• Comment l’Etat français recrute les femmes au ministère de la culture -
    https://www.liberation.fr/france/2019/11/07/au-ministere-de-la-culture-les-entretiens-pervers-d-un-haut-fonctionnaire

    « J’ai uriné par terre, quasiment à ses pieds. J’étais humiliée et honteuse » : Claire (1) est l’ une des dizaines de femmes ayant passé un entretien d’embauche au ministère de la Culture avec Christian N., haut fonctionnaire du ministère de la Culture. Comme toutes celles qui ont subi ses agissements et que Libération a retrouvées, une question la hante : « Comment a-t-il pu faire autant de victimes, sans jamais être découvert ? » Dans cette affaire, les chiffres donnent le vertige. Entre 2009 et 2018, plus de 200 femmes - selon une liste qu’il a rédigée lui-même - ont été photographiées et/ou intoxiquées aux diurétiques, à leur insu, au ministère de la Culture puis à la direction régionale des affaires culturelles (Drac) de la région Grand Est. Elles l’ont toutes été par l’ancien sous-directeur des politiques de ressources humaines au siège du ministère, situé rue de Valois, à Paris. Son but : les pousser à perdre le contrôle et à uriner devant lui.

    #travail #femmes #recrutement #emploi #violences_sexuelles #toilettes #empoisonnement #metoo

    A l’époque, la police, aussi, va refuser de s’intéresser à la situation. En 2015, Marie a tenté de porter plainte quelques semaines après son entretien avec Christian N. Sans savoir alors précisément quoi, la jeune femme est persuadée que quelque chose d’anormal s’est produit lors de la rencontre. Las. Dans un commissariat parisien, elle est éconduite : « Ils ne m’ont pas du tout prise au sérieux. Ils m’ont dit que c’était quelqu’un de haut placé et qu’on ne pouvait pas porter plainte comme ça. » Cette situation perdurera même après la révélation de l’affaire. En mai dernier, le Canard enchaîné publie le témoignage d’une victime sous le titre : « Le parquet saisi d’une histoire à se pisser dessus ». Choquées par cette formulation, plusieurs victimes se reconnaissent néanmoins dans les faits relatés par l’hebdomadaire et décident d’aller porter plainte. Claire a dû convaincre les policiers : « Ils minimisaient en disant que je n’allais pas porter plainte ou déposer une main courante pour avoir fait pipi. J’ai dû leur montrer l’article du Canard enchaîné pour qu’ils me reçoivent. »

    Face à ces difficultés et à l’impossibilité d’obtenir le soutien du ministère, Alizée s’est tournée vers Marlène Schiappa. En juin, la jeune femme l’interpelle sur Twitter. Le compte de soutien à la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, « Avec_Marlene », lui répond. Derrière ce pseudo, il y a une conseillère du cabinet (2). Dans un échange de textos que Libération a pu consulter, cette dernière promet à Alizée de l’aider en la mettant en lien avec Agnès Saal, haute fonctionnaire chargée de l’égalité et de la diversité au ministère de la Culture. Contactée par Libération, la conseillère n’a pas donné suite. « Depuis, elle ne m’a jamais recontactée. J’ai relancé le cabinet de Marlène Schiappa début juillet, mais ils ne me répondent plus du tout, regrette Alizée. Moi, je suis suivie psychologiquement, mais pour toutes les autres victimes, on fait quoi ? »

    #police #injustice #déni #omerta

    Le titre de cet article existe en plusieurs versions.
    Sur le papier « un sérial voyeur au ministère de la culture » #euphémisme
    Sur la version web « Au ministère de la Culture, les entretiens pervers d’un haut fonctionnaire ». #pornification
    #ligue_du_lol #male_gaze

    • « Ils m’ont dit que c’était quelqu’un de haut placé et qu’on ne pouvait pas porter plainte »

      Ca me rappel une remarque qu’a glissé Costa-Gavras interrogé sur Médiaprat à propos de #metoo et du cas de Adèle Haenel. Costa-Gavras a marmonné à un moment qu’on pouvait croire Adèle Haenel parceque c’était une jeune femme qui avait un césar. Même phénomène lorsqu’on a parlé de #MeToo au moment ou des star s’en sont emparées. Le tag existait bien avant, inventé par Tarana Burke en 2007 pour dénoncer les violences sexuelles, notamment à l’encontre des minorités visibles (et invisibiles médiatiquement). On limite toujours le phénomène au secteur du cinéma, à la limite c’est parfois un peu étendu au domaine aux arts, mais le lien avec ce qui se passe dans l’emploi n’est pas fait. Adele Haenel et les 200 victimes de Christian N c’est exactement le même problème.

      Costa-Gavras ce qui lui importe c’est qui a le Césare. Heureusement l’agresseur d’Adèle Haenel n’as pas de césare ni palme d’or. Il n’est pas Luc Besson alors on se fait une bonne conscience en se déchainant sur lui. Adèle Haenel fait versé de grosses larmes aux crocodiles mais les victimes de Besson laissent de glace, tout comme les minorités visibles qui utilisent #metoo depuis 2007. D’ailleurs Costa-Gavras et les medias mainstream font comme si Adèle Haenel était la première à parler en France.

      Ce matin je retrouve Marlène Schiappa qui déclare dans Marianne (rapporté par le parisien) ;

      "« Nous allons désormais expulser les citoyens étrangers condamnés pour violences sexistes ou sexuelles », a-t-il clamé auprès du magazine.

      « Ces violences ne sont excusables en aucun cas, y compris lorsqu’elles se produisent chez des populations en difficulté », souligne la ministre, qui avoue que sa proposition a suscité des débats en interne. Elle a pourtant été retenue lors du comité interministériel sur l’immigration piloté par Édouard Philippe.

      http://www.leparisien.fr/politique/tolerance-zero-schiappa-veut-faire-expulser-les-etrangers-condamnes-pour-

      (au passage je croi pas que Schiappa soit ministre et « a-t-il déclaré » est une coquille)
      –—
      Ce que je comprend c’est que c’est pas la violence le problème, en fait Schiappa s’en fiche des victimes de Christian N ou de Besson, ce qui compte c’est le niveau de hiérarchie de qui l’exerce et qui la subit. C’est un peu une évidence mais ca me frappe ces derniers jours.

      Peut être parceque cette semaine j’écoutais un cours sur le talent pendant que je dessine, pour essayé de comprendre pourquoi les discriminé·es en seraient autant dénué·es pour qu’on les voient et les entendent si peu.
      https://www.college-de-france.fr/site/pierre-michel-menger/course-2016-2017.htm
      Pierre-Michel Menger parle de la parabole des talents qui serait à la base de l’idée de mérite en occident.

      Évangile selon Matthieu, chapitre 25, versets 14 à 30 :

      D’après la traduction officielle liturgique de la Bible (source wikipédia).

      « C’est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître. Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes. Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit : “Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.” Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.” Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit : “Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.” Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.” Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : “Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.” Son maître lui répliqua : “Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !” »

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Parabole_des_talents#Texte_de_la_parabole_des_talents

      Alors si tu as 10 talents comme Polansky, le maitre te donnera tout, mais si tu as un seul talent comme une personne immigrée racisée, Jupiter et Schiappa en bons chrétiens, te jetterons dans les ténèbres extérieurs, pour y pleurer et grincer des dents, après t’avoir délesté de ton unique talent pour le filer à Polansky.

      #inversion_patriarcale #critique_de_la_valeur #talent #mérite #christianisme #ordolibéralisme

    • Pourquoi dans l’article son nom n’est pas cité en entier ?
      On trouve encore sa photo sur le site du ministère de la culture mais sa page a été supprimée.

    • Un commentaire qui développe les particularités sociales de Adèle Haenel -

      Un des enseignements de l’affaire Haenel, au-delà du décryptage des mécanismes de la violence sexuelle, est de mettre au jour les conditions sociales extrêmement improbables d’une telle prise de parole. Pourquoi le récit d’Adèle Haenel est-il audible/crédible (pour l’instant en tout cas), plus que ceux des autres femmes ayant dénoncé des agresseurs dans le monde du cinéma, y compris depuis l’émergence du mouvement MeToo ?
      –Parce que le rapport de force entre elle et son agresseur s’est inversé, comme elle le dit elle-même. Depuis les faits, elle est montée en puissance, alors que son pouvoir à lui n’a fait que s’amoindrir. Elle ne peut donc être vraiment suspectée de monter de toute pièce cette histoire pour attirer l’attention sur elle, ou pour gagner de l’argent. Elle dispose d’allié.e.s dans le cinéma français (surtout parmi les réalisatrices), et elle peut s’appuyer sur un réseau de soutiens plus étendu que lui. Le fait que tous les témoins cité.e.s dans le papier de Mediapart parlent à visage découvert (en « on »), fait tout à fait exceptionnel comme le souligne la journaliste Marine Turchi, en atteste.
      –Parce qu’elle est belle (et blanche, et conforme aux canons de la féminité bourgeoise), et qu’elle était déjà belle au moment des faits, les photos en attestent : elle échappe donc à la suspicion d’être trop repoussante pour avoir été agressée (contrairement à Nafissatou Diallo, cible de commentaires hallucinants sur son apparence physique, au moment de l’affaire DSK).
      –Parce que, les photos en attestent aussi, elle avait le corps d’une enfant au moment des faits, c’est sûr : on le voit car une dent définitive n’avait pas encore poussé et entravait son sourire enfantin, malgré les longues robes de soirée et le maquillage discret qu’elle portait lors des cocktails autour de la promotion du film. Elle ne peut pas être suspectée d’avoir joué la « Lolita » provocatrice (contrairement à la victime de Roman Polanski, âgée de 13 ans au moment des faits, déjà « formée » et « aguicheuse », comme l’ont répété à l’envi les commentateurs autorisés). Ce d’autant qu’elle est issue d’une famille de classe moyenne supérieure, un milieu dans lequel les normes de la féminité, à cet âge, mettent fortement à distance les marqueurs de la séduction. Cela se voit, aussi, sur les photos.
      –Parce qu’elle est soutenue par une enquête journalistique d’une très grande qualité, précise, rigoureuse, de long cours.
      –Parce que, en plus de son témoignage, des documents viennent fortement conforter son récit (des lettres datant du milieu des années 2000, conservées par Adèle Haenel, dans lesquelles Christophe Ruggia lui déclare l’amour « lourd à porter » qu’il lui a porté au cours des années précédentes – alors qu’elle avait 12-13 ans).
      –Parce qu’elle dispose des ressources intellectuelles et politiques nécessaires pour désingulariser son cas et dénoncer des rapports de force systémiques, en se prémunissant ainsi (pour l’instant…) contre les classiques accusations d’hystérie et de chasse aux sorcières.
      Ce sont des conditions socialement très improbables. Adèle Haenel elle-même dit qu’une des raisons pour lesquelles elle porte ce récit dans l’espace public est qu’elle se sent en position (et en devoir) de parler au non de toutes celles qui ne peuvent être entendues - qu’elles parlent ou pas. Les conditions socialement très improbables de la crédibilité des récits de violence sexuelle par les victimes : voilà ce qu’on doit garder en tête à chaque fois que nous parvient le récit d’une femme qui dit avoir été victime de violences sexuelles, dans le cinéma ou ailleurs.

      https://www.facebook.com/laure.ber.7/posts/10156975786138737

    • Diurétiques : nouvelles victimes et ministère de la Culture aux abonnés absents

      depuis l’enquête de Libération, rien de nouveau n’a été annoncé par le ministère de la Culture. Interrogé vendredi sur Europe 1, le ministre de la Culture, Franck Riester, s’est déclaré atterré par « cette histoire complètement folle ». « La justice va prendre les décisions qui s’imposent », ajoutait-il sans évoquer ni l’ouverture d’une enquête interne ni même la mise en place d’une procédure pour recenser ou aider les victimes. « A aucun moment le ministère ne s’est rapproché de celles qui étaient sur le fameux tableau Excel de Christian N. pour donner une quelconque info, voire un accompagnement », constate aujourd’hui un salarié du ministère qui souhaite rester anonyme. En interne, on dit même « n’avoir jamais vu la couleur de la cellule d’écoute ».

      Ce statu quo a poussé les syndicats à écrire ce mercredi matin à tous les personnels du ministère. Dans ce mail interne, signé par 7 syndicats (dont la CGT, la CFDT et la Snac-FSU), ils demandent d’« en finir avec l’omerta et l’impunité des violences hiérarchiques dans la fonction publique ». Ils dénoncent par ailleurs « une situation systémique au ministère de la Culture […] où la couverture des actes de violence et d’abus de pouvoir est favorisée par un système hiérarchique vertical violent et rigide » et demandent « la protection fonctionnelle pour les victimes de Christian N. », « une enquête ministérielle approfondie » et « le retrait immédiat des labels Egalité et Diversité décernés au ministère de la Culture ».

      https://www.liberation.fr/france/2019/11/13/diuretiques-nouvelles-victimes-et-ministere-de-la-culture-aux-abonnes-abs

  • De l’art du titrage

    Vives tensions à cause d’une « frappe » indienne contre un camp terroriste au Pakistan

    s’affiche sur la une du e-monde.fr et il faut cliquer pour lire que

    Islamabad conteste cette version, affirmant avoir repoussé une brève incursion de l’armée de l’air indienne sur son territoire.

    et c’est en lisant l’article qu’on apprend sans surprise que

    La France, de son côté, a défendu « la légitimité de l’Inde à assurer sa sécurité contre le terrorisme transfrontalier » et demandé au Pakistan de « mettre fin aux agissements des groupes terroristes installés sur son territoire ».

    Que signifie ces guillemets autour de « frappe » ? Est-ce que c’était des douces caresses de missiles et non des frappes ?

    « Aux premières heures aujourd’hui, l’Inde a frappé le plus grand camp d’entraînement de Jaish-e-Mohammed à Balakot », a dit M. Gokhale, qualifiant ce raid d’« action préventive non militaire », un raid « spécifiquement ciblé sur le camp de JeM ».

    « Dans cette opération, un très grand nombre de terroristes, de formateurs, de commandants de haut rang et de jihadistes entraînés aux attentats-suicides de Jaish-e-Mohammed ont été éliminés », a-t-il poursuivi.

    Je sais pas trop ce qu’est une « frappe » avec des guillemets, mais manifestement ca élimine préventivement des vies et ca élimine le mot « préventif » des « frappes ».

    La Chine et l’Union européenne ont ainsi appelé mardi les deux pays à « la retenue ».

    La France de son coté en appelle à la guerre nucléaire puisqu’elle a vendu ses armes à l’Inde et non plus au Pakistan (l’affaire Karachi ayant compliqué le business).

    Sur le front diplomatique, l’Inde s’est efforcée ces derniers jours d’isoler le Pakistan. Avec l’aide de la France, elle cherche à inscrire Masood Azhar, le chef du JeM qui vit en liberté au Pakistan, sur la liste de sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU. Une source diplomatique juge toutefois improbable qu’après les frappes indiennes de mardi, la Chine, proche alliée du Pakistan et membre du Conseil de sécurité, donne son accord. Pékin y a déjà mis son veto à trois reprises.

    Le Pakistan achète manifestement ses armes à la Chine.
    La Chine n’achète manifestement pas d’armes à la France non plus et ca c’est vraiment pas gentil.
    Et ne dites pas que la France est islamophobe, ou même terroriste-o-phobe ! La France aime beaucoup les Saoudiens (tant qu’ils achetent nos pan-dans-l’oeil et nos pan-dans-la-gueule). Par contre les pays qui ne nous achètent pas d’armes sont des terroristes en puissance qui méritent une bombe nucléaire préventive dans leurs faces.
    Vive la diplomatie en marche.

    edit : voici la source https://www.lemonde.fr/international/article/2019/02/26/le-pakistan-accuse-l-inde-d-incursion-aerienne-au-cachemire_5428279_3210.htm

  • Grand Bourgtheroulde en état de siège avec la visite de Macron Anthony Berthelier - 15 Janvier 2018 - huffingtonpost

    https://www.huffingtonpost.fr/2019/01/15/grand-bourgtheroulde-en-etat-de-siege-a-la-visite-du-macron_a_2364276

    Des gilets jaunes voulaient se rendre dans la commune de l’Eure. C’était sans compter sur le déploiement d’un impressionnant dispositif sécuritaire.
    https://o.aolcdn.com/images/dims3/GLOB/crop/3866x1937+0+426/resize/630x315!/format/jpg/quality/85/https%3A%2F%2Fmedia-mbst-pub-ue1.s3.amazonaws.com%2Fcreatr-images%2F2019-0

    Reuters - Bourgtheroulde en état de siège avec la visite du Macron (photo prise le 15 janvier 2019, près de Bourgtheroulde)

    Top départ sous haute surveillance. C’est dans le gymnase de la petite commune de Grand Bourgtheroulde, devant 600 maires normands, qu’Emmanuel Macron donne ce mardi 15 janvier le coup d’envoi du grand débat censé répondre à la fronde des gilets jaunes en donnant pendant deux mois la parole aux Français. Cette première sortie du chef de l’Etat en région depuis un mois se déroule sous haute sécurité, alors que des contestataires et des syndicats relaient depuis plusieurs jours des appels à manifester sur place.

    Outre des interdictions de circulation et de manifestation dans la petite ville de 4000 habitants, le dispositif arrêté prévoit depuis samedi 12 janvier la prohibition de vente à emporter de carburants ou de produits inflammables et la fermeture des établissements bancaires.

    Plusieurs médias présents sur les lieux racontent l’ambiance dans les rues de la ville en ce mardi. Et comme vous pouvez le voir ci-dessous, ce n’est pas l’effervescence qui domine. Entre la peur de débordements et les mesures sécuritaires drastiques... de nombreux commerces et restaurants ont baissé le rideau tandis que les ruelles du village restent vides.


    France 3 Normandie


    France 3 Normandie - La mairie de #Bourgtheroulde encadrée de gendarmes

    Une journaliste du Monde confirme d’ailleurs que le village est bouclé par les gendarmes et que, contrairement à ce qu’indiquait la préfecture de l’Eure la veille, mêmes les commerces aux alentours sont fermés.

    Aline Leclerc
    La préfecture de l’Eure soutenait hier que ce serait un jour comme un autre à Bourgthroulde malgré la venue d’Emmanuel Macron. Mais outre le bouclage du village par les gendarmes, les commerces alentours sont fermés, même le supermarché.

    France 3 Normandie
    #Bourgtheroulde bcp de commerces ont décidé de rester fermés par peur des débordements #grandebatnational #GilletsJaunes

    Fouilles, accès et gilets jaunes
    "Ne sont autorisés à entrer danss Bourgthroulde que les personnes qui y habitent, les parents d’élèves scolarisés dans la commune et les personnes travaillant en ville, le tout sur présentation de justificatifs", explique également la journaliste sur place. Un témoignage laissant présager de grosses difficultés de circulation aux alentours de la petite commune.

    France 3 Normandie
    #Bourgtheroulde barrages filtrants autour de la ville l’accès est compliqué vers #orival nombreux bouchons #grandebatnational

    C’est ce que relate France 3 Normandie. Le site d’informations précise que les ralentissements ont commencé dès 7 heures du matin aux abords de la ville. "De nombreux gendarmes contrôlent les routes qui mènent à cette commune de l’Eure." Des difficultés de circulation confirmées par le témoignage de plusieurs internautes plus ou moins agacés.

    Paz Olivier
    Quel est le gradé qui à 10 km de #Bourgtheroulde interdit de reprendre l’A13 vers Caen nous forçant à repasser par un rond-point avec checkpoint où sont controlés les vehicules qui veulent rentrer dans #Bourgtheroulde ? 45 minutes de bouchon ou l’art d’organiser un embouteillage

    . . . .
    Aline Leclerc


    Contrôle d’identité aux abords de #Bourgthroulde : les gendarmes ne font pas que vérifier les pièces d’identité, ils les prennent en photo. « C’est du fichage » dit un manifestant. Les #giletsjaunes reçoivent l’ordre de retirer leur gilet « sous peine de 135 euros d’amende ».

    Ces précautions inquiètent certains internautes, voyant là une dérive autoritaire du pouvoir, quand d’autres justifient de telles mesures par un climat social particulièrement tendu.

    C’est la première fois que le président de la République retourne au contact des Français depuis qu’il a été violemment pris à partie par des manifestants début décembre au Puy-en-Velay. Seule exception, une visite éclair sur le marché de Noël de Strasbourg le 14 décembre, après l’attentat qui a fait cinq morts.

    Ira-t-il discuter avec des habitants lors d’un de ces bains de foule qu’il affectionne ? Tout dépendra de l’ambiance, indique l’Elysée. Ce n’est pas gagné d’avance.

    #PEUR #trouille #manu #emmanuel_macron #GiletsJaunes #police #enmarche vers le vide #debatblabla ou #pasdedebat

  • Yascha Mounk : « Nous vivons dans un système raisonnablement libéral mais insuffisamment démocratique »
    https://www.nouveau-magazine-litteraire.com/idees/yascha-mounk-nous-vivons-dans-un-systeme-raisonnablemen
    https://www.nouveau-magazine-litteraire.com/hubfs/grandentretien-mounk.jpg?t=1535720170797#keepProtocol

    La traduction française du livre de Yascha Mounk vient de paraître sous le titre « Le Peuple contre la démocratie » (éditions de L’Observatoire). Il s’agit d’un livre important tant pour l’ample synthèse de littérature scientifique qu’il offre sur les transformations contemporaines de la démocratie, que pour la présentation des travaux empiriques qu’il a conduits sur la « déconsolidation démocratique » avec Roberto Stefan Foa. Important enfin pour l’ambition théorique et politique de défense, illustration et refondation des démocraties libérales face aux vents mauvais qui soufflent en ce moment sur l’Europe et les Etats-Unis.

    Dans le contexte européen marqué aussi bien par un sentiment de dépossession démocratique face à des organes experts qui s’emparent d’un nombre toujours plus important de politiques publiques sans les soumettre à la validation populaire, ainsi que de montée en puissance des partis populistes, voire d’émergence de « démocraties illibérales », lorsque ces derniers parviennent au pouvoir – les deux phénomènes se faisant écho, ce livre fait apparaître une « grande divergence » : celle de la démocratie d’une part, de plus en plus réduite à une forme minimale de « traduction de la volonté populaire en politiques publiques », et de l’État de droit d’autre part, fondé sur les valeurs du libéralisme politique et de la philosophie des Lumières.

    Les valeurs libérales de pluralisme, de garantie des droits, de protection des libertés fondamentales sur lesquelles s’est construite la démocratie moderne se trouvent en effet forcloses de cette dernière, au profit de régimes de plus en plus unanimistes et illibéraux. À l’inverse, les instances technocratiques qui entendent préserver les libertés humaines ou économiques estiment avoir de moins en moins de comptes à rendre aux peuples souverains.

  • Food Politics by Marion Nestle » WHO seeks comments on saturated fat and trans fat
    https://www.foodpolitics.com/2018/05/who-seeks-comments-on-saturated-fat-and-trans-fat

    I wish that dietary recommendations would refer to foods, not nutrients.

    We don’t eat specific fatty acids. We eat foods containing mixtures of saturated, unsaturated, and polyunsaturated fatty acids; some foods have more than one kind than another.

    Trans fats appear in highly processed foods. Therefore, they are a euphemism for snack and other foods containing them.

    As for saturated fats: the Dietary Guidelines give their main sources:

    The guidelines use two layers of euphemisms.

    Saturated fat is a euphemism for meat and dairy foods; these have higher proportions of saturated fatty acids.
    “Mixed dishes” and “protein foods” are also euphemisms for meat and dairy foods.
    But saying so is politically impossible.

    Do comment on the WHO guidelines. It may help clarify the recommendations.

    #Nutrition #politique #lobbying #etats-unis #OMS #acides_gras #euphémisme #viande #lait

    http://www.who.int/nutrition/topics/sfa-tfa-public-consultation-4may2018/en

  • Efficacité en demi-teinte pour le système de reconnaissance faciale de la police galloise
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/05/07/efficacite-en-demi-teinte-pour-le-systeme-de-reconnaissance-faciale-de-la-po

    Malgré un fort taux de « faux positifs », la police parle tout de même d’un « succès retentissant », qui aurait permis de procéder à 450 arrestations depuis juin 2017. 2 470 signalements… dont 2 297 fausses alertes. C’est le bilan en apparence très mitigé des premiers tests de la police galloise en matière de reconnaissance faciale automatique, menés en juin 2017 à Cardiff, qui ont provoqué l’ire d’associations de défense des libertés publiques, à l’image de Big Brother Watch. A l’occasion de la finale de (...)

    #algorithme #biométrie #facial

  • The #New_York_Times on Twitter: “Breaking News: The Senate easily confirmed Mike Pompeo as the nation’s 70th secretary of state, elevating the foreign policy hawk from CIA director https://t.co/63wBaqrbAn
    https://mobile.twitter.com/nytimes/status/989548207112892422

    Mehdi Hasan on Twitter: "This is why the liberal media fails minorities time and again. The problem with Pompeo isn’t just that he’s a “hawk”, it’s that he is a card-carrying #bigot and ally of the fringe far-right. https://t.co/c3C2rMxkke"
    https://mobile.twitter.com/mehdirhasan/status/989556470046916608

    #euphemisme #MSM

  • « Enfants de la Creuse » : un rapport pointe la responsabilité de l’Etat
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2018/04/10/enfants-de-la-creuse-un-rapport-pointe-la-responsabilite-morale-de-l-etat_52

    C’est une affaire qui est longtemps restée ignorée. Entre 1962 et 1984, 2 015 mineurs réunionnais relevant de l’aide sociale à l’enfance (ASE) ont été « transplantés » en métropole par une société d’Etat, le Bureau des migrations des départements d’outre-mer (Bumidom). Si ces quelque deux mille jeunes ont été répartis dans 83 départements, c’est sous l’appellation des « enfants de la Creuse » que l’affaire a été portée à la connaissance du grand public, ce département en ayant accueilli à lui seul 215.

    Mise en place le 9 février 2016 par George Pau-Langevin, alors ministre des outre-mer, la commission d’information et de recherche historique présidée par le sociologue Philippe Vitale, coauteur en 2004 du premier livre sur le sujet, Tristes tropiques de la Creuse (éditions K’A), a rendu, mardi 10 avril, à l’actuelle titulaire du poste, Annick Girardin, un épais rapport de 690 pages sur cet exil contraint. Celui-ci, même s’il n’exonère pas l’Etat de sa « responsabilité morale », comme l’avait voté l’Assemblée nationale dans une résolution du 18 février 2014, s’applique à resituer cet épisode douloureux dans le contexte historique de l’époque.

    Lire aussi : L’histoire inachevée des enfants volés de La Réunion
    Un département rural dépeuplé

    Pour les auteurs de l’étude, les « enfants de la Creuse », avec leur cortège de souffrances individuelles, sont un révélateur, à la fois, des pratiques et des dysfonctionnements qui caractérisaient alors l’ASE et des migrations ultramarines organisées par l’Etat post-colonial. Près d’un tiers de ces enfants relevant des services sociaux sont arrivés en métropole avant l’âge de 5 ans et près de la moitié entre 5 et 15 ans.

    Pourquoi la Creuse s’est-elle hissée au premier rang des départements d’accueil ? D’abord pour des raisons démographiques. Au milieu des années 1900, ce département rural s’est dépeuplé, le taux de natalité y est faible et la population vieillit. Et pour des raisons circonstancielles. Constatant l’insuffisance de structures adaptées pour accueillir tous les orphelins, enfants abandonnés devenus pupilles, enfants en danger ou placés sur décision du juge des enfants, un directeur du service de la population, Jean Barthe, organise le transfert de mineurs dans un foyer de la Creuse avec l’assentiment de son homologue dans le département. Affecté dans la Creuse en 1966, il y crée un centre d’accueil et de placement des pupilles réunionnais, avec l’autorisation du préfet.

    Une partie de ces mineurs ont un emploi, comme apprentis, employés « à gages » (payés à la tâche) ou en placement agricole. « Certains fermiers ont eu tendance à demander beaucoup, sans doute trop, à des mineurs venus d’ailleurs, qui sont ainsi victimes d’abus et/ou de mauvais traitements », note pudiquement le rapport, qui ajoute que « ces jeunes sont mal armés pour faire face aux souffrances causées par leur immersion dans la société de la France hexagonale ».

    Quel rapport hypocrite ! Parler d’ "abus" est un bel euphémisme pour des viols et violences sexuelles. Je ne voie pas comment on peut être armé pour faire face à des violences pareil, que ca soit en immersion dans la creuse ou ailleurs ! C’est encore une inversion de la culpablitié. Les enfants n’étaient pas armés contre le racisme d’état ! Les paysan y ont été un peu fort, les enfants n’ont pas su se défendre, mais l’état n’est pas raciste. Le racisme d’état ca n’existe pas au pays des droits de l’homme blanc.

    #racisme_d'etat #esclavage #euphémisme #culture_du_viol #racisme

  • Les titres de presse qui te mettent dans la peau d’un agresseur sexuel :

    Près d’une femme sur deux victime de caresses ou d’attouchements non consentis

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2018/02/23/selon-une-etude-43-des-femmes-victimes-de-caresses-ou-d-attouchements-non-co

    Des caresses ou attouchements non consentis ca s’appelle des AGRESSIONS SEXUELLES. Agression sexuelle c’est le ressenti des victimes, Caresse celui des agresseurs. A croire que ces states sont fournis afin d’être aggravées. Comment peut on lutter contre les agressions sexuelles quant on appel ca des caresses non-consentis !?

    • Le parisien parle de « subir des gestes sexuels sans consentement. » et d’agressions sexuelles" au lieu de caresses et d’attouchements non consentis.
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      http://www.leparisien.fr/societe/12-des-femmes-ont-deja-ete-violees-selon-une-enquete-23-02-2018-7575399.p

      Selon une étude de l’institut Ifop pour la Fondation Jean Jaurès, réalisée auprès de 2 167 femmes de 18 ans et plus, 12 % ont été victimes d’un ou plusieurs viols au cours de leur vie. Et 43 % ont subi des gestes sexuels sans leur consentement.

      « Ce chiffre de plus d’une femme sur dix est tout à fait interpellant et se situe au-dessus de ce que d’autres enquêtes ont mesuré par le passé », note dans son étude la Fondation Jean Jaurès, pour qui la récente prise de conscience et un mode d’interrogation par Internet, donc sans face-à-face, ont pu lever les tabous sur une réalité jusque-là sous-estimée.

      La dernière étude conséquente sur le sujet avait été publiée en 2016. L’enquête « Violences et rapports de genre » du très sérieux Institut national d’études démographiques (INED), révélait déjà une réalité effrayante : 62 000 femmes victimes chaque année de viol et de tentative de viol, et une femme de moins de 35 ans sur vingt agressée sexuellement chaque année.

      Parmi les victimes de viol – ou de viols -, 51 % déclarent l’avoir subi pendant l’enfance ou l’adolescence. Les viols par un inconnu ne représentent que 15 % des cas de viols sur mineur, 17 % des viols sur adulte. Dans la grande majorité des cas, c’est donc dans l’entourage familial, amical, géographique, scolaire ou de travail que se trouve l’agresseur.
      Dans 83 à 85 % des cas, le violeur connu de sa victime

      Autre donnée de l’enquête qui conforte l’idée d’un emmurement dans le silence : seules 38 % des femmes violées en ont parlé à des proches. 15 % ont porté plainte. Cette impossibilité à se plaindre s’expliquerait, selon Michel Debout, coordinateur de l’enquête, psychiatre et professeur de médecine au CHU de Saint-Etienne, Chloé Morin, directrice de l’Observatoire de l’Opinion, et Jérôme Fourquet de l’IFOP, par « une effraction de l’espace privé et intime de la victime » pour des femmes qui, bien que disposant souvent des preuves médicales d’une agression sexuelle, craignent pour leur avenir personnel et social, voire familial, notamment pour les victimes de viols conjugaux.

      Pour ces femmes agressées par leur conjoint, parler peut s’avérer terrible. « A la dévalorisation provoquée par la situation de viol s’ajoute la dévalorisation liée à son manque de pertinence qui l’obligera souvent à mettre en avant les autres qualités de son conjoint et le fait que sa violence est souvent provoquée par des contraintes de vie dont il serait lui-même la victime », écrivent les auteurs du rapport. « Cette ambivalence, il faut le comprendre, est paradoxalement nécessaire à l’équilibre psychique fragilisé de la victime et permet inconsciemment de préserver la représentation qu’elle a de ses propres enfants, qui deviendraient, sinon, les enfants d’un violeur et ne seraient en rien les enfants de l’amour ».

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      C’est l’étude de l’institue Jean Jaurès qui est à l’origine de ce point de vue d’agresseur. Le monde à repris tel quel et le parisien à fait un travail d’analyse et d’ajustement du vocabulaire.
      https://jean-jaures.org/nos-productions/viols-et-violences-sexistes-un-probleme-majeur-de-sante-publique

    • Le truc du « sans consentement » c’est qu’il focalise le débat sur le comportement de la victime.
      Relation (ou gaudriole ou caresses) « sous contrainte » permettrait de recentrer sur l’agresseur.

    • rapport forcé sur fr3 émission nés sous X
      #euphémisme

      C’est d’une autre époque, faudrait arrêter de croire que se taire mentir ou modifier les termes peut servir à protéger la victime.

  • #Isabelle_Thomas et #Guillaume_Balas : « Le #PS n’est plus l’outil pertinent »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/141117/isabelle-thomas-et-guillaume-balas-le-ps-n-est-plus-l-outil-pertinent

    Isabelle Thomas et Guillaume Balas. © Blog de Guillaume Balas Dans un entretien à Mediapart, les eurodéputés Isabelle Thomas et Guillaume Balas expliquent les raisons de leur départ du PS. Proches de longue date de #Benoît_Hamon, ils rejoignent son « Mouvement du 1er juillet », et disent leur désaccord européen avec La #France insoumise.

    #parti_socialiste #PSE

  • France/Monde | Vidéo : en jupe et nombril à l’air, elle s’attire les foudres des autorités

    La jeune femme, une mannequin dénommée « Khulood » selon la BBC, a publié la courte vidéo de sa déambulation autour d’un fort historique à Ushayqir. C’est donc « en public » - même s’il n’y a personne d’autre qu’elle sur la vidéo - qu’elle est apparue ainsi vêtue, selon les autorités saoudiennes.

    Y-a pas de mot « qui fait peur » pour évoquer les autorités saoudiennes ? On s’rait en Iran, y-aurait « elle s’attire les foudres des mollahs ». En Russie, on glisserait un dérivé du mot Poutine. Au Vénézuela, on évoquerait le « Caudillo » ou le « chaviste ».

  • L’Allemagne bouleverse sa définition du viol
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/07/07/97001-20160707FILWWW00015-l-allemagne-bouleverse-sa-definition-du-viol.php

    L’Allemagne va bouleverser jeudi sa définition du viol, jusqu’alors plus restrictive qu’ailleurs, lors d’un vote au Parlement faisant suite à un âpre débat ravivé par les agressions du Nouvel an à Cologne et le procès d’une vedette de la téléréalité. Tout acte sexuel commis « contre la volonté identifiable d’une autre personne » devrait devenir une infraction pénale, selon un accord trouvé début juin entre conservateurs et sociaux-démocrates qui sera soumis aux députés du Bundestag à partir de 10H45.

    Ces quelques mots constituent, en apparence, un renversement de perspective en Allemagne, et vont plus loin que le projet de loi présenté mi-mars par le ministre de la Justice, Heiko Maas, débordé par une campagne de presse et par le travail des députés.

    #viol #droit #Allemagne #loi

    Le « pelotage » en « groupe » est désormais une infraction spécifique

    Je relève le choix du Figaro pour le mot « pelotage » qui est un vocabulaire d’agresseur sexuel et une euphémisation des violences sexuelles. Il aurais fallu dire « attouchements » ou « agression sexuelle » qui sont des expression que rendent compte de la violence.
    #vocabulaire #euphémisme #guillemets #LMSI

    edit : Il y a le même texte avec le même choix pour le mot « pelotage » sur le site lemonde.fr
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/07/07/l-allemagne-bouleverse-sa-definition-legale-du-viol_4965165_3214.html
    Pareil chez l’Expresse ; https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&cad=rja&uact=8&ved=0ahUKEwiosoOvsOHN
    Le nouvel obs : https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=6&cad=rja&uact=8&ved=0ahUKEwiosoOvsOHN

    Et ca semble venir d’un copié collé de la dépeche AFP : http://fr.euronews.com/depeches/3216983-non-cest-non-lallemagne-bouleverse-sa-definition-du-viol

    • Même sujet chez le Nouvelles News qui sera bientot sous #paywall
      http://www.lesnouvellesnews.fr/non-cest-non-allemagne-redefinit-agressions-sexuelles

      Sept mois après (les agressions sexuelles de Cologne), c’est donc chose faite. La nouvelle version de la loi répond au principe du « Non, c’est non » – « Nein heißt Nein ». Selon un accord trouvé fin juin par les différents partis, une agression sexuelle est désormais définie par l’absence de consentement, et plus seulement par la contrainte : tout auteur d’un acte sexuel « contre la volonté identifiable d’une autre personne » pourra être puni d’un emprisonnement de six mois à cinq ans, selon le nouveau texte.

      Le projet ajoute par ailleurs au code pénal la notion de harcèlement sexuel, qui correspond à des attouchements, ainsi qu’une infraction spécifique quand ces faits sont commis en groupe. Ces infractions seront passibles d’une peine allant jusqu’à deux ans de prison.

      Pour le BFF, centre allemand de soutien aux femmes victimes de violences, cette nouvelle loi constitue « une nouvelle étape historique dans la lutte contre la violence sexuelle ». En 2014, le BFF avait documenté 107 cas d’agressions sexuelles pour lesquels les charges avaient été abandonnées en raison des zones d’ombres du Code pénal.

      Un point du texte, toutefois, ne fait pas consensus : il prévoit l’expulsion des étrangers condamnés pour agression sexuelle. Une mesure populiste, dénoncent les Verts. C’est aussi l’avis du collectif anti-raciste et féministe #ausnahmslos (« aucune excuse »), qui s’était engagé dans le débat après les agressions de Cologne. Tout en saluant la prise en compte du « Nein heißt nein », Le collectif juge que, dans un contexte de montée de l’extrême droite, cette mesure qui « établit un lien entre les crimes sexuels et la question de l’immigration », est tout simplement « scandaleuse ».

      Chez les NN pas de « pelotage »

  • Pourquoi l’IRSN ment-il ? - Fukushima 福島第一
    http://www.fukushima-blog.com/2016/05/pourquoi-l-irsn-ment.html

    L’IRSN ayant déjà eu d’autres antécédents de ce type dans les années passées, il était logique de lui consacrer une parodie. En effet, peu d’humoristes se sont penchés sur cette organisation qui pourtant mérite largement qu’on se moque de sa minimisation presque systématique face au réel danger nucléaire. D’où la réalisation d’un sketch le 23 avril 2016 à l’occasion de la conférence évènementielle Tcherno23.

    https://youtu.be/Osgv31u8_Nk?list=PLJGHY7xxjPoO2DPZlTErGpQDbhPtZAa0v

    #IRSN #nucléaire #euphémismes #omissions

  • Racism and ’Racial Conflict’ in America - The Atlantic
    http://www.theatlantic.com/politics/archive/2016/05/racism-commentary-obama-trump/481329

    ... some of the difficulty in talking about race today is attributable to the unhelpful euphemisms of “racial conflict,” “racial tension,” and other phrases that suggest an equal amount of instigation across racial groups, if not a perfectly balanced battle.

    #euphémismes #racisme #Etats-Unis

  • La langue des maîtres et sa fabrique
    http://lmsi.net/La-langue-des-maitres-et-sa

    Après dix ans de travail critique au sein du collectif Les mots sont importants, si l’on doit caractériser à grand traits la langue des maîtres, on peut dire qu’elle repose sur une logique binaire au fond très ancienne, déjà à l’œuvre dans la novlangue totalitaire ou coloniale décrite par Orwell : euphémisation de la violence des dominants (État, patronat, pression sociale masculiniste, hétérosexiste et blanco-centriste), et hyperbolisation de la violence des dominé-e-s... (...) Source : Les mots sont importants

  • Crime passionnel ...

    France info nous apprend donc que son petit ami s’est présenté au poste, parce qu’il a étranglé et poignardé cette fille, parce qu’elle ne voulait plus qu’il soit son petit ami, et qu’il ne voulait pas. Il a donc eu ce qu’il voulait, il sera son petit ami pour toujours.

    • Jeune fille égorgée à Perpignan : le petit ami avoue un crime passionnel - Le Point
      http://www.lepoint.fr/societe/jeune-fille-egorgee-a-perpignan-le-petit-ami-en-garde-a-vue-26-08-2015-19592

      Le petit ami de la jeune fille retrouvée morte égorgée mardi dans un parc de Perpignan a avoué l’avoir tuée à coups de couteau emporté par la passion, a expliqué mercredi son avocat.
      « Il a tout reconnu, quatre coups de couteau, et l’avoir égorgée », a dit à l’AFP Me Fabien Large, ajoutant que l’adolescente, encore mineure, voulait quitter le jeune homme.

      Plus qu’à attendre le livre que le « petit ami » va écrire en préventive, afin de découvrir combien cette « jeune fille » était en fait une « provocatrice adepte de relations saphiques » et qu’elle ne voulait pas le quitter tant que ça... même qu’elle portait des lunettes de soleil et des sucettes à sa bouche... (un peu comme l’histoire d’un adulte et une enfant quand ils enclenchent un roadmovie de plusieurs mois... forcément, l’enfant fait cela de gaieté de cœur (cf. le fil Lolita de ces derniers jours...)).

    • Ce que veut une femme/fille peut la tuer, mais personne prendra la peine de respecter ce qui est devenu sa dernière volonté ...

      Franchement à entendre toute la journée « petit ami » et « migrant » j’enrage de voir à quel point les journalistes sont les chiens de garde du pouvoir et des traditions.

    • http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/adolescente-egorgee-a-perpignan-le-temoignage-poignant-de-la-8648992.html

      Selon les premiers éléments de l’enquête, il s’agirait d’un crime passionnel. « Mon fils était follement amoureux d’elle », a confié la mère du meurtrier présumé au micro de RTL. Selon ses propos, ils se disputaient violemment et la jeune fille lui aurait même volé sa voiture. « Même moi je lui ai demandé de laisser tomber. Que quand ça commençait comme ça, ça finirait mal », continue la mère très émue.

      C’est pas la honte qui les étouffe

    • analyse vue sur twitter
      https://twitter.com/feeskellepeut/status/636825176714387456

      imagine t’es un gamin de 15 ans et partout tu vois qu’on associe « amoureux » avec des violences /le meurtre sur les femmes. VRILLE, le gosse.
      c’est quand même super. on vit dans un monde qui répète partout depuis les faits divers à la culture que l’amour rend FOU VIOLENT.
      et après tu lis des fois des féministes (!) toutes fières de brailler MAIS HEY LES MECS VIOLENTS QUE VOUS ONT APPRIS VOS MERES ??
      vraisemblablement une mère ne pèse pas super lourd face à un ensemble culturello-médiatique, JDCJDR.
      (et je ne reparlerai même pas des exemples de relations « amoureuses » des histoires qu’on vend comme « belles » de type 50shades, hein)
      franchement va falloir finir par élever les garçons dans un caisson d’isolation sensorielle pour que ça devienne pas des connards.

      https://twitter.com/feeskellepeut/status/636829828575068160

      (imagine la mère du mec qu’a fini dans le journal, tueur de femme. mh ? tu crois qu’elle se demande pas ce qu’elle a pu merder ?)
      (alors mersea infiniment à toi qui te dit féministe et qui appuie encore sur ce couteau culpabilisant planté dans le coeur d’autres femmes)
      (jte garantis que c’est la première chose qu’on se demande quand un de nos ptits mâles fait dla merde. c’est bien ancré, la faute aux mères)

    • https://twitter.com/feeskellepeut/status/636832835756814336

      belle relation abusive et violente et ils parlent de « couple fusionnel »
      http://www.midilibre.fr/2015/08/26/une-marche-pour-erika-a-perpignan-elle-ne-meritait-pas-cela,1206023.php
      et anéfé c’est des mioches et anéfé ils ont intégré complètement le truc admire.
      « parfois, Kader pouvait avoir des gestes violents. Mais il était très amoureux d’elle » leurs potes, 16 ou 17 ans aussi. CQFD
      comment veux tu. entends, regarde, ça pète à la gueule, merde ! comment veux tu. c’est un travail de titan de contrer ça.
      et tu voudrais que la mère, toute seule, avec ses ptits bras, y arrive à coup sûr ? tu fous la pression, féminisme.
      c’est quand même gratiné comme cas de violence ’conjugale’. on parle d’un quasi mioche, un ado. c’est parlant je trouve.
      mais du coup on a tout le spectre. les copains qui parlent, les familles...et tous parlent d’amour dans cette histoire de...meurtre.
      et tous parlent d’amour dans l’histoire de la relation qui n’est qu’une longue série d’abus et de violences, aussi. gra-ti-né, le cas.
      ils sont dedans tous adultes enfants journaleux (j’ose espérer pas les flics au moins), à fond : violence non, HISTOIRE D AMOUR oui.
      « elle portait plainte pour violences on portait plainte parce qu’elle avait vendu son scooter » ô la belle histoire de luv
      jvois juste du conflit direct ou financier mais jdois avoir un problème de vue je suppose, puisque tout lmonde s’accorde à appeler ça aimer.
      et ô surprise ça finit en meurtre. oui. étonnant. alors vraiment étonnant. houla. je suis étonnée. (autoconviction en cours)
      c’est aussi étonnant que si tu me récitais l’histoire d’une guerre, tsé. ha bon ya eu des morts à la fin jcomprends pas ils s’aimaient.
      écoute au moins maintenant c’est établi on a un 1er cas visible : les gamins sont vrillés dès 15 piges et prennent la violence pour du luv.
      accuse leurs mères stu veux m’enfin amha tu tapes à côté de la cible, tu tapes même la victime. Bisettes.
      (jvoulais voir si on avait matière sur ce cas, bah j’ai été servie la vache)
      (dans les cas adultes tu n’auras jamais les témoignages des « amis » du couple. ou ils se policeront ils diront qu’yavait rien eu avant)
      (pour pas avoir l’air de coupables par procuration qui savaient et n’ont pas bougé, tsé) (c’est raisonnable un adulte. Hinhin)
      (et dans les cas adultes tu n’auras jamais tout cet entourage informé des coups, engueulades, plaintes, vols, abus...bah non. à 15 ans tu racontes à tes copains et même tu t’engueules devant eux, pas de souci, à 30 non)
      (bref jpensais bien que ce serait un cas intéressant et qu’on pourrait démontrer easy que même quand ils savent les gens appellent ça amour)
      (ça n’a pas loupé. et c’est que le début après va y avoir encore beaucoup de matière au procès. bien entendu ne vous y intéressez pas)
      (ce cas est tellement parlant tellement un flag social que je mets mes 10 euros que pas une féministe ne va aller y mettre les mains)
      toutes ces convictions acquises à grands renforts de branlette intellectuelle qui se cassent la gueule tavu.
      1 cas un seul et pan t’as tout qui te pète à la gueule, l’influence du social, l’inertie de l’entourage même informé, les merdes matérielles qui ont conditionné la relation « elle était en foyer il l’a beaucoup aidée »...la totale. bonne chance pour psychiatriser cette fois.
      (je vais maintenant admirer avec quelle application tout le monde va faire un pas de côté de l’affaire perpignan pour surtout ne pas voir)
      (et rire très fort quand je lirai que ce n’est pas signifiant car ce sont des mineurs donc...ou argumentaire raciste qui se dira culturel... ou argumentaire mépris de classe qui nous expliquera que c’est des pauvres c’est comme ça les pauvres c’est des sauvages...)
      (je crois d’ailleurs que cette dernière non-explication gagnera la partie, c’est bien trop pratique)

      #psychiatrisation

  • Clearstream : Denis Robert, héros de cinéma
    http://www.lemonde.fr/m-actu/article/2015/02/13/clearstream-denis-robert-heros-de-cinema_4574387_4497186.html

    un journaliste a son biopic sur grand écran, fait unique dans le cinéma français, et ce journaliste c’est lui. Il en sait qui doivent s’étrangler. Ses adversaires d’hier se taisent, ne donnent pas suite aux demandes d’entretien. « Je n’ai pas de rancœur contre eux », jure-t-il. Un silence. « Mais je ne vais pas dire qu’ils sont formidables. » Suit une longue discussion sur Le Monde, qui n’a pas été tendre avec lui et qui est égratigné en retour dans le film.

    #litote #euphémisme

    #égratigné_en_retour

  • #Euphémismes des camps en Europe

    Commentaires

    La carte montre les euphémismes que les Etats européens emploient pour parler des différents types de centres de détention : la Roumanie parle de « centre de prise en charge publique » (Centrul de custodie publica).

    La Turquie – pays candidat à l’UE – a même employer le terme de « guest houses », jusqu’à ce qu’elle soit rappelée à l’ordre par le Comité pour la Prévention de la Torture (CPT) qui a recommandé l’utilisation du terme de #centre_de_détention « puisque les personnes détenues dans ces centres sont sans aucun doute privées de leur liberté » .

    Migreurop préfère utiliser le mot « #camp », terme désignant les diverses modalités d’enfermement des migrants auxquelles les autorités de nombreux États dans le monde ont de plus en plus recours.


    http://closethecamps.org/2014/12/15/euphemismes-des-camps-en-europe
    #camps #migration #asile #réfugiés #détention_administrative #rétention #terminologie #vocabulaire #carte #cartographie #visualisation

    #cpa_camps

  • Noel en Palestine

    Même dans leur situation carcérale, les #Palestiniens ne manquent pas de savoir-vivre...

    Pourrait-on en dire autant de #Wikipédia qui définit ce « Mur » par l’#euphémisme de « Barrière de séparation » ?

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Barri%C3%A8re_de_s%C3%A9paration_isra%C3%A9lienne

    Le mur israélien de l’apartheid érigé devant l’Eglise St James de #Londres, comme à #Bethléem : http://http://www.youtube.com/watch?v=ke7QVF0paqc

    #Pouvoir_Symbolique
    #Palestine
    #Mur