• Attendre dans un foyer dʹ#aide_dʹurgence

    Quelle est la vie des personnes logées dans des foyers dʹaide dʹurgence ? Dès 2008, lʹextension de la suppression de lʹ#aide_sociale à toutes les personnes déboutées du droit dʹasile sʹest matérialisée par lʹouverture de #centres_dʹaide_dʹurgence, où seul le #minimum_vital est délivré et les personnes nʹayant pas suivi lʹordre de quitter le territoire y sont soumises à un #contrôle quotidien. A partir dʹune approche ethnographique, #Giada_de_Coulon a enquêté dans lʹun de ces centres où des femmes et des hommes sont immobilisés des années entières, conservant lʹ#espoir dʹêtre un jour régularisés. Elle montre ainsi comment la vie de ces personnes prend forme au cœur dʹun appareil administratif qui a comme raison dʹêtre leur #disparition du territoire suisse.
    Entretien avec Giada de Coulon, docteur en anthropologie de lʹUniversité de Neuchâtel.

    https://www.rts.ch/play/radio/versus-lire-et-penser/audio/attendre-dans-un-foyer-daide-durgence?id=10369100
    #déboutés #asile #migrations #réfugiés #Suisse #hébergement #régularisation #expulsions #renvois #surveillance


  • Des nouvelles de #Syrie... de la part d’un ami, réfugié syrien en Suisse (reçu aujourd’hui, 05.05.2019) :

    #Idlib est complètement oubliée, La région où on a rassemblé des million des syriens déplacés par la force du régime d’Assad et russes, est en train de se massacrée par des #bombardements_aériens syriens et russes, des milliers des camions qui transportent des des familles avec ce qu’ils leur restent de leur déplacement, plusieurs fois, d’une région à l’autre.
    Pas un seul mot sur le média, la cause Syrienne est complètement oubliée, ...
    Ce qu’il se passe à Idlib, pour la première fois, notre village entier cherche un abri pour se protéger du bombardement aérien syro-russe, la stratégie de la terre brûlée. Un offensif Inédit, sur Idlib , sous silence absolu de la communauté internationale, tous les habitants des villages de #Jabal_Alzawi, sont tous vidés, ils sont maintenant à 11 km de mon village #Orim_AlJoz, donc mon projet du stage pour la zone de désescalade n’a plus de sens, le dernier #espoir est tombé à l’eau. Je ne sais qu’il faut que je cherche un autre stage, ... c’est vraiment triste ☹

    #déplacés_internes #IDPs #réfugiés #guerre #conflit #migrerrance #géographie_du_vide
    ping @reka


  • A #Oran, les #jeunes_Algériens remettent à plus tard leur projet de migration

    Les côtes oranaises sont habituées, depuis les années 2000, à voir de nombreux jeunes partir clandestinement à bord d’embarcations de fortune pour tenter de rejoindre l’Europe. Depuis le début du #soulèvement_populaire en Algérie, le phénomène de la #harraga est cependant presque à l’arrêt, signe que les candidats au départ commencent à croire qu’ils ont un avenir dans leur pays natal.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/260419/oran-les-jeunes-algeriens-remettent-plus-tard-leur-projet-de-migration?ong

    #espoir #Algérie #migrations #migrants_algériens #révolution #avenir #jeunes


  • IM TUNNEL | Theaterstück von Kai-Uwe Kohlschmidt

    Und wenn wir fliehen, dann hoffen wir.

    Wir hoffen auf die andere Welt.

    Das Land gelobt von unser Not und Träumen.

    Die Sphinx ein Auge hebt. Ihr Lächeln goldenstarr.

    Gehst du den Schritt, den nächsten.

    Menemenetekel. Was wiegt mein Ich.

    Die Asylrichterin Anna wird mit dem geheimnisvollen Fall der Syrerin Naida konfrontiert. Während der Anhörungen sieht die Richterin plötzlich Gesichter, hat Déjà-vus. Es scheint, als evoziere die Syrerin in ihr diese Bilder von einem Ort, an dem die Richterin als Baby ihre Eltern verlor: ein Fluchttunnel im Berlin der 60er Jahre.

    Ihre Mutter Hanna, Schriftstellerin, und ihr Vater Bartsch, Stasi-Offizier, haben sich in zunehmenden Konflikten mit der Gesellschaft in der DDR auseinandergelebt. Fritz, der Bruder der Mutter, ist bereits nach Westberlin geflohen. Er beginnt nun, einen Tunnel zu graben, um ihr und ihrer kleinen Tochter, die noch ein Baby ist, die Flucht zu ermöglichen. Die Widerstände sind vielfältig: Wassereinbrüche, ein Stasi-Gegentunnel, Streit und Verrat...

    Alb-und Schachtelträume — die Geschichte der Richterin Anna — die Geschichte der Syrerin Naida. Sind sie nur Reflektionen ihres eigenen Schicksals? Nur eine Imagination? Vielleicht der Schlüssel zu ihrem eigenen Trauma...

    http://www.kaiuwekohlschmidt.com/theater.html

    #théâtre #Allemagne #RDA #Syrie #asile #migration #confrontation #histoire


  • Placements : les Français désertent leurs actions et jugent qu’une « grave crise » est imminente
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/placements-les-francais-desertent-leurs-actions-et-jugent-qu-une-grave-cris

    Une étude BPCE montre que, concernant leur épargne, les Français se sont désintéressés des titres financiers en 2018, malgré une fiscalité avantageuse. Les dépôts à vue continuent de gonfler, la méfiance envers la Bourse reste palpable et les Français pensent même qu’une grave crise sociale ou politique est « imminente ».

    Visiblement, les Français n’écoutent pas vraiment les recommandations de leur président en matière d’investissement et d’épargne personnelle. Selon une étude de la banque BPCE (Banque populaire et Caisse d’Épargne), le patrimoine financier des Français déserte massivement les actions et autres titres, pour se recentrer sur les dépôts à vue. Le groupe bancaire parle même d’une « décollecte historique sur les titres ». Un phénomène qui s’explique notamment par un pessimisme global sur l’économie française.

    Du point de vue patrimonial, la France « attend »
    Le niveau global des sommes épargnés ne varie pas beaucoup depuis 2016, mais leur affectation est très nouvelle. En 2018, les actions (en direct), obligations et fonds ont en effet été bien plus cédés qu’achetés (35 milliards d’euros de « décollecte »). L’effort net de placement des ménages se montant à 40 milliards d’euros, quels sont les placements qui ont eu les faveurs des épargnants ? Les livrets, l’assurance-vie et surtout les dépôts à vue, c’est-à-dire les comptes dans lesquels on peut piocher à tout moment. D’après la BPCE l’étude, « plus de 80% de l’effort net de placement des ménages en 2018 est allé dans le dépôt à vue », soit 33,4 milliards d’euros... Un signe que les Français, du point de vue économique, se situent très largement dans l’expectative.

    Les principales raisons de ce choix ? D’abord, les résultats peu encourageants des actions et obligations. Les ménages n’identifient que peu d’opportunités à détenir des titres par rapport à des encaisses non rémunérées, dans un contexte de taux bas.

    Les Français pensent qu’une « grave crise » sociale ou politique peut survenir dans les douze mois
    Mais surtout, comme le pointe l’étude, le manque de confiance semble patent. Les risques d’une « crise européenne » sont présents depuis plusieurs mois dans l’esprits des investisseurs. Si les ménages trentenaires restent majoritairement optimistes, les autres générations versent largement dans l’alarmisme. L’étude pointe même que « le sentiment qu’une grave crise est imminente » en France. Selon le sondage, 84% des Français pensent probable ou très probable une « grave crise sociale », et 80% d’entre eux envisagent également une « grave crise politique » dans les douze prochains mois.

    La perception générale de l’avenir est en fait sur une pente globalement descendante depuis le début des années 2000. La crise de confiance se traduit chez les Français par un pessimisme sur l’économie nationale, mais également, selon les rédacteurs de l’étude, au niveau personnel, par « l’anticipation d’une régression générale touchant leur propre avenir (retraites...) et celui de leurs enfants ».

    #confiance #espoir #crise #finance #bourse #france #crise #économie #gouvernement_macron #emmanuel_macron #manu #macron #EnMarche #en_marche #régression


  • Post mai 68

    Que sont devenues dans les années 70 et après la pensée, les idées nées avec mai 68 : toute la semaine, la Fabrique interroge ces évolutions, et questionne la vision parfois trop idéaliste du mouvement actuellement célébré. Car des germes de dureté ont poussé aussi avec mai 68, une certaine radicalité a pu émerger et engendrer avec elle de nouveaux clivages, et certaines déceptions... Première étape ce matin avec notre grand témoin #Isabelle_Saint-Saëns qui fut membre du mouvement du #22_mars_1968 à #Nanterre. Elle nous raconte ici l’après de ces #espoirs ou de ces #utopies_anarchistes : comment certains se sont perdus, comment d’autres ont au contraire durci leur posture. Elle nous raconte aussi le lendemain des mythologies ouvriéristes et l’évolution de son propre #militantisme : comment elle s’est finalement investi dans de nouvelles formes d’action à partir des années 1980, via #Act_Up, le #Gisti, ou la revue #Vacarme .

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/post-mai-68-14
    #mai_68 #histoire

    –-> une interview qui date de 2008!

    Avec... @isskein en grand témoin!


  • #WARDI
    de #Mats_Grorud

    #Beyrouth, #Liban, aujourd’hui.
    Wardi, une jeune Palestinienne de onze ans, vit avec toute sa famille dans le #camp_de_réfugiés où elle est née.
    Sidi, son arrière-grand-père adoré, fut l’un des premiers à s’y installer après avoir été chassé de son village en 1948.
    Le jour où Sidi lui confie la clé de son ancienne maison en Galilée, Wardi craint qu’il ait perdu l’espoir d’y retourner un jour.
    Mais comment chaque membre de la famille peut-il aider à sa façon la petite fille à renouer avec cet #espoir ?


    https://www.jour2fete.com/distribution/wardi

    Bande-annonce :
    https://vimeo.com/314049635

    #film_d'animation #cinéma #film #réfugiés #réfugiés_palestiniens
    #graines #semences #arbres #odeur #fleurs #mémoire #histoires #occupation #clé #Histoire #Nakba #Israël #camps_de_réfugiés

    On y voit très bien l’évolution du camp de réfugiés... de quelques #tentes à un habitat dense, construit dans la #verticalité
    #urbanisme #architecture

    Sur le site il y a aussi un #dossier_pédagogique

    ping @reka



  • Germany pulls out of Mediterranean migrant mission Sophia

    Germany is suspending participation in Operation Sophia, the EU naval mission targeting human trafficking in the Mediterranean. The decision reportedly relates to Italy’s reluctance to allow rescued people to disembark.
    Germany will not be sending any more ships to take part in the anti-people smuggling operation Sophia in the Mediterranean Sea, according to a senior military officer.

    The decision means frigate Augsburg, currently stationed off the coast of Libya, will not be replaced early next month, Bundeswehr Inspector General Eberhard Zorn told members of the defense and foreign affairs committees in the German parliament.

    The 10 German soldiers currently working at the operation’s headquarters will, however, remain until at least the end of March.

    The European Union launched Operation Sophia in 2015 to capture smugglers and shut down human trafficking operations across the Mediterranean, as well as enforce a weapons embargo on Libya. Sophia currently deploys three ships, three airplanes, and two helicopters, which are permitted to use lethal force if necessary, though its mandate also includes training the North African country’s coast guard. The EU formally extended Operation Sophia by three months at the end of December.

    The Bundeswehr reported that, since its start, the naval operation had led to the arrest of more than 140 suspected human traffickers and destroyed more than 400 smuggling boats.

    But Operation Sophia’s efforts have largely focused on rescuing thousands of refugees from unseaworthy vessels attempting to get to Europe. According to the Bundeswehr, Operation Sophia has rescued some 49,000 people from the sea, while German soldiers had been involved in the rescue of 22,534 people.

    European impasse

    The operation has caused some friction within the EU, particularly with Italy, where the headquarters are located, and whose Interior Minister Matteo Salvini has threatened to close ports to the mission.

    Salvini, chairman of the far-right Lega Nord party, demanded on Wednesday that the mission had to change, arguing that the only reason it existed was that all the rescued refugees were brought to Italy. “If someone wants to withdraw from it, then that’s certainly no problem for us,” he told the Rai1 radio station, but in future he said the mission should only be extended if those rescued were distributed fairly across Europe. This is opposed by other EU member states, particularly Poland and Hungary.

    Italy’s position drew a prickly response from German Defense Minister Ursula von der Leyen, who accused Sophia’s Italian commanders of sabotaging the mission by sending the German ship to distant corners of the Mediterranean where there were “no smuggling routes whatsoever” and “no refugee routes.”

    “For us it’s important that it be politically clarified in Brussels what the mission’s task is,” von der Leyen told reporters at the Davos forum in Switzerland.

    Fritz Felgentreu, ombudsman for the Bundestag defense committee, told public broadcaster Deutschlandfunk that Italy’s refusal to let migrants rescued from the sea disembark at its ports meant the operation could no longer fulfill its original mandate.

    The EU played down Germany’s decision. A spokeswoman for the bloc’s diplomatic service, the EEAS, told the DPA news agency that Germany had not ruled out making other ships available for the Sophia Operation in future, a position confirmed by a German Defense Ministry spokesman.

    Decision a ’tragedy’

    The decision sparked instant criticism from various quarters in Germany. Stefan Liebich, foreign affairs spokesman for Germany’s socialist Left party, called the government’s decision to suspend its involvement a “tragedy.”

    “As long as Sophia is not replaced by a civilian operation, even more people will drown,” he told the daily Süddeutsche Zeitung.

    The Green party, for its part, had a more mixed reaction. “We in the Green party have always spoken out against the military operation in the Mediterranean and have consistently rejected the training of the Libyan coast guard,” said the party’s defense spokeswoman, Agnieszka Brugger. But she added that Wednesday’s announcement had happened “for the wrong reasons.”

    Marie-Agnes Strack-Zimmermann, defense policy spokeswoman for the Free Democratic Party (FDP), called the decision a sign of the EU’s failure to find a common refugee policy.

    Angela Merkel’s Christian Democratic Union (CDU), meanwhile, defended the decision. “The core mission, to fight trafficking crimes, cannot currently be effectively carried out,” the party’s defense policy spokesman, Henning Otte, said in a statement. “If the EU were to agree to common procedure with refugees, this mission could be taken up again.”

    Otte also suggested a “three-stage model” as a “permanent solution for the Mediterranean.” This would include a coast guard from Frontex, the European border patrol agency; military patrols in the Mediterranean; and special facilities on the North African mainland to take in refugees and check asylum applications.

    https://www.dw.com/en/germany-pulls-out-of-mediterranean-migrant-mission-sophia/a-47189097
    #Allemagne #résistance #Operation_Sophia #asile #migrations #réfugiés #retrait #espoir (petit mais quand même)

    • EU: Italy’s choice to end or continue Operation Sophia

      The European Commission says it is up to Italy to decide whether or not to suspend the EU’s naval operation Sophia.

      “If Italy decides, it is the country in command of operation Sophia, to stop it - it is up to Italy to make this decision,” Dimitris Avramopoulos, the EU commissioner for migration, told reporters in Brussels on Wednesday (23 January).

      The Italian-led naval operation was launched in 2015 and is tasked with cracking down on migrant smugglers and traffickers off the Libyan coast.

      It has also saved some 50,000 people since 2015 but appears to have massively scaled back sea rescues, according to statements from Germany’s defence minster.

      German defence minister Ursula von der Leyen was cited by Reuters on Wednesday saying that the Italian command had been sending the Germany navy “to the most remote areas of the Mediterranean where there are no smuggling routes and no migrant flows so that the navy has not had any sensible role for months.”

      Germany had also announced it would not replace its naval asset for the operation, whose mandate is set to expire at the end of March.

      But the commission says that Germany will continue to participate in the operation.

      “There is no indication that it will not make another asset available in the future,” said Avramopoulos.

      A German spokesperson was also cited as confirming Germany wants the mission to continue beyond March.

      The commission statements follow threats from Italy’s far-right interior minister Matteo Salvini to scrap the naval mission over an on-going dispute on where to disembark rescued migrants.

      Salvini was cited in Italian media complaining that people rescued are only offloaded in Italy.

      The complaint is part of a long-outstanding dispute by Salvini, who last year insisted that people should be disembarked in other EU states.

      The same issue was part of a broader debate in the lead up to a renewal of Sophia’s mandate in late December.

      https://euobserver.com/migration/143997

    • #Operazione_Sophia

      In riferimento alle odierne dichiarazioni relative all’operazione Sophia dell’UE, il Ministro degli Esteri e della Cooperazione Internazionale Enzo Moavero Milanesi ricorda che «L’Italia non ha mai chiesto la chiusura di Sophia. Ha chiesto che siano cambiate, in rigorosa e doverosa coerenza con le conclusioni del Consiglio Europeo di giugno 2018, le regole relative agli sbarchi delle persone salvate in mare». Infatti, gli accordi dell’aprile 2015 prevedono che siano sbarcate sempre in Italia, mentre il Consiglio Europeo del giugno scorso ha esortato gli Stati UE alla piena condivisione di tutti gli oneri relativi ai migranti.

      https://www.esteri.it/mae/it/sala_stampa/archivionotizie/comunicati/operazione-sophia.html



    • First Light – Migration in the Swiss alps

      “Escape from hardship, because it is the only hope.” is what the father of the little Iranian boy explained to me as to why his son is named Vihan. (In Persian, the name Vihan can be translated as “First light” or hope)

      From August to October 2016 I had the opportunity to work as ‘artist in residence’, on a project for SMART (Sustainable Mountain Art programme) in Switzerland, creating pictures to raise awareness on the challenges facing mountain regions. I chose the theme of migration that has interested me for some time already.

      Since the middle ages, demographic pressure, armed conflict and oppression, natural disasters and overpopulation have driven the cause for Migration in the Swiss mountain regions. The largest mass emigration being of the Walser people from Lötschental, who over the course of 2 centuries established themselves over the Valais region and even as far as Austria.

      The foreigner’s lot was that of having very limited rights and labeled with the status of ‘inhabitant’, often not welcomed and even restricted by opposition to marriage to locals.

      I stayed in the historical village of #Medergen in the Graubünden, established by the #Walser people as early as 1300 with houses dating back to the 1700s, high in the alps at 2000m above sea level. A special, tiny village almost frozen in time, as people live a very modest life with no running water inside the house, which also means no flushing toilets or showers. Wooden stoves are used for cooking and heating water for washing, as there is no electricity either, except for the recent additions of solar panels. People use buckets to fetch water from the fresh water fountains, just like Heidi! :)

      In Litzirüti the closest village to Medergen, there is an old ski-hotel, that has been transformed into a temporary home for about 100 asylum seekers from various war torn and heavily oppressed countries such as Eritrea, Ethiopia, Somalia, Sudan, Afghanistan, Turkey, Siria, Gambia, Tibet, awaiting the decision of the Swiss government to announce their fate, if they will be rejected or if they will be given permission to stay in Switzerland.

      During the time I worked on the project, I hiked four hours up and down the mountain every second or third day, spending time and getting to know some of the people who reside here. If you ask anyone they will say that they are very thankful to be here in this peaceful village of Litzirüti and to be so well looked after in this beautiful place. And thankful to be in a country where there is peace and modern prosperity.

      However, thankful for escaping the unimaginable oppression and life threatening situations in their home countries, it is clear that they now have to deal with new challenges and difficulty in their lives. The youth in particular find it challenging to be in such a tiny village where there isn’t a single shop or anything to stimulate their growing minds. Furthermore, most of the people have been in Switzerland for a year or more, still waiting to have an interview to have their reasons for needing asylum assessed and their fate and extent of freedom, decided accordingly.

      What I’ve learnt from my research and looking at both the history of migration and what is happening today, is that the same challenges that existed centuries ago still exist today, namely that whenever there are newcomers, inevitably there is at least a degree of resistance to their acceptance that they are met with and state control that is the decider of their fate, prolonging the process of integration, usually in order to protect the fears of the established.

      “Cultural diversity is as essential to humanity as biodiversity is to nature. It makes the world a richer and more varied place and enlarges the range of choices available. It is the breeding ground that allows different cultures to continue and develop and enrich themselves through contact with each other, without drifting towards rigid identities. It is one of the sources of development, which must be perceived not merely in terms of economic growth , but also as a means of attaining to a satisfying intellectual, emotional, moral and spiritual existence.”

      (Quote from the SDC – Swiss Agency for Development and Cooperation on the importance of culture for development).

      By depicting the contrast between the history of migration in the Swiss alps and the rich traditions that has become established in time, with the current asylum seeker and refugee situation mostly being a state of limbo, I aim to raise awareness of the current day migrants (asylum seekers) and remind people that sooner or later in life we all were or will be migrants again.

      I believe that through time, if cultures can embrace their differences, be it language, colour, traditions or spirituality, they will see that on the other side is another human being with the same hopes and desires as themselves and that we can all benefit and be so much richer for getting to know each other and giving each other the freedom to live out our own identity that makes us complete and wholesome human beings.


      http://lavonne.co.za/lavonnebosmanphotographicart/portfolio/first-light-migration-swissalps
      #Suisse #Alpes #Grisons

    • The Italian Ski Resort

      From Libya via Lampedusa. In the dark, the hotel that loomed after the last hairpin bend looked rather like Overlook in Stanley Kubrick’s film The Shining. But that’s where the resemblance ends. Montecampione, altitude 1,800 meters, is a ski resort at the end of the road winding up the Camonica Valley in Lombardy. The most striking thing on arrival here is being greeted with the faces and voices from another continent. Since June 2011, more than 100 Africans who fled the war inhave been settled in this hotel by the Brescia police authority, in line with the Italian government’s policy of spreading thearound the country. In most places the local authorities have been required to house them, but here private enterprise has also been asked to contribute. The hotel in Montecampione houses and feeds the migrants for 40 euros a head per day. The nearest village in the valley is more than 20km away, so the migrants are cut off from the outside world while they await a decision on their fates.
      “We live in a strange situation here,” admitted a lively young Ghanaian called Michael. “We’ve got absolutely nothing to do, but we’re all impatient to find work and start our lives again.” The last five migrants to arrive in Montecampione are equally bewildered. They reached Lampedusa early in August, and were taken across Italy. They have got plenty of time to find out about where they have ended up.

      http://www.bclaudia.com/libya-refugees/eleanor-rigby
      #Italy #stations_de_ski

    • Des photos, mais aussi un #film...

      Ilmurrán

      Nell’estate 2014, una giovane ragazza Maasai ha raggiunto una “pastora” piemontese sui pascoli delle Alpi Marittime. Due donne lontanissime tra loro, diverse per colore di pelle, generazione e lingua hanno vissuto una stagione d’alpeggio insieme, condividendo il lavoro, raccontandosi la loro storia, riconoscendosi più vicine.

      Le loro voci arrivano da lontano. Silvia si muove tra elementi primordiali, produce il formaggio con gli strumenti dei suoi antenati, ha tramandato la passione a suo figlio come in un rituale. Leah ha impressi a fuoco sulla pelle i simboli di un popolo pastore che ancora sopravvive sugli altipiani del Kenya. L’una e l’altra incarnano culture che oggi si trovano di fronte a scelte decisive, necessarie per la loro sopravvivenza. Ilmurrán significa “guerrieri”, perché la loro è una storia di resistenza.

      L’incontro è nato come un’esperienza antropologica a tutti gli effetti, realizzata in regime di completa autoproduzione dall’Associazione Culturale Geronimo Carbonò.


      http://www.ilmurran.it
      #Italie #Maasaï #pastoralisme #Alpes_maritimes #femmes




  • Contre les prix trop élevés d’accès aux publications, les scientifiques font le mur - Le Temps
    https://www.letemps.ch/sciences/contre-prix-eleves-dacces-aux-publications-scientifiques-mur

    Contre les prix trop élevés d’accès aux publications, les scientifiques font le mur

    En plein essor du libre accès aux publications scientifiques, de nouveaux outils émergent pour aider à trouver facilement – et sans payer – des articles placés derrière un coûteux « paywall » ou une autre forme d’abonnement

    Les sciences ont-elles perdu leur caractère ouvert et universel ? Le mouvement de l’open access ou accès libre, dans lequel les publications scientifiques sont disponibles gratuitement et non plus contre d’onéreux abonnements, semble en tout cas en témoigner.

    L’open access, porté par des plateformes telles que PLoS, acronyme anglais pour Bibliothèque publique des sciences, constitue une alternative aux éditeurs scientifiques classiques et privés comme Elsevier, Springer Nature ou Wiley dont les tarifs, régulièrement revus à la hausse, irritent le milieu académique qui cherche des parades.

    En 2017, le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS), tout comme l’Union européenne, s’est ainsi fixé l’objectif de rendre disponible en open access, à partir de 2020, la totalité des publications scientifiques qu’il finance. Le 4 septembre, onze fonds européens de financement de la recherche ont même publié un « Plan S » qui rendra cela obligatoire. Le fonds suisse soutient ce plan mais veut l’étudier juridiquement avant de le signer.
    Abonnez-vous à cette newsletter
    Sciences

    Sans abonnement, les chercheurs et le public font face à des paywalls qui obligent à payer en moyenne une trentaine de francs par article, ou plusieurs milliers de francs pour des bouquets d’abonnements à l’année. « Pour la bibliothèque de l’Université de Genève, cela représente plus de 4,5 millions de francs par année pour l’ensemble des ressources électroniques (journaux, livres, bases de données) », estime Jean-Blaise Claivaz, coordinateur open access et données de recherche à l’Université de Genève.
    Disruption illégale

    Ce marché figé a donné des idées à certains. En 2011, Alexandra Elbakyan, une chercheuse kazakhe, a créé Sci-Hub, une plateforme qui donne accès gratuitement – et illégalement – à plus de 70 millions d’articles scientifiques. Début 2016, 164 000 articles y étaient téléchargés chaque jour.

    « Actuellement, en Suisse, il n’est pas illégal de télécharger sur Sci-Hub, le téléchargeur n’est pas punissable, explique Jean-Blaize Claivaz. A l’Université de Genève, nous pourrions arrêter tous les abonnements et utiliser Sci-Hub. Ce n’est pas une position que l’université est prête à endosser mais nous ne pourrions pas être poursuivis. »

    Une autre façon légale de contourner les paywalls des éditeurs scientifiques est de chercher l’article dans les nombreuses archives numériques ouvertes des bibliothèques. Ces dernières contournent les abonnements en permettant aux chercheurs de verser leurs propres articles et de les rendre accessibles gratuitement – quoique en une version « brouillon » dépourvue des ultimes modifications apportées par les éditeurs avant publication. Mais faire sa bibliographie sur ces plateformes reste long et fastidieux, car il faut faire ses recherches sur chaque archive.

    C’est pour pallier ce problème que sont récemment apparus de nouveaux outils capables d’automatiser le processus, des sortes de moteurs de recherche qui vont simultanément interroger un grand nombre d’archives. Certains sont à visée commerciale (Kopernio, Anywhere Access), d’autres à but non lucratif (Open Access Button, Unpaywall). Si chacun possède ses particularités, le principe est le même : face à un paywall, ces outils (qui peuvent prendre la forme d’une extension de navigateur web) se chargent de trouver une version de l’article hébergée dans une archive ouverte, quelque part dans les méandres d’internet.
    Unpaywall mis en place à Genève

    Pour Jean-Blaize Claivaz, « le côté non lucratif d’Unpaywall et la présence dans son équipe de grands noms de la scène open access attirent la sympathie et une certaine confiance de la communauté scientifique. Ça lui donne un certain avantage face à ses concurrents. »

    La bibliothèque de l’Université de Genève a d’ailleurs récemment intégré un bouton Unpaywall à son système de recherche d’article scientifique. « Nous avons comparé l’accès avec et sans Unpaywall à l’Université de Genève et nous avons constaté que cette solution augmentait l’accès à la littérature scientifique en sciences de la vie d’environ 25% », ajoute-t-il.

    Les grandes entreprises du secteur voient plutôt d’un bon œil l’arrivée de ces petits acteurs qui s’inscrivent dans une position moins radicale que Sci-Hub, qui collectent des données monétisables et qu’il est possible de racheter pour mieux contrôler.

    Kopernio a été racheté en avril par Clarivate Analytics, entreprise peu connue du grand public mais propriétaire du Web of Science, rassemblement de sept grandes bases de données bibliographiques qui est derrière le calcul du fameux facteur d’impact des journaux. Fin juillet, Elsevier et Impactstory, la société éditrice d’Unpaywall, ont conclu un accord qui permet à l’éditeur d’intégrer Unpaywall dans sa propre base de données.

    Mais ces solutions demandent toutes de faire un effort d’installation et d’intégration. Malgré ses démêlés judiciaires et pour l’heure, Sci-Hub semble rester la solution la plus simple pour accéder à l’ensemble, ou presque, de la littérature scientifique.

    #sciences


  • Le cauchemar des migrantes.
    Un reportage de Maurine Mercier pour la RTS.

    Maurine Mercier racontait, en octobre dernier, le sort des femmes migrantes qu’elle a rencontrées dans un centre tunisien qui les accueille. Ce reportage lui a valu de remporter le Swiss Pass Award dans la catégorie radio. Rediffusion.

    http://pages.rts.ch/la-1ere/programmes/tout-un-monde/9505922-tout-un-monde-du-27-04-2018.html#timeline-anchor-segment-9505916
    #Tunisie #audio #migrations #viols #femmes #Libye #prostitution #prostitution_forcée #Tunis

    Des femmes qui arrivent en Tunisie pour y trouver du travail et dans un premier temps sans l’envie d’aller en Europe, mais... après une vie de violences (y compris #violences_sexuelles) en Tunisie...

    « Du coup, alors qu’elles n’y avaient jamais pensé, leur seule alternative : partir en Europe, via la Libye », dit la journaliste.
    Et une femme raconte :
    « Où tout le monde veut aller, en Europe ».
    Journaliste : "Elles savent évidemment que pour y parvenir, en Libye, elles risquent, d’abord, de se faire violer, encore. L’une d’elle m’explique : « L’Europe ce n’est pas l’#espoir de trouver du travail ou de devenir riche, mais l’espoir de cesser d’être violée. »
    cc @_kg_ @isskein

    Transcription :


  • Iraq, 15 anni dopo l’invasione. Un web-doc partecipato dà voce alla speranza delle donne

    Il 20 marzo 2003 iniziava la Seconda guerra del Golfo. Le due reporter italiane Arianna Pagani e Sara Manisera hanno lanciato un progetto dal basso per raccontare storie di riscatto e rinascita femminile al di là degli stereotipi


    https://altreconomia.it/iraq-donne
    #Irak #espoir #femmes #webdoc #résistance

    Lien vers le webdoc:
    https://www.donnefuoridalbuio.com

    cc @albertocampiphoto


  • AL HURRIYA الحریة - Freedom - Liberté

    Nous voici voisins, à Calais.
    Tu es de passage, en migration.
    Qu’as-tu vu ? Qu’as tu vécu ?
    Quelles sont tes impressions ?
    L’histoire se dessine et nous nous regardons.
    Hé toi ! Comment tu dis liberté ?

    https://vimeo.com/190769521


    #court-métrage #film #film_d'animation #migrations #liberté #asile #réfugiés #Calais #France #frontières #barrières_frontalières #barbelé #espoir #destin #camions #oiseaux #grillages #campement #jungle #démantèlement #destruction #al_hurriya
    cc @reka


  • Ce n’est plus vous qui êtes en marche, monsieur le Président, c’est la #vérité. Vous pouvez porter plainte contre moi pour #diffamation  ; la postérité portera plainte ­contre vous pour #infamie."

    dixit #Yann_Moix
    « Monsieur le Président, vous avez instauré à Calais un protocole de la bavure »

    L’écrivain Yann Moix fustige dans une #lettre_ouverte adressée à Emmanuel Macron la politique migratoire de la France, et plus particulièrement le traitement infligé aux migrants à Calais. Vidéo à l’appui, il affirme avoir filmé sur place des « actes de barbarie ».


    http://www.liberation.fr/debats/2018/01/21/monsieur-le-president-vous-avez-instaure-a-calais-un-protocole-de-la-bavu
    #Calais #asile #migrations #EnMarcheVersLeFN (c’était cela le tag ?) #réfugiés #humiliation #espoir

    Et sur la question de la #terminologie (#mots #vocabulaire) :

    Vous les nommez « migrants » : ce sont des #exilés. La migration est un chiffre, l’exil est un #destin.

    ping @reka @sinehebdo

    Ici le texte complet, pour ne pas le perdre :

    Monsieur le président de la République, chaque jour, vous humiliez la France en humiliant les exilés. Vous les nommez « migrants » : ce sont des exilés. La migration est un chiffre, l’exil est un destin. Réchappés du pire, ils représentent cet avenir que vous leur obstruez, ils incarnent cet espoir que vous leur refusez. C’est à leur sujet que je vous écris.
    Vous avez affirmé, dans votre discours de Calais, que « ceux qui ont quelque chose à reprocher au gouvernement s’attaquent à sa politique, mais qu’ils ne s’attaquent pas à ses fonctionnaires. » Je ne m’en prendrai ici qu’à vous. Et à vous seul.

    Je ne suis pas, comme vous dites, un « commentateur du verbe » : je suis un témoin de vos actes. Quant à votre verbe, il est creux, comme votre parole est fausse et votre discours, double.

    J’affirme, M. le Président, que vous laissez perpétrer à Calais des actes criminels envers les exilés. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

    J’affirme, M. le Président, que des fonctionnaires de la République française frappent, gazent, caillassent, briment, humilient des adolescents, des jeunes femmes et des jeunes hommes dans la #détresse et le #dénuement. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

    J’affirme, M. le Président, que des exilés non seulement innocents, mais inoffensifs, subissent sur notre territoire des atteintes aux #droits_fondamentaux de la personne. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

    Ces actes de #barbarie, soit vous les ­connaissiez et vous êtes indigne de votre fonction  ; soit vous les ignoriez et vous êtes indigne de votre fonction. Ces preuves, si vous les demandez, les voici  ; si vous faites semblant de les demander, les voici quand même. Les Français constateront ce que vous commettez en leur nom.

    « Je ne peux pas laisser accréditer l’idée que les forces de l’ordre exercent des violences physiques », avez-vous dit. Ajoutant  : « Si cela est fait et prouvé, cela sera sanctionné ». D’abord, vous menacez de procès en diffamation ceux qui démasquent ­votre politique  ; ensuite, vous menacez de procédures de sanction ceux qui l’appliquent.

    Journalistes, policiers  : avec vous, tout le monde a tort à tour de rôle. Les uns d’avoir vu, les autres d’avoir fait. Tout le monde a tort sauf vous, qui êtes le seul à n’avoir rien vu et le seul à n’avoir rien fait. On attendait Bonaparte, arrive Tartuffe.

    Soit les forces de l’ordre obéissent à des ­#ordres précis, et vous êtes impardonnable  ; soit les forces de l’ordre obéissent à des ­ordres imprécis, et vous êtes incompétent. Ou bien les directives sont données par vous, et vous nous trahissez  ; ou bien les directives sont données par d’autres, et l’on vous trahit.

    Quand un policier, individuellement, ­dépasse les bornes, on appelle cela une #bavure. Quand des brigades entières, groupées, dépassent les bornes, on ­appelle cela un #protocole. Vous avez ­instauré à Calais, monsieur le Président, un #protocole_de_la_bavure.

    Quand une #police agit aussi unie, pendant si longtemps, elle ne peut le faire sans se plier à un commandement. Est-ce bien vous, monsieur le Président, qui intimez aux policiers l’ordre de déclencher ces ­actions souillant la #dignité de l’homme   ? Vous y avez répondu vous-même  : « Dans la République, les fonctionnaires appliquent la politique du gouvernement. »

    L’histoire a montré qu’on peut parfois ­reprocher à un policier de trop bien obéir. Mais elle a surtout montré qu’on doit ­toujours reprocher à un président de mal commander, précisément quand le respect humain est bafoué. En dénonçant les #violences_policières, en cherchant à savoir qui est le donneur de ces ordres, je ne fais que défendre la police, parce que lui ­donner de tels ordres, c’est justement ­porter atteinte à son honneur.

    « La situation est ce qu’elle est par la #brutalité du monde qui est le nôtre », dites-vous. Peut-on attendre, monsieur le Président, qu’une situation aussi complexe soit ­démêlée par une pensée aussi simpliste  ? Que des décisions si lourdes soient ­compatibles avec des propos si légers  ? On attendait Bonaparte, arrive Lapalisse.

    Serez-vous plus enclin à l’émotion qu’à la réflexion   ? Ecoutez la voix de ces jeunes qui, fuyant les assassins et la dictature, rançonnés puis suppliciés en Libye, traversent la Méditerranée sur des embarcations douteuses pour accoster, à bout de forces, dans une Europe que vous défendez par vos formules et qu’ils atteignent par leur courage.

    Vous avez osé dire  : « Notre honneur est d’aider sur le terrain celles et ceux qui ­apportent l’humanité durable dans la ­République. » Au vu de ce qui semblerait être votre ­conception de « l’#humanité », les associations préfèrent l’aide que vous leur avez ­refusée à celle que vous leur promettez. A Calais, on vous trouve plus efficace dans la distribution des coups que dans la distribution des repas.

    Ces associations, monsieur le Président, font non seulement le travail que vous ne faites pas, mais également le travail que vous défaites. Quant à votre promesse de prendre en charge la nourriture, elle n’est pas généreuse  : elle est élémentaire. Vous nous vendez comme un progrès la fin d’une aberration.

    La colonisation en Algérie, monsieur le Président, vous apparut un jour comme un « crime contre l’humanité ». Ne prenez pas la peine de vous ­rendre si loin dans l’espace et dans le temps, quand d’autres atrocités sont commises ici et maintenant, sous votre présidence. Sous votre responsabilité.

    Faites, monsieur le Président, avant que l’avenir n’ait honte de vous, ce qui est en votre pouvoir pour que plus un seul de ces jeunes qui ne possèdent rien d’autre que leur vie ne soit jamais plus violenté par la République sur le sol de la nation. Mettez un terme à l’#ignominie. La décision est difficile à prendre  ? On ne vous demande pas tant d’être courageux, que de cesser d’être lâche.

    Saccages d’abris, confiscations ­d’effets personnels, pulvérisation de sacs de couchages, entraves à l’aide humanitaire. Tel est le quotidien des exilés à Calais, monsieur le Président. Hélas, vous ne ­connaissez rien de Calais. Le Calais que vous avez visité mardi dernier n’existe pas  : c’était un Calais pipé  ; c’était ­un Calais imaginaire et vide  ; c’était un ­Calais sans « migrants ». Un Calais sur mesure, un Calais de carton-pâte. Le Calais que vous avez visité, monsieur le Président, ne se trouve pas à Calais.

    Le Défenseur des droits a dénoncé, lui aussi, le « caractère exceptionnellement grave de la situation », qu’il n’hésite pas à décrire comme étant « de nature inédite dans l’histoire calaisienne ». Une instance de la République, monsieur le Président, donne ainsi raison à ceux à qui vous donnez tort. Mais je vous sais capable de ne pas croire vos propres services, tant vous ­donnez si souvent l’impression de ne pas croire vos propres propos.

    Comme on se demande à partir de combien de pierres commence un tas, je vous demande, monsieur le Président, à partir de combien de preuves commence un #crime.

    Je citerai enfin les conclusions de la « mission IGA-IGPN-IGGN relative à l’évaluation de l’action des forces de l’ordre à Calais et dans le Dunkerquois » d’octobre 2017 – mission qui dépend du ministère de l’Intérieur  : « L’accumulation des témoignages écrits et oraux, bien que ne pouvant tenir lieu de #preuves formelles, conduit à considérer comme plausibles des manquements à la doctrine d’emploi de la force et à la #déontologie_policière, principalement à Calais. Ces manquements portent sur des faits de violences, sur un usage ­disproportionné des aérosols lacrymogènes, la ­destruction d’affaires appartenant aux ­migrants ainsi que le non-respect de l’obligation du matricule RIO [le référentiel des identités et de l’organisation]. »

    Permettez-moi, monsieur le Président, de traduire cette phrase dans un français non-policier  : « Nous croulons sous les preuves de violences policières, notamment de gazages, mais nous refusons de les considérer comme des preuves au sens strict, car cela risquerait de froisser monsieur le ­ministre de l’Intérieur, qui serait obligé d’enquêter sur l’épidémie d’anonymat qui saisit ses troupes au moment de l’assaut contre les migrants. »

    Vous dites  : « Je ne peux laisser accréditer l’idée que les forces de l’ordre utilisent la #violence. » Les violences vous dérangeraient-elles moins que le fait qu’on les laisse accréditer ?

    A l’heure, monsieur le Président, où vous décrétez ce qui est, ou n’est pas, une « fake news », vous nous rappelez de manière ­salutaire que vous êtes prompt au mensonge éhonté. On attendait Bonaparte, ­arrive Pinocchio.

    Je ne sais pas exactement de quoi vous êtes responsable  ; je sais seulement en quoi vous êtes irresponsable. Le grand mérite de votre politique, c’est qu’on peut la voir à l’œil nu.

    Surtout à Calais, où tout est fait pour ­rendre impossible aux exilés l’accès à l’Angleterre. Non seulement ils n’ont pas le droit de rester, mais ils n’ont pas la possibilité de partir. Que doivent-ils faire   ? Attendre qu’on leur brûle la rétine  ? Ou bien jouer leur destin en tentant la traversée  ?

    Vous menacez en tout, monsieur le Président, des gens qui ne nous menacent en rien. Votre politique ne fait pas que trahir nos #valeurs, elle les insulte. Les mesures antimigratoires sont toujours populaires. Mais voulant faire plaisir à la foule, vous trahissez le peuple.

    Le préfet du Pas-de-Calais m’a appelé, ­furieux, osant se réclamer de Jean Moulin  ; mais Jean Moulin s’est battu pour faire cesser la barbarie, non pour intimider ceux qui la dénoncent. Les exilés sont des victimes. Laissez les martyrs morts en paix  ; cesse de faire la guerre aux martyrs vivants.

    #Jean_Moulin fut supplicié pour une France qui accueille les hommes, pas pour une France qui les chasse. Dites à votre préfet que se réclamer d’un héros de la ­Résistance quand, dans sa sous-préfecture, Erythréens, Afghans et Soudanais sont harcelés, délogés, gazés nuit et jour, c’est prendre Jean Moulin en otage. Et c’est le trahir une deuxième fois.

    Ce n’est plus vous qui êtes en marche, monsieur le Président, c’est la vérité. Vous pouvez porter plainte contre moi pour ­diffamation  ; la postérité portera plainte ­contre vous pour infamie.

    #responsabilité

    • À chaque chose, une place. Que ne fait on pas pour un petit rôle ? Faire partie de la bande à BHL et avoir fricoté avec quelques antisémites, être pro israélien et blablater à la tévé, faire le romancier et le réalisateur, même en période d’imbécilité soutenue, ça ne suffit pas à faire un #intellectuel selon le canon français. L’hagiographie de Macron a déjà été écrite par Emmanuel Carrère et étayée par un livre de François Dosse, alors on rédige un J’accuse de saison, et qui prend soin de défendre l’honneur de la police...
      Au moins 600 manifestants à Ouistreham contre les « traques » de migrants
      http://www.europe1.fr/societe/au-moins-600-manifestants-a-ouistreham-contre-les-traques-de-migrants-355139
      #placement #relooking #Ration

    • @touti, dénoncer, je sais pas. Je voulais juste rappeler de quelle étoffe est notre héros ("faites moi un procès, président !) de circonstances. La triste réalité c’est que pour moi aussi l’écho donné à ce texte, son existence même, peut malgré tout tenir lieu de bonne nouvelle, façon fragmentation de la domination (parmi les dominants et leurs alliés)... sur fond d’occupations d’écoles, d’aide au passage des Alpes, d’ouverture de squat ou de manif significative, comme à Ouistreham.

    • #Yann_Moix, comment dire... Je viens de parcourir l’article de Wikipédia à son sujet. J’y ai relevé quelques passages principalement dans le paragraphe « sujets polémiques » :

      1) Cinéma Utopia (2009)

      Dans Le Figaro du 10 août 200948, Yann Moix s’indigne d’un tract des cinémas Utopia présentant le film Le Temps qu’il reste. Il reproche notamment à ce tract de débuter par : « Les tragédies de l’histoire sont souvent grotesques. Les Palestiniens vivent depuis 1948 un cauchemar kafkaïen », puis il relève ceci : « Quelques massacres plus tard, perpétrés par les milices juives » et s’indigne de la formule « milices juives » qui, selon lui, « évacue Auschwitz d’un coup d’adjectif non seulement mal placé mais déplacé, un concept qui donnerait aussitôt vie, dans la foulée, à de jolis avatars, comme des nazis juifs, des fascistes juifs, des hitlériens juifs ». Il est aussi particulièrement frappé par cet autre extrait du tract : « Elia Suleiman revient sur son enfance dans une école juive où la lobotomisation sioniste des élèves filait bon train... ». Il compare l’auteur du tract à Robert Brasillach et avance que les gérants des cinémas Utopia ont « la haine des juifs » et seraient « le visage nouveau de l’antisémitisme contemporain », comparant leur gazette à Je suis partout, journal collaborationniste pendant la Seconde Guerre mondiale. La revue La Règle du jeu (fondée en 1990 par Bernard-Henri Lévy) lui apporte son soutien.
      Les cinémas d’art et d’essai du réseau Utopia portent plainte pour injure, et Yann Moix, ainsi que Le Figaro, défendu par Patrick Klugman, sont condamnés en 2010 pour « délit d’injure envers particuliers » le 19 octobre 2010. David Caviglioli, journaliste de L’Obs, relève que le jugement précise que le tract a été écrit avec « une tonalité militante et abrupte », et lui-même soupçonne un antisémitisme sous-jacent à ce tract, relevant par exemple que le sionisme y est décrit comme le « rêve fou d’un état religieux juif ».

      #sionisme

      2) Polanski et la Suisse

      Yann Moix crée la polémique le 1er février 2010 en publiant un extrait de son prochain livre La Meute dans La Règle du jeu sous le titre « J’aime Polanski et je hais la Suisse ». Selon Le Parisien, Yann Moix prend « prétexte » de l’assignation à résidence du cinéaste juif Roman Polanski par la Suisse, pour attaquer cette dernière en la traitant de « pute », de « Gestapoland » et de « pays inutile », « nul » et « fondamentalement antisémite », puis un jour plus tard dans le journal Le Matin ses citoyens de « mous salauds ». En date du 2 février 2010, le texte est retiré du site à la demande de l’auteur. La presse francophone de Belgique et de France commence à relater l’information et l’ambassade de France en Suisse diffuse un communiqué de presse se désolidarisant de l’auteur en estimant à propos de l’ouvrage : « […] on peut à bon droit penser qu’il eût mieux valu qu’il ne parût point ».

      #culture_du_viol

      3) Loi Gayssot (2010) :

      Fin 2010, il apparaît comme un des signataires d’une pétition pour l’abrogation de la loi Gayssot aux côtés de Robert Faurisson, Dieudonné et de militants d’extrême droite, initiative également soutenue par Noam Chomsky. Opposé à cette loi mémorielle, il se rétracte cependant après avoir découvert qu’un des signataires n’était pas Robert Badinter comme il le croyait, mais Robert Faurisson ), et il refuse que son nom soit associé à ce dernier. Paul-Éric Blanrue se déclare déçu de l’attitude de Yann Moix, qui avait préfacé son livre Le Monde contre soi : anthologie des propos contre les juifs, le judaïsme et le sionisme, jugeant « important de montrer que même les plus grands penseurs se sont trompés » ; les deux hommes, amis jusqu’ici et qui n’avaient « jamais parlé des Juifs ensemble » d’après Yann Moix, se séparent à cette occasion. Le blog du Monde.fr des droites extrêmes émet des doutes sur l’explication de Yann Moix, ayant relevé que l’explication initiale de Yann Moix quant à son soutien comportait la mention suivante, effacée par la suite : « J’ai signé une pétition en ce sens, sur laquelle figurent évidemment, figurent logiquement, mes pires ennemis et les ordures les plus avérées ».
      Selon le journaliste Nicolas d’Estienne d’Orves, Yann Moix est « un philosémite exacerbé, il a même appris l’hébreu ».

      #baltringue du #révisionisme

      Entre temps, Monsieur a eu le temps d’"être Charlie" :
      https://laregledujeu.org/2015/01/09/18656/le-pantheon-pour-charlie

      Monsieur le Président,
      Le Panthéon n’est pas un monument mort. Ce n’est pas, non plus, un monument aux morts : c’est le monument vivant de ceux qui ont rendu possibles la dignité et la pérennité de la République.
      Charb, Cabu, Wolinski et leurs camarades sont morts pour cette République, comme Jaurès en son temps. Et, comme Jean Moulin, ils ont été les héros d’une Résistance nouvelle : la Résistance à cette barbarie qu’est l’islamisme, ce fascisme du vingt-et-unième siècle. Ils sont les héritiers des Lumières. Le Panthéon fut inventé pour les accueillir, et, ainsi, souder la nation autour de ce qu’elle a d’essentiel : la liberté.
      Aussi, je vous demande, et au nom de tous les Français sans exception, de bien vouloir étudier ma demande : celle de faire entrer Charlie Hebdo au Panthéon.
      Yann Moix

      Je suis un charlot ...

      4) Accueil des migrants 2018 :

      Yann Moix le 6 janvier 2018, accuse les CRS d’exactions vis-à-vis des migrants de la Jungle de Calais. La préfecture du Pas-de-Calais dénonce, quant à elle, des informations erronées

      ... mais je continue de me rattraper aux branches.

    • « Il y a, parmi les afghans de Calais, des gens qui connaissent Victor Hugo sur le bout des doigts, ils arrivent en France et on les frappe ! » dit un Moix aussi élitiste que les récentes déclarations d’Aznavour (trier les meilleurs) avec sa confiance surjouée dans "la culture". Il utilisait il y a peu le faux argument de l’"appel d’air"... ; de plus :
      https://seenthis.net/messages/646690
      https://seenthis.net/messages/634053
      https://seenthis.net/messages/331825

    • @rastapopoulos oui c’était un peu provoc mais voir tant de monde sortir le CV de ce type (qui n’est qu’un dandy désinvolte aux convictions à mon avis peu profondes) comme s’il fallait à tout prix décrédibiliser ce qu’il dit, alors que pour une fois c’est assez pertinent, je trouve ça un peu désespérant (je lis même sur mondialisme.org que les gens qui reproduisent sa prose font le jeu de l’extrême droite car il a côtoyé des gens d’extrême droite... hum, j’ai hâte de voir Marine Le Pen ou des gudards soutenir le contenu de cette lettre). Finalement on lui donne peut-être encore plus d’importance qu’il n’en a.


  • ’Extinct’ diamond spider found at National Trust park - BBC News

    http://www.bbc.com/news/uk-england-nottinghamshire-41497475

    Donc, araignée du soir, #espoir !

    A spider not seen in the UK for about 50 years has been discovered at a National Trust site in Nottinghamshire.

    The diamond spider, so-called due to its markings, was presumed extinct, but was found by two trust volunteers on heath land at Clumber Park, Worksop.

    The spider, 7mm (0.2 inch), has only been recorded three times, all in the south of England, and not since 1969.

    Lucy Stockton, who made the discovery, said she was “thrilled” by the find and that the species still existed.


  • Archivi e comunità. Il caso di Srebrenica

    Il progetto «#Adopt_Srebrenica», promosso e sostenuto dalla Fondazione Alexander Langer di Bolzano e dall’associazione Tuzlanska Amica di Tuzla (Bosnia Erzegovina), al di là del suo valore politico e morale e dell’importante messaggio di solidarietà umana che da esso promana, costituisce un’esperienza che invita a riflettere sulla capacità che archivi e documenti possono avere non solo nell’aiutare a recuperare una memoria spezzata dalla guerra e dal genocidio, ma anche a ricostruire, dal basso, fra le persone, un tessuto di convivenza e di riconoscimento reciproco.

    Una delle iniziative centrali del progetto, nato per tenere desta l’attenzione internazionale sulla tragedia che ha sconvolto la cittadina serbo-bosniaca nel 1995, è quella della costituzione di un archivio, o meglio, come più pudicamente viene definito, un centro di documentazione che ha come obiettivo la raccolta di materiale fotografico e documenti principalmente risalenti al periodo precedente il conflitto del 1992-1995. L’intento è quello di ricostruire la storia e l’identità di quel territorio attraverso il recupero e la comunicazione di memorie individuali, capaci di testimoniare come si viveva a Srebrenica prima dell’inizio delle divisioni, della guerra, delle distruzioni e delle terribili stragi.
    Questo obiettivo è tanto più significativo perché la guerra ha spesso distrutto le tracce della memoria, soprattutto di quella familiare, fatta di foto, di oggetti, di simboli. Quanti erano allora bambini e quanti sono venuti dopo spesso non hanno ricordi dei propri cari, né possono rievocarne la presenza fisica attraverso le immagini o i suoni di un tempo.


    http://www.ilmondodegliarchivi.org/rubriche/il-potere-degli-archivi/543-archivi-e-comunita-il-caso-di-srebrenica
    #mémoire #archive #Srebrenica #photographie #histoire #identité #centre_de_documentation #archives_de_communauté #communauté

    L’idée est celle de collecter des photographies et des documents de la vie de Srebrenica AVANT le génocide...

    via @wizo



  • Report: Western Balkans route not closed, just diverted via Bulgaria

    A report by a German think tank reveals the deficiencies of the deal with Turkey to stem the flow of refugees to Europe. Migration is on the menu of the two-day summit starting today (22 June).

    https://www.euractiv.com/section/justice-home-affairs/news/report-western-balkans-route-not-closed-just-diverted-via-bulgaria
    #route_des_balkans #asile #migrations #réfugiés #routes_migratoires #Bulgarie #rapport #refoulements #push-back #statistiques #chiffres

    Lien vers le rapport:
    The EU-Turkey Refugee Deal and the Not Quite Closed Balkan Route


    http://library.fes.de/pdf-files/bueros/sarajevo/13436.pdf
    #accord_UE-Turquie #Turquie #Grèce #nouvelle_route_des_balkans
    cc @i_s_

    • Bloqués en Serbie : les réfugiés perdus de la « route des Balkans »

      Malgré sa fermeture officielle, il y a bientôt deux ans, la « route des Balkans » est toujours active. Environ 5 000 réfugiés sont bloqués en Serbie qui, de pays de transit, s’est brutalement transformée en cul-de-sac. D’autres exilés continuent d’arriver, via la Turquie, la Grèce, puis la Macédoine ou la Bulgarie.

      Certains ont déjà essayé dix fois, quinze fois, de passer en #Hongrie, la porte d’entrée de l’espace Schengen. « La nuit, nous jetons des tissus sur les barrières de barbelés », poursuit Rauf. Ces tentatives répétées, les migrants ont fini par leur donner un nom : « #le_jeu ». Celui du chat et de la souris avec les forces de police qui patrouillent nuit et jour de l’autre côté de l’immense mur qui ceinture la frontière. La plupart se font vite rattraper. Au programme : prise d’identité et renvoi en Serbie, non sans un tabassage quasi systématique.
      #murs #barrières_frontalières #frontières

      C’est une ferme abandonnée, cachée derrière un bois touffu, au milieu de la plaine de Voïvodine, tout au nord de la Serbie, à quelques centaines de mètres de la frontière hongroise. Une cinquantaine de jeunes hommes vivent ici, s’entassant dans des pièces aux fenêtres depuis longtemps disparues. L’hiver, les températures descendent la nuit sous les – 10 °C.
      Pour se réchauffer, les migrants font brûler du bois et de vieux plastiques et entassent autant de couvertures qu’ils le peuvent. Rauf, originaire du Pendjab, n’a que 15 ans, mais cela fait plus d’un an qu’il est sur la route. « J’ai traversé le Pakistan, l’Iran, la Turquie, la Grèce, la Macédoine, la Serbie », explique-t-il. Son objectif ? Rejoindre Paris, où son père est installé.

      « Depuis plus d’un an, nos médecins et nos infirmières entendent les mêmes histoires décrivant des hommes battus et humiliés », détaille Stéphane Moissaing, le directeur de la mission de Médecins sans frontières (MSF) en Serbie. « La Hongrie, la Croatie, mais aussi la Bulgarie utilisent intentionnellement la #violence pour dissuader les migrants de demander l’asile dans l’Union européenne. Cela ne les décourage pas, mais cela leur cause de sérieux dégâts physiques, les rendant plus vulnérables encore », s’indigne-t-il.
      #vulnérabilité

      Une équipe mobile de MSF passe une fois par semaine dans les bois proches de la frontière. « Nous soignons des grippes, des infections respiratoires et intestinales, des maladies de peau dues aux mauvaises conditions d’hygiène, mais aussi les blessures provoquées par les coups et les morsures des chiens et des policiers », explique Iva, la doctoresse serbe de l’équipe. Autour de #Subotica, entre #Horgoš et #Bački_Vinogradi, ils sont plusieurs centaines à survivre dans les carcasses d’anciennes fermes, se regroupant par nationalités.
      Ce matin ensoleillé de janvier, l’ambiance est pourtant détendue. L’ONG allemande Rigardu a installé un camion-douche et un « salon de beauté », permettant aux migrants de se raser ou de se couper les cheveux. Au sol, des téléphones sont en train de se recharger, branchés sur le groupe électrogène apporté par les volontaires. Pour franchir la frontière, il est essentiel de compter sur les #passeurs : deux sont présents, négociant sans se cacher leurs services avec ceux qui ont un peu d’argent. Ils demandent 300 à 400 euros par personne, largement redistribués en pourboire à des policiers hongrois de connivence. En revanche, la police serbe est invisible et tolère le campement de migrants, à l’écart des villes.
      #violences_policières

      Selon Stéphane Moissaing, 1 000 à 1 500 migrants pénétreraient chaque mois en Serbie, majoritairement depuis la Macédoine et la Bulgarie, et autant en sortiraient. Depuis la fermeture officielle de la « route des Balkans », en mars 2016, les voies de passage demeurent globalement les mêmes, malgré le renforcement des moyens des polices locales et de ceux de #Frontex. En 2015 et 2017, le budget de l’agence européenne a été multiplié par deux, passant de 143 à plus de 280 millions d’euros.
      Pour déjouer ces mesures de sécurité, certains migrants tentent alors d’ouvrir de nouvelles routes. En 2017, 735 personnes en situation irrégulière ont été interpellées en #Bosnie-Herzégovine, huit fois plus que l’année précédente, dont la moitié à proximité de la frontière avec la Serbie. Et la tendance semble s’accélérer : plus du quart de ces arrestations ont eu lieu en décembre. « Ce sont les plus pauvres, ceux qui n’ont plus les moyens de se payer des passeurs, qui essaient de contourner l’obstacle hongrois par le sud, continue Stéphane Moissaing. Le phénomène reste pour l’instant marginal, mais l’on ne sait pas ce qu’il adviendra au printemps, quand les flux repartiront à la hausse. »
      Selon les données du Haut-Commissariat aux réfugiés, 4000 autres personnes sont hébergées dans des camps gérés par le gouvernement serbe, un chiffre stable depuis des mois. Celui d’#Obrenovac, dans la grande banlieue de Belgrade, n’accueille que des hommes seuls, dont 17 mineurs. Au dernier comptage, ils étaient 737, dont 235 Afghans et 395 Pakistanais, suivis par un impressionnant patchwork de nationalités : Algériens, Marocains, Népalais, Indiens, Somaliens, etc.
      À Obrenovac, les responsables du centre font visiter la salle de sport, le foyer, la petite école, qui offre des cours d’anglais, de serbe et de mathématiques aux mineurs. Les résidents peuvent circuler librement, se rendre en ville en déclarant leur sortie. Les conditions sont correctes, mais la promiscuité qui se prolonge finit par exaspérer. En novembre dernier, le camp a été le théâtre d’une bataille rangée impliquant plusieurs centaines de personnes, principalement des Afghans et des Pakistanais. Une autre bagarre a éclaté le 23 janvier. Miloš, un employé du Commissariat serbe aux réfugiés, résume le problème à une histoire « d’excès d’hormones entre jeunes adultes ». La très grande majorité de ces hommes ont entre 20 et 30 ans.
      Certains sont bloqués depuis plus de deux ans.
      #attente

      Beaucoup de migrants refusent de loger dans le centre, par peur d’être identifiés et de devoir donner leurs empreintes digitales. « Ceux-là, s’ils veulent bénéficier des services du centre, il faut qu’ils s’enregistrent », poursuit le jeune homme, qui a déjà travaillé dans d’autres camps, « plus calmes, où il y a des familles ». C’est aux abords du centre que les passeurs concluent leurs affaires, et la police s’accommode des allers-retours fréquents avec les squats permettant le passage clandestin de la frontière.
      Milica, également employée par le Commissariat serbe, s’occupe surtout des mineurs. « Certains restent prostrés. Ils ont tous essayé de franchir la frontière de nombreuses fois, ils ont été battus, refoulés. Beaucoup ont été renvoyés de Hongrie ou de Croatie. Ils ont perdu tout #espoir, et la perspective d’un retour au pays serait la fin de leur rêve, la reconnaissance de leur échec. » Pour les volontaires des ONG, le principal problème reste le désœuvrement. « Ils reçoivent trois repas par jour et prennent des douches chaudes, mais ne font rien de leur journée. Comment vivre comme cela durant des mois ? », s’interroge l’un d’eux.
      Idriss, 23 ans, étudiait le droit à Alger. Il a décidé de prendre la route voilà 18 mois à cause de « problèmes » qu’il ne préfère pas détailler. Il a d’abord gagné la Turquie, où il a brièvement travaillé, avant de s’engager sur la route des Balkans. Le jeune homme passe l’hiver à Obrenovac pour reprendre des forces. La poursuite du voyage dépendra de sa capacité de rassembler assez d’argent pour traiter avec les passeurs.
      À la frontière avec la Croatie, près de #Šid, environ 150 personnes vivent dans les bois qui jouxtent le Centre d’accueil, certaines depuis plus d’un an. Ils sont algériens pour la plupart, mais il y a aussi des Afghans et des Marocains. Ces jeunes hommes préfèrent rester dans la « #jungle », considérant que faute d’être syriens ou irakiens, ils n’ont aucune chance d’obtenir l’asile en Serbie et qu’un séjour dans un camp officiel ne ferait que retarder leur objectif : rejoindre un pays riche de l’Union européenne.
      #campement

      Sava, un autre employé du Commissariat, lui-même réfugié serbe chassé de la Krajina croate en 1995, lance : « Nous, les Serbes, savons ce qu’être réfugié veut dire. Nous considérons les migrants comme des êtres humains, ils sont bien mieux traités chez nous que chez vous, à Calais. » Sa supérieure surenchérit : « Tous les problèmes viennent des camps sauvages que dressent des anarchistes payés par l’Union européenne… Ils manipulent les migrants, alors que leur seul but est de récupérer des subventions ! » Les 25 et 26 décembre dernier, plusieurs dizaines de migrants ont entrepris un sit-in dans les champs qui séparent Serbie et Croatie, aux abords de la localité de #Tovarnik, avant d’être évacués par la police serbe, qui les a conduits vers des camps, comme celui d’Obrenovac.

      En 2018, la Serbie devrait toucher 16 millions d’euros de l’Union européenne pour financer les centres d’accueil. En ajoutant les moyens mis à disposition par les ONG, cela représente un budget annuel de près de 4 000 euros par réfugié, plus élevé que les revenus de nombreux Serbes. « La route des Balkans fonctionne toujours », explique Stéphane Moissaing. « L’UE s’accommode de ces flux, pourvu qu’ils restent discrets. » Les chiffres restent en effet bien éloignés de ceux de 2015. « Pour sa part, ajoute l’humanitaire, Belgrade essaie de concentrer les gens dans les #camps, alors que certaines familles sont bloquées dans le pays depuis deux ans. »

      En ce moment, MSF tente de mettre sur pied un programme de relogement dans des appartements vides, mais les autorités serbes ne cachent pas leurs réticences. L’inscription de quelques enfants de réfugiés dans des écoles de la banlieue de Belgrade à l’automne dernier relevait avant tout d’une bonne opération de communication. Et deux demandes d’asile seulement ont été acceptées par les autorités serbes en 2017. Même les migrants employés par les ONG présentes en Serbie ne parviennent pas à l’obtenir.
      Pour les autorités serbes, le calcul est gagnant de tout point de vue. Belgrade démontre son empressement à jouer le rôle de gardien des frontières européennes. Cela sert de monnaie d’échange au président Aleksandar Vučić, tout en lui assurant un joli pactole. Quant au flux minime de ceux que les passeurs parviennent à faire pénétrer en Hongrie ou en Croatie, il ne sert qu’à faire tenir l’ensemble du système.

      https://www.mediapart.fr/journal/international/260218/bloques-en-serbie-les-refugies-perdus-de-la-route-des-balkans

      Je copie-colle ici un passage de l’article, qui met en avant le #business de l’#accueil des réfugiés :

      En 2018, la Serbie devrait toucher 16 millions d’euros de l’Union européenne pour financer les centres d’accueil. En ajoutant les moyens mis à disposition par les ONG, cela représente un budget annuel de près de 4 000 euros par réfugié, plus élevé que les revenus de nombreux Serbes.

    • ON THE BALKAN ROUTE : PERNICIOUS EFFECTS OF E.U. ANTI-MIGRATION POLICIES

      The “Balkan route” refers to a migration route that links Turkey to Western Europe. In 2015, Hungary, Macedonia and Croatia unilaterally closed their borders, while in 2016 the EU signed an agreement with Turkey aimed at putting an end to migrant crossings of the Aegean Sea. These uncoordinated migration and containment policies led to an encampment situation in Greece and Serbia.


      http://www.noria-research.com/balkan-route-pernicious-effects-e-u-anti-migration-policies
      #encampement

      Et le reportage photo :


      http://www.noria-research.com/on-the-balkan-route
      #photographie

    • Réfugiés : la Bulgarie veut fermer les frontières des Balkans

      Le projet a été révélé mardi par Reuters. En pleine préparation du sommet européen des 28-29 juin, l’UE envisagerait la création de « hotspots » installés dans les pays à ses frontières. Les Balkans, qui font face à une forte hausse des arrivées, sont en première ligne, et le Premier ministre bulgare, Boïko Borissov, réclame la fermeture des frontières.

      Une semaine après la polémique de l’Aquarius, voilà qui risque de susciter de vifs débats, d’autant que le nombre de passes irréguliers est en forte hausse depuis le printemps. Cette information qui a fuité vient en tout cas confirmer les propos tenus un peu plus tôt par le Premier ministre bulgare, dont le pays tient la présidence tournante de l’UE jusqu’au 30 juin. Boïko Borissov a appelé les États membres à « fermer [leurs] frontières » à tous ceux qui ne passent pas par les postes de contrôle autorisés.

      « La Bulgarie a traversé (la crise des réfugiés, NDLR) ; sans trop parler, sans trop se plaindre. Nous avons sécurisé notre frontière avec la Turquie en posant (dès la fin 2013, NDLR) des grillages (https://www.courrierdesbalkans.fr/bulgarie-des-grillages-et-des-barbeles-pour-arreter-les-migrants), en déployant des forces de police supplémentaires et des gardes-côtes. Je vais donc recommander un compromis au Conseil européen : de la prévention, incluant la fermeture de toutes les frontières de l’UE », a-t-il déclaré. « Pourquoi l’Europe doit-elle être un terrain sans clôture ? », a-t-il ajouté, prenant les États-Unis comme exemple.

      Si Boïko Borissov vante sa politique vis-à-vis des migrants, Amnesty International rappelle dans son dernier rapport de février 2018 qu’elle a été mise en œuvre au prix de « nombreux recours excessifs à la force et de vols par la police aux frontières ».

      La déclaration du Premier ministre bulgare s’inscrit dans la lignée de la position du Chancelier autrichien Sebastian Kurz, dont le pays va reprendre la présidence tournante de l’UE après la Bulgarie le 1er juillet prochain. Il a fait du « combat contre l’immigration illégale » sa priorité.

      Elle s’inscrit également dans le contexte où la route des migrants jusqu’à l’UE passe de plus en plus par les Balkans, via l’Albanie, la Bosnie et le Monténégro, qui s’apprête à demander un « accord de statut » auprès de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) pour bénéficier de son aide dans la gestion de ses frontières.

      Mais c’est en Bosnie-Herzégovine que la situation est particulièrement tendue. Lundi après-midi, plus de 200 migrants qui étaient basés à Velika Kladuša ont tenté collectivement de franchir la frontière croate. Ils ont été bloqués par la police au poste de Maljevac. Cet épisode fait suite à l’agression au couteau qui a provoqué la mort d’un ressortissant marocain vendredi 15 juin à Velika Kladuša. Les migrants s’estiment en danger et demandent à pouvoir passer en Croatie.

      Depuis janvier 2018, plus de 6000 personnes ont traversé la Bosnie-Herzégovine. La semaine dernière, le directeur du Service des étrangers de Bosnie, Slobodan Ujić, a mis en garde que si l’Autriche et la Slovénie fermaient leurs frontières aux migrants, la Bosnie-Herzégovine serait forcée de fermer ses propres frontières avec la Serbie et le Monténégro.

      https://www.courrierdesbalkans.fr/Migrants-Pourquoi-l-Europe-doit-elle-etre-un-terrain-sans-cloture


  • Une #poésie, reçue par un collègue et ami.
    A lire.

    Ma tête à la mer.

    J’ai quitté la poussière. Les montagnes. La ville. J’ai quitté.
    On dit ça au lycée. Quand l’heure d’apprendre est finie.
    J’ai tout su de mon pays. Les définitions aussi.
    De la souffrance. De la perte. De la haine. De la mort.
    J’ai fait mes colles dans la cave.
    J’ai passé mes épreuves sous les poings qui frappent.
    Je n’ai rien réussi.
    Seulement #survivre.

    Ma tête à l’envers.

    J’ai quitté. J’ai laissé. J’ai perdu.

    La maison de mes parents. La porte qui tremble sous les coups.
    Les rafales. Les grenades. Les bombes. Les gaz.
    Les mendiants qui mentent. Armés sous leurs loques. Ils pillent.
    Tuent l’innocence d’une vérité blottie dans un foyer.
    J’ai quitté la vie qu’on voulait me prendre.

    Ma tête au désert.

    J’ai traversé les #frontières. Couru l’#espoir. Goûté le #courage.
    Comme une poignée de sable sur les lèvres.

    Et l’#angoisse. La corde qu’on avale pendant qu’elle nous étrangle.

    Ma tête à l’air.

    Libre je ne sais rien. De ce qui m’attend et de ce qu’est le temps.
    La montre à mon poignet est un compte à rebours du vide.
    Je suis seul avec ce qui manque.
    Et seul avec ce que j’espère.
    J’ai dix-huit ans. Disent mes os.
    Et dehors. Dit le juge.
    J’ai dû dire au revoir plus vite qu’une porte claque.
    Libre je ne sais rien. Mais j’ai le numéro de ma soeur.
    En Angleterre. Et viens. Me dit-elle. Rejoins-moi.
    Elle a payé un passeur.
    Je ne sais pas où le rejoindre.
    Soudain une vie coûte le prix d’un passage.
    Je ne pense qu’à recharger mon téléphone.

    Ma tête à demain.

    Images mentales. Bancales.
    Je veux bien me noyer mais dans le flot d’une journée.
    En Angleterre. Avec ma soeur.
    Images mentales. Brutales.
    L’avenir tremble et vacille.
    Comme la mèche des vagues que rase le vent.
    L’avenir sera-t-il sur le rivage ?
    Je pars à la nage si le passeur ne m’appelle pas.
    Je ferai la planche jusqu’en Angleterre.
    Si la fatigue gèle mes bras, mes jambes.
    Je ferai la planche jusqu’au sourire de ma soeur sur la rive.
    Vais-je tenir ? Vais-je flotter si longtemps ?
    Qu’en disent mes os ?
    A votre avis, monsieur le juge ?

    En l’absence de réponse, j’attends encore.

    J’attends le passeur ou le jugement de l’eau.

    Nore Avril

    https://www.facebook.com/aldo.brina/posts/1393031040787504?notif_t=notify_me&notif_id=1494484241405264
    #migrations #âge #âge_osseux #poésie #attente #quitter #asile #réfugiés #liberté #solitude



  • Mad Max : Fury Road - Capture de l’autre-monde
    https://lundi.am/Mad-Max-Fury-Road-Capture-de-l-autre-monde

    Face à un tel état de désolation et de disparition du monde, on pourrait croire qu’il devient légitime d’espérer un autre-monde. Car, pour paraphraser Kafka, dans un monde de désolation, le désert ne peut être vaincu par une simple oasis d’humanité, mais par un autre monde d’humanité : un contre-désert. Le salut dans la Vallée des Larmes exige un Paradis. Or c’est ici que Mad Max développe une originalité radicale par rapport aux autres blockbusters post- apocalyptiques qui finissent presque tous sur un asile, une oasis, un Nouveau Monde. Dans Fury Road, il n’y a pas d’Autre-Monde.

    #MadMax #FuryRoad #PostApocalyptic #espoir #redemption

    • Hope is a mistake . Rien ne nous est permis d’espérer. L’espoir lui-même est une erreur. Seul compte l’aptitude de chacun à réparer le Monde, dans les trois sens qu’implique ce terme : sens mécanique (réparer une machine cassée), sens moral (réparer une erreur), et sens sotériologique (la réparation comme compensation, rachat). Max, comme Spinoza, rejette l’espoir, parce que l’espoir est le fondement de la superstition, donc de l’erreur, de l’erreur éthique. Fonder l’éthique sur l’espoir, c’est négliger la réparation du Monde, c’est s’engager dans la ligne qui conduit à la déception, au désespoir et à la folie.