• Donald #Trump promet 5 000 dollars à chaque Américain en cas de victoire aux #élections de mi-mandat
    ▻https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/10/donald-trump-promet-5-000-dollars-a-chaque-americain-en-cas-de-victoire-aux-


    Le président américain, Donald Trump, après son discours lors de la convention nationale républicaine de mi-mandat à l’American Airlines Center, à Dallas (Texas), le 9 septembre 2026. KENT NISHIMURA/AFP

    edit il avait promis 1000$ pour sa réélection, jamais versés. cette fois ça représente des centaines de milliards de $ qui seraient à la charge... du trésor public. on peut difficilement faire plus énorme en terme de privatisation (ce qu’il reste de promesse capitaliste a une de ces gueules).

    #corruption revendiquée #escroquerie au vote

  • Au cœur d’une #cyberattaque sans précédent qui a ébranlé le notariat français

    Enquête Des pirates ont détourné au moins 35 millions d’euros au sein de centaines d’offices notariaux pendant deux ans. Les hackeurs étaient si prolifiques que les autorités ont craint l’émission de faux actes notariés.

    Le 20 mars 2024, dans les bureaux d’un notaire breton, le téléphone n’arrête pas de sonner. Au bout du fil, des dizaines de ses homologues de toute la France ont reçu un étrange dossier de vente de la part de leur confrère. Ce dernier n’y est pour rien : le document, piégé, a été conçu et envoyé par des pirates informatiques qui ont pris le contrôle de son système informatique. L’appât fonctionne : sur les plus de 10 000 officiers publics l’ayant reçu, 80 % auraient cliqué, selon un document interne de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), l’agence de cybersécurité de l’Etat.

    Cet épisode n’est qu’une infime portion d’une vaste campagne de piratages ayant touché plus de 500 offices notariaux en France ainsi que l’instance qui les chapeaute, le Conseil supérieur du notariat (CSN). Révélées ici pour la première fois sur la base de documents internes de l’Anssi, du CSN ainsi que de plusieurs sources proches du dossier, ces attaques n’ont pas seulement causé un important préjudice financier : pendant au moins deux ans, elles ont ébranlé le notariat dans ses fondements même.

    Les hackeurs piratent les premiers offices notariaux en décembre 2022 avant de propager leurs initiatives à d’autres offices, notamment par le biais de courriels piégés. Leur but ? Réaliser des virements bancaires.

    Avec les notaires français, les hackeurs ont trouvé un filon de choix. En tout, « plus de 500 études » – soit 7 % d’entre elles – sont victimes du groupe de pirates, qui détournent entre 35 et 40 millions d’euros, selon une estimation « basse » citée par l’Anssi dans un document interne de novembre 2024. Ces montants seront remboursés en partie par l’assurance des notaires.
    ▻https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/09/03/au-c-ur-d-une-cyberattaque-sans-precedent-qui-a-ebranle-le-notariat-francais

    ▻https://justpaste.it/gauqs
    #escroquerie #riches

  • JO d’hiver 2030 : les atteintes à l’environnement planifiées par le comité d’organisation

    Défrichements de zones forestières, #terrassements, artificialisations, et des #remontées_mécaniques hors du temps, le comité d’organisation des JO d’hiver 2030 envisage de dégrader durement la #montagne pour le business du #ski.

    « Je ne comprends pas comment on peut sacrifier un site pareil », se désole Anna*, habitante pendant vingt-cinq ans des #Confins, le plateau censé accueillir le « #pôle_nordique » des JO 2030, sur les hauteurs de #La_Clusaz (Haute-Savoie). Ça me dépasse, ça m’atteint profondément. Je suis heurtée par ce qu’ils projettent d’y faire. »

    Sur un plan de masse du futur site, on mesure l’étendue des #travaux projetés. Les #pistes_de_ski courent le long de la zone #Natura_2000 des combes des #Aravis, puis descendent vers le futur #stade, sa tribune de 1 500 places, les différentes « #surfaces_JO » – sport, fédération internationale, famille olympique, médias, organisation, parking. Des triangles et des ronds signalent aussi un peu partout sur ce plan la présence d’oiseaux, de crapauds, d’écureuils roux, de vipères aspics, et l’Azuré du serpolet, un papillon présent dans la zone, comme dans plusieurs #zones_humides.

    Sur ce site, des terrassements colossaux sont prévus notamment pour la « sécurisation du réseau de #neige » – l’approvisionnement en #eau de plusieurs dizaines de #canons_à_neige – par un circuit souterrain possiblement relié à l’une des #retenues_d’eau du #domaine_skiable. La facture des travaux, estimée en décembre 2025 à 13,5 millions d’euros, pourrait encore grimper avec l’ajout récent sur ce site des épreuves paralympiques de ski de fond et de biathlon, le centre nordique existant ne disposant ni de pas de tir ni d’équipements adaptés au #handicap.

    Vendredi 19 juin, le bureau exécutif du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (#Cojop) des #Alpes_françaises 2030 a validé sa carte des sites, et la localisation de ses quatre grands pôles : la glace à #Lyon, le freestyle à #Briançon (Hautes-Alpes), l’alpin à Val-d’Isère et à #Courchevel (Savoie), et le nordique au #Grand-Bornand et à La Clusaz (Haute-Savoie) en vue de sa présentation à la 146e session extraordinaire du Comité international olympique (CIO) à Lausanne (Suisse), mercredi 24 et jeudi 25 juin. Mais c’est lors de l’assemblée générale du Cojop que ces décisions doivent être adoptées, le 29 juin.

    Des terrassements considérables

    La première version de la #feuille_de_route_environnementale élaborée par le Cojop et le secrétariat général à la planification écologique (SGPE), le 13 avril 2026, promet de « limiter l’#empreinte_environnementale des jeux » et de « minimiser l’impact des aménagements des pistes sur les espaces naturels ». Mais elle intègre déjà une possible « #compensation_volontaire » de ces dégâts, « via des projets locaux de conservation et restauration d’écosystèmes » à hauteur de 100 hectares.

    Dans un avis récent, le groupe régional d’expertise sur le climat (Grec) Alpes-Auvergne alerte sur les effets des JOP 2030 dans le contexte « d’un environnement montagnard déjà fragilisé par le réchauffement climatique auquel les émissions de gaz à effet de serre liées aux JOP contribuent ». Et sur la faune et flore « déjà sous pression » notamment du fait de la fréquentation humaine accrue.

    Dans sa feuille de route, le Cojop annonce vouloir réutiliser à hauteur de 90 % des #infrastructures existantes « pour les sites de compétition », et aussi limiter à 30 hectares l’artificialisation « sur l’ensemble des projets pérennes ».

    Mais certains « points d’attention » révèlent sa parfaite connaissance des atteintes à l’environnement les plus sévères : « potentiel terrassement à La Clusaz », « parkings éventuels à #Montgenèvre », « nouvelle piste impliquant défrichement à Montgenèvre », « impact pour les prairies permanentes et les #forêts et la #biodiversité de l’aménagement des fronts de neige ».

    À Montgenèvre (Hautes-Alpes), station du Briançonnais, 3,2 hectares de mélèzes de la #forêt du Prairial doivent en effet être défrichés pour y créer des pistes de snowboardcross et de skicross nécessitant un parcours de bosses et de virages relevés. « Il n’y a rien, il faut créer ces pistes de toutes pièces, ça implique des terrassements considérables, après ce déboisement », commente un membre du Collectif citoyen JOP 2030.

    Absence d’enquête environnementale

    L’ajout d’épreuves de ski-alpinisme, plus en altitude, sur le massif du #Chenaillet, à partir du site du rocher de l’Aigle, inquiète aussi les associations qui portent un projet de protection de la zone depuis quarante ans, et poussent à son classement en réserve naturelle régionale (RNR).

    « C’est un site géologique mondialement connu, ce n’est pas une bonne idée de faire du ski-alpinisme sur ce site », déplore Bernadette, habitante de la commune voisine de Cervières.

    « Il y a des laves en coussins dans un état extraordinaire, comparables à ce que l’on peut observer à 2 400 mètres sous l’océan Atlantique, et tout le cortège de roches qui l’accompagne, explique Claude Rémy, de l’association Arnica Montana. Mais vous y trouvez aussi des plantes protégées, endémiques comme l’Aethionema de Thomas, une petite plante extrêmement rare, et des lichens. »

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    Des maires des JO sous l’œil de la justice

    #Xavier_Mattis, le maire de Val-d’Isère, dont la commune accueillera les épreuves techniques de ski alpin, a vu son élection invalidée par le tribunal administratif le 22 mai. Son entreprise, la SARL #L’Avalain, étant chargée du déneigement de Val-d’Isère, par contrat renouvelé depuis 2020, il n’avait pas le droit de se présenter – en vertu de l’article L231 du Code électoral. Il a fait appel, le 23 juin, en annonçant crânement avoir « posé un genou à terre mais pas deux ».

    #Jean-Luc_Boch, le maire de La Plagne-Tarentaise, et président de l’association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM), lui aussi concerné par d’importants travaux liés aux JO (ascenseur valléen, et piste de bobsleigh), fait l’objet d’une enquête judiciaire pour « #prise_illégale_d’intérêts » entre les mains d’une juge lyonnaise après une plainte d’Anticor. Son entreprise, #Boch_et_Frères, a aussi déneigé La Plagne jusqu’en 2016, mais le maire a surtout introduit un promoteur, #Pelletier, acheteur de terrains à la mairie, en 2017, pour une opération immobilière, #Lodges_des_Alpages, dont Boch et Frères a effectué le terrassement. Il est présumé innocent.

    #Jean-Yves_Pachod, le maire de Courchevel, haut lieu de la future compétition, s’est vu reprocher par la chambre régionale des comptes la mise à disposition irrégulière d’un véhicule par l’office du tourisme. Plus récemment, des investigations sont en cours à la suite du déclassement du rez-de-chaussée du bâtiment de l’office du tourisme, en cœur de la station, afin de le louer à un bijoutier, représentant exclusif de la marque Rolex. Dans ce dossier, la brigade de recherches de Chambéry a perquisitionné la mairie et l’office du tourisme en décembre.

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    880 espèces de #plantes dites supérieures y ont été inventoriées. Sans être « opposé par principe aux JO », le scientifique demande « la protection urgente » du #Chenaillet. Il s’étonne aussi de l’absence d’enquête environnementale s’agissant du défrichement de la #forêt_du_Prairial qui héberge « une chouette forestière protégée », la #chouette_de_Tengmalm.

    Au nord de Briançon, sur le domaine skiable de #Serre-Chevalier, la future piste de ski à bosses est aussi « à construire entièrement », sur des zones boisées.

    Un « Monopoly » géant

    Le « Monopoly » géant auquel se livre le Cojop sur la montagne ne fait que commencer. Trois maires des stations emblématiques de La Plagne, Courchevel et Briançon poussent des projets d’#ascenseurs_valléens, respectivement chiffrés à 101, 74,8 et 26 millions d’euros.

    À Briançon, le maire a convaincu le Cojop d’installer un #village_olympique au #fort_des_Trois_Têtes, une fortification militaire du XVIIIe siècle à l’abandon – sans eau, ni éclairage ni aucun réseau. Ce fort a été inscrit parmi les réalisations de Vauban sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 2008.

    Initialement évaluée à 295 millions, désormais « réduite » à 133 millions d’euros, cette opération immobilière hors norme vise à réhabiliter puis à commercialiser, en logements, commerces et hôtel, 17 000 mètres carrés de plancher sur un périmètre de 41 hectares entourés par 4,5 kilomètres de remparts à entretenir, en y incluant une usine abandonnée située en contrebas.

    Estimé à 51,84 millions d’euros, le village des athlètes promet de peser lourd aussi en Haute-Savoie, à #Saint-Jean-de-Sixt, à 3 kilomètres de La Clusaz. Mais un bâtiment de 41,67 millions d’euros sera aussi construit au #Grand-Bornand, à 3 kilomètres de là, pour y être mis à disposition du Cojop. Si l’on ajoute un « #pôle_indoor » prévu au village de La Clusaz, pour 21,7 millions, l’addition qui s’élève à 115 millions construits en dur place le département au niveau de ses voisines.

    En Savoie, 78,5 millions d’euros doivent être investis pour le futur village olympique de #Bozel, qui n’accueillera finalement que les athlètes du site de Courchevel, situé à 18 kilomètres – les épreuves techniques de ski alpin ayant échappé à Méribel au profit de #Val-d’Isère. Mais en Savoie, des fonds importants sont aussi prévus pour la remise à niveau de la piste de bobsleigh de La Plagne, soit 43 millions d’euros, et une prolongation du tremplin de saut à ski de Courchevel, pour 43,6 millions d’euros.

    Le fait accompli

    Ce ruissellement de #fonds_publics au prétexte des JO est ouvertement attendu par certains maires pour soutenir la #promotion_immobilière dans leurs stations. Pour la population, c’est encore l’incertitude, notamment sur la réelle contribution des communes. L’information n’a été donnée qu’au compte-goutte, et des consultations débutent, selon des modalités diverses et variées, au moment où les appels d’offres sont déjà passés.

    Constatant les « démarches lancées en parallèle, voire en amont », le Grec Alpes-Auvergne pointe aussi le « risque évident » de voir la feuille de route environnementale « établie pour tenir compte du fait accompli plutôt que pour permettre aux décideurs en charge d’en intégrer les préconisations dans leurs prises de décisions et initiatives ».

    Après avoir été assignée par plusieurs ONG devant les juridictions administratives pour lui enjoindre « d’organiser une mesure de participation du public », la #Société_de_livraison_des_ouvrages_olympiques (#Solideo) a saisi d’elle-même, le 22 avril, la Commission nationale du débat public (CNDP) pour qu’elle désigne des garants de plusieurs « concertations préalables » : pour l’aménagement du site de ski de fond de La Clusaz, le projet d’ascenseur valléen de La Grande Plagne et l’aménagement du site de compétition de Montgenèvre.

    Réunions publiques prévues

    Mais l’établissement public a entrepris d’organiser ses propres réunions de concertation, hors CNDP, sur les autres sites à Briançon, à Saint-Jean-de-Sixt (Haute-Savoie), au Grand-Bornand et ailleurs.

    Le 9 juin, les deux garants désignés par la CNDP ont demandé au Cojop et à la Solideo d’expliquer cette différence de traitement.

    À La Clusaz, le maire, #Didier_Thévenet, un proche du président du Cojop, #Edgar_Grospiron, a formalisé l’engagement de sa commune en faisant voter, en décembre 2025, le transfert de la maîtrise d’ouvrage des aménagements du site des Confins à la Solideo. « Tout a été décidé en cinq minutes, relève Anna*. On n’a jamais été consultés pour ces JO. » Questionné durant l’automne, le maire prétendait n’avoir « aucune information ». En décembre, il a salué « les nombreuses relations de travail déjà établies » avec la Solideo.

    Sans trop attendre, l’établissement a lancé ses premiers appels d’offres en mars pour l’assistance à maître d’ouvrage de l’aménagement du « pôle nordique » des Confins.

    Dans leur note du 9 juin, les garants de la CNDP ont rappelé que la concertation devait « débattre d’abord de l’opportunité du projet », « des alternatives » et intégrer « l’option zéro », à charge pour la Solideo et le Cojop de préciser « ce que le projet apporte au public et aux territoires ». À ce stade de « la concertation préalable », la décision de faire le projet « n’est pas encore prise » et il importe de laisser « les champs ouverts aux débats ».

    La réunion publique prévue par la commune de La Clusaz, fin septembre, devrait intégrer ces préconisations, et non pas seulement annoncer les gagnants des appels d’offres.

    À Briançon, le même scénario s’est mis en place pour les rénovations du fort des Trois Têtes et de l’usine de la Schappe. L’appel à candidatures ayant été lancé dès juillet 2025, l’annonce du choix des « lauréats » pour le fort – #Linkcity (#Bouygues_Construction), les promoteurs #Edifim et #Elegia ainsi que l’architecte #Philippe_Prost – et l’usine – #Icade_Promotion et les architectes #Jean-Michel_Wilmotte et #Nathalie_d’Artigues – a précédé les réunions de « concertation » de la Solideo et du maire, #Arnaud_Murgia, un ancien secrétaire national de l’UMP élu pour la première fois à Briançon en 2020.

    Ironie de l’histoire, le projet actuel reprend les grandes lignes d’un #aménagement soutenu par l’ancien maire socialiste et vendu par un promoteur depuis mis en examen pour #escroquerie.

    ▻https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/250626/jo-d-hiver-2030-les-atteintes-l-environnement-planifiees-par-le-comite-d-o
    #jeux_olympiques #Alpes #JO2030 #environnement #forêt #déforestation #artificialisation_des_sols #coût

  • Depuis sa prison, le bandit corse déclarait des troupeaux fictifs

    Affilié au grand #banditisme, #Dominique_Costa, 71 ans, a été condamné, mercredi 17 juin, pour #escroquerie aux #aides_agricoles_européennes par le #tribunal correctionnel de Paris.

    La manne européenne a du bon. Chaque année, depuis sa cellule de prison, Dominique Costa, dit « Mimi », adressait soigneusement sa déclaration à la chambre d’agriculture de Haute-Corse. En tant qu’éleveur de bovins, il demandait à bénéficier de plusieurs types d’#aides liées à la #politique_agricole_commune (#PAC), qui sont assez généreusement répandues en Corse : à savoir des « aides découplées de la production », une « aide pour les vaches allaitantes », et enfin une « subvention compensatoire pour handicap naturel ».

    L’éleveur consciencieux a perçu en retour quelque 120 000 euros d’aides entre 2017 et 2021, selon les calculs de l’Agence de services et de paiement (ASP), chargée de répartir les fonds européens. C’était l’essentiel de ses revenus. À cette période, #Mimi_Costa était détenu d’abord à Ajaccio, puis à Borgo et enfin à Marseille, dans des dossiers criminels.

    C’est une lettre anonyme adressée au parquet européen en 2022 qui a dévoilé le pot aux roses. En décembre, quand les gendarmes se sont rendus au village de #Moltifao, le fief du clan Costa, pour contrôler le cheptel de l’éleveur, ils n’ont trouvé qu’une vingtaine de bovins, dont certains qui divaguaient, au lieu des cinquante-six déclarés.

    Personne n’était sur place pour s’occuper des bêtes, et une carcasse sans tête d’un bovin pris dans une clôture n’avait pas été débarrassée. Aucun camion à bestiaux ni machine agricole appartenant à Dominique Costa n’a été retrouvé. L’enquête des gendarmes avait pointé par la suite un #taux_de_mortalité inquiétant de 85 % dans le #troupeau depuis 2015, alors que la moyenne nationale varie entre 1 % et 2 %, et reste sous les 15 % en Haute-Corse.

    Interrogé par les enquêteurs en 2023, Dominique Costa n’a pas été très loquace. Il a expliqué que sa compagne et son fils s’occupaient du troupeau pendant sa détention, qu’il ignorait les raisons du taux de mortalité très élevé, et ne savait d’ailleurs pas grand-chose de son activité d’éleveur. Il a contesté catégoriquement toute forme d’escroquerie à la PAC, assurant n’avoir fait que suivre les instructions de la chambre d’agriculture et du vétérinaire. Il déclarait pourtant une centaine de bêtes en 2015.

    Six condamnations au compteur

    Il faut dire que Mimi Costa, 71 ans, a un profil d’éleveur un peu particulier. Réputé proche de l’ancien gang de la « #Brise_de_mer », il a déjà été condamné à une demi-douzaine de reprises depuis 1997 dans des dossiers d’association de malfaiteurs, détention d’armes, dégradation du bien d’autrui par un moyen dangereux, blanchiment aggravé, abus de biens sociaux et extorsion (dans une affaire de machines à sous), notamment.

    Son dernier procès remontait à septembre 2025. Accusé d’un assassinat commis en 2019 en Haute-Corse et d’une tentative de meurtre en bande organisée, Mimi Costa s’en était tiré avec une simple #condamnation pour association de malfaiteurs, et une peine de dix ans de réclusion au lieu des vingt-cinq réclamés par l’avocat général. Selon l’accusation, il est impliqué dans une longue série de règlements de comptes au sein du milieu corse, depuis l’assassinat de son neveu, commis en 2010, puis celui de son frère, Maurice Costa, en 2012.

    La famille Costa a une certaine renommée en Haute-Corse. Membre éminent de la Brise de mer, feu Maurice Costa avait eu son heure de gloire en 2001, en réussissant à s’évader de la prison de Borgo grâce à un faux ordre de libération envoyé par fax. L’autre frère, Jacques Costa, après avoir été conseiller général de Haute-Corse, est maire de Moltifao et président du parc naturel régional de Corse. En 2015, il a par ailleurs été condamné pour abus de biens sociaux commis dans son entreprise de travaux publics.

    Les 26 et 27 mai, Dominique Costa a de nouveau été jugé, pour l’affaire des #aides_agricoles cette fois, en visioconférence depuis sa cellule des Baumettes. Devant la 11e chambre correctionnelle de Paris, la représentante du Parquet européen a requis sa condamnation à une peine d’un an de prison, 50 000 euros d’amende, et une interdiction définitive d’exercer l’activité d’agriculteur. Dominique Costa a de nouveau protesté de sa bonne foi et de son innocence.

    Il a finalement été reconnu coupable d’escroquerie au préjudice d’un organisme public, et a été condamné mercredi 17 juin à une peine d’un an de prison, 10 000 euros d’amende, une interdiction définitive d’exercer l’activité d’agriculteur, et cinq ans d’inéligibilité. Il s’est en ouvre vu confisquer 63.000 euros, et devra rembourser 120.000 euros à l’ASP. Il a dix jours pour faire appel du jugement.

    Dans ses attendus, dont Mediapart a pris connaissance, le tribunal a estimé que les demandes d’aides de Dominique Costa étaient frauduleuses, car son activité agricole n’était pas effective, et qu’il « a fait usage de la fausse qualité d’agriculteur pour solliciter le paiement de #subventions agricoles ».

    Trois hauts fonctionnaires du ministère de l’agriculture devaient par ailleurs être jugés à Paris en avril pour détournements de fonds publics. Ils sont accusés d’avoir fait octroyer trop généreusement des aides européennes à des éleveurs porcins corses, en 2016, pour un préjudice estimé entre 370 000 euros et 1,2 million d’euros. Le procès a finalement été renvoyé à septembre 2027.

    ▻https://www.mediapart.fr/journal/france/180626/depuis-sa-prison-le-bandit-corse-declarait-des-troupeaux-fictifs

    #justice #agriculture #élevage

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    voir aussi :
    Pascoli di carta
    ►https://seenthis.net/messages/1128629

  • À l’ouest de l’Aube
    Il se disait « tétraplégique » à 95 % pour toucher les allocations : le professeur vivait et enseignait en réalité à Los Angeles
    ▻https://www.midilibre.fr/2026/04/17/il-se-disait-tetraplegique-a-95-pour-toucher-les-allocations-le-professeur

    Entre 2020 et 2024, l’homme aujourd’hui âgé de 59 ans affirmait vivre chez un proche à Romilly-sur-Seine afin de percevoir notamment l’allocation adulte handicapé et une aide liée à un aidant. Dans des courriers à la justice, il se disait « tétraplégique » avec une incapacité de 95 % et assurait survivre grâce à la « mendicité ».

    Mais une enquête des services sociaux a établi que ce professeur vivait en réalité à Los Angeles, où il donnait des cours de théâtre et de cinéma facturés « entre 100 et 150 dollars » par élève. Des témoins confirment en outre qu’il vivait aux États-Unis « depuis 3 ou 4 ans ». Le procureur a aussi pointé son activité sur les réseaux sociaux, où il apparaît « plutôt en forme » et « se tient debout ».

    Évoquant une « chasse aux sorcières » menée par la CAF, le prévenu n’a pas convaincu le tribunal qui l’a reconnu coupable d’"escroquerie", de « fausse déclaration » et d’"altération de la vérité", pour un préjudice de plus de 50 000 euros au détriment de la CAF de l’Aube et du Département.

    Il a été condamné à dix mois de prison avec sursis, ainsi qu’à une amende de 25 000 euros.

    ▻https://www.youtube.com/watch?v=HJNzE3mWBGw

    #escroquerie

    • Au sud, des Pyrénées
      CAF, depuis la Costa Brava elle pensait passer entre les mailles, elle doit finalement rembourser 54 000 euros
      ▻https://www.melty.fr/divers/caf-depuis-la-costa-brava-elle-pensait-passer-entre-les-mailles-elle-doit-fina

      Le point de départ reste banal. Lors d’un contrôle routier dans le Doubs, les forces de l’ordre ont repéré des éléments suspects, puis signalé la situation. L’enquête ouverte a amené la #CAF à relever des opérations bancaires [ ?] importantes à l’étranger, sans rapport avec le domicile annoncé en France. Ces recoupements ont montré que la famille vivait la majeure partie de l’année en Espagne, les enfants étant scolarisés à Empuriabrava, tandis que l’allocataire se disait tour à tour hébergée chez sa mère, sa sœur ou le frère de son mari.

      Est-ce encore le cas ? Lors d’un contrôle avec présentation de relevés de compte bancaire, l’allocataire pouvait masquer ses dépenses avant de présenter ces relevés à agent contrôleur. C’était légal, et suspect (utiliser un droit !), mais ça passait.

  • L’abbé Pierre, l’apôtre des pauvres qui « confondait l’argent d’Emmaüs avec le sien »
    ▻https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/12/19/l-abbe-pierre-l-apotre-des-pauvres-qui-confondait-l-argent-d-emmaus-avec-le-

    [Une des proies de l’abbé écrit, à la fin de sa vie :] « Nombreuses sont les malheureuses dont il a abusé dans sa vie sous prétexte de leur venir en aide, en particulier des étrangères sans papiers dont il me racontait l’histoire, sans aucune honte. »

    Pour y voir plus clair, il est indispensable de se rendre aux Archives nationales du monde du travail rassemblées à Roubaix (Nord) sur le site de l’ancienne filature Motte-Bossut. C’est dans ce spectaculaire bâtiment de brique rouge que sont préservées les données personnelles de l’abbé Pierre confiées à l’institution culturelle par Emmaüs International, seul et unique héritier du prêtre décédé en 2007. Adrien Chaboche a accepté de nous en donner un libre et total accès.

    L’inventaire des documents s’étend sur 317 pages. Une vingtaine de références renseignent sur les ressources du héros des « couche-dehors », nom que le religieux aimait donner à ses protégés à la rue. Une première boîte étiquetée « Imposition » permet d’entrer dans le vif du sujet des revenus officiellement déclarés par « Henri Grouès dit Abbé Pierre, prêtre, fondateur-animateur du mouvement Emmaüs », comme il se présente au Trésor public. Cette collection – incomplète – débute par l’année 1979 pour se terminer avec celle de 2006, un an avant la disparition de l’ecclésiastique.

    Commençons par 1979. Henri Grouès déclare alors 58 384 francs de pensions (âgé de 67 ans, l’abbé perçoit sa retraite d’ancien député et celle de prêtre diocésain) et de rentes viagères à titre gratuit, c’est-à-dire reçues par donations entre vifs ou par testament. Afin d’évaluer ce que représenterait aujourd’hui cette somme, nous avons utilisé le convertisseur officiel franc-euro de l’Insee, qui tient compte de l’érosion monétaire due à l’inflation. Le résultat obtenu s’élève à 33 058 euros (valeur 2024), soit plus que le smic actuel – environ 22 000 euros brut par an.

    Droits d’auteur

    Au fil du temps, les revenus du prêtre font un bond extraordinaire. Devenu l’idole des Français – le cinéma s’est emparé de son histoire en 1989 avec Hiver 54, l’abbé Pierre, un film porté avec fougue par l’acteur Lambert Wilson –, le religieux multiplie les écrits et les livres d’entretiens. A Roubaix, 69 ouvrages signés par lui ou par ses biographes sont offerts à la consultation. Ce vedettariat se traduit dans le volume de ses gains dopés par les droits d’auteur reçus d’éditeurs parmi les plus en vue sur la place de Paris, comme Fayard, Le Seuil, Robert Laffont, Bayard, Actes Sud, Albin Michel et Flammarion. En 1994, l’ensemble de ses rentrées d’argent atteint la somme de 626 980 francs (154 976 euros), dont les trois quarts proviennent de ses ouvrages. Le prêtre doit s’acquitter de 194 892 francs (48 173 euros) auprès du fisc.

    [...]

    Afin de saisir le dessous des cartes, il faut remonter au fameux appel à la solidarité lancé par le religieux le 1er février 1954 à l’antenne de Radio Luxembourg : « Mes amis, au secours… Une femme vient de mourir gelée cette nuit (…) serrant sur elle le papier par lequel on l’avait expulsée… » Ce cri du cœur bouleverse la France. Les dons affluent, c’est un raz-de-marée. Les plus modestes apportent couvertures et petits colis tandis que les bourgeoises se délestent de leurs bijoux et de leurs manteaux de fourrure. Chacun y va de son écot. Débordés, les bénévoles ne savent plus où stocker les liasses de billets, des millions de francs sont récoltés. Et puisqu’il faut improviser, les chèques sont encaissés sur le compte chèque postal (CCP) de l’abbé Pierre n°4 537 20 E-Paris.

    [...]

    ... les grands reporters Laetitia Cherel et Marie-France Etchegoin rapportent les propos d’une ancienne secrétaire d’Emmaüs international, Brigitte Mary. Cette dernière fait état d’une décision prise au début des années 1970 pour que les bénéfices des camps internationaux soient répartis en quatre parts égales dont l’une pour le prêtre, sans qu’il ait à rendre compte de l’utilisation des fonds dévolus. 5 % ? 25 % ? « Visiblement, une partie de l’argent généré sur les chantiers était mise à la disposition de l’abbé Pierre pour ses œuvres de charité, admet Adrien Chaboche [délégué général d’Emmaüs International]. Déterminer quelle structure le faisait et quelle somme était donnée représente un énorme travail de recherche, Emmaüs étant loin d’être un tout unique, comme vous le savez », poursuit-il, réitérant sa volonté « que toute cette vérité éclate ».

    A 74 ans, Yves Godard souhaite aussi connaître l’entière vérité sur l’abbé Pierre, qui fut son mentor. Porté par l’utopie de Mai 68, ce militant rejoint Emmaüs un an plus tard. Il a participé à ces camps où des milliers de jeunes bénévoles européens ratissaient une région entière pour vider les caves et les greniers de particuliers. La vente de ces tonnes de bric-à-brac rapportait « des sommes faramineuses », se souvient cet ancien responsable de la communauté de Poitiers. « Pour augmenter les bénéfices, nous vivions à la dure jusqu’à dormir par terre, raconte-t-il. Nous brassions des millions de francs, toujours du cash. A l’époque, nous ne nous sommes jamais demandé comment l’abbé utilisait l’argent qu’il prélevait. Pour nous, il aidait les gens, mais, depuis les révélations, j’ai le sentiment de m’être fait rouler dans la farine. »

    ▻https://justpaste.it/erp48

  • Face à l’#IA générative, l’#objection_de_conscience

    #Manifeste pour l’#enseignement_supérieur et l’#éducation_nationale

    Nous, membres de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) et de l’éducation nationale (EN), déclarons adopter une posture d’objection de conscience face au déploiement des technologies d’#IA_générative[1] (#IAg) dans nos institutions.

    L’objection de conscience désigne le #refus individuel, mais aussi collectif en tant qu’il est publiquement partagé, de prendre part à une activité que l’on perçoit comme incompatible avec des #valeurs fondamentales.

    Dans le cas présent, nous considérons que le déploiement de l’IAg dans les institutions de l’ESR et de l’EN est incompatible avec les valeurs de #rationalité et d’#humanisme que nous sommes censé·es représenter et diffuser.

    Trois considérations majeures justifient cette position. Pour des raisons de concision, ce manifeste ne les développe pas mais on trouve dans la littérature scientifique de quoi les étayer solidement[2].

    Considération 1.

    L’IAg est un gouffre énergétique et matériel tel que personne ne peut prétendre qu’elle soit compatible avec les grands engagements internationaux tels que l’#Accord_de_Paris sur le climat, et plus généralement avec la #protection_du_vivant. Accepter le déploiement de l’IAg, c’est amplifier le dépassement des limites planétaires. Ceci est une attitude résolument anti-humaniste eu égard à la gravité de la situation. Le caractère écocidaire de l’IAg est en soi une raison suffisante pour en refuser le déploiement au sein de nos institutions.

    Considération 2.

    L’IAg représente un #choix_technologique qui agit comme un accélérateur des #infrastructures_industrielles sur lesquelles repose le secteur du #numérique : #mines, #datacenters, #centrales_électriques, usines de matériel électronique, etc. Ainsi, outre les problèmes de #pollution massive déjà évoqués, ce sont les lourds dégâts sociaux associés à ce système qui se voient renforcés : #travail prolétarisé dans les usines de fabrication et ultraprolétarisé dans le « #travail_du_clic », non-respect des #droits_humains, conflits d’usage (#eau, #métaux, #énergie), rapports extractivistes et néo-coloniaux entre pays du Nord et du Sud, #déstabilisation_géopolitique des régions minières, etc. Dans tous ces domaines, la compétition effrénée à laquelle se livrent les acteurs de l’IAg mènera aux méthodes les plus sauvages et prédatrices. Il nous semble inacceptable de contribuer à une telle dynamique par nos pratiques pédagogiques et scientifiques.

    Considération 3.

    La #banalisation des IAg dans le grand public alimente des usages qui ouvrent la voie à un futur dystopique – qui est, pour partie, déjà là : multiplication des vidéos deepfake, #désinformation à grande échelle par des « usines à trolls », #dépendance affective aux compagnies virtuelles, intensification du #marketing_digital et des #escroqueries, etc. Plus généralement, il permet à des mégafirmes d’accumuler un pouvoir démiurgique, mégafirmes dont les dirigeants ne font pas mystère de leurs projets mégalomaniaques, eugénistes et de leur détestation de la #démocratie. Nos institutions ne peuvent soutenir de telles techno-oligarchies, y compris de manière indirecte.

    *

    Le support principal de l’objection de conscience est le refus de participer à une activité qui contrevient à des valeurs fondamentales. Dans le cas de l’IAg, les trois considérations ci-dessus permettent d’assurer cette #posture au regard de nos missions d’éducation et de diffusion des savoirs.

    Face à ces analyses globales, les arguments les plus fréquents de légitimation de l’introduction de l’IAg dans nos institutions apparaissent immédiatement irrecevables[3]. Notamment, l’idée commune selon laquelle la diffusion de l’IAg dans nos sociétés serait « inéluctable » ne remet aucunement en cause la pertinence de l’objection de conscience. En effet, le principe de l’objection de conscience, voire de toutes les formes de #résistance, consiste à s’opposer à ce qui contrevient à nos valeurs fondamentales non pas parce que l’on pense que l’on va « gagner », mais parce que l’on a la certitude que c’est ce qui est juste et digne, ici et maintenant. Par ailleurs, contrairement à d’autres technologies délétères déjà profondément implantées dans nos sociétés, l’apparition des IAg est récente et par conséquent ses usages ne sont pas profondément intégrés dans nos pratiques professionnelles. Ainsi, l’effet de « verrouillage sociotechnique » empêchant tout retour en arrière n’est pas encore pleinement là avec les IAg et il est encore effectivement possible d’exercer un refus.

    Engagements

    Nous, membres de l’ESR et de l’EN signataires de ce manifeste nous engageons à :

    – adopter face au déploiement des IAg dans nos institutions une posture d’objection de conscience. Face à un phénomène qui nous dépasse mais dont nous savons qu’il est mortifère, nous choisissons d’opposer un refus net, indiscutable, et politique parce qu’il est partagé : nous ne les utiliserons pas, à moins d’y être expressément contraint·es, dans nos cours, dans nos communications, dans nos recherches, dans nos activités administratives. Nous refuserons, autant que nos situations individuelles nous le permettent, de participer à des projets ou à des activités qui les mobilisent (enregistrement et compte-rendu automatique de réunion ; activité pédagogique ; formation à l’usage, fût-il qualifié de raisonné ou éthique, etc.). À tout le moins, nous exprimerons publiquement notre malaise profond face à ces pratiques. Nous sommes par ailleurs conscient·es que le terme « IAg » recouvre des applications très diverses, dont certaines sont déjà largement intégrées à nos pratiques, telles que la traduction ou la transcription automatique. S’il n’est pas réaliste de tout remettre en cause, il s’agit au moins de stopper ce qui peut encore l’être.

    – afficher dans nos activités, nos signatures mails, nos publications, nos diaporamas, etc. notre ralliement à ce manifeste via un logo et/ou le lien vers le présent texte. L’enjeu est de ne jamais laisser l’IAg apparaître dans nos milieux professionnels « comme si de rien n’était » et d’afficher partout dans nos sphères d’activité que « cela ne va pas de soi ». Parvenir à ouvrir des discussions sur le sujet par cet affichage permettrait déjà d’éviter une banalisation qui, dans des institutions prescriptrices comme les nôtres, se confond avec de la promotion.

    – promouvoir autant que possible une réflexion collective sur la place du numérique dans nos institutions. Si les arguments que nous opposons au déploiement de l’IAg nous permettent en effet de refuser une nouvelle « escalade numérique », nous savons également que le système sociotechnique du numérique dans son ensemble est sujet aux mêmes questionnements. Le « stop » opposé à l’IAg pourrait ainsi être l’ouverture d’une séquence d’évaluation de nos dépendances plus générales à un système problématique, qui permette de s’engager vers la « sobriété numérique »[4] en vue d’aboutir à un numérique effectivement soutenable.

    [1]Les IA génératives constituent un type particulier de système d’Intelligence Artificielle, destiné à générer du texte, des images, des sons, des vidéos, sur la base de modèles de langage (LLM pour Large Language Model) entraînés sur de vastes corpus de données.

    [2]Une bibliographie indicative est proposée en fin de document.

    [3]Celles et ceux qui souhaitent des éléments de discussions plus précis sur ce type d’arguments (l’IA « souveraine », l’IA « sobre », la « praticité », l’IAg « inéluctable », etc.) pourront par exemple consulter le texte « Oui mais l’IAg… » publié sur le site web de l’Atécopol de Toulouse.

    [4]Pour aller plus loin sur ce sujet voir : affiche 10 de l’exposition « Pour la sobriété numérique dans l’ESR » (▻https://www.irit.fr/exposition-sobriete-numerique).

    –-
    Voici deux logos qui permettront aux signataires d’afficher leur adhésion à cette position. Chacun·e est invité·e à choisir le logo qui lui convient en fonction du contexte et/ou de ses préférences.

    ►https://atecopol.hypotheses.org/13082
    #intelligence_artificielle #résistance #éducation #ESR #université #enseignement #limites_planétaires #extractivisme #néo-colonialisme #désobéissance

  • Le stockage de CO₂, la « solution miracle » moins efficace qu’espéré Foued Boukari/edel

    Longtemps présenté comme une solution miracle à la crise du réchauffement climatique, le stockage du CO₂ dans le sol semble perdre du crédit. Dernier revers en date, une récente étude a revu fortement à la baisse la quantité de CO₂ que la terre peut stocker en toute sécurité.


    Le stockage du CO₂ est au cœur de la stratégie climatique de nombreux pays. Le principe de cette technologie est simple : installer des filtres sur les cheminées des usines d’industrie lourdes, comme les cimenteries, les raffineries ou les hauts-fourneaux, pour capter une partie du CO₂ avant qu’il ne soit rejeté dans l’atmosphère, pour ensuite l’enfouir à des centaines de mètres sous terre.

    On compte à ce stade une quarantaine de sites de stockage de CO₂ à travers le monde. Mais jusqu’à présent, les différents sites n’arrivent à enfouir qu’environ 50 millions de tonnes de CO₂ par an, alors que l’activité humaine rejette dans l’atmosphère chaque année au moins 36 milliards de tonnes de CO₂. Cela correspond à environ 0,1% des émissions annuelles mondiales . Les résultats sont donc plutôt mitigés, pour ne pas dire très décevants.

    Système coûteux
    Le stockage de CO₂ présente surtout une longue liste de problèmes sans solutions : risques de fuites ou de pollution, très énergivore ou encore très coûteux. "Sur une usine, il y a un surcoût à mettre une technologie de captage pour récupérer le CO₂", explique dans La Matinale de la RTS Thomas Le Guenan, géo-ingénieur spécialisé dans le stockage du carbone.

    « Ce n’est pas tellement que c’est cher, c’est que personne ne veut payer pour obtenir le bénéfice qui est essentiellement de la décarbonation », ajoute-t-il. A ce stade, il n’existe aucun modèle économique rentable sans subventions publiques.

    Selon une étude commandée par le Conseil fédéral en 2023, la construction d’un système suisse de captage et de stockage du carbone coûterait plus de 16 milliards de francs, dont 1 à 2 milliards de coûts d’exploitation annuels.

    Utilisation de l’industrie fossile
    Le stockage de CO₂ peut également avoir des utilisations problématiques. Certaines industries fossiles enfouissent par exemple du CO₂ dans des poches souterraines à moitié vide où se trouve du pétrole. Elles prolongent ainsi l’exploitation pour extraire encore plus de pétrole.

    « Dans les pays où l’on produit des hydrocarbures, on peut injecter le CO₂ pour pousser le gaz ou le pétrole qui reste dans les pores pour qu’ils ressortent », précise Lyesse Laloui, professeur de géo-ingénierie de séquestration de CO₂ à l’EPFL. "Donc on extrait plus d’hydrocarbures et en même temps, on met plus de CO₂".

    Les lobbies de l’industrie fossile poussent d’ailleurs fortement le captage et le stockage de CO₂ comme une solution miracle, ce qui leur permet aussi d’avoir une étiquette « verte » sans réduire leurs émissions de CO₂.

    Potentiel de stockage revu à la baisse
    Malgré tout, certains scientifiques et pays, dont la Suisse, soutiennent encore cette solution. Cela peut s’expliquer par le fait que ces projets étaient au départ motivés par l’idée que les coûts finiraient par baisser et que le potentiel d’enfouissement était illimité.

    Une étude publiée début septembre dans la revue Nature montre cependant que ce n’est pas le cas. Les scientifiques estiment que quelque 1460 milliards de tonnes de CO₂ pourraient être stockés en toute sécurité dans des formations géologiques, soit près de dix fois moins qu’estimé auparavant. 

    Et selon l’étude, une utilisation de la totalité des capacités de stockage ne permettrait de réduire le réchauffement que de 0,7°C.

    Remise en question
    Ces nouvelles connaissances risquent de remettre en question la stratégie climatique de nombreux pays ayant misé sur cette technologie.

    Le captage et le stockage de CO2, qui capte surtout des milliards de francs d’argent public et renvoie aux générations futures la responsabilité, le risque et les coûts du stockage, n’est pas la solution miracle longtemps imaginée.

    Plus que jamais, la principale solution efficace face au changement climatique reste la réduction drastique de nos émissions de gaz à effet de serre.

    Source : ▻https://www.rts.ch/info/environnement/2025/article/stockage-de-co-une-solution-miracle-aux-resultats-decevants-29009457.html
    #escroquerie #délire #arnaque #en_vedette

  • Pascoli di carta

    L’ingente quantità di risorse messa in campo dalla Comunità europea nel comparto agricolo, ha generato una speculazione che inquina il settore montano dove spesso si intrecciano azioni scorrette, false dichiarazioni, animali “figuranti”, pratiche di compravendita di alpeggi al limite della legalità, che vanno a discapito della conservazione dell’ambiente montano.
    Un meccanismo che fa salire il prezzo degli affitti dei pascoli e che, fra mancanza di controlli, creazione di società fittizie e truffe reiterate, danneggia la montagna.

    ▻https://www.kellermanneditore.it/it/categories/umano-troppo-umano/products/pascoli-di-carta
    #montagne #élevage #Italie #spéculation #industrie_agro-alimentaire #alpage #escroquerie

    –-

    en #Grèce, mêmes mécanismes :
    #Grèce : un scandale de #détournement des #aides de la #PAC éclabousse le gouvernement
    ▻https://seenthis.net/messages/1145555

    Et en #Corse :

    Depuis sa prison, le bandit corse déclarait des troupeaux fictifs
    ▻https://seenthis.net/messages/1178613

    • I pascoli di carta

      Ad #Alzapietra, un paese dell’entroterra siciliano arrampicato sui monti #Nebrodi, una ditta sta curando la manutenzione di alcune pareti rocciose che rischiano di franare sull’abitato. Ad una richiesta estorsiva in stile mafioso segue un duplice omicidio: tra i cadaveri, il direttore dei lavori che non si era sottomesso al ricatto, sfregiato da un colpo di lupara in faccia. Tutto appare una logica concatenazione di eventi, come tante altre volte è già tragicamente accaduto in Sicilia nel campo dell’edilizia e del commercio. Ben presto emergerà invece, dietro la facciata delle cose, l’interesse bramoso per i terreni comunali da pascolo: appezzamenti da prendere in affitto e trasformare in miniere d’oro, grazie ai fondi comunitari erogati senza alcun controllo. A dirigere le indagini il sostituto procuratore di Pasicò, Salvatori, alla sua prima esperienza giudiziaria, da soli quattro mesi sull’Isola. Una storia dalla meccanica investigativa serrata e complessa, che arriva a svelare la misteriosa essenza della nebroidea “#mafia_dei_pascoli”: le infiltrazioni nella borghesia regionale, i collegamenti con #Cosa_Nostra, gli attentati agli uomini dello Stato. Una storia che, al contempo, rivela chi siano oggi i veri “padrini” siciliani, accantonate la lupara e la coppola, la violenza e le stragi.

      ▻https://www.store.rubbettinoeditore.it/catalogo/i-pascoli-di-carta
      #Sicile #mafia

    • Le frodi dei pascoli ad alta quota

      Le truffe per ottenere i fondi destinati ai pascoli sono diffuse in tutta Italia. Imprenditori e aziende agricole affittano terre per avere aiuti o evitare sanzioni. A farne le spese, le casse pubbliche, la montagna e chi la vive davvero.

      Per ottenere i fondi europei a sostegno di agricoltura e allevamento, quelli per incentivare le attività che valorizzano i pascoli montani, a volte non serve spaccarsi la schiena col lavoro. Bastano alcune firme e alcuni timbri piazzati sul documento giusto e consegnati entro le scadenze. Non è neanche necessario appartenere a famiglie mafiose, come avviene nel Parco dei Nebrodi, nella Sicilia nord-orientale, dove molti imprenditori agricoli legati ai clan locali hanno truffato per anni l’Agenzia per le erogazioni in agricoltura (Agea), nonostante le battaglie dell’ex presidente dell’ente, Giuseppe Antoci, obiettivo poi di un agguato. Speculazioni, frodi e azioni al confine del lecito, per ottenere quei fondi, sono diffuse in moltissime altre zone d’Italia, da est a ovest, da nord a sud, centro e isole incluse. Negli ultimi anni l’Italia ha segnalato l’Ufficio europeo di lotta antifrode (Olaf) centinaia di casi sospetti per alcune decine di milioni di euro di contributi.

      Il meccanismo delle frodi

      L’origine di questi sistemi di frodi va ricercata nella riforma del 2003 della Politica agricola comune (Pac) dell’Unione europea, un ambito a cui Bruxelles destina una grossissima parte del suo bilancio, circa 58 miliardi di euro su 160 nel 2019. Prima di quell’anno, il sostegno veniva assegnato in base alla produzione, agli ettari coltivati o al numero di capi di bestiame posseduti. Questa modalità di pagamento, definito “accoppiato”, è stata sostituita dal pagamento dei premi in modo “disaccoppiato”, ovvero gli aiuti sono erogati indipendentemente dalla produzione. L’obiettivo della riforma era quello di premiare la salvaguardia dell’ambiente, della salute pubblica e del benessere degli animali. Per farlo l’Ue ha stabilito di riconoscere alle aziende la proprietà dei cosiddetti “titoli” (gli ettari di terreno) come base per ottenere i contributi. In questo modo, gli agricoltori possono produrre o non produrre, ma ricevono comunque l’aiuto in forma di pagamento unico se rispettano alcune condizioni. Pertanto, per rispettare i nuovi parametri molte aziende sono corse a cercare pascoli liberi e disponibili in tutto il Paese e soprattutto in montagna.

      È stato proprio da quel momento che si è notata una domanda “drogata” di superfici montane affittate a canoni elevati rispetto al passato. C’è chi ha continuato le attività, ha investito sul territorio e sul lavoro, sulla qualità e le tradizioni; e c’è chi invece ha speculato creando società fittizie, sfruttando l’abilità nel muoversi tra carte e piattaforme digitali e contando sull’assenza di controlli. Dal 2006 ad oggi si sono riscontrati diversi casi, senza distinzione geografica o territoriale, di aziende agricole fittizie che ricevevano finanziamenti per il comparto zootecnico in modo illegale. Secondo i dati del Comitato per la lotta contro le frodi nei confronti dell’Unione europea, nel 2017 l’Italia ha trasmesso all’Olaf 339 casi sospetti di pagamenti disaccoppiati nel settore agricolo per un valore di 17,2 milioni di euro, 272 nel 2018 (17,8 milioni) e 299 nel 2019 (quasi 19 milioni di euro).

      Nel Nord Est, ad esempio, la corsa all’accaparramento dei pascoli è stata evidente. In Trentino, alcune grandi imprese con allevamenti intensivi in pianura hanno iniziato a procacciare terreni in zone montane innescando un forte incremento dei costi dell’affitto dei pascoli a scapito degli allevatori e malgari locali. Altre aziende, invece, raggiravano la legge facendo passare costoni di roccia, dirupi, sentieri di montagna come terreni di pascolo con cui ottenere i finanziamenti comunitari. C’era poi chi nel 2013, nel Bellunese, ha truffato l’Europa ricevendo contributi per la conduzione e lo sfalcio di prati montani, azioni in realtà mai eseguite. Francesca Dal Zilio, pastora del Monte Grappa, quest’estate mi ha raccontato di diversi ettari di pascoli abbandonati nel versante vicentino di questo massiccio: un allevatore aveva ottenuto la loro gestione e pagava regolarmente l’affitto, ma non ci portava gli animali. «Qui c’è un problema di mancata gestione del pascolo – constatava amaramente –. Gli animali non si vedono, ma i proprietari ricevono comunque i contributi e nessuno controlla». A giugno alcuni pastori della val Rendena (Trento) hanno deciso di non partecipare alla tradizionale manifestazione “Giovenche di razza rendena 2021” per protestare contro l’accentramento di un considerevole numero di malghe nelle mani di pochi soggetti col conseguente aumento spropositato dei canoni di affitto. Per questi storici allevatori montani, la normativa in vigore sta trasformando la montagna «in una sorta di paradiso fiscale per investitori senza scrupoli, fenomeno che, per questioni di concorrenza sleale, sta mettendo in croce le aziende tipiche e caratteristiche, che fino ad oggi con grande sacrificio sono rimaste attive sul territorio», sostengono in un comunicato.
      Pascoli di carta

      A Nord Ovest si parla diffusamente di truffe negli alpeggi. Nel 2017 in val Camonica (tra Bergamo e Brescia), i carabinieri forestali hanno scoperto un “cartello del malaffare” dove la truffa era basata sulla fittizia conduzione degli alpeggi che non avevano mai visto animali, ma che avevano reso più di 500mila euro di contributi dell’Unione europea nei soli anni 2016-2017. Nel 2019, la guardia di finanza aveva scoperto nei territori dell’Alto lago di Como e della Bassa Valtellina, sempre in Lombardia, delle società fittizie che – falsificando diversi documenti – avevano fornito a ben 91 aziende agricole un pacchetto completo di atti utili a richiedere più contributi aumentando virtualmente, quindi solo sulla carta, le superfici agricole in uso. Legambiente e Greenpeace denunciano un’altra pratica molto diffusa. In Lombardia si concentrano le più grandi aziende di allevamento intensivo. Qui vengono cresciuti circa la metà dei suini e un quarto dei bovini dell’Italia. Questo significa che c’è un carico di liquami da smaltire sui terreni eccessivo in rapporto ai territori che ospitano queste attività e c’è il rischio di sforare i parametri ambientali sull’inquinamento da nitrati. Per non pagare sanzioni elevate, bisogna dimostrare di avere a disposizione superfici agricole adeguate al numero di capi di bestiame. Per tale ragione queste imprese affittano i terreni ad alta quota.

      Vanno anche segnalati casi di “pascoli fantasma” a Bardonecchia, in Piemonte, e a Etroubles, in Valle d’Aosta: in questa località nel giugno 2020 i carabinieri forestali hanno scoperto un imprenditore agricolo bresciano che aveva preso in affitto ettari di alpeggio portando alcuni animali “figuranti”, bestie malate al pascolo, per eludere i controlli e ottenere i fondi europei destinati alla transumanza.

      Centro Italia incluso

      Questi fenomeni speculativi sono diffusi anche in Centro Italia, nelle Marche, in Umbria e in Abruzzo. Qui è ancora più evidente la “coltivazione dei titoli” con vasti ettari di terreno affittati da grandi aziende non per i pascoli, ma per far fruttare i titoli di coltura in loro possesso. L’ultimo caso emerso in questo senso è quello di Calascio, paesino di montagna nella provincia dell’Aquila dove c’è stata una corsa all’acquisto di pascoli sui quali, però, non si vedono animali. Queste speculazioni mettono in crisi le aziende locali e, di conseguenza, le stesse comunità montane provocando risvolti pericolosi sia dal punto di vista sociale (spopolamento), sia ambientale (perdita di biodiversità e processi di forestificazione).

      Lo conferma sconsolato il pastore abruzzese Nunzio Marcelli, che gestisce un’azienda agrituristica ad Anversa degli Abruzzi. Nunzio pratica ancora la tradizionale transumanza: ogni anno si muove con le sue bestie nell’Appennino centrale e la sua esperienza è stata addirittura raccontata nel 2020 dall’edizione statunitense di National Geographic. Sulla questione dei titoli Nunzio è chiaro: «Sono truffe immorali, ma legittime, purtroppo, a causa dell’applicazione italiana della politica europea – spiega –. Vi sono dei margini per l’applicazione, a livello nazionale e regionale, che consentirebbero maggiore controllo e il rispetto dello spirito, cioè favorire l’estensivizzazione, le colture e i pascoli condotti in modo tradizionale, ma in Italia non vengono applicate in questo modo e spesso si è scelto di favorire le speculazioni». Nel 2023 entrerà in vigore la nuova Pac e l’Italia potrebbe, in presenza di una chiara volontà politica, recepirla rivedendo il sistema dei “titoli” che così tante speculazioni e truffe ha creato e continua a creare nelle nostre montagne.

      ▻https://lavialibera.it/it-schede-703-truffe_pascoli_mencini

    • The Money Farmers: How Oligarchs and Populists Milk the E.U. for Millions

      The European Union spends $65 billion a year subsidizing agriculture. But a chunk of that money emboldens strongmen, enriches politicians and finances corrupt dealing.

      Under Communism, farmers labored in the fields that stretch for miles around this town west of Budapest, reaping wheat and corn for a government that had stolen their land.
      Today, their children toil for new overlords, a group of oligarchs and political patrons who have annexed the land through opaque deals with the Hungarian government. They have created a modern twist on a feudal system, giving jobs and aid to the compliant, and punishing the mutinous.
      These land barons, as it turns out, are financed and emboldened by the European Union.
      Every year, the 28-country bloc pays out $65 billion in farm subsidies intended to support farmers around the Continent and keep rural communities alive. But across Hungary and much of Central and Eastern Europe, the bulk goes to a connected and powerful few. The prime minister of the Czech Republic collected tens of millions of dollars in subsidies just last year. Subsidies have underwritten Mafia-style land grabs in Slovakia and Bulgaria.
      Europe’s farm program, a system that was instrumental in forming the European Union, is now being exploited by the same antidemocratic forces that threaten the bloc from within. This is because governments in Central and Eastern Europe, several led by populists, have wide latitude in how the subsidies, funded by taxpayers across Europe, are distributed — even as the entire system is shrouded in secrecy.
      A New York Times investigation, conducted in nine countries for much of 2019, uncovered a subsidy system that is deliberately opaque, grossly undermines the European Union’s environmental goals and is warped by corruption and self-dealing.

      Europe’s machinery in Brussels enables this rough-hewed corruption because confronting it would mean changing a program that helps hold a precarious union together. European leaders disagree about many things, but they all count on generous subsidies and wide discretion in spending them. Bucking that system to rein in abuses in newer member states would disrupt political and economic fortunes across the Continent.
      This is why, with the farm bill up for renewal this year, the focus in Brussels isn’t on rooting out corruption or tightening controls. Instead, lawmakers are moving to give national leaders more authority on how they spend money — over the objections of internal auditors.
      The program is the biggest item in the European Union’s central budget, accounting for 40 percent of expenditures. It’s one of the largest subsidy programs in the world.
      Yet some lawmakers in Brussels who write and vote on farm policy admit they often have no idea where the money goes.
      One place it goes is here in Fejer County, home to Hungary’s populist prime minister, Viktor Orban. An icon to Europe’s far right and a harsh critic of Brussels and European elites, Mr. Orban is happy to accept European Union money. The Times investigation found that he uses European subsidies as a patronage system that enriches his friends and family, protects his political interests and punishes his rivals.

      Mr. Orban’s government has auctioned off thousands of acres of state land to his family members and close associates, including one childhood friend who has become one of the richest men in the country, the Times investigation found. Those who control the land, in turn, qualify for millions in subsidies from the European Union.
      “It’s an absolutely corrupt system,” said Jozsef Angyan, who once served as Mr. Orban’s under secretary for rural development.
      The brazen patronage in Fejer County was not supposed to happen. Since the earliest days of the European Union, farm policy has had outsized importance as an immutable system of public welfare. In the United States, Social Security or Medicare are perhaps the closest equivalents, but neither of them is a sacrosanct provision written into the nation’s founding documents.
      The European Union spends three times as much as the United States on farm subsidies each year, but as the system has expanded, accountability has not kept up. National governments publish some information on recipients, but the largest beneficiaries hide behind complex ownership structures. And although farmers are paid, in part, based on their acreage, property data is kept secret, making it harder to track land grabs and corruption. The European Union maintains a master database but, citing the difficulty of downloading the requested information, refused to provide The Times a copy.
      In response, the Times compiled its own database that, while incomplete, supplemented publicly available information on subsidy payments. This included corporate and government records; data on land sales and leases; and leaked documents and nonpublic land records received from whistle-blowers and researchers.
      The Times confirmed land deals that benefited a select group of political insiders, visited farms in several countries, and used government records to determine subsidy payments received by some of the largest of these beneficiaries. The Times investigation also built on the work done by Hungarian journalists and others who have investigated land abuses despite a media crackdown by Mr. Orban’s government.

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      How oligarchs, Mafia figures and populists get rich off the European Union

      – Farm subsidies helped form the basis for the modern European Union. Today, they help underwrite a sort of modern feudalism in which small farmers are beholden to politically connected land barons.
      - The European Union provides $65 billion to farmers each year. It’s the largest line item in the E.U. budget and one of the biggest subsidy programs in the world.
      - The centerpiece of the program is that people get paid based on how much land they farm. The system is supposed to help hard-working farmers and stabilize Europe’s food supply.
      - But in former Soviet bloc countries, where the government owned lots of farmland, leaders like Hungary’s prime minister, Viktor Orban, have auctioned off land to political allies and family members. And the subsidies follow the land.
      – A company formed by the Czech prime minister, Andrej Babis, collected at least $42 million in subsidies last year.

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      Even as the European Union champions the subsidy program as an essential safety net for hardworking farmers, studies have repeatedly shown that 80 percent of the money goes to the biggest 20 percent of recipients. And some of those at the top have used that money to amass political power.

      In the Czech Republic, the highest-profile subsidy recipient is Andrej Babis, the billionaire agriculturalist who is also the prime minister. The Times analysis found his companies in the Czech Republic collected at least $42 million in agricultural subsidies last year. Mr. Babis, who denied any wrongdoing, is the subject of two conflict-of-interest audits this year. The Czech government has, in recent years, ushered in rules that make it easier for big companies — his is the biggest — to receive more subsidies.
      “The European Union is paying so much money to an oligarch who’s also a politician,” said Lukas Wagenknecht, a Czech senator and economist who used to work for Mr. Babis. “And what’s the result? You have the most powerful politician in the Czech Republic, and he’s completely supported by the European Union.”

      In Bulgaria, the subsidies have become welfare for the farming elite. The Bulgarian Academy of Science has found that 75 percent of the main type of European agricultural subsidy in the country ends up in the hands of about 100 entities. This spring, the authorities carried out raids across the country that exposed corrupt ties between government officials and agricultural businessmen. One of the largest flour producers in the country was charged with fraud in connection with the subsidies and is awaiting trial.
      In Slovakia, the top prosecutor has acknowledged the existence of an “agricultural Mafia.” Small farmers have reported being beaten and extorted for land that is valuable for the subsidies it receives. A journalist, Jan Kuciak, was murdered last year while investigating Italian mobsters who had infiltrated the farm industry, profited from subsidies and built relationships with powerful politicians.

      Despite this, proposed reforms are often watered down or brushed aside in Brussels and many other European capitals.

      European Union officials dismissed a 2015 report that recommended tightening farm-subsidy rules as a safeguard against Central and Eastern European land grabbing. The European Parliament rejected a bill that would have banned politicians from benefiting from the subsidies they administer. And top officials swat away suggestions of fraud.
      “We have an almost watertight system,” Rudolf Mögele, one of Europe’s top agricultural officials, said in an interview earlier this year.
      Unstated is that, while audits can catch incidents of outright fraud, rooting out self-dealing and legalized corruption is far more difficult. The European Union seldom interferes with national affairs, giving deference to elected leaders.
      Few leaders have attempted such widespread, brazen exploitation of the subsidy system as Mr. Orban in Hungary. At rallies, he deploys a false narrative that Brussels wants to strip away farm aid and use it to bring in migrants, and that he alone can stop it.
      Farmers who criticize the government or the patronage system say they have been denied grants or faced surprise audits and unusual environmental inspections, in what amounts to a sophisticated intimidation campaign that harkens to the Communist era.

      “It’s not like when a car comes for you at night and takes you away,” said Istvan Teichel, who farms a small plot in Mr. Orban’s home county. “This is deeper.”

      One man who did speak up was Mr. Angyan, the former under secretary for rural development. A jowly, gray-haired rural economist with a mischievous smile, Mr. Angyan became an unlikely crusader for small farmers. He served under Mr. Orban, initially thinking him a reformer, only to leave angry and disillusioned. He canvassed the countryside, documenting the government’s dubious land deals and mistreatment of small farmers.
      And then he disappeared from public life.
      A Thief Economy
      To understand how leaders like Viktor Orban exploit Europe’s largest subsidy program requires going back 15 years, to when Hungary was spinning with optimism and change.
      In a moment that symbolized Western triumph in the Cold War, the European Union officially absorbed much of the breadbasket of Central and Eastern Europe on May 1, 2004. Hungary, the Czech Republic, Poland and Slovakia — all former Soviet satellites — were among 10 nations that joined the bloc that day (Romania and Bulgaria joined three years later).
      Amid the celebrations, Mr. Orban was in political purgatory. He had been the prime minister who helped guide Hungary into the union — only to see voters turn him and his party, Fidesz, out of office in 2002. Now he noticed one of the first protest groups to emerge in the new Hungary: farmers.
      Hungarian farmers clogged Budapest’s narrow streets in 2005 for a mass demonstration. They did not oppose European Union membership. Far from it. As new European citizens, they wanted the subsidies they were eligible for under the bloc’s Common Agricultural Policy, or C.A.P., but the payments hadn’t arrived. Hungary’s left-leaning government was too disorganized and unprepared.

      From the outset, the European subsidies represented a pot of money scarcely fathomable to farmers accustomed to Communist austerity. The program was designed after the Second World War to boost farming salaries and ramp up food production in countries laid waste by conflict. Over time, it became a critical foundation in creating the borderless economy that would grow into the modern European Union.

      European leaders understood that absorbing former Soviet satellites would bring challenges, but never fully grasped the potential for corruption in the subsidy program.
      At its heart, the program is defined by a simple proposition: Farmers are mostly paid based on how many acres they harvest. Whoever controls the most land gets the most money.
      And Central and Eastern Europe had lots of land, much of it still state-owned, a legacy of the Communist era. European officials worked closely with incoming governments on issues such as meeting food testing standards, or controlling borders, yet only limited attention was paid to the subsidies.
      “They thought they would change us,” said Jana Polakova, a Czech agricultural scientist. “They were not prepared for us.”
      Mr. Orban showed hints of what was to come even before Hungary joined the bloc. Before he left office in 2002, Mr. Orban sold 12 state-owned farming companies, which became known as the “Dirty Dozen,” to a group of politically connected buyers. Buyers got cut-rate deals and exclusive rights to the land for 50 years, making them eligible for subsidies when Hungary became part of the system two years later.
      “This is a crony economy, where friends and political allies get special treatment,” said Gyorgy Rasko, a former Hungarian agriculture minister. “Orban didn’t invent the system. He’s just running it more efficiently.”
      Out of office, Mr. Orban watched the farmers’ protests in Budapest and saw the potential political and economic power of subsidies in the countryside. He also was intrigued by the man who negotiated successfully on behalf of the protesters: Jozsef Angyan.

      After the fall of Communism, Mr. Angyan made the case that small landholders could keep villages alive through sustainable practices. He founded an environmental program at one of the nation’s most prestigious universities and helped build an organic farm called Kishantos with 1,100 acres of wheat, corn and flowers.
      “He wanted to help the local farmers,” said Mr. Teichel, the farmer from Fejer County, who said Mr. Angyan was a rare champion of the small farmer in a countryside where corrupt politicians ran a “thief economy.”

      Eight years after losing office, Mr. Orban again ran for prime minister in 2010 and wanted to court the rural vote. Mr. Angyan was now a member of Parliament, and his ties to the farmers gave him political clout in the countryside. Mr. Orban summoned him to his modest home west of Budapest.
      It was a chilly February morning and Mr. Angyan had a cold. So Mr. Orban fixed tea over a wood-burning stove and, for two hours, the two men spoke about the future of Hungarian farms.
      Mr. Angyan envisioned a government that gave small farmers more political and economic clout. Mr. Orban made it clear that he wanted to implement Mr. Angyan’s ideas and offered to make him under secretary of rural development.
      “When Orban speaks, he speaks with such conviction,” Mr. Angyan said. “You believe him. I believed him.”
      After a landslide victory, Mr. Orban moved quickly, just not as Mr. Angyan had anticipated.
      Mr. Angyan’s proposal called on the government to carve up its massive plots and lease them to small and midsize farmers. But Mr. Orban instead wanted to lease whole swaths of land to a coterie of his allies, a move that Mr. Angyan predicted would make the countryside beholden to Mr. Orban’s party, Fidesz, and its allies.
      He also knew that European subsidies would follow the land, widening the gap between rich and poor and making it easier for those at the top to wield power.
      “I had absolutely no chance to carry out what I wanted to do,” Mr. Angyan said.

      In 2011, Mr. Orban’s new government began leasing out public land. At first, officials said that only local, small-scale farmers would be eligible for leases. But the plots ultimately went to politically connected individuals who, in some cases, had been the sole bidders present at auctions. By 2015, hundreds of thousands of acres of public land were leased out and much of it went to people close to Fidesz, according to records obtained from the government and Mr. Angyan.
      New leaseholders paid low rates to the government, even as they became eligible for European subsidies. The deals drew sharp criticism in the local media, yet ordinary farmers stayed quiet, despite being left out.

      In one example, a powerful Fidesz lawmaker, Roland Mengyi, inserted himself into the leasing process in Borsod-Abauj Zemplen County, where one of his associates won leases for more than 1,200 acres. Mr. Mengyi is an outsized character, who referred to himself as “Lord Voldemort.” He was later convicted and sentenced to prison in a separate case for corruption related to European subsidies.
      Mr. Orban’s sudden change in policy left Mr. Angyan disillusioned, and feeling betrayed. He quit the government in 2012 but remained in Parliament, where he tried to push his vision, even as the government moved in the opposite direction.
      At a closed-door meeting in early 2013, Mr. Angyan confronted Mr. Orban in front of the prime minister’s most trusted allies in Parliament.
      “You’re going to destroy the countryside!” Mr. Angyan recalled saying.
      “You are a well-poisoner,” Mr. Orban shot back, according to Mr. Angyan, startling the crowd with a blunt rebuke of a former member of his cabinet. “You have abandoned me.”
      As a shocked silence fell over the party faithful, Mr. Orban launched into a soliloquy comparing politics to a battlefield. Those who are loyal, he said, could count on their brothers in arms for protection.
      “But those who aren’t?” the prime minister asked. “We will also fire at them.”
      A Modern Feudalism
      In 2015, Mr. Orban started moving even faster. His government sold hundreds of thousands of acres of state farmland, much of it to politically connected allies. Technically, it was an auction. But many local farmers say they were told not to bother bidding because winners had been predetermined. Few could afford the large plots, anyway, and many more did not even know about the sales.
      One pensioner, Ferenc Horvath, 63, lives in a shack in Fejer County, and belatedly discovered that the government had sold all the state-owned land surrounding his tiny plot.
      “It happened so fast,” Mr. Horvath said. “We had no idea you could buy land here.”
      On nearly all sides, Mr. Horvath had a new neighbor, Lorinc Meszaros, a childhood friend of Mr. Orban and former pipe-fitter who is now a billionaire. Fences sprung up overnight, and the stench of pig manure fell over the area.

      Mr. Meszaros, along with his relatives, has bought more than 3,800 acres in Fejer County alone, according to a Times analysis of land data compiled by Mr. Angyan and other sources, and confirmed by visits to the farm. Mr. Orban’s son-in-law and another friend of the prime minister’s have also bought large estates a short drive away, The Times found.

      The prediction made by Mr. Angyan — that Mr. Orban’s policies would make the countryside beholden to Fidesz and his allies — was being realized.
      It is a type of modern feudalism, where small farmers live in the shadows of huge, politically powerful interests — and European Union subsidies help finance it. In recent years, according to a Times analysis of Hungarian payment data, the largest private recipients of farm subsidies were companies controlled by Mr. Meszaros and Sandor Csanyi, an influential businessman in Budapest.
      Last year alone, companies controlled by the two men received a total of $28 million in subsidies.
      The two men have radically different relationships with Mr. Orban and his party.
      Mr. Csanyi is seen as someone Mr. Orban cannot afford to antagonize. He is chairman of OTP Bank, one of the nation’s most important financial institutions, and has a reputation for outlasting mercurial leaders. He has hired out-of-work politicians from all parties, and his farming conglomerate, led by his son, now controls two of the “Dirty Dozen” companies privatized by Mr. Orban.

      Mr. Meszaros’s fortune, by contrast, is tightly bound to the prime minister. He has built an empire by winning government contracts for projects largely financed by the European Union and has recently snapped up companies that once belonged to a business tycoon who had fallen out of favor with Mr. Orban.

      They are eligible for a range of subsidies under the Common Agricultural Policy, whether direct payments based on acreage, subsidies directed at livestock and dairy farming or rural development programs — all of which is distributed at the national level by the Fidesz government.
      “I’m always accused, and I am very angry about it, that I got the biggest subsidies,” Mr. Csanyi said in an interview. The reason, he said, is not politics. It is pigs. “I produce about one-sixth of the Hungarian pig production.”
      On paper, landowners should face restrictions. The Hungarian government has capped subsidy payments to the biggest farms, a seemingly progressive policy advocated by reformers. But farmers say it is easy to skirt the rule by dividing plots and registering the land to different owners.
      Rajmund Fekete, a spokesman for Mr. Orban, said that Hungarian subsidy procedures “fully satisfy” European regulations but declined to answer specific questions about Mr. Angyan, or about land sales that benefited Mr. Orban’s relatives and allies.
      “Hungary is also fully compliant in the sale of state land, which is regulated by law,” he said.
      In Brussels, European officials were specifically warned about problems in Hungary even before the auctions. A May 2015 report, commissioned by the European Parliament, investigated land grabbing and cited “dubious land deals” in Hungary. The report even cited Mr. Orban’s home of Fejer County.
      More broadly, the investigators found that wealthy, politically connected landowners had the power to annex land across Central and Eastern Europe. “This is particularly so when they conspire with government authorities,” the report said.
      In Bulgaria, for example, land brokers had pushed for laws allowing them to effectively annex small farms.
      Investigators pointed to the farm subsidy program as a major factor, saying it encouraged companies to acquire more and more land.
      “The C.A.P. in this sense has clearly failed to live up to its declared objectives,” said the report, which was prepared by the Amsterdam-based Transnational Institute.
      In a written response, European agricultural officials denounced the findings as unreliable, and in bold letters declared that it was up to the countries’ leaders to set and enforce national land use policies.
      That deference to national governments is a hallmark of the European Union. But it has left the bloc unable or unwilling to confront leaders who try to undermine its efforts, said Tomás García Azcárate, a longtime European agriculture official who now trains the Continent’s policymakers.
      “The European Union has very limited instruments for dealing with gangster member states,” he said. “It’s true on policy, on agriculture, on immigration. It’s a real problem.”

      As Mr. Orban’s government began auctioning off thousands of acres to his allies, Mr. Angyan began his own project. Out of government, he meticulously studied the land sales, compiling a record that officials could not easily purge. He interviewed farmers who had been abandoned by the government and mapped political connections among the buyers — findings now supported by the Times analysis.
      Beyond the biggest oligarchs like Mr. Meszaros, other supporters and sympathizers of Mr. Orban got blocks of public land.
      In Csongrad County, for example, family members and associates of Janos Lazar, a Fidesz lawmaker, were among the biggest buyers, obtaining about 1,300 acres. In Bacs-Kiskun County, associates and family members of a former business partner of Mr. Meszaros bought big chunks of land. And in Jasz-Nagykun-Szolnok County, associates and relatives of current and former Orban government officials were among the biggest winners in the land auctions. Many have since leased the plots, with a markup, to big agricultural firms that receive European subsidies.

      “This is what the European Union resources do, and the revenues from the land do,” said Mihaly Borbiro, a former mayor of Obarok, a tiny village in Fejer County, a short drive from Mr. Orban’s hometown.
      While political patrons get rich, many small farmers count on the subsidies to survive. That discourages them from criticizing the system too loudly, many of the farmers said, especially in the face of retribution.
      Ferenc Gal, who raises cows, alfalfa and a few pigs on his family farm, said he applied to lease about 320 acres because the European subsidies alone would have made it profitable before he even planted anything. Local farmers were supposed to get preference, but the land went to wealthy out-of-town investors.
      When he complained, he quickly found himself a pariah. He said government inspectors showed up at his farm, suddenly concerned about environmental and water quality. He said local officials told him not to bother applying for future rural grants.
      “Once you’re on a black list,” Mr. Gal said, “that’s it.”
      A Policy of Fear
      Retribution also found Jozsef Angyan.
      Months after he quit the cabinet, government officials retracted the lease on Kishantos, the organic farm he had helped operate for 20 years. They gave the land to political loyalists, who plowed over the fields and sprayed the cropland with chemicals.
      Then school officials shuttered Mr. Angyan’s department at Szent Istvan University, destroying his legacy.
      “Orban understands when to keep people in fear,” Mr. Angyan said.
      In interviews in Hungary, some agricultural scientists and economists refused to discuss land ownership or asked to not be identified when discussing their research. Farmers, too, saw what happened to the man who spoke up for them.

      “If Angyan can’t do anything, what can I do?” said Mr. Teichel, the family farmer near Mr. Orban’s hometown.

      Mr. Orban’s control of the European subsidies helps prevent another rural uprising, Mr. Angyan said. As long as the government administers the grants, nobody can afford to speak up. “If you’re critical of the system,” he said, “you get nothing.”
      Besides, he added, there is no real opposition in the countryside. Mr. Angyan’s small farmers’ association forged an alliance with Mr. Orban’s far-right party to get the prime minister re-elected. That relationship has outlasted Mr. Angyan, and those in charge of the farming group now hold powerful government positions.
      Mr. Angyan has receded from public life. This year, he met twice with The Times, providing the data he had been compiling.
      After the second meeting, Mr. Angyan stopped returning phone calls.
      When Mr. Teichel saw him recently at a funeral, he looked defeated. “He’s given up the fight,” Mr. Teichel said. As usual, Mr. Angyan asked how the farmer and his family were doing.
      “I don’t matter,” Mr. Teichel replied. “I’m just a soldier. How are you doing? You are the general.”
      Mr. Angyan replied: “How should I continue when nobody is behind me?”

      ►https://www.nytimes.com/2019/11/03/world/europe/eu-farm-subsidy-hungary.html
      #Europe_de_l'est

    • Verso la nuova Pac, tra vecchie polemiche e l’ombra delle truffe

      L’Europa sta definendo la Politica agricola comune che entrerà in vigore nel 2028, ma dalle prime discussioni emergono fragilità del vecchio modello che non sembrano essere state risolte

      Nel 2028 entrerà in vigore la nuova Politica agricola comune (Pac) 2028-2034, il sistema di finanziamento promosso dall’Unione europea per sostenere l’agricoltura, ma le discussioni che porteranno alla definizione del nuovo modello sono già in corso. Da quanto emerge, l’agricoltura europea dovrà ripartire i fondi con le politiche di coesione, sociali e migratorie, ma non solo.

      Tira e molla sulla Pac

      Cambieranno i criteri di distribuzione dei fondi, che saranno erogati in base alle superfici e non più ai titoli, con maggiore autonomia decisionale per i singoli Stati membri. Il processo in corso è delicato, perché anche l’aggiunta di una sola parola all’interno del testo finale può avere pesanti conseguenze su intere sottocategorie che operano in particolari attività o aree. Si pensi, ad esempio, alla definizione di “agricoltore virtuoso” o “bisognoso” che, se troppo ampie, potrebbero togliere risorse fondamentali a chi davvero necessita di sostegno.
      Come potrebbe cambiare la Pac

      Quella in discussione è la proposta presentata dalla Commissione europea, che andrà votata da tutti i governi europei e dal Parlamento Ue, fermo restando la possibilità di successiva modifica, anche radicale, del documento. Ciò che salta agli occhi sono i contributi destinati al settore agricolo, che passano dai 386 miliardi di euro dell’attuale programmazione ai 295 della prossima.

      Nel rapporto Ecomafia, anche la nostra l’indagine sulla mafia nei pascoli

      Ogni Stato avrà, inoltre, un margine di flessibilità e potrà decidere di allocare più risorse a una politica piuttosto che a un’altra, all’interno di un “Piano di partenariato nazionale e regionale”. In questo fondo unico nel quale convergono anche altre priorità europee, come la coesione e la gestione delle frontiere, la cifra per l’agricoltura indicata da Bruxelles va intesa come contributo minimo. Di conseguenza, ogni governo nazionale può evitare il taglio dei fondi tanto temuto dalle lobby.

      Un altro passaggio importante riguarda la distribuzione dei contributi, non più basata sui titoli ma sulle superfici, nel tentativo di eliminare disuguaglianze ingiustificate tra gli agricoltori e assegnare più equamente le risorse. Nella stessa direzione va anche la spinta a minimizzare le differenze tra importi minimi e massimi erogati e a uniformare i pagamenti sulla base delle superfici tra gli Stati membri. Una mossa, quest’ultima, particolarmente controversa se rapportata alla generale tendenza alla ri-nazionalizzazione che la futura Pac sembra voler percorrere.

      Eliminando, infatti, la struttura biforcata della distribuzione di fondi tra diretti e indiretti, la Commissione europea responsabilizza ogni paese membro nel definire le proprie misure per raggiungere i target stabiliti a livello comunitario. Da Bruxelles le parole d’ordine sono semplificazione ed efficienza, ma ogni paese poi le tradurrà come meglio crede. Qualche obbligo comune permane, ad esempio quello di avere una strategia per il ricambio generazionale e una per l’ambiente. La prima si basa su quote fisse dedicate e su regimi facilitanti, la seconda su regole anche in questo caso stabilite da ciascun paese, senza alcun ecoschema di riferimento.
      Luci e ombre viste dagli esperti

      Scorrendo da cima a fondo la proposta in valutazione, il docente di economia e politica agroalimentare all’Università di Perugia Angelo Frascarelli non vede alcun segno di arretramento da parte dell’Europa. “È ancora troppo presto per fare i conti, ma si tratta solo di un adeguamento alle nuove priorità” spiega. Frascarelli apprezza il tentativo di minimizzare le disuguaglianze tra grandi e piccoli, ma allo stesso tempo si interroga sugli effetti della ri-nazionalizzazione di molti aspetti cruciali nelle politiche agricole comunitarie.

      Mafia dei pascoli, ingiustizia ad alta quota

      Il vicepresidente del Consiglio europeo dei giovani agricoltori Matteo Pagliarani si sofferma, invece, sulla mancanza di chiarezza attorno alla definizione di agricoltori bisognosi, “un aspetto da non trascurare, che può avere conseguenze impattanti”. Un concetto che Pagliarani ha messo anche nero su bianco su un position paper appena pubblicato, in cui denuncia come “la definizione di agricoltore attivo sia applicata in modo non uniforme, permettendo a beneficiari non legittimi (ad esempio. supermercati, fondi di investimento, pensionati) di ricevere sussidi, a scapito degli agricoltori veri”.

      Chi continua a pensare che la Pac sia profondamente iniqua è Greenpeace. Marco Contiero, che per la ong ricopre il ruolo di direttore delle politiche agricole Ue, spiega: “Consentendo a ogni Stato membro di decidere come, a chi e quanto denaro elargire all’interno di un’ampia forchetta tra 130 e 240 euro all’ettaro – spiega – si rischia si creino gravi differenze tra est e ovest Europa. Ci saranno agricoltori di un certo paese che verranno pagati un terzo o ancora meno rispetto ad agricoltori di un altro paese, pur essendo uguali identici e facendo lo stesso lavoro”.

      Secondo Contiero “specialmente in questo momento storico, mi sembra una tendenza assolutamente deleteria”. In effetti, oltre alla libertà di decidere chi sono i “bisognosi” da aiutare, ogni Stato avrebbe la possibilità di definire quali tra le tante, discusse pratiche a protezione del suolo e dell’acqua siano da premiare come virtuose.
      Mafie dei pascoli, minaccia reale

      In assenza di ecoschemi ci sarà forse maggiore spazio per l’innovazione, ma probabilmente anche per le attività criminali, sempre pronte ad appropriarsi del denaro stanziato dall’Europa. Giannandrea Mencini, giornalista e autore del libro Pascoli di carta, intravede alcune ambiguità della nuova Pac, a cominciare dai finanziamenti destinati a chi porta al pascolo i maiali in montagna. “Alcuni allevatori mi hanno confermato che un tempo era una pratica diffusa – racconta – ma non vorrei che dietro a questo recupero delle tradizioni si nascondesse una nuova speculazione”.

      Come pecore in mezzo ai lupi

      Un campanello d’allarme giustificato, vista l’esperienza con la mafia dei pascoli – un sistema di truffe organizzate per ottenere illegalmente i fondi Pac, fingendo attività di allevamento su pascoli inesistenti o non utilizzati – e, più in generale, con l’appetito che la criminalità organizzata nutre verso i fondi comunitari.

      “Sono rimasto fortemente basito dall’esclusione dagli ecoschemi degli allevatori di ovini e caprini – aggiunge Mencini –. È assurdo che questi pagamenti aggiuntivi della Pac destinati a coloro che adottano volontariamente pratiche agricole sostenibili per clima, non possano andare agli allevatori, i più danneggiati dalla mafia dei pascoli”.

      Altra scelta controversa è quella di non fare alcuna differenza tra gli allevamenti di bovini intensivi e quelli che selezionano con fatica razze pregiate e locali, a volte anche rare, garantendone la sopravvivenza. "Sembra che prendano gli stessi fondi, nonostante la forte differenza di costi e valori ecosistemici – commenta Mencini –, speriamo solo non si arrivi a una nuova speculazione, con l’aggravante del rischio di perdere varietà di vacche autoctone preziose”.

      Nei pascoli abbandonati i deserti d’Europa

      Conclude Mencini: “La nuova proposta affronta diversi aspetti che riguardano la mafia dei pascoli, ad esempio vincolando l’ottenimento di fondi europei al possesso di capi di bestiame produttivi e non più anche ad asini e cavalli. Costando di meno, erano gli animali più comodi per ricevere fondi Pac illecitamente, fingendo di avere terreni per il pascolo. L’Abruzzo si era improvvisamente riempito di questi animali, non succederà nuovamente ma potrebbero emergere altre distorsioni”.

      ►https://lavialibera.it/it-schede-2438-la_pac_che_verra_tra_vecchie_polemiche_e_l_ombra_delle_tr

  • Italie : le sang coulant des yeux de la Vierge était en fait celui de la « voyante » Par Le Figaro avec AFP

    En 2024, le Vatican avait déjà réfuté le caractère surnaturel des « apparitions » relatées par Gisella Cardia, qui avait affirmé avoir entendu Marie et assisté à ses miracles à Trevignano Romano, une localité au nord-ouest de Rome.

    Les larmes de sang coulant des yeux d’une statuette de la Vierge ayant attiré moult pèlerins près de Rome étaient contrefaites : la voyante autoproclamée qui en avait fait un juteux business utilisait son propre sang, selon des analyses ADN révélées mardi par la presse italienne. En 2024, le Vatican avait déjà réfuté le caractère surnaturel des « apparitions » relatées par Gisella Cardia, qui avait affirmé avoir entendu Marie et assisté à ses miracles à Trevignano Romano, une localité au nord-ouest de Rome.


    Cette quinquagénaire sicilienne racontait avoir la peau marquée par des stigmates et communiquer directement avec la Vierge. L’affaire, très médiatisée, avait attiré des centaines de pèlerins qui se rendaient chaque mois prier la statue de la Madone sur les hauteurs du lac de Bracciano.

    L’ex-entrepreneuse, condamnée en 2013 pour banqueroute, avait assuré avoir vu la statuette de la Madone verser des larmes de sang et avoir assisté à une multiplication de pizzas et de gnocchi - comme dans le « miracle de la multiplication des pains » décrit dans l’Évangile.

    « Arnaque géante »
    En réalité, le sang était le sien, comme l’ont révélé les analyses génétiques de quatre prélèvements renvoyant tous à son ADN, selon des informations publiées par la presse italienne, dont le quotidien romain Il Messaggero. Contacté par l’AFP, le médecin responsable des expertises biologiques n’était pas joignable ce mardi.

    Le diocèse avait ouvert une enquête en avril 2023 à la suite des plaintes de nombreux habitants de Trevignano Romano déplorant une « arnaque géante » et exaspérés par les allées et venues des fidèles. Le parquet de Civitavecchia avait lui aussi ouvert une enquête pour escroquerie : grâce au succès né du bouche-à-oreille, Gisella Cardia avait fondé une association qui a engrangé les fruits d’un juteux business nourri par des dons individuels.

    Seules les lacrimations de la Vierge à Syracuse (Sicile) en 1953 ont été officiellement reconnues comme miraculeuses par un pape. Depuis, on ne compte plus les phénomènes du même genre revendiqués autour de statues de Marie, du Christ ou de saints en Italie, où 74,5% des 59 millions d’habitants sont catholiques. Dans ces affaires, l’Église catholique reste très prudente et laisse chaque diocèse se prononcer au cas par cas.

    #miracle #religion #catholique #Italie #sang #escroquerie
    Source : ▻https://www.lefigaro.fr/international/italie-le-sang-coulant-des-yeux-de-la-vierge-etait-en-fait-celui-de-la-voya

  • Builder.ai s’effondre après avoir caché 700 développeurs derrière son « IA » RTS - Pascal Wassmer

    La start-up britannique Builder.ai, valorisée à 1,5 milliard de dollars, a fait faillite après la découverte d’une fraude massive. Son intelligence artificielle révolutionnaire « Natasha » cachait en réalité 700 développeurs indiens. L’entreprise avait gonflé ses revenus de 300% pour attirer Microsoft et d’autres investisseurs majeurs.

    Builder.ai promettait de révolutionner le développement d’applications. La start-up britannique assurait pouvoir créer des logiciels « aussi facilement que commander une pizza » grâce à son intelligence artificielle « Natasha ».


    La réalité était tout autre. Derrière cette prétendue IA se cachaient près de 700 développeurs basés en Inde. Ils réalisaient manuellement le travail de programmation pour les clients.

    L’entreprise fondée en 2016 par Sachin Dev Duggal s’est effondrée en mai dernier. Elle avait pourtant réussi à lever près de 500 millions de dollars auprès d’investisseurs prestigieux.

    Microsoft, le fonds souverain du Qatar et SoftBank comptaient parmi ses financeurs. Ils avaient tous été séduits par la promesse d’une intelligence artificielle révolutionnaire.

    Des revenus gonflés de 300%
    Une enquête interne a révélé l’ampleur de la tromperie. Builder.ai avait gonflé ses prévisions de chiffre d’affaires de 300% pour 2024. L’entreprise annonçait 220 millions de dollars de revenus. Un audit indépendant a établi le montant réel à 55 millions de dollars seulement.

    Les chiffres de 2023 ont également été revus à la baisse. De 180 millions de dollars annoncés, les revenus réels s’élevaient à 45 millions.

    Sachin Dev Duggal se surnommait le « sorcier en chef » de Builder.ai. Il a été contraint de démissionner en début d’année.

    Le scandale a éclaté après une enquête de Bloomberg révélant une fraude comptable dite de « round-tripping ». L’entreprise simulait des relations commerciales avec la société indienne VerSe Innovation.

    Des milliers d’emplois perdus
    La faillite a entraîné le licenciement de près d’un millier d’employés. Builder.ai doit désormais 85 millions de dollars à Amazon et 30 millions à Microsoft pour l’utilisation de services cloud.

    L’entreprise fait l’objet d’une enquête fédérale aux États-Unis. Le bureau du procureur de Manhattan a exigé l’accès aux états comptables et à la liste des clients.

    Cette affaire illustre le phénomène du « blanchiment d’IA ». Cette pratique consiste à présenter des services technologiques de base comme de l’intelligence artificielle authentique.

    L’objectif est de capitaliser sur l’enthousiasme des investisseurs pour l’IA. Builder.ai n’est pas un cas isolé dans le secteur technologique.

    Source : ▻https://www.rts.ch/info/sciences-tech/2025/article/builder-ai-s-effondre-apres-avoir-cache-700-developpeurs-derriere-son-ia-2890991
    #ia #intelligence_artificielle #ai #algorithme #technologie #chatgpt #machine_learning #escroquerie #fraude #arnaque

  • Affaire Apollonia : dix ans de prison requis contre les époux Badache, architectes de « la plus importante escroquerie jamais connue en France »
    ▻https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/06/02/affaire-apollonia-dix-ans-de-prison-requis-contre-les-epoux-badache-architec

    Le réquisitoire, très charpenté, a insisté sur la responsabilité des prévenus, « qui n’ont jamais exprimé un mot de regret », dans cette arnaque dont le préjudice global est estimé à 1,2 milliard d’euros.

    .. une arme pour « la chasse aux médecins, aux dentistes, aux kinés ».

    L’#escroquerie, selon Mathieu Vernaudon, repose sur « deux piliers interdépendants » : le discours commercial mensonger, frauduleux, « façonné au millimètre près » par Jean Badache et la dissimulation aux banques accordant des prêts sans connaissance du réel état d’endettement des clients de la société. « Apollonia vend du médecin » à des promoteurs qui augmentent leurs prix en intégrant les frais commerciaux et la commission de 15 % d’Apollonia, à des banques qui majorent leur taux. Pour Mathieu Vernaudon, les médecins, les dentistes ne sont pas les clients d’Apollonia mais des « produits ».

    ▻https://archive.ph/8ev0m

    pour l’entreprise Badache, prendre l’argent là où il est aura nécessité trois notaires, deux avocats, quatre commerciaux et trois secrétaires.

  • #Sénégal : le #maire de #Dionewar poursuivi pour participation à un réseau de passeurs de migrants

    Le scandale fait grand bruit au Sénégal : arrêté samedi 15 mars à la suite de l’interception de 241 migrants au large des côtes sénégalaises, #Lansana_Sarr a été déféré mardi 18 mars devant le pool judiciaire financier de Dakar. Le maire de la commune de Dionewar est soupçonné d’avoir été un membre actif d’un vaste réseau de passeurs.

    Arrêté samedi 15 mars à la suite de l’interception de 241 migrants au large des côtes sénégalaises qui tentaient de rejoindre les îles Canaries, selon la presse sénégalaise, Lansana Sarr, le maire de Dionewar, une île du #Sine_Saloum, est poursuivi pour #association_de_malfaiteurs, #trafic_de_migrants, #mise_en_danger_de_la_vie d’autrui et #escroquerie.

    Six complices présumés sont entendus avec lui au pool judiciaire financier de Dakar : maçons, #pêcheurs ou ouvriers, eux aussi auraient participé à l’organisation des départs pendant plusieurs années.

    Alors que Lansana Sarr est suspecté d’avoir reçu 2 millions de Franc CFA d’un convoyeur, chacun des candidats à l’émigration lui aurait également versé entre 300 000 et 400 000 Franc CFA - l’équivalent d’environ 600 euros - pour la traversée. L’enquête devra déterminer s’il était ou non à la tête du réseau, ou simplement l’un de ses acteurs.

    De son côté, l’édile se défend en expliquant que les sommes reçues des migrants étaient destinées à leur chercher des avocats si leur voyage se soldait par un échec.

    Dans la commune et aux alentours, beaucoup d’habitants sont très surpris car il s’agit d’une première : jamais encore une autorité locale n’avait été impliquée dans ce genre d’affaire, bien que la région soit un lieu de départ massif pour les embarcations à destination des #Canaries. En 2024, près de 10 000 personnes ont disparu en mer en essayant de gagner l’archipel espagnol.

    ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/63467/senegal--le-maire-de-dionewar-poursuivi-pour-participation-a-un-reseau
    #migrations #réfugiés #passeurs #route_atlantique

    ping @6donie

  • 227 000 € de fraude à la CAF : les #propriétaires d’un camping sud finistérien condamnés | Le Télégramme
    ▻https://www.letelegramme.fr/finistere/quimper-29000/227-000-eur-de-fraude-a-la-caf-les-proprietaires-dun-camping-sud-finist
    ▻https://media.letelegramme.fr/api/v1/images/view/67926c49537c9b74dc24bb0f/web_golden_xxl/67926c49537c9b74dc24bb0f.1

    Le tribunal de Quimper rendait ce jeudi 23 janvier son délibéré concernant les poursuites de la Caisse d’allocation familiale (#CAF) à l’encontre d’un couple de gérants d’un camping du sud Finistère. Depuis 2015, cet établissement d’une centaine d’emplacements, labellisé séjour vacances par la CAF, recevait une aide pour chaque séjour d’allocataire. Entre 2017 et 2019, l’établissement a ainsi touché plus de 300 000 € pour des centaines de séjours dans leurs mobil-homes.

    Un an de prison avec sursis

    Une somme assez conséquente, qui a éveillé les soupçons. Entre 2015 et 2019, le nombre d’allocataires a ainsi été multiplié par onze dans ce camping a révélé la CAF, qui a diligenté une enquête. Les retours ont été édifiants pour les gérants, qui se sont vus retirer leur homologation mais poursuivent leur activité. Près de 300 allocataires déclarés n’auraient pas séjourné sur le site. Pour une fraude estimée à plus de 220 000 €.

    Aide aux vacances des familles, au moins 7 jours, 15 maximum
    ▻https://www.caf.fr/allocataires/caf-du-morbihan/offre-de-service/vie-personnelle/aide-aux-vacances-des-familles
    Fonds limité, premiers arrivés, premiers servis.
    ▻https://www.caf.fr/sites/default/files/medias/561/Offre%20de%20service/Avf/notice_vacaf_à%20compter%202023.pdf

    Tu commences à te faire du gras en logeant du pauvre en famille, puis une boulimie d’oseille te prend. Tu cesses de gamberger, et c’est l’accident. Ceux-là ne devaient pas lire le journal et ses marronniers sur la lutte contre la fraude.
    N’empêche que ça a demandé un taf, en plus de remplir des formulaires : trouver des numéros d’allocataires avec famille qui n’étaient pas demandeurs de cette aide (à se demander si ils achetaient les n°).

    #Aide_aux_vacances_des_familles #escroquerie et non pas #fraude

  • À #France_Travail, l’essor du #contrôle_algorithmique

    « #Score_de_suspicion » visant à évaluer l’honnêteté des chômeur·ses, « #score_d’employabilité » visant à mesurer leur « #attractivité », algorithmes de #détection des demandeur·ses d’emploi en situation de « perte de confiance », en « besoin de redynamisation » ou encore à « risque de dispersion »… France Travail multiplie les #expérimentations de #profilage_algorithmique des personnes sans emploi.

    Mise à jour du 12 juillet 2024 : le directeur général de France Travail a souhaité utiliser son droit de réponse. Vous la trouverez à la suite de l’article.

    Après avoir traité de l’utilisation par la #CAF d’un algorithme de notation des allocataires, nous montrons ici que cette pratique est aussi partagée par France Travail, ex-#Pôle_Emploi. À France Travail, elle s’inscrit plus largement dans le cadre d’un processus de #numérisation_forcée du #service_public de l’#emploi.

    –-> Retrouvez l’ensemble de nos publications sur l’utilisation par les organismes sociaux d’algorithmes à des fins de contrôle social sur notre page dédiée et notre Gitlab : ▻https://git.laquadrature.net/la-quadrature-du-net/algo-et-controle.

    Au nom de la « #rationalisation » de l’action publique et d’une promesse « d’#accompagnement_personnalisé » et de « #relation_augmentée », se dessine ainsi l’horizon d’un service public de l’emploi largement automatisé. Cette #automatisation est rendue possible par le recours à une myriade d’algorithmes qui, de l’inscription au suivi régulier, se voient chargés d’analyser nos données afin de mieux nous évaluer, nous trier et nous classer. Soit une extension des logiques de #surveillance_de_masse visant à un #contrôle_social toujours plus fin et contribuant à une #déshumanisation de l’accompagnement social.

    De la CAF à France Travail : vers la multiplication des « scores de suspicion

    C’est, ici encore, au nom de la « #lutte_contre_la_fraude » que fut développé le premier algorithme de #profilage au sein de France Travail. Les premiers travaux visant à évaluer algorithmiquement l’#honnêteté des personnes sans emploi furent lancés dès 2013 dans la foulée de l’officialisation par la CAF de son algorithme de notation des allocataires. Après des premiers essais en interne jugés « frustrants » [1], France Travail – à l’époque Pôle Emploi – se tourne vers le secteur privé. C’est ainsi que le développement d’un outil de détermination de la probité des demandeur·ses d’emploi fut confié à #Cap_Gemini, une multinationale du CAC40 [2].

    La #notation des chômeur·ses est généralisée en 2018. La présentation qui en est faite par France Travail donne à voir, comme à la CAF, l’imaginaire d’une institution assiégée par des chômeur·ses présumé·es malhonnêtes. Ses dirigeant·es expliquent que l’algorithme assigne un « score de suspicion » – dans le texte – visant à détecter les chômeur·ses les plus susceptibles « d’#escroquerie » grâce à l’exploitation de « #signaux_faibles » [3]. Une fois l’ensemble des personnes sans emploi notées, un système d’« #alertes » déclenche ainsi des #contrôles lorsque l’algorithme détecte des situations « suspectes » (emploi fictif, usurpation d’identité, reprise d’emploi non déclarée) [4].

    Pour l’heure, France Travail s’est refusé à nous communiquer le code source de l’algorithme. Au passage, notons que ses dirigeants ont par ailleurs refusé, en violation flagrante du droit français, de fournir la moindre information aux demandeur·ses d’emploi que nous avions accompagné·es pour exercer leur droit d’accès au titre du #RGPD [5]. Nous avons cependant obtenu, via l’accès à certains documents techniques, la liste des variables utilisées.

    On y retrouve une grande partie des données détenues par France Travail. Aux variables personnelles comme la nationalité, l’âge ou les modalités de contact (mails, téléphone…) s’ajoutent les données relatives à notre vie professionnelle (employeur·se, dates de début et de fin de contrat, cause de rupture, emploi dans la fonction publique, secteur d’activité…) ainsi que nos #données financières (RIB, droits au chômage…). À ceci s’ajoute l’utilisation des données récupérées par France Travail lors de la connexion à l’espace personnel (adresse IP, cookies, user-agent). La liste complète permet d’entrevoir l’ampleur de la #surveillance_numérique à l’œuvre, tout comme les risques de #discriminations que ce système comporte [6].

    #Profilage_psychologique et gestion de masse

    Fort de ce premier « succès », France Travail décide d’accroître l’usage d’algorithmes de profilage. C’est ainsi que, dès 2018, ses dirigeant·es lancent le programme #Intelligence_Emploi [7]. Son ambition affichée est de mettre l’#intelligence_artificielle « au service de l’emploi » pour « révéler à chaque demandeur d’emploi son #potentiel_de_recrutement » [8].

    Un des axes de travail retient notre attention : « Accélérer l’accès et le retour à l’emploi [via un] #diagnostic “augmenté” pour un accompagnement plus personnalisé ». Ici, l’#IA doit permettre de d’« augmenter la capacité de diagnostic » relative aux « traitements des aspects motivationnels » via la « détection de signaux psychologiques » [9]. En son sein, deux cas d’usage retenus sont particulièrement frappants.

    Le premier est le développement d’algorithmes visant à « anticiper les éventuels #décrochages », prévenir les « #risques_de_rupture » [10] ou encore « détecter les moments où ils [les personnes au chômage] peuvent se sentir découragés ou en situation de fragilité » [11].

    Ces travaux ont trouvé, au moins en partie [12], un premier aboutissement dans l’outil du #Journal_de_la_Recherche_d’Emploi (#JRE) actuellement expérimenté dans plusieurs régions de France [13]. Le JRE assigne à chaque incrit·e quatre scores de « profilage psychologique » visant respectivement à évaluer la « dynamique de recherche » d’emploi, les « signes de perte de confiance », le « besoin de #redynamisation » ou les « risques de dispersion » [14].

    Ces informations sont synthétisées et présentées aux conseiller·es sous la forme d’un tableau de bord. « Parcours à analyser », « Situations à examiner », « Dynamique de recherche faible » : des alertes sont remontées concernant les chômeur·ses jugé·es déficient·es par tel ou tel algorithme. Le ou la conseiller·e doit alors faire un « #diagnostic_de_situation » – via l’interface numérique – afin d’« adapter l’intensité » des « actions d’accompagnement ». Et là encore, ils et elles peuvent s’appuyer sur des « #conseils_personnalisés » générés par un dernier algorithme [15].

    Contrôle, #mécanisation et déshumanisation de l’accompagnement : voilà la réalité de ce que le directeur de France Travail appelle « l’accompagnement sur mesure de masse » [16].

    Diagnostic et score d’#employabilité

    Le second cas d’usage est tout aussi inquiétant. Il s’agit de déterminer la « qualité » d’un·e demandeur·se d’emploi. Ou, pour reprendre les termes officiels, son « employabilité » [17]. Ce projet n’est pas encore déployé à grande échelle, mais nous savons qu’une première version – basée, elle, sur des techniques d’intelligence artificielle [18] – a été développée en 2021 [19].

    L’algorithme alloue à chaque inscrit·e un score prédisant ses « chances de retour à l’emploi ». Véritable outil automatique de #tri des chômeur·ses, il vise à organiser la « #priorisation des actions d’accompagnement » [20] en fonction d’un supposé #degré_d’autonomie de la personne sans emploi.

    Si les informations disponibles sur ce projet sont limitées, on peut imaginer que ce score permettra le contrôle en temps réel de la « progression de la #recherche_d’emploi » via les actions entreprises pour améliorer « l’attractivité [de leur] profil » [21]. Il serait alors un indicateur d’évaluation en continu de la bonne volonté des chômeur·ses.

    Mais on peut aussi penser qu’il sera utilisé pour inciter les personnes sans emploi à se diriger vers les « #métiers_en_tension », dont une majorité concentre les conditions de travail les plus difficiles. En demandant aux chômeur·ses d’améliorer leur score, via une #réorientation, ils et elles seraient encouragé·es à accepter un emploi au rabais.

    Agenda partagé & agences virtuelles

    Mais l’étendue du processus de numérisation à l’oeuvre à France Travail va bien au-delà de ces exemples. Côté contrôle numérique, citons l’interface « #XP_RSA » [22], l’outil numérique déployé dans le cadre de la récente réforme du #RSA. Cette interface n’est rien d’autre qu’un agenda partagé permettant de déclarer, et de contrôler, les quinze à vingt « #heures_d’activité » hebdomadaires dont vont devoir s’acquitter les bénéficiaires du minima social. Son remplissage forcé est un pas supplémentaire vers le #flicage des plus précaires.

    Côté IA, France Travail a lancé en 2024 le programme « #Data_IA » [23], successeur d’Intelligence Emploi mentionné plus haut. Présenté avec fracas au salon de l’« innovation technologique » VivaTech – organisé par le groupe Publicis –, on retrouve parmi les projets en développement une #IA_générative visant à numériser l’accompagnement et la #recherche_d’emploi (« #Match_FT ») [24]. France Travail s’intéresse aussi aux « #maraudes_numériques » pour « remobiliser les jeunes les plus éloignés de l’emploi » [25] et au développement d’« #agences_virtuelles » [26].

    #Austérité, automatisation et #précarisation

    La numérisation de France Travail signe la naissance d’un modèle de gestion de masse où coexistent une multitude d’algorithmes ayant chacun la tâche de nous classifier selon une dimension donnée. Risque de « fraude », de « dispersion », de « perte de confiance », suivi des diverses obligations : les capacités de collecte et de traitements de données sont mises au service de la détection, en temps réel, des moindres écarts à des normes et règles toujours plus complexes [27]. Cette numérisation à marche forcée sert avant tout à contrôler les personnes sans emploi [28].

    À l’heure où Gabriel Attal annonce une énième réforme de l’assurance-chômage passée en force alors que l’Assemblée nationale est dissoute, ce contrôle ne cache plus son but : forcer les plus précaires à accepter des #conditions_de_travail toujours plus dégradées [29].

    Loin des promesses de « libérer du temps pour les conseillers » ou d’offrir un accompagnement « plus réactif et plus personnalisé » [30] aux personnes sans emploi, cette numérisation contribue à la déshumanisation d’un service essentiel et à l’#exclusion des plus précaires, voire tend à une généralisation du #non-recours_aux_droits. Il ne s’agit pas d’idéaliser le traitement « au guichet », mais de rappeler que la numérisation forcée accentue les écueils de ce dernier. En accompagnant la fermeture des points d’accueil, elle transfère une partie du travail administratif aux personnes usagères du service public, participant à l’éloignement de celles et ceux qui ne sont pas en mesure de le prendre en charge [31].

    En standardisant les processus d’accompagnement, via la #quantification de chaque action et le profilage de toute une population, elle restreint les possibilités d’échange et supprime toute possibilité d’accompagnement réellement personnalisé [32].

    En facilitant le contrôle généralisé, elle accentue enfin la #stigmatisation des plus précaires et participe activement à leur #paupérisation.

    –-

    Mise à jour du 12 juillet 2024

    À la suite de notre article, France Travail, via son directeur général Thibaut Guilly, a souhaité exercer son droit de réponse que nous publions ci-dessous in extenso.

    « Madame, Monsieur,

    Je reviens vers vous suite à mon précédent courrier du 2 juillet.

    Bien que le délai de 3 jours prévu à l’article 1.1-III de la loi n°2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique soit aujourd’hui expiré, je constate que le droit de réponse qui vous a été adressé n’a pas été publié. Pour rappel, le non-respect de cette obligation est passible d’une amende de 3 750 €.

    Aussi, je réitère par la présente ma demande de publication d’un droit de réponse suite à la parution le 25 juin 2024 de l’article intitulé « A France Travail, l’essor du contrôle algorithmique » (librement accessible à l’adresse : ►https://www.laquadrature.net/2024/06/25/a-france-travail-lessor-du-controle-algorithmique).

    Dans cet article, vous évoquez un « service public de l’emploi largement automatisé », ainsi qu’une utilisation des algorithmes qui « contribue à la déshumanisation d’un service essentiel », favorise « la stigmatisation des plus précaires et participe activement à leur paupérisation » et constitue « un pas supplémentaire vers le flicage des plus précaires ». Il s’agirait d’une « extension des logiques de surveillance de masse visant à un contrôle social toujours plus fin et contribuant à une déshumanisation de l’accompagnement social », cette « numérisation à marche forcée ser[van]t avant tout à contrôler les personnes sans emploi ». Vous faites également état de « la fermeture des points d’accueil ».

    Nous nous inscrivons en faux contre ces propos erronés qui conduisent à jeter un discrédit sur le travail des plus de 55 000 collaborateurs qui accompagnent chaque jour les demandeurs d’emploi et les entreprises et à travestir la réalité concernant l’usage que nous faisons de ces algorithmes.

    L’utilisation des algorithmes au sein de France Travail ne vise en aucun cas à remplacer le travail des conseillers. L’intelligence artificielle (IA) vient en complément et ne se substitue jamais à une intervention humaine. Au contraire, nous concevons les algorithmes et l’IA comme des outils d’aide à la décision pour les conseillers ou un moyen de leur libérer du temps administratif afin de leur permettre de se consacrer pleinement à l’accompagnement des demandeurs d’emploi.

    Toute utilisation d’algorithmes est en outre encadrée par une charte éthique (▻https://www.francetravail.org/accueil/communiques/pole-emploi-se-dote-dune-charte-pour-une-utilisation-ethique-de-linte) qui décrit nos engagements pour garantir un cadre de confiance respectueux des valeurs de France Travail, à l’opposé de toute « notation de chômeurs » que vous pointez dans votre article. Un comité d’éthique externe composé de personnalités qualifiées garantit le respect de ce cadre. En aucun cas, les algorithmes ne sont utilisés pour « encourager les demandeurs d’emploi à accepter des emplois au rabais ».

    Concernant la « mécanisation » ou la « déshumanisation » de l’accompagnement que vous avancez, c’est méconnaitre le travail que réalisent les conseillers quotidiennement dans plus de 900 agences ou par téléphone. Aucun projet de fermeture d’agence n’est d’ailleurs envisagé contrairement à ce que vous dites et France Travail est un des rares services publics à être ouvert tous les jours, sur flux le matin et sur rendez-vous l’après-midi. Plus de 8,8 millions de personnes sont venues dans nos agences l’année dernière. Cet accueil en agence reflète justement notre politique de proximité et d’accompagnement notamment des plus précaires. L’ambition de la loi pour le plein emploi est en outre de renforcer l’accompagnement humain des plus éloignés, en particulier des bénéficiaires du RSA.

    Vous parlez enfin de « flicage des plus précaires » à travers l’utilisation d’algorithmes concernant le contrôle de la recherche d’emploi et la lutte contre la fraude. Il convient tout d’abord de souligner que ce sont deux activités distinctes, le contrôle de la recherche d’emploi ne saurait être assimilé à de la lutte contre de la fraude, qui est, par définition, une activité illégale et susceptible de poursuites pénales. Sur ce dernier point, l’utilisation des données dans la lutte contre la fraude vise avant tout à protéger nos usagers. En effet, la majorité des situations recherchées par les équipes de France Travail ne concerne pas des demandeurs d’emploi mais des individus qui détournent les services d’indemnisation du chômage, bien souvent au préjudice de nos usagers : usurpation d’identité des demandeurs d’emploi pour s’approprier leurs droits à l’assurance chômage ou détourner leurs paiements, individus se fabricant un faux passé professionnel ou une fausse résidence en France pour ouvrir des droits indus. Concernant le contrôle de la recherche d’emploi, là encore nous réfutons vivement l’idée selon laquelle nous mènerions une chasse aux plus précaires. Tout demandeur d’emploi inscrit à France Travail bénéficie de droits mais a également des devoirs qui lui sont présentés dès son inscription, dont celui de rechercher activement un emploi. 600 conseillers sont dédiés à ce contrôle et là encore, l’IA est un outil d’aide et en aucun la pierre angulaire des contrôles réalisés par ces conseillers en contact avec les demandeurs d’emploi tout au long de ce processus de contrôle. Là encore votre article méconnaît le travail de nos conseillers et constitue une atteinte à leur engagement et à leur intégrité.

    Je vous remercie de publier sans délai ce droit de réponse. A défaut, je me réserve la possibilité de saisir les juridictions à cet effet.

    Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sincères salutations.

    Thibaut Guilluy »

    Notre réponse :

    À la suite de notre article, France Travail, via son directeur général Thibaut Guilly, nous a initialement écrit pour faire des remarques d’ordre général sur notre article. Puis, dans une nouvelle lettre reçue aujourd’hui, il est subitement passé aux menaces : nous n’aurions, selon lui, pas fait droit à sa prétendue « demande de publication d’un droit de réponse ». Ces menaces sont particulièrement malvenues et, au demeurant, totalement vaines, puisque rien dans son courrier initial n’indiquait qu’il s’agissait d’une demande de droit de réponse…

    Le directeur général de France Travail s’en tient à une poignée d’éléments de langage sans jamais répondre sur le fond. Pas un mot sur la multiplication des algorithmes de profilage à des fins de contrôle. Tout au plus y apprend-on que des algorithmes d’IA sont aussi utilisés à des fins de « contrôle de la recherche d’emploi », ce que nous ignorions.

    Cette lettre se borne ainsi à un simple exercice, maladroit et malvenu, de communication. Elle s’essaye vainement à réfuter l’expression de « flicage des plus précaires » pour décrire les outils de surveillance des allocataires du RSA. La mise en place d’un agenda partagé pour le contrôle des 15 à 20 heures d’activité de ces dernier·ès serait ainsi – il faut savoir apprécier l’humour – une mesure visant à « renforcer l’accompagnement humain ».

    Quant à l’impact de la numérisation sur l’accueil des plus précaires, le directeur général de France Travail nie la réalité, tout comme son homologue de la CNAF, afin de minimiser l’étendue de la surveillance et le projet politique sous-jacent. Qu’a-t-il donc à répondre à la Défenseure des droits qui, en 2022 dans son deuxième rapportsur la dématérialisation des services publics, rappelait la hausse des inégalités et des réclamations en raison de cette dématérialisation « à marche forcée » ?

    Enfin, opposer, comme le fait cette lettre, le travail des salarié·es de France Travail et notre action de documentation et d’alerte sur les abus de l’administration est stérile : la déshumanisation et le changement de nature du service public se font non seulement au détriment des personnes au chômage mais également des agent·es de France Travail, comme l’ont dénoncé syndicats et associations au moment de la réforme de l’assurance chômage et la transformation de Pôle Emploi en France Travail [33].

    Ce que cette lettre souligne avant tout c’est donc l’absence de recul, de capacité de remise en cause et d’esprit critique du directeur général de France Travail quant à l’extension des logiques de contrôle numérique au sein de son institution. Ou sa pleine adhésion à ce projet.
    Notes

    [1] Voir cette note de synthèsenote de synthèse revenant sur les premières expérimentation faites par Pôle Emploi.

    [2] Voir cet article sur l’implication de Cap Gemini dans la réalisation de l’outil de scoring.

    [3] L’expression « score de suspicion » est extraite de l’analyse d’impact disponible ici, celle de « signaux faibles » d’une note de suivi des travaux OCAPI 2018 disponible ici, celle d’« indices » de l’ article présentant la collaboration de France Travail avec Cap Gemini. Quant au terme d’« escroquerie », il est issu d’un échange de mails avec un·e responsable de France Travail.

    [4] L’algorithme utilisé semble se baser sur des arbres de décisions, sélectionnés via XGBoost. Les principaux cas d’entraînement semblent être la détection de périodes d’activité dites « fictives » – soit des périodes de travail déclarées mais non travaillées – d’usurpation d’identité et de reprise d’emploi non déclarée. Voir ce document.

    [5] Nous accompagnons différentes personnes dans des demandes d’accès à leurs données personnelles. Pour l’instant, France Travail s’est systématiquement opposé à leur donner toute information, en violation du droit.

    [6] Voir notamment nos articles sur l’algorithme de la CAF, en tout point similaire à cette page.

    [7] Ce programme, financé à hauteur de 20 millions d’euros par le Fond de Transformation de l’Action Publique a été construit autour de 3 axes et s’est déroulé de 2018 à 2022. Voir notamment la note de 2020 envoyée à la DINUM par France Travail, disponible ici.

    [8] Rapport annuel 2018 de Pôle Emploi disponible ici.

    [9] Voir cette note envoyée par Pôle Emploi à la DINUM.

    [10] voir note 9

    [11] Voir ce support de webinaire.

    [12] En partie puisqu’au cœur des algorithmes du JRE, nulle trace de machine learning ou de traitements statistiques complexes. Chaque score résulte de l’application de règles simples, bien loin des ambitions initiales de recours à l’intelligence artificielle. Les dirigeant·es de France Travail semblent ici avoir éprouvé les limites d’un techno-solutionnisme béat. Voir ce document. À noter aussi que ce document évoque une « brique IA Mire » portant sur la détection de « situations de décrochage ». Il se pourrait donc que des algorithmes plus avancés soient en développement.

    [13] Le JRE est une refonte de l’interface numérique. Voir à ce sujet l’excellent article de Basta disponible ici. Si le JRE ne semble pas avoir été créé dans le cadre du programme Intelligence Emploi, il semble avoir été le cadre d’expérimentations de plusieurs des solutions produites. Voir ici.

    [14] Voir le document « Fiches pratiques à destination des conseillers » portant sur le JRE disponible ici.

    [15] Les documents les plus parlants sur la mécanisation de l’accompagnement via le JRE sont ce support et ce document à destination des conseiller·es. Voir aussi les documents que nous mettons en ligne sur l’utilisation d’IA pour générer des conseils automatisés, consultables par les personnes sans emploi et les conseiller·es.

    [16] Voir cette interview du directeur actuel de France Travail.

    [17] Pour un aperçu historique de la notion d’employabilité, voir le chapitre 5 de France Travail : Gérer le chômage de massse de J.-M Pillon.

    [18] Voir cette note envoyée par Pôle Emploi à la DINUM en 2020.

    [19] Voir cette autre note envoyée par Pôle Emploi à la DINUM en 2021.

    [20] voir note 18

    [21] Voir ce document sur l’utilisation de l’IA à Pôle Emploi.

    [22] Voir ce document de présentation de XP RSA.

    [23] Voir ce document de présentation du programme Data IA.

    [24] Pour Match FT, voir cet entretien, ce tweet et cet article de la Banque des Territoires. Voir aussi Chat FT, l’IA générative pour l’instant dédiée aux conseillers·es, dans ce document.

    [25] Voir ce tweet.

    [26] Voir ce tweet.

    [27] Sur la réforme à venir, voir notamment cet article du Monde. Sur le triplement des contrôles, voir cet articledu même journal.

    [28] Sur l’histoire du contrôle à France Travail, voir le livre Chômeurs, vos papiers de C. Vivès, L. Sigalo Santos, J.-M. Pillon, V. Dubois et H. Clouet, le rapport Le contrôle des chômeurs de J.-M. Méon, E. Pierru et V. Dubois disponible Sur le triplement des contrôles, voir ici et le livre France Travail : gérer le chômage de masse de Jean-Marie Pillon.

    [29] voir note 27

    [30] Voir, entre autres, cette vidéo du responsable du programme Data IA.

    [31] Voir le livre L’Etat social à distance de Clara Deville.

    [32] Voir le texte Déshumaniser le travail social de Keltoum Brahan et Muriel Bombardi, publié dans le numéro de février 2017 de CQFD.

    [33] La CGT a dénoncé une réforme qui n’« est pas favorable » aux personnes sans emploi. La CGT Pôle Emploi y voit une numérisation du service public qui « détruira les nécessaires relations humaines, et accentuera la fracture numérique et donc la précarité » et une réforme qui va « renforcer les devoirs au détriment des droits », ou encore « accroître les tensions entre les agents et les demandeurs d’emploi ». Solidaires a dénoncé le caractère « trompeur » de l’accompagnement. Côté personnes sans emploi, le constat est le même : cette transformation rend les personnes « Coupable[s] d’être au chômage » d’après le comité National CGT des Travailleurs Privés d’Emploi et Précaires. Enfin, les associations de solidarité et des syndicats ont ensemble dénoncé dans le Monde le « risque des contrôles abusifs de la situation globale des ménages ».

    ▻https://lagrappe.info/?A-France-Travail-l-essor-du-controle-algorithmique-1132
    #algorithme #chômage #profilage

  • Il arnaque 29 CAF grâce à des fausses cartes d’identité : le préjudice est estimé à 179.000 euros
    ▻https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/alpes-maritimes/il-arnaque-29-caf-grace-a-des-fausses-cartes-d-identite

    Pour cela, le prevenu aurait utilisé 28 cartes d’identité falsifiées et aurait ouvert des comptes dans des néo-banques en ligne. Cette tromperie visait 29 antennes de la #CAF (Alpes-Maritimes, Haut-Rhin, Seine-Saint-Denis…), désormais parties civiles dans le dossier.

    #banque_en_ligne #escroquerie

  • ‘Italian’ purees in UK supermarkets likely to contain Chinese forced-labour tomatoes

    “Italian” tomato purees sold by several UK supermarkets appear to contain tomatoes grown and picked in China using forced labour, the BBC has found.

    Some have “Italian” in their name such as Tesco’s “Italian Tomato Purée”. Others have “Italian” in their description, such as Asda’s double concentrate which says it contains “Puréed Italian grown tomatoes” - and Waitrose’s “Essential Tomato Purée”, describing itself as “Italian tomato puree”.

    A total of 17 products, most of them own-brands sold in UK and German retailers, are likely to contain Chinese tomatoes - testing commissioned by the BBC World Service shows.

    Most Chinese tomatoes come from the Xinjiang region, where their production is linked to forced labour by Uyghur and other largely Muslim minorities. The UN accuses the Chinese state - which views these minorities as a security risk - of torture and abuse. China denies it forces people to work in the tomato industry and says workers’ rights are protected by law. It says the UN report is based on “disinformation and lies”.

    All the supermarkets whose products we tested dispute our findings.

    China grows about a third of the world’s tomatoes. The north-western region of Xinjiang has the perfect climate for growing the fruit.

    It is also where China began a programme of mass detentions in 2017. Human rights groups allege more than a million Uyghurs have been detained in hundreds of facilities, which China has termed “re-education camps”.

    The BBC has spoken to 14 people who say they endured or witnessed forced labour in Xinjiang’s tomato fields over the past 16 years. “[The prison authorities] told us the tomatoes would be exported overseas,” Ahmed (not his real name) said, adding that if the workers did not meet the quotas - as much as 650kg a day - they would be shocked with electric prods.

    Mamutjan, a Uyghur teacher who was imprisoned in 2015 for an irregularity in his travel documentation, says he was beaten for failing to meet the high tomato quotas expected of him.

    “In a dark prison cell, there were chains hanging from the ceiling. They hung me up there and said ‘Why can’t you finish the job?’ They beat my buttocks really hard, hit me in the ribs. I still have marks.”

    It is hard to verify these accounts, but they are consistent, and echo evidence in a 2022 UN report which reported torture and forced labour in detention centres in Xinjiang.

    By piecing together shipping data from around the world, the BBC discovered how most Xinjiang tomatoes are transported into Europe - by train through Kazakhstan, Azerbaijan and into Georgia, from where they are shipped onwards to Italy.

    One company name repeatedly appeared as a recipient in the data. This was Antonio Petti, part of a group of major tomato-processing firms in Italy. It received more than 36 million kg of tomato paste from the company Xinjiang Guannong and its subsidiaries between 2020 and 2023, the data showed.

    The Petti group produces tomato goods under its own name, but also supplies others to supermarkets across Europe who sell them as their own branded products.

    Our investigation tested 64 different tomato purees sold in the UK, Germany and the US - comparing them in a lab to samples from China and Italy. They included top Italian brands and supermarket own-brands, and many were produced by Petti.

    We asked Source Certain, a world-renowned origin verification firm based in Australia, to investigate whether the origin claims on the purees’ labels were accurate. The company began by building what its CEO Cameron Scadding calls a “fingerprint” which is unique to a country of origin - analysing the trace elements which the tomatoes absorb from local water and rocks.

    “The first objective for us was to establish what the underlying trace element profile would look like for China, and [what] a likely profile would look like for Italy. We found they were very distinct,” he said.

    Source Certain then compared those country profiles with the 64 tomato purees we wanted to test - the majority of which claimed to contain Italian tomatoes or gave the impression they did - and a few which did not make any origin claim.

    The lab results suggested many of these products did indeed contain Italian tomatoes - including all those sold in the US, top Italian brands including Mutti and Napolina, and some German and UK supermarket own-brands, including those sold by Sainsbury’s and Marks & Spencer.

    But 17 appeared to contain Chinese tomatoes, 10 of which are made by Petti - the Italian company we found listed repeatedly in international shipping records.

    Of those 10 made by Petti, these were for sale in UK supermarkets at the time of testing from April-August 2024:

    These were for sale in German supermarkets, during our testing period:

    In response, all the supermarkets said they took these allegations very seriously and have carried out internal investigations which found no evidence of Chinese tomatoes. Many have also disputed the testing methodology used by our experts. Tesco suspended supply and Rewe immediately withdrew the products. Waitrose, Morrisons, Edeka and Rewe said they had run their own tests, and that the results contradicted ours and did not show the presence of Chinese tomatoes in the products.

    But one major retailer has admitted to using Chinese tomatoes. Lidl told us they were in another version of its Baresa Tomatenmark - made by the Italian supplier Giaguaro - sold in Germany last year “for a short time” because of supply problems and that they are investigating this. Giaguaro said all its suppliers respected workers’ rights and it is currently not using Chinese tomatoes in Lidl products. The BBC understands the tomatoes were supplied by the Xinjiang company Cofco Tunhe, which the US sanctioned in December last year for forced labour.

    In 2021, one of the Petti group’s factories was raided by the Italian military police on suspicion of fraud - it was reported by the Italian press that Chinese and other foreign tomatoes were passed off as Italian.

    But a year after the raid, the case was settled out of court. Petti denied the allegations about Chinese tomatoes and the issue was dropped.

    As part of our investigation into Petti, a BBC undercover reporter posed as a businessman wanting to place a large order with the firm. Invited to tour a company factory in Tuscany by Pasquale Petti, the General Manager of Italian Food, part of the Petti group, our reporter asked him if Petti used Chinese tomatoes.

    “Yes… In Europe no-one wants Chinese tomatoes. But if for you it’s OK, we will find a way to produce the best price possible, even using Chinese tomatoes,” he said.

    The reporter’s undercover camera also captured a crucial detail - a dozen blue barrels of tomato paste lined up inside the factory. A label visible on one of them read: “Xinjiang Guannong Tomato Products Co Ltd, prod date 2023-08-20.”

    In its response to our investigation, the Petti group told us it had not bought from Xinjiang Guannong since that company was sanctioned by the US for using forced labour in 2020, but did say that it had regularly purchased tomato paste from a Chinese company called Bazhou Red Fruit.

    This firm “did not engage in forced labour”, Petti told us. However our investigation has found that Bazhou Red Fruit shares a phone number with Xinjiang Guannong, and other evidence, including shipping data analysis, suggests that Bazhou is its shell company.

    Petti added that: “In future we will not import tomato products from China and will enhance our monitoring of suppliers to ensure compliance with human and workers’ rights.”

    While the US has introduced strict legislation to ban all Xinjiang exports, Europe and the UK take a softer approach, allowing companies simply to self-regulate to ensure forced labour is not used in supply chains.

    This is now set to change in the EU, which has committed to stronger laws, says Chloe Cranston, from the NGO Anti-Slavery International. But she warns this will make it even more likely that the UK will become “a dumping ground” for forced labour products.

    Outside the UK, watch the Eye Investigations documentary Blood on the Shelves on YouTube

    “The UK Modern Slavery Act, sadly, is utterly not fit for purpose,” she says.

    A spokesperson for the UK Department for Business and Trade told us: “We are clear that no company in the UK should have forced labour in its supply chain… We keep our approach to how the UK can best tackle forced labour and environmental harms in supply chains under continual review and work internationally to enhance global labour standards.”

    The issue was brought up in the UK Parliament on Monday, where the Parliamentary Under-Secretary of State for Environment, Food and Rural Affairs (Defra) said it was “extremely concerning”.

    Baroness Hayman of Ullock told the House of Lords that the department was “looking at labelling as a way to better inform consumers”.

    Dario Dongo, journalist and food lawyer, says the findings expose a wider problem - “the true cost of food".

    “So when we see [a] low price we have to question ourselves. What is behind that? What is the true cost of this product? Who is paying for that?”

    ▻https://www.bbc.com/news/articles/crezlw4y152o.amp

    #tomates #Chine #Ouïghour #Italie #escroquerie #industrie_agro-alimentaire #Petti #purée_de_tomates #Xinjiang #Antonio_Petti #Giaguaro #Cofco_Tunhe #Pasquale_Petti #Xinjiang_Guannong_Tomato_Products #Bazhou_Red_Fruit #Xinjiang_Guannong

    –—

    La marque de tomates italienne Petti :


    ▻https://www.ilpomodoropetti.com/fr/presentation

    • Derrière des sauces tomates étiquetées en Italie, des produits chinois et le travail forcé des Ouïghours

      Comment des sauces et des concentrés de tomates se retrouvent-ils dans des supermarchés, en Europe, sous une étiquette italienne alors que les tomates ont été cueillies en Chine, qui plus est, par des Ouïghours ? Enquête d’un autre aspect de la mondialisation, en partant d’un documentaire de la BBC.

      Des champs de tomates rouges vifs à perte de vue dans le Xinjiang : C’est un autre aspect de la mondialisation que je vous propose d’explorer ce matin, en partant d’un documentaire remarquable de BBC Eye Investigation. Dans son enquête d’une heure, la radio télévision britannique nous emmène dans le Xinjiang, une vaste région du nord-ouest de la Chine, près du Kazakhstan, notamment. « Le Xinjiang bénéficie d’un climat idéal pour cultiver des tomates », explique BBC Eye, qui nous montre des champs de tomates à perte de vue. Leur rouge vif spectaculaire est même capté par satellite, mais c’est un univers bien plus sombre, que dévoile le média publique britannique. Bien loin des publicités du groupe Xinjiang Guannong, comme celle-ci où la société chinoise propose de rafraîchir ses connaissances sur les conserves de tomates, en montrant ses lignes de production de coulis, de concentrés, conditionnés dans des barils bleus. « Nos sites de production sont à pleine capacité, se targue un cadre : 260 000 tonnes de tomates fraîches ont été collectées et 35 000 tonnes de concentré de tomates ont été produites », montre cette publicité relayée par BBC Eye Investigation. La chaîne télévisée chinoise internationale CGTN et une journaliste de China Media Group expliquent que nombre de plats européens comme les Fish and chips, saucisses Bratwurst ne peuvent se passer ketchup et donc de tomates chinoises.

      L’enfer des Ouïghours forcés de travailler, notamment dans les champs de tomates : C’est aussi dans le Xinjiang, souligne BBC Eye Investigation que la Chine a lancé, depuis 2017, un programme de détentions massives des Ouïghours, la minorité musulmane. Ils seraient un million à être détenus, forcés de travailler dans les champs de tomates ou dans les usines agro-alimentaires. Si Pékin parle de « camps de rééducation », c’est une toute autre réalité, un enfer que décrit, à la BBC, Mamutjan, un professeur ouïghour arrêté plusieurs fois dans le Xinjiang. « J’ai été forcé à récolter des tomates pendant plus d’un mois. On devait se lever à 4h du matin. Le premier jour, on nous a demandé de ramasser 450kg de tomates et on nous a menacé si nous n’arrivions pas à atteindre cet objectif. Je n’ai pas réussi et on m’a alors roué de coups. On m’a attaché à des chaînes, suspendues au plafond d’une cellule sombre, et on me demandait ’alors, pourquoi tu n’arrives pas à finir ton travail ?’ Pendant deux heures, les coups ont plu. Je ne pouvais plus m’asseoir, plus dormir. J’étais frappé si souvent, si durement que j’en porte encore les traces ». Mamutjan vit en exil, aujourd’hui, précise BBC Eye Investigation. Ce père de famille ouïghour ignore ce qu’est devenue sa famille mais il sait que son frère est mort. Mamutjan espère, lui, pouvoir monter en haut de la Tour Eiffel : c’était le rêve de son frère, il veut le réaliser en sa mémoire. Difficile de vérifier son témoignages, précise la BBC qui a interrogé une douzaine d’anciens détenus ouïghours mais leurs récits font écho à un rapport des Nations unies de 2022 sur la torture et le travail forcé dans le Xinjiang. En Allemagne, le quotidien Bild et BR24 soulignent que la Chine est le plus grand producteur de tomates au monde. Près de 70 millions de tonnes y ont été récoltées l’an dernier. Selon le quotidien économique italien Il Sole 24 Ore, l’Europe a presque doublé ses importations de concentré de tomate chinois l’an dernier.

      ▻https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-revue-de-presse-internationale/la-revue-de-presse-internationale-emission-du-mardi-03-decembre-2024-444

      #podcast #audio

  • #Plastique, l’#escroquerie du #recyclage

    La fin de l’âge du fer ? Au début des années 1960, scientifiques et plasturgistes prédisent que les progrès fulgurants dans la fabrication des #polymères permettront aux plastiques de détrôner métaux, verres et bois sur le podium des matériaux dominants. Chacun s’extasie. Le sémiologue Roland Barthes qualifie en 1957 le produit de la distillation du pétrole de « substance alchimique », de « matière miraculeuse ». Un an plus tard, le poète Raymond Queneau succombe au chant du styrène et à l’esthétique des « innombrables objets au but utilitaire » appelés à surgir du naphta, ce liquide provenant du raffinage à partir duquel se fabriquent l’essentiel des plastiques (1). Au XXIe siècle, les plastiques écrasent effectivement la concurrence. Entre 1950 et 2015, le secteur pétrochimique en a produit plus de 8 milliards de tonnes, surtout au cours des vingt dernières années, et l’accélération se poursuit (2).

    Après l’extase, l’effroi : soixante-dix ans plus tard, 350 millions de tonnes de déchets plastiques se déversent chaque année sur le monde. La pollution qu’ils engendrent fait peser sur les vivants et non-vivants une menace aussi lourde que documentée (3). On boit, on mange, on respire du plastique. Pour faire face à ce cataclysme synthétique, les industries pétrochimiques promeuvent sans relâche une solution selon elles miraculeuse : le recyclage, avec son ruban de Möbius - une flèche circulaire conçue par les lobbies à la fin des années 1980 -, symbole d’une économie où rien ne se perd et tout se transforme. Une économie qui continue donc à produire ce poison environnemental, mais sous une forme partiellement réutilisable.

    Célébré comme plus intelligent et respectueux de la nature que l’incinération ou la mise en décharge, ce procédé a fini par s’imposer au nombre des priorités politiques mondiales. Le résultat laisse perplexe : après quatre décennies de propagande, moins de 10 % des 6,3 milliards de tonnes de plastique produit et jeté entre 1950 et 2017 a fait l’objet d’un recyclage (4). Pourtant, l’Europe et, singulièrement, la France ont adopté ce mot d’ordre avec un enthousiasme déconcertant.

    En 2019, Matignon fixe un objectif stratosphérique : 100 % des déchets plastiques nationaux recyclés en 2025. La méthode ? Rendre les industriels responsables du destin des objets polymères qu’ils produisent. L’approche française s’inscrit dans la droite ligne de celle impulsée par la Commission européenne : obligation faite aux États membres depuis 2021 d’interdire les plastiques à #usage_unique et d’utiliser au moins 30 % de matériaux recyclés dans les #bouteilles plastifiées ; recyclage en 2030 de 55 % des déchets d’#emballages plastiques (5).

    Alléchés, les industriels européens ne tardent pas à communiquer sur des #technologies « novatrices » ajustées à la nouvelle législation européenne. En 2022, les chimistes #BASF et #Borealis, l’emballeur #Südpack et le laitier bavarois #Zott claironnaient la mise au point d’un prototype d’emballage multicouche de mozzarella entièrement réalisé en nylon et polyéthylène recyclés. Mais ces « projets-pilotes » largement médiatisés représentent une goutte d’eau dans l’océan des ambitions politiques. D’autant qu’en période d’#austérité les #investissements d’infrastructure nécessaires à la collecte et au #tri des #déchets plastiques se trouvent rarement en tête des priorités, tant en Europe qu’aux États-Unis. D’où ces révélations aussi spectaculaires que banales, comme celle qui épouvanta l’été dernier Mme #Brandy_Deason, habitante de Houston, au Texas : quelques jours après avoir placé un traceur dans ses déchets plastiques destinés au conteneur recyclage, elle les géolocalisa non pas dans un centre de traitement dernier cri, mais dans une décharge géante à ciel ouvert (6).

    Ce cas extrême met en évidence le poids des considérations économiques dans l’#échec du recyclage. Du fait d’une production surabondante d’#éthylène, produit à partir du #pétrole ou du gaz, le prix du plastique « vierge » s’effondre et mine la #rentabilité des recycleurs européens, dont l’activité consiste en grande partie à retraiter le #polyéthylène (polymère de l’éthylène). Dans un monde guidé par la boussole du calcul coût-avantage, pourquoi les industriels et les distributeurs européens privilégieraient-ils des produits recyclés plus chers que le neuf ? En Allemagne, l’usine #Veolia de Rostock recyclait annuellement environ 36 000 tonnes de #polyéthylène_téréphtalate usagé (#PET). Elle a fermé ses portes car, selon la direction, l’#industrie_agro-alimentaire rechignait à soutenir ce produit plus vert mais plus cher. Non loin de là, un tribunal néerlandais a déclaré en faillite l’usine de recyclage de plastique d’#Umincorp, à Amsterdam (7). À moins que l’Union européenne n’édicte de nouvelles #réglementations plus contraignantes, le recyclage occidental ne pourra concurrencer l’orgie d’éthylène. D’autant que de nouveaux sites de production de ce composé chimique s’apprêtent à sortir de terre en Chine, aux États-Unis et en Arabie saoudite, ce qui, à demande constante, orienterait les #prix à la baisse.

    Mais la grande escroquerie du recyclage réside ailleurs : le procédé n’a jamais été viable, ni techniquement ni économiquement ; les industriels le savent de longue date, mais jouent avec succès sur la corruptibilité des pouvoirs et la crédulité du public. Un rapport du Center for Climate Integrity (CCI) publié en février 2024 a détaillé un secret que nul au fond ne voulait exhumer (8). Pendant des décennies, les grandes compagnies pétrochimiques ont sciemment provoqué la crise des #déchets_plastiques. « Ils ont menti, affirme M. Richard Wiles, un responsable du CCI. Voici venu le temps de rendre des comptes pour les dégâts qu’ils ont commis. »

    Sur les milliers de variétés produites, seules deux présentent des propriétés qui rendent le recyclage viable à ce jour : les PET et les #polyéthylènes_à_haute_densité (#PEHD). Le procédé nécessite donc un tri méticuleux qui renchérit le coût et conduit à écarter les éléments composés d’alliages de plastiques ou de plusieurs matériaux que l’on trouve dans de nombreux objets jetables. Un flacon et un bocal tous deux en PET devront être séparés s’ils comportent des additifs ou des colorants différents, de même que les bouteilles en PET vertes et transparentes. Autre difficulté de taille : les plastiques se dégradent à chaque #réutilisation et ne peuvent donc être réemployés qu’une fois ou, plus rarement, deux fois. Faute de quoi non seulement leurs propriétés se dénaturent, mais leur #toxicité peut s’accroître.

    La filière pétrochimique n’a jamais rien ignoré de ces obstacles structurels. Pour désarmer la mobilisation qui enfle contre les décharges à ciel ouvert ou la mode du jetable, et éviter le risque d’une réglementation trop contraignante, elle adopte au milieu des années 1980 l’idée du recyclage. En 1984 naît une fondation réunissant la pétrochimie et les embouteilleurs axée sur un engagement en faveur de ce procédé. L’année suivante, le secteur lance en grande pompe un centre de recherche à l’université Rutgers, dans le New Jersey, puis un projet-pilote de recyclage à Saint Paul, dans le Minnesota, alors que le conseil municipal de la ville venait juste d’interdire le polystyrène. Derrière les portes closes, personne n’y croit. « Il se peut qu’un jour cela puisse devenir une réalité, observait en 1994 un représentant d’#Eastman_Chemical lors d’une conférence sur le sujet. Il est plus probable que nous nous réveillerons et comprendrons que nous n’allons pas nous sortir de la question du recyclage des déchets solides. » Peu importait au fond puisque, comme le déclarait un employé d’Exxon au personnel de l’American Plastics Council (APC) : « Nous sommes engagés dans les activités de recyclage des plastiques, mais nous ne sommes pas tenus à des résultats. »

    Depuis quarante ans, l’« #engagement » consiste en une série de #campagnes de #désinformation et d’#enfumage sur les #mirages du recyclage. Elles mobilisent tantôt les #multinationales de la #pétrochimie, leurs associations professionnelles, leurs fondations, tantôt leurs multiples groupes de façade. À la fin de la décennie 1990, l’interdiction du polystyrène et du #polychlorure_de_vinyle (#PVC) dans plusieurs États accélère le mouvement. « Nous devons agir à la base et mener une guerre de guérilla comme nos adversaires », note un participant lors d’une réunion de l’Association européenne des producteurs de plastiques (Plastics Europe) le 2 janvier 1994. Des millions de dollars gonflent les caisses des agences de communication pour vendre la « solution » et riveter dans les consciences les mots : « modernité », « #innovation_technologique », « #efficacité », « engagement », « approche intégrée pour la gestion des plastiques », « avantage économique », etc. L’industrie chante désormais les vertus du « #recyclage_avancé », un procédé d’#incinération ou de #dégradation_chimique, plus polluant que la méthode classique, et qui ne produit que 1 à 14 % de matière réutilisable.

    Les pétrochimistes ont gagné leur bataille : en 2021, les États-Unis ne recyclaient que 5 à 6 % de leurs déchets plastiques (9) ; et l’industrie produisait toujours plus de #polymères. En 2022, le procureur général de Californie a lancé, sur la base du rapport du CCI, une enquête ciblant les fabricants « pour leur rôle dans la crise globale de la #pollution_plastique ». Mais quel tribunal international mettra l’humanité à l’abri de leur conduite criminelle ?

    Note(s) :

    (1) Roland Barthes, Mythologies, Seuil, Paris, 2010 (1re éd. : 1957) ; Raymond Queneau dans Le Chant du styrène, 1958, film commandé à Alain Resnais par le groupe de pétrochimie Péchiney.

    (2) Roland Geyer, Jenna R. Jambeck et Kara Lavender Law, « Production, use, and fate of all plastics ever made », Science Advances, vol. 3, n° 7, 2017.

    (3) Lire Mickaël Correia, « Le plastique, c’est fantastique », Le Monde diplomatique, février 2022.

    (4) Atlas du plastique. Faits et chiffres sur le monde des polymères synthétiques, Fondation Heinrich Böll - La Fabrique écologique - Break Free From Plastic, 2020.

    (5) Alex Scott, « Europe hardens stance on plastic recycling », Chemical and Engineering News, vol. 97, n° 29, Washington, DC, 2019.

    (6) Rachel Dobkin, « Woman drops AirTag in recycling to see if plastics are actually recycled », Newsweek, New York, 2 septembre 2024.

    (7) Alex Scott, « Global plastics glut and weak regulations hurt European recyclers », Chemical and Engineering News, vol. 102, n° 4, 2024.

    (8) Davis Allen, Alyssa Johl, Chelsea Linsley et Naomi Spoelman, « The fraud of plastic recycling. How big oil and the plastics industry deceived the public for decades and caused the plastic waste crisis » (PDF), Center for Climate Integrity, février 2024, dont sont tirées les citations suivantes. Cf. également Dharma Noor, « "They lied" : Plastics producers deceived public about recycling report reveals », The Guardian, Londres, 15 février 2024.

    (9) « The real truth about US plastic recycling rate », Beyond plastics, mai 2022.

    ▻https://www.monde-diplomatique.fr/2024/11/LARBI_BOUGUERRA/67771
    #green-washing #coût #mensonge #dégradation #réemploi

  • 👊N°69 : Le vrai coût de la mort, ça fait flipper…
    ▻https://plancash.substack.com/p/n69-le-vrai-cout-de-la-mort-ca-fait

    “Foutez-moi dans une boîte en carton, je m’en fous d’avoir un cercueil pour passer au four”. Ce sont les indications du père de Taous Merakchi, autrice du podcast Mortel 🎙️​ pour ses funérailles. Le souhait du daron relevait plus du fantasme bohème que de la réalité, comme elle l’explique dans un épisode du podcast Spla$h, le cercueil étant obligatoire en France, même pour finir en cendres. Fin décembre 2015, son frère et elle déboursent donc 3 000€ pour un cercueil “vraiment quasiment tout nu”, une crémation et une place au columbarium du cimetière du Père Lachaise à Paris. Elle s’ouvre sans pudeur sur cette somme, pas anodine, l’équivalent de plus de deux smics nets mensuels en 2024. Mais pourquoi mourir coûte-t-il aussi cher ?

  • The Charade of Gaza Cease-Fire Talks - DAWN
    ▻https://dawnmena.org/the-charade-of-gaza-cease-fire-talks

    the negotiations for a cease-fire that began early this year are a diversionary U.S.-Israeli charade that shouldn’t be taken particularly seriously. Initially, their primary purpose was to serve as a fig leaf for Israel to continue with its genocidal campaign in the Gaza Strip. In other words, their purpose is process, and their objective is to avoid reaching a cease-fire agreement, rather than actually concluding one and ending this war.

    It is an Oslo process for genocide, if you will. Oslo served as the essential fig leaf enabling Israel to intensify settlement expansion and annexationist policies, while Washington ran interference for Israel with a “peace process” that was, in the words of Palestinian diplomat Afif Safieh, “all process and no peace.” Just like Oslo, these cease-fire talks are designed to go nowhere.

    #escrocs #escroquerie #génocidaires

  • Qu’est-ce que l’IA ? Illusions numériques, fausses promesses et rééducation de masse Brandon Smith − Alt-Market

    Au cours des cinq dernières années, le concept d’intelligence artificielle a fait l’objet d’une grande fanfare, à tel point que sa primauté est considérée dans les médias comme une évidence. L’idée que les algorithmes peuvent “penser” est devenue un mythe omniprésent, un fantasme de science-fiction qui prend vie. La réalité est beaucoup moins impressionnante…

    
Les globalistes du Forum économique mondial et d’autres institutions élitistes nous répètent sans cesse que l’IA est le catalyseur de la “quatrième révolution industrielle“, une singularité technologique censée changer à jamais tous les aspects de notre société. J’attends toujours le moment où l’IA fera quelque chose de significatif en termes d’avancement des connaissances humaines ou d’amélioration de nos vies. Ce moment n’arrive jamais. En fait, les globalistes ne cessent de déplacer les poteaux d’affichage de ce qu’est réellement l’IA.


    Je note que les zélateurs du WEF comme Yuval Harari parlent de l’IA comme s’il s’agissait de l’avènement d’une divinité toute puissante (je discute du culte globaliste de l’IA dans mon article “Intelligence Artificielle : Un regard séculaire sur l’antéchrist numérique“). Pourtant, Harari a récemment minimisé l’importance de l’IA en tant qu’intelligence sensible. Il affirme qu’elle n’a pas besoin d’atteindre la conscience de soi pour être considérée comme un super être ou une entité vivante. Il suggère même que l’image populaire d’une IA de type Terminator dotée d’un pouvoir et d’un désir individuels n’est pas une attente légitime.

    En d’autres termes, l’IA telle qu’elle existe aujourd’hui n’est rien de plus qu’un algorithme sans cervelle, et ce n’est donc pas de l’IA. Mais si tous les aspects de notre monde sont conçus autour d’infrastructures numériques et que l’on apprend à la population à avoir une foi aveugle dans l’ “infaillibilité” des algorithmes, alors nous finirons par devenir les dieux robots que les globalistes appellent de leurs vœux. En d’autres termes, la domination de l’IA n’est possible que si tout le monde CROIT que l’IA est légitime. Harari admet essentiellement cet agenda dans le discours ci-dessus.

    L’attrait de l’IA pour le commun des mortels réside dans la promesse de se libérer de tout souci ou de toute responsabilité. Comme tous les narcissiques, l’élite globaliste aime simuler l’avenir et acheter la conformité populaire en promettant des récompenses qui ne viendront jamais.

    Oui, les algorithmes sont actuellement utilisés pour aider les profanes à faire des choses qu’ils ne pouvaient pas faire auparavant, comme construire des sites web, réviser des dissertations, tricher aux examens universitaires, créer de mauvaises œuvres d’art et du contenu vidéo, etc. Les applications utiles sont rares. Par exemple, l’affirmation selon laquelle l’IA “révolutionne” le diagnostic et le traitement médicaux est tirée par les cheveux. Les États-Unis, le pays qui a sans doute le plus accès aux outils d’IA, souffrent également d’une baisse de l’espérance de vie. Nous savons qu’il ne s’agit pas de la Covid, car le virus a un taux de survie moyen de 99,8 %. On pourrait penser que si l’IA est si puissante dans sa capacité à identifier et à traiter les maladies, l’Américain moyen vivrait plus longtemps.

    Il n’existe aucune preuve d’un avantage unique de l’IA à une échelle sociale plus large. Tout au plus, il semble qu’elle permette de supprimer des emplois de développeurs web et d’employés de McDonald’s au “Drive” . L’idée globaliste selon laquelle l’IA va créer une renaissance robotique de l’art, de la musique, de la littérature et de la découverte scientifique est totalement absurde. L’IA s’est avérée n’être rien de plus qu’un outil de commodité médiocre, mais c’est en fait la raison pour laquelle elle est si dangereuse.

    Je soupçonne le WEF d’avoir changé ses idées sur ce que l’IA devrait être parce qu’elle ne répond pas aux aspirations délirantes qu’il avait à l’origine pour elle. Ils attendaient qu’un logiciel prenne vie et commence à leur donner des informations sur les mécanismes de l’univers, et ils commencent à se rendre compte que cela n’arrivera jamais. Au lieu de cela, les élitistes se concentrent de plus en plus sur la fusion du monde humain et du monde numérique. Ils veulent fabriquer la nécessité de l’IA parce que la dépendance de l’homme à l’égard de la technologie sert les objectifs de la centralisation.
    
Mais à quoi cela ressemblerait-il en réalité ? Eh bien, il faut que la population continue à devenir plus stupide tandis que l’IA s’intègre de plus en plus à la société.

    Par exemple, il est aujourd’hui largement admis qu’une formation universitaire n’est pas un gage d’intelligence ou de compétence. Des millions de diplômés entrant sur le marché du travail aujourd’hui font preuve d’un niveau d’incompétence déconcertant. Cela s’explique en partie par le fait que les enseignants sont moins compétents, qu’ils ont des préjugés idéologiques et que le programme d’études moyen s’est dégradé. Mais nous devons aussi commencer à prendre en compte le nombre d’enfants qui suivent leur scolarité en utilisant ChatGPT et d’autres outils de triche.

    Ils n’ont pas besoin d’apprendre quoi que ce soit, l’algorithme et la caméra de leur téléphone portable font tout pour eux. Cette tendance est inquiétante, car les êtres humains ont tendance à emprunter le chemin le plus facile dans tous les aspects de la survie. La plupart des gens ont cessé d’apprendre à cultiver leur nourriture parce que l’agriculture industrielle le fait pour nous. Ils ont cessé d’apprendre à chasser parce qu’il y a des abattoirs et des camions frigorifiques.

    Aujourd’hui, de nombreux Zennials sont incapables de se faire à manger parce qu’ils peuvent recevoir des plats à emporter à leur porte à tout moment. Ils ne parlent presque plus au téléphone et ne créent plus de communautés physiques parce que les textos et les médias sociaux sont devenus les intermédiaires de l’interaction humaine.

    Oui, tout est “plus facile” , mais cela ne veut pas dire que tout est mieux.

    Ma grande crainte – L’avenir que je vois se profiler est un avenir dans lequel les êtres humains ne prennent plus la peine de penser. L’IA pourrait être considérée comme l’ultime accumulation de connaissances humaines ; une bibliothèque massive ou un cerveau numérique qui effectue toutes les recherches et réfléchit à votre place. Pourquoi apprendre quoi que ce soit quand l’IA “sait tout”  ? Mais c’est un mensonge.

    L’IA ne sait pas tout ; elle ne sait que ce que ses programmeurs veulent qu’elle sache. Elle ne vous donne que les informations que ses programmeurs veulent que vous ayez. Les globalistes l’ont bien compris et ils sentent bien le pouvoir qu’ils auront si l’IA devient une plateforme éducative de premier plan. Ils y voient un moyen d’inciter les gens à abandonner le développement personnel et la pensée individuelle.

    Voyez les choses sous cet angle : Si tout le monde commence à se tourner vers l’IA pour obtenir des réponses à toutes ses questions, alors tout le monde recevra exactement les mêmes réponses et arrivera exactement aux mêmes conclusions. Tout ce que l’IA a à faire, c’est de censurer activement toute information qui contredit le récit officiel.

    Nous avons eu un aperçu de cette situation orwellienne lors de la pandémie de Covid, lorsque des entreprises de haute technologie comme Google ont utilisé des algorithmes pour enterrer toutes les données qui prouvaient que la crise Covid n’était pas la menace que les autorités gouvernementales prétendaient qu’elle représentait. Pendant au moins trois ans, il était impossible d’aller sur YouTube et de trouver des informations alternatives sur le virus ou les vaccins. L’algorithme a obligé tout le monde à passer au crible une longue liste de sources officielles, dont beaucoup véhiculent des mensonges flagrants sur le masquage, la distanciation sociale, le taux de mortalité dû à la crise Covid et la sécurité des vaccins.

    Le pouvoir en place n’a même pas besoin de censurer ou de supprimer directement les informations qu’il n’aime pas. Il leur suffit de laisser l’algorithme dicter les résultats de recherche et d’enterrer la vérité à la page 10 000, là où personne ne la cherchera.

    Quel serait l’impact sur le citoyen moyen ? Supposons que l’IA soit programmée pour dicter le discours scientifique. Que se passerait-il si l’IA disait que le changement climatique provoqué par l’homme est une réalité indéniable et que “la science est établie” , sans jamais présenter la montagne de preuves contraires ? Personne ne cherchera les vraies données parce que l’IA les rendra impossibles à trouver. Tout le monde supposera que l’IA leur dit tout ce qu’il y a à savoir sur le sujet, mais il y a pire encore…

    De nombreux lecteurs se souviendront peut-être qu’il y a quelques mois, le système d’IA “Gemini” de Google a été programmé pour imposer l’IED à ses utilisateurs ▻https://www.theverge.com/2024/2/21/24079371/google-ai-gemini-generative-inaccurate-historical . Chaque fois qu’une personne demandait à l’IA de créer une image historique, l’algorithme rendait tout le monde noir ou brun et souvent féminin. Les représentations d’hommes blancs étaient étrangement rares, malgré l’exactitude historique. Cela signifie des images sans fin de Highlanders noirs et bruns en Écosse, de Pères fondateurs noirs en Amérique, de papes catholiques féminins, de chevaliers asiatiques dans l’Europe médiévale, et même, ce qui est hilarant, de nazis noirs dans l’Allemagne de la Seconde Guerre mondiale.

    Les développeurs d’IA affirment souvent qu’une fois l’IA créée, ils ne contrôlent plus vraiment ce qu’elle fait et comment elle se développe. L’incident “Gemini” prouve que c’est un mensonge. L’IA peut définitivement être contrôlée, ou du moins modelée par le codage pour promouvoir la propagande que les programmeurs veulent qu’elle promeuve. Il n’existe pas d’IA autonome ; il y a toujours un agenda.

    En résumé, les globalistes souhaitent la prolifération de l’IA parce qu’ils savent que les gens sont paresseux et qu’ils utiliseront le système comme substitut à la recherche individuelle. Si cela se produit à grande échelle, l’IA pourrait être utilisée pour réécrire tous les aspects de l’histoire, corrompre les racines mêmes de la science et des mathématiques et transformer la population en un esprit de ruche baveux ; une écume bourdonnante de drones décérébrés consommant chaque proclamation de l’algorithme comme si elle était sacro-sainte.

    En ce sens, Yuval Harari a raison. L’IA n’a pas besoin de devenir sensible ou d’utiliser une armée de robots tueurs pour faire beaucoup de mal à l’humanité. Il lui suffit d’être suffisamment pratique pour que nous n’ayons plus envie de penser par nous-mêmes. Comme le “Grand et Puissant” OZ qui se cache derrière un rideau numérique, vous pensez acquérir des connaissances auprès d’un magicien alors que vous êtes en réalité manipulés par des vendeurs d’huile de serpent globalistes.

    Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

    #Data #Données #IA #AI #Intelligence_Artificielle #High-tech #robotique #algorithme #artificial-intelligence #escroquerie #bidonnage #Manipulation #WEF

    Source et liens : ▻https://lesakerfrancophone.fr/quest-ce-que-lia-illusions-numeriques-fausses-promesses-et-reeduc

  • Mettre l’#eau_en_bouteille

    A Vittel, la naissance du #thermalisme au milieu du 19ème a jeté les bases d’un accaparement de la #ressource_aquifère par l’intérêt privé. Cet intérêt porte aujourd’hui le nom d’une multinationale, Nestlé, qui pompe des millions de mètres cubes par an.

    Nous sommes à Vittel. Ici, Nestlé Waters produit annuellement plus d’un milliard de bouteilles vendues sous les marques Vittel, #Hepar et #Contrex. Si l’eau puisée ici a fait rayonner la ville dans le monde entier depuis 1854, l’épuisement de la ressource et la sécheresse qui l’accompagne déclenchent aujourd’hui une importante levée de bouclier.

    Bernard Schmidt, militant du collectif eau 88 s’interroge : “Le problème de l’eau en bouteille, c’est de savoir à qui appartient l’eau ? Comment se fait-il qu’une entreprise, hier une entreprise familiale, aujourd’hui Nestlé, possède un quasi-monopole, je dis quasi parce que juridiquement c’est compliqué, mais un quasi-monopole d’exploitation que l’Etat ne sait pas ou ne veut pas remettre en cause. Si moi je veux faire un puits derrière chez moi, n’importe où en France, je peux le faire ici. Il faut que je démontre à Nestlé que je ne vais pas nuire à sa production. Et Nestlé a fait fermer tous les puits, les hôtels qui avaient eu nos gratuites”.

    Comment une ville d’eau a-t-elle pu en manquer au point d’être reconnue en état de catastrophe naturelle en 2022 ? Nous racontons ici comment le combat homérique d’une poignée d’habitants contre la multinationale témoigne des préoccupations environnementales contemporaines et d’une évolution du rapport de force.

    ▻https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/lsd-la-serie-documentaire/mettre-l-eau-en-bouteille-4596377

    #eau #sécheresse #Vittel #Nestlé #Nestlé_waters #société_des_eaux #décharges #décharges_sauvages #résistance #justice #condamnation #prise_illégale_d'intérêt #intérêt_public #foncier #terres #accaparement_des_terres #Vosges #néo-féodalisme #néo-colonialisme #agriculture #safer #AGRIVAIR #green-washing #nappes_de_surface #agriculture_biologique #multinationales #escroquerie #sous-sol #appropriation #propriété #eaux_souterraines

    #audio #podcast

  • La Tribune : Amazon abandonne ses magasins sans caisse... en réalité gérés par des travailleurs indiens à distance Marine Protais

    Le géant du e-commerce, qui opère également des magasins physiques, renonce à sa technologie Just Walk Out dans ses supermarchés Amazon Fresh aux États-Unis. Ce système permet à ses clients de faire leurs emplettes sans passer par l’étape de la caisse. Mais il nécessite des caméras, des capteurs et surtout le travail de 1.000 travailleurs indiens, donnant l’illusion de l’automatisation.


    Pour faire ses courses dans les supermarchés Amazon, il suffisait d’entrer, de scanner un QR code sur une application, de prendre ses produits et de sortir. (Crédits : Amazon)

    En 2016, on les annonçait comme le futur du commerce. Plus besoin de caissiers, ni de vigiles, ni même de sortir votre portefeuille. Pour faire vos courses dans les supermarchés Amazon, il suffisait d’entrer, de scanner un QR code sur une application, de prendre vos produits et de sortir. Le montant de vos achats était calculé à la sortie du magasin grâce à un système mêlant caméras et capteurs décrit comme automatique, puis directement débité sur votre carte bancaire.

    Mais nous voici en 2024, et le géant du e-commerce, diversifié dans les magasins physiques, abandonne en partie cette technologie, nous apprend le média américain The Information ▻https://www.theinformation.com/articles/amazons-grocery-stores-to-drop-just-walk-out-checkout-tech . Elle sera supprimée des 27 magasins « Amazon Fresh » américains (des supermarchés où l’on trouve des produits frais), où elle était installée. En guise de remplacement, ces magasins seront équipés de caddies « intelligents », capables de scanner automatiquement les produits, rapporte le média d’investigation américain. L’information a ensuite été confirmée auprès d’AP ▻https://apnews.com/article/amazon-fresh-just-walk-out-bb36bb24803bd56747c6f99814224265 par un porte-parole de l’entreprise. Le système Just Walk Out restera pour le moment dans les plus petites boutiques « Amazon Go », et chez la centaine de partenaires de la firme.

    L’illusion de l’automatisation
    Pour se passer de caissier sur place, le système « Just Walk Out » nécessite son lot de caméras et de capteurs, permettant de suivre le client en magasin, mais surtout d’humains, chargés de vérifier à distance les achats des clients via les caméras. The Information rapporte que plus de 1.000 personnes en Inde sont chargées de ce travail.

    En plus de cette automatisation illusoire, le système « Just Walk Out » faisait depuis quelques années l’objet de critiques. Les clients se plaignent de tickets de caisse reçus des heures après leurs achats, ou de commandes mal gérées par le système. En 2023, la firme avait d’ailleurs annoncé une réorganisation de ses magasins, pour rendre les technologies moins visibles et l’ambiance moins froide. Et le rythme d’ouvertures des enseignes avait été revu à la baisse.

    Par ailleurs, la technologie soulève des questions quant à la protection de la vie privée. Fin 2023, plusieurs consommateurs ont lancé une class action, accusant Amazon de collecter les données biométriques des clients, la forme de leur main et de leur visage ainsi que la tonalité de leur voix, via le système Just Walk Out sans demander leur consentement. Une pratique contraire à une loi de l’Illinois sur le traitement des données biométriques.

    Les entrepôts « automatisés » d’Amazon également surveillés par des travailleurs indiens
    Comme le note le chercheur Antonio Casilli, spécialiste du « travail du clic », cette histoire est banale. Sur X, il rappelle qu’en 2023, Time nous apprenait qu’Alexa, l’assistant virtuel de l’entreprise de Seattle, fonctionnait grâce à l’écoute de 30.000 travailleurs qui annotaient les conversations des utilisateurs pour améliorer les algorithmes gérant l’assistant.

    Et en 2022, The Verge rapportait que les entrepôts automatisés d’Amazon nécessitaient le travail de vigiles, à distance toujours, de travailleurs au Costa-Rica et en Inde, chargés de regarder les images des caméras plus de 40 heures par semaine pour 250 dollars par mois.

    #IA , #intelligence_artificielle : #Fumisterie , #arnaque ou #escroquerie ? #amazon #caméras #capteurs #automatisation #technologie #travail #Entrepôts #algorithmes #Alexa

    Source : ▻https://www.latribune.fr/technos-medias/informatique/amazon-abandonne-ses-magasins-sans-caisse-en-realite-geres-par-des-travail

    • Amazon : pourquoi la tech autonome “Just Walk Out” passe à la trappe
      Confirmation sur le blog d’Olivier Dauvers, le web grande conso

      Amazon vient d’annoncer l’abandon de la technologie Just Walk Out dans ses magasins Fresh aux États-Unis (une cinquantaine d’unités dont la moitié sont équipés). Just Walk Out c’est la techno, totalement bluffante, de magasin autonome sans caisses que je vous ai montrée en vidéo dès 2020 (ici) ou encore à Washington et Los Angeles dans de vrais formats de supermarché Whole Foods (ici et là). 

      Des centaines de caméras dopées à l’IA au plafond couplées à des balances sur les étagères permettent de pister l’intégralité du parcours d’achat du client, lequel s’affranchit du passage en caisse. Bluffant (vraiment) je vous dis. 


      un de ces magasins où l’être humain est bani

      Appelons un chat un chat, pour Amazon, ce revirement est un aveu d’échec cuisant. Car la vente de ses technos est au cœur du modèle économique d’Amazon dans le retail physique. Si le groupe lui-même ne parvient pas à prouver la viabilité de Just Walk Out, quel concurrent irait l’acheter ?

      Ce qu’il faut retenir de cet abandon ? Que les technos de magasins autonomes ne sont, pour l’heure, déployables que sur de (très) petits formats bénéficiant d’un flux clients très élevé. Pour des raisons assez évidentes de Capex/m2… mais aussi de supervision humaine. Car, à date, l’IA seule n’est pas en mesure de gérer tous les scénarios de course (dont les tentatives de démarque), obligeant un visionnage de contrôle par l’humain (localisé dans des pays à bas salaire). 

      #techno #échec

      Source : ▻https://www.olivierdauvers.fr/2024/04/04/amazon-pourquoi-la-tech-autonome-just-walk-out-passe-a-la-trappe