• Sandra Lucbert - Le ministère des contes publics
    https://editions-verdier.fr/livre/le-ministere-des-contes-publics

    Une maternité ferme. Un accouchement tourne mal. Un enfant meurt. Interpellé, le préfet n’a qu’une chose à dire : « nous sommes comptables de la dette publique ». Et le verrou est mis.
    Proposition de la littérature : tourner la clé.
    À l’évidence, tout tient dans une formule – mais qu’est-ce qu’elle tient cette formule ? Un ordre, des intérêts, un verrouillage. En guise de quoi on dit : LaDettePubliqueC’estMal. C’est un assommoir : trente ans de répétition, des parleurs, des figures, des grimaces – tous les tours de l’autorité. Qui n’y feront rien : ce seront toujours des contes.

    #capitalisme #économie #travail #politique #finance #inégalités #europe #crise #multinationales #néolibéralisme #livre

  • Pourquoi les prix de l’essence et du diesel battent-ils des records historiques… et pas le pétrole ? Arnaud Ruyssen - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/economie/detail_pourquoi-les-prix-de-l-essence-et-du-diesel-battent-ils-des-records-hist

    C’est un constat surprenant, si vous regardez les prix du pétrole brut en octobre 2018, ils sont légèrement plus haut qu’aujourd’hui. Pourtant les prix à la pompe de l’essence et du diesel sont eux nettement plus élevés qu’en 2018. Déclic a voulu comprendre.

    Regardons les chiffres en détail. En octobre 2018, le pétrole Brent était à 86 $ le baril, très légèrement plus haut qu’aujourd’hui. En revanche, la différence sur le litre de diesel et d’essence est, elle, nettement plus élevée. 12 centimes de plus pour le diesel et pratiquement 20 centimes en plus pour l’essence.

    Ce ne sont pas les taxes qui sont en cause…
    Ce n’est donc pas la matière brute qui est la cause de cette hausse, mais alors quoi ? La tentation est grande d’incriminer les taxes qui représentent une part importante du prix du carburant. Voyons la décomposition pour le diesel : pour un litre, 63 centimes payent le carburant lui même, 19 centimes rémunèrent la distribution, le reste (52%) ce sont les 60 centimes d’accises et 30 centimes de TVA + une petite cotisation pour alimenter les réserves stratégiques.

    Mais ce n’est pas sur ce front-là qu’il faut chercher les raisons de la hausse. Les accises n’ont pas été augmentées depuis fin 2018 et la TVA est un pourcentage (21%) des autres composantes du prix. Elle accentue donc l’ampleur de la hausse mais n’en est pas la cause.

    C’est le raffinage qui coute très cher en ce moment
    Le coupable de cette hausse particulièrement forte des prix à la pompe se trouve, en fait, à Rotterdam, sur le marché du « Platts »… le pétrole raffiné utilisé en Europe occidentale. Ce pétrole transformé a une cotation spécifique, déconnectée du pétrole brut et, en ce moment, il flambe encore plus que la matière première. 

    La reprise de la demande mondiale post-covid est particulièrement forte au niveau des carburants et «  il y a une sorte de goulot d’étranglement au niveau des capacités de raffinage  » explique Olivier Neiyrinck, directeur technique de la fédération des distributeurs de carburants (BRAFCO). Cela alimente aussi des phénomènes de spéculation qui tirent encore les prix à la hausse.

    Voilà donc pourquoi les prix des carburant sont encore davantage sous tension que les prix du pétrole brut. La plupart des analystes tablent sur une stabilisation entre offre et demande dans le courant du mois de Novembre, qui devrait contribuer à stabiliser les prix.

    #pétrole #énergie #sables_bitumineux #gaz #économie #russie #extractivisme #etats-unis #arabie_saoudite #finance #spéculation #finance #capitalisme #économie #spéculation_financière #europe #agriculture #multinationales #décrypter

  • sommaires – OULAVIESAUVAGE
    https://oulaviesauvage.blog/2021/10/10/sommaires

    ON NE SAIT PAS

    qui meurt.

    On apprend qu’une embarcation

    contenant

     { transportant

    65 migrants

    d’origine sub-saharienne

    a chaviré entre Ceuta

    et Algesiras

    qu’il n’y a eu

    aucun survivant

    on imagine la barque qui

    se retourne :

    la nouvelle

    a l’air de concerner

    l’embarcation de fortune

    le zodiac trop léger

    le plastique

    ou le bois

    de la coque

    le défaut de fabrication

    la panne de moteur

    l’objet — des années

    que le nom de celles et ceux qui meurent en risquant le passage

    est gommé par un chiffre,

    65,

    24,

    48,

    morts

    sommaires

    de migrants —

    parfois,

    note de bas de page

    post-scriptum

    15 enfants

    dont 2 en bas âge.

    ON NE SAIT PAS

    #Migrants #Méditerranée #pushback #naufragés #Europe #cimetière_marin

  • "La CEDH juge « irrecevables » 18 000 requêtes contre le pass sanitaire en France"

    On sent encore une fois le grand mouvement démocratique qu’est l’UE par le haut, et la prise en compte (au moins symbolique) des préoccupations/revendications des citoyens. Et ces même empapaoutés de l’UE vont ensuite prétendre donner des leçons de démocratie, liberté, égalité, fraternité, etc, à la Chine, la Russie, et quelques autres.

    On comprend que les prétentions de l’UE soient IRRECEVABLES pour ces gens là (et pas qu’eux) :-D :-D :-D

    La CEDH juge « irrecevables » 18 000 requêtes contre le pass sanitaire en France — RT en français
    https://francais.rt.com/international/91404-cedh-juge-irrecevables-18-000-requetes-contre-pass-sanitaire-fran

    #politique #covid #pass_sanitaire #justice #citoyenneté #Europe #CEDH #irrecevable #démocratie #France #vangauguin

  • 8 Belges sur 10 trouvent qu’ils n’ont pas leur mot à dire sur ce que fait le monde politique
    https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_8-belges-sur-10-trouvent-qu-ils-n-ont-pas-leur-mot-a-dire-sur-ce-que-fai

    . . . . . . .
    Une grande majorité des Belges ne se sentent pas écoutés, voire incompris par les décideurs politiques. Huit participants sur dix au sondage RTBF estiment qu’ils « n’ont pas leur mot à dire sur ce que fait le monde politique ».
    . . . . . . .

    #démocratie #politique #Belgique #démocratie_ #europe #capitalisme #élections #médias #multinationales #inégalités

  • The protectors of refugee children

    They are probably the first and only doctors to examine young #refugees who arrive in #Athens. The pediatricians Stavroula Dikalioti and Smaragda Papachristidou - due to their efforts and personal interest - have managed to facilitate the refugees’ access to #public_health, which is provided at no cost, but remains a complicated maze to navigate.

    Before the journey, they get tattoos as a way to identify their bodies in case they die on the way.

    #greece #health #migration #borders #Europe

    https://wearesolomon.com/mag/on-the-move/the-protectors-of-refugee-children

  • Inside new refugee camp like a ‘prison’: Greece and other countries prioritize surveillance over human rights

    On the Greek island of Samos you can swim in the same sea where refugees are drowning. The sandy beaches and rolling hills, coloured by an Aegean sunset hide a humanitarian emergency that is symptomatic of a global turn against migration.

    #Greece is just one of the many locations across the world where technological experimentation at the #border is given free reign. Our ongoing work at the #Refugee Law Lab attempts to weave together the tapestry of the increasingly powerful and global border industrial complex which legitimizes technosolutionism at the expense of human rights and dignity.

    These technological experiments don’t occur in a vacuum. Powerful state interests and the private sector increasingly set the stage for what technology is developed and deployed, while communities experiencing the sharp edges of these innovations are consistently left out of the discussion.

    Policy makers are increasingly choosing #drones over humanitarian policies, with states prioritizing #security and #surveillance over human rights.

    #refugees #borders #samos #camp #Europe #pushbacks #migration #human_rights

    https://theconversation.com/inside-new-refugee-camp-like-a-prison-greece-and-other-countries-pr

  • La sénatrice EELV Esther Benbassa, accusée de harcèlement moral, exclue du groupe écologiste
    https://www.lefigaro.fr/politique/la-senatrice-eelv-esther-benbassa-accusee-de-harcelement-moral-exclue-du-gr

    La sénatrice EELV Esther Benbassa, accusée dans une enquête de harcèlement moral à l’encontre de ses collaborateurs, a été exclue par son groupe au Sénat, a annoncé ce dernier mardi 14 septembre au soir.

    Après avoir entendu la sénatrice et en conformité avec leur règlement intérieur, les sénateur.trice.s ont décidé d’exclure Esther Benbassa du groupe parlementaire à compter du 15 septembre », précise le groupe Ecologiste, Solidarité et Territoires, dans un communiqué. « Mme Benbassa n’a pas contredit une partie des témoignages et elle n’a, à ce jour, pas jugé opportun de porter plainte en diffamation contre ces accusations », fait-il valoir pour justifier sa décision.

    Les sénateurs du groupe « regrettent que la justice ne soit pas saisie pour des faits d’une telle nature » mais « ne remettent pas en cause (les) témoignages (des collaborateurs, ndlr) et prennent toute la mesure des difficultés que représentent souvent l’engagement de poursuites judiciaires ». Ils « réitèrent tout leur soutien à celles et ceux qui ont témoigné d’une grande souffrance au travail », continuent « de travailler sur la prévention du harcèlement moral et sexuel au travail », et mènent « une réflexion plus large sur le sujet avec les élu.e.s, les collaborateur.trice.s et les syndicats ».

    Climat de « terreur »
    Esther Benbassa a fait part dans un autre communiqué de son « exclusion » du groupe, dont elle a été la vice-présidente et dont elle s’était mise en retrait depuis début juillet. La sénatrice associe cette décision à un « simulacre de procédure interne » et à une « sommation de répondre aux accusations anonymes relayées par un article de presse ». La décision a été prise « sans transmission de pièces à charge ou à décharge, sans audition de témoins ou de victimes présumées, en violation des dispositions du règlement intérieur du groupe et du principe de présomption d’innocence », déplore l’élue de Paris. Esther Benbassa indique s’être rendue devant le groupe le 9 septembre « non pas pour me justifier, puisque je ne suis condamnée de rien, mais pour m’expliquer, et réitérer mes excuses pour les maladresses et les erreurs ».

    Dans son enquête, Mediapart rapporte les témoignages de huit anciens collaborateurs et six anciens étudiants que l’élue employait à l’École pratique des hautes études. Tous évoquent un climat de « terreur » instauré par la sénatrice, fait de pressions, de chantage à l’emploi et d’humiliations systématiques, souvent à l’occasion de mails, individuels ou collectifs, et de SMS consultés et retranscrits en partie par Mediapart. Conséquence de cette gestion, le turn-over des collaborateurs a été très important, puisque plus de 18 assistants parlementaires ont été employés en deux mandats, décompte Mediapart. Dans un communiqué de « soutien aux victimes de harcèlement », le syndicat CGT des collaborateurs parlementaires avait souligné que « la profession, du fait de son lien avec la politique et les rapports de pouvoir, est bien souvent trop entachée par ce type de violence ».

    #EELV #harcèlement #violence #sénat #Médiapart #europe #france #écologie #ecologie #domination #sociopathes #femmes #pouvoir #Esther_Benbassa

  • Visualisation : Cities and civil society networks for a Welcoming Europe

    The network map visualizes relevant networks of municipalities and civil society actors working closely with cities engaged in the effort of welcoming people seeking sanctuary in Europe, working on local-transnational relocation mechanisms and related topics of migration, integration, and asylum.

    The goal of this digital interactive mapping tool is not only to make these networks visible and accessible to actors from civil society, municipalities, researchers, and activists. The map can also be used as a tool to identify and connect relevant actors and to build strategic partnerships between networks of cities, municipalities and civil society all over Europe. We believe that strengthening relationships between these actors contributes to build more political pressure points to change the current European politics towards a human right based migration policy with cities and civil society at its centre.

    At the same time, the visualisation tool wants to show to policy makers that many European actors are willing to see change and are already actively working for a welcoming Europe.

    https://graphcommons.com/graphs/36b68722-0427-45e1-867b-f03f3475f92b?sel=75dd1277-3219-423a-97b6-40a30

    #cartographie #visualisation #villes-refuge #asile #migrations #réfugiés #Europe #réseau #réseaux #solidarité

    –-

    ajouté à la métaliste sur les villes-refuge :
    https://seenthis.net/messages/759145

    ping @karine4 @visionscarto

  • Etrange accident à la fin de l’A19 à Ypres : les deux conducteurs prennent la fuite Flandreinfo.be

    L’accident s’est produit vers 21h30 hier soir, juste avant la fin de l’autoroute A19 à Ypres. Un petit camion et une Ford Fiesta, tous les deux immatriculés en Pologne se sont percutés et ont ensuite heurté la berme centrale. Le petit camion s’est renversé, bloquant les deux voies de circulation. La voiture polonaise s’est arrêtée sur la bande d’arrêt d’urgence un peu plus loin. Un panneau de signalisation indiquant une limitation de vitesse de 90 km/h a également été brisé.

    L’autoroute étant complètement bloquée, la police et les pompiers ont dû mettre en place une déviation.

    La police et les pompiers ont dirigé la circulation à la sortie « Ieper centrum » de l’autoroute jusqu’après les travaux de remorquage. Quelques dizaines de véhicules bloqués ont dû attendre après 23 heures avant de pouvoir reprendre la route.

     #travail #travailleurs_détachés #union_européenne #en_vedette #exploitation #ue #Belgique #Pologne #esclavage #dumping_social #europe #migrations #fraude ? #revue_de_presse

    • Dans la capitale de l’union européenne, pendant ce temps là :
      Des mineurs de plus en plus jeunes et de plus en plus nombreux vivent dans la rue, à Bruxelles
      https://www.rtbf.be/info/regions/bruxelles/detail_des-mineurs-de-plus-en-plus-jeunes-et-de-plus-en-plus-nombreux-vivent-da

      Les associations « Médecins sans frontières », « Médecins du monde », « SOS jeunes », et la « plateforme citoyenne » lancent ensemble un cri d’alarme. Elles s’inquiètent de la situation des mineurs étrangers non accompagnés (MENA). Depuis des mois, leur situation s’aggrave, disent ces associations. Leur nombre ne fait qu’augmenter. Et leur prise en charge est inadaptée. Au point que de plus en plus d’enfants vivent dans les rues de Bruxelles.

      Des enfants de 9 ans
      « On voit de plus en plus de ces jeunes que ce soit sur les maraudes, lors des visites de squats ou sur les réponses d’hébergements d’urgence, explique Julien Buha Collette, chef de mission pour Médecins Sans Frontières Belgique. Quand on parle de ces jeunes, ça va jusqu’à 9 ans. Ce sont des enfants qui sont dans la rue et confrontés aux violences de la rue. Parfois avec des parcours migratoires assez violents. Ils se retrouvent dans ces situations avec aucun endroit pour se poser ».

      Combien sont-ils ?
      Impossible d’évaluer leur nombre. En 2020, l’administration de tutelle recensait entre 600 et 700 MENA, mais les organisations de terrain pensent que le chiffre est sous-estimé car beaucoup sont invisibles. Pour avoir une idée de l’ampleur de la situation, un exemple est assez éloquent : au mois de juin, 25 places d’hébergement ont été ouvertes par ces associations pour répondre à l’urgence. Dans les 6 semaines qui ont suivi, expliquent-elles, 163 demandes ont dû être refusées.

      Ils dorment dans des squats, parfois même dans la rue, aux abords de la gare du Nord et de la gare du Midi. Certains d’entre eux sont arrivés du Maghreb, souvent déjà marginalisés. D’autres sont plutôt des migrants de passage venus d’Érythrée, du Soudan, d’Éthiopie. Cela explique en partie pourquoi beaucoup préfèrent rester dans l’ombre. Julien Buha Collette insiste : « Ce sont des enfants. Arriver en Belgique et être mis à la rue après avoir fait tout ce parcours-là, je trouve assez troublant ».

      Les associations réclament un accueil inconditionnel
      Les associations de terrain aujourd’hui se sentent démunies. Elles dénoncent une prise en charge insuffisante et inadaptée de ces enfants : « Les MENA que nous rencontrons souhaitent simplement pouvoir avoir un toit pour la nuit, de la nourriture, l’accès à une douche, à des vêtements et des soins  » explique Maité Montuir, chargée du projet Médibus de Médecins du Monde. Aujourd’hui, les quatre associations réclament deux choses : des logements adaptés pour les mineurs. Et un accueil sans conditions.

  • Afghan refugees face steel border walls and barbed wire from Europe’s powers - World Socialist Web Site

    https://www.wsws.org/en/articles/2021/08/25/gree-a25.html

    https://www.wsws.org/asset/446d0b59-1df0-4104-824a-72c24dc83162?rendition=image1280

    Robert Stevens

    Since the fall of Kabul to the Taliban on August 15, governments internationally have engaged in non-stop handwringing over the fate of tens of thousands of refugees desperate to flee the country. These are the same governments whose wars over the last three decades, including in Afghanistan, have turned tens of millions of people into refugees and destroyed entire societies.

    20 years of war, with the imperialist military forces only finally departing this month, have left 550,000 internally displaced in Afghanistan since the beginning of this year, adding to the almost 3 million Afghans who had met this fate by the end of 2020.

    For all the crocodile tears shed over those who worked with the occupation now seeking to flee, Europe’s governments, since the fall of the Taliban, have refused to take more than a few thousand refugees.

    #afghanistan #europe #Migration #asile #exil

  • Dal 2008 a oggi, i paesi europei hanno valutato 600.000 richieste d’asilo da parte di afghani.
    Ne hanno rifiutate 290.000, rimpatriando oltre 70.000 persone (di cui 15-20.000 donne).


    Nel mare di ipocrisia, per una volta l’Italia svetta in positivo.
    Questo significa che su 290.000 afghani che non hanno ricevuto protezione, 220.000 sono ancora in Europa.
    Ora i governi dovrebbero impegnarsi per proteggerli tutti. Sospendendo i rimpatri sine die, ma soprattutto concedendo permessi umanitari a chi oggi è irregolare.

    https://twitter.com/emmevilla/status/1427159238892216322

    –—

    Tra il 2008 e il 2020 abbiamo rimpatriato più di 70.000 afghani.

    https://twitter.com/emmevilla/status/1426924703105564679
    #renvois #expulsions

    #statistiques #chiffres #réfugiés_afghans #Europe #asile #migrations #réfugiés #Matteo_Villa #graphique #visualisation #demandes_d'asile

  • Syrian refugees face threats of deportation from Europe and appropriation of property rights in Syria

    “We spent 30 years building our house to bring the family together and create memories. Years went by abroad until we could return home and settle down. Then, in a single moment, all was gone, and we found ourselves at the beginning of a new tiring journey. Once again, we left our home country searching for a new life.”

    With these words, Rihab Qassem (aged 65) recounted to Enab Baladi her daunting life journey spent in search of stability in someplace where human dignity is respected while going through many tragic detours and surviving their destructive psychological effects.

    In December 2012 and after Syrian regime forces bombed her family house, Rihab fled the Yarmouk camp area in southern Damascus, with her sons who were prosecuted by the regime’s security services.

    “We did not take sides. We only treated people injured by bombardments,” Rihab said. In October 2013, Rihab took her last look at her house’s destroyed walls, captured some photos for memory, and embarked on a new journey seeking refugee in Europe to reach Denmark eventually.

    Threats of deportation

    In early 2014, Rihab was granted a residency permit in Denmark under humanitarian protection grounds. Her house in the Yarmouk camp was completely destroyed during the battles, ending any dream of returning home.

    Despite being permitted residency in Denmark, Rihab’s story was far from reaching a happy ending, as Danish authorities issued a report in 2019 saying that the security situation in some parts of Syria has “improved markedly.”

    The same report was used as a pretext to start reevaluating hundreds of residence permits granted by the Danish government to Syrian refugees coming from the Syrian capital of Damascus and its surrounding areas.

    Last July, Rihab was handed over the Danish Immigration Service’s decision of deportation from Denmark on the grounds that Damascus is reclassified as a “safe zone.”

    “A house’s value is nothing when compared to thousands of people’s loss of loved ones during the war in Syria, and even if I wanted to go back home, do you think there is any chance for me to return to my house? There is not,” Rihab said.

    Speaking of her house, Rihab shows zero hope of returning home, knowing that the Yarmouk camp is in ruins and its streets are empty with nothing but destroyed houses.
    Syrian government’s property laws destroy hopes of returning home

    In the last ten years, the regime’s government issued several laws and legislative decrees and some administrative decisions that adversely affected house, land, and property (HLP) rights of Syrian citizens in general and Syrian refugees in particular.

    The government HLP regulations have created additional burdens and challenges for Syrian refugees seeking to deprive them of their property rights.

    Legislative Decree No. 66 of 2012 is one of the laws threatening the HLP rights of Syrian citizens. It stipulated the establishment of two zoning areas within Damascus province to achieve urban development in informal settlement areas.

    Syrian lawyer Hussam Sarhan told Enab Baladi that properties included in the zoning area are viewed as common property between a group of property holders. Each group member has a share equal to the estimated value of his/her property or rights in rem.

    Sarhan said that under the decree, the zoning area serves as a legal personality incorporating all rights holders and is represented by Damascus province, while real estate transactions (sell, purchase, or donations) for properties included in Decree No. 66 two zoning areas are banned.

    According to Sarhan, Decree No. 66 constitutes a significant threat to Syrian refugees’ property rights as it grants them a short period of 30 days starting after the announcement date of the decree to claim ownership. During this period, absentees outside Syria must submit an application after choosing a place of residence within the zoning plans’ boundaries in Damascus province attached with legal documents.

    He added, the fact that many property owners were forced out of Syria like Rihab Qassem, who cannot return to her country due to security concerns, makes absentees’ HLP rights at risk of being violated under the decree.

    According to the lawyer, Decree No. 66 does not guarantee accurate estimation of properties’ value, including building structures, trees, and crops, affecting the final valuation of these properties.

    The decree ignored the Syrian government’s acknowledgment of some slum areas like the Yarmouk camp when it provided its residents with necessary infrastructure services and regarded them as areas of building violations that must be regulated in zoning plans.

    The decree stipulated that residents of informal settlements included in zoning plans are only entitled to the cost of their properties’ rubble built on public or private state property.

    In June 2020, Damascus Provincial Council held a special session in which it announced the approval of the Yarmouk camp’s regulatory map before sharing it with the public. Soon later, the Council opened the door for objections and received thousands from the camp’s residents.

    Many Yarmouk camp former residents saw the new zoning plan as a threat to the camp’s identity and status as a symbol of return to Palestinian refugees in Syria. Fears of demographic changes also prompted objections.

    Decree No. 66 paved the way for the issuance of Law No. 10 of 2018, which also gave a short notice of 30 days to rights holders to claim ownership. Later, the law was amended, and the objection period was extended to one year, starting after the announcement date of the zoning plan.

    In 2015, the regime government passed Law No. 23 on planning and urban development. The law aimed at creating zoning areas with legal personality.

    Law No. 23 allows administrative units such as municipalities and governorates to expropriate informal housing areas located within zoning areas. As a result, owners of informal housing would lose their independent ownership in favor of having shares in a common property that would be divided into plots under the supervision of real estate distribution committees.

    Several factors impede the return of Syrian refugees in Europe or other parts of the world to their homes, chiefly the absence of any legal instruments that would help them restore their properties or receive compensation, Sarhan said.

    He added that another factor complicating Syrian refugees’ return is the Syrian judiciary’s lack of impartiality, independence, and fair trial standards.

    According to Sarhan, the Syrian government has its own policy managing Syria’s real estate problem in its best interests. It exploits the problem in different ways instead of finding solutions to it.
    “A living nightmare”

    Syrian regime forces started bombing the Yarmouk camp on 16 December 2012 in what was known as the massacre of the Abdul Kadir al-Husseini Mosque and the Fallujah School, leaving more than 200 persons killed or injured.

    The bombing caused the displacement of more than 80 percent of the camp’s residents to other areas inside Syria or abroad. Those who remained suffered from a siege imposed by regime forces between 2013 and 2018, with the participation of allied Palestinian militias.

    A report by the United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR) mentioned that millions of Syrian refugees are distributed over more than 120 countries, while Syria’s security and economic situations remain a discouragement for any return.

    “Houses are murdered with the absence of their residents,” These meaningful words said by the famous Palestinian poet and writer Mahmoud Darwish best describe the conditions of Syrian refugees’ houses whose owners left Syria with no hopes of returning to claim back their property rights.

    As for Rihab, she told Enab Baladi that this period of her life has been a living nightmare as she did not achieve the stability that she has been working so hard for decades to achieve.

    Rihab intends to fight for her and her family’s right of protection and residence in Denmark by attempting to file a lawsuit before relevant local courts.

    https://english.enabbaladi.net/archives/2021/08/syrian-refugees-face-threats-of-deportation-from-europe-and-appr

    #réfugiés_syriens #asile #migrations #réfugiés #retour_au_pays #renvois #expulsions #EU #UE #Europe #Danemark

    ajouté à la métaliste sur le retour (volontaire ou contrait) des réfugiés syriens :
    https://seenthis.net/messages/904710
    Et plus précisément sur la politique du Danemark :
    https://seenthis.net/messages/904710#message904721

    ping @isskein

  • Smoking guns. How European arms exports are forcing millions from their homes

    The #nexus between the arms trade and forced displacement is rarely explored and the role of European arms trade policies that facilitate gross human rights violations in third countries is often absent from displacement and migration studies. This report joins the dots between Europe’s arms trade and forced displacement and migration.

    Key findings

    - Arms and military equipment manufactured and licensed in Europe and sold to third countries provokes forced displacement and migration. This arms trade is motivated by how highly lucrative the industry is and current control and monitoring mechanisms facilitate rather than curtail problematic licensing and exportation.

    – The arms trade is political and is driven by profit but is under-regulated. Although other sectors, such as food and agriculture, do not undermine the fundamental right to life and other human rights in the same way that the arms trade does, they are far more stringently regulated.

    - It is possible to methodically trace arms, military equipment and technology, from the point of origin and export to where these were eventually used, and document their devastating impact on the local population. The report confirms beyond any reasonable doubt that European arms are directly used not to defend populations or to enhance local or regional security as is often claimed, but to destabilise entire countries and regions.

    - The arms industry is involved in clear violations of non-transfer clauses and end user agreements (EUAs) despite a supposedly robust system of controls. The evidence shows that once arms are traded, and although they may be traced, it is virtually impossible to control how they may eventually be used. Furthermore, although importing countries were known to have breached EUAs, EU member states continued to sell them arms and military equipment.

    - Regardless of whether arms were exported to official state security forces or were eventually used by non-state armed actors, or whether EUAs and other control mechanisms were respected, the result was the same – European arms were used in military operations that led to destabilisation and resulting forced displacement and migration. The destabilisation, facilitated by arms supplied by Europe, then contributed to Europe hugely expanding its border security apparatus to respond to the apparent threat posed by refugees attempting to arrive and seek asylum.

    - European countries are among the top exporters of lethal arms equipment worldwide, comprising approximately 26% of global arms exports since 2015. The top five European arms exporters are France, Germany, Italy, Spain and the UK – together accounting for 22% of global arms exports in the 2016–2020 period.

    - Arms exports from Bulgaria, Croatia and Romania have soared in recent years, a large proportion of which is exported to West Asian countries. For example, before 2012, Croatia exported ammunition worth less than €1 million a year, but with the start of the Syrian war this surged every year to reach €82 million in 2016. The European Parliament called on Bulgaria and Romania to stop arms exports to Saudi Arabia and the US (if there was a risk that these arms may be diverted), so far to no avail.

    – In Syria an estimated 13 million people need humanitarian assistance and more than half of the population remains displaced from their homes – including 6.6 million refugees living in neighbouring countries, such as Jordan and Lebanon, who subsequently attempt to flee to Europe in a reverse movement to the arms that displaced them. Another 6.7 million are internally displaced persons (IDPs) inside Syria.

    –-

    Five case studies document that:

    Italian T-129 ATAK helicopter components were exported to Turkey and used in 2018 and 2019 in two attacks in the district of Afrin in Northern Syria as part of Operation Olive Branch and in Operation Peace Spring on the Turkish–Syrian border. According to UN figures, 98,000 people were displaced during the Afrin offensive between January and March 2018, while 180,000, of whom 80,000 were children, were displaced, in October 2019 as a result of Operation Peace Spring.

    Bulgaria exported missile tubes and rockets to Saudi Arabia and the US, which eventually ended up in the hands of IS fighters in Iraq. The equipment was diverted and used in Ramadi and the surrounding region, where the International Organisation for Migration reported that from April 2015, following the outbreak of the Ramadi crisis, over half a million people were displaced from Anbar province, of which Ramadi is the capital city, while 85,470 were displaced specifically from Ramadi City between November 2015 and February 2016. Around 80% of all housing in Ramadi was severely damaged after the offensive. In 2017 another missile tube originating in Bulgaria was found to have been used by IS forces in the town of Bartella, located to the east of Mosul. At least 200,000 people from minority groups were displaced from the greater Mosul area between 2014 and January 2017. By July 2019, over two years after military operations had ended in Mosul, there were still over 300,000 people displaced from the city.

    British, French, and German components and production capacity, including missiles, missile batteries, and a bomb rack, were exported to Turkey, where they were mounted on Turkish-made drones and exported to Azerbaijan. These same drones, loaded with European-manufactured arms components, were used in the 44-day conflict in Naghorno- Karabakh, which provoked the forced displacement of half of the region’s Armenian population – approximately 90,000 people.

    Between 2012 and 2015 Bulgaria exported assault rifles, large-calibre artillery systems, light machine guns, hand-held under-barrel and mounted grenade launchers to the Democratic Republic of Congo’s (DRC) national police and military. The conflict in DRC is one of the world’s longest, yet Europe continues to supply arms that are used to perpetrate gross human rights violations. In 2017, Serbia exported 920 assault rifles and 114 light machine guns that were originally manufactured in Bulgaria. That same year, 2,166,000 people were forcibly displaced, making it one of the worst since the conflict began. Specifically, Bulgarian weapons were in use in North Kivu in 2017 coinciding with the forced displacement of 523,000 people.

    At least four Italian Bigliani-class patrol boats were donated to Libya and used by its coastguard to forcibly pull back and detain migrants who were fleeing its shores. In 2019, the Libyan coastguard mounted a machine gun on at least one of these boats and used it in the internal conflict against the Libyan National Army. Many of those fleeing Libya had most likely already fled other conflicts in other African and West Asian countries that may have purchased or were in receipt of European arms, so that at each step along their journey from displacement to migration, the European arms trade is making massive profits by firstly displacing them, and then later deterring and pushing them back.

    The arms companies we identified in these case studies include: Airbus (Franco-German), ARSENAL (Bulgaria), BAE Systems (UK), Baykar Makina (Turkey), EDO MBM (UK), Intermarine (Italy), Kintex (Bulgaria), Leonardo (Italy), Roketsan (Turkey), SB Aerospatiale (France), TDW (Germany), Turkish Aerospace Industry (Turkey), and Vazovski Mashinostroitelni Zavodi ЕAD (Bulgaria).

    https://www.tni.org/en/publication/smoking-guns
    #rapport #tni
    #armes #commerce_d'armes #migrations #asile #réfugiés #Europe #armée #militaire #industrie_de_l'armement #droits_humains #droits_fondamentaux #France #Allemagne #Italie #UK #Angleterre #Espagne #Bulgarie #Croatie #Roumanie #Arabie_Saoudite #Syrie #T-129_ATAK #Turquie #Operation_Olive_Branch #Operation_Peace_Spring #Irak #Ramadi #Bartella #Azerbaïjan #arméniens #Congo #RDC #République_démocratique_du_Congo #Serbie #Kivu #Nord_Kivu #Bigliani #Libye #gardes-côtes_libyiens #complexe_militaro-industriel
    #Airbus #ARSENAL #BAE_Systems #Baykar_Makina #EDO_MBM #Intermarine #Kintex #Leonardo #Roketsan #SB_Aerospatiale #TDW #Turkish_Aerospace_Industry #Vazovski_Mashinostroitelni_Zavodi_ЕAD

  • Efficacité de la vaccination : Il manque plus de la moitié des décès ! Décoder l’éco

    https://www.youtube.com/watch?v=hLARwm6jqbA

    Le 13 juillet 2021, la DREES, la direction réalisant les statistiques pour le ministère de la santé a sorti une étude récapitulant les données connus des résultats de tests Covid-19 pour les vaccinés et les non-vaccinés en France.
    Cette étude a été complétée le 23 juillet 2021 par une autre étude ajoutant cette fois-ci les données d’hospitalisations et de décès liées à la Covid-19.
    Cette dernière étude est utilisée en ce moment par le gouvernement et les médias pour justifier la politique vaccinale, puisqu’elle affirme notamment que :

    – Les non-vaccinés représentent près de 85 % des entrées hospitalières, que ce soit en hospitalisation conventionnelle ou en soins critiques.
    – Les patients complètement vaccinés comptent pour environ 7 % des admissions, une proportion cinq fois plus faible que celle observée en population générale (35 % en moyenne durant la période d’étude).
    – À tout âge, la part de patients vaccinés entrant à l’hôpital est nettement inférieure à celle qu’ils représentent dans l’ensemble de la population.

    Seulement, comme l’a relevé @NiusMarco sur Twitter et détaillé Patrice Gibertie dans un article, les données utilisées pas la DREES posent un énorme problème : il manque la moitié des décès Covid-19 français. Dans cette vidéo, nous allons détailler les données de l’étude pour comprendre d’où viennent les données, comment la DREES a pu retirer la moitié des décès de son analyse et ce que cela signifie pour les conclusions de l’étude.

    Sources :
    Etude DREES sur les tests : https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/note_drees_suivi_de_la_crise_sanitaire_.pdf
    Etude DREES sur les hospitalisations / décès : https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/2021-07-23_-_sivic-sidep-vacsi_premiers_resultats_-_drees-2.p
    Géodes pour les données SIVIC : https://geodes.santepubliquefrance.fr/#c=indicator&view=map2
    Fichier public des personnes décédées : https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/fichier-des-personnes-decedees
    Etude anglaise sur la mortalité Covid vaccinés / non vaccinés : https://assets.publishing.service.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/1001354/Variants_of_Concern_VOC_Technical_Briefing_17.pdf
    Données israéliennes sur la mortalité Covid : https://data.gov.il/dataset/covid-19/resource/8a51c65b-f95a-4fb8-bd97-65f47109f41f?filters

    #france #angleterre #israel #DREES, #SIVIC #décès #vaccination #test_pcr #covid-19 #cas_contact #économie #coronavirus #santé #surveillance #confinement #covid #sars-cov-2 #pandémie #contacttracing #france #pass #pass_sanitaire #statistiques #chiffres #data #europe #données

  • #Belgique : Inondations de 1953 : Quand le papa de Geluck caricaturait les manquements du gouvernement Adrian Thomas - Solidaire
    https://www.solidaire.org/articles/inondations-de-1953-quand-le-papa-de-geluck-caricaturait-les-manquements-

    Les récentes inondations ne sont pas les premières que notre pays ait subies. On pense à celles de 1926, 1987, 1993 ou encore 2011. Le raz-de-marée de février 1953 a défrayé la chronique pour son bilan meurtrier (2 551 morts) et les dégâts causés. Mais aussi parce que les actions du gouvernement n’ont pas été à la hauteur des besoins des nombreux sinistrés. Ces insuffisances n’avaient pas échappé au crayon du caricaturiste Diluck, le papa de Philippe Geluck, le dessinateur de la célèbre BD « Le chat ».


    Didier Geluck (1924-2011), ici avec le réalisateur soviétique Andréï Tarkovski, dessine quotidiennement dans Le Drapeau rouge dans les années 1950. Il devient dès 1955 directeur de Progrès films, distributeur de films du bloc de l’Est. (Photo D.R.)

    En 1953, Didier Geluck (1924-2011) croque l’actualité dans Drapeau rouge, le quotidien du Parti communiste de Belgique (PCB). Quand surviennent les inondations en février, Diluck n’y va pas de main morte dans ses dessins. Une tempête en mer du Nord fait alors céder les digues. L’eau envahit les terres et noie 1 836 villageois néerlandais. Le Royaume-Uni est aussi très atteint. Quant aux Belges, 28 sont tués en Flandre, le long de la Côte et de l’estuaire de l’Escaut. 10 000 familles sinistrées se retrouvent sans abri, en plein hiver.

    La solidarité de la classe travailleuse
    Très vite, la solidarité se met en marche. La Croix-Rouge et le PCB, entre autres, récoltent des fonds, des vêtements, des couvertures et des vivres. Comme en 2021, des centaines de volontaires affluent pour apporter leur aide aux victimes de la catastrophe. Par exemple, les ouvriers des ACEC cèdent collectivement le salaire d’une journée et acheminent à Ostende un camion rempli de literie.

    De son côté, le gouvernement rase les murs. Le PCB exige que le Premier ministre Jean Van Houtte (PSC, ancien cdH) rende compte au fur et à mesure de l’aide délivrée aux sinistrés. Mais bien vite, le Parti social-chrétien, seul au gouvernement, s’en lave les mains. En accordant à peine dix millions de francs (un peu moins de 250 000 euros) à la Croix-Rouge et en refusant d’indemniser les victimes.

    C’est que cette calamité tombe mal : le ministre des Finances Albert-Édouard Janssen (qui est également banquier) a prévu une hausse des impôts afin de financer une « armée européenne ». Avec la guerre de Corée (1950-1953), la Guerre froide s’est en effet fortement réchauffée et menace de dégénérer. Les Américains poussent donc les nations ouest-européennes à s’unir, en premier lieu militairement, dans l’éventualité d’une troisième Guerre mondiale contre l’Union soviétique et la Chine.

    L’inaction gouvernementale caricaturée
    Dans ses caricatures pour Drapeau rouge, Diluck tourne en dérision le cynisme du gouvernement, qui s’obstine à défendre coûte que coûte son budget. « Ah non, rien à faire, les sinistrés n’en auront pas un sou ! », fait-il dire au Premier ministre.

    « Prendre l’argent dans le budget de la guerre ? Vous êtes fou, mon brave ! Et nos tanks… et nos traitements ? », prête Diluck à un général obtus.

    Sur un autre dessin, deux ministres calculent : « Nous augmentons les impôts de 5%. Les sinistrés paient les impôts, n’est-ce pas ? Ils paient donc les dégâts subis par l’État. Il ne restera plus rien pour les indemniser, dites-vous ? Et la charité publique, alors ? », concluent les « margoulins ».

    Diluck raille aussi Baudouin. Le roi est sur la Côte d’Azur et rechigne à revenir de vacances. Il va tardivement saluer des sinistrés devant les photographes mais retourne aussitôt à Antibes.

    Son antipathie passe mal en Belgique. La presse se déchaîne. Des journaux étrangers évoquent même la reprise de la récente Question royale, conclue de justesse en 1950 par l’abdication de Léopold III. C’est suite aux gaffes de Baudouin que le Palais créera un service pour la presse. Quant à l’armée européenne (CED), le projet va échouer.

    Concernant les inondations, les autorités se voient bien obligées d’investir dans l’élévation des digues. Ainsi naît le Plan sigma (programme de gestion des inondations et de l’écosystème, le long de l’Escaut, en Flandre). Des digues qu’il faut sans cesse rehausser. Jusqu’où ? En revanche, les sinistrés, eux, ne verront jamais l’ombre d’une aide gouvernementale.

    Geluck #Philippe_Geluck #caricatures #Famille #inondations #gouvernement #baudouin #europe #UE #union_européenne guerre_de_Corée Guerre_froide #sinistrés #sinistrés #CED #Histoire

  • Mettre fin aux politiques migratoires inhumaines de l’Europe forteresse

    Voici le troisième des cinq textes qui font partie de la publication intitulée « L’impact sur le Sud des politiques financières européennes et des stratégies de coopération au développement et les alternatives possibles » élaboré dans le cadre du projet ReCommonsEurope. Depuis 2018, ce projet engage le CADTM, en collaboration avec l’association EReNSEP et le syndicat ELA, dans un travail visant à nourrir le débat sur les mesures qu’un gouvernement populaire en Europe devrait mettre en place prioritairement. Ce travail d’élaboration concerne tous les mouvements sociaux, toutes les personnes, tous les mouvements politiques qui veulent un changement radical en faveur des 99%.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/08/02/mettre-fin-aux-politiques-migratoires-inhumaines-de-leu

    #migration #europe

  • La politique migratoire européenne et le régime marocain sont tous les deux responsables du drame de Ceuta

    Depuis le lundi 17 mai, plus de 8000 personnes migrantes ont franchi la frontière qui sépare le Maroc de l’enclave espagnole de Ceuta et près de la moitié ont déjà été refoulée dans le chaos. Sur fond de crise diplomatique, cette nouvelle tragédie est le symbole de la violence d’un système de dépendances néocoloniales imposé par les puissances européennes avec la connivence de ceux qui gouvernent au Maroc.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/07/17/la-politique-migratoire-europeenne-et-le-regime-marocai

    #migration #maroc #europe

  • L’UE suspend son projet de taxe numérique sous la pression de Washington

    Bruxelles a annoncé lundi, sous la pression de Washington, le gel de son projet de taxe numérique pendant les négociations à l’OCDE sur une réforme de la fiscalité des multinationales qui doivent s’achever en octobre.
    « La réussite de ce processus nécessitera une dernière impulsion de la part de toutes les parties, et la Commission s’est engagée à se concentrer sur cet effort. C’est pourquoi nous avons décidé de mettre en pause notre travail sur une proposition de taxe numérique », a déclaré un porte-parole de la Commission.

    Le projet de taxe numérique de l’UE était une des nouvelles ressources prévues pour financer son plan de relance de 750 milliards d’euros. Bien qu’il n’ait pas encore été rendu public, la Commission européenne avait souligné à plusieurs reprises que son projet de taxe numérique serait conforme aux accords de l’OCDE et qu’il toucherait des milliers d’entreprises, y compris européennes.

    Critiques américaines
    Mais il a suscité des critiques américaines. Washington juge ce projet discriminatoire pour les champions américains des technologies comme Amazon, Google ou Facebook. La secrétaire au Trésor Janet Yellen, présente lundi à Bruxelles pour une rencontre avec les ministres des Finances européens (Eurogroupe), avait appelé dimanche l’UE à le reconsidérer.
    . . . . . . . .
    La suite gratuite : https://www.rts.ch/info/monde/12341398-lue-suspend-son-projet-de-taxe-numerique-sous-la-pression-de-washington

    #ue #union_européenne #multinationales #europe #capitalisme #finance #politique #amériques #paradis_fiscaux #impôts #taxes #taxe_numérique #OCDE #commission_européenne

  • Conditions carcérales : le Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) appelle les autorités à prendre des mesures en urgence

    Le Comité pour la prévention de la torture (CPT) publie ce 24 juin le rapport de sa dernière visite en France. En écho aux travaux menés par l’OIP ces dernières années, il pointe l’échec patent des politiques de lutte contre la surpopulation carcérale, appelle à de mesures contre les violences pénitentiaires et dénonce des pratiques, parfois anciennes, qui portent gravement atteinte à la dignité des personnes détenues.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/07/10/conditions-carcerales-le-comite-europeen-pour-la-preven

    #europe #prison

  • Déclaration du CATP (Comité pour l’alliance des travailleurs et des peuples)

    Recouvrer les libertés pleines et entières !

    L’octroi d’une grâce partielle, mardi 22 juin, aux neuf républicains catalans emprisonnés depuis trois ans et demi doit être le début d’un processus politique visant à recouvrer pleinement les libertés.

    Personne ne peut oublier que 3 000 citoyens de Catalogne font toujours l’objet de poursuites judiciaires, et qu’un groupe important est toujours en exil.

    Mais la situation en Catalogne n’est pas une exception. La loi du bâillon votée par le PP (Parti populaire – NdT) de Rajoy a été et est encore largement utilisée, non seulement contre les infractions supposées ou réelles aux mesures exceptionnelles appliquées au nom de la lutte contre la pandémie, mais elle constitue une véritable attaque contre les libertés les plus élémentaires de circulation, de manifestation, d’organisation. En outre, il existe de multiples mesures répressives contre la liberté d’expression dans tout le pays. L’abrogation de l’article 315.3 du code pénal qui pénalisait les piquets de grève – et qui est une victoire de l’ensemble du mouvement ouvrier et démocratique – n’est qu’un pas vers la réalisation de la pleine liberté d’association et de grève.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/07/09/declaration-du-catp-comite-pour-lalliance-des-travaille

    #international #europe #espagne

  • #Border_Profiteers. Corporations profiting from borders, detentions and deportations - Berlin edition

    This brochure has gathered a list of corporations that profit from deportations, from managing detention centers, from building fences, selling ships, drones or planes patrolling the Mediterranean, subcontracted security guards, providing data collection, border surveillance software, id control mechanisms, racist policy consultation, prison construction and any other form of oppression that limits peoples freedom of movement and right to stay.

    The external borders of Europe are not in Berlin, but the border regime is all around us. This regime consists of more than just the state. In capitalism, many forms of border oppression are subcontracted to corporations. Borders are very profitable. Therefore this market is dominated by huge multinational corporations. And since keywords of the European borders are militarisation and surveillance, the list of corporate border profiteers is full of the usual suspects that also profit from war, prisons and privacy infringement.

    The goal of this booklet is to promote action in Berlin and Brandenburg. Hence the focus is very much on companies that have an office in Berlin or action possibilities based on local struggles.

    List of Border Profiteers

    1. DEPORTATION COLLABORATORS
    #Lufthansa#Eurowings
    #Privilege_Style
    #Corendon_Airlines
    #Turyol / #Jalem_Tur
    #Enter_Air

    2. BORDER MILITARISATION
    #Airbus#Hensholdt
    #Otokar#Koç_Holding
    #Thales

    3. DETENTION INDUSTRY
    #European_Homecare
    #Pulsm#Morten_Group
    #Markgraf
    #Baukontor_Lange

    4. SURVEILLANCE SOFTWARE
    #Sopra_Steria
    #Cevision

    5. PRIVATE GUARDS
    #City_Schutz
    #Securitas
    #L&S_Sicherheit
    #Secura_Protect

    6. BORDER CONSULTANCY
    #McKinsey

    Quelques captures d’écran :

    https://noborderassembly.blackblogs.org/2021/04/14/new-brochure-border-profiteers

    Pour télécharger la brochure :
    https://noborderassembly.blackblogs.org/wp-content/uploads/sites/1214/2021/04/Border-Profiteers-berlin.pdf

    #profit #business #complexe_militaro-industriel #frontières #asile #migrations #réfugiés #renvois #Allemagne #compagnies_aériennes #sécurité #détention_administrative #rétention #consultants #militarisation_des_frontières #renvois #expulsions #charter #Frontex