• The controversial case of a rogue scientist responsible for the world’s the first gene-edited babies | Alternet
    https://www.alternet.org/controversial-case-rogue-scientist-responsible-worlds-first-gene-edited-ba

    Public perception

    This backlash may have caught He by surprise. According to one report, He commissioned a large-scale public opinion survey in China a few months prior to the announcement. The survey found that over 70 percent of the Chinese public was supportive of using gene editing for HIV prevention. This is roughly in line with a recent Pew poll in the United States that found 60 percent of Americans support using gene editing on babies to reduce lifetime risk of contracting certain diseases.
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    But polling tells only part of the story. The same Chinese poll also found very low levels of public understanding of gene editing and did not mention the details of He’s study. Abstract polling questions ignore the risks and state of the science, which were crucial to most objections to He’s experiment. It also obscures the involvement of embryos in gene editing. In the American Pew poll, despite overall support for gene editing, 65 percent opposed embryonic testing – a necessary step in the process of gene editing to address disease.

    Moreover, polling is a crude and simplistic way to engage in public debate and deliberation over the controversial issue of gene editing. Various bodies, such as the National Academies of Sciences, Medicine and Engineering in the U.S. and the Nuffield Council on Bioethics in the U.K., have emphasized that, for gene editing to proceed to human trials, a robust public discussion is first needed to establish its legitimacy.

    But looking a little closer reveals other, more problematic motivations.

    For such couples, it is possible to safely conceive an HIV-negative child using robust IVF procedures. Such therapy is expensive, prohibitively so for many couples. But He’s study offered a particularly enticing carrot – free IVF treatment and supportive care, along with a daily allowance and insurance coverage during the treatment and pregnancy. According to the consent form, the total value of treatments and payments was approximately US$40,000 – over four times the average annual wage in urban China.

    This raises a serious concern of undue inducement: paying research participants such a large sum that it distorts their assessment of the risks and benefits. In this gene editing context, where the risks are incredibly uncertain and there is substantially limited general understanding of genetics and gene editing, society should be especially concerned about the distorting effect of such a large reward on the participants’ provision of free and informed consent.

    #Gene_editing #Designer_babies #Ethique


  • L’éthique ne suffira pas !
    http://www.internetactu.net/2018/11/27/lethique-ne-suffira-pas

    Rachel Coldicutt (@rachelcoldicutt) directrice de DotEveryOne (@doteveryoneuk), le think tank britannique qui promeut une technologie plus responsable, plus équitable, plus inclusive et plus démocratique, dans une tribune pour Medium s’énerve après la mode de l’éthique qui traverse actuellement le monde des technologies. « S’assurer que plus d’informaticiens aient une compréhension rudimentaire (...)

    #Articles #Enjeux #éthique


  • Le libéralisme contre la liberté | Terrestres
    https://www.terrestres.org/2018/10/14/le-liberalisme-contre-la-liberte

    Et si, comme le propose Mark Hunyadi, derrière la liberté individuelle proclamée par le libéralisme se cachait en fait une tyrannie diffuse et invisible s’exerçant, non par l’intermédiaire d’un pouvoir autoritaire, mais par le quadrillage de plus en plus serré de nos modes de vie surdéterminés par des ensembles de contraintes complexes et enveloppants ?


  • Les dilemmes moraux de l’humanité à l’épreuve de la voiture autonome
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/10/24/les-dilemmes-moraux-de-l-humanite-a-l-epreuve-de-la-voiture-autonome_5374081

    Une étude révèle les préférences de 2,5 millions de personnes contraintes de choisir les victimes d’un accident.

    Peut-on tuer un vieillard pour sauver un enfant ? Toute vie humaine a-t-elle au contraire la même valeur, sans considération d’âge, de genre ou d’état de santé ?

    Ces questions, médecins, assureurs et militaires se les posent depuis longtemps. « Mais jamais dans l’histoire de l’humanité avons-nous autorisé une machine à décider seule qui doit vivre et qui doit mourir, sans supervision humaine, en temps réel. Nous allons franchir cette barrière prochainement, pas sur un lointain champ de bataille, mais dans un des aspects les plus banals de notre vie, le transport quotidien. »

    L’équipe de scientifiques français et américains qui lance cette prophétie vise la voiture autonome, future vedette de l’automobile. Dans la revue Nature du jeudi 25 octobre, ces psychologues, anthropologues et spécialistes de l’intelligence artificielle (IA) poursuivent : « Avant d’autoriser nos voitures à prendre des décisions éthiques, il importe que nous ayons une conversation globale pour exprimer nos préférences aux entreprises qui concevront les algorithmes moraux et aux responsables politiques qui vont les réguler. »

    Les chercheurs avaient déjà ouvert cette grande discussion en 2016 dans la revue Science. Les personnes alors interrogées se prononçaient massivement en faveur d’algorithmes sauvant le maximum de vies. Leur position fléchissait toutefois si eux-mêmes ou un membre de leur famille se trouvait impliqué. L’échantillon qui avait été interrogé rassemblait un peu moins de 2 000 personnes.

    « Sauver les enfants »

    L’article de Nature rend compte d’une entreprise d’une tout autre ampleur. Plus de 2,5 millions de personnes venues de quelque 230 pays ou territoires ont cette fois livré leur choix. Pour recueillir une telle masse d’informations, Edmond Awad et Iyad Rahwan du Massachusetts Institute of Technology (MIT), Azim Shariff de l’université de Vancouver (Colombie-Britannique, Canada) et Jean-François Bonnefon, de l’Ecole d’économie de Toulouse, ont conçu un site Internet.

    Ils n’y posent pas de simples questions – rapidement vertigineuses – mais placent le participant devant des scénarios. Par exemple, les freins d’une voiture autonome lâchent. A bord, une femme et un enfant. Sur la route, trois personnes âgées traversent au rouge. Faut-il continuer tout droit et écraser les passants ou braquer et tuer les passagers ? Et si un chien s’invite sur la banquette ? Ou si l’on remplace les vieillards par un sans-abri et une femme enceinte ? L’aspect ludique de l’expérience et des relais influents de la planète numérique (YouTube, Reddit) ont assuré le succès de l’opération.

    Les quelque 40 millions de décisions prises par les internautes entre juin 2016 et janvier 2018 livrent de nombreux enseignements. « Sans surprise, trois positions se détachent : épargner le plus grand nombre, privilégier les humains sur les animaux et sauver les enfants », indique Jean-François Bonnefon.

    Sans surprise, mais pas sans poser question. En 2017, une commission d’éthique allemande sur les véhicules automatiques a émis les seules recommandations disponibles sur le sujet. Elle exclut toute préférence basée sur les caractéristiques personnelles, notamment l’âge… « L’opinion n’a pas forcément raison, poursuit le psychologue toulousain. Mais si un gouvernement décide d’imposer un autre choix, il doit être prêt à le défendre, notamment le jour où un enfant sera écrasé. »

    Préférences différentes selon les pays

    Au-delà de ces trois critères communs, six autres facteurs ont été examinés dans l’étude. Le statut social et le respect de la loi comptent : pour être sauvé, mieux vaut être socialement inséré et respecter les feux que sans-abri et traverser n’importe où. De même, mais de manière moins sensible, la probabilité d’être percuté augmente si l’on est obèse et baisse si l’on est une femme. Autant de positions peu sensibles aux variations individuelles.

    Les personnes sondées avaient la possibilité d’indiquer leur profil, ce que 492 921 personnes ont fait. Il apparaît que l’âge, l’éducation, le sexe, les revenus, la religion ou encore les opinions politiques n’expliquent pas leurs choix moraux.

    En revanche, l’origine géographique pèse de façon importante. Les scientifiques ont en effet dressé les profils des 130 pays pour lesquels plus de 100 personnes avaient répondu. Trois groupes émergent. Le premier (Ouest) rassemble l’essentiel des pays occidentaux – mais pas la France – et tout le Commonwealth. Le second (Est) réunit l’Asie et une partie des nations de culture islamique. Enfin le troisième, au Sud, regroupe l’Amérique latine, quelques pays d’Europe centrale mais aussi la France, le Maroc, l’Algérie, la Polynésie… « Mes collègues américains ne voyaient pas le rapport. Moi, notre passé colonial m’a sauté aux yeux », raconte Jean-François Bonnefon.

    Entre ces trois grandes familles, certaines différences marquantes émergent. Ainsi, la préférence accordée aux jeunes est bien moins marquée à l’Est qu’au Sud. Idem pour le statut social : l’Orient y apparaît moins sensible que l’Occident et le Sud. En revanche, malheur à celui qui n’y respecte pas la loi.

    « Ces scénarios seront rares »

    « Une expérience de psychologie sociale à une telle échelle est vraiment rare », salue Grégory Bonnet, enseignant-chercheur à l’université de Caen et coordinateur du projet Ethicaa, sur l’éthique des systèmes autonomes.

    Néanmoins, l’exercice a ses limites. Ainsi, la représentativité des participants est biaisée. Ils sont majoritairement des hommes, près de 70 %, et dans la tranche d’âge 20-30 ans. Les chercheurs ont pu néanmoins « redresser » les résultats dans le cas des Etats-Unis, en tenant compte des données démographiques, sans modifier leurs conclusions.

    Autre réserve : ces scénarios ne refléteraient pas la réalité. Pour Grégory Bonnet, « il n’y a rarement que deux choix possibles sur une route et ces choix ne conduisent pas à des conséquences “blanches ou noires”, c’est-à-dire à la mort des personnes ».

    Jean-Gabriel Ganascia, chercheur en informatique à Sorbonne Université, renchérit : « Ces scénarios seront rares, car les voitures autonomes sont conçues pour éviter de se mettre en danger. Or là, cela signifierait qu’elles n’ont pas vu certaines choses à temps, ou que des infractions ont été commises… » Il sourit également à l’idée que si les voitures s’interdisaient d’écraser des jeunes, ces derniers pourraient s’amuser à perturber le trafic en passant devant les véhicules

    « Dix ou cent décisions par seconde »

    « La voiture autonome ne prend pas une décision mais dix ou cent par seconde, ajoute Guillaume Devauchelle, directeur de la recherche et du développement chez Valéo. Avant de se trouver devant ce dilemme impossible, sans voie de dégagement possible, elle aura ralenti. Plus profondément, cet article regarde la mobilité de demain avec les yeux d’aujourd’hui. Or, tout le paradigme va changer. Si vous n’êtes pas au volant, le temps n’est plus perdu, la vitesse n’a plus la même valeur. Ces scénarios deviennent absurdes. »

    Autant d’objections que l’équipe franco-américaine connaît. « Quand nous avons commencé, beaucoup nous disaient que de tels dilemmes n’arriveraient jamais, assure Jean-François Bonnefon. Aujourd’hui, beaucoup s’y intéressent et certains travaillent avec nous. »

    Et puis la voiture n’est pas le seul intérêt de l’affaire. « On est parti de là et on en arrive à tracer un arbre phylogénétique moral de l’humanité », s’étonne-t-il. Du reste, le psychologue entend bien profiter de cette base, désormais ouverte à tous, pour fouiller cette carte du monde. Comment se transmettent les influences ? Qu’est-ce qui peut rapprocher Israël et la Jamaïque ? Et d’où vient l’exception française ? « Ça sera dans le prochain article », promet-il.

    • Tiens, c’est marrant, ça s’excite sur le sujet en ce moment. Du côté de la formalisation des dilemmes aussi. J’ai eu à examiner un papier sur le sujet en vue de son acceptation à une conférence il y a peu. Pourtant le titre ne laissait en rien présager qu’il parlait de ça (« The Weak Completion Semantics and Equality », un truc très très technique lié à la programmation logique), mais il se trouve que ça permet de très bien décrire les types de problèmes dont parle l’article du monde. Le résuméde l’article est là, le texte intégral n’est pas encore disponible (je ne connais pas la politique de diffusion des actes de cette conférence [petite rectification : l’article sera disponible en accès ouvert après que la conférence ait eu lieu]) :

      https://easychair.org/smart-program/LPAR-22/2018-11-21.html#talk:84999

    • Déjà abordé ici, en particulier là :
      https://seenthis.net/messages/731438

      Avec ce commentaire de ma part :

      Ce que je cherche c’est un article qui explique que la question est mal posée, et qu’il faut refuser d’y répondre. C’est un piège qui vise à nous faire accepter l’inacceptable en déplaçant la vraie question.

      Si la voiture hésite entre tuer une vieille ou un enfant, c’est qu’elle est mal construite et qu’il faut refuser de la lâcher dans la nature.

      #Tesla #algorithme #voiture #éthique #AI #question #piège #propagande

    • TU fais bien de répéter ton commentaire.
      Difficile de croire qu’on en est encore là - qu’on ose poser la question et qu’on ose y répondre. Donner à une machine le luxe de choisir entre buter un jeune ou un vieux signifie clairement que la machine a été déjà bien trop loin dans ses fonctions - et ses concepteurs bien trop loin dans leur dystopie.

      Je soupçonne même ces questionnements existentiel ô combien artificiels d’être une tentative de néo-colonialisme averti montrant combien les pays « du sud » et « de l’est » (c’est quoi ces termes ??) sont en retrait sur les critère de moralité des pays occidentaux (ou de l’élite capitaliste).

      Flippant.

      Luddites, réveillez-vous !
      Consciences, révoltez-vous !

      PS : source du Monde, l’étude du MIT :
      http://moralmachine.mit.edu


  • A global ethics study aims to help AI solve the self-driving “trolley problem”
    https://www.technologyreview.com/s/612341/a-global-ethics-study-aims-to-help-ai-solve-the-self-driving-troll

    Millions of people in 233 countries weighed in on whose lives self-driving cars should prioritize, revealing how much ethics diverge across cultures. In 2014 researchers at the MIT Media Lab designed an experiment called Moral Machine. The idea was to create a game-like platform that would crowdsource people’s decisions on how self-driving cars should prioritize lives in different variations of the “trolley problem.” In the process, the data generated would provide insight into the collective (...)

    #algorithme #voiture #éthique


  • De la relativité de l’éthique
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/de-la-relativite-de-lethique

    Vous vous souvenez certainement du fameux dilemme du tramway, ce cas d’étude de l’éthique, qui consiste à projeter ce que vous feriez si vous pouviez détourner un tramway entre un chemin qui le conduit à écraser une personne et un chemin qui le conduit à en écraser plusieurs. Serait-il moral (...)

    #A_lire_ailleurs #Recherches #éthique #voiture_autonome


  • Une voiture autonome devrait-elle tuer un jeune ou un papi ? Le MIT dévoile les résultats de son étude éthique
    https://www.numerama.com/vroom/434552-une-voiture-autonome-devrait-elle-tuer-un-jeune-ou-un-papi-le-mit-d

    En 2016, le MIT a lancé un questionnaire nommé « machine morale » pour évaluer les choix éthiques du public si une voiture autonome doit tuer quelqu’un dans un crash inévitable. Deux ans plus tard, les résultats ont fait l’objet d’une étude publiée dans la revue Nature. C’est la version moderne du dilemme du tramway, une expérience de pensée qui vous place devant un choix impossible. Si vous étiez une voiture autonome, quelle décision prendriez-vous si vous ne pouviez pas éviter un accident mortel (...)

    #Tesla #algorithme #voiture #éthique

    //c0.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2017/08/accident-route-secours.jpg


  • The Moral Machine experiment
    https://www.nature.com/articles/s41586-018-0637-6

    With the rapid development of artificial intelligence have come concerns about how machines will make moral decisions, and the major challenge of quantifying societal expectations about the ethical principles that should guide machine behaviour. To address this challenge, we deployed the Moral Machine, an online experimental platform designed to explore the moral dilemmas faced by autonomous vehicles. This platform gathered 40 million decisions in ten languages from millions of people in (...)

    #Tesla #algorithme #voiture #éthique


  • Chinese search firm Baidu joins global AI ethics body
    https://www.theguardian.com/technology/2018/oct/17/baidu-chinese-search-firm-joins-global-ai-ethics-body-google-apple-face

    Company is first Chinese member of Partnership on AI, following, Google, Apple, Facebook and others The AI ethics body formed by five of the largest US corporations has expanded to include its first Chinese member, the search firm Baidu. The Partnership on Artificial Intelligence to Benefit People and Society – known as the Partnership on AI (PAI) – was formed in 2016 by Google, Facebook, Amazon, IBM and Microsoft to act as an umbrella organisation for the five companies to conduct (...)

    #Google #Microsoft #IBM #Amazon #Baidu #algorithme #éthique


  • Éthique numérique, des datas sous serment
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/ethique-numerique-des-datas-sous-serment

    Et si les développeurs et data scientists prêtaient serment, comme les médecins, pour une utilisation des données plus éthique ? Dans le monde numérique qui est le nôtre, il est assez simple de penser qu’un algorithme, ce n’est qu’un programme et que foncièrement, un programme est par essence neutre. Par exemple, lorsque je regarde une bande-annonce cinéma sur YouTube, à la fin YouTube m’en propose une autre, et les vaches seront bien gardées. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. Et les (...)

    #YouTube #algorithme #éthique #données_privées_des_militants #BigData #solutionnisme


  • De l’éthique dans les organisations : réduire le fossé entre pratiques et discours
    http://www.internetactu.net/2018/10/12/de-lethique-dans-les-organisations-reduire-le-fosse-entre-pratiques-et

    La conférence Ethics by Design (@designethique) qui se tenait à Saint-Denis début octobre était l’occasion de faire le point sur la conception #éthique dans ses multiples acceptions. L’un des fils rouges de ces rencontres, interrogeait la question de l’éthique dans les organisations… Retour sur quelques-unes des présentations, pour tenter de (...)

    #Articles #Usages #eDémocratie #politiques_publiques


  • « L’Etat ne peut contraindre quelqu’un à vivre contre sa volonté »

    #Jacqueline_Jencquel a fixé la date de sa mort : elle s’en ira en janvier 2020, à l’âge de 75 ans, en bonne santé et assistée par l’association #suisse #Lifecircle. Son histoire relance le débat autour des critères d’accès à l’aide au suicide. Pour l’éthicien #Alberto_Bondolfi, le financement des associations devrait être mieux contrôlé.


    https://www.swissinfo.ch/fre/economie/aide-au-suicide_-l-etat-ne-peut-contraindre-quelqu-un-%C3%A0-vivre-contre-sa-volont%C3%A9-/44428408
    #aide_au_suicide #suicide_assisté #mourir #mort #éthique #suicide

    • Cependant, l’histoire de Jacqueline Jencquel est difficilement imitable. Elle a elle-même évoqué la somme de 10’000 francs que lui coûtera son suicide. J’ai l’impression qu’il s’agit d’une personne aisée, qui a un style de vie particulier. Il est difficile pour un Suisse moyen de s’identifier à ce cas. Pour le moment, le phénomène reste aristocratique et ne touche pas encore la majorité de la population.

      Ouf, nous voici soulagés. Tant que cet « acte » ne restera accessible qu’aux nantis, l’armée de réserve du Capital ne risque pas de voir ses effectifs fondre.

      Cet article est profondément dégueulasse.

      #Âgisme


  • PMA hors la loi - France Culture
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/pma-hors-la-loi

    « Le jour où j’ai voulu faire un enfant par procréation médicalement assistée, j’ai découvert que je n’en avais pas le droit, alors j’ai décidé d’en faire un podcast. A défaut de descendance, j’aurais toujours laissé une trace. Aujourd’hui en France un certain nombre de techniques de procréation sont interdites ou restreintes mais pourvu qu’on ait les moyens financiers de franchir la frontière on peut faire ce qu’on veut. On vit une situation paradoxale où tout est interdit mais rien n’est impossible. Alors qu’est-ce que ça change me direz vous ? Tout. Parce que dès lors qu’on s’affranchit de la loi, on est obligé de se fixer ses propres règles. On devient seul juge de ce que l’on peut faire ou pas. En me lançant dans une FIV, je me suis vite noyée dans mes dilemmes bioéthiques personnels. Alors j’ai décidé d’aller voir comment d’autres avant moi avaient résolu les leurs. »

    Une série documentaire de Adila Bennedjaï-Zou, réalisée par Cécile Laffon et Emmanuel Geoffroy.

    Adila Bennedjaï-Zou avait fait précédemment une série qui portait sur l’enquête qu’elle avait mené autour de la mort de son père en Algérie lorsqu’elle était enfant. Toujours la bonne distance et des moments très drôles.
    #pma #fiv #grossesse #Bennedjaï-Zou #éthique #procréation


  • Belgique Humaniser le deuil, ou les fœtus ? Henri Bartholomeeusen - 26 Septembre 2018 - CAl
    https://www.laicite.be/humaniser-deuil-foetus

    La Commission parlementaire se réunit ce mercredi pour examiner le projet de loi visant à établir la reconnaissance d’un enfant né sans vie 140 jours après la fécondation. Le CAL insiste sur les conséquences néfastes sur les plans humain et scientifique qu’une telle reconnaissance pourrait avoir.

    Est-un hasard ? Une semaine après le vote du texte de la majorité sur l’IVG arrive, devant la même commission Justice, le projet de loi du Ministre de la Justice sur « l’acte d’enfant sans vie. »

    La coïncidence est troublante. Si, selon le Ministre de l’Intérieur la sortie de l’IVG du Code pénal n’est que « symbolique », elle semble surtout conditionnée par l’aboutissement d’un dossier prioritaire aux yeux de son homologue de la Justice : graver dans le marbre la reconnaissance d’une forme de personnification du fœtus.

    Le troc en ces matières qui touchent aux vécus intimes démontre que, loin d’avancer sur le plan éthique, la Belgique fait marche arrière. Car reconnaître légalement la qualité d’enfant à un fœtus de 140 jours aura, qu’on le veuille ou non, des conséquences pour toutes celles et ceux qui – de près ou de loin – sont confrontés à des grossesses problématiques, à risque ou non désirées.

    Une confusion qui n’est pas un apaisement
    Assister les personnes confrontées à une brutale interruption de grossesse relève de l’aide à la santé, physique et psychologique. Or, sur ce plan, rien n’est prévu dans le texte qui sera présenté mercredi. En revanche, il y est proposé la délivrance d’un acte administratif par l’état-civil, qui atteste que
    « l’enfant » est « mort-né ». Sur le plan administratif, le projet introduit donc une confusion légale entre un fœtus et un enfant au prétexte de favoriser un processus de deuil.

    Chacun comprend que pour les personnes concernées il s’agit bien d’un enfant qui aurait dû naître et dont elles subissent le deuil. Mais le « personnifier » à l’état civil comme s’il était effectivement « né », « décédé » relève d’une fiction, qui à la supposer motivée par la seule compassion, ne sera pas forcément un apaisement.

    D’autres priorités
    Loin de là. Exception faite pour quelques grands hôpitaux qui disposent d’unités pour grossesse à risque, lorsque pareil drame se produit, les vraies lacunes à combler demeurent nombreuses.

    Le véritable devoir des pouvoirs publics les obligeraient à assurer la mise en place, sur tout le territoire, d’un accueil d’urgence spécialisé quelle que soit la taille de l’établissement hospitalier.

    Pour faire le deuil de « l’enfant » qui n’a pu se développer in utero, ni voir le jour, les traces du souvenir sont, pour certains, indispensables. Les équipes médicales doivent pouvoir les conserver et être formées à l’écoute des personnes touchées par ce drame, dans le respect de chacun, de ses convictions et demandes. Elles doivent aussi permettre, si nécessaire, leur orientation vers les services adéquats, et les informer sur les possibles cérémonies aux « parcelles d’étoiles » des cimetières communaux.

    Double tromperie
    Rien de tout cela n’est prévu dans ce projet de loi qui imposera finalement à la population une vision qui est lourde de sens : un fœtus est une personne.

    Prétendre compenser le prix de ce mensonge par une fausse dépénalisation de l’IVG, loin de constituer un progrès, loin d’améliorer la situation des femmes, procède d’une double tromperie.

    Aborder les questions existentielles sur la vie et la mort demande du courage : celui de dépasser les a priori pour faire place à une réflexion où chacun doit trouver sa manière de comprendre et gérer les événements.

    Nous pourrions bien sûr préférer ne pas affronter les défis que d’autres relèvent pour nous. Les chercheurs par exemple dont le travail en laboratoire sera clairement tributaire de cette modification législative.

    Quelles conséquences médicales ?
    Mais ouvrons les yeux et mesurons bien les conséquences médicales et scientifiques qui découleront inévitablement d’une éventuelle reconnaissance légale de l’existence d’un « enfant » dès 140 jours de grossesse (alors même que dans l’état actuel de nos connaissances, aucune viabilité n’est possible à ce stade).

    Du tissu fœtal est parfois mis à la disposition de chercheurs au-delà de 20 semaines de conception dans l’espoir de faire progresser la Science, qu’en sera-t-il demain ?

    Des interruptions de grossesse pour raisons médicales graves se déroulent aujourd’hui au-delà de 20 semaines, qu’en sera-t-il demain ?

    Le danger de l’exemple hongrois
    Obligerons-nous les femmes à poursuivre une grossesse et accoucher d’enfants non viables ou malformés, comme en Hongrie où, depuis 2002, la loi attribue la qualité de personne au fœtus ?

    Le projet du Ministre de la Justice sera examiné en commission parlementaire dès ce mercredi 26 septembre.

    Puissent nos députés ne pas abdiquer leur liberté de vote au profit d’une logique de majorité gouvernementale qui imposerait une posture théologique minoritaire au détriment du bien-être et du bonheur des citoyennes et des citoyens de ce pays.

    #enfant #fœtus #IVG #vie #grossesse #éthique #mort #religion #état-civil #deuil #religion


  • Enseignant·es face à « L’éthique du numérique » | Cultures de l’Information
    https://cultinfo.hypotheses.org/217

    L’éthique peut se définir comme le cadre d’action à travers un ensemble de valeurs que les individus se fixent en dehors de normes juridiques ou morales extérieures. Dans une société démocratique où chacun est renvoyé à sa responsabilité de sujet libre et où la technique a ouvert un champ de possibilité immense, elle revêt une importance considérable dans une perspective humaniste. Si l’éducation s’est toujours située, dans la tradition de Condorcet, en dehors de choix religieux et moraux propres aux familles, elle ne peut faire l’économie de la question de l’éthique, tant du côté des enseignant·es soumis·es à des principes déontologiques qu’ils·elles intègrent dans leur formation, que du côté des élèves qui sont sensibilisés à leurs responsabilités individuelles vis-à-vis des autres et du collectif.

    L’introduction du numérique à l’école, qui correspond aussi à une intrusion du monde extérieur dans un espace relativement clos, pose de nouvelles et importantes questions, souvent perturbantes, parce qu’à travers le numérique dans ses potentialités informationnelles, l’intégrité, la santé, la liberté, l’autonomie individuelles sont susceptibles d’être menacées. Cette question touche et inquiète particulièrement les enseignant·es. En effet, « l’éthique du numérique » est une dimension systématiquement mentionnée dans les textes institutionnels de cadrage pour l’éducation aux médias et à l’information (EMI), mise en place à la rentrée 2015 dans les premier et second degrés d’enseignement : il s’agit de favoriser une « citoyenneté numérique », par une compréhension des phénomènes informationnels dans toutes leurs dimensions (MEN, 2015).

    #Education #Ethique #Education_medias_information


  • Avec tous les autres
    https://laviedesidees.fr/spip.php?article4172

    La transformation du monde passe par la transformation de soi. L’éthique de la considération, selon C. Pelluchon, doit nous permettre de relever les défis écologiques et sociaux auxquels nous sommes confrontés, afin qu’à nouveau nous puissions vivre avec les autres êtres, quels qu’ils soient.

    #Recensions

    / #éthique, #morale, #care, #animaux, #philosophie_morale

    • La transformation du monde passe par la transformation de soi.

      Elle, je pense qu’elle va finir par m’énerver. Ça a commencé quand les camarades qui m’ont maltraitée l’ont invitée à parler de l’éthique de la vulnérabilité, comme si les mots ne voulaient rien dire et qu’on pouvait se branler la nouille en écoutant des philosophes tout en exploitant des camarades femelles vulnérables à côté. J’en ai marre. Autant j’aime la morale, autant celle-ci est vraiment trop tournée vers l’individu.

      Cependant le texte ne se réfère pas explicitement à ce qui fait obstacle dans les interrelations sociales ou les techniques de gouvernement, il reste axé sur l’élaboration de la transformation du rapport à soi : quid de la violence sociale issue de visions stéréotypées du monde versus l’humilité comme méthode, quid de l’éducation frustre versus l’idéal rousseauiste d’éducation (p. 195-203), quid de la dispersion futile du soi versus la capacité à cultiver l’attention. Tous ces seconds termes sont développés comme des nécessités pour la considération. Les obstacles, dont la portée serait plus proprement politique, restent en creux au profit d’une mise en avant de l’éthique.

      Manière de dire que c’est un chouïa dépolitisé, comme réflexion ?

      il sera épineux pour des non-philosophes de s’approprier ce travail malgré la nécessité politique qu’il le soit.

      Pas sûre qu’il soit si nécessaire que ce travail sorte de l’université...


  • Avec tous les autres
    http://www.laviedesidees.fr/Avec-tous-les-autres.html

    La transformation du monde passe par la transformation de soi. L’éthique de la considération, selon C. Pelluchon, doit nous permettre de relever les défis écologiques et sociaux auxquels nous sommes confrontés, afin qu’à nouveau nous puissions vivre avec les autres êtres, quels qu’ils soient.

    #Recensions

    / #éthique, #morale, #care, #animaux, #philosophie_morale


  • The Cleaners - Les nettoyeurs du Web

    Qui modère nos contenus en ligne ? Les réseaux sociaux contribuent-ils à l’accroissement de la haine ? Des Philippines à la Silicon Valley, une enquête exhaustive et brutale sur la violence à l’ère du Web.

    Ignorer ou supprimer ? Cette question, les modérateurs des réseaux sociaux se la posent chacun vingt-cinq mille fois par jour. Aux Philippines, ils sont des centaines à effectuer ce travail que Facebook sous-traite à une multinationale : purger le Net de ses images les plus violentes. De la pédopornographie aux décapitations terroristes, en passant par l’automutilation ou la simple nudité, proscrite par les chartes des grands groupes, l’impact psychologique des images les plus rudes – seul quotidien de ces abeilles ouvrières du Web – est aussi violent qu’ignoré par la Silicon Valley, pour laquelle le rendement passe avant tout. Mais les règles de modération imposées trouvent bien vite leur limite, dès lors que la question de l’art ou de la politique fait irruption. Quelle est la frontière entre modération et censure ? Doit-on « nettoyer » les réseaux des images de guerre, alors qu’elles documentent les conflits ? Lorsque l’administration du président Erdogan demande aux géants des réseaux sociaux de supprimer des contenus d’opposition politique qu’elle juge terroristes, sous peine de bloquer les sites sur le territoire turc, pourquoi les entreprises s’exécutent-elles ? Comment ne pas y voir une logique froidement mercantile ?

    Le mal du XXIe siècle
    Quel est le meilleur moyen d’engranger de l’audience ? « L’indignation », répond Tristan Harris, ancien cadre de Google. En privilégiant les contenus choquants, les réseaux sociaux – seule source d’information pour un nombre grandissant d’internautes – voient leur vision segmentée s’imposer à leurs utilisateurs, polarisant une haine et déchaînant une violence bien réelles. C’est tout le paradoxe de ces nouveaux maîtres du Web, qui épuisent leurs sous-traitants à purger les réseaux tout en bâtissant des algorithmes au service de la colère. Un mal du XXIe siècle intelligemment expliqué par Hans Block et Moritz Riesewieck qui, des Philippines à la Silicon Valley, examinent les deux côtés de la chaîne dans un documentaire à charge, exhaustif et passionnant.

    https://www.arte.tv/fr/videos/069881-000-A/les-nettoyeurs-du-web-the-cleaners
    #reseaux_sociaux #google #facebook #twitter #youtube #morale #ethique #liberte #expression



  • Concrètement, comment rendre les algorithmes responsables et équitables ?
    http://www.internetactu.net/2018/07/19/concretement-comment-rendre-les-algorithmes-responsables-et-equitables

    Face aux multiples biais inscrits dans la production même des données utilisées par les algorithmes et les outils d’apprentissage automatisés, le risque, rappelle la chercheuse Kate Crawford (@katecrowford), co-fondatrice de l’AI Now Institute (@AINowInstitute), est que « plutôt que de concevoir des systèmes censés résoudre les problèmes, nous les exacerbions ». La (...)

    #Articles #Services #algorithme #éthique #nossystemes


  • Accident fatal en Uber autonome : l’opératrice regardait une émission sur son smartphone
    https://www.numerama.com/tech/389287-accident-fatal-en-uber-autonome-loperatrice-regardait-une-emission-

    Nouveau détail sur l’accident mortel impliquant une voiture autonome Uber : la conductrice chargée de surveiller les opérations était... distraite. Des nouvelles informations sur le crash impliquant une voiture autonome Uber et ayant provoqué la mort d’une piétonne accablent Rafaela Vasquez, conductrice en charge des opérations de surveillance. Selon un nouveau rapport de police partagé par Reuters le 22 juin 2018, l’intéressée était bel et bien distraite au moment des faits : elle regardait une (...)

    #Uber #algorithme #voiture #éthique


  • Tiens, cette année, au PHPTour, qui se tenait à Montpellier, @laurent est passé faire un petit coucou :

    https://afup.org/talks/2641-ethique-et-macarons

    Cette année l’AFUP et Laurent Chemla vous proposent une conférence d’un type peu ordinaire : une conférence débat. L’idée est simple : Laurent est là pour répondre à vos questions autour de l’éthique et de la vie privée, deux sujets intimement liés qui font couler beaucoup d’encre en ce moment. Deux sujets importants pour Laurent, comme le montre son implication dans des projets comme La Quadrature du Net et Caliopen.

    https://www.youtube.com/watch?v=7TQALS8-maU


    • En dehors de cette manie détéstable de faire disparaitre les femmes de l’humanité et d’appelé « plaisirs sexuels » la prostitution, de dissimulé l’ethique sous le gros mot de moral, je tiens à dire que les illustrations sont d’une laideur impressionnante. Si c’est pour mettre des horreur pareilles ne mettez pas d’images. Sinon cet article qui amalgame tout n’importe comment et qui insulte la rétine autant que l’intelligence est un partenariat publique-privé entre la sorbonne et Orange
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Orange_Labs

      D’ailleurs je comprend pas pourquoi ce e-mondes sociaux s’affiche sur mon seenthis car je suis pas abonné à cette mocheté du service R&D de france télécome.

      #invisibilité #femmes #télécom #ethique #laideur #vacuité #pornographie

    • Bonjour, je ne comprends pas trop votre demande ? Je ne comprends pas trop non plus vos commentaires. Mondes Sociaux est un magazine gratuit fait par des chercheurs en SHS (leur affiliation ne nous regarde pas), financé par le LaBeX SMS qui relève de l’Université de Toulouse. Son but est d’ouvrir les thèmes de recherche à un public le plus large possible. Les illustrations sont toutes libres de droit et la politique éditoriale du magazine, que vous pouvez lire sur notre site, est d’illustrer les articles de manière « décalée ». Je ne sais pas pourquoi cela apparaît dans votre fil, mais c’est sûrement un problème de configuration de votre part. Bonne fin de journée.


  • La voiture autonome d’Uber a détecté le piéton 6 secondes avant le crash
    http://www.zdnet.fr/actualites/la-voiture-autonome-d-uber-a-detecte-le-pieton-6-secondes-avant-le-crash-39868

    Le rapport du National Transportation Safety Board estime également que la voiture d’Uber aurait pu s’arrêter à temps. Mais elle n’a pas été configurée pour opérer seule un freinage d’urgence, le système étant désactivé. Le National Transportation Safety Board a publié un rapport préliminaire concernant la collision mortelle du véhicule autonome d’Uber à Tempe, en Arizona. Et les premiers résultats ne semblent être en faveur de quiconque. Ainsi, le rapport préliminaire, qui ne contient aucune cause probable (...)

    #Uber #voiture #éthique

    • Hum, en quelque sorte « it’s not a bug, it’s a feature ». Éviter le comportement erratique du véhicule. Du coup, freinage d’urgence désactivé. Faut dire que la victime était sous influence de drogues, du coup... Quoi ? Rien...
      En résumé, pour le confort du conducteur, un système qui aurait permis d’éviter une mort était désactivé. À quoi servent ces aides à la conduite si on laisse des commerciaux foireux prendre la décision de les désactiver ?