• Etats-Unis : Joe Biden annonce vouloir faciliter la régularisation de centaines de milliers d’immigrés
    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/06/18/etats-unis-joe-biden-annonce-vouloir-regulariser-des-centaines-de-milliers-d

    Etats-Unis : Joe Biden annonce vouloir faciliter la régularisation de centaines de milliers d’immigrés
    Le Monde avec AFP
    Publié le 18 juin 2024 à 19h24, modifié le 19 juin 2024 à 00h23
    En pleine campagne pour la présidentielle américaine, Joe Biden a annoncé, mardi 18 juin, des mesures pour faciliter les régularisations qui pourraient bénéficier à des centaines de milliers de personnes, des annonces aussitôt condamnées par son rival républicain Donald Trump.« Nous pouvons à la fois sécuriser la frontière [avec le Mexique] et fournir des voies légales d’immigration », a dit le président américain, candidat à un second mandat, dans un discours à la Maison Blanche.
    Le démocrate de 81 ans en a profité pour critiquer son prédécesseur, l’accusant d’alimenter les « peurs » des Américains et jugeant « scandaleux » de dire, comme le milliardaire républicain de 78 ans l’a fait, que les migrants étaient des « animaux » qui « empoisonnent le sang » du pays.Donald Trump, en campagne dans le Wisconsin, a lui assuré que s’il était élu en novembre, ce « projet d’amnistie illégal [serait] déchiré et jeté dès le premier jour », pendant que ses partisans clamaient, à l’intention des migrants en situation irrégulière, « Virons-les ! Virons-les ! ».
    L’équipe de campagne du républicain, qui promet des expulsions massives en cas de victoire électorale, a elle assuré que les mesures annoncées mardi allaient « sans aucun doute alimenter la criminalité des migrants » ou encore « voler les avantages sociaux des seniors américains ».
    Joe Biden tente à la fois de répondre aux accusations de laxisme de la droite et de rester fidèle à ses promesses de campagne d’un système d’immigration plus « humain ». Le président, qui avait annoncé récemment annoncé des mesures très restrictives contre les demandeurs d’asile arrivant à la frontière sud des Etats-Unis, va faciliter la délivrance de permis de séjour permanent – la fameuse « carte verte » – aux conjoints et conjointes de citoyens américains et à leurs enfants.Les personnes résidant depuis au moins dix ans aux Etats-Unis, et mariés à un citoyen ou une citoyenne américaine, pourront engager une démarche de régularisation sans devoir quitter au préalable le territoire américain, comme c’était jusqu’ici le cas.« Cette mesure va protéger environ un demi-million de conjoints et de conjointes de citoyens américains, et environ 50 000 enfants immigrés âgés de moins de 21 ans », selon la Maison Blanche.
    La grande association de défense des droits civiques ACLU a « salué » dans un communiqué la décision de Joe Biden, y voyant « le genre de mesures humaines et de bon sens qui rendent l’Amérique plus forte. » La même ONG avait au contraire décidé de porter plainte contre les mesures prises par le président démocrate pour limiter les entrées à la frontière avec le Mexique.Krish O’Mara Vignarajah, le chef de Global Refuge, une association de soutien aux migrants, a elle aussi félicité ces mesures pour faciliter les régularisations. « Cette décision va soulager des milliers de familles », a-t-elle souligné dans un communiqué sur X.
    Joe Biden veut par ailleurs accélérer la procédure de visas de travail pour certains immigrés ayant obtenu un diplôme de l’enseignement supérieur aux Etats-Unis et ayant reçu une offre d’emploi dans le pays.Cette décision s’appliquera en particulier aux bénéficiaires d’un programme protégeant les mineurs immigrés, mis en place en 2012 quand Barack Obama était président.L’équipe de campagne du démocrate a diffusé une vidéo dans laquelle des bénéficiaires de ce programme, connus aux Etats-Unis sous le nom de « Dreamers », attaquent en anglais et en espagnol les positions anti-immigration de Donald Trump.
    L’ancien président se réfère régulièrement à des meurtres particulièrement choquants, commis par des personnes entrées illégalement aux Etats-Unis, pour marteler qu’il existe une vague de criminalité due à l’immigration clandestine. Mais ni les statistiques policières disponibles dans les grandes villes américaines, ni les études réalisées par des experts, ne montrent la réalité d’un tel phénomène.Son équipe de campagne a évoqué mardi l’arrestation récente d’un ressortissant du Salvador, accusé d’avoir violé et tué une femme sur un sentier de randonnée du Maryland, en 2023, pour ensuite assurer que Joe Biden allait régulariser des « millions » de personnes en situation irrégulière. Ce suspect ne remplit toutefois aucun des critères pour être concerné par les mesures annoncées mardi par la Maison Blanche.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#regularisation#asile#visa#carteverte#economie#enseignementsuperieur#sante#droit

  • https://mariewyttenbach.com/desinfox

    –—
    Sur les doubles/triples comptages des passages aux #frontières :




    voir aussi :
    #Seeing_double ? How the EU miscounts migrants arriving at its borders
    https://seenthis.net/messages/705957

    Sur l’appel d’air...

    #préjugés #migrations #réfugiés #immigration #BD #bande_dessinée #fact-checking #ressources_pédagogiques #afflux #invasion #immigration_massive #liquide #vagues #discours #chiffres #statistiques #Frontex #passages #mondialisation #globalisation #sur-médiatisation #surestimation #perception #chiffres_relatifs #chiffres_absolus #welfare_state #aides_sociales #shopping_social #appel_d'air #protection_sociale #accès_aux_soins #régularisation #sans-papiers #à_lire #économie #peur #fantasmes

    ping @karine4 @_kg_

    –-

    ajouté à la métaliste sur le lien entre #économie (et surtout l’#Etat_providence) et la #migration... des arguments pour détruire l’#idée_reçue : « Les migrants profitent (voire : viennent POUR profiter) du système social des pays européens »...
    https://seenthis.net/messages/971875

    • Welfare and social protection: What is the link with secondary migration? Evidence from the 2014-crisis hit Italian region of Lombardy

      Evidence on the relationship between secondary international migration and welfare state (or formal protection) support is currently limited. Also, the experience of financial support from semiformal and informal social protection networks has seen limited inclusion in current reflections on secondary mobility patterns such as onward and return migration. Our study analyses the relationship between support from formal, informal and semiformal social protection and short-term secondary migration intentions. The study uses open-access data from the Regional Observatory for Integration and Multiethnicity of Lombardy (Italy) and adopts a competing-risk framework through multinomial logistic regression. Our data do not support the hypothesis of an ex-post “magnetic effect” of the Italian formal social protection on its beneficiaries: individuals on formal welfare are more prone to onward and return migration. However, the positive relationship observed between welfare entitlements and onward migration intentions cannot rule out any effect of welfare magnetism from more generous welfare systems. Monetary aid received from Italian friends is negatively related to return intention. At the same time, economic support from foreign-born friends is correlated to return migration. We interpret results according to social network theory. Economic support and social capital from bridging networks can act as an ex-post integration-driven magnet. Bonding social capital from ties with migrants in Italy cannot secure the migrants’ stay in Italy. However, it can support return migration. Networks providing bonding transnational social capital, and expressed in the form of financial support from relatives living abroad, are instead positively correlated to both forms of secondary migration.

      https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/psp.2469

    • Immigration et appel d’air : anatomie d’un fantasme
      https://www.youtube.com/watch?v=XnRPLS8Crnk


      #Clément_Viktorovitch revient chaque semaine sur les débats et les enjeux politiques. Dimanche 12 novembre : le début de l’examen au Sénat du projet de loi immigration. Parmi les mesures phares de ce texte : la régularisation des immigrés sans papiers qui travaillent dans les métiers « en tension ».

      C’est l’une des mesures les plus discutées au sein du projet de loi immigration : l’article qui prévoit la régularisation des travailleurs sans papiers dans les métiers en tension. Les parlementaires Les Républicains en ont fait une ligne rouge : en aucun cas ils ne voteront le texte si cette mesure en fait partie. Or, la Première ministre a besoin de leur soutien si elle désire s’éviter un nouveau 49-3. Autant dire que les négociations s’annoncent serrées.

      Ce qui est intéressant, ce sont les arguments qui sont utilisés pour pourfendre cette mesure. Et notamment un argument, répété ad nauseam par les élus LR, mais aussi par le Rassemblement national : régulariser les immigrés sans papiers qui travaillent d’ores et déjà sur le territoire, cela créerait un « appel d’air », voire une « pompe aspirante », qui inciterait toujours plus d’exilés à tenter de rentrer illégalement sur notre territoire.

      Aucun accroissement des flux migratoires

      Il se trouve que cette question a été bien travaillée par la science politique. Nous avons, par exemple, un article très important qui a été publié en décembre 2020 par trois chercheurs : Joan Monras, Elias Ferran, Javier Vazquez-Grenno. Il a même été mise à jour en avril 2023, pour intégrer les données les plus récentes. Ce papier se penche sur la décision, prise par le gouvernement espagnole en 2005, de régulariser 600 000 exilés extra-européens. Bilan : près de 20 ans plus tard, aucun accroissement des flux migratoires n’a été constaté. Aucun appel d’air. Mêmes observations pour ce qui s’est produit aux Etats-Unis en 1986 : l’Immigration Reform and Control Act a permis à trois millions d’immigrés de régulariser leur situation. Résultat : toutes les études ont montré que cette décision n’avait pas entraîné une augmentation de l’immigration.

      Plus généralement, aucun article de recherche n’a jamais montré l’existence d’un prétendu « appel d’air » à la suite d’une campagne de régularisation. D’autant qu’il faut, en l’occurrence, être précis sur la mesure proposée par le gouvernement. Les individus concernés doivent justifier de trois ans de présence sur le territoire, avoir travaillé huit mois au cours des derniers 24 mois, dans un secteur en tension, le tout pour obtenir un titre de séjour d’un an renouvelable : cela n’a rien d’une régularisation massive !

      Ceux qui s’opposent à cette mesure mettent aussi en avant un risque pour l’économie. Mais là aussi, cette question a été tranchée. Un gros travail de synthèse a été réalisé, pour Sciences Po, par Hélène Thiollet et Florian Oswald. On observe que, certes, pour les emplois les moins qualifiés, l’immigration peut entraîner, à court terme, une pression sur les salaires. Mais ce n’est ni systématique, ni pérenne. À l’échelle de l’économie dans son ensemble, l’immigration a au contraire un impact soit neutre, soit positif. Quant aux campagnes de régularisation, elles ont un effet bénéfique pour les finances publiques, puisqu’elles font rentrer un surcroît de cotisations patronales dans les caisses de l’Etat. En plus, bien sûr, de sortir de la précarité des hommes et des femmes qui travaillent, sont intégrés, bien souvent payent des impôts, et contribuent à la vie de notre société.
      Peurs et fantasmes

      C’est précisément tout le problème des débats sur l’immigration : certaines positions ne sont étayées ni par des faits, ni par des preuves, mais par des peurs et des fantasmes. On pourrait d’ailleurs évoquer le cas de l’AME, l’aide médicale d’Etat pour les immigrés sans papiers, dont le Sénat vient aussi de voter la suppression – au motif, là aussi, qu’elle créerait un appel d’air. On sait pourtant que le vrai problème de l’AME, c’est plutôt que ceux qui devraient en bénéficier ne la demandent pas : d’après le dernier rapport de Médecins Du Monde, plus de 80% des personnes éligibles à l’AME n’y ont pas recours. Avec des conséquences évidemment dramatiques pour ces personnes, qui finissent par accumuler de graves retards de soin. Mais aussi des conséquences négatives pour notre système de santé et pour les finances publiques, puisque, comme l’ont rappelé de nombreux médecins, il vaut toujours mieux prendre en charges les pathologies le plus tôt possible.

      Tout le problème, c’est que le gouvernement a tendance à céder devant ces arguments, aussi contestables soient-ils. Le président Macron a d’ores et déjà restreint l’AME, en 2019, quand il a décidé d’en conditionner l’accès au fait de prouver trois mois de présence sur le territoire, contre l’avis des professionnels de santé. Nous verrons bien quel sera le texte qui ressortira, in fine, des débats parlementaires. Mais si l’on se fie à la manière dont ils ont commencé, on peut craindre que les passions n’y triomphent, hélas, sur la raison.

      https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/entre-les-lignes/chronique-immigration-et-appel-d-air-anatomie-d-un-fantasme_6150630.htm

  • Maha Hussaini sur X :
    https://x.com/MahaGaza/status/1803733795096408253

    I wouldn’t have won The International Women’s Media Foundation ( IWMF)’s Courage in Journalism Award 2024 this June if I hadn’t been on the ground reporting events and exposing Israeli flagrant violations under perilous conditions, all while being systematically attacked by […]

    […]

    In fact, I’m very glad that both my winning the award and its withdrawal have starkly demonstrated the systematic physical and moral attacks Palestinian journalists endure throughout their careers. These threats and character assassinations aim only to silence us and perpetuate the longstanding bias in global media. I have never worked to receive awards, nor have I ever submitted an application to nominate myself. I didn’t choose journalism as a profession; I became a journalist after recognizing the extent to which the world overlooks Palestinians’ suffering and opts to conform to Israeli pressures.

    Every year, Palestinian journalists are recognized with international awards for their brave reporting under the Israeli occupation and relentless attacks. These accolades honor their courage and dedication to uncovering the truth.

    However, each announcement of an award to a Palestinian journalist is systematically followed by extensive smearing campaigns and intense pressure on the awarding organizations from supporters of the Israeli occupation and the Zionist lobby. While some organizations uphold their principles and maintain their decision to honor these journalists, others, regrettably, cave to the pressure and withdraw the prizes.

    Instead of recognizing the threats they face and contributing to their protection, a decision to withdraw a prize from a Palestinian journalist in Gaza—where over 150 journalists have been killed by the ongoing Israeli genocide—can further endanger them and increase their risk of targeting.

    I have no regrets about any posts or reasons that led to the rescinding of this award, and I will not stop expressing my views. Before being a journalist, I am a Palestinian living under military occupation, a strangling blockade, and genocide in Gaza.

    My grandparents were expelled from Jerusalem upon the creation of the state of Israel, and I have been expelled from my home in Gaza during this genocide.

    If winning a prize entails enduring and witnessing war crimes while remaining silent, I am not honored to receive any prizes. I will always be objective in my reporting, but I can never be neutral; I will always point out the perpetrators and stand in solidarity with the victims. This is what journalism is truly about.

    #nos_valeurs #banditisme #mafia #loi_du_plus_fort
    #sionisme #états-unis #leadership

  • La transformation du front d’eau de #Seattle, vitrine d’une politique d’aménagement durable ?
    https://metropolitiques.eu/La-transformation-du-front-d-eau-de-Seattle-vitrine-d-une-politique-

    À Seattle, des politiques volontaristes visent à remédier à des décennies d’aménagement favorable à la voiture individuelle. Matthieu Schorung s’intéresse aux anciens tronçons autoroutiers déclassés afin de renouveler le front d’eau : ces transformations relèvent-elles d’une politique d’aménagement durable ? L’agglomération de Seattle, autrefois ville intermédiaire discrète du nord-ouest des #États-Unis, connaît depuis vingt ans une croissance démographique et économique significative. Surnommée « la ville #Terrains

    / #aménagement, #métropole, États-Unis, Seattle, #front_de_mer

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/schorung.pdf

  • Fault Lines sur X : "
    https://x.com/AJFaultLines/status/1803140627221323947

    Working with journalists in Gaza and using forensic analysis, Fault Lines spent months investigating the killing of civilians in Israeli military attacks and the United States’ role in the war on Gaza.

    The Night Won’t End: Biden’s War on Gaza - coming this Friday on @AJEnglish

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1803056274008862720/pu/vid/avc1/720x1280/jouhfq2qSgIn1Dht.mp4?tag=12

    #génocide #civils #victimes_civiles #états-unis

  • Evoluzione e funzionamento della frontiera verticale messicana

    “Laboratorio” nell’applicazione di politiche che bloccano la libertà di movimento.

    Il paradigma diffuso diametralmente in tutto l’occidente vede ormai la deterrenza ed il controllo come unica forma di approccio al fenomeno migratorio e gli sviluppi recenti sul territorio messicano sottolineano questa tendenza.

    Tra gli strumenti repressivi utilizzati dai paesi europei come nordamericani, l’esternalizzazione delle proprie politiche migratorie ed il controllo delle rotte attraverso il rallentamento temporale sono fortemente interconnessi tra di loro.

    Per questo, nel regime di mobilità internazionale alcuni paesi (il Messico come Marocco, Tunisia o Grecia) sono diventati dei “laboratori” nell’applicazione di politiche che bloccano la libertà di movimento.

    La frontiera, qui intesa come spazio di negoziazione della mobilità delle persone, sta affrontando di conseguenza una ristrutturazione anche sul piano spaziale e temporale. Ciò che si osserva è la tendenza ad allargare la funzione della frontiera allo spazio di interi territori nazionali. Tutto questo avviene soprattutto nei paesi di transito che investono cifre enormi per l’utilizzo di dispositivi e tecniche militari che mirano a togliere autonomia alle persone in movimento.

    Il territorio messicano può essere considerato un modello di questo processo. Se da una parte i governi hanno sempre cercato di mantenere un’autonomia narrativa rispetto a Washington, dall’altra il Messico rimane un paese segnato da violenza e corruzione dilaganti.

    Queste caratteristiche ne fanno un laboratorio politico della gestione dei flussi migratori con delle specificità uniche. Il governo messicano negli ultimi vent’anni ha infatti rimodellato il modo di guardare al proprio territorio in funzione delle politiche repressive statunitensi, creando una rete impressionante di controlli volta ad intercettare le persone in movimento verso la frontiera nord.

    Per chi ne risale il territorio, negli anni il paese ha assunto infatti sempre di più le sembianze di una frontiera che si muove anticipando i tuoi passi, stando sempre di fronte a te ogni volta che pensi di averla superata. Nonostante la retorica paternalista e falsamente umanitaria degli ultimi governi messicani ed in particolare di Andrés Manuel López Obrador, conosciuto anche con l’acronimo di AMLO, già da anni la politica migratoria messicana ha connotazioni fortemente repressive.

    Nel 2014, sotto l’amministrazione di Peña Nieto (PRI-centro-destra), si inizia a creare una struttura legislativa volta a sostenere quella che è stata definita la “frontiera verticale messicana”.

    Il Plan frontera sur (2014), oltre a rinnovare e creare nuovi centri di detenzione, (più di 50 al momento) ha fornito una chiara visione di quello che doveva essere la politica di contenimento dei flussi che risalivano il paese. Attraverso l’ampliamento della rete dei centri di detenzione e l’aumento dei posti di blocco dell’INM (Instituto Nacional de Migración), sono stati creati tre anelli di contenimento migratorio tra la frontiera con il Guatemala e l’istmo di Tehuantepec.

    A causa della morfologia della regione e della porosità del confine queste politiche hanno rielaborato la fascia fronteriza come un prolungamento della frontiera sud verso le zone interne del paese. Di fatto si allarga il raggio d’azione delle unità migratorie a cui si aggiunge la presenza ingombrante dell’esercito che dal 2019 ha assunto ufficialmente anche compiti di revisione migratoria.

    In tutto il paese i controlli si stanno espandendo a qualsiasi autostrada, strada e terminal di bus, comportando dall’altro lato un’impennata dei prezzi delle guide informali. Si può notare un tentativo da parte delle autorità di sanzionare e controllare non tanto la presenza irregolare in Messico quanto lo spostamento verso il suo confine nord rendendo chiaro l’obiettivo primario di tale politica.

    Nonostante questo sono ancora moltissime le persone che scelgono di entrare nel paese senza cercare di regolarizzare la propria situazione migratoria. Alcuni lo fanno per la necessità di aspettare il meno possibile in situazioni precarie, altri per la paura che gli venga negato il tramite ed affrontare lo spettro della deportazione. Ancor più banalmente molti non vogliono aspettare mesi per la propria regolarizzazione in un paese che considerano di transito.

    Negli anni una quota sempre maggiore di persone si è trovata però costretta a fare richiesta per il permesso di transito o di rifugio in Messico a causa dell’aumento esponenziale dei controlli e posti di blocco militari lungo le rotte e non più solamente alla frontiera.

    Le stime riguardo al sud del paese parlano di un dispiegamento militare che si aggira tra i 15.000 e i 20.000 effettivi tra esercito, guardia nazionale e INM nella sola zona fronteriza. Ovviamente questo ha comportato fenomeni come la saturazione (voluta si potrebbe sostenere), di alcuni punti di ingresso nel paese.

    Soprattutto a Tapachula ma anche in altre parti del paese le persone migranti si trovano obbligati a dover chiedere la regolarizzazione attraverso la Comar (Comision mexicana de ayuda a refugiados). Dove non sono presenti albergues, rifugi spesso connessi alla rete locale di parrocchie, l’attesa del tramite migratorio impone alle persone di vivere in situazioni estremamente precarie ed esposte al pericolo di sequestri o aggressioni violente come purtroppo succede quotidianamente in Messico.

    Il ricatto in cui si trovano le persone costrette tra l’attesa e il fare ricorso a reti di coyotes con tariffe folli conduce spesso a sequestri e omicidi scellerati dei narcos verso chi non riesce a pagare o non ha nessuno su cui contare.

    Sulla rotta del golfo ad esempio, come vicino a Salto de Agua tra il Chiapas e Tabasco, chi non ha le risorse per pagare un coyote è comunque obbligato con la forza a pagare una “tassa di transito” ai gruppi narcotrafficanti. Il pagamento è testimoniato da un braccialetto colorato che si può vedere al polso delle tante persone che attraversano questa zona.

    Il coinvolgimento di questi gruppi si sta facendo più capillare e le rotte sono ormai al centro del conflitto tra il cartello di Sinaloa ed il Cartello di Jalisco Nueva Generacion (CJNG) che sta insanguinando molte aree del paese.
    La morsa di questi gruppi sulla frontiera sud è testimoniata, per citare solo l’episodio più mediatizzato, dalle immagini della sfilata drammatica del cartel de Sinaloa a Frontera Comalapa, un municipio di confine, nel settembre 2023 in una zona che da sempre è attraversata dai flussi migratori 2.

    Nonostante tutto, la spirale di violenza in cui si trova il Messico non ferma il flusso incessante di persone che attraversano il paese. Ciò è dovuto in parte anche dalla differenziazione delle rotte che ha comportato lo “sblocco” del Tapon del Darien tra il 2022 ed il 2023. L’apertura quindi di questo tratto di rotta ha spalancato le porte del centro America a chi proviene, ma soprattutto per chi transita dalla Colombia.

    La strategia del governo messicano, definita ulteriormente sul piano legislativo dal “plan integral de desarrollo” (2019), in evidente coordinazione con gli intenti statunitensi, è quella di rallentare il flusso e immobilizzarlo (dove possibile), per far rientrare le persone in percorsi di regolarizzazione.

    I dati della Comar 3 mostrano che nel 2013 le persone a far richiesta per lo status di rifugiato sono state 1.296 mentre nel 2022 le statistiche parlano di 118.478 persone.
    Al contempo stanno aumentando gli sforzi nel raggiungere accordi bilaterali con i paesi di provenienza per far salire il numero di persone deportate e deportabili direttamente dal Messico.

    Se già gli accordi di riammissione con Guatemala e Honduras sono un fatto assodato, AMLO nel sessennio appena trascorso ha lavorato incessantemente per coinvolgere sempre più paesi nella gestione repressiva del fenomeno.

    A inizio 2024 si è offerto di lanciare un programma di reinserimento nei paesi di provenienza finanziato dal Messico stesso per le persone migranti interessate a tornare di propria spontanea volontà. Ovviamente a questi accordi vanno aggiunte le numerosissime deportazioni “lampo” di migranti delle più svariate nazionalità intercettati in prossimità della frontiera sud e risputati illegalmente al di là del rio Suchiate in Guatemala.

    Il tentativo di delegare al Messico il “lavoro sporco” è davanti agli occhi di tutti ormai da decenni ed è un tema bipartisan in ogni campagna elettorale a nord del muro. Come conseguenza prevedibile, la migra messicana ha finito per crearsi una fama paragonabile a quella dei propri omologhi statunitensi con sfumature di preoccupante e comprovata compromissione con i gruppi di narcos e le reti di coyotes.

    L’ultimo caso eclatante riguarda la corruzione di alti funzionari dell’INM di Tijuana che partecipavano attivamente alla rete locale 4.

    Dinamica centrale nel funzionamento della frontiera verticale sono le deportazioni interne. In modo sempre più sistematico l’INM con l’aiuto dell’apparato militare effettua deportazioni via terra e per via aerea dal nord del paese verso il sud con il tentativo di rallentare il percorso delle persone in movimento.

    Dall’inizio del 2024 sono ripresi in maniera drastica i voli dalle città di frontiera al nord verso Tapachula dove le persone vengono spesso rilasciate in città dopo qualche ora di detenzione. Tijuana dista da Tapachula 3.900 chilometri, una distanza enorme, maggiore di quella percorsa da molte persone prima di entrare in Messico 5.

    Stancare fisicamente e psicologicamente oltre che fiaccare economicamente. Sono fin troppo comuni i casi in cui i risparmi delle persone vengono derubati direttamente dall’INM durante la detenzione. Ma le deportazioni interne non vengono effettuate solo attraverso voli dal nord verso il sud del paese.

    Vicino la città di Arriaga nella zona che separa lo stato fronterizo del Chiapas da Oaxaca, le testimonianze raccontano di essere stati riportati in città più volte dopo aver attraversato il confine amministrativo che separa i due stati.

    Anche solo il percorrere quindici chilometri in Messico può richiedere settimane e spesso questo meccanismo avviene indipendentemente dal possesso del tramite migratorio o dello status di rifugiato.

    Questa politica informale dell’INM affetta enormemente il percorso migratorio e la stabilità psicologica delle persone che si trovano a risalire il paese. Sfiancate, private dei propri risparmi, le persone si trovano al punto di partenza più di una volta e sono costrette a far uso della rete di polleros anche per tratte irrisorie.

    Storie simili si possono ascoltare in tutto il centro ed il sud del paese dove le persone in movimento sono riportate in centri di detenzione di città che avevano attraversato settimane, giorni o volte anche solo qualche ora prima. Le deportazioni dal nord al sud sono tra gli strumenti più efficaci e subdoli della frontiera verticale. In contrasto con quello che sostiene l’INM questa politica non fa che alimentare la disperazione delle persone e la loro propensione a servirsi delle reti di polleros, le stesse che l’INM, López Obradorr e gli Stati Uniti dicono di voler combattere.

    La possibilità che si sta concretizzando sempre di più, è che il Messico finisca per suddividere il proprio paese in zone di contenimento dove relegare le persone in transito. Durante le prime carovane nell’autunno del 2018 il governo di Enrique Peña Nieto ha addirittura proposto a chi stava risalendo collettivamente il paese un percorso di regolarizzazione immediato, chiamato ironicamente plan “Estás en tu Casa” (Sei a casa tua) a condizione che restassero confinati negli stati del sud.

    La morfologia del territorio messicano e la dimensione dei flussi in transito non rende semplice la formazione di zone-hotspot come aree cuscinetto interne paragonabili al caso europeo. È innegabile però che si stiano delineando delle somiglianze tra i due modelli ai fini del rallentamento dei flussi e dell’ostruzione all’autonomia delle persone in movimento.

    Regolarizzazioni lampo sono proposte ciclicamente ai partecipanti delle nuove carovane che riescono a rompere il blocco imposto su Tapachula grazie a una forza numerica e comunicativa sorprendente. Questi fenomeni semi-spontanei dimostrano l’ipocrisia dietro la presunta saturazione degli uffici nella gestione delle richieste, che sotto pressioni politiche sono riusciti a sbrigare rapidamente migliaia di pratiche di regolarizzazione.

    Il governo messicano sfrutta infatti zone come Tapachula, Arriaga o Tenosique e tanti altri punti e città strategiche come zone di contenimento di un flusso migratorio che nella maggior parte dei casi sarebbe solo di transito. Questo approccio nel caso di molte città ha creato una saturazione della capacità degli albergues e condizioni di vita estremamente precarie per la popolazione migrante in attesa della regolarizzazione o appena deportata. Che lo vogliano ammettere o che le varie amministrazioni si nascondano dietro a una retorica umanitaria, ciò rientra perfettamente nel funzionamento della “frontiera verticale” 6.

    L’immobilizzazione delle persone in movimento si è dimostrata infatti – in Messico come in Europa – uno strumento di deterrenza fin troppo efficace ed una strategia che negli anni è riuscita a plasmare nel profondo l’immaginario migratorio di tutti quelli che stanno per mettersi in cammino o che lo sono già.

    https://www.meltingpot.org/2024/06/evoluzione-e-funzionamento-della-frontiera-verticale-messicana
    #frontières #Mexique #USA #Etats-Unis #espace_frontalier #zone_frontalière #pays_de_transit #frontière_verticale #laboratoire #externalisation #Plan_frontera #Tehuantepec #détention_adminitrative #rétention #Tapachula #Salto_de_Agua #Colombie #Tijuana

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    #métaliste autour de la Création de zones frontalières (au lieu de lignes de frontière) en vue de refoulements
    https://seenthis.net/messages/795053

  • A cinq mois de la présidentielle américaine, Joe Biden contraint d’afficher sa fermeté sur l’immigration
    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/06/05/etats-unis-a-six-mois-de-la-presidentielle-joe-biden-contraint-d-afficher-sa

    A cinq mois de la présidentielle américaine, Joe Biden contraint d’afficher sa fermeté sur l’immigration
    Par Piotr Smolar (Washington, correspondant)
    On ferme. Tel est le message martial, à court terme et à visée électorale, que Joe Biden a choisi d’envoyer, mardi 4 juin, au sujet de la frontière avec le Mexique. Confronté à une crise migratoire de longue haleine, le président des Etats-Unis en a longtemps rejeté la responsabilité sur les élus républicains au Congrès. Mais cette stratégie l’exposait trop aux critiques.
    Par décret présidentiel, Joe Biden choisit de restreindre immédiatement le droit d’asile. La frontière avec le Mexique sera fermée dès lors que le nombre d’entrées illégales quotidiennes dépasse 2 500 personnes en moyenne pendant une semaine. Les migrants venus dans l’espoir de déposer une demande d’asile seront alors expulsés sans avoir pu déposer leur dossier. Un retour à la normale sera possible lorsque le nombre se stabilisera autour de 1 500.
    « La vérité simple, c’est qu’il existe une crise migratoire mondiale, a expliqué Joe Biden dans une allocution à la Maison Blanche, et si les Etats-Unis ne sécurisent pas leur frontière, il n’y a pas de limite au nombre de personnes qui pourraient tenter de venir ici. » Le président a affirmé qu’il prenait cette décision « non pas pour s’éloigner de qui nous sommes, en tant qu’Américains, mais pour s’assurer de la préservation de ce que nous sommes pour les générations futures ».La suspension, même temporaire, du droit d’asile marque pourtant un tournant politique pour le président américain et son propre camp. « Ne rien faire n’est pas une option », a dit Joe Biden. Son administration a attendu la tenue de l’élection présidentielle au Mexique, marquée par la victoire inédite de Claudia Sheinbaum, pour annoncer ce durcissement. Le président démocrate promet que les deux pays travailleront ensemble, en « partenaires égaux », et s’engage à ne pas pratiquer de séparations entre adultes et enfants, contrairement à son prédécesseur.
    « L’administration Trump a attaqué presque chaque aspect du système migratoire et l’a fait de façon honteuse et inhumaine », a affirmé un haut responsable à la presse. Le problème essentiel de l’administration Biden sur la question migratoire n’a pas été son laxisme, mais son caractère illisible, et parfois contradictoire. Selon l’Institut des migrations politiques (Migration Policy Institute, MPI), Joe Biden a été un président extrêmement actif, prenant, jusqu’à la mi-janvier, 535 mesures exécutives. Mais le sentiment d’une large majorité des Américains est celle d’une impuissance et d’une indécision, alors que l’immigration vient juste derrière l’inflation dans la liste de leurs préoccupations.
    A son arrivée à la Maison Blanche, le président démocrate avait présenté un projet pour réformer le système migratoire, en rupture avec l’ère des expédients trumpistes. Echec familier. Depuis près de trente ans, les administrations successives se contentent d’agir sur les dispositifs opérationnels, sans jamais refonder les paramètres fédéraux de traitement des migrants, ni revoir le droit d’asile. Pourtant, début février, un texte bipartisan a été présenté au Sénat, prévoyant de durcir la voie vers l’asile et d’accroître la sécurisation de la frontière et les capacités de rétention avant expulsion. Mais sur les instructions de Donald Trump, les élus républicains à la Chambre des représentants ont choisi de préserver la crise ouverte plutôt que d’offrir un compromis victorieux à Joe Biden, en année électorale.
    Ce dernier a dénoncé, mardi, un « coup politique extrêmement cynique ». En campagne, Donald Trump promet une militarisation de la politique migratoire et une vague d’expulsions sans précédent contre les plus de 10 millions de résidents illégaux sur le territoire. Il veut prendre pour modèle l’opération « Wetback », décidée par le président Dwight Eisenhower à l’été 1954 pour renvoyer massivement les migrants mexicains, dans un contexte chargé de racisme à leur égard. Une référence que Donald Trump citait déjà lors de sa première campagne en 2015, mais dont l’ampleur réelle il y a soixante-dix ans, au-delà des effets de manche répressifs, est pourtant contestée par les experts.
    Aujourd’hui, Joe Biden pare au plus pressé, alors qu’il doit affronter Donald Trump lors d’un premier débat présidentiel, le 27 juin, sur la chaîne CNN. Depuis 2021, à force de vouloir donner des gages à tout le monde, d’afficher une détermination contre l’immigration illégale tout en vantant l’apport et le mérite des immigrants, qui constituent la moelle épinière de l’Amérique depuis trois siècles, la Maison Blanche a brouillé son message.
    A cinq mois de l’élection présidentielle, il devenait urgent de corriger cette vulnérabilité politique, au risque calculé de mécontenter l’aile gauche du Parti démocrate et les associations d’aide aux réfugiés. L’organisation American Civil Liberties Union, qui avait attaqué l’administration Trump sur ce sujet devant les tribunaux en 2018, a annoncé son intention de saisir à nouveau la justice.
    Dans les faits, l’effet dissuasif et l’efficacité possible du décret présidentiel suscitent de nombreuses interrogations. Un expert de la politique migratoire, interrogé par Le Monde, estime ainsi que ce « changement de ton majeur par rapport au début de la présidence Biden » ne devrait pas avoir d’impact sur deux points : la détermination de dizaines de milliers de personnes à traverser la frontière illégalement et l’impossibilité de procéder à l’expulsion des ressortissants originaires de pays en dehors du continent américain. Un nombre croissant de Chinois par exemple (48 000 entre octobre 2023 et avril) ont ainsi été contrôlés à l’ensemble des points d’entrée sur le territoire américain.
    Les statistiques officielles indiquent une baisse récente, après des chiffres particulièrement élevés au mois de décembre 2023. En avril, la police aux frontières a intercepté 128 900 migrants sans papiers, soit 6 % de moins que le mois précédent. Au total, depuis mai 2023, 750 000 personnes ont été reconduites à la frontière, une accélération extrêmement spectaculaire. Il s’agit du chiffre le plus élevé depuis 2010, précise la Maison Blanche. La moyenne était de 233 000 par année sous la présidence Trump.
    Malgré cela, la tendance historique demeure claire : celle d’un afflux massif de millions de réfugiés à la frontière sud du pays. Entre octobre 2021 et avril 2024, selon les statistiques du service de protection des frontières et des douanes (CBP), 8,09 millions de personnes ont été contrôlées à leur arrivée en provenance du Mexique.
    Les causes sont variées : répressions politiques, catastrophes économiques et climatiques, etc. Cette pression a conduit à l’entrée d’un grand nombre de réfugiés aux Etats-Unis, qui se sont ensuite répartis sur le territoire après leur remise en liberté, en attendant une décision finale sur leur statut. Leur arrivée dans de grandes métropoles comme New York ou Chicago, contrôlées par des démocrates, a créé des problèmes financiers et mis en tension les capacités d’accueil et de soins. De nombreux élus démocrates de terrain ont réclamé des politiques plus restrictives, afin d’endiguer le phénomène.
    Mais le système est totalement engorgé, et la politique migratoire se réduit à de la gestion de crise, plutôt qu’à la résolution des problèmes à long terme. Selon la Maison Blanche, le système d’asile compte plus de 1 million de dossiers, dont plus de 300 000 ont été déposés avant 2021 et l’entrée en fonction de Joe Biden. Fin 2023, plus de 2,4 millions de cas faisaient l’objet d’une procédure devant les tribunaux spécialisés.
    En mai 2023, le « Title 42 », une législation d’urgence adoptée en janvier 2020 sous Donald Trump dans le cadre de la prévention du Covid-19, a pris fin. Il permettait d’expulser sur-le-champ les sans-papiers, sans même examiner la légitimité de leur demande d’asile.
    L’administration Biden a alors décidé de mettre en place des centres régionaux de traitement, en Colombie et au Guatemala pour commencer. En janvier 2023, une application, CBP One, a été lancée pour organiser une prise de rendez-vous aux points légaux de franchissement de la frontière afin de déposer une demande. Malgré la volonté d’accélérer et de fluidifier le traitement des dossiers, l’administration sait que les capacités judiciaires et policières sont débordées. « Franchement, j’aurais préféré traiter ce problème à travers une législation bipartisane, a expliqué Joe Biden mardi, parce que c’est la seule façon de réparer un système aujourd’hui cassé, de recruter plus de policiers aux frontières, plus d’officiers chargés de l’asile, plus de juges. Mais les républicains ne m’ont pas laissé de choix. »
    Les blocages parlementaires ne sont pas l’explication unique de cet embarras démocrate. La Maison Blanche a longtemps préféré détourner le regard de la frontière, offrant une autoroute aux républicains et aux médias conservateurs. D’estrade en estrade, Donald Trump décrit un pays envahi par des « violeurs » et des « assassins », qui « parlent des langues que personne ne comprend », échappés « d’asiles de fous ». Les réfugiés sont déshumanisés, présentés comme des termites.
    Joe Biden, lui, tout en dénonçant et en détricotant certains aspects de la politique de son prédécesseur, a donné l’impression de tergiverser. Mardi, lors de son allocution, le président semblait parler presque à regret, par défaut. « La statue de la Liberté n’est pas une relique quelconque dans l’histoire de l’Amérique, a-t-il assuré. Elle représente ce que nous sommes, en tant qu’Etats-Unis. Je ne diaboliserai donc jamais les immigrés. Je ne ferai jamais référence aux immigrés comme des personnes “empoisonnant le sang” d’un pays. » Une formule incendiaire de Donald Trump. La possibilité de requérir l’asile est inscrite dans le droit international, depuis la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée en 1948.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#mexique#chine#politiquemigratore#frontiere#droit#routemigratoire#sante

  • On dispose aujourd’hui de maintes preuves sur le fait que ce #génocide de #Gaza aurait pris fin il y a longtemps si les #Etats-Unis ne l’avaient pas consciencieusement entretenu, jusqu’à utiliser sans vergogne un habillage humanitaire.

    Suppressing Palestinian Drone Forces : U.S. Uses Aid Pier to Deploy Anti-Drone Combat Vehicles to Gaza
    https://militarywatchmagazine.com/article/u-s-uses-aid-pier-to-deploy-anti-drone-combat-vehicle-to-gaza

    In early November the U.S. Military confirmed that it was conducting drone operations over Gaza beginning at the beginning of the previous month, with these providing targeting data and other intelligence on to Israeli forces. U.S. support for the Israeli war effort has been considerably broader, and beyond tremendous arms transfers ranging from bunker buster bombs to a surge in aircraft parts, senior American officers with expertise in counterinsurgency and city fighting had been deployed as advisors to Israeli forces. A number of sources, such as retired U.S. Army Colonel Douglas MacGregor, have indicated that Israeli special forces raids into Gaza had been accompanied by American special forces. Member of Gaza’s Hamas political leadership have stated that the extent of direct U.S. military involvement in the conflict was totally unexpected. The United States notably significantly surged its military presence in the Middle East from October 2023, which was intended to deter possible intervention by regional actors such as Iran or the Lebanese militia Hezbollah support the Gazan war effort.

  • Immigration : le pis-aller de Joe Biden
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/06/06/immigration-le-pis-aller-de-joe-biden_6237660_3232.html

    Immigration : le pis-aller de Joe Biden
    Il est généralement difficile de tirer un bénéfice politique d’une mesure adoptée sous la pression. Le président des Etats-Unis, Joe Biden, en fait l’expérience après avoir signé à cinq mois de l’élection présidentielle, le 4 juin, un décret permettant de fermer ponctuellement la frontière avec le Mexique aux demandeurs d’asile en cas d’afflux trop élevés. Sans surprise, la mesure a été critiquée autant à gauche, le président étant accusé de copier son prédécesseur républicain, Donald Trump, partisan d’une ligne extrêmement dure sur l’immigration, qu’à droite, où ce tour de vis a été jugé totalement insuffisant.
    Les critiques du camp démocrate ont montré pourquoi l’administration de Joe Biden s’est abstenue jusqu’à présent de répondre aux arrivées massives de migrants venus majoritairement d’Amérique centrale, mais aussi d’autres continents.
    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés A cinq mois de la présidentielle américaine, Joe Biden contraint d’afficher sa fermeté sur l’immigration
    Le sujet divise profondément le parti du président, au point d’empêcher l’élaboration d’une stratégie adaptée aux enjeux entre les partisans du laisser-faire et ceux qui plaident pour une politique plus restrictive, dont les maires démocrates de grandes villes américaines confrontés à des afflux de migrants orchestrés notamment par le gouverneur républicain du Texas, porte d’entrée de cette immigration.
    La politique migratoire des Etats-Unis est l’otage de cette double surenchère, nourrie par un Congrès dysfonctionnel. La Chambre des représentants, présidée par un républicain, a ainsi bloqué, sous la pression de Donald Trump, un compromis forgé au Sénat qui prévoyait le renforcement de la police des frontières, l’augmentation des capacités d’accueil des centres de rétention, l’accélération des procédures d’examen des demandes d’asile, ou encore des moyens accrus pour expulser les personnes déboutées de leur demande.
    Rhétorique raciste
    L’histoire se répète. En 2013, une Chambre des représentants républicaine avait déjà bloqué un premier projet de loi bipartisan adopté au Sénat qui comprenait des mesures similaires ainsi que la régularisation des sans-papiers arrivés enfants aux Etats-Unis et qui y sont aujourd’hui totalement intégrés. De telles réformes sont pourtant devenues indispensables. Les services de l’Etat fédéral sont saturés par des demandes d’asile dont certaines détournent sciemment cette procédure faute de répondre aux critères exigés.
    Comme le prouve le décret signé à la va-vite par Joe Biden, les atermoiements démocrates sur l’immigration ne servent que les intérêts républicains et la démagogie sans retenue de Donald Trump, dramatisée par une rhétorique ouvertement raciste. Ce dernier avait promis à ses électeurs en 2016 que le Mexique financerait l’érection d’un « mur » sur sa frontière avec les Etats-Unis, une fiction vite dissipée. Il se fait fort aujourd’hui, s’il retournait à la Maison Blanche, d’expulser des millions de sans-papiers insérés, pour certains de longue date, dans le tissu social et économique du pays.
    Parler lucidement d’immigration suppose de prendre en compte deux réalités : que les afflux massifs mettent effectivement sous tension le système américain, au niveau fédéral comme à celui des Etats, et que le dynamisme des Etats-Unis, même si ces derniers ne sont pas encore confrontés à l’« hiver démographique » qui menace en Europe, pâtirait d’un arrêt brutal de l’immigration sous l’effet d’une mauvaise fièvre ethnonationaliste.

    #Covid19#migrant#migration#etatsunis#politiquemigratoire#mexique#frontiere#immigration#economie#demographie#fluxmigratoire#sante

  • Combien devrait coûter une vie ?
    https://laviedesidees.fr/Combien-devrait-couter-une-vie

    La valeur d’une vie humaine est-elle mesurable ? Ariel Colonomos analyse les conditions politiques et sociales des pratiques de valorisation des vies humaines et ouvre une perspective novatrice sur le rôle de l’Etat dans l’histoire européenne moderne.

    #Politique #État #guerre
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20240606_colonomosfr.pdf

  • US slows plans to retire coal-fired plants as power demand from AI surges
    https://www.ft.com/content/ddaac44b-e245-4c8a-bf68-c773cc8f4e63

    Retirement dates for the country’s ageing fleet of coal-fired power plants are being pushed back as concerns over grid reliability and expectations of soaring electricity demand force operators to keep capacity online. The shift in phasing out these facilities underscores a growing dilemma facing the Biden administration as the US race to lead in artificial intelligence and manufacturing drives an unprecedented growth in power demand that clashes with its decarbonisation targets. The International Energy Agency estimates the AI application ChatGPT uses nearly 10 times as much electricity as Google Search.

    An estimated 54 gigawatts of US coal powered generation assets, about 4 per cent of the country’s total electricity capacity, is expected to be retired by the end of the decade, a 40 per cent downward revision from last year, according to S&P Global Commodity Insights, citing reliability concerns. “You can’t replace the fossil plants fast enough to meet the demand,” said Joe Craft, chief executive of Alliance Resource Partners, one of the largest US coal producers. “In order to be a first mover on AI, we’re going to need to embrace maintaining what we have.” Operators slowing down retirements include Alliant Energy, which last week delayed plans to convert its Wisconsin coal-fired plant to gas from 2025 to 2028. Earlier this year, FirstEnergy announced it was scrapping its 2030 target to phase out coal, citing “resource adequacy concerns.”

  • Gallant hopes to stop US arms embargo, Rafah op. unlikely -Nimrod Shafer - Israel Politics - The Jerusalem Post
    https://www.jpost.com/israel-news/politics-and-diplomacy/article-793406

    Mars 2024

    “What do I mean when I say, ’If the Americans tell us you not to operate in Rafah, we won’t fight’? We won’t operate in Rafah, maybe we will carry out very small and focused missions but we won’t see anything similar to what happened in the last five months in Gaza if the Americans tell us not to,” he added

    #états-unis #genocide_joe #génocidaires

  • En Libye, Benghazi, nouveau hub de la migration clandestine vers les Etats-Unis
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2024/05/31/en-libye-benghazi-nouveau-hub-de-la-migration-clandestine-vers-les-etats-uni

    En Libye, Benghazi, nouveau hub de la migration clandestine vers les Etats-Unis
    Par Nissim Gasteli (Tunis, correspondance)
    Le 18 mai, peu après minuit, un Boeing 777 de la compagnie aérienne libyenne Ghadames Air décolle de l’aéroport Benina à Benghazi, la plus grande ville de l’est de la Libye, pour atterrir quatorze heures plus tard sur l’aéroport de Managua, au Nicaragua. Selon la chaîne de télévision nicaraguayenne 100 % Noticias, 367 passagers de nationalité indienne se trouvaient à son bord. Le 23 mai, une autre rotation a eu lieu à bord du même appareil avec 298 Indiens. Tous avaient l’intention de rallier ensuite les Etats-Unis.
    Plus tôt, le 28 février et le 14 mars, deux vols similaires avaient été opérés depuis la capitale libyenne, Tripoli, sans que des informations sur la nationalité des passagers soient divulguées. Contactés, ni le ministère nicaraguayen des affaires étrangères ni les autorités aéroportuaires du pays n’ont répondu aux sollicitations du Monde sur ce qui apparaît comme l’ouverture d’une nouvelle route clandestine vers la frontière américaine. Aucune confirmation officielle de ces vols inédits n’a été donnée, mais l’aéroport international Augusto C. Sandino à Managua est aujourd’hui reconnu comme un important point de transit pour les candidats à l’immigration vers les Etats-Unis. En décembre 2023, un avion avec à son bord plus de 300 Indiens avait déjà été immobilisé à l’aéroport de Paris-Vatry (Marne) pour « soupçons de traite d’êtres humains » alors qu’il effectuait une escale technique entre Dubaï et la capitale nicaraguayenne.
    Depuis 2021, « le Nicaragua a ouvert ses frontières aux ressortissants de pays politiquement difficiles, leur permettant de venir sans visa », moyennant un paiement à l’arrivée, explique Manuel Orozco, expert en migration au sein du Dialogue interaméricain, un centre de réflexion basé à Washington. Selon les données qu’il a collectées, 1 145 vols charters ont atterri à Managua depuis mai 2023, provenant principalement d’Amérique latine, mais aussi de Casablanca, au Maroc, et récemment de Benghazi.
    Le régime de Daniel Ortega, président « anti-impérialiste » du Nicaragua, tire profit de ces arrivées d’un point de vue à la fois politique – en accroissant les problèmes à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, qui ont placé Managua sous sanctions depuis 2021 – et économique. M. Orozco estime à environ 30 millions de dollars les recettes générées par les pénalités de visa que Managua impose aux migrants clandestins, sans compter tous les revenus liés à leur transit dans le pays (transport, hébergement…).
    Avec cette nouvelle route, le Nicaragua opère une jonction avec la Libye, l’un des principaux points de passage de la migration africaine vers l’Europe. Cette filière a émergé comme une alternative aux routes passant par la Turquie, verrouillées à partir de 2016 et la signature d’un accord entre Bruxelles et Ankara. Les exilés venus d’Asie, qui arrivent majoritairement par voie aérienne, se sont reportés sur les aéroports libyens, devenus des hubs pour les réseaux de passeurs.La compagnie syrienne Cham Wings, célèbre pour ses activités illicites comme le trafic de mercenaires, de stupéfiants et d’armes, qui lui ont valu d’être sanctionnée par l’Union européenne (UE), a ajouté le transport de migrants à ses spécialités. Elle vend aux candidats à l’exil un package à 1 200 dollars (environ 1 110 euros), selon une enquête du site d’information Al-Araby Al-Jadid, qui comprend le vol depuis Damas ou Beyrouth et l’autorisation de sécurité, document indispensable pour entrer dans les zones contrôlées par le gouvernement de l’Est libyen. Cham Wings Airlines propose aussi des connexions depuis les pays du Golfe.
    Quelques heures avant le décollage du vol du 18 mai pour Managua, un appareil de Cham Wings, un Airbus A320 d’une capacité de 150 à 180 passagers, s’est posé à l’aéroport de Benina en provenance de Damas. Il avait précédemment opéré un vol entre les Emirats arabes unis et l’Amérique centrale. Les mêmes mouvements se sont répétés le 23 mai. En février et en mars, avant de s’envoler pour le Nicaragua, le Boeing 777 de Ghadames Air a réalisé deux allers-retours vers l’aéroport de Tachkent, en Ouzbékistan. Acquis fin 2023, cet appareil d’une capacité de 400 passagers n’a été utilisé qu’à ces occasions, d’après les sites de suivi du transport aérien.
    « Emmener des migrants depuis l’Ouzbékistan ou encore l’Inde et leur promettre qu’ils vont arriver dans le sud des Etats-Unis, en traversant plusieurs pays et continents de manière irrégulière, ne peut se faire que grâce à des réseaux criminels transnationaux et la complicité de certains Etats », analyse Jalel Harchaoui, chercheur associé au Royal United Services Institute for Defence and Security Studies. L’utilisation de l’aéroport de Benghazi pour de tels vols se fait, sans aucun doute, avec l’assentiment du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est de la Libye. L’Armée nationale libyenne (ANL) qu’il commande assure la sécurité des lieux et garde un œil sur les arrivées et départs de passagers, comme a pu le constater Le Monde en septembre.
    Outre ses activités civiles, cet aéroport international sert de base pour l’ANL de M. Haftar, qui est accusé depuis plusieurs mois de favoriser la migration vers l’Europe, tant pour des raisons économiques que comme levier de négociations avec l’UE. « Les dirigeants européens sont d’autant plus prêts à venir honorer et, de fait, reconnaître le clan Haftar que le nord de la Cyrénaïque est devenu une plaque tournante de la migration », relève M. Harchaoui.
    Mais, en laissant transiter des migrants vers l’Amérique, M. Haftar prend le risque de compliquer davantage ses relations avec les Etats-Unis. Washington s’inquiète déjà de la présence croissante de la Russie et de son Africa Corps – le nouveau label des milices du Groupe Wagner – dans les zones contrôlées par l’ANL. Au cours des derniers mois, l’envoi de matériel par Moscou, via le port syrien de Tartous, s’est multiplié. Début mai, un porte-parole du département d’Etat expliquait au Monde être « préoccupé par les activités de Wagner soutenues par la Russie sur le continent, qui alimentent les conflits et favorisent la migration irrégulière ».
    Dans le contexte de la campagne électorale aux Etats-Unis, en vue de la présidentielle de novembre, la question migratoire est devenue un sujet de crispation. Ces vols « vont faire réagir » à Washington, prédit Jalel Harchaoui. L’administration américaine a en effet multiplié les actions pour combattre les arrivées de migrants du monde entier à sa frontière sud. Elle a notamment sollicité de la part des pays de transit l’imposition de visas aux ressortissants de pays identifiés comme pourvoyeurs de migrants et déployé un arsenal de pressions et de sanctions contre les compagnies aériennes et les prestataires de services qui facilitent les vols charters. « Je pense que la Libye était le point de départ cette fois-ci, tout comme le Maroc avant… C’est une façon de provoquer les Etats-Unis et de voir jusqu’à quel point ils tolèrent le Nicaragua », conclut Manuel Orozco.

    #Covid-19#migrant#migration#libye#etatsunis#nicaragua#migrationirreguliere#ouzbekistan#inde#turquie#routemigratoire#visas#transit#sante#maroc

  • Alonso Gurmendi sur X : https://x.com/Alonso_GD/status/1796299207336132958

    US Presidents have set up torture sites, staged coups, ordered human experiments, invaded entire countries, ethnically cleansed indigenous peoples, enabled genocides. That the first Presidential conviction ever is over hush money to cover a sex scandal is… very telling I guess

    […]

    (And just to be clear: it’s good that corrupt fascist coup mongers go to jail. Just spare me the “historic conviction no one is above the law in the greatest country on earth” part pls)

    #showtime #états-unis

  • NETANYAHU : PORTRAIT D’UN #CRIMINEL DE GUERRE (PARTIE 1 & 2) - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=B4rnWE0C3ns

    À lui seul et depuis plus de 15 ans, Benjamin Netanyahu incarne l’extrême droitisation d’une société israélienne de plus en plus sclérosée. À travers un portrait inédit dont on diffuse ici la deuxième partie en plus de la première sortie quelques semaines plus tôt, Blast vous propose de découvrir qui est l’homme qui règne sur l’État hébreu. De son enfance aux #États-Unis, élevé par un père admirateur de #Mussolini, à l’offensive destructrice lancée sur #Gaza en passant par les accords d’Oslo, les idées de Netanyahu sont petit à petit devenues majoritaires dans le pays. #Mensonges historiques, #apartheid, crimes de guerre et accusations de #génocide à l’encontre des Palestiniens.

  • Two more US officials resign over Biden administration’s position on #Gaza war | Biden administration | The Guardian
    https://www.theguardian.com/us-news/article/2024/may/30/two-more-us-officials-resign-over-biden-administrations-position-on-gaz

    Alexander Smith, a contractor for the US Agency for International Development (USAID), said he was given a choice between resignation and dismissal after preparing a presentation on maternal and child mortality among Palestinians, which was cancelled at the last minute by #USAID #leadership last week.

    #états-unis

  • Surveillance et ingérence : la guerre secrète d’Israël contre la CPI révélée au grand jour
    +972 le 28 mai 2024 ; traduction rédaction A l’Encontre
    http://alencontre.org/laune/surveillance-et-ingerence-la-guerre-secrete-disrael-contre-la-cpi-revele
    Par Yuval Abraham et Meron Rapoport
    https://www.972mag.com/icc-israel-surveillance-investigation
    Harry Davies et Bethan McKernan du Guardian ont contribué à cette enquête.

    Pendant près d’une décennie, Israël a surveillé de hauts responsables de la Cour pénale internationale (CPI) et des défenseurs palestiniens des droits de l’homme dans le cadre d’une opération secrète visant à contrecarrer l’enquête de la CPI sur des crimes de guerre présumés, révèle une enquête conjointe menée par +972 Magazine, Local Call et le Guardian.

    L’opération multi-agences, qui remonte à 2015, a vu la communauté du renseignement israélien surveiller régulièrement l’actuel procureur en chef de la Cour, Karim Khan, sa prédécesseure Fatou Bensouda [en fonction de juin 2012 à juin 2021], et des dizaines d’autres fonctionnaires de la CPI et de l’ONU. Les services de renseignement israéliens ont également surveillé les documents que l’Autorité palestinienne a soumis au bureau du procureur, ainsi que les employés de quatre organisations palestiniennes de défense des droits de l’homme dont les documents sont au cœur de l’enquête.

    Selon certaines sources, l’opération secrète a mobilisé les plus hautes instances du gouvernement israélien, la communauté du renseignement et les appareils juridiques civil et militaire afin de faire dérailler l’enquête.

    Les renseignements obtenus par la surveillance ont été transmis à une équipe secrète de juristes et de diplomates israéliens de haut niveau, qui se sont rendus à La Haye pour des réunions confidentielles avec des fonctionnaires de la CPI dans le but de « fournir [au procureur général] des informations qui lui feraient douter du bien-fondé de son droit à s’occuper de cette question ». Les renseignements ont également été utilisés par l’armée israélienne pour ouvrir rétroactivement des enquêtes sur des incidents qui intéressaient la CPI, afin d’essayer de prouver que le système juridique israélien est capable de faire rendre des comptes à ses propres citoyens.

    En outre, comme le Guardian(1) l’a rapporté plus tôt dans la journée, le Mossad, l’agence israélienne de renseignement extérieur, a mené sa propre opération parallèle en cherchant à obtenir des informations compromettantes sur Fatou Bensouda et les membres de sa famille proche, dans une tentative apparente de saboter l’enquête de la CPI. L’ancien chef de l’agence, Yossi Cohen, a personnellement tenté d’« enrôler » Bensouda et de la manipuler pour qu’elle se conforme aux souhaits d’Israël, selon des sources bien informées sur ces activités, ce qui a amené la procureure de l’époque à craindre pour sa sécurité personnelle. (...)

    (1) https://seenthis.net/messages/1055502
    #Israel_maître-chanteur #état_mafieux

  • Revealed: Israeli spy chief ‘threatened’ ICC prosecutor over war crimes inquiry
    Harry Davies in Jerusalem | Tue 28 May 2024 | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/article/2024/may/28/israeli-spy-chief-icc-prosecutor-war-crimes-inquiry

    Mossad director Yossi Cohen personally involved in secret plot to pressure Fatou Bensouda to drop Palestine investigation, sources say

    The former head of the Mossad, Israel’s foreign intelligence agency, allegedly threatened a chief prosecutor of the international criminal court in a series of secret meetings in which he tried to pressure her into abandoning a war crimes investigation, the Guardian can reveal.

    Yossi Cohen’s covert contacts with the ICC’s then prosecutor, Fatou Bensouda, took place in the years leading up to her decision to open a formal investigation into alleged war crimes and crimes against humanity in occupied Palestinian territories.

    Cohen’s personal involvement in the operation against the ICC took place when he was the director of the Mossad. His activities were authorised at a high level and justified on the basis the court posed a threat of prosecutions against military personnel, according to a senior Israeli official.

    Another Israeli source briefed on the operation against Bensouda said the Mossad’s objective was to compromise the prosecutor or enlist her as someone who would cooperate with Israel’s demands.

    A third source familiar with the operation said Cohen was acting as Netanyahu’s “unofficial messenger”.

    Cohen, who was one of Netanyahu’s closest allies at the time and is emerging as a political force in his own right in Israel, personally led the Mossad’s involvement in an almost decade-long campaign by the country to undermine the court.

    Four sources confirmed that Bensouda had briefed a small group of senior ICC officials about Cohen’s attempts to sway her, amid concerns about the increasingly persistent and threatening nature of his behaviour.

    That investigation, launched in 2021, culminated last week when Bensouda’s successor, Karim Khan, announced that he was seeking an arrest warrant for the Israeli prime minister, Benjamin Netanyahu, over the country’s conduct in its war in Gaza.

    The prosecutor’s decision to apply to the ICC’s pre-trial chamber for arrest warrants for Netanyahu and his defence minister, Yoav Gallant, alongside three Hamas leaders, is an outcome Israel’s military and political establishment has long feared.

    Cohen’s personal involvement in the operation against the ICC took place when he was the director of the Mossad. His activities were authorised at a high level and justified on the basis the court posed a threat of prosecutions against military personnel, according to a senior Israeli official.

    Another Israeli source briefed on the operation against Bensouda said the Mossad’s objective was to compromise the prosecutor or enlist her as someone who would cooperate with Israel’s demands.

    A third source familiar with the operation said Cohen was acting as Netanyahu’s “unofficial messenger”.

    Cohen, who was one of Netanyahu’s closest allies at the time and is emerging as a political force in his own right in Israel, personally led the Mossad’s involvement in an almost decade-long campaign by the country to undermine the court.

    Four sources confirmed that Bensouda had briefed a small group of senior ICC officials about Cohen’s attempts to sway her, amid concerns about the increasingly persistent and threatening nature of his behaviour.

    Three of those sources were familiar with Bensouda’s formal disclosures to the ICC about the matter. They said she revealed Cohen had put pressure on her on several occasions not to proceed with a criminal investigation in the ICC’s Palestine case.

    According to accounts shared with ICC officials, he is alleged to have told her: “You should help us and let us take care of you. You don’t want to be getting into things that could compromise your security or that of your family.”

    One individual briefed on Cohen’s activities said he had used “despicable tactics” against Bensouda as part of an ultimately unsuccessful effort to intimidate and influence her. They likened his behaviour to “stalking”.

    The Mossad also took a keen interest in Bensouda’s family members and obtained transcripts of secret recordings of her husband, according to two sources with direct knowledge of the situation. Israeli officials then attempted to use the material to discredit the prosecutor.

    The revelations about Cohen’s operation form part of a forthcoming investigation by the Guardian, the Israeli-Palestinian publication +972 Magazine and the Hebrew-language outlet Local Call, revealing how multiple Israel intelligence agencies ran a covert “war” against the ICC for almost a decade.

    Contacted by the Guardian, a spokesperson for Israel’s prime minister’s office said: “The questions forwarded to us are replete with many false and unfounded allegations meant to hurt the state of Israel.” Cohen did not respond to a request for comment. Bensouda declined to comment.

    In the Mossad’s efforts to influence Bensouda, Israel received support from an unlikely ally: Joseph Kabila, the former president of the Democratic Republic of the Congo, who played a supporting role in the plot.

    Revelations about the Mossad’s efforts to influence Bensouda come as the current chief prosecutor, Khan, warned in recent days that he would not hesitate to prosecute “attempts to impede, intimidate or improperly influence” ICC officials.

    According to legal experts and former ICC officials, efforts by the Mossad to threaten or put pressure on Bensouda could amount to offences against the administration of justice under article 70 of the Rome statute, the treaty that established the court.

    A spokesperson for the ICC would not to say whether Khan had reviewed his predecessor’s disclosures about her contacts with Cohen, but said Khan had never met or spoken to the head of the Mossad.

    While the spokesperson declined to comment on specific allegations, they said Khan’s office had been subjected to “several forms of threats and communications that could be viewed as attempts to unduly influence its activities”.

    Bensouda sparks ire of Israel

    Khan’s decision to seek arrest warrants against Netanyahu and Gallant last week marked the first time the court had taken action against leaders of a country closely allied with the US and Europe. Their alleged crimes – which include directing attacks on civilians and using starvation as a method of warfare – relate to the eight-month war in Gaza.

    The ICC case, however, dates back to 2015, when Bensouda decided to open a preliminary examination into the situation in Palestine. Short of a full investigation, her inquiry was tasked with making an initial assessment of allegations of crimes by individuals in Gaza, the West Bank and East Jerusalem.

    Bensouda’s decision sparked the ire of Israel, which feared its citizens could be prosecuted for their involvement in operations in Palestinian territories. Israel had long been open about its opposition to the ICC, refusing to recognise its authority. Israeli ministers intensified their attacks on the court and even vowed to try to dismantle it.

    Soon after commencing the preliminary examination, Bensouda and her senior prosecutors began to receive warnings that Israeli intelligence was taking a close interest in their work.

    According to two sources, there were even suspicions among senior ICC officials that Israel had cultivated sources within the court’s prosecution division, known as the office of the prosecutor. Another later recalled that although the Mossad “didn’t leave its signature”, it was an assumption the agency was behind some of the activity officials had been made aware of.

    Only a small group of senior figures at the ICC, however, were informed that the director of the Mossad had personally approached the chief prosecutor.

    A career spy, Cohen enjoys a reputation in Israel’s intelligence community as an effective recruiter of foreign agents. He was a loyal and powerful ally of the prime minister at the time, having been appointed as director of the Mossad by Netanyahu in 2016 after working for several years at his side as his national security adviser.

    As the head of the national security council between 2013 and 2016, Cohen oversaw the body that, according to multiple sources, began to coordinate a multiagency effort against the ICC once Bensouda opened the preliminary inquiry in 2015.

    Cohen’s first interaction with Bensouda appears to have taken place at the Munich security conference in 2017, when the Mossad director introduced himself to the prosecutor in a brief exchange. After this encounter, Cohen subsequently “ambushed” Bensouda in a bizarre episode in a Manhattan hotel suite, according to multiple sources familiar with the incident.

    Bensouda was in New York in 2018 on an official visit, and was meeting Kabila, then the president of the DRC, at his hotel. The pair had met several times before in relation to the ICC’s ongoing investigation into alleged crimes committed in his country.

    The meeting, however, appears to have been a setup. At a certain point, after Bensouda’s staff were asked to leave the room, Cohen entered, according to three sources familiar with the meeting. The surprise appearance, they said, caused alarm to Bensouda and a group of ICC officials travelling with her.

    Why Kabila helped Cohen is unclear, but ties between the two men were revealed in 2022 by the Israeli publication TheMarker, which reported on a series of secretive trips the Mossad director made to the DRC throughout 2019.

    According to the publication, Cohen’s trips, during which he sought Kabila’s advice “on an issue of interest to Israel”, and which were almost certainly approved by Netanyahu, were highly unusual and had astonished senior figures within the intelligence community.

    Reporting on the DRC meetings in 2022, the Israeli broadcaster Kan 11 said Cohen’s trips related to an “extremely controversial plan” and cited official sources who described it as “one of Israel’s most sensitive secrets”.

    Multiple sources have confirmed to the Guardian the trips were partly related to the ICC operation, and Kabila, who left office in January 2019, played an important supporting role in the Mossad’s plot against Bensouda. Kabila did not respond to a request for comment.

    ‘Threats and manipulation’

    After the surprise meeting with Kabila and Bensouda in New York, Cohen repeatedly phoned the chief prosecutor and sought meetings with her, three sources recalled. According to two people familiar with the situation, at one stage Bensouda asked Cohen how he had obtained her phone number, to which he replied: “Did you forget what I do for a living?”

    Initially, the sources explained, the intelligence chief “tried to build a relationship” with the prosecutor and played “good cop” in an attempt to charm her. The initial objective, they said, appeared to have been to enlist Bensouda into cooperating with Israel.

    Over time, however, the tone of Cohen’s contact changed and he began to use a range of tactics, including “threats and manipulation”, an individual briefed on the meetings said. This prompted Bensouda to inform a small group of senior ICC officials about his behaviour.

    In December 2019, the prosecutor announced that she had grounds to open a full criminal investigation into allegations of war crimes in Gaza, the West Bank and East Jerusalem. However, she held off launching it, deciding first to request a ruling from the ICC’s pre-trial chamber to confirm the court did indeed have jurisdiction over Palestine.

    The spy agency obtained a cache of material, including transcripts of an apparent sting operation against her husband.

    It is unclear who conducted the operation, or precisely what he is alleged to have said in the recordings. One possibility is that he had been targeted by the intelligence agency or by private actors of another country that wanted leverage over the ICC. Another possibility is the information was fabricated.

    Once in the possession of Israel, however, the material was used by its diplomats in an unsuccessful attempt to undermine the chief prosecutor. But according to multiple sources, Israel failed to convince its allies of the significance of the material.

    Three sources briefed on the information shared by Israel at a diplomatic level described the efforts as part of an unsuccessful “smear campaign” against Bensouda. “They went after Fatou,” one source said, but it had “no impact” on the prosecutor’s work.

    The diplomatic efforts were part of a coordinated effort by the governments of Netanyahu and Donald Trump in the US to place public and private pressure on the prosecutor and her staff.

    Between 2019 and 2020, in an unprecedented decision, the Trump administration imposed visa restrictions and sanctions on the chief prosecutor. The move was in retaliation to Bensouda’s pursuit of a separate investigation into war crimes in Afghanistan, allegedly committed by the Taliban and both Afghan and US military personnel.

    However, Mike Pompeo, then US secretary of state, linked the sanctions package to the Palestine case. “It’s clear the ICC is only putting Israel in [its] crosshairs for nakedly political purposes,” he said.

    Months later, he accused Bensouda, without citing any evidence, of having “engaged in corrupt acts for her personal benefit”.

    The US sanctions were rescinded after President Joe Biden entered the White House.

    In February 2021, the ICC’s pre-trial chamber issued a ruling confirming the ICC had jurisdiction in occupied Palestinian territories. The following month, Bensouda announced the opening of the criminal investigation.

    “In the end, our central concern must be for the victims of crimes, both Palestinian and Israeli, arising from the long cycle of violence and insecurity that has caused deep suffering and despair on all sides,” she said at the time.

    Bensouda completed her nine-year term at the ICC three months later, leaving it to her successor, Khan, to take up the investigation. It was only after the Hamas attacks on Israel on 7 October and the ensuing war on Gaza that the ICC’s investigation gained renewed urgency, culminating in last week’s request for arrest warrants.

    It was the conclusion Israel’s political, military and intelligence establishment had feared. “The fact they chose the head of Mossad to be the prime minister’s unofficial messenger to [Bensouda] was to intimidate, by definition,” said a source briefed on Cohen’s operation. “It failed.”

    #Israel_maître-chanteur #état_mafieux

  • Le réseau Atlas, la France et l’#extrême-droitisation des esprits - Observatoire des multinationales
    https://multinationales.org/fr/enquetes/le-reseau-atlas-la-france-et-l-extreme-droitisation-des-esprits


    Finalement, tous ces fachos qui popent partout dans le monde comme les cèpes après une pluie d’automne, ce n’était pas le fruit du hasard.
    https://multinationales.org/IMG/pdf/atlasfr_v3.pdf

    Notre rapport Le réseau Atlas, la France et l’extrême-droitisation des esprits, qui s’appuie en partie sur des documents internes inédits, est à la fois une présentation de l’Atlas Network, encore inconnu du public français, et une enquête sur ses partenaires dans l’Hexagone, dont certains comme l’Ifrap sont omniprésents dans les médias, tandis que d’autres comme l’IFP jouent un rôle clé dans la formation et la mise en réseau de leaders et porte-parole de droite et d’extrême-droite.

    Lancé dans les années 1980, l’Atlas Network est aujourd’hui l’un des plus importants réseaux de think tanks au monde, financé par des fondations américaines comme celles des frères Koch et par des multinationales. Son objectif avoué est de recouvrir le monde de think tanks et autres organisations libertariennes et souvent ultraconservatrices pour « changer le climat des idées » et s’attaquer à des causes comme l’action climatique, la promotion des droits des femmes et des minorités, la justice fiscale ou encore les services publics.

    Le réseau se prévaut de nombreuses victoires politiques tout autour de la planète, comme le rejet de référendums au Chili et en Australie, le Brexit, le départ forcé de Dilma Rousseff au Brésil ou encore l’élection en Argentine de Javier Milei, très proche du réseau. Aux États-Unis, il se mobilise au côté des Républicains et espère fixer le programme politique de Donald Trump s’il est élu.