• Acquisitions de nationalité dans l’UE – Les États membres de l’UE ont octroyé la nationalité à plus de 800 000 personnes en 2017 – Les Marocains, les Albanais et les Indiens en ont été les principaux bénéficiaires

    En 2017, quelque 825 000 personnes ont acquis la nationalité d’un État membre de l’Union européenne (UE), un chiffre en baisse par rapport à 2016 (où il s’établissait à 995 000) et à 2015 (841 000). Si, parmi les personnes devenues citoyens de l’un des États membres de l’UE en 2017, 17% étaient auparavant citoyens d’un autre État membre de l’UE, la majorité était des ressortissants de pays tiers ou des apatrides.


    https://migrationsansfrontieres.com/2019/03/17/acquisitions-de-nationalite-dans-lue-les-etats-membres-de-l
    #Europe #citoyenneté #nationalité #naturalisation #statistiques #chiffres #Eurostat

    v. communiqué Eurostat :
    https://ec.europa.eu/eurostat/documents/2995521/9641781/3-06032019-AP-EN.pdf/2236b272-24b1-4b59-ade4-748361331b18


  • Demandes d’asile dans les Etats membres de l’UE – 580 800 primo-demandeurs d’asile enregistrés en 2018, en baisse de 11% par rapport à 2017 – Syriens, Afghans et Irakiens demeurent les principaux demandeurs

    En 2018, 580 800 primo-demandeurs d’asile ont introduit une demande de protection internationale dans les États membres de l’Union européenne (UE), un chiffre en baisse de 11% par rapport à 2017 (654 600) et qui représente moins de la moitié du pic de 2015, lorsque 1 265 600 primo-demandeurs d’asile étaient enregistrés. Le nombre de primo-demandeurs d’asile en 2018 est comparable au niveau enregistré en 2014, avant les pics de 2015 et 2016.


    https://migrationsansfrontieres.com/2019/03/17/demandes-dasile-dans-les-etats-membres-de-lue-580-800-primo
    #Eurostat #réfugiés #asile #migrations #chiffres #statistiques #Europe #2018

    v. communiqué de presse Eurostat :
    https://ec.europa.eu/eurostat/documents/2995521/9665556/3-14032019-AP-FR.pdf/c427dee1-27c6-42d7-924b-fe1accb86c2f

    reçu de @isskein


  • Villeneuve-d’Ascq Manifestation dans la galerie Auchan V2 contre le projet EuropaCity porté par la famille Mulliez Cédric Gout - 16 Mars 2019 - La voix du Nord
    http://www.lavoixdunord.fr/553180/article/2019-03-16/manifestation-dans-la-galerie-auchan-v2-contre-le-projet-europacity-por

    Ce samedi matin, plusieurs collectifs de défense de l’environnement ont mené une action dans la galerie V2 pour dénoncer le projet de méga-centre commercial appelé EuropaCity.

    Ce samedi, Vianney Mulliez, président de Ceetrus, le nouveau nom d’Immochan, fêtait ses 56 ans. Les collectifs opposés au projet EuropaCity ont profité de la journée internationale de mobilisation pour le climat pour lui souhaiter un bon anniversaire. Ils ont mené une action dans la galerie Auchan V2, pour dénoncer ce projet de méga centre commercial alliant loisirs, tourisme et espaces hôteliers que le groupe Mulliez veut faire naître sur pas moins de 300 hectares de terres agricoles à proximité de Gonesse (Val d’Oise).

    #auchan #mulliez #immochan #immobilier_commercial #centres_commerciaux #europacity #des_grands_projets..._inutiles #agriculture #urbanisme #triangle_de_gonesse #terres #gonesse #ecologie #climat #centre_commercial #Ceetrus #immobilier #grande_distribution #destruction #vianney_mulliez


  • Eurovision 2019 : le groupe islandais Hatari menacé d’interdiction d’entrée en Israël
    Par Damien Mercereau Mis à jour le 12/03/2019 à 15:04
    http://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/eurovision-2019-le-groupe-islandais-hatari-menace-d-interdiction-d-en

    (...) « Vous signez un contrat qui stipule que nous n’êtes pas autorisé à faire de la politique durant la compétition », a confié Matthías Haraldson à Independent . « Mais si quelqu’un pense pouvoir se rendre à Tel Aviv sans exprimer un message politique, il a totalement tort. C’est un paradoxe. Toutes les chansons qui seront interpretées durant le concours heurteront la sensibilité de beaucoup de gens à cause du contexte dans lequel il va se dérouler et des critiques légitimes que beaucoup expriment. »

    Le chanteur du groupe Hatari estime qu’aucun artiste ne pourra se produire sur la scène du Convention Center de Tel Aviv « sans enfreindre les règles de l’Eurovision ». « Vous ne pouvez pas complètement vous taire sur la situation (en Israël, ndlr) parce que le silence est également un positionnement politique », a-t-il déclaré. Outre leur soutien à la Palestine, le trio s’est livré à quelques provocations à l’encontre du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, l’invitant à un combat de Glima, de la lutte traditionnelle islandaise.

    Selon Haaretz, l’organisation Shurat Hadin qui représente les victimes du terrorisme et des causes juives et israélienne a demandé au ministre de l’Intérieur, Arye Dery, d’interdire Hatari d’accès au territoire. Une requête qui serait, selon plusieurs médias locaux, actuellement étudiée par plusieurs ministères. L’Union Européenne de radio-télévision (UER), organisatrice de l’Eurovision, a quant à elle rappelé que le concours doit rester inclusif et que le diffuseur israélien devra respecter la liberté de toutes les délégations et artistes participants. (...)

    #Eurovision2019 #Hatari


  • Grève de la jeunesse pour le #Climat : « Si on perd cette bataille, on aura tout perdu »
    https://www.bastamag.net/Greve-de-la-jeunesse-pour-le-climat-Si-on-perd-cette-bataille-on-aura-tout

    C’est une nouvelle vague qui monte, pour que leur futur ne soit pas hypothéqué : dans toute l’Europe, des écoliers, des collégiens, des lycéens et des étudiants s’engagent pour le climat. Né en Suède, à l’initiative de Greta Thunberg, âgée de 16 ans, le mouvement des grèves du vendredi a pris de l’ampleur en Allemagne et en Belgique. Et arrive en France où des lycéens et des étudiants commencent à se mobiliser et à descendre dans la rue pour l’avenir de la planète et en finir avec « l’inertie folle » des (...)

    #Résister

    / A la une, #Luttes_sociales, #Altermondialisme, #Europe, #Le_défi_du_réchauffement_climatique, #Reportages, (...)



  • Un livre sur les « réseaux du Kremlin » en France attaqué en diffamation
    https://www.bastamag.net/Un-livre-sur-les-reseaux-du-Kremlin-en-France-attaque-en-diffamation

    Cécile Vaissié, autrice du livre Les Réseaux du Kremlin en France et son éditrice, Marie-Édith Alouf, directrice de la maison d’édition indépendante Les Petits matins, comparaîtront les 14 et 15 mars devant la 17ème chambre correctionnelle du palais de #Justice de Paris, suite à plusieurs plaintes en diffamation. Dans son livre paru en mars 2016, Cécile Vaissié, directrice du département d’études russes à l’université de Rennes 2, décrit et analyse des réseaux qui relaient les « campagnes de "séduction" très (...)

    En bref

    / #Europe, Justice


  • Le comité de médecine du ministère de l’intérieur confirme que le lanceur de balle de défense est bon pour la santé La rédaction - 11 Mars 2019 Le Gorafi

    Paris – Un jury d’experts indépendants rassemblés par le Ministère de l’intérieur a rejeté les accusations contre le lanceur de balle de défense, appelé aussi LBD. Mieux, il en a recommandé un usage plus élargi, estimant qu’il était même très bon pour la santé. Reportage.

    « L’impact du LBD sur la peau renforce l’épiderme, permet une meilleure circulation du sang » note le rapport qui souligne que selon les tests réalisés en laboratoire, 8 personnes sur 10 recommanderait même le LBD à leurs proches s’ils le pouvaient. « Aucun doute sur la fiabilité de ces résultats » a expliqué un médecin se tenant le visage avec une main. « Je voudrais aussi remercier M. Castaner de nous avoir permis de conduire ces expériences en tout honnêteté » a-t-il ajouté. « Nous recommandons un minimum de un à deux impacts de LBD par semaine pour un résultat optimal, au niveau des cuisses et du ventre, pour des abdos de qualité » ajoute le rapport. Christophe Castaner s’est réjoui des résultats des tests du comité de médecin et aussitôt signé une ordonnance qualifiant de rébellion et outrage à agent toute personne qui mettrait en doute la fiabilité de cette étude

    .
    #LBD #Le_Gorafi #police #castaner #enMarche

    • Le spectacle de Bernard-Henri Lévy affiche déjà cinq places La rédaction - 11 Mars 2019 - Le Gorafi
      http://www.legorafi.fr/2019/03/12/le-spectacle-de-bernard-henri-levy-affiche-deja-cinq-places

      « Looking for Europe », la pièce de Bernard-Henri Lévy sur l’Europe, rencontre déjà un franc succès puisqu’elle affiche pas moins de cinq places.

      Bernard-Henri Lévy n’en finit plus de susciter l’engouement. Après avoir étrenné son spectacle en novembre à New-York devant trois spectateurs en délire, l’écrivain-philosophe acteur-auteur-metteur en scène et grand admirateur de Jean-Baptiste Botul, a remis le couvert mardi soir à Milan. Mieux encore, son « BHL tour », qui le conduira dans pas moins de vingt villes du Vieux Continent, affiche déjà cinq places. « Bernard-Henri Lévy est très content du succès que rencontre la pièce de Bernard-Henri Lévy, mise en scène par Bernard-Henri Lévy et interprétée par Bernard-Henri Lévy » a d’ailleurs déclaré Bernard-Henri Lévy.

      Un spectacle qui en appelle d’autres
      Fort de ce succès, le philosophe envisage déjà de se lancer dans « un autre projet rassembleur et humaniste » pour la présidentielle de 2022. Il s’agirait d’une pièce de théâtre jouée, mise en scène et écrite par BHL. Ce nouveau monologue de près de deux heures, « totalement apolitique et indépendant de tout parti » s’intitulera selon différentes sources contradictoires : « Looking for start-up nation ». La première représentation devrait avoir lieu à l’automne 2011 dans le salon de l’Elysée.

      #BHL #europe #fumisterie #Le_Gorafi


  • Let’s change #Europe from the ground up, by Yanis Varoufakis (Le Monde diplomatique - English edition, March 2019)
    https://mondediplo.com/2019/03/12europe-diem

    The DiEM25 manifesto proposes immediate financial changes within the existing structures of the EU, to end austerity and fund a green, and hopefully post-capitalist, future. It operates across the continent.


  • #Terrorisme, raison d’État (1/2) | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/064376-000-A/terrorisme-raison-d-etat-1-2

    Avant le 11-Septembre, quelque quatre cents personnes avaient prêté allégeance à #Al-Qaida. Seize ans plus tard, on compte des dizaines de milliers de militants djihadistes répartis sur plusieurs continents. Les attaques terroristes se sont multipliées à travers le monde, entraînant en Occident une tension des relations avec les minorités et les pays musulmans. En violant les valeurs démocratiques qu’elle prétendait défendre, la « guerre contre la terreur » lancée par l’administration Bush au lendemain du 11-Septembre a eu l’effet d’"un coup de marteau dans une fiole de mercure" : elle a fragmenté une menace autrefois circonscrite, et s’est muée en un conflit mondial et permanent, formidable terrain pour le recrutement djihadiste, mais aussi pour les groupes #xénophobes qui montent en puissance, en #Europe comme aux #États-Unis. Tel est le sombre bilan qu’établissent, face au réalisateur Ilan Ziv (#Capitalisme), des dirigeants politiques, des responsables de la sécurité et des généraux américains, britanniques, français et israéliens qui ont vécu les événements de l’intérieur et au plus haut niveau.

    Qu’ils restent fidèles à leurs actes passés, comme le #néoconservateur Richard Perle, ou qu’ils s’avouent hantés par la culpabilité, comme l’ancien bras droit de Colin Powell au secrétariat d’État, Lawrence Wilkerson, ils permettent de comprendre pourquoi cette #guerre qui a ravagé le #Moyen-Orient et causé des centaines de milliers de #morts constitue une impasse dont il est difficile de sortir. Du #mensonge délibéré qui a déclenché l’invasion de l’Irak aux « sites noirs » où les États-Unis ont pratiqué la #torture, Ilan Ziv décrypte les faits à l’aune du présent, pour montrer combien les concepts forgés par une administration pourtant discréditée restent plus que jamais agissants.


  • Le projet EuropaCity mis à mal après l’annulation du PLU de Gonesse
    https://www.batiactu.com/edito/projet-europacity-mis-a-mal-apres-annulation-plu-gonesse-55753.php?MD5emai

    « Par un jugement du 12 mars 2019, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a prononcé l’annulation du plan local d’urbanisme de Gonesse ». Gros coup dur pour les acteurs du projet EuropaCity, cette décision signe, pour l’instant, la fin du mégacomplexe de commerces et de loisirs. La justice a retenu trois motifs d’annulation : une évaluation environnementale insuffisante, une incompatibilité avec les plans d’exposition au bruit des aéroports à proximité et « l’erreur manifeste d’appréciation » du conseil municipal de Gonesse d’avoir classé en zone à urbaniser 248 hectares de terres agricoles « particulièrement fertiles ». Le tribunal ajoute : « Ces illégalités, n’étant pas susceptibles d’être régularisées, le tribunal a estimé qu’il ne pouvait être sursis à statuer et a annulé la délibération du conseil municipal de Gonesse du 25 septembre 2017 », celle qui approuvait le PLU.

    #terres-agricoles #grand_projet_inutile


  • Nouveau coup dur pour le méga-projet Europacity Wladimir Garcin-Berson - 12 Mars 2019 - Le figaro
    https://immobilier.lefigaro.fr/article/le-projet-europacity-suspendu-a-la-decision-du-tribunal-ce-vendr

    Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé le plan local d’urbanisme du projet de centre commercial et de loisirs dans le Val d’Oise (95), a annoncé le maire de Gonesse qui va faire appel de la décision.

    Le projet Europacity, suite. Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé le plan local d’urbanisme (PLU) de la ville de Gonesse, a annoncé le maire PS de Gonesse Jean-Pierre Blazy. Ce document, voté en septembre 2017, est indispensable à la construction de ce centre commercial et de loisirs. « Nous contestons les moyens retenus par le tribunal administratif de Cergy et nous faisons appel de ce jugement », a déclaré le maire de Gonesse. Ce rejet du PLU ne signifie pas, pour autant, la fin du projet d’aménagement. Europacity, dont l’ouverture est attendue autour de 2025, sera retardé a minima de deux ans. Le maire de Gonesse se dit « déterminé pour faire aboutir ce projet que les habitants du territoire attendent » et soutient l’implantation du métro et d’Europacity.

    Pour bien comprendre l’affaire, il faut revenir en 2017 : la mairie de Gonesse voulait modifier son plan local d’urbanisme afin de permettre l’urbanisation d’une partie du triangle de Gonesse, aujourd’hui majoritairement composé de terres agricoles. C’est sur ce terrain que seront bâties une gare de la future ligne 17 du métro ainsi que les installations d’Europacity, le projet titanesque de plus de trois milliards d’euros porté par la société Alliages & Territoires, composé de Ceetrus, branche immobilière du groupe Auchan (ex-Immochan), et du chinois Wanda, un opérateur immobilier spécialisé dans le divertissement.

    Menée entre mai et juin de la même année, l’enquête publique sur cette modification se termine par un avis consultatif défavorable de la part du commissaire en charge du dossier. Ce dernier estime que le projet d’urbanisation est « peu compatible avec la notion de développement durable », et que les objectifs d’emploi affichés sont « peu en phase avec le niveau de formation local ». De plus, « le projet ne semble pas co-construit avec les différents acteurs territoriaux », et ces derniers sont aussi « partagés sur le projet d’Europacity », justifie l’auteur du document.

    Opposition frontale
    Contactée par Le Figaro, Alliages & Territoires rappelle que, pour l’heure, les tensions se cristallisent autour du métro du Grand Paris et de la future gare du Triangle de Gonesse. « Qu’Europacity soit là ou non, le métro sera construit », précise notre interlocuteur, qui ajoute que leur projet s’inscrit dans le temps long et ne sera bâti que plusieurs années après la gare. « Nous avons le soutien de la population locale face à une opposition qui ment sur la destruction des terres agricoles », explique-t-on. Le groupe reste donc « confiant et déterminé » pour la suite.

    Cet épisode n’est que le dernier en date d’une longue suite d’oppositions féroces entre promoteurs et opposants au projet. Les deux parties s’affrontent à la fois sur un plan quasi-philosophique - quel type d’aménagement faut-il mettre en œuvre ? - mais aussi sur le détail des projets dévoilés jusqu’ici. Et, à mesure que les mois passent, les tensions s’exacerbent. Les choses se sont accélérées depuis que le projet d’aménagement du triangle de Gonesse a fait l’objet d’une déclaration d’utilité publique, en décembre dernier, quelques mois après une enquête publique aux conclusions favorables, en juillet.

    L’horloge tourne : le début des travaux de la future gare « triangle de Gonesse » de la future ligne 17 pourrait mener à une opposition plus frontale encore. La construction de cette station rendrait en effet inévitable l’urbanisation des zones alentours, avec ou sans Europacity. « Nous sommes prêts à poursuivre les discussions », explique Bernard Loup, qui se dit ouvert à un « projet d’urbanisation si celui-ci sert réellement les habitants du territoire ». Toutefois, en l’absence d’une décision concertée, « on risque de tomber dans les types de contestations physiques des « gilets jaunes » ou de Notre-Dame-des-Landes », prévient celui qui n’exclut pas de voir émerger une ZAD sur cette zone agricole. Le temps presse : les travaux pour la gare doivent débuter fin 2019.

    #mulliez #immochan #immobilier_commercial #centres_commerciaux #europacity #des_grands_projets..._inutiles #agriculture #urbanisme #triangle_de_gonesse #terres #gonesse #ecologie #climat #centre_commercial #Ceetrus #immobilier #grande_distribution #destruction


  • L’agenda européen en matière de migration : l’UE doit poursuivre les progrès accomplis au cours des quatre dernières années

    Dans la perspective du Conseil européen de mars, la Commission dresse aujourd’hui le bilan des progrès accomplis au cours des quatre dernières années et décrit les mesures qui sont encore nécessaires pour relever les défis actuels et futurs en matière de migration.

    Face à la crise des réfugiés la plus grave qu’ait connu le monde depuis la Seconde Guerre mondiale, l’UE est parvenue à susciter un changement radical en matière de gestion des migrations et de protection des frontières. L’UE a offert une protection et un soutien à des millions de personnes, a sauvé des vies, a démantelé des réseaux de passeurs et a permis de réduire le nombre d’arrivées irrégulières en Europe à son niveau le plus bas enregistré en cinq ans. Néanmoins, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour assurer la pérennité de la politique migratoire de l’UE, compte tenu d’un contexte géopolitique en constante évolution et de l’augmentation régulière de la pression migratoire à l’échelle mondiale (voir fiche d’information).

    Frans Timmermans, premier vice-président, a déclaré : « Au cours des quatre dernières années, l’UE a accompli des progrès considérables et obtenu des résultats tangibles dans l’action menée pour relever le défi de la migration. Dans des circonstances très difficiles, nous avons agi ensemble. L’Europe n’est plus en proie à la crise migratoire que nous avons traversée en 2015, mais des problèmes structurels subsistent. Les États membres ont le devoir de protéger les personnes qu’ils abritent et de veiller à leur bien-être. Continuer à coopérer solidairement dans le cadre d’une approche globale et d’un partage équitable des responsabilités est la seule voie à suivre si l’UE veut être à la hauteur du défi de la migration. »

    Federica Mogherini, haute représentante et vice-présidente, a affirmé : « Notre collaboration avec l’Union africaine et les Nations unies porte ses fruits. Nous portons assistance à des milliers de personnes en détresse, nous en aidons beaucoup à retourner chez elles en toute sécurité pour y démarrer une activité, nous sauvons des vies, nous luttons contre les trafiquants. Les flux ont diminué, mais ceux qui risquent leur vie sont encore trop nombreux et chaque vie perdue est une victime de trop. C’est pourquoi nous continuerons à coopérer avec nos partenaires internationaux et avec les pays concernés pour fournir une protection aux personnes qui en ont le plus besoin, remédier aux causes profondes de la migration, démanteler les réseaux de trafiquants, mettre en place des voies d’accès à une migration sûre, ordonnée et légale. La migration constitue un défi mondial que l’on peut relever, ainsi que nous avons choisi de le faire en tant qu’Union, avec des efforts communs et des partenariats solides. »

    Dimitris Avramopoulos, commissaire pour la migration, les affaires intérieures et la citoyenneté, a déclaré : « Les résultats de notre approche européenne commune en matière de migration parlent d’eux-mêmes : les arrivées irrégulières sont désormais moins nombreuses qu’avant la crise, le corps européen de garde-frontières et de garde-côtes a porté la protection commune des frontières de l’UE à un niveau inédit et, en collaboration avec nos partenaires, nous travaillons à garantir des voies d’entrée légales tout en multipliant les retours. À l’avenir, il est essentiel de poursuivre notre approche commune, mais aussi de mener à bien la réforme en cours du régime d’asile de l’UE. En outre, il convient, à titre prioritaire, de mettre en place des accords temporaires en matière de débarquement. »

    Depuis trois ans, les chiffres des arrivées n’ont cessé de diminuer et les niveaux actuels ne représentent que 10 % du niveau record atteint en 2015. En 2018, environ 150 000 franchissements irréguliers des frontières extérieures de l’UE ont été détectés. Toutefois, le fait que le nombre d’arrivées irrégulières ait diminué ne constitue nullement une garantie pour l’avenir, eu égard à la poursuite probable de la pression migratoire. Il est donc indispensable d’adopter une approche globale de la gestion des migrations et de la protection des frontières.

    Des #mesures immédiates s’imposent

    Les problèmes les plus urgents nécessitant des efforts supplémentaires sont les suivants :

    Route de la #Méditerranée_occidentale : l’aide au #Maroc doit encore être intensifiée, compte tenu de l’augmentation importante des arrivées par la route de la Méditerranée occidentale. Elle doit comprendre la poursuite de la mise en œuvre du programme de 140 millions d’euros visant à soutenir la gestion des frontières ainsi que la reprise des négociations avec le Maroc sur la réadmission et l’assouplissement du régime de délivrance des visas.
    #accords_de_réadmission #visas

    Route de la #Méditerranée_centrale : améliorer les conditions d’accueil déplorables en #Libye : les efforts déployés par l’intermédiaire du groupe de travail trilatéral UA-UE-NU doivent se poursuivre pour contribuer à libérer les migrants se trouvant en #rétention, faciliter le #retour_volontaire (37 000 retours jusqu’à présent) et évacuer les personnes les plus vulnérables (près de 2 500 personnes évacuées).
    #vulnérabilité #évacuation

    Route de la #Méditerranée_orientale : gestion des migrations en #Grèce : alors que la déclaration UE-Turquie a continué à contribuer à la diminution considérable des arrivées sur les #îles grecques, des problèmes majeurs sont toujours en suspens en Grèce en ce qui concerne les retours, le traitement des demandes d’asile et la mise à disposition d’un hébergement adéquat. Afin d’améliorer la gestion des migrations, la Grèce devrait rapidement mettre en place une stratégie nationale efficace comprenant une organisation opérationnelle des tâches.
    #accord_ue-turquie

    Accords temporaires en matière de #débarquement : sur la base de l’expérience acquise au moyen de solutions ad hoc au cours de l’été 2018 et en janvier 2019, des accords temporaires peuvent constituer une approche européenne plus systématique et mieux coordonnée en matière de débarquement­. De tels accords mettraient en pratique la #solidarité et la #responsabilité au niveau de l’UE, en attendant l’achèvement de la réforme du #règlement_de_Dublin.
    #Dublin

    En matière de migration, il est indispensable d’adopter une approche globale, qui comprenne des actions menées avec des partenaires à l’extérieur de l’UE, aux frontières extérieures, et à l’intérieur de l’UE. Il ne suffit pas de se concentrer uniquement sur les problèmes les plus urgents. La situation exige une action constante et déterminée en ce qui concerne l’ensemble des éléments de l’approche globale, pour chacun des quatre piliers de l’agenda européen en matière de migration :

    1. Lutte contre les causes de la migration irrégulière : au cours des quatre dernières années, la migration s’est peu à peu fermement intégrée à tous les domaines des relations extérieures de l’UE :

    Grâce au #fonds_fiduciaire d’urgence de l’UE pour l’Afrique, plus de 5,3 millions de personnes vulnérables bénéficient actuellement d’une aide de première nécessité et plus de 60 000 personnes ont reçu une aide à la réintégration après leur retour dans leur pays d’origine.
    #fonds_fiduciaire_pour_l'Afrique

    La lutte contre les réseaux de passeurs et de trafiquants a encore été renforcée. En 2018, le centre européen chargé de lutter contre le trafic de migrants, établi au sein d’#Europol, a joué un rôle majeur dans plus d’une centaine de cas de trafic prioritaires et des équipes communes d’enquête participent activement à la lutte contre ce trafic dans des pays comme le #Niger.
    Afin d’intensifier les retours et la réadmission, l’UE continue d’œuvrer à la conclusion d’accords et d’arrangements en matière de réadmission avec les pays partenaires, 23 accords et arrangements ayant été conclus jusqu’à présent. Les États membres doivent maintenant tirer pleinement parti des accords existants.
    En outre, le Parlement européen et le Conseil devraient adopter rapidement la proposition de la Commission en matière de retour, qui vise à limiter les abus et la fuite des personnes faisant l’objet d’un retour au sein de l’Union.

    2. Gestion renforcée des frontières : créée en 2016, l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes est aujourd’hui au cœur des efforts déployés par l’UE pour aider les États membres à protéger les frontières extérieures. En septembre 2018, la Commission a proposé de renforcer encore le corps européen de garde-frontières et de garde-côtes et de doter l’Agence d’un corps permanent de 10 000 garde-frontières, afin que les États membres puissent à tout moment bénéficier pleinement du soutien opérationnel de l’UE. La Commission invite le Parlement européen et les États membres à adopter la réforme avant les élections au Parlement européen. Afin d’éviter les lacunes, les États membres doivent également veiller à un déploiement suffisant d’experts et d’équipements auprès de l’Agence.

    3. Protection et asile : l’UE continuera à apporter son soutien aux réfugiés et aux personnes déplacées dans des pays tiers, y compris au Moyen-Orient et en Afrique, ainsi qu’à offrir un refuge aux personnes ayant besoin d’une protection internationale. Plus de 50 000 personnes réinstallées l’ont été dans le cadre de programmes de l’UE depuis 2015. L’un des principaux enseignements de la crise migratoire est la nécessité de réviser les règles de l’UE en matière d’asile et de mettre en place un régime équitable et adapté à l’objectif poursuivi, qui permette de gérer toute augmentation future de la pression migratoire. La Commission a présenté toutes les propositions nécessaires et soutient fermement une approche progressive pour faire avancer chaque proposition. Les propositions qui sont sur le point d’aboutir devraient être adoptées avant les élections au Parlement européen. La Commission continuera de travailler avec le Parlement européen et le Conseil pour progresser vers l’étape finale.

    4. Migration légale et intégration : les voies de migration légale ont un effet dissuasif sur les départs irréguliers et sont un élément important pour qu’une migration ordonnée et fondée sur les besoins devienne la principale voie d’entrée dans l’UE. La Commission présentera sous peu une évaluation complète du cadre de l’UE en matière de migration légale. Parallèlement, les États membres devraient développer le recours à des projets pilotes en matière de migration légale sur une base volontaire. L’intégration réussie des personnes ayant un droit de séjour est essentielle au bon fonctionnement de la migration et plus de 140 millions d’euros ont été investis dans des mesures d’intégration au titre du budget de l’UE au cours de la période 2015-2017.

    http://europa.eu/rapid/press-release_IP-19-1496_fr.htm
    –-> Quoi dire plus si ce n’est que... c’est #déprimant.
    #Business_as_usual #rien_ne_change
    #hypocrisie
    #langue_de_bois
    #à_vomir
    ....

    #UE #EU #politique_migratoire #asile #migrations #réfugiés #frontières


  • Malbouffe : Gérard Mulliez (Auchan) estime que “tout le monde sera obligé de faire de la #permaculture ” - France 3 Hauts-de-France
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille-metropole/malbouffe-gerard-mulliez-auchan-estime-que-monde-sera-o

    « Les professeurs aujourd’hui ont constaté que les #maladies sont la conséquence d’une #malbouffe beaucoup plus que d’autres choses. Aujourd’hui, beaucoup de médecins commencent à comprendre que le meilleur moyen de guérir un cancer, c’est de bien manger, de la #nourriture saine », a raconté M.Mulliez, 87 ans, devant quelque 380 dirigeants d’entreprises, lors d’un déjeuner à Marcq-en-Baroeul (Nord).

    « Comme aujourd’hui, ça commence à se savoir (...) Tout le monde sera obligé de faire de la permaculture comme les ouvriers il y a 50 ans avaient leurs jardins potagers », a poursuivi celui qui régna jusqu’en 2006 sur un empire familial (Auchan, Boulanger, Décathlon, Leroy Merlin), créé à partir du tout premier magasin français de « hard discount ».


  • Hatari, groupe SM et pro-palestinien, représentera l’Islande à l’Eurovision
    04/03/2019
    https://people.bfmtv.com/musique/hatari-groupe-sm-et-pro-palestinien-representera-l-islande-a-l-eurovis

    Les trois membres du groupe islandais sélectionné pour l’Eurovision prévoient une prestation très politique en faveur de la cause palestinienne. Ils ont même invité le Premier ministre israélien à les affronter lors d’un combat de lutte.

    « La haine va prévaloir ». C’est ce que signifie Hatrið Mun Sigra, le titre de la chanson que défendra le groupe islandais Hatari à l’Eurovision 2019 à Tel Aviv. L’affirmation correspond bien à l’état d’esprit des trois musiciens, très remontés contre la politique israélienne, ils ont d’ores et déjà annoncé une prestation très engagée contre le Premier ministre Benyamin Netanyahu. (…)

    #Eurovision2019

    • Eurovision : le groupe représentant l’Islande veut dénoncer Israël sur scène
      Le groupe Hatari affirme vouloir promouvoir la cause palestinienne sur scène malgré l’interdiction de toute action politique pendant le concours
      Par Stuart Winer et Times of Israel Staff 3 mars 2019
      https://fr.timesofisrael.com/eurovision-le-groupe-representant-lislande-veut-denoncer-israel-su

      (…) Selon le règlement du concours, les participants ne sont pas autorisés à faire des déclarations politiques lors de l’événement.

      Hatari a critiqué son pays pour son non-boycott de l’édition 2019 de l’Eurovision qui se déroule cette année à Tel Aviv – dans un pays qui, selon lui, viole les droits humains.

      Le groupe a toutefois noté qu’il y prendrait part pour transmettre son message au plus grand nombre de personnes en Europe.

      Interrogé sur les activités politiques et la possibilité que le groupe soit disqualifié s’il devait manifester sur scène, les membres ont rétorqué qu’ils considéraient l’Eurovision comme un concours politique, d’autant plus qu’il se déroulerait cette année en Israël.

      « Peut-être seront-nous exclus du concours mais ce serait peut-être plus révélateur que tout ce qui pourrait arriver sur scène par ailleurs », ont-ils confié au Stundin.

      Au moment de l’interview accordée au journal, un anonyme s’exprimant au nom du groupe avait lancé un défi à Netanyahu, celui de se mesurer à l’un de ses membres dans une épreuve de lutte traditionnelle islandaise.

      Dans une annonce faite en anglais sur la station de radio Rás 2, le représentant avait indiqué qu’une personnalité parrainée par l’ONU arbitrerait le combat qui devrait avoir lieu à Tel Aviv le 19 mai, au lendemain de la finale de l’Eurovision.

      Selon cet intermédiaire anonyme, si Netanyahu devait être victorieux lors de cet affrontement, alors Israël prendrait le contrôle de Vestmannaeyjar – un archipel situé au large de la côte sud de l’Islande. Si le membre du groupe devait l’emporter, alors Hatari établirait une colonie libérale BDSM en Israël, sur la côte méditerranéenne.

      Dans ce sport de combat, deux adversaires se tiennent à la ceinture et doivent projeter leur rival au sol.


  • EuropaCity : une guerre des mondes Emilie Chaudet - Cécile Laffon - 7 Mars 2019 - Les Pieds sur terre
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/europacity-une-guerre-des-mondes

    A Gonesse, des promoteurs comptent construire un nouveau complexe. Les agriculteurs voient l’urbanisation attaquer leurs cultures, des militants écologistes refusent la disparition des terres fertiles et d’autres se demandent si cela peut être porteur d’emploi, ou changer l’image de leur ville.

    Prévu pour occuper quatre-vingt des trois cents hectares de terres, le projet a été autorisé en 2013. Baptisé EuropaCity, il est financé par Ceetrus, la branche immobilière du groupe Auchan, et Wanda, un groupe immobilier chinois, qui comptent y investir 3,1 milliards d’euros.

    L’enjeu est de créer un lieu où l’on met à disposition des expériences, et non pas des biens de consommation.

    https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/18722-07.03.2019-ITEMA_22001874-2.mp3

    On sature déjà de centres commerciaux, pourquoi en construire un nouveau ?

    On pourrait développer l’agriculture bio en milieu périurbain et fournir toutes les collectivités locales.

    Certains habitants se demandent quant à eux si ce projet peut ou non changer l’image de leur ville, s’il peut être ou non porteur d’emploi. Les promoteurs en promettent en effet cinquante mille.

    Grâce à Europacity, on saura où est Sarcelles dans le monde entier. Comme pour Saint-Denis avec le stade de France.

    Chanson de fin : « Talisman » par Nils Frahm – Album : Encores 2 (2019).

    #Radio #Audio #France_Culture #mulliez #immochan #immobilier_commercial #centres_commerciaux #europacity #des_grands_projets..._inutiles #grand_paris #france #agriculture #urbanisme #triangle_de_gonesse #terres #gonesse #ecologie #climat #centre_commercial #Ceetrus #immobilier #grande_distribution #destruction


  • Un projet de f#ichage géant des citoyens non membres de l’#UE prend forme en #Europe

    Un accord provisoire a été signé le 5 février entre la présidence du Conseil européen et le Parlement européen pour renforcer les contrôles aux frontières de l’Union. Il va consolider la mise en commun de fichiers de données personnelles. Les défenseurs des libertés individuelles s’alarment.

    Des appareils portables équipés de lecteurs d’#empreintes_digitales et d’#images_faciales, pour permettre aux policiers de traquer des terroristes : ce n’est plus de la science-fiction, mais un projet européen en train de devenir réalité. Le 5 février 2019, un accord préliminaire sur l’#interopérabilité des #systèmes_d'information au niveau du continent a ainsi été signé.

    Il doit permettre l’unification de six #registres avec des données d’#identification_alphanumériques et biométriques (empreintes digitales et images faciales) de citoyens non membres de l’UE. En dépit des nombreuses réserves émises par les Cnil européennes.

    Giovanni Buttarelli, contrôleur européen de la protection des données, a qualifié cette proposition de « point de non-retour » dans le système de base de données européen. En substance, les registres des demandeurs d’asile (#Eurodac), des demandeurs de visa pour l’Union européenne (#Visa) et des demandeurs (système d’information #Schengen) seront joints à trois nouvelles bases de données mises en place ces derniers mois, toutes concernant des citoyens non membres de l’UE.

    Pourront ainsi accéder à la nouvelle base de données les forces de police des États membres, mais aussi les responsables d’#Interpol, d’#Europol et, dans de nombreux cas, même les #gardes-frontières de l’agence européenne #Frontex. Ils pourront rechercher des personnes par nom, mais également par empreinte digitale ou faciale, et croiser les informations de plusieurs bases de données sur une personne.

    « L’interopérabilité peut consister en un seul registre avec des données isolées les unes des autres ou dans une base de données centralisée. Cette dernière hypothèse peut comporter des risques graves de perte d’informations sensibles, explique Buttarelli. Le choix entre les deux options est un détail fondamental qui sera clarifié au moment de la mise en œuvre. »

    Le Parlement européen et le Conseil doivent encore approuver officiellement l’accord, avant qu’il ne devienne législation.

    Les #risques de la méga base de données

    « J’ai voté contre l’interopérabilité parce que c’est une usine à gaz qui n’est pas conforme aux principes de proportionnalité, de nécessité et de finalité que l’on met en avant dès lors qu’il peut être question d’atteintes aux droits fondamentaux et aux libertés publiques, assure Marie-Christine Vergiat, députée européenne, membre de la commission des libertés civiles. On mélange tout : les autorités de contrôle aux #frontières et les autorités répressives par exemple, alors que ce ne sont pas les mêmes finalités. »

    La proposition de règlement, élaborée par un groupe d’experts de haut niveau d’institutions européennes et d’États membres, dont les noms n’ont pas été révélés, avait été présentée par la Commission en décembre 2017, dans le but de prévenir les attaques terroristes et de promouvoir le contrôle aux frontières.

    Les institutions de l’UE sont pourtant divisées quant à son impact sur la sécurité des citoyens : d’un côté, Krum Garkov, directeur de #Eu-Lisa – l’agence européenne chargée de la gestion de l’immense registre de données –, estime qu’elle va aider à prévenir les attaques et les terroristes en identifiant des criminels sous de fausses identités. De l’autre côté, Giovanni Buttarelli met en garde contre une base de données centralisée, qui risque davantage d’être visée par des cyberattaques. « Nous ne devons pas penser aux simples pirates, a-t-il déclaré. Il y a des puissances étrangères très intéressées par la vulnérabilité de ces systèmes. »

    L’utilité pour l’antiterrorisme : les doutes des experts

    L’idée de l’interopérabilité des systèmes d’information est née après le 11-Septembre. Elle s’est développée en Europe dans le contexte de la crise migratoire et des attentats de 2015, et a été élaborée dans le cadre d’une relation de collaboration étroite entre les institutions européennes chargées du contrôle des frontières et l’industrie qui développe les technologies pour le mettre en œuvre.

    « L’objectif de lutte contre le terrorisme a disparu : on parle maintenant de “#fraude_à_l'identité”, et l’on mélange de plus en plus lutte contre la #criminalité et lutte contre l’immigration dite irrégulière, ajoute Vergiat. J’ai participé à la commission spéciale du Parlement européen sur la #lutte_contre_le_terrorisme ; je sais donc que le lien entre #terrorisme et #immigration dite irrégulière est infinitésimal. On compte les cas de ressortissants de pays tiers arrêtés pour faits de terrorisme sur les doigts d’une main. »

    Dans la future base de données, « un référentiel d’identité unique collectera les données personnelles des systèmes d’information des différents pays, tandis qu’un détecteur d’identités multiples reliera les différentes identités d’un même individu », a déclaré le directeur d’Eu-Lisa, lors de la conférence annuelle de l’#Association_européenne_de_biométrie (#European_Association_for_Biometrics#EAB) qui réunit des représentants des fabricants des technologies de #reconnaissance_numérique nécessaires à la mise en œuvre du système.

    « Lors de l’attaque de Berlin, perpétrée par le terroriste Anis Amri, nous avons constaté que cet individu avait 14 identités dans l’Union européenne, a-t-il expliqué. Il est possible que, s’il y avait eu une base de données interopérable, il aurait été arrêté auparavant. »

    Cependant, Reinhard Kreissl, directeur du Vienna Centre for Societal Security (Vicesse) et expert en matière de lutte contre le terrorisme, souligne que, dans les attentats terroristes perpétrés en Europe ces dix dernières années, « les auteurs étaient souvent des citoyens européens, et ne figuraient donc pas dans des bases de données qui devaient être unifiées. Et tous étaient déjà dans les radars des forces de police ».

    « Tout agent des services de renseignement sérieux admettra qu’il dispose d’une liste de 1 000 à 1 500 individus dangereux, mais qu’il ne peut pas les suivre tous, ajoute Kreissl. Un trop-plein de données n’aide pas la police. »

    « L’interopérabilité coûte des milliards de dollars et l’intégration de différents systèmes n’est pas aussi facile qu’il y paraît », déclare Sandro Gaycken, directeur du Digital Society Institute à l’Esmt de Berlin. « Il est préférable d’investir dans l’intelligence des gens, dit l’expert en cyberintelligence, afin d’assurer plus de #sécurité de manière moins intrusive pour la vie privée. »

    Le #budget frontière de l’UE augmente de 197 %

    La course aux marchés publics pour la mise en place de la nouvelle base de données est sur le point de commencer : dans le chapitre consacré aux dépenses « Migration et contrôle des frontières » du budget proposé par la Commission pour la période 2021-2027, le fonds de gestion des frontières a connu une augmentation de 197 %, tandis que la part consacrée aux politiques de migration et d’asile n’a augmenté, en comparaison, que de 36 %.

    En 2020, le système #Entry_Exit (#Ees, ou #SEE, l’une des trois nouvelles bases de données centralisées avec interopérabilité) entrera en vigueur. Il oblige chaque État membre à collecter les empreintes digitales et les images de visages de tous les citoyens non européens entrant et sortant de l’Union, et d’alerter lorsque les permis de résidence expirent.

    Cela signifie que chaque frontière, aéroportuaire, portuaire ou terrestre, doit être équipée de lecteurs d’empreintes digitales et d’images faciales. La Commission a estimé que ce SEE coûterait 480 millions d’euros pour les quatre premières années. Malgré l’énorme investissement de l’Union, de nombreuses dépenses resteront à la charge des États membres.

    Ce sera ensuite au tour d’#Etias (#Système_européen_d’information_de_voyage_et_d’autorisation), le nouveau registre qui établit un examen préventif des demandes d’entrée, même pour les citoyens de pays étrangers qui n’ont pas besoin de visa pour entrer dans l’UE. Cette dernière a estimé son coût à 212,1 millions d’euros, mais le règlement, en plus de prévoir des coûts supplémentaires pour les États, mentionne des « ressources supplémentaires » à garantir aux agences de l’UE responsables de son fonctionnement, en particulier pour les gardes-côtes et les gardes-frontières de Frontex.

    C’est probablement la raison pour laquelle le #budget proposé pour Frontex a plus que triplé pour les sept prochaines années, pour atteindre 12 milliards d’euros. Le tout dans une ambiance de conflits d’intérêts entre l’agence européenne et l’industrie de la biométrie.

    Un membre de l’unité recherche et innovation de Frontex siège ainsi au conseil d’administration de l’#Association_européenne_de_biométrie (#EAB), qui regroupe les principales organisations de recherche et industrielles du secteur de l’identification numérique, et fait aussi du lobbying. La conférence annuelle de l’association a été parrainée par le géant biométrique français #Idemia et la #Security_Identity_Alliance.

    L’agente de recherche de Frontex et membre du conseil d’EAB Rasa Karbauskaite a ainsi suggéré à l’auditoire de représentants de l’industrie de participer à la conférence organisée par Frontex avec les États membres : « L’occasion de montrer les dernières technologies développées. » Un représentant de l’industrie a également demandé à Karbauskaite d’utiliser son rôle institutionnel pour faire pression sur l’Icao, l’agence des Nations unies chargée de la législation des passeports, afin de rendre les technologies de sécurité des données biométriques obligatoires pour le monde entier.

    La justification est toujours de « protéger les citoyens européens du terrorisme international », mais il n’existe toujours aucune donnée ou étude sur la manière dont les nouveaux registres de données biométriques et leur interconnexion peuvent contribuer à cet objectif.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/250219/un-projet-de-fichage-geant-de-citoyens-prend-forme-en-europe
    #surveillance_de_masse #surveillance #étrangers #EU #anti-terrorisme #big-data #biométrie #complexe_militaro-industriel #business



  • Drone Surveillance Operations in the Mediterranean: The Central Role of the Portuguese Economy and State in EU Border Control

    Much has been written in the past years about the dystopic vision of EU borders increasingly equipped with drone surveillance (see here: http://www.europeanpublicaffairs.eu/high-tech-fortress-europe-frontex-and-the-dronization-of-borde, here: http://eulawanalysis.blogspot.com/2018/10/the-next-phase-of-european-border-and.html, here: https://www.heise.de/tp/features/EU-startet-Langstreckendrohnen-zur-Grenzueberwachung-4038306.html and here: https://www.law.ox.ac.uk/research-subject-groups/centre-criminology/centreborder-criminologies/blog/2018/11/role-technology). Yet, when the first joint drone surveillance operation of #Frontex, the #European_Maritime_Safety_Agency (#EMSA) and Portuguese authorities was launched on 25 September 2018, there was a lack of response both from the media and concerned activists or researchers. Yet, the EMSA offered details about the operation on its website, and Frontex as well. In addition, Frontex mentioned in its press statement parallel operations undertaken in Italy and Greece in the same period.

    These operations were a crucial step for the setup of the joint European information system for border surveillance, #EUROSUR. The drone surveillance program in the context of Frontex operations is a major step in the operational setup of the EUROSUR program that aims to integrate databases and national coordination centres of 24 European countries. EUROSUR was officially introduced with a policy paper in 2008, and the system itself was launched on 1 December 2013 as a mechanism of information exchange among EU member states. But it is not yet fully operational, and drone surveillance is commonly seen as a central component for full operationability. Thus, the cooperation between the EMSA, Frontex and the Portuguese state in the recent operation is a crucial milestone to achieve the aim of EUROSUR to create a unified European border surveillance system.

    This is why the operation launched in Portugal in September 2018 is of higher significance to the ones in Italy and Greece since it includes not only national authorities but also the EMSA, located in Lisbon, as a new key actor for border surveillance. EMSA was founded in 2002 as a response to various shipping disasters that lead to environmental pollution and originally focuses on monitoring the movement of ships, with a focus on the safety of shipping operations, environmental safety at sea and the trading of illegal goods via maritime transport.

    In 2016 the EMSA was allocated 76 million Euros in a bid for the production of drones for the surveillance of the Mediterranenan in the context of Frontex missions. EMSA`s bid foresaw that drones would be hired by EMSA itself. EMSA would run the operation of drones and share real-time data with Frontex. The largest part of this bid, 66 million Euros, went to the Portuguese company #Tekever, while smaller portions went to the Italian defence company #Leonardo and to the Portuguese air force that will operate drones produced by the Portuguese company #UA_Vision. At the same time, the successful bid of Tekever and the integration of Portuguese authorities in surveillance operations catapults Portugal onto the map of the defence and surveillance industry that profits immensely from the recent technological craze around border surveillance (see here, here and here).

    Lisbon-based Tekever set up a factory for the production of drones in the Portuguese mainland in #Ponte_de_Sor, an emerging new hub for the aerospace industry. Together with French #Collecte_Localisation_Service, which specialises in maritime surveillance, Tekever founded the consortium #REACT in order to produce those specific drones. Under the Portuguese operation, ground control, i.e. the technical coordination of the flight of the drones, was located in Portugal under the authority of the Portuguese air force, while the operation was coordinated remotely by Frontex experts and Portuguese authorities in the #Frontex_Situational_Centre in Poland where data were shared in real-time with EMSA. This first operation is a crucial step, testing the technical and administrative cooperation between EMSA and Frontex, and the functionality of the drones that were specifically produced for this purpose. These drones are lighter than the ones used in Greece and Italy, and they are equipped with special cameras and #radars that can detect ship movements and receive emergency calls from the sea. This allows to run data collected by the drones through an algorithm that is programmed to distinguish so-called ´#migrant_vessels´ from other ships and boats.

    The Portuguese government has set up a number of initiatives to foster this industry. For example, a national strategy called #Space_2030 (#Estratégia_Portugal_Espaço_2030) was launched in 2018, and the newly founded #Portuguese_Space_Agency (#Agência_Espacial_Portuguesa) will begin to work in the first months of 2019. The fact that border surveillance is one of the larger European programs boosting the defence and surveillance industry financially has not generated any controversy in Portugal; neither the fact that a center-left government, supported by two radical left parties is propping up surveillance, aerospace and defence industries. The colonial continuities of this industrial strategy are all too visible since narratives like ‘from the discovery of the sea to the technology of space’ are used not only by industry actors, but also, for example, by the Portuguese Chamber of Commerce in the UK on its website. In this way, social and political #domination of non-European territories and the control of the movement of racialized bodies are reduced to the fact of technological capability – in the colonial period the navigation of the seas with optical instruments, astronomic knowledge and ships, and today the electronic monitoring of movements on the sea with drones and integrated computer systems. The Portuguese aerospace industry is therefore presented as a cultural heritage that continues earlier technological achievements that became instruments to set up a global empire.

    The lack of any mention about the start of the drone surveillance programme does not only demonstrate that border surveillance goes largely unquestioned in Europe, but also that the sums spent for surveillance and defence by EU agencies create incentives to engage more in the defence and surveillance industry. This goes all the more for countries that have been hit hard by austerity and deindustrialisation, such as Portugal. The recent increase of 9.3 billion Euros for the period 2021 to 2027 for border surveillance funding in the EU with the creation of the #Integrated_Border_Management_Fund focused on border protection, is a telling example of the focus of current EU industrial policies. For the same period, the European Commission has earmarked 2.2 billion Euro for Frontex in order to acquire, operate and maintain surveillance assets like drones, cameras, fences, and the like. In this situation, the political consensus among EU governments to restrict migration reinforces the economic interests of the defence industry and vice versa, and the interest of national governments to attract #high-tech investment adds to this. Those lock-in effects could probably only be dismantled through a public debate about the selective nature of the entrepreneurial state whose funding has decisive influence on which industries prosper.

    While the Portuguese government does not currently have a single helicopter operating in order to control and fight forest fires that have caused more than 100 deaths in the past two years, much EU and national public funding goes into technology aimed at the control of racialized bodies and the observation of earth from space. At the same time, there is considerable concern among experts that surveillance technology used for military means and border security will be rolled out over the entire population in the future for general policing purposes. For this reason, it remains important to keep an eye on which technologies are receiving large public funds and what are its possible uses.


    https://www.law.ox.ac.uk/research-subject-groups/centre-criminology/centreborder-criminologies/blog/2019/02/drone
    #drones #contrôles_frontaliers #frontières #technologie #complexe_militaro-industriel #technologie_de_la_surveillance #externalisation #business #algorithme #colonialisme #néo-colonialisme #impérialisme #héritage_culturel #austérité #désindustrialisation

    ping @daphne @marty @albertocampiphoto @fil


  • #Chronologie des #politiques_migratoires européennes

    En octobre #2013, l’#Italie lance l’opération #Mare_Nostrum suite au naufrage survenu à quelques kilomètres de l’île de Lampedusa en Sicile où 366 personnes ont perdu la vie. Elle débloque alors des moyens matériels (hélicoptères, bateaux, garde-côtes, aide humanitaire) et des fonds considérables (environ 9 millions d’euros par mois) pour éviter de nouveaux naufrages et contrôler les migrants arrivant au sud de l’Italie.

    Au sein de l’Union Européenne, les États votent la résolution #Eurosur qui met en place système européen de surveillance des frontières qui sera assuré par l’agence #Frontex. Frontex est chargée d’assister techniquement les pays pour protéger leurs frontières extérieures et former leurs garde-côtes. En 2018, son siège à Varsovie lui a accordé un budget de 320 millions d’euros. Elle dispose à ce jour (février 2019) de 976 agents, 17 bateaux, 4 avions, 2 hélicoptères, et 59 voitures de patrouille, des moyens qui seront accrus d’ici 2020 avec la formation d’un corps permanent de 10 000 agents et un pouvoir d’exécution renforcé et souhaité par la Commission européenne d’ici 2027.

    Dans le cadre de leur mission de surveillance de la mer, les agents de Frontex interceptent les embarcations d’exilés, contrôlent les rescapés et les remettent aux autorités du pays où ils sont débarqués. Les bateaux Frontex sillonnent ainsi les eaux internationales du Maroc à l’Albanie. Les ONG humanitaires l’accusent de vouloir repousser les migrants dans leurs pays d’origine et de transit comme le prévoient les États de l’Union Européenne.

    Octobre 2014, l’opération Mare Nostrum qui a pourtant permis de sauver 150 000 personnes en un an et d’arrêter 351 passeurs, est stoppée par l’Italie qui investit 9 millions d’euros par mois et ne veut plus porter cette responsabilité seule. L’agence européenne Frontex via l’opération Triton est chargée de reprendre le flambeau avec des pays membres. Mais elle se contente alors de surveiller uniquement les eaux territoriales européennes là où Mare Nostrum allait jusqu’aux côtes libyennes pour effectuer des sauvetages. La recherche et le sauvetage ne sont plus assurés, faisant de ce passage migratoire le plus mortel au monde. L’Italie qui est alors pointée du doigts par des États membres car elle n’assure plus sa mission de sauvetage, de recherche et de prise en charge au large de ses côtes est dans le même temps accusée par les mêmes d’inciter les traversées « sécurisées » en venant en aide aux exilés et de provoquer un appel d’air. Une accusation démentie très rapidement par le nombre de départs qui est resté le même après l’arrêt de l’opération Mare Nostrum.

    L’Italie qui avait déployé un arsenal impressionnant pour le sauvetage durant cette période n’avait pas pour autant assuré la prise en charge et procédé à l’enregistrement des dizaines de milliers d’exilés arrivant sur son sol comme le prévoit l’accord de Dublin (prise empreintes et demande d’asile dans le premier pays d’accueil). Le nombre de demandes d’asile enregistrées fut bien supérieur en France, en Allemagne et en Suède à cette même période.

    #2015 marque un tournant des politiques migratoires européennes. Le corps du petit syrien, #Aylan_Kurdi retrouvé sans vie sur une plage turque le 2 septembre 2015, a ému la communauté européenne seulement quelques semaines, rattrapée ensuite par la peur de ne pas pouvoir gérer une crise humanitaire imminente. « Elle n’a jusqu’ici pas trouvé de réponse politique et collective à l’exil », analysent les chercheurs. Les pays membres de l’Union Européenne ont opté jusqu’à ce jour pour des politiques d’endiguement des populations de migrants dans leurs pays d’origine ou de transit comme en Turquie, en Libye ou au Maroc, plutôt que pour des politiques d’intégration.

    Seule l’#Allemagne en 2015 avait opté pour une politique d’accueil et du traitement des demandes d’asile sans les conditions imposées par l’accord de #Dublin qui oblige les réfugiés à faire une demande dans le premier pays d’accueil. La chancelière allemande avait permis à un million de personnes de venir en Allemagne et d’entamer une demande d’asile. « Elle démontrait qu’on peut être humaniste tout en légalisant le passage de frontières que l’Europe juge généralement indésirables. Elle a aussi montré que c’est un faux-semblant pour les gouvernements de brandir la menace des extrêmes-droites xénophobes et qu’il est bien au contraire possible d’y répondre par des actes d’hospitalité et des paroles », décrit Michel Agier dans son livre “Les migrants et nous”.

    En mars #2016, la #Turquie et l’Union européenne signent un #accord qui prévoit le renvoi des migrants arrivant en Grèce et considérés comme non éligibles à l’asile en Turquie. La Turquie a reçu 3 milliards d’aide afin de garder sur son territoire les candidats pour l’Europe. A ce jour, des réseaux de passeurs entre la Turquie et la #Grèce (5 kms de navigation) sévissent toujours et des milliers de personnes arrivent chaque jour sur les îles grecques où elles sont comme à Lesbos, retenues dans des camps insalubres où l’attente de la demande d’asile est interminable.
    #accord_UE-Turquie

    En #2017, l’OIM (Office international des migrations), remarque une baisse des arrivées de réfugiés sur le continent européen. Cette baisse est liée à plusieurs facteurs qui vont à l’encontre des conventions des droits des réfugiés à savoir le renforcement des contrôles et interceptions en mer par l’agence Frontex, le refus de l’Europe d’accueillir les rescapés secourus en mer et surtout la remise entre les mains des garde-côtes libyens des coordinations de sauvetages et de leur mise en place, encouragés et financés par l’UE afin de ramener les personnes migrantes en #Libye. Cette baisse ne signifie pas qu’il y a moins de personnes migrantes qui quittent leur pays, arrivent en Libye et quittent ensuite la Libye : 13 185 personnes ont été ainsi interceptées par les Libyens en Méditerranée en 2018, des centaines ont été secourues par les ONG et plus de 2 250 seraient mortes, sans compter celles dont les embarcations n’ont pas été repérées et ont disparu en mer.

    En avril #2018, le président Macron suggérait un pacte pour les réfugiés pour réformer le système de #relocalisation des migrants en proposant un programme européen qui soutienne directement financièrement les collectivités locales qui accueillent et intègrent des réfugiés : « nous devons obtenir des résultats tangibles en débloquant le débat empoisonné sur le règlement de Dublin et les relocalisations », déclarait-il. Mais les pourparlers qui suivirent n’ont pas fait caisse de raisonnance et l’Europe accueille au compte goutte.

    La #Pologne et la #Hongrie refuse alors l’idée de répartition obligatoire, le premier ministre hongrois
    Victor #Orban déclare : « Ils forcent ce plan pour faire de l’Europe un continent mixte, seulement nous, nous résistons encore ».

    Le 28 juin 2018, lors d’un sommet, les 28 tentent de s’accorder sur les migrations afin de répartir les personnes réfugiées arrivant en Italie et en Grèce dans les autres pays de l’Union européenne. Mais au terme de ce sommet, de nombreuses questions restent en suspend, les ONG sont consternées. La politique migratoire se durcit.

    Juillet 2018, le ministre italien Matteo #Salvini fraîchement élu annonce, en totale violation du droit maritime, la #fermeture_des_ports italiens où étaient débarquées les personnes rescapées par différentes entités transitant en #Méditerranée dont les #ONG humanitaires comme #SOS_Méditerranée et son bateau l’#Aquarius. Les bateaux de huit ONG se retrouvent sans port d’accueil alors que le droit maritime prévoit que toute personne se trouvant en danger en mer doit être secourue par les bateaux les plus proches et être débarquées dans un port sûr (où assistance, logement, hygiène et sécurité sont assurés). Malgré la condition posée par l’Italie de ré-ouvrir ses ports si les autres États européens prennent en charge une part des migrants arrivant sur son sol, aucun d’entre eux ne s’est manifesté. Ils font aujourd’hui attendre plusieurs jours, voir semaines, les bateaux d’ONG ayant à leur bord seulement des dizaines de rescapés avant de se décider enfin à en accueillir quelques uns.

    Les 28 proposent des #zones_de_débarquement hors Europe, dans des pays comme la Libye, la Turquie, le Maroc, le Niger où seraient mis en place des centres fermés ou ouverts dans lesquels serait établie la différence entre migrants irréguliers à expulser et les demandeurs d’asile légitimes à répartir en Europe, avec le risque que nombre d’entre eux restent en réalité bloqués dans ces pays. Des pays où les droits de l’homme et le droit à la sécurité des migrants en situation de vulnérabilité, droits protégés en principe par les conventions dont les Européens sont signataires, risquent de ne pas d’être respectés. Des représentants du Maroc, de la Tunisie et d’Albanie, pays également évoqués par les Européens ont déjà fait savoir qu’ils ne sont pas favorables à une telle décision.
    #plateformes_de_désembarquement #disembarkation_paltforms #plateformes_de_débarquement #regional_disembarkation_platforms

    Malgré les rapports des ONG, Médecins sans frontières, Oxfam, LDH, Amnesty International et les rappels à l’ordre des Nations Unies sur les conditions de vie inhumaines vécues par les exilés retenus en Grèce, en Libye, au Niger, les pays de l’Union européenne, ne bougent pas d’un millimètre et campent sur la #fermeture_des_frontières, avec des hommes politiques attachés à l’opinion publique qui suit dangereusement le jeu xénophobe de la Hongrie et de la Pologne, chefs de file et principaux instigateurs de la peur de l’étranger.

    Réticences européennes contre mobilisations citoyennes :
    Malgré les positions strictes de l’Europe, les citoyens partout en Europe poursuivent leurs actions, leurs soutiens et solidarités envers les ONG. SOS Méditerranée active en France, Allemagne, Italie, et Suisse est à la recherche d’une nouveau bateau et armateur, les bateaux des ONG Sea Watch et Sea Eye tentent leur retour en mer, des pilotes solidaires originaires de Chamonix proposent un soutien d’observation aérienne, la ligne de l’association Alarm Phone gérée par des bénévoles continue de recevoir des appels de détresse venant de la Méditerranée, ils sont ensuite transmis aux bateaux présents sur zone. Partout en Europe, des citoyens organisent la solidarité et des espaces de sécurité pour les exilés en mal d’humanité.

    https://www.1538mediterranee.com/2019/02/28/politique-migratoire-europeenne-chronologie
    #migrations #asile #réfugiés #EU #UE #frontières

    ping @reka


  • L’extrême droite américaine lorgne sur l’Europe, mais peine à y étendre son influence
    https://www.bastamag.net/L-extreme-droite-americaine-lorgne-sur-l-Europe-mais-peine-a-y-etendre-son

    Après avoir conquis la Maison blanche aux côtés de Donald Trump, Steve Bannon, conseiller providentiel auprès du président américain, mais aujourd’hui en disgrâce, rêve désormais de fédérer les extrêmes-droites européennes à l’approche du scrutin du 26 mai. Si des liens s’esquissent, notamment via des think-tanks et des financements, les poids lourds du nationalisme européen restent à ce jour plutôt rétifs à l’entreprise de séduction initiée Outre-Atlantique. Une internationale des extrêmes-droites prend (...)

    #Décrypter

    / A la une, #Droites_extrêmes, Élections , #Europe, #Amériques, Quel avenir pour la construction européenne ?, (...)

    #Élections_ #Quel_avenir_pour_la_construction_européenne_ ? #Enquêtes




  • Un rapport de la Cnil montre comment Europe 1 a fiché un demi-million d’auditeurs (avec des insultes)
    https://www.numerama.com/politique/466780-un-rapport-de-la-cnil-montre-comment-europe-1-a-fiche-un-demi-milli

    Entre 2002 et 2016, un demi-million d’auditeurs d’Europe 1 ont été fichés, a révélé Médiapart. Des données parfois très personnelles et des insultes figuraient sur les fiches en question. Vous faites partie des fidèles auditeurs ou auditrices d’Europe 1 qui ont, au moins une fois, appelé le standard ? Peut-être avez vous été fiché. Mediapart a révélé dimanche 24 février l’existence d’un rapport secret de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Il révèle comment le média a consigné (...)

    #Europe1 #discrimination #LGBT #profiling #CNIL

    //c1.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2019/02/europe-1.jpg


  • L’Allemagne renonce enfin au charbon et sauve une forêt millénaire menacée par une multinationale
    https://www.bastamag.net/L-Allemagne-renonce-enfin-au-charbon-et-sauve-une-foret-millenaire-menacee

    La forêt de Hambach, dans l’ouest du pays, menacée par l’extension d’une mine de lignite, sera sauvée, au moins jusqu’à 2020. Une belle victoire pour ses défenseurs, dont la lutte est devenue emblématique du mouvement climatique allemand. La commission chargée de plancher sur une sortie du charbon, qui fournit de l’électricité à plus d’un tiers de la population, a également annoncé une date pour l’arrêt définitif de son extraction et de sa combustion : 2038. La reconversion de l’industrie et de ses salariés (...)

    #Résister

    / A la une, #Europe, #Le_défi_du_réchauffement_climatique, #Climat, #Luttes_sociales, (...)

    #Pollutions_