• [#EtHopDuBonBoulot 1/2] Fachos ?
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    [#EtHopDuBonBoulot 2/2] Anarchos !
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    Nantes, le 17 octobre 2021
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  • La voie du relèvement : les migrants à Djibouti reçoivent un soutien crucial en matière de santé mentale | The Storyteller
    https://storyteller.iom.int/fr/stories/la-voie-du-relevement-les-migrants-djibouti-recoivent-un-soutien-cr

    La voie du relèvement : les migrants à Djibouti reçoivent un soutien crucial en matière de santé mentale. Obock, 7 octobre 2021 - Après avoir risqué sa vie pour rentrer chez lui depuis le Yémen, Kofi* est arrivé sur les côtes de Djibouti, l’air profondément désorienté et agité. Incapable de s’exprimer de manière cohérente, il ne semblait pas avoir conscience de ce qui l’entourait et marchait simplement dans un état d’hébétude. Âgé d’à peine 20 ans, ce jeune migrant éthiopien avait prévu de rejoindre le Royaume d’Arabie saoudite pour y chercher du travail. Mais ses espoirs ont été anéantis par les restrictions aux frontières liées à la COVID-19 qui l’ont empêché d’atteindre sa destination. Il s’est retrouvé bloqué au Yémen, où son état mental s’est dégradé. Il a voulu rentrer chez lui en Éthiopie et a traversé le golfe d’Aden à bord d’un bateau contrôlé par des passeurs pour atteindre la Corne de l’Afrique. Situé sur les rives de la mer Rouge et du golfe d’Aden, et à proximité de la Somalie et de l’Éthiopie, Djibouti est un point de passage important pour les migrants de la région. Comme Kofi, des milliers de migrants empruntent chaque année la « route de l’Est » via le golfe d’Aden à la recherche de meilleures opportunités économiques dans les pays du Golfe, notamment en Arabie Saoudite. Selon le rapport de l’OIM intitulé « A Region on the Move », fin de 2020, plus de 400 migrants en moyenne étaient bloqués chaque mois en Somalie et à Djibouti, et on estime que 32 700 migrants étaient bloqués au Yémen. Là-bas, les migrants ont un accès extrêmement limité aux abris, aux soins de santé, à la nourriture et à l’eau, et sont victimes de violations des droits de l’homme, notamment d’enlèvements, d’exploitation et de détention arbitraire. Ces risques existaient avant la pandémie, mais ils ont augmenté au cours des 18 derniers mois, la crise aggravant les inégalités. Ayant peu d’options pour rentrer chez eux, les migrants qui empruntent cet itinéraire contactent souvent des passeurs pour la traversée maritime vers Djibouti et la Somalie, sans aucune garantie d’arriver à bon port. Les passeurs utilisent des embarcations de petite taille, en mauvais état et surchargées, qui peuvent facilement chavirer. Parfois, certains jettent les migrants par-dessus bord pour réduire le poids. Entre mai 2020 et août 2021, plus de 15 000 migrants sont arrivés à Djibouti en provenance du Yémen, selon la Matrice de suivi des déplacements de l’OIM. Toutefois, ce chiffre n’inclut pas ceux qui sont morts en chemin. Sur la plage d’Obock, à Djibouti, l’unité médicale mobile de l’OIM a approché Kofi et le petit groupe de migrants qui avaient voyagé depuis le Yémen avec lui. L’équipe mobile leur a dispensé les premiers soins et donné de la nourriture et de l’eau, mais l’état mental et physique de Kofi a nécessité son évacuation vers le centre de réponse pour les migrants de l’OIM situé plus à l’intérieur des terres.

    #Covid-19#migrant#migration#djibouti#yemen#ethiope#sante#santementale#frontiere#pandemie#OIM#routemigratoire

  • Irmgard Furchner, 96 ans, ancienne secrétaire du camp du Stutthof en Pologne, a fui avant son procès. La question de la responsabilité des exécutant·es du régime nazi reste passionnante.

    Der Prozess gegen eine 96-Jährige frühere KZ-Sekretärin im schleswig-holsteinischen Itzehoe droht zu platzen, noch bevor er begonnen hat. Die Angeklagte, der Beihilfe zum Mord in mehr als 11.000 Fällen vorgeworfen wird, erschien am Donnerstagmorgen nicht vor Gericht.
    [...]
    Der Angeklagten wird vorgeworfen, als ehemalige Sekretärin im Konzentrationslager Stutthof bei Danzig als Sekretärin des KZ-Kommandanten dazu beigetragen zu haben, dass während ihrer Zeit als dortige Angestellte zwischen 1943 und 1945 mehr als 11.000 Menschen ermordet wurden.

    https://taz.de/Verzoegerung-bei-Gerichtsprozess/!5804982
    #nazisme #camp_d'extermination #Stutthof #justice #éthique #Irmagard_Furchner
    @klaus

  • Avis du COMETS « Communication scientifique en situation de crise sanitaire : profusion, richesse et dérives » | COMETS
    https://comite-ethique.cnrs.fr/avis-du-comets-communication-scientifique-en-situation-de-crise-

    Le COMETS publie un nouvel Avis « Communication scientifique en situation de crise sanitaire : profusion, richesse et dérives » (n°2021-42), approuvé le 25 juin 2021.

    Accéder à l’avis : https://comite-ethique.cnrs.fr/wp-content/uploads/2021/09/AVIS-2021-42.pdf

    RÉSUMÉ – Le COMETS traite, dans cet avis, des multiples formes prises par la communication scientifique dans le contexte de la crise sanitaire provoquée par la pandémie de COVID-19, due au SARS-CoV-2. Le recul de près de deux ans de crise permet de dresser un premier bilan des forces et faiblesses de cette communication. Nous examinons tout d’abord de quelle manière la crise a impacté la communication au sein de la communauté scientifique. Puis nous montrons combien la pertinence de la communication offerte au public par l’entremise de diverses sources d’informations a été déterminante dans la perception que les citoyens ont eu de la crise et dans leur adhésion au discours scientifique. Nous abordons la question de l’articulation entre la mission des experts scientifiques et les impératifs des décideurs. Enfin, nous évoquons les difficultés rencontrées par les scientifiques lorsqu’ils sont confrontés à la défiance des citoyens envers la science et à l’émergence d’un « populisme scientifique ». 
    L’avis débute par un constat optimiste : les connaissances sur le SARS-CoV-2 et la COVID-19 ont très rapidement évolué grâce à une mobilisation inédite de la communauté scientifique internationale, au partage des données et à une politique éditoriale d’ouverture des publications, toutes initiatives qui sont les conséquences des récentes avancées permises par la Science Ouverte. Mais, le COMETS porte aussi un regard critique sur certaines dérives éditoriales et notamment sur les écarts à l‘intégrité scientifique, à la déontologie et à l’éthique qui ont accompagné la publication de travaux contestables portant sur des traitements de la COVID-19 par l’hydroxychloroquine. D’une manière plus générale, le COMETS déplore le comportement irresponsable de certains chercheurs qui ignorent, ou veulent ignorer, les fondements de la démarche scientifique que sont la rigueur, l’honnêteté, la fiabilité et la transparence des méthodes utilisées et l’évaluation critique des publications par les pairs. Les dérives constatées sont lourdes de conséquences par leur impact sur la santé et parce qu’elles contribuent à la défiance des citoyens vis-à-vis de la science et des scientifiques. Cette défiance est d’autant plus difficile à lever que les connaissances sur le virus et la pandémie étant en constante évolution, toute information, considérée comme vérité un jour, peut se trouver démentie le lendemain. Les diverses sources d’informations — institutionnelles, presse, médias, mais aussi réseaux sociaux — ont été des vecteurs déterminants pour éclairer les citoyens. Le COMETS tient à souligner le souci de partage des connaissances avec le public de l’ensemble de la communauté scientifique et salue le difficile et indispensable travail des journalistes. Cependant, force est de constater que les dérives ont été nombreuses : certains médias de grande écoute ont favorisé une « communication spectacle » volontiers polémique et entretenu la confusion entre vérité scientifique et opinion. Des médias ont également servi de tribune à des scientifiques pour y développer des thèses contestables. Les nouveaux médiateurs de l’information que sont internet et les réseaux sociaux ont aussi contribué à la désinformation du public et à la propagation des croyances complotistes. Le COMETS tente d’analyser les raisons qui ont conduit certains citoyens à adhérer à ces croyances complotistes et comment a pu se propager une vague de « populisme scientifique » dans laquelle l’opinion prime sur le fait scientifique.
    Le COMETS s’est aussi penché sur la délicate question de l’articulation entre expertise scientifique et décision politique dans un contexte de crise et in fine sur la recevabilité du message de l’expert lorsqu’il est communiqué aux citoyens. 
    En conclusion, la communication de crise a mis à jour une crise de la communication scientifique aux multiples facettes et d’une portée générale. L’un des enjeux pour la résoudre est indubitablement d’élever le niveau de culture scientifique des citoyens mais aussi des décideurs politiques, un devoir éthique auquel les chercheurs doivent contribuer.

    • 2. Des écarts à l‘intégrité scientifique, à la déontologie et à l’éthique lourds de conséquences
      Face à l’urgence de trouver des solutions thérapeutiques à la COVID-19, des acteurs de la recherche et du monde médical ont soutenu que l’intuition ou le « bon sens », médical seraient suffisants pour décider de l’efficacité et de la sécurité d’un traitement. Ils ont déclaré être les tenants d’une « éthique du traitement » qui serait opposée à une « éthique de la recherche ». Ce discours a servi la promotion, par Didier Raoult et son équipe de l’IHU de Marseille, du traitement de la COVID-19 par un antipaludéen connu de longue date, l’hydroxychloroquine (HCQ). Largement ouvert au public, dans des conditions peu respectueuses des règles de déontologie médicale, le traitement a fait l’objet d’un emballement médiatique et politique alors même que son efficacité sur la COVID-19 ne reposait que sur une étude clinique contestable. Les dérives qui ont accompagné la publication de cette étude dans la revue International Journal of Antimicrobial Agents ont alerté la communauté scientifique (voir Annexe 1). Elles sont édifiantes : accepté 24 heures après sa soumission, l’article a eu, dès sa parution, un énorme impact international ; il a été critiqué sur sa méthodologie (élimination de cas, biais statistiques, absence de preuves robustes,) et suscité des commentaires sur le processus de validation par les pairs, l’un des signataires, Jean-Marc Rolain, étant aussi l’éditeur en chef de cette revue. Face à la pression de la communauté scientifique, l’article a été ré-évalué postérieurement à sa publication. L’expertise, rendue publique par la revue, a recommandé le retrait de l’article, ce qui n’a pas été fait, son éditeur en chef l’ayant seulement « ouvert à la discussion ». On ne peut que déplorer une décision qui remet en cause le jugement par les pairs et va à l’encontre des critiques unanimes de ces derniers.

      Près de 40 % des articles publiés dans l’International Journal of Antimicrobial Agents depuis sa création en 2013 ont été co-signés par son éditeur en chef, Jean-Marc Rolain, et un, voire plusieurs, membres de l’IHU de Marseille dont Didier Raoult. De tels conflits d’intérêt jettent la suspicion sur la validité de leurs travaux et sont d’autant plus critiquables que cette autopromotion contribue à l’avancement de carrière des auteurs et au financement de leur recherche, tous deux conditionnés par le nombre de leurs publications. 26 L’article de D. Raoult et son équipe oblige à un questionnement sur la responsabilité des auteurs face à l’énorme impact de leurs résultats en termes de soins. On peut s’inquiéter de ce que cette étude si peu probante ait pu susciter une telle adhésion du public. Il a été impossible par la suite d’en corriger les effets. Comme nous le discutons plus loin, cette situation rassemble beaucoup des ingrédients de ce qui s’apparente au « populisme scientifique ».

    • Dans le contexte de la crise sanitaire, le soutien sans partage d’une partie de la population au traitement à l’HCQ préconisé par Didier Raoult revêt certains traits du populisme scientifique : méfiance à l’égard de ceux qui s’expriment mais ne fournissent pas de clefs immédiates aux questions posées ; préférence pour les solutions simples et rassurantes ; défiance vis à vis des élites supposées ignorantes des réalités de terrain ; opposition de communautés régionales éloignées du centre de gravité parisien de prise des décisions ; rejet des affirmations des scientifiques jugés compromis par leur proximité avec l’instance politique qu’ils conseillent ; enfin une forme de fascination exercée par une « personnalité forte » qui s’affirme par ses défis contre la représentativité académique.

      La dérive populiste de la science peut être aussi le fait d’un responsable politique. Ainsi, Philippe Douste-Blazy, ancien ministre et professeur de santé publique, et Christian Perronne, professeur de médecine, lançaient début avril 2020 une pétition en ligne demandant au gouvernement d ’accélérer les procédures de mise à disposition du traitement à l’HCQ et recueillaient près de 600.000 signatures ! Quelques jours plus tard était publié un sondage du Parisien, largement répercuté dans d’autres médias, qui portait sur « la croyance » du public en l’efficacité de l’HCQ 44. On ne peut que s ’inquiéter que le choix d ’un traitement puisse être décidé par l’opinion publique sur la base d’une pétition ou d’un sondage et que des décisions politiques puissent être prises en se fondant sur des croyances ou des arguments irrationnels, faisant uniquement appel à la peur ou l’émotion.

      #CNRS #éthique #science #méthode_scientifique #populisme_scientifique #communication #vulgarisation #médias #Didier_Raoult

    • Bizarrement, alors que la rédaction du rapport est annoncé comme ayant couru jusqu’à août 2021, aucune mention de Mucchielli dans ce rapport, alors que ses conneries durent depuis plus d’un an donc la même période que le rapport. Et alors que lui il est interne au CNRS, donc le comité d’éthique devrait en parler au moins autant que les personnalités extérieures.

    • Lynchage et reprise en main par la propagande du régime...vous avez des places à sauver ? Ou est la « catastrophe évitée de justesse » que vous imputez à la seule l’HCQ ? Elle est là avec son QR-code et ses bruits de bottes...

    • L’un des enjeux pour […] résoudre [la communication de crise] est indubitablement d’élever le niveau de culture scientifique des citoyens mais aussi des décideurs politiques, un devoir éthique auquel les chercheurs doivent contribuer.

      Et de changer de type de décideurs politiques ?

  • HCR - « Je dis à tout le monde qu’il faut se faire vacciner »
    https://www.unhcr.org/fr-fr/news/stories/2021/9/613b49434/dis-monde-quil-faire-vacciner.html

    « Je dis à tout le monde qu’il faut se faire vacciner »Des agents de santé réfugiés impliqués dans le programme national de vaccination se mobilisent pour soutenir la riposte de l’Éthiopie face à la crise du Covid19.
    Tut Kiel Tut sort un papier froissé de sa poche et le montre avec assurance : c’est la preuve de réception de sa première injection de vaccin contre le Covid19 administrée un mois plus tôt. Agent de santé parmi les réfugiés volontaires dans le camp de Jewi en Éthiopie, qui abrite quelque 60 000 réfugiés sud-soudanais, Tut a reçu sa première injection de vaccin auprès du bureau régional de santé de Gambella. « Le Covid19 a vraiment suscité la peur au sein de la communauté, plus encore que des maladies telles que le paludisme et le VIH », indique Tut, 40 ans, qui travaille comme interprète dans le centre de santé du camp.Il précise que les informations sur le nombre de personnes décédées et sur l’impact du virus sont omniprésentes.« Lorsque nous avons appris qu’il existait un vaccin qui pouvait contribuer à nous protéger, les gens ont applaudi à tout rompre - nous étions si heureux », ajoute-t-il.
    L’Éthiopie, troisième plus grand pays d’accueil de réfugiés en Afrique, a inclus les réfugiés dans son programme national de vaccination. Cela garantit l’accès aux vaccins pour les personnes particulièrement vulnérables et les agents de santé en première ligne dans les 26 camps de réfugiés que compte le pays.Selon l’Agence éthiopienne pour les réfugiés et les rapatriés (ARRA), 1951 réfugiés ont été vaccinés dans la seule région de Gambella, au 15 juin 2021.« Il est tellement encourageant de voir comment les réfugiés participent en première ligne de la riposte, mais aussi comment le gouvernement éthiopien inclut les réfugiés dans son programme national de vaccination sans discrimination », souligne Ann Encontre, la représentante du HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, en Éthiopie. « Ce n’est pas seulement une preuve de solidarité. Il s’agit de la solution la plus judicieuse, car la pandémie mondiale nous a appris que personne n’est en sécurité tant que tout le monde ne l’est pas. »Tut est conscient du fait qu’une partie de sa responsabilité au sein du centre de santé consiste à soutenir la riposte contre le COVID-19 et à sensibiliser les réfugiés et les communautés d’accueil, notamment en matière de vaccination, même lorsqu’il n’est pas en service.« Il y a encore un certain manque de connaissances et des réticences face au vaccin. Nous devons donc communiquer partout - lors des distributions de nourriture, dans les écoles et ici, au centre de santé », explique-t-il. « Je suis maintenant vacciné, et je me sens en sécurité, mais je dois encore montrer le bon exemple aux autres. »Le centre de santé du camp de Jewi reçoit quotidiennement en moyenne 250 patients et le Covid19 n’est pas la seule préoccupation des réfugiés qui s’y rendent. Le paludisme, les maladies respiratoires, la diarrhée et les maladies de la peau sont autant de problèmes de santé courants. Les médecins sont assistés par 163 travailleurs sanitaires réfugiés comme Tut et Mary Nyabang, 40 ans, qui travaille dans le centre depuis six ans. Elle s’occupe des patients et leur prépare à manger.
    Mary est vaccinée et heureuse que les choses s’améliorent, car la pandémie a été lourdement ressentie par la communauté.« La crise liée au Covid19 a été désastreuse. Tout s’est arrêté et il était impossible de gagner un revenu supplémentaire pour soutenir ma famille. Mais maintenant, vaccins et masques sont disponibles. Les choses s’améliorent », explique-t-elle. Mary estime qu’il est de son devoir d’être un modèle et de contribuer à la sensibilisation de ses pairs au sujet du Covid19.« Je parle à mes patients au centre de santé, aux enfants et à mes voisins. Je leur dis ce que nous devons faire pour nous protéger et protéger les autres », précise-t-elle. « Je leur dis aussi que nous devons nous faire vacciner. »Sur le plan international, le HCR appelle les pays à inclure les réfugiés, les demandeurs d’asile et les apatrides dans leurs programmes de lutte contre le Covid19.
    Le HCR plaide également en faveur d’un soutien accru à l’initiative COVAX, un effort mondial visant à assurer un accès équitable aux vaccins Covid19. Les pays disposant de doses excédentaires sont appelés à les partager avec les pays à revenu faible ou intermédiaire. Les fabricants de vaccins sont quant à eux appelés à accroître l’approvisionnement du dispositif COVAX.
    Au camp de Jewi, le représentant élu de la communauté des réfugiés, Tut Yiech, use de son influence de leader pour encourager la communauté à se faire vacciner. Mais il s’inquiète également à propos de la disponibilité en quantité suffisante de vaccins dans le camp. « Les gens ont besoin de plus de vaccins. Je l’ai reçu, oui, mais qu’en est-il du reste de ma communauté ? » interroge-t-il.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#ethiopie#sudsoudan#jewi#camp#refugie#vaccination#inclusion#COVAX#HCR#sensibilisation#travailleursanitaire

  • « Bolsonaro est en train de faire adopter un arsenal législatif qui démantèlera les droits des Indiens sur leurs terres »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/09/08/bolsonaro-est-en-train-de-faire-adopter-un-arsenal-legislatif-qui-demanteler

    La France ne doit pas se rendre complice de l’ethnocide et de l’écocide en cours au Brésil, affirme un collectif d’anthropologues et d’historiens, parmi lesquels Philippe Descola et Anaïs Fléchet, plaidant pour l’application de sanctions de la part de l’UE.

    Tribune. Depuis le 22 août, 6 000 Indiens du Brésil, issus de 170 peuples différents, ont planté leurs tentes sur l’esplanade des ministères à Brasilia pour s’élever contre une menace inédite sur leurs droits et leurs terres. Ils entendent peser sur une décision de la Cour suprême concernant une demande de l’Etat de Santa Catarina de reprendre possession d’une partie de la terre indigène Ibirama-Laklano revendiquée par le peuple Xokleng. L’enjeu est d’importance puisque cette décision confirmera la doctrine en vigueur ou la remplacera par une autre, très défavorable aux droits des Indiens.

    (...) A titre d’exemple, le territoire des Yanomami fait déjà l’objet de cinq cents demandes formelles d’extraction minière. Une fois les lois votées, on voit mal comment ces demandes pourraient ne pas être acceptées. Ce serait alors, dans cette seule terre, 30 000 kilomètres carrés de forêt qui seraient ouverts à l’exploitation, soit la superficie de la Belgique.

    #ethnocide #écocide #déforestation #droits_originaires

    (rare absence de paywall pour une tribune)

  • Yemen: UN agency helping stranded migrants to return home | | UN News
    https://news.un.org/en/story/2021/09/1099262

    Yemen: UN agency helping stranded migrants to return home
    Amid intensifying conflict in Yemen, and the COVID-19 pandemic, the International Organization for Migration (IOM) is helping nearly 5,000 Ethiopian migrants stranded in the country to return home, the UN agency reported on Tuesday. Some 300 migrants are set to depart for Addis Ababa this week on two IOM-run Voluntary Humanitarian Return (VHR) flights leaving out of the southern port city of Aden, where the internationally-recognized Government is headquartered. The aim is to operate two flights weekly through the end of the year, and to expand to other places such as Ma’rib, where fighting persists between Government forces and the Ansar Allah movement, also known as the Houthis.“Since the start of the pandemic, migrants in Yemen have been pushed even further into the shadows,” said John McCue, Deputy Chief of Mission with IOM Yemen.
    The country has been divided between Government forces, backed by a Saudi-led military coalition, and the Houthis, who hold most of the north, since 2015. More than 670 migrants have voluntarily returned so far this year, but IOM will need $3 million from the international community, and continued support from the Yemeni and Ethiopian authorities, to facilitate the flights.“We call on donors to make more significant contributions to this crucial lifeline which provides thousands of stranded migrants with their only chance to escape a dangerous situation and make their way home,” Mr. McCue said.
    IOM estimates that some 32,000 migrants are stranded in dire conditions in Yemen due to COVID-19 movement restrictions, preventing them from journeying on to Saudi Arabia.The restrictions have also had a knock-on effect on smuggling networks as this route is no longer as lucrative as in the past, meaning groups are adopting alternative ways to exploit migrants to make up for their financial losses.Some migrants are forced to work on farms to pay off their debts, while others are exposed to gender-based violence and abduction for ransom. The majority lack access to water, food, sanitation and healthcare. Many migrants have become increasingly desperate to return home. IOM reported that since May 2020, some 18,200 people have risked their lives taking the perilous sea route to Djibouti or Somalia. Dozens have drowned when overcrowded vessels capsized.
    Of the migrants who have taken VHR flights this year, 20 were under the age of 18. Unaccompanied minors account for more than 10 per cent of new arrivals to Yemen. IOM said the so-called Eastern Corridor – comprising Djibouti, Somalia, Ethiopia and Yemen – has some of the highest proportions of children using an irregular migration route.
    Besides arranging the flights to Ethiopia, IOM also offers other support to migrants before they leave Yemen, including counselling and helping them to secure travel documents. IOM also liaises with the authorities in both countries to ensure safe passage and transit.
    When they return home, migrants are temporarily housed at the IOM transit centre in Ethiopia where they are provided with food, essential non-food items, counselling services, and a transport allowance to their final destination. The UN agency also arranges medical and psychological care, as well as family tracing and reunification for unaccompanied migrant children.“Facilitating safe voluntary return of migrants from Yemen remains to be an extremely critical programme, and ought to be accompanied by lasting solutions to irregular migration,” said Malambo Moonga, Head of the Migration Management Unit for IOM Ethiopia.“We continue to appeal for investments in sustainable reintegration of returnees and resilience-building in Ethiopian communities with high rates of irregular migration.”

    #Covid-19#migrant#migration#yemen#ethiopie#somalie#djibouti#sante#frontiere#pandemie#retour#migrationirreguliere#OIM#resilience#psychosocial#reintegration#vulnerabilite

  • De jeunes migrants survivent à une expérience de mort imminente en traversant le Yémen déchiré par la guerre | The Storyteller
    https://storyteller.iom.int/fr/stories/de-jeunes-migrants-survivent-une-experience-de-mort-imminente-en-tr

    De jeunes migrants survivent à une expérience de mort imminente en traversant le Yémen déchiré par la guerre . Sana’a – Épuisement, faim, désorientation et peur. Voilà ce que ressentent la plupart des migrants en arrivant au Yémen. «  Je n’ai bénéficié d’aucune aide. Quand je suis arrivé au Yémen, je dormais sur le trottoir - effrayé, affamé et malade  », se souvient Bilal Muhammad, un migrant éthiopien de 18 ans qui s’est récemment retrouvé bloqué dans le pays. Bilal est l’un des milliers de migrants dont le rêve d’une nouvelle vie dans les pays voisins du Golfe a été brisé par le conflit et les restrictions de mouvement liées à la COVID-19. Il s’est retrouvé, avec 32 000 autres personnes, bloqué au Yémen, dans des conditions de vie extrêmement difficiles. Malgré son jeune âge, Bilal a quitté sa mère et ses trois frères restés en Éthiopie et a décidé de s’engager sur la dangereuse route vers le Yémen, dans l’espoir de trouver une bonne source de revenus au Royaume d’Arabie saoudite qui lui permettrait d’offrir une vie meilleure à sa famille. «  Je suis parti d’’Éthiopie pour rejoindre Djibouti, puis j’ai traversé la mer du Yémen jusqu’à la côte de Shabwah, je me suis rendu dans le gouvernorat d’Aden, puis j’ai voyagé à pied jusqu’au gouvernorat de Sa’dah  », a-t-il déclaré. Avec l’assouplissement récent des restrictions sur les mouvements internationaux, les arrivées de migrants au Yémen ont commencé à augmenter lentement, même si le nombre global reste faible par rapport aux années d’avant la pandémie. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) estime qu’en 2019, plus de 138 000 migrants sont arrivés au Yémen, tandis qu’un peu plus de 37 500 sont arrivés en 2020. A ce jour, en 2021, l’Organisation a enregistré plus de 11 500 arrivées de migrants dans le pays. Les migrants qui arrivent à se rendre au Yémen continuent de se heurter à des obstacles importants pour accéder aux services humanitaires et aux emplois nécessaires à leur survie. La pandémie et le conflit persistant les ont poussés encore plus dans l’ombre et les ont rendus dépendants des réseaux de trafic illicite pour s’en sortir.
    La plupart des migrants qui viennent de la Corne de l’Afrique arrivent sur la côte ouest du Yémen - quelque part entre Hajjah et Shabwah - avant de tenter de poursuivre leur route. Les passeurs assurent ensuite le transport des migrants qui ont les moyens de faire le voyage, et les emmènent à Aden. Les migrants qui n’ont pas d’argent voyagent généralement pendant des semaines à pied pour atteindre la même destination. Désireux de franchir les frontières vers l’Arabie saoudite, ils entreprennent ensuite un voyage extrêmement dangereux d’Aden à Sa’dah. En chemin, de nombreux migrants se retrouvent pris dans des affrontements armés.

    #Covid-19#migration#migrant#yemen#ethiope#arabiesaoudite#sante#vulnerabilite#conflit#crise#pandemie#humanitaire

  • Mosaïque ethno-linguistique en Afghanistan au milieu des années 1990
    https://visionscarto.net/afghanistan-ethno-linguistique

    Titre : Mosaïque ethno-linguistique en Afghanistan au début des années 2000 Mots-clés : #guerre #conflits #afghanistan #talibans #islamisme Contexte : Atlas du Monde diplomatique, 2003, page 168 et 169 Source : - Auteur : Philippe Rekacewicz Date : 1996 et 2003 #Musée_et_archives

  • Sexual violence used as weapon of war in Ethiopia’s Tigray, Amnesty finds

    Ethiopian and Eritrean troops have raped hundreds of women and girls during the Tigray war, subjecting some to sexual slavery and mutilation, Amnesty International said in a report Wednesday.

    Drawing from interviews with 63 survivors, the report sheds new light on a scourge already being investigated by Ethiopian law enforcement officials, with at least three soldiers convicted and 25 others charged.

    Some survivors said they had been gang-raped while held captive for weeks on end. Others described being raped in front of their family members.

    And some reported having objects including nails and gravel inserted into their vaginas, “causing lasting and possibly irreparable damage”, Amnesty said.

    “It’s clear that rape and sexual violence have been used as a weapon of war to inflict lasting physical and psychological damage on women and girls in Tigray,” said Amnesty’s secretary general Agnes Callamard.

    “Hundreds have been subjected to brutal treatment aimed at degrading and dehumanizing them.

    “The severity and scale of the sexual crimes committed are particularly shocking, amounting to war crimes and possible crimes against humanity.”

    ‘All of us were raped’

    Northern Ethiopia has been wracked by violence since November after Prime Minister Abiy Ahmed, the 2019 Nobel Peace Prize winner, sent troops into Tigray to topple its regional ruling party, the Tigray People’s Liberation Front (TPLF).

    He said the move came in response to TPLF attacks on federal army camps.

    As the conflict has deepened, the humanitarian toll has spiked, with aid workers struggling to reach cut-off populations and 400,000 people facing famine-like conditions in Tigray, according to the UN.

    Alleged perpetrators of rape include government soldiers, troops from neighbouring Eritrea – which has backed up Abiy – as well as security forces and militia fighters from Ethiopia’s Amhara region, Amnesty said.

    More than two dozen survivors told Amnesty they were raped by Eritreans alone, while others said Eritreans and Ethiopians had worked together.

    “They raped us and starved us. There were too many who raped us in rounds,” said one 21-year-old survivor who reported being held for 40 days.

    “We were around 30 women they took.... All of us were raped.”

    Investigations ongoing

    AFP has previously interviewed multiple survivors of gang rape perpetrated by Ethiopian and Eritrean soldiers.

    Amnesty said Wednesday that health facilities in Tigray had “registered 1,288 cases of gender-based violence from February to April 2021”, though doctors note that many survivors do not come forward.

    In February Ethiopia’s women’s minister Filsan Abdullahi Ahmed said rape had “without a doubt” taken place in Tigray. A task force she established has since sent a report to the attorney general’s office.

    On Tuesday, Filsan told AFP it was up to law enforcement officials to determine the scale of the problem and who was responsible.

    “I think they are doing their best... They have to go and really study thoroughly before they identify who committed the crimes.”

    But she added: “I would prefer them moving at a faster pace so I can say justice has been served, and I hope we will see justice being served.”

    In May, the attorney general’s office said three soldiers had been convicted and sentenced for rape and that an additional 25 had been charged with “committing acts of sexual violence and rape”.

    Investigations were continuing, it said.

    https://www.france24.com/en/africa/20210811-sexual-violence-used-as-weapon-of-war-in-ethiopia-s-tigray-amnest
    #Tigré #Ethiopie #guerre #viols #viol_comme_arme_de_guerre #abus_sexuels #violences_sexuelles

    • Ethiopia: Troops and militia rape, abduct women and girls in Tigray conflict – new report

      - Forces aligned to the Ethiopian government subjected hundreds of women and girls to sexual violence
      - Rape and sexual slavery constitute war crimes, and may amount to crimes against humanity

      Women and girls in Tigray were targeted for rape and other sexual violence by fighting forces aligned to the Ethiopian government, Amnesty International said today in a new report into the ongoing Tigray conflict.

      The report, ‘I Don’t Know If They Realized I Was A Person’: Rape and Other Sexual Violence in the Conflict in Tigray, Ethiopia, reveals how women and girls were subjected to sexual violence by members of the Ethiopian National Defense Force (ENDF), the Eritrean Defense Force (EDF), the Amhara Regional Police Special Force (ASF), and Fano, an Amhara militia group.

      Soldiers and militias subjected Tigrayan women and girls to rape, gang rape, sexual slavery, sexual mutilation and other forms of torture, often using ethnic slurs and death threats.

      “It’s clear that rape and sexual violence have been used as a weapon of war to inflict lasting physical and psychological damage on women and girls in Tigray. Hundreds have been subjected to brutal treatment aimed at degrading and dehumanizing them,” said Agnès Callamard, Amnesty International’s Secretary General.

      “The severity and scale of the sexual crimes committed are particularly shocking, amounting to war crimes and possible crimes against humanity. It makes a mockery of the central tenets of humanity. It must stop.

      “The Ethiopian government must take immediate action to stop members of the security forces and allied militia from committing sexual violence, and the African Union should spare no effort to ensure the conflict is tabled at the AU Peace and Security Council.”

      The Ethiopian authorities should also grant access to the African Commission for Human and Peoples’ Rights Commission of Inquiry, and the UN Secretary General should urgently send his Team of Experts on the Rule of Law and Sexual Violence in Conflict to Tigray.

      Amnesty International interviewed 63 survivors of sexual violence, as well as medical professionals. Twenty-eight survivors identified Eritrean forces as the sole perpetrators of rape.
      Widespread sexual violence

      The pattern of acts of sexual violence, with many survivors also witnessing rape of other women, indicates that sexual violence was widespread and intended to terrorize and humiliate the victims and their ethnic group.

      Twelve survivors said soldiers and militia raped them in front of family members, including children. Five were pregnant at the time.

      Letay*, a 20-year-old woman from Baaker, told Amnesty International she was attacked in her home in November 2020 by armed men who spoke Amharic and wore a mixture of military uniforms and civilian clothing.

      She said: “Three men came into the room where I was. It was evening and already dark… I did not scream; they gestured to me not to make any noise or they would kill me. They raped me one after the other… I was four months pregnant; I don’t know if they realized I was pregnant. I don’t know if they realized I was a person.”

      Nigist*, a 35-year-old mother-of-two from Humera said she and four other women were raped by Eritrean soldiers in Sheraro on 21 November 2020.

      She said: “Three of them raped me in front of my child. There was an eight-months pregnant lady with us, they raped her too… They gathered like a hyena that saw something to eat… They raped the women and slaughtered the men.”

      Health facilities in Tigray registered 1,288 cases of gender-based violence from February to April 2021. Adigrat Hospital recorded 376 cases of rape from the beginning of the conflict to 9 June 2021. However, many survivors told Amnesty International they had not visited health facilities, suggesting these figures represent only a small fraction of rapes in the context of the conflict.

      Survivors still suffer significant physical and mental health complications. Many complained of physical trauma such as continued bleeding, back pain, immobility and fistula. Some tested positive for HIV after being raped. Sleep deprivation, anxiety and emotional distress are common among survivors and family members who witnessed the violence.
      Sexual slavery and intention to humiliate

      Twelve survivors said they were held captive for days and often weeks, and repeatedly raped, in most cases by several men. Some were held in military camps, others in houses or grounds in rural areas.

      Tseday*, 17, told Amnesty International that she was abducted by eight Eritrean soldiers in Zebangedena and held captive for two weeks. She said: “They took me to a rural area, in a field. There were many soldiers; I was raped by eight of them… Usually, they went out to guard the area in two shifts. When four of them went out, the rest stayed and raped me.”

      Blen*, a 21-year-old from Bademe, said she was abducted by Eritrean and Ethiopian soldiers on 5 November 2020, and held for 40 days alongside an estimated 30 other women. She said: “They raped us and starved us. They were too many who raped us in rounds. We were around 30 women they took... All of us were raped.”

      Eight women also told how they had been raped by Ethiopian and Eritrean soldiers and associated militia near the border with Sudan, as they sought shelter.

      Two survivors had large nails, gravel, and other types of metal and plastic shrapnel inserted into their vaginas, causing lasting and possibly irreparable damage.

      Soldiers and militia repeatedly sought to humiliate their victims, frequently using ethnic slurs, insults, threats, and degrading comments. Several survivors interviewed by Amnesty International said that the rapists had told them, “This is what you deserve” and “You are disgusting”.
      Lack of support for survivors

      Survivors and witnesses told Amnesty International that they received limited or no psychosocial and medical support since they arrived in the internally displaced persons camps in the town of Shire in Ethiopia, or in refugee camps in Sudan.

      Survivors also suffered because medical facilities were destroyed and restrictions imposed on the movement of people and goods, which hindered access to medical care. Victims and their families said they are short of food, shelter and clothes due to the limited humanitarian aid.

      Reports of sexual violence were mostly hidden from the outside world during the first two months of the conflict that began in November 2020, largely because of access restrictions imposed by the Ethiopian government and the communications blackout.

      “On top of their suffering and trauma, survivors have been left without adequate support. They must be able to access the services they need and are entitled to – including medical treatment, livelihood assistance, mental healthcare and psychosocial support – which are essential aspects of a survivor-centred response,” said Agnès Callamard.

      “We must see all allegations of sexual violence effectively, independently and impartially investigated to ensure survivors receive justice, and an effective reparation program must be established. All parties to the conflict should also ensure unfettered humanitarian access.”

      https://www.amnesty.org/en/latest/news/2021/08/ethiopia-troops-and-militia-rape-abduct-women-and-girls-in-tigray-conflict-

      Pour télécharger le rapport:
      https://www.amnesty.org/download/Documents/AFR2545692021ENGLISH.PDF

      #rapport #Amnesty #Amnesty_International #femmes #filles #esclavage_sexuel #milices #armées #soldats #crimes_de_guerre #crimes_contre_l'humanité

  • « L’écocide dont résultent les mégafeux est aussi un ethnocide », Joëlle Zask est philosophe, maîtresse de conférences à l’université d’Aix-Marseille, autrice de Quand la forêt brûle (Premier Parallèle, 2019).

    Les mégafeux de forêt, ces signes les plus violents de la crise écologique, font rage : en Sibérie, un million et demi d’hectares, dont on parle trop peu, sont récemment partis en fumée. L’ouest des Etats-Unis et du Canada est en flamme. Tout le sud de l’Europe est menacé.

    Les causes environnementales des mégafeux sont identifiées. Il en va de même de leur impact écologique : nous savons que ces feux sont dus au dérèglement climatique dont les activités humaines sont responsables, qu’ils émettent autant de gaz à effet de serre que la circulation automobile, que les forêts qui en sont victimes sont durablement détruites, que des espèces qui y vivent disparaissent. La forêt amazonienne produit désormais plus de gaz carbonique qu’elle n’en capture. Récemment, les fumées dégagées par les feux qui sévissent dans l’Oregon et en Californie ont atteint New York, dont les habitants ont été asphyxiés. Le 30 juillet, Joe Biden a déclaré qu’il fallait voir dans les mégafeux la preuve de l’urgence à agir énergiquement pour le climat.

    Ce qui est moins connu est la corrélation entre le développement de ces feux extrêmes et la dégradation, voire la disparition des activités humaines compétentes dans les forêts, dont les feux dirigés ou écobuage, qui sont destinés, entre autres, à éviter les mégafeux. Les touristes et les « rurbains » qui se multiplient à la campagne en quête d’un lieu de séjour plus humain que la grande ville sont ignorants en la matière. Ils sont aussi négligents : 80 % des feux de forêt sont dus à des actes humains accidentels et, pour une proportion non négligeable, criminels.

    Peuples délogés et déculturés

    En revanche, les peuples et les individus qui connaissent la forêt, l’entretiennent et en prennent soin depuis des millénaires ont été massivement délogés et déculturés. Ainsi en va-t-il des peuples autochtones de l’Amérique du Nord, des Amérindiens du Brésil, des peuples aborigènes d’Australie ou des peuples nomades de Sibérie, mais aussi de nos paysans et forestiers européens qui savaient cultiver les forêts et les protéger des flammes.

    Le processus est simple : les forêts qui, au cours des millénaires, se sont adaptées aux activités humaines – dont le pastoralisme, l’agriculture paysanne, le traçage de voies de passage, les feux d’entretien – se referment et s’uniformisent. Elles s’encombrent de matière sèche et de strates intermédiaires de végétation qui sont pour les flammes autant de tremplins vers le houppier des grands arbres. Dans les circonstances actuelles de températures extrêmes, de longues sécheresses, de vents intenses et d’invasions de nuisibles, les priver de ces soins, souvent au nom d’une nature vierge qui n’existe quasiment pas, c’est les livrer aux flammes.

    Le sinistre cas de Fordlândia

    L’écocide dont résultent les mégafeux est aussi un ethnocide. Détruire la forêt, la compartimenter, la privatiser, l’exploiter ou la défricher sur d’immenses surfaces au profit de l’extraction minière, de l’élevage, du soja transgénique ou du palmier à huile, c’est en parallèle, et avec tout autant de violence, détruire culturellement les peuples qui y vivent.

    En 1928, le sinistre cas de Fordlândia atteste déjà cette corrélation. Afin de produire du caoutchouc, l’industriel américain Henry Ford met la main sur 10 000 kilomètres carrés près de Santarem, au Brésil, dont il chasse les habitants. Destinés à une plantation d’hévéas, ces hectares sont aspergés de kérosène et incendiés jusqu’à la racine. Aucun litre de latex n’a jamais été produit. Non seulement la forêt se ravine mais les arbres se contaminent les uns les autres.

    Quant aux travailleurs de la plantation recrutés parmi les Indiens brésiliens, les traitements qui leur sont infligés ne sont pas d’une nature fondamentalement différente de ceux que subit la forêt. La ville ouvrière prétendument « modèle » dans laquelle ils sont logés leur est parfaitement inadaptée. La tentative de colonisation culturelle qui les vise passe par le corned-beef et le hamburger, l’interdiction des femmes et de l’alcool, le port obligatoire d’un badge, des horaires stricts et autres contraintes du même acabit. Dès 1934, après moult révoltes et désertions, Fordlândia est abandonné.

    Savoirs patiemment élaborés durant des siècles

    Cet épisode bien décrit par l’historien américain Greg Grandin est l’un des premiers actes, certes avorté, d’un drame dont les actes suivants vont, quant à eux, triompher de l’adversité naturelle et de la prétendue « sauvagerie » humaine. Là où nous commençons à reconnaître des savoirs patiemment élaborés durant des siècles, on ne voit alors que de l’obscurantisme et de la superstition. Ainsi en va-t-il des peuples aborigènes d’Australie dont la situation est aujourd’hui emblématique de l’intrication entre la destruction de la nature et la destruction des formes de vie autochtones.

    Si le bush est victime de mégafeux qu’aucune technologie humaine, si sophistiquée qu’elle soit, ne peut dominer, c’est aussi que ces peuples, qui s’occupent de la forêt depuis cinquante mille ans, ont perdu, quand ils n’ont pas été décimés, la possibilité d’entretenir la biodiversité et de « nettoyer le paysage », lequel a pourtant évolué de manière à avoir besoin de leurs soins.

    Aujourd’hui, face à l’impuissance absolue de la rationalité occidentale, ce sont les rangers aborigènes, mais aussi les Amérindiens, les forestiers corses, les éleveurs californiens, les peuples sibériens qu’on appelle à l’aide pour enseigner ce qu’ils savent et organiser la lutte qui convient contre les mégafeux. Espérons que leur « culture du feu » et leurs sciences de la nature auront mieux résisté aux assauts de la « civilisation » que la nature en flamme.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/08/11/l-ecocide-dont-resultent-les-megafeux-est-aussi-un-ethnocide_6091129_3232.ht

    #feux #mégafeux #écologie #ethnocides

    • #massif_des_Maures, un feu tout a fait inhabituel, Joëlle Zask
      https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/incendie/incendies-dans-le-var-il-faut-prendre-la-mesure-qu-on-rentre-dans-un-no

      ... , il faut prendre la mesure qu’on rentre dans un nouveau régime de feux. C’est déjà avéré ailleurs dans le monde, comme à l’ouest des États-Unis et du Canada. En France, je pense que le phénomène nous atteint aussi.

      « Un méga-feu se définit par son intensité, sa vitesse de propagation, par le fait aussi qu’il dégrade durablement la végétation, contrairement aux feux saisonniers et de surface. »

      Ce qui caractérise également ces méga-feux c’est qu’on ne peut rien faire. La technologie humaine s’avère impuissante et ce sont des feux qui meurent de cause naturelle, quand il n’y a plus de vent, ou quand il pleut. Donc c’est vraiment particulier et il est probable que le métier de pompier soit amené à changer.

      Est-ce qu’on connaît les causes ? Qu’est-ce qui fait qu’un feu se transforme en méga-feu ?

      Il y a deux séries de cause : il y a évidemment le dérèglement climatique, avec des températures extrêmes, qui nous apportent des périodes de sécheresse, et des vents endiablés. Là, il y a une responsabilité humaine qui est tout à fait considérable, ce qui se voit aussi au niveau des plantations, c’est-à-dire que l’on a des forêts uniformes. On note la disparition de certains arbres qui agissent comme retardateurs de feu, comme les cyprès en Méditerrannée. Et puis il y a une autre série de causes, en lien avec des politiques d’interdiction des feux, d’extinction des feux à la première étincelle. Finalement, ces politiques sont un peu tournées vers nos paysans, nos forestiers et nos éleveurs.

      « On détruit aussi les gens qui savent y faire avec la forêt, on détruit la culture du feu et donc on ne sait plus faire. »

      En fait, il faut réapprendre à protéger la forêt, à l’entretenir, à la maintenir ouverte. Il y a toute une pratique de la forêt qui la protège des flammes, on savait le faire depuis la nuit des temps, les aborigènes en Australie par exemple. Ce sont des savoirs indispensables aujourd’hui pour prévenir les méga-feux.

  • Un cambriolage record de cryptomonnaies chez Poly Network par des pirates informatiques
    Le vol, évalué à 600 millions de dollars par des experts, est le plus important jamais observé par le secteur. La société Poly Network a invité les hackers à « (leur) parler pour trouver une solution »

    #Poly_Network, une société spécialisée dans les transferts de #cryptomonnaies, a rapporté mardi un vol record, le plus gros jamais observé par le secteur, évalué à 600 millions de dollars (512 millions d’euros) par des experts.

    « Cher hacker (...) nous voulons entrer en communication avec vous et vous exhorter à rendre les actifs que vous avez piratés », a écrit l’entreprise Poly Network dans une lettre adressée aux pirates informatiques et publiée sur Twitter. « La somme d’argent que vous avez piratée est la plus grosse dans l’histoire de la finance décentralisée. Cet argent vient de dizaines de milliers de membres de la communauté crypto. »

    https://twitter.com/PolyNetwork2/status/1425123153009803267/photo/1

    En tout, le vol de #jetons d’#Ethereum, #BinanceChain et #OxPolygon représente quelque 600 millions de dollars, selon des calculs d’utilisateurs comme le chercheur en #cybersécurité et spécialiste de l’Ethereum #Mudit_Gupta.

    Sur Twitter, l’entreprise a publié les adresses utilisées par les hackers, et appelé les détenteurs de portefeuilles de cryptomonnaies à les « blacklister ».

    Les piratages, une tendance « alarmante »

    Les transferts de #bitcoins et autres #crypto-actifs reposent sur la technologie de la #blockchain, qui permet a priori de se passer d’intermédiaires comme les banques, les transactions se faisant directement d’utilisateur à utilisateur.

    « Les autorités de n’importe quel pays vont considérer vos méfaits comme un crime économique majeur et vous serez poursuivis. (...) Vous devriez nous parler pour trouver une solution », insiste Poly Network dans sa lettre.

    Fin avril, les vols de cryptomonnaies, piratages et fraudes avaient atteint 432 millions de dollars (368,7 millions d’euros) en tout, selon #CipherTrace. « Ce chiffre peut sembler petit comparé aux années passées, mais si on regarde plus en détail, on observe une tendance alarmante : les piratages dans la #finance_décentralisée représentent désormais plus de 60% du volume total des #piratages et #vols », constate le cabinet spécialisé.
    #monaie #argent

  • Quand le #Militantisme déconne : injonctions, pureté militante, attaques… (5/8)
    https://framablog.org/2021/08/06/quand-le-militantisme-deconne-injonctions-purete-militante-attaques-5-8

    La question compliquée et parfois houleuse du #militantisme nous intéresse depuis longtemps à Framasoft, aussi avons-nous demandé à #Viciss de #Hacking_Social, de s’atteler à la tâche. Voici déjà le cinquième épisode [si vous avez raté les épisodes précédents] de … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Contributopia #Internet_et_société #Libr'en_Vrac #Non_classé #ethnocenrtisme #injonction #Libre #motivation #sabotage

  • Bédouins et Israéliens d’origine éthiopienne : L’Etat manque à ses obligations
    https://fr.timesofisrael.com/bedouins-et-israeliens-dorigine-ethiopienne-letat-manque-a-ses-obl

    Les Israéliens d’origine éthiopienne souffrent de surflicage et de discrimination, tandis que les communautés bédouines du sud vivent avec un manque choquant de services et de gouvernance, selon un rapport cinglant publié mercredi par le contrôleur d’État Matanyahu Englman.

    « La population bédouine du Néguev est la plus pauvre d’Israël et souffre d’un manque d’infrastructures et d’une éducation de qualité », accuse le rapport. « Le gouvernement israélien est responsable de l’amélioration de la gouvernance dans le Néguev ». 


    Une communauté bédouine vivant à côté de la plus grande décharge d’Israël, près de la ville de Rahat dans le sud d’Israël, le 10 août 2016 (Crédit : Yaniv Nadav/Flash90).

    Le rapport a souligné le manque d’infrastructures dans les communautés bédouines et le fait que neuf de ces communautés figurent dans un classement des onze localités les plus faibles d’Israël sur le plan socio-économique, sans qu’aucun changement significatif ne soit intervenu dans le classement depuis plusieurs années. 

    L’absence de données précises sur le nombre de personnes vivant dans les communautés bédouines a empêché les autorités d’établir un budget, selon le rapport. Malgré cela, il est clair que les normes de base acceptables ne sont pas respectées. 

    Le Contrôleur a constaté que dans la plupart des communautés de deux conseils régionaux, il n’y avait pratiquement aucune infrastructure publique d’eau, d’égouts, d’électricité, de routes, de communications, d’éclairage public et de trottoirs. 

    De nombreuses maisons sont donc raccordées illégalement au réseau électrique ou ne le sont pas du tout, une situation dangereuse qui a conduit à un certain nombre d’incendies mortels dus à des raccordements défectueux ou à l’utilisation par les familles de chauffages dangereux.


    Des villages bédouins non reconnus autour de la zone industrielle de Ramat Hovav, dans le sud d’Israël, souffrent d’un niveau élevé de pollution atmosphérique due aux bassins d’évaporation de produits chimiques situés à proximité et à une centrale électrique d’Israel Electric Corporation,le 28 décembre 2017. (Crédit : Yaniv Nadav/FLASH90) 

    Les élèves sont emmenés à l’école dans des conditions dangereuses dans de vieux bus sur des routes non pavées et de nombreux membres des communautés bédouines vivent dans des zones où il n’y a pas de système d’alerte à la roquette, indique le rapport. 

    Il traite également de l’augmentation de la criminalité et du manque d’application de la loi dans les localités bédouines. 

    La communauté bédouine « est fortement impliquée dans le non-paiement des impôts, la polygamie, les paiements de protection et les dommages causés aux infrastructures civiles et militaires », indique le rapport. 

    Selon le rapport, les postes de police promis n’ont pas été créés et le maintien de l’ordre dans les communautés n’a pas été renforcé. 

    En outre, sur une période d’environ cinq ans, 177 enquêtes criminelles sur l’extorsion de l’argent de la protection dans la région du Néguev ont été classées sans suite ou abandonnées, et seules 87 ont été transférées au bureau du procureur de l’État pour un examen plus approfondi. 

    Englman a fait remarquer que ces statistiques ne concernaient que les cas signalés à la police, et a déclaré que le problème de l’extorsion était beaucoup plus répandu que les chiffres ne semblent le suggérer.


    Le contrôleur d’État Matanyahu Englman assiste à une conférence de presse à Jérusalem annonçant une enquête sur la tragédie du Mont Meron le 3 mai 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

    L’audit a également révélé qu’entre 2017 et février 2020, des actes d’accusation n’ont été déposés que dans 18 cas de polygamie, tandis que 345 affaires ont été classées, ce qui signifie que des accusations n’ont été portées que dans environ 5 % des cas. 

    Selon le rapport, environ 14 000 femmes vivent dans des ménages polygames en Israël.

    Les relations polygames sont illégales en Israël depuis 1977. Cependant, les autorités ferment largement les yeux sur ce phénomène très courant chez les Bédouins, même s’il a été démontré que la polygamie conduit souvent à des violences domestiques et à une pauvreté inéluctable. 

    Le rapport souligne également le danger sur les routes du sud du pays et le taux élevé d’accidents. Il indique que 399 mineurs ont été pris en flagrant délit de conduite illégale dans la région du Néguev entre 2016 et 2020, tout en précisant qu’ils n’étaient pas tous bédouins. 

    En outre, les communautés bédouines étaient confrontées aux dangers des stations-service dites pirates et de l’incinération illégale de déchets.


    Des hommes bédouins déplacent un réservoir d’eau dans le désert du Néguev, le 06 juin 2014 (Crédit : Moshe Shai/FLASH90)

    Un ciblage disproportionné 
    Le contrôleur a également détaillé un certain nombre de façons dont les Israéliens d’origine éthiopienne sont ciblés de manière disproportionnée par la police, et sont confrontés à la discrimination et au racisme sur le lieu de travail. 

    Selon le rapport, les enquêtes policières sur les membres de la communauté ont été menées chez les mineurs à un taux 3,8 fois supérieur à leur part relative dans la population (1,7 %), et à un taux de 1,9 fois chez les adultes.


    Des Israéliens éthiopiens protestent à Tel Aviv le 30 janvier 2019 contre les violences policières, après le meurtre de l’adolescent Solomon Tekah. En utilisant le nom de la communauté, le Beta Israël, les affiches disent « La police assassine le Beta Israël ». (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

    Dans le même temps, la confiance dans la police et la satisfaction de ses actions ne sont que de 13 % dans la communauté, selon les enquêtes menées par la police, indique le rapport. 

    Depuis des années, la communauté dit être victime de brutalités policières et de discrimination, les tensions ayant atteint un pic à la suite du meurtre par la police, en 2019, de Solomon Tekah, 19 ans, lors d’une altercation à Haïfa. La mort de Tekah a déclenché plusieurs journées de manifestations dans tout le pays, dont certaines ont tourné à la violence et ont suscité de nouvelles accusations de brutalité policière et de racisme envers les personnes d’origine éthiopienne.


    La police détient des manifestants lors d’un rassemblement contre la violence policière suite à la mort de Solomon Tekah, 19 ans, à Tel Aviv, le 3 juillet 2019. (Crédit : Neuberg/Flash90)

    n réponse au rapport du Contrôleur, la police a déclaré à Kan news qu’elle travaillait « constamment à protéger et à servir fidèlement tous les citoyens israéliens, et à leur fournir des services de police égalitaires, indépendamment de leur origine, de leur religion ou de la couleur de leur peau. » 

    En ce qui concerne l’intégration des membres de la communauté d’origine éthiopienne, le rapport a révélé qu’environ 75 % d’entre eux ont déclaré avoir été confrontés à des remarques racistes sur leur lieu de travail, tandis que 14 des 22 ministères n’ont pas atteint l’objectif gouvernemental de représentation adéquate de la communauté, qui ne représente elle-même que 1,7 % de la population active. 

    En outre, le rapport aborde un certain nombre de questions relatives au manque de transparence en ce qui concerne les travaux de la Knesset, et indique qu’il n’est toujours pas clair si les ministères fonctionnent selon les directives réglementant l’utilisation de l’informatique en nuage, avec un avertissement émis à la lumière d’un certain nombre de piratages à grande échelle au cours des derniers mois, à la fois en Israël et à l’étranger.

    #israel #racisme #discriminations #pauvreté #bédouins #discrimination #polygamie #flicage #brutalités_policières #éthiopie

  • Comment les cacatoès apprennent à ouvrir les poubelles
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2021/07/25/comment-les-cacatoes-apprennent-a-ouvrir-les-poubelles_6089501_1650684.html


    Un cacatoès à huppe jaune ouvre le couvercle d’une poubelle domestique à Sydney, en Australie, le 20 juillet 2021.
    BARBARA KLUMP / MAX PLANCK INSTITUTE OF ANIMAL BEHAVIOR

    En Australie, l’adaptation « culturelle » de ces volatiles au mode de vie urbain se manifeste par la transmission entre pairs de techniques d’ouverture des bennes à ordures, vient de montrer une équipe d’ornithologues.

    Des mouettes ou des corbeaux s’alimentant sur des décharges ou dans des sacs-poubelle éventrés, rien ne nous semble plus banal. Mais difficile de résister à ces images-là. Filmées au portable par Richard Major, du Museum d’Australie, à Sydney, elles montrent un cacatoès à huppe jaune saisissant de son bec le couvercle d’une benne à ordures, le faire remonter puis basculer, afin de dégager l’accès au possible festin. La force, mais surtout l’adresse et l’astuce du volatile y apparaissent saisissantes. « Quand je les ai vues, j’ai su qu’il fallait que nous étudions cette innovation », raconte Lucy Aplin, biologiste du comportement au laboratoire d’écologie cognitive du Max Planck Institute, à Radolfzell (Allemagne). Au terme de quatre années de recherche participative, mêlant scientifiques et amateurs, l’équipe vient d’annoncer ses résultats dans la revue Science du 23 juillet, qui se résument aisément : l’acquisition de ce comportement se fait par apprentissage social. Dit autrement, les perroquets ont procédé à une adaptation culturelle pour mieux appréhender l’environnement urbain.

  • Les orques sont de plus en plus nombreuses à venir bousculer les voiliers, les scientifiques alertent les plaisanciers
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/charente-maritime/la-rochelle/les-orques-sont-de-plus-en-plus-nombreuses-a-venir-bous

    Depuis 2020, 122 interactions ont été répertoriées en les orques et les bateaux, 71 depuis le début de cette année. Le phénomène interroge les chercheurs qui ont émis une hypothèse pour expliquer ce comportement étonnant des cétacés.

    « Pour l’instant on suppose qu’il s’agit d’un jeu pour les orques, il y a plusieurs groupes d’orques qui ont adopté ce comportement. Les adultes ont commencé à jouer avec les safrans, ils ont transmis cet apprentissage aux juvéniles. Comme c’est une espèce qui a des capacités cognitives très développées, ils arrivent à transmettre cette information et cet apprentissage au groupe. »

    Paula Mendez Fernandez, docteur en écologie marine à l’Observatoire Pélagis ;

  • LE MYTHE DE LA LIBIDO FEMININE FAIBLE

    Récapitulons : les femmes sont génitalement mutilées, lapidées, fémicidées, individuellement et collectivement violées, stigmatisées, slut shamed si elles prétendent prendre le contrôle de leur sexualité. Elles sont utilisées comme instrument masturbatoire disposable, soumises dans les rapports sexuels à des pratiques pornographiques dégradantes et dangereuses (étranglement, tirage de cheveux, etc.), privées de toute possibilité d’expérimenter une sexualité gratifiante par leur réduction au rôle de simples auxiliaires de la jouissance des dominants. Et vivent sous la menace toujours présente de leur violence. A cela s’ajoute la fatigue de la double journée, l’exaspération et le ressentiment envers un conjoint qui vous laisse assumer 80% des tâches domestiques et familiales, la charge mentale, les tue-le-désir des chaussettes sales qui traînent et autres promiscuités quotidiennes qui désérotisent le partenaire. Et on s’étonne—si même elles ne simulent pas un orgasme pour ménager l’ego masculin—qu’elles ne manifestent pas un enthousiasme démesuré pour les rapports sexuels standard ? Attribuer aux femmes des pulsions sexuelles faibles, c’est un peu comme de remplir la gamelle de son chat de navets, lui envoyer une décharge électrique à chaque fois qu’il s’en approche et en déduire qu’il n’a pas faim.

    Toutes les sociétés patriarcales sont obsédées par le contrôle de la sexualité des femmes, et toute manifestation d’autonomie sexuelle de leur part y est vécue comme menaçant leur existence même. Cette sexualité a donc toujours été férocement réprimée depuis des millénaires dans la quasi-totalité des cultures–ce qui fait d’elle une terra incognita.

    On ne peut donc pas avoir la moindre idée de ce que serait une sexualité féminine absolument libre—parce que, au moins dans les temps historiques, elle ne l’a jamais été. Nonobstant les slogans des 70s, la libération de la sexualité féminine—celle où les femmes feraient exactement ce qu’elles veulent sexuellement et surtout ne feraient pas ce qu’elles ne veulent pas–n’a toujours pas eu lieu : avec l’omniprésence du porno, on a de nouveau changé de norme, les femmes sont désormais tenues de « s’éclater » sexuellement mais le projet patriarcal qui sous-tend ces injonctions contradictoires est toujours le même : l’image de la « chaudasse » pornifiée et celle de la bonne mère asexuée ne sont que les deux faces d’une même entreprise immémoriale de répression de toute forme autonome de sexualité féminine.

    #féminisme #hétérosexualité #mâle-alphisme #viol #culture_du_viol #male_gaze #parasitisme #excision #slut_shaming #harem #éthologie #libido #harcelement

  • Israeli Soldiers Bulldoze The Oldest And Largest Canaanite Cemetery In Palestine
    Jul 16, 2021– – IMEMC News
    https://imemc.org/article/israeli-soldiers-bulldoze-the-oldest-and-largest-canaanite-cemetery-in-palest

    Israeli soldiers bulldozed and desecrated, on Thursday evening, large sections of the oldest and largest ancient Canaanite cemetery in occupied Palestine, the Maan News Agency has reported.

    Maan said the soldiers started bulldozing the cemetery, located on 4 Dunams of lands in the al-Khader town, south of Bethlehem, south of the occupied Palestinian capital, Jerusalem, in the West Bank.

    It added that the desecration of the ancient cemetery is part of the ongoing expansion work of the segregated colonialist road #60.

    The Bethlehem office of the Wall & Colonization Resistance Commission denounced the Israeli violation and stated that it is part of Israel’s war on Palestinian archaeology and history. (...)

    #ethnocide

  • L’extractivisme en récits
    https://laviedesidees.fr/L-extractivisme-en-recits.html

    À propos de : Anna Lowenhaupt Tsing, Friction : délires et faux-semblants de la globalité, La Découverte,. Pourquoi le #capitalisme est-il si chaotique ? demande Anna Tsing depuis les montagnes de Bornéo saccagées par l’exploitation. Aborder les connexions globales et les idéaux universalistes comme de puissantes mises en récit permet de comprendre et de résister.

    #International #nature #écologie
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210714_friction.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210714_friction.pdf

  • “Green colonialism”: the background behind a Western outlook https://ideas4development.org/en/green-colonialism-western-outlook


    07 January 2021
    Visuel “Green colonialism”: the background behind a Western outlook on African nature
    A group of tourists observe a lion in a natural park in South Africa. Photo by Adrega / Pixabay

    In his book L’Invention du colonialisme vert – Pour en finir avec le mythe de l’Éden africain (“The Invention of Green Colonialism – Putting an end to the myth of the African Eden,” Flammarion, 2020), the environmental historian Guillaume Blanc analyzes the undercurrents and consequences of an idealized vision of African nature inherited from the colonial period.

    What is this “African Eden” myth invented by Westerners and linked to the notion of “green colonialism” that you talk about in your book?
    The African Eden is the myth, created in the colonial period, of a wild and virgin-nature Africa. When European settlers went to try their chance in Africa in the 1860s and 1870s, they left behind a continent whose landscapes were being radically transformed by urbanization and industrialization. In Africa, they were convinced that they had rediscovered the nature that, back home, was in the process of being lost.

    Then, from the end of the 19th century, the popular press took up this narrative and made it fashionable. These are the stories of Stanley and Livingstone, hunting expeditions by Roosevelt and Churchill, and literature such as Ernest Hemingway’s The Snows of Kilimanjaro and Karen Blixen’s Out of Africa. These cultural products describe an Africa untouched by human presence, where nature and animals rule. But this Africa doesn’t exist. It never did. Like Europe, Africa is inhabited and farmed. The concept of a virgin-nature Africa is as absurd as the one according to which the African has not fully entered into history. But this myth is so deeply ingrained in people’s minds that it persists to this day.
    From a scientific point of view, this idea of a primeval Africa of virgin nature has never existed.

    Another myth that won’t go away is that of primeval forests. At the end of the 19th century and the beginning of the 20th, botanists, especially from France, studied the forest cover of West Africa. They noted that most villages were surrounded by a forest belt and that there was savanna between the village and the forest. The “climax community” theory led them to believe that, prior to human settlement, Africa was covered with a huge, virgin and primeval tropical forest. They hypothesized that the savanna was the result of the destruction caused by the local populations. But these scientists read ecosystem history backwards! In most semi-arid environments, the presence of trees in fact came about through that of humans, thanks to gradual fertilization of the soil. Nonetheless, the myth of primeval forests is a stubborn one. Even today, belief in it sometimes prevails over fact. UN experts say, for example, that 90% of primeval forests have disappeared in Sierra Leone and Guinea, while in reality forest cover has been increasing there for two centuries.
    But weren’t ecosystems, and especially certain species, ever threatened with extinction?

    Of course, and that’s why it’s essential to carry out conservation policies. The colonial era is synonymous with particularly strong destruction of ecosystems. Colonization led to intensified hunting, especially for the ivory trade. About 65,000 elephants were killed each year in Africa at the end of the 19th century. The forest also suffered damage because of conversion to farmland. Between 1850 and 1920, 95 million hectares of forest in Africa and Asia were cleared, four times more than in the previous 150 years. But the European settlers didn’t realize that the ecological damage they were witnessing was actually their doing. They put the blame on the colonized people and decided to create hunting reserves. And the people living on those reserves were strictly controlled, if not expropriated. These same hunting reserves were converted into national parks in the 1930s.

    What is behind your assertion that Africa’s nature parks are perpetuating a tradition of “green colonialism”?

    In the 1950s, the organizations and imperial institutions promoting nature conservation changed their names. For example, at the same time as they created hunting reserves and then parks, colonial administrators and hunters founded the Office International de Documentation et de Corrélation pour la Protection de la Nature in 1928. In 1934 this organization became the International Office for the Protection of Nature (OIPN), in 1948 the International Union for the Protection of Nature, and in 1956 the International Union for Conservation of Nature—the IUCN as we know it today. In fact, many conservation institutions and NGOs were created during the colonial period.

    During its seventh General Assembly in 1960, IUCN, with support from FAO and UNESCO, launched the “African Special Project.” A conference was then held in 1961 in Arusha, Tanzania, with heads of state of around 20 newly independent countries. Its organizers explained that it was necessary to continue the work achieved in the parks, especially faced with the “Africanization of nature programs.” It was at that conference that the World Wide Fund for Nature (known in some regions as the World Wildlife Fund), or WWF, was created. This organization went on to finance the sending of Western conservation experts all over Africa. However, these experts were mostly reconverted colonial administrators who, throughout the continent, perpetuated the notion that nature had to be emptied of its inhabitants in order to be protected.

    That’s why I speak of “the invention of green colonialism.” It’s not a question of neo-colonialism, but of post-colonialism, because heads of state have found it to be to their advantage. They have been programmed to believe in the international system of heritage conservation and have utilized international standards to promote their own interests. It’s this alliance between Western experts and African leaders that is responsible for perpetuating this colonial tradition.
    What are the consequences of this “naturalization” process for the local populations in Africa?

    The process of “naturalizing” Africa’s parks involves “dehumanizing” them, often by force. Today, we no longer speak of evictions, but of “voluntary departures.” But when these population displacements take place in an authoritarian State, like Ethiopia, these departures become not voluntary but forced. International organizations are aware of this but prefer to look the other way. When people living in those parks are not evicted, they are criminalized. Millions of farmers and shepherds are fined for cultivating the land or for grazing their herds in the mountains, or they face prison sentences for poaching small game. Sometimes the local people are subject to violence by eco-guards equipped with weapons and high-tech equipment financed by international institutions or NGOs. For the past thirty years, we’ve been witnessing a militarization of parks in Africa, encouraged by the international community. Sometimes there have been tragic consequences.
    The background to the conception of nature parks in Europe is different. Why?

    The nature parks there were not created in the same way as in Africa. If local populations were quickly integrated into European parks, it’s because the nation-states there were built with the notion of heritage in which the peasantry generally played an integral part. In France, for example, the parks created in the 1960s are a means of preserving “traditional” peasant farming. This process has not always been exempt of violence: the creation of parks also helped in the forced republicanization of mountain villages. But the difference is that, in Africa, not only was park-related violence much more intense, but it has never come to an end.

    A comparison between two parks is enlightening. In 2011, UNESCO classified the Cévennes region in France as a World Heritage Site, citing the cultural landscape of agropastoralism that has existed there for 3,000 years and that shapes the landscape. In contrast, in 2016, the people living in the Simien Park in Ethiopia were evicted because UNESCO felt that agropastoralism was threatening the natural value of the land. In other words, while Europeans shape their environment, Africans are thought to degrade it…

    Interview conducted by Flora Trouilloud (ID4D Editorial Team)

    #colonialisme #colonialisme_vert #parcs_naturels #Ethiopie #IUCN #decolonising_landscape #écologie_décoloniale

  • « Le CCNE s’est penché à deux reprises sur la question de la vaccination depuis le début de la crise sanitaire. Le premier texte rendu le 18 décembre 2020 constituait une réponse à une saisine du ministre des Solidarités et de la Santé et s’inscrivait dans un contexte d’incertitude en matière de vaccins (disponibilité, risques, possibilité de réduire la transmission) et d’identification des groupes de population à risque. Ce texte posait les bases d’un cadre éthique devant déboucher sur une stratégie vaccinale chez l’adulte et mettait en exergue la nécessité du recueil du consentement et donc de l’information des personnes. Il éliminait de facto une obligation vaccinale pour les personnes adultes.

    Le second texte, publié le 29 mars 2021, a été élaboré avec la Conférence nationale des espaces de réflexion éthique régionaux et portait notamment sur la vaccination des professionnels de santé. Il rappelait que la vaccination pour tous les professionnels de santé et les professionnels médico-sociaux représentait un enjeu éthique et déontologique fondamental, et souhaitait que la dynamique positive de vaccination constatée se poursuive et s’accélère chez ces professionnels (ce geste s’appuyant sur une éthique de la responsabilité et de la solidarité, ainsi que sur le principe de non-malfaisance).

    La question se pose donc d’ouvrir la vaccination à une partie de la population plus jeune qui n’est que peu affectée par des formes sévères de la Covid-19. Il s’agit là d’une question soulevant des enjeux éthiques pour laquelle le ministère des Solidarités et de la Santé a souhaité recueillir l’avis du CCNE le 27 avril 2021.

    Il s’agit d’une question complexe compte tenu tant des connaissances que l’on a du virus, que des différentes stratégies envisageables pour en contrer la propagation, ainsi que les conséquences de ces vaccins sur la santé globale de la population. L’ouverture de la vaccination aux mineurs pose aussi la question de leur consentement libre et éclairé.

    Toutefois, le CCNE regrette que l’annonce gouvernementale d’ouverture de la vaccination aux adolescents ait été faite avant que son avis ait été rendu. »

    #covid19 #vaccination #vaccinationdesmineurs #ethique

    https://www.ccne-ethique.fr/fr/actualites/enjeux-ethiques-relatifs-la-vaccination-contre-la-covid-19-des-enfants-