• Le gouvernement grec s’apprête à expulser 10 000 réfugiés des appartements et autres structures d’accueil où ils sont logés.

    –-> source en grec : https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/244153_shedio-exosis-10000-prosfygon

    Traduction reçue par Vicky Skoumbi via la mailing-list Migreurop, le 21.05.2020 :

    Comment les réfugiés expulsés du #squat occupé de la rue Thémistokleous (centre-ville d’#Athènes) se sont retrouvés dans la rue, toujours dans le quartier d’#Exarchia, mais cette fois comme #SDF ?

    Des sources policières pointe le ministère de l’Immigration et de l’Asile comme responsable de fait que sept familles de réfugiés reconnus comme tels, n’ont pas été transférés vers des structures d’hébergement appropriées, mais se sont retrouvées jetées dans la rue, étant obligés de passer la soirée du lundi sur la place d’Exarcheia.

    Il s’agit d’une cinquantaine de personnes, parmi lesquelles des bébés et de très jeunes enfants, dont un avec un grave problème cardiaque nécessitant une intervention chirurgicale. On craint même que l’incident ne soit en fait une sorte de répétition générale, le prélude à échelle réduite de ce qui va suivre bientôt et notamment dans deux semaines. Notis Mitarakis, ministre de la politique migratoire, a décidé d’expulser fin mai plus de 10 000 réfugiés des logements et des appartements de la Grèce continentale, ce qui fait craindre le pire : nous allons revoir très probablement les places et les parcs d’Athènes et d’autres grandes villes de nouveau se remplir de réfugiés désespérés sans abri.

    Commençons par le commencement. Jusqu’à lundi matin, les sept familles vivaient dans le squat pour réfugiés du 58 Thémistokleous à Exarchia. La police en tenue anti-émeute a pris d’assaut lundi matin l’immeuble, en forçant les portes des chambres ils ont menacé les réfugiés en pointant leur arme contre leur tête. Ceux-ci n’ont eu que dix minutes pour faire leurs valises et ont été emmenés à #Petrou_Ralli (La section ‘étrangers’ de la Préfecture d’Athènes) pour vérification d’identité. Douze d’entre eux n’avaient pas de papiers et sont actuellement détenus en vue d’une expulsion, par ailleurs fort improbable, du pays.

    Décision prise

    Les sept familles des réfugiés reconnus comme tels avaient des papiers en règle et ont été "libérées", selon des sources policières. La vérité est, bien sûr, qu’elles ont été « laisséss sans abri ». À la question de "Ef.Syn." pour quelles raisons ce qui se faisait dans le passé à savoir le relogement des réfugiés expulsés d’un squat à une structure d’accueil, n’a pas été fait dans ce cas, où les familles n’avaient nulle part où se loger ni les moyens de subvenir à leurs besoins, les sources policières ont répondu que cela "était une question de politique d’immigration" et ont pointé le Ministère comme responsable.

    Les familles sont revenues à Exarchia, le quartier qu’elles connaissaient un peu. Elles ont été repérées tard lundi soir par des passants assis sur la place, à côté des valises avec leurs affaires, affamées et désespérées. Un réseau de solidarité a été rapidement mis en place et des solutions d’hébergement temporaire ont été trouvées chez des familles athéniennes et sur le terrain de jeu d’un autre immeuble occupé, toujours à Exarchia.

    Mais une question urgente s’impose : quelle est cette politique qui, après avoir jeté dans la rue les personnes dans le besoin, les abandonne à leur sort à la recherche des places et des parcs pour y passer la nuit ? Est-ce une politique juste ? Est-ce une politique conforme à la législation ? Et surtout, quels résultats crée-t-elle ?

    Ces questions nous concernent tous, et non seulement les réfugiés laissés sans toit. Fin mai, la menace de l’’expulsion de structures et d’appartements plane au-dessus de la tête de plus de 10 000 réfugiés, reconnus comme tels un mois auparavant, car, selon une décision récente du Ministère, les réfugiés après la fin de la procédure d’asile ne peuvent continuer à vivre à des structures et des appartements alloués à eux que pendant un mois, au lieu de six auparavant. Cette décision a été prise par le Ministère il y a quelques mois, mais a été reportée à fin mai en raison de la pandémie.

    Selon les ONG, l’expulsion locative concerne 300 réfugiés d’#Eleonas (un camp en #Attique), 2 200 d’autres camps, 600 des hôtels et 7 400 des appartements du programme #ESTIA et d’autres programmes d’hébergement comme #HELIOS. Étant donné que l’aide financière –les allocations aux réfugiés- devrait également être coupée, étant donné aussi que les programmes de préparation à l’accès au marché du travail, à l’inclusion sociale et à l’inscription aux programmes de protection sociale n’ont pas été mis en application, le résultat de telles expulsions devrait être vraiment désastreux. Et non seulement pour les réfugiés eux-mêmes. La mise en œuvre de cette décision d’expulsion va faire réapparaître en plein centre-ville les images de la période d’avant la création des structures d’hébergement, pendant laquelle les réfugiés laissés sans abri étaient obligés de dormir sur les places publiques et les parcs.

    Frénésie xénophobe

    Bien entendu, personne ne s’attendrait à ce qu’un gouvernement qui s’enorgueillit de la généralisation des opérations de détention, de dissuasion et de refoulement et qui dégrade le processus d’asile puisse se soucier du sort des réfugiés. Cependant, on s’attendrait à ce que sa frénésie xénophobe ne la conduise pas à un point tel qu’elle mette en danger la cohésion sociale, l’image et la paix civile des villes. Parce qu’on n’arrive pas à croire que ce gouvernement mettrait en œuvre une stratégie de tensions et viserait précisément à créer des tensions sociales en alimentant le sentiment d’insécurité afin de les exploiter politiquement.

    Peu importe à quel point M. Mitarakis essaie de présenter sa décision comme preuve d’une politique audacieuse, en réalité c’est tout le contraire. C’est un mouvement de panique face à l’impasse dans laquelle il est arrivé. D’une part, s’impose en toute urgence la nécessité des décongestionner des îles où se situe sa circonscription. D’autre part, la mansuétude du gouvernement face à des groupes xénophobes d’extrême-droite les laisse faire et notamment leur donne libre cours à empêcher par des actions violentes la création de nouvelles places d’hospitalité dans la Grèce continentale. Le ministre choisit donc de libérer des places vacantes à tout prix. Il semble que M. Mitarakis ait décidé de tout sacrifier pour assurer sa réélection dans sa circonscription à Chios.

    Mobilisation solidaire

    Face à cette politique désastreuse, la municipalité d’Athènes, les collectifs et organisations antiracistes actifs en faveur des réfugiés se mobilisent. Lundi, lors d’une réunion entre KEERFA (Mouvement Unissons contre le Racisme et la Menace Fasciste) et Melina Daskalaki, présidente du Conseil municipal pour l’intégration des immigrants et des réfugiés. Mme Daskalaki a informé les organisations que la municipalité discutait avec les organismes impliqués dans les programmes de logement ESTIA et HELIOS et notamment UNHCR et IOM. Elle a également déclaré qu’elle transmettrait au maire la demande de KEERFA d’utiliser les immeubles vides de la municipalité et les bâtiments repris par l’Etat à cause d’impayés d’impôts.

    #Grèce #migrations #asile #réfugiés #expulsions #logement #hébergement #camps_de_réfugiés #hôtels

    • On refugees to be soon evicted from offered housing

      In an interview to Sto Kokkino, young Afghan boy Soai, whose 7-member family will be asked to leave their offered accommodation on May 31, spoke in perfect Greek – as a result of his school attendance - about their ordeal as nobody is willing to rent them a house as his father cannot work due to a health problem, also inherited to one of Soai’s siblings. Also present in the interview, Vasiliki Katrivanou, coordinator of social policy at the Greek Council for Refugees, raised the alarm over a lack of planning and alternative solutions adding that this decision will affect some 8,000 refugees.

      In an op-ed at Efimerida ton Syntakton, Katrivanou noted that 8,000 recognized refugees will be on the streets by end of May, explaining that the number of affected refugees could reach 16,000 by the end of June. She stressed that things will be tragic for them without any support, knowledge of Greek, integration policies, access to public services, health system, and UNHCR’s cash assistance that helped them for six months to find a house and work, while noting that Helios, the only available program that could be of some help to some 5,000 to learn Greek and be assisted in finding a job and a house, has encountered many challenges with less than 2,000 refugees being able to use its services since June 2019. She stressed the climate of violence, xenophobia, and racism that could be raised in such a situation. Islands should be decongested, she claimed, but at what cost, adding that this should not be achieved by letting refugees on the streets. At the same time, EU funding could be used for integration programs rather than the construction of closed centers.

      Avgi argued that the said eviction was postponed by two months’ time due to coronavirus with the Migration Minister having announced back in March that 10,000 recognized refugees will be affected, but no progress has been made since as concerns integration issues faced by refugees. Many issues arise (such as where these people will go amidst the coronavirus pandemic, how will they manage to rent a house which depends on the bank, on AFM, on bureaucratic obstacles, when will they have access to welfare as part of their integration, what will happen with refugees suffering from incurable illnesses or disabilities), for which solutions must be found in just a week when exits will start. The ministry’s plan to have exits of recognized refugees each month to help with the decongestion of the islands will lead to thousands of homeless recognized refugees filling the mainland. It is noted that in order to avoid that, municipalities and organizations are asking for a transitional plan. Speaking to Avgi, Nikoletta Kyrana, ESTIA program coordinator in ARSIS NGO on the islands, stressed that Helios integration program has not succeeded in solving integration issues, such as issuing AFM to recognized refugees in order to be able to find a house and a legal job. UNHCR running ESTIA program with the assistance of NGOs reportedly estimates that in the first phase, this month, exits will affect 7,500 recognized refugees, stressing that it is not clear yet which vulnerable cases will be exempted, an issue that is still under discussion between organizations and the Ministry.

      According to sources, Avgi noted that a meeting is expected between UNHCR and the Labor Ministry to solve some bureaucracy issues relating to access of recognized refugees to benefits that are foreseen by law and could help refugees with serious disabilities to make ends meet. Kyrana noted that there is no extension provided any more for families with children at school until the end of the school year, with 45% of refugees staying in apartments managed by ARSIS being children going to school. According to UNHCR sources, exits will affect disproportionately some municipalities, for example in Tripoli the 40% of hosted refugees. The situation will also be difficult in Attica, as 300 need to leave Elaionas until Sunday. In Athens, 139 refugees will need to leave from apartments managed by ARSIS.

      stokokkino.gr: https://www.stokokkino.gr/article/3383/B.-Katribanoy:-H-kybernhsh-tha-petaksei-ston-dromo-8.000-prosfyges.html, Avgi, Efimerida ton Syntakton, 25 May: https://www.efsyn.gr/stiles/apopseis/244936_ston-dromo-hiliades-anagnorismenoi-prosfyges)

      Migration Minister meets with Athens Mayor Bakoyannis in view of exit of thousands of refugees

      Migration and Asylum Minister Notis Mitarakis met on Tuesday (26/6) with Athens Mayor Kostas Bakoyannis. According to Mitaraki’s post on the social media, the meeting focused on ways to limit the repercussions of the migration crisis in Athens as well as issues related with asylum seekers hosting issues and integration of those granted asylum. The related press release notes that they met to discuss “ways to mitigate the impact of the migration crisis in the capital, as well as issues around accommodation of asylum-seekers and integration of those who have received international protection.”

      As Efimerida ton Syntakton reports the meeting was held in light of the programmed exit in the coming week of 300 recognized refugees from Elaionas site and some 2,500 from ESTIA apartments in the capital, and of 10,000 in total in the mainland. The daily comments on the vagueness of the press release, adding that no more information on what was discussed has been made public. According to the daily, following the latest evacuation of a squat in Exarchia that left seven refugee families in the streets, Elaionas site offered in the aftermath to provide them with accommodation.

      (amna.gr, amna.gr/en, ekathimerini.com, efsyn.gr, gr.euronews.com, newsbeast.gr, mitarakis.gr, 26 May:
      https://www.amna.gr/ota/article/460719/Sunantisi-tou-NMitaraki--me-ton-K-Mpakogianni
      https://www.amna.gr/en/article/460678/Migration-Min-Mitarachi-meets-with-Athens-mayor-Bakoyannis
      https://www.ekathimerini.com/253057/article/ekathimerini/news/mitarakis-bakoyannis-discuss-migration
      https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/245130_synantisi-mitaraki-mpakogianni-enopsei-tis-exosis-hiliadon-prosfygon
      https://gr.euronews.com/2020/05/26/synanthsi-mitaraki-mekosta-mpakogianni
      https://www.newsbeast.gr/politiki/arthro/6321539/tet-a-tet-mitaraki-mpakogianni-gia-ton-periorismo-ton-synepeion-tis-metana
      https://www.mitarakis.gr/gov/migration/6145-%CF%83%CF%85%CE%BD%CE%AC%CE%BD%CF%84%CE%B7%CF%83%CE%B7-%CF%85%CF%80%C

      Reçu via la mailing-list de Migreurop, le 27.05.2020

  • #Grèce : le 31 mai 4000 réfugiés vont être expulsés de logements d’#Estia et #Helios

    #Grèce : Des milliers de réfugiés bénéficiaires de programmes d’#hébergement vont être expulsés de leur logements fin mai.

    "Que les #expulsions de réfugiés des appartements où ils vivent maintenant soient bloquées maintenant. Le gouvernement grec et l’UE doivent prendre une position claire immédiatement et ne pas épuiser leur rigueur sur le maillon le plus faible ". La coordinatrice du programme d’hébergement #ESTIA de l’ONG pour le soutien social à la jeunesse "#ARSIS " Nikoleta Kyrana, s’est entretenu avec la journaliste Julie Tsiga sur la radio sto Kokkino, où elle a dénoncé les "messages schizophréniques que le gouvernement renvoie aux réfugiés".

    Le 31 mai, les familles de réfugiés devront quitter les #appartements où elles vivent, a déclaré Mme Kyrana, expliquant qu’il y a au total 3 500 à 4 000 personnes, qui bénéficient actuellement du #programme_Helios, un programme d’#intégration et d’hébergement de l’#Organisation_Internationale_pour_les_Migrations (#IOM) et du #programme_ESTIA, parmi lesquels plusieurs enfants dont beaucoup vont également à l’école. Le représentant de l’ONG "ARSIS" s’est demandé où iraient ces personnes.

    Ils sont tous des #réfugiés reconnus, a-t-elle souligné, et le gouvernement essaie de justifier toute cette campagne sur un discours anti-réfugiés, faisant tout son possible pour leur rendre la vie un enfer. Si le gouvernement n’en veut pas, il faudrait qu’il n’accepte pas non plus la convention qui permet de les maintenir ici. Le gouvernement et l’UE doivent prendre immédiatement une position claire, a souligné Mme Kyrana.

    Tout cela se passe sous silence par les médias, probablement parce que cette question ne rentre pas dans le cadre du soi-disant « success story » du gouvernement, a-t-elle dit.

    Source en grec https://www.stokokkino.gr/article/3149/ARSIS:-H-ellhnikh-koinwnia-de-mporei-na-anteksei-alles-Manw

    Reçu par Vicky Skoumbi via la mailing-list Migreurop, le 04.05.2020
    #ESTIA #asile #migrations #OIM

  • The geography of the ‘#ESTIA’ accommodation program for asylum seekers in Athens

    A series of scattered programs targeting asylum seekers and refugees have been planned and implemented by various actors in the urban space of Athens, following the arrivals of large numbers of refugees from 2015 onward. These programs, directly or indirectly affect aspects of the socio-spatial settlement of asylum seekers and refugees in the city, raising questions about the informal trends and the institutional actions that concern interethnic cohabitation at the local level.

    This paper addresses the socio-spatial dimension and the geography of the ‘ESTIA’ accommodation program for asylum seekers in Athens. This dimension was not explicitly and publicly documented during the planning stage of the program. It is selectively explored in this paper by analyzing a) the placement criteria of ESTIA units (apartments and buildings) in the urban fabric and b) the discourse of competent bodies and their perceptions concerning ethnic diversity, dispersal and socio-spatial segregation in Athens. The paper also addresses the planning framework for ESTIA, driven by notions of “emergency” and “integration”, as well as the importance of associated urban actions.. These aspects of the analysis relate to interethnic interaction in the city and correspond to theoretical perceptions of urban studies that regard interethnic cohabitation as a process inextricably interdependent with place. They also re-introduce to the debate crucial questions on ethnic diversity, socio-spatial mix and segregation.

    The research is part of the author’s doctoral thesis and it was conducted through the analysis of relevant legislation, systematic mapping of policies, collection, processing and mapping of quantitative data and qualitative semi-structured interviews with representatives of key stakeholders.


    https://www.athenssocialatlas.gr/en/article/the-geography-of-the-estia-accommodation-program
    #Athènes #demandeurs_d'asile #asile #migrations #réfugiés #logement #hébergement #Grèce #cartographie #visualisation

  • Soutien aux réfugiés en #Grèce : octroi d’une #aide_d'urgence de 180 millions d’euros

    La Commission européenne a annoncé aujourd’hui l’octroi d’un nouveau #financement de 180 millions d’euros pour des projets d’aide en Grèce, visant notamment à étendre le programme phare d’« #aide_d'urgence_à_l'intégration_à_l'hébergement » (#ESTIA) destiné à aider les réfugiés à trouver un #logement en zone urbaine et à l’extérieur des camps ainsi qu’à leur fournir une aide régulière en espèces.

    Ce financement intervient alors que le commissaire chargé de l’aide humanitaire et de la gestion des crises, Christos Stylianides, rencontrait aujourd’hui le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, à Athènes.

    Le programme ESTIA, lancé en juillet 2017 avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), est la plus grande opération d’aide menée par l’UE dans le pays, en cohérence avec la politique du gouvernement grec visant à sortir les réfugiés des camps. Jusqu’à présent, il a permis de créer plus de 23 000 places d’hébergement urbain et de mettre en place un système d’assistance pécuniaire en espèces pour plus de 41 000 réfugiés et demandeurs d’asile.

    « Les programmes humanitaires que nous avons déployés en Grèce en faveur des réfugiés témoignent clairement de la solidarité européenne. Nous restons fermement déterminés à aider les réfugiés en Grèce à mener une vie plus sûre, plus normale et plus digne ainsi qu’à faciliter leur intégration dans l’économie locale et dans la société. Grâce à notre programme ESTIA, nous parvenons à améliorer concrètement la vie des gens. Je souhaite tout particulièrement rendre hommage aux citoyens et aux maires grecs qui ont accueilli des réfugiés dans leur municipalité en leur manifestant une grande attention et de l’empathie » a déclaré M. Christos Stylianides, commissaire chargé de l’aide humanitaire et de la gestion des crises.

    Six autres contrats ont été signés avec le Conseil danois pour les réfugiés, l’Arbeiter-Samariter-Bund, Médecins du Monde, la Croix-Rouge espagnole ainsi que les ONG grecques METAdrasi et Smile of the Child, pour répondre aux besoins humanitaires urgents en Grèce, notamment en matière d’abris, de soins de santé primaires, d’aide psychosociale, d’amélioration des conditions d’hygiène, d’éducation informelle et de services d’interprétation pour les soins de santé et la protection.

    Constituée de divers financements, l’aide globale mise à la disposition de la Grèce par la Commission européenne pour l’aider à gérer la situation humanitaire, la migration et les frontières extérieures dépasse 1,5 milliard d’euros.

    http://europa.eu/rapid/press-release_IP-18-2604_fr.htm
    #Europe #UE #EU #aide #hébergement #aide_financière

    • Migration : Commission steps up emergency assistance to Spain and Greece

      The European Commission has awarded an additional €45.6 million in emergency assistance to support Spain and Greece respond to the migratory challenges they face.

      In view of increased arrivals, Spain will receive €25.6 million to improve the reception capacity for arrivals at its southern coast and in Ceuta and Melilla as well as to help increase returns. Another €20 million has been awarded to the United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR) to improve reception conditions in Greece, notably on the island of Lesvos.

      Dimitris Avramopoulos, Commissioner for Migration, Home Affairs and Citizenship said: “The Commission continues to deliver on its commitment to support Member States under pressure. Spain has seen arrival figures increase during the past year and we need to step up our support to help manage the numbers and return those who have no right to stay. And while the EU-Turkey Statement has greatly contributed to lowering the number of arrivals in Greece, the country is still facing significant migratory pressure, in particular on the islands. Over €1 billion has now been awarded in emergency assistance to help Member States manage migration.”

      With the new funding decisions an important milestone has been reached: In total, the Commission has now mobilised over €1 billion in emergency assistance to help manage migration under the current financial framework (2014-2020) – support that has gone to the Member States most affected such as Italy, Greece, Bulgaria, Croatia, Germany, Sweden and now also Spain.

      Spain

      €24.8 million has been awarded to the Ministry of Employment and Social Security and the Spanish Red Cross for a project aimed at providing healthcare, food, and shelter to migrants arriving on the southern coast of Spain and in Ceuta and Melilla.
      A further €720,000 has been awarded to the Ministry of Interior to help improve the quality of return facilities and infrastructure for return transfers.

      The emergency funding awarded to Spain comes on top of €692 million allocated to Spain for migration, border and security management under national programmes for the period 2014-2020.

      Greece

      The additional €20 million awarded to the UNHCR will be used to help manage the reception facilities in the island of Lesvos, support local community projects and provide further emergency accommodation on the islands.
      It will also go towards stepping up measures for the protection of children, non-formal education and to prevent sexual and gender-based violence.

      This funding decision comes on top of more than €1.6 billion of funding support awarded by the Commission since 2015 to address migration challenges in Greece.

      http://europa.eu/rapid/press-release_IP-18-4342_en.htm
      #Espagne

    • Migration: Commission increases emergency assistance for Spain to €30 million [Updated on 3/8/2018 at 13:01]

      Yesterday, the Commission awarded an additional €3 million in emergency assistance under the #Internal_Security_Fund (#ISF) to support Spain in responding to the recent migratory pressure. The assistance will mainly support the costs linked to the deployment of extra staff from the Guardia Civil to the southern borders of Spain. This support brings to €30 million the emergency funding awarded to Spain since July to help the country address migratory challenges. This financial assistance comes on top of €691.7 million allocated to Spain under the Asylum, Migration and Integration Fund (AMIF) and the Internal Security Fund (ISF) national programme 2014-2020. (For more information: Natasha Bertaud – Tel.: +32 229 67456; Katarzyna Kolanko – Tel.: +32 299 63444)

      http://europa.eu/rapid/press-release_MEX-18-4834_en.htm

    • Avramopoulos in Spain to announce further EU support to tackle migration

      As Commissioner Dimitris Avramopoulos headed to Madrid, the European Commission announced Friday (3 August) a further €3 million in emergency aid to support Spanish border guards in curbing irregular migration.

      The new cash comes from the Internal Security Fund and aims to help cover the costs linked to the deployment of extra staff in the southern borders of Spain.

      In July this year, the EU executive awarded €24.8 million to the Ministry of Employment and Social Security and the Spanish Red Cross to enhance reception capabilities, health assistance, food and shelter for migrants arriving through the Western Mediterranean route.

      A further €720,000 went to the Ministry of Interior to help improve the quality of return and transfer facilities in the south of Spain, Ceuta and Melilla.

      This financial assistance comes on top of €691.7 million allocated to Spain under the Asylum, Migration and Integration Fund and the Internal Security Fund since 2014.

      https://www.euractiv.com/section/justice-home-affairs/news/avramopoulos-in-spain-to-announce-further-eu-support-to-tackle-migration/?_ga=2.232982942.1049233813.1533558974-1514184901.1489527159

    • Migration : Commission provides €24.1 million to the International Organisation for Migration to provide support, help and education for migrant children in Greece

      The European Commission has awarded €24.1 million in emergency assistance under the Asylum, Migration and Integration Fund (AMIF) to support Greece in responding to migratory challenges. The International Organisation for Migration (IOM) will receive the funding to help ensure that migrant children can be immediately placed in a protective environment and receive education. It will notably support child-adequate accommodation, medical and psychological support, interpretation and cultural mediation as well as food provision for up to 1,200 unaccompanied minors in the Greek islands and in the mainland and facilitate formal education by providing transport and school kits. In addition, the funding will help assist migrants registered for assisted voluntary return and reintegration programmes. Today’s funding decision comes on top of more than €1.6 billion of funding support awarded by the Commission since 2015 to address migration challenges in Greece. Under the Asylum, Migration and Integration Fund (AMIF) and the Internal Security Fund (ISF), Greece has now been awarded €482.2 million in emergency funding, in addition to €561 million already awarded under these funds for the Greek national programme 2014-2020.

      v. aussi :


      https://ec.europa.eu/home-affairs/sites/homeaffairs/files/what-we-do/policies/european-agenda-migration/20181010_managing-migration-eu-financial-support-to-greece_en.pdf

    • EC provides 43.7 million euros to increase migrant reception capacity in mainland Greece

      The European Commission has awarded an additional 43.7 million euros in emergency assistance to the International Organization for Migration (#IOM) to support Greece in responding to migratory challenges, the EU’s executive body said Wednesday.

      The grant, which comes from the Asylum, Migration and Integration Fund, is designed to support the provision of emergency shelter for up to 6,000 asylum seekers and refugees by rapidly establishing places in temporary accommodation facilities, the Commission said.

      “The funding aims to provide dignified accommodation as well as basic assistance and protection services to the most vulnerable migrants in Greece, especially in view of the upcoming winter months and the need to decongest reception facilities on the Greek islands,” it said.

      The Commission has awarded more than 1.6 billion euros in funding since 2015 to address migratory challenges in Greece.

      http://www.ekathimerini.com/234665/article/ekathimerini/news/ec-provides-437-million-euros-to-increase-migrant-reception-capacity-i
      #OIM

    • Migration et #frontières : la Commission octroie 305 millions d’euros supplémentaires aux États membres sous pression

      Cette semaine, la Commission européenne a débloqué une enveloppe supplémentaire de 305 millions d’euros d’aide d’urgence afin de soutenir la #Grèce, l’#Italie, #Chypre et la #Croatie dans le domaine de la gestion des migrations et des frontières.

      Ces moyens financiers soutiendront les efforts déployés pour accroître les capacités d’#accueil, protéger les victimes de la traite des êtres humains et renforcer les capacités de surveillance et de #gestion_des_frontières.

      M. Dimitris Avramopoulos, commissaire pour la migration, les affaires intérieures et la citoyenneté, a déclaré à cette occasion : « La Commission est résolue à continuer de soutenir les États membres soumis à une #pression_migratoire. Les 305 millions d’euros supplémentaires attribués cette semaine à plusieurs pays permettront de répondre à des besoins urgents, en faisant en sorte que les nouveaux migrants arrivés dans ces pays soient hébergés convenablement et reçoivent de la #nourriture et de l’#eau, que la #sûreté et la #sécurité des personnes les plus vulnérables soient garanties et que les #contrôles_aux_frontières soient renforcés, si nécessaire. »

      Ce #financement_d'urgence, qui sera accordé au titre du Fonds « Asile, migration et intégration » (#AMIF) et du #Fonds_pour_la_sécurité_intérieure (#FSI) de la Commission, constitue une partie des 10,8 milliards d’euros déjà mobilisés par la Commission en faveur de la gestion des migrations et des frontières et de la sécurité intérieure pour la période 2014-2020.

      Grèce

      La Commission débloque 289 millions d’euros pour soutenir la gestion des migrations en Grèce. Cette enveloppe sera répartie comme suit :

      Hébergements locatifs et allocations : 190 millions d’euros seront versés au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (#HCR) pour permettre la poursuite du programme #ESTIA (#aide_d'urgence_à_l'intégration_et_à_l'hébergement). Ce programme fournit des #logements en location permettant d’accueillir jusqu’à 25 000 demandeurs d’asile et réfugiés et distribue des #allocations mensuelles en espèces pour un maximum de 70 000 personnes. Le HCR recevra également un autre montant de 5 millions d’euros afin d’augmenter encore la capacité d’#accueil dans les nouveaux #centres_d'accueil ouverts en Grèce continentale, en mettant à disposition et en distribuant 400 conteneurs préfabriqués.
      Conditions d’accueil : 61 millions d’euros iront à l’Organisation internationale pour les migrations (#OIM) et au Fonds international de secours à l’enfance des Nations unies (#UNICEF), pour permettre la poursuite des programmes d’appui sur le terrain dans les centres d’accueil en Grèce continentale. Ces programmes englobent l’#accès_aux_soins de santé et à l’#éducation non formelle, la création de zones de sécurité spécifiques pour les #mineurs_non_accompagnés, ainsi que des formations destinées au personnel opérationnel.
      Recherche et sauvetage : 33 millions d’euros destinés aux garde-côtes grecs permettront de couvrir une partie des frais de fonctionnement afférents aux activités de connaissance de la situation maritime en mer Égée et contribueront à assurer des débarquements sûrs et une prise en charge efficiente des migrants à la suite d’opérations de recherche et sauvetage.
      Adaptation aux conditions hivernales : l’OIM recevra, pour soutenir ses préparatifs, 357 000 euros supplémentaires afin de fournir des couvertures, des vestes d’hiver et des kits d’hivernage dans les infrastructures d’accueil sur les îles grecques et dans la région de l’Évros.

      La Commission a mis plus de 2 milliards d’euros à la disposition de la Grèce pour la gestion des migrations, dont près de 1,5 milliard d’euros à titre d’aide financière d’urgence (voir la fiche d’information pour en savoir plus).

      Italie

      La Commission octroie 5,3 millions d’euros d’aide financière d’urgence aux autorités italiennes pour contribuer à protéger les victimes de la traite des êtres humains dans le contexte migratoire. Dans le cadre d’un projet pilote mené dans des centres d’hébergement de demandeurs d’asile dans la région du Piémont, le financement servira à identifier les victimes de la traite des êtres humains et à les encourager à recourir aux possibilités d’assistance à leur disposition.

      Depuis le début de la crise migratoire, la Commission a mis à disposition près de 950 millions d’euros pour soutenir la gestion des migrations et des frontières en Italie. Ce financement comprend un montant de plus de 225 millions d’euros d’aide d’urgence et 724 millions d’euros déjà alloués à l’Italie au titre de ses programmes nationaux relevant du Fonds « Asile, migration et intégration » et du Fonds pour la sécurité intérieure 2014-2020 (voir la fiche d’information pour en savoir plus).

      Chypre

      La Commission accorde 3,1 millions d’euros à Chypre pour que ce pays renforce sa capacité d’accueil et transforme le centre d’urgence temporaire « #Pournaras » en un centre de premier accueil à part entière. Grâce à ce financement, le centre deviendra un centre de formalités universel pouvant fonctionner 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Les services assurés sur place comprendront l’examen médical, l’#enregistrement, le relevé des #empreintes_digitales, le #filtrage, la fourniture d’informations et la possibilité de présenter une demande d’asile.

      L’aide d’urgence s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par la Commission pour renforcer l’appui à la gestion des migrations en faveur de Chypre, après l’augmentation considérable du nombre d’arrivées que ce pays a connue au cours de l’année 2018. Ce nouveau financement vient s’ajouter à près de 40 millions d’euros alloués à la gestion des migrations pour la période 2014-2020, et à près de 1 million d’euros d’aide d’urgence alloué en 2014 pour les questions migratoires. Le Bureau européen d’appui en matière d’asile déploie actuellement 29 agents chargés de dossiers afin d’aider Chypre à résorber l’arriéré de demandes d’asile consécutif à l’augmentation des arrivées au cours des dernières années.

      Croatie

      La Commission accorde 6,8 millions d’euros à la Croatie pour aider ce pays à renforcer la gestion des frontières extérieures de l’UE, dans le strict respect des règles de l’UE. Cette enveloppe permettra de renforcer la surveillance des frontières et les capacités des services répressifs, en couvrant les coûts opérationnels (indemnités journalières, compensation des heures supplémentaires et équipements) de dix postes de police des frontières. Un mécanisme de suivi sera mis en place afin de faire en sorte que toutes les mesures appliquées aux frontières extérieures de l’UE soient proportionnées et respectent pleinement les droits fondamentaux et la législation de l’Union en matière d’asile.

      Le montant octroyé aujourd’hui porte l’aide d’urgence totale en faveur de la gestion des migrations et des frontières allouée à la Croatie par la Commission à près de 23,2 millions d’euros. Cette somme s’ajoute à près de 108 millions d’euros alloués à la Croatie au titre des programmes nationaux relevant du Fonds « Asile, migration et intégration » et du Fonds pour la sécurité intérieure 2014-2020.

      Contexte

      Le soutien opérationnel et financier de l’Union joue un rôle déterminant pour aider les États membres à relever les défis migratoires depuis 2015.

      Le soutien de l’UE a également pris la forme d’une aide financière sans précédent accordée au titre du budget de l’UE à des partenaires – non seulement des autorités nationales, mais aussi des organisations internationales et des organisations non gouvernementales. En plus des dotations initiales pour la période 2014-2020 s’élevant à 6,9 milliards d’euros pour le Fonds « Asile, migration et intégration » (AMIF) et le Fonds pour la sécurité intérieure (#FSI_frontières_et_police), un montant supplémentaire de 3,9 milliards d’euros a été mobilisé en faveur de la gestion des migrations et des frontières et de la sécurité intérieure, pour atteindre 10,8 milliards d’euros.

      En outre, tirant les leçons de l’expérience, et compte tenu du fait que la gestion des migrations et des frontières demeurera un défi à l’avenir, la Commission a également proposé d’augmenter fortement les financements en la matière au titre du prochain budget de l’UE pour la période 2021-2027.

      http://europa.eu/rapid/press-release_IP-18-6884_fr.htm
      #traite_d'êtres_humains #surveillance_des_frontières #santé #MNA #IOM #Evros #Fonds_Asile_migration_et_intégration #tri #catégorisation