• Le #campement sauvage près de la gare de #Grenoble sur le point d’être démantelé

    #Lionel_Beffre, le préfet de l’#Isère a annoncé ce mardi 19 novembre l’#évacuation imminente du campement de migrants situé entre la gare de Grenoble et le quartier Saint-Bruno. Une annonce intervenue lors de la présentation du dispositif mis en place dans le cadre du plan d’#hébergement_d’urgence hivernal. D’après Droit au logement, l’expulsion est imminente et aura lieu dès ce jeudi matin à 7 h 30.

    Alors qu’il présentait le plan d’hébergement d’urgence hivernal 2019-2020, Lionel Beffre, le préfet de l’Isère a annoncé le prochain démantèlement du camp de migrants situé sous l’estacade entre la gare de Grenoble et le quartier Saint-Bruno.


    Ce campement, déjà plusieurs fois évacué, notamment au mois de juin, abrite sous des tentes plusieurs dizaines de personnes, dont des enfants. Leurs profils ? Des demandeurs d’asile et des migrants, arrivés pour la plupart des Balkans, n’ayant pas encore fait de demande administrative d’asile.

    En toile de fond, un nouveau duel à fleurets mouchetés entre le représentant de l’État et la #Ville_de_Grenoble. La #municipalité demandant au préfet « de respecter les compétences de l’État et de la loi pour mettre toutes les personnes à l’abri à Grenoble […] pour que personne ne reste dans le plus grand dénuement après l’évacuation […] », rapporte le Dauphiné libéré.

    « Les services de l’État seront mobilisés pour procéder à l’évacuation »

    « Nous serons amenés prochainement à prendre nos responsabilités parce que ce campement devient dangereux à bien des égards », a ainsi prévenu Lionel Beffre. « Des immondices en tous genres, des braséros de fortune dans lesquels sont brûlés du bois, des cartons... Sans oublier la production de fumées incommodantes », liste le haut fonctionnaire. De surcroît, ajoute-t-il, « il y a parmi les occupants des passeurs, voire des dealers. Mais aussi et surtout la présence d’enfants dans une situation préoccupante ».

    Devant l’état sanitaire déplorable du campement, Corinne Torre. cheffe de mission à Médecins sans frontières (MSF) venue à Grenoble le visiter, avait rappelé à l’État ses responsabilités. Pour mémoire, Eric Piolle avait signé, en avril dernier avec treize autres édiles, une lettre adressée au gouvernement dénonçant les conditions d’accueil des migrants.

    « J’ai fait savoir au maire de Grenoble, puisque le pouvoir de police lui appartient, qu’il pouvait prendre un arrêté pour mettre un terme à cette situation et mettre ces personnes à l’abri », déclare Lionel Beffre. Une décision dont il pense « qu’elle ne viendra pas » et qu’en conséquence, « les services de l’État procéderont à l’évacuation ».

    Par ailleurs, le préfet assure qu’il prendra « des mesures empêchant que d’autres personnes en difficulté se réinstallent sur le site ». De quoi rappeler, dans un autre registre, les dix-neuf blocs rocheux destinés à dissuader « les passeurs et les locataires d’emplacements » installés par la mairie de Grenoble au mois de juillet dernier.

    « Nous ne reconduisons pas assez vite à la frontière les demandeurs d’asile déboutés »

    Pourquoi des demandeurs d’asile se retrouvent-ils dans ce genre ce campement ? « Parce que nous n’avons pas assez de places d’hébergement et n’arrivons pas à reconduire assez vite à la frontière les demandeurs d’asile déboutés ». Si c’était le cas, « ces derniers n’occuperaient pas des places indument, pérennisant ainsi au fil du temps leur situation », explique le préfet.

    « Aujourd’hui nous sommes dans une situation où le droit d’asile est très clairement dévoyé », lance Lionel Beffre. Qui s’en explique. « Une partie non négligeable des ces demandeurs d’asile sont originaires des Balkans. Or, dans ces pays-là, même si ça a été le cas dans le passé, il n’y a plus de dictatures, persécutions ou oppressions qui sont le fondement du droit d’asile », expose le préfet.

    Pour le haut fonctionnaire, les chances qu’ont donc leurs ressortissant d’obtenir le sésame du droit d’asile est très minime, « de l’ordre de 10 à 15 % ». Pour les autres, « notre devoir c’est de les accueillir dans des lieux spécialisés », conclut le préfet. Notamment pour les accompagner dans la constitution de leur dossier de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).

    Si aucune date n’a été officiellement annoncée pour l’expulsion, elle aura lieu ce jeudi 21 novembre au matin selon Droit au logement. Qui déplore qu’« au moins un tiers des familles, si ce n’est plus, ne seront pas relogées, et laissées dans le froid, sans tente ni lieu ou s’installer, après un tri humain effectué par l’État. » Le Dal appelle ainsi à un rassemblement en solidarité à 7 h 30 en face du camp, côté Saint-Bruno.

    https://www.placegrenet.fr/2019/11/20/campement-gare-de-grenoble-demantele/268584
    #SDF #sans-abrisme #sans-abri #démantèlement #destruction #campement_sauvage #préfecture #migrations #asile #réfugiés #hébergement #logement #déboutés #expulsions #renvois

    ping @karine4 @albertocampiphoto

  • Why return from Europe is causing problems for The Gambia

    Roughly 38,500 Gambians left the country through ‘irregular’ means between 2013 and 2017. Today, almost every family has ties abroad. The influx of immigrants to Europe and elsewhere was caused by political oppression under the long-serving former president Yahya Jammeh. His oppressive politics also severely affected the economic prospects of The Gambia’s young population.

    As a result, a large number of citizens, mostly young men, sought asylum in Europe. But very few have been allowed to stay. Even more were turned away when Jammeh was toppled after elections in 2017 and the country returned to democracy. More recently, there has been a big push from European Union (EU) member states to return failed asylum seekers back home to The Gambia.

    The question of returns is particularly volatile in the west African nation of 2 million people, reflected in the country’s and European press.

    A slight increase in Gambian deportations began in November 2018 after the EU and the government agreed on a ‘good practice’ agreement for efficient return procedures.

    This intensified cooperation became possible due to the governmental change in 2017, with President Adama Barrow becoming President after the elections, as we found in our research on the political economy of migration governance in The Gambia.

    Despite initial cooperation with the EU on returns, in March 2019 Barrow’s government imposed a moratorium on any further deportations of its nationals from the EU. After a standoff of several months, the moratorium has now been lifted. Though only temporary, the moratorium was an important tool for the government to manage problems with its domestic legitimacy.
    Relationship challenges

    Jammeh’s ousting ended years of severe repression and corruption that had discouraged donor countries from cooperating with The Gambia. When he left, the country quickly established positive relations with the EU which has become its most important development partner. It provides €55 million in budgetary support and runs three projects to address the root causes of destabilisation, forced displacement and irregular migration. But the moratorium was a stress test for this new relationship.

    Before the moratorium was imposed in March 2019, the government had started to tentatively cooperate with the EU on return matters. For example, it sent regular missions to Europe to issue nationals with identification documents to facilitate their return.

    Relations began to sour when European governments increased returns in a way that authorities in The Gambia viewed as inconsistent with the ‘good practice’ agreement. The agreement stipulates that return numbers should not overstretch the country’s capacity to receive returnees. It also states that adequate notice must be given before asylum seekers are returned. Both of these provisions were allegedly breached.
    Problems at home

    The incoming returns quickly led to heated debates among the population and on social media. The rumblings peaked in February 2019 with one particular return flight from Germany. Authorities in Banjul claimed they had not been well informed about it and initially refused entry. Public demonstrations followed in March. The moratorium, which European partners had already been notified about, was declared shortly afterwards.

    The moratorium can be linked to diplomatic and technical inefficiencies, but it is also based on a more fundamental problem for Barrow’s government. By cooperating with the EU on returns, they risk their domestic legitimacy because by and large, most Gambians in Europe do not want to return home.

    The initial euphoria that surrounded the democratic transition is wearing off. Many reform processes such as in the security sector and in the media environment are dragging. The economic situation of many has not improved. Allowing more deportations from the EU is perceived as betrayal by many migrants and their families.

    The government is frequently suspected to play an active role in returns and is accused of witholding information about their dealings with the EU and member states like Germany. Incidentally, President Barrow is currently seeking to extend his rule beyond the three-year transition period originally agreed upon, ending in January 2020. Opposition to these plans is widespread.

    In these politically tense times, pressing a pause button on returns fulfilled a symbolic function by defending Gambians against foreign national interests. The recent lifting of the moratorium is politically very risky. It paves the way for more of the deeply unpopular chartered return operations.

    What next?

    On the whole, The Gambia has little room to manoeuvre. It is highly dependent on the EU’s goodwill and financial support for its reforms process. In line with the development focus of the EU, the position of the government is to prepare the ground for more “humane” repatriations, which will need more time and joint efforts.

    This would include better and more comprehensive reintegration opportunities for returned migrants. Reintegration is already the focus of various projects funded by the European Union Trust Fund. Programmes like the International Organisation for Migration’s ‘Post-Arrival Reintegration Assistance’ for returnees from Europe are up and running. However, they only serve a limited number of returnees and cannot meet all their needs.

    It is important to note that the role of the Gambian state in providing reintegration support has been marginal.

    With the lifting of the moratorium EU-Gambia cooperation stands at a crossroads. If EU member states maintain their hardline returnee approach The Gambia’s new government will continue to struggle with its legitimacy challenges. This could potentially jeopardise democratisation efforts.

    In the alternative, the EU could take a more cooperative stance by working on more holistic, development-oriented solutions. A starting point would be to move away from plans to return high numbers of failed asylum seekers. Sending back large numbers of migrants has never been feasible.

    The Gambian government will be more honest about its migration dealings with the EU if the agreements are fair and practical. Most importantly, if Gambians had access to fair and practical migration pathways this would lessen cases of irregular migration, which continue to remain high.

    Without a greater share of legal migration, the issue of return will continue to be particularly contentious.

    https://theconversation.com/why-return-from-europe-is-causing-problems-for-the-gambia-124036
    #Gambie #retour #renvois #expulsions #réfugiés_gambiens #développement #coopération_au_développement #aide_au_développement #conditionnalité_de_l'aide #Allemagne #moratoire #réintégration #European_Union_Trust_Fund #Trust_Fund #Post-Arrival_Reintegration_Assistance #OIM #IOM
    ping @karine4 @_kg_

    J’ai ajouté « #deportees » dans la liste des #mots autour de la migration :
    https://seenthis.net/messages/414225
    Et plus précisément ici : https://seenthis.net/messages/414225#message812066
    #terminologie #vocabulaire
    ping @sinehebdo

    Ajouté à la métaliste développement-migrations, autour de la conditionnalité de l’aide :
    https://seenthis.net/messages/733358#message768701

  • Asile, #relocalisation et #retour des migrants : il est temps de renforcer la lutte contre les disparités entre les objectifs et les résultats

    Dans le cadre de l’audit objet du présent rapport, nous avons cherché à déterminer si le soutien en faveur de la Grèce et de l’Italie financé par l’UE a permis à cette dernière d’atteindre ses objectifs et si les procédures d’asile et de retour étaient efficaces et rapides. Nous avons également vérifié si les valeurs cibles et les objectifs des programmes temporaires de #relocalisation d’urgence avaient été atteints. Nous concluons qu’il existe des disparités entre les objectifs du soutien de l’UE et les résultats obtenus. Les valeurs cibles des programmes de #relocalisation_d'urgence n’ont pas été atteintes. Bien que les capacités des autorités grecques et italiennes aient augmenté, la mise en oeuvre des procédures d’asile continue à pâtir de longs délais de traitement et à présenter des goulets d’étranglement. Comme pour le reste de l’UE, les retours de migrants effectués depuis la Grèce et l’Italie sont peu nombreux pour les raisons que nous exposons dans le présent rapport.

    https://www.eca.europa.eu/fr/Pages/DocItem.aspx?did=51988
    #audit #cour_des_comptes #asile #migrations #réfugiés #EU #UE #Grèce #Italie #aide_financière #procédure_d'asile #expulsions #renvois ##cour_des_comptes_européenne #argent #budget

    Dans le rapport il y a plein de graphiques intéressants...

    Grèce :

    Italie :

    ping @isskein

    • La Cour des comptes de l’UE critique les disparités en matière de gestion des migrations en Grèce et en Italie

      Le 13 novembre 2019, la Cour des comptes de l’Union européenne (UE) publiait son rapport d’audit « Asile, relocalisation et retour des migrants : il est temps de renforcer la lutte contre les disparités entre les objectifs et les résultats ». Ce #rapport examine le soutien financier et opérationnel de l’UE en faveur de la Grèce et de l’Italie. Il évalue dans quelles mesures les objectifs ont été atteints et si les procédures d’asile et de retour étaient efficaces et rapides. Le rapport couvre la période 2015-2018. La Cour des comptes s’est intéressée à l’#accueil des requérants d’asile, à la procédure d’asile, au système #EURODAC et au fonctionnement du système #Dublin, aux #relocalisations des requérants d’asile vers d’autres pays de l’UE et enfin à l’efficacité des renvois vers les pays d’origine. Le rapport est truffé de recommandations qui vont inévitablement influencer les décisions des autorités suisses.

      Diminuer la pression sur la Grèce et l’Italie

      Selon les auditeurs, les mesures de l’UE visant à diminuer la pression migratoire sur la Grèce et l’Italie doivent être améliorées et intensifiées. Ils déplorent la lenteur excessive des procédures d’asile. En Italie, les demandes d’asile déposées en 2015 ont pris en moyenne quatre ans pour parvenir au stade du recours final, tandis que les demandeurs d’asile arrivant sur les îles grecques fin 2018 se voyaient attribuer une date limite pour les entretiens jusqu’en 2023.

      Parallèlement à l’accélération des procédures d’asile, les auditeurs recommandent d’améliorer les logements sur les #îles grecques, en particulier pour les nombreux requérants mineurs non accompagnés qui logent dans des conditions abominables. A ce sujet la Cour des comptes précisent ce qui suit :

      “À #Samos, nous avons visité la section du centre (#hotspot) réservée aux mineurs, qui consiste en sept conteneurs, abritant chacun une salle de bain et deux salles de séjour. Certains conteneurs n’avaient ni portes, ni fenêtres et n’étaient équipés ni de lits ni d’appareils de conditionnement de l’air. Chaque conteneur pouvait officiellement accueillir huit à dix mineurs, mais en hébergeait environ 16 non accompagnés, dont certains étaient même obligés de dormir par terre. Seuls des garçons séjournaient dans la section pour mineurs. Soixante-dix-huit mineurs non accompagnés étaient hébergés sous tente ou dans des maisons abandonnées situées à l’extérieur du point d’accès et devenues des annexes officieuses de celui-ci. Neuf filles non accompagnées dormaient au sol dans un conteneur de 10 m2 situé à côté du bureau de police, sans toilette ni douche.“

      Au moment de la publication du rapport, le maire de l’île de Samos Georgios Stantzos mentionnait l’audit et mettait en garde les autorités grecques contre les conséquences des conditions de vie « primitives » imposées aux réfugiés sur l’île.

      Trop de mouvements secondaires dans l’UE

      Concernant l’enregistrement des empreintes digitales dans le système EURODAC, la situation s’est beaucoup améliorée dans les centres hotspots en Italie et en Grèce. Cependant, entre 2015 et 2018, la Cour a remarqué un volume élevé de mouvements secondaires dans l’UE ce qui a rendu l’application du mécanisme de Dublin difficile. Les données EUROSTAT traduisent aussi de faibles taux de transferts Dublin qui s’expliquent selon les auditeurs, par la fuite ou la disparition des personnes concernées, des raisons humanitaires, des décisions de justice en suspens et des cas de regroupement familial (1).
      Les réinstallations très insatisfaisantes

      Les États membres de l’UE se sont juridiquement engagés à réinstaller 98 256 migrants, sur un objectif initial fixé à 160 000. Or seuls 34 705 ont été effectivement réinstallés (21 999 depuis la Grèce et 12 706 depuis l’Italie). Selon les auditeurs, la performance insuffisante de ces programmes s’explique surtout par le faible nombre de requérants potentiellement éligibles enregistrés en vue d’une relocalisation, surtout parce que les autorités grecques et italiennes ont eu de la peine à ‘identifier les candidats. Une fois les migrants enregistrés en vue d’une relocalisation, la solidarité à leur égard a mieux fonctionné. Les auditeurs ont cependant relevé un certain nombre de faiblesses opérationnelles dans le processus de relocalisation (2).

      Augmentation des renvois vers les pays d’origines

      Pour la Cour des comptes, le fossé entre le nombre de décisions négatives et le nombre de renvois exécutés depuis la Grèce, l’Italie ou le reste de l’UE, est trop important. Le taux de renvois des ressortissants de pays tiers ayant reçu l’ordre de quitter l’UE était d’environ 40 % en 2018 et de 20 % en Grèce et en Italie. En s’inspirant de certains centres de renvois destinés aux personnes qui acceptent volontairement de rentrer vers leurs pays d’origine, la Cour des comptes recommande différentes mesures qui permettront de faciliter les renvois dont l’ouverture de nouveaux centres de détention et l’offre plus systématique de programmes de réintégration dans les pays d’origine.

      Conclusion

      Le rapport de la Cour des comptes de l’UE est une mine d’information pour comprendre le fonctionnement des centres hotspots en Grèce et en Italie. Globalement, sa lecture donne le sentiment que l’UE se dirige à grands pas vers une prolifération de centre hotspots, un raccourcissement des procédures d’asile et une armada de mesures facilitant l’exécution des renvois vers les pays d’origine.

      https://blogs.letemps.ch/jasmine-caye/2019/11/19/la-cour-des-comptes-de-lue-critique-les-disparites-en-matiere-de-gesti
      #mineurs_non_accompagnés #MNA #hotspots #empreintes_digitales #mouvements_secondaires

  • L’exportation de systèmes de cybersurveillance européens explose de 570 % en 3 ans
    https://www.nextinpact.com/news/108410-lexportation-systemes-cybersurveillance-europeens-explose-570-en-

    Alors que les trois principales instances européennes doivent s’entendre pour mettre à jour les procédures de contrôle à l’exportation des biens à « double usage » (civils et militaires) – dont les systèmes de cybersurveillance – un rapport révèle un marché en plein boom, composé de plus de 500 entreprises dans le monde, pour moitié européennes. En 2017, les entreprises européennes de systèmes de cybersurveillance ont obtenu 285 licences d’exportation, portant essentiellement sur des matériels d’interception (...)

    #exportation #spyware #surveillance #web #militarisation

  • Des lobbyistes aux populistes : la fabrique de la « fenêtre d’Overton »
    https://www.franceculture.fr/sociologie/des-lobbyistes-aux-populistes-la-fabrique-de-la-fenetre-doverton

    Aujourd’hui, l’extrême droite semble s’être réappropriée ce concept pour se rendre audible auprès du public et arriver aux portes du pouvoir. La technique est simple. Exagérer, tenir des propos chocs, annoncer des mesures incongrues pour relativiser les vraies idées radicales. Donald Trump en a fait une de ses spécialités, dans ses discours, mais également sur Twitter qu’il utilise de manière compulsive. Cette technique rhétorique permet de “changer radicalement les opinions des gens, sans qu’ils réalisent le moins du monde qu’ils ont été habilement et complètement manipulés”, selon un article publié par l’universitaire Luis Segura, sur le site d’information catholique “Adelante la fe”. Selon lui, la fenêtre d’Overton recouvre les méthodes de manipulation mentale visant à formater l’opinion publique pour la rendre réceptive puis docile à certaines idéologies.

    #manipulation #populisme #extreme-droite #fenetre-d-overton #discrimination

  • C’était 2007, et #François_Gemenne, alors doctorant, a écrit ce texte...

    Carte blanche François Gemenne Doctorant au Centre d’études de l’ethnicité et des migrations (Cedem) de l’Université de Liège Client nº 338 983 492 de #Brussels_Airlines : La courageuse #révolte des personnels navigants face aux #déportations par #avion

    En novembre dernier, j’ai pris un vol de Brussels Airlines (qui, à l’époque, s’appelait encore SN Brussels Airlines) à destination de Nairobi. À l’arrière de l’avion se trouvait une dame d’une cinquantaine d’années, que deux policiers ramenaient de force dans son pays. Peu avant le décollage, la dame a commencé à crier et à pleurer, suscitant une gêne évidente chez les autres passagers. J’ai beau savoir que ces déportations de demandeurs d’asile déboutés sont régulièrement organisées sur les vols réguliers des compagnies commerciales, c’était la première fois que j’en étais le témoin direct.

    Cette déportation n’a donné lieu à aucun incident particulier : il y a eu des cris, des larmes, des supplications et des menottes, mais, pour autant que je m’en sois rendu compte, pas de coups. Il n’en va pas toujours ainsi, et l’exemple de Semira Adamu sera toujours là pour nous le rappeler.

    J’ai passé le plus clair du vol à m’en vouloir de ne pas avoir protesté davantage, de ne pas être descendu de l’appareil, et de m’être finalement rendu complice de cette expulsion. Je me souviens en avoir beaucoup voulu au personnel de cabine pour sa professionnelle indifférence, qui m’apparaissait comme une caution tacite des méthodes employées. À mon retour, j’avais écrit à la direction de la compagnie, pour me désoler que celle-ci se rende complice de cette politique de déportations. On avait poliment accusé réception de ma protestation, sans plus. Et depuis, je m’étais étonné que les compagnies aériennes, les pilotes, les hôtesses et les stewards, acceptent que l’État utilise ainsi leurs avions pour ramener de force chez eux ceux qui n’avaient commis d’autre crime que celui de vouloir habiter chez nous.

    Voici pourtant que les pilotes et les personnels navigants d’Air France font maintenant savoir à leur direction qu’ils en ont marre, et que leur métier est de faire voyager les gens, pas de les déporter contre leur gré. Leur révolte est courageuse, et leur dégoût salutaire.

    On apprend aussi que les pilotes d’Air Canada ont émis la même revendication il y a quelque temps, et que la compagnie canadienne a depuis cessé de transporter les demandeurs d’asile déboutés. On apprend même que c’est tout le groupe Star Alliance, la première alliance aérienne mondiale, qui comprend notamment la Lufthansa et Air Canada, qui envisage d’arrêter les déportations.

    Dans ce concert, les pilotes de Brussels Airlines restent étrangement muets. Sans vouloir souffler des idées à leurs syndicats, il me semble qu’ils sont actuellement en position de force par rapport à leur direction, et que ce serait le moment où jamais de mettre cette revendication sur la table. Si la direction de Brussels Airlines tient vraiment à garder ses pilotes, elle aurait ainsi l’occasion de prouver sa bonne volonté.

    La démarche des pilotes d’Air France est louable, mais elle n’est pourtant pas totalement étrangère à des motivations commerciales. Car c’est également l’image de marque de la compagnie qui est en jeu. Quand j’ai émis une timide protestation auprès d’une hôtesse du vol de Nairobi, en novembre dernier, c’est bien ce souci qu’elle avait à l’esprit quand elle m’a placidement répondu de ne pas m’en faire, et que les cris cesseraient rapidement après le décollage. Tant d’argent investi dans le confort des sièges, la réduction des files d’attente aux comptoirs d’enregistrement, le design des uniformes et des fuselages, tout cela réduit à néant par des cris, des pleurs et des échauffourées à l’arrière de l’appareil ? Quand des déportés menottés meurent à l’arrière des Airbus tricolores, le ciel cesse rapidement d’être le plus bel endroit de la terre.

    Les déportations à bord d’appareils commerciaux ont pourtant un mérite : elles assurent la publicité de cette politique. Que se passerait-il si, demain, Brussels Airlines ou Air France refusaient de se rendre encore complices de cette politique ? On peut difficilement imaginer que l’État organise les déportations sur RyanAir. Plus vraisemblablement, on affréterait alors des trains spéciaux et des vols charter. Ça coûterait plus cher, beaucoup plus cher. Pour autant, on doute fort que nos gouvernements réalisent qu’il serait infiniment plus économique, et même rentable, de laisser simplement ces gens s’installer chez nous.

    Par contre, nous ne saurions plus rien des expulsions qui ont lieu jour après jour. Aurions-nous vraiment été mis au courant de la mort de Semira Adamu, si elle avait été tuée dans un avion militaire ? Des passagers pourraient-ils encore s’indigner, se révolter quand des déportés sont violentés par les policiers ?

    Notre Constitution et nos lois prévoient et organisent la publicité des débats parlementaires et judiciaires. L’État, par souci d’économie, a organisé de facto la publicité des déportations. Chaque vol commercial qui s’envole avec un passager menotté à bord nous rappelle que, collectivement, nous avons un problème. Et que tous les passagers, dans leur indifférence, à commencer par la mienne, en portent une part de responsabilité.

    Récemment, comme tous les clients de Brussels Airlines, j’ai reçu un courrier me demandant s’il était important pour moi de recevoir un journal à bord, ou qu’un repas me soit servi en vol. On ne m’a pas demandé, par contre, s’il était important pour moi que tous les passagers aient librement consenti à leur présence dans l’avion. C’est pourtant une question à laquelle j’aurais volontiers répondu.

    https://www.lesoir.be/art/la-courageuse-revolte-des-personnels-navigants-face-aux_t-20070713-00CCQG.htm
    #résistance #pilotes #asile #migrations #expulsions #renvois

    Ajouté à cette métaliste sur la #résistance de #passagers (mais aussi de #pilotes) aux #renvois_forcés :
    https://seenthis.net/messages/725457

  • #Athènes (Grèce) : lendemain du #17_novembre, un goût de sang dans la bouche
    https://fr.squat.net/2019/11/18/athenes-grece-lendemain-du-17-novembre-un-gout-de-sang-dans-la-bouche

    Très dure nuit pour qui aime #Exarcheia et la lutte révolutionnaire en #Grèce. Beaucoup de nos compagnons ont passé la nuit entre quatre murs, après des passages à tabac systématiques. D’autres ont été blessés, dont trois à la tête transférés en ambulance à l’hôpital. D’autres encore ont dû se terrer durant une bonne partie de […]

    #actions_directes #expulsion #K-Vox #manifestation #Notara_26 #Rouvikonas #sans-papiers

  • #Paris : Maison des peuples ouverte le samedi, expulsée le dimanche
    https://fr.squat.net/2019/11/18/paris-maison-des-peuples-ouverte-le-samedi-expulsee-le-dimanche

    Ce samedi 16 novembre 2019, la Maison des peuples a ouvert en lieu et place de l’ancienne Flèche d’or, dans le 20e arrondissement de Paris (au 102 bis rue de Bagnolet). Elle a été expulsée le dimanche par un gros paquet de keufs (bacqueux et en armures) vers 17h, malgré les 200-300 soutiens présent.e.s. Trois vigiles […]

    #expulsion #Gilets_Jaunes #Maison_des_Peuples_de_Paris #ouverture

  • La crise du café lamine les petits cultivateurs
    https://www.courrierinternational.com/article/matieres-premieres-la-crise-du-cafe-lamine-les-petits-cultiva

    Dans cette petite ville coloniale, charmante mais pauvre, chacun sait que le cours du #café s’effondre, à l’heure où une nouvelle crise frappe durement le secteur. Le tarif des passeurs, lui, ne cesse d’augmenter.

    Et les grands importateurs – à commencer par #Starbucks – qui s’approvisionnent dans des pays comme le #Honduras ne font quasiment rien pour aider les petits exploitants et les ouvriers agricoles sur lesquels repose une industrie de plusieurs milliards de dollars. Ces paysans quittent l’Amérique centrale par dizaines de milliers, au risque de finir dans des camps de concentration le long de la frontière entre le #Mexique et les #États-Unis.

    #migration #exportations #plantations

  • Femmes nigérianes prostituées à #Lyon : « payer l’enfer pour rester en enfer »

    Lors du procès d’un vaste réseau de prostitution de femmes Nigérianes qui a pris fin vendredi 15 novembre à Lyon, aucune des dix-sept victimes n’a témoigné à la barre. Mais lors de leurs plaidoiries, les avocats des parties civiles ont levé le voile sur le parcours de vie de ces femmes. Des récits glaçants, qui les mènent de #Benin_City à la traversée de la Libye et de la Méditerranée, jusqu’aux trottoirs de Lyon.

    Pas une n’aura témoigné à la barre, ou dans la presse. Les dix-sept femmes Nigérianes victimes d’un vaste #réseau_de_prostitution ont été les grandes absentes du procès qui s’est ouvert au tribunal correctionnel de Lyon mercredi 6 novembre et qui doit se terminer vendredi.

    « On préfère qu’elles ne soient pas là, pour les protéger », explique à Infomigrants, Anne Portier, avocate d’Équipes d’action contre le #proxénétisme (EACP), l’une des deux associations qui s’est constituée partie civile aux côtés des victimes. L’avocate évoque ainsi « la #peur » de ces jeunes femmes dont certaines ont d’ailleurs retiré leur #plainte et « les risques de pressions » dans une petite communauté « où l’information circule vite ». De fait, 23 des 24 prévenus poursuivis pour aide au séjour irrégulier, proxénétisme aggravé, traite d’êtres humains, association de malfaiteurs et blanchiment d’argent en bande organisée sont, comme les victimes, originaires du Nigéria.

    Les avocats des parties civiles se sont donc succédé, mercredi 13 novembre, pour retracer par fragments la trajectoire de vie de chacune de ces femmes aujourd’hui âgées de 17 à 38 ans et qui tentent de reconstruire leur vie à l’étranger, en région parisienne ou encore en Isère.

    De Benin City à Lyon, le même piège pour toutes

    De prime abord, leurs parcours se ressemblent jusqu’à se confondre : une jeune femme, originaire de Benin City dans l’État nigérian d’Edo, peu éduquée et parfois en rupture avec ses parents, à qui une connaissance fait miroiter le rêve d’une vie meilleure en Europe. S’ensuit, avant le départ, le rite #vaudou du « #juju » au cours duquel la jeune femme s’engage à rembourser une #dette de plusieurs dizaines de milliers d’euros au titre de sa migration. Un montant dont il est difficile de prendre la mesure, 30.000 nairas nigérians équivalant à environ 80 euros.

    Vient ensuite la traversée de la Libye puis de la Méditerranée et l’arrivée en Europe, souvent en Italie, avant le passage en France et « la prise en charge » par une « mama » proxénète (10 des prévenus sont des femmes). La routine infernale s’enclenche alors avec les passes à 10 ou 30 euros dans une camionnette stationnée dans les quartiers lyonnais de Perrache ou Gerland. Au-delà de la dette de 30.000 ou 50.000 euros à rembourser, les femmes prostituées doivent encore payer un loyer de plusieurs centaines d’euros par mois. Tout est d’ailleurs prétexte pour leur facturer davantage, même la clé perdue de leur camionnette. « Payer l’enfer pour rester en enfer », résumera un des avocats des parties civiles.

    Détails de vie terribles

    Au fil des plaidoiries, la singularité des histoires, des parcours et des personnalités apparaît et des détails terribles surgissent. Il y a E. et M., aujourd’hui âgées de 23 ans, et compagnes de voyage et d’infortune dans leur périple jusqu’en France. L’une travaillait dans un salon de coiffure, l’autre rêvait de devenir couturière en Europe lorsqu’on leur propose de quitter le Nigeria. L’espoir tournera vite au cauchemar en Libye lorsque E. sera violée par trois gardiens sous les yeux de M., après s’être interposée pour défendre cette dernière. « Quand on les rencontre aujourd’hui, elles ont une attitude forte. Mais dès que l’on gratte, ça s’effondre », résume leur avocate.

    Il y a E., 17 ans et demi, la plus jeune victime de cette affaire. Son avocat la décrit comme une jeune fille « sous la coupe de la sorcellerie auquel s’ajoute un lien de famille (la jeune fille a été prostituée par sa propre mère NDLR) qui vient sceller un quasi silence ». Et l’avocat d’insister sur le serment quasi sacré qui la liait du fait du ‘juju’ : « Même longtemps après, dans un lieu de confiance, devant des associatifs, elle n’en parlait jamais. Cela dit bien le poids que cela peut représenter ».

    Il y a C. qui a contracté une dette de 70.000 euros, « à 30 euros la passe, cela représente 2.300 passes », relève son avocate. Frappée lorsqu’elle ose s’opposer à son proxénète, sa situation irrégulière la retiendra longtemps de se présenter aux services de police.

    Il y a J., vierge à son arrivée en France, et violée par son proxénète avant d’être prostituée.

    Il y a E. dont l’avocate raconte qu’un de ses clients lui a, un jour, posé un mouchoir sur le nez et qu’elle ne se souvient pas de ce qui s’est passé ensuite. « Elle a été dépossédée de son corps pendant 5 heures », dit l’avocate.

    Il y aussi Cynthia. Son statut dans cette affaire est particulier : à la fois prévenue et victime, elle a témoigné à la barre vendredi dernier. "Cynthia a été un an la prostituée d’Helen (une des « mamas » proxénètes NDLR) et un an son affranchie", a expliqué son avocate. Alors que les écoutes téléphoniques indiquent qu’une fois « affranchie » après avoir honoré sa dette en 14 mois en « travaillant tous les jours », Cynthia a fait venir, à son tour, une jeune Nigériane pour l’exploiter. « Monter en grade », est souvent la seule issue pour ces femmes qui ne parlent pas français, selon les associations de lutte contre la prostitution.

    « Qui est le propriétaire de X ? »

    « On se passe ces femmes comme des objets, on parle d’elles comme de choses », dénoncera une des avocates des parties civiles en appelant à condamner les passeurs. L’avocate d’Équipes d’action contre le proxénétisme (EACP) citera, elle, dans sa plaidoirie les expressions révélatrices utilisée par les proxénètes sur écoute téléphonique : « qui est le propriétaire de X ? », « dans le lot »…

    Alors que des prévenus sont poursuivis pour « traite d’êtres humains », Anne Portier dénoncera dans sa plaidoirie un #esclavage du 21ème siècle où les bateaux pneumatiques traversant la Méditerranée ont remplacé les navires négriers traversant l’Atlantique et où les champs de coton sont désormais des camionnettes où se succèdent les clients.

    Le ministère public a requis dix ans de prison pour les deux chefs du réseau et diverses peines allant de six à dix ans pour les maillons.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/20877/femmes-nigerianes-prostituees-a-lyon-payer-l-enfer-pour-rester-en-enfe
    #prostitution #France #migrations #Nigeria #traite_d'êtres_humains #néo-esclavage #exploitation #esclavage_moderne

  • #Extinction_Rebellion bloque le terminal des #jets_privés

    Les militants écologistes ont décidé de s’en prendre aux voyageurs les plus fortunés. Samedi, pendant près de trois heures, ils ont bloqué les entrées du bâtiment de Blandonnet en musique.


    https://lecourrier.ch/2019/11/17/extinction-rebellion-bloque-le-terminal-des-jets-prives
    #Genève #Suisse #résistance

  • A Dakar, l’immigration s’invite dans les débats entre gouvernements français et sénégalais

    Après une longue séquence polémique dans l’hexagone, le thème de l’immigration s’est invité dimanche au 4e séminaire intergouvernemental entre la France et le Sénégal à Dakar, où Edouard Philippe est arrivé pour s’entretenir aussi avec le président Macky Sall de la lutte antijihadiste au Sahel.

    Deux ans après la dernière édition de ces rencontres de haut niveau, à Matignon, M. Philippe et six de ses ministres sont arrivés dimanche dans la capitale sénégalaise pour nourrir la relation « singulière » entre les deux pays, dixit le chef du gouvernement.

    Quatre feuilles de route sont sur la table de ce séminaire : elles portent sur les enjeux de sécurité et de défense ; l’éducation, la jeunesse et la formation ; l’émergence du Sénégal ; la mobilité et la migration.

    Sept semaines après un débat au Parlement français sur l’immigration voulu par Emmanuel Macron, qui a notamment abouti à de nouvelles mesures concernant l’offre de soins et la future instauration de quotas d’immigration professionnelle, l’issue des négociations entre les deux gouvernements sera attendue.

    « La migration doit être choisie et non subie, telle est notre conviction », a résumé M. Philippe, qui a été accueilli à la mi-journée par M. Sall au palais présidentiel.

    Selon Matignon, « la pression venant du Sénégal », pays à la fois de départ et de transit, « reste élevée » sur l’immigration irrégulière, alors que le pays est jugé « sûr ».

    « Le Sénégal est au 15e rang des nationalités interpellées pour les 9 premiers mois de l’année 2019 », assure-t-on encore de même source, tout en notant que les demandes d’asile ont augmenté de « plus de 50% » l’an passé.

    Parmi les leviers dont dispose la France, l’aide publique au développement, dont le budget total doit atteindre 0,55% du PIB en 2022. Environ 2 milliards d’euros de cette aide ont été distribués au Sénégal depuis 2007 : des « efforts » qui doivent « produire des résultats sur l’immigration irrégulière », souligne Matignon.

    « La coopération entre nos deux pays est bonne mais elle peut encore s’améliorer dans la logique d’engagement réciproque », a insisté M. Philippe dimanche.

    Concernant l’immigration légale, Matignon salue la « vraie dynamique », « de l’ordre de 7% », d’admission d’étudiants sénégalais (12.500 en 2019) dans l’enseignement supérieur français.

    – Trois patrouilleurs vendus -

    M. Philippe a aussi mis en avant dimanche son souhait « d’augmenter le nombre de passeports talents », réservés aux étrangers disposant de certaines qualifications, « et de visas de circulation de longue durée ». Il s’est aussi engagé à réduire de moitié dès début 2020 les délais de traitement des demandes de visas.

    Sur le volet économique, alors que la France est le premier partenaire commercial et le premier investisseur étranger au Sénégal, un accord a été signé pour la vente de trois patrouilleurs hauturiers du groupe français Kership. Un contrat de plusieurs centaines de millions d’euros qui se double de la vente de missiles du groupe européen basé en France MBDA.

    La cérémonie comportera une dimension symbolique avec la restitution du sabre d’El Hadj Oumar Tall, un chef de guerre et érudit musulman qui a conquis au XIXe siècle un immense territoire à cheval sur le Sénégal, la Guinée et le Mali, et a lutté contre l’armée coloniale française.

    « Comment ne pas voir également dans ce sabre le sang que les tirailleurs sénégalais ont versé au côté des soldats français pour défendre notre pays », a souligné M. Philippe.

    Dans un contexte sécuritaire très dégradé au Sahel marqué par plusieurs attaques jihadistes, les questions militaires rebondiront lundi lors de l’ouverture du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique.

    Le Sénégal, qui partage des frontières avec la Mauritanie et le Mali, « joue un rôle très important de c ?ur de réseau », estime-t-on à Matignon. Alors que les attaques menacent de se propager, le Sénégal, membre de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma), fait office de « pôle de stabilité ».

    « Les terribles événements survenus au Mali depuis le début du mois de novembre montrent que les groupes qui se revendiquent de l’Etat islamique résistent encore et qu’il ne faut pas baisser la garde », a averti M. Philippe dimanche.

    Et Dakar, qui doit porter l’effectif de son armée de terre de 20.000 à 30.000 hommes d’ici à 2025 « a vocation à faire partie du partenariat pour la sécurité et la stabilité (au Sahel) annoncé lors du G7 de Biarritz » en août, dont « les modalités sont en cours d’élaboration », ajoute-t-on à Matignon. A ce titre, le Sénégal pourra apporter un soutien aux forces du G5 Sahel (Mali, Niger, Mauritanie, Tchad et Burkina Faso).

    https://www.courrierinternational.com/depeche/dakar-senegal-et-france-saccordent-pour-lutter-contre-limmigr

    #externalisation #asile #migrations #réfugiés #externalisation #France #Sénégal #migration_choisie #migration_subie #pays_sûr #développement #étudiants #étudiants_sénégalais #passeports_talents #visas

    ajouté à la métaliste sur le lien entre migrations et développement :
    https://seenthis.net/messages/811609

  • L’espérance de vie, la longévité, quelques transhumanistes et des #grand-mères – Anthropogoniques
    https://anthropogoniques.com/2019/11/16/lesperance-de-vie-la-longevite-quelques-transhumanistes-et-des-gra

    Mais au-delà de la comptabilité des ressources, on constate que les enfants ont des chances de survie fortement améliorées lorsque leur grand-mère, particulièrement leur grand-mère maternelle, est présente à proximité. On le retrouve dans toutes sortes de cultures, d’ailleurs. La grand-mère aide à l’acquisition des ressources, à l’éducation, au soin, et permet à sa fille d’avoir elle-même plus d’enfants.

    Une étude récente a d’ailleurs montré que si la grand-mère maternelle habite dans un foyer différent de ses petits enfants, le nombre d’enfants survivants diminue en fonction de l’éloignement des deux foyers (6). Plus la grand-mère habite loin, moins on a d’enfants survivants. Une autre montre une limite à l’efficacité des grand-mères. En l’absence de médecine moderne, cette limite semble être de l’ordre de 75 ans. Au-delà, et toujours en moyenne, il semble que les grand-mères ne soient plus capables d’apporter d’aide déterminante (7).

    Il y aurait encore énormément à dire sur cette « hypothèse de la grand-mère »

    • L’hypothèse du grand-père est-t’elle alors la dégradation des chances de survie des enfants ?

      Sinon je me demande comment on peu dire que c’est un bienfait qu’une grand-mère maternelle « permet à sa fille d’avoir elle-même plus d’enfants ». Avoir plus d’enfants c’est avoir moins de salaire, moins de retraite, plus de vulnérabilité à la violence masculine (au SMIC tu divorce pas) pour les femmes. On sais aussi que plus les femmes ont d’enfants plus elles sont exposées à la pauvreté. Du coup prendre la survie des enfants et le nombre d’enfants par femmes comme critère d’amélioration des conditions de vie c’est très androcentré et aussi nataliste.

      Cette étude me parle plutot de l’exploitation du travail des femmes jusqu’à l’os, même une fois à la retraite elles travaillent encore gratuitement pour leurs filles et ceci afin de palier aux carences des pères qui ne participe pas aux tâches domestiques, ne font que des demi-journées de travail payé le double pendant que leur femmes en font des doubles payé la moitié. Du coup l’hypothèse de la grand-mère profite aux hommes et aux enfants mais pas aux femmes qui sont exploités en tant que mères et en tant que grand-mères.

      #domesticité #exploitation #travail #femmes #natalisme #servitude #sororité

  • Please read these if you’re “doing” “explainable” “AI”

    https://iekumar.com/2019/11/06/please-read-these-if-youre-doing-explainable-ai

    A lot has been said about the many recent attempts to make AI explainable, and over the last year or so I have made a good faith effort to read all of it. (...) As I work towards generating some takes of my own, however, I thought I would share a few of the highlights of my literature review.

    via https://friend.camp/@darius/103131677906463066
    #explainableAI

  • #Bologne (Italie): #XM24 occupe l’ancienne caserne Sani
    https://fr.squat.net/2019/11/15/bologne-italie-xm24-occupe-lancienne-caserne-sani

    Cédez à celles et ceux qui voudraient que nous soyons éteint-e-s, exilé-e-s ou oublié-e-s : nous avons peut-être peu de sens, mais notre imagination est infinie ! Aujourd’hui, le XM24 réouvre un endroit fermé et abandonné depuis des décennies. Ce qui était autrefois la caserne Sani commence une nouvelle vie en tant que lieu d’autogestion, […]

    #ex_caserne_Sani #Italie #ouverture #Via_Ferrarese_199

  • #Madrid : l’Ingobernable expulsée, mais un Madrid non gouvernable n’est pas expulsable
    https://fr.squat.net/2019/11/13/madrid-lingobernable-expulsee-mais-un-madrid-non-gouvernable-nest-pas-expu

    Du cœur de Madrid, 13 novembre 2019 Aujourd’hui, la droite a procédé à l’expulsion de l’Ingobernable, faisant de la seule politique qu’elle sait faire : celle de la force. Elle s’est refermée sur elle-même pour s’attaquer à un conflit social avec des arguments et, sans même donner de préavis, elle a résolu avec la police […]

    #Espagne #expulsion #l'Ingobernable #Prado_30

  • Department of Education criticised for secretly sharing children’s data

    Information commissioner acts after complaint that data is used for immigration enforcement.
    The UK’s privacy regulator has criticised the Department for Education (DfE) for secretly sharing children’s personal data with the Home Office, triggering fears it could be used for immigration enforcement as part of the government’s hostile environment policy.

    Acting on a complaint by the campaigning organisation, Against Borders for Children (ABC), the Information Commissioner’s Office (ICO) ruled that the DfE had failed to comply fully with its data protection obligations and may face further regulatory action.

    Pupil data is routinely collected by schools, according to the human rights organisation Liberty, representing the complainant, but teachers and parents were unaware in this case that the children’s information could be shared with immigration enforcement and result in their families being deported.

    In a letter to Liberty, seen by the Guardian, the ICO says its investigations team is now considering whether to take further action against the DfE for “wide ranging and serious concerns” highlighted in this case and in response to further concerns raised by “a number of other sources”.

    The ICO only upheld part of the complaint, but its letter said concerns raised had “highlighted deficiencies in the processing of pupil personal data by the DfE”, adding: “Our view is that the DfE is failing to comply fully with its data protection obligations, primarily in the areas of transparency and accountability, where there are far reaching issues, impacting a huge number of individuals in a variety of ways.”

    According to Liberty, the complaint arose out of events which followed the signing of a memorandum of understanding in June 2015, by which the DfE agreed to pass the personal details of up to 1,500 school children to the Home Office each month as part of a policy to create a hostile environment for migrants.

    Parents and campaigners became concerned the following year when the DfE asked schools to start collecting data on children’s nationality and country of birth. This resulted in a mass boycott by families who were worried it might be used for immigration enforcement.

    Following legal action brought in April 2018 by ABC, again represented by Liberty, the DfE announced it would no longer ask schools to collect nationality and country of birth data but, according to Liberty, the DfE’s actions left many parents afraid to send their children to school.

    Liberty lawyer Lara ten Caten said: “Data sharing is just one part of the government’s discredited hostile environment which has left people too afraid to do things like send their children to school, report crime or seek medical help. It’s time to redesign our immigration system so it respects people’s rights and treats everyone with dignity.”

    Liberty called on the DfE to delete children’s nationality and country of birth data that had been collected and urged all political parties to make manifesto commitments to introduce a data firewall which separated public services from immigration enforcement.

    The ABC’s Kojo Kyerewaa said: “The ICO decision has shown that the DfE cannot be trusted with children’s personal data. Without public debate or clear notification, schools have been covertly incorporated as part of Home Office immigration enforcement. These checks have put vulnerable children in further danger as parents are taken away via immigration detention and forced removals.”

    The DfE, unable to respond because of general election purdah constraints, referred to answers to earlier parliamentary questions, which said the department collected data on the nationality and country of birth of pupils via the school census between autumn 2016 and summer 2018.

    “The Home Office can only request information from the Department for Education for immigration enforcement purposes in circumstances where they have clear evidence a child may be at risk or there is evidence of illegal activity, including illegal immigration,” it said.

    An ICO spokesperson said: “As a non-departmental government body, the ICO has to consider its responsibilities during the pre-election period. Our regulatory work continues as usual but we will not be commenting publicly on every issue raised during the general election. We will, however, be closely monitoring how personal data is being used during political campaigning and making sure that all parties and campaigns are aware of their responsibilities under data protection and direct marketing laws.”

    https://www.theguardian.com/education/2019/nov/12/department-of-education-criticised-for-secretly-sharing-childrens-data

    #école #enfants #enfance #surveillance #données #migrations #réfugiés #asile #sans-papiers #renvois #expulsions
    ping @etraces

  • Corps européen de garde-frontières et de garde-côtes : le Conseil adopte un règlement révisé.

    Le Conseil a adopté ce jour un nouveau règlement relatif au corps européen de garde-frontières et de garde-côtes, qui constitue un élément important de l’approche globale de l’UE en matière de gestion des migrations et des frontières.

    L’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) est renforcée en termes de #personnel et d’#équipements_techniques. En outre, son #mandat est élargi en vue de soutenir l’action des États membres, notamment en matière de #contrôle_des_frontières, de #retour et de #coopération avec les #pays_tiers. Le nouveau règlement intégrera dans le cadre du corps européen de garde-frontières et de garde-côtes le système européen de surveillance des frontières (#Eurosur), afin d’améliorer son fonctionnement.

    Le bon fonctionnement de la gestion des #frontières_extérieures est essentiel au maintien d’un #espace_Schengen pleinement fonctionnel et à une gestion des migrations efficace et humaine. Les nouvelles règles permettront à Frontex de jouer un rôle plus important dans le soutien aux États membres pour le contrôle aux frontières, les retours et la coopération avec les pays tiers.
    Maria Ohisalo, ministre finlandaise de l’intérieur

    #Contingent permanent de garde-frontières et de garde-côtes et experts en matière de retour

    Pour assurer une gestion cohérente des frontières extérieures de l’UE et être en mesure de répondre aux crises, Frontex aura à sa disposition un #contingent_permanent. Ce contingent, qui sera mis en place progressivement, comprendra jusqu’à 10 000 agents opérationnels d’ici 2027. Il sera notamment composé de membres du #personnel_opérationnel de Frontex, ainsi que de #personnes_détachées par les États membres pour une longue durée ou déployées pour une courte durée, et d’une réserve de réaction rapide qui sera maintenue jusqu’à la fin de 2024.

    #Retours

    Les règles envisagées permettront à Frontex d’apporter un soutien technique et opérationnel aux États membres dans le cadre des opérations de retour. L’Agence apportera un soutien soit à la demande de l’État membre concerné soit de sa propre initiative et en accord avec l’État membre concerné. Ce soutien portera sur toutes les phases du retour, des activités préparatoires au retour aux activités consécutives au retour et consécutives à l’arrivée.

    Coopération avec les pays tiers

    Les règles envisagées contribueront à renforcer la coopération avec les pays tiers, en élargissant le champ d’action de l’Agence, sans limiter les possibilités d’opérations conjointes aux seuls pays voisins.

    https://www.consilium.europa.eu/fr/press/press-releases/2019/11/08/european-border-and-coast-guard-council-adopts-revised-regulation/?amp;utm_medium=email
    #Frontex #règlement #frontières #EU #UE #contrôles_frontaliers #renvois #expulsions

    Pour télécharger le règlement :
    https://data.consilium.europa.eu/doc/document/PE-33-2019-INIT/en/pdf

    ping @isskein

  • Le coup d’État contre Evo Morales plonge la Bolivie dans le chaos
    https://lemediapresse.fr/international/le-coup-detat-contre-evo-morales-plonge-la-bolivie-dans-le-chaos

    Poussé à la démission par l’armée et une opposition radicalisée, Evo Morales a finalement rejoint le Mexique, qui lui a accordé l’asile politique. Le président déchu laisse dernière lui des rues quadrillées par les soldats dans un contexte d’affrontements toujours plus violents entre ses partisans et ses détracteurs. 

    #International #Amérique_du_Sud #extrême_droite #populisme

  • How Russia Meddles Abroad for Profit: Cash, Trolls and a Cult Leader - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/11/11/world/africa/russia-madagascar-election.html?smtyp=cur&smid=tw-nytimes

    ANTANANARIVO, Madagascar — The Russians were hard to miss. They appeared suddenly last year in Madagascar’s traffic-snarled capital, carrying backpacks stuffed with cash and campaign swag decorated with the name of Madagascar’s president.

    It was one of Russia’s most overt attempts at election interference to date. Working from their headquarters in a resort hotel, the Russians published their own newspaper in the local language and hired students to write fawning articles about the president to help him win another term. Skirting electoral laws, they bought airtime on television stations and blanketed the country with billboards.

    They paid young people to attend rallies and journalists to cover them. They showed up with armed bodyguards at campaign offices to bribe challengers to drop out of the race to clear their candidate’s path.

    At Madagascar’s election commission, officials were alarmed.

    In some vital ways, the Madagascar operation mimicked the one in the United States. There was a disinformation campaign on social media and an attempt to bolster so-called spoiler candidates. The Russians even recruited an apocalyptic cult leader in a strategy to split the opposition vote and sink its chances.

    “What surprised me is that it was the Russians who came over to my house without me contacting them,” said the cult leader, known as Pastor Mailhol. “They said, ‘If you ever need money, we are going to pay all the expenses.’”

    But while Russia’s efforts in the United States fit Moscow’s campaign to upend Western democracy and rattle Mr. Putin’s geopolitical rivals, the undertaking in Madagascar often seemed to have a much simpler objective: profit.

    Before the election, a Russian company that local officials and foreign diplomats say is controlled by Mr. Prigozhin acquired a major stake in a government-run company that mines #chromium, a mineral valued for its use in stainless steel. The acquisition set off protests by workers complaining of unpaid wages, canceled benefits and foreign intrusion into a sector that had been a source of national pride for #Madagascar.

    #extractivisme #privatisation #Russie #Afrique

  • Dalla Libia «libero» contrabbando di petrolio delle milizie verso l’Ue

    Prima puntata sulle esportazioni illegali di petrolio dalla Libia: giro di affari di 750 milioni. Tripoli ridimensiona il peso delle «intese segrete» con Malta sui respingimenti dei migranti.

    Un patto segreto tra Malta e Libia grazie al quale le forze armate maltesi si coordinerebbero con la guardia costiera libica per intercettare i migranti e respingerli in Libia. Paese che «sulla base delle attuali condizioni non può essere considerato un porto sicuro», ha ribadito la portavoce della Commissione europea, Mina Andreeva.

    La Valletta non smentisce il negoziato. Tripoli prova a ridimensionare, parlando semmai di «cooperazione trasparente» e tirando in ballo anche «Italia e gli altri Paesi Ue».

    Un nuovo caso, mentre vanno emergendo altre indicibili intese: esseri umani da tenere in catene, in cambio della libera circolazione del petrolio di contrabbando. Il giornale Times of Malta ha pubblicato alcune foto che mostrerebbero alcuni incontri riservati in vista di un accordo di «mutua cooperazione» siglato tra l’esercito de LaValletta e la cosiddetta Guardia costiera libica, con il funzionario governativo Neville Gafà, accusato in precedenza di comportamenti illeciti e controversi, tra cui, ricorda il giornale maltese, legami con un leader delle milizie libiche che gestisce estorsioni e centri di detenzione non ufficiali.

    «Abbiamo raggiunto – ha detto al quotidiano una fonte maltese – quello che potreste chiamare un’intesa con i libici: quando c’è una nave diretta verso le nostre acque, le forze armate maltesi si coordinano con i libici che la prendono e la riportano in Libia prima che entri nelle nostre acque e diventi nostra responsabilità», ha dichiarato una fonte a Times of Malta.

    Ma i misteri libici non si fermano al traffico di persone. Il capo della #Noc, la compagnia nazionale petrolifera di Tripoli, continua a denunciare il furto di idrocarburi. Mustafa Sanalla, ha ripetutamente stimato in almeno 750 milioni di euro annuali il valore dei prodotti petroliferi trafugati ed esportati illegalmente all’estero. Furti che avvengono alla luce del sole. Solo nei dodici mesi tra giugno 2015 e 2016 sarebbero arrivati in Italia e poi immessi in Paesi come la Spagna oltre 82 milioni di chili di gasolio di contrabbando, per un valore d’acquisto pari a circa 27 milioni di euro, a fronte di un valore industriale di mercato pari a oltre 50 milioni. Solo la punta dell’iceberg, grazie al gioco delle tre scimmiette praticato dai governi Ue che hanno abbandonato il mare lasciando campo libero ai trafficanti di esseri umani che hanno allargato il giro d’affari trasformandosi anche nella principale multinazionale del contrabbando.

    Il principale centro di approvigionamento è la ’#Azzawiya_Oil_Refinery_Company', la più grande raffineria statale controllata dalla Noc. A impedire i furti di petrolio dovrebbe pensarci la divisione di Zawyah della #Petroleum_facility_guard (#Pfg). Ma l’esercito privato incaricato di vigilare risponde agli ordini del clan guidato dai fratelli #Koshlaf, i veri datori di lavoro di #Abdurhaman_al-Milad, quel #Bija che nel maggio del 2017 era in Italia durante quella che egli stesso ha definito «lunga trattativa» e che nonostante i provvedimenti Onu, con le accuse di essere uno dei boss del traffico di esseri umani, è stato riconfermato alla guida dei guardacoste di Zawyah.

    Nei giorni scorsi Euronews ha pubblicato, senza riceverne alcuna smentita, la notizia secondo cui sarebbero 236 i vascelli cisterna a disposizione dei ladri di gasolio. Un vero intrigo internazionale: a settembre il governo maltese ha chiesto a Mosca di non porre il veto alla richiesta di sanzioni proposte dal Consiglio di sicurezza Onu per bloccare ovunque nel mondo i beni dei membri dell’organizzazione di maltesi, libici e italiani indagati nel 2017 nell’operazione “#Dirty_Oil” della procura di Catania. Tra questi alcuni mediatori considerati vicini al più potente clan mafioso della Sicilia orientale: la famiglia #Santapaola-Ercolano.

    https://www.avvenire.it/attualita/pagine/affari-accordi-e-migranti-ma-la-libia-non-sicura
    #Libye #exportation #pétrole #milices #UE #EU #contrebande #raffinerie #mafia

    ping @albertocampiphoto

  • Palaces of the people: Soviet metro stations - in pictures | Cities | The Guardian

    https://www.theguardian.com/cities/gallery/2019/oct/08/palaces-of-the-people-soviet-metro-stations-in-pictures

    Christopher Herwig spent many early mornings capturing the pre-rush-hour emptiness of Soviet metro stations with their exhilarating mix of propaganda, exquisite mosaics and cosmic lighting fixtures

    #soviétisme #ex-urss #mosaïque #métro #héritage #mémoire

  • The two contrasting sides of German refugee policy

    ‘They try to integrate some people while really try to get rid of others.’

    Four years after Chancellor Angela Merkel opened the doors to around one million refugees and asylum seekers, Germany continues to mull over the long-term consequences of its great welcome. It still grapples with fundamental questions about how refugees should integrate and, for the tens of thousands of asylum seekers whose futures remain in limbo, who should be allowed to stay and who will be returned home?

    Mohammad Zarzorie, a Syrian engineer, counts himself a success story. After fleeing to Germany via Greece and the Balkans in 2015, he received his refugee status within months, quickly learned to speak German, and through an employment fair soon found his job at a chromium plating manufacturer on the outskirts of Munich.

    Two years later, his wife followed him, and although a housing crisis means they must live in an apartment attached to the factory, he has found peace and contentment here in the industrial heartland of Bavaria, in southern Germany.

    “From a land that’s under war to (there) being nothing difficult for you to start your life in another safe country, it wasn’t difficult for me,” says Zarzorie, a university teaching assistant before conflict erupted in Syria.

    “There was no challenge,” Zarzorie says. “Here in Germany they have this benefits system. They help you a lot to start integrating with society.”

    Returning to the engineering work he was pursuing in Syria has been the foundation on which he has built a new life, and he eagerly wants more Syrians in Germany to enter employment. “I think they must (work) because you can’t start your life if you don’t work,” he says.

    But not all new arrivals to Germany share his good fortune and have the opportunity to work.

    Bavaria, Zarzorie’s new home, is consistently one of the most conservative and anti-migrant states in Germany. It has deported more than 1,700 people so far this year, and drawn severe criticism from human rights groups for continuing to send hundreds of migrants to Afghanistan, which no other German state considers a safe country for return.

    “The image is deliberately created that refugees do not want to work, or are inactive, and this increases resentment against refugees.”

    “Sometimes you need to make things clear to people who are naive and confused and think that migration is nothing more than making things a bit more multicultural,” Bavaria’s Interior Minister Joachim Herrmann said in August. “Asylum law applies, but we cannot accept everyone. Because that overburdens us.”

    “It’s paradoxical,” says Gülseren Demirel, responsible for migration and integration for the Bavarian Green Party, which opposes Herrmann’s Christian Social Union. “The Bavarian economy is strong and also offers jobs that can’t be staffed. The chambers of commerce and civil society groups try to integrate the refugees, but the political conditions do not allow this.

    “The consequence is that refugees are not allowed to work and can’t develop any perspectives,” she adds. “The image is deliberately created that refugees do not want to work, or are inactive, and this increases resentment against refugees.”
    Rejected, but ‘tolerated’

    Bringing new arrivals into the workforce has been the cornerstone of Germany’s integration efforts since 2015.

    The benefits are two-fold: they can become self-dependent and assimilate socially, while at the same time plugging the country’s severe labour shortage, which has left almost 1.4 million positions vacant and will require 250,000 immigrants per year to address.

    The results have exceeded expectations. Around 36 percent of refugees between 15 and 60 – around 380,000 to 400,000 people – are now in employment, according to Germany’s Institute for Employment Research, which expects that number to rise to around 40 percent before the end of the year. While many remain in low-wage work as cleaners or security personnel, half are in skilled professions.

    But around a quarter of a million migrants who have had their asylum cases rejected remain in the country, despite being required to leave. Of these, 191,000 have been granted a ‘toleration’ – a temporary status meaning their deportation has been postponed for reasons such as illness, family ties to a person with residency, or a lack of travel documents.

    Around 11,500 failed asylum seekers were deported in the first half of this year – a slight decline on 2018. But the possibility of deportation remains a very real fear for those with ‘tolerations’, which are usually provided on a rolling basis, lasting only a few weeks or months at a time.

    Even if they attempt to find work and learn the language, they often find themselves subject to arbitrary decisions at the hands of Germany’s formidable bureaucracy.

    The decision on whether to grant asylum is made at a national level, but once a person’s claim has been rejected what follows is largely determined by state or local administrations, which are granted wide discretion, leading to wildly divergent situations depending on where a person is located.

    “(Local offices) often decide whether you can get a work permit, and you need a work permit for getting an apprenticeship permit, which then is very often the way for consolidating your right to stay,” explains Simon Sperling, a researcher at the University of Osnabruck’s Institute of Migration Research and Intercultural Studies.
    ‘It’s not how I was before’

    Like Zarzorie, Johnson Nsiah, from Ghana, also arrived in Germany after crossing the Mediterranean in 2015. He was sent to live in Kempten, a large town in Bavaria around two hours drive west of Munich.

    After fleeing his home when a local dispute threatened his life, he crossed the Sahara to Libya, where he worked as a builder and painter for two years. There, he met Julia*, a Nigerian woman, and helped her escape from her abusive employer. The employer then threatened to kill them both, forcing them to pay for space aboard an inflatable boat, which was intercepted by an Italian navy ship that brought them to Europe.

    The couple are now married. Julia, along with their two children – a four-year-old born in Italy and a two-year old born in Kempten – have the right to remain in Germany, but Nsiah’s asylum claim has been rejected and he is required to leave the country.

    Because of his family, Nsiah has been granted a ‘toleration’, in the form of a paper slip, valid for six months, which fixes the boundaries of his life. It does not permit him to work, travel outside Bavaria, or live outside the apartment block in which his family resides – a former mental hospital repurposed to house over 100 asylum seekers and refugees.

    The local administrative office has demanded Nsiah return to Ghana to obtain a passport, which he says is financially impossible and would amount to a death sentence due to the continued threats made against him. The restrictions have put a heavy toll on his mental and physical health. Stress has contributed to painful migraines that caused him to drop out of language classes.

    “It’s not how I was before,” he says, gesturing towards the hearing aids protruding from both his ears. “Because of stress, all those things, they make me like this.”

    Nsiah believes his many years of experience should easily lead to a job in construction or painting, and it angers him that that he is limited to cleaning the apartment building for 60c an hour while other Ghanaians he met in 2015 have been working freely in Hamburg and Stuttgart for years.
    Separation by nationality

    In June, the German parliament approved a raft of new asylum laws, including some measures to strengthen the rights of rejected asylum seekers in steady jobs, but also others that lengthened maximum stays in detention centres and streamlined deportations.

    For Sperling, the origins of this contradictory approach date back to 2015, when German authorities quietly began to separate arrivals based on their nationality, which greatly influences their chances of a successful asylum application.

    “The politics is very ambivalent in this sense: they try to integrate some people while really try to get rid of others.”

    Syrians, Iraqis, and Eritreans were all deemed to have good prospects and shuffled quickly into courses to help them integrate and find work. Others, especially those from West Africa and the Balkans, had a less favourable outlook, and so received minimal assistance.

    “Germany invested in language courses and things like that, but at the same time also really pushed forward to isolate and disintegrate certain groups, especially people who are said to not have have good prospects to stay,” he says.

    “The politics is very ambivalent in this sense: they try to integrate some people while really try to get rid of others.”

    But while some have undeniably built new lives of great promise, the lives of many of those 2015 arrivals remain in limbo.

    On the street, Nsiah says, Germans have racially abused him and berated him for refusing to work, a bitter irony not lost on him.

    “It’s not our fault. No refugee here doesn’t want to work,” he says, his voice smarting.

    “The only thing I need to be happy... (is) to work and take care of my family, to live with my family, because my wife doesn’t have anybody and I cannot leave her alone with these children.”
    The two extremes

    The local immigration office in Bavaria has shown a reluctance to grant permits for work or to access to three-year apprenticeships, which if pursued by someone like Nsiah would almost certainly lead to a job offer and a secure residence permit.

    It also frequently imposes restrictions on movement with breaches punishable by heavy fines. An Iraqi man in Kempten showed The New Humanitarian a picture of his seriously ill wife lying on a hospital bed in Saxony, whom he cannot visit because his pass restricts him to Bavaria; while an Iranian man said that for eight years his pass did not permit him to stray beyond the town boundary.

    Moving to another district or state might be beneficial, but these onerous stipulations, combined with a chronic shortage of rental accommodation throughout Bavaria, make it nearly impossible for those on low or non-existent incomes.

    Zarzorie, meanwhile, hopes to find his own house in Munich, raise children and finish the master’s degree he first embarked upon in Aleppo.

    There is still adjusting to do, to what he calls the different “life-cycle” in Munich. Unlike his memories of Syria, in which cafés and streets buzzed with chatter until the early hours of the morning, the boulevards here fall quiet long before midnight.

    That’s why he’s drawn most evenings to Marienplatz, a square in the city’s old quarter where its historic town hall overlooks modern cafes and restaurants, and the crowds stay out late enough that it almost reminds him of home.

    https://www.thenewhumanitarian.org/news-feature/2019/11/11/German-refugee-integration-policy
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    ping @_kg_

  • Indonesia protests: Land bill at center of unrest
    https://news.mongabay.com/2019/11/proposed-new-law-on-land-use-at-center-of-indonesia-protests

    Among a variety of pro-democracy demands, the protesters want lawmakers to scrap a controversial bill governing land use in the country.
    The bill defines new crimes critics say could be used to imprison indigenous and other rural citizens for defending their lands against incursions by private companies.
    It also sets a two-year deadline by which citizens must register their lands with the government, or else watch them pass into state control. Activists say the provision would deal a “knockout blow” to the nation’s indigenous rights movement.

    #Indonésie #protestation #terres #ressources_naturelles #exploitation #peuples_autochtones