• Derrière l’IA et ses #data_centers, une #industrie_minière qui ravage la planète

    Les centres de données indispensables à l’intelligence artificielle nécessitent l’extraction de toujours plus de métaux et terres rares. Une industrie qui détruit, assèche, tue et exploite sur tous les continents, rappelle notre chroniqueuse.

    Le nouveau cliché dans les conférences d’affaires, c’est de présenter les data centers comme « les usines de l’IA », comme le fait par exemple le vice-président du cloud de Microsoft, Scott Guthrie. Il y a quelque chose de rassurant et de banal dans cette description, qui semble renvoyer à une logique élémentaire. Pour avoir des chaussures, il faut des usines de chaussures. Pour avoir des IA génératives, il faudrait investir dans les centres de données.

    Prétendre que le centre de données est l’usine de l’IA revient à nier les réalités hors normes de la chaîne d’approvisionnement du numérique, dont les data centers, avec leurs consommations d’eau et d’électricité aberrantes, ne sont que le dernier maillon. L’IA est, elle aussi, bâtie sur une succession de crimes : les multiples écocides et violations de droits humains qu’accumule de plus en plus vite la production de ces objets extraordinairement voraces.

    Lire aussi : IA : l’une des plus grandes mines de charbon au monde va alimenter d’immenses data centers

    Les centres de données sont d’immenses entrepôts remplis de serveurs informatiques, eux-mêmes composés de cartes électroniques. Elles contiennent une immense diversité de composants associant des dizaines de métaux et minéraux différents, purifiés à plus de 99,9999 % et pouvant avoir nécessité 1 000 produits chimiques différents au cours de leur production.

    Parmi les composants des cartes électroniques figurent les semiconducteurs, des puces qui, avant d’atteindre le stade du produit final, peuvent avoir traversé 80 frontières (voir Anatomie d’une puce, éd. Le Monde à l’envers, 2026).

    Dans le monde des IA, une puce de quelques centimètres carrés comme celles de l’entreprise Nvidia, large leader du marché mondial, peut contenir environ 200 milliards de transistors, de minuscules composants gravés à l’échelle nanométrique. Cet enchâssement d’une densité matérielle inouïe fait des serveurs des centres de données les objets les plus intenses en ressources jamais produits dans l’histoire humaine. Centres de données qui, en plus des serveurs, concentrent des mégawatts de batteries électriques, des systèmes de refroidissement complexes, etc.
    692 000 tonnes de métaux en 2025

    Faire du centre de données l’usine de l’IA, c’est considérer que l’ensemble de ces machines seraient en quelque sorte des matières premières, le produit fini étant par exemple les réponses de ChatGPT. Or les semiconducteurs ne poussent pas dans les prairies, le sous-sol ne contient pas de batteries électriques prêtes à l’emploi.

    Au début de l’été, la revue Resources Policy a publié des estimations de la consommation de métaux pour les centres de données construits pour l’IA générative (https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S030142072600142X?via%3Dihub). D’après ces experts miniers étasuniens, ils nécessitaient 692 000 tonnes de métaux en 2025. Et pourraient en consommer 2,6 millions d’ici à 2035.

    Dans son propre rapport publié en 2025, le Forum économique mondial estime la consommation minérale d’un centre de données à environ 70 tonnes de métaux par mégawatt de puissance (https://reports.weforum.org/docs/WEF_From_Minerals_to_Megawatts_2025.pdf). Celle-ci peut être multipliée par 3 ou 4 si l’on prend en compte le raccordement électrique et plus encore si le centre dispose d’une production électrique dédiée (turbine à gaz, parc photovoltaïque ou éolien, pile à combustible), selon une publication récente du cabinet anglais de recherche et de conseil Wood Mackenzie (https://datacentremagazine.com/news/wood-mackenzie-the-hidden-metals-cost-of-data-centres).

    On peut ainsi estimer que les projets de centres de données lancés en région parisienne et dans le Nord, qui nécessitent au total une puissance électrique de 13 GW, nécessiteraient près de 100 000 tonnes de métaux.

    Que signifient ces chiffres ? Quelles réalités recouvrent-ils dans les zones d’extraction minière ?

    Les centres de données ne pourraient exister sans terres rares, ces dix-sept substances minérales utilisées à l’échelle du milligramme ou intégrés à des alliages complexes dans les objets high-tech. Pour n’en citer que deux : le terbium, présent dans les aimants des cartes électroniques et les semiconducteurs ; le dysprosium, qui contribue à la stabilité thermique des disques durs.
    Milices armées, peuples chassés, terres polluées

    La Chine, qui commercialise la majorité des terres rares vendues au monde, importe l’essentiel du minerai depuis la Birmanie. Depuis une dizaine d’années, les régions du Shan et du Kachin ont sombré dans un état de guerre opposant les peuples de ces collines aux entrepreneurs chinois et à leurs milices.

    Ceux-ci ont pris possession de terres ancestrales de chasse et de cueillette, coupé les arbres et installé des camps miniers. Pour extraire le minerai, en pleine forêt tropicale, de l’acide et des produits chimiques sont injectés à l’intérieur même de la roche pour dissoudre les substances recherchées. Elles sont canalisées vers des bassins à ciel ouvert où les solutions métalliques sont extraites au moyen d’autres produits chimiques.

    D’après une enquête menée par l’ONG anglaise Global Witness, les mines de terbium et de dysprosium ont contaminé les cours d’eau sur des centaines de kilomètres, jusqu’au nord de la #Thaïlande (https://globalwitness.org/en/campaigns/transition-minerals/fuelling-the-future-poisoning-the-present-myanmars-rare-earth-boom). En 2025, on dénombrait en Birmanie plus de 500 sites d’extraction, ouverts sur les terres des communautés autochtones grâce à des #milices_armées soutenues par la Chine.

    L’article de Resources Policy estime que la demande en terres rares pour les centres de données pourrait tripler d’ici à 2028 (passant de 13 à 39 tonnes). Comment se présente l’alternative occidentale à cette extraction chinoise ? En juin 2026, le géant de l’électricité français #Schneider s’est associé à l’entreprise #Torngat_Metals pour exploiter des gisements de dysprosium et de terbium sur des terres autochtones, à 1 000 kilomètres au nord de Montréal, menaçant les #lacs de pêche aux eaux cristallines des #Innus, des #Inuits et des #Naskapis.

    Ces gisements de terres rares sont si radioactifs que l’entreprise# Orano (qui s’appelait alors #Areva) les convoitait dans les années 2010 pour en faire des mines d’#uranium, avant qu’un mouvement à l’échelle du Québec ne mette fin au projet (https://mpda.ca/areva-leaves-nunavut-after-uranium-project-rejection). Le projet #Torngat est contesté par plusieurs communautés autochtones, mais les acteurs économiques occidentaux semblent prêts à tout pour contourner les monopoles chinois.

    Le #cuivre, métal de la soif

    Le cuivre, conducteur par excellence, est l’un des principaux métaux utilisés dans les centres de données, dont il permet le raccordement à l’intérieur comme à l’extérieur, au niveau des réseaux. Les entreprises minières de la #Copper_Developement_Association estiment la consommation d’un centre de données à entre 5 000 et 15 000 tonnes (https://copper.org/policy/advocacy-campaigns/copperconversations/copperconversations-thought-leadership/copper-is-the-smart-choice-for-high-efficiency-hvacr).

    Pas besoin de voyager très loin pour comprendre que la surconsommation de cuivre pose des problèmes élémentaires de survie. Au sud de l’#Espagne, en #Andalousie, cinq mines de cuivre ont ouvert ces dernières années avec le soutien de la Commission européenne au nom de la #transition_énergétique. Une seule d’entre elles (#Cobre_la_Cruzes) consomme autant d’eau que 66 000 habitants, alors même que cette région est l’une des plus arides d’Europe.

    Recensant les nombreuses #pollutions des eaux irréversibles causées par les entreprises minières de la région ces dernières années, un groupe de recherche de l’université de Séville a exigé un moratoire sur tous les projets d’extraction de cuivre d’Andalousie afin d’éviter « l’#effondrement_hydrique ».

    Si telle est la situation en Espagne, quelle peut-elle être au sud du #Maroc, où une nouvelle mine a ouvert en 2025, malgré un risque de « pénurie d’eau extrême » sur le pays ? Et au #Chili, où les entreprises minières sont accusées de détruire les #glaciers, des #réserves_d’eau à l’échelle continentale ?

    En 2019 déjà, plus de la moitié du cuivre extrait dans le monde provenait de régions en stress hydrique (https://research.wu.ac.at/en/publications/increasing-water-use-in-global-copper-production-threatens-freshw).

    À la fin des années 2010, on a constaté que pour satisfaire les présumés besoins en métaux des vingt prochaines années, il faudrait en extraire autant qu’au cours de toute l’histoire de l’humanité (https://www.liberation.fr/economie/economie-numerique/on-va-extraire-autant-de-metaux-dans-les-trente-prochaines-annees-que-ce-). En cause, les besoins cumulés de tous les projets industriels, auxquels étaient venus s’ajouter les projets de transition énergétique : véhicules électriques, raccordement des énergies renouvelables.

    La perspective paraissait déjà vertigineuse, criminelle. Et pourtant, c’était avant l’explosion des IA génératives. Elles viennent aujourd’hui démultiplier les projets miniers, tout en accaparant les métaux extraits au nom de la décarbonation. #Amazon est ainsi le premier acheteur mondial d’électricité d’origine renouvelable, qui lui sert à alimenter le cloud.

    Les souffrances, les #violences et les #injustices entraînées par le déploiement de l’IA, sa dimension écocidaire et impériale sont proportionnelles à son intensité matérielle. Dès lors que l’on prend en compte la succession de #crimes sur lesquels repose son #infrastructure, le centre de données s’impose comme une sorte de bombe sanitaire et géostratégique, un mausolée des écocides et des guerres de ce début de XXIe siècle.

    https://reporterre.net/Derriere-l-IA-et-ses-data-centers-une-industrie-miniere-qui-ravage-la-pl
    #mines #extractivisme #IA #AI #intelligence_artificielle #centres_de_données #infrastructure #environnement #terres_rares #métaux #eau #électricité #énergie #crimes #droits_humains #écocide #semiconducteurs #puces #Nvidia #transistors #batteries #terbium #dysprosium #Birmanie #Shan #Kachin #guerre #forêt_tropicale #acide #produits_chimiques #roche #à_lire

  • Durcir le #droit_des_étrangers, une politique aussi néfaste humainement qu’économiquement

    À cause de services en #préfecture quasiment à l’arrêt, près d’un million de personnes se retrouvent en #rupture_de_droits, dans l’attente du #renouvellement de leurs #titres_de_séjour. Des retards dont l’économie pâtit aussi.

    Au tribunal administratif de Marseille, l’audience débute. Elle concerne Mohamed Abes, 28 ans. Il a demandé le renouvellement de son titre de séjour il y a maintenant un an, sans réponse de la préfecture. L’expiration de son précédent titre l’a privé de tous ses droits et lui a fait perdre son travail.

    A la barre, son avocat, Me Candon, demande au juge d’enjoindre au préfet de lui délivrer a minima un document provisoire sous sept jours, avec une astreinte de 100 euros par jour de retard.

    Le juge prévient avec un sourire entendu : « Vous savez qu’il y aura un délai. » « Le problème est endémique », lui répond l’avocat. En quelques minutes, l’affaire est bouclée.

    Préfectures dans l’#illégalité, #tribunaux débordés
    En France, 930 000 dossiers sont en attente d’être traités et les #délais d’obtention de #titre_de_séjour sont devenus interminables – en moyenne 117 jours et jusqu’à plusieurs années, une durée qui dépasse largement le cadre légal. Alors que les murs de la préfecture semblent infranchissables depuis que la plateforme est passée au #tout-numérique, la seule option reste le recours à la #justice.

    « Au tribunal, ils sont débordés par ces affaires », glisse Me Candon, de retour dans la salle des pas perdus.

    Selon une magistrate, elles sont presque deux fois plus nombreuses qu’avant : 3 800 requêtes du tribunal administratif de Marseille ont été dirigées contre des refus de délivrance de titre de séjour, uniquement sur le premier semestre 2026, contre 4 703 sur toute l’année 2025. La préfecture des Bouches-du-Rhône a été condamnée à verser 90 280 euros d’astreinte en moyenne sur le premier semestre, soit une multiplication par 19.

    Comment expliquer cette situation ubuesque ? La #circulaire du 23 janvier 2025, signée par l’ancien ministre de l’Intérieur #Bruno_Retailleau, enjoignait aux préfets de traquer les dossiers déjà dans le circuit et d’en limiter le #renouvellement, en invoquant notamment la « #menace_à_l’ordre_public ».

    « Cette notion, introduite par la loi Darmanin de 2024, n’est absolument pas définie en #droit », rappelle Morgane Paret, juriste spécialisée en droit des étrangers.

    Pour résorber cette crise et désengorger la #plateforme_numérique dédiée, le nouveau ministre de l’Intérieur #Laurent_Nuñez promettait en avril le déploiement de 500 vacataires et une dotation de 2 millions d’euros. Des frais qui auraient pu être évités, selon la juriste Morgane Paret : « La #circulaire_Retailleau demandait aux préfets de limiter les renouvellements, c’était une décision éminemment politique. »

    Inflation des #coûts pour les demandeurs

    Par ailleurs, la #loi_asile_et_immigration du 26 janvier 2024, entrée en vigueur en juin 2026, engage des #dépenses supplémentaires en prévoyant de durcir le contrôle de l’immigration. La mission immigration, asile et intégration passe de 2,08 à 2,16 milliards d’euros, avec, à la clé, une baisse du budget alloué à l’#accueil et l’#insertion, et une hausse en deux ans de 130 millions d’euros consacrés à l’#expulsion.

    Le budget destiné aux #centres_de_rétention_administrative (#CRA), où sont enfermées les personnes ayant fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire – de plus en plus nombreuses –, a quant à lui doublé entre 2017 et 2024, faisant de la France le pays le plus dépensier sur ces structures en Europe.

    Dans le même temps, obtenir un titre de séjour coûte de plus en plus cher aux personnes concernées. Depuis le 1er mai, le tarif des #timbres_fiscaux requis – qui ont généré en 2025 près de 277 millions d’euros – a fortement augmenté en application de la loi de finances votée l’automne dernier : 350 euros pour une première délivrance d’une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou de résident, contre 225 euros jusque-là, soit + 55 %.

    Pour un renouvellement, le #timbre_fiscal coûte désormais 250 euros, contre 225 auparavant. Quant au montant minoré (pour les étudiants, les travailleurs saisonniers, le regroupement familial, etc.), il est passé de 75 à 150 euros pour une première délivrance. Le timbre fiscal pour les demandes de naturalisation, enfin, a vu son montant grimper de 55 à… 255 euros ! Cela accroît les recettes publiques, mais rend aussi l’accès à un titre administratif de plus en plus difficile pour les étrangers. Sans parler de leur vie.

    En sortant de son audience, Mohamed Abes raconte : « Je suis en France depuis mes 4 ans. Depuis que je suis en âge de le faire, j’ai toujours travaillé et payé mes impôts. » Mais à cause du délai d’obtention de son titre de dix ans, le jeune conducteur de travaux vient de perdre son #travail.

    « Je ne peux même pas toucher le chômage ! C’est une énorme somme d’argent que je perds chaque mois, je ne sais plus quoi faire. »

    Une politique néfaste pour le #marché_de_l’emploi

    Sur le million de personnes qui restent sur le carreau, la majorité sont des travailleurs dont les postes restent inoccupés. En France, selon l’Insee, 62 % des 6,3 millions d’étrangers occupent un emploi en 2025, souvent dans les secteurs les plus pénibles.

    Selon la Dares, en 2017 en France, les étrangers représentaient près de 40 % des employés de maison, 27 % des agents de sécurité et des ouvriers non qualifiés, et 22 % des cuisiniers. En 2025, France Travail recense 2,43 millions de projets de recrutement, dont la moitié jugés difficiles à pourvoir, notamment dans ces secteurs. Et le système de santé dépend fortement des médecins et infirmiers migrants.

    En mai, les trois organisations patronales et les cinq syndicats représentatifs ont demandé à rencontrer le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou et le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Selon Mediapart1, ce dernier a indiqué vouloir améliorer l’efficacité du renouvellement des cartes de séjour, mais surtout pour les métiers en tension, revenant ainsi sur sa déclaration d’avril, qui englobait l’ensemble des dossiers.

    En 2020, un rapport parlementaire démontrait un impact économique de l’immigration sur le marché du travail, la croissance et les finances publiques potentiellement positif à long terme, et encourageait à améliorer l’insertion professionnelle des travailleurs immigrés. Les politiques publiques poursuivent manifestement de tout autres buts.

    https://www.alternatives-economiques.fr/durcir-le-droit-des-etrangers-une-politique-aussi-nefaste-h
    #migrations #économie #politique_migratoire #dématérialisation
    via @karine4

  • Le piante delle vette alpine stanno scomparendo

    Uno studio condotto su 62 montagne europee mostra un cambiamento nella flora d’alta quota legato al riscaldamento globale: mentre alcune specie guadagnano quota, altre periscono.

    Da anni gli scienziati osservano un fenomeno ormai ben documentato: con l’aumento delle temperature, molte specie vegetali stanno spostando il proprio areale verso quote più elevate. Condizioni che un tempo erano proibitive - per il freddo, il rischio di gelo e una stagione vegetativa molto breve - stanno diventando progressivamente più favorevoli.

    Oggi sulle vette europee crescono quindi in realtà più specie vegetali rispetto al passato. Quella che a prima vista potrebbe sembrare una buona notizia, nasconde però un fenomeno di segno opposto: questa risalita sta infatti provocando la scomparsa delle piante specializzate nella vita in alta montagna, e il ritmo di queste perdite sta accelerando.

    A mostrarlo è un nuovo studio pubblicato sulla rivista Science (https://www.science.org/doi/10.1126/science.aed2974). Un gruppo internazionale di ricercatori ha analizzato la vegetazione di 62 vette europee, monitorate quattro volte tra il 2001 e il 2022 nell’ambito della rete GLORIA, il programma internazionale dedicato allo studio degli effetti dei cambiamenti climatici sulla flora di montagna. Quattro delle cime analizzate si trovano in Vallese.

    Le specie alpine minacciate

    “Con il riscaldamento globale tutto si sposta: gli alberi salgono più in alto, i cespugli crescono più in alto”, ha spiegato ai colleghi di CQFD (RTS) Pascal Vittoz, ricercatore alla Facoltà di geoscienze e ambiente dell’Università di Losanna e coautore dello studio. Per le piccole specie alpine questo significa anche confrontarsi con concorrenti di dimensioni maggiori che in passato non riuscivano a raggiungere quelle altitudini.

    In Svizzera, a essere minacciate sono in particolare le specie appena al di sopra del limite del bosco, situato attorno ai 2’000-2’300 metri. Tra gli esempi, Vittoz cita lo sparviere alpino (Hieracium alpinum), una piccola specie d’alta quota. “Lo sparviere sviluppa le foglie quasi a livello del terreno: se accanto cresce una specie più alta, le farà ombra e quella non riuscirà più a svilupparsi correttamente”, spiega.

    Inoltre, un clima più caldo significa anche meno neve e uno scioglimento più precoce del manto nevoso. Si allunga così la stagione durante la quale le piante possono crescere, compresa tra la scomparsa della neve e il ritorno del freddo autunnale. Per molte specie di media montagna si apre quindi la possibilità di colonizzare territori che fino a pochi decenni fa erano troppo ostili.
    Una lenta scomparsa

    Perché questo fenomeno diventa evidente soltanto oggi? Una possibile spiegazione secondo i ricercatori risiede nelle caratteristiche stesse delle piante alpine. Molte sono estremamente resistenti e longeve. Possono continuare a sopravvivere per anni, o persino decenni, anche quando il clima nel quale vivono non è più quello ideale.

    Prima della scomparsa definitiva può quindi esserci una lunga fase di declino. Ed è proprio ciò che osserva lo studio: le estinzioni locali sono spesso precedute da una diminuzione dell’abbondanza della specie.

    Al contempo, decretare con certezza la scomparsa di una specie, non è un’impresa semplice: “Non si può mai essere sicuri, bisogna cercare davvero ovunque e le vette non sono ambienti facili”, precisa l’esperto. Per individuare una tendenza servono quindi osservazioni ripetute nel tempo.

    Meno acqua ad alta quota

    A mettere sotto pressione la flora alpina non è soltanto l’aumento delle temperature. Anche la siccità sta raggiungendo quote un tempo considerate al riparo dallo stress idrico. “In teoria, più si sale, più piove”, spiega Pascal Vittoz. Le piante alpine sono infatti adattate a condizioni generalmente fresche e umide. Negli ultimi anni, però, durante le campagne sul terreno i ricercatori hanno osservato qualcosa di diverso: “Si vedeva che le piante avevano sete”.

    A confermare tutto ciò è il bilancio idrico, cioè la differenza tra le precipitazioni e l’acqua che evapora. “Prima del 2000 il bilancio era sempre positivo”, sottolinea Vittoz. Da allora sono invece aumentate le estati in cui anche a 2’600 metri l’evaporazione supera le precipitazioni. Una situazione particolarmente critica per la vegetazione d’alta quota: “Le piante alpine non sono in grado di resistere a queste condizioni”.

    https://www.rsi.ch/info/ambiente/Le-piante-delle-vette-alpine-stanno-scomparendo--4065950.html
    #botanique #changement_climatique #plantes #montagne #altitude #flore #températures #sécheresse #eau

  • Au Royaume-Uni, le parti anti-immigration Reform UK reçoit un don record de 36 millions de livres sterling de la part d’un milliardaire
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/12/au-royaume-uni-le-parti-anti-immigration-reform-uk-recoit-un-don-record-de-3

    Au Royaume-Uni, le parti anti-immigration Reform UK reçoit un don record de 36 millions de livres sterling de la part d’un milliardaire
    Ben Delo, qui a fait fortune dans les cryptomonnaies, a expliqué vouloir assurer un budget stable, jusqu’aux élections de 2029, à la formation de Nigel Farage. Un parti au cœur de plusieurs scandales concernant son financement.
    Le Monde avec AFP
    L’initiative ne va pas manquer de faire réagir. Ben Delo, un milliardaire britannique, a annoncé, vendredi 11 septembre, fait un don – inédit au Royaume-Uni – de 36 millions de livres (près de 42 millions d’euros) au parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, malgré une série de scandales concernant son financement. Dans le Daily Telegraph, Ben Delo explique cette donation considérable par le manque de financement pérenne dont bénéficierait la formation d’extrême droite, par rapport aux partis traditionnels travailliste et conservateur.
    « Je veux un combat loyal et des règles du jeu équitables », a déclaré l’homme d’affaires, cofondateur de la plateforme d’échange de cryptomonnaies BitMEX. Il a précisé que ce paiement unique correspondait à un soutien d’un million de livres par mois jusqu’aux prochaines élections législatives prévues à la mi-2029.
    Cette somme vise à aider le parti à « se préparer à gouverner », a assuré le milliardaire de 42 ans, qui avait plaidé coupable aux Etats-Unis en 2022 de violation de la loi sur le secret bancaire mais avait été gracié par Donald Trump en 2025. Alors qu’il était jusqu’alors basé à Hongkong, il a fait part de son intention de rentrer vivre au Royaume-Uni, pour ne pas être contraint par un futur plafonnement des donations politiques étrangères souhaité par le gouvernement travailliste. Nigel Farage s’est dit, auprès du Daily Telegraph, « honoré » par la « confiance » manifestée par Ben Delo.
    Le précédent record de don politique de la part d’une personne en vie au Royaume-Uni remonte à l’an dernier, quand un autre magnat des cryptomonnaies, Christopher Harborne, avait versé 9 millions de livres à Reform UK. Le record pour un legs remonte à 2022 quand John Sainsbury avait laissé 10 millions de livres aux conservateurs à sa mort.Reform UK domine les sondages depuis un an et demi, mais les révélations sur un don reçu également de Christopher Harborne, et non déclaré, et l’ouverture d’une enquête parlementaire ont freiné cette dynamique. Au début du mois de septembre, la controverse autour du financement du parti a rebondi après la diffusion d’un reportage en caméra cachée, où l’on voit un collaborateur de Nigel Farage proposer de contourner la loi pour obtenir une contribution de 500 000 livres d’un citoyen américain. Le reportage accuse ce même collaborateur et un autre responsable du parti, qui ont depuis démissionné, d’avoir enfreint les règles électorales en faisant financer des sondages par une société étrangère. Nigel Farage a toujours réfuté toute malversation concernant les finances de son parti.

    #Covid-19#migration#migrant#royaumeuni#election#etranger#extremedroite#immigration#sante#droit

  • GdP-Vize Sven Hüber und der herbeigelogene « Putsch »
    https://www.telepolis.de/article/GdP-Vize-Sven-Hueber-und-der-herbeigelogene-Putsch-11411827.html

    Voilà un article pour tous qui croient encore que l’état bourgeois respecte ses propres lois.

    12.8.2026 von Bernd Müller - Rechte Medien und Hubertus Knabe machen aus Verfassungstreue einen Staatsstreich. Ein Blick ins Grundgesetz zeigt, wer die Demokratie entwaffnen will. Analyse.

    Der Wahlkampf in Sachsen-Anhalt erreicht langsam seine Schlussphase – und die Prognosen erklären, warum die Nerven blank liegen: In der aktuellen INSA-Umfrage im Auftrag der Bild-Zeitung kommt die AfD auf 42 Prozent, die CDU auf 22, die Linke auf 13.

    Erstmals könnte damit in einem deutschen Bundesland eine Partei zur stärksten Kraft werden, die vom Verfassungsschutz als gesichert rechtsextremistisch eingestuft hat. Und wenn sie tatsächlich die Regierung übernehmen sollte, könnte sie auch das Innenministerium übernehmen, also die Dienstherren der Polizei und des Verfassungsschutzes stellen.

    Dass nicht alle – auch unter den Polizisten nicht – damit glücklich sind, dürfte auf der Hand liegen. Genauso wenig verwundert es, dass jetzt ein Teil der publizistischen Rechten zum Sturmangriff auf diejenigen bläst, die ein solches Szenario kritisch durchdenken. Sogar das Wort „Putsch“ wird im Überschwang gebraucht, von einem Aufruf zur „Befehlsverweigerung“ wird schwadroniert und das Etikett „DDR-Täter“ vergeben.

    Konkret geht es um einen Text, den der stellvertretende Bundesvorsitzende der Gewerkschaft der Polizei und Vorsitzender des Hauptpersonalrats der Bundespolizei, Sven Hüber, in der Augustausgabe der Gewerkschaftszeitschrift veröffentlicht hat.

    In diesem Grundsatzbeitrag erinnert er an die Remonstrationspflicht, den Diensteid und Artikel 91 des Grundgesetzes. Er fordert, dass die Polizei auf ein verfassungsrechtliches Extremszenario vorbereitet sein muss.

    Er ruft nicht zum Umsturz auf – aber er provoziert, und nicht jede seiner Formulierungen hält der eigenen Normtreue stand. Das unterscheidet ihn von seinen Kritikern: Hüber macht nicht alles richtig. Er macht nur nichts von dem, was sie ihm vorwerfen.

    Der Historiker Hubertus Knabe schreibt auf X, Hüber fordere „nach einem Wahlsieg der AfD“ in Sachsen-Anhalt de facto zur „Befehlsverweigerung“ auf, „zum Putsch gegen die demokratisch gewählte Regierung“ und „zum Einmarsch der Bundespolizei“.

    Das Portal Nius erklärt Hübers „Gedankenspiele“ schon im Titel für „brandgefährlich“ und die darin enthaltenen „Drohungen“ für „juristisch unhaltbar“. Apollo News widmet dem Thema ein 20-minütiges Video unter dem Titel „Der Anti-AfD-Plan in der Polizei“. Auf der Homepage lautet die Überschrift sogar: „Der DDR-Täter, der die Polizei jetzt gegen die AfD in Stellung bringt“.

    Der hier inszenierte Empörungssturm folgt einem Muster – und einem Trick. Das Muster: Wer die Abwehrmechanismen der wehrhaften Demokratie auch nur beschreibt, wird selbst zum Verfassungsfeind erklärt.

    Der Trick: Hüber beschreibt, was die Verfassung verlangt, wenn eine Regierung sie bricht. Seine Kritiker behaupten, er beschreibe, was zu tun sei, wenn eine Partei eine Wahl gewinnt. Der Unterschied ist der zwischen der Verteidigung des Grundgesetzes und Putsch. Alle drei genannten rechten Quellen verwischen ihn mit Absicht.
    Remonstration ist kein Putsch, sondern Beamtenpflicht

    Hubertus Knabe vermengt in seinem Angriff zwei juristisch völlig verschiedene Kategorien. Denn Befehlsverweigerung bedeutet, dass eine rechtmäßige Weisung nicht ausgeführt wird, und das wäre tatsächlich rechtswidrig.

    Remonstration bedeutet aber etwas anderes, nämlich die Pflicht von Beamten, Bedenken gegen die Rechtmäßigkeit einer Weisung unverzüglich geltend zu machen. Geregelt ist das in § 63 Abs. 2 Bundesbeamtengesetz und in § 36 Beamtenstatusgesetz.

    Diese Pflicht hat ältere Wurzeln, aber seine heutige Schärfe ist eine Antwort auf 1933 bis 1945: Hüber begründet sie damit, dass sich „eine Rolle der Polizei wie 1933–1945 niemals mehr wiederholen“ darf.

    Die Remonstration ist also keine Einladung zur Willkür, sondern ein rechtsstaatlicher Sicherungsmechanismus mit engen Grenzen: Erst wenn eine Weisung erkennbar auf eine Straftat oder Ordnungswidrigkeit zielt, entfällt die Pflicht, sie zu befolgen, vollständig.

    Dass die Gleichsetzung von Remonstration und Rebellion kein Versehen ist, belegt ausgerechnet Apollo News. Dort heißt es wörtlich, Hüber wolle „als erstes Mittel die Remonstrationspflicht, also die Befehlsverweigerung oder den Widerstand ins Spiel bringen“.

    Remonstration, „also“ Befehlsverweigerung: Wer einen gesetzlich gebotenen Einspruch für dasselbe hält wie Gehorsamsverweigerung, dem geht es nicht um Recht. letztlich nur darum, mit dem Wort „Putsch“ um die Ecke zu kommen.

    Hüber beschreibt die Remonstrationspflicht als „erstes Mittel der Wahl“, falls eine AfD-geführte Regierung Weisungen erteilen sollte, die gegen die Verfassung verstoßen. Das ist kein Aufruf an die Polizisten, das Recht in die eigene Hand zu nehmen, sondern Hüber beschreibt nur ein bestehendes Rechtsinstrument.

    Dass Knabe daraus einen „Putsch“ destilliert, verrät entweder juristische Unkenntnis oder bewusste Irreführung. Bei einem Historiker, der sein Geld mit der Analyse von Diktaturen verdient, wäre Ersteres beinahe das größere Problem.
    Wo Hüber tatsächlich überzieht

    Die Fairness gebietet aber auch, die Stellen zu benennen, an denen Hüber selbst überzieht – die gegen ihn gerichtete Kampagne tut es erstaunlicherweise kaum, sie stellt nur auf den erfundenen Putsch-Aufruf ab.

    Wenn Hüber schreibt, Polizisten könnten „kraft ihres abgelegten Eides keine verfassungsfeindliche Partei wählen“, ist das juristisch nicht zu halten: Solange die AfD nicht verboten ist, gilt die freie und geheime Wahl auch für Beamtinnen und Beamte.

    Hier hat Nius recht, und das geht auch aus dem Bundesbeamtengesetz hervor. Dort heißt es zu den Grundpflichten: „Beamtinnen und Beamte müssen sich durch ihr gesamtes Verhalten zu der freiheitlichen demokratischen Grundordnung im Sinne des Grundgesetzes bekennen und für deren Erhaltung eintreten“.

    Beim Mitmachen und Unterstützen dagegen hat ihm gerade das Berliner Verwaltungsgericht den Rücken gestärkt – dazu unten mehr.

    Auch Hübers Griff nach Artikel 20 Absatz 4, dem Widerstandsrecht, ist gewagt: Er lässt eine „Störung“ der verfassungsmäßigen Ordnung schon dort beginnen, wo ein Land Bundesrecht nicht anwendet, und dehnt damit eine Ultima-Ratio-Norm weiter, als ihr Wortlaut trägt.

    „Wenn andere Abhilfe nicht möglich ist“ ist eine hohe Hürde, kein Dauerzustand. Und wer wie Hüber das Wort „Machtergreifung“ benutzt und kurz vor der Landtagswahl ein „No-Go mit der AfD“ in die eigene Zeitschrift setzt, führt Wahlkampf – so wie seine Gegner im Gegenzug Wahlkampf führen.

    Pikant schließlich: Die DDR, die als zweite deutsche Diktatur gilt, kommt in Hübers Geschichtslektion über Befehl und Gehorsam kein einziges Mal vor. Apollo News hat das bemerkt. Es ist übrigens der einzige stichhaltige Satz in 20 Minuten Video.

    Nur: All das sind Angriffsflächen für eine Debatte. Keine davon ist ein Putsch.
    Das reale Dilemma: Wenn eine Landesregierung gegen sich selbst vollstrecken müsste

    Der eigentlich brisante Teil von Hübers Artikel betrifft nicht den Verweis auf die Remonstration, sondern das verfassungsrechtliche Gedankenexperiment, das aufgrund des hohen Zuspruchs in der Bevölkerung durchaus realistisch ist.

    Der Verfassungsschutz hat dem AfD-Landesverband Sachsen-Anhalt eine „gesichert rechtsextremistische Bestrebung“ bescheinigt.

    Auf dieser Grundlage fragt Hüber nun: Was geschieht, wenn das Bundesverfassungsgericht eine Partei nach Artikel 21 Absatz 2 des Grundgesetzes verbietet – oder, nach § 46 Absatz 2 Bundesverfassungsgerichtsgesetz, einen rechtlich selbständigen Teil von ihr, etwa einen Landesverband –, während dieser Landesverband Regierungsverantwortung trägt?

    Nach § 32 Parteiengesetz wären zunächst die von der Landesregierung bestimmten Behörden für die Vollstreckung zuständig. Eine Landesregierung mit Ministern einer verbotenen Partei müsste das Verbot also gegen sich selbst vollstrecken. Dass das eine juristische Zumutung ist, liegt auf der Hand.

    Verweigert die Landesregierung die Umsetzung, entsteht ein Konflikt zwischen Bundesrecht und Landespraxis. Zunächst greift Artikel 37 des Grundgesetzes – der Bundeszwang, mit dem die Bundesregierung ein Land mit Zustimmung des Bundesrates zur Erfüllung seiner Bundespflichten anhalten kann.

    Erst wenn die Störung die freiheitliche demokratische Grundordnung selbst bedroht und das Land nicht bereit oder in der Lage ist, sie zu bekämpfen, kommt Artikel 91 GG ins Spiel: Dann darf die Bundesregierung die Polizei des betroffenen Landes und Polizeikräfte anderer Länder ihren Weisungen unterstellen und Einheiten der Bundespolizei einsetzen.

    Auch das ist kein Putschplan. Das sind das deutsche Grundgesetz und das Verfassungsrecht. Hüber zitiert es. Hubertus Knabe und die rechten Medien skandalisieren es.

    Zwei Umstände machen die Skandalisierung besonders durchsichtig. Erstens ist Hüber mit der Frage nicht allein: Nach seiner Darstellung hat sich die Innenministerkonferenz in den vergangenen Wochen mehrfach mit dem Szenario einer extremistischen Partei in einem Innenressort befasst.

    Wenn die obersten Polizeiverwalter von Bund und Ländern denselben Fall durchspielen, ist das entweder ein sehr großer Putsch – oder eben Dienst nach Vorschrift.

    Zweitens setzt Hübers Szenario ausdrücklich einen Verfassungsbruch voraus: ein Verbot, eine Vollstreckungsverweigerung oder eine ausgehebelte Rechtsordnung.

    Knabe macht daraus „nach einem Wahlsieg der AfD“. Nius übersetzt es für die Leserschaft: „Wenn Ihr AfD wählt, kommt die Bundespolizei und räumt auf!“ Apollo News: Widerstand, wenn „eine mögliche AfD Landesregierung etwas tut, was in irgendeiner Form einem Gesetz widerspricht“.

    Drei Angriffe, und zweimal hat man denselben Taschenspielertrick: Aus „wenn eine Regierung die Verfassung bricht“ wird „wenn Wähler falsch abstimmen“. Und Apollo News verflacht Hübers Aussage so, dass aus seiner Aussage eine pauschale Ermächtigung wird.

    Wer so zitiert, will nicht aufklären, sondern polarisieren – und ausgerechnet Nius wirft Hüber vor, mit Drohungen in die freie Willensbildung der Wähler einzugreifen. Der Vorwurf sitzt. Nur eben auf dem eigenen Redaktionssofa.
    Die biografische Keule als Ablenkungsmanöver

    Der auffälligste Zug der Kampagne ist die Instrumentalisierung von Hübers DDR-Vergangenheit. Unbestritten ist: Hüber war in den 1980er Jahren Politoffizier im Grenzregiment 33 in Berlin-Treptow – dem Regiment, in dessen Abschnitt im Februar 1989 der 20-jährige Chris Gueffroy erschossen wurde.

    Seine Diplomarbeit an der Offiziershochschule der Grenztruppen trug den Titel „Der Bundesgrenzschutz als Instrument imperialistischer Macht- und Herrschaftssicherung“.

    Nius zitiert zudem aus einem Prozess des Jahres 2000, in dem Hüber als Zeuge zugunsten des Kompaniechefs ausgesagt hatte, der dem Todesschützen den Schießbefehl erteilte: Das Gericht habe die Aussagen Hübers und zweier weiterer Ex-Offiziere für abgesprochen gehalten – „aus falsch verstandener Kameradschaft“.

    Weniger stark betont wird aber der Ausgang der Prozesse. Apollo News selbst berichtet, das Landgericht Berlin habe in zwei Verfahren festgestellt, dass Hüber weder unmittelbar noch mittelbar mit der Tötung Gueffroys in Verbindung stand.

    In einem Beschluss heißt es dann: eine „Mitverantwortung im Sinne eines Beitrags zur Aufrechterhaltung des Grenzregimes der DDR“ könne Hüber „nicht von sich weisen“. Moralische Mitverantwortung: ja. Strafrechtliche Schuld: nein.

    Trotzdem erklärt das Portal den Mann im Titel zum „DDR-Täter“, lässt ihn per Zitat des Schriftstellers Ralph Giordano für „schuldiger als der Mauerschütze, der abgedrückt hat“ erklären und fordert am Ende: „Sven Hüber sollte schweigen“.

    Das ist keine Aufarbeitung, sondern die Aberkennung der Sprechberechtigung – und sie verrät das Eigentliche: Wer den Boten zum Täter erklärt, muss sich mit der Botschaft nicht befassen. Die steht aber im Bundesbeamtengesetz und in Artikel 91 des Grundgesetzes, nicht in Hübers Lebenslauf.

    Inszeniert werden die biografischen Details als investigative Großtat: „exklusiv und lange recherchiert“. Tatsächlich sind Diplomarbeit, Regiment und Prozesse seit Jahren dokumentiert; neu sind allenfalls zwei Briefe – darunter einer an „Liebe Nancy“, unterschrieben „Dein Sven“, der Hüber als „Freund von Nancy Faeser“ rahmen soll. Kontaktschuld ersetzt Argument.

    So entsteht also ein Skandal aus lauter Dingen, die einzeln keiner sind.

    Dass ausgerechnet Hubertus Knabe auch die große Keule schwingt, hat eine Vorgeschichte: Die Fehde der beiden ist alt.

    Bereits 2004 attackierte Hüber Knabe in einem Leserbrief der Berliner Zeitung. Knabe wiederum kramt Hübers Grenztruppen-Vergangenheit seit Jahren immer wieder hervor – in seinen Tweets macht er schon grammatikalisch das Regiment zum Schützen: „das 1989 Chris Gueffroy erschoss“.

    Und Apollo News hatte Knabe ausgerechnet am Wochenende vor der Debatte als Interviewpartner zu ebendiesem Fall. Ob Absprache oder ein Milieu, das weiß, was zu tun ist, wenn es gilt: Das Ergebnis unterscheidet sich nicht.

    Dass die Eskalation kurz vor der Landtagswahl in Sachsen-Anhalt erfolgt, ist jedenfalls kein Zufall – auf keiner Seite. Der Unterschied: Hüber legt die Normen offen. Seine Gegner legen sie sich zurecht.
    Der nützliche Kritiker und seine asymmetrische Empörung

    Was bei der Bewertung der rechten Kampagne auffällt, ist eine bemerkenswerte Schieflage. Knabe gilt als regelmäßiger Autor bei Tichys Einblick, gibt Interviews für die Junge Freiheit und das katholisch-traditionalistische Magazin Corrigenda.

    Dort teilt er Narrative, die auch im AfD-Diskurs tragend sind: Klimaschutz sei „quasi-religiös“ und „irrational“, die „Letzte Generation“ verfolge ein antikapitalistisches Projekt, die politischen Eliten seien „abgehoben und ideologisch“, und der „hasserfüllte Tonfall“ gegenüber der AfD mache die Partei „nur stärker – und radikaler“.

    Nicht umsonst war wohl die AfD die einzige Bundestagsfraktion, die nach seiner Ablösung als Gedenkstättenleiter 2018 seine Wiedereinsetzung forderte – und sie lädt ihn seither zu Veranstaltungen ein.

    Zur Wahrheit gehört: Ganz kritiklos war Knabe in der Vergangenheit der AfD gegenüber nicht. Als Leiter der Gedenkstätte Hohenschönhausen brach er mit einem Förderverein, weil dessen Vorsitzender in der Jungen Freiheit den Aufstieg der AfD bejubelte, und er hat auf Stasi-Verstrickungen von AfD-Politikern hingewiesen.

    Es sind punktuelle Distanzierungen, die das Gesamtbild nicht verändern. Der Tagesspiegel stellte schon 2018 fest: „Kritik an der AfD: keine. Kritik an anderen Parteien hingegen äußert Knabe immer mal wieder.“ An dieser Grundstruktur hat sich seither wenig geändert.

    Wie weit die Schieflage reicht, verrät nicht einmal Knabe selbst, sondern sein Sprachrohr. Nius schließt die Abrechnung mit dem Satz:

    „Die Demokratie in Deutschland ist weniger durch eine AfD-Landesregierung gefährdet, die sich an Recht und Gesetz halten muss, als durch ehemalige Handlanger der SED-Diktatur in höchsten Polizeirängen.“

    Da steht es schwarz auf weiß: Eine gesichert rechtsextreme Partei an der Regierung – das kleinere Problem. Ein Gewerkschafter, der das Grundgesetz zitiert – das größere. Wer so denkt, für den ist der Schutz des Grundgesetzes tatsächlich ein Putsch: nämlich einer gegen die Partei, die er schont.
    Was die Gerichte sagen

    Die Richter, auf die sich die Debatte stützen könnte, sprechen eine deutlichere Sprache als die Empörten. Das Verwaltungsgericht Hannover attestierte der AfD in Niedersachsen am 1. Juni 2026 in einem Eilbeschluss (Az. 10 B 1105/26) ein „verfassungsfeindlich geprägtes Gesamtbild“ mit Angriffen auf Menschenwürde, Demokratie- und Rechtsstaatsprinzip.

    Das Verwaltungsgericht Berlin entschied zehn Tage später, ebenfalls im Eilverfahren (Az. VG 7 L 479/26): Wer als Polizist bei der AfD mitmacht und so seine „inhaltliche Identifikation“ mit ihren Zielen dokumentiert, besitzt nicht die erforderliche charakterliche Eignung für den Polizeiberuf.

    Beides sind vorläufige Entscheidungen und keine rechtskräftigen Urteile. Aber sie sind genau das, was Hübers Kritiker umtreibt: die schriftlich gewordene Möglichkeit, dass aus Einstufungen Konsequenzen erwachsen.

    Und das Bundesverfassungsgericht entschied bereits 2024, dass Polizeipräsidenten grundsätzlich keine politischen Beamten sein dürfen (Az. 2 BvL 2/22). Nordrhein-Westfalen strich die Vorschrift daraufhin, weitere Landesgesetzgeber folgten; politische Beamte an der Polizeispitze gibt es nur noch in Berlin und Thüringen sowie beim Bund bei den Präsidenten von BKA und Bundespolizei.

    Genau diese Struktur will Hüber beseitigen, damit Verfassungsfeinde im Ministeramt die Polizeiführung nicht „über Nacht nach politischem Gusto“ austauschen können. Karlsruhe ist ihm darin längst zuvorgekommen.

    Hübers Artikel ist kein Putschplan, sondern eine Antwort auf den Ernstfall. Und wer aus Artikel 91 GG einen „Putsch“ macht, aus der Remonstrationspflicht „Befehlsverweigerung“ und aus einem ehemaligen Politoffizier, der das Grundgesetz zitiert, die größere Gefahr für die Demokratie, der fürchtet nicht den Missbrauch der Verfassung – sondern ihre Anwendung.

    #Allemagne #police #extrême_droite

  • Cenar a la fresca: de costumbre popular a reivindicación vecinal contra el turismo masivo y la privatización del espacio público | Gastronomía: recetas, restaurantes y bebidas | EL PAÍS
    https://elpais.com/gastronomia/2026-09-13/cenar-a-la-fresca-de-costumbre-popular-a-reivindicacion-vecinal-contra-el-tu

    Pour lutter contre le tourisme de masse, les Espagnols réclament le droit de continuer à pouvoir dîner à la fraîche dans la rue.

  • #Return_Hubs’ for Migrants Anticipated in Balkans for ‘Era of Deportations’

    As the EU awaits final approval for plans to set up ‘return hubs’ in third countries for migrants awaiting deportation, it’s predicted that Balkan countries could end up hosting such holding centres despite concerns about human rights violations.

    “The era of deportations has begun,” Charlie Weimers, a far-right Swedish MEP, told Euronews at the start of the summer.

    His declaration came a day after the European Parliament and European Council agreed on the new ‘return regulations’ that pave the legal ground for migrants “who have no right to stay in the member states” to be sent to third countries.

    “Return hubs,” said the press release, “could serve either as the final destination or as transfer centres facilitating onward return to the country of origin or another third country.”

    The news put human rights activists in the Western Balkans on alert. Activists focused on migrants’ welfare warn that countries in the region could be the ones hosting such hubs, despite documented violations of migrants’ rights in several Balkan states.

    The infrastructure is already there. With generous help from the EU, Balkan countries have built a network of detention and reception centres to hold migrants over the last decade. Some, including Bosnia and Serbia, already have agreements with EU members to accommodate their migrants.

    “There are quite a lot of camps that are fully equipped with beds and everything needed. So, they [the currently inactive detention centres] can very easily be put in use again within 24 or 48 hours, very quickly,” said Milica Svabic, a lawyer at the Belgrade-based KlikAktiv, an NGO providing legal support to migrants and asylum seekers.

    The new EU return regulations are yet to come into force. After European Council and European Parliament negotiators reached a deal on the regulations on June 1, MEPs officially adopted them on June 16. But the new rules still must be signed off by the Council of the European Union before they come into force.

    The UN High Commissioner for Human Rights and a number of human rights organisations have strongly condemned the regulations, warning that outsourcing detention to ‘third countries’ outside the European bloc bypasses fundamental human rights protections.

    However, some EU member states, such as the Netherlands, Greece, Austria, Germany and Denmark, have already started exploring arrangements with third countries. As yet, there is no official confirmation on which countries these may be.

    Western European governments are under domestic political pressure, exacerbated by the surge in popularity of far-right parties, to exert much stronger control over migration and deport migrants if they have no legal basis to remain.

    The European Commission told BIRN that “a few member states launched an initiative looking into return hubs earlier this year”.

    “The Commission has been invited as an observer, and we are following discussions closely … The Commission is not negotiating any such agreement or arrangement,” it said in a written response.

    Nicholas Ioannides, deputy minister for migration in Cyprus, which currently holds the presidency of the Council of the European Union, said in June that the plan is to set up these hubs “maybe in Africa or Asia”, but “not close to European borders”.

    Some Western Balkan leaders have previously rejected the idea of hosting return hubs, most notably when Britain explored the same option with unnamed countries in the region, as the BBC reported last year.

    While Kosovo’s Prime Minister Albin Kurti expressed openness towards the idea, Albania has heavily criticised the concept of return hubs, even though it has set up migrant holding camps for use by Italy. Montenegro’s Prime Minister Milojko Spajic said in October 2025 that his country will not be hosting rejected asylum seekers from Britain.

    Nikola Kovacevic, a Serbian lawyer who has represented refugees for more than a decade, told BIRN that if return hubs are located in the Western Balkans, the EU will “send people who have a terrible situation, but don’t meet requirements for asylum”, while “simultaneously testing” whether the state to which they are to be returned is a safe enough.

    Kovacevic argued, however, that “Serbia, as a country which cannot effectively protect the human rights of refugees and asylum seekers, is not a safe third country”.
    Balkan migration centres

    The warnings that the Western Balkan countries may host EU return hubs started even before the agreements on new regulations were done.

    Collective Aid, an NGO working with migrants and asylum seekers in Serbia, Bosnia and Greece, issued a position paper on the EU return plans in February this year, expressing its concerns.

    “As the European Union intensifies its focus on return policies and considers the establishment of so-called ‘return hubs’ in candidate countries such as Bosnia and Herzegovina and Serbia, serious concerns arise about the implications for people on the move,” the organisation wrote.

    Western Balkan countries have migration detention centres with vast capacities already set in place over the last decade – many located in Serbia and Bosnia. They were mainly funded by the EU, in response to thousands of migrants who have been taking the so-called Balkan Route towards the EU since 2014.

    BIRN identified 40 migration centres currently operating across the Western Balkans, which include around 15 facilities that have been newly built or substantially upgraded with EU funding since 2015.

    Serbia and Bosnia and Herzegovina facilities have the capacity for over 8,000 migrants and asylum seekers. Serbia operates reception and asylum centres with space for up to around 6,000 people, while Bosnia and Herzegovina’s network of reception, asylum and immigration facilities can host around 2,600 people.

    Since the early 2000s, some Balkan countries have had ‘readmission’ agreements with EU countries. These bilateral agreements are already functioning as tools for deporting third country nationals from the EU to its borders in the so-called Western Balkans Six countries: Albania, Bosnia and Herzegovina, Kosovo, Montenegro, North Macedonia and Serbia.

    “We have reason to be worried about Western Balkan countries potentially becoming [return hubs] – especially the countries neighbouring to the east. We might definitely become some sort of a hub,” Emir Prcanovic, executive director of the Sarajevo-based legal aid NGO Vasa Prava, told BIRN.

    From the 2015 migration crisis onwards, the EU has allocated and distributed hundreds of millions of euros to Western Balkan countries in pre-accession and Instrument for Pre-Accession Assistance (IPA) funding directed towards migration management, border surveillance, reception infrastructure and return capacity across the Western Balkans.

    Hoping to join the EU in future, Western Balkan countries have also been adapting their policies related to migration to those of the European bloc.

    Birgit Sippel, a member of Germany’s Social Democratic Party who has been serving as an MEP since 2009, told BIRN that “migration and border control have increasingly become conditions attached to the EU enlargement process.

    “The two are now going hand in hand, even though they are fundamentally contradictory,” she said.

    She said that the return hubs, which she and her party object to, “cannot be within candidate countries because they will become a member state”.

    She explained that if the six Western Balkan countries become EU members “there would no longer be a return hub in a third country, but it would be a return hub within the European Union”.
    Albanian and Serbian camps

    However, similar agreements between some Western Balkan countries and EU member states already exist.

    Albanian Prime Minister Edi Rama and his Italian counterpart Giorgia Meloni signed a deal in 2023 that allowed Italy to build detention centres in Albania for migrants rescued by Italy in international waters.

    The plan was for the migrants and asylum seekers to be taken to Albania while their claims were being processed under Italian jurisdiction. But the plan faced a series of setbacks, as both Italian and European courts repeatedly ordered the authorities to send the migrants to the Italian mainland.

    As BIRN reported, Italy’s asylum centres in Albania turned out to cost more than originally planned and much more than similar facilities in Italy itself, while simultaneously remaining largely empty after cases became bogged down in the courts.

    Serbia also reached an arguably similar trilateral agreement with Hungary and Austria when the three countries signed a memorandum of understanding in November 2022.

    The idea was that Hungary and Austria would send rejected asylum seekers to Serbia, which would in turn deport them either to their countries of origin or third countries, with all three sharing the costs.

    As part of the deal, EU countries pledged to help Serbia reinforce its borders, particularly in the south, strengthening control of a line between Serbia and North Macedonia, sending Austrian police officers to Serbia.

    According to Eurostat, between 2016 and 2025, Austria expelled around 1,086 people to a third country other than their own. The rejected migrants came from Afghanistan, Bangladesh, China, Colombia, Egypt, Iraq, Jordan, Lebanon, Morocco, Pakistan, Palestine, Sri Lanka, Sudan, Syria, Turkey andVenezuela. More than half of the orders were issued from 2022 to 2025.

    BIRN asked the Austrian Ministry of Foreign Affairs which ‘third countries’ these people were shipped to, but the ministry did not provide the requested information.
    Human rights violations

    Under the auspices of the Austria-Hungary-Serbia agreement, migrants are reportedly sent back very quickly, with the process taking place in less than 48 hours, the NGO KlikAktiv told BIRN. This raises concerns among human rights organisations about whether migrants have enough time to get meaningful access to asylum procedures, legal assistance, interpretation services and the possibility of challenging deportation orders before being removed.

    “For the readmission, the Hungarian government has to send an official email to the Serbian police,” said Milica Svabic, a lawyer at KlikAktiv. But Svabic said although Hungary had only officially deported two Turkish citizens based on readmission in the last three months of last year, informally thousands of people have been pushed back.

    International and human rights organisations have for years warned about human rights violations faced by asylum seekers and migrants in Western Balkan countries, ranging from violent pushbacks by the police and vulnerability to violent crime gangs, poor conditions in detention centres and undue legal process.

    In a high-profile case that was taken to the European Court of Human Rights, Waleed (not his real name) managed to enter Hungary via the Serbian border after fleeing Syria. However, much to his surprise, differently from others who had been allowed entrance before, he and two others with him were told to go back, as their asylum requests were rejected.

    “I had to stay in Serbia, where I fortunately met a lawyer who helped me send the case to the European Court of Human Rights,” he told BIRN by phone.

    In November 2022, the European Court of Human Rights ruled that Hungary had violated Article 3 of the European Convention on Human Rights by forcing them to go back to Serbia illegally, and by deeming Serbia a safe country of return despite findings at the time by the UN refugee agency UNHCR that “asylum-seekers returned to Serbia ran a real risk of not being protected against refoulement to North Macedonia and then to Greece”.

    Existing detention centres in Albania, Bosnia and Serbia often violate human rights and resemble prisons with those inside having very little contact with the outside world, according to international and domestic human rights organisations, including Human Rights Watch, the International Rescue Committee and the Global Detention Project.

    Anna Gruber, head of advocacy at NGO Collective Aid, cited the example of the Lukavica detention centre in Bosnia, which holds hundreds of migrants, but activists cannot get access. Citing a report based on detainees’ testimonies, Gruber told BIRN that “it is a prison”.

    Prcanovic, the head of the Sarajevo-based legal aid NGO Vasa Prava, made a similar claim about Lukavica.

    “The detention centre is a prison-like facility, where the communication with the external world is basically limited. You are entitled to make a phone call, if you have information of who to contact,” said Prcanovic.

    “These are rights arising out of the provisions of the legislation per se. But if you are not aware of those, and if you are not given concrete, for example a leaflet or poster or the options, to make yourself aware and introduce certain aspects of the procedural rights, then all of that remains only an illusion,” he added.

    Prcanovic explained that out of around 1,000 people who have been detained at Lukavica, “in the course of one year, usually around 30 people annually are able to provide some evidence or ask for legal aid to challenge their detention.”

    He added that with the legalisation of deportation to third countries, and creation of return hubs, the region “will definitely have a number of people that are, so to say, stranded, that will also potentially trigger an increase of individuals asking for the asylum in respective countries, regardless whether they were returned to Bosnia or Serbia” or any other Western Balkan country.

    This, he said, would “stretch” national asylum systems in the region, because they are “not equipped with the human capacity to cope with a massive asylum-seeking influx, especially knowing that every single individual decision needs to be decided individually.

    “Not a single government in the Western Balkan region has the capacities for such a system. I mean, Kosovo cannot accept 1,500 asylum seekers. In Bosnia we have the reception centres, we have the beds, but if the number grows, the system would be put to a serious stretch,” he warned.

    BIRN sent questions about return hubs to all the governments in the Western Balkans, as well as to the German, Netherlands, Spanish and French governments, but none responded by the time of publication.

    https://balkaninsight.com/2026/08/21/return-hubs-for-migrants-anticipated-in-balkans-for-era-of-deportations/bi
    #Balkans #route_des_balkans #migrations #réfugiés #renvois #expulsions #era_of_deportations #ère_des_déportations #directive_retour #Charlie_Weimers #infrastructure #Bosnie #Serbie #Bosnie-Herzégovine #réadmission #accords_de_réadmission #Albanie #Kosovo #Monténégro #Macédoine_du_Nord

  • Victoire de l’AfD en Allemagne : « Le lien avec le Troisième Reich est avéré », affirme l’historien Johann Chapoutot

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12713426

    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-8h20/le-grand-entretien-du-vendredi-11-septembre-2026-4225539

    Publié le vendredi 11 septembre 2026 - 20 min.

    #Victoire de l’ #AfD en #Allemagne : « Le lien avec le Troisième #Reich est avéré », affirme l’ #historien #Johann #Chapoutot

    #néonazisme #extrêmedroite

    • « Très clairement, le lien avec le Troisième Reich est avéré », affirme l’historien Johann Chapoutot, sur France Inter, vendredi 11 septembre, à propos de la victoire de l’AfD en Saxe-Anhalt. Le parti d’extrême droite, emmené par Ulrich Siegmund, a remporté 44% des voix lors des élections parlementaires régionales, dimanche 6 septembre. « Le contexte en Saxe-Anhalt est assez spécifique et, à mon avis, n’est pas généralisable à toute l’Allemagne », tempère l’historien.

      Le spécialiste de l’Allemagne et du nazisme, qui publie La bascule. Allemagne 1933 (Gallimard), note la volonté de l’AfD d’"abolir la société pour la remplacer par une communauté ethno-nationaliste et ethno-raciale". Il rappelle que le parti appelle à la « remigration », qui est « l’autre nom de la déportation », « parfaitement assumé par l’AfD ». Pour lui, il s’agit d’un parti « très largement néo-nazi ».

      Johann Chapoutot attribue la victoire de l’AfD dans ce Land notamment à la personnalité de son leader régional, Ulrich Siegmund. « Il y a un facteur personnel très clair et d’ailleurs c’est très intéressant parce que Sigmund est un marketeur, c’est un vendeur de parfums, c’est quelqu’un qui sait très bien se vendre lui-même », souligne l’historien. Le candidat a fait une partie de sa campagne sur TikTok. « On a affaire à une génération politique qui maîtrise ce genre de choses et qui ne considère d’ailleurs la politique que comme de la vente et comme du marketing. Cela dit, derrière cela, on a une idéologie très radicale, parce que Siegmund était très sympathique dans ses petites vidéos, le ton a radicalement changé dès lundi, une fois qu’il s’est agi de dire ce qui allait être fait en Saxe-Anhalt », analyse l’universitaire.#

      "La brebis galeuse n’est qu’un élément de langage"

      Pour Johann Chapoutot, le lien avec le Troisième Reich existe aussi dans « d’autres partis qui ont été, plus près de chez nous, fondés par des Waffen-SS », notamment le Rassemblement national. Le parti aujourd’hui dirigé par Jordan Bardella, dont Marine Le Pen est la candidate pour la présidentielle, « a été fondé par des anciens de la milice politique de Vichy, des anciens de l’OAS, organisation terroriste d’extrême droite, et par des anciens de la Waffen-SS », rappelle-t-il.

      Ces dernières années, de nombreux exemples de comportements racistes de membres du Rassemblement national ont fait surface. Dernier en date : un policier municipal de Carcassonne, membre du RN, filmé en train d’enchaîner les injures racistes, sexistes et homophobes et les théories du complot. L’homme, membre du service d’ordre de Jordan Bardella, a depuis été exclu du parti. « L’élément de langage de la brebis galeuse n’est qu’un élément de langage », martèle Johann Chapoutot.

      Un parallèle entre les années 1930 et le monde contemporain

      Interrogé sur la pertinence de comparer notre époque contemporaine marquée par la montée des populismes, dont Donald Trump aux États-Unis est le parfait exemple, avec le début des années 1930 et l’arrivée du nazisme au pouvoir en Allemagne, Johann Chapoutot explique : « Cette comparaison me revenait dans la lecture que je faisais du contemporain, un petit peu spontanément (...) et pour m’éprouver moi-même et voir si j’avais raison, et pour aussi penser contre moi-même, j’ai décidé de faire ce travail pour voir si c’était à la fois pertinent et aussi si ça avait une vertu d’élucidation. »

      Dans son nouvel ouvrage, Johann Chapoutot affirme que les nazis « ont été installés au pouvoir » en Allemagne, « dans un contexte où la droite qui voulait se maintenir au pouvoir estimait qu’il était, de son point de vue, rationnel et raisonnable de faire alliance avec l’extrême droite ». À ce moment-là, « le grand patronat a basculé depuis un moment et confirme cela d’ailleurs au long des mois suivants et puis ce qui est intéressant dans cette bascule de 1933, c’est que des pôles élitaires, qui étaient assez réticents vis-à-vis des nazis, pour plein de raisons, l’Église catholique était réticente, les grands états-majors militaires étaient réticents, finalement, eux aussi basculent, assez rapidement en réalité, quatre jours pour les militaires, un mois et demi pour l’Église catholique », souligne l’historien.

  • L’immigration au cœur des élections suédoises - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73606/limmigration-au-coeur-des-elections-suedoises

    Manifestation à Varsovie, à l’appel de l’extrême droite souverainiste pour protester contre l’immigration, le jour des célébrations de la fête nationale ukrainienne, le 24 août 2025. (Image d’illustration) Crédit : Adrien Sarlat / RFI
    par RFI Publié le : 11/09/2026
    Ces dernières années, la Suède a opéré l’un des revirements les plus radicaux en Europe en matière d’immigration. Depuis son arrivée au pouvoir en 2022, le gouvernement, allié au parti d’extrême droite les Démocrates de Suède, revendique une hausse de plus de 60% des retours. Le parti anti-immigration se place en deuxième position dans les intentions de vote à quelques jours des législatives.
    Mais cette fois, ils veulent entrer au gouvernement, et la droite leur ouvre la porte en cas de victoire. Un reportage à Stockholm d’Ottilia Férey. En Pologne, le sentiment anti-ukrainien se répand, jusqu’à provoquer des agressions physiques contre les réfugiés. Un sentiment exploité par l’extrême droite qui joue sur la polémique autour des massacres de Volhynie et attise la haine contre le million d’Ukrainiens réfugiés dans le pays à un an des législatives. Adrien Sarlat à Varsovie.

    #Covid-19#migrant#migration#suede#extremedroite#election#immigration#asile#pologne#ukraine#sante#politiquemigratoire

  • Législatives suédoises : le secteur de la santé, qui dépend des étrangers, très inquiet par la montée de l’extrême droite - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73562/legislatives-suedoises--le-secteur-de-la-sante-qui-depend-des-etranger

    Législatives suédoises : le secteur de la santé, qui dépend des étrangers, très inquiet par la montée de l’extrême droite
    Par La rédaction Publié le : 09/09/2026
    Les Suédois voteront pour les élections législatives dimanche. D’après les sondages, le parti d’extrême droite pourrait faire son entrée au gouvernement pour la première fois. Une perspective qui inquiète le secteur de la santé dont le fonctionnement repose sur la présence de médecins et soignants immigrés.L’inquiétude grandit dans le secteur de la santé en Suède. À la veille des élections législatives du 13 septembre, le durcissement de la politique migratoire dans le pays, et la possible entrée de l’extrême droite au gouvernement, est source de préoccupations dans les hôpitaux et les centres de soins.
    « Je suis la seule ici aujourd’hui à être née en Suède. Les autres sont nés à l’étranger », a déclaré Johanna Bjorkman, infirmière au sein du groupe hospitalier NU, dans la ville de Trollhättan, au sud du pays. « Sans eux, aucune opération n’aurait pu avoir lieu », a-t-elle confié à l’AFP devant la salle d’opération du service de cardiologie. Trois des quatre médecins travaillant au sein de l’unité de cardiologie - sur les vingt que compte le service - sont nés à l’étranger.
    À l’échelle nationale, ils sont même 37% des médecins spécialistes nés à l’étranger, selon l’Association suédoise des collectivités locales et des régions (SKR). Un pourcentage qui monte à 53% en ce qui concerne les aides-soignants.Mais suite à un afflux massif de demandeurs d’asile en Suède en 2015, les gouvernements successifs, tant de gauche que de droite, ont durci les règles en matière d’asile et d’immigration.Le 13 juillet, une nouvelle loi est entrée en vigueur en Suède permettant de retirer les titres de séjour aux migrants qui ne mènent pas une « vie honnête ». Concrètement, les autorités suédoises pourront refuser ou retirer un permis de séjour en raison du comportement de son détenteur (travail dissimulé, la fraude fiscale ou sociale, des liens avec des organisations criminelles, l’endettement, les perturbations à l’ordre public...)
    En plus de cette loi, une autre réforme migratoire est entrée en vigueur : les étrangers ayant obtenu le statut de réfugié ou la protection subsidiaire dans le pays ne peuvent plus prétendre à un titre de séjour pour résidence permanente.Un mois avant, le Parlement suédois avait aussi adopté une loi obligeant les fonctionnaires de plusieurs agences publiques à signaler les personnes sans-papiers à la police, malgré les critiques de la société civile.Originaire d’Iran, Javid, arrivé en Suède dans les années 1980 a ressenti ce virage politique. « Le ton s’est durci en Suède, et le débat est devenu très polarisé », a-t-il déclaré à l’AFP. Les deux filles de son neveu, âgées de 21 et 24 ans, ont été expulsées, alors qu’elles vivaient en Suède depuis huit ans et suivaient une formation d’infirmières.Cette affaire - les « expulsions d’adolescents » - avait provoqué cet hiver un tollé dans le pays : des personnes arrivées en Suède mineures avec leurs parents ont été expulsées à 18 ans parce qu’elles ne remplissaient pas les critères de résidence ou les critères de revenus.
    Les médecins et les infirmiers spécialisés ont souvent un salaire suffisamment élevé pour satisfaire aux nouvelles conditions de revenus imposées par la Suède pour l’obtention d’un permis de travail, mais ce n’est souvent pas le cas des aides-soignants ou encore des accompagnants de personnes âgées.Selon Javid, de telles politiques amènent les parents travaillant dans le secteur de la santé à se demander s’ils doivent rester dans le pays lorsque leurs enfants sont expulsés.Bjorn Jarbur, directeur de l’hôpital NU de Trollhättan, a indiqué à l’AFP qu’au moins un employé avait quitté son poste après l’expulsion de son enfant.Pour ce professionnel de santé, la perte de collègues compétents est problématique à l’heure où le manque de personnel qualifié est criant. « Aujourd’hui, ce n’est pas l’argent qui constitue le facteur limitant [dans les hôpitaux], mais la difficulté à trouver des employés possédant les compétences dont nous avons besoin », a alerté Bjorn Jarbur. « Si, par exemple, nous avions pu recruter davantage d’infirmières, nous aurions pu disposer de plus de lits disponibles ».
    Lors des dernières élections suédoises de 2022, la coalition du Premier ministre Ulf Kristersson est arrivée au pouvoir grâce à une alliance avec les Démocrates de Suède (SD), un parti d’extrême droite, anti-immigration, en s’engageant à lutter contre l’immigration et la criminalité.À l’approche des élections législatives, les sondages d’opinion montrent que la santé est la principale préoccupation des électeurs. Depuis des mois, les sondages laissent présager une victoire de l’opposition de centre-gauche menée par les sociaux-démocrates, mais l’écart s’est réduit ces dernières semaines. Si finalement le bloc de droite sortant remporte les élections législatives, l’extrême droite suédoise pourrait faire son entrée au gouvernement pour la première fois. Ulf Kristersson a annoncé sa volonté de former un gouvernement comprenant le parti SD. Jusqu’à présent, ce mouvement d’extrême droite soutenait la coalition gouvernementale sans y participer directement.

    #Covid-19#migration#migrant#suede#sante#politiquemigratoire#vieillissement#extremedroite#asile#immigration

  • « Pour expliquer la poussée nationale-populiste dans le Land de Saxe-Anhalt, on aurait tort de sous-estimer le facteur démographique »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/09/09/pour-expliquer-la-poussee-nationale-populiste-dans-le-land-de-saxe-anhalt-on

    « Pour expliquer la poussée nationale-populiste dans le Land de Saxe-Anhalt, on aurait tort de sous-estimer le facteur démographique »
    Gilles Paris, Editorialiste au « Monde »
    Comme à chacune de ses manifestations, la poussée nationale-populiste qui vient de se vérifier spectaculairement, le 6 septembre, en Allemagne, dans le Land de Saxe-Anhalt, a été expliquée en bonne partie par le facteur migratoire. Du moins sur un aspect de la migration. De l’ex-Allemagne de l’Est à l’Italie, où la présidente du conseil, Giorgia Meloni (extrême droite), vient de battre un record de longévité au pouvoir, les constats souvent dressés à la truelle portent toujours sur ceux qui arrivent, rarement sur ceux qui partent. On aurait pourtant bien tort de les sous-estimer.
    Le Land de Saxe-Anhalt affiche en effet un bilan démographique à valeur d’exemple. Parce que la population d’origine étrangère est en hausse (plus de la moitié venant de pays tels que l’Ukraine, la Pologne et la Roumanie), même si cette population reste presque deux fois moins nombreuse que la moyenne fédérale. Et parce que la région figure au deuxième rang en Allemagne, après la Thuringe, en matière de baisse de la population. L’effondrement de la natalité en est l’un des moteurs avec la migration, car les villes-Etats de Berlin, de Brême et de Hambourg voient, elles, le nombre de leurs habitants progresser.
    Ce second point n’a rien d’anecdotique. Une étude réalisée en Suède et publiée en 2024 sous l’égide de l’Immigration Policy Lab, qui rassemble l’université Stanford, aux Etats-Unis, et l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, a mis au contraire en évidence, au sein de municipalités suédoises, une corrélation entre émigration et hausse du vote en faveur du parti Démocrates de Suède (extrême droite).
    La croissance de cette formation peut s’expliquer non pas seulement par l’augmentation de la part de la population d’origine étrangère, passée dans le pays de 11 % en 2000 à 20 % en 2020, mais aussi par le fait que 51 % des municipalités suédoises ont vu leur population décliner pendant la même période. L’examen de cinq cycles électoraux a montré que chaque baisse de 1 point de pourcentage du nombre d’habitants s’est accompagnée d’une hausse de 0,5 % de la part du vote en faveur des Démocrates de Suède. Ces derniers ont sabordé en août la coalition gouvernementale mal en point constituée avec la droite conservatrice pour espérer devenir, après les législatives du 13 septembre, la première force d’opposition.
    Le dépeuplement agit en effet à deux niveaux. Le débat ouvert en France sur les conséquences de la baisse de la natalité sur le maillage scolaire rappelle qu’il produit une détérioration de la qualité des services, qu’ils soient d’ailleurs privés ou publics. S’y ajoute un puissant sentiment d’abandon et de déclassement. Aux Etats-Unis, le rapport qui avait révélé, en 2015, un an avant la première élection de Donald Trump à la présidence, la surmortalité des Américains blancs, également désignés comme les « morts de désespoir », dans la zone en déclin des Appalaches, notamment sous l’effet d’une véritable épidémie de drogues de synthèse, en était déjà une traduction.
    Ces transformations ne constituent évidemment pas l’unique facteur permettant de comprendre ce que l’extrême droite s’efforce de présenter comme une vague irrésistible prête à emporter partout le « système » et les « castes ». On peut néanmoins s’inspirer de la formule restée culte de James Carville, l’ancien stratège du candidat démocrate Bill Clinton à l’élection présidentielle de 1992 aux Etats-Unis – « It’s the economy, stupid ! » (« c’est l’économie qui compte, idiot ! ») –, pour assurer que désormais « c’est la démographie, crétin ! », qui permet autant que l’économie de comprendre les ressorts des mouvements électoraux.
    L’« internationale réactionnaire », qui rassemble des partis d’extrême droite aux profils et aux stratégies souvent disparates, est aussi une internationale de l’anxiété face à un phénomène démographique dont on ne mesure pas plus clairement l’ampleur et les conséquences que ceux du réchauffement climatique. Ces partis d’extrême droite profitent de l’incapacité des partis de gouvernement à trouver des réponses aux déséquilibres auxquels ils sont confrontés. Sans vouloir absoudre ces derniers de tous leurs manquements et faiblesses, la fracture qui relève de la démographie est gigantesque compte tenu de la très grande inertie des comportements à côté de laquelle le pilotage d’un porte-conteneurs se rapproche de celui d’un kayak.
    La longévité de Giorgia Meloni en Italie n’a pas empêché la publication, le 31 août, de nouvelles statistiques alarmantes qui montrent qu’en 2047 les couples sans enfant seront plus nombreux que les couples avec progéniture. Nicholas Eberstadt, spécialiste de la démographie mondiale au cercle de réflexion American Enterprise Institute, proche du Parti républicain, a estimé, dans une note publiée en août, que, avec seulement 355 000 naissances en 2025, « il est tout à fait possible que le territoire italien actuel n’ait pas connu un nombre de naissances aussi faible depuis le début du XVIe siècle : l’époque de Léonard de Vinci et de Michel-Ange ».
    Le temps ne fait rien à l’affaire. Les seize ans de la politique nataliste conduite en Hongrie par l’ancien premier ministre Viktor Orban (2010-2026) n’ont pas permis non plus d’enrayer le dépeuplement du pays, qui a perdu un demi-million d’habitants pendant la même période.Cet échec n’est sans doute pas pour rien dans la défaite de celui que le vice-président des Etats-Unis, J. D. Vance, était venu porter à bout de bras à la veille des élections hongroises, en avril. Car si la réponse nataliste de l’extrême droite ne produit pas de résultats, la guerre totale qu’elle entend mener contre l’immigration ne peut qu’accélérer les « hivers » démographiques comme celui que traverse déjà le Land de Saxe-Anhalt. Bannir tous les étrangers ou garantir le bon fonctionnement des hôpitaux, des maisons de retraite et des entreprises déjà confrontées à une pénurie de main-d’œuvre, il faudra choisir.

    #Covid-19#migrant#migration#allemagne#extremedroite#etranger#immigration#demographie#suede

  • Travelers Face More Flight Delays After Major Air Traffic Disruption at UK Airports - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2026/09/09/world/europe/uk-air-traffic-control-flight-delays-london.html

    Bien sûr, cela pourrait faire réfléchir à l’externalisation des services majeurs de l’Etat (sécurité, continuité...).
    Mais le plus drôle dans l’article, c’est la réaction du plus néolibéral des néolibéraux, le patron de Rayan Air... qui demande avec insistance l’intervention du gouvernement. On croirait du Ayn Rand dans le texte, elle qui après avoir pesté toute sa vie contre les services publics a fini ses jour... à l’hôpital public.

    Cette question du respect et des missions des services publics est au cœur du livre de danah boyd « La fabrique des données ». Son terrain d’enquête est différent, mais cette tension entre les dangers pour la société de l’externalisation et la conscience des missions par les agents publics participe bien de la même problématique.

    Hundreds more flights were canceled in Britain on Wednesday, a day after an air traffic control failure that has disrupted more than 2,000 flights and upended the plans of tens of thousands of travelers, particularly at Heathrow Airport.

    National Air Traffic Services, a company that provides most of Britain’s air traffic control services, said on Tuesday that there was an issue with one of its flight management computer systems. Its engineers eventually resolved the technical failure, but passengers were warned that the widespread cancellations and delays would have residual effects.

    “Enough is enough, it’s time for the U.K. government to intervene,” Neal McMahon, Ryanair’s chief operations officer, said on social media.

    Heidi Alexander, the British minister responsible for transport, wrote on social media late Tuesday that she was “seeking assurances that lessons will be learned and systems that support aviation are up to the job.”

    NATS has experienced multiple high-profile technical issues in recent years. In August 2023, an air traffic control failure affected more than 700,000 passengers over several days, according to an estimate by Britain’s Civil Aviation Authority. In July 2025, some flights were briefly grounded because of an issue with a radar system.

    #Aviation #Contrôle-aérien #Externalisation #Panne_informatique

  • Bruno Retailleau souhaite supprimer le droit du sol par référendum
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/09/08/bruno-retailleau-souhaite-supprimer-le-droit-du-sol-par-referendum_6768586_8

    Bruno Retailleau souhaite supprimer le droit du sol par référendum
    En cas de victoire lors des élections présidentielles, le candidat républicain a annoncé son intention de réviser la Constitution pour élargir les sujets qui peuvent être soumis à référendum, notamment aux politiques migratoires.
    Le Monde avec AFP
    Le candidat du parti Les Républicains (LR) à la présidentielle, Bruno Retailleau, a déclaré, mardi 8 septembre, vouloir supprimer le droit du sol par référendum, estimant que « les juges n’accepteraient pas » une telle réforme si elle n’est pas validée directement par les Français. Il avait auparavant annoncé son intention de réviser la Constitution pour élargir les sujets qui peuvent être soumis à référendum, notamment aux politiques migratoire et pénale.
    « Je prends cet engagement que ce seront les Français qui enfin définiront la politique migratoire », a-t-il précisé mardi sur CNews et Europe 1, « avec des idées très, très fortes que les juges n’accepteraient pas si on ne passe pas par le référendum et par le peuple, par exemple (…) renoncer au droit du sol ».
    M. Retailleau avait déjà plaidé pour la suppression du droit du sol au début de l’été, sans plus de précisions. « On a fait l’abrogation du droit du sol à Mayotte, et pourquoi ce qui est bon à Mayotte ne le serait pas sur le sol national, hexagonal ? », avait-il demandé. « On ne peut pas devenir français par hasard, en catimini, de façon automatique. »
    Il a expliqué vouloir soumettre aux Français, après révision constitutionnelle, « deux textes de loi » par référendum : « une loi pour réduire l’immigration », qui selon lui, « n’est pas une chance pour la France », mais est « devenue une charge » ; et une loi « sur une politique pénale de grande fermeté ».

    #Covid-19#migration#migrant#france#extremedroite#sante#droitdusol#politiquemigratoire#extremedroite#immigration

  • « Fermer le robinet de l’aide à l’Ukraine » le RN tombe le masque et menace d’asphyxier les victimes de Poutine

    Louis Aliot, vice-président du RN, interrogé sur l’attitude d’un gouvernement dirigé par son parti sur les aides à l’Ukraine, a répondu : « On coupe le robinet. » « On ne peut plus. Le système de santé, le système éducatif, tout le monde est à l’os. On trouve encore de l’argent pour aller défendre l’Ukraine. Je veux bien mais qui paye cette guerre ? Il faut savoir arrêter une guerre. »

    Face aux réactions, la direction du RN tente de relativiser la déclaration de son dirigeant, sans infirmer le projet de suppression de tout soutien financier français et européen à l’Ukraine.

    En réalité, Aliot a exprimé les positions ancrées au sein de la direction de son parti.

    Le Rassemblement national (RN), financé par des prêts russes obtenus en 2014, a toujours défendu la Russie de Poutine. Marine Le Pen a érigé la ligne prorusse en discours officiel du parti entre 2011 et 2022. Pendant ces années, elle a publiquement exprime son « admiration pour Vladimir Poutine », a été reçue à Moscou par Poutine lui-même en 2017, ainsi que par d’autres officiels à plusieurs reprises.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/26/renforcer-la-solidarite-avec-lukraine-motion-presentee-lors-du-congres-dautomne-2026-du-parti-vert/#comment-75696

    #ukraine #extremedroite #russie

  • Le RN et l’héritage de Doriot

    Il y a quelques jours, la militante Renaissance Danielle Barrao, rapidement reprise par le media Contre-Attaque, repère une vidéo de 2022 durant laquelle on aperçoit en évidence dans le bureau où est interviewée Edwige Diaz, députée de Gironde et vice-présidente du RN, une affiche « Tu dois tout au parti, le parti ne te doit rien », phrase qui était un des slogans du PPF de Jacques Doriot. De quoi s’agit-il ?

    Jacques Doriot fut un des principaux dirigeants du PCF au début des années 1930. En 1934, il en est exclu suite à un désaccord quant à la stratégie « classe contre classe ». Il monte alors sa propre organisation : le Parti Populaire Français. Très vite, l’opposition au PCF puis au Front Populaire devient le principal marqueur du nouveau parti, ce qui lui apporte des ralliements issus de l’Action Française et des Jeunesses Patriotes. En quelques années, le PPF devient une des principales formations d’extrême-droite. Dans le même temps, l’antisémitisme devient un élément central du discours de Doriot, qui n’a de cesse de dénoncer le « judéo-communisme » et le « juif Blum aux ordres du Kremlin ». Lorsque les nazis envahissent la France, il adopte une ligne ultra en faveur de la Collaboration. Des Groupes d’Action PPF sont créés, qui servent d’auxiliaires aux forces allemandes et participent à des rafles ainsi qu’à des exécutions de juifs·ves et de résistant·es. Suite à l’attaque allemande contre l’URSS en 1941, le PPF participe à la création de la Légion des Volontaires Français contre le bolchevisme, qui regroupe plusieurs milliers de français souhaitant se battre aux côtés de l’armée allemande. En 1944, la LVF est intégrée à la SS Charlemagne. Jacques Doriot, qui a fait plusieurs séjours sur le front Est, y obtient le grade de Sturmbannführer. Fuyant en Allemagne pour échapper à l’avancée des forces alliées, il est tué lors d’un mitraillage aérien en février 1945.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/09/08/le-rn-et-lheritage-de-doriot

    #extremedroite

  • Manche : au Royaume-Uni, des militants d’extrême droite cagoulés manifestent à Portsmouth et à Douvres contre les arrivées de migrants - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73516/manche--au-royaumeuni-des-militants-dextreme-droite-cagoules-manifeste

    Manche : au Royaume-Uni, des militants d’extrême droite cagoulés manifestent à Portsmouth et à Douvres contre les arrivées de migrants
    Par La rédaction Publié le : 07/09/2026
    Des activistes cagoulés d’extrême droite ont tenté dans la nuit de dimanche à lundi d’entraver le débarquement de migrants à Portsmouth dans le sud de l’Angleterre. La veille, d’autres militants avaient déjà manifesté contre les arrivées de migrants à Douvres, plus à l’est du pays. Des centaines de manifestants anti-immigration se sont rassemblés dans la nuit du dimanche 6 septembre au lundi 7 septembre à Portsmouth, dans le sud de l’Angleterre. Ils tentaient d’empêcher le transfert vers des centres d’accueil de migrants arrivés dans le port de la ville, en fin de journée dimanche, sur un mega boat. L’embarcation était partie de Jobourg, dans le Cotentin, en Normandie.
    Les militants d’extrême droite, dont beaucoup étaient habillés en noir et avaient le visage masqué, selon des images diffusées sur les réseaux sociaux et dans les médias britanniques, ont bloqué pendant plusieurs heures les routes menant à la marina d’Eastney à Portsmouth, tandis que des policiers équipés de boucliers anti-émeutes formaient un cordon de sécurité autour d’autocars destinés au transport des migrants. Les militants ont été dispersés « vers 4h00 du matin (03h00 GMT) », selon la police locale.
    Downing Street a condamné « sans réserve » ces évènements, a indiqué un porte-parole du Premier ministre travailliste Andy Burnham. Un autre porte-parole - du ministère britannique de l’Intérieur - a condamné « le comportement intimidant et brutal » de ces activistes. « Le droit de manifester pacifiquement est fondamental pour notre démocratie, mais il ne doit jamais franchir la ligne menant au désordre », a-t-il ajouté.
    L’influenceur et militant d’extrême droite, Tommy Robinson, a largement relayé sur X des vidéos de ces manifestants anti-migrants. On y voit des hommes encercler des bus à bord desquels se trouvent les migrants en chantant « Send them back ! » ("Renvoyez-les !"). Les arrivées à Portsmouth, dans cette région du sud de l’Angleterre, sont extrêmement rares, les bateaux de migrants traversant généralement la Manche plus à l’est, où la distance entre les côtes françaises et britanniques est la plus courte. Les autorités locales redoutent donc l’ouverture d’une nouvelle route migratoire, plus à l’ouest des itinéraires habituels. « Il est extrêmement inquiétant de voir une traversée illégale de migrants aussi loin à l’ouest », a réagi sur X le député conservateur local Joe Robertson. « Nous devons savoir exactement ce qui s’est passé et si les passeurs utilisent de nouvelles routes pour ces grands bateaux pneumatiques », a-t-il ajouté. « Portsmouth n’est pas équipé pour accueillir et prendre en charge » les migrants s’ils devaient arriver en nombre à l’avenir, a également alerté la responsable chargée de superviser la police dans le Hampshire, Donna Jones. « Le gouvernement doit garantir la sécurité de la côte sud du Royaume-Uni pour éviter que cela ne se reproduise », a-t-elle ajouté dans un communiqué transmis à l’AFP.
    La veille, samedi, un rassemblement anti-migrants avait également eu lieu à Douvres, bloquant le port pendant plusieurs heures. Derrière ces deux rassemblements figure un groupe baptisé « Patriot Platform », initié notamment par Daniel Thomas, dit Danny Tommo, proche du militant Tommy Robinson. Cette manifestation de dizaines de personnes masquées, opposées aux traversées de la Manche par des migrants, a interrompu pendant quelques temps le trafic des ferries reliant la France et le Royaume-Uni. Douvres est un port qui relie le sud de l’Angleterre au nord de la France. C’est aussi là que sont débarqués les migrants ayant traversé la mer depuis Calais et sa région. Les autorités portuaires ont ajouté que les manifestants bloquaient « toutes les voies » d’accès et de sortie du terminal.
    Paul King, un élu local du parti anti-immigration Reform UK, a déclaré avoir été informé qu’il s’agissait d’une « manifestation pour arrêter les bateaux ». Les gouvernements britanniques successifs ont tous promis de juguler les traversées clandestines, un sujet devenu hautement inflammable et qui a largement alimenté ces dernières années l’essor de Reform UK, qui a exploité sans relâche la question.
    Selon des chiffres publiés fin août par les autorités britanniques, les demandes d’asile ont reculé de 21% au Royaume-Uni entre fin juin 2025 et fin juin 2026, à leur plus bas niveau depuis 2022, tandis que les arrivées de migrants sur de petits bateaux ont reculé de 23%

    #Covid-19#migration#migrant#royaumeuni#extremedroite#politiquemigratoire#migrationirreguliere#sante#asile

  • Des résistants aux antifas : combattre le fascisme
    https://bellaciao.org/Des-resistants-aux-antifas-combattre-le-fascisme

    Qui sont les antifas ? Depuis la mort du militant néonazi Quentin Deranque, la figure de l’antifa fait l’objet d’une répression sans précédent. De l’extrême centre à l’extrême droite, comme sur toutes les chaînes d’infos en continue, ces militants déjà particulièrement stigmatisés sont passés de “casseurs” à “terroristes”, servant au passage de prétexte à condamner la gauche dans son ensemble. Ces attaques contre le mouvement antifasciste ne sont pas spécifiques à la France. Aux (…) #Contributions

    / #Extrême_droite, #Cinéma_-_Vidéo

  • A/I Shuts Down Stay Human · Keep the Internet free
    https://keepitfree.ai/announcements/a/i-shuts-down-stay-human

    The day we discovered we had been designated a global terrorist organization, we promised that we would try to resist as long as this was possible, that we would not back down as long as we could see options to stand our ground. For years, we have proudly maintained and defended a free, privacy-friendly, autonomous and politically committed infrastructure.

    “Stay human” is not an empty phrase to us.

    It means, above all, that we have a responsibility to protect our users, those who build the human networks we rely, and for the communities who flooded us with messages of support and solidarity.

    We cannot engage in a fight or expose ourselves to manipulations that threaten the lives of these people and their loved ones, leaving them at the mercy of #autocrats, #fascists and #agencies that take #extra-legal courses of action. The possibility that our work may cause legal and financial consequences to those who are close to us - or even only have something to do with us - leaves us no choice.

    #A/I is shutting down. The #Autistici/#Inventati collective is shutting down and will soon discontinue all of the services we provide.

    There is no easy way to announce or explain this

    Every day we stayed online after August 26, 2026, has been a victory, but now we are forced to stop.

    None of us holds eroic gestures and martyrs in high esteem, therefore we will demand no sacrifices. Not from us, not from anyone else. In this political climate, continuing to offer our services endangers our users and anyone who is part of our communities. In a world where allegations are disconnected from reality, we can only expect repression to be increasingly disproportionate. Under these circumstances, we are no longer able to maintain our original mission - offering secure and non-commercial digital tools.

    These 25 years have been amazing. It’s been an “incredible ride”.

    Now turn off your PCs, get out of your homes, struggle, hug each other and keep on smiling. We are stopping, but the #Resistance and ideas do not stop. Stay human.

    We will soon send instructions on how to back up the content of your blogs, mailboxes and websites, along with more technical recommendations. But keep in mind that, just as the autistici.org domain was made unreachable without previous notice, in the next few days we might suffer similar issues that we may not be able to predict.

    #Autistici/Inventati Collective

  • #Aung_San_Suu_Kyi, #Rohingya et extrémistes bouddhistes

    Le phénomène de l’#extrémisme_bouddhiste en Birmanie, incarné par le #bonze_Wirathu, a surpris tous ceux qui n’envisagent le bouddhisme que comme une #religion de paix ou une simple spiritualité.

    Pour l’expliquer, Frédéric Debomy et Benoît Guillaume se sont rendus en Birmanie, dévoilant au fil des déplacements et des rencontres les ressorts d’une société brisée par des décennies de #dictature_militaire et obsédée par les questions d’#identité.

    On y découvre que l’#intolérance des #moines extrémistes est largement partagée par la société et que les musulmans, cibles privilégiées, n’en font pas seuls les frais : les chrétiens ne sont pas toujours épargnés et les femmes largement discriminées.

    Dans ce contexte, la plus célèbre des opposantes à la dictature, parvenue partiellement au pouvoir, déçoit, ce qui semble s’expliquer à la fois par un contexte miné et son évolution personnelle.

    Le lecteur découvrira ainsi dans les pas des auteurs combien il reste à parcourir pour que ce pays connaisse véritablement la démocratie.

    https://www.massot.com/products/aung-san-suu-kyi-rohingya-et-extremistes-bouddhistes

    #BD #bande_dessinée #bande-dessinée #livre #generation_Wave #droits_humains #Birmanie #minorités_religieuses #haine_raciale #Wirathu #chasse_aux_musulmans #racisme #camps_de_réfugiés #Ma_Ba_Tha #discriminations #nationalisme #armée #mouvement_969 #Arakan #démocratie #camps_de_travail #USDF #préjugés #islam #bouddhisme #Ligue_nationale_pour_la_démocratie (#LND) #islamophobie #cronies #christianisme #Tatmadaw #Gouvernement_birman_en_exil (#NCGUB)

  • « Hubs retour » : 5 pays européens prêts à envoyer dès 2027 dans des pays tiers des migrants déboutés de l’asile - InfoMigrants
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    « Hubs retour » : 5 pays européens prêts à envoyer dès 2027 dans des pays tiers des migrants déboutés de l’asile
    Par La rédaction Publié le : 04/09/2026
    Le Danemark, la Grèce, l’Autriche, l’Allemagne et les Pays-bas ont annoncé vendredi lors d’une réunion à Copenhague qu’un accord avec un pays tiers en dehors de l’Union européenne devrait être signé début 2027 pour la création d’un « hub retour ». Aucun État n’a été mentionné mais le Rwanda est déjà évoqué comme possible pays pour y envoyer des migrants déboutés de l’asile sur le sol européen.
    C’est un pas de plus vers l’expulsion hors Union européenne (UE) des demandeurs d’asile déboutés. Le Danemark, la Grèce, l’Autriche, l’Allemagne et les Pays-bas ont annoncé, vendredi 4 septembre, lors d’une réunion à Copenhague leur intention de négocier un accord avec un pays tiers en dehors de l’UE autour du 1er janvier 2027 pour y envoyer des migrants déboutés de l’asile. « Vers le Nouvel An, nous espérons être parvenus à un accord de principe avec un pays partenaire situé en dehors de l’Union européenne » pour l’installation d’un « hub de retour », a déclaré le ministre danois des Migrations Morten Bødskov, dont le pays est prêt à renvoyer des migrants déboutés dès l’année prochaine.
    Concrètement, ces « hubs retour » sont assimilables à des centres de rétention ou de transit situés hors du sol européen. Les Vingt-sept pourront y envoyer des migrants déboutés du droit d’asile qui ne peuvent pas être expulsés directement vers leur pays d’origine.
    Les cinq pays ont assuré que ce modèle contribuerait à rendre le système migratoire plus « humain ». D’après ses principes-cadres, il « sera également un outil pour briser le modèle économique de cyniques passeurs de migrants qui exploitent des personnes vulnérables risquant leur vie lors de voyages périlleux vers l’Europe ».
    Ces centres de retour ne sont pas des « camps », a assuré Morten Bødskov. « Il s’agit d’offrir une nouvelle chance aux migrants en situation irrégulière qui ne peuvent pas retourner aujourd’hui dans leur pays d’origine et qui n’ont aucun fondement juridique pour rester dans notre pays », a-t-il dit.
    Mais à son arrivée à la réunion, le ministre grec des Migrations et de l’Asile, Thanos Plevris, avait indiqué que « des discussions ont déjà eu lieu avec différents pays hors UE, qui en sont à un stade avancé », sans plus de précisions. « L’objectif du programme est qu’en 2027, le centre de retours soit mis en service dans un pays en dehors de l’Union européenne », a-t-il ajouté.Pour l’instant, l’Ouganda et surtout le Rwanda sont considérés comme des destinations possibles. Le gouvernement rwandais a affirmé en août que des « discussions préliminaires » étaient en cours avec des États européens pour que le pays serve de lieu de transit à des migrants expulsés d’Europe.
    Un précédent gouvernement danois avait engagé des négociations directes avec ce pays avant d’y renoncer pour trouver une solution européenne. « Lorsque nous avons lancé ce débat, il n’était pas partagé par tout le monde. On s’en est moqué, on disait que c’était totalement irréaliste, et on affirmait aussi que c’était en conflit direct avec toutes les obligations internationales qui sont les nôtres », a rappelé Morten Bødskov. « Et aujourd’hui, nous en sommes là », s’est-il félicité.
    Depuis plusieurs années, le Rwanda dispose du centre de transit de Gashora. Il accueille les migrants évacués de Libye dans le cadre d’un programme onusien appelé « Mécanisme de transit d’urgence » (ETM). Mis en place par le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) en 2019, ce programme vise à évacuer les publics vulnérables des centres de détention libyens, de les installer dans le centre rwandais, puis de les transférer dans un pays occidental – où leur dossier d’asile est accepté.
    Ce n’est pas la première fois que Kigali se prépare à accueillir potentiellement des migrants expulsés d’Europe. Un accord d’externalisation de l’asile avait déjà été conclu entre le pays africain et le Royaume-Uni en 2022. Mais face à de nombreuses contestations judiciaires, il avait rapidement tourné au fiasco puis avait été abandonné par le gouvernement de Keir Starmer.
    Le Parlement européen a approuvé en juin un règlement sur les retours de migrants déboutés du droit d’asile - qui vient en appui du Pacte asile et migration -, incluant la possibilité pour ses pays membres de conclure des accords afin d’installer des centres de rétention hors des frontières de l’Union. La mise en place de ce « règlement retour » suscite des inquiétudes de défenseurs des droits humains.
    Le Conseil de l’Europe, une institution qui ne fait pas partie de l’UE et qui promeut les droits de l’Homme, la démocratie et l’État de droit sur l’ensemble du continent, ⁠a déclaré en juillet que les centres de retour et autres dispositifs de ce type ⁠présentaient des « risques ​considérables en matière de droits de l’Homme ».Vendredi, quelques heures avant la réunion des cinq ministres européens, le Picum (Plateforme pour la coopération internationale sur les sans-papiers) a réitiré ses critiques."Envoyer des personnes dans des centres d’expulsion situés hors de l’UE revient à arracher des enfants, des adultes et des familles à la vie qu’ils ont bâtie en Europe, pour les soumettre à une détention prolongée dans des lieux qui leur sont inconnus. Dans ces endroits, il sera difficile, voire impossible, de surveiller sérieusement ce qui s’y passe – et encore plus d’empêcher d’éventuels transferts en chaîne vers des pays où ces personnes pourraient être exposées à la violence ou à la mort", a déploré Michèle LeVoy, directrice de cette coalition d’ONG.

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  • Cinq pays européens s’entendent sur la mise en place de « hubs de retour » pour demandeurs d’asile déboutés
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/04/cinq-pays-europeens-s-entendent-sur-la-mise-en-place-de-hubs-de-retour-pour-

    Cinq pays européens s’entendent sur la mise en place de « hubs de retour » pour demandeurs d’asile déboutés
    Le Danemark, l’Autriche, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Grèce espèrent parvenir, au début de l’année prochaine, à un accord de principe avec un pays tiers hors de l’Union européenne pour la création d’un « hub de retour »
    Le Monde avec AFP
    Le Danemark, l’Autriche, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Grèce ont franchi, vendredi 4 septembre, une première étape vers la création de centres de retour pour les demandeurs d’asile déboutés, et se sont fixés pour objectif de conclure un accord avec un pays tiers au début de l’année prochaine.« Vers le Nouvel An, nous espérons être parvenus à un accord de principe avec un pays partenaire situé en dehors de l’Union européenne » pour l’installation d’un « hub de retour », a déclaré le ministre de l’intégration danois, Morten Bodskov, dont le pays est prêt à procéder à des renvois dès l’année prochaine. Ces hubs pourraient accueillir les demandeurs d’asile déboutés qui ne peuvent pas rentrer dans leur pays d’origine.
    Aucun pays tiers n’a été mentionné lors de la conférence de presse organisée dans la capitale danoise. Pour l’instant, l’Ouganda et surtout le Rwanda sont considérés comme des destinations possibles. Ce dernier pays a confirmé, en août, avoir entamé des « discussions préliminaires » avec plusieurs Etats européens, sans préciser lesquels. Un précédent gouvernement danois avait engagé des négociations directes avec Kigali, avant d’y renoncer pour trouver une solution européenne.
    « Lorsque nous avons lancé ce débat, il n’était pas partagé par tout le monde. On s’en est moqué, on disait que c’était totalement irréaliste, et on affirmait aussi que c’était en conflit direct avec toutes les obligations internationales qui sont les nôtres », a rappelé M. Bodskov. « Et, aujourd’hui, nous en sommes là », s’est-il félicité.
    Les cinq pays ont assuré que ce modèle contribuerait à rendre le système migratoire plus « humain ». D’après ses principes, il « sera également un outil pour briser le modèle économique de cyniques passeurs de migrants qui exploitent des personnes vulnérables risquant leur vie lors de voyages périlleux vers l’Europe ».
    Evénement
    Ces centres de retour ne seront pas des « camps », a assuré M. Bodskov. « Il s’agit d’offrir une nouvelle chance aux migrants en situation irrégulière qui ne peuvent pas retourner aujourd’hui dans leur pays d’origine et n’ont aucune légitimité juridique pour rester dans notre pays », a-t-il ajouté.A son arrivée à la réunion, le ministre grec de l’immigration et de l’asile, Thanos Plevris, a confirmé que « des discussions, qui en sont à un stade avancé, [avaient] déjà eu lieu avec différents pays hors UE ».
    Le Parlement européen a approuvé en juin un règlement sur les retours de demandeurs d’asile déboutés, incluant la possibilité pour les Etats membres de conclure des accords afin d’ouvrir des centres de rétention hors des frontières de l’Union.Ce règlement destiné à accélérer les expulsions suscite l’inquiétude de défenseurs des droits humains. Le Conseil de l’Europe, garant du respect des droits humains, a envoyé des lettres aux commissaires chargés de la politique migratoire de ces cinq Etats membres de l’Union pour leur soumettre des recommandations liées à ces centres. La législation n’a d’ailleurs pas fait l’unanimité au sein des Vingt-Sept. Emmanuel Macron l’a jugée inefficace et non conforme aux valeurs de l’Europe.
    Pour l’eurodéputée écologiste Melissa Camara, « la réunion qui s’est tenue à Copenhague marque une étape de plus dans le renoncement aux valeurs fondamentales de l’Union européenne et au bafouement de la dignité des personnes exilées ».« Les tentatives précédentes de créer des centres de renvoi sous diverses formes se sont révélées extraordinairement coûteuses, engluées dans des obstacles administratifs et juridiques, et n’ont finalement pas réussi à influer sur les décisions et les comportements des demandeurs d’asile et des migrants en situation irrégulière », rappelle pour sa part relevé l’ONG Danish Refugee Council. Le Royaume-Uni a dû renoncer à un dispositif similaire qui prévoyait d’expulser des immigrés en situation irrégulière au Rwanda, tandis que les centres gérés par l’Italie en Albanie se sont heurtés à des recours juridiques et à une mise en œuvre lente.

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