• Qui a peur de #Ritchy_Thibault ?
    ▻https://academia.hypotheses.org/65456

    Par Olivier Allard et Eric Wittersheim, maîtres de conférences à l’École des Hautes études en sciences sociales (Paris)1 Depuis le 3 octobre, notre étudiant Ritchy Thibault, âgé de 22 ans, est en détention provisoire à la prison de Fleury Mérogis. … Continuer la lecture →

    ##ResistESR #Démocratie_universitaire #État_de_droit #Opinions,_motions,_propositions,_expression_syndicale

  • Gestion des mobilisations dans les universités : la circulaire à double tranchant du ministre
    ▻https://academia.hypotheses.org/65134

    Alors que les fermetures administratives des universités se généralisent et se prolongent, le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace, Philippe Baptiste, a adressé, ce mardi 13 octobre, une circulaire aux président·es d’université1. Cette circulaire a été … Continuer la lecture →

    #Démocratie_universitaire #État_de_droit #Gouvernance_de_l'ESR

  • Trump et Xi Jinping ne sont pas en train de faire la paix
    ▻https://legrandcontinent.eu/fr/2026/10/12/xi-et-trump-dans-loeil-du-cyclone

    Ces pratiques de reshoring et de friendshoring minier s’insèrent dans une stratégie plus vaste de maintien du contrôle exercé par les Américains sur l’infrastructure numérique du marché mondial. En juillet 2025, Washington publiait ainsi son plan d’action pour l’intelligence artificielle. Cette stratégie, qui matérialise le resserrement de l’alliance entre la Maison-Blanche et la Silicon Valley, poursuit l’objectif d’« exercer une domination mondiale en contrôlant la production sociale de l’information et du savoir sous toutes ses formes, de la construction de récits aux technologies de pointe ». Les États-Unis prolongent cette démarche en tordant le bras de leurs alliés européens et asiatiques. La dépendance de ces derniers aux Big Tech est utilisée pour provoquer un alignement sur la position américaine à tous les niveaux (infrastructures énergétiques, chaînes d’approvisionnement, exportations de semi-conducteurs, achats de métaux, règlements sur les données). Telle est la raison d’être de la coalition Pax Silica, dévoilée par la Maison-Blanche en décembre 2025, et que l’Union européenne a rejointe en juin 2026.

    #Chine #EtatsUnis #China #USA

  • L’ONU face à la crise de l’aide internationale
    ▻https://laviedesidees.fr/L-ONU-face-a-la-crise-de-l-aide-internationale

    Quels sont les effets concrets de la chute des financements étasuniens sur les agences de l’ONU en #Afrique subsaharienne ? Face au choc, comment le secteur de l’aide internationale se reconfigure-t-il ?

    #International #États-Unis #ONU

  • #États-Unis | Le boom des centres de données vu du ciel
    ▻https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2026-10-11/etats-unis/le-boom-des-centres-de-donnees-vu-du-ciel.php

    Depuis 2022 et le lancement de ChatGPT, les centres de données poussent comme des champignons aux États-Unis. Ils s’incrustent dans les paysages ruraux et suburbains, sur de grands terrains inutilisés, dans des parcs industriels et même dans des quartiers résidentiels. Selon Cleanview, une entreprise de données énergétiques, 180 nouveaux bâtiments de centres de données ont été achevés en 2025 et 88 de plus cette année jusqu’à présent, répartis dans 22 États. Des photos aériennes aident à concevoir l’ampleur du boom de construction lié à l’intelligence artificielle (#IA).

    #AI

  • Est-il vrai qu’autrefois les migrations n’étaient pas aussi nombreuses ?
    ▻https://www.youtube.com/watch?v=R39EikLlXR4

    La migration apparaît aujourd’hui comme un phénomène sans précédent. Pourtant, un regard sur l’histoire le montre : l’Homme s’est toujours déplacé, et ce dans une plus grande mesure que nous ne le pensons souvent. Depuis Homo sapiens et Néandertal aux légionnaires romains, des vagues d’émigration vers l’Amérique du Nord et de la Partition des Indes au programme Bracero aux États-Unis, un voyage au cœur de l’un des débats de société les plus controversés du moment.

    #mythe #migrations #réfugiés #préjugés #migration_de_masse #histoire #frontières #homo_sapiens #archéologie #mouvement #mobilité #homo_migrans #nomadisme #sédentarité #émigration_européenne #Etats-nations #symboles #identité #frontières_nationales #altérité #migration_forcée #Huguenots #déportation #expulsion #traite_des_esclaves #Inde #sous-continent_indien #Radcliffe #Cyril_Radcliffe #religion #Pakistan #mémoire #silence #Allemagne #travailleurs_immigrés #Etats-Unis #braceros #racisme #wetbacks #3% #eurocentrisme #ressources_pédagogiques #vidéo #film

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    #Ligne_Radcliffe

    La ligne Radcliffe est la ligne de partition entre les dominions de l’Inde (ou « Union indienne ») et du Pakistan (ce dernier incorporant alors l’actuel Bangladesh, qui formait alors une province pakistanaise sous le nom de Bengale oriental) qui deviendra, à l’indépendance de ces deux pays le 15 août 1947, leur frontière commune.

    Son tracé, qui inclut donc les actuelles frontières indo-pakistanaise et indo-bangladaise (créant de nombreuses enclaves indo-bangladaises), a été déterminé par une commission frontalière présidée par Sir Cyril Radcliffe (assisté de deux hindous et de deux musulmans) et dont la tâche était de décider d’une répartition équitable des habitants et territoires entre les deux futurs États.

    ▻https://fr.wikipedia.org/wiki/Ligne_Radcliffe

    –—

    #Programme_Bracero
    Le programme Bracero représente une série de lois du

    travail aux États-Unis entre 1942 et 1964 octroyant un nombre limité de permis de travail temporaires à des ouvriers mexicains car la Seconde Guerre mondiale entraînait un besoin en bras supplémentaires (dans l’agriculture mais aussi le ferroviaire).

    Le terme bracero est dérivé de l’espagnol « brazo » signifiant « bras », pour désigner celui qui vit de sa force de travail. Depuis, il désigne des travailleurs originaires du #Mexique ayant migré en Californie pour y travailler dans les champs ou les usines, souvent en situation de semi-clandestinité[1]. Le terme est proche de « wetback » (« dos mouillé »), qui caractérise les migrants traversant la frontière par le Rio Grande.

    Par extension, ce terme peut faire référence à un coupeur de canne haïtien travaillant dans un batey de République dominicaine.

    ▻https://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_Bracero

    ping @karine4 @reka

  • New York : l’ICE, la police de l’immigration, tire sur une voiture, un enfant de 5 ans sur la banquette arrière
    ▻https://www.lemonde.fr/international/video/2026/10/09/new-york-l-ice-tire-sur-une-voiture-un-enfant-de-5-ans-sur-la-banquette-arri

    New York : l’ICE, la police de l’immigration, tire sur une voiture, un enfant de 5 ans sur la banquette arrière
    vidéo Dans cette ville, il s’agit des premiers coups de feu impliquant la police de l’immigration. Le maire, Zohran Mamdani, a dénoncé « une situation d’une gravité exceptionnelle », et a appelé à « abolir l’ICE ».
    Par Service vidéo du Monde (avec AFP et Reuters)
    Publié aujourd’hui à 16h35, modifié à 16h38
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    Des agents de l’ICE, la police de l’immigration américaine, ont ouvert le feu, jeudi 8 octobre, sur le conducteur d’une voiture dans le Bronx, à New York. Un enfant de cinq ans se trouvait sur le siège arrière du véhicule au moment des tirs.Les faits se sont déroulés en milieu d’après midi dans le quartier de Marble Hill, à la limite entre le Bronx et Manhattan, le long de la Harlem River. Dans des vidéos capturées par des témoins, on peut notamment voir un homme interpellé, au sol, à côté d’un SUV gris.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#ICE#immigration#sante#violence

  • Les lycéens face à leurs murs
    ▻https://laviedesidees.fr/Les-lyceens-face-a-leurs-murs

    Le mouvement lycéen de l’automne 2026 a vu notamment fleurir les revendications liées à l’état du bâti scolaire. Une analyse par les sciences sociales permet de mettre en perspective cette cause et la manière dont elle reflète une demande sociale forte à l’égard de l’État chez les jeunes.

    #Politique #État #inégalités #politique_publique #école #politique_éducative #architecture

  • Le Deleuze interdit : pour la Palestine, contre le #génocide
    ▻https://abasbruit.org/2026/10/07/le-deleuze-interdit-pour-la-palestine-contre-le-genocide

    Nous traduisons depuis l’anglais ce texte, qui montre l’actualité de la pensée de Deleuze pour comprendre la politique génocidaire de l’État israélien. La question palestinienne a été un espace de confrontation de ses réflexions sur la société de contrôle et la machine d’État à une situation concrète, en contexte colonial et de génocide.

    #Anarchives #Recensions #arts_de_la_résistance #colonialisme #Etat #guerre

  • "Membre associé, cela n’a pas de signification juridique”, le partenariat euro-canadien tient-il vraiment la route ?
    ▻https://www.taurillon.org/membre-associe-cela-n-a-pas-de-signification-juridique-le-partenariat-eur

    Annoncée en grande pompe par la présidente de la Commission européenne, #Ursula_von_der_Leyen, le 16 septembre dernier, l’adhésion du #Canada au statut de “membre associé” de l’UE a enflammé la scène internationale. Les restrictions tarifaires imposées par Donald Trump ont encouragé Mark Carney, le premier ministre canadien, et son gouvernement à renforcer la relation euro-canadienne. Au-delà de la symbolique géopolitique, l’accord entre l’Union européenne (UE) et le Canada est-il réalisable ? Amy Verdun, enseignante-chercheuse en #Politique_européenne à l’université de Victoria (Canada) a répondu aux questions du Taurillon. Politique européenne

    / Canada, #États-Unis_d'Amérique, #Union_européenne, #commerce, Ursula von der Leyen

  • « Les pires des pires » : cinq Sénégalais de plus inscrits dans la liste de Trump | Seneweb
    ▻https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/les-pires-des-pires-cinq-senegalais-de-plus-inscrits-dans-la-liste-de-trump

    « Les pires des pires » : cinq Sénégalais de plus inscrits dans la liste de Trump
    Auteur : SenewebNews-RP
    Cinq mille noms ont été ajoutés à la base de données « Les pires des pires », la liste de l’administration Trump répertoriant les étrangers « en situation irrégulière ayant commis des infractions » aux États-Unis et devant être expulsés du pays. Wal fadjri, qui donne l’information, précise que dans le lot figurent cinq Sénégalais, exposés photos à l’appui. Ce chiffre porte à 27 le total des ressortissants du pays de la Téranga appelés à quitter le sol américain.
    La base de données de plus de 40 000 suspects comptait alors 22 Sénégalais avant sa mise à jour par le département de la Sécurité intérieure (DHS). Ces derniers sont accusés « de crimes odieux tels que des relations sexuelles avec des enfants, le viol, le cambriolage, l’enlèvement, la distribution de pornographie infantile et le vol ou la consommation de drogue ». Si leurs pays d’origine refusent de les accueillir, ils seront envoyés dans des États ayant signé en ce sens un accord avec les États-Unis.Le Sierra Leone, le Liberia et le Ghana, pour ne citer que ces pays de la Cedeao, ont dit oui au projet de Trump.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#senegal#migrationirreguliere#sante#droit

  • Aux Etats-Unis, les Haïtiens pourchassés par les agents de l’ICE : « Plus personne ne sort, les rues et les églises sont désertes, les gens ont peur d’être arrêtés »
    ▻https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/27/aux-etats-unis-les-haitiens-pourchasses-par-les-agents-de-l-ice-plus-personn

    Aux Etats-Unis, les Haïtiens pourchassés par les agents de l’ICE : « Plus personne ne sort, les rues et les églises sont désertes, les gens ont peur d’être arrêtés »
    Par Jessica Gourdon (Miami [Floride] - envoyée spéciale)
    Depuis la fin, le 27 juillet, d’un statut protecteur qui permettait aux Haïtiens de résider aux Etats-Unis, 350 000 d’entre eux sont menacés d’expulsion par la police fédérale de l’immigration. Beaucoup n’osent plus sortir de chez eux.Bienvenue à Little Haïti, à Miami, un fragment des Caraïbes au cœur de la Floride. Ici, les petites maisons de plain-pied, de style bungalow, sont dévorées par la végétation tropicale. Une chaleur moite imprègne la ville, mercredi 23 septembre, et lorsqu’une trombe d’eau s’abat, les rues se changent en piscines. Mais entre les épiceries créoles, les boutiques de plantes médicinales et les fresques murales colorées, les passants sont invisibles. La moitié des commerces ont baissé le rideau.
    « Ce magasin, il y a quelques semaines, il avait une sono, on entendait la musique haïtienne dans la rue. Il y avait des odeurs de bananes plantains ou de poulet frit qui sortaient des restaurants. C’est fini. Plus personne ne sort, les rues et les églises sont désertes, les gens ont peur d’être arrêtés par ICE [la police de l’immigration américaine] », décrit Carl-Philippe Juste, artiste haïtien vivant depuis son enfance à Miami, dont le studio est situé au cœur de Little Haïti. Dans le même bloc, Jan Maupou, propriétaire de la seule libraire haïtienne des Etats-Unis, semble bien seul dans sa boutique. « Je n’ai jamais vu cela de ma vie, le quartier est désertique », abonde l’écrivain.
    Que s’est-il passé ? Au cours des dernières semaines, les agents de l’ICE ont multiplié les arrestations d’Haïtiens en situation irrégulière, en particulier en Floride, qui abrite la plus grosse communauté du pays. Cela n’a rien d’un hasard : le 27 juillet, le statut de protection temporaire (TPS) à vocation humanitaire dont bénéficiaient les Haïtiens aux Etats-Unis a brutalement pris fin. Il avait été mis en place par l’administration Obama en 2010 après le tremblement de terre qui avait dévasté Haïti, et sans cesse prolongé depuis, au vu de la situation sécuritaire du pays.
    Mais à la suite d’une décision de la Cour suprême en juin, ayant autorisé l’administration Trump à mettre fin à cette prolongation, en juillet, 350 000 Haïtiens sous TPS ont perdu leur statut légal et leur autorisation de travail aux Etats-Unis et ont été invités à rentrer dans leur pays – ou, selon le terme employé aux Etats-Unis, à « s’autodéporter ». A défaut, la police de l’immigration s’en chargera. Mais qui souhaite revenir dans cet Etat gangrené par la violence, la pauvreté et les enlèvements, que ces Haïtiens ont quitté pour espérer une vie meilleure ?Depuis la fin de son TPS, Lily, 38 ans (le prénom a été modifié pour des raisons de sécurité), qui a quitté Haïti seule avec son fils en 2024, vit terrée chez elle à Miami. Elle a accepté de sortir quelques instants, cachée sous un grand parapluie aux couleurs du drapeau américain. Depuis l’été, la jeune femme ne peut plus travailler dans le restaurant et chez le fleuriste qui l’employaient. Elle vit dans la peur d’être arrêtée. Rentrer à Haïti ? « Impossible », assure-t-elle. Elle dit qu’elle a fui un mari violent, que sa maison est « occupée par des gangs ».
    Depuis qu’elle ne peut plus payer son loyer, elle est logée par une personne qu’elle a rencontrée à l’église. « Ne pas pouvoir sortir pour faire les courses ou emmener mon fils à l’école – c’est une voisine qui l’amène –, ça me fait tellement de mal. Je me sens coincée, je ne peux rien faire. Tout ça me donne souvent envie de pleurer », confie Lily.
    Louis (le prénom a également été modifié pour des raisons de sécurité) peut toujours travailler dans le restaurant qui l’emploie, car il a une demande d’asile en cours. Mais il sait que moins de 5 % des dossiers sont acceptés, que la démarche peut durer des mois et qu’elle ne le protège pas d’une arrestation et d’un renvoi à Haïti – de multiples cas similaires en témoignent. Pour ce trentenaire, qui a quitté son pays en 2023, rentrer n’est pas une option : sa maison a été incendiée, sa famille a été ciblée par un gang. « Mon père avait un commerce, [les membres du gang] imaginaient qu’on avait de l’argent. Ils ont enlevé mon frère, demandé une rançon qu’on ne pouvait pas payer. La police ne pouvait rien », dit-il.
    Sa fille de 9 ans est très perturbée. « La semaine dernière, elle m’a envoyé une dizaine de textos. Elle avait peur que je me sois fait arrêter en route vers mon travail », raconte Louis. Un autre jour, sa compagne, femme de ménage, a paniqué en voyant deux voitures stationnées à côté de son arrêt de bus : « Elle pensait que l’ICE l’attendait. On vit comme ça, dans la peur. On sort le minimum », dit-il devant sa petite maison couverte par les branches d’un avocatier.Ce que le révérend père Reginald Jean-Mary redoute le plus, c’est « l’impact psychologique » de cette politique. « L’ICE ne pourra jamais déporter 350 000 Haïtiens. Ils vont en déporter une partie. Les autres, ils vont les anéantir par la peur, la menace, en forçant les gens à se terrer dans leurs foyers », raconte-t-il devant son église, qui s’est « vidée » en l’espace de quelques semaines. Désormais, les fidèles suivent les offices de ce prêtre catholique d’origine haïtienne sur YouTube.
    Les familles n’osent plus amener leurs enfants à la crèche gérée par son église, ou venir aux cours d’alphabétisation pour adultes. Il observe que même ses fidèles en situation régulière ne viennent plus à l’église. « Ils sont mal à l’aise, ils ont peur des contrôles, ils se déplacent avec leurs papiers sur eux », explique le prêtre. En attendant des jours meilleurs, son église organise des livraisons de courses issues de donations pour les personnes qui ont perdu leur travail, et n’osent plus sortir.
    Dans la rue, la police est très présente, mercredi 23 septembre. A Miami, contrairement à d’autres villes, la police locale a signé en 2025 un accord de coopération avec l’ICE. Le long de la North-West Second Avenue, l’une des artères de Little Haïti, quatre grosses voitures de police banalisées sont stationnées. Elles ont fait arrêter une petite Nissan noire : la femme qui s’en extrait a une cinquantaine d’années, elle est vêtue d’une jupe blanche et d’une blouse fleurie. Son regard est vide lorsque l’un des policiers en civil, armé et muni d’un gilet pare-balles, lui passe les menottes. Sa vie est-elle sur le point de basculer ?
    Jamais, aux Etats-Unis, l’ICE n’avait arrêté autant de monde qu’en cet été. Très souvent, les arrestations se passent lors de contrôles routiers. Entre juillet et août, plus de 100 000 arrestations ont eu lieu, selon les chiffres du département de la sécurité intérieure, qui met en avant, parmi ces personnes, les profils de criminels. Cette résurgence est une manière, pour Donald Trump, de satisfaire sa base électorale avant les élections de mi-mandat du 3 novembre. Il a notamment été élu pour sa promesse de fermer les frontières et de renvoyer les immigrés illégaux. Outre les Haïtiens, les Vénézuéliens sont aussi concernés par l’expiration, à l’automne 2025, de leur TPS, et constituent une grande part des personnes expulsées ces dernières semaines.
    Cette politique raconte aussi le mépris de Donald Trump pour les Haïtiens, qu’il avait accusés pendant sa campagne de « manger des chiens et des chats ». Il avait aussi qualifié leur pays de « shithole country » (« pays de merde ») lors de son premier mandat. Et pourtant, cela n’avait pas empêché des Haïtiens-Américains de Floride de voter pour lui. « En particulier parmi les entrepreneurs et les commerçants », observe le révérend Reginald Jean-Mary. Le réveil est aujourd’hui brutal. wilkinson Sejour, le patron d’une petite chaîne locale de restaurants haïtiens, Chef Creole, en fait les frais. Depuis qu’il a déclaré, sur une chaîne de télévision américaine au début d’août, qu’il « regrett[ait] » son vote pour Donald Trump et qu’il déplorait la perte de plusieurs employés depuis la fin du TPS, cet Américain d’origine haïtienne est l’objet d’un violent retour de bâton sur les réseaux sociaux.
    Selon l’organisation humanitaire Human Rights Watch, le gouvernement américain a informé les autorités haïtiennes qu’il prévoit un rythme de deux vols d’expulsion vers Haïti par semaine (avec 200 personnes par vol), contre un par mois avant l’été. Les personnes qui sont embarquées dans ces avions subissent au préalable plusieurs jours ou semaines de détention dans des conditions difficiles – même si le plus polémique de ces centres, situé en Floride et surnommé Aligator Alcatraz (en référence à la fameuse prison d’Alcatraz), a fermé cet été L’ICE utilise parfois des bracelets électroniques de géolocalisation, présentés comme une autre option à la détention, avant l’expulsion. Le 31 août, Pierre Damas Bel, un Haïtien de 20 ans, qui vivait sous TPS aux Etats-Unis avec ses parents depuis 2024, s’est suicidé en se jetant sur une autoroute à Springfield, dans l’Ohio. Il portait l’un de ces bracelets.

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#haiti#ICE#politiquemigratoire#expulsion#sante#droit

  • Abschaffung de Sozialstaats - 8 Analysen mit VORLESEFUNKTION !
    ▻https://www.nachdenkseiten.de/?gastautor=detlef-koch

    Detlef Koch (Jahrgang 1960) war viele Jahre Gründer und Projektleiter in der ländlichen Entwicklungszusammenarbeit in Indien. Derzeit ist er publizistisch tätig und engagiert sich für demokratische Teilhabe und soziale Gerechtigkeit. Zum Thema Israel und Palästina hat er Vorträge gehalten und war Mitglied Verein BIP e.V

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    #auf_deutsch #politique #état_social #libéralisme

  • « Le Liberia ? J’ai d’abord pensé que c’était le nom d’un autre Etat américain » : la stupéfaction de migrants sud-américains expulsés en Afrique par Trump
    ▻https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/09/23/le-liberia-j-ai-d-abord-pense-que-c-etait-le-nom-d-un-autre-etat-americain-l

    « Le Liberia ? J’ai d’abord pensé que c’était le nom d’un autre Etat américain » : la stupéfaction de migrants sud-américains expulsés en Afrique par Trump
    Par Théodore Laurent (Marshall [Liberia], envoyé spécial)
    Le regard perdu dans le vide, Carlos Telles Sanchez pense à son fils de 5 mois, resté aux Etats-Unis. Il ne l’a encore jamais vu. Ce Vénézuélien au visage marqué par une balafre sur l’arcade droite est loin de sa famille, perdu dans un hôtel de Marshall, une petite ville côtière située à une cinquantaine de kilomètres de Monrovia, la capitale du Liberia. Il y est hébergé avec 14 autres migrants depuis leur expulsion par Washington, le 20 août.
    Depuis un mois, l’accueil dans cet établissement fréquenté par une clientèle plutôt aisée est pris en charge par les autorités américaines, de même que les trois repas quotidiens. Mais le séjour ne fait pas oublier l’impasse dans laquelle sont acculés ces migrants – transportés contre leur volonté dans un pays dont ils ignorent tout, sans perspectives claires quant à leur devenir.
    Carlos Telles Sanchez a fui le Venezuela en 2021 en raison, assure-t-il, de persécutions politiques. Il s’est installé à Dallas, au Texas, où il travaillait dans une concession automobile. Depuis octobre 2021, le trentenaire bénéficiait d’une décision d’un juge de l’immigration suspendant son expulsion vers son pays d’origine.
    Cela n’a pas empêché son arrestation, en décembre 2025, alors qu’il se rendait à un « rendez-vous de routine » auprès des services américains de l’immigration et des douanes (ICE). Il a ensuite été transféré dans plusieurs centres de détention à travers les Etats-Unis.Le 20 août, il a été envoyé au Liberia avec 19 autres migrants dans le cadre d’un accord entre Monrovia et Washington, dont les autorités libériennes avaient fait état quelques jours plus tôt, sans toutefois en divulguer les détails. « Personne ne m’avait prévenu. Je l’ai découvert moi-même quelques heures avant mon départ, en voyant une liste sur laquelle figurait mon nom, avec la mention “Liberia”. J’ai d’abord pensé que c’était le nom d’un autre Etat américain, raconte-t-il. Le vol a été un véritable un cauchemar. Nous avons été traités comme des criminels. J’ai passé plus de quinze heures menotté aux mains et aux pieds. »
    Selon les témoignages recueillis par Le Monde, plusieurs personnes expulsées auraient subi des violences physiques de la part des agents de l’ICE présents à bord de l’avion. A leur arrivée, cinq des 20 migrants ont refusé de quitter l’avion. Ils ont finalement été transférés vers la Guinée équatoriale. Eux aussi ont été victimes de violences de la part des agents américains, selon le journal britannique The Guardian.
    Le Liberia s’est engagé à accueillir jusqu’à 1 200 personnes expulsées des Etats-Unis au cours des douze prochains mois. Officiellement, le gouvernement considère que cet accord répond à des considérations « strictement humanitaires », en mettant en avant l’histoire du Liberia, terre d’accueil d’anciens esclaves affranchis américains. Mais, selon The New York Times, Washington aurait accepté de verser 5 millions de dollars (4,36 millions d’euros) à Monrovia pour la prise en charge de « migrants issus de pays étrangers ».Depuis une décision de la Cour suprême rendue en juillet 2025 – qui autorise les Etats-Unis à expulser des migrants vers un pays tiers sans préavis ni possibilité de recours –, l’administration Trump a multiplié les accords de ce type avec des pays tels que le Rwanda, l’Eswatini (anciennement le Swaziland) ou la République centrafricaine. L’objectif : contourner les obstacles juridiques qui empêchent Washington de renvoyer certaines personnes directement vers leur pays d’origine, notamment lorsqu’elles risquent d’y être persécutées. Selon une enquête internationale cordonnée par le consortium d’investigation Forbidden Stories, plus de 25 000 personnes ont déjà été transférées par les Etats-Unis dans des pays tiers.
    Ernesto (le prénom a été modifié) a également été arrêté, début 2026, alors qu’il se rendait à un rendez-vous avec des personnels de l’ICE pour renouveler son permis de travail. Installé depuis 2021 au Texas avec sa femme et leurs deux enfants, ce Venézuélien de 45 ans travaillait dans la marine marchande.« Je leur ai demandé : “Pourquoi m’arrêtez-vous ?”, raconte cet homme au corps entièrement tatoué. Ils m’ont répondu : “Parce que nous avons fait tomber [Nicolas] Maduro [l’ex-président vénézuélien enlevé début janvier par l’armée américaine et incarcéré à New York dans l’attente de son procès] et que le Venezuela est désormais libre.” Je leur ai dit : “Vous savez que je ne peux pas y retourner. Les partisans de Maduro vont me tuer.” » Cet ancien militant d’opposition au président socialiste, comme il se présente, dit désormais craindre que sa famille, restée aux Etats-Unis, ne subisse le même sort.
    Quelques mètres plus loin, un petit groupe s’est réuni autour de la piscine de l’hôtel. Une poignée d’hommes et une jeune femme discutent en espagnol et plaisantent. « Nous avons créé des liens forts parce que nous sommes dans la même situation », souligne Ernesto. Les migrants disent rencontrer des difficultés d’adaptation dans cet environnement inconnu. « A l’intérieur de l’hôtel, nous sommes dans une bulle, confie Carlos. Mais à l’extérieur, c’est un monde totalement différent, où la vie est très difficile. La communication avec la population est très compliquée, car l’anglais est très différent de celui que j’avais l’habitude d’entendre aux Etats-Unis. »
    Au-delà de la séparation avec leurs familles, les expulsés racontent au Monde des mois de détention particulièrement éprouvants, marqués, selon leurs témoignages, par des humiliations et des violences psychologiques de la part d’agents de l’ICE. « Ils commencent à te détruire dès le moment où ils t’arrêtent et cherchent constamment à t’humilier », raconte William, un ressortissant hondurien arrêté en Louisiane en février, après un contrôle routier. Il décrit également des conditions de détention dans des locaux vétustes, propices à la prolifération des maladies.
    « Ils te font comprendre qu’à leurs yeux tu n’es pas humain », renchérit Ernesto. Le quadragénaire dit souffrir de dépression et d’anxiété depuis le début de sa détention. Il affirme suivre un traitement.Les expulsés disposent actuellement d’une autorisation de séjour de trois mois. Officiellement libres, ils sont néanmoins accompagnés par des agents libériens à chacun de leurs déplacements. Les autorités de Monrovia ont précisé qu’ils pouvaient demander l’asile, mais rares sont ceux qui souhaitent rester dans le pays. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), une agence liée aux Nations unies, est censée les aider. L’OIM et l’ICE n’ont pas donné suite aux sollicitations du Monde.
    Ernesto ne veut plus entendre parler des Etats-Unis. Il a entrepris des démarches pour demander l’asile dans un pays européen et espère pouvoir y être rejoint par sa famille. Carlos, à l’inverse, a engagé un recours et souhaite retrouver Dallas. « Je veux revoir ma famille et enfin prendre mon fils dans mes bras, confie-t-il. Pour l’instant, je dois me contenter d’appels vidéo. Je le vois sourire, me regarder avec ses yeux innocents de bébé. » Une perspective très incertaine, selon son avocat américain, Paul S. Zoltan : « Théoriquement, un juge pourrait l’autoriser à revenir, mais il faudrait un miracle. »

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#expulsion#liberia#politiquemigratoire#sante#droit

  • États‑Unis, #Arabie_Saoudite, #Russie : trois géants du #pétrole confrontés à leurs limites
    ▻https://lvsl.fr/etats-unis-arabie-saoudite-russie-trois-geants-du-petrole-confrontes-a-leurs-li

    Alors que le cours du #baril flambe, les trois principaux producteurs de pétrole ont du mal à augmenter leur production. Guerre, effet des sanctions et intérêt à des prix hauts se conjuguent pour peser sur l’offre mondiale d’or noir. Si la fin du pétrole est encore loin, la tension actuelle sur le marché accélère la transition énergétique. Par Patrice Geoffron, professeur d’économie à l’Université Paris Dauphine – PSL.

    #Économie #Décarbonation #Etats-Unis #or_noir

  • Le « bureau de la remigration » de Donald Trump a expulsé plus de 25 000 étrangers vers des pays tiers, révèle le consortium Forbidden Stories
    ▻https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/21/le-bureau-de-la-remigration-de-donald-trump-a-expulse-plus-de-25-000-etrange

    Le « bureau de la remigration » de Donald Trump a expulsé plus de 25 000 étrangers vers des pays tiers, révèle le consortium Forbidden Stories
    Le Monde avec AFP
    Une enquête journalistique mondiale révèle, lundi 21 septembre, que l’administration de Donald Trump, aux Etats-Unis, a conclu des accords secrets avec 35 pays et expulsé, en moins de deux ans, plus de 25 000 ressortissants de pays tiers, qui ne peuvent légalement être renvoyés dans leur propre pays.
    Cette enquête, menée par 72 journalistes de quinze pays et vingt-trois médias – dont Radio France internationale et The Guardian –, puis publiée par le consortium Forbidden Stories, montre que le gouvernement américain a affecté au moins 410 millions de dollars à verser aux pays d’accueil ou à des agences de l’Organisation des Nations unies (ONU) permettant les retours.
    Depuis janvier 2025 et jusqu’au 31 août 2026, au moins 25 447 personnes avaient déjà été transférées dans 28 pays d’Amérique latine, d’Afrique et du Pacifique – dont environ 20 000 vers le seul Mexique voisin – aux termes de ces accords, selon les données compilées par Forbidden Stories. Depuis que le président américain, Donald Trump, est revenu à la Maison Blanche, en janvier 2025, Washington a signé des accords avec des pays d’Amérique latine, d’Afrique et du Pacifique pour y envoyer des étrangers qui ne peuvent légalement être renvoyés dans leur propre pays.
    Les clauses des accords varient, notamment en ce qui concerne les nationalités pouvant être accueillies et les individus ayant un casier judiciaire. Selon Forbidden Stories, 49 des 54 pays d’Afrique ont été approchés pour accueillir des expulsés citoyens de pays tiers.
    Une enquête de l’Agence France-Presse (AFP), au début de 2026, avait mis en lumière des pressions de Washington exercées sur des pays d’Afrique, telles que des menaces de droits de douane, de suspensions de délivrance de visas ou de réduction de l’aide, pour les contraindre d’accepter des expulsés. Des juristes avaient déclaré à l’AFP qu’une fois sur place ces expulsés tombaient « dans un trou noir juridique », retenus sans être inculpés dans un pays inconnu, parfois privés de droits.
    Un service peu connu du département d’Etat américain, appelé « bureau de la remigration », créé en mai 2025, a mené l’essentiel des négociations et des paiements, selon Forbidden Stories. Il est dirigé par Christian Jové Ehrhardt, diplomate de 41 ans ayant notamment travaillé comme attaché de sécurité dans plusieurs ambassades.
    L’enquête dévoile notamment ses visites au Cameroun, avec lequel les Etats-Unis ont signé, en décembre 2025, un protocole d’entente gardé secret sur l’accueil d’expulsés. Une semaine plus tard, Washington concluait un programme d’aide en matière de santé portant sur environ 400 millions de dollars sur cinq ans.
    En janvier 2026, le département d’Etat américain débloquait 30 millions de dollars supplémentaires à destination du Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) au Cameroun, pour « faciliter le retour volontaire de réfugiés et combattre l’immigration illégale ». Le 14 janvier, atterrissait au Cameroun le premier avion transportant des expulsés.
    D’autres accords ont abouti à des versements directs à des gouvernements. Palau, archipel du Pacifique comptant moins de 18 000 habitants, a signé, en décembre 2025, un accord portant sur l’accueil de 75 ressortissants de pays tiers contre 7,5 millions de dollars. Trois personnes seulement y ont néanmoins été envoyées jusqu’ici. Au Eswatini, 32 personnes sont arrivées depuis juillet 2025, sur un total possible de 160 prévues, dans un accord portant sur cinq millions de dollars. Ce pays d’Afrique australe a accepté de recevoir des expulsés au passé criminel, selon cette enquête.
    Sur les 410 millions de dollars provisionnés pour ces accords, des documents internes au département d’Etat montrent que 81 millions sont destinés à des gouvernements signataires, le reste à des organisations internationales, dont 178 millions pour l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et 123 millions pour le HCR.
    Ces deux agences de l’ONU, censées faire respecter les droits humains, ont essuyé des critiques à ce sujet, bien que le HCR ait affirmé à Forbidden Stories n’être pas partie aux accords et utiliser les fonds américains conformément à son mandat de « renforcer les systèmes d’asile ». Un porte-parole de l’OIM a déclaré que l’organisation était consciente que Washington utilisait son aide financière pour favoriser ses propres « priorités », mais acceptait l’argent américain pour « améliorer les vies des migrants touchés » sans que cela vaille « approbation » des expulsions.

    #Covid-19#migrant#migration#OIM#etatsunis#remigration#HCR#paystiers#accrodmigratoire#politiquemigratoire#droit#sante

  • Au Texas, un homme grièvement blessé par balle par un agent de l’ICE, la police de l’immigration américaine
    ▻https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/21/au-texas-un-homme-grievement-blesse-par-balle-par-un-agent-de-l-ice-la-polic

    Au Texas, un homme grièvement blessé par balle par un agent de l’ICE, la police de l’immigration américaine
    Le Monde avec AFP
    Un homme a été grièvement blessé d’une balle au thorax par un agent de l’ICE, la police de l’immigration américaine, au cours d’une course-poursuite à pied à Austin, la capitale du Texas, dans le sud des Etats-Unis, dimanche 20 septembre, ont affirmé les autorités locales.Le blessé a été identifié par son avocate, Kate Lincoln-Goldfinch, comme étant Wilber Garcés Pérez, un ressortissant vénézuélien de 28 ans, livreur de profession. M. Garcés Pérez s’est fait tirer dessus « par l’ICE à Austin, alors qu’il effectuait une livraison DoorDash », un populaire service de livraison de repas et de courses à domicile, a écrit sur X son avocate. La victime aurait été placée « en détention, mais on ne sait pas encore où », a-t-elle ajouté.« Je suis très en colère et extrêmement déçu qu’une personne se soit fait tirer dessus dans les rues d’Austin par l’ICE », a écrit sur X le maire démocrate de la ville, Kirk Watson. Cet incident est survenu dans un contexte de « hausse significative, presque du jour au lendemain », des opérations de la police fédérale de l’immigration dans la capitale texane, a par la suite affirmé M. Watson, lors d’une conférence de presse.
    L’ICE, l’un des principaux instruments de la politique d’arrestations et d’expulsions massives d’immigrés en situation irrégulière menée par l’administration Trump, n’a pas communiqué sur l’incident. Les autorités de la ville d’Austin n’ont pas été en mesure de préciser l’identité, l’âge et la nationalité du blessé, ni les circonstances précises du tir.Le blessé a été transporté dans un hôpital d’Austin dans un état grave mais stable, selon la municipalité. Le député de la circonscription, Greg Casar, a par la suite affirmé qu’il avait été « sorti de l’hôpital et placé en détention par l’ICE ». « S’il est expulsé par l’ICE, le témoin clé de leur fusillade disparaît », a ajouté le parlementaire. « Il ne doit pas être renvoyé de ce pays, et il doit recevoir des soins médicaux appropriés », a-t-il insisté.
    Le maire a insisté pour que les forces de l’ordre locales soient impliquées dans l’enquête. « Il ne serait pas approprié que l’ICE mène une enquête quelconque uniquement par elle-même et en excluant les autres », a déclaré M. Watson. Les agents de l’ICE, lourdement armés et le plus souvent masqués, font l’objet d’une vive opposition à travers le pays en raison de leurs méthodes jugées agressives, ayant notamment provoqué la mort par balle de deux citoyens américains, Renee Good et Alex Pretti, en janvier, à Minneapolis. En juillet, un agent de l’immigration avait mortellement blessé par balle un citoyen mexicain à Houston, au Texas.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#ICE#droit#sante#venezuela#texas#immigration

  • Les Etats-Unis multiplient les rapatriements forcés d’Haïtiens dans leur pays
    ▻https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/21/les-etats-unis-multiplient-les-rapatriements-forces-d-haitiens-dans-leur-pay

    Les Etats-Unis multiplient les rapatriements forcés d’Haïtiens dans leur pays
    Par Jean-Michel Hauteville (Fort-de-France, correspondant)
    A la suite d’un nouveau tour de vis migratoire de l’administration Trump, les autorités américaines ont sensiblement augmenté, depuis août, les expulsions d’immigrés haïtiens vers leur pays d’origine, « où leur vie et leur sécurité sont menacées », dénonce l’organisation Human Rights Watch (HRW), dans un rapport publié lundi 21 septembre, au terme d’une enquête réalisée à Cap-Haïtien, la ville où ont atterri les premiers vols de rapatriements forcés vers Haïti. A leur retour dans un pays en proie à une flambée de violences meurtrières et à une grave crise humanitaire, ils ne bénéficient de quasiment « aucun soutien ».
    Le 27 juillet, au terme d’un long rapport de force avec la justice, le gouvernement américain révoquait le statut de protection temporaire (TPS) dont bénéficient plus de 330 000 ressortissants haïtiens aux Etats-Unis. La possibilité d’obtenir ce statut migratoire, dont les bénéficiaires sont protégés de l’expulsion et ont le droit de travailler, avait été accordée aux Haïtiens après le séisme dévastateur du 12 janvier 2010 – qui avait fait plus de 280 000 morts – et renouvelée à plusieurs reprises à mesure qu’Haïti s’enfonçait dans une grave crise politique et sécuritaire. L’administration Trump cherchait à priver les ressortissants haïtiens de ces protections depuis l’été 2025 et avait obtenu gain de cause devant la Cour suprême en juin.
    « Plus de 450 personnes » ont été expulsées des Etats-Unis vers Haïti depuis juillet, écrit HRW. Nombre d’entre elles y étaient installées « depuis des années et ont été séparées de membres de leur famille ayant la nationalité américaine » tandis que certains immigrés avaient « des demandes d’asile en cours », poursuit l’ONG basée à New York.
    Depuis le 20 août, les autorités américaines ont affrété quatre avions à cet effet, à destination de Cap-Haïtien, principal point d’entrée en Haïti depuis la fermeture de l’aéroport international de Port-au-Prince en 2024, causée par une série d’attaques des gangs qui sévissent dans la capitale. La population de cette ville relativement sûre, située dans le nord du pays, « a triplé dans un contexte d’augmentation de la violence criminelle et de l’insuffisance alimentaire à l’échelle nationale », constate HRW.
    Au cours de leur enquête à Cap-Haïtien, des chercheurs de l’organisation de défense des droits humains ont interrogé 44 passagers des deux premiers vols d’expulsion et ont observé le processus d’accueil des rapatriés par les autorités haïtiennes lors de leur débarquement, le 27 août.
    Plusieurs d’entre eux ont déclaré que le Service de l’immigration et des douanes américain « les avait placés en détention avant la fin officielle du TPS sans jamais leur expliquer les motifs de leur détention » et qu’ils « n’avaient pas pu contacter leurs avocats ni comparaître devant un juge de l’immigration avant d’être expulsés », écrit l’ONG.Les personnes interrogées ont reçu, à leur arrivée, « une aide en espèces de 10 000 gourdes haïtiennes [environ 77 dollars], ainsi qu’une partie de leurs effets personnels envoyés dans des sacs par les autorités américaines », décrit HRW. Elles se sont ensuite retrouvées livrées à elles-mêmes, « et beaucoup ne savaient pas quoi faire ni où aller ». Nombre d’entre elles ne peuvent en effet pas retourner dans leur région d’origine à cause de la violence.
    « Je vais peut-être devoir traverser des zones contrôlées par des groupes criminels, où les gens sont arrêtés, victimes d’extorsion, enlevés ou tués, a déclaré à HRW un homme de 38 ans, qui tente de réunir des fonds pour rejoindre des proches à Jacmel, dans le sud d’Haïti. Ils m’ont renvoyé ici pour mourir. »Des ONG haïtiennes ont également dénoncé les conditions de ces rapatriements effectués par les autorités américaines. Le vol du 10 septembre, au cours duquel 82 ressortissants haïtiens ont été expulsés, a « tourné au cauchemar », a fustigé le Groupe d’appui aux rapatriés et aux réfugiés dans un communiqué publié le 11 septembre. Les passagers de cet avion « ont vécu l’enfer pendant plus d’une demi-journée, les mains et les pieds liés à des menottes sur un long trajet » et ont atterri avec « plus de sept heures de retard sur l’horaire initial », a souligné cette structure.
    L’administration Trump a justifié sa décision d’abroger le TPS en arguant que les conditions s’étaient améliorées en Haïti. Pourtant, note HRW, « la propre évaluation du gouvernement américain souligne la gravité de la situation sécuritaire », puisque le département d’Etat continue de déconseiller formellement aux citoyens américains de voyager dans ce pays caribéen où « au moins 19 380 personnes ont été tuées dans le cadre de violences impliquant des groupes criminels » entre janvier 2023 et juin 2026 selon les Nations unies.Les Etats-Unis renvoient des personnes « vers un pays qui n’a pas la capacité de les protéger contre la violence », déplore Nathalye Cotrino, chercheuse senior auprès de la division Amériques à Human Rights Watch, exhortant les autorités américaines à « mettre fin immédiatement à ces expulsions ».

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#haiti#politiquemigratoire#expulsion#droit#sante#crise

  • What happened to the Snowden archive - Libroot.org
    ►https://libroot.org/posts/what-happened-to-the-snowden-archive

    The last document from the Snowden archive was published on 29 May 2019. The Guardian stopped publishing documents in February 2014, Der Spiegel in January 2015, and The New York Times and ProPublica in August 2015. After that, only The Intercept was still publishing documents, with only a few exceptions, until it closed its archive in March 2019. Eleven weeks later, on 29 May 2019, it released what would become the final batch of documents from the archive. Since then, no news outlet, journalist, or institution anywhere has published a single document from the Snowden archive.

    • Ce genre d’article déclenchant souvent chez moi un épisode de « netsurfing fébrile », voici ce que je viens de trouver concernant les lanceurs d’alerte aux États-Unis :

      a/ je débusque un cabinet d’avocats de Paris qui s’est spécialisé dans la défense des #lanceurs·euses_d'alerte :
      ▻https://pierrefarge.com/le-cabinet

      b/ je lis cet article qui est un résumé du destin de plusieurs lanceurs·euses d’alerte, Aaron Schwartz et Chelsea Manning.
      ▻https://pierrefarge.com/suicides-a-repetition-des-lanceurs-dalerte-le-double-discours-des-etats

      c/ qui est un copier-coller dun article issu de la base archives de Contrepoint.

      Les destins de Chelsea Manning et Aaron Schwartz témoignent de la volonté des États-Unis de bâillonner la liberté d’expression au mépris des droits et libertés fondamentaux.

      ▻https://contrepoints-archives.org/suicide-a-repetition-des-lanceurs-dalerte-le-double-discours-

      Désolé si c’est peut-être pas tout à fait en rapport avec l’article d’origine mais il me semble que ça relate bien la volonté de #coercition et de #silenciation de la part des #États-Unis (d’Amérique).

    • Donc on a eu droit à combien en pourcentage des documents de Snowden, le reste par lâcheté ne sera jamais rendu public ?
      –---
      Et pendant ce temps, le projet d’#espionnage_mondial de la population se poursuit allégrement.

      Next, aujourd’hui :

      L’Irlande a proposé de nouvelles modifications au texte européen du « #digital_omnibus » qui doit « simplifier » le droit numérique européen. Le pays qui préside actuellement le Conseil veut que l’Europe considère comme « légitime » l’entraînement des IA sur les #données_personnelles

      C’est clairement donner le droit aux IA de fouiller nos ordinateurs et nos vies et de nous asservir en nous obligeant aux systèmes de reconnaissance d’identité numérique.
      Il arrivera bien un moment où les IA vont pirater toutes seules les banques d’identité pour se fabriquer des fausses identités avec des faux passeports tenus en main par une personne virtuelle. Pour prendre l’avion il faudra 2 ou 3 humains pour témoigner qu’iels vous connaissent depuis votre naissance. Ça va être le bazar ... Heureusement le prélèvement et analyse ADN chaque fois que l’on prend le bus nous distinguera sous notre combinaison anti rayonnement nucléaire.

      #surveillance #asservissement #controle_de_la_population #pouvoir

  • Exclusive | Trump Ramps Up Bid to Dismantle International Criminal Court - WSJ
    ▻https://www.wsj.com/politics/policy/trump-administration-prepares-to-sanction-the-international-criminal-court-85f5

    European nations and other major backers of the court such as Japan have pledged to protect the ICC from the Trump administration’s onslaught, but it’s unclear how they plan to do that. The European Union could require the bloc’s banks to continue working with the court.

    On verra bien

    #ICC #CPI #états-unis #malfaisance

  • Patchs d’apocalypse #2 : perdre un ours
    ▻https://abasbruit.org/2026/09/15/patchs-dapocalypse-2-perdre-un-ours

    Sur son carnet, Bertille trace avec application des traits de haut en bas de ses feuilles, pour délimiter des colonnes dans lesquelles elle classe les informations. C’est chez elle plus qu’une méthode, peut-être une fierté, cette habileté à organiser ses idées pour donner de l’ordre à des situations.

    #Arts_&_littérature #arts_de_la_résistance #effondrements #Etat #littérature

  • Etats-Unis : un juge bloque temporairement les restrictions sur les visas pour étudiants et journalistes étrangers décidées par l’administration Trump
    ▻https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/15/etats-unis-un-juge-bloque-temporairement-les-restrictions-sur-les-visas-pour

    Etats-Unis : un juge bloque temporairement les restrictions sur les visas pour étudiants et journalistes étrangers décidées par l’administration Trump
    La décision du juge survient après que de nombreuses organisations ont dénoncé l’impact de ces restrictions sur la liberté de la presse et l’attractivité universitaire des Etats-Unis.
    Le Monde avec AFP
    Un juge fédéral américain a reporté sine die, lundi 14 septembre, l’entrée en vigueur des nouvelles limites de séjour aux Etats-Unis des étudiants et journalistes étrangers, annoncées par l’administration Trump en juillet.Sans se prononcer sur le fond, ce juge fédéral de Boston (Massachusetts) reporte jusqu’à nouvel ordre l’entrée en vigueur de cette réglementation, prévue le 15 septembre. Une nouvelle audience est prévue le 2 octobre. Il fait ainsi droit à la demande d’organisations représentant des établissements de l’enseignement supérieur, des professeurs et des syndicats, dont un représentant les journalistes et d’autres métiers de la communication.
    Selon cette réglementation publiée en juillet au Federal Register, l’équivalent américain du Journal officiel, les ressortissants étrangers détenteurs d’un visa étudiant ne seront plus autorisés à rester plus de quatre ans sur le territoire américain. Les journalistes étrangers seront, pour leur part, limités à des séjours de 240 jours, soit environ huit mois, tout en pouvant solliciter des renouvellements pour des périodes identiques. Les journalistes chinois seront soumis à un cadre particulièrement restrictif, avec des visas limités à 90 jours. Jusqu’à présent, les Etats-Unis octroyaient des visas pour la durée du programme d’un étudiant et jusqu’à cinq ans pour un journaliste étranger.
    Le juge se montre particulièrement sceptique face aux arguments avancés par le ministère de la sécurité intérieure, chargé des entrées et sorties d’étrangers, qu’il estime « particulièrement faibles » au regard des conséquences potentiellement « catastrophiques » pour l’enseignement supérieur et l’économie des Etats-Unis.Ces justifications, par « la protection de la sécurité nationale et la prévention de la fraude et du détournement du programme de visas », reposent essentiellement sur des « anecdotes » peu représentatives, affirme le magistrat, reprochant au gouvernement de ne pas démontrer en quoi la nouvelle réglementation remédierait aux quelques incidents qu’il cite.
    Les Etats-Unis accueillent annuellement plus de 1,1 million d’étudiants étrangers. Quant aux journalistes, plus de 1 500 sont accrédités auprès des centres de presse américains, selon le département d’Etat. Au total, quelque 37 000 visas de ce type ont été délivrés en 2024, selon des statistiques du ministère de la sécurité intérieure citées par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). Cette réglementation avait été proposée dès 2025 par le gouvernement, ce qui avait ouvert une phase de consultations. Une centaine de médias et organisations de presse internationaux avaient alors estimé dans une lettre ouverte que la nouvelle réglementation « amoindrirait la quantité et la qualité de la couverture » de l’actualité américaine. Depuis le retour à la Maison Blanche de Donald Trump, son administration a expulsé massivement des immigrés en situation irrégulière et imposé une série de restrictions parfois draconiennes à l’entrée légale aux Etats-Unis des ressortissants étrangers, limitant l’entrée aux citoyens de certains pays en développement. Donald Trump s’en prend par ailleurs régulièrement aux journalistes et à la couverture de certains médias, qu’il accuse de propager de fausses informations.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#visas#politiquemigratoire#droit#sante

  • Des migrants ont été enfermés dans des minicellules grillagées en Floride, une pratique « sans précédent » aux Etats-Unis
    ▻https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/15/des-migrants-ont-ete-enfermes-dans-des-mini-cellules-grillagees-en-floride-u

    Des migrants ont été enfermés dans des minicellules grillagées en Floride, une pratique « sans précédent » aux Etats-Unis
    Le centre de rétention, situé en Floride, a fonctionné pendant un an, entre juillet 2025 et juin 2026, avant sa fermeture par la justice.
    Le Monde avec AFP
    Des migrants ont été placés temporairement dans des minicellules grillagées de la taille de cabines téléphoniques dans le centre de rétention surnommé l’« Alcatraz des alligators », désormais fermé, rapporte une enquête interne du ministère de la sécurité intérieure (DHS), identifiant une pratique « sans précédent » aux Etats-Unis.
    Ce centre de rétention surnommé l’« Alcatraz des alligators », combinaison de références à la faune sauvage locale et à la célèbre île-prison de la baie de San Francisco, a fonctionné pendant un an en Floride, entre juillet 2025 et juin 2026. L’inspection générale du DHS y a mené une visite inopinée le 21 janvier 2026.
    Dans son rapport daté de vendredi, elle expose qu’entre le 17 juillet 2025 et le 18 janvier 2026, 79 personnes ont été confinées dans des cellules individuelles grillagées avec une « surface au sol d’environ 1,67 m2 » pour une durée « allant de quelques minutes à près de deux heures ». « Le recours à ces petites cellules grillagées, quelle qu’en soit la raison, est sans précédent dans les centres de rétention inspectés par l’inspection générale », observe l’enquête interne. Y « enfermer des individus présente des risques significatifs pour la santé et le bien-être des personnes détenues », expose-t-elle. « Le recours à ce genre d’espaces restreints n’est pas conforme aux normes de respect de la dignité humaine », insiste-t-elle.Selon le rapport, le personnel du centre décrit ces cellules grillagées, d’environ 1,30 mètre de côté et 2,40 mètres de haut, comme des « espaces de calme », conçus pour « permettre aux détenus de se calmer et de passer un moment seul ». Il précise que les migrants n’y étaient pas enfermés à clé, les enquêteurs ayant toutefois constaté la présence de mécanismes de verrou. Nombre d’autres manquements ont été identifiés, entre dortoirs surpeuplés, manque de soins médicaux et mauvaises conditions d’hygiène.
    Donald Trump s’était déplacé à l’« Alcatraz des alligators » juste avant sa mise en service, à l’été 2025. Le centre, fait de pavillons de toile blanche sans fenêtre, venait d’être monté à la va-vite sur un aérodrome abandonné au milieu de la région marécageuse des Everglades. « On a beaucoup de flics sous forme d’alligators », s’était moqué le président américain.Plusieurs migrants avaient témoigné auprès de l’Agence France-Presse (AFP) de conditions de rétention épouvantables.

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#sante#droit#detention#immigration

  • Patchs d’apocalypse #2 : perdre un ours
    ▻https://abasbruit.org/2026/09/05/patchs-dapocalypse-2-perdre-un-ours

    Sur son carnet, Bertille trace avec application des traits de haut en bas de ses feuilles, pour délimiter des colonnes dans lesquelles elle classe les informations. C’est chez elle plus qu’une méthode, peut-être une fierté, cette habileté à organiser ses idées pour donner de l’ordre à des situations.

    #Arts_&_littérature #arts_de_la_résistance #effondrements #Etat #littérature