• Ce meurtre d’enfant handicapé qu’on excuse
    https://youtu.be/nwIcO5Jxi7s

    Pour celles et ceux qui se posent des questions ou qui ne comprennent pas le problème avec la promotion du livre de Anne Ratier dans lequel elle explique pourquoi et comment (!!!) elle a tué son enfant le jour de ses 3 ans, je vous invite à visionner cette vidéo de Vivre Avec (twitter : @VivreAvec_ )
    Merci à Margot, donc, d’avoir pris le fardeau d’expliquer très clairement des choses pourtant évidente... enfin je croyais. Comme je l’ai dit sur twitter déjà, je me refuse à donner un lien vers la vidéo de l’interview de cette femme puisque le faire, c’est participer à sa promotion.

    Version écrite : https://vivreavec.fr/2019/03/06/meurtre-enfant-anne-ratier

    Réactions et explications de personnes concernées sur twitter : https://twitter.com/i/moments/1103045325445582849 (tout est rassemblé dans un « moment » pour plus de lisibilité, les tweets sont à dérouler)

    Je suis sûre qu’il y aura des personnes pour être plus choquées par ce qu’elles y liront / entendront que par la promotion tellement lisse dudit bouquin. Si c’est le cas, merci de faire le chemin dans votre tête plutôt que contre ces personnes qui s’expriment dans la souffrance qu’a provoqué cette vidéo normative sur le meurtre de personnes handicapées.

    Comme toujours Margot donne aussi beaucoup d’informations pour en apprendre plus :

    Rapport sur les droits des personnes handicapées de la Rapporteuse spéciale lors de sa visite en France : https://www.ohchr.org/Documents/Issues/Disability/A_HRC_40_54_Add.1-easy_to_read.pdf

    #CLHEE, Collectif Lutte et Handicaps pour l’Egalité et l’Emancipation : https://clhee.org

    #Eugénisme, sur le blog de dcaius : https://dcaius.fr/blog/2019/03/05/eugenisme

    Ce qui fait souffrir les personnes handicapées : https://www.ledevoir.com/opinion/idees/546012/aide-medicale-a-mourir-ce-qui-fait-souffrir-les-personnes-handicapees

    Deux vidéos faites avec Licarion Rock sur le film Me Before You CE FILM VEUT TUER 12 MILLIONS DE FRANÇAIS : https://www.youtube.com/watch?v=2v3494v9dYc


    Quand un film t’explique que tu dois mourir | TW suicide : https://www.youtube.com/watch?v=uEAcLAMxPFk

    Et si, comme moi, vous trouvez que prendre le temps d’expliquer tout ça, de mettre des ressources pour comprendre et tout et tout, bah ça vaut le coût, n’hésitez pas à aider plus concrètement Margot par là : https://vivreavec.fr/les-badges (y’a plein d’idées, de trucs, et depuis le temps que je voulais en parler par ici, de sa super chaine que j’aime, bah voilà c’est fait !)

    #validisme #antivalidisme #handicap #moiVSproches #BoycottAnneRatier


  • La Réunion : Des députés veulent une commission d’enquête sur les avortements et stérilisations forcés
    https://www.20minutes.fr/politique/2433223-20190126-reunion-deputes-veulent-commission-enquete-avortements-st

    Des milliers de Françaises forcées à avorter, certaines stérilisées dans la foulée, le tout « avec la bénédiction de l’Etat », le scénario d’un film de science-fiction ? Non. Une histoire on ne peut plus vraie, que des députés viennent de sortir de l’oubli.

    Le 19 décembre, le Réunionnais Jean-Hugues Ratenon (LFI) et une trentaine de collègues issus des rangs LR, UDI et GR, notamment, ont déposé une proposition de résolution pour obtenir la création d’une commission d’enquête sur les avortements et stérilisations forcés qui ont eu lieu il y a une cinquantaine d’années sur l’île de La Réunion. Des pratiques révélées en 1970 par « un vieux médecin catholique de Trois-Bassins [ouest de l’île] qui, un soir de mars, est appelé au chevet d’une patiente de 17 ans victime d’une grave hémorragie après un avortement », indiquait Le Nouvel observateur, qui médiatisa l’affaire le 30 novembre de cette année-là.
    « Certaines femmes étaient enceintes de six mois »

    L’enquête démontre alors que ces actes non consentis ont été réalisés par milliers, « parfois sur des femmes enceintes depuis six, sept ou huit mois », précise Le Nouvel observateur, et « depuis au moins 1966 dans une clinique de Saint-Benoît [est de l’île], complètent les députés dans l’exposé des motifs de leur proposition de résolution. En 1971, un procès a lieu pour manœuvres abortives, en première instance, puis en appel, contre trois médecins et un infirmier de la clinique. Les peines prononcées vont de deux ans d’emprisonnement (avec interdiction d’exercer pendant quelques années) à la relaxe. Le directeur de l’établissement hospitalier, lui, est reconnu civilement responsable, mais sans peine. » Puis l’affaire tombe dans l’oubli. Jusqu’à ce que Jean-Hugues Ratenon soit élu député et qu’il ait « les moyens de formuler [lui-même] la demande » de création d’une enquête parlementaire.

    « Je connais des femmes à qui c’est arrivé »

    Le sujet lui tient à cœur. Parce que « je suis né à Saint-Benoît et que je connais des femmes à qui c’est arrivé, confie l’élu du parti La France insoumise à 20 Minutes. Beaucoup de victimes sont encore en vie, car elles étaient jeunes à l’époque et que les faits ne remontent pas à il y a tellement longtemps. Mais elles ne veulent pas témoigner. Cette affaire fait partie, avec celle des “enfants de la Creuse”, des grands tabous réunionnais. Mais pour avancer sereinement, il faut purger tout ça. »

    En demandant la création d’une commission d’enquête parlementaire, les députés espèrent que la lumière sera faite sur ces événements afin d’avoir « une idée précise de l’ampleur des faits (les déclarations de journées d’hospitalisation et les témoignages laissent penser que le nombre de victimes peut s’élever à plusieurs centaines ou milliers de femmes) » et d’évaluer « l’étendue des responsabilités personnelles et institutionnelles ».
    L’Etat mis en cause

    « Il y a eu des arrangements et des complicités, à l’époque, entre les médecins, le conseil départemental d’alors et l’Etat », condamne Jean-Hugues Ratenon. Dans la proposition de résolution des députés est cité l’un des accusés : « La Sécurité sociale, le président du conseil général m’ont donné le feu vert pour les stérilisations (…). Comment expliquer que tous ces actes aient été faits en plein jour et tous remboursés par la Sécurité sociale ? »

    Une politique antinataliste a-t-elle été menée à La Réunion alors que, à cette époque, l’avortement était interdit et criminalisé en métropole ? Françoise Vergès l’affirme. Entre autres politologue et militante féministe, elle a publié en 2017, deux ans après les 50 ans de la loi Veil, Le ventre des femmes : capitalisme, racialisation, féminisme (Albin Michel). Un ouvrage dans lequel elle rend « hommage aux 30 femmes noires avortées et stérilisées de force qui ont eu le courage de témoigner en 1971. Elles ne recevront aucune réparation. » Elle y dénonce aussi la façon dont l’Etat a traité différemment les femmes en fonction de leur territoire. « Les femmes blanches ont été encouragées à faire des enfants, indique-t-elle à 20 Minutes. La publicité pour les contraceptifs était, par exemple, interdite dans l’Hexagone. A La Réunion, en revanche, des campagnes pour le contrôle des naissances et la contraception ont été organisées. » Dans une entrevue donnée à Libération le 14 avril 2017, Françoise Vergès précisait : « D’immenses affiches au bord des routes représentaient des femmes suivies de 8 enfants avec, écrit en gros : “Assez !” »
    Les milieux médicaux « sexistes et racistes » ?

    A ses yeux, la création d’une commission d’enquête parlementaire « permettra, peut-être, de rétablir la vérité. Mais comment réparer toutes ces vies dévastées ? » Selon les recherches juridiques et administratives qu’elle a menées afin de rédiger son ouvrage, « entre 7.000 et 8.000 avortements sans consentement ont été pratiqués chaque année à La Réunion dans les années 1970 ». Mais, « surtout, quelles décisions politiques seront prises à l’issue de cetet enquête ? Le sexisme et le racisme dans les milieux médicaux seront-ils étudiés davantage ? » Ces comportements ne sont pas d’un autre âge, alerte la politologue, qui évoque « la polémique autour du décès de Naomi Musenga, ou encore les accusations de stérilisation forcée de femmes roms ».

    La proposition de résolution a-t-elle des chances d’aboutir ? Elle a en tout cas été renvoyée à la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, qui devrait se prononcer sur la question en séance publique. Quand ? Interrogé en début de semaine, Jean-Hugues Ratenon ne le savait pas, mais promettait de « tout faire pour mettre ce scandale sur la table ». Une façon, aux yeux de Françoise Vergès, de « retourner le sentiment de honte de toute une génération de femmes ».

    #sexisme #racisme #misogynoir #violence_médicales #eugénisme #mutilations_sexuelles


  • La Première Extermination Nazie N’était Pas Contre Les Juifs : C’était Le Génocide Des Enfants Handicapés, Moins Connu Dans L’histoire. - Curioctopus.fr

    http://www.curioctopus.fr/read/18196/la-premiere-extermination-nazie-n-etait-pas-contre-les-juifs-:-c-etait-l

    L’Holocauste n’était pas la première extermination massive perpétrée par le nazisme : en effet, déjà deux ans avant le début des déportations, le régime hitlérien avait lancé un programme de génocide bien structuré, dont les méthodes ont inspiré les camps d’extermination des Juifs : le nom du programme était Aktion T4.

    Ce n’est pas la haine d’un peuple étranger qui a animé le projet, mais d’un groupe particulier de citoyens allemands, considérés génétiquement « inférieurs » et donc condamnés à une fin atroce :

    #T4 #nazis #nazisme #exterminations #meurtres_de_masse


  • Les Chimpanzés du futur – contre le transhumanisme
    https://chimpanzesdufutur.wordpress.com

    Dès les années Trente, le national-révolutionnaire Ernst Jünger, critiquait le racisme biologique et grossier des nationaux-socialistes, pour lui opposer l’avènement d’un nouveau type d’humanité : Le Travailleur – en tchèque, le robot.

    Ces progressistes au plan technologique sont des régressistes au plan social et humain, des partisans de la pire régression sociale et humaine ; ce qu’en langage commun on nomme des réactionnaires. Le nazisme, le fascisme et le communisme n’ont succombé que face au surcroît de puissance technoscientifique des Etats-Unis. Mais l’essence du mouvement, la volonté de puissance technoscientifique, s’est réincarnée et amplifiée à travers de nouvelles enveloppes politiques. Le laboratoire est florissant d’où s’est enfuie la créature immonde. Dès 1945, Norbert Wiener mettait au point la cybernétique, la « machine à gouverner » et « l’usine automatisée », qu’IBM implante aujourd’hui sous le nom de « planète intelligente ». C’est-à-dire la fourmilière technologique ubiquitaire, avec ses rouages et ses connexions, ses insectes sociaux-mécaniques qui se nommaient eux-mêmes, jadis, des zoon politikon, des animaux politiques.
    ...
    Cependant, nous les chimpanzés du futur, nous n’avons pas perdu, et la machine n’a pas gagné.
    L’Humain reste une bataille en cours tant qu’il ne s’abandonne pas, et il ne s’abandonne pas tant qu’il pense les choses et les dit avec des mots. Nommer une chose, c’est former une idée, et les idées ont des conséquences inévitables. Nous devons garder les mots et nommer les choses du mot juste. Nous devons former des idées avec leurs conséquences inévitables.

    Les transhumanistes n’ont qu’une idée : la technologie.
    Nous, chimpanzés du futur, n’avons qu’une technologie : les idées.
    Cependant les idées sont plus actives, plus rapides, plus performantes que n’importe quelle technologie ; plus véloces et puissantes qu’Internet et l’électricité.

    Nous disons : le transhumanisme est un nazisme en milieu scientifique. C’est ce techno-totalitarisme, ce « fascisme » de notre temps que nous combattons, nous, animaux politiques : Et nous vous appelons à l’aide.

    Sauvons les mots.

    Brisons les machines.

    Reproduisez et répandez l’Appel des Chimpanzés du futur.

    Grenoble, le 5 novembre 2014

    #eugénisme #transhumanisme #fascisme


  • Opinion | How Genetics Is Changing Our Understanding of ‘Race’ - The New York Times
    https://mobile.nytimes.com/2018/03/23/opinion/sunday/genetics-race.html

    In 1942, the anthropologist Ashley Montagu published “Man’s Most Dangerous Myth: The Fallacy of Race,” an influential book that argued that race is a social concept with no genetic basis. A classic example often cited is the inconsistent definition of “black.” In the United States, historically, a person is “black” if he has any sub-Saharan African ancestry; in Brazil, a person is not “black” if he is known to have any European ancestry. If “black” refers to different people in different contexts, how can there be any genetic basis to it?

    Beginning in 1972, genetic findings began to be incorporated into this argument. That year, the geneticist Richard Lewontin published an important study of variation in protein types in blood. He grouped the human populations he analyzed into seven “races” — West Eurasians, Africans, East Asians, South Asians, Native Americans, Oceanians and Australians — and found that around 85 percent of variation in the protein types could be accounted for by variation within populations and “races,” and only 15 percent by variation across them. To the extent that there was variation among humans, he concluded, most of it was because of “differences between individuals.”

    In this way, a consensus was established that among human populations there are no differences large enough to support the concept of “biological race.” Instead, it was argued, race is a “social construct,” a way of categorizing people that changes over time and across countries.

    It is true that race is a social construct. It is also true, as Dr. Lewontin wrote, that human populations “are remarkably similar to each other” from a genetic point of view.

    But over the years this consensus has morphed, seemingly without questioning, into an orthodoxy. The orthodoxy maintains that the average genetic differences among people grouped according to today’s racial terms are so trivial when it comes to any meaningful biological traits that those differences can be ignored.

    The orthodoxy goes further, holding that we should be anxious about any research into genetic differences among populations. The concern is that such research, no matter how well-intentioned, is located on a slippery slope that leads to the kinds of pseudoscientific arguments about biological difference that were used in the past to try to justify the slave trade, the eugenics movement and the Nazis’ murder of six million Jews.

    I have deep sympathy for the concern that genetic discoveries could be misused to justify racism. But as a geneticist I also know that it is simply no longer possible to ignore average genetic differences among “races.”

    Groundbreaking advances in DNA sequencing technology have been made over the last two decades. These advances enable us to measure with exquisite accuracy what fraction of an individual’s genetic ancestry traces back to, say, West Africa 500 years ago — before the mixing in the Americas of the West African and European gene pools that were almost completely isolated for the last 70,000 years. With the help of these tools, we are learning that while race may be a social construct, differences in genetic ancestry that happen to correlate to many of today’s racial constructs are real.

    Recent genetic studies have demonstrated differences across populations not just in the genetic determinants of simple traits such as skin color, but also in more complex traits like bodily dimensions and susceptibility to diseases. For example, we now know that genetic factors help explain why northern Europeans are taller on average than southern Europeans, why multiple sclerosis is more common in European-Americans than in African-Americans, and why the reverse is true for end-stage kidney disease.

    I am worried that well-meaning people who deny the possibility of substantial biological differences among human populations are digging themselves into an indefensible position, one that will not survive the onslaught of science. I am also worried that whatever discoveries are made — and we truly have no idea yet what they will be — will be cited as “scientific proof” that racist prejudices and agendas have been correct all along, and that those well-meaning people will not understand the science well enough to push back against these claims.

    This is why it is important, even urgent, that we develop a candid and scientifically up-to-date way of discussing any such differences, instead of sticking our heads in the sand and being caught unprepared when they are found.

    To get a sense of what modern genetic research into average biological differences across populations looks like, consider an example from my own work. Beginning around 2003, I began exploring whether the population mixture that has occurred in the last few hundred years in the Americas could be leveraged to find risk factors for prostate cancer, a disease that occurs 1.7 times more often in self-identified African-Americans than in self-identified European-Americans. This disparity had not been possible to explain based on dietary and environmental differences, suggesting that genetic factors might play a role.

    Self-identified African-Americans turn out to derive, on average, about 80 percent of their genetic ancestry from enslaved Africans brought to America between the 16th and 19th centuries. My colleagues and I searched, in 1,597 African-American men with prostate cancer, for locations in the genome where the fraction of genes contributed by West African ancestors was larger than it was elsewhere in the genome. In 2006, we found exactly what we were looking for: a location in the genome with about 2.8 percent more African ancestry than the average.

    When we looked in more detail, we found that this region contained at least seven independent risk factors for prostate cancer, all more common in West Africans. Our findings could fully account for the higher rate of prostate cancer in African-Americans than in European-Americans. We could conclude this because African-Americans who happen to have entirely European ancestry in this small section of their genomes had about the same risk for prostate cancer as random Europeans.

    Did this research rely on terms like “African-American” and “European-American” that are socially constructed, and did it label segments of the genome as being probably “West African” or “European” in origin? Yes. Did this research identify real risk factors for disease that differ in frequency across those populations, leading to discoveries with the potential to improve health and save lives? Yes.

    While most people will agree that finding a genetic explanation for an elevated rate of disease is important, they often draw the line there. Finding genetic influences on a propensity for disease is one thing, they argue, but looking for such influences on behavior and cognition is another.

    But whether we like it or not, that line has already been crossed. A recent study led by the economist Daniel Benjamin compiled information on the number of years of education from more than 400,000 people, almost all of whom were of European ancestry. After controlling for differences in socioeconomic background, he and his colleagues identified 74 genetic variations that are over-represented in genes known to be important in neurological development, each of which is incontrovertibly more common in Europeans with more years of education than in Europeans with fewer years of education.

    It is not yet clear how these genetic variations operate. A follow-up study of Icelanders led by the geneticist Augustine Kong showed that these genetic variations also nudge people who carry them to delay having children. So these variations may be explaining longer times at school by affecting a behavior that has nothing to do with intelligence.

    This study has been joined by others finding genetic predictors of behavior. One of these, led by the geneticist Danielle Posthuma, studied more than 70,000 people and found genetic variations in more than 20 genes that were predictive of performance on intelligence tests.

    Is performance on an intelligence test or the number of years of school a person attends shaped by the way a person is brought up? Of course. But does it measure something having to do with some aspect of behavior or cognition? Almost certainly. And since all traits influenced by genetics are expected to differ across populations (because the frequencies of genetic variations are rarely exactly the same across populations), the genetic influences on behavior and cognition will differ across populations, too.

    You will sometimes hear that any biological differences among populations are likely to be small, because humans have diverged too recently from common ancestors for substantial differences to have arisen under the pressure of natural selection. This is not true. The ancestors of East Asians, Europeans, West Africans and Australians were, until recently, almost completely isolated from one another for 40,000 years or longer, which is more than sufficient time for the forces of evolution to work. Indeed, the study led by Dr. Kong showed that in Iceland, there has been measurable genetic selection against the genetic variations that predict more years of education in that population just within the last century.

    To understand why it is so dangerous for geneticists and anthropologists to simply repeat the old consensus about human population differences, consider what kinds of voices are filling the void that our silence is creating. Nicholas Wade, a longtime science journalist for The New York Times, rightly notes in his 2014 book, “A Troublesome Inheritance: Genes, Race and Human History,” that modern research is challenging our thinking about the nature of human population differences. But he goes on to make the unfounded and irresponsible claim that this research is suggesting that genetic factors explain traditional stereotypes.

    One of Mr. Wade’s key sources, for example, is the anthropologist Henry Harpending, who has asserted that people of sub-Saharan African ancestry have no propensity to work when they don’t have to because, he claims, they did not go through the type of natural selection for hard work in the last thousands of years that some Eurasians did. There is simply no scientific evidence to support this statement. Indeed, as 139 geneticists (including myself) pointed out in a letter to The New York Times about Mr. Wade’s book, there is no genetic evidence to back up any of the racist stereotypes he promotes.

    Another high-profile example is James Watson, the scientist who in 1953 co-discovered the structure of DNA, and who was forced to retire as head of the Cold Spring Harbor Laboratories in 2007 after he stated in an interview — without any scientific evidence — that research has suggested that genetic factors contribute to lower intelligence in Africans than in Europeans.

    At a meeting a few years later, Dr. Watson said to me and my fellow geneticist Beth Shapiro something to the effect of “When are you guys going to figure out why it is that you Jews are so much smarter than everyone else?” He asserted that Jews were high achievers because of genetic advantages conferred by thousands of years of natural selection to be scholars, and that East Asian students tended to be conformist because of selection for conformity in ancient Chinese society. (Contacted recently, Dr. Watson denied having made these statements, maintaining that they do not represent his views; Dr. Shapiro said that her recollection matched mine.)

    What makes Dr. Watson’s and Mr. Wade’s statements so insidious is that they start with the accurate observation that many academics are implausibly denying the possibility of average genetic differences among human populations, and then end with a claim — backed by no evidence — that they know what those differences are and that they correspond to racist stereotypes. They use the reluctance of the academic community to openly discuss these fraught issues to provide rhetorical cover for hateful ideas and old racist canards.

    This is why knowledgeable scientists must speak out. If we abstain from laying out a rational framework for discussing differences among populations, we risk losing the trust of the public and we actively contribute to the distrust of expertise that is now so prevalent. We leave a vacuum that gets filled by pseudoscience, an outcome that is far worse than anything we could achieve by talking openly.

    If scientists can be confident of anything, it is that whatever we currently believe about the genetic nature of differences among populations is most likely wrong. For example, my laboratory discovered in 2016, based on our sequencing of ancient human genomes, that “whites” are not derived from a population that existed from time immemorial, as some people believe. Instead, “whites” represent a mixture of four ancient populations that lived 10,000 years ago and were each as different from one another as Europeans and East Asians are today.

    So how should we prepare for the likelihood that in the coming years, genetic studies will show that many traits are influenced by genetic variations, and that these traits will differ on average across human populations? It will be impossible — indeed, anti-scientific, foolish and absurd — to deny those differences.

    For me, a natural response to the challenge is to learn from the example of the biological differences that exist between males and females. The differences between the sexes are far more profound than those that exist among human populations, reflecting more than 100 million years of evolution and adaptation. Males and females differ by huge tracts of genetic material — a Y chromosome that males have and that females don’t, and a second X chromosome that females have and males don’t.

    Most everyone accepts that the biological differences between males and females are profound. In addition to anatomical differences, men and women exhibit average differences in size and physical strength. (There are also average differences in temperament and behavior, though there are important unresolved questions about the extent to which these differences are influenced by social expectations and upbringing.)

    How do we accommodate the biological differences between men and women? I think the answer is obvious: We should both recognize that genetic differences between males and females exist and we should accord each sex the same freedoms and opportunities regardless of those differences.

    It is clear from the inequities that persist between women and men in our society that fulfilling these aspirations in practice is a challenge. Yet conceptually it is straightforward. And if this is the case with men and women, then it is surely the case with whatever differences we may find among human populations, the great majority of which will be far less profound.

    An abiding challenge for our civilization is to treat each human being as an individual and to empower all people, regardless of what hand they are dealt from the deck of life. Compared with the enormous differences that exist among individuals, differences among populations are on average many times smaller, so it should be only a modest challenge to accommodate a reality in which the average genetic contributions to human traits differ.

    It is important to face whatever science will reveal without prejudging the outcome and with the confidence that we can be mature enough to handle any findings. Arguing that no substantial differences among human populations are possible will only invite the racist misuse of genetics that we wish to avoid.

    David Reich is a professor of genetics at Harvard and the author of the forthcoming book “Who We Are and How We Got Here: Ancient DNA and the New Science of the Human Past,” from which this article is adapted.

    #USA #eugénisme #racisme


  • Nazi-Vorwürfe gegen Robert Rössle: Ist eine Ehrung des Pathologen noch legitim? | Berliner Zeitung
    https://www.berliner-zeitung.de/berlin/nazi-vorwuerfe-gegen-robert-roessle-ist-eine-ehrung-des-pathologen-

    https://m.kauperts.de/Strassen/Robert-Roessle-Strasse-13125-Berlin

    #Buch - Soll der Anatom und Pathologe Robert Rössle wie bisher geehrt werden, obwohl er in der Zeit des Nationalsozialismus Vererbungsforschung betrieb und an Menschenversuchen für die Luftwaffe beteiligt war?

    Eine Straße in Buch trägt seinen Namen. Sie führt zum Wissenschaftscampus. Dort steht auch eine Bronzebüste Rössles. Mehr noch: Unter der Adresse Robert-Rössle-Straße 10 firmieren Institutionen wie das Max-Delbrück-Centrum für Molekulare Medizin oder das Leibniz-Forschungsinstitut für Molekulare Pharmakologie. Ihre Korrespondenz trägt den Namen Rössle in alle Welt.
    „Verfechter der NS-Ideologie“

    Er wirkte in einer Zeit, als Vorstellungen von Erbhygiene und Menschenzüchtung die Wissenschaftswelt faszinierten, die heute mit Abscheu und Ablehnung gesehen werden. So geht es auch der Ärztin Dr. Ute Linz. Sie bemüht sich seit 2015 um eine Umbenennung der Straße und die Entfernung der Skulptur. „Der Geehrte war ein Verfechter der nationalsozialistischen Ideologie, für den sich eine derartige öffentliche Ehrung verbieten sollte“, lautet in Kurzfassung ihre Begründung. Hinzu kommt ein persönliches Motiv: Ihre Großmutter war ein Opfer der Euthanasie.

    Sie richtete Schreiben ans Bezirksamt Pankow, die Bezirksverordneten, das Bezirksmuseum, sandte Mails an Bürgermeister Sören Benn (Linke) – und erhielt keine Antwort. Erst als sie im November 2017 dem Bezirksamt und der BVV eine Frist setzte, bekam sie – eine Eingangsbestätigung. Kein Wort zur Sache.

    Stadtrat Vollrad Kuhn (Grüne), für Straßennamen zuständig, sagte dieser Zeitung, ihm liege kein „richtiger Antrag“ mit Namensvorschlag vor. Er räumt ein, das das Anliegen vielleicht anderswo „in ein schwarzes Loch“ gefallen sei. Die Sache selber sieht er positiv: Wenn Rössle Dreck am Stecken habe, könne er das Anliegen nachvollziehen. Man müsse aber viele Seiten und Historiker befragen. „Wichtig ist, das im politischen Raum zu behandeln, Fraktionen und Kommissionen könnten sich befassen und Bewertungen abgeben.“

    Hirne als „Studienmaterial“

    Bekannt ist, dass die Hirnforschung von den Euthanasiemorden der späten 1930er-Jahre profitierte, man nahm die Hirne gern als „Studienmaterial“. Rössle war nicht NSDAP-Mitglied und wohl nicht an Euthanasiemorden beteiligt. Gleichwohl trug er bis 1945 als Kurator des Bucher Institutes Mitverantwortung. Der Euthanasieforscher Götz Aly schreibt, Rössle habe sich dem Staat gegenüber stets loyal verhalten: „Es blieb ihm gleichgültig, ob er in Hitlerdeutschland als ‚Volksgenosse‘ oder später als ‚Nationalpreisträger I. Klasse der DDR‘ apostropiert wurde“.

    Erbhygiene sah Rössle distanziert. Sein Buch „Die pathologische Anatomie der Familie“ (1940) birgt Belege dafür. Ein Absatz wurde geschwärzt, darin der Satz: „Die Anschauung, Krankheit sei Schicksal, weil alles Geschehen an Körper und Geist unter der Herrschaft der Vererbung stehe, ist in dieser Verallgemeinerung unrichtig und gefährlich.“

    Fest steht: Aus einer Umbenennungsdebatte kann die Öffentlichkeit viel lernen – zum Beispiel über Anpassungen an Zeitumstände.

    #Berlin #Robert-Rössle-Straße #euthanasie #eugénisme #nazis #santé #maladie


  • Un bébé presque parfait
    http://www.laviedesidees.fr/Un-bebe-presque-parfait.html

    La révolution #génétique est notamment marquée par de complexes mutations dans les techniques de reproduction. De notre rapport à la maternité à l’idée d’un « eugénisme du libre choix », Jean-Hugues Déchaux revient sur les controverses éthiques qui entourent l’ingénierie génétique.

    #Essais

    / génétique, #procréation_médicalement_assistée, #eugénisme


  • Un juge refuse que les parents du petit Alfie le fassent soigner à Rome

    https://www.lexpress.fr/actualites/1/styles/un-juge-refuse-que-les-parents-du-petit-alfie-le-fassent-soigner-a-rome_200

    Le juge Anthony Hayden de la Haute cour de Manchester, dans le nord-ouest de l’Angleterre, a déclaré que le dossier d’Alfie, qui est atteint d’une maladie neurodégénérative rare, avait atteint son « chapitre final ». 

    Il a rejeté la demande des parents d’Alfie, Tom Evans et Kate James, qui ont le soutien du pape François et du gouvernement italien pour le faire soigner à l’hôpital romain Bambino Gesù, spécialisé dans le traitement des enfants. Rome a même accordé la nationalité italienne à Alfie.

    Lors d’une audience lundi soir devant la Haute Cour, le juge avait rejeté une nouvelle demande des parents et donné aux médecins le feu vert pour mettre fin aux soins apportés à Alfie. Il avait déclaré qu’Alfie, étant un citoyen britannique, était soumis aux décisions de la justice britannique.

    Mais selon son père, Alfie a continué à respirer après que son assistance respiratoire lui a été retirée. « Ils disent qu’Alfie souffre. Mais il n’est plus relié au ventilateur et il ne souffre pas », a affirmé Tom Evans mardi.

    « Étant donné qu’il est resté en vie pendant neuf heures de manière complètement inattendue, je pense qu’il aura besoin d’assistance dans les prochaines heures. Je pense qu’on devrait lui accorder cela », a-t-il déclaré.

    Le juge Hayden a rejeté les déclarations du père, a refusé le transfert de l’enfant en Italie et a statué que les parents pouvaient seulement le placer dans un autre service hospitalier, dans un hospice ou le ramener à leur domicile.

    A Rome, la directrice de l’hôpital pour enfants Bambino Gesù a annoncé qu’un avion médicalisé fourni par le ministère italien de la Défense était prêt à décoller d’Italie pour aller chercher l’enfant.


  • Le Dr Asperger a « activement coopéré » avec les nazis, selon une étude
    http://www.lefigaro.fr/international/2018/04/19/01003-20180419ARTFIG00221-le-dr-asperger-a-activement-coopere-avec-les-nazi

    Après huit années de recherche, un historien de la médecine a publié, ce jeudi, une étude montrant que le célèbre pédiatre autrichien, qui a donné son nom à une forme d’autisme, a participé au programme d’euthanasie du Troisième Reich, ainsi qu’aux « politiques d’hygiène raciale ».

    Le pédiatre autrichien Hans Asperger, qui a donné son nom au syndrome d’Asperger - une forme d’autisme comprenant des troubles des interactions sociales ou de la communication -, a « coopéré activement » avec le programme nazi d’euthanasie, selon une nouvelle étude publiée ce jeudi. « Asperger a fait en sorte de s’adapter au régime nazi et a été récompensé avec des perspectives de carrière pour ses manifestations de loyauté », écrit dans cette étude Herwig Czech, historien de la médecine à l’Université de médecine de Vienne, après huit années de recherche.

    Le Dr Asperger (1906-1980) « a légitimé publiquement les politiques d’hygiène raciale y compris les stérilisations forcées et a coopéré activement, à plusieurs occasions, au programme nazi d’euthanasie d’enfants », poursuit-il. S’il a adhéré à plusieurs organisations affiliées aux Nazis, le célèbre médecin n’a pas pour autant été membre du parti national-socialiste lui-même, précise l’étude publiée dans le journal en accès libre Molecular Autism .

    Pour mener à bien ses recherches, Herwig Czech explique avoir consulté de nombreuses publications dont des documents d’archives jusqu’alors inexploités, y compris les dossiers personnels du docteur et des études de cas de ses patients. Il cite un document nazi de 1940 selon lequel Asperger « était en conformité avec les idées national-socialistes sur les questions de race et les lois sur la stérilisation ». Le Dr Asperger a affiché son allégeance aux principes fondamentaux de la médecine nazie lors de conférences publiques. Après l’annexion de l’Autriche par les nazis en mars 1938, il s’est notamment mis à signer ses rapports de diagnostic avec la formule « Heil Hitler ».

    Selon l’étude, le docteur Asperger a recommandé le transfert de deux fillettes, âgées respectivement de deux et cinq ans, au fameux centre Am Spiegelgrund situé à l’intérieur de l’hôpital psychiatrique Steinhof de Vienne. C’est dans ce centre que sont morts près de 800 enfants dépourvus de « pureté raciale » et d’« intérêt héréditaire », tués notamment par empoisonnement. Les deux fillettes, qui faisaient partie des victimes, étaient officiellement mortes de pneumonie.

    Le docteur Asperger a également fait partie d’une commission chargée de décider du sort de quelque 200 malades dans le département pour enfants d’un autre hôpital, dont 35 qualifiés d’« inéducables » qui sont morts par la suite, selon l’étude.

    #grand_homme #eugenisme #nazisme


  • Épistémicides. L’impérialisme m’a TueR
    https://www.youtube.com/watch?v=zK6hegi_wHE


    #épistémicide #Fatima_Khemilat
    #impérialisme #ethnocentrisme #post-modernisme #livres_d'histoire #histoire #sciences_non-occidentales #privilège_de_l'épistémè #cogito_ergo_sum #légitimité #disqualification #discrimination

    épistémicide = tuer la #science

    #Etat-nation -vs- #tribus #ethnies
    #civilisation -vs- #barbarie
    #culture -vs- #folklore #exotisme
    #mythes -vs- #croyance #religion
    #domination #pouvoir

    Citation de #Norbert_Elias :

    « La civilisation c’est la prise de conscience par les occidentaux de la supériorité de leur culture et de leur savoir sur les autres »

    La #découverte_de_l'Amérique...

    #reconquista #prise_de_grenade #chute_de_grenade

    #contreverse_de_Valladolid :

    La controverse de Valladolid est un débat qui opposa essentiellement le dominicain Bartolomé de #Las_Casas et le théologien Juan Ginés de #Sepúlveda en deux séances d’un mois chacune (l’une en 1550 et l’autre en 1551) au collège San Gregorio de Valladolid, mais principalement par échanges épistolaires. Ce débat réunissait des théologiens, des juristes et des administrateurs du royaume, afin que, selon le souhait de Charles Quint, il se traite et parle de la manière dont devaient se faire les conquêtes dans le Nouveau Monde, suspendues par lui, pour qu’elles se fassent avec justice et en sécurité de conscience.
    La question était de savoir si les Espagnols pouvaient coloniser le Nouveau Monde et dominer les indigènes, les Amérindiens, par droit de conquête, avec la justification morale pouvant permettre de mettre fin à des modes de vie observés dans les civilisations précolombiennes, notamment la pratique institutionnelle du sacrifice humain, ou si les sociétés amérindiennes étaient légitimes malgré de tels éléments et que seul le bon exemple devait être promu via une colonisation - émigration.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Controverse_de_Valladolid

    #eugénisme #racisme #pureté_de_sang

    #objectivité_de_la_science


  • In 1907, Indiana became the first state to pass a law permitting the sterilization of “confirmed criminals, idiots, imbeciles and rapists.” The Ishmaels were invoked in the drafting of the legislation, under which over 2,300 people were sterilized.

    Meet the Ishmaels, America’s ‘worst’ family
    Eugenicists studied this band of ‘paupers, beggars and thieves, criminals, prostitutes, wanderers.’

    https://timeline.com/ishmaels-americas-worst-family-1bacd94969b5

    The 1933 Chicago World’s Fair was christened “A Century of Progress.” A lot had changed since the first world’s fair in 1893: zeppelins soared, Ford’s assembly line had brought automobiles to the masses, and pre-fabricated homes were the wave of the future.

    And eugenics was now considered by many to be a legitimate science. As such, it received its own exhibit at the fair. One panel in the eugenics exhibit showed the genealogy of the best family in America: the Roosevelts. Juxtaposed to that was another panel, showing the genealogy of the worst family in America: the Ishmaels.

    “Among certain charity workers and eugenicists at the time,” says Nathaniel Deutsch, a history professor at UC Santa Cruz and author of Inventing America’s “Worst” Family, “any poor white Upland Southerner living in or around Indianapolis could just be called an Ishmaelite or a member of the Tribe of Ishmael as a way of stigmatizing them.”

    By the 1930s, the term “Tribe of Ishmael” had come to designate thousands of people who were not all part of the biological same family — though eugenicists sought to prove hereditary connections between them. They were “a group of degenerates found in Indiana, Kentucky, Ohio, Illinois, Missouri and Iowa,” claimed a leaflet from roughly 1921, which tallied 10,000 so-called Ishmaelites. They were “paupers, beggars and thieves, criminals, prostitutes, wanderers.” The leaflet conceded that “some have become good citizens,” but “the great majority are still mating like to like and producing unsocial offspring.”


  • « Les nazis n’ont rien inventé. Ils ont puisé dans la culture dominante de l’Occident libéral » – Entretien avec Johann Chapoutot
    http://lvsl.fr/nazis-nont-rien-invente-ont-puise-culture-dominante-de-loccident-liberal-entret

    Johann Chapoutot est professeur d’ #histoire à l’Université Paris-Sorbonne, spécialiste de l’ #Allemagne nazie. Il a consacré de nombreux ouvrages à l’étude de l’idéologie #nationale-socialiste (La loi du #sang, le #nazisme et l’ #Antiquité…) traduits en sept langues et récompensés par de nombreux prix. Il s’intéresse aux fondements philosophiques, historiques et (pseudo-)scientifiques du nazisme ; il étudie les moyens par lesquels cette vision du monde a pu devenir hégémonique en Allemagne à partir de 1933. Ses analyses mettent en lumière certains aspects peu connus de ce phénomène historique ; nous avons décidé de le rencontrer.

    [...]

    LVSL : Vous mentionnez à plusieurs reprises l’importance du darwinisme social dans la vision du monde nationale-socialiste, ce courant de pensée selon lequel les individus les plus faibles d’une société sont destinés à mourir, en vertu de la loi impitoyable de la sélection naturelle. À l’origine, c’était une grille de lecture utilisée par des penseurs #libéraux anglo-américains, destinée à justifier la mortalité que causait le capitalisme au sein des classes populaires… Existe-t-il une continuité entre ce courant de pensée, et l’ #eugénisme racialiste propre au national-socialisme ?

    Totalement. Les #nazis sont des gens qui n’inventent rien. Lorsque j’ai commencé à étudier le nazisme il y a quinze ans, je l’ai fait dans l’idée qu’il était un phénomène monstrueux, maléfique, incompréhensible, en rupture radicale avec ce qui l’avait précédé… Mais quand j’ai lu les nazis, j’ai découvert qu’ils disent des choses tout à fait banales par rapport aux penseurs de leur temps. L’idée que toute vie est combat est d’une banalité absolue dans l’ #Europe du XXème siècle. Le #darwinisme_social a été introduit en Allemagne par un britannique, #Houston_Stewart_Chamberlain, gendre de #Wagner et mélomane. Il avait lu #Darwin et surtout les darwinistes sociaux : #Spencer, #Galton… En 1897, il rédige les Fondements du XIXème siècle, un livre qui pose les bases du darwinisme social allemand. Cet ouvrage est la passerelle culturelle entre le darwinisme social anglo-saxon et sa version allemande.

    Cette idée d’une lutte pour la vie, et d’une vie comme zoologie, d’une lutte zoologique pour l’existence en somme, qui passe par la sécurisation des approvisionnements et de la reproduction, se retrouve partout, singulièrement en Grande-Bretagne et en France ; en effet, le darwinisme social est la théorie d’une pratique politique – l’ordre #capitaliste, et géopolitique – la #colonisation. Il se trouve qu’au XIXème siècle, l’aventure coloniale allemande n’est pas très importante par rapport à ce qu’elle est en #France et en #Grande-Bretagne. Elle a donc été introduite tardivement dans ce pays, par #Chamberlain. Cette idée prospère rapidement, se développe, et nourrit les argumentaires pangermaniques : les Germains sont supérieurs aux #Slaves comme les #Britanniques le sont aux « #Nègres » ; par conséquent, les Germains doivent conquérir leur espace vital au détriment des Slaves. Les nazis récupèrent ces idées banales radicalisées par la Grande Guerre. La guerre de 14-18 prouve que les darwinistes sociaux ont raison : tout est guerre, lutte et combat. Les nazis décident de faire de cette expérience une politique : si les Allemands ne veulent pas mourir, ils doivent être réalistes, et laisser choir l’ #humanisme et l’humanitarisme. Il faut accepter que toute vie est combat, sous peine de mourir.

    J’irais plus loin que le cadre de votre question. Je trouve que ce darwinisme social se porte très bien aujourd’hui. Il se retrouve dans des petits tics de la langue qui se veulent bienveillants (« t’es un battant toi« …). Il se retrouve dans la bêtise de certaines personnes que l’on prétend #philosophes et qui vous parlent des gens qui ne sont rien, des #assistés, des #fainéants… Si l’on se retrouve au sommet de la société parce qu’on a été #banquier, haut fonctionnaire, président de la #République, alors on a tendance à croire que c’est un #ordre_naturel qui nous a élu, que l’on est là parce qu’on est le meilleur, naturellement ; que l’on s’est affirmé dans la lutte pour la vie, en somme. Cela part d’un manque de lucidité stupéfiant sur la fabrique sociale de la « réussite ».

    LVSL : Les historiens marxistes mettent l’accent sur une autre forme de continuité : la continuité économique et sociale qui existe entre l’ordre pré-nazi et le IIIème Reich, c’est-à-dire la perpétuation de la domination d’une classe de financiers et d’industriels sur celle des travailleurs. Que pensez-vous de la thèse marxiste classique, qui analyse le fascisme et le nazisme comme « expressions politiques du capitalisme monopolistique » ?

    C’est la thèse officielle du Komintern à partir de 1935. Les membres du Komintern se sentent fautifs, car jusqu’alors c’est la stratégie « classe contre classe » qui a prévalu ; elle a abouti à ce que les communistes combattent les sociaux-démocrates davantage que les nazis. L’arrivée d’ #Hitler au pouvoir a constitué un vrai choc pour eux. D’où l’abandon de la stratégie « classe contre classe » au profit de la tactique du « #Fron_Populaire ».

    Les #communistes allemands ont été traumatisés par la disparition de la #gauche la plus puissante d’Europe, la gauche allemande. Pour penser ce traumatisme, ils ont élaboré cette herméneutique, en stricte orthodoxie marxiste, qui consiste à dire que le “fascisme” constitue la dernière tentative d’une bourgeoisie aux abois pour se maintenir en position de domination sociale, économique, politique, financière… Le « #fascisme » devient un terme générique qui désigne tout aussi bien la doctrine de Mussolini que celle des nationaux-socialistes allemands (en Europe de l’Est, on parlait de « deutsche Faschismus« , fascisme allemand), alors que ce n’est pas du tout la même chose. Dans sa formulation la plus résumée et la plus dogmatique, cette grille de lecture devient un catéchisme un peu idiot. Cette lecture orthodoxe issue du Komintern est demeurée celle d’une historiographie de gauche fortement marquée par l’histoire sociale, qui n’est pas à rejeter, car elle a produit de grands travaux.

    La grande industrie allemande et la finance allemande ont évidemment trouvé tout leur intérêt à l’arrivée des nazis au pouvoir. Les répercussions de la crise de 1929 sont terribles en Allemagne. L’Allemagne est le pays le plus touché, parce qu’il était le mieux intégré au circuit du capital international ; il a beaucoup souffert de la fuite brutale des capitaux américains. À l’été 1932, l’Allemagne compte 14 millions de #chômeurs ; si on prend en compte les chômeurs non déclarés, elle en compte 20 millions. La crise signifie pour les Allemands la famine et la tuberculose. Les nazis ont été vus comme les derniers remparts possibles contre une #révolution bolchévique. D’où la lettre ouverte de novembre 1932 à Hindenburg qui l’appelle à nommer Hitler chancelier, signée par des grands #patrons de l’industrie et de la banque. Le parti nazi reçoit des soutiens financiers considérables. C’est grâce à eux qu’il peut fournir à des centaines de milliers de SA des bottes, des casquettes, des chemises, de la nourriture. Les campagnes électorales des nazis coûtent une fortune, notamment du fait de l’organisation de leurs gigantesques meetings ; Hitler ne cesse de se déplacer en avion, à une époque où l’heure de vol est hors de prix. Les #mécènes qui financent le parti nazi voient en lui le dernier rempart contre le péril rouge. Ils sont gâtés, car d’une part les nazis détruisent de fait la gauche allemande, les syndicats, l’expression publique ; de l’autre, ils relancent l’économie comme personne ne l’avait fait avant eux par la mise en place de grands travaux d’infrastructure à vocation militaire, et par des commandes d’armement inédites dans l’histoire de l’humanité. Les commandes d’armement font travailler le charbon, l’acier, la chimie, les composants électriques, le cuir, la fourrure, la mécanique, l’aviation…

    Les #industriels savent très bien que l’Etat allemand ne peut pas financer ce qu’il est en train de faire. L’Etat commande des chars, des avions, mais ne paie pas ; il joue un jeu assez complexe et plutôt malin (je vais simplifier, mais le principe est là). Il paie les industriels en bons à intérêt… et leur déclare que ceux-ci seront versés grâce au pillage de l’Europe. Tout le monde est au courant, les industriels au premier rang, parce qu’ils ne sont pas payés, ou très peu : l’heure des comptes va sonner plus tard, quand le Reich aura les moyens d’envahir l’Europe. Les industriels ont donc été les complices et les bénéficiaires du Reich.

    Ne parlons même pas de ce qu’est devenue leur activité après 1940. Leurs commandes augmentent, et l’industrie obtient via Himmler que l’on mette le système concentrationnaire à son service. On en arrive à la loi d’airain des salaires de Karl Marx : vous ne rémunérez la force de travail qu’autant que nécessaire, afin qu’elle puisse se renouveler pour se maintenir. La loi d’airain des salaires dans les années 1940, c’était les camps de concentration, c’est-à-dire l’exploitation jusqu’à son terme de travailleurs que l’on n’a même pas besoin maintenir en vie, parce qu’il y avait une telle rotation que si un travailleur mourait en deux jours, un autre le remplaçait aussitôt.

    [...]

    • Dans mon propre bouquin qui creuse la même question, j’ai plutôt trouvé la source à ce qui est, pour moi, le nœud de l’histoire occidentale : 1492. Cela marque la fin du Moyen-Âge, la fin de la cosmologie chrétienne et c’est même pour cela qu’elle est devenue si virulente et le début de l’ère des grands #génocides systématiques qu’il fallait bien justifier d’une manière ou d’une autre. Et tout cela est lié à l’émergence du capitalisme, le système prédateur qui doit se trouver une assise idéologique au fait de piller les autres pour accumuler toujours plus.

    • Fillon et le Blitzkrieg
      https://blogs.mediapart.fr/bernard-gensane/blog/220217/fillon-et-le-blitzkrieg

      Le terme “Blitzkrieg” est apparu en 1935 dans la revue Die Deutsche Wehr (L’Armée allemande). D’après les théoriciens de cette organe, les États pauvres en ressources alimentaires et en matières premières (comme l’Allemagne de l’époque) devaient gagner la guerre au plus vite par un engagement massif et violent. Cette notion sera utilisée pour évoquer la guerre civile espagnole : « Nazi-Deutschland testete in Spanien seine späteren Blitzkrieg gegen Frankreich (L’Allemagne nazie a testé en Espagne sa future guerre éclair contre la France). Le 25 septembre 1939, l’hebdomadaire étasunien Time Magazine décrivait ainsi l’invasion de la Pologne par l’Allemagne : « This is no war of occupation, but a war of quick penetration and obliteration – Blitzkrieg, lightning war » (Ce n’est pas une guerre d’occupation mais une guerre de pénétration et de destruction rapides – le #Blitzkrieg, la guerre éclair).

      https://www.youtube.com/watch?v=rlQ3cfBMhFY&feature=youtu.be


      c’était en 2017 et aujourd’hui #macron a siphonné les idées de #fillon



  • De la difficulté de se faire stériliser

    J’avais 29 ans et j’étais célibataire sans enfants la première fois que j’ai demandé à me faire stériliser. Mon médecin s’est pincé les lèvres comme si j’avais sorti une absurdité. Je vais sans doute vouloir, m’a-t-il assuré, des enfants en vieillissant. Au milieu de la trentaine, j’ai demandé à un autre médecin, une femme cette fois-ci. Elle m’a conseillé de rentrer chez moi et de discuter de ma fertilité avec mon mari ou mon petit ami – je n’avais ni l’un ni l’autre à l’époque.

    L’idée de me faire stériliser m’a hantée pendant la majeure partie de ma vie d’adulte. Il a pourtant fallu près d’une décennie et demie pour que quelqu’un me prenne au sérieux. Plus tôt ce mois-ci – à l’âge de 42 ans, toujours célibataire sans enfants – j’ai enfin subi une ligature des trompes par laparoscopie.

    https://www.vice.com/fr/article/zmxbw9/de-la-difficulte-de-se-faire-steriliser

    • j’ai suivi le parcours interminable, infantilisant, d’une normativité clinique étouffante et d’une autorité sur les corps insupportable, de ma compagne dans cette démarche (elle avait tout de même presque 40 ans, bordel ! toujours pas d’empire sur son propre corps ! Mais quand, alors ?? Quand une femme de 35 ans n’a pas de gosses, il lui est encore impossible de faire entendre que c’est un foutu choix de vie et pas une tare psychique ou un retard au démarrage d’un cours prétendument normal de la chaîne des désirs et des accomplissements sociaux). Vingt ans avant, c’est pour la simple pose d’un stérilet que j’avais suivi avec effarement le parcours du combattant de ma compagne (elle avait 25 ans), ligne pointillée de menaces, chantages, infantilisations etc. Saloperies de médecins.

    • Oui, j’ai une amie d’enfance qui n’a jamais voulu de gosses. Je crois qu’elle aussi, elle demandé sa première stérilisation avant 30 ans, refusée, bien sûr… par des types qui — on le sait maintenant — n’avaient pas le moindre problème à stériliser sans leur consentement des femmes dont ils jugeaient qu’elles ne devaient pas ou plus se reproduire…
      Finalement, elle a obtenu ce qu’elle voulait à 40 ans, en Irlande, où elle vit actuellement. Elle a vécu ce jour comme une délivrance.

    • De mon coté il m’a fallu 10 ans pour pouvoir bénéficié enfin de la procédure. J’ai même eu le cas d’une gyneco que je venais voire pour un IVG vers mes 24-25 ans. Après l’IVG elle veux m’imposer la pilule. Alors que la grossesse que j’avais interrompu était survenu sous pilule et que je fumais plus d’un paquet par jour et que je refusait la pilule. Elle m’a dit péremptoirement « Vous allez arrêter de fumer »

      J’ai demandé un DIU elle a refusé au prétexte que j’étais nullipare.
      J’ai demandé la stérilisation, elle a refusé au prétexte que je lui ferais obligatoirement un procès dans quelques années !
      Ça à fini en noms d’oiseau et claquage de porte. Je suis partie sans aucune methode de contraception et j’ai pas revu de gyneco pendant 10 ans jusqu’à ce que je trouve les infos ultra secrète dont j’avais besoin pour disposé de mes droits sur mon propre corps et avoir enfin accès à la contraception que je désire.
      Par rapport aux infos ultra secrète, je les ai trouvées via une connaissances de ma mère qui connaît une femmes dans un planning familial qui aurais des infos. J’ai appelé une première fois à ce planning familiale et demandé la personne qu’on m’a conseillé. Elle était pas là. Lors de ce premier appel on m’a expliqué que c’était réservé aux femmes qui ont déjà des enfants. Ce qui est faux. J’ai rappeler et cette fois la bonne personne était présente. Elle m’a quant même dit qu’il me faudrait l’autorisation de mon conjoint alias le véritable propriétaire de mon utérus.
      Une fois à l’hôpital le médecin m’a dit que cette autorisation n’était pas nécessaire. (Encor heureux ! )
      Après l’intervention au moment de payé, la personne en charge de cette étape, m’a expliqué quant même que c’était un scandale ces jeunes filles qui demandent la stérilisation par simple flemme de prendre la pilule et que cette contraception devait être réservé aux femmes plus agées... J’étais un peu sonné de l’opération j’ai laissé passé mais cette remarque m’avais beaucoup heurté. D’un coté ça enfonçait l’idée que les jeunes femmes ont un devoir de prendre la pilule pour resté potentiellement fécondes et aussi le fait qu’à 36-38 ans j’étais délivré de cette obligation en tant que vieille peau à jetter. Comme ca venais d’une personne qui étais sensé être un peu éveillée sur ce sujet, ca m’avais particulièrement déprimé de retrouvé ce genre de discours.

    • Par rapport à cette demande d’autorisation du conjoint/propriétaire et cette idée que le conjoint est propriétaire des organes génitaux et reproducteur de sa conjointe-propriété. C’est une croyance assez commune qu’on retrouve plutot avec l’IVG.

      Près d’un Français sur cinq est persuadé qu’une femme qui décide de subir un avortement doit absolument avoir l’autorisation de son conjoint.

      http://www.europe1.fr/sante/ivg-comment-lutter-contre-les-idees-recues-2521073

      Cette croyance me semble très emprunte de #culture_du_viol

    • Oui d’ailleurs en face tu as le tabou sur les mères qui n’ont pas le droit de dire qu’elles regrette d’être mère.
      http://www.liberation.fr/debats/2016/07/10/le-regret-d-etre-mere-ultime-tabou_1465328

      J’ai quelques copines qui m’ont confié que si on leur avait expliqué vraiment comment ca se passe elles n’auraient pas eu d’enfant. J’ai déjà entendu aussi l’idée qu’il ne faut pas donner de détails déplaisants sur la grossesse, l’accouchement, et les suites aux filles et jeunes femmes car sinon elles ne voudrons pas faire d’enfants.

    • Sur la question gynéco, j’avais lu aussi quelque chose sur certaines maladies utérines qui nécessitent une hystérectomie, qu’on fait trainer des années avec cette idée de maintenir la fertilité alors que les femmes souffrent de cette affection au quotidien avec des règles pléthoriques atroces et sont majoritairement stériles quand elles en sont affectées, il faut que je recherche les références. Ça finit à 99% par l’ablation, mais impossible d’avoir l’opération avant 35 ans ou seulement en cas de danger mortel.

    • Sympa la question de ta copine @supergeante
      Ca me fait pensé à un cas contradictoire par rapport à l’endométriose. Un des rare « traitement » contre la maladie est le déclenchement d’une ménopause artificiel. Ca ne guérie pas l’endométriose mais ca peut parfois atténué la douleur qui se fait plus forte au moment des règles. Une copine qui est atteinte d’endométriose assez lourde et qui désir avoir des enfants, s’est vu prescrire un traitement hormonal déclencheur de la ménopause vers ses 30 ans sans que lea gyneco ne lui donne aucun détail là dessus. C’est en regardant sur internet avant de commencer le traitement qu’elle à découvert cet effet.

      Je ne sais pas ce qui à fait que cette femme pouvait devenir stérile contre son gré dans la plus parfaite indifférence du gyneco. Elle étais tatouée mais blanche, c’était peut être une question de classisme, je ne sais pas. Je sais qu’il y a un biais racial, car les femmes racisées se voient souvent proposé et parfois imposé l’IVG, la stérilisation ou des contraceptifs dangereux qui peuvent facilement rendre stérile ou donner le cancer.
      Je pense que les femmes en situations de handicape doivent etre facilement stérilisées aussi, sans trop qu’on leur demande leur consentement.

      #eugénisme

    • @mad_meg @supergeante : oui oui c’est temporaire. En fait c’est débile qu’ils appellent ça comme ça. Ça montre d’ailleurs que quand on n’est plus fertile, on est un peu mise de côté, du côté des ménopausées en quelque sorte. Il y a d’autres façons de traiter l’endométriose même s’il n’y a pas de panacée, entre autres via un certain type d’alimentation, l’endométriose étant une maladie inflammatoire. Mais ce n’est clairement pas le chemin vers lequel vous incite à aller tout le corps médical, comme d’habitude vu que ça n’engraisse aucun labo.

      Concernant les témoignages de refus de ligature des trompes et de stérilets, ça me tue à chaque fois que je lis ça. La preuve ultime que nous sommes assignées à une fonction de reproductrice, quelles que soient les orientations personnelles ou professionnelles que nous donnons à nos vies. Quand parviendrons nous à reprendre contrôle de nos corps ? Le corps médical est clairement un obstacle à cela et je ne vois pas de solution pour l’instant, à mon plus grand désespoir ! Rejoindre des collectifs de femmes axés sur ces sujets par exemple les femmes atteintes d’endométriose etc permet au moins d’avoir les bonnes infos.

      Par rapport aux infos ultra secrète, je les ai trouvées via une connaissances de ma mère qui connaît une femmes dans un planning familial qui aurais des infos

      On dirait une enquête policière lol

      Quel combat !


  • Tenn. Inmates Receive Reduced Jail Time if They Get a Vasectomy, Birth Control Implant
    http://www.theroot.com/tenn-inmates-receive-reduced-jail-time-if-they-get-a-v-1797100383

    There are few things that are more blatant than what is going on in White County, Tenn., where inmates are apparently given a reduced jail sentence if they agree to get either a vasectomy or a birth control implant.

    According to News Channel 5, back in May, General Sessions Judge Sam Benningfield signed a standing order permitting inmates to get 30 days’ credit toward jail time if they agreed to a birth control procedure. The program has since been called “unconstitutional” by the American Civil Liberties Union.

    Women who agree to participate in the program receive a free Nexplanon implant in their arm, which helps to prevent pregnancies for up to four years, while men who volunteer are given a free vasectomy by the Tennessee Department of Health.


  • White Women In Robes
    https://werdbrew.wordpress.com/2017/07/15/white-women-in-robes

    North Carolina has more living victims of forced or coerced sterilization than any other state in the U.S. There are around 7,600 known cases that were performed through a government-run eugenics program that culminated in 1974. A task force convened in 2011 to determine how the thousands of people who were forcibly sterilized by the state would be granted monetary reparations. Their preliminary report to the Governor includes testimony from victims given at the hearing, some of whom were teens or preteens at the time of their sterilization.

    “Now I don’t know if North Carolina wants to hear this or not but this is North Carolina’s holocaust. We need a wall. We need a library,” said Australia Clay. Her testimony was one of the many transcribed in the report. She spoke up for her mother, who was forced into a mental institution by her husband after a nervous breakdown due to domestic abuse and postpartum depression. He received fifty dollars for committing her. It was in this institution where she was sterilized against her will and held for twelve years.

    The eugenics movement was mass-scale reproductive violence, built upon white supremacy, racism, classism, xenophobia, and ableism. Nationwide, an estimated 60,000 men, women, and children were sterilized; determined to be “unfit” due to their race, ability, and/or low socioeconomic standing. Latinx, Native American, and Black people were among those most heavily targeted by this horrific movement and the practice has continued into this century. There are likely many, many more cases that were never properly recorded.


  • Radiation and ringworm: a tale of social policy, racism, and health care
    http://mondoweiss.net/2017/07/radiation-ringworm-social

    If this is how the Israeli establishment treats Jews from Arab countries, can we imagine how they treat Palestinians? What is the US contribution to and complicity in this crime? And for me as a physician, why didn’t one doctor just say, NO.

    #eugénisme #Israel #Israël


  • Un médecin risque la radiation pour ses propos sur l’extermination des handicapés - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2017/06/25/un-medecin-risque-la-radiation-pour-ses-propos-sur-l-extermination-des-ha

    « Nazis », « cyanure », « stérilisation »… Dans la salle d’audience où il est question de personnes handicapées, les propos choquent. Certaines personnes soupirent. Jean-François Pion, lui, reste stoïque. Assis derrière son avocat, le médecin cherbourgeois écoute attentivement le compte rendu fait par le magistrat rapporteur. Il est un peu plus de 11 heures, samedi. Généraliste à Cherbourg dans la Manche, l’homme comparaît devant la chambre disciplinaire de l’ordre régional des médecins de Basse-Normandie, à Caen (Calvados).

    L’agence régionale de santé (ARS) lui reproche des propos tenus au chevet d’un patient handicapé, le 21 janvier dernier. Le praticien aurait notamment défendu « la logique de la solution finale des nazis ». Lui ne nie pas les propos au cœur de la polémique. Il les nuance. Les minimise. C’est une infirmière de la maison d’accueil spécialisé (MAS) de la Glacerie, une commune de 5 900 habitants, du Nord-Cotentin, qui a rapporté les faits à sa hiérarchie. Cette dernière a saisi l’ARS, qui a transféré le dossier au conseil de l’ordre des médecins.

    L’établissement accueille des personnes lourdement handicapées, dont l’état de santé nécessite une surveillance et des soins constants. Il y a cinq mois, l’infirmière et le docteur Pion attendent à la MAS une ambulance qui doit transporter un patient grabataire vers l’hôpital de Cherbourg. Dans le bureau des infirmières, le médecin partage alors ses réflexions sur la place dans la société « des neuneus » hébergés au sein de l’établissement. Pendant quarante minutes, le généraliste développe sa réflexion. Il aborde le sort réservé aux handicapés et aux homosexuels par le régime nazi. Le médecin évoque leur extermination. Jean-François Pion explique alors à son interlocutrice que « les nazis ont pris les individus qui ne ser v aient à rien dans la société », détaille le magistrat rapporteur. Face à l’infirmière, perplexe, il ajoute que seuls ceux qui ont servi de cobayes « ont été utiles, de cette façon ». Pour le généraliste : « Si on parle de façon intellectuelle, c’est logique. »

    A la barre, le Cherbourgeois explique qu’il n’a pas été compris par l’infirmière. C’est tout. Il s’agissait « d’un discours philosophique », nuance le praticien qui poursuit son argumentaire. Le tribunal devient sa tribune. Il nie défendre l’eugénisme, mais s’inquiète « de générations entières de personnes sous tutelle ou curatelle ».

    Jean-François Pion s’interroge sur les solutions à mettre en œuvre « pour éviter que ces situations se reproduisent ». Face à des magistrats abasourdis, il évoque alors les résultats des politiques de stérilisation forcée menées en Norvège et en Angleterre. Le médecin est catégorique : en France, « ces patients deviennent des cas sociaux ». L’avocate de l’ARS, elle, enfonce le clou : « Un médecin n’a pas le droit de dire qui doit vivre ou mourir. » La chambre disciplinaire a mis son jugement en délibéré. La décision devrait être rendue dans un peu moins d’un mois.

    #eugénisme #validisme #capacitisme #nuisible #stérilisation #nazisme #violence_médicales #cas_sociaux


  • Françoise Vergès (politologue) : « Comment le #capitalisme gère-t-il le #ventre des #femmes #racisées ? »
    http://www.alternativelibertaire.org/?Francoise-Verges-politologue-Comment-le-capitalisme-gere-t-i

    Le point de départ de l’ouvrage est le suivant : en juin 1970, un médecin trouve une jeune fille de 17 ans dans un état comateux suite à un #avortement. La police est prévenue et l’enquête révèle que des milliers de femmes ont été victimes d’avortements et de #stérilisations sans #consentement, c’est-à-dire qu’après leur avoir menti, on les endormait et au matin, elles étaient avortées, et ce, dans une clinique de l’île qui appartient à un homme puissant de la droite locale. Le scandale est tel qu’il est relayé par des journaux et organisations politiques de gauche en France.

    Le verdict du procès est rendu début mars 1971, soit deux mois avant la parution du Manifeste des 343 femmes [3] dans Le Nouvel Observateur qui déclarent publiquement avoir avorté. Or le MLF ne dira mot sur ce qui s’est passé deux mois avant à La Réunion, alors même que Le Nouvel Obs avait couvert l’affaire. La lutte pour l’avortement et la contraception en France est conçue par le MLF comme une lutte qui concerne toutes les femmes de la même manière. Or, ce que nous montre le scandale de La Réunion, c’est que l’État choisit quelles femmes ont le droit de donner naissance (les femmes métropolitaines blanches), et lesquelles ne l’ont pas (les femmes racisées des outre-mer).

    Au procès, les médecins déclarent s’être sentis entièrement légitimes dans leur pratique et ils avaient raison. Tout un système a non seulement rendu leur pratique possible, il l’a encouragée. Les médecins et la clinique se sont aussi considérablement enrichis, car les femmes avortées et stérilisées étant pauvres, l’acte était remboursé par la Sécurité sociale – sous un autre nom évidemment puisque l’avortement était toujours un #crime – et le plus souvent surfacturé.

    C’était un business lucratif, et à ce sujet un médecin, à l’occasion de la présentation de mon livre à La Réunion, m’a confié qu’on lui disait alors qu’il faisait ses études de médecine à Lyon : « Tu veux te faire des couilles en or ? Alors va à La Réunion et pratique des avortements. » Les seuls condamnés ont été un médecin d’origine marocaine et un infirmier réunionnais d’origine indienne (un « malbar »). Aucun médecin blanc n’a été inquiété, ni bien sûr le directeur de la clinique. Un profond #racisme animait les médecins qui n’avaient aucun scrupule à mutiler les corps des Réunionnaises, pouvant pratiquer des avortements non consentis jusqu’à plus de sept mois de grossesse !

    #domination #oppression #intersectionnalité


  • Darwin, darwinisme social, et eugénisme, Diane B. Paul, 2003
    https://sniadecki.wordpress.com/2017/02/07/eugenic-paul-fr
    chez @tranbert

    Il ne fait aucun doute que nombre de vulgarisateurs se sont trompés sur Darwin. (Les propres ambiguïtés de Darwin, ses hésitations et ses louvoiements l’expliquent aisément.) Certains pourraient bien ne pas l’avoir lu. Cela pourrait également être vrai de Marx, de Freud et de maints autres penseurs importants. Mais la puissance collective d’une théorie n’a jamais dépendu d’une compréhension correcte et détaillée de la part de ses interprètes. Dans certains contextes, le discours darwinien, portant sur la lutte et la sélection, a conféré une nouvelle crédibilité à de vieilles idées sur la concurrence, la race et le genre. En Allemagne, comme l’affirme l’historien Richard Evans, ce que les Nazis ont retiré de Darwin n’était pas un corpus d’idées cohérent ou une idéologie évoluée mais un langage. La rhétorique associée à la variante nazie du darwinisme social fut efficace pour justifier les politiques nazies, car :

    « Elle contribua à réconcilier ceux qui en faisaient usage et pour qui il était devenu une manière quasi automatique de penser la société, avec le fait d’accepter les politiques préconisées par les Nazis et dans nombre de cas, à y collaborer volontairement en les mettant en œuvre. »

    Il est exact que toutes les idées sur la société justifiées en se référant à Darwin étaient antérieures à son œuvre, et que nombre de ceux qui l’invoquaient ne le comprenaient pas vraiment. La principale contribution du darwinisme à la théorie sociale est d’avoir popularisé certains mots d’ordre. Mais cela n’ôte rien à sa portée. De nos jours, comme par le passé, la rhétorique constitue un puissant expédient.

    #Darwin #darwinisme_social #eugénisme #théorie


  • Israel urged to apologise for disappeared babies
    Al Jazeera | by Jonathan Cook | 2 janvier 2016
    http://www.aljazeera.com/indepth/features/2017/01/israel-urged-apologise-disappeared-babies-170101134501812.html

    Nazareth - Some 200,000 documents concerning the mysterious disappearance of thousands of babies in Israel’s early years were made public last week for the first time.

    The Israeli government declassified the files, publishing them in an online archive, after decades of accusations that officials have been concealing evidence that many of the babies were stolen from their parents.

    The families, most of them Jews from Arab countries recently arrived in Israel, fear the infants were handed over by hospitals and clinics to wealthy Jewish families in Israel and abroad.

    Three official inquiries concluded instead that most of the babies died during a time of chaos after the state was founded in 1948, falling victim to disease or malnourishment.

    But many of the families were never issued a death certificate or shown a grave. Other say healthy babies were snatched out of their hands by hospital staff and never returned to them.

    Suspicions of a cover-up were heightened by the decision of the Kedmi inquiry, which published its findings in 2001, to place many case files and testimonies under lock for 70 years.(...)


  • « Écouter le passé »
    http://syntone.fr/ecouter-le-passe

    Il y a deux ans, nous publiions une série d’article autour des « #sons_inouïs », chants de crevettes ou craquements de glaciers. Nous y explorions les quatre éléments et nous en ajoutions même deux, l’espace interstellaire et l’électricité. Il manquait une dimension, néanmoins, car nous restions strictement dans la géographie. Le plus grand réservoir de sons inouïs ne serait-il pas le temps ? Inouïs aux oreilles de tout le monde, sauf de leurs contemporain·es. Inouïs comme les sons de la semaine prochaine ou du 22e siècle. Définitivement inouïs, d’avoir été émis avant que l’enregistrement audio n’existe. Inouïs aussi, dans ce qu’ils exprimaient de leur époque, des objets qui y étaient utilisés, des parlers qui avaient cours, des usages sociaux et culturels, du bruit de fond du quotidien, de l’agencement du paysage, des équilibres naturels… Revue de web non exhaustive d’initiatives contemporaines pour donner à entendre panoramas et instantanés sonores du passé.

    #histoire #son #archéoacoustique

    • Avec cette initiative qui pourra particulièrement intéresser sur seenthis, Hearing Eugenics :

      Pour finir, dans le cadre d’un vaste projet multidisciplinaire associant l’Université fédérale d’Arizona, l’Université de l’Illinois Urbana-Champaign et l’Université du Michigan, l’équipe #Vibrant_Lives (Existences vibrantes) a mené une recherche sur des documents concernant 20 000 victimes de #stérilisation_forcée en #Californie au 20e siècle et en a tiré le projet Hearing Eugenics (Entendre l’#eugénisme).
      https://soundstudiesblog.com/2016/07/18/hearing-eugenics

      Pas de témoignages ici, pas de mise en scène, pas de récit : c’est la #sonification, soit la mise en sons de données non sonores (en l’occurrence, des dossiers individuels toujours couverts par le secret médical), qui offre un moyen « d’entendre et d’écouter » ces victimes, de rendre publique la violence qui leur a été faite tout en respectant leur intimité. Dans l’extrait Latinx Eugenics , par exemple, les données concernent l’âge, le genre et le consentement ou l’absence de consentement de patients et patientes sont traduites en musique : « Au fil de l’écoute, chaque note représente une personne portant un nom à consonance hispanique et pour laquelle la stérilisation a été recommandée. Les notes les plus hautes correspondent aux enfants, garçons ou filles de moins de 18 ans, qui ont été stérilisé·es contre leur volonté ; les plus graves, aux hommes qui consentaient à la stérilisation. »

      Extrait de Latinx Eugenics :
      https://soundstudies.files.wordpress.com/2016/07/latinx-eugenics-1940s.mp3?_=2

      La démarche de justice sociale conduite par Vibrant Lives vise à lever le voile sur des pratiques institutionnelles jusqu’ici gardées confidentielles ou dont l’ampleur restait méconnue, et, ce faisant, à nourrir une « éthique de l’écoute » : « Nous ne nous focalisons pas seulement sur les histoires, mais sur les gens qui écoutent les sons. » Des écoutes collectives sont ainsi organisées sous forme de performances où les auditrices et auditeurs sont invité·es à toucher des fils de fer pour pouvoir entendre les sons, suffisamment délicatement pour ne pas brouiller le signal reçu par les autres participant·es : « L’histoire de l’eugénisme a eu un impact sur des communautés et nous créons des expériences auditives et tactiles partagées afin de rompre avec l’idée selon laquelle les travaux et les connaissances universitaires relèvent d’un effort individuel. »

      #audio

    • Et sur un épisode scientifique tout à fait distinct, beaucoup plus léger :

      Il suffisait, selon [#Richard_G._Woodbridge], d’apposer l’aiguille d’une platine vinyle sur le vase ou le trait de pinceau étudiés et « un bavardage de basse fréquence pouvait ête entendu à travers le casque audio » , supposément la conversation des personnes présentes lors de la fabrication de la poterie. Woodbridge vit plus grand (ou entendit plus loin) : « Cela introduit la possibilité de faire revenir pour les entendre les voix et les phrases de personnages célèbres, telles qu’elles ont été enregistrées par la peinture de leurs portraits. » Il mena diverses expériences, affirmant notamment avoir ainsi pu réécouter le mot « bleu » qu’un peintre avait prononcé en donnant tel coup de pinceau.


  • Être bien logé pour fabriquer des milliers de beaux bébés ?

    L’ombre du #nazisme plane sur l’#eugénisme. Il a pourtant aussi conduit à des mesures de #protection_sociale. À travers l’histoire d’une #cité-jardin alsacienne poursuivant un projet nataliste et eugéniste, Paul-André Rosental déploie les multiples facettes de cette doctrine complexe, en montrant les diverses recompositions de ses usages politiques au cours du XXe siècle.


    http://www.metropolitiques.eu/Etre-bien-loge-pour-fabriquer-des.html
    #Alsace #natalité #Wacken #urbanisme #histoire #Strasbourg #livre


  • "Pour 200 euros vous pourrez bientôt tester le « stress énergétique » de vos embryons in vitro"
    https://jeanyvesnau.com/2016/07/05/pour-200-euros-vous-pourrez-bientot-faire-tester-le-stress-energetique-

    Brexit ou pas, l’Angleterre continue à faire la course en tête dans l’#expérimentation sur l’#embryon_humain. L’annonce vient d’être faite à Helsinki lors du congrès annuel de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (ESHRE). Encore non traitée par les médias français elle est reprise par la BBC : “ Fertility boost through ‘energy test’ ”. C’est un travail mené par des chercheurs de l’Université d’Oxford sous l’autorité du Pr Dagan Wells. Il concerne l’évaluation de la « qualité énergétique » des embryons conçus par fécondation in vitro et, à ce titre, pouvant être analysés avant d’être implanté dans l’utérus des futures mères.

    Tout, ici, est centré sur les mitochondries, organites intracellulaires (d’origine maternelle) généralement présentés comme les « centrales énergétiques » du métabolisme de la cellule. Le travail présenté a été mené sur 111 embryons humains âgés de cinq jours et obtenus par fécondation in vitro. Il établit une corrélation entre le niveau de l’activité mitochondriale et l’aptitude de l’embryon à se développer, une fois transplanté, jusqu’à la naissance.

    Embryons « stressés »

    Une trop grande activité énergétique refléterait un « #stress » embryonnaire. A l’inverse un embryon « calme » serait un gage de bon développement.

    (...) Dans un premier temps les applications envisagées concerneront les ovocytes des femmes les plus âgées engagées dans un programme de procréation médicalement assistée.

    (...) Les chercheurs britanniques précisent qu’il ne s’agit là que d’un test et non d’une technique qui permettrait d’ « améliorer » les embryons si ces derniers sont de « mauvaise qualité ». La BBC précise quant à elle que ce test est d’ores et déjà proposé sur le marché aux États-Unis. Au Royaume-Uni la Human Fertilisation and Embryology Authority s’interroge sur l’intérêt qu’il y a à l’autoriser. Ce test augmenterait d’environ 200 £ (265 $) pour le coût des examens déjà effectués – mais les chercheurs estiment qu’il pourrait aisément être réalisé sans frais supplémentaires.

    #eugénisme #matière_humaine #culte_de_la_performance