• With Israel’s encouragement, NSO sold spyware to UAE and other Gulf states
    https://www.haaretz.com/middle-east-news/.premium-with-israel-s-encouragement-nso-sold-spyware-to-uae-and-other-gulf

    The Israeli spyware firm has signed contracts with Bahrain, Oman and Saudi Arabia. Despite its claims, NSO exercises little control over use of its software, which dictatorships can use to monitor dissidents The Israeli firm NSO Group Technologies, whose software is used to hack into cellphones, has in the past few years sold its Pegasus spyware for hundreds of millions of dollars to the United Arab Emirates and other Persian Gulf States, where it has been used to monitor anti-regime (...)

    #NSO #Pegasus #spyware #smartphone #activisme #journalisme #surveillance #écoutes

  • Ça m’avait échappé : Gérard Araud a « rejoint » NSO Group en septembre 2019 :
    https://twitter.com/oliviertesquet/status/1227555925977899010
    (tout le thread sur NSO est intéressant par ailleurs) :

    Au passage, pour son rôle de conseiller auprès du marchand d’armes numériques israélien (que j’avais relevé ici en octobre dernier), Gérard Araud, l’ancien ambassadeur de France aux Etats-Unis, est en majesté dans la presse du jour... (@canardenchaine & @Le_Figaro)


  • LinkedIn sert d’outil d’espionnage à la Chine | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/193170/linkedin-sert-outil-espionnage-chine-espionnage

    Alors que les tensions entre les États-Unis et la Chine ne faiblissent pas et que Washington est bien déterminé à lutter contre les espions de Pékin, un universitaire singapourien a plaidé coupable devant un tribunal américain d’être un « agent illégal d’une puissance étrangère ». Jun Wei Yeo, âgé de 39 ans, risque jusqu’à dix ans de prison, rapporte la BBC.

    Cet homme n’est pas un espion comme les autres : il a établi ses contacts essentiels en utilisant LinkedIn, le réseau social consacré à l’emploi et à la carrière des professionnel·les qui y sont inscrit·es et qui est utilisé par plus de 700 millions de personnes dans le monde. Les documents judiciaires se sont contentés de décrire la plateforme comme un site de réseautage, mais son utilisation à des fins d’espionnage a été confirmée par le Washington Post.

    #chine #espionnage #réseaux-sociaux #linkedin

  • Logiciel espion : les procédures judiciaires se multiplient contre NSO Group
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/07/17/logiciel-espion-les-procedures-judiciaires-se-multiplient-contre-nso-group_6

    En Espagne, Podemos demande l’ouverture d’une enquête parlementaire à la suite de révélations concernant l’espionnage d’indépendantistes catalans. Pablo Iglesias, le secrétaire général du parti Podemos et membre du gouvernement espagnol, a réclamé ce 16 juillet l’ouverture d’une enquête parlementaire sur la surveillance électronique ayant visé plusieurs militants du mouvement indépendantiste catalan. Le Guardian et El Pais avaient révélé, en début de semaine, qu’au moins trois indépendantistes catalans, dont (...)

    #NSO #Facebook #WhatsApp #algorithme #Pegasus #smartphone #spyware #activisme #journalisme #écoutes #hacking (...)

    ##surveillance

  • #Amnesty_International déboutée par un tribunal israélien pour son procès contre le groupe NSO :

    Israël continuera d’exporter ses systèmes d’espionnage
    Nicolas Barotte, La Figaro, le 14 juillet 2020
    https://www.lefigaro.fr/international/israel-continuera-d-exporter-ses-systemes-d-espionnage-20200714

    NSO l’a échappé belle. Cette firme israélienne connue de tous les services de renseignement dans le monde et à la réputation sulfureuse est sortie victorieuse d’une bataille juridique engagée notamment par Amnesty International. Un tribunal de Tel-Aviv a rejeté la demande présentée par l’ONG d’annuler les permis d’exportation délivrés par le ministère de la Défense israélien à cette firme privée.

    #Palestine #israel #NSO #Pegasus #surveillance #WhatsApp #Espionnage #Illégal

  • Phone of top Catalan politician ’targeted by government-grade spyware’
    https://www.theguardian.com/world/2020/jul/13/phone-of-top-catalan-politician-targeted-by-government-grade-spyware

    Exclusive : Guardian and El País find regional speaker was targeted in ‘possible domestic political espionage’ One of Catalonia’s most senior politicians has been warned his mobile phone was targeted using spyware its makers say is only sold to governments to track criminals and terrorists. A joint investigation by the Guardian and El País has revealed that the speaker of the Catalan regional parliament, Roger Torrent and at least two other pro-independence supporters were told they were (...)

    #Pegasus #smartphone #spyware #activisme #écoutes #hacking #surveillance

    https://i.guim.co.uk/img/media/c979cd1e8f761c8c0e6b38bc64b6791806eef185/1387_1224_2360_1416/master/2360.jpg

  • Des militants catalans visés par un logiciel espion ultraperfectionné
    Damien Leloup, Le Monde, le 14 juillet 2020
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/07/14/des-militants-catalans-vises-par-un-logiciel-espion-ultraperfectionne_604613

    M. Torrent a été prévenu de la campagne l’ayant ciblé directement par WhatsApp. L’entreprise américaine a découvert à la mi-2019 l’existence d’une faille de sécurité dans son logiciel, qui était utilisée par l’entreprise israélienne NSO Group pour installer, à l’insu des utilisateurs, de puissants logiciels espions sur leurs téléphones. Cette faille est notamment suspectée d’avoir permis la mise sur écoute du téléphone du multimilliardaire Jeff Bezos ou du journaliste Jamal Khashoggi, assassiné dans le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul en 2019.

    #Palestine #israel #NSO #Pegasus #surveillance #WhatsApp #Espagne #Catalogne #Députés #Militants #Espionnage #Illégal

  • Fakir et Ruffin : opération infiltration - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120720/fakir-et-ruffin-operation-infiltration

    Dans le premier épisode de sa série d’enquêtes multimédia « Le Squale, opérations secrètes », Mediapart est en mesure d’apporter la preuve que la présidence de LVMH a directement demandé, au printemps 2013, à pouvoir « infiltrer » le journal indépendant pour mieux l’espionner en temps réel et prévenir ses actions.

    La requête a été formulée sans ambiguïté par le vice-président d’alors de LVMH, Pierre Godé, le bras droit de toujours de Bernard Arnault, décédé en février 2018. L’opération d’infiltration de Fakir et de François Ruffin a été pilotée de bout en bout par Bernard Squarcini, l’ancien chef des services secrets intérieurs sous Sarkozy.

    L’ex-maître espion, reconverti dans le privé depuis sept ans, n’a par ailleurs pas hésité à mobiliser les services de renseignements ou la police pour essayer de contrer François Ruffin, qui sera l’auteur en 2015 du documentaire à succès sur Bernard Arnault, Merci Patron !

    Bonne écoute.

  • ‘The American friends’ : New court files expose Sheldon Adelson’s security team in US spy operation against Julian Assange
    https://thegrayzone.com/2020/05/14/american-sheldon-adelsons-us-spy-julian-assange


    Vous avez aimé Le Parrain de Coppola ? Voici comment l’histoire continue dans la vraie vie jusqu’aujourd’hui .

    “From now on, we’re going to be playing in the first division,” Morales announced to his employees. When a co-owner of UC Global asked what Morales meant, he responded that he had turned to the “dark side” – an apparent reference to US intelligence services. “The Americans will find us contracts around the world,” Morales assured his business partner.

    Morales had just signed on to guard Queen Miri, the $70 million yacht belonging to one of the most high profile casino tycoons in Vegas: ultra-Zionist billionaire and Republican mega-donor Sheldon Adelson. Given that Adelson already had a substantial security team assigned to guard him and his family at all times, the contract between UC Global and Adelson’s Las Vegas Sands was clearly the cover for a devious espionage campaign apparently overseen by the CIA.

    Unfortunately for Morales, the Spanish security consultant charged with leading the spying operation, what happened in Vegas did not stay there.

    Following Assange’s imprisonment, several disgruntled former employees eventually approached Assange’s legal team to inform them about the misconduct and arguably illegal activity they participated in at UC Global. One former business partner said they came forward after realizing that “David Morales decided to sell all the information to the enemy, the US.” A criminal complaint was submitted in a Spanish court and a secret operation that resulted in the arrest of Morales was set into motion by the judge.

    Morales was charged by a Spanish High Court in October 2019 with violating the privacy of Assange and abusing the publisher’s attorney-client privileges, as well as money laundering and bribery. The documents revealed in court, which were primarily backups from company computers, exposed the disturbing reality of his activities on “the dark side.”

    #mafia #espionnage #CIA #Las_Vegas #Julian_Assange

  • Recherche. Ce que les vibrations des ampoules trahissent de nos conversations

    Des chercheurs israéliens ont mis au point une technique qui permet de reconstituer une conversation rien qu’en captant, à distance, les vacillements induits par les sons sur la lumière d’une ampoule.

    https://www.courrierinternational.com/article/recherche-ce-que-les-vibrations-des-ampoules-trahissent-de-no

    Si c’est vrai, le résultat est bluffant (et flippant), écouter par ex Let it be des Beatles :

    https://www.nassiben.com/lamphone

    https://www.youtube.com/watch?v=t32QvpfOHqw

    #Lamphone #espionnage #vie_privée #renseignement #technologie #surveillance

  • We need geeks, not James Bonds, for post-Covid world, says French spy chief | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2020/may/22/we-need-geeks-not-james-bonds-for-post-covid-world-says-french-spy-chie
    https://i.guim.co.uk/img/media/e4f9410f39f176005ff0bc7f304f4e5038ccad29/0_33_4658_2796/master/4658.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    The French secret service wants to recruit geeks rather than budding young James Bonds as it adapts to new demands in the post-coronavirus world, its technical director has said.

    In rare public comments, Patrick Pailloux said there was a danger that many young tech-savvy French people did not consider themselves suitable for the stereotypes of France’s directorate-general for external security (DGSE).
    Hostile states trying to steal coronavirus research, says UK agency
    Read more

    “We need people who are very connected to new technologies – thus young people,” Pailloux told Agence France-Presse. “We have to bring them into the DGSE, it’s essential.”

    C’est la nouvelle du jour. Pas du tout un trend qui date de vingt-cinq ans. (Et tu parles, bien sûr qu’il faut aussi des agents de terrain qui parlent parfaitement la langue... mais toujours pas de James Bond en effet.)
    #renseignement #espionnage

  • La #Suisse sous couverture - Agents infiltrés (1/5)

    En 1955, les #services_de_renseignement américains et l’entreprise suisse #Crypto_AG concluent un accord confidentiel qui permettra l’#espionnage des communications de 130 pays. Durant des décennies, un pan de l’industrie helvétique sera impliqué dans ces activités, malgré la « #neutralité » du pays et avec la bénédiction du Conseil fédéral.

    https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-agents-infiltres-15?id=10868165

    #histoire #USA #guerre_froide #Crypto #William_Friedman #cryptographie #technologie #espions #renseignements #Boris_Hagelin #neutralité #espionnage #affaire_Buehler #Hans_Buehler #Nora_Makabee #BND #Siemens #Loèches #Valais

    ping @simplicissimus @etraces

    • La Suisse sous couverture - Les grandes oreilles de la Confédération (2/5)

      A #Loèche, #Swisscom, le Département fédéral de la défense et des entreprises privées proches de la #National_Security_Agency (#NSA) gèrent un parc d’antennes pour les communications satellitaires entre la Suisse et l’étranger. En l’an 2000, ce site stratégique devient la porte d’entrée privilégiée de Washington pour espionner les communications dans le monde entier.

      https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-les-grandes-oreilles-de-la-confederation-25-?id=108681
      #neutralité #télécommunication #satellites #ONYX #services_de_renseignement #USA #Etats-Unis #Jean-Paul_Rouiller #signalhorn #Treasure_Map serveurs_clandestins #déni

    • La Suisse sous couverture - #Genève, nid d’espions (3/5)

      Des salons de l’#ONU truffés de micros, des antennes camouflées dans les missions diplomatiques et des agents russes ou américains infiltrés partout... A Genève, où Edward Snowden travaillait pour la #CIA, le petit monde du renseignement grenouille discrètement et les espions chassent en meute.

      https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-geneve-nid-despions-35?id=10868210
      #Snowden #Nations_Unies #Special_collection_service (#SCS) #organisations_internationales #système_d'écoute #site_C #Wiesbaden #Fort_Meade #NSA #Russie

    • La Suisse sous couverture - Le secret bunker suisse (4/5)

      Nos données numériques personnelles sont une mine d’or d’informations qu’il faut protéger des regards indiscrets. En Suisse, une législation déficiente – elle date de 1992 – permet à des puissances étrangères d’accéder à ces données. Dans le dossier du « big data », c’est la souveraineté de la Confédération qui est en jeu.

      https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-le-secret-bunker-suisse-45?id=10868236

      #big_data #données_numériques #coffre-fort_numérique #réduit_national_4.0 #stockage #RGPD #protection_des_données #cloud_act

    • La Suisse sous couverture - Crypto révolution (5/5)

      D’un côté, Google et consorts contrôlent les canaux et le stockage de l’information. De l’autre, une puissante mouvance de hackers tente de rendre cette information publique, en piratant des systèmes informatiques. L’enjeu de cette guerre ? La défense de libertés fondamentales, aussi bien sur internet que dans la société.

      https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-crypto-revolution-55?id=10868255

      #activisme #résistance #hackers #Digital_Gesellschaft #droits_humains #chaos_computer #club #surveillance #économie_de_la_surveillance

    • La CIA s’est servie d’une entreprise suisse pour espionner plus de 100 pays

      Une affaire d’espionnage secoue la Suisse : pendant des décennies, les services de renseignement américains et allemands ont secrètement utilisé une entreprise suisse et sa technologie pour espionner de nombreux États. Que savaient les autorités suisses à ce sujet ?

      Vue de l’extérieur, la firme zougoise Crypto AG était une entreprise suisse sérieuse, spécialisée dans la technologie de pointe. Elle fabriquait un produit peu utilisé par la plupart des gens : des appareils de chiffrement. Ses clients étaient des États ainsi que leurs armées et services secrets voulant rendre leurs communications secrètes illisibles, c’est-à-dire les crypter ou les chiffrer.

      Cependant, Crypto AG n’était une entreprise normale et respectant les valeurs ayant cours en Suisse que côté pile. Côté face, elle possédait une structure cryptique – au sens propre – car ses propriétaires agissant dans l’ombre étaient, à partir de 1970, l’agence centrale de renseignement américaine (CIA) et le service de renseignement allemand (BND). Les deux services secrets firent en sorte que la technologie de cryptage « swiss made », réputée infaillible, soit munie d’une porte dérobée.

      Grâce à ces manipulations ciblées, la CIA et le BND ont pu espionner 148 États – ennemis ou alliés – pendant des dizaines d’années. Tous ces pays avait investi des millions pour obtenir la technologie de ce pays neutre et digne de confiance qu’était la Suisse. Autrement dit, ils ont payé eux-mêmes les appareils qui les ont trahis.

      Les faits ont été dévoilés à la mi-février par la télévision suisse alémanique SRF, la chaîne allemande ZDF et le « Washington Post » à l’issue d’une enquête commune. L’équipe de recherche s’est appuyée sur des dossiers de la CIA qu’on lui a fait passer en douce, et sur des entretiens avec d’anciens employés de Crypto AG et leurs proches.

      L’ampleur du « coup du siècle des services secrets » – ce sont les termes de la CIA – paraît énorme. L’affaire met en lumière les tensions de l’époque de la guerre froide. La complicité de la CIA et du BND éclaire d’un nouveau jour bon nombre d’événements historiques de ces 50 dernières années. Jusqu’où faut-il réécrire l’histoire mondiale récente ? Seule une étude approfondie des CryptoLeaks le déterminera. L’histoire suisse doit-elle, elle aussi, être révisée ? C’est la question qui fait tant de vagues aussi en Suisse. On se demande ce que les autorités suisses savaient, et si l’État suisse était au courant des agissements des services de renseignement étrangers sur son sol et les a couverts.
      « Le programme a dépassé les espérances les plus folles »

      Dans quelle mesure les activités d’espionnage de la CIA et du BND, s’appuyant sur la technologie truquée de l’entreprise Crypto AG, ont-elles abouti ? Le succès des espions est toujours un échec pour ceux qui en sont victimes : la réponse dépend donc du point de vue adopté. Celui de la CIA, d’après les sources publiées, est le suivant : « Cela a été le projet d’espionnage à la fois le plus productif et le plus long depuis la Seconde Guerre mondiale. » Ainsi, entre 80 et 90 % des communications secrètes de l’Iran ont pu être déchiffrées. D’après la source de la CIA, « le programme a dépassé les espérances les plus folles de ses inventeurs. »

      Ces écoutes ont permis aux États-Unis d’influencer l’issue de tous les grands conflits ou presque à leur profit. Un exemple : selon l’état actuel des sources, le coup d’État militaire au Chili (1973) a été soutenu par les États-Unis sur la base des écoutes. En même temps, la CIA et le BND ont épié les conversations du régime militaire alors parvenu au pouvoir et n’ont donc jamais rien ignoré des méthodes de persécution et de torture qui coûtèrent la vie à 30 000 opposants au régime.
      Beaucoup de questions, premières réponses

      Les révélations sur Crypto AG font beaucoup de vagues, mais il n’est pas encore possible d’en tirer des conclusions définitives. Les grandes questions qu’elles posent esquissent cependant la portée de l’affaire pour la Suisse.

      Pourquoi la CIA et le BND ont-ils utilisé la couverture discrète d’une entreprise suisse ?

      Crypto AG a été fondée en 1952 par le cryptologue suédois Boris Hagelin. Il n’a pas implanté son entreprise en Suisse par hasard : « Lorsqu’on travaillait dans un domaine aussi sensible que la cryptographie, il valait mieux rechercher la protection d’un pays neutre mais faisant preuve de peu de scrupules moraux », indique la source de la CIA. Boris Hagelin a vendu son entreprise en 1970 à une société-écran de la CIA et du BND.

      Ce sont la CIA et le BND qui se sont livrés à ces activités d’espionnage. Pourquoi l’affaire est-elle perçue en Suisse comme un scandale « suisse » ?

      Du point de vue suisse, il est déterminant de savoir si les autorités du pays connaissaient les intentions, le modus operandi et la portée des activités d’espionnage, et si elles les ont tolérées, voire même favorisées.

      Des employés de Crypto AG soupçonnèrent que des puissances étrangères s’étaient immiscées dans les rouages de leur parfaite technique. Ils en ont informé la justice suisse. Que s’est-il passé ensuite ?

      Il est prouvé qu’au milieu des années 1970, un employé a informé des instances officielles que les appareils vendus étaient « dotés de générateurs de clés manipulés permettant aux services d’espionnage allemands et américains de déchiffrer les messages » : c’est ce que dit une fiche des Archives fédérales du 24 juillet 1977. Le problème est que les dossiers relatifs à cette fiche ont en partie disparu…

      La police fédérale suisse a enquêté sur la base de ces accusations, mais sans résultat. Des témoins de l’époque affirment aujourd’hui que les interrogatoires menés par la police ne l’ont été que « pour la forme »...

      Toute l’affaire ne sent-elle pas un peu le réchauffé de l’époque de la guerre froide ?

      Il est vrai que les premières accusations ont été lancées au milieu des années 1970. Et que Hans Bühler, ancien employé de Crypto, a accusé ouvertement son entreprise de collaborer avec des services secrets étrangers (Hans Bühler, soupçonné d’espionnage, a passé neuf mois dans une geôle iranienne, et a publié ses accusations dans un livre paru en 1994). Mais toute la portée de l’affaire n’éclate au grand jour que maintenant, car des preuves ont été fournies par des sources de la CIA. De plus, les activités d’espionnage ont perduré jusqu’en 2018, soit bien après la fin de la guerre froide. Le BND s’en est toutefois retiré en 1993 déjà, à la suite de la réunification de l’Allemagne.

      Dans l’état actuel des connaissances, que savait le Conseil fédéral de ces activités d’espionnage ?

      C’est une question clé. On ne sait pas encore dans quelle mesure des conseillers fédéraux étaient au courant de ces activités. Les documents de la CIA impliquent l’ancien conseiller fédéral Kaspar Villiger (PLR). Aujourd’hui âgé de 79 ans, ce dernier nie vigoureusement avoir été informé des détails.

      Pourquoi est-ce si important de savoir si le Conseil fédéral était au courant des activités d’espionnage ?

      S’il devait s’avérer que le Conseil fédéral, ou certains conseillers fédéraux, connaissaient ces activités d’espionnage, des questions sérieuses se posent : le gouvernement les a-t-il tolérées ? Ou les a-t-il couvertes ? A-t-il accepté que la neutralité suisse serve de leurre ? Et si la Suisse a été complice, a fermé les yeux ou couvert les faits : comment justifier l’espionnage contre des pays belligérants lorsqu’on affiche une politique de neutralité ?

      Comment le Conseil fédéral et le Parlement réagissent-ils à l’affaire ?

      La présidente de la Confédération, Simonetta Sommaruga, a dit très tôt que le gouvernement allait réunir tous les faits et était favorable à une enquête. La ministre de la Défense Viola Amherd a confirmé que son département abrite des documents laissant penser que son prédécesseur Kaspar Villiger était au courant. Désormais, l’affaire fait l’objet d’une enquête de la Délégation des Commissions de gestion des chambres fédérales. Cet organe de contrôle entend déterminer ce que la Suisse savait de ces activités d’espionnage, et si les renseignements suisses en ont même éventuellement même.

      L’affaire des CryptoLeaks met-elle en péril le rôle actuel de la Suisse ?

      La Suisse joue un rôle d’intermédiaire dans de nombreux conflits. Elle propose même ses « bons offices » dans les régions du monde sous tension. Ainsi, elle joue actuellement le « rôle du facteur » entre les États-Unis et l’Iran. La Suisse ne peut endosser ce rôle diplomatique que si sa crédibilité d’État neutre est intacte. C’est précisément cette crédibilité qui est en jeu maintenant. Ajoutons que l’Iran a été particulièrement touché par l’espionnage permis par la technologie « swiss made » truquée et vendue par le représentant de Crypto, Hans Bühler.

      Ce sont les États-Unis et l’Allemagne qui ont espionné d’autres pays. Pourquoi la réputation de la Suisse en souffrirait-elle ?

      L’avenir dira si la perception extérieure de la Suisse a subi des dommages. Mais la perception intérieure de la Suisse est de toute façon affectée : l’image de pays neutre à laquelle tiennent tant de Suisses est endommagée. L’affaire des CryptoLeaks pourrait jeter un discrédit total sur la neutralité suisse (voir aussi le commentaire de notre invité, p. 15).

      Crédibilité, confiance, image de soi : ce sont des facteurs subjectifs. L’affaire menace-t-elle aussi des intérêts économiques tangibles ?

      La Suisse possède une branche technologique en plein essor, qui dépend aussi de l’image de marque du pays. De plus, la Suisse souhaite se vendre comme une « place numérique propre », et promeut une initiative internationale dans le domaine de l’éthique. L’affaire des #CryptoLeaks tombe très mal.

      https://www.revue.ch/fr/editions/2020/03/detail/news/detail/News/la-cia-sest-servie-dune-entreprise-suisse-pour-espionner-plus-de-100-pays

  • capulcu | keep the future unwritten
    https://capulcu.blackblogs.org

    En Allemagne les mouvements des utilisateurs de smarphones seront obligatoirement suivis et enregistrés. Le gouvernement fédéral allemand distribuera une app qui laissera le choix à chacun de l’activer ou non. Vu que son noyau sera distribué avec une mise à jour spéciale d’Android et iOS fournie par Google/Alphabet et Apple son installation sera quasiment obligatoire.

    Enfin les géants de la com mobile auront feront officiellement front commun avec le gouvernement démocratiquement élu. C’est un pas important vers l’acceptation des corporations comme partenaires et alliés officiels des nations. C’est la privatisation quasi totale de la démocratie. Nous y arrivons. Bonjour dans le meilleur de mondes.

    Die „freiwillige“ Corona-App

    Die Bundesregierung setzt für eine schrittweise Rücknahme der Corona-Kontaktbeschränkungen auf eine breite Akzeptanz für die nach Ostern herunterladbare App zur nachträglichen Kontaktrekonstruktion Infizierter. Die (berechtigte) Angst vor dem Virus wird benutzt, um einem Großteil der Bevölkerung „freiwillig“ ein autoritär hochwirksames Werkzeug zu verabreichen.

    Wir kritisieren in diesem Artikel die technische Konstruktion der App, aber auch ihre sozial-technokratischen Konsequenzen. Selbst wenn das Protokollieren von Kontakten vollständig pseudonym erfolgen würde, müssen wir dringend vor dieser App warnen. In dem Moment, wo (sogar anonyme) Verhaltensdaten flächendeckend anfallen, sind die prädiktiven Modelle, die damit trainiert werden, dazu in der Lage, ganze Populationen in Risikogruppen einzuteilen und algorithmisch zu verwalten. Hinzu kommt, dass ein simples Software-Update die App in ein wirksames Tool zur individuellen Zugangsbeschränkung verwandelt. Daher unser klares Nein zur Corona-App!

    Aufsatz als pdf
    https://capulcu.blackblogs.org/wp-content/uploads/sites/54/2020/04/Corona-App-final.pdf

    english version (pdf)
    https://capulcu.blackblogs.org/wp-content/uploads/sites/54/2020/04/Corona-App-en.pdf

    version francaise (pdf)
    https://capulcu.blackblogs.org/wp-content/uploads/sites/54/2020/04/corona-app-fr.pdf

    Le Meilleur des mondes, Brave New World, par Aldous Huxley, 1931 / 1932, Sanary-sur-Mer / Londres / Paris
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Meilleur_des_mondes

    #capulcu #covid-19 #surveillance #espionnage

  • Verschlüsselt : der Fall Hans Bühler : Internet Archive
    https://archive.org/details/verschlusseltder00stre/page/8/mode/2up

    Operation Rubikon: Der Fall Hans Bühler - ZDFheute
    https://www.zdf.de/nachrichten/heute-sendungen/videos/fall-hans-buehler-100.html

    Hans Bühler war Firmenvertreter der Crypto AG, von der Geheimdienstoperation von BND und CIA hatte er keine Ahnung. Trotzdem war er eine Art Schlüsselfigur bei der Beendigung der Operation Rubikon.

    Hans Bühler
    https://cryptomuseum.com/people/hans_buehler.htm

    The Swiss Federal Police – the Bundesanwaltschaft – has investigated the matter and questioned several people, and it is said that no irrefutable evidence against Crypto AG was ever found. The outcome of the investigation however, remains classified to this day and repeated requests from journalists for public disclosure of the results of the investigation have so far been denied.

    Since Hans Bühler went public, some of his former colleagues have decided to come out as well. Former software engineer Jürg Spörndli confirmed that the company was visited frequently by NSA specialists and that on several occasions he was instructed by his manager to swap a crypto­graphic algorithm that he had developed, for an alternative one – supplied by the NSA – that was clearly weaker [2]. This case shows great similarity to the weakening of the Philips PX-1000 [3].

    The story of the deliberate weakening of the algorithms at the request of the NSA, is corroborated by former Crypto AG director Oskar Sturzinger, in an interview with Crypto Museum in November 2008 [4]. Previously classified documents — that were partly released by the NSA in 2014 — have meanwhile produced convincing evidence of a secret deal between Crypto AG and the NSA from 1951 onwards [5]. In January 2018, it was announced that Crypto AG would be split, and that the international part would be taken over by a Swedish company. Hans Bühler died in August 2018.

    Der Spionage-Skandal rund um die Zuger Crypto AG
    https://www.infosperber.ch/FreiheitRecht/NSA-BND

    Frank Garbely / 30. Sep 2015 - Die Nachrichtendienste der USA und von Deutschland haben mit Hilfe der Zuger Firma Crypto AG jahrelang andere Länder ausspioniert.

    Die Verbindung zur «National Security Agency» NSA, dem Auslandgeheimdienst der USA, wäre nichts als ein kreditschädigendes Gerücht, gestreut von Konkurrenten, die so der Crypto AG Kunden abjagen möchten: «Keiner unserer Kunden würde bei uns kaufen, wenn auch nur der leiseste Zweifel an der Integrität unserer Firma bestünde». So oder ähnlich hat die Direktion der Zuger Herstellerin von Chiffriergeräten stets jegliche Nähe zur NSA und anderen Diensten heftig abgestritten. Jetzt wissen wir: Das war gelogen.

    Blindes Vertrauen des Crypto-Gründers

    Bereits im Jahre 1955 hatten die NSA und Crypto-Gründer Boris Hagelin eine Zusammenarbeit ausgehandelt - noch bevor die Crypto AG die eigentliche Produktion von Chiffriergeräten in Zug aufnahm. Das behauptet nicht irgendein schräger Whistelblower, das belegen offizielle NSA-Dokumente, publiziert von der NSA selbst.

    Crypto-Gründer Boris Hagelin

    Ende April gab die NSA über 52’000 Seiten bisher geheimer Dokumente frei und stellte sie ins Netz. Es handelt sich um eine Dokumentensammlung von William F. Friedman (1891–1969), langjähriger NSA-Mitarbeiter, zuletzt Sonder-Assistent der NSA-Direktion. William F. Friedman, auch «Gottvater der US-amerikanischen Kryptologie» betitelt, gilt als der herausragende Pionier der Verschlüsselungstechnik in den USA, ganze Generationen von Geheimagenten bei NSA, CIA und der US-Army wurden nach seinen Anweisungen geschult.

    William F. Friedman war viele Jahre lang eng befreundet mit dem Schweden Boris Hagelin (1892–1983), ebenfalls ein begnadeter Kryptologe. Von 1940 bis 1944 lebte Boris Hagelin in den USA, sein Freund Friedman hatte ihn zur NSA geholt. Nach dem Krieg kehrte er als Pensionist nach Europa zurück und gründete in Zug die Crypto AG.

    Nicht weniger als 350 Dokumente mit weit über 1000 Seiten der Friedman-Papiere betreffen die Crypto AG: Briefe, Notizen, Photos, Memos etc. Diese Schriftsätze dokumentieren ein geradezu blindes Vertrauen des Crypto-Gründers zu William F. Friedman und der NSA.

    Immer wieder kursierten Gerüchte

    Das wichtigste Dokumente der freigegebenen Friedman-Papiere: Ein 22-Seiten langer Report über einen Besuch William F. Friedmans bei der Crypto AG. Der Sonder-Assistent des NSA-Direktors weilte vom 21. bis 28. Februar 1955 in Zug und verhandelte mit Boris Hagelin über eine Zusammenarbeit mit der NSA. Zahlreiche Passagen des Reports sind eingeschwärzt, so dass noch immer geheim bleibt, was genau vereinbart wurde. Soviel aber geht aus dem Friedman-Report hervor: Hagelin stimmte den NSA-Vorschlägen bedenkenlos zu. Und: Hagelin versprach, die Crypto AG werde die NSA regelmässig über neue Entwicklungen informieren und auch darüber, welche Geräte sie an welche Länder liefere.

    Immer wieder kursierten Gerüchte über mögliche Beziehungen der NSA zur Crypto AG. Erstmals im Jahre 1982. Damals beschrieb der NSA-Spezialist James Bamford in seinem ersten Bestseller über die NSA ein «Projekt Boris» und erwähnte bereits die enge Beziehung zwischen dem führenden NSA-Kryptologen William F. Friedman und Crypto AG Gründer Boris Hagelin. (1) In den folgenden Jahren verstärkte sich der Verdacht. Aber erst der Fall Hans Bühler entschlüsselte zumindest einen Teil der Geheimnisse rund um die mysteriöse Zusammenarbeit mit fremden Diensten. (2)

    Crypto-Verkäufer Hans Bühler im Iran verhaftet

    Hans Bühler (74) wurde am 18. März 1992 in Teheran verhaftet und in ein Militärgefängnis eingesperrt. Seit 13 Jahren bereits arbeitete er für die Crypto AG. Sein Job: Verkauf von Verschlüsselungsgeräten. Seine Kunden: Ministerien, Armee, Polizei- und Nachrichtendienste. Hans Bühler war mit Abstand der erfolgreichste Verkäufer der Crypto AG. Und der Iran einer seiner Grosskunden. Eigens für das Iran-Geschäft hatte er Farsi gelernt. Seit zehn Jahren reiste er regelmässig nach Teheran, im Schnitt zweimal pro Jahr. Die Verhaftung hielt er zuerst für ein Missverständnis. Das Missverständnis dauerte geschlagene 9 ½ Monate.

    Am 4. Januar 1993 wurde Hans Bühler endlich freigelassen. Als er ein Tag später in Zürich-Kloten landete, erklärte er: «Es war sehr hart, aber die Iraner haben mich korrekt behandelt.» Dann bedankte er sich mit Nachdruck bei seinem Arbeitgeber. Die Crypto AG hatte für ihn in Teheran eine Kaution in der Höhe von 1 Million Dollar hinterlegt.

    Doch kaum zurück in der Schweiz, wurde er gefeuert: «Das Vertrauensverhältnis ist schwer gestört. Für eine Weiterbeschäftigung besteht kein Bedarf», hiess es im Entlassungsschreiben. Noch schockierender als die Entlassung: die Crypto AG verlangte von Bühler die Rückerstattung der Kaution von 1 Million Dollar, denn seine Verhaftung im Iran hätte nichts mit der Crypto AG zu tun. Hans Bühler bat um eine Aussprache mit der Direktion. Doch die liess ihn abblitzen und verwies ihn an «unseren deutschen Aktionär». Nur: Niemand wollte Bühler diesen Aktionär benennen.

    Siemens und der Bundesnachrichtendienst

    Bisher hatte man angenommen, dass die Crypto AG dem Schweden Boris Hagelin gehörte. Doch bei der Gründung im Jahre 1952 besass Boris Hagelin nur gerade eine einzige von insgesamt 50 Aktien. 48 gehörten einer liechtensteinischen Briefkastenfirma, der Anstalt «Europäische Handelsgesellschaft» in Vaduz. Im Namen dieser Anstalt traten später immer wieder Deutsche, meist ehemalige Siemens-Mitarbeiter auf. Ein früherer Kollege Hans Bühlers, der lange Jahre in der Finanzabteilung der Crypto AG arbeitete, gab ihm einen Tipp: «Der geheime Aktionär heisst Bundesrepublik Deutschland, genauer die Bundesvermögensverwaltung.» Nach Recherchen des deutschen Geheimdienst-Experten Erich Schmidt-Eenboom, handelte es sich bei der Bundesvermögensverwaltung um eine Tarn- oder Scheinfirma des Bundesnachrichtendienstes.

    Siemens und der Bundesnachrichtendienst: Das erinnerte Hans Bühler an die wochenlangen Verhöre im iranischen Militärgefängnis. Immer wieder war er zu Siemens und ausländischen Diensten befragt worden: Was hat Siemens, was haben ausländische Dienste mit der Crypto AG zu tun?

    Über die Verhöre im iranischen Militärgefängnis sprach Hans Bühler erstmals ausführlich in einer Rundschau-Reportage. Bisher hatte Hans Bühler immer erklärt, er wäre im Iran gut behandelt worden, und er wüsste nichts über die Gründe seiner Verhaftung. Doch dem war nicht so. Er war psychisch gefoltert worden, und er hatte sehr wohl gewusst, was ihm die Iraner vorwarfen: Spionage.

    «Wir brennen ihnen die Augen aus»

    «Schon im ersten Verhör haben sie mich beschuldigt: Sie sind ein Spion, sie benutzen die Crypto AG nur als Deckmantel, sie verkaufen die Schlüssel-Codes dieser Firma. Für mich brach eine Welt zusammen», erzählte sich Hans Bühler. Was war mit den Schlüssel-Codes? Warum glauben die Iraner, er, Bühler, hätte die Schlüssel-Codes – also die Geheiminformation der Chiffriergeräte – an Nachrichtendienste verkauft?

    Diese Fragen machten für Bühler keinen Sinn. Er konnte nichts gestehen, weil er nichts wusste. Auch dann nicht, als ihm mit Folter gedroht wurde. Sie setzten ihn vor eine Tür, hinter der angeblich gefoltert wurde; er hörte Schreie, hörte Schläge. Oder er wurde auf ein Folterbett gefesselt. Zuvor hatte er ein ausgepeitschtes Opfer gesehen, blutüberströmt, der ganze Rücken voll Platzwunden.

    Ein Auspeitscher stand schon einsatzbereit am Folterbett. Doch dann wurde Hans Bühler wieder losgebunden, man wolle ihm noch eine Chance geben, aber wenn er bis morgen nicht rede, machten sie ernst. Und selbst als sie ihm eine brennende Zigarette an die Wange hielten und sagten, «wir brennen ihnen die Augen aus», bestritt Bühler Spionage und auch jegliches Wissen über knackbare Chiffriergeräte.

    Bühlers Entlassung löste viele Zungen

    Die Entlassung Bühlers und die Forderung, er müsse die Kaution zurückerstatten, brachten der Crypto AG wenig Sympathie ein. Im Gegenteil dieses schuftige Verhalten löste viele Zungen. Mehrere ehemalige Crypto-Mitarbeiter unterstützten Hans Bühler und gaben ihr Geheimwissen preis. P. F., in den 70er-Jahren Vizedirektor und Chef der Entwicklungsabteilung bei der Crypto AG, stellte alle anderen Quellen in den Schatten. Er hatte Unerhörtes zu berichten: «Amerikanische und deutsche Nachrichtendienste haben Crypto-Geräte manipuliert, damit sie für diese Dienste abhörbar wurden.» Für P. F. schien ausser Zweifel: «Diese Manipulationen waren der wahre Grund für Bühlers Verhaftung im Iran.»

    In einem fast zweistündigen Hintergrundgespräch, das wir im Rahmen der «Rundschau»-Reportage zum Fall Bühler aufzeichneten, schilderte P.F. in allen Einzelheiten diese Manipulationen. Einen TV-Auftritt lehnte er jedoch strikt ab: «Ich bin doch nicht lebensmüde.» Schliesslich durften wir nur ein paar wenige Sätze eines Mr. X. zitieren. Inzwischen sind 21 Jahre verstrichen und die Crypto AG hat längst erfahren, wer sich hinter Mr. X. verbarg.

    «Es kamen Leute aus Bad Godesberg, Deutschland, und brachten die so genannten Chiffrierkonzepte nach denen die Verschlüsselung in den Geräten abläuft. Früher waren es Leute aus Amerika von der Government Electronic Division in Arizona, damals das amerikanische Geheimdienst-Pendant zu Bad-Godesberg», führte P.F. aus.

    P.F. war persönlich mehrmals in Arizona, um die Zusammenarbeit von NSA und Crypto sicherzustellen. Später dann in Deutschland, wo er unter anderem den «Chef-Elektroniker» des Bundesnachrichtendienstes traf. Laut P.F. führten die Chiffrierkonzepte der US-amerikanischen und deutschen Dienste dazu, dass die Crypto-Geräte knackbar wurden. «Sehr vereinfacht formuliert kann man sagen, die Chiffrier-Geräte sendeten praktisch den Schlüssel mit. Sie lieferten Hilfsinformationen, die das Berechnen des Schlüssels erlaubten», so P. F. weiter.

    Schweizer Neutralität als Verkaufsargument

    Die Crypto AG gehörte weltweit zu den renommiertesten Firmen, die Chiffriergeräte herstellten. Zu Bühlers Zeiten beschäftigte sie 250 Mitarbeiter, in den besten Jahren waren es über 400, und sie belieferte rund 120 Länder, darunter Länder wie Iran, Irak und Ägypten. Eines der wichtigsten Verkaufsargumente war immer schon: die Schweizer Neutralität.

    Die Schweizer Neutralität war der entscheidende Grund, warum sich die NSA und deutsche Dienste für die Crypto AG interessierten. Die so genannten blockfreien Länder trauten beim Einkauf von Chiffriergeräten weder den USA und den Nato-Ländern, noch dem kommunistischen Block unter Führung der UdSSR oder Chinas. Gegenüber der Crypto AG aus der harmlosen und neutralen Schweiz dagegen hatten sie keinerlei Bedenken. Und in der Tat, es waren von Beginn an vor allem diese blockfreien Länder, die ihre Ministerien, Armeen und Geheimdienste mit Crypto-Geräten bestückten. Bereits im Treffen von 1955 werden mehrere diese Länder ausdrücklich genannt.

    Boris Hagelin junior wollte aufräumen

    Es war Boris Hagelin junior, der Sohn des Firmengründers, der P. F. als erster auf die «löchrigen» Chiffrierkonzepte hingewiesen hatte: «Zuerst habe ich gedacht, ‹dä spinnt ä chli›, das kann nicht sein, das wäre ja eine ungeheure Gangsterei.»

    Hagelin junior habe P.F. gesagt, wenn er einmal die Firmenleitung übernehme, werde er keine manipulierten Geräte verkaufen. Dazu kam es nicht. Noch bevor er die Firmenleitung übernehmen konnte, starb er im Jahre 1970 – nach einem schweren Autounfall in New York. Die genauen Umstände dieses Unfalls wurden nie abgeklärt. Trotzdem behauptete P. F.: «Das war kein Unfall, das war ein Attentat.»

    Die Hinweise von Hagelin junior hatten P.F., damals bereits Chef der Entwicklungsabteilung, keine Ruhe gelassen: «Ich sagte mir, wenn das wirklich so wäre, müsste ich aussteigen.»

    Mit Wissen von Bundesrat und Bundesanwaltschaft

    1977 hatte P.F. tatsächlich die Crypto AG verlassen. «Die Manipulationen waren für mich eine absolute Tatsache. Bevor ich wegging, habe ich mir Belege erzeugt, zum Teil in Form von Dokumenten. Diese Beweise liegen seither in einem Safe.»

    P. F. liess es nicht bei der Kündigung bleiben. Als erstes informierte er einen befreundeten Offizier der Schweizer Armee: Korpskommandant Kurt Bolliger, damals Chef der Flieger- und Flugabwehrtruppe. Der fiel aus allen Wolken, tat zumindest so, und schaltete sofort die Bundesanwaltschaft ein.

    P. F.: «Ein Mitarbeiter der Bundesanwaltschaft kam zu mir, ziemlich aufgeregt und sehr interessiert. Es gab viele Treffen. Aber plötzlich wurde die Übung abgebrochen. Eines guten Tages erklärt mir der Herr der Bundesanwaltschaft: ‹Mein Chef hat mich zurückgepfiffen; er will nicht, dass man da weiterbohrt›.»

    P. F. fragte nach: Warum? Die Antwort war eisernes Schweigen. P. F.: «Ich kann mir gut vorstellen, dass da entsprechende Leute aus den USA interveniert sind und gesagt haben, Hände weg.»

    Und auch der alte Dienstkamerad Kurt Bolliger bekam plötzlich kalte Füsse und wollte nichts mehr von der Crypto AG wissen. Die Bundesanwaltschaft hat seither mehrmals bescheinigt, dass bei der Crypto AG alles rechtens war.

    Für das Verhalten von Bundesanwaltschaft und Armeespitze gibt es eigentlich nur eine Erklärung: Der Bundesrat hat der NSA und den deutschen Diensten grünes Licht gegeben, entweder durch eine Vereinbarung mit der Nato oder eine Absprache mit den USA und der Bundesrepublik.

    «Bei denen zählt ein Menschenleben wenig»

    Keine zehn Pferde konnten P.F. dazu bewegen, für die «Rundschau»-Reportage vor die Kamera zu stehen oder seinen Safe zu öffnen. Das Gespräch endete mit einem erschütternden Dialog:

    Warum wollen sie nicht vor die Kamera stehen?

    «Das schafft nur Probleme. Meine Existenz ist zu wenig abgesichert.»

    Haben Sie Angst?

    «Ja. Es wäre lebensgefährlich. Nicht nur für die Bundesanwaltschaft wäre eine Publikation höchst unangenehm. Es gibt auch eine ganze Reihe von ähnlichen Organisationen im Ausland, die überhaupt nicht möchten, dass hier Klarheit geschaffen wird. Glauben sie mir, bei denen zählt ein Menschenleben wenig.»

    Auf P. F. wurden, wie er versicherte, zwei Mordanschläge verübt. Bei einem gab es mehrere Tote, P.F. kam mit dem Schrecken davon – und verliess die Crypto AG.

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    Streng geheim

    «Krypto» ist griechisch und heisst «verbergen», «geheim halten». Bei der Crypto AG nimmt man den Namen wörtlich, sehr wörtlich sogar. Laut Angaben ehemaliger Kaderleute beschäftigte die Crypto AG in den besten Jahren über 400 Mitarbeiter, und sie belieferte rund 120 Länder.

    Und heute? Wir riefen am Hauptsitz in Steinhausen an und verlangten den Pressedienst. Eine freundliche Dame nahm den Anruf entgegen und wurde schon bei der ersten Frage stutzig: «Wie bitte? Den was?» Wir hatten den Pressedienst verlangt. Nach zwei, drei weiteren Anrufen hatten wir endlich jemand am Apparat, der, wie wir meinten, autorisiert war zu reden. Wir stellten unsere Fragen: Wie viele Mitarbeiter? Wie viele Abnehmerländer? Wer sind die Aktionäre? Es gab immer nur eine Antwort: Dazu machen wir keine Angaben, keine Auskunft, auch darüber nicht…

    Aber es gibt sie doch – die Crypto AG. Auf einer Karriere Plattform im Internet fanden wir den Erfahrungsbericht eines Mitarbeiters, kurz und typisch Crypto AG: «Streng geheim – aber schön.»

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    Die Crypto AG baut Chiffrier-Maschinen

    Die Crypto AG entwickelt Chiffrier-Verfahren und stellt Chiffrier-Maschinen her. «Chiffre» heisst «Zeichen» oder «Geheimzeichen», und «chiffrieren» bedeutet «in Geheimschrift abfassen». Die Crypto-Maschinen verwandeln Klartext oder Klartöne in Geheimbotschaften und verhindern so, dass unerwünschte Dritte Telefongespräche mithören, dass E-Mails oder ganz allgemein Informationsaustausch via Internet (früher auch via Telex oder Telefax) von Unbefugten abgeschöpft werden können. Nicht nur Militärs, Geheimdienste, Polizei oder Regierungen benutzen Chiffrier- oder Verschlüsselungsgeräte, sondern auch Banken und sehr viele Wirtschaftsunternehmen, immer mehr auch Private.

    Verschlüsselungsverfahren gibt es seit Jahrtausenden, die ersten bestanden ganz simpel darin, dass man Buchstaben durch Zahlen oder Zeichen ersetzte. Schon der römische Feldheer Julius Cäsar (100–44 Jahre vor Christus) entwickelte eine Verschlüsselungsmethode, um Geheimbotschaften an seine Truppen zu übermitteln. Das Cäsar-Verfahren eignet sich bestens, um zu zeigen, wie Verschlüsselung funktioniert. Jeder Buchstabe des Klartextes wird in der Geheimbotschaft durch einen anderen Buchstaben ersetzt, und zwar durch einen Buchstaben x Stellen weiter hinten im Alphabet. Um die Geheimbotschaft zu entschlüsseln muss man wissen, um wie viele Stellen. X ist also der Schlüssel. Wenn der Buchstabe a um drei Stellen verschoben und also durch d ersetzt wird, dann heisst der Schlüssel drei.

    Das Prinzip der Verschlüsselung oder Chiffrierung hat sich bis heute nicht grundsätzlich verändert. Ein Klartext wird durch bestimmte Rechenverfahren (Algorithmen) mit einem Chiffrierschlüssel, auch «Code» genannt, versehen und so für Dritte unentzifferbar gemacht. Allerdings, seit Beginn des Computer-Zeitalters hat sich die Komplexität der Verschlüsselungstechnik (Kryptologie) ins Grenzenlose gesteigert.

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    Fussnoten:

    (1) James Bamford, The Puzzle Palace: A Report on NSA, America’s Most Secret Agency, Boston, 1982.

    (2 ) «Gefangen im Iran – Der Fall Hans Bühler», Schweizer Fernsehen, Die Rundschau vom 23. März 1994. Res Strehle, «Verschlüsselt». Der Fall Hans Bühler. Werd-Verlag. Zürich 1994.

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    #espionnage #Suisse #Iran #USA

  • ToTok, la messagerie suspectée d’espionner pour les Émirats arabes unis | iGeneration
    https://www.igen.fr/app-store/2019/12/totok-la-messagerie-suspectee-despionner-pour-les-emirats-arabes-unis-112051

    Incroyable impunité des Emirats. L’appli est retirée, point barre... Imaginons seulement que l’appli en question ait été diffusée depuis l’Iran !

    ToTok a connu un succès fulgurant en quelques mois d’existence et l’app a été téléchargée des millions de fois dans le monde entier. Cette messagerie instantanée doublée d’une solution de visioconférence a été créée dans les Émirats arabes unis pour venir concurrencer WhatsApp, Skype et toutes les autres. Même si elle a surtout été populaire dans son pays d’origine, son succès était croissant dans le reste du monde. Aux États-Unis, c’était même l’une des apps les plus téléchargées dans la catégorie des réseaux sociaux ces dernières semaines.

    On en parle au passé, car vous ne pourrez plus l’installer sur votre smartphone. Google l’a supprimée du Play Store jeudi dernier, Apple a suivi vendredi pour l’App Store. Et hier, dimanche 22 décembre, un article publié par le New York Times justifie cette disparition subite. D’après les autorités américaines, la vraie raison d’être de cette app était d’offrir au gouvernement des Émirats arabes unis une solution d’espionnage à grande échelle.

    #tic_arabes

    • Ces appareils suisses qui auraient été truqués pour les espions américains

      Diffusée cette semaine par la RTS, la web-série « La Suisse sous couverture » est une enquête sur les liens entre la Confédération et le renseignement international. Le premier épisode revient sur l’accord secret qui aurait permis aux Etats-Unis d’espionner 130 pays durant 40 ans grâce à l’entreprise zougoise Crypto AG. Fiction ou réalité ?

      La course au cryptage et au décodage des communications a débuté dans les années 1930 et la Suisse y a toujours joué un rôle de premier plan grâce à son expertise. Ainsi, dès 1947, lorsque débute la Guerre froide, de grandes puissances se tournent vers Crypto AG, fleuron de l’industrie de la sécurité des communications. En particulier les Etats-Unis, qui cherchent à tout prix le moyen technique de protéger leurs messages tout en déchiffrant ceux des Soviétiques.

      A cette époque, Crypto AG écoule ses machines dans la quasi totalité des missions diplomatiques du monde. Abordé par le directeur de l’unité de cryptologie de la NSA William Friedman, le fondateur de Crypto Boris Hagelin aurait accepté d’abaisser la qualité de ses appareils pour permettre aux Etats-Unis d’écouter les conversations de près de 130 pays. Cet accord confidentiel, qu’auraient conclu les deux amis en 1955, va éclater au grand jour en 1992, avec l’arrestation en Iran de Hans Buehler, ingénieur suisse de Crypto AG suspecté d’espionnage.

      https://www.rts.ch/info/suisse/10792008-ces-appareils-suisses-qui-auraient-ete-truques-pour-les-espions-america

  • Onkel Arturo und der Mossad | Telepolis
    https://www.heise.de/tp/features/Onkel-Arturo-und-der-Mossad-4590962.html
    Il y du nouveau chez les héros d’hier - ce n’est pas le Mossad qui a retrouvé et arrêté Adolph Eichmann en Argentine.

    Es war nicht der Mossad, es waren hohe Mitglieder der Regierung von Präsident Arturo Frondizi, die am 11. Mai 1960 den Kriegsverbrecher Adolf Eichmann in Buenos Aires verhaftet hatten. Im Dienstwagen. „Chapa oficial“, mit amtlichem Nummernschild, so ein Bericht des Geheimdienstes.

    #nazis #Argentine #espionnage #wtf

  • Spy Photos From Communist Czechoslovakia
    https://www.rferl.org/a/the-communist-spy-photographers-of-czechoslovakia/30236411.html?ltflags=mailer

    These are some of the thousands of images snapped by Czechoslovakia’s secret police during the 1970s and 1980s using tiny hidden cameras.

    Czechoslovakia at the time was in the “normalization period” that followed the 1968 invasion of the country by Soviet-led forces. The military takeover was ordered by the Kremlin after Czechoslovakia’s government attempted to ease restrictions on speech and implement other political reforms. For ordinary citizens, “normalization” meant a revived effort by the regime to assert extreme police control.

  • Frank Hensel, président de International Federation of Film Archives un espion nazi
    https://framadrop.org/r/ceKTxKWyBT#oDY+aLyVMGvDTLU7vGXF8YcNp62IIen3ly2Lrq6BxDk=


    Des documents nouvellement retrouvés dans les archives de la Stasi témoignent du rôle important de ce fonctionnaire nazi dans le combat contre la résistance française. D’après un rapport envoyé au #Reichssicherheitshauptamt dans la #Prinz-Albrecht-Straße cet homme à l’apparence anodine aurait démantelé le réseau de soutien aux pilotes alliés et réfugiés dans la toute la France et au Portugal.

    Voici un extrait de l’article dans le journal Berliner Zeitung du 19.10.2019

    In den nun aufgetauchten Berichten gibt ihm Hensel detaillierte Informationen über französische Résistance-Gruppen preis, die er sich offenbar zuvor bei Vertrauten aus Frankreich erschlichen hatte. „Meine Beziehungen sind heute so weit vorgedrungen, dass wir voraussichtlich ... die gesamte De
    Gaulle-Organisation vernichten können“, schrieb Hensel mit kaum verhohlener Begeisterung am 29. September 1942 an Schellenberg.
    ...
    Von der SS-Karriere wussten seine ausländischen Partner nichts, mit denen er am17. Juni 1938 die FIAF gründete. Ein erster Kongress, auf dem Hensel zum Präsidenten der FIAF gewählt wurde, fand im Juli 1939 in New York statt. Der Nachfolgekongress ein Jahr später in Berlin fiel zwar wegen des von Hitler-Deutschland eröffneten Angriffskrieges aus – Hensel aber blieb FIAF-Präsident.

    Der NS-Staat fand für den SS-Mann nun eine neue Verwendung. Nach dem Einmarsch der Wehrmacht in Paris im Juni 1940
    bezog Hensel, getarnt als vermeintlicher Direktor der französischen Niederlassung des Mitteleuropäischen Reisebüros, ein Büro in der Avenue de l’Opéra. Von dort aus war sein – wie er es selbst nannte – „Sonderkommando Hensel“ gleich in doppelter Funktion in den besetzten Gebieten unterwegs. Einerseits sollte er für die mit Filmproduktionen
    befasste Abteilung F des Propagandaministeriums „Filme und ähnliches Propagandamaterial (sicherstellen) und die sofortige
    Auswertung dieser Gegenstände“ ermöglichen, wie es in seiner Personalakte heißt.

    Zum anderen lieferte er sowohl dem militärischen Geheimdienst der Wehrmacht – der von Admiral Canaris geleiteten Abwehr – als auch dem SD Informationen, die er über sein Zuträgernetz sammelte.
    ...
    am 29. September 1942, übermittelte Hensel deutlich wichtigere Informationen an Schellenberg – und zwar eine detaillierte Aufstellung der geheimen Anlaufstellen der Résistance im unbesetzten Teil Frankreichs sowie in Lissabon.

    Die Übersicht enthält sowohl die Anschriften der „De-Gaulle-Organisation“ in Montpellier, Marseille, Toulouse und Nizza wie auch die Namen der Verbindungsleute vor Ort und die Losungsworte, über die man mit ihnen in
    Kontakt treten kann. „Bei ihnen melden sich sämtliche englische Fallschirmjäger und Sprengstoffattentäter und werden von dort aus unterstützt und weitergebracht“, schrieb Hensel an Schellenberg.

    In einer weiteren Aufstellung benannte er zudem Adressen, an
    denen sich Flüchtlinge aus dem besetzten Belgien und dem annektierten Teil Frankreichs melden können, um von dort aus mit gefälschten Papieren via Lissabon zu den gegen Deutschland kämpfenden Exilarmeen nach Nord- und Zentralafrika zu gelangen.

    „Es dürfte z. Zt. für mich möglich sein, jede Frage beantworten zu können, die die De-Gaulle-Organisation in Frankreich, Portugal, England und Kongo betrifft“, lobte sich Hensel selbst in seinem Bericht an Schellenberg. „Es wäre am allerbesten, wenn Sie in Anbetracht der Wichtigkeit all dieser
    Meldungen einen Sonderkurier für mich einsetzen würden, da jetzt täglich Nachrichten von bedeutendem Kriegsinteresse einlaufen
    können, wo es auf jede Stunde ankommt.“

    International Federation of Film Archives
    https://www.fiafnet.org/pages/History/Origins-of-FIAF.html

    Of the future four members of FIAF, Nazi Germany’s Reichsfilmarchiv was the first to be established, on 29 January 1934, even though it would only be officially inaugurated (by Hitler himself) in February 1935, by which time it already contained over 1200 films of “artistic or cultural importance”. Joseph Goebbels, a cinema enthusiast who fully understood the cultural and political value of film, seemed to have played a crucial role in its constitution. In 1935 the Reichsfilmarchiv already had a new director – Frank Hensel, who had been involved in the making of propaganda films for the National Socialist Party (which he had joined in 1928).[4] Having travelled a lot in his youth, he spoke very good English, which would be helpful in establishing international contacts with foreign archives.

    In April that year, the Third Reich convened an International Film Congress in Berlin, attended by 1000 delegates of 24 national film industries. The remit of its 9th Special Committee was to discuss the question of film archives. The outcome of its deliberations was to recommend “the setting-up of a film repository in each country for the collection of films of cultural, educational, and scientific value or showing the development of film art. The producers in each country should be required to deliver a free copy of each of their films to the Repository. Each Repository would compile a catalogue of educational films and the various repositories would have contact with one another. As far as possible, a copy of all films produced in the respective countries, educational and otherwise, should be kept.”[5] Later Hensel was to give himself credit “for having successfully prompted other countries to create their own film archives based on the German archive” at this congress,[6] but the evidence does not bear this out. Many countries had boycotted the event for political reasons. The MoMA Film Library and the BFI’s National Film Library were already about to be launched, and it is unlikely that Langlois’ Cinémathèque project owed much to the recommendations of the Berlin congress. In November 1938 he would even declare to John Abbott that one of the real strengths of the FIAF project came from the fact that unlike most other international film organizations of the 1930s, FIAF had not been initiated by the German-Italian axis.
    ...
    Between 1936 and 1938, if the Cinémathèque française, the BFI, and the MoMA Film Library had developed a friendly and, to a degree, productive relationship, there seems to be little evidence of a similar sustained partnership between these three and the Reichsfilmachiv in that period, following the initial encounter between the Abbotts and their German counterparts in Berlin in the summer of 1936. In the fast-deteriorating international climate of that period, this is hardly surprising. What is more surprising is how the Reichsfilmarchiv would suddenly reappear on the international stage and take an important part in the foundation of the International Federation of Film Archives in 1938, via its representative Frank Hensel.
    ...
    The “Trois siècles d’Art aux États-Unis” exhibition opened with a private view on 24 May 1938. Later accounts confirmed that the event, hosted by the Abbotts, was attended by Vaughan, Langlois, and Frank Hensel, and therefore provided the first opportunity for these personalities to discuss the FIAF project.[31] From then on Hensel was invited to take part in all the discussions. It is not clear how the German – who by then was no longer the head of the Reichsfilmarchiv, but still represented it abroad – managed to be included in the negotiations, especially at a time when international tension was at its highest (it was less than three months after the Anschluss). The other three partners certainly saw an opportunity to bring international legitimacy to the future organization and, after all, the Reischsfilmarchiv was a major archive with a much larger collection than the Cinémathèque or the National Film Library.
    ...
    In a letter to Langlois on 1 June, Abbott confirmed in writing the initial agreement about “the creation of an International Federation of Film Archives” which they, Olwen Vaughan, and Hensel had drafted during their preliminary conversations in the last week of May.
    ...
    The representatives of the four archives agreed to meet again, this time in a more official manner, to put the finishing touches to FIAF’s founding document. They reconvened in the Abbotts’ hotel in his Paris on 9 June, and then again on 15 June. The minutes of these first two official FIAF meetings, taken by Olwen Vaughan, were duly signed by the participants – Abbott, Hensel, Vaughan, Langlois, and Franju. During the first meeting they approved the international agreement for the proposed Federation. They also decided that the first annual congress would be held in New York in the summer of 1939, and (on Hensel’s insistence, for political balance) the second in Berlin in 1940. Until the New York congress, the Board of Directors would consist of Abbott (President), Hensel (Vice-President and Secretary), Vaughan (Treasurer), and Langlois, while Franju was given the post of Executive Secretary, in charge of the FIAF office (another victory for Langlois).
    ...
    From the moment the Abbotts sailed back to New York on 22 June, Olwen Vaughan started playing a key role in ensuring that the unfinished business would be dealt with, especially as “minor frictions” seemed to have appeared between Langlois and Hensel, as reported in correspondence between Abbott and Vaughan at the end of June.[35] She played the unofficial role of spokesperson in Europe for the Abbotts, and kept a close eye on Langlois and Hensel, whose widely different temperaments (and ideological mindset) could put the common project at risk. She regularly reported to MoMA her growing frustration at Hensel’s lack of communication, and Langlois’ vagueness and messiness.
    ...
    If Hensel and Vaughan had the copies of the Agreement countersigned by their higher authorities within a few weeks, the delay in announcing the formation of FIAF eventually came from New York, where Abbott faced his own difficulties. One of them was that the US Government was in the process of setting up a film department within the National Archives, which seemed to unsettle the MoMA Film Library’s status as the country’s semi-official film archive. Abbott initially assumed this new institution would have to co-sign the FIAF Agreement with MoMA, so he made a number of enquiries. On another front, a tough interview of Abbott by Will H. Hays’ public relations man on 25 October also showed that the powerful Motion Picture Producers and Distributors of America was rather concerned about the new Federation, and by the fact that MoMA would be exchanging films with Nazi Germany on a systematic basis. The serious war scare caused by the Czechoslovakia Sudetenland crisis in late September came very close to putting an end to the FIAF Project before it was even launched. In a very anxious letter to Abbott, Vaughan recounted her presence in Paris that week, “whilst everything was at its worst. You never saw such a dreary town – all Air Raid precautions – no lights – and everyone far gloomier than in London.” She reported that both Langlois’ and Hensel’s morale was very low, and she begged Abbott to have the FIAF Agreement signed as quickly as possible to ease the tension.
    ...
    Rolf Aurich, “Cinéaste, Collector, National Socialist: Frank Hensel and the Reichsfilmarchiv”, Journal of Film Preservation, #64, April 2002.
    ...
    [33] Langlois was curiously left without a formal position in this early set-up (which was confirmed in the official Agreement signed on 17 June). This can be explained by the fact that the Cinémathèque had already obtained the post of Executive Secretary of FIAF, and the location of the Secretariat in Paris. Hensel probably also insisted on the Reichsfilmarchiv obtaining as prestigious a position as that of its American counterpart, for obvious political reasons.

    First Tango in Paris : The Birth of FIAF, 1936-1938Christophe Dupin
    https://www.fiafnet.org/images/tinyUpload/History/FIAF-History/Birth%20of%20FIAF%20Article_Dupin_JFP88.pdf

    #histoire #cinéma #France #Allemagne #espionnage #guerre

  • Le Gouvernement secret - France Culture
    https://www.franceculture.fr/emissions/series/le-gouvernement-secret

    Du « secret du Roi » de Richelieu à la série « Le bureau des légendes » en passant par Fouché, l’existence d’un « gouvernement secret » n’a cessé de hanter la politique. Le fait est que la collecte d’informations confidentielles recueillies à l’insu de tous, est une pratique très ancienne. Elle pose des difficultés particulières à une démocratie censée agir en toute transparence sous le regard de tous ; d’autant plus pressantes que la démocratie a paradoxalement plus besoin de services de renseignements parce que les citoyens y sont plus libres et qu’il faut limiter le recours à la force. Un « gouvernement bien informé » est encore plus nécessaire lorsque le monde devient de plus en plus dangereux comme aujourd’hui.

    Le monde plus dangereux que quand ? Bonne série malgré quelque complaisance.
    #espionnage #renseignement #police #audio

  • Straßenfeger Die fünfte Kolonne


    Voici comment entre 1963 et 1968 la télévison publique en RFA présentait la menace communiste aux allemands dont la majorité se souvenait encore de sa collaboration avec ses maîtres nazis. La réédition sur DVD conplète l’oeuvre anticommuniste avec une série de films « documentaires » sur les espions de l’Est publié en 2005 sous le titre Das Spinnennetz – Stasi-Agenten im Westen .

    Folge 1 - Es führt kein Weg zurück - 6. Juni 1963
    https://www.youtube.com/watch?v=cCPXpHlDMKE

    Die fünfte Kolonne (Fernsehserie) – Wikipedia
    https://de.wikipedia.org/wiki/Die_f%C3%BCnfte_Kolonne_(Fernsehserie)

    Die fünfte Kolonne war eine deutsche Fernsehserie des ZDF, von der 23 Folgen in unregelmäßigen Abständen vom 6. Juni 1963 bis 11. Oktober 1968 ausgestrahlt wurden.

    Unter Bezugnahme auf den Begriff Fünfte Kolonne war sie die erste Spionageserie des deutschen Fernsehens. Vor dem Hintergrund des Kalten Krieges hatte sie neben der Unterhaltung einen durchaus politischen Gehalt – was einigermaßen ungewöhnlich für eine Fernsehserie war –, denn ihr Thema waren Aktivitäten östlicher Geheimdienste auf dem Boden der Bundesrepublik Deutschland. Stets behielten die westliche Gegenspionage bzw. Polizei und Militär die Oberhand. Jede der Episoden war in sich abgeschlossen, es gab keine konstanten Hauptdarsteller.

    Grundlage für alle Folgen der „Fünften Kolonne“ waren reale Fälle, die für das Spielfilmformat nur leicht bearbeitet und verändert wurden. So wird etwa in der Folge 15 („Mord auf Befehl“) die Ermordung des ukrainischen Exilpolitikers Stepan Bandera durch den KGB-Agenten Bogdan Staschynskij thematisiert.

    #Allemagne #guerre_froide #espionnage #médias #télévision #histoire

  • Khrys’presso du lundi 23 septembre 2019
    https://framablog.org/2019/09/23/khryspresso-du-lundi-23-septembre-2019

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière. Brave New World Les manifestations de Hong Kong se transforment en affrontements violents dans plusieurs villes (reuters.com – en … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Internet_et_société #Libr'en_Vrac #Libre_Veille #DRM #espionnage #Facebook #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Surveillance #veille #webrevue
    https://mamot.fr/system/media_attachments/files/006/313/778/original/4f3832e1c2a0d08e.mp4?1569093502


    https://mamot.fr/system/media_attachments/files/006/234/459/original/64423caf649d9ea5.mp4?1568657782

  • Khrys’presso du lundi 16 septembre 2019
    https://framablog.org/2019/09/16/khryspresso-du-lundi-16-septembre-2019

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière. Brave New World Les data centers chinois rejettent autant de CO2 que 21 millions de voitures (usbeketrica.com) Le « Grand … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Internet_et_société #Libr'en_Vrac #Libre_Veille #DRM #espionnage #Facebook #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Surveillance #veille #webrevue