• Une affaire d’évasion fiscale coûte 55 milliards d’euros aux Etats européens Cédric Guigon/gma - 18 Octobre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/9928011-une-affaire-d-evasion-fiscale-coute-55-milliards-d-euros-aux-etats-europ

    Le quotidien français Le Monde, associé à 17 autres médias européens, révèle jeudi une gigantesque affaire d’évasion fiscale. La somme dérobée serait de 55 milliards d’euros en l’espace de quinze ans à plusieurs Etats européens.
    L’enquête internationale s’appelle « CumEx Files ». Contrairement à l’affaire des Panama Papers, il ne s’agit pas de paradis fiscaux mais de financiers, en bande organisée, qui opèrent sur les marchés par des échanges rapides et discrets d’actions de grandes entreprises cotées en Bourse.

    L’escroquerie aurait donc profité de la souplesse qu’offrent les marchés. A l’origine, l’enquête s’appuie sur une fuite de documents judiciaires en Allemagne. En 2015, une bande de #traders, de #banques et d’#avocats auraient mis en place un montage fiscal pour frauder l’administration du pays. La facture aurait coûté plus de 10 milliards d’euros au contribuable allemand.


    Taxe sur les dividendes
    La technique, baptisée « Cum Ex », consiste à duper les Etats européens, qui ont mis en place une taxe sur les dividendes des actionnaires.

    Le but est de transférer rapidement les actions entre différents propriétaires étrangers afin que les Etats européens peinent à en retrouver les véritables détenteurs, et rembourse ainsi plusieurs fois la taxe sur les dividendes.

    Banques dans le coup
    Traders, courtiers, fonds, avocats et mêmes banques, seraient alliés dans cette escroquerie. L’enquête des CumEx Files affirme que cinquante institutions financières parmi les plus grandes de la planète y auraient participé, à des degrés divers.

    Les établissements bancaires auraient été au courant et auraient même joué le jeu. Le directeur de l’administration fiscale allemande, cité par Le Monde, parle de « crime organisé ». Les banques françaises, contactées par le quotidien, ont démenti catégoriquement toute implication.

    La Suisse concernée
    Le schéma aurait été répliqué sous des formes similaires au #Danemark, en #Belgique, en #Autriche, en #Norvège et en #Suisse. L’enquête ne précise en revanche pas quels montants auraient été dérobés à la Confédération, ni si certaines banques seraient impliqués.

    La #France, les #Pays-Bas, l’#Espagne auraient également subis des préjudices.

    La fraude liée au CumEx serait la partie émergée d’un problème bien plus important et qui coûterait des milliards de francs aux Etats : l’arbitrage des dividendes. Une forme d’optimisation fiscale qui permettrait aux banques internationales d’éviter l’impôt sur les dividendes.

     #bourse #cac40 #dividendes #économie #finance #capitalisme #actionnaires #fiscalité #CumEx



  • LiveMap pour suivre la progression de l’ouragan #Leslie, qui touchera le nord du #Portugal ce soir et le nord-ouest de l’#Espagne demain matin où il devrait faiblir & redescendre en méditerranée. Des pointes à 190km/h sont craintes pour cette nuit... Les autorités craignent des dégâts importants. L’#ouragan est annoncé comme le plus puissant depuis 170 ans au Portugal. Il est en passe de se transformer en #cyclone et ce serait donc le 1er à toucher l’Europe (à confirmer)
    https://www.ventusky.com/?p=38.8;-6.3;4&l=gust
    #climat #changement_climatique #météo #et_tes_bas



  • À Freddy Gomez
    à propos de Dédicaces
    Un exil libertaire espagnol

    Tomás Ibáñez

    https://lavoiedujaguar.net/A-Freddy-Gomez-a-propos-de-Dedicaces-Un-exil-libertaire-espagnol

    Freddy Gomez
    Dédicaces Un exil libertaire espagnol (1939-1975)
    Rue des Cascades, Paris, 2018

    Querido Freddy,

    Je me suis retrouvé comme si c’était hier dans cet « arrière-pays » qui est le tien et qui recoupe largement le mien par les personnages évoqués et surtout par l’atmosphère parfaitement rendue de cet exil libertaire (parisien, mais pas seulement) dans lequel toi et moi avons grandi. Par atmosphère j’entends non seulement les rapports humains, la quotidienneté, l’imaginaire partagé (avec ses espoirs et ses nostalgies), mais aussi les enjeux que faute de mieux j’appellerais « politiques ». Il y a dans ton livre trop d’images et de références qui me sont familières pour que je ne me sente pas comme si je déambulais à nouveau au sein d’une tranche de vie encore très proche, à commencer, par exemple, par l’évocation dès le début du texte (p. 17) de cette rue des Partants où vivait ma mère et où je fus domicilié pendant un temps. (...)

    #Exil #Espagne #Paris #mémoires_libertaires


    • On pourrait presque dire que la situation s’améliore :

      Lors du précédent processus de sélection de la même catégorie, organisé en décembre 2012, onze places ont été offertes et un total de 18 524 candidatures ont été reçues.


  • L’Espagne refuse de nouveau d’extrader vers la Suisse Hervé Falciani afp/tmun - 18 Septembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/suisse/9852430-l-espagne-refuse-de-nouveau-d-extrader-vers-la-suisse-herve-falciani.htm

    La justice espagnole a refusé pour la deuxième fois d’extrader vers la Suisse le lanceur d’alerte franco-italien Hervé Falciani, selon une décision du tribunal de l’Audience nationale rendue publique mardi.

    Hervé Falciani, informaticien aujourd’hui âgé de 46 ans, avait diffusé en 2009 des documents bancaires confidentiels, dérobés lorsqu’il travaillait pour la banque HSBC à Genève, révélant l’existence de comptes non déclarés de clients pratiquant l’évasion fiscale à grande échelle.
    Cela lui a valu une condamnation en 2015 à 5 ans de prison pour espionnage économique par le Tribunal pénal fédéral.


    « La question a déjà été tranchée »

    L’Espagne avait déjà refusé de l’extrader vers la Suisse en 2013, après plusieurs mois de détention provisoire de l’informaticien, mais Berne avait lancé un nouveau mandat d’arrêt international après sa condamnation.

    Dans sa décision datée de lundi, le même tribunal qui avait déjà rejeté son extradition a décidé de « refuser la nouvelle demande d’extradition, la question ayant déjà été tranchée ».

    Les juges considèrent également que l’espionnage économique pour lequel Hervé Falciani a été condamné en Suisse n’existe pas en droit espagnol.

    Au moins 127’000 comptes bancaires identifiés
    Hervé Falciani a collaboré avec le fisc dans plusieurs pays, dont l’#Espagne, la France et la #Belgique, déclenchant de nombreuses enquêtes. La « liste Falciani » a ainsi permis d’identifier dès 2009 au moins 127’000 comptes appartenant à 79’000 personnes de 180 nationalités dont le puissant banquier #Emilio_Botin en Espagne.

    #hsbc #fraude_fiscale #hervé_falciani #falciani #corruption #france #swissleaks #blanchiment #banque #suisse #fisc #évasion_fiscale #cahuzac #whistleblower
     #banques #économie #banksters 


  • Un #TGV privé va desservir #Barcelone, #Perpignan et #Narbonne

    C’est une révolution dans le transport ferroviaire européen. A partir du 5 octobre prochain, la société #ILSA, filiale de la compagnie aérienne #Air_Nostrum, sera gestionnaire d’une liaison ferroviaire à grande vitesse entre #Madrid et #Montpellier, avec des arrêts à #Saragosse, Barcelone, #Figueres, Perpignan et Narbonne.

    https://www.midilibre.fr/2018/09/17/un-tgv-prive-va-desservir-barcelone-perpignan-et-narbonne,4699923.php
    #transports_publics (pas tant publics que ça... en fait) #France #Espagne #transport_ferroviaire #privatisation #compagnies_aériennes


  • The Silver Way: China, Spanish America and the birth of #globalisation 1565-1815

    Long before London and New York rose to international prominence, a trading route was discovered between Spanish America and China that ushered in a new era of globalisation. The #Ruta_de_la_Plata or ’#Silver_Way’ catalysed economic and cultural exchange, built the foundations for the first global currency and led to the rise of the first ‘world city’. And yet, for all its importance, the Silver Way is too often neglected in conventional narratives on the birth of globalisation. Gordon and Morales re-establish its fascinating role in economic and cultural history, with direct consequences for how we understand China today.

    https://www.penguin.com.au/books/the-silver-way-china-spanish-america-and-the-birth-of-globalisation-1565
    #livre #ressources_pédagogiques #mondialisation #géographie_de_la_mondialisation #histoire #Espagne #Chine #argent
    ping @reka


  • La bactérie tueuse d’oliviers se propage en Europe et en France Margaux Parthonnaud - 13 Septembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_la-bacterie-tueuse-d-oliviers-se-propage-en-europe?id=10017917

    #Oliviers, #agrumiers, #vignes... La #bactérie tueuse, la Xylella fastidiosa, apparue en 2013 dans le Sud de l’Italie, reste aujourd’hui une maladie sans remède. Depuis quelques mois, la bactérie a été détectée sur des oliviers et des chênes verts de Corse, une première selon le syndicat interprofessionnel des oléiculteurs de Corse. Aujourd’hui, ils craignent les dégâts qu’elle pourrait causer. 

    La bactérie #Xylella_fastidiosa, c’est quoi ? 
    Cette affection mortifère fait dépérir tous les arbres contaminés. L’origine de ce fléau serait un insecte volant. Cet insecte piqueur-suceur se nourrit de la sève des végétaux et, ainsi, propage la bactérie d’une plante à l’autre. Réputée pour être la bactérie tueuse d’oliviers, celle-ci perturbe la circulation de la sève et bloque l’alimentation de l’arbre. Ainsi, les oliviers souffrent du complexe de dessèchement rapide. La maladie provoque des brûlures foliaires sur les feuilles et assèche l’arbre jusqu’à ce qu’il périsse. En quelques années, elle a ravagé une plantation de 10.000 hectares en Italie. 

    La mondialisation des échanges favorise, évidemment, la propagation de cette bactérie. Originaire du continent américain, et connu sous le nom de la maladie de Pierce, la bactérie est aujourd’hui localisé en #Italie, en #France, en #Espagne et en #Allemagne.

    Aucun traitement n’existe 
    Malheureusement, aucun moyen de lutter contre la bactérie n’a été mis au point. Selon Bruno Legendre, spécialiste de la bactérie, aucun remède permet de sauver ces plantes infectées. « Parce que pour lutter contre les bactéries, les principales armes sont des #antibiotiques, les mêmes molécules que l’on utilise en santé humaine. Or il est interdit d’utiliser ces produits, à grande échelle, dans l’environnement », expliquait-il au Point. 

    Pour le moment, les seules précautions à prendre sont d’arracher et de détruire les arbres atteints par la maladie, afin d’éviter que celle-ci se prolifère. 

    Théorie du complot ou corruption ? 
    S’agit-il, vraiment, d’une bactérie ? A qui profiterait le crime ? En 2016 ; l’Italie s’est plongé dans un curieux scandale, sur le fond de combines malhonnêtes avec la mafia. 

    La magistrature de Lecce (Italie) s’est saisie de l’affaire. Elle estime que les #chercheurs auraient relâché accidentellement (ou volontairement ?), dans la nature, une souche de #Xylella, importé du Costa Rica afin de l’étudier. Neuf chercheurs ont été mis en examen, suspectés d’avoir relâché la bactérie dans la nature. 

    Tout a commencé en 2013, lorsque la bactérie a été repérée sur des #oliviers. Rapidement, les arbres ont été abattus afin d’empêcher la prolifération de la maladie. Mais les agriculteurs et les associations chargées de la protection de l’environnement ont, tout de suite, accusé les scientifiques d’être à l’origine de sa propagation. 

    Evidemment, les scientifiques rejettent ces affirmations. Selon eux, la souche sur laquelle ils travaillaient n’est pas de même nature que celle retrouvée sur les oliviers.

     

    #mondialisation


  • El fiscal de Sevilla compara los centros de menores andaluces con “almacenes de niños” | España | EL PAÍS
    https://elpais.com/politica/2018/09/11/actualidad/1536685778_925522.html

    En Andalousie (aussi), il est de plus en plus difficile de trouver une solution à la situation des migrants mineurs non accompagnés (4650 selon l’article, depuis le début de l’année).

    ❝Desde la Junta se insiste en que están trabajando con las entidades que atienden a los menores con la premisa de que solo esta comunidad es la que está lidiando sola con los 4.650 menores que han llegado a sus costas desde enero. El Gobierno andaluz está esperando a que se materialicen las medidas extraordinarias que se adoptaron la semana pasada y que incluyen una distribución solidaria y voluntaria de los menores no acompañados entre el resto de comunidades autónomas y una dotación de 40 millones de euros para compensar a las regiones por la acogida de estos jóvenes solos.

    El fiscal Valpuesta ha calificado estos fondos extraordinarios como “parche” e hizo hincapié en que, en su lugar, había que potenciar fórmulas para disuadir a los menores de que lleguen a España. Sí se manifestó a favor de otra de las propuestas de la Junta para tratar de dar solución a la crisis de los jóvenes migrantes solos: impulsar un acuerdo con Marruecos para agilizar la devolución de los menores a sus lugares de origen y con sus familias. “El objetivo del sistema de protección de menores es la reagrupación. Es más fácil lograr ese objetivo con Marruecos que con menores cuyos países tienen mayores dificultades económicas, como Eritrea, Sudán o Somalia”, aseguró.

    Esta iniciativa, sin embargo, es rechazada por las ONG. Desde la APDHA, Rafel Lara, cuestiona que “Marruecos vaya a comprometerse con la entrega de los menores a sus familiares”. Por el contrario, respecto del reparto de estos jóvenes sí valoran “que haya corresponsabilidad del conjunto de las Comunidades Autónomas”.
    La Fiscalía pide que se revise el sistema legal de determinación de la edad

    “Aquí tenemos niños de entre tres y 18 años, más los que realmente tienen 20, porque no se han sometido al sistema de determinación de la edad o han sabido sortearlo”. Toñi Jiménez, presidenta del comité de empresa del centro de menores Hogar San Juan de Ávila, en Carmona (Sevilla), describe con estas palabras una realidad que ha provocado las críticas del Comité de los Derechos del Niño de Naciones Unidas: la imprecisión de las pruebas que se hacen en España para detectar la edad de los migrantes.

    En su Memoria General, la Fiscalía, responsable de ordenar este tipo de exámenes si hay dudas, concluye que “el sistema legal de determinación de la edad vigente debe ser objeto de profunda revisión para adecuarlo a una realidad inmigratoria que, como ha quedado reseñado, ha desbordado todas las previsiones”. Desde el Ministerio Público se propone que el sistema actual, “fundado en la atribución del Fiscal, en la mayoría de las ocasiones en servicio de guardia, de la responsabilidad de la adopción de una medida cautelar de carácter provisionalísima, sea sustituido “por un procedimiento específico de carácter administrativo sometido a recurso judicial directo”. Con este cambio, la Fiscalía considera que se eliminarían buena parte de las incertidumbres de los afectados y se “limitaría los casos de mayores de edad declarados menores de edad que alteran la normal convivencia en los centros”.

    #espagne #migrants


  • Pedro Sánchez : basta, por favor – Otras miradas
    https://blogs.publico.es/otrasmiradas/15028/pedro-sanchez-basta-por-favor

    A propos de la polémique provoquée par l’écoeurante vidéo mise en ligne par le PS espagnol pour célébrer les « 40 de Constitution ».

    https://www.youtube.com/watch?v=1SWCm4MAdng&feature=youtu.be

    No, Sánchez, no, no, no. ¡Basta ya!

    Nuestros “40 años de Constitución” no tienen que ver en absoluto con esos dos ancianos que ustedes UTILIZAN de manera vergonzosa. Tiene que ver con los cuarenta (40) años que sucedieron a su enfrentamiento. O sea, con el Franquismo. Pedro Sánchez: basta, por favor.

    Entiendo que los partidos de la nueva derecha bicéfala y los contertulios de la clásica derecha hidra utilicen la Guerra Civil para eludir el franquismo, y por lo tanto den un salto inhumano desde la contienda al pacto de la Constitución. Pero no pienso comprender que ustedes, un Gobierno que ha decretado la exhumación del dictador, utilicen la trampa vil de “los dos bandos” para celebrar ni siquiera las comuniones de su ala católica.

    En el Franquismo no hubo dos bandos. ¿Cuántas veces debemos repetir la evidencia para quebrar la mentira? En el Franquismo hubo un solo bando en el que se asesinó, violó y esclavizó a decenas de miles de hombres, mujeres y criaturas; en el que se les dejó morir de hambre y frío, en el que se robó tierras, propiedades, niños y niñas, mujeres, vidas y vidas y vidas. En el Franquismo hubo un solo bando criminal, sanguinario, asesino y dedicado al latrocinio, bien lo saben sus nietos.

    Basta ya, Pedro Sánchez, basta ya, PSOE. Basta ya de utilizar la senectud de dos hombres para eludir la infamia, para representar un diálogo que nada tiene que ver con el lugar de donde venimos, un diálogo imposible, y lo saben, que pone frente a frente al Franquismo con la democracia. Ustedes sustituyen los cuarenta (40) años de dictadura por una conversación de dos viejos combatientes en una guerra que no dejó tras de sí más que décadas de dolor, sometimiento, tortura y asesinato. Ustedes hacen trampa en eso, pero hacen algo mucho peor. Con el vídeo de los dos abuelos, ustedes eliminan, ELIMINAN, a cientos de miles de hombres y mujeres y criaturas víctimas de una de las más largas y bestiales dictaduras del siglo XX.

    #espagne #constitution


  • La fuite des cerveaux en Grèce : comment une classe politique corrompue a sacrifié une génération complète sur l’autel de l’euro
    https://www.crashdebug.fr/international/15087-la-fuite-des-cerveaux-en-grece-comment-une-classe-politique-corromp

    Au-delà de la situation absolument catastrophique en Grèce, (ce qui au passage n’émeut plus personne), il apparaît de façon de plus en plus évidente que la cure d’austérité qu’a subi le pays a servi de test à l’oligarchie, la Grèce est le laboratoire des potions amères des européistes, et permet de tester le degré d’acceptation et de résignation des peuples européens, la France, l’Italie et les autres pays (qui sont tout aussi corrompus) étant les suivants…. Vous ne me croyez pas ? Et bien, jetez donc un œil aux Gopés (grande orientation politique et économique) de l’Union européenne pour 2018…

    (c) Getty Images

    Entre 2008 et 2018, plus de 500 000 Grecs âgés de 25 à 39 ans ont quitté leur pays. La plupart d’entre eux sont des diplômés universitaires. Un nombre considérable dans un pays vieillissant avec une (...)


  • « Ce n’est pas un logement, c’est un cercueil »

    🏚️📈À Barcelone, des promoteurs immobiliers construisent des appartements de 1 mètre sur 2, pour + de 150 000 € à l’achat, et 200 € de loyer📈🏚️

    Pendant ce temps la touristification & AirBnB continuent de mettre les habitant·es dehors...

    Via https://twitter.com/HiginiaRoig/status/1037280742185861122

    Et voir ici : https://www.elperiodico.com/es/barcelona/20180831/una-empresa-trata-de-implantar-los-pisos-colmena-en-barcelona-7012344

    et ici : https://beteve.cat/economia/pisos-rusc-habitatge-barcelona


  • #métaliste sur les #statistiques et #chiffre des #arrivées de personnes en exil en Europe via la #Méditerranée (#Espagne, #Italie #Grèce) et sur les #départs de #Libye.

    Arrivées en Europe via la Méditerranée :
    2018 :
    https://seenthis.net/messages/705781
    2017 :
    https://seenthis.net/messages/667569

    Les #raisons de la baisse des arrivées en Europe, en lien avec la politique d’externalisation en Libye :
    https://seenthis.net/messages/676632

    Départs de Libye (ou non-départs car refoulements et interceptations par les gardes-côtes libyens) :
    https://seenthis.net/messages/719759
    –-> à mettre en lien avec les politiques d’#externalisation en Libye :
    https://seenthis.net/messages/705401

    Et le tout à mettre en lien avec les statistiques sur les #morts et #naufrages en Méditerranée.
    2018 :
    https://seenthis.net/messages/705934
    #mourir_en_mer #décès #mortalité
    Il faudrait trouver les liens vers les statistiques des années précédentes (mais hélas pas le temps maintenant...)

    cc @isskein @reka @simplicissimus

    • Un bon article de #Matteo_Villa qui résume ces questions, paru en septembre 2018 :

      Outsourcing European Border Control : Recent Trends in Departures, Deaths and Search and Rescue Activities in the Central Mediterranean

      In our previous blog post ‘Border Deaths in the Mediterranean: what we can learn from the latest data?’ on Border Criminologies (March 2017) we discussed the existing data sources on Mediterranean Sea migration and provided an analysis of key patterns and trends. We found that Search and Rescue (SAR) has little or no effect on the number of arrivals, and it is rather the absence of SAR that leads to more deaths. These results, which are in line with other research, were covered by various European media outlets and also resulted in a peer reviewed publication in Sociology (also available as a free preprint).

      These findings covered the period until December 2016. Since then, however, the context of European border policy has changed considerably:

      Through a mix of political pressure, financial incentives and military assistance, the EU has tried to induce transit countries in the Sahel to close their borders to Europe-bound migrants. According to European parliament president Tajani, this resulted in a 95% drop in crossings through Niger, a key transition point for migrants on the way to Libya, although it cannot be excluded that migrants are taking different, more dangerous routes in order to reach Northern African countries (either via Niger or through Algeria).
      From the beginning of 2017 onwards, the Italian government backed by the EU has increasingly cooperated with Libyan authorities to block depatures in exchange for financial and logistical support. The UN-backed government in Libya in turn, has allegedly forged deals with a number of militias.
      Increased European support for the Libyan Coast Guard (LCG), resulting in an increase in interceptions and the declaration of a Libyan SAR zone.
      Increasing legal and political attacks on NGOs engaged in SAR have culminated in Italy’s decision to declare its ports to be “closed” to NGO vessels and (temporarily) to EU rescue ships in June 2018.

      Each of these developments can be seen as part of a broader strategy to close the European borders by externalizing border control to third countries, a practice that was tried earlier with Turkey, and to relax commitments enshrined in international law, such as search and rescue at sea and non refoulement.

      In view of these recent developments, we document estimated trends in arrivals, deaths, mortality rates and rescue activities covering the most recent period, between January 2016 and July 2018. In doing so, we strongly rely on detailed statistical analyses conducted by the Italian research institute ISPI. Our analyses are based on publicly available data from the IOM and the UNHCR for arrivals and interceptions, and IOM’s Missing Migrants Project for deaths. It is important to note that recorded deaths are a lower bound estimate of the actual death toll, because some deaths are likely to remain unreported. We provide an extensive discussion of data sources, data quality and challenges for their interpretation in our academic article on the issue. Since most of the above developments relate to the situation in Libya, we focus on migrants departing from that country. Libya is also the only Northern African country where interceptions at sea by the Coast Guard are independently monitored by both IOM and UNHCR personnel at disembarkation points.

      Although each of these individual developments have been reported elsewhere, together they paint a picture of Europe’s resolve to close its external borders and deter irregular migration, regardless of the (human) cost.

      Trend #1: A sharp drop in departures

      Figure 1 plots trends in the number of migrants departing irregularly from Libya by sea since January 2016. Until mid-2017, migrant departures show a remarkably regular seasonal pattern, with around 20,000 departures during the summer months. As of July 2017, however, the number of arrivals dropped dramatically, and it has stayed at comparatively low levels up to the present. The decrease in arrivals occurred after alleged ’deals’ between Libyan authorities and the militias in Western Libya that control the smuggling networks, and a few months after the signing of a memorandum of understanding between Italy and Libya. Convergent diplomatic action induced some militias to switch from smuggling to preventing departures. Other factors, such as the activity of the LCG, private and public SAR providers, or dynamics in the rate of dead and missing along the route, are relevant per se but appear to play no significant role in the decrease in arrivals to Europe. Europe’s efforts to block migrants passing though transit countries may have played a role as well, but evidence is still too sparse to be reliably assessed.

      Trend #2: An increased risk of interception by the Libyan Coast Guard

      The Libyan Coast Guard plays a pivotal role in Europe’s strategy of externalizing migration control to third countries. A report by Human Rights Watch suggests that in recent months “the Italian Maritime Rescue Coordination Center (IMRCC) has routinized a practice, tested since at least May 2017, of transferring responsibility to Libyan coast guard forces in international waters even when there are other, better-equipped vessels, including its own patrol boats or Italian navy vessels, closer to the scene.” This practice has been termed ’refoulement by proxy’ because the LCG is financed, equipped and instructed by the Italian and European authorities, as described in this recent investigative report. Migrants who are forcibly returned to Libya are imprisoned in detention centres for indefinite periods, and they face systematic violence—including torture and rape—as has been documented in numerous reports.

      The new Italian government intensified and formalized the policy of transferring responsibility to the LCG. Since June, it has instructed ships undertaking rescues in the Libyan SAR zone to refer all emergency calls to the Libyan authorities, who will then arrange their interception and pull-back to Libya. The declarations that Italian ports are “closed” to NGO ships are also part of this strategy, as their operations are considered to interfere with LCG interceptions. In late July, this practice resulted in the first instance of a non-Libyan vessel, the Asso Ventotto, being instructed to coordinate with the Tripoli Joint Rescue Co-ordination Centre (JRCC). The ship ultimately disembarked the rescued persons on Libyan territory and thus effectively engaged in refoulement and collective expulsion of migrants.

      The practice of outsourcing European border control to the Libyan Coast Guard has brought about a sharp increase in its activity: by the end of July 2018, the LCG had intercepted 12,490 migrants at sea compared to 8,851 during the same period in the previous year, which amounts to a 41% increase. In combination with the drop in departures, this policy has resulted in a rapid increase in the risk of interception. To illustrate this fact, in July 2017 just 6% of migrants leaving Libya by sea ended up being caught and brought back, while almost 94% made it to Europe. In July 2018, instead, 71% of migrants leaving Libya’s shores were intercepted and brought back, while just 24% arrived safely in a European country (see Figure 2).

      Trend #3: An increase in the absolute and relative mortality rate between mid-June and July 2018

      In this section, we look at trends in absolute mortality (the number of dead and missing people at sea) and relative mortality (the risk of crossing) of migrants departing from Libya. In particular, we analyse the widely reported spike in deaths that occurred in late June 2018, after virtually all SAR NGOs had been prevented from operating as a result of policies introduced by the new Italian Minister of Interior Salvini from the far-right Lega and the continued denial by the Maltese authorities to offer Valetta as a port of entry. On June 10, Italy unilaterally decided to declare its ports to be “closed” to NGO rescue ships, as well as (temporarily) to commercial and EU vessels carrying rescued migrants. Also Malta tightened its position on rescue activities and cracked down on two SAR NGOs in early July. Since then, rescue operations close to the Libyan coast have been almost entirely delegated to the LCG.

      First, we look at trends in the absolute mortality rate. Figure 3 shows a reduction in the monthly number of deaths since July 2017, commensurate with the reduction in the number of departures described above. For example, 20 deaths were recorded in April 2018, and 11 in May (Figure 3). In June, however, an estimated 451 migrants died on their way from Libya to Europe—of which 370 between 16 and 30 June. It is important to note that these deaths occurred during a time when departures were comparatively low. As a result, the risk of crossing has increased from 2.8% in the previous months to a staggering 7% since mid-June 2018 (Figure 4). These findings are also robust to using different time frames for the pre-NGO absence period, including the entire period since the drop of arrivals in July 2017 until the NGO ban. Whereas relative mortality has fluctuated in recent years, 7% constitute an extraordinary spike.

      Figure 5 maps shipwreck events occurring between 16 June and 31 July 2018 with at least estimated 15 dead or missing persons, using geocoded data provided by IOM’s Missing Migrants Project. While the precise location of each shipwreck is only an estimate, as “precise locations are not often known” (as explained in the “Methodology” section of the Missing Migrants Project), such estimates do provide an indication of where such shipwrecks have taken place. In particular, IOM data shows that shipwrecks between 16 June and 31 July took place well within 50 nautical miles from Libya’s shores, an area which used to be patrolled by either the LCG or NGO vessels. Yet, during the time when deaths spiked, only two NGO vessels had been operating, and only discontinuously.

      These observations are reminiscent of what happened in 2015, when the withdrawal of competent SAR providers (the Italian mission Mare Nostrum) similarly created the conditions for avoidable loss of life. Although these findings are based on a relatively short time period, they are suggestive of the risk of leaving the Libyan SAR zone to the operations of the LCG alone. Continuous monitoring of the situation remains of utmost importance.

      Conclusion

      In combination, the three trends described above highlight the harsh realities of recent European migration policies, which seek to limit irregular migration regardless of the moral, legal and humanitarian consequences. The current European obsession with reducing migration at all costs is even less comprehensible when considering that arrivals decreased drastically prior to the most recent escalation of rhetoric and externalization of migration control. Arrivals to Italy in the first half of 2018 were down by 79% compared to the same time frame in 2017. Although increasingly inhumane policies are often cloaked in a rhetoric about reducing deaths at sea, it is important to remember that those who are prevented from crossing or forcibly returned are generally not safe but remain subject to precarious and often lethal conditions in countries of transit. Rather than providing a sustainable response to the complex challenges involved in irregular migration, Europe has outsourced the management of its migration ’problem’ to countries like Libya and Niger, where violence and death often remains hidden from the public view.

      https://www.law.ox.ac.uk/research-subject-groups/centre-criminology/centreborder-criminologies/blog/2018/09/outsourcing


    • Pour la première fois depuis 2009, un navire italien ramène des migrants en Libye

      Une embarcation de migrants secourue par un navire de ravitaillement italien a été renvoyée en Libye lundi 30 juillet. Le HCR a annoncé mardi l’ouverture d’une enquête et s’inquiète d’une violation du droit international.

      Lundi 30 juillet, un navire battant pavillon italien, l’Asso Ventotto, a ramené des migrants en Libye après les avoir secourus dans les eaux internationales – en 2012 déjà l’Italie a été condamnée par la Cour européenne des droits de l’Homme pour avoir reconduit en Libye des migrants secourus en pleine mer en 2009.

      L’information a été donnée lundi soir sur Twitter par Oscar Camps, le fondateur de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms, avant d’être reprise par Nicola Fratoianni, un député de la gauche italienne qui est actuellement à bord du bateau humanitaire espagnol qui sillonne en ce moment les côtes libyennes.

      Selon le quotidien italien La Repubblica, 108 migrants à bord d’une embarcation de fortune ont été pris en charge en mer Méditerranée par l’Asso Ventotto lundi 30 juillet. L’équipage du navire de ravitaillement italien a alors contacté le MRCC à Rome - centre de coordination des secours maritimes – qui les a orienté vers le centre de commandement maritime libyen. La Libye leur a ensuite donné l’instruction de ramener les migrants au port de Tripoli.

      En effet depuis le 28 juin, sur décision européenne, la gestion des secours des migrants en mer Méditerranée dépend des autorités libyennes et non plus de l’Italie. Concrètement, cela signifie que les opérations de sauvetage menées dans la « SAR zone » - zone de recherche et de sauvetage au large de la Libye - sont désormais coordonnées par les Libyens, depuis Tripoli. Mais le porte-parole du Conseil de l’Europe a réaffirmé ces dernières semaines qu’"aucun navire européen ne peut ramener des migrants en Libye car cela serait contraire à nos principes".

      Violation du droit international

      La Libye ne peut être considérée comme un « port sûr » pour le débarquement des migrants. « C’est une violation du droit international qui stipule que les personnes sauvées en mer doivent être amenées dans un ‘port sûr’. Malgré ce que dit le gouvernement italien, les ports libyens ne peuvent être considérés comme tels », a déclaré sur Twitter le député Nicola Fratoianni. « Les migrants se sont vus refuser la possibilité de demander l’asile, ce qui constitue une violation des accords de Genève sur les sauvetages en mer », dit-il encore dans le quotidien italien La Stampa.

      Sur Facebook, le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, nie toutes entraves au droit international. « La garde-côtière italienne n’a ni coordonné, ni participé à cette opération, comme l’a faussement déclarée une ONG et un député de gauche mal informé ».

      Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a de son côté annoncé mardi 31 juillet l’ouverture d’une enquête. « Nous recueillons toutes les informations nécessaires sur le cas du remorqueur italien Asso Ventotto qui aurait ramené en Libye 108 personnes sauvées en Méditerranée. La Libye n’est pas un ‘port sûr’ et cet acte pourrait constituer une violation du droit international », dit l’agence onusienne sur Twitter.

      http://www.infomigrants.net/fr/post/10995/pour-la-premiere-fois-depuis-2009-un-navire-italien-ramene-des-migrant

    • Nave italiana soccorre e riporta in Libia 108 migranti. Salvini: «Nostra Guardia costiera non coinvolta»

      L’atto in violazione della legislazione internazionale che garantisce il diritto d’asilo e che non riconosce la Libia come un porto sicuro. Il vicepremier: «Nostre navi non sono intervenute nelle operazioni». Fratoianni (LeU): «Ci sono le prove della violazione»

      http://www.repubblica.it/cronaca/2018/07/31/news/migranti_nave_italiana_libia-203026448/?ref=RHPPLF-BH-I0-C8-P1-S1.8-T1
      #vos_thalassa #asso_28

      Commentaire de Sara Prestianni, via la mailing-list de Migreurop:

      Le navire commerciale qui opere autour des plateformes de pétrole, battant pavillon italien - ASSO 28 - a ramené 108 migrants vers le port de Tripoli suite à une opération de sauvetage- Les premiers reconstructions faites par Open Arms et le parlementaire Fratoianni qui se trouve à bord de Open Arms parlent d’une interception en eaux internationales à la quelle a suivi le refoulement. Le journal La Repubblica dit que les Gardes Cotes Italiennes auraient invité Asso28 à se coordonner avec les Gardes Cotes Libyennes (comme font habituellement dans les derniers mois. Invitation déclinés justement par les ong qui opèrent en mer afin de éviter de proceder à un refoulement interdit par loi). Le Ministre de l’Interieur nie une implication des Gardes Cotes Italiens et cyniquement twitte “Le Garde cotes libyenne dans les derniers heures ont sauvé et ramené à terre 611 migrants. Les Ong protestent les passeurs font des affaires ? C’est bien. Nous continuons ainsi”

    • Départs de migrants depuis la Libye :

      Libya : outcomes of the sea journey

      Migrants intercepted /rescued by the Libyan coast guard

      Lieux de désembarquement :


      #Italie #Espagne #Malte

      –-> Graphiques de #Matteo_Villa, posté sur twitter :
      source : https://twitter.com/emmevilla/status/1036892919964286976

      #statistiques #chiffres #2016 #2017 #2018

      cc @simplicissimus

    • Libyan Coast Guard Takes 611 Migrants Back to Africa

      Between Monday and Tuesday, the Libyan Coast Guard reportedly rescued 611 migrants aboard several dinghies off the coast and took them back to the African mainland.

      Along with the Libyan search and rescue operation, an Italian vessel, following indications from the Libyan Coast Guard, rescued 108 migrants aboard a rubber dinghy and delivered them back to the port of Tripoli. The vessel, called La Asso 28, was a support boat for an oil platform.

      Italian mainstream media have echoed complaints of NGOs claiming that in taking migrants back to Libya the Italian vessel would have violated international law that guarantees the right to asylum and does not recognize Libya as a safe haven.

      In recent weeks, a spokesman for the Council of Europe had stated that “no European ship can bring migrants back to Libya because it is contrary to our principles.”

      Twenty days ago, another ship supporting an oil rig, the Vos Thalassa, after rescuing a group of migrants, was preparing to deliver them to a Libyan patrol boat when an attempt to revolt among the migrants convinced the commander to reverse the route and ask the help of the Italian Coast Guard. The migrants were loaded aboard the ship Diciotti and taken to Trapani, Sicily, after the intervention of the President of the Republic Sergio Mattarella.

      On the contrary, Deputy Prime Minister Matteo Salvini has declared Tuesday’s operation to be a victory for efforts to curb illegal immigration. The decision to take migrants back to Africa rather than transporting them to Europe reflects an accord between Italy and Libya that has greatly reduced the numbers of African migrants reaching Italian shores.

      Commenting on the news, Mr. Salvini tweeted: “The Libyan Coast Guard has rescued and taken back to land 611 immigrants in recent hours. The NGOs protest and the traffickers lose their business? Great, this is how we make progress,” followed by hashtags announcing “closed ports” and “open hearts.”

      Parliamentarian Nicola Fratoianni of the left-wing Liberi and Uguali (Free and Equal) party and secretary of the Italian Left, presently aboard the Spanish NGO ship Open Arms, denounced the move.

      “We do not yet know whether this operation was carried out on the instructions of the Italian Coast Guard, but if so it would be a very serious precedent, a real collective rejection for which Italy and the ship’s captain will answer before a court,” he said.

      “International law requires that people rescued at sea must be taken to a safe haven and the Libyan ports, despite the mystification of reality by the Italian government, cannot be considered as such,” he added.

      The United Nations immigration office (UNHCR) has threatened Italy for the incident involving the 108 migrants taken to Tripoli, insisting that Libya is not a safe port and that the episode could represent a breach of international law.

      “We are collecting all the necessary information,” UNHCR tweeted.

      https://www.independent.co.uk/news/world/americas/santiago-anti-abortion-women-stabbed-chile-protest-a8469786.html
      #refoulements #push-back

    • Libya rescued 10,000 migrants this year, says Germany

      Libyan coast guards have saved some 10,000 migrants at sea since the start of this year, according to German authorities. The figure was provided by the foreign ministry during a debate in parliament over what the Left party said were “inhumane conditions” of returns of migrants to Libya. Libyan coast guards are trained by the EU to stop migrants crossing to Europe.

      https://euobserver.com/tickers/142821


  • L’Espagne renonce à une vente de bombes à l’Arabie saoudite
    https://www.atlasinfo.fr/L-Espagne-renonce-a-une-vente-de-bombes-a-l-Arabie-saoudite_a93730.html

    L’Espagne a renoncé à une vente de 400 bombes à guidage laser à l’Arabie saoudite, engagée dans un conflit meurtrier au Yémen, a annoncé mardi le ministère de la Défense.

    Cette confirmation d’une information de la radio Cadena SER intervient après des bombardements cet été au Yémen, qui ont tué au moins 66 enfants au cours de raids en août.

    Selon la Cadena SER, le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez, arrivé au pouvoir début juin, a enclenché en juillet la procédure pour annuler le contrat signé à l’été 2015 par son prédécesseur conservateur. Les 9,2 millions d’euros déjà payés pour 400 bombes à guidage laser vont être rendus à l’Arabie saoudite, a annoncé la radio.

    L’#Espagne de Sanchez nettement plus courageuse que la France de Macron sur le #yémen


  • Le directeur de #Frontex appelle à accélérer les #expulsions de migrants

    Le directeur de l’agence européenne des garde-frontières et garde-côtes (Frontex) exhorte les Etats membres à appliquer plus systématiquement les décisions d’expulsions de migrants et à harmoniser leurs règles, sans quoi l’Europe envoie selon lui un encouragement « implicite » à traverser la Méditerranée.

    Le directeur de l’agence européenne des garde-frontières et garde-côtes (Frontex) exhorte les Etats membres à appliquer plus systématiquement les décisions d’expulsions de migrants et à harmoniser leurs règles, sans quoi l’Europe envoie selon lui un encouragement « implicite » à traverser la Méditerranée.

    Dans un entretien à paraître jeudi dans les quotidiens régionaux du groupe Ebra, Fabrice Leggeri appelle globalement les pays européens à durcir et à coordonner la gestion des frontières extérieures communes.

    « Tant qu’on n’arrivera pas à augmenter l’efficacité des éloignements, les gens verront des clandestins créer dans certains quartiers une forme de société parallèle, fonctionnant sur une économie noire, comme des ’bulles’ où la loi ne s’applique pas », estime-t-il.

    « Les Etats membres doivent prendre davantage de décisions effectives d’éloignement, qui soient mieux mises en oeuvre », dit-il.

    En France , 18.000 expulsions ont eu lieu l’an dernier, dont près de 15.000 forcées (en hausse de 14% par rapport à 2016) et 86.000 personnes ont été refoulées aux frontières, pour la plupart dans les Alpes-Maritimes.

    Lors d’un Conseil européen, les Vingt-Huit se sont engagés le 29 juin notamment à renforcer les frontières de l’UE et à créer des « plateformes de débarquement » hors d’Europe et des « centres contrôlés » d’accueil sur le sol européen.

    Pour Fabrice Leggeri, les plateformes situées dans des pays tiers, décriées par les ONG et par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) comme contraires au droit d’asile, représentent une piste valable.

    « Il n’est pas question de revenir sur le devoir de sauvetage des gens. La vraie question est : pour les débarquer où ? Pourquoi systématiquement en Europe ? Après, il n’est pas non plus question de refouler les gens vers des pays ’non sûrs’. L’enjeu est donc de mettre en place des plateformes de débarquement respectueuses du droit, qui permettent aux personnes d’avoir accès à l’asile », estime-t-il.

    En vue de coordonner les expulsions par avion, l’agence Frontex est en train de mettre au point « un système informatique d’échange de données nommé Irma qui dira en temps réel combien d’irréguliers d’un pays, par exemple des Pakistanais, vont avoir bientôt une décision effective d’éloignement de l’Union, ce qui nous permettra de planifier l’envoi d’un charter vers le Pakistan », explique-t-il.

    Selon l’OIM, 63.142 réfugiés ont traversé la Méditerranée cette année pour rejoindre l’Europe, soit environ deux fois moins qu’à la même période l’an dernier. Au moins 1.500 personnes ont péri dans cette traversée.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/220818/le-directeur-de-frontex-appelle-accelerer-les-expulsions-de-migrants
    #asile #migrations #renvois #réfugiés #UE #Europe #EU

    #machine_à_expulsion #machine_à_expulser = les tags que j’ai utilisés sur seenthis pour parler de cette envie d’expulser à tous les coup !

    • Ah mais de quoi il se mêle ce gugusse ?

      « Tant qu’on n’arrivera pas à augmenter l’efficacité des éloignements, les gens verront des clandestins créer dans certains quartiers une forme de société parallèle, fonctionnant sur une économie noire, comme des ’bulles’ où la loi ne s’applique pas »,

      Qu’il s’occupe de ses frontières, qu’il parle de son boulot de merde, ça suffit déjà hein. Ces propos pseudo descriptivo prémonitoires qu’il se les garde, merde. C’est un fonctionnaire ? Depuis quand ça a le droit de jeter de la merde sur le fumier un fonctionnaire ? Quelqu’un connait un endroit où on peut demander à l’Europe que le mec s’occupe de sa popotte et s’abstienne de ces vagissements décérébrés et fascisants ?
      #enerve #devoir_de_reserve #sanction

    • España es el tercer país de la UE que más dinero recibe para deportar migrantes

      Casi mil millones de euros destina la Comisión Europea a los países para «acciones relacionadas con el retorno de inmigrantes irregulares». Es decir, para deportaciones.

      Así se desprende de la respuesta del comisario de Migración, Dimitris Avramopouluos, a una pregunta formulada por la portavoz de IU en el Parlamento europeo, Marina Albiol, preguntaba por la cantidad empleada en garantizar la llegada legal y segura de personas; la información desglosada por Estados miembros y por receptor final de los fondos y por los mecanismos para supervisar que las personas migrantes no son encarceladas, perseguidas o torturadas tras haber sido deportadas desde la UE.

      Avramopouluos, que responde a algunas cuestiones con más concreción que a otras, afirma que «en el marco del Fondo de Asilo, Migración e Integración, los Estados miembros disponen en sus programas nacionales, para el periodo 2014-2020, de 737 millones de euros para acciones que refuercen el Sistema Europeo Común de Asilo, incluida la prestación de servicios a los solicitantes de asilo y la recepción de los mismos. Además, 53 millones de euros están destinados a apoyar la migración legal desde terceros países a los Estados miembros. Asimismo, se han asignado a los Estados miembros 872 millones de euros en fondos adicionales para apoyar el reasentamiento de los beneficiarios de protección internacional procedentes de terceros países a los Estados miembros».

      Además, Avramopouluos explica que "en el marco del Fondo de Asilo, Migración e Integración, se asignan 943 millones de euros como parte de los programas nacionales de los Estados miembros para acciones relacionadas con el retorno. Por lo que se refiere al número de retornos en 2017, la cifra oficial de Eurostat es de 188 905 inmigrantes irregulares devueltos de manera efectiva a terceros países en 2017 por todos los Estados miembros de la UE. Esta cifra incluye tanto los retornos voluntarios como los forzosos.

      «Las deportaciones son uno de los elementos centrales de las políticas xenófobas de la UE y esto queda claro cuando vemos que se gastan 70 millones de euros más en deportaciones que en programas de reasentamiento», reflexiona Marina Albiol: «Su objetivo es reducir el número de migrantes a toda costa y para ello no dudan en realizar deportaciones forzosas, para las que a menudo se utiliza violencia o sedaciones. Devuelven a esas personas a la violencia y la miseria de la que huyeron, o incluso las deportan a terceros países, por los que hayan transitado en su camino hacia la UE, pero con los que no tengan ningún tipo de vínculo».

      De esos 943 millones de euros, España es el tercer país, con 116,1 millones, que más dinero recibe para deportaciones. El primero es Reino Unido –219,4 millones–, seguido de Grecia –132,8 millones–.

      «Que el Estado español sea el tercer estado europeo que más fondos recibe para las deportaciones demuestra el papel de alumno aventajado que tiene en la aplicación de las políticas de la Europa Fortaleza», prosigue Albiol: «El Gobierno de Sánchez ya ha demostrado con sus acciones que no va a promover ningún tipo de cambio en las políticas migratorias españolas, caracterizadas por las violaciones de derechos humanos en la frontera de Ceuta y Melilla y en los Centros de Internamiento».

      «Estas políticas –continúa Albiol– son además un enorme negocio para unas pocas empresas privadas que, como Air Europa, se lucran con esta industria criminal. Esos 116 millones de euros que de momento ha recibido el Estado español para realizar deportaciones es dinero del conjunto de contribuyentes que viven o trabajan en la Unión, también de personas migrantes en situación administrativa irregular. Sin embargo, las autoridades europeas no tienen reparo en dar ese dinero a empresas privadas para que estas apliquen unas políticas que están dictadas por la extrema derecha».

      https://www.eldiario.es/desalambre/Espana-tercer-UE-deportar-migrantes_0_817868523.html

      –->En 2017, 943 millions were assigned for deportations, says the European Commissioner of Migration Avramopouluos, answering the MEP Marina Albiol (IU). Of this 943 million Euros, Spain is the third country, with 116,1 millions, which more money receives for deportations. The first one is United Kingdom -219,4 million-, followed by Greece -132,8 million-.

      #Espagne


  • Eric Fassin : « L’#appropriation_culturelle, c’est lorsqu’un emprunt entre les cultures s’inscrit dans un contexte de #domination »

    Dans un entretien au « Monde », le sociologue Eric Fassin revient sur ce concept né dans les années 1990, au cœur de nombre de polémiques récentes.

    Des internautes se sont empoignés sur ces deux mots tout l’été : « appropriation culturelle ». Le concept, né bien avant Twitter, connaît un regain de popularité. Dernièrement, il a été utilisé pour décrire aussi bien le look berbère de Madonna lors des MTV Video Music Awards, la dernière recette de riz jamaïcain du très médiatique chef anglais #Jamie_Oliver, ou l’absence de comédien autochtone dans la dernière pièce du dramaturge québécois #Robert_Lepage, #Kanata, portant justement sur « l’histoire du Canada à travers le prisme des rapports entre Blancs et Autochtones ».

    Qu’ont en commun ces trois exemples ? Retour sur la définition et sur l’histoire de l’« appropriation culturelle » avec Eric Fassin, sociologue au laboratoire d’études de genre et de sexualité de l’université Paris-VIII et coauteur de l’ouvrage De la question sociale à la question raciale ? (La Découverte).
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    D’où vient le concept d’« appropriation culturelle » ?

    Eric Fassin : L’expression apparaît d’abord en anglais, à la fin du XXe siècle, dans le domaine artistique, pour parler de « #colonialisme_culturel ». Au début des années 1990, la critique #bell_hooks, figure importante du #Black_feminism, développe par exemple ce concept, qu’elle résume d’une métaphore : « manger l’Autre. » C’est une approche intersectionnelle, qui articule les dimensions raciale et sexuelle interprétées dans le cadre d’une exploitation capitaliste.

    Un regard « exotisant »

    Cette notion est aussi au cœur de la controverse autour de #Paris_Is_Burning, un film #documentaire de 1990 sur la culture des bals travestis à New York. Une autre critique noire, Coco Fusco, reprochait à la réalisatrice #Jennie_Livingston, une lesbienne blanche, son regard « exotisant » sur ces minorités sexuelles et raciales. Pour elle, il s’agissait d’une forme d’#appropriation_symbolique mais aussi matérielle, puisque les sujets du film se sont sentis floués, dépossédés de leur image.

    Comment définir ce concept ?

    E. F. : Ce qui définit l’appropriation culturelle, comme le montre cet exemple, ce n’est pas seulement la circulation. Après tout, l’emprunt est la règle de l’art, qui ne connaît pas de frontières. Il s’agit de #récupération quand la #circulation s’inscrit dans un contexte de #domination auquel on s’aveugle. L’enjeu n’est certes pas nouveau : l’appropriation culturelle, au sens le plus littéral, remplit nos #musées occidentaux d’objets « empruntés », et souvent pillés, en Grèce, en Afrique et ailleurs. La dimension symbolique est aujourd’hui très importante : on relit le #primitivisme_artistique d’un Picasso à la lumière de ce concept.

    Ce concept a-t-il été intégré dans le corpus intellectuel de certaines sphères militantes ?

    E. F. : Ces références théoriques ne doivent pas le faire oublier : si l’appropriation culturelle est souvent au cœur de polémiques, c’est que l’outil conceptuel est inséparablement une arme militante. Ces batailles peuvent donc se livrer sur les réseaux sociaux : l’enjeu a beau être symbolique, il n’est pas réservé aux figures intellectuelles. Beaucoup se transforment en critiques culturels en reprenant à leur compte l’expression « appropriation culturelle ».

    En quoi les polémiques nées ces derniers jours relèvent-elles de l’appropriation culturelle ?

    E. F. : Ce n’est pas la première fois que Madonna est au cœur d’une telle polémique. En 1990, avec sa chanson Vogue, elle était déjà taxée de récupération : le #voguing, musique et danse, participe en effet d’une subculture noire et hispanique de femmes trans et de gays. Non seulement l’artiste en retirait les bénéfices, mais les paroles prétendaient s’abstraire de tout contexte (« peu importe que tu sois blanc ou noir, fille ou garçon »). Aujourd’hui, son look de « #reine_berbère » est d’autant plus mal passé qu’elle est accusée d’avoir « récupéré » l’hommage à la « reine » noire Aretha Franklin pour parler… de Madonna : il s’agit bien d’appropriation.

    La controverse autour de la pièce Kanata, de Robert Lepage, n’est pas la première non plus — et ces répétitions éclairent l’intensité des réactions : son spectacle sur les chants d’esclaves avait également été accusé d’appropriation culturelle, car il faisait la part belle aux interprètes blancs. Aujourd’hui, c’est le même enjeu : alors qu’il propose une « relecture de l’histoire du Canada à travers le prisme des rapports entre Blancs et Autochtones », la distribution oublie les « autochtones » — même quand ils se rappellent au bon souvenir du metteur en scène. C’est encore un choix revendiqué : la culture artistique transcenderait les cultures « ethniques ».

    Par comparaison, l’affaire du « #riz_jamaïcain » commercialisé par Jamie Oliver, chef britannique médiatique, peut paraître mineure ; elle rappelle toutefois comment l’ethnicité peut être utilisée pour « épicer » la consommation. Bien sûr, la #nourriture aussi voyage. Reste qu’aujourd’hui cette #mondialisation marchande du symbolique devient un enjeu.

    Pourquoi ce concept fait-il autant polémique ?

    E. F. : En France, on dénonce volontiers le #communautarisme… des « autres » : le terme est curieusement réservé aux minorités, comme si le repli sur soi ne pouvait pas concerner la majorité ! C’est nier l’importance des rapports de domination qui sont à l’origine de ce clivage : on parle de culture, en oubliant qu’il s’agit aussi de pouvoir. Et c’est particulièrement vrai, justement, dans le domaine culturel.

    Songeons aux polémiques sur l’incarnation des minorités au théâtre : faut-il être arabe ou noir pour jouer les Noirs et les Arabes, comme l’exigeait déjà #Bernard-Marie_Koltès, en opposition à #Patrice_Chéreau ? Un artiste blanc peut-il donner en spectacle les corps noirs victimes de racisme, comme dans l’affaire « #Exhibit_B » ? La réponse même est un enjeu de pouvoir.

    En tout cas, l’#esthétique n’est pas extérieure à la #politique. La création artistique doit revendiquer sa liberté ; mais elle ne saurait s’autoriser d’une exception culturelle transcendant les #rapports_de_pouvoir pour s’aveugler à la sous-représentation des #femmes et des #minorités raciales. L’illusion redouble quand l’artiste, fort de ses bonnes intentions, veut parler pour (en faveur de) au risque de parler pour (à la place de).

    Le monde universitaire n’est pas épargné par ces dilemmes : comment parler des questions minoritaires, quand on occupe (comme moi) une position « majoritaire », sans parler à la place des minorités ? Avec Marta Segarra, nous avons essayé d’y faire face dans un numéro de la revue Sociétés & Représentations sur la (non-)représentation des Roms : comment ne pas redoubler l’exclusion qu’on dénonce ? Dans notre dossier, la juriste rom Anina Ciuciu l’affirme avec force : être parlé, représenté par d’autres ne suffit pas ; il est temps, proclame cette militante, de « nous représenter ». Ce n’est d’ailleurs pas si difficile à comprendre : que dirait-on si les seules représentations de la société française nous venaient d’Hollywood ?


    https://mobile.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2018/08/24/eric-fassin-l-appropriation-culturelle-c-est-lorsqu-un-emprunt-entre-
    #géographie_culturelle #pouvoir #culture #Madonna #exotisme #peuples_autochtones #film #musique #cuisine #intersectionnalité #Eric_Fassin

    • Cité dans l’article, ce numéro spécial d’une #revue :
      #Représentation et #non-représentation des #Roms en #Espagne et en #France

      Les populations roms ou gitanes, en France comme en Espagne, sont l’objet à la fois d’un excès et d’un défaut de représentation. D’une part, elles sont surreprésentées : si la vision romantique des Bohémiens semble passée de mode, les clichés les plus éculés de l’antitsiganisme sont abondamment recyclés par le racisme contemporain. D’autre part, les Roms sont sous-représentés en un double sens. Le sort qui leur est réservé est invisibilisé et leur parole est inaudible : ils sont parlés plus qu’ils ne parlent.

      Ce dossier porte sur la (non-) représentation, autant politique qu’artistique et médiatique, des Roms en France et en Espagne des Gitanxs (ou Gitan·e·s) ; et cela non seulement dans le contenu des articles, mais aussi dans la forme de leur écriture, souvent à la première personne, qu’il s’agisse de sociologie, d’anthropologie ou d’études littéraires, de photographie ou de littérature, ou de discours militants. Ce dossier veut donner à voir ce qui est exhibé ou masqué, affiché ou effacé, et surtout contribuer à faire entendre la voix de celles et ceux dont on parle. L’enjeu, c’est de parler de, pour et parfois avec les Gitan·e·s et les Roms, mais aussi de leur laisser la parole.

      https://www.cairn.info/revue-societes-et-representations-2018-1.htm

    • Au #Canada, la notion d’« appropriation culturelle » déchire le monde littéraire

      Tout est parti d’un éditorial dans Write, revue trimestrielle de la Writers’ Union of Canada (l’association nationale des écrivains professionnels) consacrée pour l’occasion aux auteurs autochtones du Canada, sous-représentés dans le panthéon littéraire national. Parmi les textes, l’éditorial d’un rédacteur en chef de la revue, Hal Niedzviecki, qui disait ne pas croire au concept d’« appropriation culturelle » dans les textes littéraires. Cette affirmation a suscité une polémique et une vague de fureur en ligne.

      On parle d’appropriation culturelle lorsqu’un membre d’une communauté « dominante » utilise un élément d’une culture « dominée » pour en tirer un profit, artistique ou commercial. C’est ici le cas pour les autochtones du Canada, appellation sous laquelle on regroupe les Premières Nations, les Inuits et les Métis, peuples ayant subi une conquête coloniale.
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      Des polémiques, plus ou moins importantes, liées à l’appropriation culturelle ont eu lieu ces derniers mois de manière récurrente, par exemple sur l’usage par la marque Urban Outfitters de savoir-faire traditionnels des Indiens Navajos ou la commercialisation par Chanel d’un boomerang de luxe, considéré comme une insulte par certains aborigènes d’Australie.
      Le « prix de l’appropriation »

      La notion est moins usitée pour la création littéraire, où l’on parle plus volontiers « d’orientalisme » pour l’appropriation par un auteur occidental de motifs issus d’une autre culture. Mais c’est bien cette expression qu’a choisie Hal Niedzviecki dans son plaidoyer intitulé « Gagner le prix de l’appropriation ». L’éditorial n’est pas disponible en ligne mais des photos de la page imprimée circulent :

      « A mon avis, n’importe qui, n’importe où, devrait être encouragé à imaginer d’autres peuples, d’autres cultures, d’autres identités. J’irais même jusqu’à dire qu’il devrait y avoir un prix pour récompenser cela – le prix de l’appropriation, pour le meilleur livre d’un auteur qui écrit au sujet de gens qui n’ont aucun point commun, même lointain, avec lui ».

      Il y voit surtout une chance pour débarrasser la littérature canadienne de sa dominante « blanche et classes moyennes », dénonçant la crainte de « l’appropriation culturelle » comme un frein qui « décourage les écrivains de relever ce défi ».

      Le fait que cette prise de position ait été publiée dans un numéro précisément consacré aux auteurs autochtones a été perçu comme un manque de respect pour les participants. L’un des membres du comité éditorial, Nikki Reimer, s’en est pris sur son blog à un article « au mieux, irréfléchi et idiot, au pire (…) insultant pour tous les auteurs qui ont signé dans les pages de la revue ».

      « Il détruit toutes les tentatives pour donner un espace et célébrer les auteurs présents, et montre que la revue “Write” n’est pas un endroit où l’on doit se sentir accueilli en tant qu’auteur indigène ou racisé. »

      La Writers’ Union a rapidement présenté des excuses dans un communiqué. Hal Niedzviecki a lui aussi fini par s’excuser et a démissionné de son poste, qu’il occupait depuis cinq ans.
      Un débat sur la diversité dans les médias

      Son argumentaire a cependant dépassé les colonnes du magazine lorsque plusieurs journalistes ont offert de l’argent pour doter le fameux « prix ». Ken Whyte, ancien rédacteur en chef de plusieurs publications nationales, a lancé sur Twitter :

      « Je donnerai 500 dollars pour doter le prix de l’appropriation, si quelqu’un veut l’organiser. »

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      D’autres figures de la presse canadienne, comme Anne Marie Owens (rédactrice en chef du National Post), Alison Uncles (rédactrice en chef de Maclean’s Magazine), deux éditorialistes du Maclean’s et du National Post, entre autres, se sont dits prêts à faire de même. Quelques heures plus tard, une poignée d’entre eux se sont excusés, dont Anne-Marie Owens, qui a déclaré qu’elle voulait simplement défendre « la liberté d’expression ».

      Comme le débat a débordé sur les réseaux sociaux, des lecteurs anonymes s’y sont invités pour dénoncer l’attitude de ces pontes du journalisme. « Imaginez, vous êtes une personne de couleur qui étudie le journalisme, et vous voyez les trois quarts de vos potentiels futurs chefs tweeter au sujet d’un prix de l’appropriation culturelle », grince une internaute.

      Pour les journalistes issus des minorités, l’affaire a également rappelé à quel point les médias manquent de diversité. Sur Buzzfeed, Scaachi Koul écrit : « Je n’en reviens pas d’avoir à dire ça, mais personne, dans l’histoire de l’écriture littéraire, n’a jamais laissé entendre que les Blancs n’avaient pas le droit de faire le portrait d’autochtones ou de gens de couleurs, en particulier dans la fiction. Franchement, on l’encourage plutôt. » Elle poursuit :

      « S’abstenir de pratiquer l’appropriation culturelle ne vous empêche pas d’écrire de manière réfléchie sur les non blancs. Mais cela vous empêche, en revanche, de déposséder les gens de couleur, ou de prétendre que vous connaissez leurs histoires intimement. Cela vous empêche de prendre une culture qui n’a jamais été à vous – une culture qui rend la vie plus difficile pour ceux qui sont nés avec dans le Canada d’aujourd’hui à majorité blanche – et d’en tirer profit. »

      sur le même sujet Les coiffes amérindiennes dans les défilés font-elles du tort à une culture menacée ?
      « Faire son numéro »

      Helen Knott, l’une des auteurs d’origine indigène dont le travail était publié dans la revue Write a raconté sur Facebook, quelques jours après, une étrange histoire. Contactée par la radio CBC pour une interview à ce sujet, elle est transférée vers quelqu’un qui doit lui poser quelques questions avant l’antenne. Elle entend alors les journalistes se passer le téléphone en disant, selon elle :

      « Helen Knott, c’est l’une de ceux qui sont super énervés par cette histoire. »

      « Précisément, la veille, dans une autre interview, raconte Helen Knott, j’ai rigolé avec le journaliste en lui disant que, contrairement à une idée largement répandue, les autochtones ne sont pas “super énervés” en permanence. »

      Au cours de cette pré-interview, elle dit avoir eu a le sentiment grandissant qu’on lui demandait de « faire son numéro » pour alimenter un « débat-divertissement-scandale ». « Je suis quelqu’un d’heureux et mon droit à être en colère quand la situation mérite de l’être ne me définit pas en tant qu’individu », explique-t-elle.

      « C’est tout le problème de l’appropriation culturelle. Les gens utilisent notre culture pour leur propre profit mais peuvent se désintéresser ensuite de nos difficultés à faire partie de la communauté autochtone, de la politisation continuelle de nos vies, des événements et des institutions qui viennent tirer sur la corde de notre intégrité et de notre sens moral, et qui exigent que nous répondions. Aujourd’hui, j’ai refusé de faire mon numéro. »

      En 2011, les autochtones du Canada représentaient 4,3 % de la population. Ils concentrent le taux de pauvreté le plus élevé du Canada et sont les premières victimes des violences, addictions et incarcérations. En 2016, une série de suicides dans des communautés autochtones de l’Ontario et du Manitoba avaient forcé le premier ministre, Justin Trudeau, à réagir. Sa volonté affichée d’instaurer une « nouvelle relation » avec la population autochtone est critiquée par certains comme n’ayant pas été suivie d’effet.

      https://mobile.lemonde.fr/big-browser/article/2017/05/16/au-canada-la-notion-d-appropriation-culturelle-suscite-la-polemique-d


  • Comment les #moutons ont mangé l’#Espagne au #Moyen_Âge | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/166253/histoire-espagne-secheresse-elevage-moutons-moyen-age

    De nombreuses études récentes tirent la sonnette d’alarme au sujet de la #désertification de l’Espagne : un tiers du pays est touché et un autre tiers va l’être dans les prochaines années.

    En cause, évidemment, le réchauffement climatique. Mais aussi la mauvaise utilisation des sols. Et tout commence au XIIe siècle

    #histoire #élevage


  • El Gobierno desempolva un convenio de hace 26 años para expulsar a 116 migrantes

    La operación, de carácter extraordinario, se basa en un pacto que España y Marruecos firmaron en 1992.

    La Policía Nacional ha devuelto a Marruecos a los 116 subsaharianos que este miércoles saltaron la valla de Ceuta. Únicamente permanecen en España los dos menores que participaron en la entrada. El Gobierno ha recurrido para repatriarlos a un convenido firmado en 1992 por los entonces ministros del Interior de ambos países, José Luis Corcuera y Driss Basri, que contemplaba la expulsión en menos de 10 días de los ciudadanos de terceros países que entraran ilegalmente en España desde Marruecos. En sus 26 años, el acuerdo solo se había aplicado de manera excepcional.

    Firmado tras un repunte de la llegada de pateras a las costas andaluzas a comienzo de los noventa, en sus primeros 13 años en vigor el convenio sirvió para expulsar únicamente a 114 migrantes. En 2006, el Gobierno de José Luis Rodríguez Zapatero intentó reactivarlo, pero sin éxito. Tampoco lo logró Jorge Fernández Díaz, ministro del Interior del PP, quien en 2014 llegó a plantear a Marruecos su aplicación solo a aquellos que lograran saltar la valla de “forma violenta”. Desde entonces, se había utilizado en contadas ocasiones y, siempre, con un número de extranjeros muy inferior al de este jueves.

    Fuentes policiales destacan que las reticencias de Rabat a admitir ciudadanos de terceros países por esta vía había convertido su aplicación en excepcional. En los últimos años se aplicaba únicamente a los no marroquíes que arribaban en patera a las Islas Chafarinas, un archipiélago de soberanía española situado a 27 millas náuticas de Melilla y a 1,9 de la costa de Marruecos, en las que solo hay un destacamento militar español.

    La decisión de reactivar el acuerdo de Corcuera más allá de estas pateras la tomó el Ejecutivo de Pedro Sánchez el pasado 26 de julio, después de que más de 600 inmigrantes lograran saltar la valla de Ceuta. Los ministros del Interior y Asuntos Exteriores, Fernando Grande-Marlaska y Josep Borrell, respectivamente, solicitaron entonces a Marruecos que permitiera la entrega de, al menos, una parte de este numeroso grupo, pero Rabat rechazó la propuesta, según detallan fuentes de Interior conocedoras de aquellos contactos. Marruecos sí se comprometió a aplicar el convenio si se volvía a producir un salto masivo, como el que finalmente se produjo este miércoles otra vez en Ceuta. España inició entonces los contactos, pero las autoridades del país magrebí volvieron a mostrar reticencias. Grande-Marlaska entró en contacto esa misma tarde con sus interlocutores magrebíes para desatascar la situación.

    Los responsables de la Comisaría General de Extranjería y Fronteras desplegaron entonces un amplio dispositivo para cumplimentar los trámites en pocas horas. Los migrantes fueron trasladados de 10 en 10 desde el Centro de Estancia Temporal de Inmigrantes (CETI) de Ceuta a dependencias policiales para tramitar el expediente de devolución de forma exprés. Tras tomarles la filiación, se les entregaba la orden de expulsión en presencia de un abogado. De allí, pasaban a los calabozos para su posterior traslado en vehículos a la frontera. Interior ha marcado distancias con las polémicas devoluciones en caliente, en las que no se produce ninguna de estas circunstancias y que ya han costado una condena del Tribunal Europeo de Derechos Humanos de Estrasburgo. Portavoces del ministerio recalcaban que “ninguno” de los 116 inmigrantes ahora devueltos a Marruecos solicitó asilo durante este trámite.
    España pagará los gastos

    Fuentes del equipo de Grande-Marlaska reconocen que el procedimiento habitual es que la devolución se haga directamente con el país de origen. Sin embargo, el acuerdo ahora esgrimido contempla la posibilidad de que regresen al país desde el que han cruzado la frontera, pese a que no sean oriundos de allí. “La clave es que han entrado por Marruecos”, recalcan estas fuentes. El convenio recoge que España se hace cargo tanto de los gastos de transporte a Marruecos como, posteriormente, desde allí a sus países de origen.

    Interior recalca que la entrada de los ahora devueltos se produjo de forma “ilegal y violenta” tras arrojar cal viva, ácido y excrementos a los guardias civiles que custodiaban la frontera. Siete agentes y cinco migrantes resultados heridos. “Legalmente, su situación es muy distinta de los que se les rescata en el mar”, recuerdan desde el ministerio. En el caso del auxilio de las pateras, la normativa internacional establece la obligación de los servicios de salvamento de llevar a los rescatados al puerto seguro más cercano.

    https://elpais.com/politica/2018/08/23/actualidad/1535027599_502354.html

    Je mets ici un autre message pour alimenter le tag #walls_don't_work #efficacité #murs #barrières_frontalières #frontières #les_murs_ne_marchent_pas

    ... même si, une fois passé le mur, les autorités marocaines ont procédé au #renvois #expulsions #push-backs des exilé·es qui avaient réussi à passer le barrage...

    #Ceuta #Melilla #Espagne #Maroc


  • Dans la #Catalogne catholique, les #juifs avaient-ils les mêmes #droits devant la justice ? Avaient-ils la capacité d’agir et de s’y défendre équitablement ? #Justice et religion faisaient elles bon ménage ?

    http://sms.hypotheses.org/9849

    #catalogne, #espagne, #catholique, #chrétien, #juif, #droit, #justice, #religion, #équitable, #droit, #juger, #juge, #négociation, #norme, #pratiques, #tolérance


  • [RussEurope-en-Exil] La catastrophe de Gènes, l’Union européennes et la crise de sous-investissement que connaît l’Italie, par Jacques Sapir
    https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-la-catastrophe-de-genes-lunion-europeennes-et-la-crise

    La catastrophe de Gènes, l’effondrement du pont Morandi, a bouleversé l’Italie et, au-delà, a choqué profondément la population française. L’écroulement d’une infrastructure de cette sorte pose d’innombrables questions. Tout d’abord, comment une telle catastrophe est-elle possible ? Des dizaines de millions d’automobilistes empruntent tous les ans ces grands ouvrages d’art. Comment se fait-il que l’entretien […]

    • . . . . .
      La concession de l’autoroute Milan-Gènes a été accordée en 2007 au groupe #Benetton soit sous le gouvernement de #Silvio_Berlusconi. Cette privatisation s’est faite dans des conditions discutables. Ainsi, le contrat de concession ne fut jamais rendu public et il est même couvert par le secret d’Etat[2].

      Symbole donc de cette mise en concession des infrastructures autoroutières, la situation du #pont_Morandi est complexe. La société concessionnaire (jusqu’en 2038) est #Autostrade Per l’Italia une société qui est la propriété à 88% du consortium Atlantia[3]. Ce consortium détient près de 50% du réseau autoroutier de l’Italie, et de nombreuses autres #infrastructures (dont les aéroports de #Nice et de #Cannes en France). Ce consortium a lui-même une structure de propriété assez complexe.

      Graphique 1

      Près de 45,5% des actions sont sur les marchés financiers. Sur les 54,5% restant, le principal actionnaire est #Sintonia (Edizione) qui appartient à la famille Benetton. Cette dernière est donc bien la responsable en dernier ressort.
      Par ailleurs, Atlantia a acquis des sociétés en #France, en #Pologne, au #Brésil et en #Inde, ainsi que, récemment, en #Espagne. Elle a ainsi acquise le groupe espagnol #Abertis qui a nommé comme l’un de ses directeurs en novembre 2016 M. Enrico Letta, qui fut le Président du Conseil italien en 2013-2014[4].

      La confusion des genres est ainsi évidente entre le monde des affaires (la famille Benetton), les banques et l’élite politique italienne. Mais, au-delà de cette collusion, on voit apparaître la responsabilité de l’#UE qui a fait de multiples pressions, directes (au nom de la sacro-sainte #concurrence) ou indirecte (en pressant l’Italie de réduire son déficit) pour que l’on arrive à cette situation où les #autoroutes sont, de fait, en gestion privée, et cela dans des conditions d’#opacité peu communes.
       
      2 – La place d’Autostrade Per l’Italia dans le « système » Atlantia
      Si l’on regarde de plus près les comptes d’Autostrade Per l’Italia on constate que cette société a fait des #profits très importants. Des profits que l’on peut même trouver excessifs. Que l’on en juge :

      Graphique 2
      Bilan d’Autostrade Per l’Italia
      Années 2016 et 2017


      Source : https://www.autostrade.it/documents/10279/4408513/Relazione_finanziaria_annual_ASPI_2017_completa.pdf

      On constate que ce que l’on appelle l’EBIT (soit Earnings Before Interest and Taxes) ou Revenus avant le paiement des intérêts et des impôts représente, en % de recettes pour 2016 pas moins de 49,3% et pour 2017 environ 48,5%. Autrement dit, cette société dégageait une somme d’#argent extrêmement importante qui, une fois les impôts et les intérêts payés, pouvait être supérieur au milliard d’euros, soit près de 25% du chiffre d’affaires d’environ 4 milliards en 2017. Autrement dit, Autostrade Per L’Italia était ce que l’on appelle vulgairement la « machine à #cash » du consortium Atlantia.

      Comment pouvait elle jouer ce rôle ? Quand on regarde le bilan d’API on constate qu’elle dépensait très peu pour l’entretien des autoroutes : en 2017 seulement 85 millions d’euros[5]. Il semble bien, de plus, que les coûts d’entretien soient beaucoup plus élevés dans le secteur privé que dans le secteur public.

      On en arrive à une première conclusion : API a sous-entretenu le réseau dont elle avait la responsabilité, afin de pouvoir payer grassement ses « propriétaires », soit la société Atlantia qui utilisait cet argent pour se livrer à de nouvelles acquisitions à l’international. Compte tenu du fait qu’API appartenait à 88% à Atlantia, la responsabilité de cette politique, qu’il faut bien appeler de catastrophique au vue de la tragédie du pont Morandi, repose en réalité sur Atlantia. Et, cette société appartenant de fait à la famille Benetton, via l’actionnaire majoritaire d’Atlantia qui est la société Sintonia, c’est sur les propriétaires de #Sintonia que doit retomber le blame.
      . . . . . . .

      [2] https://www.ilfattoquotidiano.it/2018/08/16/ponte-morandi-costi-benefici-e-modalita-della-revoca-ad-autostrade-ma-gli-accordi-siglati-con-i-concessionari-sono-top-secret/4561884

      [3] http://www.atlantia.it/en/operations/italian-motorway-operations


  • Économie | Gênes : 1 milliard d’euros de dividendes versé en 2017 aux actionnaires du viaduc autoroutier effondré | La Provence
    https://www.laprovence.com/actu/en-direct/5110516/genes-1-milliard-deuros-de-dividendes-verse-en-2017-aux-actionnaires-du-


    La cupidité tue

    Le groupe Atlantia qui possède le gestionnaire d’autoroute italien Autostrada per l’Italia dont une portion de viaduc s’est effondrée ce mardi à Gênes plonge de 20% en bourse actuellement. Sous le feu de vives critiques, le groupe Atlantia est menacé par le gouvernement italien de perdre la concession octroyée à Autostrada per l’Italia sur le tronçon où se trouve le pont effondré.

    Sur les 6 premiers mois de l’année 2018, le groupe Atlantia a déjà versé 654 millions d’euros de dividendes à ses actionnaires, et 994 millions d’euros en 2017 (source investing.com).

    • Benetton
      https://seenthis.net/messages/715776

      . . . . .
      La concession de l’autoroute Milan-Gènes a été accordée en 2007 au groupe #Benetton soit sous le gouvernement de #Silvio_Berlusconi. Cette privatisation s’est faite dans des conditions discutables. Ainsi, le contrat de concession ne fut jamais rendu public et il est même couvert par le secret d’Etat[2].

      Symbole donc de cette mise en concession des infrastructures autoroutières, la situation du #pont_Morandi est complexe. La société concessionnaire (jusqu’en 2038) est #Autostrade Per l’Italia une société qui est la propriété à 88% du consortium Atlantia[3]. Ce consortium détient près de 50% du réseau autoroutier de l’Italie, et de nombreuses autres #infrastructures (dont les aéroports de #Nice et de #Cannes en France). Ce consortium a lui-même une structure de propriété assez complexe.
      Graphique 1

      Près de 45,5% des actions sont sur les marchés financiers. Sur les 54,5% restant, le principal actionnaire est #Sintonia (Edizione) qui appartient à la famille Benetton. Cette dernière est donc bien la responsable en dernier ressort.
      Par ailleurs, Atlantia a acquis des sociétés en #France, en #Pologne, au #Brésil et en #Inde, ainsi que, récemment, en #Espagne. Elle a ainsi acquise le groupe espagnol #Abertis qui a nommé comme l’un de ses directeurs en novembre 2016 M. Enrico Letta, qui fut le Président du Conseil italien en 2013-2014[4].

      La confusion des genres est ainsi évidente entre le monde des affaires (la famille Benetton), les banques et l’élite politique italienne. Mais, au-delà de cette collusion, on voit apparaître la responsabilité de l’#UE qui a fait de multiples pressions, directes (au nom de la sacro-sainte #concurrence) ou indirecte (en pressant l’Italie de réduire son déficit) pour que l’on arrive à cette situation où les #autoroutes sont, de fait, en gestion privée, et cela dans des conditions d’#opacité peu communes.
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    • #mafia
      En france, les potes qui ont une grosse entreprise d’élagage ont perdu l’entretien des autoroutes ASF au profit de « gars qui bossent pour moins cher mais dans des conditions de sécurité inacceptable en utilisant des sous traitants qui n’hésitent pas à recourir au travail au noir »
      #it_has_begun


  • Spendenaufruf für den von türkischem Haftbefehl bedrohten Baris Ates | Heike Hänsel (MdB)
    https://www.heike-haensel.de/2018/07/23/spendenaufruf-fuer-den-von-tuerkischem-haftbefehl-bedrohten-baris-ates

    Wenn auch du Baris Ates und seine Familie unterstützen möchtest, dann bitte Spende an das untenstehende Konto, jeder Betrag hilft!

    Kontoinhaberin: Heike Hänsel
    Betreff: Baris Ates
    IBAN: DE31 6406 1854 0052 8450 36

    Freiheit für Bariş Ateş! Schluss mit den Handlangerdiensten für Erdoğans Verfolgung! - Flüchtlingsrat Baden-Württemberg
    https://fluechtlingsrat-bw.de/informationen-ansicht/freiheit-von-baris-ates-schluss-mit-den-handlangerdiensten-fuer-e

    Der Flüchtlingsrat Baden-Württemberg fordert ein Ende der Schikanen gegen türkische Oppositionelle in Europa und der Komplizenschaft der deutschen und anderer europäischen Regierungen mit dem Erdoğan-Regime. Anlass ist der Fall des in Tübingen wohnhaften linken Oppositionellen Bariş Ateş, der seit einem Monat in Spanien festgehalten und an der Ausreise gehindert wird. Ateş, der in Deutschland als Flüchtling anerkannt ist, wurde am 21. Juni während eines Familienurlaubs zunächst auf Grundlage eines internationalen Haftbefehls aus der Türkei festgenommen, später aber freigelassen. Dennoch haben die spanischen Behörden seinen Flüchtlingspass einbehalten und ihn an der Ausreise gehindert.
    Bariş Ateş beteiligte sich in der Türkei an Studierendenprotesten und verweigerte den Kriegsdienst. Dies reichte der türkischen Justiz, um ihn in einen Massenprozess mit 30 weiteren Angeklagten der Terrorunterstützung für schuldig zu sprechen. Er floh daraufhin nach Deutschland, wo er 2012 umgehend den Flüchtlingsstatus zugesprochen bekam.
    „Der deutsche Staat hat Bariş Ateş aufgrund politischer Verfolgung durch den türkischen Staat als Flüchtling anerkannt. Damit hat Deutschland eine Verpflichtung, ihn vor Repressalien und Schikanen des Verfolgerstaates zu schützen. Die mittlerweile weit verbreitete Praxis, dass das türkischen Regime Oppositionelle mit internationalen Haftbefehlen suchen und verhaften lässt, muss aufhören. Es ist ein Unding, dass die Staaten der EU sich auf diesem Weg zum Handlanger der politischen Verfolgung anerkannter Flüchtlinge machen, anstatt diese zu schützen“, erklärt Seán McGinley, Geschäftsführer des Flüchtlingsrats Baden-Württemberg. Der Flüchtlingsrat fordert die Bundesregierung auf, sich mit Nachdruck dafür einzusetzen, dass Bariş Ateş umgehend nach Deutschland zurückkehren darf.
    Die Festsetzung in Spanien bedeutet für Bariş Ateş und seine Familie auch eine erhebliche finanzielle Belastung. So muss beispielsweise die anwaltliche Vertretung in Spanien bezahlt werden. Deshalb hat ein Unterstützungskreis um die Tübinger Bundestagsabgeordnete Heike Hänsel ein Spendenkonto eröffnet

    Türkei verlangt Auslieferung von Tübinger
    https://www.swr.de/swraktuell/baden-wuerttemberg/tuebingen/In-Spanien-festgehalten-Tuebinger-Tuerke-auf-Erdogans-Liste,tuebinger-tuerke-in-

    Verfolgung: Barıs Ates: Ein Opfer Erdogans | Südwest Presse Online
    https://www.swp.de/suedwesten/landespolitik/bar_s-ates_-ein-opfer-erdogans-27235410.html

    Ates muss nun auf das Hauptverfahren des Nationalen Gerichtshofes in seiner Sache warten. Wann das stattfinden wird, ist offen. „Die Auflagen des Untersuchungsrichters zeigen, dass er ihn hier unter Kontrolle haben will“, sagt Ates‘ spanischer Anwalt Alfonso Sell. Er wolle vor Gericht belegen, dass sein Mandant politisch verfolgt werde und eine Auslieferung deswegen nicht in Frage komme.

    Zumindest eine Sorge muss sich Baris Ates nicht machen: Den Job wird er nicht verlieren. „Wir warten auf ihn“, sagt Stephan Kocher unserer Partnerzeitung „Schwäbisches Tagblatt“. Er ist Chef des Busunternehmens, für das Ates seit Februar 2016 durch Tübingen fährt. „Wir hoffen, dass er möglichst bald wiederkommt.“

    #Allemagne #Espagne #Turquie #répression #collaboration #fascisme