• Espace public : Google a les moyens de tout gâcher - par Vraiment Vraiment - Visionscarto
    https://visionscarto.net/espace-public-vs-google

    ❝Signe d’une urbanité souhaitable, favorable aux mixités en tous genres, à la découverte et à l’impromptu, flâner en ville requiert un subtil équilibre entre familiarité et étrangeté, entre sentiment de sécurité et frisson de l’inconnu. Le caractère propice à la flânerie d’une rue ne se décrète pas — pas plus par l’architecte que par le maire, l’urbaniste, le commerçant ou le promoteur. Il relève d’une alchimie complexe, dont les seules à pénétrer le secret pourraient être les entreprises capables d’acquérir et d’analyser de grands volumes de données, et au premier chef Google. Les collectivités locales ont-elles l’ambition et les moyens de résister à l’omnipotence cartographique de la firme de Mountain View ? Car celle-ci pourrait annihiler les efforts de revitalisation et de réappropriation de l’espace public par les collectivités locales.


    Bruxelles la Polycentrique // l’indétrônable axe historique de Saint Etienne // l’archipel parisien, les bouches de métros du nord est parisien // le vieux centre d’Alès vs. le nouveau centre commercial // La Charité-sur-Loire et ce qui reste de son commerce… Google choisit et montre ce qui mérite flânerie.

    #plan #ville #espaces_public #commerces #Google #urban_matter

  • La cité du futur sera végétale ou ne sera pas !

    #Hugo_Meunier, fondateur de la startup #Merci_Raymond (http://merciraymond.fr), signe ici une tribune pour nous inviter à réintégrer le végétal dans nos villes. Une évolution nécessaire pour nos villes et qui présente de nombreux avantages sociaux et environnementaux.

    En 2050, 70% des 9 milliards d’habitants que comptera la population mondiale vivra en milieu urbain. Effritement des liens sociaux, conséquences néfastes sur le bien-être et la santé des habitants, réchauffement climatique, pollution atmosphérique… ce phénomène de concentration urbaine va inévitablement s’accompagner de problématiques importantes auxquelles les agglomérations devront faire face.

    Si changer le visage des villes est une démarche longue et complexe, notamment en France en raison de notre patrimoine historique et des traditions architecturales, on constate déjà l’apparition de nombreuses innovations centrées sur le végétal. Des innovations qui devront, pour rendre la vie quotidienne des urbains moins anxiogène, dessiner le visage de nos quartiers dans les prochaines années.

    Fermes maraîchères, #toits_potagers, cultures en sous-sol… le quartier sera productif

    Il est primordial d’améliorer l’usage de nos #espaces_publics à travers l’installation de lieux productifs partout où cela est possible. Friches, toitures, sous-sols… les innovations en termes de productions maraichères permettent déjà la mise en place de potagers dans ces différents endroits, qui restent encore souvent inoccupés.

    Il est ainsi possible de développer de véritables fermes productives urbaines intégrant des innovations comme les panneaux verticaux. Ce type de ferme verticale ne consomme que le strict minimum des ressources naturelles nécessaires à son bon fonctionnement grâce à un système intelligent et permet ainsi une production locale d’herbes aromatiques et de petits fruits et légumes sur nos toits.

    D’autres formes de cultures innovantes comme l’#aquaponie (culture de végétaux en symbiose avec des poissons) ou l’#hydroponie (culture hors-sol via un substrat inerte) offrent la possibilité de produire micro-pousses et légumes dans des endroits clos comme les sous-sols !

    Autant de méthodes permettant de développer l’agriculture urbaine et par la même occasion une consommation en circuit-courts de produits ultra-frais. Un écosystème de quartier qui entraînera de fait une meilleure connaissance des habitants sur la localité des fruits et légumes et leur saisonnalité (lorsqu’ils sont produits en extérieur), essentielle au mieux-consommer.

    Espaces verts et #jardins_partagés, la nature au service du bien-être et du lien social

    Ces dernières années, de nombreuses études ont constaté que la présence de végétaux en ville a un impact considérable sur le bien-être des individus : diminution du stress ressenti, amélioration des capacités de concentration et de patience, source de motivation à la pratique d’activités physiques (vélo, course à pieds)… Il a même été prouvé que commencer par regarder une plante en se levant permet de passer une meilleure journée.

    Or, nos villes manquent aujourd’hui cruellement d’espaces verts : Paris compte seulement 8% d’espaces végétalisés, après Londres (12%) et Montréal (25%). Il est donc essentiel de redonner une place de choix à la nature dans le milieu urbain, via la création de nouveaux espaces verts d’une part, mais également à travers la mise en place de jardins partagés.

    Ces lieux d’échange et de partage, au-delà des actions pédagogiques qui peuvent y être menées, permettent de recréer du lien social ainsi qu’une forme de solidarité entre les habitants d’un même quartier (qui souvent se croisent sans se connaître) à travers une action positive : le jardinage. La multiplication de ces potagers communs pourrait même à terme créer de nombreuses vocations de jardiniers urbains, notamment parmi la jeune génération de plus en plus en quête de sens dans son travail.
    Lutte contre la pollution et agrothérapie, le vert comme outil de santé publique

    Si les plantes possèdent d’innombrables vertus, la réintégration massive des végétaux au sein de nos villes pourrait notamment lutter efficacement contre deux des principaux enjeux environnementaux de notre époque : la pollution atmosphérique et le réchauffement climatique.

    Via la photosynthèse, les végétaux ont la capacité d’absorber les gaz polluants de manière très efficace : une seule plante suffit pour dépolluer 10m2 ! Mais le végétal pourrait également être un frein efficace à l’augmentation exponentielle des températures en ville.

    Outre l’ombre des arbres, l’évapotranspiration des végétaux permet de rafraîchir l’air en l’humidifiant et évite ainsi la création d’îlots de chaleur. Une augmentation de la surface végétalisée parisienne de 34 % permettrait par exemple de perdre jusqu’à 2 °C lors d’une canicule semblable à celle de 2003[1], et par là même de diminuer la mortalité en ces périodes de fortes chaleurs.

    Les espaces verts sont donc un véritable outil de santé publique, améliorant aussi bien l’état de santé autodéclaré des habitants que leur état diagnostiqué par un médecin. Une hausse de 10 % de la densité d’espaces verts ferait même économiser à la Sécurité Sociale près de 100 millions d’€ par an du fait de la réduction de l’asthme et de l’hypertension.

    De nouvelles méthodes de soins telles que l’agrothérapie – qui consiste à traiter les patients à travers la nature et les plantes – pourraient également être mis en place dans les hôpitaux de nos villes.

    Un quartier vert serait donc synonyme d’habitants bien portants - aussi bien physiquement que mentalement – qui s’entraident davantage, redonnent du sens à leur vie quotidienne et consomment local. Un paysage qui peut certes paraître utopique et qui ne sera rendu possible qu’à la condition que chacun agisse à son échelle et que nos pouvoirs publics prennent réellement conscience de l’étendue des bienfaits de la nature en ville.

    Une chose est sûre : nous disposons, aujourd’hui déjà, de tous les moyens techniques pour créer les villes et quartiers de demain !

    http://www.socialter.fr/fr/module/99999672/738/tribune_la_cit_du_futur_sera_vgtale_ou_ne_sera_pas_
    #agriculture_urbaine #villes #urban_matter #production_alimentaire #espace_public #quartiers #nature_en_ville #alimentation #Recherche-action_participative

  • Genre et Ville ? (Plateforme d’innovation urbaine)
    http://www.genre-et-ville.org

    Think Tank et Do Tank, plateforme de recherche et d’action, Genre et Ville est composées d’urbanistes, de sociologues, d’architectes, d’artistes, dont l’objet est de rendre les territoires égalitaires et inclusifs.
    En agissant par l’urbanisme, l’aménagement urbain, l’architecture et l’organisation sociale, nos actions interrogent et transforment les territoires par le prisme du genre de manière intersectionnelle, c’est à dire en incluant les questions de normes de genre, d’âge, d’origine sociale et culturelle, d’identité, d’orientation sexuelle.
    Notre travail est nourri par la géographie critique, les études de genre, l’anthropologie urbaine, l’art féministe et politique.

    L’ARObE – L’Atelier Recherche OBservatoire Egalité
    http://www.genre-et-ville.org/larobe

    L’ARObE est un bureau d’études créé par Edith Maruejouls, qui accompagne les collectivités à la définition et à la mise en œuvre d’une politique publique intégrée d’égalité. La mise en place de cette politique s’appuie sur l’application des textes et fait appel, pour chaque structure, à une stratégie pour mobiliser les salarié/es, les élu/es. L’Atelier Recherche OBservatoire Egalité se propose de construire une offre sur mesure qui répond aux besoins et s’adapte en fonction des territoires et des objectifs visés. De la sensibilisation à une démarche d’observatoire, en passant par des ateliers expérimentaux, le bureau d’études développe une démarche concertée et co-construite.

    La cour de récréation (Matilda)
    https://matilda.education/app/course/view.php?id=218

    Edith Maruejouls [de l’ARObE] nous parle ici de comment la socialisation des filles et des garçons influe sur la façon dont elles/ils occupent l’espace et de comment les femmes et les hommes qu’elles/ils deviendront occuperont l’espace à leur tour. Il y a t-il égalité dans l’espace public ?

    #genre #sexisme #ville #territoires #espaces_publics #cour_de_récréation

  • Pour une micro-géopolitique des espaces publics ordinaires à #Ho_Chi_Minh_Ville

    Lieux de brassage et d’interactions sociales dans la ville, les espaces publics se trouvent dans une position paradoxale au Vietnam aujourd’hui. Alors que le pays cherche à s’insérer dans les flux concurrentiels de la mondialisation, les autorités de Hồ Chí Minh Ville plébiscitent la production de nouveaux marqueurs métropolitains, principalement sous la forme de grands projets emblématiques : l’aménagement de vastes espaces publics doit incarner la modernisation du pays et l’entrée de la ville dans le cercle tant convoité des métropoles émergentes. Mais, dans le même temps, le foisonnement ancien de formes ordinaires d’espaces publics, d’envergure beaucoup plus modeste – les « #espaces_publics_de_poche » (traduction de #pocket_public_spaces) –, est de plus en plus directement menacé. Les menaces sont de deux ordres. Sur le plan de l’urbanisme opérationnel, la mise en œuvre de grandes opérations immobilières et la construction d’infrastructures lourdes – dont la construction du métro est la forme la plus visible – justifient la disparition progressive des petits espaces ouverts, parcs, placettes et ruelles en particulier. Sur le plan de l’#urbanisme réglementaire par ailleurs, de vastes programmes étatiques de « nettoyage » des espaces publics menacent directement, et de plus en plus ouvertement, la polyfonctionnalité de ces espaces publics hérités et le foisonnement historique de leurs usages.

    http://www.gis-reseau-asie.org/les-articles-du-mois/pour-une-micro-geopolitique-des-espaces-publics-ordinaires-chi-minh
    #espace_public #Vietnam #Saïgon #cartographie #visualisation #urban_matter #villes

    via @ville_en

  • Paris CDG-1 - Editions B2

    http://editions-b2.com/les-livres/32-paris-cdg-1.html

    De la genèse à la reprise, de la réalisation à la réception, des usages à l’usure : la vie de la première aérogare de Roissy, qui ouvre ses portes le 13 mars 1974, nourrit le fil de ce témoignage, critique et personnel. Construit comme un véritable « ouvrage d’art habité », le parti circulaire, dense et fermé du « Camembert » de Roissy 1 opta pour un modèle unique au monde – alors même que Roissy 2 était déjà en conception. À l’occasion de ses 40 ans, Paul Andreu et Nathalie Roseau reviennent justement sur sa genèse et sa renaissance. À contretemps ou en avance sur son temps, Roissy 1 nous fait réfléchir sur les rapports entre modernité et monumentalité, entre innovation et routinisation, entre banalisation et exception

    #cdg #aéroports #duty_free_shop #dfs #espaces_publics #transports #transports_aérien #architecture

  • Un PLU en béton : Une cinquantaine d’arbres retirés du patrimoine arboré de la ville | MonAulnay.com - Le blog sur #Aulnay-sous-Bois (#93600)
    http://www.monaulnay.com/2015/11/un-plu-en-beton-une-cinquantaine-darbres-retires-du-patrimoine-arbore-de-

    Disons le tout de suite, il nous a été difficile de faire les comptes des arbres remarquables car les cartes fournies dans le PLU 2015 ne sont pas de bonne qualité et nous n’avons trouvé aucun bilan chiffré contrairement au précédent PLU. Alors nous avons pris notre petite loupe et compté consciencieusement les petits points verts quartier par quartier et notre première impression a bel et bien été confirmée : Dans notre compte [1], 54 arbres sont retirés de l’inventaire des arbres remarquables, soit une diminution de 15% du patrimoine arboré classé de la ville . Ces arbres, pourront donc être abattus par leur propriétaire sans aucune demande ni déclaration préalable en mairie.

    #Aulnay-sous-Béton #arbres_remarquables #bétonnage #les_republicains #espaces_publics #urbanisme

  • « Programmer le jeu dans l’espace public ? », par Sonia Curnier
    http://www.metropolitiques.eu/Programmer-le-jeu-dans-l-espace.html

    Alors que la « #ville_ludique » monte en puissance, les travaux de #Roger_Caillois et de #Marc_Breviglieri permettent de questionner le caractère paradoxal de la programmation du #jeu dans les #espaces_publics, qui devrait induire une marge de manœuvre et d’improvisation des usagers.

    Au cours des dernières décennies, la thématique du jeu a été intégrée de manière affirmée dans les #aménagements d’espaces publics des villes occidentales. La mise en scène de pratiques ludiques par les aménageurs pose la question de la marge de manœuvre qu’une planification du jeu peut réellement offrir aux futurs usagers d’un lieu. Un certain nombre de dispositifs ludiques apparus récemment dans nos paysages urbains méritent, à ce titre, d’être examinés de manière détaillée. Pour mener cette critique, nous emprunterons quelques caractéristiques du principe de « ville garantie » énoncé – et dénoncé – par le sociologue Marc Breviglieri (2013). De manière dialectique, nous nous appuierons sur un ouvrage fondamental de la recherche sur le jeu, Les Jeux et les Hommes (Caillois 1967), pour en explorer certains traits fondamentaux, comme la latitude, le risque et le désordre.

    (...) Le mobilier interactif se distingue effectivement des autres familles de dispositifs, dans le sens où il n’offre aucun degré de latitude et d’incertitude quant à son appropriation. De prime abord, l’usage non-conventionnel de l’espace public qu’il suggère donne l’illusion qu’il puisse être ludique. En réalité, l’étendue de jeu qu’il offre est tout à fait limitée, car son utilisation est à la fois programmée et attendue. Par leur côté prescriptif, les stratégies d’aménagement qui font appel à ce type de dispositifs se différencient de projets qui transforment une portion de territoire urbain ordinaire en terrain de jeu à travers la sculpture, l’altération du profil de sol ou la mobilisation d’éléments sensibles comme l’eau.

    Ces derniers témoignent d’une attitude différente de leurs concepteurs à l’égard de la thématique du jeu, ceux-ci s’efforçant de susciter des comportements ludiques, sans pour autant prescrire des usages spécifiques. Ainsi laissent-ils de la place au désordre, au risque et surtout à la créativité inattendue du citadin ; autrement dit, ils configurent un certain potentiel d’appropriation et de détournement.

    Via Le Cresson
    http://www.scoop.it/t/le-cresson-veille-et-recherche

    #urbanisme #comportementalisme

  • Entretien / La trajectoire néolibérale de deux villes industrielles britanniques, Manchester et Sheffield Entretien croisé avec Vincent Beal et Max Rousseau : Urbanités

    http://www.revue-urbanites.fr/la-trajectoire-neoliberale-de-deux-villes-industrielles-britanniques

    Vincent BÉAL est maître de conférences en sociologie à l’Université de Strasbourg (UMR 7363 SAGE). vbeal@unistra.fr
    Max ROUSSEAU est chargé de recherche au CIRAD (UMR 5281 ART-Dev), actuellement détaché à l’Institut national d’Aménagement et d’Urbanisme de Rabat (Maroc). max.rousseau@cirad.fr
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    VOUS TRAVAILLEZ RESPECTIVEMENT SUR LES VILLES DE MANCHESTER ET SHEFFIELD. POURQUOI CE CHOIX ? DE QUOI SONT-ELLES POUR VOUS REPRÉSENTATIVES, PAR RAPPORT AUX AUTRES VILLES BRITANNIQUES ?

    Max ROUSSEAU (MR) : Sheffield est un cas d’étude passionnant parce que la ville comportait l’une des proportions les plus élevées d’ouvriers en Occident pendant la période industrielle, durant laquelle elle était d’ailleurs surnommée « la ville la plus prolétaire d’Europe ». C’est donc une ville parfaitement adaptée à une analyse en termes d’économie politique urbaine, parce qu’il s’agissait d’une ville archétypale du fordisme, non seulement en raison de sa forte proportion d’ouvriers, mais aussi du fait de sa spécialisation industrielle (la sidérurgie) et enfin en raison de la précocité de sa conversion au travaillisme, un système politique parfaitement organisé au niveau municipal, avec un étroit contrôle exercé par la base militante sur les élus du conseil municipal. La ville respectait également pleinement la division du travail régissant la régulation urbaine sous l’ère fordiste : au patronat, la responsabilité du développement local ; à la municipalité, la prise en charge de la consommation collective. Enfin, l’évolution du capitalisme à Sheffield est relativement simple à comprendre, en raison de l’archi-domination historique de deux branches : la sidérurgie d’une part, la coutellerie de l’autre, avec un patronat très ancré dans son territoire. Archétypale du fordisme, la ville l’est ensuite, évidemment, des difficultés rencontrées par les espaces d’industrie lourde à se reconvertir sous l’ère post-fordiste. Au moment de la fermeture des usines, ce bastion du travaillisme a d’abord brièvement envisagé une autre voie : c’est la parenthèse fascinante de la Nouvelle gauche urbaine, durant lequel de jeunes élus appartenant à l’aile gauche du parti travailliste et issus des quartiers les plus touchés par la récession finissent par devenir majoritaires au sein du conseil. C’est une période, au début des années 1980, durant laquelle des élus locaux, confrontés à une grave crise économique et sociale, tentent de mettre en œuvre de nombreuses mesures progressistes et innovantes : politiques de formation des chômeurs et de gratuité des transports publics, soutien au développement de coopératives ouvrières, promotion de la participation, etc. Sheffield constitue l’une des villes où le mouvement est le plus ambitieux et la ville devient le symbole de la contestation au thatchérisme, gagnant par exemple les surnoms de « Red Sheffield » ou de « Socialist Republic of South Yorkshire ». Toutefois, déjà perdante économiquement et socialement, la ville a fini par perdre la bataille politique contre le gouvernement central au moment de l’introduction du « rate capping », un système plafonnant le budget des autorités locales, les privant ainsi de leurs leviers d’action

    #urban_matter #royaume-uni #villes #agglomeration #reclaim_the_street #espaces_publics

  • Comment se regroupent les populations dans l’espace urbain ?
    http://www.inegalites.fr/spip.php?article1867

    Que peut-on dire dans un premier temps de l’intensité du regroupement spatial des actifs dans les grandes aires urbaines françaises ? Deux grandes informations sont à retenir. Un premier phénomène apparaît nettement à la lecture du graphique 1. Quel que soit l’endroit, ce sont toujours les mêmes catégories d’actifs qui se regroupent avec la plus forte intensité : les courbes par catégories sociales se coupent peu. Peu importent donc les spécificités économiques, historiques ou géographiques des aires urbaines, ce sont toujours les mêmes qui se rapprochent le plus les unes des autres. La deuxième information porte, elle, sur les catégories d’actifs qui ont, le plus, tendance à se regrouper dans l’espace. Ici, bien que l’on parle souvent de ces phénomènes en insistant sur la ghettoïsation des plus « précaires », au contraire, ce sont avant tout les plus aisés financièrement qui se regroupent. Ce sont ainsi les cadres qui sont le plus regroupés dans l’espace, suivis des ouvriers et des chômeurs. Les groupes d’actifs souvent regroupés sous la dénomination de « classes moyennes » sont, pour leur part, ceux qui sont localisés de la façon la plus homogène dans l’espace urbain français.

    #ville #population #géographie #démographie #urbanisme #cartes

  • Cartographies d’aéroports à découvrir dans une quadruple page du monde diplo de ce mois-ci.

    Aéroports, de l’espace public à l’espace privé, par Philippe Rekacewicz (Le Monde diplomatique)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2013/02/REKACEWICZ/48733

    #Aéroports, de l’espace public à l’espace privé

    C’est un lent grignotage. Dans les bureaux de poste, les gares, les aéroports, sur les plans d’aménagement urbain, au centre-ville comme à la périphérie, une même contrainte enserre insensiblement les usagers des #espaces_publics : le passage imposé au travers d’espaces marchands. Pour les promoteurs de cette métamorphose, la consommation, contrôlée et sécurisée, doit remplacer toute déambulation rêveuse.

    #cartographie-radicale