• The largest war in the world: Hundreds of thousands killed in Ethiopia’s Tigray conflict

    An estimated 383,000 to 600,000 civilians died in Tigray between November 2020 and August 2022, according to Professor Jan Nyssen and a team of researchers at Ghent University, in Belgium, who are authorities on Tigray’s geography and agriculture. The estimates represent deaths from atrocities, lack of medicines and health care, and hunger. Estimates for the numbers of combatant deaths on all sides start at 250,000 and range up to 600,000.

    https://martinplaut.com/2022/11/21/the-largest-war-in-the-world-hundreds-of-thousands-killed-in-ethiopias-

    #Ethiopie#Tigré#guerre#Guerre_civile#Erythree#Accord_de_paix

  • En Somalie, la « guerre totale » contre les Chabab

    L’offensive en cours, qui associe l’armée, des milices citoyennes et paysannes, des forces de l’Union africaine et des drones turcs et américains, permet aux autorités de regagner du terrain.

    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/11/14/en-somalie-la-guerre-totale-contre-les-chabab_6149836_3212.html

    Extraits :

    Pour gagner du terrain, l’offensive anti-Chabab développe plusieurs axes nouveaux. Le gouvernement a ainsi réussi à convaincre des milices locales de se joindre au combat contre les insurgés. Ceux qu’on appelle les « Ma’awisley » (littéralement, les porteurs de « ma’awis », le sarong dont se drapent les fermiers somaliens) utilisent des tactiques contre insurrectionnelles efficaces contre les terroristes. « Ce sont des locaux qui bénéficient de leur réseau et ont la compréhension des communautés rurales. Ils connaissent le terrain, les positions des Chabab, les champs de mines, etc. », affirme Roland Marchal, qui estime que leur participation pourrait constituer un « tournant ».

    ...

    L’autre nouveauté proposée par Hassan Cheikh Mohamoud consiste à déplacer la guerre sur le terrain religieux. Il est parvenu à réunir derrière lui une multitude de leaders salafistes, soufis et proches des Frères musulmans, pourtant traditionnellement concurrents.
    En août, il a nommé l’ancien porte-parole des Chabab, Mukhtar Robow, à la tête du ministère des affaires religieuses. L’ancien numéro deux du groupe djihadiste, formé en Afghanistan, était en résidence surveillée depuis son arrestation en 2018. Les Etats-Unis avaient précédemment mis sa tête à prix pour 5 millions de dollars.

    etc...

    #Somalie#corne_de_l'Afrique#Afrique#Ethiopie#Al_Qaïda#chabab#Soufis#Salafistes#Fréres_musulmans

  • Se brancher à l’eau autrement
    https://metropolitiques.eu/Se-brancher-a-l-eau-autrement.html

    Face à un réseau conventionnel défaillant, les habitants des villes éthiopiennes ont recours à des systèmes alternatifs pour se procurer de l’eau potable. Cet article met en lumière la multiplicité des stratégies déployées, individuelles ou collectives suivant les contextes urbains. Un accès inéquitable au réseau conventionnel L’Éthiopie est l’un des pays au monde avec le plus grand nombre d’habitants n’ayant pas accès à l’eau potable (UN-Habitat 2017). L’accès aux #services_urbains de base y est encore #Terrains

    / #Éthiopie, accessibilité, #eau, #infrastructure, services urbains, #alternatives, #urbanisation, pays du (...)

    #accessibilité #pays_du_Sud
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_pinet_et-al.pdf

  • Éthiopie : mort de Ali Birra, icône de la musique oromo

    C’est une grande figure de la chanson éthiopienne qui a disparu dimanche 6 novembre, à l’hôpital d’Adama, au sud-ouest d’Addis-Abeba. Ali Birra, le chanteur le plus célèbre de la nation oromo, le premier dans l’Histoire à avoir enregistré un disque dans sa langue natale, l’afaan oromo, est mort d’un cancer à l’âge de 72 ans, après plus de soixante ans de carrière.

    https://www.youtube.com/watch?v=5r0JjR2C5v4&t=246s

    L’Éthiopie fait naître et mourir des légendes de la chanson. Et Ali Birra était une légende de l’Oromiya, la nation la plus peuplée d’Éthiopie. Après l’assassinat du jeune Hachalu Hundessa en 2021, la disparition de ce vieux sage est donc un nouveau deuil pour les Oromos, qui pendant 60 ans ont chanté ses chansons malgré tous les périls.

    Né Ali Momahed Musa dans un petit village près de Dire Dawa, il avait commencé à chanter dans la rue. Il devait son nom de scène, « Birra » – ce qui signifie l’aube ou le printemps – à son premier succès.

    Jouant sur une guitare accordée comme un oud, Ali Birra avait été recruté tout jeune dans l’orchestre de l’Empereur, qu’il avait quitté, trop indocile, après trois ans de service. Après quoi son succès, malgré les dictatures et l’oppression, avait été grandissant.

    #Ethiopie#Oromo#Ganda_kore#Dire_Dawa#Musique#Oud

  • Éthiopie : La trêve doit être suivie par une surveillance rigoureuse des droits

    Après deux années de conflit au Tigré, la justice sera cruciale pour éviter de nouvelles atrocités

    https://www.hrw.org/fr/news/2022/11/04/ethiopie-la-treve-doit-etre-suivie-par-une-surveillance-rigoureuse-des-droits

    Extrait :

    Le conflit a conduit à l’une des pires crises humanitaires au monde. En juin 2022, les Nations Unies ont estimé que 13 millions de personnes avaient besoin d’une aide humanitaire dans les régions d’Afar, d’Amhara et du Tigré. Depuis juin 2021, les autorités éthiopiennes ont effectivement assiégé la région du Tigré, empêchant l’aide humanitaire d’atteindre des centaines de milliers de personnes et bloquant les services de base, notamment les services bancaires, l’électricité et les télécommunications. En septembre, la Commission internationale d’experts des droits de l’homme, mandatée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, a constaté que les forces éthiopiennes « utilisaient intentionnellement la famine des civils comme méthode de guerre ».

    #Ethiopie#Tigré#guerre#Guerre_civile#Erythree#Accord_de_paix#HRW

  • Comando Della Divizione Granatieri Di Savoia

    Comando Piazza di Addis Abeba

    19 Settembre 1937

    Traduction :

    Le gouvernorat d’addis abeba dans son bulletin d’information politique n° 138 signale que les prostituées s’appuieraient sur le personnel militaire pour obtenir sur le marché l’échange du thaler au prix légal, obtenant ainsi un avantage considérable puisqu’elles revendraient sur le marché le thaler au prix de 16-17 lires comme il est normalement payé.

    A ce propos, je vous rappelle la circulaire n° 120037 de la 1ère Direction Supérieure des Affaires Economiques du Gouvernement Général, publiée par le feuillet n° 23 du 10 juillet avec le n° 4299 du Commandement de la Piazza, afin qu’une stricte vigilance soit exercée à cet égard, de manière à réprimer sévèrement un trafic qui, en plus d’être illicite, porte gravement atteinte au prestige de la lire italienne.

    Le Général Commandant.

    L. Perego

    @CDB_77

    #Ethiopie#Colonialisme#Addis_Abeba#Prostitution#Change#Marché_noir#Bureaucratie

  • L’Éthiopie et les rebelles du Tigré s’accordent sur « une cessation des hostilités »

    Après deux ans de conflit, le gouvernement éthiopien et les rebelles du Tigré ont accepté mercredi une « cessation des hostilités » sous l’égide de l’Union africaine, en Afrique du Sud. Depuis novembre 2020, le conflit a déplacé plus de deux millions d’Éthiopiens et plongé des centaines de milliers de personnes dans des conditions proches de la famine.

    https://www.france24.com/fr/afrique/20221102-l-%C3%A9thiopie-et-les-rebelles-du-tigr%C3%A9-s-accordent-sur-une

    Le texte de l’accord de paix :

    https://martinplaut.com/2022/11/02/text-of-todays-peace-agreement-between-the-ethiopian-government-and-tig

    #Ethiopie#Tigré#guerre#Guerre_civile#Erythree#Accord_de_paix

  • The battle of Adwa – revisited 2022

    https://martinplaut.com/2022/10/29/the-battle-of-adwa-revisited-2022

    The battle of 1896

    It is not hard to see why the battle of Adwa on 1 March 1896 between the Ethiopian Empire and the Kingdom of Italy is held in such regard. With the battle of Isandlwana in January 1879, when the Zulu army attacked and annihilated a British army, killing 800 British soldiers and taking nearly 1,000 rifles and ammunition, it is a rare example of an African army defeating a European power.

    At Adwa the Italians were severely beaten and subsequently retreated back into Eritrea, with 3,000 taken prisoner. Ethiopian losses were estimated around 4,000–5,000 killed and 8,000 wounded.

    One Italian brigade under General Albertone was made up of Eritrean askari led by Italian officers. The 4,000-strong askari brigade formed the left wing of the advance. By 6 a.m. the askari they encountered the Ethiopians. Lingering darkness and heavy morning mists obscured much of what was happening, but there was soon heavy fighting.

    From the crests of hills and ridges and from out of the narrow passes, Emperor Menelik’s warriors came on in waves, a sea of green, orange and red standards, copper and gold crucifixes, burnished metal helmets, dyed-cloth headdresses and lion’s-mane-adorned shields. Menelik’s force consisted of 82,000 rifle- and sword-armed infantry, 20,000 spearmen and 8,000 cavalry–the fierce Oromo horsemen roaring their war cry “Ebalgume! Ebalgume!”

    Source : http://rastafarilive.com

    By 8.30, after Emperor Menelik committed his final reserves, the Italian army began to break up. Most of General Albertones’ officers were already dead. Albertone was taken prisoner. The askari, assailed on all sides by what seemed to be limitless numbers of enemies, gave up the struggle. They fled or surrendered.

    The cost of defeat

    The Battle of Adowa cost the lives of 289 Italian officers, 2,918 European soldiers and about 2,000 askari. A further 954 European troops were missing, while 470 Italians and 958 askari were wounded.

    Some 700 Italians and 1,800 askari were captured by the Ethiopian troops. The prisoners were forced to march to Addis Ababa, where the Italians were repatriated after payment of 10 million lire “reparation” by the Italian government.

    A far more terrible fate befell the askaris. Some 800 captured askaris, regarded as traitors by the Ethiopians, had their right hands and left feet amputated.

    The battle of 2022

    The current fighting in and around Adwa is intense. At present we only have the outlines of what is taking place, but once again Adwa seems fated to be the theatre of a decisive battle that will determine the future of the Horn.

    What appears to be happening is that fierce fighting is currently under way in and around the town.

    The analyst, Rashid Abdi reported two days ago that:

    https://twitter.com/RAbdiAnalyst/status/1585696620485955584?s=20&t=iqW4zRfyCjWeebdyqrBIWg

    *“Fierce battles raging in Tigray as ceasefire talks enter day 3. Most intense fighting around Adwa. A counteroffensive by TDF has basically cut off and trapped 10s of 000s of EDF and ENDF in a strategic sector. This will now be template of war. Draw in enemy, then cut them off

    *

    The BBC Africa editor, Will Ross provided as similar assessment on Wednesday:

    https://twitter.com/willintune/status/1585302434385399808?s=20&t=iqW4zRfyCjWeebdyqrBIWg

    Heavy fighting reported to be taking place on several fronts Ethiopia’s northern Tigray region. A senior military commander with the Tigray forces told the BBC that the clashes near the town of Adwa involved heavy artillery and tanks.

    From these reports – and other information that is difficult to verify – it will seem that both the Ethiopian forces and the Eritreans are facing a severe test at Adwa. Will a defeat, similar to that inflicted on the Italians and their Eritrean colonial troops, be repeated in 2022? We will have to wait and see.

    One can only hope that if this does happen, the Eritreans will not suffer the fate inflicted on them in 1896. So far the Tigrayans have generally treated their prisoners well – recently releasing thousands of troops they had taken captive.

    #Ethiopie#Tigré#Adwa#guerre#Guerre_civile#colonialisme#Italiens#Italie#Erythree

  • Le Nil, de l’Egypte à l’Ouganda, chronique d’un assèchement annoncé

    02/11/2022

    Pour les Pharaons, il était la vie. Aujourd’hui, le Nil assure la survie de millions d’Africains. Mais avec le changement climatique, conjugué à son exploitation par l’homme, le compte à rebours a commencé pour le deuxième fleuve le plus long du monde.

    Dans le delta où le Nil rejoint la mer, l’Egyptien Sayed Mohammed pourrait voir ses terres disparaître. A sa source en Ouganda, Christine Nalwadda Kalema craint de perdre l’électricité qui éclaire sa maison. Au Soudan, Mohammed Jomaa s’inquiète pour ses récoltes.

    « Le Nil est ce que nous avons de plus précieux, il ne faut absolument pas qu’il change », se lamente cet agriculteur de 17 ans, dernière génération d’une famille de cultivateurs du village d’Alty, dans l’Etat d’al-Jazira, dans le centre du Soudan.

    L’image du fleuve long de plus de 6.500 km, célébré comme un dieu aux temps pharaoniques avec ses felouques, ses papyrus et ses mythes, n’a déjà plus rien d’idyllique.

    La transformation est en cours. En 50 ans son débit est passé de 3.000 m3 par seconde à 2.830 m3 - soit près de 100 fois moins que l’Amazone. Avec la baisse des précipitations et la multiplication des sécheresses annoncées en Afrique de l’Est, il pourrait diminuer de 70%, selon les pires prévisions de l’ONU.

    Dans le delta, la Méditerranée a grignoté chaque année entre 35 et 75 mètres de terre depuis les années 60. Si elle monte d’un mètre seulement, elle engloutira 34% de cette région du nord de l’Egypte et neuf millions de personnes devront se déplacer. C’est le troisième endroit du globe le plus vulnérable au changement climatique.

    Le lac Victoria, plus gros pourvoyeur d’eau du Nil hors précipitations, est menacé par le manque de pluie, l’évaporation et les lents changements d’inclinaison de l’axe de la Terre. Il pourrait disparaître un jour.

    Ces prévisions aiguisent les appétits et les tentatives de capturer le débit du fleuve, et les barrages construits au fil des années n’ont fait qu’accélérer une catastrophe annoncée.

    De la mer à la source, de l’Egypte à l’Ouganda, des équipes de l’AFP ont voulu rendre compte du dépérissement du Nil dont le bassin couvre 10% de la superficie de l’Afrique et constitue une ressource essentielle pour quelque 500 millions de personnes.

    - Engloutie par la mer -

    Vu du ciel, les promontoires de Damiette et de Rosette dans la Méditerranée ont disparu. Au sol, les vagues s’abattent violemment sur des terres agricoles qui inexorablement s’affaissent. Les barrières de béton censées les protéger sont à moitié recouvertes de sable et d’eau.

    Dans le delta du Nil, la terre a été engloutie sur 3 km entre 1968 et 2009.

    Le débit affaibli du fleuve ne peut plus repousser la Méditerranée, dont le niveau s’élève avec le réchauffement climatique (environ 15 cm au XXe siècle).

    Et le limon, qui au fil des millénaires consolidait le terrain et faisait barrage naturel, n’arrive plus jusqu’à la mer.

    Ces sédiments de terre et de débris organiques, normalement entraînés par les eaux et déposés sur le lit des fleuves, restent bloqués dans le sud de l’Egypte depuis la construction du barrage d’Assouan pour réguler les crues, dans les années 60.

    Avant, « il y avait un équilibre naturel », explique à l’AFP le chef de l’Autorité de protection des côtes Ahmed Abdelqader. « A chaque crue, le Nil déposait du limon qui renflouait notamment les promontoires de Damiette et de Rosette. Mais cet équilibre a été perturbé par le barrage. »

    Si les températures augmentent encore, la Méditerranée avancera chaque année de 100 mètres dans le delta, selon l’agence de l’ONU pour l’Environnement (Pnue).

    A 15 km de la côte à vol d’oiseau, le gros bourg agricole de Kafr Dawar, aux maisons de briquettes rouges, est encore préservé... en surface.

    Sayed Mohammed, 73 ans et 14 enfants et petits-enfants à sa charge, y cultive maïs et riz au milieu de ses champs irrigués par des canaux de pierres de taille coincés entre le Nil et une route d’où résonnent les klaxons.

    Mais le sel de la Méditerranée y a déjà pollué de nombreux hectares, affaiblissant les plants ou les tuant. Les agriculteurs le disent, les légumes n’ont plus la même qualité.

    Pour compenser les effets de la salinisation des sols, il faut plus d’eau douce dans les champs et davantage pomper dans le Nil.

    Depuis les années 1980, M. Mohammed et ses voisins utilisaient des pompes « friandes en diesel et en électricité qui coûtaient très cher ». Les dépenses, raconte-t-il, étaient impossibles à couvrir pour la population de Kafr Dawar étranglée par l’inflation et les dévaluations.

    Dans certains coins du delta, des champs ou des cultures ont été abandonnés.

    Ces dernières années, le vieil homme, qui porte jellaba et calotte de laine, a pu bénéficier d’un programme d’irrigation à l’énergie solaire qui vise à augmenter la quantité d’eau douce et surtout à générer des revenus pour éviter l’exode rural.

    Grâce aux plus de 400 panneaux financés par l’agence de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans ce bourg, il peut assurer chaque jour l’alimentation en eau de son demi hectare.

    Avec le solaire, « les agriculteurs font des économies de 50% », assure à l’AFP Amr al-Daqaq, responsable provincial de l’Irrigation. En bonus, ils vendent l’électricité produites sur leurs terres à la compagnie nationale.

    Aucun des descendants de Sayed Mohammed pourtant ne veut reprendre l’exploitation.

    A terme, la Méditerranée pourrait avaler 100.000 hectares de terres agricoles dans le delta, situé à moins de dix mètres au-dessus du niveau de la mer, soit quasiment l’équivalent de la superficie de l’île de la Réunion, selon le Pnue.

    Une catastrophe pour le nord de l’Egypte, d’où provient 30 à 40% de la production agricole nationale.

    - Coupures de courant -

    En Egypte, 97% des 104 millions d’habitants vivent le long du fleuve sur moins de 8% du territoire. La moitié des 45 millions de Soudanais vivent sur 15% du territoire le long du Nil qui assure 67% des ressources en eau du pays.

    En 2050, la population de ces deux pays aura doublé. Ils auront aussi tous deux gagné deux à trois degrés et le Nil, lui, aura encore changé.

    Les projections du groupe des experts climat de l’ONU (Giec) anticipent qu’avec le réchauffement, l’évaporation réduira son débit de 70% et la quantité d’eau disponible par habitant de 75% en 2100.

    Les inondations et autres pluies diluviennes qui devraient s’abattre dans les décennies à venir sur l’Afrique de l’Est ne compenseront que 15 à 25% de ces pertes, assurent ces experts.

    Or, dans les 10 pays qu’il traverse, le Nil assure cultures et énergie à des populations à l’entière merci des pluies et surtout de son débit.

    Le Soudan, par exemple, tire plus de la moitié de son électricité de l’énergie hydroélectrique. En Ouganda, ce chiffre grimpe jusqu’à 80%.

    C’est grâce au Nil que depuis 2016 Christine Nalwadda Kalema, mère célibataire de 42 ans, peut éclairer son épicerie et sa maisonnette d’un quartier pauvre du village de Namiyagi, près du lac Victoria, dans l’est de l’Ouganda.

    Mais cette électricité qui a radicalement changé sa vie et celle de ses quatre enfants pourrait ne pas durer éternellement, s’inquiète Revocatus Twinomuhangi, coordinateur du Centre de l’Université Makerere sur le changement climatique.

    « Si les pluies se raréfient, le niveau du lac Victoria et donc du Nil va baisser. Cela réduira la production hydroélectrique », prévient-il.

    Déjà, poursuit l’expert, « ces cinq à dix dernières années, nous avons vu des sècheresses plus rapprochées et plus intenses, de fortes précipitations, des inondations et des températures de plus en plus chaudes ».

    Selon une étude réalisée en 2020 par six chercheurs d’universités américaines et britanniques se basant sur des données historiques et géologiques des 100.000 dernières années, le lac Victoria pourrait avoir disparu d’ici 500 ans.

    Pour Mme Kalema, qui fait pousser dans son petit jardin des bananes, du café et du manioc pour nourrir sa famille, toutes ces données sur le changement climatique restent abstraites.

    Ce qu’elle constate au quotidien, c’est que les coupures de courant sont déjà bien trop fréquentes.

    « A cause des délestages, mon fils peine à faire ses devoirs : il doit tout finir avant la tombée de la nuit ou travailler à la bougie », raconte-t-elle drapée dans des vêtements en « kitenge », tissu bariolé prisé des tribus Baganda et Basoga. « Cela me coûte bien trop cher alors que je pourvois seule aux besoins de ma famille. »

    - Capturer le débit -

    La vie sans électricité, c’est toujours le quotidien pour la moitié des 110 millions d’Ethiopiens, malgré une des croissances les plus rapides d’Afrique, et Addis Abeba compte sur son méga-barrage pour y remédier. Quitte à se brouiller avec ses voisins.

    Le Grand barrage de la renaissance (Gerd), dont la construction a été lancée en 2011 sur le Nil Bleu - qui rejoint au Soudan le Nil Blanc pour former le Nil -, a un objectif annoncé à terme de 13 turbines pour une production de 5.000 MW. Depuis août, son réservoir contient 22 milliards de m3 d’eau sur les 74 milliards de sa pleine capacité.

    Addis Abeba vante déjà le plus grand barrage hydroélectrique d’Afrique : « Le Nil est un cadeau que Dieu nous a offert pour que les Ethiopiens l’utilisent », martèle le Premier ministre Abiy Ahmed.

    Mais pour le Caire, c’est une source de tension qui remet en question un accord conclu en 1959 avec Khartoum, mais sans l’Ethiopie, qui accorde 66% du débit annuel du Nil à l’Egypte et en concède 22% au Soudan.

    Pour protéger cet acquis, en 2013, des conseillers du président égyptien de l’époque, Mohamed Morsi, proposaient en direct à la télévision le bombardement pur et simple du barrage éthiopien.

    Aujourd’hui, l’Egypte d’Abdel Fattah al-Sissi craint toujours une réduction drastique du débit du Nil en cas de remplissage trop rapide du Gerd. Mais le sujet provoque des débats au sein même de la communauté scientifique.

    Des chercheurs s’accusent pour les uns d’exagérer les pertes hydriques de l’Egypte pour justifier une intervention musclée en Ethiopie, pour les autres de les minimiser et de « trahir » leur pays.

    Dans leurs plantations, les agriculteurs égyptiens, eux, ont déjà vu les effets du super-barrage d’Assouan qui, comme les barrages hydroélectriques construits en Ethiopie, en Ouganda ou au Soudan, retient le limon, ce précieux engrais naturel.
    – Privé de limon -

    Dans les luxuriants champs verdoyants d’al-Jazira où il cultive concombres, aubergines et pommes de terre grâce à des canaux sortis du Nil qui crachent l’eau à gros bouillons, Omar Abdelhay en sait quelque chose.

    Au fil des ans, le travail est devenu de plus en plus dur pour cet agriculteur soudanais de 35 ans dont la petite maison de terre battue donne directement sur le fleuve de couleur brunâtre.

    Il y a huit ans, quand ce père de famille a commencé à cultiver les terres familiales, « il y avait du bon limon et le Nil nourrissait convenablement nos cultures », raconte-t-il.

    Mais peu à peu, avec les barrages qui ne cessent de pousser en amont, « l’eau s’est éclaircie, elle n’a plus de limon et même lors des crues, elle n’en charrie plus », poursuit l’homme en jellaba grise.

    Englué dans le marasme politique et économique, secoué par des coups d’Etat depuis des décennies ou des manifestations hostiles au pouvoir militaire, le Soudan peine à gérer ses ressources hydriques.

    Chaque année, des pluies diluviennes s’y abattent, faisant encore cet été près de 150 morts et emportant des villages entiers, sans pour autant aider aux cultures, faute d’un système d’agriculture et de stockage ou de recyclage des eaux pluviales.

    Aujourd’hui, la faim menace un tiers des habitants. Le pays a pourtant longtemps été un acteur majeur des marchés mondiaux du coton, de l’arachide ou de la gomme arabique.

    Grâce aux petits canaux d’irrigation creusés à l’époque coloniale, un faible débit suffisait pour que l’eau s’engouffre et vienne nourrir ses terres fertiles. Le système, qui devait être développé avec le Grand plan d’irrigation d’al-Jazira, a fait long feu depuis longtemps.

    Les champs cultivés sous la houlette de l’Etat dirigiste et clientéliste du dictateur Omar el-Béchir renversé en 2019 ne sont plus que jachère. A la place, les familles cultivent concombres ou poivrons sur de petites parcelles.

    Comme le Soudan, les pays riverains du Nil - Burundi, République démocratique du Congo, Egypte, Ethiopie, Kenya, Ouganda, Rwanda, Soudan du Sud et Tanzanie - sont tous en queue de peloton au classement ND-GAIN de la vulnérabilité au changement climatique.

    Pour Callist Tindimugaya, du ministère ougandais de l’Eau et de l’Environnement, « l’impact du réchauffement va être énorme ».

    « Si nous avons des pluies rares mais drues, nous subirons des inondations, si nous avons de longues périodes sans pluie, alors nous aurons moins de ressources en eau. »

    Or, martèle le responsable, « on ne peut pas survivre sans eau ».

    https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/le-nil-de-l-egypte-a-l-ouganda-chronique-d-un-assechement-annonce-357fc0

    #eau#Nil#Ethiopie#Egypte#Ouganda#Burundi#République_démocratique_du_Congo_Kenya_Rwanda_Soudan_du_Sud#Tanzanie#Soudan#Barrage#Gerd#Energie#Agriculture

  • La guerra nel Tigrai non è una questione solo africana

    Gwynne Dyer, giornalista

    https://www.internazionale.it/opinione/gwynne-dyer/2022/10/25/etiopia-tigrai-guerra

    Chi scrive del conflitto tra le autorità ribelli del Tigrai e il governo centrale dell’Etiopia, o di qualsiasi altra guerra in Africa, dovrebbe sempre precisare fin dal primo paragrafo che l’85 per cento dei cinquantacinque paesi africani vive in pace. L’Africa non è un continente in guerra. Detto questo, è pur vero che quasi tutte le guerre in corso che uccidono più di mille persone al mese avvengono in Africa (l’unica eccezione è l’invasione russa dell’Ucraina), dove vive un essere umano su sei. E anche se il più ampio di questi conflitti presto terminerà, non sta finendo bene.

    Il Tigrai sta crollando. Questa provincia ribelle, abitata da sei dei 120 milioni di etiopi, è in lotta da due anni contro Abiy Ahmed, il primo ministro del governo federale di Addis Abeba. A un certo punto le forze tigrine minacciavano perfino di raggiungere la capitale. Ma oggi, per i combattenti del Tigrai, le ostilità stanno giungendo al termine tra carestie, bombardamenti e sconfitte.

    I tigrini potrebbero essere definiti gli “spartani” etiopi: contadini tenaci, abituati ai sacrifici, forti di una disciplina e di un senso d’appartenenza etnica che li hanno resi dei temibili avversari. Furono in prima fila nella lunga battaglia per rovesciare il Derg, il violento regime socialista che governò il paese tra il 1974 e il 1991, e in seguito hanno dominato la coalizione che ha guidato l’Etiopia fino al 2018.

    Negli ultimi trent’anni l’élite politico-militare tigrina ha prosperato e lo stesso si può dire, in misura minore, per la popolazione tigrina. Questo ha creato un tale risentimento tra gli altri gruppi etnici che quattro anni fa Abiy ha estromesso i tigrini dal potere potendo contare su un ampio sostegno. Ma è stata solo questione di tempo prima che le parti entrassero in conflitto.

    I soldati del governo federale se la sono passata male all’inizio, ma sono riusciti a ribaltare la situazione dopo che Abiy ha comprato dei droni militari all’estero. Alla fine, con i numeri, la tecnologia e uno spietato blocco dei generi alimentari che ha ridotto i tigrini alla fame, sono riusciti ad avere la meglio sugli avversari.

    Numerosi stati europei si sono fatti la guerra per tre secoli prima che i loro confini si definissero

    Abiy ha trovato un utile alleato nell’Eritrea, una feroce dittatura le cui truppe sono entrate nel confinante Tigrai con la sua benedizione (nel 2019 il premier etiope aveva ricevuto il premio Nobel per la pace per aver firmato un trattato di pace con Asmara). La guerra probabilmente finirà presto. Con una vittoria del governo etiope e, naturalmente, altri massacri.

    Ma non c’è nulla di particolarmente “africano” in questo conflitto. Ci sono paralleli con la storia del Giappone del cinquecento (il periodo degli stati belligeranti), della Francia del seicento (otto guerre civili a sfondo religioso) e degli Stati Uniti dell’ottocento (la guerra civile, la “conquista” del west e le guerre espansionistiche con Regno Unito, Messico e Spagna). Sono guerre che fanno parte del processo di formazione di uno stato, nel quale vari gruppi religiosi, etnici e linguistici, clan e tribù sono gradualmente spinti a ottenere qualcosa di simile a un’identità comune. È un processo spesso violento, mai completamente terminato, e in molti casi ancora in corso.

    Considerato che molti paesi africani sono indipendenti da meno di sessant’anni, forse ci sarebbe da stupirsi non del fatto che ci siano guerre in Africa, ma che tutto sommato sono relativamente poche. Numerosi stati europei – quasi cinquanta in un continente con poco più di metà della popolazione africana – si sono fatti la guerra per tre secoli prima che i loro confini si definissero. Certi lo fanno ancora, soprattutto nell’Europa dell’est.

    In realtà c’è una particolarità che contraddistingue le guerre africane: la scarsa attenzione che ricevono. La guerra in Etiopia è molto più sanguinosa di quella in Ucraina eppure è praticamente ignorata dai mezzi d’informazione occidentali e asiatici. Perché? Tedros Adhanom Ghebreyesus, capo dell’Organizzazione mondiale della sanità (Oms), è particolarmente coinvolto in questo conflitto. È tigrino e pensa che il problema sia il razzismo. In una recente dichiarazione ha ipotizzato che la mancanza di impegno al livello globale per fermare la guerra nel Tigrai dipenda dal “colore della pelle”.

    Tedros si è chiesto se “il mondo presti la stessa attenzione alle vite dei bianchi e dei neri”, visto che le guerre in corso in Etiopia, Yemen, Afghanistan e Siria hanno raccolto solo una minima parte dell’interesse rivolto alla guerra in Ucraina.

    La tesi di Tedros sarebbe più convincente se la maggior parte degli yemeniti, degli afgani e dei siriani non fosse bianca. Ma tutti questi paesi sono musulmani, e guerre che all’apparenza hanno una dimensione religiosa, in realtà svolgono un ruolo determinante nella formazione delle identità nazionali e degli stati. Il resto del mondo presta poca attenzione perché le liquida come l’ennesima guerra tra musulmani.

    È un peccato che tanti paesi sembrino condannati ad attraversare una fase di grandi violenze sulla strada verso un futuro post-tribale. Ma, a quanto pare, gli esseri umani funzionano così. In alcuni paesi africani e arabi sta succedendo ora, solo perché l’imperialismo europeo gli ha impedito di farlo prima.

    #Guerre#Tigré#Ethiopie#Guerre_Civile#Afrique#Corne_de_l'Afrique

  • France grants five million euro for preservation, restoration of Lalibela

    October 21, 2022

    https://addisstandard.com/news-france-grants-five-million-euro-for-preservation-restoration-of-

    Addis Abeba, – The Ministry of Finance of Ethiopia and the Agence Française de Développement (AFD) signed yesterday a €5 million (260 000 000 Birr) grant agreement to conduct the preparatory phase of a program of Preservation and restoration of the churches of Lalibela, and of development of the city around its heritage jewel.

    The UNESCO World Heritage Committee has requested the Ethiopian government to deliver additional studies and a comprehensive strategy to preserve and restore the site of the 11 churches of Lalibela. To support the Ethiopian government and the Ethiopian Cultural Heritage Authority (ECHA) in this endeavor, AFD is granting this additional support to the previous studies conducted in Lalibela from 2019 amounting 109 million Birr. It will moreover support the development of ECHA’s capacity and will enable the study of a complementary local development program for the city of Lalibela.

    “This support complements the financing of the immersive exhibition “Lalibela: Carving Faith”, currently presented in Entoto Fine Arts Center until the end of December, and of the “Sustainable Lalibela” project, implemented by the French Center for Scientific Research (CNRS), jointly with the Church of Lalibela and ECHA,” according to a statement from the French Embassy in Addis Abeba.

    Lalibela site preservation, restoration and enhancement was a commitment that the French President Emmanuel Macron took in March 2019 when he visited the site with PM Abiy Ahmed.

    “AFD demonstrates today its strong support to Ethiopian authorities and Lalibela communities to preserve and promote their unique heritage in Lalibela. Through this multiple support, we are not only trying to support the design of a long lasting solution for the preservation of this exceptional historical and cultural heritage. We also aim at contributing to the development of all actors’ capacities, in particular the Ethiopian Heritage authorities, and to the identification of further support to Lalibela communities and city to strengthen their economic and social development. France has a strong experience in using heritage as a lever for attractiveness and economic development and this multilayer cooperation can help Ethiopia to benefit from it”, said Valérie Tehio, AFD country director in Ethiopia.

    #Ethiopie#Lalibela#AFD#Jerusalem_noire#Amhara#UNESCO#Tourisme

  • The battle of narratives around the war in Tigray

    https://www.ethiopia-insight.com/2022/10/22/the-battle-of-narratives-around-the-war-in-tigray

    A close observer of Addis Abeba diplomatic circles writes that truth has been one of the victims of the conflict in northern Ethiopia.

    It has been heartbreaking to see the resumption of fighting in northern Ethiopia over the past seven weeks after an informal truce between the federal government and Tigray’s regional government, which had been in place since March, broke down on 24 August.

    Given the almost complete lack of access for journalists, diplomats, or any neutral observers to the areas where the conflict is taking place, and Tigray in particular, observers of Ethiopian affairs have had no choice but to mostly rely on communications coming from the warring parties themselves to draw a picture of what is happening on the ground.

    These challenges have led to a battle of narratives in which federal authorities, the Tigray and Amhara regional governments, Tigray Defense Forces (TDF), Amhara militias known as Fano, and various diaspora groups frequently solicit the international community’s attention to try and control the national debate and steer international public opinion regarding the conflict.

    The actors involved in the Tigray conflict have well-established structures for communication purposes and know how to play the game of claim and counter-claim, as illustrated by the recent stories about the cargo plane allegedly shot down over Tigray and the confiscation of fuel by Tigray’s authorities at the World Food Programme compound in Mekelle.

    This is much less the case for actors battling in other conflict-affected regions, such as Oromia, Afar, and Benishangul-Gumuz. As a result, the international community has been mostly focusing on the conflict in Tigray and neighboring areas, and insufficient attention has been given until now to the situation in Oromia and elsewhere.

    Shaky narrative

    There is evidence that the Ethiopian federal government, together with governments of Eritrea and Amhara region, had been preparing a large-scale military operation against Tigray as early as July 2020—a few months before the controversial Tigray regional elections were held in September.

    Indications are that the initial Ethio-Eritrean-Amhara plan was for a brief “law enforcement” operation with the objective to control Tigray by force and remove the TPLF from power. The Tigray leadership obtained detailed intelligence on the plan, some elements of which were shared with diplomats in Addis Abeba before the war’s outbreak.

    With the cooperation of sympathetic federal military officers in the Northern Command, Tigray regional security forces prevented the full implementation of the military operation by neutralizing several Ethiopian National Defense Forces (ENDF) installations situated in Tigray during the night of 3-4 November 2020.

    Faced with strong resistance from Tigray forces and a military situation that soon became much more complicated than originally foreseen, the federal government resorted to promoting its own version of events.

    One example of this early on in the conflict was the portrayal of the fighting around military barracks in Dansha as having been the battle that started the conflict.

    Another event during the first days of the conflict that illustrates the battle of narratives was the mysterious flights of two transport planes from Bahir Dar to Mekelle during the night of the 3-4 November, flights which Prime Minister Abiy Ahmed himself admitted on 5 November to have taken place.

    In his narrative, these planes were delivering new banknotes to Mekelle, while the Tigray leadership’s version of events is that they transported commandos sent by the federal government to arrest its party leadership.

    While all sides to the conflict have engaged in the manipulation of information presented to the international community, diplomats—certainly in the initial phase of this conflict—tended to give more credibility to reports by federal officials, in part because these are the interlocutors they are most frequently in contact with and also since regular communication lines with Tigray had been cut.

    The main factor that undermined the diplomatic community’s confidence in the accuracy of federal government statements were the repeated denials to international interlocutors by Ethiopian officials, between November 2020 and March 2021, of Eritrean troops’ presence in Tigray—even when confronted with evidence.

    These statements contradicting the reality on the ground seriously harmed the professional integrity and reputation of many Ethiopian diplomats, a fact that has consequences for the credibility of the federal government’s narrative up to this day.

    Misinformation tactics

    Much of the narrative presented by Ethiopian officials during the past two years simply does not withstand minimal scrutiny and basic fact-checking, which diplomats and other observers of Ethiopian affairs are supposed to exercise.

    In the Ethiopian government’s communications since November 2020, it has often remained vague on practical details such as the locations and dates of events. The unwillingness to provide information on the crash site or registration number of the cargo plane federal authorities claim was shot down recently is just one example.

    Not mentioning the time period to which a report makes reference is another example of this, as government spokespersons often cite the number of humanitarian trucks that entered Tigray without saying during which months that supposedly happened.

    Several times already, federal authorities also accused “foreign actors” or “enemies of Ethiopia” of supporting TPLF and the Oromo Liberation Army (OLA) without naming these actors or providing any evidence for the accusations.

    On the other side, Tigray communications have sometimes also been found to be exaggerated or manipulated.

    An example of this is the October 2021 TDF announcement of the capture of Dessie, which was made before the event actually took place, in what was most likely an attempt to demoralize enemy troops defending the town.

    Still, considering the overall evolution of the conflict and the communications surrounding it, official Tigray sources have broadly been closer to the truth and in general provided more practical details on the reported events—including photographic and video evidence.

    Another key element in the battle of narratives is the difference between messages in English, sent out to be received by diplomats and the wider international community, and messages in local languages such as Amharic, Afaan Oromo, or Tigrinya, sent out to be received by the local population.

    A prominent example in this sense is the January 2022 assurance given by the Amhara Regional President, Yilkal Kefale, to foreign diplomats of his readiness to engage in peace talks and to open humanitarian corridors into Tigray. On the very same day, he stated in Amharic during a ruling party conference that the people should prepare themselves to “destroy the TPLF terrorist group”.

    This tactic is pursued under the faulty assumption that diplomats only consult English sources on Ethiopia. In reality, over the past year several embassies in Addis Abeba have invested in their capacity to translate documents, speeches, and interviews from local languages into English and have started giving more weight to these sources when analyzing the situation in the country.

    Information obstructed

    While messaging from the Tigray government is usually better coordinated because of the strong command structure inside Tigray, this is not the case on the side of the central government, where there is apparently no system of information sharing between different federal entities.

    Soon after the conflict in northern Ethiopia erupted, it became apparent that detailed information on military operations was only available to a select circle of people within the Prime Minister’s Office and the intelligence services.

    The result of this information gap is a disconnect between developments on the ground and the accounts that are offered by the Ministry of Foreign Affairs and the government’s communication team.

    This became most obvious at the end of June 2021 when TDF took control of Mekelle and ENDF had to implement a hasty withdrawal from the city, but not before visiting the local UN office and destroying the communication equipment present there.

    When diplomats confronted officials at the Ministry of Foreign Affairs over this issue, their Ethiopian counterparts were eagerly anticipating updates from Mekelle, and admitted that they could not rely on the official information they had been given with regard to the situation in the north of the country.

    It was only the next day that the federal government presented the narrative about a “unilateral ceasefire” being declared and a withdrawal being executed by federal troops.

    Diaspora’s role

    Since the start of the conflict, Ethiopian diaspora communities have become divided along the same lines as the domestic constituencies in Ethiopia. This happened in a context where many of the diaspora members have been affected by the lack of communication with their families back in Ethiopia and by experiencing difficulties in assisting their loved ones.

    Following this polarization, many members of the diaspora started to engage in online activism, making them important actors in the battle of narratives.

    Several click-to-tweet Twitter campaigns were designed by both pro-Tigray and pro-government diaspora groups in an attempt to influence the narrative on social media.

    Amid an internet blackout in most of the areas where the conflict is taking place, these campaigns have become an increasingly prominent feature of the information environment, with the capacity to seriously amplify the spread of certain messages.

    As a result, the few pieces of information received either directly or indirectly from the conflict areas have sometimes been over-interpreted and given excessive weight.

    In general, the diaspora online activism has done little to contribute to a nuanced or solution-focused debate on the conflict in Ethiopia.

    Internal accountability?

    Since the start of the conflict, all parties have been using photographs and videos of war crimes in the framework of the battle of narratives. Many of us have seen the horrible videos of civilians being executed by security forces in Mahbere Dego and elsewhere.

    The first such videos were watched and met with horror and condemnation, and the next ones were still watched, but only for a few seconds. Now, after almost two years of conflict, many diplomats and other Ethiopia observers have become numb to these recordings of executions and other terrible crimes.

    In an effort to address requests from the EU and US to provide some form of accountability for crimes that were committed, the Ethiopian government established the Inter-Ministerial Taskforce, which recently presented its first report.

    Unfortunately, the report shows a strong bias towards documenting crimes committed by Tigray forces during their occupation of Amhara and Afar, while no efforts were made to investigate any of the alleged crimes committed by, for example, Amhara forces in Western Tigray.

    Several of the main actors have already declared that they have no trust in the Ethiopian Human Rights Commission (EHRC) headed by Daniel Bekele or in the Inter-Ministerial Taskforce set up by the federal government. A similar lack of trust is affecting the National Dialogue Commission, which is being boycotted by almost all major opposition parties in the country.

    At this point, Ethiopia’s internal politics are too polarized for any meaningful truth-seeking or accountability to come from inside the country. The poisonous language that is used to demonize opponents is just one example of a toxic atmosphere which does not allow for a genuine debate on reconciliation or a search for the truth.

    The involvement of Eritrean troops is another reason why truth and reconciliation cannot be achieved from within.

    After EHRC reported that Eritrean soldiers killed at least 40 civilians during the Axum massacre in late November 2020—almost certainly a vast under-estimation of the real number of victims—Daniel Bekele admitted to Western diplomats that it will be “very difficult” for the Ethiopian authorities to prosecute any crimes committed by Eritrean forces during the conflict in Tigray.

    Encouraged by propaganda and under the presumption that it is very unlikely that there will ever be real accountability, Eritrean and Ethiopian forces have been acting with a sense of absolute impunity.

    Truth then trust

    Evidence collected by the International Commission of Human Rights Experts on Ethiopia (ICHREE)—which was established by the UN Human Rights Council (UNHRC)—will be critical in order to end the battle of narratives, uncover the truth on what has happened in Ethiopia over the past two years, and start organizing meaningful accountability processes.

    ICHREE is the only neutral body that has the mandate and the capacity to go beyond the narratives and examine all the available evidence in order to establish facts on crimes committed by all parties. The UNHRC’s recent renewal of the commission’s mandate is therefore welcome. It’s telling that, while Tigray authorities welcomed the first interim report presented by the international commission, the federal government rejected it.

    The US, EU, and other partners must continue exerting pressure on federal authorities to convince them to work together with ICHREE and to allow its experts full access to all the sites across the country where war crimes and human rights violations have been reported.

    During the past months, it was mostly a lack of trust and confidence that has prevented the federal and Tigray governments from moving beyond an informal truce to starting formal negotiations.

    The conflicting official statements released by the parties are only amplifying this lack of trust. This was illustrated by the May prisoner release negotiated by AU Representative Olusegun Obasanjo during the first months of 2022 that was implemented by the Tigray government but not reciprocated by the federal government, which claimed that those released were civilians dressed in uniforms rather than real ENDF soldiers.

    It is important for the EU and the US to signal to the warring parties that the battle of narratives is being understood for what it is, and that it will not prevent them from trying to establish the facts or from acting upon their findings.

    Peace and reconciliation can only come once the disinformation campaigns stop and when a genuine search for the truth begins.

    #Ethiopie#TPLF#Guerre#Guerre_Civile#Fano#Tigré#Désinformation#Réseaux_socios

  • Scorched Earth: Using NASA Fire Data to Monitor War Zones - bellingcat
    https://www.bellingcat.com/resources/2022/10/04/scorched-earth-using-nasa-fire-data-to-monitor-war-zones

    NASA’s Fire Information for Resource Management System, or FIRMS, is a tool that detects active fires and thermal anomalies. It has long been used to track wildfires, including the forest fires that blazed across southern Europe this past summer.

    But missile launches, heavy artillery fighting and explosions also generate fires and heat that can be detected.

  • @cdb_77

    Quando Mussolini si proclamò Protettore dell’Islam

    https://www.africarivista.it/quando-mussolini-si-proclamo-protettore-dellislam/207506

    Sembrerà assurdo, ma il regime fascista, noto per la brutale aggressione e repressione coloniale in Libia e nel Corno d’Africa, ostentò una retorica filo-araba e filo-islamica, specie in campo culturale, autoproclamandosi amico e difensore dei popoli maghrebini, in chiave di contrapposizione all’espansionismo britannico e francese

    di Uoldelul Chelati Dirar

    L’avvicinarsi del centenario della Marcia su Roma offre molti spunti per una riflessione sul fascismo e anche sull’attualità della sfida tra libertà e autoritarismo, tra democrazia e dittatura. Vi sono però aspetti che rimangono poco esplorati e colgo l’occasione per evidenziarne uno particolarmente curioso in quest’epoca di diffusa islamofobia.

    La politica coloniale fascista, culminante nella costituzione dell’Impero dell’Africa Orientale, viene vista prevalentemente nella sua dimensione militare e di brutale violenza, in particolare per la repressione in Libia e l’invasione dell’Etiopia. Vi è tuttavia un altro aspetto. Va ricordato che l’espansione coloniale fu vista anche come chiave per un rilancio dell’Italia quale interlocutore privilegiato del mondo arabo. Questa politica di avvicinamento al mondo arabo si basava sulla convinzione che vi fosse una possibile convergenza di interessi tra Italia e mondo arabo-islamico, motivata dalle frustrazioni derivate dalla conferenza di pace di Versailles che aveva definito gli equilibri internazionali dopo la Prima guerra mondiale.

    L’Italia recriminava le mancate concessioni territoriali nel Settentrione e negli ex possedimenti coloniali tedeschi in Africa. Il mondo arabo era invece in fibrillazione per la politica britannica nella regione e in particolare in Palestina, dove erano state promesse nuove entità statuali alle popolazioni arabe e simultaneamente alla diaspora ebraica. I passaggi principali della politica filo-islamica del fascismo furono la pubblicazione, nel 1932, di un periodico bilingue (arabo e italiano), L’Avvenire Arabo, diretto dall’illustre arabista Carlo Alfonso Nallino, inteso a promuovere l’immagine del fascismo nel mondo arabo e allo stesso tempo a migliorare la conoscenza del mondo arabo in Italia. Venne poi costituito, nel dicembre 1933, l’Istituto di Studi per il Medio e l’Estremo Oriente (Ismeo) con l’intento di promuovere i rapporti tra Italia e Asia; nella stessa settimana veniva ospitato a Roma il primo Convegno degli Studenti Asiatici, con seicento partecipanti, alla cui apertura intervenne Mussolini in persona con un discorso incentrato sulla funzione di cerniera di Roma imperiale tra Occidente e Oriente. Infine, nel 1934 iniziarono le trasmissioni in lingua araba di Radio Bari, prima emittente europea in questa lingua.

    Dopo questi primi passi, l’episodio simbolicamente più significativo si ebbe il 18 marzo 1937, quando Mussolini entrò in Tripoli seguito da duemila cavalieri delle truppe coloniali libiche, e si presentò sguainando una spada, la cosiddetta “spada dell’islam”, e si autoproclamò Hāmī al-Islām (Protettore dell’Islam – v. foto). L’episodio, nonostante l’eccessiva teatralità, rappresentava il culmine di un processo di costruzione di relazioni con il mondo arabo che includeva rapporti stretti con importanti esponenti del nazionalismo anticoloniale arabo quali il libanese Shekib Arslan, Yahya Muhammad Hamid ed-Din, imam dello Yemen, e lo stesso mufti di Gerusalemme Mohammed Amin al-Husseini.

    In un involontariamente ironico capovolgimento di ruoli, l’Italia di Mussolini intendeva così accreditarsi come interlocutore privilegiato dei settori del mondo arabo in fermento per via del dominio franco-britannico in Medio Oriente e fortemente preoccupati dalla prospettiva della creazione dello Stato d’Israele. A giustificazione della sua ambizione, Mussolini presentava il colonialismo italiano come radicalmente diverso, una sorta di colonialismo “dal volto umano”. L’ironia sta nel fatto che l’autoproclamazione di Mussolini avvenne sullo stesso suolo libico che così duramente aveva pagato l’oppressione coloniale italiana con più di 40.000 morti nei campi di concentramento allestiti dal maresciallo Rodolfo Graziani, lo stesso che poco dopo coordinerà la brutale repressione della resistenza etiopica.

    #Islam#Mussolini#Fascisme#Libye#Ethiopie#Colonialisme#Italie #colonisation#histoire #mémoire #Italie_coloniale

  • @cdb_77

    Hôtel Abyssinie (57mn)

    https://images.cnrs.fr/video/806

    Auteur(s)
    LE HOUEROU Fabienne

    En 1935, l’Italie fasciste tente une annexion de l’Ethiopie qu’elle souhaite ajouter à l’Erythrée et la Somalie précédemment colonisées. Mussolini envoie 300 000 hommes pour cette guerre (100 000 volontaires, et d’importantes troupes africaines, les Ascari). Amedeo, César, Oreste, Alba, Gino..., partis en Abyssinie pour ce combat, se sont fixés ("ensablés") sur les hauts plateaux, malgré la défaite italienne en 1941.
    Le film retrace, à l’aide de nombreux extraits d’actualités de l’époque et des souvenirs de ces Italiens, l’histoire de cette conquête et la propagande fasciste qui présentait l’Ethiopie comme un merveilleux Eldorado. Ceux-ci racontent leur vie quotidienne et leurs rapports très particuliers avec l’Ethiopie qui, pour la plupart, est devenue leur deuxième patrie.
    Amedeo et ses amis témoignent des raisons qui les ont incités à rester et à accepter cet exil insolite : un certain rêve de liberté, les facilités pour trouver du travail bien mieux payé qu’en Italie, les femmes... Les nombreuses traces de la culture italienne, comme l’architecture, les traditions culinaires, la reprise de certains termes de la langue, manifestent l’influence de cette communauté dans ce pays.

    #cinéma #Ethiopie #colonialisme #colonialisme_italien #colonisation#ensablés#Fabienne_le_houerou#documentaire#Asmara#Massawa#Erythrée#Addis_Abeba#Piassa

  • Did a Nobel Peace Laureate Stoke a Civil War?

    After Ethiopia’s Prime Minister, Abiy Ahmed, ended a decades-long border conflict, he was heralded as a unifier. Now critics accuse him of tearing the country apart.

    By Jon Lee Anderson

    At the wheel of an armored Toyota Land Cruiser, trailed by a car full of bodyguards, Prime Minister Abiy Ahmed drove me around Addis Ababa, the capital of Ethiopia. With a politician’s pride, he pointed out some of his recent civic projects: a vast park and a national library; a handicrafts market; a planetarium, still under construction. Throughout the city were government buildings that he’d built or remade: the federal police headquarters, the Ministry of Mines, an artificial-­intelligence center, the Ministry of Defense. In the Entoto Hills, above Addis, he had established a complex of recreational areas to showcase his Green Legacy Initiative, aimed at making Ethiopia a pioneer in sustainable agriculture and renewable energy. He boasted of having planted eighteen billion trees. “If in five years the world does not recognize what we have done,” he said, as he negotiated a turn, “then I am not your brother.”

    https://www.newyorker.com/magazine/2022/10/03/did-a-nobel-peace-laureate-stoke-a-civil-war

    16 pages de portrait, de souvenirs, de récit historique, sur ce qui se passe en Ethiopie et ce qu’ Abiy a dans la tête...

    Essentiel pour ceux qui ont manqués un épisode depuis 1974...

    #Ethiopie#TPLF#Tigré#guerre#guerre_civile#Erythrée#USA#Abiy_Ahmed#Oromos#Amharas#Afars#Nuruddin_Farah#eau#Somali#Somalie#Géopolitique#Egypte

  • L’Esclave blanc

    Un Long-métrage de Jean-Paul Paulin

    Sortie en France : 02/10/1936

    https://www.unifrance.org/film/39227/l-esclave-blanc

    Bande annonce :

    https://www.dailymotion.com/video/x5l1irr

    Sur la côte orientale d’Afrique, un riche planteur, homme irascible, fait venir sa fille Simone auprès de lui pour travailler à l’exploitation. Son employé principal, Georges, est le seul blanc de la région.

    Evidemment, Georges et Simone deviennent amis et s’éprennent l’un de l’autre. Le père s’oppose au mariage. Georges quitte la maison du planteur et va vivre maritalement avec une indigène.

    Les lois de la tribu s’opposent à cette liaison et la femme noire est assassinée. Georges lui-même est fait prisonnier par les noirs. Il va être massacré lorsque une troupe au service du planteur, conduite par Simone, le délivrera à temps. Le père se laissera fléchir.

    #colonialisme #colonisation #Italie#histoire#somalis#issas#Ethiopie#Emigration#Cinema#Propagande#Somalie#Djibouti

  • L’émigration italienne en Afrique orientale

    par Gian-Luca Podesta
    Dans Annales de démographie historique 2007/1 (n° 113)

    https://www.cairn.info/revue-annales-de-demographie-historique-2007-1-page-59.htm

    A ses débuts, la politique coloniale italienne ne fut aucunement influencée par la question de l’émigration, bien que cette dernière ait déjà pris vers 1870 une ampleur considérable (Sori, 1979, 20). Les objectifs d’expansion dans la région de la mer Rouge étant de nature commerciale, il s’agissait de créer les conditions nécessaires pour trouver des fonds d’approvisionnement en matières premières pour les manufactures nationales et des débouchés pour les marchandises italiennes. D’autre part, l’inauguration du canal de Suez et la création de nouvelles routes maritimes entre l’Europe et l’Orient avaient incité l’Italie à entrer dans la compétition coloniale, avec l’illusion que le nouvel État unitaire pouvait redevenir le pont entre l’Orient et l’Europe, comme l’avaient été Gênes et Venise autrefois. Les velléités expansionnistes en Tunisie et en Tripolitaine et Cyrénaïque s’étaient brusquement essoufflées et la seule zone où l’Italie jouissait d’une certaine liberté de mouvement, notamment grâce à l’appui britannique, était l’Afrique orientale.

    #Italie #colonialisme #colonisation #histoire #mémoire #oubli #fascisme#Emigration#AOI#Erythée#Somalie#Ethiopie#Addis_Abeba

  • La Chine pressée d’alléger la dette des pays pauvres (4mn19)

    https://www.rfi.fr/fr/podcasts/aujourd-hui-l-%C3%A9conomie/20220922-la-chine-press%C3%A9e-d-all%C3%A9ger-la-dette-des-pays-pauvres

    En début de semaine l’Équateur a annoncé la signature d’un accord avec son plus gros créancier, la Chine. Avec cette restructuration de dette, la Chine vient au secours d’un pays en plein désarroi financier. Est-elle en train de se substituer au FMI ?

    Ce n’est pas la première fois que la Chine propose de fait un plan de sauvetage à l’un de ses emprunteurs, et elle sera sans doute amenée à le refaire de plus en plus souvent. Car aujourd’hui 60% des prêts qu’elle a accordés à l’étranger sont dus par des États en situation de stress financier, c’était 5% seulement en 2010 selon une étude réalisée au printemps avec le concours d’un économiste de la Banque mondiale. C’est au cours de ces dix dernières années que la Chine est devenue le principal créancier de l’Équateur. Ces prêts obtenus à des conditions très avantageuses pour Pékin, avec notamment des contrats de vente à long terme de pétrole, sont devenus un véritable boulet avec la dégradation de l’économie. Le choc de la pandémie, et maintenant l’inflation qui galope et la remontée des taux américains, mettent l’Équateur en grande difficulté.
    Un schéma qu’on retrouve dans des dizaines et des dizaines de pays très endettés à l’égard de Pékin

    Quarante-quatre pays doivent rembourser à la Chine une dette représentant au moins 10% de leur PIB. Leur avenir est aujourd’hui compromis par la charge des remboursements. Si la Chine n’allège pas le fardeau des pays pauvres, leur croissance sera durablement bridée, a prévenu hier un conseiller de la secrétaire américaine au trésor Janet Yellen. Une nouvelle attaque sur le thème du piège de la dette chinoise. D’après ce conseiller « le rôle de la Chine est essentiel », car elle est devenue « le premier créancier du monde, devant le FMI, la Banque mondiale et les créanciers du Club de Paris réunis ».
    L’encours total des prêts officiels chinois serait compris entre 500 et 1 000 milliards de dollars

    Ces chiffres sont contestés par Pékin et également par des observateurs indépendants. Il est difficile de se faire une idée de la réalité car beaucoup d’emprunts accordés par des établissements publics chinois sont difficiles à flécher. La situation financière des pays endettés à l’égard de Pékin est comparable à celle des pays en développement dans les années 1980. On parle alors d’une décennie perdue pour la croissance de ces pays assommés par le service de la dette à l’égard des pays occidentaux. Jusqu’à ce que l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés adoptée en 1996 ne les libère.
    La Chine est-elle prête aujourd’hui à effacer une partie de cette dette en faveur des pays en difficulté ?

    Dans les années récentes la Chine a multiplié les accords de restructuration en privilégiant le report des échéances plutôt que l’effacement pur et simple de la dette. Elle a légèrement infléchi ses positions en 2020 en acceptant l’initiative du G20 pour suspendre le service de la dette. Mais son engagement concret laisse à désirer. L’accord de restructuration passé avec la Zambie est sans cesse reporté. Le Tchad, l’Éthiopie, également demandeur d’une restructuration, n’ont toujours pas obtenu d’actes concrets de Pékin. La Chine a accordé des prêts dans des conditions très opaques et n’est pas pressée de les remettre en cause. Elle a aujourd’hui un statut d’observateur au sein du club de Paris où est traitée la gestion de la dette des États mais elle bloque toujours sur les conditions du club : la transparence et un traitement égal entre tous les créanciers. L’annonce faite au mois d’août d’un effacement de la dette bilatérale due par 17 pays africains a frappé les esprits mais sa portée parait limitée. 610 millions de dollars de dette ont été effacés, un montant dérisoire comparé à la créance totale de la Chine sur le continent africain. Elle est estimée à plus de 80 milliards de dollars.

    #Chine#Finances#Équateur#Coopération#Développement#dette#FMI#Zambie#Tchad#Ethiopie

  • International Commission of Human Rights Experts on Ethiopia

    (19 pages +annexes) (A/HRC/51/46)

    19 September 2022

    ​In its resolution S-33/1, on the situation of human rights in Ethiopia, adopted on 17 December 2021, the Human Rights Council decided to establish, for a period of one year, renewable as necessary, an international commission of human rights experts on Ethiopia, comprising three human rights experts, to be appointed by the President of the Human Rights Council, to complement the work undertaken by the joint investigative team.

    https://www.ohchr.org/en/hr-bodies/hrc/ichre-ethiopa/index

    In the present report, submitted pursuant to Human Rights Council resolution S-33/1, the International Commission of Human Rights Experts on Ethiopia presents its initial findings. The report concludes that there are reasonable grounds to believe that violations, such as extrajudicial killings, rape, sexual violence, and starvation of the civilian population as a method of warfare have been committed in Ethiopia since 3 November 2020. The Commission finds reasonable grounds to believe that, in several instances, these violations amount to war crimes and crimes against humanity. The report provides an assessment of transitional justice developments and makes urgent recommendations.
    Selection of incidents and themes
    The Commission’s time and resource constraints obliged it to select a specific and manageable group of incidents and themes for which it could complete investigations in two months with limited resources. Although its selection reflects some of the most significant violations of international human rights and humanitarian law, while illustrating broader patterns, it does not allow the Commission to present a comprehensive picture. Although its mandate authorizes it to investigate incidents throughout the territory of Ethiopia, the Commission confined its investigations for this report to the hostilities in Tigray and Amhara regions. It acknowledges that its selection will frustrate many, especially in light of the broad and troubling range of allegations of violations in Ethiopia since 3 November 2020. The Commission hopes that it will have the opportunity to expand its investigations and findings with additional time, resources, and cooperation to include further incidents and themes, such as those set forth in section VII.

    Background
    After four years of anti-government protest and rising ethno-nationalist sentiment, Ethiopia’s ruling Ethiopian Peoples’ Revolutionary Democratic Front (EPRDF) chose Dr. Abiy Ahmed from its Oromo wing as its new Prime Minister (PM) in April 2018. The new PM took office promising political and economic reform, amid great optimism and with strong international support. He was lauded for quickly making peace with neighbouring Eritrea. A comprehensive amnesty saw EPRDF’s political and armed opponents return to Ethiopia from exile, including in Eritrea, or released from jail.
    There are two accounts of what followed: Federal government spokespersons and their supporters (including in Eritrea) allege that TPLF veterans masterminded a series of violent attempts to sabotage or undermine the government, accusations they deny. Others claim the growth of vigorously anti-TPLF sentiment in government statements, and government-aligned media. Related narratives drew on anti-Tigrayan ethnic slurs that had surfaced in Eritrean propaganda during the Ethio-Eritrean war (1998-2000), in nationalist rhetoric around contested elections (2004-2006), and in Oromo (and Amhara) activism (2014-2018).
    Hate speech against Amhara and Oromo communities also proliferated in a newly competitive and ethnicised political environment. Political conflict erupted in inter- communal violence and religious tensions. In January 2019, the ENDF launched a counterinsurgency including airstrikes against the Oromo Liberation Army (OLA) in western Oromia, in a conflict that has since continued and escalated. New leaders were installed in four regional states, and when a national Prosperity Party was established in December 2019, the TPLF (and some ruling Oromo politicians) declined to join.
    24. With the outbreak of COVID-19, the Federal Government postponed elections. Influential Oromo opposition leaders were arrested after further ethnicised violence. The TPLF pressed ahead with elections in Tigray in September 2020. Federal and Tigray regional governments declared one another’s actions ‘unconstitutional’, and fighting erupted on 3-4 November 2020.

    Conclusions :

    The Commission finds reasonable grounds to believe that the ENDF shelled Mekelle on 28 November 2020, killing and injuring civilians and striking civilian objects days after Tigrayan forces had left the city with their assets. ENDF soldiers committed widespread extrajudicial killings, rapes and other forms of sexual violence, and looting during the seven-month period stretching from 28 November 2020 to 28 June 2021. ENDF personnel also used civilian objects for military purposes and restricted access to medical treatment.

    The Commission finds reasonable grounds to believe that Tigrayan forces killed civilians and persons rendered hors de combat, raped, looted, and damaged or destroyed civilian infrastructure and property in Kobo and Chenna in late August and early September 2021.

    The Commission finds reasonable grounds to believe that the ENDF conducted a drone strike against the Dedebit IDP camp on 7 January 2022, killing and injuring approximately 60 civilians and destroying civilian infrastructure. It also finds reasonable grounds to believe that there were no soldiers or military equipment in or near the camp on the day of the attack.

    The Commission finds reasonable grounds to believe that the ENDF, EDF, and Fano have committed widespread acts of rape and sexual violence against Tigrayan women and girls. In some instances, the attackers expressed an intent to render the victims infertile and used dehumanising language that suggested an intent to destroy the Tigrayan ethnicity. Tigrayan Forces have also committed acts of rape and sexual violence, albeit on a smaller scale.

    The Commission finds reasonable grounds to believe that the Federal Government and allied regional State governments have implemented a widespread range of measures designed to systematically deprive the population of Tigray of material and services indispensable for its survival, including healthcare, shelter, water, sanitation, education and food.

    The Commission is deeply troubled by its findings because they reflect profound polarization and hatred along ethnic lines in Ethiopia. This has created a disturbing cycle of extreme violence and retribution, which raises the imminent threat of further and more pronounced atrocity crimes.
    127. Many of the indicators and triggers contained in the 2014 UN Framework for Analysis of Atrocity Crimes are present in Ethiopia today, including but not limited to:
    Dissemination of hate speech and absence of independent mechanisms to address it;
    Politicization of identity;
    Proliferation of local militias and other armed groups across the country;
    Particularly dehumanizing types of violence inflicted upon civilians on the basis of their ethnicity and perceived allegiance with the enemy;
    Imposition of strict controls on communication channels, including internet shutdowns; Widespread arbitrary detention on ethnic grounds; and
    Obstruction of humanitarian access and attacks on humanitarian aid workers.

    #Ethiopie#TPLF#Tigré#guerre#guerre_civile#Erythrée#ONU#crimes_de_guerre#OHCHR#rapport

  • A propos de la colonisation de l’Ethiopie par l’Italie :

    Extrait de l’article :

    « UNE ÉCONOMIE SALAFIE DE LA PRIÈRE DANS LA RÉGION DU BALÉ EN ÉTHIOPIE »

    Par Terje Østebø « Afrique contemporaine » 2009/3 n° 231 | pages 43 à 60

    https://www.cairn.info/revue-afrique-contemporaine1-2009-3-page-43.htm

    L’arrivée du salafisme dans le sud-est de l’Éthiopie est largement facilitée par l’occupation italienne (1936-1941). Dans le cadre de leurs efforts visant à améliorer leur image de protecteurs des musulmans éthiopiens, les Italiens encouragent activement et subventionnent les pèlerinages dans les villes saintes qui empruntent les moyens de communication qu’ils développent (14). À leur retour, les pèlerins commencent par introduire l’enseignement salafi dans la ville de Harar, avant que cet enseignement ne gagne les Oromo de la région de Hararge, puis les contrées voisines, l’Arsi et le Balé.

    Note : (14). En 1933, il n’y avait, selon Erlich (2007, p. 73 et suiv.), que 11 pèlerins éthiopiens au Hijaz (Pélerinage à la Mecque) (sur un total de 19 500 pèlerins comptabilisés). En 1936, ils étaient entre 1 600 et 1 900, et leur nombre est retombé à 57 seulement après le rétablissement de la monarchie en 1941.

    Pour mémoire la plus grande mosquée de Dire Dawa a été offerte aux musulmans de la ville par les occupants italiens ጣሊያን መስጊድ « Mesjid Italy Mesjid Taliani » elle est située dans le quartier de Megala (le marché)

    de même que le Gidir megala, « grand marché » ou marché italien de Harar et la coupole de la mosquée situé en face የሰዒድ አሊ ሀምዶኝም መቃብር « Aw Ali Hamdogn » chef religieux du XIIéme siècle.

    (Aw signifie père dans le sens de fondateur de la ville, du quartier, de la mosquée etc...)

    (on aperçoit derrière de style indien, le musée Rimbaud)

    ironie de l’histoire, la récente offensive des Shabbab somaliens à destination de la région du Balé dont une des hypothèse est qu’ils venaient y développer un « front djihadiste oromo » serait donc une des conséquence de l’occupation italienne de l’Ethiopie entre 1935 et 1941…

    Al-Shabaab : the latest addition to Ethiopia’s woes

    https://www.ethiopia-insight.com/2022/09/09/al-shabaab-the-latest-addition-to-ethiopias-woes

    #Italie #colonisation #colonialisme #histoire #mémoire #Italie_coloniale#Islam#Oromos#Shabaab#Somalie#Ethiopie#Architecture#Harar#Arsi#Harargue#Salafisme

  • Ethiopie, la légende #Luciano_Vassalo n’est plus

    https://africafootunited.com/ethiopie-carnet-noir-la-legende-luciano-vassalo-nest-plus

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    LUCIANO VASSALLO : IL MAGNIFICO SUPERSTITE

    L’incredibile storia di Luciano Vassallo, italo-eritreo, protagonista assoluto della vittoria dell’Etiopia alla Coppa d’Africa del 1963, miglior calciatore della competizione, miglior calciatore etiope della storia, definito il «Di Stefano africano». Una bellissima storia di discriminazione razziale nell’Eritrea colonia italiana, di straordinari successi sportivi, di fuga dalla dittatura di Menghistu, fino alla nuova vita costruita a Roma. Di seguito la versione italiana del pezzo uscito oggi su France Football.

    http://www.antoniofelici.it/2013/01/luciano-vassallo-il-magnifico-superstite.html

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    Luciano Vassallo e Coppa Africa

    Nel 1968, prima di lasciare definitivamente l’Eritrea, dove sono nato e cresciuto, seguii per l’ultima volta come redattore sportivo del Quotidiano Eritreo la Coppa Africa di calcio, che si disputava in quello che era allora l’Impero Etiopico di Haile Sellassie I, Negus Neghesti, Re dei Re, Leone Conquistatore della Tribù di Giuda. Ricordo che la squadra del Congo era venuta all’Asmara per il girone di qualificazione e il suo gioco mi aveva incantato. Ricordo un giovane giornalista congolese con un nome che in italiano era femminile che era sorpreso di essere trattato alla pari da un collega bianco. Ricordo che le speranze etiopiche erano grandi perché sei anni prima la squadra di casa aveva vinto la finale contro l’Egitto ad Addis Abeba per 4-2 e il capitano aveva ricevuto il trofeo dalle mani dell’Imperatore. Quel capitano era il mio amico Luciano Vassallo, che aveva speso inutilmente qualche ora a tentare di insegnarmi come toccare la palla con la parte esterna del piede, da fermo, per spostarla lateralmente e lasciare in asso il difensore avversario. Era una mossa che aveva inventato lui e della quale era molto fiero. Non riuscii mai a farla come aveva tentato di insegnarmi.

    In quella Coppa Africa, vinta dalla squadra congolese che aveva un attacco brillante e un portiere fenomenale, l’Etiopia non arrivò alla finale, dovette accontentarsi del quarto posto, ma Luciano Vassallo fu votato miglior giocatore del torneo.

    Negli anni successivi ci fu la diaspora degli italiani dell’Eritrea. La guerra civile che covava dal 1962, anno in cui l’Etiopia aveva seppellito la Federazione e incamerato l’Eritrea fra le province dell’Impero, aveva portato alla rivoluzione e al terrore rosso del colonnello Menghistu Hailemariam. Io, che dal giornale avevo un osservatorio privilegiato, me n’ero andato già nel 1968, altri avevano tenuto duro fino al 1973-74, ma poi chi non se l’era sentita di unirsi ai partigiani eritrei e di andare nella boscaglia a combattere i carri armati e i jet etiopi aveva dovuto comunque prendere la strada dell’esilio. Fra loro Luciano Vassallo.

    Non ne avevo saputo più niente fino a quando, la settimana scorsa, Emanuela Curnis, già console d’Italia a Città del Capo, mi ha mandato da New York la copia di un ritaglio di giornale con la nota: “Ho appena letto l’articolo allegato e non ho potuto non pensare al Ciro asmarino che potrebbe avere anche conosciuto questa persona”. Grazie Emanuela.

    Eccovi dunque la storia di Luciano Vassallo come è stata pubblicata dall’Avvenire il 31 gennaio 2013:

    Vassallo, il re del gol cancellato dall’Etiopia –

    La vicenda sportiva e umana di un eritreo (figlio di un ufficiale italiano) che negli anni Sessanta era il capitano della nazionale etiope di cui è ancora il recordman con 104 gare disputate e 90 gol segnati –

    Massimiliano Castellani –
    Avvenire del 31 gennaio 2013 –

    Girma alza le braccia sotto il cielo di Nelspruit (Sudafrica). Esulta felice, quasi incredulo per il gol segnato ai campioni d’Africa dello Zambia. Grazie a quella rete, l’Etiopia è riuscita a pareggiare la sua prima (e sola) partita di Coppa d’Africa dopo 31 anni di assenza dalla competizione continentale.

    Spento il televisore il nostro primo pensiero è stato: chissà se Girma ha mai sentito parlare di Luciano Vassallo? Un eroe dimenticato del calcio africano, un capitano, come Girma, la “bandiera” di quella nazionale che riportò ad Addis Abeba l’unica Coppa d’Africa conquistata dall’Etiopia. Il perche di questa «storia insabbiata», ce lo racconta la viva voce del 77enne Luciano Vassallo dalla sua casa di Marcellina (Roma).

    «I ricordi mi fanno stare ancora male, ma questa storia vorrei tanto che arrivasse al cuore dei giovani etiopi e anche di quelli italiani…».

    Quella di Luciano è stata una giovinezza e un’esistenza tutta in salita. «Nostra madre Mebrak (“Luce” in italiano) ad Asmara mi mise al mondo nel 1935 – l’anno dell’invasione delle truppe italiane – e cinque anni dopo nacque il mio “fratellino” Italo», comincia il racconto in un italiano che conserva forte l’accento dell’«eritreo, cattolico apostolico e romano», dice orgoglioso.

    «Nostro padre, Vittorio Vassallo, era un ufficiale dell’esercito coloniale di Mussolini, ma noi non lo abbiamo mai conosciuto. Di suo c’è rimasto solo il cognome. Così la mamma, tra stenti e mille rinunce, ci ha cresciuti da sola povera donna». L’infanzia di due ragazzini meticci, orfani di un padre di cui si persero subito le tracce e che vennero emarginati fin dai banchi di scuola. «Gli etiopi ci consideravano dei “bastardi”. Con gli italiani era la stessa storia. Per via delle leggi razziali anche i coloniali ci trattavano con disprezzo. Eravamo additati come i “figli delIa colpa”. Sfottuti e umiliati tutti i giorni, così in terza elementare ho abbandonato gli studi».

    Quello che poi ha appreso e gli è servito nella vita gliel’ha insegnato la strada, dove cominciò presto a tirare calci ad un pallone fatto di stracci. «Ma il calcio è sempre venuto dopo il lavoro. Grazie a un milanese, un certo Cattaneo, entrai, ragazzino, nell’officina delle Ferrovie e imparai il mestiere di meccanico. Finito il turno mi allenavo con una formazione di soli meticci, la Stella Asmarina. Il nostro “meticciato” si riconosceva già dalla maglia: era nera con una striscia sottile, bianca, che indicava il colore della pelle del genitore che ci aveva generati».

    Dalla squadra dei meticci al Gaggiret e poi in una formazione di italiani, il Gs Asmara. “Un anno eravarno arrivati a un passo dalla vittoria del titolo nazionale, ma la federazione fece di tutto per impedirlo e ci riuscì». In quel campionato al quale partecipavano 12 squadre, Vassallo ci tiene a sottoIineare che «c’erano tanti calciatori di notevole livello tecnico che non avrebbero sfigurato nel campionato italiano. Uno di questi era mio fratello Italo, la punta di diamante dell’Hamasien». Due fratelli unitissimi fuori, ma mai in campo, almeno con le squadre di club si ritrovarono sempre da avversari. Poi, finalmente, assieme nella nazionale del 62. «Eravamo una squadra fortissima come non si e più rivista in Etiopia. Io e Italo disputammo una Coppa d’Africa eccezionale e nella finale di Addis Abeba, vinta contro l’Egitto, due dei 4 gol (la gara finì 4-2) li segnammo noi, i fratelli Vassallo». Una rete del bomber ltalo e una di Luciano, il capitano, il primo a salire sul palco delle autorità per ricevere la Coppa direttamente dalle mani dell’Imperatore, sua maestà Haile Selassie (foto). «Un grande uomo Selassie, fatto fuori (scomparso misteriosamente il 27 agosto 1975) da quelle “iene” del regime militare, il terrorismo rosso scatenato da Menghistu Haile Mariam».

    Menghistu era anche il nome del calciatore che segnò il 4° gol nella finale della Coppa d’Africa del ’62. «E infatti per l’omonimia con quell’aguzzino, nell’albo ufficiale tutti e 4 i gol adesso risultano realizzati da Menghistu. Hanno scandalosamente cancellato i nostri nomi dalle statistiche dei marcatori». Luciano Vassallo a tutt’oggi invece sarebbe il calciatore con più presenze nella nazionale d’Etiopia. «Ho indossato quella maglia 104 volte e sono anche il miglior marcatore di sempre con 90 gol – ci tiene a precisare -. Era stato eletto anche miglior giocatore della Coppa d’Africa del ’68, ma anche quel riconoscimento non risulta più negli annali della federazione. Il regime del resto voleva cancellarmi anche fisicamente. Cominciarono, complice l’allenatore Milosevic, con il togliermi il posto di lavoro al cotonificio di Dire Dawa, a 1.400 km da Asmara. Lavoravo duro e giocavo con la squadra locale per mandare i soldi a casa a nostra madre. Percepivo uno stipendio da 630 dollari al mese, quando un etiope a malapena arrivava a 40». Soldi guadagnati lavorando sodo e reinvestiti ad Addis Abeba per costruire una casa con annessa officina di quasi 3mila metri quadrati.

    «Mi hanno confiscato tutto, ma prima mi fecero arrestare dalle “squadracce della morte”. Quelle arrivavano con una Volkswagen verdolina, ti caricavano su e poi sparivi per sempre. A migliaia sono finiti così… Grazie a Dio mi sono salvato. In carcere un militare che era mio tifoso, mi ha riconosciuto e ha fatto in modo che potessi fuggire in Italia”. Nel ’70 Luciano lascia per sempre il suo Paese per venire in quello dell’uomo che non ha mai potuto chiamare papà. «Ero troppo vecchio per continuare a giocare, però sentivo di poter dare ancora qualcosa al calcio e così mi sono iscritto al corso per allenatori a Coverciano». Suoi compagni di corso erano Cesare Maldini, Luis Vinicio e Armando Picchi, i quali trovarono subito una panchina in Serie A, mentre l’eritreo Vassallo dovette accontentarsi di aprire una scuola calcio ad Ostia.

    http://www.ethioroma.com/luciano-vassallo-e-coppa-africa

    #football #Erythrée #Ethiopie #Luciano_Vassallo #métisse #métissage #Italie_coloniale

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    ajouté à la métaliste sur la #colonialisme_italien :
    https://seenthis.net/messages/871953

    via @olivier_aubert

  • #Tempo_di_uccidere (#film)
    Le Raccourci

    Etiopia, 1936: il Tenente Silvestri soffre di un terribile mal di denti e intraprende un viaggio per raggiungere l’accampamento militare più vicino munito di servizi ospedalieri. Durante il percorso, incontra un’indigena e, incapace di controllarsi di fronte alla sua bellezza, la violenta. Silvestri fa fuoco nel tentativo di tener lontane alcune bestie feroci ma la donna viene ferita a morte da un proiettile vagante, al che il tenente, per non incorrere in un processo militare, ne nasconde il cadavere. Raggiunto l’ospedale militare egli viene colto dal rimorso per il terribile incidente e, via via roso dal sospetto di essere stato contagiato dalla lebbra durante lo stupro, perde la ragione.

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    L’action se déroule pendant l’invasion de l’Éthiopie par l’Italie en 1936.

    Ethiopie, 1936. Parce qu’il a raté un virage avec son camion, le jeune lieutenant Enrico Silvestri se retrouve à pied, et prend un raccourci qui le conduit dans la brousse. Il y rencontre une jeune indigène, Mariam, qu’il viole. Il la tue accidentellement, et l’enterre sur place. La terreur d’être découvert le transforme en animal traqué : il s’enfuit, prêt à tout pour ne pas être pris. Une angoisse proche de la névrose s’empare de lui quand il croit avoir contracté la lèpre...

    https://it.wikipedia.org/wiki/Tempo_di_uccidere_(film)
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Raccourci

    Le film est tiré du roman homonyme de #Ennio_Flaiano :

    «Quando la campagna sarà finita non po­chi si precipiteranno a scrivere dei libri» annota Flaiano nel febbraio del 1936, men­tre, sottotenente del Genio, partecipa alla guerra d’Etiopia. «Già immagino il con­tenuto e i titoli: “Fiamme nel Tigrai”, “Africa te teneo”, “Tricolore sull’Amba”!». Non a caso, attenderà dieci anni prima di rica­vare da quella sofferta esperienza – fatta di sete e stanchezza, caldo e paura – un ro­manzo. Un romanzo sconcertante, tanto più in pieno clima neorealista, che ha come sfondo non la «terra ideale dei films Para­mount», ma il paese triste, ingrato, ambi­guo, sfuggente delle iene (e che dunque cela di necessità «qualcosa di guasto»), e al centro una vicenda «assolutamente fan­tastica»: un delitto futile e fatale, che scate­na in chi l’ha commesso un corrosivo deli­rio. E gli trasmette il morbo di un «impe­ro contagioso», di un senso di colpa in­scindibile dal rancore, di una pietà com­mista a disprezzo per un mondo ignoto, l’Africa – «lo sgabuzzino delle porcherie», dove gli occidentali vanno «a sgranchirsi la coscienza».

    https://www.adelphi.it/libro/9788845935152
    #livre

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    ajouté à la métaliste sur la #colonialisme_italien :
    https://seenthis.net/messages/871953

    #cinéma #Ethiopie #colonialisme #colonialisme_italien #colonisation #viol

    via @olivier_aubert

  • Mussolini, empereur fasciste en Éthiopie (48mn)

    https://www.rfi.fr/fr/emission/20191013-mussolini-empereur-fasciste-ethiopie-italie-rendez-vous-histoire-blois

    Émission enregistrée en public aux Rendez-vous de l’histoire de Blois, dont le thème cette année est l’Italie.

    https://aod-rfi.akamaized.net/rfi/francais/audio/magazines/r237/la_marche_du_monde_1_20191013.mp3

    Au son de nos archives, nous recevons la romancière Francesca Mélandri, l’historienne Marie-Anne Matard-Bonucci, et le professeur de didactique de l’histoire Piero Colla afin de s’interroger sur les enjeux mémoriels d’un épisode occulté du XXème siècle. Le régime fasciste fondé par Mussolini est-il totalitaire ? Comment ce régime nationaliste et raciste justifie l’usage de la violence en Éthiopie ?

    Quelle mémoire en ont gardée les Italiens et les Éthiopiens ? Avec nos trois invités, nous croisons les sources.

    #impérialisme #Italie #colonialisme_italien #Italie_coloniale #histoire #colonialisme #colonisation #Italie #violence #violence_coloniale #guerre #violence_totalitaire #Ethiopie #fascisme #domination #arbitraire #exception_permanente