• Des dizaines de milliers de migrants bloqués au Yémen craignent pour leur vie | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/des-dizaines-de-milliers-de-migrants-bloques-au-yemen-craignent-pour-leur-vie

    Les restrictions liées à la COVID-19 ont entraîné une réduction de 90 pour cent du nombre d’arrivées de migrants au Yémen entre février et juin ; elles ont également bloqué des dizaines de milliers de migrants éthiopiens en plein périple. Ces migrants sont confrontés à des dangers croissants dans tout le Yémen, un important pays de transit le long de l’itinéraire migratoire reliant la Corne de l’Afrique au Golfe persique - sans services essentiels ni moyens pour rentrer chez eux. L’itinéraire à travers le pays étant bloqué et les migrants étant transférés de force entre les gouvernorats, au moins 14 500 migrants seraient aujourd’hui bloqués dans les gouvernorats yéménites d’Aden, de Marib, de Lahij et de Saada. Ce chiffre est une estimation de base ; le chiffre réel est probablement beaucoup plus élevé. « Depuis près de six ans, le Yémen est un pays extrêmement dangereux pour les migrants », a déclaré Christa Rottensteiner, chef de mission de l’OIM au Yémen.
    « La COVID-19 a aggravé cette situation - les migrants se transforment en boucs émissaires accusés d’être porteurs du virus et, par conséquent, sont confrontés à l’exclusion et la violence. »

    #Covid-19#migrant#migration#yemen#ethiopie#sante#stigmatisation#violence

    • Le calvaire des travailleuses domestiques éthiopiennes, victimes de la crise au Liban
      https://www.rts.ch/info/11457522-le-calvaire-des-travailleuses-domestiques-ethiopiennes-victimes-de-la-c

      Le Liban compte près de 250’000 travailleuses domestiques. Depuis des années, des associations dénoncent les abus dont elles font l’objet, alors que la crise aggrave encore leur situation, au point que beaucoup rêvent désormais de rentrer au pays.

      Zeina est Ethiopienne. Elle a rejoint des compatriotes à Mar Elias, un camp palestinien aux portes de Beyrouth, où elle séjourne depuis qu’elle a perdu son emploi il y a huit mois. Elle était venue au Liban sous contrat et vivait au domicile de ses employeurs. Jusqu’à l’arrivée de la crise sanitaire.

      « Mes employeurs m’ont dit qu’ils n’avaient plus d’argent et que je devais m’arranger avec mon ambassade. Donc je suis partie, que pouvais-je faire d’autre ? », témoigne la jeune fille de 26 ans. « Avant la crise sanitaire, je gagnais 150 dollars par mois, mais il n’y a désormais plus aucune offre de travail ailleurs. On veut toutes rentrer chez nous... »

      Résignées et déterminées à rentrer
      Rentrer, c’est en effet le rêve de nombreuses migrantes. Longtemps, les devises attiraient la main d’œuvre étrangère, malgré des conditions de travail régulièrement dénoncées par les associations de protection.

      Aujourd’hui, l’inflation est galopante, la livre libanaise dégringole, le dollar américain se raréfie, ce qui entraîne une chute drastique du pouvoir d’achat des travailleuses domestiques. « On a peur car on n’a plus d’argent. Il faut payer le loyer, et la nourriture est devenue très chère », déplore Marta, qui a également trouvé refuge dans le camp de Mar Elias.

      Or, impossible pour elle d’envisager un retour en Ethiopie, son passeport lui ayant été confisqué par son ancienne employeuse. « J’avais fui sa maison car elle me payait 100 dollars par mois, au lieu de 150. Sans papiers de résidence, comment vais-je pouvoir continuer à vivre ici ? »

      « J’ai dormi trois jours dans la rue »
      Pour réclamer de l’aide, des Ethiopiennes se rassemblent régulièrement devant leur consulat, en banlieue de Beyrouth. « J’ai dit à mes employeurs que je ne voulais pas travailler gratuitement, alors ils m’ont amené ici, devant le consulat », témoigne Massarat.

      « J’ai dormi trois jours dans la rue, avant d’être emmenée dans un hôtel, avec des compatriotes. On veut partir mais personne n’est en mesure de me dire quand on pourra quitter le pays », soupire la jeune femme de 23 ans.

      Pour Tsigeweyni, qui a réussi à garder son travail d’employée de maison, « le consulat éthiopien a également sa part de responsabilité, mais fait face à beaucoup de problèmes ».

      « Jeter un domestique à la rue salit l’image du Liban ! »
      En attendant un éventuel retour au pays, des ONG ont fourni quelques logements qui font office d’hôtels. Un réseau de solidarité entre Ethiopiennes, très actif, s’est également développé depuis le début de la crise, même si ses moyens restent limités.

      Tsigeweyni en fait partie et donne un coup de main dès qu’elle le peut. « Pour moi, voir des familles jeter leur domestique à la rue salit l’image du Liban ! Une famille qui, quand elle en avait les moyens, a recruté une fille, a le devoir, selon la loi, de la rapatrier chez elle. »

      Et de dénoncer le laxisme des autorités libanaises : « ce qui se passe est de la responsabilité de l’Etat libanais, des employeurs et des bureaux de recrutement », rappelle-t-elle. Au Liban, l’employeur fait office de tuteur pour son employée, le travail domestique n’étant pas réglementé par le code du travail. Ce faible niveau de protection ouvre la voie à de nombreux abus, tels que le non-versement des salaires, l’exploitation, et des traitements violents subis par certaines travailleuses.

      De leur côté, les autorités libanaises ont ouvert une enquête, pour poursuivre les employeurs qui se débarrassent de leur domestique. Mais le retour des Ethiopiennes, qui sont plus de 100’000 au Liban, reste un casse-tête. Beaucoup affirment ne pas oser raconter leur situation à leur famille restée en Ethiopie.

      #Femmes #Esclaves #esclavage #Liban #Ethiopie #crise #migrants #migrantes

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      La BCE subventionne le rachat par LVMH, groupe de Bernard Arnault, d’un joaillier américain pour 14 milliards d’€
      https://linsoumission.fr/2020/07/01/scandale-comment-la-banque-centrale-europeenne-a-gave-lhomme-le-plus-r
      Vous n’avez pas entendu parler du scandale Arnault / BCE dans les médias traditionnels. Même pas dans Les Échos . Ce journal, possédé par Bernard Arnault, en a fait un papier très technique. Objectif : noyer le lecteur pour qu’il ne comprenne surtout pas le scandale. « La BCE offre un festin gratuit au plus riche des français » titre l’agence Bloomberg du côté de la presse anglo-saxonne. « La BCE achète des obligations LVMH pour financer l’acquisition de Tiffany, rendant encore plus riche l’homme le plus riche de France » , tacle de son côté le site financier américain Zéro Hedge. Du côté de la presse française ? À part dans la presse spécialisée, silence radio.
      https://www.youtube.com/watch?v=5spkN4KdFx4


      On parle pourtant de Bernard Arnault. L’homme le plus riche de France. Le troisième homme le plus riche du monde juste derrière Bill Gates et Jeff Bezos. Le patron d’Amazon a pris « un peu » d’avance dans la course à l’accumulation de milliards https://lafranceinsoumise.fr/2020/04/20/amazon-gagne-parts-de-marche-hallucinantes-avec-crise-commission-enquete-covid19/?%20target=_blank . Celui-ci a en effet empoché 24 milliards de dollars pendant le confinement. Mais Bernard Arnault peut aussi se frotter les mains. Son groupe de luxe, LVMH, vient de racheter « Tiffany & Co » : une entreprise américaine de joaillerie et d’« art de la table ». Fondée en 1837 dans Manhattan à New York, cette entreprise a atteint une cotation boursière de 14 milliards de dollars au moment de son rachat par le groupe de Bernard Arnault.

      Jusque-là, rien d’inhabituel pour le n°1 mondial du luxe. LVMH est coutumier du fait et engloutit les groupes de luxe les uns après les autres. Petit détail cependant. En février dernier, LVMH a lancé une émission obligataire pour un montant de 9,3 milliards d’€ dans le but de financer l’achat de « Tiffany ». Or, depuis juin 2016, un nouveau programme d’achat d’actifs financiers a été lancé par la BCE : un programme d’achat d’obligations « corporate », émises par les entreprises de la zone euro (programme CSPP). Et c’est grâce à ce dispositif que LVMH a pu se gaver auprès de la BCE. L’insoumise Manon Aubry a été une des rares élues à dénoncer le scandale. Nous l’avons donc invitée sur l’insoumission, pour nous l’expliquer. Et comme vous pourrez le constater dans notre interview, ce n’est que le premier scandale dans l’Affaire BCE-Arnault.

      De directrice adjointe de la BCE au conseil d’administration de LVMH : le cas Natacha Valla
      Utiliser de l’argent public pour financer le rachat de Tiffany par LVMH ? Christine Lagarde ne voit pas le problème. La présidente de la BCE répond : « le programme de rachat d’obligation corporate (CSPP) par la BCE est collé à la photographie du marché. Les titres verts représentent 20 % du marché. Ils représentent donc 20 % de nos achats. » Le réchauffement climatique ? Que nenni ! Ce n’est pas le problème de la BCE qui se borne à reproduire fidèlement la compétition et les rapports de force du marché dans sa politique monétaire. La BCE est indépendante, on vous dit ! Indépendante des États, ça oui. Indépendante des intérêts privés et financiers ? C’est plus compliqué. Un cas illustre assez bien les passerelles et potentiels conflits d’intérêts entre dirigeants de la BCE et des plus grands groupes mondiaux.

      Elle a un nom, elle a une adresse : Natacha Valla , directrice adjointe de la politique monétaire de la BCE. Enfin… elle l’était jusqu’au 30 juin 2020, jour où nous écrivons ces lignes. Dès le 1er Juillet, Natacha Valla aura rejoint le conseil d’administration… de LVMH.
      . . . . . . . . . . .
      #BCE #cadeau #ue #union_européenne #LVMH #bernard_arnault #natacha_valla #femme #conflits_d'intérêts #europe #france #corruption #capitalisme #ue #union_européenne

  • Ethiopia Cracks Down Following Popular Singer’s Killing

    Lift Internet Shutdown, Avoid Force at Protests, Free Unjustly Held Politicians

    Protests erupted in several towns across Ethiopia in response to the June 29 killing of #Hachalu_Hundessa, a popular #Oromo singer whose songs captured the struggles and frustrations of the Oromo people during the 2014-2018 anti-government protest movement. Unidentified gunmen shot Hundessa dead in Addis Ababa, the capital. Hundessa’s uncle was also reportedly killed in Ambo today.

    While police claim to have made arrests in connection with Hundessa’s killing, the government’s responses to the protesters risks enflaming long-simmering tensions. On Tuesday morning the government cut internet services across the country, which only amplified concerns that people are being silenced and that human rights abuses and communal violence, having rocked the country last year, are not being addressed.

    The internet shutdown has also made it impossible to access information on those killed and injured in the protests. One witness told us: “There is no network. We don’t have any information flow … the government only tells people [they] are investigating, and so everyone is hypothesizing based on current affairs.”

    Despite the blackout, credible reports of violence are emerging. A regional government spokesman said that three explosions shook the capital, Addis Ababa, the morning after Hundessa’s killing. Meanwhile, independent media reports suggest that more than 80 people have been killed in the Oromia region and a further 10 people were killed in Adama after a government building was set on fire.

    An activist in Nekemte, western Oromia, told Human Rights Watch that three protesters were killed after Oromia police opened fire. A doctor in the town of Dire Dawa said that the hospital had received eight people with gunshot injuries after reportedly being fired at by security forces, and that two soldiers had also been shot and injured.

    The government’s response took another worrying turn when authorities arrested political opposition leaders Jawar Mohammed and Bekele Gerba of the Oromo Federalist Congress party, late Tuesday morning after a reported standoff with security forces over Hundessa’s funeral site. Jawar and Bekele were initially held incommunicado, but are now known to be held in Sostegna police station in Addis Ababa. While their families have now been allowed to bring them food and medicine, it is unclear if they have access to a lawyer. Bekele’s son and daughter were also arrested, and their whereabouts remain unknown.

    The media has also reported that another prominent political opposition leader, Eskinder Nega, has also been detained.

    Rather than restoring calm, the authorities’ internet shutdown, apparent excessive use of force, and arrest of political opposition figures could make a volatile situation even worse. The government should take prompt steps to reverse these actions or risk sliding deeper into crisis.

    https://www.hrw.org/news/2020/07/01/ethiopia-cracks-down-following-popular-singers-killing
    #assassinat #musique #Ethiopie #musique_et_politique #décès #mort #meurtre

    ping @sinehebdo

  • Le meurtre d’un chanteur vedette, révélateur des tensions ethniques en #Ethiopie
    https://information.tv5monde.com/afrique/le-meurtre-d-un-chanteur-vedette-revelateur-des-tensions-ethni

    Comme chaque après-midi depuis plusieurs jours, Firaol Ajema et ses amis se sont réunis à Legetafo, près d’Addis Abeba, pour écouter ensemble les chansons de Hachalu Hundessa, chanteur vedette éthiopien récemment assassiné.

    Tous ont revêtus des t-shirts noirs ornés du portrait du chanteur et du slogan « Je suis aussi Hachalu », pour célébrer la mémoire de la vedette dont le meurtre, non élucidé, a provoqué une flambée de violence qui a fait plus de cent morts.

    Un nombre indéterminé de ces victimes ont été tuées par les forces de sécurité et d’autres dans des affrontements entre membres de diverses communautés.

    Des violences qui mettent en lumière les tensions ethniques grandissantes en Ethiopie et soulignent la fragilité de la transition démocratique mise en œuvre par le Premier ministre Abiy Ahmed, prix Nobel de la Paix 2019.

    Depuis son accession au pouvoir, il s’est efforcé de réformer un système jusque-là très autoritaire. Mais ce faisant, il a ouvert la porte aux violences intercommunautaires qui mettent à l’épreuve le système éthiopien de fédéralisme ethnique.

    « Nous n’avons pas pu porter le deuil comme nous l’aurions voulu », explique Firaol, un étudiant.

    « Le meurtre (d’Hachalu) nous a profondément attristés, mais la manière dont le gouverneement l’a géré a empiré les choses », approuve un de ses amis, Birhanu Gadis. « C’est totalement inacceptable ».

    Bien qu’apprécié d’Éthiopiens d’origines diverses, Hachalu Hundessa a surtout été le porte-voix des #Oromo, qui avaient dénoncé leur marginalisation économique et politique lors des manifestations antigouvernementales ayant débouché en 2018 sur l’arrivée au pouvoir du Premier ministre Abiy Ahmed, un membre de cette communauté.

    Ses textes très politiques exprimaient les frustrations de ce groupe ethnique, le plus important par le nombre, mais qui s’est longtemps estimé marginalisés économiquement et politiquement.

    Aujourd’hui, de nombreux nationalistes Oromo se sentent trahis par le Premier ministre, qu’ils accusent de ne pas faire suffisamment pour défendre les intérêts de sa communauté, et d’avoir laissé les forces de sécurité ouvrir le feu sur les manifestants, à Addis Abeba et en région Oromia, le plus large des États fédérés éthiopiens, qui enserre la capitale.

    Car Addis Abeba, que les Oromo appellent Finfinne, du nom du territoire de la ville avant sa création à la fin du XIXe siècle par l’empereur Menelik II, est bien au coeur de la crise actuelle : située en territoire oromo, elle dispose d’un statut spécial, et les Oromo estiment en avoir été déplacés au fil de l’Histoire.

    C’est d’ailleurs un plan du gouvernement fédéral prévoyant l’extension de la capitale vers l’Oromia qui avait déclenché en 2015 les manifestations antigouvernementales.

    Cette semaine, c’est le désir des nationalistes oromo de voir Hachalu être inhumé à Addis Abeba, et non dans sa ville natale d’Ambo, à 100 km à l’ouest de la capitale, qui a mis le feu aux poudres.

    « Hachalu devait être enterré à Addis Abeba. Finfinne appartient au peuple Oromo », martèle Firaol.

    – La statue de Menelik II -

    Selon les autorités fédérales, des nationalistes oromo comptant dans leurs rangs un populaire dirigeant d’opposition, Jawar Mohammed, ont intercepté mardi la dépouille d’Hachalu entre Addis Abeba, où le chanteur a été assassiné, et Ambo où il devait être inhumé, pour le ramener dans la capitale, provoquant un affrontement avec la police et l’arrestation de Jawar Mohammed, qui a encore aggravé les tensions.

    Et jeudi, lors des funérailles à Ambo, des soldats ont ouvert le feu sur un groupe vouant assister aux obsèques, faisant deux morts.

    Le mois dernier, Hachalu avait appelé au retrait de la statue proméminente de l’empereur Menelik II, dans le quartier de Piasa de la capitale, désormais sous protection policière.

    Si Menelik est respecté par beaucoup comme le fondateur de l’Ethiopie moderne, c’est de son règne que les nationalistes oromo datent le début de la marginalisation qu’ils dénoncent.

    Pour Firaol, la mort d’Hachalu d’un côté, la protection policière autour de la statue de Menelik de l’autre témoignent des priorités que se fixe le gouvernement.

    « Alors qu’ils auraient du protéger Hachalu, ils protégeaient une statue. Hachalu n’était pas qu’un individu, il était comme les yeux du peuple Oromo. Maintenant, ils nous ont aveuglés ».

  • #Ethiopie : la terre promise des derniers rastas

    Ils sont aujourd’hui quelques centaines de #Jamaïcains, à vivre dans les faubourgs de #Shashaméné. Un monde à part, un lieu sacré, dans lequel le non-rasta, le profane, noir ou blanc, ne pénètre que difficilement. On n’efface pas trois siècles d’#histoire_coloniale.

    Après la découverte des Caraïbes et de l’Amérique par Christophe Colomb, 15 millions d’hommes et de femmes sont arrachés au continent africain. En 1930, #Rastafari_Makonnen, 225e descendant du roi Salomon et de la reine de Saba, selon la légende, est couronné empereur d’Ethiopie sous le nom d’#Hailé_Sélassié, roi des rois. En 1935, les troupes italiennes de #Mussolini envahissent l’Ethiopie. Chassés par la résistance intérieure, avec le soutien des Rastas, l’Empereur retrouve son trône. Pour les remercier, il abolit l’#esclavage et leur offre 500 hectares de ses #terres personnelles, au sud de l’Ethiopie, à Shashaméné.

    Pour les rastas, Haïlé Sélassié, le dernier Négus, est le messie rédempteur, Dès lors, l’Ethiopie est le paradis…

    https://www.arte.tv/fr/videos/081611-000-A/ethiopie-la-terre-promise-des-derniers-rastas
    #rasta #rastas #documentaire #film_documentaire #film #colonisation #colonialisme #Italie

  • EU: Damning draft report on the implementation of the Return Directive

    Tineke Strik, the Green MEP responsible for overseeing the passage through the European Parliament of the ’recast Return Directive’, which governs certain common procedures regarding the detention and expulsion of non-EU nationals, has prepared a report on the implementation of the original 2008 Return Directive. It criticises the Commission’s emphasis, since 2017, on punitive enforcement measures, at the expense of alternatives that have not been fully explored or implemented by the Commission or the member states, despite the 2008 legislation providing for them.

    See: DRAFT REPORT on the implementation of the Return Directive (2019/2208(INI)): https://www.statewatch.org/media/documents/news/2020/jun/ep-libe-returns-directive-implementation-draft-rep-9-6-20.pdf

    From the explanatory statement:

    “This Report, highlighting several gaps in the implementation of the Return Directive, is not intended to substitute the still overdue fully-fledged implementation assessment of the Commission. It calls on Member States to ensure compliance with the Return Directive and on the Commission to ensure timely and proper monitoring and support for its implementation, and to enforce compliance if necessary.

    (...)

    With a view to the dual objective of the Return Directive, notably promoting effective returns and ensuring that returns comply with fundamental rights and procedural safeguards, this Report shows that the Directive allows for and supports effective returns, but that most factors impeding effective return are absent in the current discourse, as the effectiveness is mainly stressed and understood as return rate.”

    Parliamentary procedure page: Implementation report on the Return Directive (European Parliament, link: https://oeil.secure.europarl.europa.eu/oeil/popups/ficheprocedure.do?reference=2019/2208(INI)&l=en)

    https://www.statewatch.org/news/2020/june/eu-damning-draft-report-on-the-implementation-of-the-return-directive
    #Directive_Retour #EU #Europe #Union_européenne #asile #migrations #réfugiés #renvois #expulsions #rétention #détention_administrative #évaluation #identification #efficacité #2008_Return_Directive #régimes_parallèles #retour_volontaire #déboutés #sans-papiers #permis_de_résidence #régularisation #proportionnalité #principe_de_proportionnalité #AVR_programmes #AVR #interdiction_d'entrée_sur_le_territoire #externalisation #Gambie #Bangladesh #Turquie #Ethiopie #Afghanistan #Guinée #Côte_d'Ivoire #droits_humains #Tineke_Strik #risque_de_fuite #fuite #accord #réadmission

    –—

    Quelques passages intéressants tirés du rapport:

    The study shows that Member States make use of the possibility offered in Article 2(2)(a) not to apply the Directive in “border cases”, by creating parallel regimes, where procedures falling outside the scope of the Directive offer less safeguards compared to the regular return procedure, for instance no voluntary return term, no suspensive effect of an appeal and less restrictions on the length of detention. This lower level of protection gives serious reasons for concern, as the fact that border situations may remain outside the scope of the Directive also enhances the risks of push backs and refoulement. (...) Your Rapporteur considers that it is key to ensure a proper assessment of the risk of refoulement prior to the issuance of a return decision. This already takes place in Sweden and France. Although unaccompanied minors are rarely returned, most Member States do not officially ban their return. Their being subject to a return procedure adds vulnerability to their situation, due to the lack of safeguards and legal certainty.

    (p.4)
    #frontières #zones_frontalières #push-backs #refoulement

    Sur les #statistiques et #chiffres de #Eurostat:

    According to Eurostat, Member States issued over 490.000 return decisions in 2019, of which 85% were issued by the ten Member States under the current study. These figures are less reliable then they seem, due to the divergent practices. In some Member States, migrants are issued with a return decision more than once, children are not issued a decision separately, and refusals at the border are excluded.

    Statistics on the percentage of departure being voluntary show significant varieties between the Member States: from 96% in Poland to 7% in Spain and Italy. Germany and the Netherlands have reported not being able to collect data of non-assisted voluntary returns, which is remarkable in the light of the information provided by other Member States. According to Frontex, almost half of the departures are voluntary.

    (p.5)

    As Article 7(4) is often applied in an automatic way, and as the voluntary departure period is often insufficient to organise the departure, many returnees are automatically subject to an entry ban. Due to the different interpretations of a risk of absconding, the scope of the mandatory imposition of an entry ban may vary considerably between the countries. The legislation and practice in Belgium, Bulgaria, France, the Netherlands and Sweden provides for an automatic entry ban if the term for voluntary departure was not granted or respected by the returnee and in other cases, the imposition is optional. In Germany, Spain, Italy, Poland and Bulgaria however, legislation or practice provides for an automatic imposition of entry bans in all cases, including cases in which the returnee has left during the voluntary departure period. Also in the Netherlands, migrants with a voluntary departure term can be issued with an entry ban before the term is expired. This raises questions on the purpose and effectiveness of imposing an entry ban, as it can have a discouraging effect if imposed at an early stage. Why leave the territory in time on a voluntary basis if that is not rewarded with the possibility to re-enter? This approach is also at odds with the administrative and non-punitive approach taken in the Directive.

    (p.6)

    National legislation transposing the definition of “risk of absconding” significantly differs, and while several Member States have long lists of criteria which justify finding a risk of absconding (Belgium has 11, France 8, Germany 7, The Netherlands 19), other Member States (Bulgaria, Greece, Poland) do not enumerate the criteria in an exhaustive manner. A broad legal basis for detention allows detention to be imposed in a systematic manner, while individual circumstances are marginally assessed. National practices highlighted in this context also confirm previous studies that most returns take place in the first few weeks and that longer detention hardly has an added value.

    (p.6)

    In its 2016 Communication on establishing a new Partnership Framework with third countries under the European Agenda on Migration, the Commission recognised that cooperation with third countries is essential in ensuring effective and sustainable returns. Since the adoption of this Communication, several informal arrangements have been concluded with third countries, including Gambia, Bangladesh, Turkey, Ethiopia, Afghanistan, Guinea and Ivory Coast. The Rapporteur regrets that such informal deals are concluded in the complete absence of duly parliamentary scrutiny and democratic and judicial oversight that according to the Treaties the conclusion of formal readmission agreements would warrant.

    (p.7)

    With the informalisation of cooperation with third countries in the field of migration, including with transit countries, also came an increased emphasis on conditionality in terms of return and readmission. The Rapporteur is concerned that funding earmarked for development cooperation is increasingly being redirected away from development and poverty eradication goals.

    (p.7)
    #développement #aide_au_développement #conditionnalité_de_l'aide

    ping @_kg_ @isskein @i_s_ @karine4 @rhoumour

  • Dans le Liban en pleine crise économique, le calvaire des domestiques éthiopiennes
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/06/29/dans-le-liban-en-pleine-crise-economique-le-calvaire-des-domestiques-ethiopi

    Début juin, une trentaine de femmes, campant devant la représentation éthiopienne, ont été placées dans des lieux d’accueil, après l’intervention du ministère du travail. D’autres silhouettes chétives sont arrivées depuis. Des compatriotes ou de bonnes âmes libanaises viennent déposer le soir de quoi faire un repas. En uniforme de bonne, Tsigeweyni, 31 ans, dont quatorze passés au Liban, a « la chance d’avoir des employeurs qui [la] respectent » et touche un salaire de 400 dollars. Venue donner un coup de main, elle fulmine contre « les familles qui traitent leur employée comme leur chose, la kafala qui asservit, les bureaux de placement mafieux, les trafics en Ethiopie, le consulat qui n’a pas de solution ».Ces scènes de misère ne sont que la partie visible de la situation. Dans les faubourgs pauvres aux pourtours de Beyrouth où vivent des migrants, de nombreuses bicoques sont emplies de détresse et d’attente. Sans emploi depuis l’automne, Zeina, 26 ans, s’est installée dans une ruelle du camp palestinien de Mar Elias. Elle y partage un logement avec d’autres Ethiopiennes. « Je veux rentrer chez moi. Il n’y a plus rien qui marche ici, ni pour les Libanais ni pour les étrangers. Plus d’argent, plus de travail. Souvent, on se contente de manger du pain et des tomates. » Martha, 25 ans, longs cheveux tressés, sans papiers : « En Ethiopie, je serai dans le même besoin, mais je serai avec mes parents. » Elle baisse les yeux quand elle dit, dans un arabe hésitant, gagner « 5 000 livres libanaises de l’heure [moins d’un dollar sur le marché noir] pour des ménages occasionnels. Comment pourrais-je payer un billet d’avion à 680 dollars pour repartir ? » Une vingtaine de compatriotes ont trouvé refuge à côté, dans un abri de fortune, sous un toit de tôle. Elles refusent de parler et tentent de calmer une jeune femme en proie à une crise de nerfs.

    #Covid-19#migrant#migration#liban#ethiopie#travailleurmigrant#domestique#sante#santementale#vulnerabilite

  • HCR - L’art apporte espoir et réconfort aux réfugiés érythréens en Libye
    https://www.unhcr.org/fr/news/stories/2020/6/5ef2234fa/lart-apporte-espoir-reconfort-refugies-erythreens-libye.html

    Cependant, l’art est aussi essentiel pour moi, pour ma vie, et mes amis et d’autres personnes autour de moi aident de toutes les manières qu’ils peuvent en me fournissant certains articles pour la peinture et le dessin. »Solomon dessine et peint depuis qu’il est enfant. Il est autodidacte et n’a jamais suivi de cours d’art. Sa foi éclaire une grande partie de son œuvre – de grandes toiles aux couleurs riches et vibrantes représentant des scènes bibliques, y compris des figures de saints. Ces peintures lui donnent non seulement un but et une inspiration, a déclaré Solomon, mais elles ont également aidé d’autres réfugiés érythréens et éthiopiens qui luttent pour survivre en Libye. « Nous n’avons nulle part où prier dans ce pays. Nous utilisons donc ces photos », a-t-il expliqué. « Les gens, quand ils prient, ont une sorte d’espoir et, en utilisant ce tableau pour prier, les gens gardent leur foi et se sentent protégés du danger. »

    #Covid-19#migrant#migration#refugie#erythree#ethiopie#libye#art#santementale#sante#securité

  • Solidarité interafricaine contre le Covid-19 : l’Ethiopie au chevet de la Somalie
    https://www.afrik.com/solidarite-interafricaine-contre-le-covid-19-l-ethiopie-au-chevet-de-la-somal

    L’Ethiopie vient d’offrir du matériel sanitaire d’une valeur de 500 000 dollars à la Somalie pour l’aider à mieux faire face à la pandémie de Covid-19. Hier jeudi, l’Ethiopie a fait don d’un lot de matériels de santé à la Somalie voisine, en guise de soutien dans la lutte qu’elle mène contre la pandémie de Covid-19. Au total, 15 tonnes de fournitures médicales d’une valeur estimée à 500 000 dollars américains ont été remises aux autorités somaliennes dans la capitale, Mogadiscio. A travers cet acte, l’Ethiopie veut renforcer la solidarité interafricaine et montrer la nécessité pour les Africains de faire front commun contre le Covid-19, cette pandémie qui met à mal l’économie de plusieurs pays. Et de ce point de vue, l’Ethiopie n’est pas à son coup d’essai. En effet, avant la Somalie, le pays de Abiy Ahmed avait déjà apporté un appui de la même nature au Soudan du Sud.Dimanche dernier, c’était le royaume du Maroc qui avait envoyé du matériel médical à une quinzaine de pays répartis dans toutes les sous-régions du continent.

    #Covid-19#migrant#migration#circulation#aideinternationale#materielmedical#ethiopie#somalie#maroc#pandemie

  • Des centaines de familles de migrants éthiopiens touchés par la COVID-19 reçoivent de la nourriture et de l’aide au Kenya | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/des-centaines-de-familles-de-migrants-ethiopiens-touches-par-la-covid-19-recoiv

    Plus de 300 migrants éthiopiens et leurs familles reçoivent aujourd’hui de la nourriture et d’autres articles essentiels de l’OIM, l’Organisation internationale pour les migrations, à Nairobi, au Kenya, un petit effort pour atténuer l’impact plus large de la COVID-19 dans la région.
    Les migrants, dont beaucoup vivent et travaillent au Kenya depuis des années, ont perdu leur emploi et leurs revenus en raison des restrictions de déplacement et des couvre-feux, ainsi que du ralentissement économique général, tous provoqués par la pandémie.

    #Covid-19#migrant#migration#oim#ethiopie#kenya#ethiopie#nourriture

  • "Via la statua di #Montanelli da Milano, è stato un razzista": la richiesta dei Sentinelli apre il dibattito in Comune

    Dopo l’uccisione negli Usa di George Floyd l’associazione milanese chiede che venga tolta la statua e cambiata l’intitolazione dei giardini pubblici. Salvini: «Che vergogna». Parte del Pd sostiene la proposta di discuterne, ma dal capogruppo arriva il no.

    L’anno scorso le donne di «Non una di meno» l’avevano imbrattata con la vernice rosa durante il corteo dell’8 marzo. Ora sono i ’#Sentinelli_di_Milano', a fare una lettera appello al sindaco Beppe Sala e al Consiglio comunale per chiedere di rimuovere la statua dedicata a #Indro_Montanelli, giornalista e scrittore che in Africa durante il colonialismo italiano si macchiò della colpa di fare di una bambina eritrea la sua concubina. A lui la giunta del sindaco Gabriele Albertini intitolò anche il giardino di Porta Venezia dove c’è la statua a lui dedicata. Un tema molto controverso che viene adesso legato all’omicidio in America dell’afroamericano George Floyd, scatena il dibattito in Rete e in futuro approderà in aula a Palazzo Marino.

    L’appello per la rimozione è sulla pagina Facebook dell’associazione che si batte per i diritti (https://www.facebook.com/isentinellidimilano/photos/a.326149944234099/1563182730530808/?type=3&theater): «A Milano ci sono un parco e una statua dedicati a Indro Montanelli, che fino alla fine dei suoi giorni ha rivendicato con orgoglio il fatto di aver comprato e sposato una bambina eritrea di dodici anni perché gli facesse da schiava sessuale, durante l’aggressione del regime fascista all’Etiopia. Noi riteniamo che sia ora di dire basta a questa offesa alla città e ai suoi valori democratici e antirazzisti e richiamiamo l’intero consiglio a valutare l’ipotesi di rimozione della statua, per intitolare i #Giardini_Pubblici a qualcuno che sia più degno di rappresentare la storia e la memoria della nostra città Medaglia d’Oro della Resistenza», si legge nel post subito condiviso e approvato da migliaia di persone. Molte però anche le critiche arrivate in coda allo stesso post, come avvenne l’anno scorso dopo la manifestazione delle femministe.

    «Giù le mani dal grande Indro Montanelli. Che vergogna la sinistra, viva la libertà», interviene il leader della Lega Matteo Salvini. Ma i Sentinelli non arretrano: «Dopo la barbara uccisione di George Floyd a Minneapolis le proteste sorte spontaneamente in ogni città con milioni di persone in piazza e l’abbattimento a Bristol della statua in bronzo dedicata al mercante e commerciante di schiavi africani #Edward_Colston da parte dei manifestanti antirazzisti di #Black_Lives_Matter - scrivono ancora su Fb - richiamiamo con forza ogni amministrazione comunale a ripensare ai simboli del proprio territorio e a quello che rappresentano».

    Della richiesta si farà portatrice Diana De Marchi, consigliera comunale del Pd, che potrebbe chiedere il dibattito in aula a Palazzo Marino. «Ne parlerò con il gruppo quando riceveremo la richiesta - spiega De Marchi - Certo, sarebbe tema della mia commissione e la storia tra Montanelli e una giovanissima donna eritrea così descritta era una brutta pagina per i diritti. Ma devo anche andare a ricostruire la proposta della statua, come era stata valutata, perché molti di noi non c’erano a quel tempo e nemmeno io». Sulla discussione in consiglio è d’accordo anche Alessandro Giungi (Pd): «In aula discutiamo di tutto e se ci sarà una richiesta in tal senso, perché non dovremmo farlo? Ma non ho mai detto di essere per lo spostamento della statua. Montanelli è stato comunque un protagonista della vita cittadina».

    L’idea piace ad Arci Milano che si associa alla richiesta dei Sentinelli, mentre una bocciatura netta arriva dal capogruppo Pd in Comune, Filippo Barberis: «Sono molto, molto lontano culturalmente da questi tentativi di moralizzazione della storia e della memoria che trovo sbagliati e pericolosi. Atteggiamenti che hanno a che fare più con la categoria della censura che della riflessione critica e che hanno ben poco a che vedere con la sensibilità della nostra città che da sempre si confronta con le contraddizioni e la complessità della società e dei suoi personaggi. Montanelli ha commesso un errore grave, imperdonabile. Se questo fosse però il criterio per rimuovere statue o cambiare il nome alle vie dovremmo rivedere il 50% della toponomastica mondiale. Sarebbe inoltre poco comprensibile dedicare tempo all’argomento in Comune in questa delicatissima fase dove in testa e a cuore dovremmo avere, e a tutti gli effetti abbiamo, ben altre priorità e progetti».

    Protesta anche l’ex vicesindaco e vice presidente di Regione Lombardia Riccardo De Corato, che fu tra i promotori della installazione della statua: «Continuano gli attacchi alla memoria di Indro Montanelli, uno dei più grandi giornalisti, che con il suo lavoro ha dato lustro all’Italia. La ’Floyd mania’ sta offuscando le menti di qualche consigliere comunale: confondere l’omicidio di un povero uomo di colore con la statura culturale di Montanelli, ferito per le sue idee liberali dalle Brigate Rosse, e voler addirittura aprire un dibattito in consiglio comunale è vergognoso».

    https://milano.repubblica.it/cronaca/2020/06/11/news/statua_montanelli_sentinelli_milano-258873542

    #statue #Italie #colonialisme #histoire #passé_colonial #colonisation #viol #racisme #toponymie_politique #toponyie #monument #mémoire #symboles #Erythrée #Ethiopie #histoire_coloniale

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    A #Palerme aussi une rue dédiée à Montelli avait été détournée:


    https://seenthis.net/messages/829668

    • Avessimo la coda di paglia, scriveremmo un pippotto per raccontare la nostra storia, il nostro modo di fare politica rappresentato da 5 anni che sono lì a dimostrare chi siamo, cosa siamo, come agiamo.

      Invece ci limitiamo a scrivere che la nostra proposta civile, fatta in settimana alla luce del sole proprio per permettere una discussione pubblica, non contemplava altro.

      Piuttosto la violenza verbale fatta dal pensiero unico mainstream che ci ha voluto in modo caricaturale descrivere come dei talebani, ha portato il dibattito su un livello volutamente distorto.
      Mentre sui social tantissime persone si riconoscevano nella nostra richiesta, sui media è passato per giorni la voce di una sola campana.
      Come se improvvisamente avessimo toccato un nervo scoperto.
      Polito, Severgnini, Battista, Cerasa, Cazzullo, Levi, Ferrara, Mattia Feltri, Lerner, Cruciani, Travaglio, Scanzi, Gomez, Padellaro, Parenzo tutti maschi, bianchi, benestanti, eterosessuali a discutere se sia stato o meno legittimo per Montanelli stuprare una 12enne. Non ci viene in mente un altro Paese che si definisce democratico e civile, insorgere così compattamente quando si mette in discussione il suo diritto alla misoginia.

      Ci fosse mai stata questa levata di scudi bipartisan da parti delle «grandi firme», sulla piaga che non conosce fine della violenza sulle donne, figlia di una cultura patriarcale della quale era intriso il pensiero anche del Signor Montanelli.
      Ci fosse mai stata questa indignazione di massa sulla quotidiana strage nel mar Mediterraneo che affoga il futuro di donne, uomini, bambini, bambine.

      Bambine, quelle che ancora in Africa come nel 1935 subiscono la violenza sopraffatrice di chi si sente in diritto di infibularle, darle in sposa, comprarle.

      Indro Montanelli ancora nel 2000 rivendicava il suo agire da soldato mandato in Eritrea in un’azione del Regime colonizzatore.

      Noi la lettera mandata a Sindaco e Consiglio Comunale la rifaremmo anche ora.
      Perché non c’è nessuna violenza nell’esprimere il proprio pensiero in modo trasparente.
      Quel parco di Milano deve liberarsi di un nome che non fa onore alla nostra città.
      E peggio di una vernice rossa c’è chi senza entrare nel merito della nostra proposta preferisce buttarla in caciara vendendoci come degli integralisti.

      https://www.facebook.com/isentinellidimilano/posts/1563182763864138

  • L’OIM en Ethiopie aide des centaines de migrants de retour touchés par la COVID-19 | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/loim-en-ethiopie-aide-des-centaines-de-migrants-de-retour-touches-par-la-covid-

    Les migrants ont subi un dépistage des symptômes de la maladie et ont reçu des équipements de protection individuelle (EPI) de la part de l’Institut de santé publique d’Éthiopie. La majorité d’entre eux sont des jeunes femmes qui travaillaient au Moyen-Orient et qui se trouvent maintenant dans des centres de quarantaine gérés par le gouvernement. L’OIM fournit également des allocations de voyage aux migrants pour qu’ils puissent retourner dans leurs villes et villages à travers le pays, après avoir terminé la quarantaine. « Le centre de quarantaine est la phase la plus critique du périple pour les migrants de retour dans le cadre de la pandémie COVID-19 », a déclaré Milun Jovanovic, responsable des opérations de l’OIM en Éthiopie. « Nous faisons de notre mieux pour fournir tous les articles nécessaires aux centres de quarantaine en collaboration avec le gouvernement, et uniformisons les efforts des autres agences des Nations Unies et des organisations non gouvernementales ». L’OIM distribue également aux centres de quarantaine des articles essentiels tels que des EPI, du linge de lit, des produits sanitaires et des tentes, donnés par l’UNICEF, le HCR, le Conseil norvégien pour les réfugiés, Concern Worldwide, Action Aid, Samaritan’s Purse et TT Shoe Factory. On s’attend toutefois à ce que d’autres migrants rentrent au pays dans les jours et semaines à venir, alors que le taux d’infection par la COVID-19 en Éthiopie continue d’augmenter.

    #Covid-19#migrant#migration#retour#ethiopie#moyenorient#sante#centrequarantaine#oim#hcr#unicef

  • Longue interview du pionnier de la musique éthiopienne sur disque Amha Eshèté

    Amha Eshèté, le rêveur qui grava dans la cire l’or éthiopien
    https://pan-african-music.com/amha-eshete-le-reveur

    Amha Eshèté fut le premier producteur indépendant de disques d’Éthiopie. C’est à lui qu’on doit les premiers enregistrements (et les deux cents qui ont suivi) de l’âge d’or de la musique éthiopienne, plus tard ressuscités dans la fameuse collection Éthiopiques. Il se raconte à PAM (première partie).

    Amha Eshèté, l’exil et le retour au pays natal
    https://pan-african-music.com/amha-eshete-lexil-et-le-retour-au-pays-natal

    Suite de notre grande interview avec Amha Eshèté, fondateur d’Amha Records, le premier label indépendant qui grava les plus belles heures du Swinging Addis. Mais la junte militaire – le DERG — qui prit le pouvoir en 1974 allait complètement changer la donne.

    #musique #jazz #Éthiopie #ethiojazz #Amha_Eshèté #Amha_Records #Histoire

  • Toujours pas de vols de #rapatriement pour les #employées_de_maison migrantes

    Le retour des travailleurs étrangers doit se faire selon un mécanisme qui respecte leurs droits, selon l’Organisation internationale du travail.

    Les premières opérations de #rapatriement de #travailleuses_migrantes devaient débuter hier, avaient annoncé les autorités libanaises. Un avion devait venir d’Addis-Abeba pour ramener chez elles des employées de maison éthiopiennes particulièrement touchées par la crise libanaise économico-financière et davantage fragilisées par la #pandémie de #coronavirus. Mais l’opération n’a pas eu lieu. Selon l’ambassade d’Éthiopie, ce vol n’était toujours pas programmé. « Nous n’avons pas encore annoncé de date », se contente de dire à L’Orient-Le Jour le consul d’Éthiopie, Aklilu Tatere. Mais du côté de la Sûreté générale, on indique que « l’Éthiopie n’aurait pas trouvé d’avion » pour rapatrier les travailleuses éthiopiennes en situation de grande #vulnérabilité coincées au Liban. « L’opération pourrait avoir lieu d’ici à deux jours », estime le porte-parole de la Sûreté générale, le général Nabil Hannoun, précisant que « la décision revient aux autorités éthiopiennes ». Car le rôle de la SG, en cette période exceptionnelle, est de donner le feu vert aux ambassades, après s’être assurée de l’identité des travailleuses migrantes, dont une grande partie est en situation irrégulière. « Nous régularisons leur situation sans contrepartie financière pour leur permettre de quitter le pays, à la condition qu’elles ne fassent pas l’objet d’une plainte judiciaire », affirme le responsable.

    Les coûts exorbitants du #retour

    Dans ce cadre, de nombreuses employées de maison éthiopiennes, philippines, bangladaises ou d’autres nationalités se pressent aux portes de leurs consulats, dans une volonté de quitter le pays du Cèdre. Même chose du côté des travailleurs étrangers, ouvriers, pompistes, éboueurs… Car travailler au Liban ne leur convient plus. Avec la dépréciation de la #livre_libanaise et la #paupérisation des employeurs libanais, leurs salaires fondent comme neige au soleil. Payées dans la monnaie nationale depuis la pénurie de dollars, alors que la promesse d’embauche était basée sur un #salaire en #dollars, les employées de maison touchent désormais le tiers, voire le quart de leur salaire initial. Et puis les #transferts_d’argent sont de plus en plus difficiles. Une situation à laquelle vient s’ajouter la crise du coronavirus, qui a mis des milliers de travailleuses au #chômage, #femmes_de_ménage ou #employées_domestiques. L’AFP rapporte le cas de Sophia notamment, une travailleuse domestique éthiopienne sous contrat, renvoyée et jetée dans la rue sans salaire, sans valise, sans passeport et qui n’a qu’un but désormais : rentrer chez elle. Alors, elle attend une promesse de rapatriement devant l’ambassade d’Éthiopie à Hazmieh, comme nombre de ses compatriotes. Or il est de notoriété publique que nombre de pays voient d’un mauvais œil le retour de leur #main-d’œuvre qui viendrait grossir les rangs des chômeurs en ces temps de crise mondiale.

    L’ambassade des Philippines a déjà rapatrié 618 employées de maison depuis le mois de décembre 2019, selon le vice-consul des Philippines, Edward Chan. La crise financière battait déjà son plein, et près de 2 000 demandes de rapatriement avaient été déposées, principalement des travailleuses non documentées qui avaient fui le domicile de leur employeur. « La pandémie de Covid-19 a interrompu le processus », regrette-t-il. Aujourd’hui, de nouveaux défis se posent, liés au #prix prohibitif des #billets_d’avion. « Affréter un charter coûterait une fortune, sachant que le billet Beyrouth-Manille coûte aujourd’hui entre 1 200 et 2 300 dollars », affirme M. Chan à L’Orient-Le Jour, précisant que « le consulat apporte un soutien financier aux travailleuses philippines pour leur permettre de rentrer chez elles ».

    Pour un #retour_volontaire et non forcé

    Une autre question se pose. Que deviendront les plaintes auprès des autorités libanaises des travailleuses domestiques victimes d’abus, de mauvais traitements ou de non-paiement de leurs salaires et qui décident de quitter le Liban ?

    Si le consulat philippin assure un ferme suivi des dossiers de ses ressortissantes auprès du ministère du Travail, sauf en cas de désistement, de nombreuses employées de maison migrantes n’auront jamais gain de cause, malgré les #abus dont elles ont été victimes.

    C’est la raison pour laquelle l’Organisation internationale du travail insiste pour que le retour des travailleurs migrants du Liban, et plus particulièrement des employées de maison, se déroule selon un mécanisme qui respecte leurs #droits. « Il faut d’abord que ce retour soit volontaire et non forcé. Car la travailleuse doit avoir le #choix entre trouver un autre emploi sur place ou partir, au cas où l’employeur n’aurait plus les moyens de respecter ses engagements », affirme la porte-parole de l’OIT, Zeina Mezher. « Il est aussi impératif que le rapatriement des travailleuses étrangères du Liban, touchées par la double #crise_économique et sanitaire, ne soit pas un prétexte pour les délester de leurs droits », ajoute-t-elle. D’autant plus que celles qui désirent quitter le pays sont généralement les plus vulnérables. Pour avoir fui un employeur abusif, elles sont souvent sans documents d’identité. « D’où la nécessité, précise la porte-parole, que l’employeur assume la responsabilité du billet d’avion comme prévu par le contrat de travail, même lorsque son employée a quitté le domicile. » Une réponse qui vient en marge d’une réunion virtuelle destinée à identifier les problèmes de la main-d’œuvre migrante au Liban en ces temps exceptionnels, organisée hier par l’OIT et l’OIM (Organisation internationale des migrations) et qui a réuni tous les acteurs locaux et internationaux, dans le but d’y apporter une réponse globale.

    https://www.lorientlejour.com/article/1218891/toujours-pas-de-vols-de-rapatriement-pour-les-employees-de-maison-mig
    #employé_domestique #employé_de_maison #migrations #femmes #crise_sanitaires #covid-19 #femmes_migrantes #Liban #Ethiopie #Philippines #Bangladesh #remittances

    ping @isskein @_kg_ @tony_rublon @thomas_lacroix

    • « Je veux rentrer au Soudan, je peux à peine manger à ma faim ! »

      Terrassés par la crise, des Soudanais tentent l’improbable traversée vers Israël.

      La crise économique et financière qui secoue le Liban impacte de plus en plus les travailleurs étrangers qui, avec la fermeture de l’aéroport en mars dernier, se retrouvent prisonniers dans un pays devenu trop cher pour eux et où ils voient leurs revenus fondre parallèlement à la chute libre de la livre face au billet vert.

      La forte dépréciation monétaire et l’explosion du chômage ont même provoqué un phénomène inédit à la frontière libano-israélienne, sous étroite surveillance, rapporte l’AFP sous la plume de Bachir el-Khoury à Beyrouth et Rosie Scammell à Jérusalem, en précisant que depuis début mai, au moins 16 Soudanais ont été interpellés alors qu’ils tentaient de traverser de nuit cette zone à hauts risques, gardée par les soldats de la Finul et de l’armée.

      Le dernier en date avait été retrouvé mercredi dernier par des soldats israéliens, caché dans une canalisation d’eau. Il a été interrogé par l’armée israélienne, avant d’être renvoyé de l’autre côté de la frontière, indiquent les deux auteurs.

      Des deux côtés, on s’accorde toutefois à dire que ces récentes tentatives de franchissement sont uniquement motivées par des considérations financières.

      « Selon l’enquête préliminaire », elles « ne revêtent aucune motivation sécuritaire ou d’espionnage », confirme une source de sécurité libanaise, sous le couvert de l’anonymat.

      La semaine dernière, l’armée libanaise avait découvert à la frontière le corps criblé de balles d’un Soudanais, tué dans des circonstances non élucidées à ce jour. Au cours des dernières semaines, elle avait procédé à plusieurs interpellations de Soudanais tentant de rallier Israël.

      À peine de quoi manger

      « Je veux rentrer au Soudan car la vie est devenue très chère ici. Je peux à peine manger à ma faim », déplore Issa, 27 ans, employé dans un supermarché de la banlieue sud de Beyrouth.

      Son salaire mensuel de 500 000 livres vaut désormais moins de 100 dollars, contre 333 avant la crise.

      Plus de 1 000 Soudanais se sont inscrits auprès de leur ambassade à Beyrouth dans l’espoir d’être rapatriés, sur les quelque 4 000 vivant au Liban, selon Abdallah Malek, de l’Association des jeunes Soudanais au Liban, cité par l’agence de presse.

      Ceux qui optent pour une tentative de départ vers l’État hébreu auraient des proches ou des connaissances au sein de la communauté soudanaise en Israël. Selon des informations récoltées par l’armée israélienne, il s’agit notamment d’employés du secteur de la restauration, qui ont organisé leur fuite via les réseaux sociaux.

      Protection humanitaire

      Impossible de déterminer le nombre exact ayant réussi à franchir la frontière pour s’installer en Israël. Un, au moins, Mohammad Abchar Abakar, est en détention depuis plusieurs mois après son arrestation en janvier par l’armée israélienne. L’ONG « Hotline pour les réfugiés et migrants » s’est mobilisée pour obtenir sa libération fin avril. Elle n’a pas encore pu le voir en raison de la pandémie de Covid-19.

      « Il nous a dit qu’il voulait demander l’asile », dit la porte-parole de cette ONG, Shira Abbo. Là encore, les chances de réussite sont maigres : ces dernières années, Israël a accordé le statut de réfugié à... un seul Soudanais, sur une communauté estimée à 6 000 personnes. La majorité d’entre eux ont une demande d’asile en cours d’étude depuis des années, qui leur permet de travailler provisoirement. Environ un millier ont obtenu un statut alternatif de « protection humanitaire ».

      La plupart des Soudanais en Israël ont commencé à affluer en 2007, empruntant une route là aussi périlleuse via le Sinaï égyptien. Longtemps poreuse, cette frontière a depuis été renforcée par l’État hébreu. Aujourd’hui, Mme Abbo déplore le refoulement des travailleurs interceptés par l’armée israélienne. « Si quelqu’un affirme vouloir demander l’asile, il doit au moins avoir la possibilité de rencontrer des spécialistes dans la prise en charge de ce type de population », dit-elle.

      Avec l’absence de la moindre relation entre les deux pays voisins, il n’existe évidemment aucune coopération bilatérale sur ce dossier.

      https://www.lorientlejour.com/article/1223224/-je-veux-rentrer-au-soudan-je-peux-a-peine-manger-a-ma-faim-.html
      #réfugiés #réfugiés_soudanais #faim #alimentation #nourriture

  • L’impensé colonial de la #politique_migratoire italienne

    Les sorties du Mouvement Cinq Étoiles, au pouvoir en Italie, contre le #franc_CFA, ont tendu les relations entre Paris et Rome en début d’année. Mais cette polémique, en partie fondée, illustre aussi l’impensé colonial présent dans la politique italienne aujourd’hui – en particulier lors des débats sur l’accueil des migrants.

    Au moment de déchirer un billet de 10 000 francs CFA en direct sur un plateau télé, en janvier dernier (vidéo ci-dessous, à partir de 19 min 16 s), #Alessandro_Di_Battista savait sans doute que son geste franchirait les frontières de l’Italie. Revenu d’un long périple en Amérique latine, ce député, figure du Mouvement Cinq Étoiles (M5S), mettait en scène son retour dans l’arène politique, sur le plateau de l’émission « Quel temps fait-il ? ». Di Battista venait, avec ce geste, de lancer la campagne des européennes de mai.
    https://www.youtube.com/watch?v=X14lSpRSMMM&feature=emb_logo


    « La France, qui imprime, près de Lyon, cette monnaie encore utilisée dans 14 pays africains, […] malmène la souveraineté de ces pays et empêche leur légitime indépendance », lance-t-il. Di Battista cherchait à disputer l’espace politique occupé par Matteo Salvini, chef de la Ligue, en matière de fermeté migratoire : « Tant qu’on n’aura pas déchiré ce billet, qui est une menotte pour les peuples africains, on aura beau parler de ports ouverts ou fermés, les gens continueront à fuir et à mourir en mer. »

    Ce discours n’était pas totalement neuf au sein du M5S. Luigi Di Maio, alors ministre du travail, aujourd’hui ministre des affaires étrangères, avait développé à peu près le même argumentaire sur l’immigration, lors d’un meeting dans les Abruzzes, à l’est de Rome : « Il faut parler des causes. Si des gens partent de l’Afrique aujourd’hui, c’est parce que certains pays européens, la #France en tête, n’ont jamais cessé de coloniser l’Afrique. L’UE devrait sanctionner ces pays, comme la France, qui appauvrissent les États africains et poussent les populations au départ. La place des Africains est en Afrique, pas au fond de la Méditerranée. »

    À l’époque, cette rhétorique permettait au M5S de creuser sa différence avec la Ligue sur le dossier, alors que Matteo Salvini fermait les ports italiens aux bateaux de migrants. Mais cette stratégie a fait long feu, pour des raisons diplomatiques. Celle qui était alors ministre des affaires européennes à Paris, Nathalie Loiseau, a convoqué l’ambassadrice italienne en France pour dénoncer des « déclarations inacceptables et inutiles ». L’ambassadeur français à Rome a quant à lui été rappelé à Paris, une semaine plus tard – en réaction à une rencontre de dirigeants du M5S avec des « gilets jaunes » français.

    En Italie, cet épisode a laissé des traces, à l’instar d’un post publié sur Facebook, le 5 juillet dernier, par le sous-secrétaire aux affaires étrangères M5S Manlio Di Stefano. À l’issue d’une rencontre entre Giuseppe Conte, premier ministre italien, et Vladimir Poutine, il écrit : « L’Italie est capable et doit être le protagoniste d’une nouvelle ère de #multilatéralisme, sincère et concret. Nous le pouvons, car nous n’avons pas de #squelettes_dans_le_placard. Nous n’avons pas de #tradition_coloniale. Nous n’avons largué de bombes sur personne. Nous n’avons mis la corde au cou d’aucune économie. »

    Ces affirmations sont fausses. Non seulement l’Italie a mené plusieurs #guerres_coloniales, jusqu’à employer des #armes_chimiques – en #Éthiopie de 1935 à 1936, dans des circonstances longtemps restées secrètes –, mais elle a aussi été l’un des premiers pays à recourir aux bombardements, dans une guerre coloniale – la guerre italo-turque de 1911, menée en Libye. Dans la première moitié du XXe siècle, l’Italie fut à la tête d’un empire colonial qui englobait des territoires comme la Somalie, la Libye, certaines portions du Kenya ou encore l’Éthiopie.

    Cette sortie erronée du sous-secrétaire d’État italien a au moins un mérite : elle illustre à merveille l’impensé colonial présent dans la politique italienne contemporaine. C’est notamment ce qu’affirment plusieurs intellectuels engagés, à l’instar de l’écrivaine et universitaire romaine de 45 ans #Igiaba_Scego. Issue d’une famille somalienne, elle a placé la #question_coloniale au cœur de son activité littéraire (et notamment de son roman Adua). Dans une tribune publiée par Le Monde le 3 février, elle critique sans ménagement l’#hypocrisie de ceux qui parlent du « #colonialisme_des_autres ».

    À ses yeux, la polémique sur le franc CFA a soulevé la question de l’effacement de l’histoire coloniale en cours en Italie : « Au début, j’étais frappée par le fait de voir que personne n’avait la #mémoire du colonialisme. À l’#école, on n’en parlait pas. C’est ma génération tout entière, et pas seulement les Afro-descendants, qui a commencé à poser des questions », avance-t-elle à Mediapart.

    Elle explique ce phénomène par la manière dont s’est opéré le retour à la démocratie, après la Seconde Guerre mondiale : #fascisme et entreprise coloniale ont été associés, pour mieux être passés sous #silence par la suite. Sauf que tout refoulé finit par remonter à la surface, en particulier quand l’actualité le rappelle : « Aujourd’hui, le corps du migrant a remplacé le corps du sujet colonial dans les #imaginaires. » « Les migrations contemporaines rappellent l’urgence de connaître la période coloniale », estime Scego.

    Alors que le monde politique traditionnel italien évite ce sujet délicat, la question est sur la table depuis une dizaine d’années, du côté de la gauche radicale. Le mérite revient surtout à un groupe d’écrivains qui s’est formé au début des années 2000 sous le nom collectif de Wu Ming (qui signifie tout à la fois « cinq noms » et « sans nom » en mandarin).

    Sous un autre nom, emprunté à un footballeur anglais des années 1980, Luther Blissett, ils avaient déjà publié collectivement un texte, L’Œil de Carafa (Seuil, 2001). Ils animent aujourd’hui le blog d’actualité politico-culturelle Giap. « On parle tous les jours des migrants africains sans que personne se souvienne du rapport historique de l’Italie à des pays comme l’Érythrée, la Somalie, l’Éthiopie ou la Libye », avance Giovanni Cattabriga, 45 ans, alias Wu Ming 2, qui est notamment le co-auteur en 2013 de Timira, roman métisse, une tentative de « créoliser la résistance italienne » à Mussolini.

    Dans le sillage des travaux du grand historien critique du colonialisme italien Angelo Del Boca, les Wu Ming ont ouvert un chantier de contre-narration historique qui cible le racisme inhérent à la culture italienne (dont certains textes sont traduits en français aux éditions Métailié). Leur angle d’attaque : le mythe d’une Italie au visage bienveillant, avec une histoire coloniale qui ne serait que marginale. Tout au contraire, rappelle Cattabriga, « les fondements du colonialisme italien ont été posés très rapidement après l’unification du pays, en 1869, soit huit ans à peine après la création du premier royaume d’Italie, et avant l’annexion de Rome en 1870 ».

    La construction nationale et l’entreprise coloniale se sont développées en parallèle. « Une partie de l’identité italienne s’est définie à travers l’entreprise coloniale, dans le miroir de la propagande et du racisme que celle-ci véhiculait », insiste Cattabriga. Bref, si l’on se souvient de la formule du patriote Massimo D’Azeglio, ancien premier ministre du royaume de Sardaigne et acteur majeur de l’unification italienne qui avait déclaré en 1861 que « l’Italie est faite, il faut faire les Italiens », on pourrait ajouter que les Italiens ont aussi été « faits » grâce au colonialisme, malgré les non-dits de l’histoire officielle.
    « La gauche nous a abandonnés »

    Au terme de refoulé, Cattabriga préfère celui d’oubli : « D’un point de vue psychanalytique, le refoulé se base sur une honte, un sentiment de culpabilité non résolu. Il n’y a aucune trace de ce sentiment dans l’histoire politique italienne. » À en croire cet historien, l’oubli colonial italien deviendrait la pièce fondamentale d’une architecture victimaire qui sert à justifier une politique de clôture face aux étrangers.

    « Jouer les victimes, cela fait partie de la construction nationale. Notre hymne dit : “Noi fummo da sempre calpesti e derisi, perché siam divisi” [“Nous avons toujours été piétinés et bafoués, puisque nous sommes divisés” – ndlr]. Aujourd’hui, le discours dominant présente les Italiens comme des victimes des migrations pour lesquelles ils n’ont aucune responsabilité. Cette victimisation ne pourrait fonctionner si les souvenirs de la violence du colonialisme restaient vifs. »

    Un mécanisme identique serait à l’œuvre dans la polémique sur le franc CFA : « On stigmatise la politique néocoloniale française en soulignant son caractère militaire, à quoi on oppose un prétendu “style italien” basé sur la coopération et l’aide à l’Afrique. Mais on se garde bien de dire que l’Italie détient des intérêts néocoloniaux concurrents de ceux des Français », insiste Cattabriga.

    L’historien Michele Colucci, auteur d’une récente Histoire de l’immigration étrangère en Italie, est sur la même ligne. Pour lui, « l’idée selon laquelle l’Italie serait un pays d’immigration récente est pratique, parce qu’elle évite de reconnaître la réalité des migrations, un phénomène de longue date en Italie ». Prenons le cas des Érythréens qui fuient aujourd’hui un régime autoritaire. Selon les chiffres des Nations unies et du ministère italien de l’intérieur, ils représentaient environ 14 % des 23 000 débarqués en Italie en 2018, soit 3 300 personnes. Ils ne formaient l’année précédente que 6 % des 119 000 arrivés. De 2015 à 2016, ils constituaient la deuxième nationalité, derrière le Nigeria, où l’ENI, le géant italien du gaz et du pétrole, opère depuis 1962.

    « Les migrations de Somalie, d’Éthiopie et d’Érythrée vers l’Italie ont commencé pendant la Seconde Guerre mondiale. Elles se sont intensifiées au moment de la décolonisation des années 1950 [la Somalie est placée sous tutelle italienne par l’ONU de 1950 à 1960, après la fin de l’occupation britannique – ndlr]. Cela suffit à faire de l’Italie une nation postcoloniale. » Même si elle refuse de le reconnaître.

    Les stéréotypes coloniaux ont la peau dure. Selon Giovanni Cattabriga, alias Wu Ming 2, « [ses collègues et lui ont] contribué à sensibiliser une partie de la gauche antiraciste, mais [il n’a] pas l’impression que, globalement, [ils soient] parvenus à freiner les manifestations de racisme » : « Je dirais tout au plus que nous avons donné aux antiracistes un outil d’analyse. »

    Igiaba Scego identifie un obstacle plus profond. « Le problème, affirme-t-elle, est qu’en Italie, les Afro-descendants ne font pas partie du milieu intellectuel. Nous sommes toujours considérés un phénomène bizarre : l’école, l’université, les rédactions des journaux sont des lieux totalement “blancs”. Sans parler de la classe politique, avec ses visages si pâles qu’ils semblent peints. »

    Ce constat sur la « blanchitude » des lieux de pouvoir italiens est une rengaine dans les milieux militants et antiracistes. L’activiste Filippo Miraglia, trait d’union entre les mondes politique et associatif, en est convaincu : « Malgré les plus de cinq millions de résidents étrangers présents depuis désormais 30 ans, nous souffrons de l’absence d’un rôle de premier plan de personnes d’origine étrangère dans la politique italienne, dans la revendication de droits. À mon avis, c’est l’une des raisons des défaites des vingt dernières années. »

    Miraglia, qui fut président du réseau ARCI (l’association de promotion sociale de la gauche antifasciste fondée en 1957, une des plus influentes dans les pays) entre 2014 et 2017 (il en est actuellement le chef du département immigration) et s’était présenté aux législatives de 2018 sur les listes de Libres et égaux (à gauche du Parti démocrate), accepte une part d’autocritique : « Dans les années 1990, les syndicats et les associations ont misé sur des cadres d’origine étrangère. Mais ce n’était que de la cooptation de personnes, sans véritable ancrage sur le terrain. Ces gens sont vite tombés dans l’oubli. Certains d’entre eux ont même connu le chômage, renforçant la frustration des communautés d’origine. »

    L’impasse des organisations antiracistes n’est pas sans rapport avec la crise plus globale des gauches dans le pays. C’est pourquoi, face à cette réalité, les solutions les plus intéressantes s’inventent sans doute en dehors des organisations traditionnelles. C’est le cas du mouvement des Italiens de deuxième génération, ou « G2 », qui réunit les enfants d’immigrés, la plupart nés en Italie, mais pour qui l’accès à la citoyenneté italienne reste compliqué.

    De 2005 à 2017, ces jeunes ont porté un mouvement social. Celui-ci exigeait une réforme de la loi sur la nationalité italienne qui aurait permis d’accorder ce statut à environ 800 000 enfants dans le pays. La loi visait à introduire un droit du sol, sous certaines conditions (entre autres, la présence d’un des parents sur le territoire depuis cinq ans ou encore l’obligation d’avoir accompli un cycle scolaire complet en Italie).

    Ce mouvement était parvenu à imposer le débat à la Chambre basse en 2017, sous le gouvernement de Matteo Renzi, mais il perdit le soutien du même Parti démocrate au Sénat. « La gauche a commis une grave erreur en rejetant cette loi, estime Igiaba Scego, qui s’était investie dans la campagne. Cette réforme était encore insuffisante, mais on se disait que c’était mieux que rien. La gauche nous a abandonnés, y compris celle qui n’est pas représentée au Parlement. Nous étions seuls à manifester : des immigrés et des enfants d’immigrés. Il y avait de rares associations, quelques intellectuels et un grand vide politique. À mon avis, c’est là que l’essor de Matteo Salvini [le chef de la Ligue, extrême droite – ndlr] a commencé. »

    Certains, tout de même, veulent rester optimistes, à l’instar de l’historien Michele Colucci qui signale dans son ouvrage le rôle croissant joué par les étrangers dans les luttes du travail, notamment dans les secteurs de l’agriculture : « Si la réforme de la nationalité a fait l’objet de discussions au sein du Parlement italien, c’est uniquement grâce à l’organisation d’un groupe de personnes de deuxième génération d’immigrés. Ce mouvement a évolué de manière indépendante des partis politiques et a fait émerger un nouvel agenda. C’est une leçon importante à retenir. »

    https://www.mediapart.fr/journal/international/241219/l-impense-colonial-de-la-politique-migratoire-italienne?onglet=full
    #colonialisme #Italie #impensé_colonial #colonisation #histoire #migrations #causes_profondes #push-factors #facteurs_push #Ethiopie #bombardements #guerre_coloniale #Libye #histoire #histoire_coloniale #empire_colonial #Somalie #Kenya #Wu_Ming #Luther_Blissett #littérature #Luther_Blissett #contre-récit #contre-narration #nationalisme #construction_nationale #identité #identité_italienne #racisme #oubli #refoulement #propagande #culpabilité #honte #oubli_colonial #victimes #victimisation #violence #néocolonialisme #stéréotypes_coloniaux #blanchitude #invisibilisation #G2 #naturalisation #nationalité #droit_du_sol #gauche #loi_sur_la_nationalité #livre

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    Mouvement #seconde_generazioni (G2) :

    La Rete G2 - Seconde Generazioni nasce nel 2005. E’ un’organizzazione nazionale apartitica fondata da figli di immigrati e rifugiati nati e/o cresciuti in Italia. Chi fa parte della Rete G2 si autodefinisce come “figlio di immigrato” e non come “immigrato”: i nati in Italia non hanno compiuto alcuna migrazione; chi è nato all’estero, ma cresciuto in Italia, non è emigrato volontariamente, ma è stato portato qui da genitori o altri parenti. Oggi Rete G2 è un network di “cittadini del mondo”, originari di Asia, Africa, Europa e America Latina, che lavorano insieme su due punti fondamentali: i diritti negati alle seconde generazioni senza cittadinanza italiana e l’identità come incontro di più culture.

    https://www.secondegenerazioni.it

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  • Fascist legacy

    Fascist Legacy ("L’eredità del fascismo") è un documentario in due parti sui crimini di guerra commessi dagli italiani durante la seconda guerra mondiale, realizzato dalla BBC e mandato in onda nei giorni 1 ed 8 novembre 1989.

    https://www.youtube.com/watch?v=2IlB7IP4hys

    #film #film_documentaire #documentaire

    #Mussolini #Pietro_Badoglio #Ethiopie #guerre_chimique #Rodolfo_Graziani #gaz_moutarde #colonialisme #Italie #Libye #fascisme #massacres #crimes_de_guerre #Mario_Roatta #Yougoslavie #camps_de_concentration #Rab #destruction #terreur #impunité

    voir aussi :
    https://en.wikipedia.org/wiki/Fascist_Legacy

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  • Ethiopia plans to close Eritrean refugee camp despite concerns

    Residents express deep concern about planned relocation as aid groups say the move risks exposure to #COVID-19.

    Ethiopia is stepping up preparations to go ahead with a planned closure of a camp for Eritrean refugees, despite concerns among residents and calls by aid agencies to halt their relocation over coronavirus fears.

    Home to some 26,000 people, including some 1,600 minors, #Hitsats is one of four camps in the northern Tigray region hosting nearly 100,000 Eritrean refugees, according to the United Nations refugee agency (UNHCR).

    Earlier this month, Ethiopia’s Agency for Refugee and Returnee Affairs (ARRA) announced to residents in Hitsats camp that the federal government had decided to relocate them to Mai Aini and Adi Harush camps, or offer them the possibility to live in towns.

    The plan has yet to be executed amid the coronavirus pandemic, but officials say preparations continue.

    “We are ready to start the relocation at any time,” Eyob Awoke, deputy director general of ARRA, told Al Jazeera, noting that the declaration of a state of emergency last week due to the pandemic had forced authorities “to timely adapt the initial plan”.

    “External factors are hampering us,” Eyob added, “but we can start with small numbers”.

    “Hitsats refugees are suffering a lot from shortage of water, shelter and access to electricity,” Eyob said. “Merging of these camps is mainly required to ensure efficient and effective use of available resources.”
    COVID-19 risk

    The timeline and measures for the closure have not been shared with the UNHCR and other partners.

    Yet, there are concerns that Mai Aini and Adi Harush camps are almost full and lack the infrastructure needed to cope with new arrivals, including sub-standard access to water.

    In a statement sent to Al Jazeera on Friday, the UNHCR urged the government to put on hold any relocation effort, saying it risked making refugees vulnerable to COVID-19, the highly infectious respiratory disease caused by the new coronavirus.

    “Any large-scale movement now will expose the refugees to risk of COVID-19 outbreak in camps”, the agency said.

    ARRA assured that the transfer of the refugees would be carried out in a coordinated way. As of April 19, Ethiopia had 108 confirmed coronavirus cases, including three deaths.

    In a letter sent to the UN at the end of March, refugees in Hitsats camp had also expressed deep concern about the prospect of the camp’s closure.

    “We are in a deep fear, psychological stress and we need protection”, read the letter, which was seen by Al Jazeera.

    “We feel threatened. They told us that if we decide to stay, we will lose any kind of support,” a refugee living in Hitsats camp told Al Jazeera.

    Currently, only critical humanitarian and life-saving activities are running at the camp, as well as awareness-raising activities to prevent the spread of COVID-19. At the beginning of the month, the UNHCR and the World Food Programme reported that residents in Hitsats received a food ration for April.
    Eritrean refugees are also allowed to live outside camps, but many do not want to leave Hitsats.

    Other refugees eventually settle in the capital, Addis Ababa, but struggle to make a living and are highly dependent on external aid.

    So far this year, ARRA has issued 5,000 official permits for refugees to live outside camps, according to the UNHCR, mainly for Eritreans in Hitsats and other camps in Tigray.

    “In light of the current rush to close the camp, one is compelled to ponder whether the decision is more political as opposed to an operational one?” said Mehari Taddele Maru, a professor at the European University Institute.

    The UNHCR, in its statement to Al Jazeera, said it could not speculate about the government’s rationale for closing the camp.

    In a letter dated April 9, 2020 that was seen by Al Jazeera, ARRA communicated to all humanitarian partners that new arrivals from neighbouring Eritrea would no longer be offered “prima facie” refugee status, revisiting a longstanding policy of automatically granting all Eritrean asylum seekers the right to stay.

    “We will have to narrow down the criteria for accepting Eritrean asylum claims, they have to demonstrate a personal fear of persecution based on political or religious action or association or military position”, Eyob said.

    “Today, the situation is not like before, many people are coming to Ethiopia and going back to Eritrea.”

    Ethiopian Prime Minister Abiy Ahmed sparked an historic rapprochement with Eritrea soon after taking office in April 2018, restoring ties that had been frozen since a 1998-2000 border war. His efforts in ending two decades of hostilities were cited by the Norwegian Nobel Committee as one of the main reasons for awarding Abiy the Nobel Peace Prize last year.

    The rapprochement, however, has yet to lead to the full normalisation of the two neighbours’ ties, while activists’ hopes that the peace process would lead to major policy reforms within Eritrea have been largely dashed. The long-criticised universal conscription is still in place while crippling restrictions on press freedom and freedom of expression continue.

    “We cannot return to Eritrea”, a refugee in Hitsats told Al Jazeera.

    “For Eritreans, fleeing is one of the only real options to escape their government’s repression”, Laetitia Bader, a senior researcher for Human Rights Watch, said.

    “Any policy shifts are definitely a risk to Eritreans’ right to asylum,” Bader said.

    #camps_de_réfugiés #fermeture #Ethiopie #réfugiés #réfugiés_érythréens #asile #migrations #réfugiés #camps #coronavirus

    ping @ceped_migrinter_afrique

    • L’Ethiopie change sa politique migratoire vis-à-vis des réfugiés érythréens

      L’Ethiopie a discrètement changé sa politique envers les 170 000 réfugiés érythréens qui vivent sur son sol. Ils obtenaient jusque-là une protection automatique, dès lors qu’ils avaient fui leur pays. Tel n’est plus le cas aujourd’hui, satisfaisant ainsi une ancienne revendication du régime érythréen.

      Dans les camps le long de la frontière érythréenne, c’est l’inquiétude. Sans déclaration officielle, désormais l’agence éthiopienne des réfugiés n’accorde plus de protection systématique aux fugitifs qui arrivent d’Erythrée. Certains nouveaux arrivants sont dûment enregistrés, mais d’autres, comme les mineurs, sont simplement écartés, selon de nombreux témoignages.

      Un réfugié du camp de #Hitsas où vivent plus de 10 000 Erythréens explique par ailleurs que les autorités leur ont annoncé en mars que le camp serait bientôt fermé. Il dit qu’il ne sait pas quoi faire, sinon tenter sa chance vers la Libye.

      « Il y a peut-être un millier d’enfants seuls dans le camp, déplore en outre un humanitaire sur place. Les chasser revient à les offrir aux trafiquants. »

      Une vieille revendication de l’Erythrée

      Selon un porte-parole de l’agence éthiopienne des réfugiés cité par Associated Press, la protection se fera désormais au cas par cas, pour toutes les nationalités. Selon lui, l’ancienne pratique était « incontrôlée » et entraînait des abus.

      Le HCR comme l’organisationHuman Rights Watch ont dénoncé ce changement de politique, lequel satisfait une vieille revendication de l’Erythrée, qui considère l’exode de ses citoyens comme un complot pour déstabiliser son régime, avec le soutien des organisations internationales.

      http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200424-l-ethiopie-change-politique-migratoire-vis-%C3%A0-vis-r%C3%A9fugi%C3%A9

  • Ethiopia : Unaccompanied Eritrean Children at Risk. Asylum Policy Changes Threaten Eritreans’ Rights

    The Ethiopian government’s changes to asylum procedures for Eritreans undermines their access to asylum and denies unaccompanied children necessary protection. The Ethiopian authorities should ensure that all Eritreans have the right to apply for asylum and publicly announce changes to its asylum and camp management policies.

    In late January 2020, the Ethiopian government unofficially changed its asylum policy, which for years granted all Eritrean asylum seekers refugee status as a group. Staff from Ethiopia’s Agency for Refugees and Returnees Affairs (ARRA) have only registered some categories of new arrivals at the Eritrea border, excluding others, notably unaccompanied children, the United Nations and aid groups say. Ethiopia’s refusal to register these asylum seekers could force them to return to abusive situations in violation of international refugee law.

    “Ethiopia has long welcomed tens of thousands of Eritreans fleeing persecution each year,” said Laetitia Bader, Horn of Africa director at Human Rights Watch. “With no letup in repression in Eritrea, the Ethiopian government shouldn’t be denying protection to Eritrean nationals, particularly unaccompanied children.”

    Each year, thousands of Eritrean secondary school students, some still under 18, are conscripted into the country’s abusive indefinite national service program. National service is supposed to last 18 months, but the government often extends it to well over a decade. National service hampers children’s access to education and family life.

    To apply for asylum and gain official refugee status, Eritreans need to register with Ethiopia’s refugee agency at “collection centers” when they cross the border. After registration, many then move into 1 of 6 refugee camps, 4 in the Tigray region. A smaller number live as urban refugees. With official refugee status, Eritreans are eligible for services and protection.

    In July 2018, Ethiopia and Eritrea signed a peace agreement, ending two decades of armed conflict and hostility, but it has not led to improvements in the human rights situation in Eritrea. In 2019, about 6,000 Eritreans arrived in Ethiopia every month. Ethiopia currently hosts 171,876 Eritrean refugees and asylum seekers, over a third of Eritrea’s global refugee population. According to the United Nations refugee agency, UNHCR, as of December, 44 percent of Eritrean refugees in the Tigray refugee camps were children.

    In January 2019, Ethiopia’s parliament adopted progressive revisions to its refugee law that allow refugees and asylum seekers to obtain work permits and access primary education, receiving significant international acclaim. However, in January 2020, for reasons not made public, the government began to exclude certain categories of new arrivals from Eritrea from registering, including unaccompanied children.

    Denying people access to asylum is inhumane and unlawful, Human Rights Watch said. It may violate the fundamental principle of non-refoulement, which bars returning refugees or asylum seekers to a country where they face threats to their lives or freedom or the risk of torture. This principle also applies to indirect acts that have the effect of returning people to harm – for example, when uncertainty leads people to believe that they cannot apply for asylum and have no practical option but to return.

    The refusal to register unaccompanied children may compel them to return to abusive situations, Human Rights Watch said. Under international standards, governments should prioritize children’s access to asylum and offer children, particularly those who are unaccompanied, special care and protection.

    As of December, UNHCR said 27 percent of the Eritrean children arriving in the Tigray refugee camps were unaccompanied. About 30 unaccompanied or separated children arrived every day. Previously, Ethiopia had granted unaccompanied Eritrean children immediate care arrangements, access to emergency education, and individual counseling, although those services were reportedly under significant strain.

    However, the authorities have not been registering unaccompanied children since late January, and these children are not entitled to protection services or refugee camp accommodations, leaving them to fend for themselves. An aid worker in the Tigray region said “If children are undocumented [i.e. unregistered], they don’t have access to food, shelter, protection, or any psychosocial support. That exposes them to many external risks, including exploitation.”

    Under Ethiopia’s 2019 Refugees Proclamation, the government recognizes refugees as people who meet both the 1951 Refugee Convention definition and the definition of the 1969 African Union Refugee Convention, which includes people fleeing “events seriously disturbing public order.” The proclamation states that the government can revoke group refugee determination, in consultation with UNHCR, by giving due consideration to the country of origin situation and publishing a directive.

    The Ethiopian government does not appear to have followed these guidelines. It has not published a directive to inform new arrivals, refugees, and humanitarian partners, including the UNHCR, of the new criteria for registration, appeal procedures if their claims are denied, alternative legal routes for new arrivals, and reasons for the changes. This uncertainty risks creating significant confusion and fear for Eritrean asylum seekers, Human Rights Watch said.

    On March 27, Human Rights Watch sent a letter with questions to Ethiopia’s refugee agency requesting a response on any changes to its policies or practice towards Eritrean refugees. No response has been received.

    UNHCR maintains its 2011 eligibility guidelines on Eritrea. The guidelines offer countries advice on how to assess protection needs of Eritrean asylum seekers, and the agency recently said at an immigration hearing in the United Kingdom that “until there is concrete evidence that fundamental, durable, and sustainable changes have occurred, these guidelines should be maintained.”

    The human rights situation in Eritrea remains dire and has not fundamentally changed since the 2018 peace agreement, making any shift in policy premature, Human Rights Watch said.

    The Ethiopian authorities announced in early March that it would close the Hitsats refugee camp in the Tigray region, where 26,652 Eritreans live, as of mid-April, according to UNHCR. That includes about 1,600 unaccompanied children who are receiving care, UNHCR said.

    Refugees and aid workers told Human Rights Watch that the timeline and procedures for the camp to close remain unclear. The deputy director general of Ethiopia’s refugee agency recently told the media that the relocations, reportedly on hold because of Covid-19, could begin by late April. The lack of clarity and the asylum policy change make it difficult to assess the impact of the camp’s closure and plan for viable, safe alternatives, including for unaccompanied children, Human Rights Watch said.

    An Eritrean man who was unlawfully imprisoned for seven years in Eritrea and now is in Hitsats camp said, “No one explains clearly our rights, where we go, what is the time frame, all these details. We are very worried – we already have our own problems. In addition to our everyday stresses and difficulties, this is adding more.”

    “Unaccompanied Eritrean children who seek asylum in Ethiopia face an impossible choice between lack of legal protection and services and uncertainty inside Ethiopia, or the risk of serious abuse if they return home,” Bader said. “Ethiopia should continue to show leadership in its treatment of Eritreans, with international support, and ensure that even during the Covid-19 crisis, it continues to protect asylum seekers from needless harm.”

    https://www.hrw.org/news/2020/04/21/ethiopia-unaccompanied-eritrean-children-risk

    #Ethiopie #réfugiés #réfugiés_érythréens #Erythrée #asile #migrations #réfugiés #enfants #enfance #MNA #mineurs_non_accompagnés #Hitsats

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  • Mémoires éthiopiennes
    http://www.weck.fr/2020/03/22/memoires-ethiopiennes

    Presque au milieu de la ville, un immense monument à la gloire de la révolution communiste éthiopienne des années 70 et aux Cubains venus l’aider, entre ses grilles mal fermées, quelques arbres… On n’y ferait presque pas attention si on ne le cherchait pas un peu. On retrouve toute la quintessence de l’esprit africain et […]

    #Monde #Ethiopie