• « La loi Ripost poursuit l’objectif d’éradiquer la culture, la façon d’habiter et le mode de vie des “gens du voyage” »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/08/07/la-loi-ripost-poursuit-l-objectif-d-eradiquer-la-culture-la-facon-d-habiter-

    Adopté le 21 juillet, le texte durcit notamment la répression des « occupations illicites ». Les associations de défense des citoyens itinérants français demandent, dans une tribune au « Monde », que l’Etat leur garantisse une « égalité de droit avec tous les citoyens ».

    La République française repose sur un principe fondateur : nul n’est au-dessus de la loi. Ce principe vaut pour les citoyens comme pour l’Etat, les collectivités territoriales et les pouvoirs publics. Pourtant, ce principe fondamental vient d’être gravement atteint par la #loi_Ripost, adoptée par le Parlement le 21 juillet.

    La loi dite « Besson II » du 5 juillet 2000, dont l’équilibre initial est déjà peu favorable aux #Voyageurs et Voyageuses [pour désigner la communauté des #gens_du _voyage], impose aux collectivités concernées de créer des places désignées – dites « aires d’accueil » – prévues par les schémas départementaux. Pourtant, seuls 12 départements sur 96 respectent pleinement leurs obligations d’accueil, selon un rapport sénatorial de 2024.

    Cela signifie donc que depuis vingt-cinq ans, les collectivités locales, communes, intercommunalités et départements n’ont pas créé les #espaces_d’accueil que la loi leur impose. Elles sont donc responsables du #stationnement_illicite et ne peuvent pas se poser en victimes. Elles peuvent encore moins solliciter l’aggravation de la répression de ce stationnement. La première mesure à mettre en place pour pacifier la situation serait de prévoir une pénalité financière des collectivités qui ne respectent pas la loi. Un tel mécanisme existe en cas d’insuffisance de logements HLM.

    Outre la faillite des collectivités à remplir leurs obligations vis-à-vis de la loi, la loi du 5 juillet 2000 sur « l’accueil et l’habitat des gens du voyage » crée structurellement une pénurie de lieux autorisés. Celle-ci interdit la totalité du territoire à l’habitat mobile des Voyageurs et Voyageuses hormis un nombre limité de lieux désignés, inadaptés à la vie en famille et majoritairement implantés dans des zones impropres à l’habitat.

    https://justpaste.it/57rqa

    edit z’ont qu’à rentrer chez eux et, s’il faut, créer un État.

    #racisme #surenchère_pétainiste #pétainisme #fascisation #la_France_des_propriétaires #habitat

    • Reportage « C’est pas chez vous ici, monsieur » : en Vendée, Gabriel Attal dénonce les occupations illégales des gens du voyage
      https://www.liberation.fr/politique/cest-pas-chez-vous-ici-monsieur-en-vendee-gabriel-attal-denonce-les-occup

      Poursuivant sa tournée d’été, l’ex-Premier ministre a réaffirmé ce mardi 4 août sa volonté de lutter contre les installations illégales d’une partie des membres de la communauté.

      La veille, dans le Figaro, l’ancien Premier ministre estimait nécessaire de devoir « prévenir les installations, faire payer les occupants et non les contribuables, et prononcer des sanctions fermes et exemplaires ». Il y proposait également « la création d’un registre national obligatoire dès 20 caravanes », et la volonté de facturer les emplacements « au minimum au prix d’un camping ». Amoureux des phrases chocs en deux parties, Attal en a trouvé une nouvelle : « Tu dégrades, tu paies. »

      [...]

      Attal propose de « saisir les véhicules » des gens du voyage en cas d’infraction : « C’est ce qui peut faire le plus mal. »

      A sa sortie, il réitère son mécontentement face à l’occupation des terrains privés, affirmant que « 80 % des aires prévues par la loi Besson [de 2000] sont déjà installées ». Pourtant, les derniers chiffres officiels de la Dihal (Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement) affirment que seuls 12 départements sur 95 respectent les prescriptions prévues.

    • Sur ces derniers chiffres, le type (qui #sans_vergogne se vante d’avoir déjà atteint 80% de l’objectif 25 ans après le vote de la loi) n’a pas complètement tort.
      Libé cite bizarrement les données de 2024. Le bilan de la Dihal au 31 décembre 2025 dit

      • 1 088 aires permanentes d’accueil et 26 579 places ont été réalisées et sont effectivement disponibles sur les 1 328 aires et 32 726 places prescrites. Le taux de réalisation des prescriptions en matière d’aires permanentes d’accueil se porte à 81 % du total des prescriptions des schémas départementaux. Seuls 21 départements respectent leurs obligations tant en matière de places que d’équipements.
      • S’agissant des aires de grand passage, sur les 377 aires prescrites, 244 sont disponibles. Au 31 décembre, le taux de réalisation en nombre de places est de 67%, avec 34 816 places disponibles sur les 52 092 prescrites. 36 % des aires de grands passages ouvertes ont fait l’objet d’une dérogation par le préfet à la surface de 4 hectares. Seuls 30 départements sont à jour de leurs obligations à la fois vis-à-vis du nombre d’aires et vis-à-vis du nombre de places prévues par les schémas.

      Mise en œuvre des schémas départementaux d’accueil et d’habitat des gens du voyage - Bilan au 31 décembre 2025
      https://www.info.gouv.fr/upload/media/mixed/0001/16/797c99b440dcd4d7626117be031e7102585e1e6a.pdf

      Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement
      https://www.info.gouv.fr/organisation/delegation-interministerielle-a-l-hebergement-et-a-l-acces-au-logement/renforcer-l-inclusion-des-gens-du-voyage

  • Devenir une « #ville_éponge » : la solution de #Berlin face à la #sécheresse

    Face aux extrêmes climatiques, Berlin accélère sa mutation en « ville éponge », mêlant #végétalisation, #rétention_des_eaux et #mobilisation_citoyenne. Une ambition politique inédite qui essaime.

    Il est rare qu’une activiste environnementale se retrouve mandatée par ses « adversaires » pour mener la politique qu’elle défend. C’est pourtant ce qui est arrivé à la géographe Lisa Junghans dans le cadre du projet de transformation de la ville de Berlin en « ville éponge ».

    Après avoir travaillé pour une ONG spécialisée sur les questions d’#eau, elle a participé à l’initiative populaire #BaumEntscheid, en corédigeant une proposition de loi d’#adaptation de Berlin au #changement_climatique. « Nous comptions appeler les Berlinois à se prononcer via un référendum sur la question en septembre 2026. Mais, contre toute attente, le Sénat de Berlin a décidé de reprendre notre projet à 99 % et d’en faire une loi qui a été votée fin 2025 ! » raconte la jeune femme.

    Elle a depuis été nommée à la direction de l’Agence pour l’eau de pluie du Land de Berlin (Regenwasseragentur), un organisme assez récent qui joue un rôle important en tant qu’agence-conseil sur la gestion des #eaux_de_pluie pour les particuliers et les entreprises. « Ma nomination était pour le moins inhabituelle. Pour ma part, j’y vois une volonté politique de faire avancer les choses », explique-t-elle.

    Sur le papier, le concept de ville éponge est simple. Il s’agit de transformer le #piège_à_chaleur qu’est une ville classique, colonisée par la voiture, les routes et les nombreux espaces bétonnés, en un #piège_à_fraîcheur et à eau. Et ceci avec des moyens vieux comme le monde : la végétalisation du tissu urbain et la rétention maximale de l’eau. « Berlin est une ville assez verte irriguée par une rivière. On pense que la capitale et sa région s’en sortent bien. Mais ce n’est pas le cas et la situation se détériore. D’où notre réaction », précise Lisa Junghans.

    Comparé à Paris, et si l’on ne tient pas compte de leurs histoires très différentes dans cette mise en parallèle, Berlin pourrait faire figure de havre de verdure, avec 28 % de sa surface couverte par des espaces verts (12 %) et des bois (16 %) ! Pendant que seulement 5,6 % de la surface de Paris est recouverte d’espaces verts.

    Récupérer l’eau

    En réalité, la région Berlin-Brandebourg est en situation de #stress_hydrique important. Le réchauffement climatique, associé à une pluviométrie naturellement faible, renforce la succession dévastatrice d’épisodes de sécheresse et de pluies violentes. Par ailleurs, la #consommation_d’eau est poussée par de nouvelles implantations industrielles, telle la Gigafactory de Tesla et ses sous-traitants.

    « L’arrêt de l’extraction du charbon des mines à ciel ouvert de lignite de la Lusace, au sud de la capitale, est aussi une raison majeure », ajoute Lisa Junghans.

    Pour être parfaitement exploitées, les couches de lignite doivent en effet être sèches et libres des eaux souterraines. Pour cela, et depuis le XIXe siècle, des milliers de pompes ont évacué près de 58 milliards de m3 d’eau dans la #Spree, explique un rapport de l’Agence fédérale pour l’environnement (UBA) qui a fait grand bruit lors de sa publication en 2023 : « Une bonne moitié de l’eau qui coule aujourd’hui dans la Spree près de Cottbus provient d’eaux souterraines pompées. Pendant les mois chauds d’été, cette proportion augmente jusqu’à 75 %. » Or, avec la « sortie » totale du charbon d’ici à 2038 et l’arrêt progressif des mines, le pompage sera bientôt complètement stoppé. Berlin tire pourtant de 50 à 75 % de son #eau_potable de la Spree !

    La même année, Berlin a commencé à mettre en place un #Masterplan_Wasser (Schéma directeur de l’eau) qui prévoit la construction de nouvelles #stations_d’épuration, ainsi que le forage de nouvelles sources. Par ailleurs, tout nouveau projet immobilier doit « végétaliser » une partie de ses toits et conserver les eaux de pluie. Libre au promoteur de construire des bassins, d’irriguer des espaces verts ou d’opter pour l’infiltration dans le sol.

    Plusieurs projets de taille ont enfin été lancés. La construction d’un vaste système de #récupération d’eau par rigoles sous la prestigieuse place du Gendarmenmarkt au cœur de Berlin. Ou celle d’un bassin de 16 750 m3 pour éviter que le trop-plein d’eaux usées ne se déverse dans les rivières en cas d’orages violents. Mais tout ceci est insuffisant.

    Désimperméabiliser Berlin

    D’où la mise en œuvre du concept de ville éponge : « La nouvelle loi a pour objectif que 200 000 arbres soient plantés par la ville et ses habitants dans les prochaines années, détaille Lisa Junghans. Il est aussi prévu de créer des #îlots_verts tous les 150 mètres. Et surtout, 50 % des #espaces_publics doivent être déconnectés du réseau d’assainissement d’ici à 2040, avec une #désimperméabilisation des #sols en conséquence. C’est très ambitieux. »

    L’administration municipale a dix-huit mois pour se préparer avec un lancement des grandes manœuvres à partir de 2027. Mais les quartiers de Berlin, cheville ouvrière du processus, sont déjà sur la brèche, comme dans celui de Charlottenburg-Wilmersdorf.

    « Dans la Sömmeringstrasse, par exemple, nous avons renforcé les #pistes_cyclables puis désimperméabilisé et végétalisé une partie des trottoirs. Ce qui nous a conduits à supprimer pas mal de #places_de_parkings. Et quand on supprime des places, c’est le #conflit garanti », explique Jochen Flenker, responsable des #espaces_verts de ce quartier de l’ouest peuplé de 350 000 habitants. Charlottenburg est le seul quartier de Berlin qui possède encore une pépinière municipale qui alimente ses espaces verts et permet au quartier de fournir des plants gratuits aux habitants qui le demandent.

    La mairie de quartier s’est fixé entre 1 000 et 5 000 m² de désimperméabilisation par an. Cela paraît peu. Mais c’est beaucoup : « Un égout végétalisé de quelques mètres carrés conduit 20 % de l’eau dans les canalisations, mais en infiltre 80 % dans la terre et peut drainer une surface de plus de 500 m2 », précisent les services de l’Agence pour l’#eau_de_pluie.

    Les voisins acteurs d’initiatives

    Ingénieur agronome, Jochen Flenker croit dur en l’avenir de la capitale-éponge. Mais il sait que Berlin en est à ses débuts : « C’est un combat incessant qui doit conduire à un changement de perspective à tous les niveaux. Prenez la question de la maintenance des sols de l’espace public. Mon quartier reçoit de la ville 3 euros par an pour 1 m² d’asphalte ou de béton, mais seulement 0,72 euro pour 1 m² d’espace vert. Ce devrait être l’inverse. Heureusement qu’il y a de nombreuses associations locales qui nous facilitent la tâche et ouvrent parfois le chemin », explique-t-il.

    Il évoque notamment l’initiative #Fritschestrasse, lancée par deux voisins et copains hauts en couleur : Jörg Winners, producteur de films, et Hans Jürgen Zschäbitz, corniste retraité de l’orchestre du Deutsches Oper.

    Coupée en deux par le grand boulevard de la Bismarckstrasse, le segment nord de la Fritschestrasse, où l’on retrouve quelques immeubles wilhelminiens, est un microcosme bien rafraîchissant. « Notre projet est parti de rien, pendant le Covid. Nous avons décidé de verdir les parterres d’arbres de la rue, de les entourer avec des pierres et d’installer des bancs ici et là. Mais aussi un “mini-parc” dégoulinant de verdure qui occupe deux places de parking », se rappelle Jörg Winners.

    Puis le groupe de voisins a grandi et l’action s’est structurée : « Chaque #arbre a un parrain ou une marraine qui veille au grain. C’est essentiel pour la pérennité du projet et de l’engagement. En 2023, nous avons installé plusieurs réservoirs le long des murs qui récupèrent une partie de l’eau de pluie. Chacun peut ainsi arroser à son gré », explique Hans Jürgen Zschäbitz en montrant un grand monolithe doté d’un robinet et devant lequel attendent des arrosoirs.

    Mais les deux compères, qui travaillent depuis activement avec Jochen Flenker et ses services, ne se sont pas arrêtés là. « Nous avons conçu un parterre entouré de branchages, d’une haie sèche, bordée de deux grosses pierres faites pour les chiens et qui évitent que l’urine ne tombe sur les plantes. Cela marche tellement bien qu’il y en a maintenant une cinquantaine et le quartier a officiellement adopté le modèle pour tous les futurs parterres du quartier », ajoute Jörg Winners.

    Il évoque ainsi le passage fréquent de journalistes, mais aussi de délégations d’autres villes, au point que l’initiative, déjà primée, est désormais reprise dans plusieurs autres villes, dont Hamburg, sous le nom du modèle berlinois. « Notre prochain objectif est d’augmenter les espaces verts en réduisant le nombre de voitures via la mise en place un système d’autopartage pour le voisinage », disent les deux amis avant de partir arroser leur rue.

    https://reporterre.net/Devenir-une-ville-eponge-le-combat-de-Berlin-contre-la-secheresse
    #urbanisme #aménagement_du_territoire #pluie

  • Projet Duty free shop : l’évolution du terminal de l’aéroport de Stockholm, 2005-2007
    https://www.visionscarto.net/duty-free-shop-stockholm

    Titre Projet Duty free shop : Le Terminal de l’aéroport de Stockholm, 2005-2007 Mots-clés #cartographie_radicale #cartographie_expérimentale #transport #aéroport #espace_public #espace_privé #accaparement #colonisation #capitalisme #consommation #commerce #Stockholm #Suède #DFS Auteur Philippe Rekacewicz Date de création 2008-2012 #Cartothèque

  • Space & Sexuality

    Welcome to Space & Sexuality, a new podcast series that brings together leading and emerging scholars in the field of #queer_geographies to explore cutting-edge research at the intersections of spatiality, sexuality, and subjectivity. Grounded in the fields of geographies of sex and sexualities and trans geographies, in each episode Dr Joe Jukes pursues critical inquiry, reflection, and intellectual exchange with scholars from around the world.

    https://www.spreaker.com/podcast/space-sexuality--7098726
    #podcast #audio
    #espace #géographie #sexualité #géographie_queer #queer #spatialité #subjectivité

  • La #lutte pour la #baignade ou le mépris de la gauche pour une jouissance populaire

    La récente canicule a ouvert des questions politiques et #pratiques nouvelles, parmi elles, celle de l’usage des #cours_d’eau et donc de la possibilité même de se baigner et de se rafraîchir. La bataille du #canal_Saint-Martin a forcé le pouvoir à accepter des #usages nouveaux (mais en réalité ancien), pendant qu’un peu plus loin sur les bords de la Marne, les autorités ont mobilisé des drones pour surveiller et réprimer les baigneurs. Depuis son expérience politico-aquatique danoise Jens Philip Yazdani propose de réinventer une politique communiste anticapitaliste et sauvage de la baignade.

    Lorsque j’ai appris, l’année dernière, que des travaux étaient en cours pour rendre la Seine baignable, je m’en suis tout de suite réjoui : enfin, les Parisiens.es allaient pouvoir profiter pleinement de leur ville, sans être contraints de fuir vers la campagne pendant l’été ni de subir une chaleur devenue insupportable.

    Je viens de Copenhague et, pour moi, il allait de soi qu’un tel projet était non seulement souhaitable, mais qu’il méritait d’être défendu. J’ai pourtant vite déchanté. Parmi mes ami.es parisiens — je n’en connais pas un seul qui ne se réclame pas de la gauche radicale — la réaction allait de l’indifférence la plus complète à une franche #hostilité.

    À une époque, j’ai habité à #Vienne, une ville qui a su se réapproprier son rapport à l’eau (y compris grâce à d’immenses projets d’aménagement des cours d’eau dont je ne suis pas capable d’évaluer les conséquences écologiques) — et où le Danube fait désormais partie intégrante de la #vie_urbaine. Dès le printemps, on s’y retrouve pour se baigner, profiter des berges, faire des barbecues, se promener à vélo ou simplement lire un livre à l’ombre des arbres, au bord de l’eau.

    C’est l’un des éléments qui font de Vienne une ville si agréable à vivre. Pour ce que valent ce genre de classements, elle a été élue de nombreuses reprises ville la plus agréable du monde, au coude à coude avec Copenhague. Qu’ont en commun ces deux villes ? Peut-être une forme de social-démocratie de la baignade (et du logement). L’histoire de la Vienne rouge est fascinante, y compris dans ses échecs. Et le fait est qu’elle reste une des rares capitales européennes où la vie populaire est encore agréable, voire même possible.

    Une partie du Danube (le #Donaukanal) restait interdite à la baignade officiellement, bien que parfaitement praticable. Il y a donc eu un mouvement (plus ou moins) populaire pour que l’accès à cette zone soit libéré, que son usage redevienne commun. Le même genre de mouvement existe aujourd’hui à #Berlin, qui organise des manifs en mode natation dans la #Spree et pour réclamer le droit de pouvoir se baigner et revendiquer le nettoyage de l’eau. Ce dernier point est essentiel : pourquoi l’eau est-elle devenue impropre à la baignade ? Qui est responsable de sa #pollution ?

    Revendiquer la #dépollution des cours d’eau est, à mes yeux, une revendication profondément anticapitaliste. Ce sont les entreprises qui dégradent la #qualité_de_l’eau ; c’est l’agriculture industrielle qui produit la pollution ; ce sont, plus largement, les formes contemporaines d’exploitation de la nature qui nous privent de ce que Dieu (sive Natura) nous a donné.

    Que l’eau soit devenue impropre à la baignade est un phénomène historiquement très récent. Pendant des millénaires, les êtres humains se sont baignés dans les rivières, les lacs et les fleuves dont l’eau était également potable. L’eau était une source de vie, pas une menace permanente pour la santé.

    J’ai parfois l’impression que les parisiens d’aujourd’hui ont un peu perdu le fil de l’histoire. Est-ce qu’à tout hasard on aurait pas fondé cette ville ici du fait même qu’y passait un très gros cours d’eau ? Ou c’était juste pour le joli paysage ? Il n’est d’ailleurs pas nécessaire de remonter si loin dans le temps. Il suffit de suivre le canal de l’Ourcq au-delà de la proche banlieue pour retrouver les traces d’un passé beaucoup plus récent et qui raconte une toute autre histoire.

    À Sevran, plusieurs panneaux présentent d’anciennes photographies en noir et blanc montrant les habitants qui se baignaient dans le canal pendant l’été : on y voit des cyclistes, des enfants, ils ont l’air heureux, soulagés, profitant pleinement de la vie commune et des possibilités plus ou moins naturelles de l’endroit (c’est Napoléon 1er qui fit creuser, à d’autres, le canal).

    En remontant le cours d’eau jusqu’à l’écluse de Vignely, on tombe sur un autre panneau installé par la Ville de Paris (qui reste la propriétaire de tout le canal). Son titre : « La vie autour du canal au XIXᵉ siècle » et a pour légende : « Le dimanche, la pêche et la baignade font oublier le dur labeur de la semaine. »

    Je tombe sur ce panneau un dimanche en pleine canicule : les berges sont vides, il n’y a plus personne si ce n’est quelques rares individus de-ci de-là. Les baigneurs ont été remplacés par des des panneaux omniprésents : BAIGNADE INTERDITE. Eux, par contre, suivent tout le trajet de canal, de Bastille jusqu’à Meaux. La Marne aussi, sur de longues portions, demeure interdite à celles et ceux qui souhaiteraient simplement s’y rafraîchir.

    Le Maire a d’ailleurs trouvé judicieux d’installer une plage artificielle sans le moindre arbre et donc sans la moindre ombre, uniquement accessible au début du mois de juillet et à la condition d’être muni d’un bracelet fourni par ses services municipaux (en échange d’un justificatif de domicile). Pour celles et ceux qui ne résident pas sur la commune, ce sera payant. Il existe une règle au Danemark : aucune plage ne peut être privatisée, l’accès y est libre et gratuit pour toutes et tous (ce que recouvre le concept de plage est néanmoins questionnable). Lorsqu’on écoute M. le Maire de Meaux, on s’aperçoit qu’il parle comme ses panneaux : BAIGNADE INTERDITE – DANGER DE MORT – COURANTS FORTS. Et c’est un peu comme l’enfant qui crie au loup. S’il fallait croire aux panneaux, n’importe quelle baignoire représenterait un danger de mort ; et ce serait factuellement vrai mais intenable au quotidien.

    Mais d’où vient cette hyper-biopolitisation du paysage français ? Et comment expliquer qu’elle soit si largement acceptée ? La mairie de #Meaux, encore, est allée jusqu’à réaliser une vidéo dans laquelle est mise en scène la (fausse) noyade d’un jeune homme. Il s’agit d’effrayer. Mais pourquoi personne n’a pensé à faire une vidéo pédagogique pour expliquer comment se baigner en sécurité et prévenir les noyades ? C’est en tous cas ce qui se fait au Danemark, royaume de la social-démocratie parfaitement en phase avec toutes les nécessités biopolitiques. Et c’est aussi ce que font les militants de la baignade viennois eux-mêmes : la mise en partage de connaissance et de savoir-faire d’en-bas. Each one teach one. Les autorités françaises ont-elles trop lu Foucault ? Ou est-ce la gauche qu’il l’a trop peu lu pour ne pas se rendre compte que la vie était déjà bien assez régulée, surveillées, construite, défaite, contrôlée et colonisée par les autorités ?

    À mesure que l’on remonte vers le nord de l’Europe, certaines évidences françaises deviennent plus difficiles à comprendre. Les parcs y sont par exemple rarement fermés la nuit. Il est exceptionnel qu’il soit interdit d’y fumer. Et il est plus rare encore que l’accès à un lac, à une rivière ou à un rivage soit interdit. Pendant ces derniers jours de canicule à Paris les parcs sont d’ailleurs restés exceptionnellement ouverts, mais qui a pris cette décision ? Qui décrète quand il y a une crise et quelles sont les mesures à prendre ? Dans la tradition marxiste, les situations de crises ont toujours été interprétés comme des possibilités d’une autre politique. Ce que cette canicule a démontré se rapproche pourtant plus de la pensée de Carl Schmitt : le souverain est celui qui peut décréter l’état d’exception (et la gauche reste à la ramasse).

    Que dire des drones de police qui surveillent certaines zones pourtant parfaitement praticables afin de repérer, verbaliser et réprimer ceux qui osent mettre la tête dans l’eau. Dans quel monde est-il devenu subversif de plonger dans une rivière lorsqu’il fait quarante degrés ? Peut-être faut-il voir ici un rapprochement possible entre Foucault et Adorno : Die Verwaltete Welt, le monde administré, mais avec un accent sur Walt, peut-être, de Gewalt, la #violence : on peut même parler de vergewaltigte Welt, le monde violé, le #droit_au_monde usurpé, dérobé, aliéné, dont on nous a dépossédé.

    Il existe un droit en Suède, en Norvège et en Finlande, qui s’appelle l’ « #allemandsret », le « droit de chacun.e ». Il garantit à toute personne la possibilité de circuler librement dans la nature, d’y planter une tente pour une nuit ou de se baigner dans un lac, y compris lorsque les terrains sont privés. Le #droit_de_propriété s’efface devant un droit plus fondamental : celui de l’usage commun de la nature. En France, il y a des panneaux : PROPRIÉTÉ PRIVÉE.

    La gauche française s’accommode-t-elle réellement de cet état de fait ? Je n’ai en tous cas jamais entendu parler de la moindre #manifestation ou même pétition qui conteste cette mise sous tutelle autoritaire et cette fermeture généralisée des espaces communs (et aquatiques). Ce que j’ai vu par contre, c’est la spontanéité littéralement anarchiste, avec laquelle les jeunes et les immigrés (donc le prolétariat) emmerdent ce quadrillage de l’espace de public.

    À chaque fois que je me suis baigné à Paris (et il y a des endroits vraiment super !), je me suis toujours retrouvé en compagnie d’arabes, de bengalis, de jeunes mais presque jamais ou beaucoup plus rarement avec des français. Y compris celles et ceux que l’on croise en manifestation ou à la fac, voire à des présentations des livres très radicaux dans des librairies très radicales elles-aussi.

    La blanchité empêche-t-elle la baignade ? Est-ce la peur des coups de soleil ? Ou est-ce que la gauche blanche parisienne a les moyens d’échapper à la ville en se réfugiant dans une petite maison familiale à la campagne, en bord de mer ou à proximité d’un cours d’eau plus propre qu’à Paris ? Je pose la question.

    Mais peut-être que la baignade ne fait juste plus partie de la #culture parisienne (un « juste plus » très récent j’en suis sûr). Et c’est un drôle de paradoxe : l’oubli de l’histoire est devenu une évidence culturelle. Ce que les enfants et les immigrés viennent mettre au jour c’est à la fois l’#oubli (d’une culture passée. Comme disait Nietzsche, il faut savoir oublier pour savoir vivre) et le #souvenir (de cette dimension normale de la vie humaine qui consiste à profiter de l’eau quand il fait chaud). J’ai plusieurs fois invité des parisiens à venir se baigner avec moi et ils ont toujours été ravis de m’avoir accompagné. Mais c’est tout de même étrange qu’il revienne à un danois de leur enseigner une façon si simple et évidente de profiter de leur propre ville.

    Quand bien même la baignade ne ferait plus partie de la culture parisienne, comment s’expliquer cette #résistance diffuse aux projets d’aménagements des cours d’eau ? On se souvient de l’appel à déféquer dans la Seine avant l’inauguration des baignades parisiennes par Anne Hidalgo, l’initiative était drôle. Mais est-ce la meilleure manière de se rapporter à un projet qui pourrait contenir une telle possibilité populaire ?

    Bien sûr, il faudrait commencer par le canal de l’Ourcq qui est probablement déjà assez propre, sauf que nous n’en savons rien. À Vienne ou à Copenhague, la qualité de l’eau est analysée quotidiennement et ces informations sont facilement accessible à tous. Ici, personne ne sait de quoi il en retourne, on préfère se fier aux panneaux de la mairie : INTERDICTION DE SE BAIGNER – RISQUE DE NOYADE - DANGER DE MORT. Même si à quelques brasses de là, tel Maire fait cadeau d’une petite plage payant de merde qui ne s’avère pas si dangereuse et dont l’eau n’est a priori pas trop impropre.

    Avec un peu d’ambition, on pourrait aussi envisager de transformer le quai Bercy en un gigantesque parc urbain de baignade plutôt que cette autoroute moche, polluante et bruyante dédiée à l’industrie du ciment. Une sorte de Donauinsel ou de Central Park traversé par la Seine. Pourquoi pas ?

    J’ai le sentiment qu’il s’agit ici moins d’un manque d’#imagination_politique (bien réel évidemment) que d’une #résistance. Par-delà ou en-deçà des petits privilèges de certains (ceux qui peuvent aller se mettre au frais avec leur famille ou leurs amis), j’ai parfois l’impression que les parisiens veulent souffrir. Normalement, quand on est danois, plus on va vers le sud, plus on prend la mesure de son protestantisme et d’une vie clivée entre temps de travail et temps de loisir.

    En France, comme plus généralement dans le sud de l’Europe (désolé pour cette géo-analyse globale un peu rapide), cette division et compartimentation de la vie est généralement moins stricte. Ici on prend le temps de déjeuner ensemble plutôt que chacun dans son coin replié sur son ordinateur et son tupperware, on répond à ses messages sur Whatsapp pendant son temps de travail et c’est une bénédiction si l’on peut rentrer un peu plus tôt chez soi ou sortir voir des amis. La vie n’est pas strictement séparée entre deux sphères qui ne se mélangent jamais. pas chacune individuellement avec son petit truc ramené depuis chez eux replié sur leur ordinateur : ou on s’en fout du fait qu’on est censé être au travail et on regarde son smartphone quand même, on ferme le magasin un peu plus tôt, on invite des amies à venir, on ne partage pas la vie strictement entre deux sphères qui ne se mélangent jamais. Mais : il y a au moins un endroit où ce partage se fait, c’est entre la campagne et la ville.

    Il y a deux semaines, je proposais à une amie de passer chez un glacier. Elle m’a répondu que non, ça n’existe pas à Paris. Quand je lui ai la demandé, si les Français ne mangeaient pas de glace quand il fait chaud, elle m’a répondu « Si si ! – à la campagne ». Selon elle, il existe belle et bien des glaciers mais juste pas à Paris. La séparation de la vie est entretenue : pas dans le quotidien, mais par les saisons (Est-ce que cela pose des problèmes ? Oui : pour ceux qui ne sont pas capables de mener leur vie de saisonniers bien à l’aise à la Proust).

    Il faut quand même que je le dise : il est quand même assez cocasse que l’on puisse trouver des glaces pas chères partout à Vienne (un peu plus cher au Danemark, mais quand même accessibles aux ouvriers en sueur), alors qu’il y fait beaucoup moins chaud. Faut-il encore y voir l’un des mirages de la social-démocratie ? Oui, peut-être. Copenhague et Vienne sont devenues des villes agréables l’été, ce qu’elles n’ont toujours pas été.

    Il y a une dizaine d’année, Copenhague a été élue meilleure ville où se baigner du monde (par un autre sondage à la con mais le résultat n’est pas faux). Pourtant, le détroit qui sépare la Suède de Copenhague, Øresund, a longtemps été appelé Pløresund (littéralement, le détroit au liquide dégueulasse). Pendant des années, les déchets et pollutions industriels et agricoles s’y déversaient, jusqu’à ce que cela soit pris au sérieux, s’arrête : et là, une nouvelle ville est apparue.

    Pourquoi ne pourrait-on pas faire la même chose à Paris ? M’est avis que c’est plutôt que l’on ne veut pas faire pareil et que cette absence totale de projets d’aménagement radical de la ville laisse le champ libre aux politiques social-démocrates autant qu’aux propriétaires industriels.

    Cet abandon de la ville vient peut-être de l’idée selon laquelle il faudrait déserter la métropole, lutter contre elle. On peut paraphraser Adorno : pendant que les gauchistes font la révolution dans leur commune près d’un lac quelque part au milieu de la campagne, le PS et les capitalistes ont géré la plus grande ville l’Union européenne. Pourtant, qu’on le veuille ou non, la ville est un fait, bien réel, des millions de gens y vivent, y sont coincés, y souffrent. Et ce sont eux qui, faute d’un projet politique plus large, prennent l’initiative spontané d’en altérer la géographie imposée. Je ne dis pas qu’il nous faudrait embrasser le destin métropolitain mais que nous ne pouvons pas y laisser le champ libre aux forces réactionnaires.

    Reprenons les coordonnées du problème : s’il existe bien une logique capitaliste et industrielle de destruction des communs (de l’eau, de la possibilité de se baigner, de l’enclosure), une social-démocratie de la baignade (Vienne, Copenhague et très partiellement Paris), et une anarchie populaire et spontanée, non-blanche, de la baignade sauvage en ville ; alors à quoi pourrait ressembler une politique communiste de la baignade urbaine ?

    Une anecdote pour finir. L’été dernier à Copenhague, au bord d’un ponton depuis lequel tout le monde plonge comme il est possible de le faire partout en ville, je discutais avec deux vieilles femmes prolétaires. Je leur ai demandé de me raconter comment, selon elles, la ville avait changé. Elles m’ont répondu que ce n’était pas possible de comparer tant la ville d’aujourd’hui n’était en fait plus la même. Et vraiment pour le mieux.

    Une dernière anecdote pour vraiment conclure cette fois. À #Berne en Suisse, l’#Aar qui traverse la ville est utilisé au quotidien comme un transport commun. Grâce au courant, les habitants se jettent à l’eau avec un sac imperméable et vont au cinéma, au boulot ou n’importe où ailleurs. Une sorte de RER aquatique jamais bondé et toujours frais.

    Paris peut donc mieux faire, à commencer par sa gauche radicale. C’est désormais un fait accompli, la canicule comme le rapport de force populaire ont permis de faire rouvrir le canal Saint-Martin. Cette #réappropriation de l’#espace_public a fait de la place pour de nouvelles manières de vivre, il n’est donc pas trop tard pour en faire un projet politique commun (et ne pas le laisser aux forces réactionnaires et ennemies). Il nous faut nourrir et déployer une vraie politique communiste de la baignade et de l’usage des biens communs et naturels pour tous.

    En attendant la prochaine canicule, puis la suivante et encore celle d’après…

    https://lundi.am/La-lutte-pour-la-baignade
    #urbanisme #villes #chaleur #canicule #France #répression #surveillance #interdiction #géographie_culturelle

    voir aussi (@rastapopoulos) :
    https://seenthis.net/messages/1179924

    • J’aime « allemandsret » le droit de monsieur tout le monde.

      Il existe un droit en Suède, en Norvège et en Finlande, qui s’appelle l’ « #allemandsret », le « droit de chacun.e ». Il garantit à toute personne la possibilité de circuler librement dans la nature, d’y planter une tente pour une nuit ou de se baigner dans un lac, y compris lorsque les terrains sont privés. Le #droit_de_propriété s’efface devant un droit plus fondamental : celui de l’usage commun de la nature. En France, il y a des panneaux : PROPRIÉTÉ PRIVÉE.

      #nature #baignade #liberté #communs

  • La fin de la #frontière ?

    Au 1er janvier 1993, la suppression effective des frontières doit commencer au sein de l’Union européenne. La région, frontalière de l’Italie, est directement concernée. Le reportage fait le point à Montgenèvre sur les conséquences de cette suppression et la façon dont les douanes, les services fiscaux et la police de l’air et des frontières vont s’y adapter.

    https://fresques.ina.fr/sudorama/fiche-media/00000000311/la-fin-de-la-frontiere.html
    #histoire #migrations #Montgenèvre #1993 #contrôles_frontaliers #Briançon #Hautes-Alpes #Briançonnais #France #frontières #barrage_volant #surprise #douanes #vidéo #Schengen #espace_Schengen #contrôles_surprise #PAF #frontière_sud-alpine #reportage

  • Prima Klima - Schweine ins Weltall - (Vinyl, Schritt für Schritt, CBS, 1982)
    https://www.youtube.com/watch?v=V5NLE-lMhLU

    Parfois la mégalomanie historique dépasse ce que satire et ironie peuvent imaginer. Aujourd’hui les milliardaires sont en train de s’éclipser sur la lune de leur propre gré et de réaliser ainsi une revendication ironique d’un mouvement historique contre l’abus de la propriété privée.

    Nous sommes au mois de juin de l’an 1981 il y a 45 ans. A Berlin-Ouest 165 immeubles et villas ont été abandonnés par leur propriétaires et viennent d’être repris par le mouvement de squatteurs qui revendiquent leur mise en état et la mise à disposition à des personnes en besoin de logement.

    La police se comporte comme de vrais porcs avec les squatteurs. Grâce à l’inspiration par Jim Henson et ses Muppets les jeunes inventent la revendication ironique d’envoyer loin de la terre les porcs policiers et leur commanditaires.

    Schweine ins Weltall

    ... est la devise du mouvement contestataire de la propriété privée de l’immobilier.

    Le groupe NDW ( Neue Deutsche Welle ) Prima Klima transforme la devise en chanson pop.

    Offizielle Deutsche Charts - Prima Klima, Schweine ins Weltall (Single )
    https://www.offiziellecharts.de/charts/titel-details-830053

    Jahr: 1982
    Musik/Text: Conny Göckel, Rainer Konstantin
    Produzent: Bernhard Potschka

    Paroles (pour la première fois dans l’interwebz !)

    Schweine ins Weltall

    Atme bitte nicht zu tief,
    du könntest dran ersticken.
    Laufe bitte nicht zu schnell,
    sie könnten dich erschießen.

    Dein Badewasser riecht so schlecht.
    Versuch es mal eine Brause.
    Wo ist der Platz, wo es sicher ist?
    Du und ich, wir wissen es nicht.

    Ein moderner Mensch der kennt die Lösung aus dem Fernsehen.
    Eines Tages legst du einen wunderschönen Traum.

    Erst muss das letzte Schwein im Weltall sein.
    Es muss das letzte Schwein im Weltall sein.
    Erst muss das letzte Schwein im Weltall sein.
    Es muss das letzte Schwein im Weltall sein.

    Atme bitte nicht zu tief.
    Du könntest dran ersticken.
    Laufe bitte nicht zu schnell.
    Sie könnten dich erschießen.

    Richtig.

    Dein Badewasser riecht so schlecht.
    Versuch es mal mit Brause.
    Wo ist der Platz, wo es sicher ist?
    Du und ich. Wir wissen es nicht.

    Richtig.

    Ein moderner Mensch der kennt die Lösung aus dem Fernsehen.
    Eines Tages lebst du einen wunderschönen Traum.

    Erst muss das letzte Schwein im Weltall sein.
    Es muss das letzte Schwein im Weltall sein.
    Erst muss das letzte Schwein im Weltall sein.
    Es muss das letzte Schwein im Weltall sein.

    Sehr komisch.

    Ein moderner Mensch der kennt die Lösung aus dem Fernsehen.
    Eines Tages lebst du einen wunderschönen Traum.

    Erst muss das letzte Schwein im Welt sein.
    Es muss das letzte Schwein im Weltall sein.
    Erst muss das letzte Schwein im Weltall sein.
    Es muss das letzte Schwein im Weltall sein.

    Erst muss das letzte Schwein im Weltall sein.
    Es muss das letzte Schwein im Weltall sein.
    Erst muss das letzte Schwein im Weltall sein.
    Es muss das letzte Schwein im Weltall sein.

    Erst muss das letzte Schwein im Weltall sein.
    Es muss das letzte Schwein im Weltall sein.
    Erst muss das letzte Schweinenwelt bald sein.
    Es muss das letzte Schwein im Welt sein.

    Erst muss das letzte Schwein im Welt sein.
    Es muss das letzte Schwein im Welt sein.
    ...

    Les origines de la revendication "Schweine ins Weltall"

    The Muppets, Pigs in Space, “The Gravity of the Situation”
    https://www.youtube.com/watch?v=SN0wK-wXqY0

    Les squats de Berlin, de 1970 à 2012
    https://berlin-besetzt.de/# !

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    Waldemarstraße41
    Wilhelmstraße - Wagenplatz Tommy-Weißbecker-Haus
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    Willibald-Alexis-Straße 18 - Wax18
    Willibald-Alexis-Straße 34
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    Willibald-Alexis-Straße 40
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    Willibald-Alexis-Straße 43
    Wrangelstraße 56

    Lichtenberg

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    Magdalenenstraße 17
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    Pfarrstraße 92
    Pfarrstraße104
    Pfarrstraße110
    Pfarrstraße112
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    Lichtenrade

    Rackebüller Weg 1-3 - Jugendtreffpunkt Lichtenrade

    Lichterfelde

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    Osdorferstraße 11
    Potsdamer Straße 9
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    Kollostraße 8
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    Marienfelde
    Alt-Marienfelde 40

    Marzahn

    Zur Alten Börse 1 - Wagengruppe DieselA

    Mitte

    Ackerstraße 169
    Ackerstraße 18
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    Adalbertstraße 26
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    Alte Schönhauser Straße 9
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    Brunnenstraße 183
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    Engeldamm 20 - AJZ
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    Fehrbelliner Straße 6 - Fehre 6
    Fehrbelliner Straße 7
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    Köpi Wagenplatz
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    Linienstraße 206
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    Neue Schönhauser Straße 9
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    Oranienburger Straße18
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    Schwarzer Kanal (Michaelkirchstraße)
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    Steinstraße 9
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    Bandelstraße 27
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    Lehrter Straße 6
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    Juliusstraße 60
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    Lottumstraße 7/Christinenstraße 35
    Lottumstraße 9/10
    Lychener Straße 60
    Lychener Straße 61
    Oderberger Straße 46
    Raumerstraße 33
    Rykestraße 27
    Schliemannstraße 10
    Schliemannstraße 16
    Schliemannstraße 27
    Schliemannstraße 39
    Schliemannstraße 40
    Schliemannstraße 42
    Schliemannstraße 43
    Schönhauser Allee 177 B
    Schönhauser Allee 20/21
    Schönhauser Allee 5
    Schwedter Straße - Laster und Hänger Wagenplatz
    Sredzkistraße 36
    Reinickendorf
    Jugendzentrum Märkisches Viertel
    Ollenhauerstraße 33
    Rummelsburg
    Rummelsburger Landstraße - Bootsschuppen
    Schöneberg
    Blumenthalstraße 13
    Blumenthalstraße 14
    Blumenthalstraße 15
    Bülowstraße 52
    Bülowstraße 54 - Schato Pillenknick
    Bülowstraße 55 - Cafe Instant / Punkerhaus / Tuntenhaus
    Bülowstraße 89
    Bülowstraße 55 - Tuntenhaus
    Demo „Sturm auf das Rathaus“ 25.06.1981
    Dennewitzstraße 24a
    Drugstore
    Ebersstraße 84 - Arbeitslosenladen
    Eisenacher Straße 103 HH
    Eisenacher Straße 2
    Frankenstraße 7
    Frobenstraße10 - Villa Vollmond
    Goebenstraße 7
    Goebenstraße 8
    Goltzstraße 30
    Gotenstraße 14
    Gotenstraße 19
    Hand-Drugstore
    Kaiser Wilhelm Platz 9
    Kaiser-Wilhelm-Platz 5
    Kurmärkische Straße 10
    Maaßenstraße 11
    Maaßenstraße 13
    Maaßenstraße 15
    Mansteinstraße 10 - Rote Insel
    Passauerstraße 37a
    Pohlstraße 59
    Pohlstraße 61
    Pohlstraße 89
    Potsdamer Straße 130
    Potsdamer Straße 139
    Potsdamer Straße 157
    Potsdamer Straße 159
    Potsdamer Straße 161
    Schöneberger Jungarbeiter- und Schülerzentrum (SJSZ)
    Schöneberger Jungarbeiter- und Schülerzentrum SJSZ
    Schwerinstraße 14 - Sigurd-Debus-Haus
    Steinmetzstraße 21
    Steinmetzstraße 22
    Vorbergstraße 10
    Winterfeldtstraße 20
    Winterfeldtstraße 22
    Winterfeldtstraße 24
    Winterfeldtstraße 25
    Winterfeldtstraße 31
    Winterfeldtstraße 35
    Winterfeldtstraße 36
    Winterfeldtstraße 37
    Winterfeldtstraße 38

    Spandau

    Breite Straße 71a
    Klubhaus Falkenhagener Feld
    Kolk 8
    Möllentordamm 2
    Möllentordamm 9
    Platzbesetzung Spandauer Forst
    Streitstraße 22

    Steglitz

    Birkbuschstraße 15
    Goerzallee 5
    Odenwaldstraße / Stubenrauchstraße
    Paulsenstraße 44

    Tempelhof

    Schönburgstraße 11
    UFA-Fabrik

    Tiergarten

    Derfflingerstraße 21
    Jugendzentrum Tiergarten
    Körnerstraße 17
    Lennestraße - Kubat-Dreieck
    Lützowstraße 2-6 Fabrik
    Thomas-Dehler-Straße 46
    Wilsnacker Straße 15

    Treptow

    Kleingartenanlage Beermannstraße 24
    Puschkinallee 52
    Schlesischer Busch/Puschkinallee - Wagenplatz Lohmühle
    Schwarzer Kanal
    Wagenburg Lohmühle

    Wannsee

    Am Kleinen Wannsee 12
    Am kleinen Wannsee 20

    Wedding

    Badstraße 30
    Biesenthalerstraße 4
    Buttmannstraße 16
    Buttmannstraße 18
    Buttmannstraße 19 - Guido-Weitz-Haus
    Drontheimer Straße 12
    Groningerstraße 50
    Hussitenstraße 45
    Koloniestraße 30
    Liebenwalder Straße 39
    Nordufer 28
    Prinzenallee 58
    Putte
    Schrippenkirche (Ackerstraße 52)
    Schulstraße 7 Cafe
    Schulstraße 8
    Stettiner Straße 40
    Sylterstraße 4
    Willdenowstraße 15

    Weißensee

    Falkenberger Straße 183
    Heinersdorfer Straße 11

    Wilmersdorf

    Gieseler Straße 14/15
    Saßnitzerstraße 9
    Sigmaringerstraße 31

    Wittenau

    Hermsdorfer Straße 4

    Zehlendorf

    Alemannenstraße 10
    An der Rehwiese 4
    Claaszeile
    Holstweg 29
    Kaunstraße 20
    Kleinaustraße 15
    Königstraße 28
    Limastraße 29 - Mutesius Villa
    Miquelstraße 49/51
    Quermatenweg 2-4
    Schulstraße 3
    Sophie-Charlotte-Straße 25 - Villa Lotta
    Sven Hedin Straße 44

    P.S. Le groupe krautrock Grobschnitt a traité le sujet des cochons d’espace dans une perspective davantage écologiste.

    Schweine im Weltall, Grobschnitt,, Razzia, 1982
    https://www.youtube.com/watch?v=nkSpxj1-Gsg

    Grobschnitt
    https://de.wikipedia.org/wiki/Grobschnitt

    Grobschnitt ist eine deutsche Rockband, die von 1970 bis 1989 und von 2006 bis 2012 in verschiedenen Formationen bestand. Seit 2019 ist Grobschnitt wieder in einer kleinen Besetzung aktiv.

    Prima Klima, die Band
    http://www.ichwillspass.de/ndw/bands/prima.htm

    Bandmitglieder 1980-1982:

    Bruno Ferrari (voc)
    Conny Göckel (key)
    Kurt Heckenberg (b)
    Sid Gautama (dr)
    Rainer Konstantin (git)

    Bandmitglieder 1983:

    Uwe Heyder (voc)
    Conny Göckel (key)
    Matthias von Tippelskirch (sax)
    Owuso Buafo (b)
    Hans Schumann (dr)
    Bernhard Potschka (git)

    Fakten, Fakten, Fakten

    1980 gründete Gitarrist Rainer Konstantin die Band Prima Klima in Berlin. Seine Mitstreiter waren der Schweizer Sänger Bruno Ferrari (früher Brutto/Netto), der damals an einer Opernschule studierte und Keyboarder Conny Göckel. Dazu kamen Sid Gautama am Schlagzeug und Kurt Herkenberg (Interzone) am Bass.

    In dieser Besetzung konnte Prima Klima 1981 den Nachwuchswettbewerb des Berliner Senats gewinnen. Im Spliff Tonstudio entstand kurz darauf ihre gleichnamige Debüt-LP mit 12 Titeln, die als „Heiße Tanzmusik aus einem umgebauten Tiefkühlraum“ angepriesen wurde, aber wenig innovativen, dafür gut produzierten Deutsch-Rock enthielt. Zusammen mit Spliff, Extrabreit und Interzone waren Prima Klima bei der ersten Levis Rocktour und der gleichnamigen, überaus erfolgreichen Sampler-LP dabei.

    Nach der Tour trennen sich die Bandmitglieder auf Grund musikalischer Differenzen, einzig Göckel gab nicht auf und bastelte mit neuer Mannschaft an der Fortsetzung der Bandgeschichte. Die erste Single mit neuer Besetzung „Gewühl im Gefühl“ verkauft sich gut und gilt bis heute als größter Hit der Band. 1983 erschien schließlich die zweite LP „Nie wieder einsam“ sowie zwei weitere Singles.

    Der Erfolg blieb aber mässig und so viel die neuformierte Band bereits wieder auseinander – Prima Klima war Geschichte.

    Herkenberg verstarb unter mysteriösen Umständen 1983.

    Achtung: 1993 erschien eine Maxi-CD von Prima Klima mit dem Titel „Frauen“. Diese Gruppe hat mit der NDW-Kapelle nicht zu tun!

    DISKOGRAFIE

    Singles:
    Tango, 1982
    Komm auf meinen Stern, 1982
    Gewühl im Gefühl, 1982
    Nie wieder einsam, 1983
    Das geht nicht, 1983

    LPs:
    Prima Klima, 1981, CBS
    Nie wieder einsam, 1983, CBS

    #télévision #marionettes #Berlin #squats #espace #musique #NDW #Krautrock

  • Lecture d’un extrait du livre « Love Supreme » d’Olivier Cadiot, publié aux éditions P.O.L., en 2026.

    https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/love-supreme-d-olivier-cadiot

    Le narrateur, en quête d’amour absolu, traque la « consistance de l’être aimé ». Il croise Anita la concierge, Winn, un philosophe-alpiniste, Maximilien, son colocataire musicologue, et Carol, la comédienne habitée par Tchekhov. Contre la brutalité de prédateurs immobiliers, cet aéropage de personnages excentriques fait sécession avec le projet utopique de transformer le toit-terrasse de leur immeuble en jardin suspendu. « Une île au sommet où tout se partage et s’échange. » Leurs obsessions et leurs modes de vie participent à la dimension fantastique et burlesque du récit. Ce livre, à la prose coupée, syncopée, est une robinsonnade urbaine en quête de « paradis mode d’emploi ».

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Théâtre, #Langage, #Musique, #Humour, #Art, #Amour, #Espace, #Architecture (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_love_supreme_olivier_cadiot.mp4

    https://www.pol-editeur.com/index.php?spec=livre&ISBN=978-2-8180-6412-2

  • Espionnage israélien aux USA : Le Pentagone en alerte « critique » face à son allié
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4907

    L’impossible paradoxe de l’espionnage israélien aux USA, va-t-il varié à l’avenir ? Peut-on fusionner ses technologies militaires les plus secrètes avec un allié jugé trop intrusif ? C’est le dilemme explosif auquel fait face le Pentagone. Entre alertes maximales de la DIA, téléphones jetables pour les officiels américains et fuites politiques au sommet, les coulisses de l’alliance USA-Israël tanguent entre mariage de raison et paranoïa d’État. [Lire la suite : Enquête sur une alliance sous haute surveillance] USA

    / #espace,_fusée,_exploration,_NASA,_étoiles,_espace,_technologie,_ISS, fait divers, société, fléau, délinquance, religion , #technologie,_drone,_citoyen,_USA,_google,_High_Tech, #Israël,_Proche-Orient,_droits_de_l’homme,_ONU, #USA,_Maison_Blanche,_CIA, IA : Intelligence (…)

    #USA_ #fait_divers,société,_fléau,_délinquance,_religion #IA_:Intelligence_Artificielle #Netanyahou,_Israël

  • Lecture d’un extrait du livre « Venise, millefleurs » de Ryoko Sekiguchi, publié aux éditions P.O.L., en 2026.

    https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/venise-millefleurs-de-ryoko-sekiguchi

    De 2023 à 2025, Ryoko Sekiguchi a effectué huit séjours à Venise. Elle y découvre l’herbier d’Ilaria, jeune botaniste du XIXᵉ siècle. Ce journal intime l’incite à engager une relation épistolaire avec la jeune femme à travers le temps. Il l’incite ainsi à appréhender d’une manière inédite l’espace de la cité lacustre qu’elle perçoit comme un archipel familier, un espace vivant avec ses jardins secrets. Sensible aux eaux stagnantes et à l’isolement des îles, elle délaisse le décor de théâtre et les clichés du tourisme de masse pour rendre la parole aux habitants et aux plantes. Ce livre, qui s’inspire de la technique verrière du millefiori, assemble une mosaïque de fragments qui nous révèle que Venise est moins une ville de pierre qu’un poème vivant en perpétuelle germination.

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Photographie, #Paysage, #Venise, #Art, #Temps, #Espace, #Nature (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_venise_millefleurs_ryoko_sekiguchi.mp4

    https://www.pol-editeur.com/index.php?spec=livre&ISBN=978-2-8180-6512-9

  • Lecture d’un extrait du livre « Rien que les heures » de Pierre Ménard, publié aux éditions JOU, en 2026.

    https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/rien-que-les-heures-de-pierre-menard

    Ce livre se déploie, au fil des heures d’une journée, sur la ligne du méridien de Paris. À chaque étape géolocalisée le long de ce parcours, traversant la ville du nord au sud, une mosaïque de brefs récits et de scènes variées se succède dans différents lieux du monde, exactement au même moment. La juxtaposition de ces fragments d’histoires, de ces arrêts sur image, permet d’explorer simultanément différents points de vue. Le texte détourne la chronologie d’une journée pour la transformer en une topographie de l’omniprésence des expériences humaines. Un voyage immobile, une cartographie de l’intime et du collectif, pour observer le monde en l’espace d’un instant.

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Photographie, #PierreMénard, #Monde, #Histoire, #Temps, #Espace, #MéridiendeParis (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_rien_que_les_heures_pierre_menard.mp4

    https://editionsjou.net/produit/rien-que-les-heures

  • Astéroïde 2026 JH2 : le 18 mai 2026, un rocher spatial frôle la Terre à 91 000 km
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4884

    Un astéroïde grand comme un immeuble a frôlé la Terre ce 18 mai, quatre fois plus près que la Lune. Aucun danger — mais détecté seulement 8 jours avant son passage. De quoi faire réfléchir. Nous publions des sujets de ce genre sur les objets qui se baladent dans notre ciel. Ce cas présente tous les dangers tant que la détection ne s’est pas faite à temps et au préalable, à moins que cela mène à une surveillance plus ardue. #Insolites

    / #espace,_fusée,_exploration,_NASA,_étoiles,_espace,_technologie,_ISS, Sciences & Savoir

    #Sciences_&_Savoir
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/IMG/mp3/asteroide_2026_jh2_le_18_mai_2026_un_rocher_spatial_frole_la_terre_a_91_0

  • “Surveillance City”

    Directed by Harjant Gill and Pearl Sandhu and featuring Professor Inderpal Grewal, Surveillance City takes viewers on a journey through contemporary #Delhi, narrating a city marked by the extreme inequality resultant of decades of neoliberalism, and highlighting the insidious work of an authoritarian state deploying surveillance and securitisation measures to govern diverse populations and temper unrest. It’s a powerful meditation on masculinism and militarism, populism and patriarchy, the aesthetics and affects of security, nationalism and religion, policing and the law, discourses of terror, fear of the other, the role of the media, but also dissent, protest, and the prospects of democracy in a postcolonial state.

    https://vimeo.com/1149568432?fl=pl&fe=vl


    https://antipodeonline.org/2026/05/13/surveillance-city

    #film #film_documentaire #surveillance #Inde #inégalités #autoritarisme #néolibéralisme #New_Delhi #géographie_urbaine #ville #nationalisme_hindou #nationalisme #minorités #pauvreté #gentrification #enclaves #caméras_de_vidéosurveillance #sécurité #sentiment_de_sécurité #patriarcat #sécuritisation #espace_domestique #masculinité #religion #esthétique #Narendra_Modi #normalisation #émotions #peur #insécurité #lois #lois_coloniales #armée #militaires #policing #réseaux_sociaux #terrorisme #terreur #hindous #homogénéité #géographie #géographie_sociale #classes_sociales #castes #démocratie #Etats_post-coloniaux #colonialisme #répression #droits

    ping @cede

    via @reka

  • Vers des espaces publics inclusifs - Aménager au prisme du #genre

    Une analyse de terrain sur l’égalité de genre dans l’aménagement du canton, réalisée dans deux communes du canton, #Carouge et #Meyrin par la géographe Karine Duplan de l’Université de Genève (UNIGE), au sein de l’Institut de gouvernance de l’environnement et développement territorial de l’UNIGE, en collaboration avec l’Urban Hub, centre universitaire de compétence pour l’étude des villes et des sociétés urbaines.

    https://www.ge.ch/document/espaces-publics-inclusifs-amenager-au-prisme-du-genre
    #rapport #Genève #espace_public #genre #aménagement_du_territoire #géographie #inclusion

  • Faire barrage aux travaux du Drac

    Youpi youpla, cette année toutes les institutions fêtent le centenaire de « l’exposition internationale de la #houille_blanche », qui a eu lieu à Grenoble en 1925. L’occasion de célébrer encore et encore cette fameuse « houille blanche », surnom donné à l’#hydroélectricité, qu’on présente encore aujourd’hui comme de « l’#énergie_verte ».
    Bien entendu, les hourras de la communication ne s’intéressent jamais aux #dégâts considérables créés sur les #rivières par cette hydroélectricité. Pourtant les exemples ne manquent pas. Ainsi, dans la métropole grenobloise, le Drac s’apprête à subir cinq années de travaux afin de « réduire les #risques_d’inondation », entraînant notamment la #destruction de quantité d’#espaces_naturels sauvages tout le long de la rivière. C’est en tout cas ce que prévoit l’avant-projet, qui programme 86 millions d’euros de travaux à partir de 2027. Il reste un an et demi pour empêcher ce désastre.

    Connaissez-vous le #Drakistan ? C’est le nom – non officiel – donné à toutes ces bandes de terre, presqu’îles ou îlots le long du Drac, du côté de #Fontaine et #Seyssinet-Pariset. Des endroits situés dans le lit de la rivière et donc susceptibles d’être submergés en cas de #montée_des_eaux, par exemple suite à un lâcher d’un des nombreux barrages présents en amont.

    Ces lieux ont le charme des endroits non aménagés. Juste au-dessus, il y a la #digue, avec sa bande d’#asphalte bien droite, lieu de passage ou de promenade fonctionnel mais dénué d’enchantement. La digue est dédiée aux « modes doux » mais trace tout droit comme l’autoroute, on ne s’y perd pas, on reste bien sagement sur le chemin. Il faut emprunter une des nombreuses sentes pour descendre quelques mètres afin d’arriver au Drakistan. Ici aucun urbaniste ou paysagiste n’a planifié quoi que ce soit. Ici, la seule créatrice, c’est la rivière, qui façonne ces espaces au fil de ses #crues et de ses #retraits. Et a priori, elle se débrouille plutôt pas mal. En tous cas, malgré l’interdiction, ces lieux attirent – et pas seulement des animaux sauvages (voir Le Postillon n°75). Des chiens et leurs maîtres, des familles et leur barbecue, des solitaires, des en-couples ou des en‑groupes. Il y a l’impressionnante « Platane cabane » pour les enfants et puis des restes d’habitations utilisées par des sans-toits. Le Drakistan de Fontaine n’est pas loin du local du Postillon, on y vient souvent manger un sandwich ou faire une pause, regarder dévaler l’eau pour se laver le cerveau des heures passées devant l’ordinateur.

    En fonction des jours et même des heures, ces lieux ne sont jamais vraiment identiques. Un passage à sec peut se retrouver sous un demi-mètre d’eau une heure plus tard, des rives aperçues un jour peuvent avoir été « mangées » par la rivière la semaine d’après, un nouvel espace pour se poser peut émerger en quelques mois. Mais ce qui est sûr, c’est que globalement, les bandes de terre, presqu’îles ou îles grossissent d’année en année, à cause de tous ces cailloux que la rivière charrie et qui sont empêchés d’aller plus bas par le barrage de #Saint-Égrève. Comme on le racontait dans Le Postillon n°73, quand le #barrage a été construit à la fin des années 1980, les cailloux du Drac étaient « dragués », sortis de la rivière pour alimenter les besoins nombreux en construction. Mais dans les années 1990, différentes lois sur l’eau interdisent d’exploiter les rivières dans leur « #lit_mineur » – pour d’évidentes raisons écologiques et sécuritaires (plus la rivière se creuse, plus ça peut fragiliser des ponts). Alors depuis une trentaine d’années, les cailloux du Drac s’accumulent dans les kilomètres avant le barrage de Saint-Égrève, et font grossir peu à peu le Drakistan.

    Pour nous, simples flâneurs inconscients, c’est plutôt charmant, mais pour les autorités c’est un sacré problème. Pas tant parce que de plus en plus de monde fréquente ces zones, mais parce qu’en toute logique, ça augmente considérablement le #risque_d’inondation : vu qu’il y a plus de matériaux solides dans le lit de la rivière, l’eau a moins de place pour circuler et en cas de crue exceptionnelle (on redoute surtout la « crue bicentennale »), risque de passer par‑dessus les digues et d’inonder les milliers d’habitations présentes de part et d’autre, voire de faire céder une digue (« 31 000 habitants et 25 000 emplois concernés » en cas de rupture de digue).

    Alors ça fait un moment que ça turbine sévère afin de préparer les « travaux de protection contre les #inondations du Drac » aussi connus sous le nom de « #programmes_d’actions_de_préventions_des_inondations » (#Papi du Drac), portés par le #Symbhi (#Syndicat_mixte_des_bassins_hydrauliques_de_l’Isère). La déclaration d’intention de juin 2025, disponible sur le site de la préfecture, nous apprend par exemple que depuis 2018, ce ne sont pas moins de 181 réunions qui se sont tenues entre les différents « acteurs » du projet (Métropole, différents services de l’État, #EDF, acteurs environnementaux, etc.). On vous passe les détails de la « gouvernance » (comités techniques restreints et élargis, comité de pilotage, comité consultatif, etc.) et de la « stratégie de concertation et de communication ambitieuse » mise en place les sept dernières années. Tous ces comités, ces réunions publiques, ces « balades pédagogiques » ont donc abouti à la #planification de #travaux_d’aménagements prévus sur cinq années, entre 2027 et 2031, validés notamment par le vote en faveur de l’avant-projet par la #Métropole en avril dernier.

    Pour saisir leur importance, un chiffre suffit : 86 millions d’euros d’argent public sont pour l’instant budgétés (selon le site du Symbhi). Concrètement, ça veut dire que pendant cinq ans, un paquet de machines, de moteurs, de camions vont venir triturer le lit du Drac. Et anéantir – ou radicalement bouleverser – les charmants espaces du Drakistan.

    Dans le langage technocratique, on parle de « rajeunissement des bancs et îlots sur le linéaire de la traversée urbaine du Drac ». « #Rajeunissement » (détaillé en « enlèvement de la végétation et abaissement du banc ou îlot »), c’est un joli mot pour désigner la #dévastation de beaucoup de ces bancs ou îlots. Concrètement, la #déclaration_d’intention nous apprend que si certains #bancs, très minoritaires, restent « sans modification à l’étude », la plupart vont être « arasés » (soit « mis à ras, aplanis ») de façon plus ou moins importante : certains pour être en « immersion 80 % du temps », d’autres « 50 % du temps » (sachant que pour l’instant la plupart de ces bancs ne sont presque jamais immergés).

    Il n’y a pas que dans sa « traversée urbaine » que le Drac va subir les assauts des pelleteuses et des pompes de dragage. Les travaux envisagés concernent la vingtaine de kilomètres entre le barrage de #Notre-Dame-de-Commiers et la confluence avec l’Isère, les machines devant autant s’activer au niveau de #Comboire ou des champs captants de #Rochefort pour extraire des cailloux et aménager des « espaces de bon fonctionnement » de cette rivière autrefois sauvage et aujourd’hui corsetée et maltraitée tout du long.

    Mais qu’est-ce qu’on va faire de tous les matériaux enlevés ? Un peu plus haut, la réserve naturelle des #Isles_du_Drac (voir dernier numéro) est « déficitaire en sédiments grossiers du fait de la présence de la chaîne hydroélectrique en amont ». En clair : comme les quatre grands barrages du Drac empêchent les #cailloux de passer (la majorité des sédiments arrivant en ville proviennent en fait de la Romanche, affluent du Drac), il n’y a pas assez de sédiments dans cette zone, ce qui fait que « tous les milieux et espèces associés sont menacés sans action de réinjection de sédiments ».

    Alors le Symbhi prévoit des « #recharges_sédimentaires » dans cette zone, c’est-à-dire de transporter en camion des cailloux qui étaient auparavant transportés par la rivière. Et forcément, ça signifie pas mal de va-et-vient. Il est question d’une première recharge de « 37 000 m3 », suivie d’apports de « 4 000 m3 par an ». Sachant qu’un camion-benne peut transporter « environ 10 à 16 m3 », la première recharge nécessitera environ 2 800 aller-retours en camion. Merci « l’énergie verte » !
    Face aux grands dégâts annoncés, pas de panique ! Le Symbhi prétend bien entendu faire au moins pire. Toujours selon sa novlangue, si le « processus de rajeunissement » va entraîner un « éclaircissement de la végétation », il est quand même prévu de « replanter des arbres une fois les travaux terminés », ceci « afin de limiter l’impact sur le #paysage, la #végétation d’ambiance et le maintien d’#îlots_de_fraîcheur dans l’agglomération ». Par contre, il n’est pas précisé comment compenser la perte des « boisements développés dans l’espace intra-digues » qui « représentent également un enjeu écologique non négligeable », notamment parce qu’ils « hébergent une #biodiversité remarquable : de nombreux #oiseaux, le Castor d’Europe, l’Inule de Suisse, ainsi que des milieux variés tels que pelouses sableuses, bras secondaires ou zones humides phréatiques ». Ça va prendre un paquet d’années « une fois les travaux terminés » pour que toutes ces espèces repointent le bout de leur nez… On pourra toujours se consoler en posant des questions à ChatGPT et en se disant que les supercalculateurs nécessaires au développement de l’IA, comme celui en construction à Eybens, sont peut-être alimentés par « l’énergie verte » des barrages.

    Pour ne pas nommer « #désastre_environnemental » ce qui est un désastre environnemental, le Symbhi agite quelques mesurettes : « Afin de limiter les émissions de CO2 et de micro-particules liées au transport », le syndicat promet de « favoriser les circuits courts », « d’utiliser des véhicules à faibles émissions », d’arroser les pistes au niveau des zones de chargement/déchargement pour « limiter les émissions de poussière » et même – ultime audace – de « former les conducteurs à l’écoconduite ». C’est quelle part du budget sur les 86 millions d’euros ?

    Pour une telle somme d’#argent_public, il est quand même prévu quelques travaux pour le bien-être des simples habitants. Ainsi entre Champagnier et Fontaine, une vingtaine de « haltes paysagères » devraient être aménagées, notamment afin de « renforcer les îlots de fraîcheur le long de la rivière »… Pour être plus précis, il s’agit d’abord de raser la plupart des « îlots de fraicheur » et ensuite de les « renforcer ».

    La seule bonne nouvelle dans cette affaire, c’est que ce programme n’est pour l’instant qu’un « avant-projet ». Même s’il a déjà été voté par la Métropole, il reste encore un an et demi avant le début annoncé des travaux, autant de temps pour essayer de mettre la pression sur le Symbhi pour qu’il revoie à la baisse ses projets destructeurs ou qu’il les abandonne. À ce propos, une réunion publique sur les travaux est annoncée le 8 octobre à 18h30 à la mairie de Fontaine.

    Comment croire qu’il n’y ait pas d’autre solution, face au risque d’inondation, que l’ « #arasement » de ce qui constitue aujourd’hui les seuls endroits encore sauvages dans notre cuvette en béton ? Allons-nous vraiment supporter la vue, pendant cinq ans, des bulldozers du Symbhi écrasant à l’ancienne les îles du Drac, ses forêts, ses bras morts, et toutes les bestioles qui y font leur vie ?
    Si la raison principale du projet est la protection de l’agglo face au risque de « #crue_bicentennale », n’y a-t-il vraiment pas d’autre option à envisager que ce désastre écologique à 86 millions d’euros ?

    Le débit du Drac, faut-il le rappeler, est entièrement asservi par EDF et ses quatre grands lacs de barrages en amont de Grenoble : le #Sautet (1 077 millions de m3), #Saint-Pierre-Cognet (28 millions de m3), #Monteynard (275 millions de m3) et #Notre-Dame-de-Commiers (34 millions de m3). Sur les affluents du Drac, il y a aussi les grands lacs de barrage présents sur la #Romanche (le #Chambon) ou l’#Eau_d’Olle (#Grand’Maison). Serait-il délirant d’imaginer fermer les bonnes vannes au bon moment (en cas d’épisode hydro­logique faisant redouter une « crue bicentennale »), pour faire monter de quelques mètres le niveau des retenues afin de « lisser » la crue, comme ils disent ? Et si cela implique, une fois par siècle, une production d’#électricité dégradée pendant quelques jours, des pertes d’argent sur le « marché de l’énergie », voire des coupures d’électricité ciblées, on pourrait arriver à s’en remettre, non ?

    Dans la « déclaration d’intention », on apprend qu’un autre scénario « reposait sur une intervention minimale visant à préserver l’état actuel du lit du Drac, notamment en conservant les bancs végétalisés. Il comprenait le confortement et la sécurisation des ouvrages de protection contre les inondations ainsi que des solutions de gestion des excédents sédimentaires. » Si ce scénario n’a pas été retenu, c’est parce qu’il ne « permettait pas l’abaissement des lignes d’eau en crue de contribuer au déficit sédimentaire au sein de la réserve naturelle des Isles du Drac et il n’apportait qu’une faible contribution à la biodiversité, impliquant des compensations hors site ». Ce charabia difficilement compréhensible affirme néanmoins que pour le risque d’inondation, on peut ne pas raser le Drakistan même si les technocrates écrivent que laisser ces espaces naturels n’apporterait « qu’une faible contribution à la biodiversité » (!). Si ce scénario n’a pas été choisi, c’est uniquement pour résoudre les problèmes de « déficit sédimentaire » causés par les barrages. Encore et toujours, la rivière est considérée pour les seuls intérêts de la « houille blanche ».

    Ce nouvel épisode à venir du saccage du Drac devrait donc d’abord inciter à réfléchir sur le véritable bilan de la « houille blanche » et d’un siècle d’électrification [1]. Avec le centenaire de « l’exposition internationale de la houille blanche », la mairie de Grenoble, comme toutes les institutions locales, préfère célébrer sans retenue cette pseudo « énergie verte » qui a en réalité contribué à saccager l’environnement.

    **

    Le « #collectif_des_gens_qui_ont_chaud » prié d’aller se rhabiller (pour l’instant)

    86 millions d’euros de travaux, mais rien de prévu pour permettre la #baignade dans ces millions de mètres cubes d’eau dévalant depuis les montagnes. Cet été, le « collectif des gens qui ont chaud » a organisé deux #baignades_sauvages dans le Drac (voir photo page 28) afin de « montrer que la baignade dans les lieux naturels est possible et mettre le débat sur la place publique ». Une initiative qui a entraîné des arrêtés municipaux de la part des maires de Fontaine et Seyssinet-Pariset pour « interdire la baignade » et même un tweet de la préfète de l’Isère afin d’inciter à « privilégier les zones réglementées pour vous baigner en toute sécurité » et de déconseiller la baignade « dans ce cours d’eau particulièrement instable dont la variation de débit peut fluctuer très vite ». Pour les autorités, même après plusieurs étés caniculaires, il n’est toujours pas envisageable que les 400 000 habitants de la cuvette puissent profiter de la fraîcheur des cours d’eau qui la traversent... Si 181 réunions et 86 millions d’euros ne prévoient rien pour la baignade, c’est que sur cette rivière comme sur les autres, c’est la fameuse « houille blanche » qui dicte sa loi. On reviendra sur la baignade dans un prochain numéro.

    https://lepostillon.org/Faire-barrage-aux-travaux-du-Drac.html

    #rivière #Drac #Grenoble #Isère #castors #budget #coût

  • Lecture d’un extrait du livre « Les orphelins : Une histoire de Billy the Kid » d’Éric Vuillard, paru aux Éditions Actes SUd, en 2026.

    https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/les-orphelins-une-histoire-de-billy-the-kid-d-eric-vuillard

    En s’emparant de la figure mythique de Billy the Kid, popularisées par le cinéma, Éric Vuillard renverse la légende du Far West. « Le nom de Billy est un ressort. Il est le nom de la fiction proprement dite, il est le personnage par excellence. Il suffit de prononcer son nom et l’histoire commence. » L’auteur décrit un adolescent pauvre, pris dans la violence de l’Amérique de la fin du XIXᵉ siècle. Fidèle à la méthode qui traverse ses livres, l’écrivain fouille les marges de l’histoire officielle pour en révéler les mécanismes cachés : colonisation brutale de l’Ouest, naissance de l’économie de marché, fabrication des récits nationaux. Vuillard ouvre une brèche dans la légende pour redonner une voix aux oubliés de l’Histoire.

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Portrait, #Western, #BillytheKid, #Etats-Unis, #Espace, #Histoire (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_les_orphelins_eric_vuillard.mp4

    https://actes-sud.fr/catalogue/les-orphelins-021514

  • Planet Labs coupe l’accès aux images satellites du Moyen-Orient : quand Washington éteint les yeux de l’orbite
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4850

    Planet Labs éteint ses satellites sur le Moyen-Orient À la demande de l’administration américaine, le leader mondial de l’imagerie satellitaire suspend indéfiniment l’accès à ses données sur l’Iran et les zones de conflit. ONG, journalistes et chercheurs se retrouvent privés de leur outil de vérification principal — et les contrats signés avec Planet Labs ne leur offrent aucun recours. Enquête sur le shutter control, l’arme juridique discrète de Washington. #TECHNOLOGIE,_INTERNET,_PERFORMANCES_INCLASSABLES

    / économie , Sciences & Savoir, #Data_-_Données, #espace,_fusée,_exploration,_NASA,_étoiles,_espace,_technologie,_ISS, #Internet,_Web,_cyber-démocratie,_communication,_société,_médias

    #économie_ #Sciences_&_Savoir
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/IMG/mp3/planet_labs_coupe_laccs_aux_images_satellites.mp3

  • Comment analyser les relations internationales
    https://laviedesidees.fr/Comment-analyser-les-relations-internationales

    À l’heure d’un retour généralisé de la violence et de mutations technologiques aux issues incertaines, penser les relations internationales comme un seul #espace mondial permet de saisir la multiplicité des dynamiques internationales et l’augmentation des interconnections à l’échelle planétaire.

    #International #nouvelles_technologies
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20260410_ri.pdf

  • Lecture d’un extrait du livre « Un chien arrive » de Camille Ruiz, paru aux Éditions Corti, en 2026.

    https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/un-chien-arrive-de-camille-ruiz

    Camille Ruiz observe au quotidien son chien Ziggy, un grand golden retriever aux « longs poils couleur plage », dans ce livre qui avance par fragments, mêlant souvenirs, lectures et scènes de promenade. À travers cette relation singulière, l’autrice interroge également les mécanismes de domination qui traversent nos sociétés, du corps féminin au corps animal. Une réflexion sensible et brillante sur l’attention, l’attachement, pour « rendre étrange ce qui est familier, familier ce qui est étrange. » Un livre « dessinant une carte de rencontres, d’anecdotes, de lieux se mettant à jour, creusant le sens du verbe tenir : dans le monde, se tenir, tenir au monde, montrer comme nous y tenons - autant que possible à l’écoute. »

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Portrait, #Corps, #Animal, #Chien, #Espace, #Brésil (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_un_chien_arrive_camille_ruiz.mp4

    https://editions-corti.fr/livres/un-chien-arrive

  • Palestine Space Institute

    The Palestine Space Institute (PSI) is a pioneering and visionary think tank that stands at the forefront of space ethics and the responsible use of outer space. Established with a mission to advocate for the peaceful and ethical exploration of space, PSI is committed to decoupling defense from space, safeguarding space technologies and applications, promoting the demilitarization of space, and using space to advocate for social justice and the Palestinian cause.

    At the heart of PSI’s mission is a dedication to the principles of peace, cooperation, and sustainability in space exploration. This innovative institute seeks to reshape the narrative surrounding space, striving to ensure that outer space remains a domain for the betterment of all humanity rather than a perpetuation of conflict and militarization.

    Through research, policy development, advocacy, and international partnerships, PSI strives to shape a future where space serves as a beacon of hope and global unity. By championing ethical practices and fostering a shared commitment to the peaceful use of outer space, PSI is dedicated to creating a sustainable and peaceful future for humanity, both on Earth and beyond.

    https://www.palestinespace.org
    #Palestine #espace
    ping @reka @isskein @fil

    • Earth Observation for Justice in Gaza: Ethical and Legal Implications

      #Earth_Observation (EO) has the potential to play a transformative role in documenting genocide in Gaza, supporting accountability efforts, and advancing justice. However, access to satellite imagery and the ability to analyze it remains highly unequal. The communities most affected often lack the resources, funding, and political leverage needed to obtain and utilize EO data effectively. As a result, systematic destruction and human rights violations risk remaining underreported or invisible, limiting the ability of local actors to advocate for justice and recognition. Despite the availability of EO technologies, significant barriers exist in applying this data for humanitarian and legal purposes. High-resolution satellite imagery is often restricted, leaving affected populations reliant on lower-resolution or outdated datasets. By highlighting these barriers, this research underscores the urgent need for ethical frameworks that ensure EO is used for justice rather than reinforcing existing power asymmetries. Furthermore, this study explores the legal applications of satellite imagery as evidence in international accountability mechanisms, including its potential role in supporting cases at the International Court of Justice (ICJ). Satellite data has increasingly been used as evidence in genocide investigations, and its integration into justice frameworks could strengthen efforts to hold responsible parties accountable. However, geopolitical control over EO data raises ethical concerns about whose experiences are validated and whose remain obscured. Beyond legal applications, EO can empower local communities by providing scientific evidence of atrocities and destruction, supporting advocacy and accountability initiatives. This work examines the ethical and legal dimensions through a case study focusing on Gaza. It calls for a decolonial approach to space technologies, where EO is leveraged not as a tool of surveillance and geopolitical control, but as an instrument of justice and accountability for those most impacted by genocide. By addressing both the ethical and legal challenges of EO for justice in Gaza, this research advocates for a more inclusive and ethical use of space technology, ensuring satellite data is mobilized to document genocide and actively support accountability efforts.

      https://zenodo.org/records/17449136
      #Gaza #satellites #images_satellitaires #images_satellites

    • #Sahba_El-Shawa. Il genocidio visto dallo spazio

      L’ingegnera palestinese-giordana ha deciso di utilizzare l’osservazione della Terra come strumento per documentare che cosa è rimasto di Gaza. Saperlo non è abbastanza. Serve attribuire le responsabilità della distruzione a Israele.

      La ricercatrice palestinese-giordana Sahba El-Shawa si occupa di spazio e sostenibilità. Nel suo lavoro coniuga ingegneria, etica e politiche pubbliche per ripensare il modo in cui l’esplorazione spaziale può essere messa al servizio della giustizia, delle persone e del Pianeta.

      Laureata in Ingegneria meccanica alla University of British Columbia ha conseguito un master in Space studies presso la International space University e un dottorato di ricerca in Sviluppo sostenibile e cambiamento climatico all’Istituto universitario di studi superiori (Iuss) di Pavia. Nel 2020 ha fondato la Jordan space research initiative (Jsri) e tre anni dopo il Palestine space institute (Psi), think tank pionieristico e visionario che si colloca all’avanguardia nell’ambito dell’etica spaziale e dell’uso responsabile dello spazio extra-atmosferico.

      All’interno del Psi, El-Shawa guida progetti e iniziative volte ad affrontare le intersezioni tra spazio, colonialismo e militarizzazione attraverso attività di ricerca, advocacy e formazione.

      El-Shawa, può ripercorrere i suoi primi passi nell’industria spaziale?
      SES I primi tempi ero mossa da un entusiasmo profondo e, con il senno di poi, piuttosto ingenuo. Ero convinta che lo spazio fosse un ambito aperto a tutti, simbolo del progresso umano e della scoperta dell’ignoto. Provenendo dalla Giordania, dove non esiste un’agenzia spaziale né un percorso formativo per entrare nel settore, ho scelto di studiare ingegneria meccatronica con l’obiettivo di lavorare nella robotica spaziale. Il mio interesse, dunque, era esclusivamente tecnico.

      Quando ha maturato la necessità di un approccio diverso alla materia?
      SES Dopo il trasferimento in Canada ho partecipato a progetti studenteschi legati allo spazio -un nanosatellite CubeSat e un razzo suborbitale- e ho lavorato per anni per costruire una rete che mi permettesse di entrare nell’industria spaziale. Quando mi sono laureata e mi è stata prospettata un’assunzione, però, ho scoperto che non avrei ottenuto l’autorizzazione di sicurezza necessaria, perché non vivevo nel Paese da abbastanza tempo e non ne ero ancora una cittadina. È stato il primo momento in cui ho iniziato a chiedermi seriamente perché serviva un’autorizzazione di sicurezza per attività di ricerca e sviluppo o in che modo la mia nazionalità rappresentasse un ostacolo. Ho cominciato così a intravedere il legame strutturale tra spazio e Difesa, qualcosa che fino ad allora non avevo pienamente compreso. Qualche anno dopo, alla International space University in Francia, ho avuto una presa di coscienza più profonda. Durante una cerimonia ufficiale davanti ai vertici delle agenzie spaziali, la persona che parlava prima di me si è presentata con la bandiera israeliana. Io, invece, temevo persino che dire apertamente di essere palestinese potesse compromettere il mio futuro professionale. Ho realizzato definitivamente quanto identità e politica fossero intrecciate all’industria spaziale.

      Esiste una narrazione secondo cui lo spazio è neutrale. È davvero così?
      SES Questa idea è molto diffusa nel settore, nei media e nella cultura popolare. Tuttavia, questa narrazione è una bugia che spesso occulta ciò che le tecnologie spaziali e le loro applicazioni possono realmente rilevare e nasconde i danni che l’industria spaziale provoca a causa dei suoi legami con il settore militare. Ritengo che la ricerca non possa essere separata dal mondo reale né dalle strutture di potere in cui si inserisce. Per questo ho deciso di utilizzare l’osservazione della Terra come strumento per documentare direttamente che cosa sta accadendo a Gaza, attraverso un approccio che unisce tecnologia ed etica, ingegneria e giustizia.

      E con questa postura ha fondato il Palestine space institute. Come si declina il vostro lavoro?
      SES Siamo un team di quattro persone, tutte volontarie, e ci concentriamo su quattro aree di intervento: separazione tra spazio e Difesa; controllo delle tecnologie per prevenirne l’uso militare; demilitarizzazione dello spazio; e infine il programma Space for Palestine, che mira a utilizzare le tecnologie spaziali per sostenere la causa palestinese. Per raggiungere questi obiettivi abbiamo istituito un programma di fellowship che coinvolge altri ricercatori per un periodo di sei mesi con cui gestiamo un database che traccia i legami tra aziende spaziali e industria militare e, naturalmente, conduciamo ricerca attraverso l’osservazione della Terra. Da un lato ci concentriamo sull’analisi tecnica della distruzione a Gaza mediante rilevazioni satellitari; dall’altro esploriamo gli aspetti giuridici e politici, cercando di far emergere responsabilità legali attraverso i nostri risultati.

      Quali sono stati i risultati dell’osservazione di Gaza?
      SES Analizzando i dati del satellite Sentinel-2 del programma europeo Copernicus nel corso del mio dottorato, abbiamo potuto documentare la distruzione operata dall’esercito israeliano a Gaza durante il primo anno di genocidio. Circa l’80% della vegetazione e delle infrastrutture -dalle risorse idriche e agricole agli ospedali e interi quartieri- era già stato annientato. Un dato sconvolgente, confermato da altri studi analoghi. È importante precisare che il nostro lavoro non vuole sostituire le testimonianze dei sopravvissuti, ma piuttosto intendiamo rafforzarle attraverso le evidenze emerse dalle nostre analisi.

      Avete subito pressioni e tentativi di silenziamento?
      SES Sì, abbiamo subito forti pressioni fin dalle prime presentazioni dei nostri articoli, nei quali mettevamo in discussione la narrativa coloniale e militarista dell’industria spaziale. Durante una delle prime conferenze a cui abbiamo partecipato siamo stati minacciati da alcuni partecipanti e da istituzioni israeliane. Inoltre quando presento i dati delle nostre ricerche, vengo spesso accusata di essere “di parte”. Poiché i dati sono incontrovertibili, si tenta di screditarmi semplicemente in quanto palestinese. Molti mi invitano al cosiddetto“dialogo” e alla “neutralità”, ma dopo due anni e mezzo di genocidio non c’è più nulla di cui discutere. Naturalmente, un po’ di paura ci accompagna sempre, visto che al Psi siamo un team di volontari e non godiamo di finanziamenti stabili. Ma questo è nulla rispetto a ciò che affrontano le persone a Gaza. Se non siamo disposti a rischiare il nostro lavoro, allora che cosa stiamo facendo?

      Un aspetto che sottolinea durante i suoi interventi pubblici è la necessità di passare dalla visibilità alla responsabilità. Che cosa intende?
      SES Ciò che sta accadendo nella Striscia è ampiamente noto. Il mondo sa perché le prove -immagini satellitari, video, dati- sono ovunque e accessibili a tutti. Ciò che manca, però, è l’attribuzione di responsabilità. A Gaza il diritto internazionale viene sistematicamente ignorato. Restando al mio ambito di competenza, quando la Russia ha invaso l’Ucraina, l’Agenzia spaziale europea ha interrotto i progetti con Roscosmos, l’Agenzia spaziale russa. Ma nel momento in cui si chiede di chiudere i rapporti con il governo e le istituzioni israeliane, l’appello resta inascoltato. È anche questo doppio standard che svuota di senso le istituzioni internazionali

      È questa, oggi, la sfida principale?
      SES Sì, senza dubbio. Gli strumenti per intervenire esistono -sanzioni, boicottaggi, pressioni istituzionali-, ma la forte resistenza all’azione permette che il genocidio continui. Nonostante mandati di arresto internazionali, rapporti ufficiali e, ripeto, prove indiscutibili, l’orrore prosegue come se nulla fosse. Credo che se più persone, cittadini e opinione pubblica, rifiutassero questa falsa neutralità, allora sì, qualcosa potrebbe davvero cambiare.

      In questo senso qual è il suo messaggio per chi sostiene la causa palestinese?
      SES Ai palestinesi della diaspora, come me, voglio dire che la nostra voce è fondamentale per preservare la nostra cultura, la nostra identità e i nostri valori. Agli alleati chiedo di portare l’impegno politico in ogni azione e in ogni contesto. La distruzione di Gaza riguarda tutti e ogni aspetto della vita. Clima, ambiente, diritti: tutto è interconnesso e ogni gesto può contribuire a costruire una forza collettiva. E questa partecipazione consapevole può incrinare l’ordine delle cose.

      https://altreconomia.it/sahba-el-shawa-il-genocidio-visto-dallo-spazio

      #responsabilité #preuves

  • Spatialement et dans tous les sens
    Méthodologies, méthodes sensibles et géographie

    https://journals.openedition.org/norois/16994

    La prise en considération conjointe des sensations et des émotions permet d’intégrer de manière singulière les façons dont les individus vivent, ressentent et s’approprient leurs territoires. Selon J.-M. Besse (2013), « la sensation, c’est la donnée brute, vécue par le corps en rapport avec le monde, à travers l’ouïe, la vue, le toucher, l’odorat, le goût », tandis que l’émotion, pour A. Damasio (1999), « est une réaction affective complexe, incluant sensations corporelles, évaluation subjective, mémoire et expression. Elle implique à la fois le vécu subjectif immédiat et la signification donnée à une situation ». Alors que l’affect désigne un état de l’esprit provoqué par les qualités relationnelles et diffusives des lieux (Anderson, 2009), l’émotion est un « état affectif positif ou négatif » (Clerc, 2019) qui, au-delà du simple ressenti, peut être verbalisé, conscientisé et partagé. En croisant des approches qui combinent les apports de la psychologie, de la phénoménologie et de la géographie humaniste, les articles qui composent ce numéro proposent une compréhension riche et située des spatialités à partir du registre sensible. Le vécu sensoriel, le sentiment d’appartenance, la découverte, l’attachement voire la peur donnent à voir une texture des usages, des appropriations et des représentations des lieux.

    #territoire #espace #géographie #cartographie #cartographie_sensible

  • Du #droit_de_déambuler, #Sarah_Vanuxem, Geoffroy Mathieu – Éditions Wildproject

    https://wildproject.org/livres/du-droit-de-deambuler

    Quiconque tente aujourd’hui de traverser la Méditerranée ou même de voyager #à_pied, #à_vélo ou à cheval le constatera : le territoire se ferme, tant sous l’effet de son aménagement physique que de la loi.

    Ce mouvement s’inscrit dans une tendance multiséculaire. Depuis l’aube de la modernité, a été mise en place une interdiction progressive du droit de #vagabonder et de subsister librement sur le territoire.

    D’un point de vue #écologique et #éthique, il est pourtant vital de retrouver un monde poreux et traversable, tant pour les humains que pour les autres êtres vivants.

    La notion même du droit – le nomos grec –, qui renvoie à une #espace de #pâturage, a été interprétée à l’époque moderne comme #enclos. Mais il est tout aussi légitime de le concevoir comme #espace_partagé, #commun.

    Sous l’égide du dieu Hermès, ce recueil libre nous emmène dans les bourgs et campagnes médiévaux, sur le GR2013 à Marseille, à la villa Borghese à Rome – en écho à un essai photographique de Geoffroy Mathieu.

    #domination_de_l'espace #espace_&_inégalités #communs

  • Faire de chaque cour d’école une aventure
    https://metropolitiques.eu/Faire-de-chaque-cour-d-ecole-une-aventure.html

    À partir d’expériences de transformation de cours d’écoles conduites dans le #Val-de-Marne, Julie-Amadéa Pluriel défend les apports de la méthodologie du projet de #paysage pour réinsérer les écoles dans leur territoire et anticiper l’entretien des cours végétalisées. À l’été 2020, plusieurs communes du Val-de-Marne font part de leur besoin d’être accompagnées par le CAUE (Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement) sur des projets de transformation de cours d’école. La #Terrains

    / #école, #concertation, #végétalisation, #espaces_verts, #cour_d'école, #enfants, Val-de-Marne, #Île-de-France, paysage, #projet_de_paysage, #éducation, (...)

    #maintenance
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-pluriel4.pdf

  • Penser l’#après-voiture, une #utopie nécessaire

    L’inertie qui entoure la place prépondérante de la #voiture_individuelle est telle que seul un choc d’investissements massifs peut permettre de sortir de cette #dépendance.

    On ne sortira pas facilement d’un système du #tout-voiture autour duquel l’organisation de la société a été pensée. La toute-puissance de l’#automobile est telle, son #inertie si grande, que même la certitude de la catastrophe climatique ne change rien ou pas grand-chose à nos usages. Les déplacements sont le seul domaine où les émissions de gaz à effet de serre ne reculent pas. Et les voitures en sont responsables pour plus de la moitié.

    Sans même parler de #climat, que certains ont encore la naïveté de penser comme un problème lointain, la liste des méfaits du #tout-automobile est déjà très longue. La #pollution aux #particules_fines ou aux #oxydes_d’azote tue. La #mortalité_routière, même si elle a baissé dans des proportions incroyables, demeure à un niveau intolérable sans susciter l’émotion que devrait provoquer la perte de plus de 3 000 de nos concitoyens chaque année. La #sédentarité induite par la voiture est un problème de #santé public majeur, tout comme les #nuisances_sonores ; son omniprésence a confisqué l’#espace_public. A cela s’ajoutent tout un ensemble de dépendances économiques qu’elle entretient. Le statu quo n’est ni tenable ni enviable.

    Si l’on admet qu’un changement de paradigme est indispensable, nous devons être prêts à des renoncements. Mais le sommes-nous ? « Circuler librement » est un droit consacré par la Déclaration universelle des droits de l’homme. Mais il n’est nulle part écrit que celui-ci doit s’exercer grâce à un véhicule à moteur à quatre roues, que possèdent certains foyers en un ou deux exemplaires, et qui assure plus de 80 % des kilomètres parcourus en France.

    Dans ce contexte, toutes les initiatives pour réduire notre dépendance devraient être saluées. Non parce qu’elles sont parfaites – aucune ne l’est –, mais parce que, si elles fonctionnent, elles pourraient faire tache d’huile, si l’on ose dire. A Paris, la politique de la Mairie a été accusée de tous les maux, jusqu’à l’absurde. Pourtant, les résultats sont là : la #circulation_automobile y a baissé de moitié depuis le début du siècle et, entre 2012 et 2022, selon Airparif, les émissions de gaz à effet de serre ont baissé de 35 %.

    L’exemple de #Paris, une métropole dense avec un maillage exceptionnel de transports en commun, n’est guère transposable. Pourtant, un phénomène de rééquilibrage similaire s’observe dans bien des villes : 57 % des personnes interrogées pour une étude de l’IFOP commandée par Keolis, filiale de la SNCF exploitant des réseaux de transport, plébiscitent une réduction forte (15 %) ou progressive (42 %) de la place de la voiture en ville. « Globalement, le choix de réduire la place de la voiture est accepté, même si le rythme est questionné », résume le directeur de l’IFOP, Jérôme Fourquet, dans l’étude, publiée le 19 novembre.

    On rétorquera que certains n’ont pas le choix. Lancez un débat et ils seront nombreux à soudainement se soucier des personnes âgées ou en situation de handicap, des artisans, des taxis ou des travailleurs de nuit. Certains ont besoin de leur voiture, c’est un fait que personne ne devrait contester, pas même les plus zélés défenseurs du vélo ou des transports en commun. Mais ce ne sont pas les pistes cyclables, ni les voies de bus, ni même les plans de circulation qui gênent ces obligés de la voiture. Ce sont les #bouchons créés par ceux qui sont automobilistes par choix et par flemme, tous ceux qui auraient les moyens physiques et géographiques d’agir autrement.

    Un système qui exclut

    Le nœud du problème n’est pas en #ville, il est dans sa périphérie et au-delà. C’est autant un enjeu écologique que de #cohésion_sociale. Une partie de la réponse se trouvera dans les #services_express_régionaux_métropolitains (#SERM), lancés par Emmanuel Macron en 2023 sous le nom de « #RER_métropolitains ». Les 26 projets labélisés sont fondés sur des études locales de besoins, ne nécessitent pas de travaux pharaoniques, franchissent les barrières administratives, et mêlent trains, bus, cars et pistes cyclables, selon leur pertinence respective. Ils ont l’ambition de révolutionner la #mobilité autour des grandes villes, hors Paris. L’année 2026 sera cruciale, car les projets doivent obtenir du ministère leur « statut » de SERM, ouvrant les discussions concrètes sur leur financement et leur développement.

    Les SERM parviendront-ils à faire baisser la part modale de la voiture ? Même dans les pays cités comme exemple – les Pays-Bas pour sa politique du tout-vélo ou la Suisse comme paradis des trains à l’heure –, cette part est à peine plus faible qu’en France, de l’ordre de 70 %. Sans révolution dans nos #infrastructures, sans un colossal « choc d’offre » dans les #transports_collectifs, il est peu probable que des changements majeurs adviennent.

    Le groupe de réflexion #Forum_vies_mobiles, financé par la SNCF, a imaginé dans une vaste étude en septembre ce que pourrait être un « système alternatif de mobilité ». Pas question de grands travaux, mais de #réaffectation de 40 % du million de kilomètres de routes françaises à d’autres usages, du #vélo aux #transports_en_commun cadencés. Le #coût pourrait paraître rédhibitoire – 177 milliards d’euros d’investissement et 55 milliards d’euros de fonctionnement par an –, mais il est « tout à fait raisonnable, en comparaison avec le coût du “système voiture”, estimé à plus de 300 milliards d’euros annuels », selon Sylvie Landriève.

    La directrice du Forum vies mobiles et autrice de l’étude rappelle que ce système exclut plus qu’il n’inclut : un tiers des Français ne conduisent pas et seuls 18 % des détenteurs du permis se disent libres de conduire quand ils le souhaitent. La proposition a eu droit à son procès en irréalisme. Mais on aurait tort de se gausser de ces travaux, fussent-ils utopiques. C’est une base réfléchie et chiffrée pour penser un après-voiture dont l’usage sera probablement bouleversé par l’arrivée de la voiture autonome, qui en est à ses balbutiements.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/12/18/penser-l-apres-voiture-une-utopie-necessaire_6658466_3232.html
    #aménagement_du_territoire #urbanisme #espace