• Rester à la campagne, en partir ou y revenir
    https://metropolitiques.eu/Rester-a-la-campagne-en-partir-ou-y-revenir.html

    L’enquête ethnographique de Benoît Coquard montre ce que signifie, pour des #jeunes de milieux populaires, partir ou rester dans les #campagnes en #déclin de l’est de la #France. Pierre Pistre précise ici, par des analyses #statistiques, l’ampleur et les caractéristiques des problématiques migratoires qui touchent ces territoires. L’enquête ethnographique de Benoît Coquard montre ce que signifie, pour des jeunes de milieux populaires, partir ou rester dans les campagnes en déclin de l’est de la France. #Commentaires

    / #genre, campagnes, #rural, ruralité, #Grand_Est, France, #France_de_l'Est, #migrations, déclin, jeunes, #gilets_jaunes, #ethnographie, statistiques, classes (...)

    #ruralité #classes_populaires
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-pistre.pdf

  • Israel’s Vaccine Apartheid | Left Voice
    http://www.leftvoice.org/israels-vaccine-apartheid

    he vaccine rollout in the United States and other imperialist countries has been a disaster. Amid all the bad news, one country has stood out: Israel. Under the extreme right-wing and notoriously corrupt government of Benjamin Netanyahu, Israel has been vaccinating about 1 percent of its population per day. As of two days ago, more than 1 million people in Israel, 12 percent of the country’s 9 million citizens, had gotten a first dose of the vaccine. The U.S., in contrast, had jabbed only 4.2 million people by the same day — just over 1 percent of the population.

    Yet these statistics ignore an inconvenient fact: 5 million Palestinians live under Israeli occupation in the West Bank and Gaza. They have their own administration, yet their borders are controlled by Israel, making Gaza an open-air prison. The Israeli army maintains a permanent occupation regime that is also responsible for collecting — and withholding — taxes.

    Almost 500,000 Israeli settlers live in Palestinian territories, not including East Jerusalem. These settlers might live just a few meters away from Palestinians, but they enjoy completely different rights — which the old regime in South Africa used to call apartheid. This applies to the pandemic as well, as the Guardian reports:

    #Israël #ethno-nationalisme #vaccin #covid_19 #nationalisme_sanitaire

  • LES AUTORITAIRES (partie 1) : les premières enquêtes
    https://www.youtube.com/watch?v=2__Dd_KXuuU

    0:00 Introduction
    5:40 Comprendre l’indicible
    13:27 L’enquête de surface
    15:32 L’échelle de l’antisémitisme
    28:13 L’échelle d’ethnocentrisme
    36:17 L’échelle de conservatisme politico-économique
    43:30 Crédits de fin
    44:40 Prochainement, dans la 2e partie

    Quand on parle d’autoritarisme, on pense spontanément à une forme de gouvernance, on s’imagine les dérives autoritaires d’un chef, d’un gouvernement, d’une institution, etc.
    Or, cet angle nous fait parfois omettre d’autres perspectives, notamment la question de l’autoritarisme chez les individus lambda, non pas sous une perspective exclusivement idéologique, mais via un angle psycho-sociologique. Et c’est précisément à cet angle que nous allons ici nous intéresser.

    Cette vidéo est la première partie d’une série consacrée aux études portant sur la personnalité autoritaire. Dans cette partie, nous nous concentrons sur les premières enquêtes, sur les études d’Adorno et de ses collègues, initiées dans les années 40 alors que la Seconde Guerre Mondiale faisait encore rage. Nous allons y préciser leur première phase qui demeure sur le terrain des opinions, les chercheurs voulant délimiter les attitudes associées à l’autoritarisme, ce qui leur permettra d’élaborer trois échelles de mesure : une échelle de l’antisémitisme, une échelle de l’ethnocentrisme et une échelle de conservatisme politico-économique.

  • Les « #instant_cities » – Villes réimaginées sans histoire, sans avenir

    Le thème des « instant cities », ces villes bâties du jour au lendemain, revient dans les débats des urbanistes et architectes, inspirés par l’expérience des campements et autres zones à défendre (ZAD). L’anthropologue #Michel_Agier nous entretient du sujet dans un texte publié sur le site AOC : https://aoc.media/opinion/2020/09/28/utopie-dystopie-non-fiction-faire-ville-faire-communaute-3-3

    #Utopie, #dystopie, #non-fiction#Faire_ville, faire communauté

    Le thème des « instant cities », ces villes bâties du jour au lendemain, revient dans les débats des urbanistes et architectes d’aujourd’hui, inspirés par l’expérience des #campements et autres #ZAD. La ville est ré-imaginée sans histoire et sans avenir, comme marquée d’abord par l’#immédiateté, l’#instantanéité et la #précarité. Des réflexions qui rejoignent celles de l’ethnologue qui se demande ce que « faire ville » veut dire, elles permettent de penser la ville en se libérant de la contrainte du réel et du présent, comme le font le plus librement les fictions post-catastrophe.

    Avec la montée des #incertitudes et des formes de vie précaires dans toutes les régions du monde et plus particulièrement dans les contextes migratoires, le thème des instant cities (villes « instantanées », bâties « du jour au lendemain ») revient dans les débats des urbanistes et architectes d’aujourd’hui, et peuvent aider à penser la ville de demain en général. Le thème est ancien, apparu dans les années 1960 et 1970, d’abord avec l’histoire des villes du #far_west américain, nées « en un jour » et très vite grandies et développées comme le racontent les récits de #San_Francisco ou #Denver dans lesquels des migrants arrivaient et traçaient leurs nouvelles vies conquises sur des espaces nus.

    À la même époque, des architectes anglais (Peter Cook et le groupe #Archigram) s’inspiraient des lieux de #rassemblements et de #festivals_précaires comme #Woodstock pour imaginer des villes elles-mêmes mobiles – une utopie de ville faite plutôt d’objets, d’images et de sons transposables que de formes matérielles fixes. Troisième forme desdites instant cities, bien différente en apparence, celle qui est allée des villes de l’instant aux « #villes_fantômes », à l’instar des utopies graphiques des #villes_hors-sol construites en Asie, dans le Golfe persique et au Moyen-Orient principalement, sur le modèle de #Dubaï.

    Nous sommes aujourd’hui dans une autre mise en œuvre de ce modèle. En 2015, la Cité de l’architecture et du patrimoine montrait l’exposition « Habiter le campement » qui réincarnait très concrètement le concept à travers les rassemblements festivaliers (la « ville » de trois jours du festival #Burning_Man aux États-Unis), mais aussi les campements de #yourtes pour les #travailleurs_migrants, les #campings et #mobile_homes pour touristes et travellers, ou les #camps-villes pour réfugiés. Allant plus loin dans la même démarche, le groupe #Actes_et_Cité publie en 2018 l’ouvrage La ville accueillante où, inspirées de l’expérience du « #camp_humanitaire » de la ville de #Grande-Synthe, différentes solutions d’espaces d’#accueil sont étudiées (quartiers d’accueil, squats, campements aménagés, réseau de maisons de migrants, etc.), leur rapidité de mise en œuvre (quelques semaines) et leur coût réduit étant des critères aussi importants que leur potentiel d’intégration et d’acceptation par la population établie.

    On pourrait encore ajouter, pour compléter ce bref tour d’horizon, le géant suédois du meuble #Ikea qui, après une tentative d’implantation dans le marché des abris pour camps de réfugiés en association avec le HCR dans les années 2010-2015, a lancé en 2019 « #Solarville », un projet de #Smartcity fondé sur l’architecture en bois et l’énergie solaire.

    L’idée de la #table_rase permet de penser la ville en se libérant de la contrainte du réel et du présent, comme le font le plus librement les fictions post-catastrophes.

    Le point commun de toutes ces expériences d’instant cities est leur ambition de réduire, voire de supprimer l’écart entre le #temps et l’#espace. Immédiateté, instantanéité et #précarité de la ville, celle-ci est ré-imaginée sans histoire et sans avenir. Sans empreinte indélébile, la ville se pose sur le sol et ne s’ancre pas, elle est associée à la précarité, voire elle-même déplaçable. Ce seraient des villes de l’instant, des #villes_présentistes en quelque sorte. Dans tous les cas, l’idée de la table rase, image du rêve extrême de l’architecte et de l’urbaniste, permet de penser la ville en se libérant de la contrainte du réel et du présent, comme le font le plus librement les #fictions_post-catastrophes. Dans leur excentricité même, ces images et fictions dessinent un horizon de villes possibles.

    C’est cette ville à venir que j’aimerais contribuer à dessiner, non pas pourtant à partir de la table rase de l’architecte, mais à partir de l’ethnographie d’une part au moins du présent. Un présent peut-être encore marginal et minoritaire, et donc hors des sentiers battus, quelque chose d’expérimental pour reprendre le mot très pragmatique de Richard Sennett, peu visible encore, mais qui a toutes les chances de s’étendre tant il sait répondre à des besoins croissants, dans cet avenir qui nous inquiète.

    C’est dans un « #présent_futuriste » que j’ai trouvé quelques éléments de réponse, un futur déjà là, quelque peu anachronique donc, mais aussi inédit, tout à fait décentré de la ville historique, notamment européenne, à laquelle nous nous référons encore trop souvent pour penser l’universalité des villes. Je me suis familiarisé avec la vie quotidienne des zones de #marges ou frontières, de #borderlands, et avec celles et ceux qui les habitent ou y passent. Rien d’exotique dans cela, rien d’impossible non plus, ce sont des lieux quelconques réinvestis, détournés, occupés pour un temps plus ou moins long, des déplacements et des attachements plus ou moins profonds aux lieux de résidence, de passage ou de refuge, et ce sont des événements – politiques, catastrophiques ou artistiques, prévus ou fortuits – créateurs d’échanges, éphémères ou non, et nous faisant occuper et donner un sens à des lieux parfois inconnus. Ces formes sociales, ces moments partagés, toutes ces situations rendent les espaces fréquentés plus familiers, partagés et communs, même sans en connaître le devenir.

    Loin d’être exceptionnelle, cette expérience de recherche m’a semblé expérimentale et exemplaire d’un certain futur urbain. Cela résonne avec les propos des urbanistes rebelles qui pensent comme #Jane_Jacob ou #Richard_Sennett un urbanisme pratique – ou « pragmatique », dit lui-même Sennett, qui ancre depuis longtemps sa réflexion dans l’#homo_faber, dans le faire de l’humain. Il faut, écrit-il, « placer l’homo faber au centre de la ville ». C’est ce que je ferai ici, en poursuivant cette interrogation sur le faire-ville dans sa double dimension, qui est de faire communauté, créer ou recréer du commun, et de faire la ville, c’est-à-dire l’inventer et la fabriquer.

    Une écologie et une anthropologie urbaines sont tout à inventer pour le monde à venir.

    C’est un présent futuriste fait d’étranges établissements humains : des armatures flexibles, modelables à volonté, des murs transparents, des cubes réversibles ou transposables. Curieusement, ces lieux font d’emblée penser à une ville mais précaire et #démontable, ce sont des #agglomérations_temporaires dont la matière est faite de murs en toile plastifiée, de charpentes en planches, en tubes métalliques ou en branchages, de citernes d’eau en caoutchouc, de canalisations et latrines en prêt-à-monter, prêt-à-défaire, prêt-à-transporter.

    Les lumières de la ville sont intermittentes et blafardes, fournies par des moteurs électrogènes mis en route à chaque nouvelle arrivée (fruit d’un désordre ou d’une catastrophe), devenue elle-même prévisible tout comme ses conséquences techniques – ruptures dans les flux et les stocks d’énergie, de nourriture ou de services. Les va-et-vient incessants de camions blancs bâchés emmènent des grandes quantités de riz, de boulgour et de personnes déplacées. Parfois, sur quelques terrains vagues, d’autres enfants jouent au football, ou bien des adultes inventent un terrain de cricket.

    À partir de la matière première disponible dans la nature (terre, eau, bois de forêt) ou de la matière résiduelle de produits manufacturés disponible (planches, palettes, bâches plastifiées, toiles de sac, feuilles métalliques d’emballage, plaques de polystyrène), des habitants bricolent et pratiquent une #architecture_adaptative, réactive, avec les moyens du bord, comme ailleurs ou autrefois une architecture des #favelas ou des #bidonvilles. Des maisons en pisé côtoient d’autres constructions en tissus, carton et tôle. Cette matérialité est en constante transformation.

    Malgré la surprise ou la perplexité qu’on peut ressentir à l’énumération de ces étranges logistiques urbaines, ce n’est pas de la fiction. Ce sont mes terrains d’#ethnographie_urbaine. On y verra sans doute une #dystopie, un mélange cacophonique de prêt-à-monter, de #récupérations et de #bricolages, j’y vois juste l’avenir déjà là, au moins sur les bords, dans un monde certes minoritaire (en Europe au moins), frontalier, à la fois mobile et précaire, mais terriblement efficace et qui a toutes les chances de s’étendre. #Ville_en_kit serait le nom de ce modèle qui viendrait après celui de la ville historique et rejoindrait, « par le bas », celui de la ville générique, dont il serait l’envers moins visible.

    Une écologie et une anthropologie urbaines sont tout à inventer pour le monde à venir, nous n’en connaissons encore presque rien si ce n’est qu’elles seront marquées par une culture de l’#urgence, du présent et de l’#incertitude, organisant et meublant des espaces nus ou rasés ou abandonnés, pour des durées inconnues. Ce qui est marquant est la répétition du #vide qui prévaut au premier jour de ces fragiles agglomérations, mais aussi la résurgence rapide de la #vie_sociale, de la #débrouille_technique, d’une #organisation_politique, et de la quête de sens. Cette ville en kit semble plus périssable, mais plus adaptable et « résiliente » aussi que la ville historique, qu’il nous faut donc oublier. Celle-ci était délimitée dans des enceintes visibles, elle était en dur, elle se développait de plus en plus à la verticale, avec ses voies goudronnées vite saturées de véhicules et de bruits. Cette ville historique maintenant implose, pollue et expulse les malchanceux au-delà de ses limites, mais elle continue de fournir le modèle de « la ville » dans le monde. Pourtant, le modèle s’écarte des réalités.

    On peut s’interroger sur le caractère utopique ou dystopique des #imaginaires_urbains qui naissent de l’observation des contextes dits « marginaux » et de leur permanence malgré leurs destructions répétées partout. Faut-il opposer ou rapprocher une occupation de « ZAD », une invasion de bidonvilles et une installation de migrants sans abri devenue « #jungle », selon le pourquoi de leur existence, toujours spécifique, ou selon le comment de leur processus, toujours entre résistance et adaptation, et les possibles qu’ils ont ouverts ? Si ces établissements humains peuvent être considérés, comme je le défends ici, comme les tout premiers gestes d’un processus urbain, du faire-ville dans son universalité, alors il convient de s’interroger sur ce qu’ils ouvrent, les décrire en risquant des scénarios.

    Ce partage d’expériences suppose une prise de conscience de l’égalité théorique de toutes les formes urbaines.

    Comment passe-t-on de cette #marginalité qui fait #désordre à de la ville ? Une pensée concrète, une #architecture_an-esthétique, un #habitat_minimal, évolutif, peuvent rendre #justice à ces situations et leur donner une chance d’inspirer d’autres expériences et d’autres manières de faire ville. Je reprends là en partie quelques-uns des termes de l’architecte grec et français #Georges_Candilis (1913-1995), pour qui l’observation directe, au Pérou, dans la périphérie de Lima, au début des années 70, d’un processus d’installation et construction d’une « #invasión » fut un choc. Dans la nuit, « des milliers de personnes » avaient envahi un terrain vague « pour construire une nouvelle ville », l’alerta son collègue péruvien.

    C’est moins l’invasion elle-même que la réaction de l’architecte européen qui m’intéresse ici. Longtemps collaborateur de Le Corbusier, Candilis a ensuite passé des années à concevoir, en Europe essentiellement, des très grands ensembles à bas prix, pour « les plus démunis ». Il voit dans le mouvement d’invasion urbaine à Lima un « raz de marée populaire », devant lequel les autorités cèdent et qui va « construire une maison, une ville, sans matériaux ni architectes, avec la seule force du Plus Grand Nombre et le seul espoir de survivre ». Le deuxième jour de l’invasion, sous les yeux de l’architecte devenu simple témoin, les maisons commencent à s’édifier avec des matériaux de récupération, des quartiers se forment et les habitants (« y compris les enfants ») votent pour désigner leurs responsables. « J’assistais émerveillé, écrit Candilis quelques années plus tard, à la naissance d’une véritable “communauté urbaine” », et il évoque, enthousiaste, « l’esprit même de la ville ».

    Je ne pense pas qu’il ait voulu dupliquer en France ce qu’il avait vu à Lima, mais certainement s’inspirer de ses principes. Il exprimait l’intense découverte que cet événement avait représentée pour lui, et surtout le fait que le faire-ville passe par un événement, qui est l’irruption d’un sujet citadin, porteur de l’esprit de la ville et faiseur de communauté urbaine. C’est ce sujet citadin et cette communauté urbaine qui font la ville et qui permettent de penser à nouveaux frais le modèle des instant cities, en le renversant sur lui-même en quelque sorte, contre l’idée qu’il puisse naître hors-sol et qu’il puisse produire des villes fantômes qui attendront leur peuplement.

    Ce partage d’expériences, pour devenir systématique et efficace sans être du mimétisme ni du collage formel, suppose une prise de conscience de l’égalité théorique de toutes les formes urbaines, que j’ai rappelée au tout début de cette réflexion. C’est une démarche qui ne demande ni exotisme ni populisme, mais une attention à ce qu’il y a de plus universel dans le #faire-ville, qui est une énergie de #rassemblement et de #mise_en_commun, dont la disparition, à l’inverse, engendre les étalements diffus et les ghettos qu’on connaît aussi aujourd’hui.

    https://formes.ca/territoire/articles/les-instant-cities-villes-reimaginees-sans-histoire-sans-avenir
    #villes_instantanées #urban_matter #urbanisme #présent #passé #futur

  • Longtemps, des ethnologues occidentaux ont observé et raconté les Africains. Pius Ngandu Nkashama, qui fête ses 74 ans, a retourné le miroir : il s’est fait anthropologue en France. “Je vous souhaite comme moi le saisissement d’être vus”.

    CMonga_la-strategie-du-miroir.pdf | Bereitgestellt von Box
    https://app.box.com/s/16nsmwklv06tc2i8okfj1ljcbs0f5yyr

  • La répression israélienne s’en prend aussi à la Science et à la Culture palestiniennes, pour effacer toute trace d’une créativité et d’une vitalité palestinienne...

    De la science à la musique classique, Israël resserre son contrôle de la culture palestinienne
    Robert Swift, +972, le 26 août 2020
    https://www.aurdip.org/de-la-science-a-la-musique.html

    #Palestine #Science #Culture #Répression #Prison #BDS #Boycott_culturel #Boycott_universitaire #Censure #Liberté_d'expression #Ethnocide #justice #injustice

  • Comment les microagressions instillent en #France un #racisme #inconscient, mais ravageur
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/07/20/comment-les-micro-agressions-instillent-en-france-un-racisme-inconscient-mai

    Relancé dans le sillage de la mort de George Floyd, aux Etats-Unis, et de l’affaire Adama Traoré, le débat français sur le racisme met en lumière la diversité des registres dans lesquels se manifestent les préjugés. A côté d’un noyau dur (violence, injure, incitation à la haine), réprimé par la loi, existe toute une gamme d’expressions plus diffuses, moins explicites et donc plus difficiles à cerner et à combattre, mais largement plus courantes. Les microagressions en question sont une manifestation de ce racisme implicite, voilé, souvent inconscient mais ravageur.

    Cette réalité n’est pas neuve. Décrite dès la fin des années 1960 aux Etats-Unis, elle a ensuite été largement documentée et analysée. Dénommée « racisme #systémique, #structurel ou #institutionnel, [elle] repose sur des modalités de discrimination qui n’ont pas besoin d’être portées par des individus explicitement racistes », rappelle le sociologue Michel Wieviorka, spécialiste du racisme et directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, dans Pour une démocratie de combat.

    • « Vous venez de quel pays ? » « Tu dois aimer quand il fait chaud ! », « Comme vous parlez bien français ! » Ces petites #remarques_anodines se veulent souvent bienveillantes. En réalité, elles pétrifient les français d’origine africaine. Signe d’#ethnocentrisme_blanc, ignorance ou #racisme_euphémisé, ces expressions assénées « sans penser à mal » mais ressenties douloureusement sont partie intégrante d’une #expérience_de_vie que seules connaissent les personnes appartenant aux #minorités_visibles, mais qu’il n’est pas interdit aux autres de chercher à comprendre, voire à combattre.
      « Ce sont des microagressions, si petites que les auteurs ne les perçoivent jamais, mais qui blessent »
      « C’est comme le supplice de la goutte d’eau. Une fois, cela n’a rien de grave, mais un million de fois, c’est insupportable »
      #Paternalisme, #héritage_colonial, #assignation_à_identité… Les explications possibles dépassent le cadre d’un attrait pour la différence ou du simple quiproquo : elles relèvent d’une #essentialisation de la couleur de la peau, du soupçon d’#extranéité. « Etre français, c’est encore être blanc ; être non-blanc, c’est être d’ailleurs », analyse Pap Ndiaye. Ainsi, les microagressions révéleraient notre difficulté à « penser le fait d’être français indépendamment de la #couleur_de_la_peau ».
      Le débat français sur le racisme met en lumière la diversité des registres dans lesquels se manifestent les #préjugés. A côté d’un noyau dur (violence, injure, incitation à la haine), réprimé par la loi, existe toute une gamme d’expressions plus diffuses, moins explicites et donc plus difficiles à cerner et à combattre, mais largement plus courantes. Les microagressions en question sont une manifestation de ce #racisme_implicite, voilé, souvent inconscient mais ravageur.
      (...)
      Les critiques de cette prolifération de microagressions « à l’américaine » pointent non seulement l’aseptisation des rapports sociaux mais aussi la tendance à figer les individus dans des #identités, sans considération pour les multiples strates des personnalités. Est aussi mis en lumière l’imposition d’un schéma opposant des dominants involontaires à d’éternelles victimes. (...)
      La norme sociale rejette le racisme, constate Pap Ndiaye, en référence au sondage annuel de la Commission nationale consultative des droits de l’homme qui reflète un rejet massif des Français à l’égard des manifestations explicites d’hostilité ou de haine raciale. Il reste à sensibiliser l’opinion à l’imperceptible, au latéral, et aussi à l’éduquer : on ne demande pas d’emblée aux gens de quel pays ils viennent. » Mais ce travail de #sensibilisation a un préalable : reconnaître la réalité de #blessures_invisibles."

      #microagressions #racisme_ordinaire #racisme_inconscient

      #racisme_systémique #racisme_structurel #racisme_institutionnel #bienveillance

      ping @isskein @karine4

    • Et le résultat : #minority_fatigue.

      Le coût mental du racisme – Binge Audio
      https://www.binge.audio/le-cout-mental-du-racisme

      Stress, anxiété, dépression… Les propos et actes racistes éprouvés au quotidien ont des conséquences sur la qualité de vie et la santé mentale. En quoi le racisme peut-il être un facteur aggravant des problèmes psychologiques ? Quelles sont les barrières culturelles et de classe qui limitent l’accès aux divans pour les personnes racisé·e·s ? En quoi un stéréotype, même s’il est positif, est toujours violent ?

      Grace Ly et Rokhaya Diallo reçoivent Racky Ka, psychologue et docteure en psychologie sociale, qui a pour patientèle des femmes noires entre 20 et 50 ans, majoritairement en situation de burn-out lié à du racisme sur leur lieu de travail.

  • Israeli Court Orders Muslim Cemetery Destroyed to Build Homeless Shelter
    July 8, 2020 11:04 AM Celine Hagbard– IMEMC News
    https://imemc.org/article/israeli-court-orders-muslim-cemetery-destroyed-to-build-homeless-shelter

    In Tel Aviv on Tuesday, an Israeli court rejected an appeal by the Islamic Council of Jaffa to preserve a 200-year old Muslim cemetery, ruling instead that the municipality of Tel Aviv can move forward with plans to build a homeless shelter on the site.

    The ruling followed weeks of protests, in which Israeli police beat Palestinian citizens who challenged the plan to demolish the cemetery. They said it was part of the Israeli government’s policy to erase Palestinian heritage, just as the Israeli government had erased and demolished so many Palestinian towns, villages and historic sites over the past 72 years that Israel has existed.

    In addition to ruling that the cemetery could be destroyed, Judge Limor Bibi ordered the Jaffa Islamic Council to pay $2,200 in legal fees.

    The case evoked memories of a similar fight that took place in Jerusalem several years ago, in which Palestinians resisted the Israeli plan to demolish a Muslim cemetery in order to build a ‘Museum of Tolerance’. They lost that fight, and the cemetery was destroyed in order to construct the Museum.

    In the current case, the Islamic Council had managed to get an Israeli court to temporarily halt construction on the site when they proved that the Tel Aviv municipality had no legal permit to destroy the 200-year old Al-Isaaf cemetery. The original hearing was supposed to be July 22nd. But lawyers for the city of Tel Aviv argued that the city’s finances were being negatively impacted, and the court agreed to move the hearing up to July 7th.

    #ethnocide

  • La tentation écofasciste : migrations et écologie

    Pierre Madelin

    https://lavoiedujaguar.net/La-tentation-ecofasciste-migrations-et-ecologie

    En 2019, le nombre de migrants internationaux à l’échelle mondiale a atteint 272 millions selon l’ONU, soit une augmentation de 51 millions par rapport à 2010. Cette même année 2019, le jour du « dépassement écologique » mondial, soit la date à partir de laquelle l’humanité a consommé plus de ressources naturelles et émis plus de gaz à effet de serre que la Terre n’est capable d’en produire et d’en absorber au cours d’une année, a été atteint le 29 juillet. Quelques mois auparavant, le 25 avril, un rapport affirmait que 14 % des emplois des pays membres de l’OCDE allaient disparaître en raison de l’automatisation, et que 31,6 % des activités seraient quoi qu’il en soit transformées par celle-ci. Le 15 mars, à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, un homme répondant au nom de Brenton Tarrant, équipé d’armes de guerre, tuait dans plusieurs mosquées 51 personnes et en blessait 49 autres. Enfin, le 3 août, à El Paso, ville frontalière du Texas, Patrick Crusius attaquait à l’arme automatique un supermarché fréquenté par des latinos, tuant 22 personnes et en blessant 26. Quatre phénomènes apparemment étrangers, mais néanmoins reliés les uns aux autres par la dynamique du capitalisme, qui tend à épuiser « en même temps les deux sources d’où jaillit toute richesse : la terre et le travailleur » (Marx). (...)

    #fascisme #écologie #capitalisme #extrême_droite #écofascisme #Ugo_Palheta #carbo-fascisme #André_Gorz #Bernard_Charbonneau

    • Or cette raréfaction conjointe du travail et des ressources entraîne logiquement la multiplication d’êtres humains « inutiles » [6] ou « non rentables » du point de vue de l’accumulation du capital ; « Ce n’est plus, écrit le groupe Krisis dans son Manifeste contre le travail, la malédiction biblique, “tu mangeras ton pain à la sueur de ton front”, qui pèse sur les exclus, mais un nouveau jugement de damnation encore plus impitoyable : “Tu ne mangeras pas, parce que ta sueur est superflue et invendable”. [7] » Ces humains « inutiles » sont qui plus est « encombrants », dans la mesure où, n’ayant pas renoncé au désir de vivre et de survivre, ils souhaitent malgré tout pouvoir obtenir leur part de ressources et de richesse. La crise du capitalisme provoque donc aussi un accroissement de la compétition pour l’accès au travail et aux ressources, tant chez les individus qui sont privés de cet accès que chez les personnes qui en bénéficient tout en le jugeant menacé.

      #surnuméraires #travail #automatisation

      Les trois sens de l’écofascisme :

      1. Au début des années 1990, ce concept a été utilisé à des fins diffamatoires par des idéologues « libéraux », notamment en France, pour suggérer que toute critique écologiste radicale de la modernité industrielle et capitaliste favoriserait l’avènement de régimes autoritaires. « Sous l’amour de la nature, la haine des hommes », écrivait par exemple Marcel Gauchet dans un célèbre article, peu avant que Luc Ferry ne publie son pamphlet Le Nouvel Ordre écologique, qui exerça une influence délétère sur la réception de la pensée écologiste anglo-saxonne dans les milieux intellectuels français [12].

      2. Dès les années 1970, divers penseurs de l’écologie politique soutinrent que la détérioration des milieux et la raréfaction des ressources provoquées par la croissance capitaliste entraîneraient à terme une gestion de plus en plus autoritaire (voire totalitaire) des territoires et des populations. « Les divers responsables de la ruine de la Terre, écrivait Bernard Charbonneau dans Le Feu vert, organiseront le sauvetage du peu qui en restera, et après l’abondance géreront la pénurie et la survie [13] », tandis qu’André Gorz, dans un texte célèbre, s’inquiétait de l’émergence d’une ingénierie écologique chargée de « déterminer scientifiquement les techniques et les seuils de pollution écologiquement supportables, c’est-à-dire les conditions et les limites dans lesquelles le développement de la technosphère industrielle peut être poursuivi sans compromettre les capacités autorégénératrices de l’écosphère » [14].

      3. Enfin, à partir des années 1980, dans le monde anglo-saxon, divers auteurs s’inquiétèrent des conclusions politiques que certains pourraient être tentés de tirer des positions éthiques dites écocentrées. Ils craignaient notamment que ces éthiques, lorsqu’elles accordent davantage de valeur aux communautés et aux touts qu’aux individus et aux parties qui les composent, ne puissent être invoquées pour légitimer, fût-ce à leur corps défendant, le sacrifice de certaines personnes et de certains groupes humains au nom de la préservation des écosystèmes. C’est cela qu’ils nommèrent écofascisme : la tendance à considérer que des populations spécifiques, dont on estime qu’elles perturbent les équilibres de la biosphère par leurs pratiques ou par leur nombre, doivent être éliminées, et qu’il peut être nécessaire de s’en débarrasser au nom du « bien commun » [15].

      […]

      Je souhaite pour ma part suggérer que l’écofascisme au sens 2 et l’écofascisme au sens 3 pourraient fusionner, en montrant que la gestion autoritaire de la pénurie et de la survie n’affecterait pas l’ensemble des êtres humains de manière indifférenciée, un point sur lequel Gorz ou Charbonneau ne se sont guère attardés. Elle pourrait à terme conduire, au nom de « l’intérêt général » et de la préservation des équilibres de la biosphère ou des écosystèmes nationaux, au sacrifice des groupes placés en bas de l’échelle sociale, restreignant dans un premier temps drastiquement leur accès aux ressources et aux richesses, et remettant finalement en cause leur droit à l’existence. Par écofascisme, il faudrait alors entendre une politique désireuse de préserver les conditions de la vie sur Terre, mais au profit exclusif d’une minorité.

      […]

      À la différence d’une option que l’on pourrait dire éco-socialiste, qui se proposerait de limiter par un procédé démocratique l’appropriation de la nature qui est au fondement de l’accumulation du capital, ainsi que sa captation par des groupes privilégiés, l’option écofasciste entendrait limiter la population par des méthodes autoritaires pour que ces mêmes groupes, définis suivant des critères ethno-raciaux toujours plus exclusifs, puissent continuer à s’approprier la nature comme bon leur semble, mais de façon à ce que l’abondance dont cette appropriation leur permet de jouir continue à être viable d’un point de vue écologique.

      #ethno-différencialisme

      En intégrant peu à peu la question écologique, l’ethno-différentialisme s’est en effet progressivement doublé de ce que l’on pourrait appeler un « éco-différentialisme ». Sans remettre en cause le caractère spécifiquement culturel de l’identité du groupe, il s’est efforcé, via un raisonnement analogique, de montrer que cette identité était en dernière instance tributaire d’un support naturel : l’écosystème, le milieu, ou la bio-région. À chaque ensemble culturel correspondrait ainsi un territoire, et l’intégrité de l’un ne pourrait être respectée qu’à condition de respecter l’intégrité de l’autre. Tout comme la biodiversité, l’ethno-diversité devrait être protégée, et à l’image des écosystèmes, les cultures seraient des entités fragiles dont il faudrait préserver les équilibres lorsque ceux-ci sont menacés par des perturbations extérieures.

      #éco-différentialisme #bio-région #nouvelle_droite #Alain_de_Benoist

      Si la décroissance et l’abolition des rapports sociaux capitalistes doivent demeurer des objectifs prioritaires, il serait donc malencontreux d’abandonner la question démographique aux idéologues d’extrême droite, qui en feront toujours un usage nauséabond et l’inscriront systématiquement dans le cadre de politiques autoritaires, eugénistes et racistes allant de la stérilisation forcée des femmes issues des populations subalternes à leur élimination pure et simple. Il vaudrait au contraire la peine de se demander dans quelles conditions une politique de décroissance démographique pourrait s’articuler à une visée émancipatrice. De ce point de vue, la pionnière française de l’éco-féminisme, Françoise d’Eaubonne, offre des perspectives intéressantes [34]. Dès la fin des années 1970, cette théoricienne avait en effet proposé d’articuler une politique de décroissance démographique, qu’elle jugeait indispensable, à la lutte des femmes contre le contrôle physique et juridique exercé par le patriarcat sur leurs capacités reproductives, et tout simplement contre leur assignation à une pure fonction reproductrice. En garantissant un accès universel aux moyens de contraception et au droit à l’avortement (aujourd’hui encore un enjeu majeur pour les mouvements féministes dans les pays du Sud, par exemple en Amérique latine), il était selon elle possible de faire coup double : promouvoir la liberté des femmes tout en réduisant les taux de natalité sans soulever le spectre de mesures coercitives (remarquons que ce principe est également au fondement des programmes de contrôle de la population des Nations unies). Dans cette perspective, il s’agirait en quelque sorte de dénaturaliser la croissance démographique et de montrer que celle-ci, loin d’être un phénomène purement biologique, est également la résultante du pouvoir exercé sur le corps des femmes par diverses institutions : la famille, l’Église ou encore l’État

      #démographie #femmes #contrôle_des_naissances #contraception

      et ping @antonin1 @monolecte @rezo un texte clair, bon résumé, très accessible

  • Retour sur Jean Rouch, le célèbre cinéaste-ethnologue. Quel est son héritage ? En partenariat avec CNRS Images #ethnologie #film #cinéma

    https://sms.hypotheses.org/23060

    Chercheur en ethnologie au CNRS et au Musée de l’Homme, Jean Rouch (1917-2004) a toujours été attiré par l’Afrique… et le cinéma. Il a, au cours de sa longue carrière d’ethnologue et de cinéaste, multiplié et encouragé les études de terrain dans plusieurs pays de ce continent. Il y a aussi réalisé en Afrique des dizaines de films, formant au passage plusieurs chercheurs et/ou cinéastes sur le terrain, puis à l’Université ParisX-Nanterre où il a créé en 1981 le premier Diplôme d’études approfondies (DEA, aujourd’hui M2 Recherche).

    Il a été un des pionniers et promoteurs du cinéma ethnographique (il a notamment participé, avec Marcel Griaule, Claude Lévi-Strauss et Denis Langlois à la création du Comité du film ethnographique), puis – avec le sociologue Edgar Morin – du cinéma-vérité dont il tourna en 1961 Chronique d’un été, considéré comme le film-manifeste du mouvement (...)

  • Etnoquê? Introdução à etnografia | Ethno-What? Introduction to Ethnography

    Ethnowhat? is a series of 7 short didactic videos introducing the basics of the ethnographic research method, focused on social justice. The target audience are mainly students and researchers in the social sciences, as well as social movement activists. The series is hosted by professor and anthropologist #Rolf_Malungo_de_Souza (UFF) and illustrated with concrete examples from the international action research project “Helping the Poor Stay Put”, which aims at studying and supporting diverse struggles for the right to popular housing in and around Rio de Janeiro’s port area.

    https://www.youtube.com/playlist?list=PL3222mQG3R0Db8CWD8Zmd8An0PwYx-ujO

    #vidéo #ethnographie #anthropologie #ressources_pédagogiques #méthodologie #justice_sociale #sciences_sociales #Rio_de_Janeiro #logement #logement_social #logement_populaire

  • Infiltré dans l’#ultradroite - Mon année avec l’#alt-right

    Pendant un an, un étudiant a infiltré la branche anglaise de l’"alt-right", cette mouvance de la droite radicale née aux États-Unis. Une immersion inédite dans les rouages des groupuscules néofascistes.

    Patrik Hermansson, un étudiant suédois à Londres, a infiltré pour le compte de Hope Not Hate, une organisation britannique antiraciste et antifasciste, le London Forum, un think tank de l’ultradroite anglaise. Sous une fausse identité, il a gravi peu à peu les échelons et rencontré les différents membres de l’organisation, dont son influent dirigeant, Jeremy Bedford-Turner, un ancien militaire notoirement antisémite. L’internationalisation du mouvement lui a également permis de nouer des contacts avec les principaux chefs de file de l’"alt-right" américaine. Si certaines figures, comme Richard B. Spencer ou son bras droit Jason Jorjani, expriment publiquement leurs volontés suprémacistes, d’autres se font plus discrets, à l’image de Greg Johnson, défenseur du concept d’ethno-État. Invité par des militants de cette « droite alternative », Patrik Hermansson a assisté, impuissant, à la tragédie de Charlottesville en août 2017.

    Néofascisme décomplexé
    Galvanisés par l’élection de Donald Trump, les partisans de l’ultradroite répandent leurs théories complotistes, antisémites et racistes sur Internet, puissant levier de communication qui leur permet de toucher un public jeune. Tourné principalement en caméra cachée, ce film braque un regard inédit sur les protagonistes et les stratégies de ce mouvement. De Londres à Washington en passant par Charlottesville, une plongée effrayante au cœur d’un néofascisme décomplexé.

    https://www.arte.tv/fr/videos/082246-000-A/infiltre-dans-l-ultradroite-mon-annee-avec-l-alt-right
    #extrême_droite #Forum_de_Londres #réseau_international #Stead_Steadman #anti-sémitisme #antisémitisme #mythologie_nordique #Scandinavie #guerre_raciale #Jeremy_Jez_Turner #Jez_Turner #Jeremy_Turner #liberté_d'expression #Trump #Pepe_La_Grenouille #Millenal_Woes #Colin_Robertson #anti-féminisme #doxing #Greg_Johnson #nationalisme_blanc #diversité #homogénéité #Etats_ethniques #forum_du_Nord-Ouest #ultradroite #ultra-droite #Spencer_Richard #Jason_Reza_Jorjani #contre-culture #Steve_Bannon #anti-musulmans #islamophobie #unite_the_right #Charlottesville #Alex_Fields #Heather_Heyer #déshumanisation #violence #hope_not_hate #ethno-Etat #pureté_ethnique
    #film #film_documentaire #documentaire

  • Les parcours des universitaires en question. Partir des expériences personnelles de chercheur.e.s

    #ethnographie #recherche #université #carrières

    https://sms.hypotheses.org/23555

    Comment pensons-nous notre carrière ? Quels sens donnons-nous à notre métier ? Voici quelques questions à l’origine d’un ouvrage sur les carrières de chercheur.e.s. Elles ont suscité l’envie de lancer une réflexion collective sur les parcours académiques en partant des expériences personnelles et, ce faisant, de creuser l’exercice du métier d’ethnographe en anthropologie et sociologie, d’où une dernière question : quelle place réservons-nous à la démarche ethnographique dans notre pratique de recherche ?

    Pour y répondre, quatorze collègues aux profils variés ont été sollicités. Hommes et femmes, chercheur.e.s et enseignant.e.s-chercheur.e.s de générations différentes, ayant travaillé sur la France ou dans d’autres pays de monde ont accepté de se plier à l’exercice de la commande, autrement dit de rédiger une sorte d’ego-histoire professionnelle. Chacun.e était libre dans la formulation de son écrit et il suffit de lire les chapitres livrés pour s’en persuader (...)

  • Les pharmacopées traditionnelles - Ép. 1/4 - De la plante au médicament
    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/de-la-plante-au-medicament-14-les-pharmacopees-traditionnelles-0


    Depuis une vingtaine d’années, l’ethnopharmacologie s’est développée en étudiant en parallèle la culture des tribus utilisant des plantes, et leur réelle efficacité biologique. Malheureusement certaines tribus autochtones se sont vues dépouillées de leurs plantes sacrées traditionnelles, obligées de payer pour leur propre savoir et ne touchant aucune royalties des brevets déposés, ce qui interroge sur la brevetabilité du vivant.

    De nos jours, la plante apporte encore de nouvelles matières à la thérapeutique dans le domaine de la cancérologie par exemple avec la pervenche de Madagascar et l’If, ou de la maladie d’Alzheimer avec la Galantamine extraite du Perce-Neige… Sans plantes ces principes actifs n’existeraient pas. Mais le temps presse, car ce patrimoine de l’humanité s’appauvrit chaque jour, et sa perte sera irréparable.

    #médecine #médicament #plantes

  • Retour sur la carrière de Jean Rouch, le célèbre cinéaste-ethnologue. Quel est son héritage ? #ethnologie #film #cinéma

    https://sms.hypotheses.org/23060

    Chercheur en ethnologie au CNRS et au Musée de l’Homme, Jean Rouch (1917-2004) a toujours été attiré par l’Afrique… et le cinéma. Il a, au cours de sa longue carrière d’ethnologue et de cinéaste, multiplié et encouragé les études de terrain dans plusieurs pays de ce continent. Il y a aussi réalisé en Afrique des dizaines de films, formant au passage plusieurs chercheurs et/ou cinéastes sur le terrain, puis à l’Université ParisX-Nanterre où il a créé en 1981 le premier Diplôme d’études approfondies (DEA, aujourd’hui M2 Recherche).

    Il a été un des pionniers et promoteurs du cinéma ethnographique (il a notamment participé, avec Marcel Griaule, Claude Lévi-Strauss et Denis Langlois à la création du Comité du film ethnographique), puis – avec le sociologue Edgar Morin – du cinéma-vérité dont il tourna en 1961 Chronique d’un été, considéré comme le film-manifeste du mouvement (...)

  • Maths dans la brousse, par Marc Chemillier
    http://video.math.cnrs.fr/maths-dans-la-brousse

    https://www.youtube.com/watch?v=NVfw9OaNIL0

    Peut-on trouver des mathématiques dans les sociétés sans écriture ? C’est la question que se pose l’ethnomathématique. Elle étudie certains tracés sur le sable liés à la mythologie ou certaines manipulations de graines utilisées dans la divination. Marc Chemillier présente quelques exemples de ces activités en étudiant leurs propriétés. Par exemple, les dessins sur le sable se tracent sans lever le doigt et sans repasser par un sillon déjà tracé : ce sont des chemins eulériens dans un graphe.

    via https://framapiaf.org/@CLC/103407576679515606

    #ethnomathematics

  • La terre brûlée - Alèssi Dell’Umbria

    « Ici l’#ethnocide coïncide parfaitement avec l’#écocide »

    On aura beau chiffrer l’étendue des dégâts en quantité de CO2 rejeté, d’hectares de #forêts sinistrés et d’espèces animales menacées, le désastre est en réalité devenu incalculable. Les #incendies volontaires ne sont certes pas une nouveauté en #Amérique_du_Sud, spécialement au #Brésil et en #Bolivie, mais cette fois tout indique qu’un saut qualitatif a été franchi. Et tant Jair #Bolsonaro que #Evo_Morales portent la #responsabilité d’avoir délibérément joué avec le #feu, pour le plus grand #profit de l’agrobusiness. Les #photos_satellites indiquent clairement que dans les deux pays, les incendies progressent à partir des zones déjà défrichées et cultivées, et le long de grandes routes récemment percées, et selon une progression presque méthodique. Les incendies montrent que cette civilisation est déterminée à nous entrainer dans sa perte.

    https://lundi.am/La-terre-brulee-Alessi-Dell-Umbria
    #Amazonie #agro-business #industrie_agro-alimentaire #déforestation

    ping @louca @odilon

  • #Ethnocracy | #Oren_Yiftachel

    http://www.upenn.edu/pennpress/book/14250.html

    For Oren Yiftachel, the notion of ethnocracy suggests a political regime that facilitates expansion and control by a dominant ethnicity in contested lands. It is neither democratic nor authoritarian, with rights and capabilities depending primarily on ethnic origin and geographic location. In Ethnocracy: Land and Identity Politics in Israel/Palestine, he presents a new critical theory and comparative framework to account for the political geography of ethnocratic societies.

    According to Yiftachel, the primary manifestation of ethnocracy in Israel/Palestine has been a concerted strategy by the state of “Judaization.” Yiftachel’s book argues that ethnic relations—both between Jews and Palestinians, and among ethno-classes within each nation—have been shaped by the diverse aspects of the Judaization project and by resistance to that dynamic. Special place is devoted to the analysis of ethnically mixed cities and to the impact of Jewish immigration and settlement on collective identities.

    Tracing the dynamics of territorial and ethnic conflicts between Jews and Palestinians, Yiftachel examines the consequences of settlement, land, development, and planning policies. He assesses Israel’s recent partial liberalization and the emergence of what he deems a “creeping apartheid” whereby increasingly impregnable ethnic, geographic, and economic barriers develop between groups vying for recognition, power, and resources. The book ends with an exploration of future scenarios, including the introduction of new agendas, such as binationalism and multiculturalism.

    Oren Yiftachel is Professor of Geography and Urban Studies at Ben-Gurion University in Israel.

    #frontières #géopolitique #israël #palestine #bibliographie

    • L’idée que le sionisme est un ethnonationalisme typique XIXe siècle, ce n’est pas nouveau, c’est même assez fondamental.

      Par exemple, encore assez récemment, c’est abordé dans ce commentaire sur le bouquin de Shlomo Sand de 2008 : Aux origines du roman national israélien
      http://www.laviedesidees.fr/Aux-origines-du-roman-national.html

      Les nations, au sens moderne du terme, ne préexistaient pas au nationalisme. Toutefois, le nationalisme a été protéiforme, ce qui a amené Hans Kohn, « en 1944, avec la publication de son ouvrage d’une large portée L’Idée du nationalisme, [à élaborer] sa célèbre théorie de la dichotomie qui lui valut autant adeptes que d’opposants ». Kohn considère en effet deux familles de nationalismes aux effets radicalement différents : d’une part, un nationalisme libéral et civique, de cooptation, insistant sur l’adhésion volontaire et consciente de l’individu à la nation, qui triomphera à l’ouest de l’Europe et aux États-Unis non sans vicissitudes ; d’autre part, un ethnonationalisme, essentialiste, biologisant et « volkiste », pour lequel l’appartenance de l’individu à la nation est prédestinée. Cette conception triomphera en Europe centrale et orientale, dans des États où les élites aristocratiques, sur la défensive au sein de leur « empire », privilégieront un nationalisme sans démocratie.

      De la mythistoire à l’histoire reconstituée

      C’est dans cette matrice intellectuelle, où chaque État forge sa propre histoire, que va naître le mythe national du futur État israélien, avec la Bible comme support de base.

  • Le #récit en questions

    Ce numéro de Pratiques a été pensé en fonction d’une double logique, à la fois historique et synchronique. Pour la première, puisque depuis la création de Pratiques en 1974, des théorisations narratives diverses ont été défendues, il était important de porter sur elles un regard rétrospectif. Pour la seconde, elle correspond au fait que le numéro s’inscrit dans le programme de recherche du Centre de recherche sur les médiations (Crem) intitulé « #Narrations de la société/sociétés de la #narration » tel qu’il est consacré au #récit et aux différentes formes de #narration_sociale. L’enjeu est de faire interagir des recherches qui mettent l’accent sur la description et la classification avec d’autres plus spéculatives et interprétatives.

    Le numéro a été conçu en trois parties. Dans la première (« Les théories du récit en débat »), on confronte certains paradigmes du récit. C’est ainsi que sont mis en débat ou en question la #linguistique_textuelle et discursive, la #sémiotique_narrative, l’#ethnocritique, les approches cognitivistes ainsi que la #narratologie non naturelle. Dans la seconde partie (« #Fictions et non fictions contemporaines »), il s’est agi de rendre compte du statut du récit dans les productions actuelles, qu’elles aient la forme de #romans, de pièces de #théâtre, de « #narrations_documentaires », de #séries_télévisées ou de #jeux_vidéo. Quant à la troisième partie (« Les récits en situation scolaire »), elle interroge la place des récits au sein de la discipline français (#lecture et #écriture) et dans d’autres disciplines tels qu’ils dépendent, pour une part, des configurations disciplinaires.

    https://journals.openedition.org/pratiques/5593

  • http://www.archiviosonoro.org

    Il progetto

    Restituire alle comunità locali documenti rappresentativi delle proprie tradizioni culturali, facilitandone la consultazione a studiosi ed appassionati in strutture pubbliche come le sedi regionali dell’Archivio di Stato o della Biblioteca Nazionale: questo l’obiettivo di un progetto che, di anno in anno, si è rivelato più ricco di quanto si potesse inizialmente supporre.

    Grazie alla collaborazione con le principali strutture di settore e il concorso di numerosi ricercatori, è stato possibile raccogliere un’ingente mole di materiali sonori, audiovisivi e fotografici che, per ogni regione, costituisce la più ampia documentazione esistente sulle musiche di tradizione orale, colte in una dimensione diacronica, dalle prime rilevazioni degli anni Cinquanta del secolo scorso fino ai nostri giorni.

    Nello scorrere fondi e raccolte risalta la continuità di un’attività che, a dispetto dei ricorrenti lamenti sulla morte della tradizione, ha impegnato diverse generazioni di ricercatori che spesso hanno proseguito in solitaria un impegno nel frattempo dismesso da gran parte delle istituzioni pubbliche: un patrimonio culturale sommerso perché raccolto da appassionati locali, in molti casi sconosciuti agli stessi addetti ai lavori, e finora inaccessibile ai più, come le rilevazioni sui carnevali campani dell’équipe guidata da Annabella Rossi e Roberto De Simone.

    In questa prospettiva l’approdo alla Biblioteca Nazionale Centrale di Roma costituisce il coronamento di un lavoro svolto negli anni su basi regionali e, allo stesso tempo, rappresenta la legittimazione definitiva dell’importanza delle forme dell’espressività popolare, sia sul versante musicale che su quello linguistico e poetico, ai fini di una rappresentazione esaustiva della cultura nazionale.

    Malgrado la rilevanza dei risultati raggiunti, ancora molto resta da fare al fine di offrire una rappresentazione in presa diretta e il più possibile estensiva delle forme dell’espressività popolare, soggette a continue trasformazioni sia pure nel solco di tenaci persistenze.

    Da parte nostra coltiviamo propositi ancora più ambiziosi, nella convinzione che la restituzione a una fruizione pienamente pubblica di questi patrimoni possa alimentare anche un diverso agire culturale. In particolare, ripristinando la connessione tra ricerca e spettacolo, che ha contrassegnato le stagioni di massimo interesse per le culture di tradizione orale, il riuso e la rivisitazione dei repertori popolari potranno forse realizzarsi in modo più consapevole e meno disordinato di quanto sia accaduto negli ultimi anni, mentre è solo attraverso il coinvolgimento delle comunità locali che questi patrimoni potranno essere percepiti come un ’bene comune’, condiviso e partecipato, del quale – secondo quanto previsto dalla Commissione Rodotà – l’intervento pubblico dovrebbe garantire una “fruizione collettiva, diretta e da parte di tutti, anche in favore delle generazioni future”.

    COME COLLABORARE

    Lavoro sempre in fieri, la Rete degli Archivi è un cantiere aperto ad ogni collaborazione, secondo forme e modalità da concordare di volta in volta ma con alcuni punti fermi e inderogabili.

    Non acquistiamo fondi e raccolte, la cui piena proprietà rimane al ricercatore o agli aventi diritto originari. A fronte della disponibilità a rendere fruibili i materiali delle proprie ricerche (integralmente presso le sedi locali degli archivi e parzialmente online), ci impegniamo a un riversamento conservativo dei materiali e alla loro catalogazione e immissione nel sistema di fruizione, con il vantaggio, per il depositario di un fondo, di riaverlo in ordine e al riparo dal rischio di deterioramenti o perdite irreparabili.

    Il lavoro di catalogazione e immissione dei materiali nel sistema di fruizione è realizzato, per ogni archivio, da una redazione composta da ricercatori e studiosi competenti nei relativi ambiti regionali. Spesso l’autore delle registrazioni si è assunto questo compito che, per ragioni più che evidenti, nessun altro potrebbe svolgere con altrettanta cognizione di causa: solo questo lavoro aggiunto è stato oggetto di un compenso, almeno fino a quando abbiamo avuto le risorse finanziarie per farlo.

    IL TRACCIATO CATALOGRAFICO

    Il bene etnomusicologico presenta una complessità tale da non potersi risolvere linearmente nelle categorie adottate per i materiali demoetnoantropologici né in quelle in uso per i fenomeni musicali in senso lato, dovendosi considerare, per ogni singolo documento, l’aspetto contestuale (cioè le occasioni, le modalità e le funzioni d’uso), l’aspetto verbale e quello musicale. Le “voci” di un thesaurus capace di assolvere a queste funzioni sarebbero però tanto numerose da risultare uno strumento poco efficace sia per il lavoro del catalogatore che per la ricerca dell’utente finale, mentre la riduzione di queste voci determinerebbe una drastica perdita in termini di definizione analitica, ricadendo nella genericità di gran parte dei sistemi di archiviazione attualmente in uso, organizzati per lo più attorno a uno solo dei tre elementi di un canto o di una musica popolare.

    Da qui la nostra scelta, che denuncia l’esistenza di un problema ma, allo stesso tempo, offre una sua parziale, oltre che provvisoria, soluzione. Pur presentando tutti i campi presenti nei sistemi attualmente in uso, il tracciato catalografico adottato per la Rete degli Archivi è impostato su un campo a testo libero – descrizione – dove possono ritrovarsi tutti gli aspetti che concorrono alla definizione di un canto, secondo quanto già si conosce attorno ad esso e in una logica di progressione continua, aperta a integrazioni successive con l’ampliarsi delle conoscenze.

    Decisione maturata sulla base di quanto sostenuto da Walter Brunetto nella densa introduzione al Piccolo vocabolario etnomusicologico, che costituisce il primo, sistematico, contributo alla definizione di un lessico strutturato per le musiche di tradizione orale d’Italia: anche per questo ne consigliamo l’adozione a tutti i collaboratori della Rete degli Archivi.

    #archive_sonore #son #ethnomusicologie #italie #musique_traditionelle @cdb_77 @wizo

  • La #banlieue jaune. Enquête sur les recompositions d’un mouvement

    Loin d’être sans leader, le mouvement des gilets jaunes est constamment traversé par des luttes de leadership. L’ethnographie d’un #rond-point de mobilisation et des tensions qui traversent différents groupes de l’agglomération lyonnaise permet de mieux comprendre l’inscription dans le temps de ce mouvement.


    https://laviedesidees.fr/La-banlieue-jaune.html
    #GJ #gilets_jaunes #ethnographie #Lyon #leaders #leadership #Corsieux
    ping @nepthys

  • http://www.viveleroy.fr/local/cache-vignettes/L205xH200/arton55-0e478.jpg?1550861269

    "A la fin des années ’70, il y eut une victoire majeure dans le champ des idées. Elle n’a pas été saluée à sa juste valeur. Elle concerne le racisme et son invention. Et c’est à la Nouvelle Droite (et tout particulièrement au GRECE) qu’on la doit.

    Une Nouvelle Droite allée à l’Ecole de Lévi-Strauss. Une victoire lourde de sens et de conséquence. Mais en quoi consistait-elle ? En une « transmutation » et en un art consommé du détournement et de l’inversion. Alain de Benoist et ses amis avaient réalisé un coup de maître en substituant habilement le racisme biologique et inégalitaire (grevé par l’aventure génocidaire nazie) par un racisme culturel et se voulant non-hiérarchique (appelé aussi racisme différentialiste ou racisme sans race).

    Pour saisir la manœuvre, il faut savoir que, depuis Lévi-Strauss, on distingue deux formes de racisme : l’un se fonde sur un « déni d’identité » et l’autre sur un « déni d’humanité ». Le premier se présente comme un universalisme, tandis que le second se manifeste comme un communautarisme absolu. A ces deux racismes leur répond deux anti-racismes, le premier prenait la forme d’une « altérophilie » (le droit à la différence) et le second d’ une « altérophobie » (l’humanité est une et indivisible). (1)

    L’intelligence de la Nouvelle Droite fut de s’accaparer et de retourner deux notions clé : le « droit à la différence » et le « relativisme culturel » qui étaient des réponses à la première forme de racisme, celui par « déni d’identité », pour permettre l’expression du second. Ces deux notions, malgré leur ambiguïté, étaient à l’origine des conquêtes remportées de haute lutte sur le discours de la « mission civilisatrice » du temps béni des colonies. Et cette trouvaille avait de l’avenir. Puisqu’elle devint la doxa d’aujourd’hui.

    Le génie de la démarche, à l’évidente ironie, résidait dans le fait qu’elle singeait au plus près l’antiracisme (traditionnel) qui se voulait une réponse au racisme biologique. Et par un jeu de renversement et de symétrie, elle y installait la confusion et l’inversion.
    L’ironie pouvait se poursuivre, puisque la réplique qu’on trouva à ce nouveau racisme différentialiste n’était autre que l’universalisme, dans sa version nationale républicaine. C’est-à-dire l’autre forme de racisme, celui qui se définissait par le déni d’identité."

    http://bougnoulosophe.blogspot.com/2011/10/les-fossoyeurs-de-lantiracisme.html#links