, cette île, constituée d’alluvions du #Meghna, qui réunit les eaux du Gange et du Brahmapoutre, émerge à peine des eaux. Partiellement couverte de forêt, elle est restée inhabitée depuis son apparition en raison de sa vulnérabilité à la mousson et aux cyclones, fréquents dans cette région de la mi-avril à début novembre. Cyclones d’autant plus redoutés et destructeurs que l’altitude moyenne du Bangladesh ne dépasse pas 12 mètres. Selon les travaux des hydrologues locaux, la moitié du pays serait d’ailleurs submergée si le niveau des eaux montait seulement d’un mètre.

    « Ce projet est inhumain, a confié aux journalistes du Bangla Tribune, un officier de la marine du Bangladesh stationné dans l’île, dont l’accès est interdit par l’armée. Même la marée haute submerge aujourd’hui une partie de l’île. En novembre1970, le cyclone Bhola n’a fait aucun survivant sur l’île voisine de Nijhum Dwip. Et Bhasan Char est encore plus bas sur l’eau que Nijhum Dwip. » « Un grand nombre de questions demeurent sans réponses, observait, après une visite sur place en janvier dernier, la psychologue coréenne Yanghee Lee, rapporteure spéciale de l’ONU pour la situation des droits de l’homme en Birmanie. Mais la question principale demeure de savoir si cette île est véritablement habitable. »

    « Chaque année, pendant la mousson, ont confié aux enquêteurs de Human Rights Watch les habitants de l’île voisine de Hatiya, une partie de Bhasan Char est érodée par l’eau. Nous n’osons même pas y mettre les pieds. Comment des milliers de Rohingyas pourraient-ils y vivre ? » Par ailleurs, la navigation dans les parages de l’île est jugée si dangereuse, par temps incertain, que les pêcheurs du delta hésitent à s’y aventurer. Les reporters d’un journal local ont dû attendre six jours avant que la météo devienne favorable et qu’un volontaire accepte de les embarquer.

    À toutes ces objections des ONG, d’une partie de la presse locale et de plusieurs agences des Nations unies, le gouvernement bangladais répond que rien n’a été négligé. Une digue, haute de près de trois mètres et longue de 13 km, a été érigée autour de l’enclave de 6,7 km² affectée à l’hébergement des Rohingyas. Chacune des 120 unités de logement du complexe comprend douze bâtiments sur pilotis, une mare et un abri en béton destiné à héberger 23 familles en cas de cyclone et à recevoir les réserves de produits alimentaires. Conçus, selon les architectes, pour résister à des vents de 260 km/h, les abris pourront aussi être utilisés comme salles de classe, centres communautaires et dispensaires.

    Construit en parpaings, chaque bâtiment d’habitation contient, sous un toit de tôle métallique, seize chambres de 3,5 m sur 4 m, huit W.-C., deux douches et deux cuisines collectives. Destinées à héberger des familles de quatre personnes, les chambres s’ouvrent sur une coursive par une porte et une fenêtre à barreaux. Un réseau de collecte de l’eau de pluie, des panneaux solaires et des générateurs de biogaz sont également prévus. Des postes de police assureront la sécurité et 120 caméras de surveillance seront installées par la marine.

    Compte tenu des conditions de navigation très difficiles dans l’estuaire de la Meghna et du statut militarisé de l’île, la liberté de mouvement des réfugiés comme leur aptitude à assurer leur subsistance seront réduites à néant. « Bhasan Char sera l’équivalent d’une prison », estimait en mars dernier Brad Adams, directeur pour l’Asie de Human Rights Watch.
    Aung San Suu Kyi n’a pas soulevé un sourcil

    Aucun hôpital n’est prévu sur l’île. En cas d’urgence, les malades ou les blessés devront être transférés vers l’hôpital de l’île de Hatiya, à une heure de bateau lorsque le temps le permet. Faute de production locale, la quasi-totalité de l’alimentation devra être acheminée depuis le continent. La densité de population de ce complexe dont les blocs, disposés sur un plan orthogonal, sont séparés par d’étroites allées rectilignes, dépassera, lorsqu’il sera totalement occupé, 65 000 habitants au kilomètre carré, soit six fois celle du cœur de New York.

    On le voit, ce « paradis pour les Rohingyas », selon le principal architecte du projet, Ahmed Mukta, qui partage son activité entre Dacca et Londres, tient davantage du cauchemar concentrationnaire submersible que du tremplin vers une nouvelle vie pour les réfugiés birmans du Bangladesh. Ce n’est pourtant pas faute de temps et de réflexion sur la nature et la gestion du complexe. L’idée de transférer les réfugiés birmans sur Bhasan Char circulait depuis 2015 parmi les responsables birmans. À ce moment, leur nombre ne dépassait pas 250 000.

    Alimentés depuis 1990 par un chapelet de flambées de haine anti-musulmanes que le pouvoir birman tolérait quand il ne les allumait pas lui-même, plusieurs camps s’étaient créés dans la région de Cox’s Bazar pour accueillir les réfugiés chassés par la terreur ou contraints à l’exil par leur statut spécial. Musulmans dans un pays en écrasante majorité bouddhiste, les Rohingyas se sentent depuis toujours, selon l’ONU, « privés de leurs droits politiques, marginalisés économiquement et discriminés au motif de leur origine ethnique ».

    Le projet s’était apparemment endormi au fond d’un tiroir lorsqu’en août 2017, après la véritable campagne de nettoyage ethnique déclenchée par Tatmadaw (l’armée birmane) et ses milices, près de 740 000 Rohingyas ont fui précipitamment l’État de Rakhine, (autrefois appelé Arakan) où ils vivaient pour se réfugier de l’autre côté de la frontière, au Bangladesh, auprès de leurs frères, exilés parfois depuis plus de vingt-cinq ans. En quelques jours, le nombre de Rohingyas dans le district de Cox’s Bazar a atteint un million de personnes et le camp de réfugiés de Kutupalong est devenu le plus peuplé de la planète.

    Nourrie par divers trafics, par le prosélytisme des émissaires islamistes, par la présence de gangs criminels et par l’activisme des agents de l’Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA) à la recherche de recrues pour combattre l’armée birmane, une insécurité, rapidement jugée incontrôlable par les autorités locales, s’est installée dans la région. Insécurité qui a contribué à aggraver les tensions entre les réfugiés et la population locale qui reproche aux Rohingyas de voler les petits boulots – employés de restaurant, livreurs, conducteurs de pousse-pousse – en soudoyant les policiers et en acceptant des salaires inférieurs, alors qu’ils ne sont officiellement pas autorisés à travailler.

    Cette situation est d’autant plus inacceptable pour le gouvernement de Dacca que Cox’s Bazar et sa plage de 120 km constituent l’une des rares attractions touristiques du pays.

    Pour mettre un terme à ce chaos, le gouvernement de Dacca a d’abord compté sur une campagne de retours volontaires et ordonnés des Rohingyas en Birmanie. Il y a un an, 2 200 d’entre eux avaient ainsi été placés sur une liste de rapatriement. Tentative vaine : faute d’obtenir des garanties de sécurité et de liberté du gouvernement birman, aucun réfugié n’a accepté de rentrer. Le même refus a été opposé aux autorités en août dernier lorsqu’une deuxième liste de 3 500 réfugiés a été proposée. Selon les chiffres fournis par le gouvernement birman lui-même, 31 réfugiés seulement sont rentrés du Bangladesh entre mai 2018 et mai 2019.

    Les conditions, le plus souvent atroces, dans lesquelles les Rohingyas ont été contraints de fuir en août 2017 et ce qu’ils soupçonnent de ce qui les attendrait au retour expliquent largement ces refus. Selon le rapport de la Mission d’établissement des faits de l’ONU remis au Conseil des droits de l’homme le 8 août 2019 [on peut le lire ici], les Rohingyas ont été victimes, un an plus tôt, de multiples « crimes de droit international, y compris des crimes de génocide, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre ».

    Selon ce document, « la responsabilité de l’État [birman – ndlr] est engagée au regard de l’interdiction des crimes de génocide et des crimes contre l’humanité, ainsi que d’autres violations du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire ».

    Le rapport précise que « la mission a établi une liste confidentielle de personnes soupçonnées d’avoir participé à des crimes de droit international, y compris des crimes de génocide, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, dans les États de Rakhine, kachin et shan depuis 2011. Cette liste […] contient plus d’une centaine de noms, parmi lesquels ceux de membres et de commandants de la Tatmadaw, de la police, de la police des frontières et des autres forces de sécurité, y compris de fonctionnaires de l’administration pénitentiaire, ainsi que les noms de représentants des autorités civiles, au niveau des districts, des États et du pays, de personnes privées et de membres de groupes armés non étatiques. […] La liste mentionne aussi un grand nombre d’entités avec lesquelles les auteurs présumés de violations étaient liés, notamment certaines unités des forces de sécurité, des groupes armés non étatiques et des entreprises ».

    On comprend dans ces conditions que, rien n’ayant changé depuis cet été sanglant en Birmanie où Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix 1991, n’a pas levé un sourcil devant ces crimes, les Rohingyas préfèrent l’incertain chaos de leur statut de réfugiés à la certitude d’un retour à la terreur. Et refusent le rapatriement. Ce qui a conduit, début 2018, la première ministre bangladaise Sheikh Hasina à sortir de son tiroir le projet de transfert, en sommeil depuis 2015, pour le mettre en œuvre « en priorité ».

    Près de 300 millions de dollars ont été investis par Dacca dans ce projet, destiné dans un premier temps à réduire la population des camps où la situation est la plus tendue. Selon le représentant du gouvernement à Cox’s Bazar, Kamal Hossain, les opérations de transfert pourraient commencer « fin novembre ou début décembre ».

    Au cours d’une récente réunion à Dacca entre des représentants du ministère des affaires étrangères du Bangladesh et des responsables des Nations unies, les officiels bangladais auraient « conseillé » à leurs interlocuteurs d’inclure Bhasan Char dans le plan de financement de l’ONU pour 2020, sans quoi le gouvernement de Dacca pourrait ne pas approuver ce plan. Les responsables des Nations unies à Dacca ont refusé de confirmer ou démentir, mais plusieurs d’entre eux, s’exprimant officieusement, ont indiqué qu’ils étaient soumis « à une forte pression pour endosser le projet de Bhasan Char ».

    Interrogé sur la possibilité d’organiser le transfert des réfugiés sans l’aval des Nations unies, le ministre bangladais des affaires étrangères Abul Kalam Abdul Momen a répondu : « Oui, c’est possible, nous pouvons le faire. » La première ministre, de son côté, a été plus prudente. En octobre, elle se contentait de répéter que son administration ne prendrait sa décision qu’après avoir consulté les Nations unies et les autres partenaires internationaux du Bangladesh.

    L’un de ces partenaires, dont l’aide en matière d’assistance humanitaire est précieuse pour Dacca, vient de donner son avis. Lors d’une intervention fin octobre à la Chambre des représentants, Alice G. Wells, secrétaire adjointe du bureau de l’Asie du Sud et du Centre au Département d’État, a demandé au gouvernement du Bangladesh d’ajourner tout transfert de réfugiés vers Bhasan Char jusqu’à ce qu’un groupe d’experts indépendants détermine si c’est un lieu approprié. Washington ayant versé depuis août 2017 669 millions de dollars d’aide à Dacca, on peut imaginer que cette suggestion sera entendue.
    Les « défaillances systémiques » de l’ONU

    Les Nations unies sont pour l’instant discrètes sur ce dossier. On sait seulement qu’une délégation doit se rendre sur l’île les jours prochains. Il est vrai que face à ce qui s’est passé ces dernières années en Birmanie, et surtout face à la question des Rohingyas, la position de l’ONU n’a pas toujours été claire et son action a longtemps manqué de lucidité et d’efficacité. C’est le moins qu’on puisse dire.

    Certes l’actuel secrétaire général, António Guterres, a réagi rapidement et vigoureusement au sanglant nettoyage ethnique qui venait de commencer en Birmanie en adressant dès le 2 septembre 2017 une lettre au Conseil de sécurité dans laquelle il demandait un « effort concerté » pour empêcher l’escalade de la crise dans l’État de Rakhine, d’où 400 000 Rohingyas avaient déjà fui pour échapper aux atrocités.

    Mais il n’a pu obtenir de réaction rapide et efficace du Conseil. Il a fallu discuter deux semaines pour obtenir une réunion et 38 jours de plus pour obtenir une déclaration officielle de pure forme. Quant à obtenir l’envoi sur place d’une équipe d’observateurs de l’ONU en mesure de constater et dénoncer l’usage de la violence, il en était moins question que jamais : la Birmanie s’y opposait et son allié et protecteur chinois, membre du Conseil et détenteur du droit de veto, soutenait la position du gouvernement birman. Et personne, pour des raisons diverses, ne voulait s’en prendre à Pékin sur ce terrain.

    En l’occurrence, l’indifférence des États membres, peu mobilisés par le massacre de Rohingyas, venait s’ajouter aux divisions et différences de vues qui caractérisaient la bureaucratie de l’ONU dans cette affaire. Divergences qui expliquaient largement l’indifférence et la passivité de l’organisation depuis la campagne anti-Rohingyas de 2012 jusqu’au nettoyage ethnique sanglant de 2017.

    Incarnation de cette indifférence et de cette passivité, c’est-à-dire de la priorité que le système des Nations unies en Birmanie accordait aux considérations politiques et économiques sur la sécurité et les besoins humanitaires des Rohingyas, Renata Lok-Dessallien, la représentante de l’ONU en Birmanie depuis 2014, a quitté ses fonctions en octobre 2017, discrètement appelée par New York à d’autres fonctions, en dépit des réticences du gouvernement birman. Mais il était clair, à l’intérieur de l’organisation, qu’elle n’était pas la seule responsable de cette dérive désastreuse.

    Dans un rapport de 36 pages, commandé début 2018 par le secrétaire général et remis en mai dernier, l’économiste et diplomate guatémaltèque Gert Rosenthal, chargé de réaliser un diagnostic de l’action de l’ONU en Birmanie entre 2010 et 2018, constate qu’en effet, l’organisation n’a pas été à son meilleur pendant les années qui ont précédé le nettoyage ethnique d’août 2017 au cours duquel 7 000 Rohingyas au moins ont été tués, plus de 700 000 contraints à l’exil, des centaines de milliers d’autres chassés de leurs villages incendiés et enfermés dans des camps, le tout dans un climat de violence et de haine extrême [le rapport – en anglais – peut être lu ici].

    Selon Gert Rosenthal, qui constate des « défaillances systémiques » au sein de l’ONU, nombre d’agents des Nations unies ont été influencés ou déroutés par l’attitude de Aung San Suu Kyi, icône du combat pour la démocratie devenue, après les élections de 2015, l’alliée, l’otage et la caution des militaires et du clergé bouddhiste. C’est-à-dire la complice, par son silence, des crimes commis en 2017. Mais l’auteur du rapport pointe surtout la difficulté, pour les agences de l’ONU sur place, à choisir entre deux stratégies.

    L’une est la « diplomatie tranquille » qui vise à préserver dans la durée la présence et l’action, même limitée, de l’organisation au prix d’une certaine discrétion sur les obligations humanitaires et les droits de l’homme. L’autre est le « plaidoyer sans concession » qui entend faire respecter les obligations internationales par le pays hôte et implique éventuellement l’usage de mesures « intrusives », telles que des sanctions ou la menace de fermer l’accès du pays aux marchés internationaux, aux investissements et au tourisme.

    À première vue, entre ces deux options, le secrétaire général de l’ONU a fait son choix. Après une visite à Cox’s Bazar, en juillet 2018, il affirmait qu’à ses yeux, « les Rohingyas ont toujours été l’un des peuples, sinon le peuple le plus discriminé du monde, sans la moindre reconnaissance de ses droits les plus élémentaires, à commencer par le droit à la citoyenneté dans son propre pays, le Myanmar [la Birmanie] ».

    Il reste à vérifier aujourd’hui si, face à la menace brandie par Dacca de transférer jusqu’à 100 000 réfugiés rohingyas sur une île concentrationnaire et submersible, les Nations unies, c’est-à-dire le système onusien, mais aussi les États membres, choisiront le « plaidoyer sans concession » ou la « diplomatie tranquille ».

    https://www.mediapart.fr/journal/international/131119/le-bangladesh-veut-il-noyer-ses-refugies-rohingyas?onglet=full

    #réfugiés #asile #migrations #rohingyas #Bangladesh #camps_de_réfugiés

    ping @reka

  • Les vraies motivations de #Happytal, service de conciergerie de luxe pour #hôpitaux
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/08/13/hopital-public-les-vraies-motivations-de-la-conciergerie-happytal_5498887_32

    Cette start-up promet d’« apporter de la douceur » aux patients. Mais son vrai business est l’optimisation de la facturation des chambres individuelles.

    #escrocs #attention

  • Facebook , gangster aux 55 milliards de dollars Pia de Quatrebarbes - 21 Juin 2019 - Solidaire
    https://www.solidaire.org/articles/facebook-gangster-aux-55-milliards-de-dollars

    Un chiffre d’affaire de plus de 55 milliards de dollars en 2018 : en quinze ans, le réseau aux 2,2 milliards « d’amis » a engrangé un paquet de fric sur nos informations, quitte à s’asseoir sur quelques lois. Un « #gangster_numérique », a tranché le parlement britannique dans un rapport au vitriol... Comment le réseau social qui voulait « rendre le monde meilleur » en est-il arrivé la ?


    Photo Wachiwit /iStock

    En 2008, quand Facebook débarque en France, c’est la ruée sur les « murs ». On y voit alors un formidable moyen de communiquer, partager des photos, personne ne s’y informe encore, mais on y dissémine naïvement des informations aux quatre vents : scolarité, opinion, statut amoureux....et déjà on #like. Rien de grave a priori, #Mark_Zuckerberg, le concepteur du réseau souhaite alors « rendre le monde meilleur ». Pas « le conquérir, seulement rendre les gens plus ouverts et connectés ».

    L’histoire est typique des innovations du web. 4 ans auparavant, dans sa chambre de Harvard, à Boston, le petit génie veut rencontrer des filles, il crée alors avec des camarades un #trombinoscope des étudiants, « The Facebook ». Les universités américaines s’y branchent, puis les lycées et collèges – Il suffit d’avoir 13 ans et une adresse mail. Et bientôt le monde entier : 2,2 milliards d’utilisateurs, un chiffre d’affaires de 55 milliards de dollars, et le 3e site internet le plus visité.

    De ses utilisateurs, il sait à peu près tout !
    Mais 15 ans après, sa firme est devenue un « gangster numérique au dessus des lois ». La sentence est venue mi-février de la Commission du numérique, de la culture et des médias du #Parlement_britannique. Pendant 18 mois, elle a planché sur le scandale #Cambridge_Analytica. Une centaine de témoins ont été auditionnés, mais le PDG de Facebook, lui, a refusé... A la lecture des 110 pages, on comprend pourquoi et comment #Mark_Zuckerberg a choisi « le profit avant la vie privée ».

    Comprenons bien : Que Facebook sait-il de ses utilisateurs ? A peu près tout ! « La pratique la plus problématique, c’est la captation systématique de nos données personnelles », explique Sylvain Steer, enseignant en droit et membre de l’association la Quadrature du Net. Pour les « amis », ce sont donc les contenus publics, les messages privés sur #Messenger, la listes des personnes, pages et groupes suivis, la façon dont on utilise le service et accède aux contenus et les informations sur l’appareil (adresse IP, fichiers présents, mouvements de la souris, accès au GPS et à l’appareil photo).

    Pour ceux qui n’ont pas de compte, la firme de Palo Alto a la solution : le « profil fantôme ». Les #cookies, les boutons « J’aime » et « Partager » affichés sur de nombreux sites, transmettent à Facebook les informations de navigation... En bref, Facebook s’accorde un pouvoir de surveillance de masse.

    Et quand Mark Zuckerberg répète à tout va, « Facebook ne vend pas les données », le parlement Britannique répond : il ment. En cause, le modèle économique : « la gratuité » pour l’utilisateur contre la monétisation de ses données. « Facebook vend aux annonceurs des catégories de publicité. Ce sont l’ensemble des caractéristiques sociales, économiques et comportementales que le réseau associe à chaque utilisateur afin de mieux le cibler », explique Sylvain Steer. « Avec l’argument fallacieux que c’est pour nous proposer des contenus de la façon la plus adaptée : sous entendu la plus subtile ». Facebook est donc avant tout « une #régie_publicitaire », analyse Yann Le Pollotech, chargé des questions numériques au PCF. 98 % de son chiffre d’affaires mondial provient de la publicité ciblée.

    L’accès aux données des téléphones
    Le réseau ouvre aussi ses données à des développeurs tiers contre rémunération « 250 000 dollars de publicités par an », écrivait le PDG dans un mail obtenu par les parlementaires britanniques. Facebook nie, explique que l’idée n’avait jamais été appliquée. En 2015, pourtant il restreint l’accès sauf pour une liste de 150 entreprises, dont Apple, Amazon, Netflix, ou Airbnb ou encore le site de rencontre #Tinder. Et là, c’est open bar ! Et Zuckerberg écrivait : « je ne vois pas de cas où des données ont été diffusées de développeurs à développeurs et ont causé un réel problème pour nous »... Raté ! 3 ans après, Cambridge Analytica allait prouver le contraire. La société, basée à Londres, a siphonné les données de 87 millions de comptes. La cheville ouvrière de la campagne numérique de Donald Trump en 2016, a réalisé un micro ciblage des électeurs.

    Parmi les autres pépites du rapport : l’accès aux données des téléphones. En 2015, la nouvelle version de l’application sur mobiles #Android pouvait avoir accès au journal des appels téléphoniques. Un cadre de Facebook s’inquiète dans un mail interne que les utilisateurs s’en rendent compte. « Ça serait très risqué : des journalistes (..) qui écrivent des articles sur “Facebook qui utilise sa mise à jour pour espionner votre vie privée” », écrit le cadre. Car le but de la firme, est bel et bien de tout savoir.... Pour cela, il faut capturer l’utilisateur et faire en sorte qu’il y reste. Et le pousser à partager toujours plus d’informations.

    Les #Fake_News rentrent dans cette catégorie. C’est parce qu’elles sont beaucoup plus partagées que Facebook les laisse se propager... Le sociologue Dominique Cardon limite leur portée dans un livre salvateur (1). Pendant la campagne américaine, ces « fake news » ont été le plus consultées par les 10% des électeurs les plus convaincus, y écrit-il. Pour Yann Le Pollotech aussi, « il faut se méfier de ce concept. Depuis que les hommes communiquent, il y a de la #désinformation. Mais ici, il y a aussi une sorte de racisme social : les fake news ne concerneraient que les moins diplômés.. et les gilets jaunes ! A chacun ses Fakes news ; celle des #CSP_+ [cadres supérieurs, NdlR], c’est que les cheminots partent à la retraite à 50 ans avec un pont d’or. Mais ce n’est pas à Facebook de décider ce qui est de l’ordre du complot ou de la #vérité. La seule manière de les éviter : c’est la délibération, le débat démocratique ».

    Mais ce n’est pas le programme du géant. Lui, il a un autre objectif : « enfermer les internautes dans son monde, son univers. Plus que du gangster, cela relève de la #mafia, au sens où c’est aussi une organisation sociale », continue Yann Le Pollotech. Dans ce système, Facebook compte aussi la messagerie #Whatsapp (1,5 milliard d’utilisateurs) et le site de partage de photos et vidéos #Instagram (1 milliard). Et avec elles, toutes leurs données ! En 2014, au moment du rachat de Whatsapp pour 19 milliards de dollars, Zuckerberg promettait « de ne pas combiner les données des comptes Facebook et Whatsapp. Bien sûr, il l’a fait deux ans après », continue Sylvain Steer.

    Depuis les scandales continuent : le 20 mars, Facebook reconnaissait ne pas protéger les #mots_de_passe de centaines de millions de comptes. En février, d’autres applications donnaient accès à Facebook à leurs données : une application pour suivre son cycle menstruel, de sport, de santé... En septembre, 50 millions de comptes étaient piratées.

    Un modèle basé sur l’illégalité
    Que font les législateurs ? En Europe, ils ont franchi une première étape avec le Règlement général pour la protection des données ( #RGPD ), entré en vigueur le 28 mai dernier. Ce dernier impose des formes de consentement éclairé et libre. Mais « Facebook continue de violer les textes, car tout son modèle économique est illégal », rappelle Sylvain Steer. Une plainte collective a été déposée, la CNIL Irlandaise – là où est le siège social de Facebook en Europe- l’examine. Sauf qu’elle prend son temps. « Bien sûr, Facebook comme les autres, fait un lobbying pour retarder sa mise en conformité et prolonger son business », continue-t-il.

    Le Parlement britannique veut la fin du far west... Sauf que Facebook, comme #Google « à force de ne pas être réglementés, se sont imposés comme des autorités centralisatrices sur internet. Les États au lieu de le limiter, continuent à lui déléguer des pouvoirs ». La France en tête, « les gouvernements, demandent à ces plateformes géantes de devenir juges et modérateurs des contenus en ligne. Ce qui devrait être de l’ordre de la justice ou du service public », poursuit Sylvain Steer ... Ou comment les gouvernements donnent à Facebook les clés de la censure. Zuckerberg, lui, s’excuse, encore une fois, et promet « de changer ». En attendant, le nombre d’utilisateurs recule, les jeunes désertent la plateforme... Mais pour Instagram. Et restent ainsi dans le monde clos de Facebook.

    Culture numérique, Dominique Cardon, Les presses de Sciences Po, sorti en février, 19 euros, 428 pages
    (Article paru dans le journal L’Humanité -Dimanche du 28 mars 2019)

    #facebook #surveillance #internet #algorithme #censure #réseaux_sociaux #publicité #données #bigdata #profiling #manipulation #marketing #domination #web #voleur de vies #escroc #gangster #fric

  • Fraude fiscale : quatre ans de prison ferme requis contre Patrick Balkany, deux contre sa femme - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/fraude-fiscale-quatre-ans-de-prison-ferme-requis-contre-patrick-balkany-d

    Le fisc qui avait porté plainte en 2015 avait évalué à 4 millions d’euros environ le total qui lui était dû.

    Est-ce que ces 4 millions minimum que les Balkany doivent à la collectivité vont être saisit sur leurs 16,5 millions d’euros annuels d’actifs ? Ca serait la moindre des choses et rien n’est indiqué là dessus.
    D’autre part Balkany n’est-il pas récidiviste ? Dans ce cas il devrait avoir la comparution immédiate avec une peine plancher. Je pense à ces SDF qui prennent 2 ans ferme pour un vol de canette ou de bouffe. Si un vol de canette que j’estime autour de 5 euros de dommage vaut 2 ans ferme, le parquet devrait demander dans les 1,6 millions d’années de prison pour M.Balkany.

    • Opération spéciale : un micro-don pour Notre-Dame de Paris - L’ARRONDI
      https://www.larrondi.org/operation-speciale-un-micro-don-pour-notre-dame-de-paris

      La Fondation de France : rebâtissons Notre-Dame de Paris

      Une souscription nationale a été ouverte dès le 16 avril afin de financer la restauration de la cathédrale. Pour participer à cet élan de générosité, différentes enseignes proposent à leur clients de faire un ARRONDI à l’euro supérieur lors de leurs achats dès mercredi dans les magasins Franprix et Monoprix, et jeudi chez Kusmi Tea. L’opération s’étend jusqu’au 5 mai chez Franprix et Kusmi Tea, jusqu’au 6 mai chez Monoprix. Le processus de reconstruction nécessitera plusieurs années, c’est pourquoi chaque centime compte ! 100% des dons seront reversés à la Fondation de France via le fonds de dotation Le Réflexe Solidaire. Il est également possible de faire un don sur le site de la Fondation de France, déductible à 66%.

    • Le chiffre donné par les associations locales est de plus de 5000 personnes qui vivent dans la rue à Toulouse. Des familles avec enfants, des femmes enceintes, à crever dehors de la misère imposée. La dernière fois que je suis allée chez Monoprix en fin de journée, à la boulangerie ils ont refusé de me donner les sacs dans lesquels ils venaient de jeter tout ce qu’il restait des étalages : croissants, pains au chocolat, gateaux divers, je me suis largement engueulé avec eux et ils m’ont dit que c’était les ordres.
      #Monoprix mène la #guerre_aux_pauvres, pire, l’enseigne force la participation à la sauvegarde de la religion caché derrière la reconstruction de l’emblème de ce pouvoir : NDDP.

      https://www.youtube.com/watch?v=fLHgSVp8Byo


      Petrolio... bruceremo le chiese
      a morte lo stato borghese.
      Petrolio... bruceremo le chiese
      e noi vogliamo la libertà.

      A morte il papa, viva Bakunin !
      A morte il papa, viva Bakunin !

      Su una stele di sterco d’uccelli
      a morte il papa Pacelli,
      su una stele di sterco d’uccelli
      e noi vogliamo la libertà.

      A morte il papa, viva Bakunin...
      A morte il papa, viva Bakunin...
      A morte il papa, viva Bakunin...
      a morte il papa !

    • Obtenir de l’argent, pourquoi pas. Mais il s’agit aussi je crois de sortir le #mécénat (le pouvoir de préaffecter sa contribution fiscale) de son isolement, d’établir un pont entre des mondes sociaux (à la louche : fortunés, imposables, pauvres) que tout sépare.
      On redécouvre peut-être l’exemplarité des privatisations thatcheriennes qui, à l’inverse d’ADP, des barrages hydrauliques, (...), tiraient une part de leur légitimité de leur allure #populaire.
      Sous couvert de brame national, l’extension du domaine de la responsabilité individuelle annule la frontière entre ces 45% de « ménages » imposables (fallacieusement rendus égaux par leur aptitude à donner) et les autres.
      L’inclusion des #pauvres, elle se paye.

      #civisme

    • Ah... alors j’essaye de reformuler. Même les plus pauvres qui ne peuvent bénéficier de déduction fiscale de l’impôt sur le revenu peuvent participer, c’est open bar, à chacun selon ses moyens (l’émancipation façon Macron). Et, à la fin, comme il n’y a que pour ceux là que le don est de 100%, c’est eux les plus dignes. mais si. Ces micro décisions que nous sommés de prendre devraient effacer la mauvaise impression produite par l’entrain de quelques milliardaires emblématiques à financer ce qui leur plait (la principale attraction touristique locale). Voyez bien que ce n’est pas la question des déductions fiscales. On cherche à donner forme à l’unité nationale. Pas de séparatisme des #riches, pas de domination radicale de leur égoïsme collectif, pas de mépris social. Il n’est interdit à personne de participer au bien commun tel qu’ils le gèrent et le mettent en scène. Aussi gonflé qu’un vendeur de voiture d’occase. On compte sur l’effet placebo du récit, ça passe ou ça foire. C’est moins maladroit que des privatisations effectuées sans « actionnariat populaire » (au profit visible de grands groupes), mais en effet loin de réparer le tort subi, la modalité choisie (injection au prélèvement volontaire partout) risque de relancer le refus. C’est quoi cet État qui fait la mendicité partout où on doit dépenser du fric ?
      #inflammable

    • #escroquerie #escroc #monoprix #franprix #macronnerie

      ça coûte pas si chère que ça une bonne bâche pour une église quand des gens crèvent dans la rue sans ressources ni espoir
      https://www.lesechos.fr/industrie-services/services-conseils/notre-dame-de-paris-une-lecon-de-mecenat-1012632

      De nouvelles formes d’engagements sont apparues, à l’instar de Sodexo, offrant un million de repas aux artisans sur le chantier, ou l’Institut de France promettant d’affecter en 2020 la majorité des prix qu’il distribue (25 millions par an) à des sujets en lien avec Notre-Dame. Société Générale ou la Banque Populaire ont créé des collectes internes pour leurs salariés, qu’elles abondent avant de les reverser à la Fondation de France ou à la Fondation du patrimoine.

      je propose de réaffecter tous ces dons à la construction d’un centre d’accueil digne de ce nom

      #ça_ruisselle

      faudrait me payer pour que je bouffe un seul repas sodexo

      #pub_gratuite

  • La justice israélienne annonce la triple inculpation de Netanyahou en pleine campagne
    Thomas Cantaloube, Médiapart, le 28 février 2019
    https://www.mediapart.fr/journal/international/280219/la-justice-israelienne-annonce-la-triple-inculpation-de-netanyahou-en-plei

    Le procureur général israélien a annoncé jeudi 28 février que le chef du gouvernement serait prochainement inculpé pour « fraude et abus de confiance et corruption ». À six semaines des élections, c’est un coup de tonnerre dans le paysage politique d’Israël.

    #paywall #Benyamin_Netanyahou #escroc (en plus de tout le reste) #justice #élections

    Son potentiel successeur, #Benny_Gantz, se vante que les bombardements sur Gaza l’ait ramenée à « l’âge de pierre », et se retrouve sous le coup d’une accusation de « crimes de guerre » :
    https://seenthis.net/messages/755064

  • Les États-Unis et Israël quittent l’Unesco ce lundi soir
    Gwendal Lavina, Le Figaro, le 31 décembre 2018
    http://www.lefigaro.fr/international/2018/12/31/01003-20181231ARTFIG00116-les-etats-unis-et-israel-quittent-l-unesco-ce-lun

    Les deux pays exécutent une décision annoncée en octobre 2017 en réponse à plusieurs résolutions de l’organisation qu’ils jugent « anti-israéliennes ». L’Unesco regrette ces deux retraits mais minimise leurs impacts.

    Certains observateurs craignent qu’au-delà d’affaiblir politiquement l’Unesco, ces deux retraits entament sérieusement le budget de l’organisation. Un diplomate bien informé balaye cet argument de la main et rappelle que les États-Unis et Israël ne payent plus leur cotisation obligatoire depuis 2011. Leur dette auprès de l’organisation s’élève ainsi à 620 millions de dollars pour les États-Unis et 10 millions de dollars pour Israël.

    Feuilleton à plusieurs épisodes :
    https://seenthis.net/messages/636965

    #UNESCO #USA #israel #Palestine #ONU #dette #escrocs #voleurs

  • Le scandale du dieselgate génère de gigantesques « cimetières » à VW RTS - 20 Octobre 2018
    https://www.rts.ch/info/economie/9932932-le-scandale-du-dieselgate-genere-de-gigantesques-cimetieres-a-vw.html

    Contraints de rappeler des centaines de milliers de véhicules à travers le monde, les constructeurs empêtrés dans le scandale des moteurs diesel doivent improviser des parkings géants pour stocker les voitures.
    Visé cette semaine par une enquête des autorités allemandes, le constructeur allemand Opel pourrait être obligé de rappeler quelque 100’000 voitures, comme ont déjà dû le faire les autres marques impliquées dans l’affaire du dieselgate.


    Après l’éclatement du scandale en 2015, VW, notamment, avait dû racheter 8,5 millions de véhicules pour les mettre au normes d’ici 2020, dans l’espoir de les remettre sur le marché. A l’heure actuelle, Volkswagen se targue d’un taux de réparation de quelque 80% - avec de fortes disparités d’un pays à l’autre.

    Mais le groupe a dû improviser des sites pour déposer des centaines de milliers de véhicules. L’un de ces « purgatoires » automobiles est le nouvel aéroport de Berlin Brandenbourg - un chantier interminable, empêtré dans des affaires de corruption et de malfaçon notamment.

    Vols de véhicules
    Aux Etats-Unis - où VW a dû débourser près de 15 milliards de dollars pour indemniser ses clients américains, un demi-million de véhicules ont été rappelés, certains ajustés et revendus. Mais les véhicules restants sont entreposés sur une quarantaine de sites : dans le désert californien, dans un ancien stade de foot dans le Michigan, dans un port de Tampa en Floride, ou encore une ancienne usine de papier dans le Minnesota.

    >> Voir la galerie photo de différents exemples :
    https://www.rts.ch/info/economie/9932932-le-scandale-du-dieselgate-genere-de-gigantesques-cimetieres-a-vw.html

    Ces dépôts gigantesques ont entraîné de nouvelles difficultés pour VW, notamment des vols. Certains sont allés se servir dans ces dépôts, ont ensuite truqué les immatriculations des voitures, avant de revendre les véhicules. Dans d’autres cas, VW a fait l’objet de plaintes - les habitants de certaines régions n’appréciant guère de vivre à côté de des immenses parkings.
    Sujet radio : Katia Schaer

    Dernière étape avant la casse ?
    Un important procès s’est ouvert en septembre devant le tribunal régional de Brunswick, en Allemagne. Des actionnaires de VW reprochent au groupe de ne pas les avoir informés des risques financiers générés par le Dieselgate et exigent des dédommagements à hauteur de 10 milliards de francs.

    A ces difficultés judiciaires s’ajoute l’introduction de nouvelles normes d’émission en Europe depuis le premier septembre. Des normes auxquelles l’industrie automobile - Volkswagen inclus - se dit mal préparée. Certaines villes veulent d’ailleurs interdire une partie de ces voitures.

    Raison pour laquelle VW vient d’annoncer le rachat de ses anciens modèles encore en circulation. Des voitures qui seront d’abord entreposées avant de, par milliers aussi, partir à la casse.

     #dieselgate #pollution #volkswagen #voiture #diesel #Allemagne #USA #tricheurs #polueurs #escrocs

  • Trump se sépare de son secrétaire de l’#Environnement dans la tourmente | TVA Nouvelles
    http://www.tvanouvelles.ca/2018/07/05/trump-annonce-le-depart-de-son-ministre-de-lenvironnement

    Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi la démission de Scott Pruitt, secrétaire de l’Environnement très controversé en raison d’une cascade de scandales liés à son train de vie et à son utilisation des fonds publics.

    #escroc #corrompu #Etats-Unis

  • Trump signs ’right to try’ drug bill | TheHill
    http://thehill.com/policy/healthcare/389908-trump-signs-right-to-try-bill-for-terminally-ill-patients

    President Trump signed a bill Wednesday allowing terminally ill patients access to experimental medical treatments not yet approved by the Food and Drug Administration (FDA)

    Dubbed “right to try,” the law’s passage was a major priority of Trump and Vice President Pence, as well as congressional Republicans.

    “Thousands of terminally ill Americans will finally have hope, and the fighting chance, and I think it’s going to better than a chance, that they will be cured, they will be helped, and be able to be with their families for a long time, or maybe just for a longer time,” Trump said at a bill signing ceremony at the White House, surrounded by terminally ill patients and their families.

    Des médicaments à l’efficacité douteuse et au prix astronomique.

    #escroc

  • Crowdfunding : le PDG d’une start-up mis en examen pour le détournement de 4 millions d’euros Le Figaro - Pauline Verge - 15 Mars 2018
    http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2018/03/15/32001-20180315ARTFIG00382-crowdfunding-le-pdg-d-une-start-up-mis-en-examen-

    Pour financer le lancement de ses produits, la start-up Rifft a eu recours à une campagne de #crowdfunding. Son PDG Lucas Goreta promettait à ses investisseurs de leur reverser 15% des recettes issues des ventes, cependant les produits annoncés n’ont jamais été mis sur le marché.

    D’entrepreneur audacieux à #escroc présumé, il n’y a parfois qu’un pas. Selon les informations de Nice-Matin, le patron d’une #start-up spécialisée dans les objets connectés est soupçonné d’avoir détourné quatre millions d’euros via une campagne de crowdfunding. Il a été mis mercredi en examen pour escroquerie par le tribunal d’Annecy.

    Il y a encore quelques mois, Lucas Goreta était décrit par Nice-Matin comme un entrepreneur tourné vers l’avenir, prêt à « conquérir le monde ». Sa #start-up #Rifft (Research & #Innovation For Future Technologies) a même été sélectionnée pour représenter la #French_Tech au Consumer Electronics Show qui a eu lieu à Las Vegas début janvier, et où elle avait même remporté deux prix.

    Créé en 2015 et basé à #Sophia-Antipolis (Côte d’Azur), Rifft est à l’origine de plusieurs projets innovants. Sur son site, la start-up affirme vouloir « remettre en question les certitudes, bouleverser les habitudes tout en enrichissant nos expériences ». Parmi les produits proposés, un #bracelet_connecté qui se fixe au cadran d’une montre classique, un robot éducatif destiné aux enfants ou encore une station de rechargement par induction. Pour les financer, Lucas Goreti lance une campagne de crowdfunding sous la forme de précommandes. Il promet à ses investisseurs de leur reverser 15% des recettes issues des ventes, sous la forme de « royalties ». Problème : la mise sur le marché des produits en question a sans cesse été repoussée.

    Chaîne de Ponzi
    Lucas Goreta n’en était pas à son coup d’essai, toujours selon Nice-Matin, qui rappelle qu’en 2007 il avait déjà été condamné à 18 mois de prison avec sursis et à cinq ans d’interdiction de diriger une entreprise. Le « business » de Goreta consistait à l’époque en un fonds de pension spécialisé dans les diamants. Le stratagème auquel il avait eu recours s’apparentait à celui de la « chaîne de Ponzi », déjà utilisé par Bernard Madoff, condamné en 2009 à 150 ans de prison. Pour attirer les investisseurs, le piège consiste à faire espérer à ces derniers des rendements très importants en contrepartie d’une faible prise de risque. Dans un second temps, l’argent des nouveaux investisseurs sert à rembourser les investisseurs précédents, et ainsi de suite. Cette dimension pyramidale n’avait cependant été que partiellement mise en place dans l’escroquerie de Lucas Goreta, puisque personne n’avait été remboursé...

  • #Malte : assassinat de la journaliste qui avait accusé le gouvernement de #corruption - International - LeVif.be
    http://www.levif.be/actualite/international/malte-assassinat-de-la-journaliste-qui-avait-accuse-le-gouvernement-de-corruption/article-normal-739519.html

    « Il y a des #escrocs partout où l’on regarde maintenant, la situation est désespéré », concluait-elle.

    #Daphne_Galizia

  • Western Union fined $586 million for colluding with organized crime / Boing Boing
    http://boingboing.net/2017/01/23/western-union-fined-586-milli.html

    Forbes article:

    In a statement from the U.S. Department of Justice and Federal Trade Commission on Thursday, authorities describe insufficient or poorly enforced policies that resulted in the funneling of hundreds of millions of dollars in proceeds from illegal gambling, fraud and drug and human trafficking.

    ...

    In one case, illegal immigrants from China sent money back to the people who smuggled them across the border. With the help of employees, the payments were structured so that they didn’t trigger reporting requirements under the Bank Secrecy Act, say authorities.

    In another example, Western Union processed hundreds of thousands of transactions for an international scam, wherein fraudsters directed people to send money in order to claim a prize or help a relative. Western Union employees often processed the payments in return for a cut of the proceeds, say authorities.

    From CFO:

    Wifredo A. Ferrer, the U.S. Attorney in Miami, said the misconduct reflected “a flawed corporate culture that failed to provide a checks and balances approach to combat criminal practices.”

    “Western Union’s failure to implement proper controls and discipline agents that violated compliances policies enabled the proliferation of illegal gambling, money laundering and fraud-related schemes,” he added.

    #banques #escrocs

  • A story too good to be true – The toy smuggler of Aleppo’s jihadist connections, made-up stories and an orphan project run aground
    http://www.hs.fi/ulkomaat/a1477021713106

    Aid worker Rami Adham has gained international recognition for helping orphans in Syria. However, an investigation by Helsingin Sanomat finds that Adham has misled the public, has tight links to jihadist groups and his Aleppo orphan project also has many irregularities. Adham denies the claims.

    #escroc #escroquerie #Syrie

  • Nétanyahou concède avoir reçu un « don » d’un escroc présumé français
    http://www.lefigaro.fr/international/2016/06/07/01003-20160607ARTFIG00110-netanyahou-concede-avoir-recu-un-don-d-un-escroc-

    Arnaud Mimran, contre lequel le tribunal correctionnel de Paris vient de requérir dix ans de prison pour son rôle présumé dans une escroquerie à la taxe carbone dont le préjudice est évalué à 280 millions d’euros, a en effet dû s’expliquer à l’audience sur ses relations avec Benyamin Nétanyahou. Interrogé sur ses nombreux déplacements en Israël durant l’année 2009, le prévenu a indiqué que l’un d’eux avait pour objet un rendez-vous avec le chef du Likoud juste après sa victoire aux législatives. Puis il a dit lui avoir versé « un million » au cours d’une campagne électorale, sans toutefois mentionner la date précise de ce don. Le président du tribunal, de son côté, a assuré à l’audience que la trace d’un tel versement figure au dossier de l’instruction.

    […]

    Mais les nouvelles déclarations du premier ministre n’ont pas tardé à être partiellement contredites par Arnaud Mimran lui-même. Dans un entretien diffusé lundi soir par la dixième chaîne de télévision israélienne, l’escroc présumé affirme en effet lui avoir versé 170.000 euros, soit quatre fois la somme désormais évoquée par le premier ministre. « Bibi n’a jamais rien fait de mal, a assuré M. Mimran. Tout d’abord, je n’ai jamais dit un million d’euros - c’était en 2001, donc on parlait encore en francs français. Ensuite ce versement a été fait de mon compte personnel sur celui de Benyamin Nétanyahou. Il n’a aucun lien avec sa victoire de 2009. »

    #escrocs_sionistes

  • STL Contempt Judge Sentences Karma Khayat to €10,000 Fine
    http://www.naharnet.com/stories/en/190779-stl-contempt-judge-sentences-karma-khayat-to-10-000-fine

    Special Tribunal for Lebanon Contempt Judge Nicola Lettieri on Monday sentenced al-Jadeed TV deputy chief editor Karma Khayat to a fine of 10,000 euros on charges of “interfering with the administration of justice” by failing to remove online content on alleged witnesses.

    After hearing the arguments of the Amicus Curiae Prosecutor, or Friend of the Court, and the Defense lawyer, Lettieri said he sentenced Khayat to “a fine of €10,000 to be paid in full by 30 October, 2015.”

    Et en live:
    https://www.youtube.com/watch?v=acFpLQs5Vvg

  • Décès à Paris d’#Antoine_Lahd, ancien chef de l’ALS
    http://www.lorientlejour.com/article/943854/deces-a-paris-dantoine-lahd-ancien-chef-de-lals.html

    En mai 2014, il avait été condamné à mort par contumace par l’État libanais pour « haute trahison, intelligence avec l’ennemi et participation à des enlèvements, actes de violence et meurtres ».

    Selon un membre de la famille du défunt, interrogé hier par L’Orient-Le Jour, le plus grand regret d’Antoine Lahd aura été de ne pas avoir pu revoir son village natal de Kfar Atra. « L’État libanais a été injuste envers lui », a ajouté cette source.

    Les fructueuses affaires d’Antoine Lahd
    http://www.lorientlejour.com/article/284951/Les_fructueuses_affaires_dAntoine_Lahd.html

    29/01/1999
    Le chef de l’Armée du Liban-Sud (ALS), le général Antoine Lahd, profite largement de l’occupation israélienne grâce à des pots-de-vin, à la contrebande et à divers prébendes, a affirmé sur le quotidien...

    #collabo #traitre #assassin #escroc

    • Warning note for regional activists: In Iraq, leaders and organizaers of anti-corruption protests are being assassinated | The Mideastwire Blog
      https://mideastwire.wordpress.com/2015/08/31/warning-note-for-regional-activists-in-iraq-leaders-and-organ

      On August 31, the Qatari-owned Al-Quds al-Arabi daily carried the following report by its correspondent in Baghdad: “Many activists in the demonstrations sweeping the Iraqi cities have been the object of organized assassination operations and aggressions, without the security bodies managing to identity the sides standing behind them. In Basra in southern Iraq, Sheikh Aziz al-Hilfi was the object of an assassination attempt which caused him to suffer serious injuries, knowing he is one of the activists who participated in the demonstrations against corruption and the corrupt in the Basra province. Also in Basra, Subeih Qassem, the sheikh of the Qaramsha clan, was assassinated in a bomb explosion, and the Basra police said that a remotely-controlled locally-made bomb containing explosives was placed inside the wheel under the driver’s seat, which led to the death of the sheikh and the injuring of another.

      #Irak

  • Lebanon detains hardline Islamist cleric
    http://www.reuters.com/article/2015/08/15/us-lebanon-security-idUSKCN0QK09920150815

    Lebanese authorities detained a hardline Sunni Islamist cleric wanted for attacks on the Lebanese army as he tried to flee the country on Saturday, security officials said.

    Sheikh Ahmed al-Assir, a Lebanese citizen, was arrested at Beirut airport as he tried to depart using a forged passport, the officials said. The National News Agency said he wanted to travel to Egypt.

    Assir rose to prominence with the onset of the civil war in neighboring Syria that has triggered instability in Lebanon by exacerbating sectarian tensions between its Sunni and Shi’ite communities.

    Charges against him include forming a terrorist organization and inciting violence against the army.

    In 2013, 12 Lebanese soldiers were killed when they stormed a mosque complex belonging to Assir in the southern city of Sidon.

    • Le cheikh salafiste Ahmad el-Assir arrêté
      http://www.lorientlejour.com/article/939329/le-cheikh-salafiste-ahmad-el-assir-arrete.html

      La Sûreté générale (SG) a arrêté le cheikh salafiste Ahmad el-Assir à l’aéroport international de Beyrouth alors qu’il tentait de prendre la fuite, rapporte samedi l’Agence nationale d’information (Ani, officielle).

      Une source sécuritaire a indiqué à l’AFP qu’el-Assir a été arrêté samedi matin. Le cheikh, muni d’un faux passeport libanais avec pour nom « Rami Abdel Rahmane Taleb », voulait se rendre en Égypte, précise l’Ani. Il avait changé son apparence physique et était accompagné d’une personne détentrice d’un passeport portant le nom de « Khaled Sidani ».

      L’Ani indique également que c’est à bord d’une Mercedes de couleur blanche que le cheikh est arrivé à l’aéroport. Le chauffeur du véhicule a été arrêté.

    • Liban : un cheikh radical sunnite en fuite arrêté à l’aéroport de Beyrouth
      Le Monde.fr avec AFP | 15.08.2015
      http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/08/15/liban-un-cheikh-radical-sunnite-en-fuite-arrete-a-l-aeroport-de-beyrouth_472

      Parfait inconnu avant le début de la révolte en Syrie, en 2011, ce cheikh radical natif de Saïda, dans le sud du Liban, doit sa notoriété à ses diatribes, d’abord contre le régime de Damas et le Hezbollah , puis contre l’armée libanaise, dont il était devenu l’ennemi numéro un. Il accusait notamment les militaires de ne pas réagir face à l’implication du mouvement chiite en Syrie.

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      Le cheikh anti-Hezbollah Ahmad al-Assir arrêté au Liban
      http://www.france24.com/fr/20150815-cheikh-ahmad-al-assir-capture-liban-hezbollah-syrie

      Inconnu avant 2011 et le début de la révolte en Syrie, Le cheikh, imam salafiste, s’est imposé progressivement comme l’un des principaux opposants au Hezbollah. Il s’est fait connaître par ses violentes diatribes contre le régime de Damas et l’organisation terroriste , ainsi que contre l’armée libanaise qu’il accuse de ne pas réagir face à l’implication du mouvement chiite en Syrie.

    • Note pour les journalistes : toujours présenter Ahmad Assir comme légitime et réellement représentatif de « la rue sunnite » (« dans un pays profondément polarisé blah blah blah »). Ne jamais mentionner que cet #escroc_salafiste s’est surtout rendu célèbre en agitant une mitraillette-jouet en plastique en prétendant qu’elle appelait les chtits enfants chiites à « frapper Aïcha » (c’est un vieux gag salafiste bien documenté par ailleurs, le jouet dit en anglais « Pull over, pull over, save the hostages »), et qu’il avait promis d’empêcher Nasrallah et Berri de dormir à ce sujet. Bouffon et escroc, donc.

      https://www.youtube.com/watch?v=KKyb8rx1PgU

      Et surtout, ne jamais se demander pourquoi ce bouffon a reçu une si soudaine couverture médiatique le légitimant. Ici en 2012, par exemple, le Daily Star (qui n’est pourtant pas très salafiste comme journal) le présente en prenant au sérieux ses « accusations » :
      http://www.dailystar.com.lb/News/Politics/2012/Jun-22/177802-lebanon-sheikh-warns-of-toy-gun-that-insults-prophets-wife.ashx

  • La ferme-usine de Drucat compte plus de vaches qu’autorisé. La Préfecture enquête
    http://www.reporterre.net/La-ferme-usine-de-Drucat-compte-plus-de-vaches-qu-autorise-La-Prefecture

    La réaction ne s’est pas fait attendre. « Nous avons pris connaissance de votre article publié ce jour. En réaction, la préfète a demandé à la DDPP [Direction départementale de protection des populations] de réaliser un contrôle de l’exploitation et de compter le nombre d’animaux par catégorie dans les plus brefs délais. » Par ce mel envoyé à Reporterre lundi 8 juin en milieu d’après-midi, la préfecture de la Somme a confirmé ses inquiétudes sur l’augmentation du cheptel de la ferme-usine des Milles vaches signalé par le témoignage publié le matin par Reporterre : l’ex-salarié de la ferme-usine indiquait que celle-ci comptait plus de 700 vaches, alors que seules 500 sont autorisées.

    « Nous prenons très au sérieux tous les signalements. Votre article a éveillé l’intérêt des services de l’Etat », nous ont confirmé au téléphone les services de la préfecture. Les plus brefs délais ? « C’est demain. » Ce mardi 9 juin, la ferme-usine des Mille vaches doit donc s’attendre à un « contrôle d’opportunité », sorte de procédure d’urgence effectuée par la Direction départementale de la protection des populations, en charge notamment des contrôles sanitaires sur les troupeaux.

    La Ferme des 1.000 vaches dépasse le nombre de bêtes autorisé
    https://fr.news.yahoo.com/ferme-1-000-vaches-admet-%C3%AAtre-pass%C3%A9-500-160301933--finance.

    « Entre le 10 avril et aujourd’hui, le cheptel est effectivement passé de 500 à 794 laitières, mais nous contestons avoir commis une faute administrative », a déclaré le directeur d’exploitation, Michel Welter, à l’AFP.

    M. Welter a fait cette déclaration après que des inspecteurs de la Direction départementale de protection des populations (DDPP) ont effectué mardi un contrôle sanitaire dans cette ferme géante située à Drucat, près d’Abbeville (Somme).

    C’est suite à la parution lundi d’un article de Reporterre, faisant état de 700 laitières, sur son site internet, que « la préfète » Nicole Klein « a demandé à la DDPP de faire un contrôle d’opportunité dans les meilleurs délais dans la ferme de Drucat », a expliqué la préfecture.

    #mille_vaches #escroc #agro-industrie

  • Comment les #multinationales escroquent l’#Afrique
    http://www.liberation.fr/monde/2015/06/02/comment-les-multinationales-escroquent-l-afrique_1321402

    Quelle est l’ampleur du phénomène ? Diverses évaluations existent. 160 milliards de dollars (145 milliards d’euros) par an de manque à gagner pour les seuls pays en développement, estime l’ONG Christian Aid. Dans un rapport publié le 26 mars 2015, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement estime que l’ensemble des pays en développement sont privés annuellement d’environ 100 milliards de dollars. « Ces 100 milliards ne recouvrent pas tous les procédés d’optimisation fiscale utilisés par les multinationales, ni les 138 milliards de dollars que les pays en développement perdraient chaque année en octroyant à celles-ci de généreux avantages fiscaux », rappelait Action Aid en 2013.

    Reste que sur ces 100 milliards, la moitié, soit 50 milliards, échappe au seul continent africain. 50 milliards, c’est aujourd’hui le double de ce que reçoit l’Afrique en #aide_publique_au_développement. « A l’arrivée, les rentrées fiscales chutent, et les mesures d’#austérité redoublent, confiait à Libération Johnlyn Tromp, d’Oxfam Afrique du Sud, lors du Forum social mondial de Tunis, en mars. Les administrations fiscales sont dépassées par les montages sophistiqués et sont, de plus, décimées par les coupes budgétaires. Elles sont un peu comme ceux qui n’ont pas les moyens de s’asseoir à la table d’un restaurant et se contentent de regarder le menu. »

    Dommage que la #complicité des dirigeants (modérés, sages, etc... selon la terminologie de la « #communauté_internationale ») ne soit jamais abordée.

    Les #escrocs respectés, #escroquerie #escroquerie_légale

  • The bank moved to seize a widow’s home. But it didn’t tell her the loan was insured. | The Charlotte Observer The Charlotte Observer
    http://www.charlotteobserver.com/news/business/banking/article18700647.html

    For more than a decade after her husband died, Laura Coleman Biggs paid her mortgage to a Bank of America subsidiary. She was never told, even as she was weeks from losing her home, that her husband had actually protected her against foreclosure.

    #banksters #vils #escrocs