• Au #Tigré_éthiopien, la #guerre « sans pitié » du prix Nobel de la paix

    Le premier ministre éthiopien #Abyi_Ahmed oppose une fin de non-recevoir aux offres de médiation de ses pairs africains, alors que les combats entre l’armée fédérale et les forces de la province du Tigré ne cessent de prendre de l’ampleur.

    Le gouvernement d’Addis Abéba continue de parler d’une simple opération de police contre une province récalcitrante ; mais c’est une véritable guerre, avec blindés, aviation, et des dizaines de milliers de combattants, qui oppose l’armée fédérale éthiopienne aux forces de la province du Tigré, dans le nord du pays.

    Trois semaines de combats ont déjà provoqué l’afflux de 30 000 #réfugiés au #Soudan voisin, et ce nombre pourrait rapidement grimper après l’ultimatum lancé hier soir par le gouvernement aux rebelles : 72 heures pour se rendre. L’#armée demande aussi à la population de la capitale tigréenne, #Makelle, de se « libérer » des dirigeants du #Front_de_libération_du_peuple_du_Tigré, au pouvoir dans la province ; en cas contraire, a-t-elle prévenu, « il n’y aura aucune pitié ».

    Cette escalade rapide et, en effet, sans pitié, s’accompagne d’une position inflexible du premier ministre éthiopien, Abyi Ahmed, vis-à-vis de toute médiation, y compris celle de ses pairs africains. Addis Abéba a opposé une fin de non-recevoir aux tentatives de médiation, celle des voisins de l’Éthiopie, ou celle du Président en exercice de l’Union africaine, le sud-africain Cyril Ramaphosa. Ils seront poliment reçus à Addis Abéba, mais pas question de les laisser aller au Tigré ou de rencontrer les leaders du #TPLF, le front tigréen considéré comme des « bandits ».

    Pourquoi cette position inflexible ? La réponse se trouve à la fois dans l’histoire particulièrement violente de l’Éthiopie depuis des décennies, et dans la personnalité ambivalente d’Abyi Ahmed, le chef du gouvernement et, ne l’oublions pas, prix Nobel de la paix l’an dernier.

    L’histoire nous donne des clés. Le Tigré ne représente que 6% des 100 millions d’habitants de l’Éthiopie, mais il a joué un rôle historique déterminant. C’est du Tigré qu’est partie la résistance à la sanglante dictature de Mengistu Haile Mariam, qui avait renversé l’empire d’Haile Selassie en 1974. Victorieux en 1991, le TPLF a été au pouvoir pendant 17 ans, avec à sa tête un homme fort, Meles Zenawi, réformateur d’une main de fer, qui introduira notamment le fédéralisme en Éthiopie. Sa mort subite en 2012 a marqué le début des problèmes pour les Tigréens, marginalisés après l’élection d’Abyi Ahmed en 2018, et qui l’ont très mal vécu.

    La personnalité d’Abyi Ahmed est aussi au cœur de la crise actuelle. Encensé pour ses mesures libérales, le premier ministre éthiopien est également un ancien militaire inflexible, déterminé à s’opposer aux forces centrifuges qui menacent l’unité de l’ex-empire.

    Ce contexte laisse envisager un #conflit prolongé, car le pouvoir fédéral ne renoncera pas à son offensive jusqu’à ce qu’il ait, au minimum, repris Mekelle, la capitale du Tigré. Or cette ville est à 2500 mètres d’altitude, dans une région montagneuse où les avancées d’une armée régulière sont difficiles.

    Quant au front tigréen, il a vraisemblablement envisagé une position de repli dans la guerrilla, avec des forces aguerries, dans une région qui lui est acquise.

    Reste l’attitude des pays de la région, qui risquent d’être entrainés dans cette #guerre_civile, à commencer par l’Érythrée voisine, déjà touchée par les hostilités.

    C’est une tragédie pour l’Éthiopie, mais aussi pour l’Afrique, car c’est le deuxième pays le plus peuplé du continent, siège de l’Union africaine, l’une des locomotives d’une introuvable renaissance africaine. L’Afrique doit tout faire pour mettre fin à cette guerre fratricide, aux conséquences dévastatrices.

    https://www.franceinter.fr/emissions/geopolitique/geopolitique-23-novembre-2020

    #Ethiopie #Tigré #Corne_de_l'Afrique

  • Germany deports Ethiopian asylum seekers

    Ten men were deported from Germany to Ethiopia last week. Asylum seeker support groups say deportations should be stopped during the COVID pandemic.

    A group of 10 men were deported on a flight from Germany to the Ethiopian capital Addis Ababa on Tuesday, October 27.

    The plane, chartered by the Federal Interior Ministry and the European border agency, #Frontex, departed from Munich, the #Bavarian_Regional_Office_of_Asylum_and_Returns (#LfAR) confirmed.

    The returnees were Ethiopian men aged 24 to 58, LfAR told InfoMigrants.

    LfAR also confirmed that a previously scheduled stop in Mogadishu, Somalia, had not taken place “because of a lack of agreement with Somali authorities.” Reports last week from the Bavarian Refugee Council and Pro Asyl, an asylum seeker advocacy organization, had stated that a deportation flight was to take place to both Somalia and Ethiopia.
    Rights groups oppose deportations

    Almost all deportation flights from Germany have been suspended during the COVID pandemic. Pro Asyl said deporting people during the pandemic, which is ongoing, was irresponsible.

    “Rushing through a deportation at this time, before the next lockdown, shows a distinct callousness,” said Günter Burkhardt, Executive Director of Pro Asyl.

    Deportation flights are also expected to resume to Afghanistan from mid-November, according to the Bavarian Refugee Council, Pro Asyl as well as the German broadcaster Norddeutscher Rundfunk.

    https://www.infomigrants.net/en/post/28309/germany-deports-ethiopian-asylum-seekers

    #renvois #expulsions #asile #migrations #réfugiés #Ethiopie #Allemagne #réfugiés_éthiopiens #Bavière

    ping @rhoumour @isskein @karine4 @_kg_

  • Le bien-être et la sécurité des travailleurs migrants au Liban se détériorent davantage depuis l’explosion de Beyrouth | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/le-bien-etre-et-la-securite-des-travailleurs-migrants-au-liban-se-deteriorent-d

    Les communautés de travailleurs migrants étaient déjà aux prises avec les effets néfastes de l’aggravation de la crise économique et de la crise de la COVID-19 avant même que les explosions ne se produisent. À l’époque, l’OIM estimait que 24 500 travailleurs migrants avaient été directement touchés par l’explosion - ayant perdu leur emploi, leur maison ou leurs moyens de subsistance. Depuis, la situation s’est détériorée pour beaucoup d’entre eux.L’analyse d’une évaluation des besoins coordonnée par la Croix-Rouge libanaise avec le soutien de la DTM indique que les besoins post-explosion des familles de ressortissants étrangers - qui englobent les travailleurs migrants - divergent de ceux des ménages libanais.
    Les ressortissants étrangers ont déclaré que leurs besoins principaux sont l’argent et la nourriture, indiquant leur besoin urgent de services de base. En comparaison, le besoin le plus important des ménages libanais est la réparation des abris.
    Dans un autre sondage de la DTM ciblant uniquement les travailleurs migrants, 91 pour cent ont fait état de difficultés financières - beaucoup affirmant qu’ils ont besoin d’un soutien accru pour payer leur loyer et qu’ils ont du mal à trouver du travail dans un environnement économiquement de plus en plus précaire. Soixante-dix pour cent des personnes interrogées ont indiqué qu’elles souhaitaient retourner dans leur pays d’origine dans les trois prochains mois. « De plus en plus de travailleurs migrants se retrouvent à dormir dans la rue ou sont contraints de rester dans des lieux clos, souvent dans une seule et même pièce. Nous sommes très inquiets que la COVID-19 se répande parmi cette population », a déclaré Mme Godeau. Une évaluation de suivi - qui était centrée sur les migrants originaires du Bangladesh, d’Égypte, d’Éthiopie et du Soudan - a également révélé qu’un nombre croissant de migrants ne pouvaient pas accéder aux soins de santé, surtout par rapport aux Libanais qui sont également touchés.

    #Covid-19#migrant#migration#liban#bangladesh#egypte#soudan#ethiopie#sante#refugie#economie#vulnerabilite#travailleurmigrant#retour

  • Hate Speech on Facebook Is Pushing Ethiopia Dangerously Close to a Genocide
    https://www.vice.com/en/article/xg897a/hate-speech-on-facebook-is-pushing-ethiopia-dangerously-close-to-a-genocide

    Ethnic violence set off by the assassination of a popular singer has been supercharged by hate speech and incitements shared widely on the platform. Throughout his life, Ethiopian singer Hachalu Hundessa sang about love, unity, and raising the marginalized voices of his Oromo ethnic group. He had always tried to keep his work and politics separate, saying, “Art should not be subject to political pressure.” But it became increasingly difficult for him to keep these two worlds apart, thanks (...)

    #Facebook #manipulation #racisme #violence #SocialNetwork

  • Eritrean refugees in Ethiopia resist camp closure amid COVID-19 fears

    ‘If the government tells us to go, then we have no choice but to go.’

    A plan by the Ethiopian government to relocate around 27,000 Eritrean refugees to two already overcrowded camps is yet to be shelved, despite concerns by aid organisations over both the risk of spreading COVID-19 and the confusion the stated policy has caused.

    The government announced plans in April to close #Hitsats refugee camp and relocate its residents to #Adi_Harush and #Mai_Aini, two other Eritrean camps also located in Ethiopia’s northern Tigray region.

    The UN’s refugee agency, UNHCR, has warned that both Adi Harush and Mai Aini are “already operating at full capacity”, and says that moving the Hitsats residents could “expose the refugees to the risk of COVID-19 infection and outbreak in the camps”.

    Aid workers say all four Eritrean refugee camps in Ethiopia, sheltering a total of about 100,000 people, are severely overcrowded, food is in short supply, and there is poor access to water – crucial for the additional sanitation needs as a result of COVID-19.

    Underlining the threat, a 16-year-old Eritrean girl in Adi Harush in June became the first refugee in the country to test positive for the coronavirus.

    Several other camp residents have since been diagnosed with COVID-19, according to an aid worker in Adi Harush, who asked for anonymity. Ethiopia’s ministry of health did not respond to a request for confirmation from The New Humanitarian.

    “Everyone is very afraid now,” said Tesfay, speaking by phone from Hitsats, who asked that a pseudonym is used to protect his identity.

    “We live with sometimes 15 or 16 people in one room,” he told TNH. “So we don’t know how to quarantine ourselves and it feels impossible to control our environment or protect ourselves from the disease.”

    Ethiopia has recorded close to 30,000 COVID-19 cases with around 530 deaths.

    Water woes

    Along with Ethiopia’s Agency for Refugee and Returnee Affairs (ARRA), UNHCR is working to instal hand-washing facilities, set up quarantine centres, and provide protection equipment to healthcare workers – but acknowledges that more needs to be done.

    Tigray is a bone-dry region where access to water is a perennial problem. While the average daily per capita water supply across the four camps is 19.5 litres, in Hitsats it is just 16 litres – well below the minimum humanitarian standard of 20 litres per person per day.

    Ann Encontre, the head of UNHCR in Ethiopia, said “efforts are being made to address the [water] shortage”, but the refugee agency has so far raised only 30 percent of its $385 million budget for 2020 – including the additional financing needed for its coronavirus response.

    “Because we are refugees, if the government tells us to go, then we have no choice but to go.”

    Established in 2013 in response to overcrowding in Adi Harush and Mai Aini, the Hitsats camp consists of more than 1,300 small concrete block shelters – measuring four metres by five metres – which serve as the cramped, shared living quarters for the refugees.

    Despite the bleak conditions, “none of us want to go to Mai Aini or Adi Harush,” said Tesfay, who fled Eritrea after being jailed for refusing compulsory military conscription. “But because we are refugees, if the government tells us to go, then we have no choice but to go.”
    In the dark

    Four months after the announcement, no relocations have happened, and UNHCR says it is yet to receive any official timeline for the closure of Hitsats, adding to the sense of confusion.

    “Neither information on the government’s plans around the future of Hitsats nor on the options available for the refugees living in the camp have been forthcoming,” said Laetitia Bader, Horn of Africa director at Human Rights Watch.

    “The lack of clarity makes it difficult, notably for humanitarian actors, to assess the impact and plan for any viable, safe alternatives,” Bader told TNH, noting that the uncertainty “risks creating significant confusion and fear for the Eritrean camp residents”.

    In a letter in April informing UNHCR and other aid organisations of the decision to relocate the Hitsats refugees, ARRA said there were “relatively quality services and many unoccupied shelters available” at Adi Harush and Mai Aini, and insisted the move would be carried out in a “very coordinated way that can ensure the safety and dignity of the persons of concern”.

    Encontre said her office has “not observed any expansion of shelters or other infrastructure in either Mai Aini or Adi Harush, or any other preparations to absorb the refugees from Hitsats”.

    ARRA cited a lack of funding from UNHCR – which helps finance the Ethiopian government agency – as one of the reasons behind its decision to close Hitsats.

    Although UNHCR has cut ARRA’s funding by 14 percent this year, “this would not justify a camp closure,” said Encontre.

    TNH reached out to ARRA numerous times for comment, but did not receive a response.
    Struggling with a refugee surge

    Ethiopia has a long tradition of hosting refugees, currently sheltering around 769,000. Eritrean arrivals are typically escaping persecution by a violent and authoritarian government, an economy that cannot provide enough jobs, or are looking to reunite with family members who have already made the journey.

    Last year, there was a surge of 70,000 refugees following a peace deal in 2018 normalising relations between the two countries who fought a two-year war that ended in 2000.

    The influx “overwhelmed key infrastructure in the three camps, particularly shelter, water, and sanitation facilities,” Encontre told TNH. “This is precisely why UNHCR maintains the position that the planned consolidation of Hitsats camp requires adequate planning and time, as well as resources, to be able to expand the necessary infrastructure before any large-scale movement can take place.”

    “Everyone in the camp is very scared to speak about what’s happening here.”

    ARRA has given the Hitsats refugees the option of moving from the camp to cities or towns as part of Ethiopia’s progressive “out of camp” policy. More than 20,000 Eritrean refugees live in urban areas, according to UNHCR.

    But Tesfay said most people in Hitsats, located about 45 kilometres from the nearest town of Shire, do not have the money or connections to survive outside the camp.

    As the months have passed since the closure announcement, distrust has grown between the refugees at Hitsats and ARRA staff, and officials have been accused of trying to pressure the camp’s refugee committee into persuading their fellow refugees to leave.

    “They are causing infighting and disturbing the camp,” Tesfay said of the ARRA staff in Hitsats. “Now, everyone in the camp is very scared to speak about what’s happening here.”

    https://www.thenewhumanitarian.org/news-feature/2020/08/17/Ethiopia-Eritrea-refugee-camps-coronavirus

    #covid-19 #coronavirus #asile #migrations #réfugiés #Ethiopie #camps_de_réfugiés #réfugiés_érythréens

    ping @ceped_migrinter_afrique

  • - 1,830 returnee migrants are completing their mandatory quarantine in IOM-supported 34 quarantine facilities across Ethiopia.

    – 25,500+ Ethiopian migrants have returned to the country since 1 April 2020.

    https://twitter.com/IOMEthiopia/status/1295368710354538496
    #statistiques #chiffres #renvois #2020 #Ethiopie #réfugiés_éthiopiens

    Evidemment, le #vocabulaire de l’OIM est à vomir ("Ethiopian migrants", « have returned to the country », « returnee migrants »), mais les chiffres sont assez impressionnants... plus de 25’500 « returnees » depuis le 1er avril...

    #terminologie #mots

    ping @rhoumour @karine4 @isskein

  • l’histgeobox : Addis Abeba, 1969-1975 : une plongée dans l’âge d’or de la musique moderne éthiopienne.
    https://lhistgeobox.blogspot.com/2020/08/addis-abeba-1969-1975-une-plongee-dans.html

    La musique fut longtemps malfamée en Ethiopie. Pour les Amharas et les Tigréens qui se partageaient le pouvoir, il était exclu de jouer de la musique sans déchoir. Seules les catégories de la population marginalisées, principalement originaires des régions méridionales, s’abaissaient à une telle pratique. Les azmari, équivalents des ménestrels médiévaux, improvisaient souplement leurs paroles sur des canevas musicaux minimalistes à l’aide d’instruments locaux comme le krar, une lyre à six corde, le masenqo, une vielle monocorde à archet, la washint, une flûte, le kebero, une percussion... Méprisés, les azmari disposaient cependant de la liberté de parole, maniant le « double entendre » à merveille.

  • La guérilla odonymique gagne une bataille : une nouvelle station du métro romain sera dédiée à #Giorgio_Marincola, partisan italo-somalien, et non à un lieu d’oppression coloniale

    J’ai souvent entendu l’expression, courante dans le dialecte lombard que je parle, « Che ambaradan ! ». Cela peut se traduire par « Mais quel ambaradam ! ». On le dit en s’étonnant face à une pièce en désordre ou pour parler de quelque chose qui a suscité beaucoup de vicissitudes et complications. Je n’ai jamais interrogé cette expression et je ne me suis jamais posée la question de son origine. C’est en cherchant des informations sur l’écrivaine italo-somalienne Igiaba Scego dont je suis en train de lire le livre La linea del colore (La ligne de la couleur) que je découvre l’imprégnation coloniale de cette expression. Dans une interview, Scego exhorte les lecteurs et lectrices à « découvrir les symboles de l’histoire coloniale à Rome afin de combler un trou de mémoire ». C’est en lisant cet interview, qui se construit autour d’un événement odonymique, que je comprends la signification profonde de cette expression devenue courante et si banale.

    En effet, le 24 juin 2020, une pétition en ligne est lancée sur change.org. Elle demande à ce que la future station du métro romain en construction ne soit pas nommée, comme prévu initialement, « Amba Aradam » du fait de la présence de la « via dell’Amba Aradam » dans les alentours de la station, mais d’après Giorgio Marincola. En effet, dit le bref texte de la pétition, « il serait mieux d’intituler la nouvelle station du métro C d’après lui, plutôt qu’avec le nom Amba Aradam, qui rappelle un des épisodes les plus atroces de l’occupation italienne en Éthiopie. ». Giorgio Marincola, comme le rappelle la pétition, est fils d’une mère somalienne et d’un soldat italien ; il a été partisan et a combattu de Rome au Nord de l’Italie jusqu’aux derniers jours de la Libération. Il a reçu la médaille d’or de la valeur militaire et, en 1946, l’Université La Sapienza de Rome lui a décerné le diplôme honoris causa en médecine.

    La pétition lancée en juin 2020 connaît un vif succès et récolte 1982 signatures. Elle a été débattue et approuvée (27 votes en sa faveur, 3 contraires et 4 abstentions) sous forme de motion du Conseil communal du 4 août 2020. Le texte soumis au vote met en avant l’adhésion à la pétition en ligne et juge nécessaire « un changement de paradigme qui puisse restituer la juste importance et la juste valeur aux événements historiques et à leurs protagonistes ». Elle souligne en outre que l’administration communale est déjà en train de modifier des noms de rue pour les « dédier aux victimes ».

    Quelques semaines auparavant, la rue Amba Aradam avait déjà changé de nom, même si de manière éphémère. En effet, dans la foulée des manifestations liées au mouvement Black Lives Matter, un groupe d’activistes avaient renommé la rue en la dédiant à George Floyd et Bilal Ben Messaud.

    Dans la rue, une banderole signée par le collectif anti-raciste disait : « Qu’aucune station n’ait le nom de l’oppression ». Etait ajouté sur la banderole : « dédier une station à la bataille de l’Amba Arabam signifie commémorer les fusillades, les pendaisons, les rafles, les massacres avec des armes chimiques perpétrés par le régime pendant la campagne de colonisation de l’Éthiopie, une occupation brutale qui entraîna la mort de centaines de milliers d’Ethiopiens dont un grand nombre de civils sans défense, de femmes, d’enfants et de personnes âgées ».

    Un micro-trottoir publié sur le site du journal Il Fatto quotidiano montre, comme le dit Scego, le « vide de mémoire ». Presque personne, en effet, ne connaît les événements qui ont donné lieu au nom de la rue. Une fois le voile d’ignorance levé, les hommes et femmes interviewé·es sont, dans leur majorité, d’accord sur la décision de renommer la station de métro. Celleux qui s’y opposent rappellent le besoin de ne pas oublier l’histoire en effaçant le nom. Une poignée se montre indifférente : les rues servent à s’orienter, le nom qu’elles portent importe peu. Pourtant, en cet été 2020, ce sont les groupes militants demandant le changement et effacement des symboles coloniaux qui ont remporté le bras de fer odonymique : La station de métro sera dédiée à Giorgio Marincola. Ainsi en a décidé l’autorité communale. Partisan tué par des soldats allemands en Val de Fiemme le 4 mai 1945, il était né en Somalie italienne en 1923 d’un soldat italien, Giuseppe Marincola, et de Askhiro Hassan, femme d’origine abgal – sous-groupe des Somalis.

    Dédier une station de métro à Marincola fait partie d’un processus que Mariana Califano attribue aux « administrations les plus ‘éclairées’ ». Celles qui, comme elle le rappelle, « ont pris conscience de la capacité des odonymes à refléter l’âme d’un pays et de sa communauté et sont intervenues pour renommer des rues dédiées jadis à des personnages et des lieux du fascisme et du colonialisme ». Elle ajoute comment « c’est précisément dans le contexte de ce qui a été oublié et refoulé qu’une bataille politique importante se joue, dans laquelle les odonymes ne représentent qu’un des nombreux indicateurs de l’état des choses, c’est-à-dire de l’affirmation et de la consolidation d’une image édulcorée du fascisme et de ses crimes, de l’idée-même des ‘italiani brava gente’ ». La bataille d’Amba Aradam montre le visage obscur du colonialisme, il balaye le mythe d’un colonialisme italien qui aurait été plus « doux » (« Italiens, braves gens ») que les autres. Ne pas l’oublier est un devoir, honorer le massacre en lui dédiant une station de métro en gestation un choix dangereux, heureusement corrigé par l’administration communale. Reste à savoir que faire de la rue qui, elle, continue à se nommer « dell’Amba Aradam ».

    https://neotopo.hypotheses.org/3251

    Ma petite contribution au blog @neotoponymie (#shameless_autopromo), voir aussi le fil de discussion sur seenthis (à partir duquel j’ai écrit le texte, d’ailleurs, merci @seenthis !) :
    https://seenthis.net/messages/871345

    #toponymie #toponymie_politique #Italie #colonialisme #Rome #partisans #métro #station_de_métro #colonialisme_italien #passé_colonial #mémoire #guerre_d'Ethiopie #Ethiopie #massacre #Badoglio

  • Roma, la fermata della metro C #Amba_Aradam cambia nome: approvata l’intitolazione al partigiano #Marincola. Il vox tra i cittadini

    E’ stata approvata questo pomeriggio la mozione che impegna l’amministrazione capitolina ad intitolare la futura fermata della Metro C Amba Aradam al partigiano italo-somalo #Giorgio_Marincola. Mentre nell’Aula Giulio Cesare l’assemblea capitolina votava la mozione, appoggiata dalla sindaca Virginia Raggi, per cambiare quel nome simbolo del colonialismo italiano e di una delle peggiori stragi compiute dal regime fascista in Africa, i residenti che abitano nel quartiere vicino l’omonima via Amba Aradam, nell’area di San Giovanni, si dividono sull’iniziativa.


    C’è chi difende l’iniziativa del Campidoglio. Chi vuole conservare il vecchio nome scelto per la stazione metro C di Roma, ‘Amba Aradam‘, affinché “anche gli errori e le atrocità non vengano dimenticate”. Ma anche chi rivendica che “la storia non si debba cambiare”, quasi ‘nostalgico’ del periodo coloniale di matrice fascista.

    Lì, dove è in costruzione una nuova fermata della metropolitana (che dovrebbe essere ultimata entro il 2024, ndr) erano state le azioni dimostrative degli attivisti di #Black_Lives_Matter, seguite da appelli della società civile, a porre il problema di quella controversa toponomastica. Chiedendo di sostituire quel nome e di rendere invece omaggio al partigiano Marincola. Figlio di un soldato italiano e di una donna somala, da giovanissimo scelse di combattere per la Resistenza, contro l’occupazione nazifascista, ucciso dalle SS in Val di Fiemme il 4 maggio 1945.

    “Una scelta giusta, omaggiare un partigiano di colore può essere un atto di grande valore simbolico”, c’è chi spiega. Altri concordano: “Perché no?”. Una proposta che ha anche permesso di conoscere una storia spesso dimenticata: “Non lo conoscevo, ho letto sui giornali. Ma ora sono convinto che sia giusto dedicargli questo riconoscimento”, spiega una ragazza.

    Altri invece sono contrari: “Deve restare il nome ‘Amba Aradam’, si è sempre chiamata così anche la via”. Eppure, tra i sostenitori del vecchio nome (ma non solo), quasi nessuno conosce la storia della strage fascista che si consumò nel massiccio montuoso a nord di Addis Abeba, lungo il Tigre, quando, nel 1936, le truppe del maresciallo Badoglio e l’aviazione italiana massacrarono 20mila etiopi, compresi civili, donne e bambini, usando gas vietati già allora dalle convenzioni internazionali, come l’iprite. Altre centinaia persero la vita tre anni più tardi, all’interno di una profonda grotta dell’area, con le truppe fasciste che fecero uso di gas e lanciafiamme contro la resistenza etiope, per poi murare vivi gli ultimi sopravvissuti.

    Una storia che quasi nessuno conosce, anche chi difende il nome ‘Amba Aradam’. Certo, chi concorda con la nuova intitolazione è convinto che, al di là dei simboli, siano necessarie altre azioni concrete sul tema immigrazione, compreso il diritto alla cittadinanza per chi nasce, cresce e studia in Italia: “Ius soli e Ius culturae? Sono favorevole”, spiegano diversi residenti. Ma non solo: “Serve anche ripartire dalle scuole e dalla formazione per debellare il razzismo”.

    https://www.ilfattoquotidiano.it/2020/08/04/roma-la-fermata-della-metro-c-di-via-amba-aradam-sara-intitolata-al-partigiano-marincola-il-vox-tra-i-residenti-sulliniziativa-del-campidoglio/5889280
    #toponymie #toponymie_politique #Italie #colonialisme #Rome #partisans #métro #station_de_métro #colonialisme_italien #passé_colonial #mémoire #guerre_d'Ethiopie #Ethiopie #massacre #Badoglio

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    • Prossima fermata: Giorgio Marincola

      Sulla scia di Black Lives Matter, un piccolo movimento d’opinione ha proposto di rinominare una stazione della metro C in costruzione. Sarà intitolata al partigiano nero che morì combattendo i nazisti in val di Fiemme.

      La zona intorno a via dell’Amba Aradam a Roma, alle spalle della basilica di San Giovanni in Laterano, è da tempo sottosopra per la presenza di un grande cantiere. Sono i lavori della linea C della metropolitana: uno dei tanti miti romani che si spera possa un giorno, chissà, diventare realtà. Se tutto andrà bene, nel 2024 la città avrà una fermata della nuova metro chiamata per l’appunto «Amba Aradam».

      Anzi, non più. Martedì 4 agosto l’Assemblea capitolina ha approvato – con l’appoggio della sindaca Virginia Raggi – una mozione che vincola l’Amministrazione cittadina a cambiare quel nome. Niente Amba Aradam: la stazione si chiamerà «Giorgio Marincola». Alla grande maggioranza degli italiani nessuno di questi due nomi – di luogo il primo, di persona il secondo – dice alcunché. Il primo è da tempo dimenticato dai più; il secondo nemmeno l’hanno mai sentito. Eppure la decisione di sostituire l’uno con l’altro, maturata nelle settimane recenti sulla scia del movimento Black Lives Matter e delle sue ripercussioni in Italia, è una svolta importante, di rilevante significato politico. Certifica l’opposta curva che la reputazione, l’eco dei due nomi percorre nella coscienza dei contemporanei.

      L’Amba Aradam, gruppo montuoso della regione del Tigrè, fu teatro a metà febbraio 1936 di una battaglia nel corso dell’aggressione fascista all’Etiopia. All’epoca venne celebrata in Italia come una grande vittoria, tacendo che era stata ottenuta con l’uso massiccio e indiscriminato di gas asfissianti proibiti dalla Convenzione di Ginevra. Ventimila morti tra combattenti e civili inermi abissini: una strage, un crimine di guerra per il quale nessuno è mai stato processato. Il Negus, costretto all’esilio, denunciò l’accaduto dalla tribuna della Società delle Nazioni, attirando sull’Italia l’obbrobrio delle democrazie. Oggi gli italiani in massima parte non sanno o non vogliono sapere. Restano i nomi di strade e piazze in varie località del Paese e un’espressione, «ambaradàn», di cui s’è scordata l’origine e che sta a significare una gran confusione.

      All’epoca della battaglia Giorgio Marincola aveva 12 anni e mezzo e frequentava la scuola media a Roma. La sua esistenza, sia prima che dopo, non ebbe nulla dell’apparente banalità che sembrano indicare queste scarne notizie. E merita di essere raccontata, perché troppo pochi ancora la conoscono.

      Giorgio era nato in Somalia nel settembre del ’33. Suo padre Giuseppe era un maresciallo maggiore della Regia Fanteria; sua madre, Askhiro Hassan, era somala; la sua pelle era color caffellatte. Prendere una concubina del posto, per gli italiani che a vario titolo si trovavano nella colonia somala era, all’epoca, comportamento diffuso. Per niente diffusa, viceversa, la scelta di riconoscere i figli nati da quelle unioni: ma Giuseppe Marincola volle comportarsi così, e li portò con sé in Italia. Giorgio, negli anni dell’infanzia, fu affidato a una coppia di zii che vivevano in Calabria e non avevano figli. La sorellina Isabella, di due anni più giovane, crebbe invece presso il padre e la moglie italiana che Giuseppe aveva nel frattempo sposato. Questa precoce separazione segnò le vite dei bambini: il maschio fu avvolto dall’affetto degli zii come fosse figlio loro; Isabella fu respinta dalla cattiveria e dai maltrattamenti di una matrigna che non l’amava. (La sua storia è narrata nel bel libro di Wu Ming 2 e Antar Mohamed Timira, pubblicato da Einaudi nel 2012, dal quale sono tratte la maggior parte delle informazioni qui riferite).

      Adolescente, Giorgio Marincola fu riunito alla sua famiglia a Roma. Negli anni del liceo, iscritto all’Umberto I, ebbe come insegnante di Storia e Filosofia Pilo Albertelli, al quale quello stesso istituto scolastico è oggi dedicato. Il professor Albertelli, partigiano, eroe della Resistenza, medaglia d’oro al valor militare, fu arrestato il primo marzo del ’44 mentre faceva lezione, torturato, infine trucidato tra i martiri dell’eccidio delle Fosse Ardeatine. A quel punto Giorgio, che nel frattempo aveva terminato le superiori e si era iscritto a Medicina, ne aveva già seguito l’esempio unendosi ai gruppi partigiani legati a Giustizia e Libertà attivi a Roma e nel Lazio.

      Nel giugno del ’44 i tedeschi lasciarono Roma e i compagni d’avventura di Giorgio, deposte le armi, si apprestarono a tornare all’università. Lui volle invece continuare a combattere: raggiunse la Puglia, dove ricevette una sommaria formazione da parte delle forze speciali alleate, e qualche settimana dopo fu paracadutato sul Biellese. Si unì alle formazioni partigiane di GL in Piemonte, finché non fu catturato. I fascisti repubblichini usavano costringere i prigionieri a lanciare appelli dalla loro emittente Radio Baita, affinché convincessero i compagni a deporre le armi. Messo davanti al microfono, Marincola pronunciò invece parole che andrebbero riportate su ogni manuale scolastico di storia: «Sento la patria come una cultura e un sentimento di libertà, non come un colore qualsiasi sulla carta geografica… La patria non è identificabile con dittature simili a quella fascista. Patria significa libertà e giustizia per i popoli del mondo. Per questo combatto gli oppressori…».

      Così il giovane eroe fu consegnato ai tedeschi, che lo deportarono nel campo di transito di Gries, alle porte di Bolzano. Lì lo raggiunse la Liberazione, all’indomani del 25 aprile 1945. La guerra in Italia era finita ma ancora una volta Giorgio si mise a disposizione dei comandi militari di Giustizia e Libertà. Insieme ad altri cinque o sei ragazzi, fu incaricato di presidiare un bivio in località Stramentizzo in Val di Fiemme, poco a nord di Trento, sulla strada della ritirata delle colonne tedesche le quali, in base agli accordi di resa, avevano avuto concesso libero transito verso il loro Paese. Per evitare incidenti, la piccola unità partigiana aveva ricevuto ordine di non portare le armi: si trattava insomma soltanto di dirigere il traffico.

      Alle prime ore di una bella mattina di maggio, il giorno 5, una colonna di SS si presentò all’incrocio, preceduta da bandiere bianche. I soldati scesero dai camion e fecero fuoco. Poi procedettero verso il paese di Stramentizzo, seminando morte tra le case: fu l’ultima strage nazista in territorio italiano. L’episodio è stato variamente raccontato: sta di fatto che così finì la giovane vita di Giorgio Marincola, a 22 anni non ancora compiuti. Quando i comandi di GL ricevettero le prime confuse notizie dell’accaduto, furono informati che tra i morti c’era un ufficiale di collegamento americano: nessuno immaginava che un uomo dalla pelle nera potesse essere italiano.

      Da molti decenni Stramentizzo non esiste più: alla metà degli anni Cinquanta finì sul fondo del lago artificiale creato dalla diga costruita sul corso del torrente Avisio. A Marincola fu conferita la medaglia d’oro al valor militare alla memoria; nel ’46 l’Università di Roma gli attribuì la laurea in Medicina honoris causa. Poi il suo nome finì nel dimenticatoio: una via a Biella, nelle cui vicinanze aveva combattuto; un’aula della scuola italiana a Mogadiscio, in Somalia, in seguito demolita. Nient’altro. Finché, piano piano, con una lotta sorda e ostinata per salvarne la memoria, si è tornati a parlare di lui: un libro, Razza partigiana, di Carlo Costa e Lorenzo Teodonio; l’aula di Scienze del liceo Albertelli di Roma, dove oggi ai ragazzi viene raccontata la sua storia. E, nel prossimo futuro, una stazione delle metropolitana, affinché i romani ricordino.

      https://www.azione.ch/attualita/dettaglio/articolo/prossima-fermata-giorgio-marincola.html

    • Metro C, nuova stazione Amba Aradam-Ipponio sarà intitolata a partigiano Giorgio Marincola

      Approvata in Campidoglio una mozione per intitolare la futura fermata della metro C Amba Aradam/Ipponio al partigiano antifascista Giorgio Marincola. Figlio di un sottufficiale italiano e di una donna somala, vissuto a Roma nel quartiere di Casalbertone, scelse di contribuire alla liberazione d’Italia nel periodo della Resistenza. Morì in Val di Fiemme nel maggio 1945.

      L’iniziativa per l’intitolazione era stata lanciata, nelle scorse settimane, con una petizione su change.org che ha raccolto numerose adesioni.

      https://www.comune.roma.it/web/it/notizia/metro-c-nuova-stazione-amba-aradam-ipponio-sara-intitolata-a-partigiano-

      –—

      Le texte de la motion:
      Mozione n.68 del 4agosto 2020
      https://www.carteinregola.it/wp-content/uploads/2016/09/moz68-20-intitolazione-stazione-metro-marincola.pdf

    • La pétition sur change.org:
      Fanpage - "Perché intitolare al partigiano meticcio Marincola la stazione della metro C Amba Aradam

      «Giorgio Marincola, figlio di una madre somala e di un soldato italiano, è stato un partigiano che ha combattuto da Roma al Nord Italia fino agli ultimi giorni della Liberazione. Sarebbe meglio intitolare la nuova stazione della metro C a lui, piuttosto che con il nome Amba Aradam, che ricorda uno degli episodi più atroci dell’occupazione italiana in Etiopia. La proposta, rilanciata anche da Roberto Saviano, ora è diventata una petizione online rivolta alla sindaca Virginia Raggi.»

      https://www.change.org/p/virginia-raggi-intitoliamo-la-stazione-della-metro-c-di-via-dell-amba-aradam-a-giorgio-marincola/u/27093501

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      Perché intitolare al partigiano meticcio Giorgio Marincola la stazione della metro C di Amba Aradam

      Giorgio Marincola, figlio di una madre somala e di un soldato italiano, è stato un partigiano che ha combattuto da Roma al Nord Italia fino agli ultimi giorni della Liberazione. Sarebbe meglio intitolare la nuova stazione della metro C a lui, piuttosto che con il nome Amba Aradam, che ricorda uno degli episodi più atroci dell’occupazione italiana in Etiopia. La proposta, rilanciata anche da Roberto Saviano, ora è diventata una petizione online rivolta alla sindaca Virginia Raggi.

      Nella notte tra giovedì e venerdì un’azione da parte di un gruppo di attivisti antirazzisti ha portate anche nella capitale la mobilitazione che, partita dagli Stati Uniti e allargatasi all’Europa e non solo, mette in discussione i simboli del passato coloniale e schiavista, siano essi statue, targhe, intitolazioni di vie e piazze. A Milano a finire (di nuovo) nel mirino è stata la statua dedicata al giornalista Indro Montanelli. A Roma, con l’hashtag Black Lives Matter, a essere presa di mira è stata la statua del generale #Antonio_Baldissera, protagonista degli orrori dell’avventura coloniale fascista, il cui busto al Pincio è stato coperto di vernice. Contemporaneamente largo dell’Amba Aradam e via dell’Amba Aradam venivano reintitolati a #George_Floyd e a #Bilal_Ben_Messaud. «#Nessuna_stazione_abbia_il_nome_dell'oppressione», con questo cartello gli attivisti hanno posto il problema del nome della stazione della Metro C di prossima apertura, che richiama uno degli episodi più sanguinosi e brutali della repressione della resistenza etiope all’occupazione italiana.

      Una questione, quella del nome della nuova stazione, che ha visto un’apertura da parte dell’assessore ai Trasporti di Roma Capitale Pietro Calabrese. “Ci stavamo già pensando, anche perché, al di là di tutto, la stazione non è su viale dell’Amba Aradam”, ha dichiarato al Fatto Quotidiano. Intanto in rete ha cominciato a circolare una proposta: perché non intitolarla al partigiano Giorgio Marincola? Figlio di un soldato italiano e di una donna somala, il padre Giuseppe Marincola era stato caporale maggiore e, decise di riconoscere i due figli avuti dall’unione con Askhiro Hassan.

      Una proposta che è stata rilanciata da Roberto Saviano e che è diventata ora una petizione su Change.org indirizzata alla sindaca Virginia Raggi, lanciata dal giornalista Massimiliano Coccia: «La fermata della Metro C di Roma che sorge a ridosso di Porta Metronia in via dell’Amba Aradam sia intitolata a Giorgio Marincola, partigiano nero, nato in Somalia e ucciso dai nazisti in Val di Fiemme. Giorgio liberò Roma e scelse di liberare l’Italia. Una storia spesso dimenticata dalla storiografia attuale ma che racconta una pagina generosa della nostra Resistenza». Sarebbe questa una scelta simbolica certo, ma di grande impatto, per affrontare la questione del colonialismo italiano e cominciare a fare i conti con il mito degli «italiani brava gente» che, appunto altro non è che un mito. Giorgio Marincola non è stato solo una partigiano, ma la vicenda della sua famiglia già dagli anni ’20 del secolo pone la questione dell’esistenza di una black Italy misconosciuta e negata.
      La storia di Giorgio e Isabella Marincola è la storia di un’Italia meticcia

      Giorgio Marincola arriva in Italia poco dopo la sua nascita e si iscrisse nel 1941 alla facoltà di Medicina cominciando ad avvicinarsi al Partito d’Azione con cui poi decise di partecipare alla Resistenza, prima a Roma poi nel Nord Italia. Catturato dalle SS fu tradotto dopo percosse e torture in carcere a Torino e poi a Bolzano. Qui fu liberato dagli Alleati ma invece di portarsi in Svizzera con un convoglio della Croce Rossa, decise di proseguire la Resistenza in Val di Fiemme e qui sarà ucciso il 4 maggio 1945 a un posto di blocco dai soldati tedeschi ormai in rotta. Alla sua storia è stato dedicato un libro «Razza Partigiana», che è anche un sito internet, scritto da Carlo Costa e Lorenzo Teodonio ed edito da Iacobelli. Anche la storia della sorella di Giorgio, Isabella Marincola, è entrata in un libro scritto dal figlio Antar Mohamed e dallo scrittore Wu Ming 2, è intitolato «Timira. Romanzo Meticcio» (Einaudi) e indaga attraverso il caleidoscopio biografico di Isabella e di Antar la storia coloniale italiana e il suo presente di rimozione, una storia che attraversa tutto il Novecento e l’inizio del nuovo secolo attraverso la vicenda a tratti incredibile di una «italiana nera».

      https://roma.fanpage.it/perche-intitolare-al-partigiano-meticcio-giorgio-marincola-la-stazione-

    • Il blitz: via Amba Aradam intitolata a George Floyd e Bilal Ben Messaud

      Raid antirazzista nella notte in via dell’Amba Aradam in zona San Giovanni a Roma. Cartelli della toponomastica modificati con fogli con su scritto il nome di George Floyd e Bilal Ben Messaud ed esposto uno striscione con su scritto «Nessuna stazione abbia il nome dell’oppressione» firmato Black Lives Matter. Sul posto la polizia. Inoltre, sempre durante la notte, il busto di Antonio Baldissera, generale a capo delle truppe italiane in Eritrea, è stata imbrattata con vernice rossa. I raid antirazzisti sono stati messi a segno dal gruppo Restiamo umani. «Smantelleremo i simboli del colonialismo nella Capitale», annunciano su Facebook dando «il sostegno ai manifestanti che a partire da Minneapolis hanno riempito le piazze di decine di città del mondo» e rifiutando «ogni contestualizzazione storica». I componenti del gruppo Restiamo umani dunque prendono come bersaglio «le strade che richiamano stragi vergognose compiute dai soldati italiani in Etiopia, come via dell’Amba Aradam» o i «monumenti che conferiscono invece gloria eterna a uomini colpevoli delle peggiori atrocità verso il genere umano: tra gli “illustri” della storia italiana al Pincio c’è un busto di Antonio Baldissera, generale a capo delle truppe italiane in Eritrea e successivamente governatore della colonia italiana di Eritrea alla fine del XIX secolo, quasi che il passato coloniale italiano fosse un lustro invece che un crimine che come tale va ricordato».

      https://video.corriere.it/blitz-via-amba-aradam-intitolata-george-floyd-bilal-ben-messaud/bd76d308-b20b-11ea-b99d-35d9ea91923c

    • Fantasmi coloniali

      Nella notte di giovedì 18 giugno, la Rete Restiamo Umani di Roma ha compiuto un’azione di #guerriglia_odonomastica in alcuni luoghi della città che celebrano gli orrori del colonialismo italiano in Africa. In particolare sono stati colpiti la via e il largo «dell’Amba Aradam», insieme alla futura stazione «Amba Aradam/Ipponio» sulla linea C della metropolitana.

      Le targhe stradali sono state modificate per diventare «via George Floyd e Bilal Ben Messaud», mentre lungo le barriere che delimitano il cantiere della nuova fermata sotterranea sono comparsi grandi manifesti con scritto: «Nessuna stazione abbia il nome dell’oppressione».

      Il gesto degli attivisti romani intende denunciare la rimozione, il silenzio e la censura sui crimini del colonialismo, poiché questi contribuiscono a rafforzare e legittimare il razzismo di oggi. Amba Aradam è infatti il nome di un’altura dell’Etiopia dove l’esercito italiano, guidato da Pietro Badoglio, sconfisse i soldati di Hailé Selassié, sparando anche 1.367 proietti caricati ad arsine, un gas infiammabile e altamente tossico, in aperta violazione del Protocollo di Ginevra del 1925, contro l’impiego in guerra di armi chimiche.

      Nei giorni successivi, l’aviazione italiana bombardò le truppe nemiche in fuga. Nella sua relazione al Ministero delle Colonie, Badoglio scrisse che: «in complesso 196 aerei sono stati impiegati per il lancio di 60 tonnellate di yprite (sic) sui passaggi obbligati e sugli itinerari percorsi dalle colonne».

      La strada si chiama così dal 21 aprile 1936, quando venne inaugurata da Mussolini in persona. Il suo nome precedente era «Via della Ferratella», forse per via di una grata, nel punto in cui il canale della Marana passava sotto Porta Metronia. Per non cancellare quell’odonimo, venne ribattezzata «via della Ferratella in Laterano» una strada subito adiacente.

      Negli ultimi anni, molte azioni di guerriglia odonomastica si sono ripetute nelle città italiane, dimostrando che i simboli del passato parlano al presente anche quando li si vorrebbe anestetizzare e seppellire nell’indifferenza. L’intervento di giovedì scorso ha avuto grande risonanza non perché sia il primo di questo genere, ma in quanto si collega esplicitamente alle proteste per l’assassinio di George Floyd, al movimento Black Lives Matter e al proliferare di attacchi contro statue e targhe odiose in tutto il mondo.

      Tanta attenzione ha prodotto, come primo risultato, la proposta di intitolare la nuova stazione della metro Ipponio/Amba Aradam al partigiano italo-somalo Giorgio Marincola, con tanto di petizione on-line alla sindaca Raggi. Quest’idea ci rende ovviamente felici, perché da oltre dieci anni ci sforziamo di far conoscere la storia di Giorgio e di sua sorella Isabella, con libri, spettacoli, ricerche, interventi nelle scuole e progetti a più mani.

      Ci sembra anche molto significativo che un luogo sotterraneo porti il nome di Giorgio Marincola, dal momento che la sua resistenza fu ancor più clandestina di quella dei suoi compagni, visto il colore molto riconoscibile della sua pelle, specie quando agiva in città, nelle file del Partito d’Azione. E d’altra parte, la miglior memoria della Resistenza è quella che si esprime dal basso, underground, senza bisogno di grandi monumenti, riflettori e alzabandiera: una memoria tuttora scomoda, conflittuale, che fatica a vedere la luce del sole.

      Ben venga quindi la stazione “Giorgio Marincola” della Metro C, ma ci permettiamo di suggerire che quell’intitolazione sia vincolata a un’altra proposta. Non vorremmo infatti che il nome di Giorgio facesse dimenticare quell’altro nome, Amba Aradam. Non vorremmo che intitolare la stazione a un “bravo nero italiano” finisse per mettere tra parentesi la vera questione, quella da cui nasce la protesta della Rete Restiamo Umani, ovvero la presenza di fantasmi coloniali nelle nostre città: una presenza incontestata, edulcorata e in certi casi addirittura omaggiata. Non vorremmo che uscendo dalla stazione Giorgio Marincola si continuasse a percorrere, come se niente fosse, via dell’Amba Aradam. Sarebbe davvero un controsenso.

      Roberto Saviano, appoggiando l’idea della “stazione Giorgio Marincola” ha scritto: «la politica sia coraggiosa, almeno una volta». Ma che coraggio ci vuole per intitolare una fermata della metro a un italiano morto per combattere il nazifascismo? Davvero siamo arrivati a questo punto? Siamo d’accordo con Saviano, c’è bisogno di gesti coraggiosi, non di gesti spacciati per coraggiosi che ci esimano dall’avere coraggio.

      Sappiamo che cambiare ufficialmente il nome a via dell’Amba Aradam sarebbe molto difficile, anche se l’esempio di Berlino dimostra che quando davvero si vuole, certe difficoltà si superano: nella capitale tedesca, tre strade intitolate a protagonisti del colonialismo in Africa sono state dedicate a combattenti della resistenza anti-coloniale contro i tedeschi.

      Ci piacerebbe allora che la stazione “Giorgio Marincola” venisse inaugurata insieme a un intervento “esplicativo” su via dell’Amba Aradam, come si è fatto a Bolzano con il bassorilievo della Casa Littoria e con il Monumento alla Vittoria. Si potrebbero affiggere alle targhe stradali altri cartelli, che illustrino cosa successe in quel luogo e in quale contesto di aggressione; si potrebbe aggiungere una piccola chiosa, sul cartello stesso, sotto il nome della via: «luogo di crimini del colonialismo italiano», o qualunque altro contributo che risvegli i fantasmi, che li renda ben visibili, che non ci lasci tranquilli e pacificati, convinti che l’ambaradan sia solo un ammasso di idee confuse.

      https://comune-info.net/che-il-colonialismo-non-riposi-in-pace
      #guerilla_toponymique #Via_della_Ferratella #fascisme #via_della_Ferratella_in_Laterano #Indro_Montanelli #Partito_d’Azione #Francesco_Azzi #Azzi #Magliocco

    • Siamo molto content* che l’amministrazione capitolina abbia scelto di dedicare a Giorgio Marincola la stazione inizialmente nominata «Amba Aradam», e siamo content* che il processo che ha portato a questa scelta sia iniziato grazie alla nostra azione del 18 giugno scorso. Crediamo però che questo sia solo un primo passo. La via e il largo di fronte alla stazione, dedicati all’ignobile eccidio compiuto dal nostro esercito colonizzatore in Etiopia devono al più presto seguire la stessa strada e cambiare nome. Il percorso per decolonizzare la toponomastica razzista e colonialista ancora presente nella nostra città ha avuto solo un inizio e deve necessariamente continuare. Lo dobbiamo a chi è morto per le atrocità compiute dall’esercito tricolore, lo dobbiamo a chi è discriminato per razzismo oggi, lo dobbiamo a chi muore in mare per l’ignavia del nostro governo. Ricordiamo che il governo Conte e la sua maggioranza hanno vergognosamente confermato gli accordi con le milizie libiche responsabili di atroci violazioni a diritti umani della popolazione migrante africana. In forme diverse e più mediate, ma la violenza coloniale e razzista del nostro paese continua tutt’oggi e non smetteremo di lottare perché abbia fine.

      https://www.facebook.com/ReteRestiamoUmani

    • Why a Somali-born fighter is being honoured in Rome

      Rome’s city council voted earlier this month to name a future metro station in the Italian capital in honour of Giorgio Marincola, an Italian-Somali who was a member of the Italian resistance.

      He was killed at the age of 21 by withdrawing Nazi troops who opened fire at a checkpoint on 4 May 1945, two days after Germany had officially surrendered in Italy at the end of World War Two.

      The station, which is currently under construction, was going to be called Amba Aradam-Ipponio - a reference to an Italian campaign in Ethiopia in 1936 when fascist forces brutally unleashed chemical weapons and committed war crimes at the infamous Battle of Amba Aradam.

      The name change came after a campaign was launched in June, in the wake of Black Lives Matter protests around the world following the killing of African American George Floyd by US police.

      Started by journalist Massimiliano Coccia, he was supported by Black Lives Matter activists, other journalists and Italian-Somali writer Igiabo Scego and Marincola’s nephew, the author Antar Marincola.
      The ’black partisan’

      Activists first placed a banner at the metro site stating that no station should be named after “oppression” and pushed for Marincola’s short, but remarkable life to be remembered.

      He is known as the “partigiano neroor” or “black partisan” and was an active member of the resistance.

      In 1953 he was posthumously awarded Italy’s highest military honour, the Medaglia d’Oro al Valor Militare, in recognition of his efforts and the ultimate sacrifice he made.

      Marincola was born in 1923 in Mahaday, a town on the Shebelle River, north of Mogadishu, in what was then known as Italian Somaliland.

      His mother, Ashkiro Hassan, was Somali and his father an Italian military officer called Giuseppe Marincola.

      At the time few Italian colonists acknowledged children born of their unions with Somali women.

      But Giuseppe Marincola bucked the trend and later brought his son and daughter, Isabella, to Italy to be raised by his family.

      Isabella went on to become an actress, notably appearing in Riso Amaro (Bitter Rice), released in 1949.

      Giorgio Marincola too was gifted, excelling at school in Rome and went on to enrol as a medical student.

      During his studies he came to be inspired by anti-fascist ideology. He decided to enlist in the resistance in 1943 - at a time his country of birth was still under Italian rule.

      He proved a brave fighter, was parachuted into enemy territory and was wounded. At one time he was captured by the SS, who wanted him to speak against the partisans on their radio station. On air he reportedly defied them, saying: “Homeland means freedom and justice for the peoples of the world. This is why I fight the oppressors.”

      The broadcast was interrupted - and sounds of a beating could be heard.

      ’Collective amnesia’

      But anti-racism activists want far more than just the renaming of a metro stop after Marincola - they want to shine the spotlight on Italy’s colonial history.

      They want the authorities in Rome to go further and begin a process of decolonising the city.

      This happened unilaterally in Milan when, amid the Black Lives Matter protests, the statue of controversial journalist Indro Montanelli, who defended colonialism and admitted to marrying a 12-year-old Eritrean girl during his army service in the 1930s, was defaced.

      Yet to bring about true change there needs to be an awareness about the past.

      The trouble at the moment is what seems to be a collective amnesia in Italy over its colonial history.

      In the years I have spent reporting from the country I am always struck at how little most Italians seem to know about their colonial history, whether I’m in Rome, Palermo or Venice.

      The extent of Italy’s involvement in Eritrea, Somalia, Libya and Albania to Benito Mussolini’s fascist occupation of Ethiopia in the 1930s is not acknowledged.
      Somali bolognese

      Last month, Somalia celebrated its 60th anniversary of independence.

      Reshaped by 30 years of conflict, memories of colonial times have all been lost - except in the kitchen where a staple of Somali cuisine is “suugo suqaar”- a sauce eaten with “baasto” or pasta.

      But for this Somali bolognese, we use cubed beef, goat or lamb with our version of the classic Italian soffritto - sautéed carrots, onion and peppers - to which we add heady spices.

      I love to cook these dishes and last summer while I was in Palermo did so for Italian friends, serving it with shigni, a spicy hot sauce, and bananas.

      It was a strange pairing for Italians, though my friends tucked in with gusto - with only the odd raised eyebrow.

      And Somalis have also left their own imprint in Italy - not just through the Marincola siblings - but in the literature, film and sports.

      Cristina Ali Farah is a well-known novelist, Amin Nour is an actor and director, Zahra Bani represented Italy as a javelin thrower and Omar Degan is a respected architect.

      And today Somalis constitute both some of Italy’s oldest and newest migrants.

      In spring 2015 I spent a warm afternoon meandering throughout the backstreets near Rome’s Termini station meeting Somalis who had been in Italy for decades and Somalis who had arrived on dinghies from Libya.

      Those new to Italy called the older community “mezze-lira” - meaning “half lira” to denote their dual Somali-Italian identities.

      In turn they are called “Titanics” by established Somalis, a reference to the hard times most migrants have faced in making the perilous journey across the Mediterranean to reach Europe, and the lives they will face in Italy with the political rise of anti-migration parties.

      The naming of a station after Marincola is an important move for all of them - and a timely reminder for all Italians of the long ties between Italy and Somalia.

      https://www.bbc.com/news/world-africa-53837708

  • To stop the spread of COVID-19 and associated stigma in Somalia, communities need the facts | The Storyteller
    https://storyteller.iom.int/stories/stop-spread-covid-19-and-associated-stigma-somalia-communities-need

    The lack of accurate, factual information about public health emergencies presents a very real and present risk for people in Somalia, especially among the estimated 2.6 million internally displaced persons (IDPs) and the thousands of migrants that transit through the country every year. Health messages broadcasted through media outlets do not reach everyone. Rumours and hearsay spread faster than any virus, putting people’s lives in danger and bringing stigma and shame to those who contract COVID-19.
    These are features of the COVID-19 pandemic response which has produced 3,212 positive cases in Somalia and claimed the lives of 93 people since March. While COVID-19 awareness is generally high here, recent findings from the International Organization for Migration (IOM) show that four months after the first confirmed case, there are still many vulnerable populations who have not received this information, particularly those living in displacement sites. Worse still, misconceptions about how the disease spreads remain pervasive across the country. Many young migrants crossing into Somalia, mainly from Ethiopia, told IOM that they were unaware of the COVID-19 pandemic. When surveyed in March, IOM found that only 19 per cent had heard about the disease. This number has increased to 46 per cent since the exercise started.

    #COvid-19#migrant#migration#somaliie#ethiopie#OIM#stigmatisation#information#pandemie#vulnerabilite#refugie#sante

  • Des dizaines de milliers de migrants bloqués au Yémen craignent pour leur vie | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/des-dizaines-de-milliers-de-migrants-bloques-au-yemen-craignent-pour-leur-vie

    Les restrictions liées à la COVID-19 ont entraîné une réduction de 90 pour cent du nombre d’arrivées de migrants au Yémen entre février et juin ; elles ont également bloqué des dizaines de milliers de migrants éthiopiens en plein périple. Ces migrants sont confrontés à des dangers croissants dans tout le Yémen, un important pays de transit le long de l’itinéraire migratoire reliant la Corne de l’Afrique au Golfe persique - sans services essentiels ni moyens pour rentrer chez eux. L’itinéraire à travers le pays étant bloqué et les migrants étant transférés de force entre les gouvernorats, au moins 14 500 migrants seraient aujourd’hui bloqués dans les gouvernorats yéménites d’Aden, de Marib, de Lahij et de Saada. Ce chiffre est une estimation de base ; le chiffre réel est probablement beaucoup plus élevé. « Depuis près de six ans, le Yémen est un pays extrêmement dangereux pour les migrants », a déclaré Christa Rottensteiner, chef de mission de l’OIM au Yémen.
    « La COVID-19 a aggravé cette situation - les migrants se transforment en boucs émissaires accusés d’être porteurs du virus et, par conséquent, sont confrontés à l’exclusion et la violence. »

    #Covid-19#migrant#migration#yemen#ethiopie#sante#stigmatisation#violence

    • Le calvaire des travailleuses domestiques éthiopiennes, victimes de la crise au Liban
      https://www.rts.ch/info/11457522-le-calvaire-des-travailleuses-domestiques-ethiopiennes-victimes-de-la-c

      Le Liban compte près de 250’000 travailleuses domestiques. Depuis des années, des associations dénoncent les abus dont elles font l’objet, alors que la crise aggrave encore leur situation, au point que beaucoup rêvent désormais de rentrer au pays.

      Zeina est Ethiopienne. Elle a rejoint des compatriotes à Mar Elias, un camp palestinien aux portes de Beyrouth, où elle séjourne depuis qu’elle a perdu son emploi il y a huit mois. Elle était venue au Liban sous contrat et vivait au domicile de ses employeurs. Jusqu’à l’arrivée de la crise sanitaire.

      « Mes employeurs m’ont dit qu’ils n’avaient plus d’argent et que je devais m’arranger avec mon ambassade. Donc je suis partie, que pouvais-je faire d’autre ? », témoigne la jeune fille de 26 ans. « Avant la crise sanitaire, je gagnais 150 dollars par mois, mais il n’y a désormais plus aucune offre de travail ailleurs. On veut toutes rentrer chez nous... »

      Résignées et déterminées à rentrer
      Rentrer, c’est en effet le rêve de nombreuses migrantes. Longtemps, les devises attiraient la main d’œuvre étrangère, malgré des conditions de travail régulièrement dénoncées par les associations de protection.

      Aujourd’hui, l’inflation est galopante, la livre libanaise dégringole, le dollar américain se raréfie, ce qui entraîne une chute drastique du pouvoir d’achat des travailleuses domestiques. « On a peur car on n’a plus d’argent. Il faut payer le loyer, et la nourriture est devenue très chère », déplore Marta, qui a également trouvé refuge dans le camp de Mar Elias.

      Or, impossible pour elle d’envisager un retour en Ethiopie, son passeport lui ayant été confisqué par son ancienne employeuse. « J’avais fui sa maison car elle me payait 100 dollars par mois, au lieu de 150. Sans papiers de résidence, comment vais-je pouvoir continuer à vivre ici ? »

      « J’ai dormi trois jours dans la rue »
      Pour réclamer de l’aide, des Ethiopiennes se rassemblent régulièrement devant leur consulat, en banlieue de Beyrouth. « J’ai dit à mes employeurs que je ne voulais pas travailler gratuitement, alors ils m’ont amené ici, devant le consulat », témoigne Massarat.

      « J’ai dormi trois jours dans la rue, avant d’être emmenée dans un hôtel, avec des compatriotes. On veut partir mais personne n’est en mesure de me dire quand on pourra quitter le pays », soupire la jeune femme de 23 ans.

      Pour Tsigeweyni, qui a réussi à garder son travail d’employée de maison, « le consulat éthiopien a également sa part de responsabilité, mais fait face à beaucoup de problèmes ».

      « Jeter un domestique à la rue salit l’image du Liban ! »
      En attendant un éventuel retour au pays, des ONG ont fourni quelques logements qui font office d’hôtels. Un réseau de solidarité entre Ethiopiennes, très actif, s’est également développé depuis le début de la crise, même si ses moyens restent limités.

      Tsigeweyni en fait partie et donne un coup de main dès qu’elle le peut. « Pour moi, voir des familles jeter leur domestique à la rue salit l’image du Liban ! Une famille qui, quand elle en avait les moyens, a recruté une fille, a le devoir, selon la loi, de la rapatrier chez elle. »

      Et de dénoncer le laxisme des autorités libanaises : « ce qui se passe est de la responsabilité de l’Etat libanais, des employeurs et des bureaux de recrutement », rappelle-t-elle. Au Liban, l’employeur fait office de tuteur pour son employée, le travail domestique n’étant pas réglementé par le code du travail. Ce faible niveau de protection ouvre la voie à de nombreux abus, tels que le non-versement des salaires, l’exploitation, et des traitements violents subis par certaines travailleuses.

      De leur côté, les autorités libanaises ont ouvert une enquête, pour poursuivre les employeurs qui se débarrassent de leur domestique. Mais le retour des Ethiopiennes, qui sont plus de 100’000 au Liban, reste un casse-tête. Beaucoup affirment ne pas oser raconter leur situation à leur famille restée en Ethiopie.

      #Femmes #Esclaves #esclavage #Liban #Ethiopie #crise #migrants #migrantes

    • . . . . . . . . . . .
      La BCE subventionne le rachat par LVMH, groupe de Bernard Arnault, d’un joaillier américain pour 14 milliards d’€
      https://linsoumission.fr/2020/07/01/scandale-comment-la-banque-centrale-europeenne-a-gave-lhomme-le-plus-r
      Vous n’avez pas entendu parler du scandale Arnault / BCE dans les médias traditionnels. Même pas dans Les Échos . Ce journal, possédé par Bernard Arnault, en a fait un papier très technique. Objectif : noyer le lecteur pour qu’il ne comprenne surtout pas le scandale. « La BCE offre un festin gratuit au plus riche des français » titre l’agence Bloomberg du côté de la presse anglo-saxonne. « La BCE achète des obligations LVMH pour financer l’acquisition de Tiffany, rendant encore plus riche l’homme le plus riche de France » , tacle de son côté le site financier américain Zéro Hedge. Du côté de la presse française ? À part dans la presse spécialisée, silence radio.
      https://www.youtube.com/watch?v=5spkN4KdFx4


      On parle pourtant de Bernard Arnault. L’homme le plus riche de France. Le troisième homme le plus riche du monde juste derrière Bill Gates et Jeff Bezos. Le patron d’Amazon a pris « un peu » d’avance dans la course à l’accumulation de milliards https://lafranceinsoumise.fr/2020/04/20/amazon-gagne-parts-de-marche-hallucinantes-avec-crise-commission-enquete-covid19/?%20target=_blank . Celui-ci a en effet empoché 24 milliards de dollars pendant le confinement. Mais Bernard Arnault peut aussi se frotter les mains. Son groupe de luxe, LVMH, vient de racheter « Tiffany & Co » : une entreprise américaine de joaillerie et d’« art de la table ». Fondée en 1837 dans Manhattan à New York, cette entreprise a atteint une cotation boursière de 14 milliards de dollars au moment de son rachat par le groupe de Bernard Arnault.

      Jusque-là, rien d’inhabituel pour le n°1 mondial du luxe. LVMH est coutumier du fait et engloutit les groupes de luxe les uns après les autres. Petit détail cependant. En février dernier, LVMH a lancé une émission obligataire pour un montant de 9,3 milliards d’€ dans le but de financer l’achat de « Tiffany ». Or, depuis juin 2016, un nouveau programme d’achat d’actifs financiers a été lancé par la BCE : un programme d’achat d’obligations « corporate », émises par les entreprises de la zone euro (programme CSPP). Et c’est grâce à ce dispositif que LVMH a pu se gaver auprès de la BCE. L’insoumise Manon Aubry a été une des rares élues à dénoncer le scandale. Nous l’avons donc invitée sur l’insoumission, pour nous l’expliquer. Et comme vous pourrez le constater dans notre interview, ce n’est que le premier scandale dans l’Affaire BCE-Arnault.

      De directrice adjointe de la BCE au conseil d’administration de LVMH : le cas Natacha Valla
      Utiliser de l’argent public pour financer le rachat de Tiffany par LVMH ? Christine Lagarde ne voit pas le problème. La présidente de la BCE répond : « le programme de rachat d’obligation corporate (CSPP) par la BCE est collé à la photographie du marché. Les titres verts représentent 20 % du marché. Ils représentent donc 20 % de nos achats. » Le réchauffement climatique ? Que nenni ! Ce n’est pas le problème de la BCE qui se borne à reproduire fidèlement la compétition et les rapports de force du marché dans sa politique monétaire. La BCE est indépendante, on vous dit ! Indépendante des États, ça oui. Indépendante des intérêts privés et financiers ? C’est plus compliqué. Un cas illustre assez bien les passerelles et potentiels conflits d’intérêts entre dirigeants de la BCE et des plus grands groupes mondiaux.

      Elle a un nom, elle a une adresse : Natacha Valla , directrice adjointe de la politique monétaire de la BCE. Enfin… elle l’était jusqu’au 30 juin 2020, jour où nous écrivons ces lignes. Dès le 1er Juillet, Natacha Valla aura rejoint le conseil d’administration… de LVMH.
      . . . . . . . . . . .
      #BCE #cadeau #ue #union_européenne #LVMH #bernard_arnault #natacha_valla #femme #conflits_d'intérêts #europe #france #corruption #capitalisme #ue #union_européenne

  • Ethiopia Cracks Down Following Popular Singer’s Killing

    Lift Internet Shutdown, Avoid Force at Protests, Free Unjustly Held Politicians

    Protests erupted in several towns across Ethiopia in response to the June 29 killing of #Hachalu_Hundessa, a popular #Oromo singer whose songs captured the struggles and frustrations of the Oromo people during the 2014-2018 anti-government protest movement. Unidentified gunmen shot Hundessa dead in Addis Ababa, the capital. Hundessa’s uncle was also reportedly killed in Ambo today.

    While police claim to have made arrests in connection with Hundessa’s killing, the government’s responses to the protesters risks enflaming long-simmering tensions. On Tuesday morning the government cut internet services across the country, which only amplified concerns that people are being silenced and that human rights abuses and communal violence, having rocked the country last year, are not being addressed.

    The internet shutdown has also made it impossible to access information on those killed and injured in the protests. One witness told us: “There is no network. We don’t have any information flow … the government only tells people [they] are investigating, and so everyone is hypothesizing based on current affairs.”

    Despite the blackout, credible reports of violence are emerging. A regional government spokesman said that three explosions shook the capital, Addis Ababa, the morning after Hundessa’s killing. Meanwhile, independent media reports suggest that more than 80 people have been killed in the Oromia region and a further 10 people were killed in Adama after a government building was set on fire.

    An activist in Nekemte, western Oromia, told Human Rights Watch that three protesters were killed after Oromia police opened fire. A doctor in the town of Dire Dawa said that the hospital had received eight people with gunshot injuries after reportedly being fired at by security forces, and that two soldiers had also been shot and injured.

    The government’s response took another worrying turn when authorities arrested political opposition leaders Jawar Mohammed and Bekele Gerba of the Oromo Federalist Congress party, late Tuesday morning after a reported standoff with security forces over Hundessa’s funeral site. Jawar and Bekele were initially held incommunicado, but are now known to be held in Sostegna police station in Addis Ababa. While their families have now been allowed to bring them food and medicine, it is unclear if they have access to a lawyer. Bekele’s son and daughter were also arrested, and their whereabouts remain unknown.

    The media has also reported that another prominent political opposition leader, Eskinder Nega, has also been detained.

    Rather than restoring calm, the authorities’ internet shutdown, apparent excessive use of force, and arrest of political opposition figures could make a volatile situation even worse. The government should take prompt steps to reverse these actions or risk sliding deeper into crisis.

    https://www.hrw.org/news/2020/07/01/ethiopia-cracks-down-following-popular-singers-killing
    #assassinat #musique #Ethiopie #musique_et_politique #décès #mort #meurtre

    ping @sinehebdo

  • Le meurtre d’un chanteur vedette, révélateur des tensions ethniques en #Ethiopie
    https://information.tv5monde.com/afrique/le-meurtre-d-un-chanteur-vedette-revelateur-des-tensions-ethni

    Comme chaque après-midi depuis plusieurs jours, Firaol Ajema et ses amis se sont réunis à Legetafo, près d’Addis Abeba, pour écouter ensemble les chansons de Hachalu Hundessa, chanteur vedette éthiopien récemment assassiné.

    Tous ont revêtus des t-shirts noirs ornés du portrait du chanteur et du slogan « Je suis aussi Hachalu », pour célébrer la mémoire de la vedette dont le meurtre, non élucidé, a provoqué une flambée de violence qui a fait plus de cent morts.

    Un nombre indéterminé de ces victimes ont été tuées par les forces de sécurité et d’autres dans des affrontements entre membres de diverses communautés.

    Des violences qui mettent en lumière les tensions ethniques grandissantes en Ethiopie et soulignent la fragilité de la transition démocratique mise en œuvre par le Premier ministre Abiy Ahmed, prix Nobel de la Paix 2019.

    Depuis son accession au pouvoir, il s’est efforcé de réformer un système jusque-là très autoritaire. Mais ce faisant, il a ouvert la porte aux violences intercommunautaires qui mettent à l’épreuve le système éthiopien de fédéralisme ethnique.

    « Nous n’avons pas pu porter le deuil comme nous l’aurions voulu », explique Firaol, un étudiant.

    « Le meurtre (d’Hachalu) nous a profondément attristés, mais la manière dont le gouverneement l’a géré a empiré les choses », approuve un de ses amis, Birhanu Gadis. « C’est totalement inacceptable ».

    Bien qu’apprécié d’Éthiopiens d’origines diverses, Hachalu Hundessa a surtout été le porte-voix des #Oromo, qui avaient dénoncé leur marginalisation économique et politique lors des manifestations antigouvernementales ayant débouché en 2018 sur l’arrivée au pouvoir du Premier ministre Abiy Ahmed, un membre de cette communauté.

    Ses textes très politiques exprimaient les frustrations de ce groupe ethnique, le plus important par le nombre, mais qui s’est longtemps estimé marginalisés économiquement et politiquement.

    Aujourd’hui, de nombreux nationalistes Oromo se sentent trahis par le Premier ministre, qu’ils accusent de ne pas faire suffisamment pour défendre les intérêts de sa communauté, et d’avoir laissé les forces de sécurité ouvrir le feu sur les manifestants, à Addis Abeba et en région Oromia, le plus large des États fédérés éthiopiens, qui enserre la capitale.

    Car Addis Abeba, que les Oromo appellent Finfinne, du nom du territoire de la ville avant sa création à la fin du XIXe siècle par l’empereur Menelik II, est bien au coeur de la crise actuelle : située en territoire oromo, elle dispose d’un statut spécial, et les Oromo estiment en avoir été déplacés au fil de l’Histoire.

    C’est d’ailleurs un plan du gouvernement fédéral prévoyant l’extension de la capitale vers l’Oromia qui avait déclenché en 2015 les manifestations antigouvernementales.

    Cette semaine, c’est le désir des nationalistes oromo de voir Hachalu être inhumé à Addis Abeba, et non dans sa ville natale d’Ambo, à 100 km à l’ouest de la capitale, qui a mis le feu aux poudres.

    « Hachalu devait être enterré à Addis Abeba. Finfinne appartient au peuple Oromo », martèle Firaol.

    – La statue de Menelik II -

    Selon les autorités fédérales, des nationalistes oromo comptant dans leurs rangs un populaire dirigeant d’opposition, Jawar Mohammed, ont intercepté mardi la dépouille d’Hachalu entre Addis Abeba, où le chanteur a été assassiné, et Ambo où il devait être inhumé, pour le ramener dans la capitale, provoquant un affrontement avec la police et l’arrestation de Jawar Mohammed, qui a encore aggravé les tensions.

    Et jeudi, lors des funérailles à Ambo, des soldats ont ouvert le feu sur un groupe vouant assister aux obsèques, faisant deux morts.

    Le mois dernier, Hachalu avait appelé au retrait de la statue proméminente de l’empereur Menelik II, dans le quartier de Piasa de la capitale, désormais sous protection policière.

    Si Menelik est respecté par beaucoup comme le fondateur de l’Ethiopie moderne, c’est de son règne que les nationalistes oromo datent le début de la marginalisation qu’ils dénoncent.

    Pour Firaol, la mort d’Hachalu d’un côté, la protection policière autour de la statue de Menelik de l’autre témoignent des priorités que se fixe le gouvernement.

    « Alors qu’ils auraient du protéger Hachalu, ils protégeaient une statue. Hachalu n’était pas qu’un individu, il était comme les yeux du peuple Oromo. Maintenant, ils nous ont aveuglés ».

  • #Ethiopie : la terre promise des derniers rastas

    Ils sont aujourd’hui quelques centaines de #Jamaïcains, à vivre dans les faubourgs de #Shashaméné. Un monde à part, un lieu sacré, dans lequel le non-rasta, le profane, noir ou blanc, ne pénètre que difficilement. On n’efface pas trois siècles d’#histoire_coloniale.

    Après la découverte des Caraïbes et de l’Amérique par Christophe Colomb, 15 millions d’hommes et de femmes sont arrachés au continent africain. En 1930, #Rastafari_Makonnen, 225e descendant du roi Salomon et de la reine de Saba, selon la légende, est couronné empereur d’Ethiopie sous le nom d’#Hailé_Sélassié, roi des rois. En 1935, les troupes italiennes de #Mussolini envahissent l’Ethiopie. Chassés par la résistance intérieure, avec le soutien des Rastas, l’Empereur retrouve son trône. Pour les remercier, il abolit l’#esclavage et leur offre 500 hectares de ses #terres personnelles, au sud de l’Ethiopie, à Shashaméné.

    Pour les rastas, Haïlé Sélassié, le dernier Négus, est le messie rédempteur, Dès lors, l’Ethiopie est le paradis…

    https://www.arte.tv/fr/videos/081611-000-A/ethiopie-la-terre-promise-des-derniers-rastas
    #rasta #rastas #documentaire #film_documentaire #film #colonisation #colonialisme #Italie

  • EU: Damning draft report on the implementation of the Return Directive

    Tineke Strik, the Green MEP responsible for overseeing the passage through the European Parliament of the ’recast Return Directive’, which governs certain common procedures regarding the detention and expulsion of non-EU nationals, has prepared a report on the implementation of the original 2008 Return Directive. It criticises the Commission’s emphasis, since 2017, on punitive enforcement measures, at the expense of alternatives that have not been fully explored or implemented by the Commission or the member states, despite the 2008 legislation providing for them.

    See: DRAFT REPORT on the implementation of the Return Directive (2019/2208(INI)): https://www.statewatch.org/media/documents/news/2020/jun/ep-libe-returns-directive-implementation-draft-rep-9-6-20.pdf

    From the explanatory statement:

    “This Report, highlighting several gaps in the implementation of the Return Directive, is not intended to substitute the still overdue fully-fledged implementation assessment of the Commission. It calls on Member States to ensure compliance with the Return Directive and on the Commission to ensure timely and proper monitoring and support for its implementation, and to enforce compliance if necessary.

    (...)

    With a view to the dual objective of the Return Directive, notably promoting effective returns and ensuring that returns comply with fundamental rights and procedural safeguards, this Report shows that the Directive allows for and supports effective returns, but that most factors impeding effective return are absent in the current discourse, as the effectiveness is mainly stressed and understood as return rate.”

    Parliamentary procedure page: Implementation report on the Return Directive (European Parliament, link: https://oeil.secure.europarl.europa.eu/oeil/popups/ficheprocedure.do?reference=2019/2208(INI)&l=en)

    https://www.statewatch.org/news/2020/june/eu-damning-draft-report-on-the-implementation-of-the-return-directive
    #Directive_Retour #EU #Europe #Union_européenne #asile #migrations #réfugiés #renvois #expulsions #rétention #détention_administrative #évaluation #identification #efficacité #2008_Return_Directive #régimes_parallèles #retour_volontaire #déboutés #sans-papiers #permis_de_résidence #régularisation #proportionnalité #principe_de_proportionnalité #AVR_programmes #AVR #interdiction_d'entrée_sur_le_territoire #externalisation #Gambie #Bangladesh #Turquie #Ethiopie #Afghanistan #Guinée #Côte_d'Ivoire #droits_humains #Tineke_Strik #risque_de_fuite #fuite #accord #réadmission

    –—

    Quelques passages intéressants tirés du rapport:

    The study shows that Member States make use of the possibility offered in Article 2(2)(a) not to apply the Directive in “border cases”, by creating parallel regimes, where procedures falling outside the scope of the Directive offer less safeguards compared to the regular return procedure, for instance no voluntary return term, no suspensive effect of an appeal and less restrictions on the length of detention. This lower level of protection gives serious reasons for concern, as the fact that border situations may remain outside the scope of the Directive also enhances the risks of push backs and refoulement. (...) Your Rapporteur considers that it is key to ensure a proper assessment of the risk of refoulement prior to the issuance of a return decision. This already takes place in Sweden and France. Although unaccompanied minors are rarely returned, most Member States do not officially ban their return. Their being subject to a return procedure adds vulnerability to their situation, due to the lack of safeguards and legal certainty.

    (p.4)
    #frontières #zones_frontalières #push-backs #refoulement

    Sur les #statistiques et #chiffres de #Eurostat:

    According to Eurostat, Member States issued over 490.000 return decisions in 2019, of which 85% were issued by the ten Member States under the current study. These figures are less reliable then they seem, due to the divergent practices. In some Member States, migrants are issued with a return decision more than once, children are not issued a decision separately, and refusals at the border are excluded.

    Statistics on the percentage of departure being voluntary show significant varieties between the Member States: from 96% in Poland to 7% in Spain and Italy. Germany and the Netherlands have reported not being able to collect data of non-assisted voluntary returns, which is remarkable in the light of the information provided by other Member States. According to Frontex, almost half of the departures are voluntary.

    (p.5)

    As Article 7(4) is often applied in an automatic way, and as the voluntary departure period is often insufficient to organise the departure, many returnees are automatically subject to an entry ban. Due to the different interpretations of a risk of absconding, the scope of the mandatory imposition of an entry ban may vary considerably between the countries. The legislation and practice in Belgium, Bulgaria, France, the Netherlands and Sweden provides for an automatic entry ban if the term for voluntary departure was not granted or respected by the returnee and in other cases, the imposition is optional. In Germany, Spain, Italy, Poland and Bulgaria however, legislation or practice provides for an automatic imposition of entry bans in all cases, including cases in which the returnee has left during the voluntary departure period. Also in the Netherlands, migrants with a voluntary departure term can be issued with an entry ban before the term is expired. This raises questions on the purpose and effectiveness of imposing an entry ban, as it can have a discouraging effect if imposed at an early stage. Why leave the territory in time on a voluntary basis if that is not rewarded with the possibility to re-enter? This approach is also at odds with the administrative and non-punitive approach taken in the Directive.

    (p.6)

    National legislation transposing the definition of “risk of absconding” significantly differs, and while several Member States have long lists of criteria which justify finding a risk of absconding (Belgium has 11, France 8, Germany 7, The Netherlands 19), other Member States (Bulgaria, Greece, Poland) do not enumerate the criteria in an exhaustive manner. A broad legal basis for detention allows detention to be imposed in a systematic manner, while individual circumstances are marginally assessed. National practices highlighted in this context also confirm previous studies that most returns take place in the first few weeks and that longer detention hardly has an added value.

    (p.6)

    In its 2016 Communication on establishing a new Partnership Framework with third countries under the European Agenda on Migration, the Commission recognised that cooperation with third countries is essential in ensuring effective and sustainable returns. Since the adoption of this Communication, several informal arrangements have been concluded with third countries, including Gambia, Bangladesh, Turkey, Ethiopia, Afghanistan, Guinea and Ivory Coast. The Rapporteur regrets that such informal deals are concluded in the complete absence of duly parliamentary scrutiny and democratic and judicial oversight that according to the Treaties the conclusion of formal readmission agreements would warrant.

    (p.7)

    With the informalisation of cooperation with third countries in the field of migration, including with transit countries, also came an increased emphasis on conditionality in terms of return and readmission. The Rapporteur is concerned that funding earmarked for development cooperation is increasingly being redirected away from development and poverty eradication goals.

    (p.7)
    #développement #aide_au_développement #conditionnalité_de_l'aide

    ping @_kg_ @isskein @i_s_ @karine4 @rhoumour

  • Dans le Liban en pleine crise économique, le calvaire des domestiques éthiopiennes
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/06/29/dans-le-liban-en-pleine-crise-economique-le-calvaire-des-domestiques-ethiopi

    Début juin, une trentaine de femmes, campant devant la représentation éthiopienne, ont été placées dans des lieux d’accueil, après l’intervention du ministère du travail. D’autres silhouettes chétives sont arrivées depuis. Des compatriotes ou de bonnes âmes libanaises viennent déposer le soir de quoi faire un repas. En uniforme de bonne, Tsigeweyni, 31 ans, dont quatorze passés au Liban, a « la chance d’avoir des employeurs qui [la] respectent » et touche un salaire de 400 dollars. Venue donner un coup de main, elle fulmine contre « les familles qui traitent leur employée comme leur chose, la kafala qui asservit, les bureaux de placement mafieux, les trafics en Ethiopie, le consulat qui n’a pas de solution ».Ces scènes de misère ne sont que la partie visible de la situation. Dans les faubourgs pauvres aux pourtours de Beyrouth où vivent des migrants, de nombreuses bicoques sont emplies de détresse et d’attente. Sans emploi depuis l’automne, Zeina, 26 ans, s’est installée dans une ruelle du camp palestinien de Mar Elias. Elle y partage un logement avec d’autres Ethiopiennes. « Je veux rentrer chez moi. Il n’y a plus rien qui marche ici, ni pour les Libanais ni pour les étrangers. Plus d’argent, plus de travail. Souvent, on se contente de manger du pain et des tomates. » Martha, 25 ans, longs cheveux tressés, sans papiers : « En Ethiopie, je serai dans le même besoin, mais je serai avec mes parents. » Elle baisse les yeux quand elle dit, dans un arabe hésitant, gagner « 5 000 livres libanaises de l’heure [moins d’un dollar sur le marché noir] pour des ménages occasionnels. Comment pourrais-je payer un billet d’avion à 680 dollars pour repartir ? » Une vingtaine de compatriotes ont trouvé refuge à côté, dans un abri de fortune, sous un toit de tôle. Elles refusent de parler et tentent de calmer une jeune femme en proie à une crise de nerfs.

    #Covid-19#migrant#migration#liban#ethiopie#travailleurmigrant#domestique#sante#santementale#vulnerabilite

  • HCR - L’art apporte espoir et réconfort aux réfugiés érythréens en Libye
    https://www.unhcr.org/fr/news/stories/2020/6/5ef2234fa/lart-apporte-espoir-reconfort-refugies-erythreens-libye.html

    Cependant, l’art est aussi essentiel pour moi, pour ma vie, et mes amis et d’autres personnes autour de moi aident de toutes les manières qu’ils peuvent en me fournissant certains articles pour la peinture et le dessin. »Solomon dessine et peint depuis qu’il est enfant. Il est autodidacte et n’a jamais suivi de cours d’art. Sa foi éclaire une grande partie de son œuvre – de grandes toiles aux couleurs riches et vibrantes représentant des scènes bibliques, y compris des figures de saints. Ces peintures lui donnent non seulement un but et une inspiration, a déclaré Solomon, mais elles ont également aidé d’autres réfugiés érythréens et éthiopiens qui luttent pour survivre en Libye. « Nous n’avons nulle part où prier dans ce pays. Nous utilisons donc ces photos », a-t-il expliqué. « Les gens, quand ils prient, ont une sorte d’espoir et, en utilisant ce tableau pour prier, les gens gardent leur foi et se sentent protégés du danger. »

    #Covid-19#migrant#migration#refugie#erythree#ethiopie#libye#art#santementale#sante#securité

  • Solidarité interafricaine contre le Covid-19 : l’Ethiopie au chevet de la Somalie
    https://www.afrik.com/solidarite-interafricaine-contre-le-covid-19-l-ethiopie-au-chevet-de-la-somal

    L’Ethiopie vient d’offrir du matériel sanitaire d’une valeur de 500 000 dollars à la Somalie pour l’aider à mieux faire face à la pandémie de Covid-19. Hier jeudi, l’Ethiopie a fait don d’un lot de matériels de santé à la Somalie voisine, en guise de soutien dans la lutte qu’elle mène contre la pandémie de Covid-19. Au total, 15 tonnes de fournitures médicales d’une valeur estimée à 500 000 dollars américains ont été remises aux autorités somaliennes dans la capitale, Mogadiscio. A travers cet acte, l’Ethiopie veut renforcer la solidarité interafricaine et montrer la nécessité pour les Africains de faire front commun contre le Covid-19, cette pandémie qui met à mal l’économie de plusieurs pays. Et de ce point de vue, l’Ethiopie n’est pas à son coup d’essai. En effet, avant la Somalie, le pays de Abiy Ahmed avait déjà apporté un appui de la même nature au Soudan du Sud.Dimanche dernier, c’était le royaume du Maroc qui avait envoyé du matériel médical à une quinzaine de pays répartis dans toutes les sous-régions du continent.

    #Covid-19#migrant#migration#circulation#aideinternationale#materielmedical#ethiopie#somalie#maroc#pandemie

  • Des centaines de familles de migrants éthiopiens touchés par la COVID-19 reçoivent de la nourriture et de l’aide au Kenya | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/des-centaines-de-familles-de-migrants-ethiopiens-touches-par-la-covid-19-recoiv

    Plus de 300 migrants éthiopiens et leurs familles reçoivent aujourd’hui de la nourriture et d’autres articles essentiels de l’OIM, l’Organisation internationale pour les migrations, à Nairobi, au Kenya, un petit effort pour atténuer l’impact plus large de la COVID-19 dans la région.
    Les migrants, dont beaucoup vivent et travaillent au Kenya depuis des années, ont perdu leur emploi et leurs revenus en raison des restrictions de déplacement et des couvre-feux, ainsi que du ralentissement économique général, tous provoqués par la pandémie.

    #Covid-19#migrant#migration#oim#ethiopie#kenya#ethiopie#nourriture

  • "Via la statua di #Montanelli da Milano, è stato un razzista": la richiesta dei Sentinelli apre il dibattito in Comune

    Dopo l’uccisione negli Usa di George Floyd l’associazione milanese chiede che venga tolta la statua e cambiata l’intitolazione dei giardini pubblici. Salvini: «Che vergogna». Parte del Pd sostiene la proposta di discuterne, ma dal capogruppo arriva il no.

    L’anno scorso le donne di «Non una di meno» l’avevano imbrattata con la vernice rosa durante il corteo dell’8 marzo. Ora sono i ’#Sentinelli_di_Milano', a fare una lettera appello al sindaco Beppe Sala e al Consiglio comunale per chiedere di rimuovere la statua dedicata a #Indro_Montanelli, giornalista e scrittore che in Africa durante il colonialismo italiano si macchiò della colpa di fare di una bambina eritrea la sua concubina. A lui la giunta del sindaco Gabriele Albertini intitolò anche il giardino di Porta Venezia dove c’è la statua a lui dedicata. Un tema molto controverso che viene adesso legato all’omicidio in America dell’afroamericano George Floyd, scatena il dibattito in Rete e in futuro approderà in aula a Palazzo Marino.

    L’appello per la rimozione è sulla pagina Facebook dell’associazione che si batte per i diritti (https://www.facebook.com/isentinellidimilano/photos/a.326149944234099/1563182730530808/?type=3&theater): «A Milano ci sono un parco e una statua dedicati a Indro Montanelli, che fino alla fine dei suoi giorni ha rivendicato con orgoglio il fatto di aver comprato e sposato una bambina eritrea di dodici anni perché gli facesse da schiava sessuale, durante l’aggressione del regime fascista all’Etiopia. Noi riteniamo che sia ora di dire basta a questa offesa alla città e ai suoi valori democratici e antirazzisti e richiamiamo l’intero consiglio a valutare l’ipotesi di rimozione della statua, per intitolare i #Giardini_Pubblici a qualcuno che sia più degno di rappresentare la storia e la memoria della nostra città Medaglia d’Oro della Resistenza», si legge nel post subito condiviso e approvato da migliaia di persone. Molte però anche le critiche arrivate in coda allo stesso post, come avvenne l’anno scorso dopo la manifestazione delle femministe.

    «Giù le mani dal grande Indro Montanelli. Che vergogna la sinistra, viva la libertà», interviene il leader della Lega Matteo Salvini. Ma i Sentinelli non arretrano: «Dopo la barbara uccisione di George Floyd a Minneapolis le proteste sorte spontaneamente in ogni città con milioni di persone in piazza e l’abbattimento a Bristol della statua in bronzo dedicata al mercante e commerciante di schiavi africani #Edward_Colston da parte dei manifestanti antirazzisti di #Black_Lives_Matter - scrivono ancora su Fb - richiamiamo con forza ogni amministrazione comunale a ripensare ai simboli del proprio territorio e a quello che rappresentano».

    Della richiesta si farà portatrice Diana De Marchi, consigliera comunale del Pd, che potrebbe chiedere il dibattito in aula a Palazzo Marino. «Ne parlerò con il gruppo quando riceveremo la richiesta - spiega De Marchi - Certo, sarebbe tema della mia commissione e la storia tra Montanelli e una giovanissima donna eritrea così descritta era una brutta pagina per i diritti. Ma devo anche andare a ricostruire la proposta della statua, come era stata valutata, perché molti di noi non c’erano a quel tempo e nemmeno io». Sulla discussione in consiglio è d’accordo anche Alessandro Giungi (Pd): «In aula discutiamo di tutto e se ci sarà una richiesta in tal senso, perché non dovremmo farlo? Ma non ho mai detto di essere per lo spostamento della statua. Montanelli è stato comunque un protagonista della vita cittadina».

    L’idea piace ad Arci Milano che si associa alla richiesta dei Sentinelli, mentre una bocciatura netta arriva dal capogruppo Pd in Comune, Filippo Barberis: «Sono molto, molto lontano culturalmente da questi tentativi di moralizzazione della storia e della memoria che trovo sbagliati e pericolosi. Atteggiamenti che hanno a che fare più con la categoria della censura che della riflessione critica e che hanno ben poco a che vedere con la sensibilità della nostra città che da sempre si confronta con le contraddizioni e la complessità della società e dei suoi personaggi. Montanelli ha commesso un errore grave, imperdonabile. Se questo fosse però il criterio per rimuovere statue o cambiare il nome alle vie dovremmo rivedere il 50% della toponomastica mondiale. Sarebbe inoltre poco comprensibile dedicare tempo all’argomento in Comune in questa delicatissima fase dove in testa e a cuore dovremmo avere, e a tutti gli effetti abbiamo, ben altre priorità e progetti».

    Protesta anche l’ex vicesindaco e vice presidente di Regione Lombardia Riccardo De Corato, che fu tra i promotori della installazione della statua: «Continuano gli attacchi alla memoria di Indro Montanelli, uno dei più grandi giornalisti, che con il suo lavoro ha dato lustro all’Italia. La ’Floyd mania’ sta offuscando le menti di qualche consigliere comunale: confondere l’omicidio di un povero uomo di colore con la statura culturale di Montanelli, ferito per le sue idee liberali dalle Brigate Rosse, e voler addirittura aprire un dibattito in consiglio comunale è vergognoso».

    https://milano.repubblica.it/cronaca/2020/06/11/news/statua_montanelli_sentinelli_milano-258873542

    #statue #Italie #colonialisme #histoire #passé_colonial #colonisation #viol #racisme #toponymie_politique #toponyie #monument #mémoire #symboles #Erythrée #Ethiopie #histoire_coloniale

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    A #Palerme aussi une rue dédiée à Montelli avait été détournée:


    https://seenthis.net/messages/829668

    • Avessimo la coda di paglia, scriveremmo un pippotto per raccontare la nostra storia, il nostro modo di fare politica rappresentato da 5 anni che sono lì a dimostrare chi siamo, cosa siamo, come agiamo.

      Invece ci limitiamo a scrivere che la nostra proposta civile, fatta in settimana alla luce del sole proprio per permettere una discussione pubblica, non contemplava altro.

      Piuttosto la violenza verbale fatta dal pensiero unico mainstream che ci ha voluto in modo caricaturale descrivere come dei talebani, ha portato il dibattito su un livello volutamente distorto.
      Mentre sui social tantissime persone si riconoscevano nella nostra richiesta, sui media è passato per giorni la voce di una sola campana.
      Come se improvvisamente avessimo toccato un nervo scoperto.
      Polito, Severgnini, Battista, Cerasa, Cazzullo, Levi, Ferrara, Mattia Feltri, Lerner, Cruciani, Travaglio, Scanzi, Gomez, Padellaro, Parenzo tutti maschi, bianchi, benestanti, eterosessuali a discutere se sia stato o meno legittimo per Montanelli stuprare una 12enne. Non ci viene in mente un altro Paese che si definisce democratico e civile, insorgere così compattamente quando si mette in discussione il suo diritto alla misoginia.

      Ci fosse mai stata questa levata di scudi bipartisan da parti delle «grandi firme», sulla piaga che non conosce fine della violenza sulle donne, figlia di una cultura patriarcale della quale era intriso il pensiero anche del Signor Montanelli.
      Ci fosse mai stata questa indignazione di massa sulla quotidiana strage nel mar Mediterraneo che affoga il futuro di donne, uomini, bambini, bambine.

      Bambine, quelle che ancora in Africa come nel 1935 subiscono la violenza sopraffatrice di chi si sente in diritto di infibularle, darle in sposa, comprarle.

      Indro Montanelli ancora nel 2000 rivendicava il suo agire da soldato mandato in Eritrea in un’azione del Regime colonizzatore.

      Noi la lettera mandata a Sindaco e Consiglio Comunale la rifaremmo anche ora.
      Perché non c’è nessuna violenza nell’esprimere il proprio pensiero in modo trasparente.
      Quel parco di Milano deve liberarsi di un nome che non fa onore alla nostra città.
      E peggio di una vernice rossa c’è chi senza entrare nel merito della nostra proposta preferisce buttarla in caciara vendendoci come degli integralisti.

      https://www.facebook.com/isentinellidimilano/posts/1563182763864138

  • L’OIM en Ethiopie aide des centaines de migrants de retour touchés par la COVID-19 | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/loim-en-ethiopie-aide-des-centaines-de-migrants-de-retour-touches-par-la-covid-

    Les migrants ont subi un dépistage des symptômes de la maladie et ont reçu des équipements de protection individuelle (EPI) de la part de l’Institut de santé publique d’Éthiopie. La majorité d’entre eux sont des jeunes femmes qui travaillaient au Moyen-Orient et qui se trouvent maintenant dans des centres de quarantaine gérés par le gouvernement. L’OIM fournit également des allocations de voyage aux migrants pour qu’ils puissent retourner dans leurs villes et villages à travers le pays, après avoir terminé la quarantaine. « Le centre de quarantaine est la phase la plus critique du périple pour les migrants de retour dans le cadre de la pandémie COVID-19 », a déclaré Milun Jovanovic, responsable des opérations de l’OIM en Éthiopie. « Nous faisons de notre mieux pour fournir tous les articles nécessaires aux centres de quarantaine en collaboration avec le gouvernement, et uniformisons les efforts des autres agences des Nations Unies et des organisations non gouvernementales ». L’OIM distribue également aux centres de quarantaine des articles essentiels tels que des EPI, du linge de lit, des produits sanitaires et des tentes, donnés par l’UNICEF, le HCR, le Conseil norvégien pour les réfugiés, Concern Worldwide, Action Aid, Samaritan’s Purse et TT Shoe Factory. On s’attend toutefois à ce que d’autres migrants rentrent au pays dans les jours et semaines à venir, alors que le taux d’infection par la COVID-19 en Éthiopie continue d’augmenter.

    #Covid-19#migrant#migration#retour#ethiopie#moyenorient#sante#centrequarantaine#oim#hcr#unicef