• Anthropologie de la décadence aux marges de l’hellénisme :
    une biographie intellectuelle et politique d’Elias Petropoulos

    Christos Panagiotopoulos

    https://lavoiedujaguar.net/Anthropologie-de-la-decadence-aux-marges-de-l-hellenisme-une-biograp

    Elias Petropoulos, le plus anthropologue des non-anthropologues grecs, est un moraliste de la Grèce contemporaine, un ethnographe rude, au regard sincère, au discours incisif. Grâce à sa distance avec le monde académique, permise par son indépendance, Elias a brossé un portrait décapant et original de la Grèce contemporaine. Fort de son amour de la pègre, l’inclassable Elias s’est battu contre l’histoire stérilisante d’un nationalisme qui avait commodément infiltré l’université, en particulier la laographie grecque . Des recueils laographiques des objets quotidiens de la Grèce de la seconde moitié du XXe siècle aux essais critiques, en passant par les dictionnaires des idiomes populaires et des enquêtes sur des facettes oubliées de l’histoire de l’hellénisme contemporain, son œuvre et sa documentation gigantesque pourraient le qualifier comme un éminent ethnologue, anthropologue, historien, ou laographe. Pourtant, il ne se reconnaît sous aucune de ces dénominations : « J’aimerais qu’on se rappelle de moi comme d’un écrivain insolite et bosseur. » Auteur d’un des plus vastes corpus anthropologiques sur la Grèce contemporaine, Elias ne s’est pourtant jamais autoproclamé anthropologue, ni n’a jamais été professionnellement admis dans les cercles académiques de la laographie. (...)

    #Grèce #Elias_Petropoulos #anthropologie #laographie #prison #dictature #rebetiko #Tsitsanis #bas-fonds #homosexualité #haschich #exil #Paris #libertaire #athée #Islam #érotisme

  • Aubry ou l’art du mépris : en 2020, le design enterre Min p’tit quinquin
    https://chez.renart.info/?Aubry-ou-l-art-du-mepris-en-2020-le-design-enterre-Min-p-tit-quinquin

    Deux chiffres et tout est dit de la politique culturelle d’Aubry. Fin 2019, la Métropole s’empresse de claquer 3,8 millions d’euros pour « Lille Capitale mondiale du design » en 2020, et 3 millions pour la saison « Utopia » de Lille3000 prévue en 2022. Pour le bicentenaire de la naissance d’Alexandre Desrousseaux, né en 1820 dans le quartier Saint-Sauveur à Lille : que tchi . L’auteur d’une Canchon dormoire devenue « La Marseillaise du Nord », plus connue sous le titre Dors min p’tit quinquin , ne recevra pas même un chuque . La culture lilloise est-elle à ce point indigne des édiles culturelles lilloises ? L’occasion pour Renart de rendre hommage aux poètes et chansonniers patoisants méprisés par la culture socialiste.


    Lille Design déboulonne Desrousseaux (Modeste Richard, 2020)

    Voilà ce qui arrive lorsqu’on n’est préoccupé que par le « rayonnement économique » de sa métropole. On met la « culture » à son profit. Et on en oublie de célébrer le plus célèbre représentant de la culture lilloise : Alexandre Desrousseaux. Martine Aubry n’ignore pourtant pas son existence. La statue de la dentellière de L’Canchon Dormoire trône dans l’entrée de la mairie alors que le refrain résonne toutes les heures depuis le beffroi de la Chambre de Commerce. Lorsque la maire enterre Pierre Mauroy en 2013 au cimetière de l’Est, elle passe immanquablement devant la tombe du chansonnier. Depuis son parachutage à Lille en 1995 sur la liste de Mauroy, n’a-t-elle eu qu’un mot pour le poète de Saint-Sauveur ? Bein nan.

    ° Les faisceaux de la Culture rayonnent dans la nuit noire et obscure et triste
    Martine Aubry et ses comparses de la MEL font ce qu’ils disent et disent ce qu’ils font. « Il s’agit d’être à la fois un vecteur fort de l’attractivité de la Métropole Européenne de Lille à l’international et [...] œuvrer au sentiment d’appartenance de la population à un grand ensemble métropolitain. » Voilà tout le dessein attribué à la « culture » : créer une marque territoriale que soutiendrait une artificielle identité métropolitaine. « Par conséquent, la commission principale Rayonnement de la Métropole » (dirigée par Aubry) décide d’attribuer le 13 décembre 2019 une subvention de trois millions d’euros à Lille3000 pour l’organisation de la saison « Utopia » en 2022.

    Depuis Turin au mois de juin 2017, Martine Aubry annonce sa « grande joie » et sa « grande fierté » de recevoir le titre de « Capitale mondiale du Design » pour 2020. « La désignation de la Métropole comme Capitale Mondiale représente donc une véritable opportunité de faire rayonner le territoire de la métropole comme une référence mondiale en matière d’innovation, de créativité et de durabilité. […] Par conséquent, la commission principale Développement Économique - Emploi - Recherche - Insertion », demande d’approuver le 11 octobre 2019 une subvention de 3,8 millions d’euros.

    Le 1er janvier 2020, La Voix du nord croit pouvoir titrer que « Lille fêtera le bicentenaire de la naissance d’Alexandre Desrousseaux » cette année. Bien mal lui en a pris. Pas un centime ne sera accordé en souvenir de l’auteur de L’Canchon dormoire _ , écrasé sous le design.

    Loin des célébrations républicaines et socialistes
    Ni le socialisme ni la République n’avaient pourtant dédaigné Alexandre Desrousseaux, ce fils d’ouvriers textile du quartier Saint-Sauveur devenu par ses canchons une gloire nationale. Pour le centenaire de la berceuse, jouée la première fois en 1853 dans un estaminet de la rue de Gand dans le Vieux-Lille, le président de la République Vincent Auriol recevait les descendants Desrousseaux à L’Élysée, dont le fils Alexandre-Marie, lui-même ancien député socialiste. L’Armentiéroise Line Renaud en chanta même les couplets dans les salons, accompagnée de la chorale lilloise des « Sans-Soucis » habillés de leurs bleus de travail. « Cette chanson sera chez elle en tous les coins du monde car l’humain est partout chez elle, déclare le président. S’il est une demeure où elle devait entrer, c’est bien ici à l’Élysée. [1] » Que reste-t-il sous le beffroi de la mairie de Lille de cette culture populaire ?


    La Chorale des Sans-soucis posant devant la statue de Desrousseaux en 1950.

    Dans une conférence donnée à Arras vers 1892, le maudit Paul Verlaine avait prédit une grande « postérité » à la chanson de Desrousseaux. Elle dépassa sûrement ses espérances. Bien avant les débats fumeux sur « l’appropriation culturelle », le tôlier de l’Élysée Vincent Auriol comprend combien la tendresse du P’tit Quinquin touche à l’universel, et précisément celui écrit par ses plus chiches représentants. Le titre est la francisation du néerlandais kind-kind (petit-petit), à l’époque où la ville de Lille compte un tiers d’ouvriers flamands. En Crimée en 1853 ou en 1870 contre la Prusse, les soldats français, gascons, bourguignons, bretons ou parisiens se rendent au front en chantant le refrain. Quand La Marseillaise est interdite dans les camps allemands de 1914 ou de 1940, les prisonniers la remplacent par la berceuse du nord. La chanson connaît ensuite de multiples interprétations comme celle de Tony Gatlif en 2004 qui fait enregistrer une version arabo-andalouse pour son film Exils . S’il ne s’agissait que de « rayonner », Desrousseaux n’aurait point à rougir devant Lille Design ou Lille3000. Mais chacune de ces deux sociétés événementielles préfère lustrer les pôles de compétitivité plutôt que la culture locale des poètes et chansonniers. Nous avons demandé au service Culture de la Ville de nous communiquer les célébrations prévues pour Desrousseaux cette année. Nous attendons toujours le programme.

    Des chansonniers face à la métropole ?
    À l’époque de Desrousseaux et des estaminets, nul besoin de « favoriser l’accessibilité des publics à la culture », comme le prétend la mauvaise conscience des Commissions « Rayonnement ». Nul besoin d’embaucher des « chargés de diff’ », des « chargés de com’ » ou des « chargés de médiation culturelle » quand la culture c’est tout le monde et tout le temps. En témoigne Desrousseaux :
    Ch’est des ouverriers d’fabrique,
    Des francs, des joyeux chochons,
    Trouvant sur l’point comique
    Qui compos’nt chés canchons.
    Pus d’eune fois j’ai laiché dire
    Qu’il arrive assez souvint
    Que l’poète n’sait point lire :
    Cha n’impèche point l’sintimint. [2]

    Ces quasi punks n’ont pas besoin de savoir lire pour écrire des poèmes. Avant la reconnaissance des syndicats (1884) et la liberté d’association (1901), les ouvriers se retrouvent dans des « Sociétés » : Les Enfants de la bonne bière, Les gais pinchonneux (les gais pêcheurs), les Amis réunis au Grand Quinquin, les Bons-Buveurs, etc. Elles sont des centaines à Lille. Les ouvriers organisent des concours de poésie après leurs heures de boulot, et la Société les vend sur des feuilles volantes à carnaval et dans les ducasses. Perchés sur leur char, costumés dans tous les sens, ces amiteux réunis peuvent en vendre 5 000 à l’occasion. Elles sont courues comme la morue, aurait-on dit acht’heure . L’estaminet est au temps de Desrousseaux le berceau de la culture lilloise. Que reste-t-il de tout ça ? Le quartier a certes disparu, mais sa Gare à qui l’on offre des prétentions culturelles, qu’en fait-elle ? Ses animateurs prout-prout préfèrent nourrir des ambitions artistiques que les chansonniers lillois auraient à merveille raillé, eux qui savaient ridiculiser les précieux. Comme ce certain Denis, chansonnier qui mit en scène un jeune parvenu courtisant l’ouvrière :

    Le parvenu : Souffrirais-tu que j’en pleurasse ?
    L’ouvrière : Pleurassassez tant qu’vous vodrez, J’aim’ mieux l’misère que l’déshonneur.

    Si à carnaval, on chinte , très vite le lendemain, on déchinte . Nulle part les masures sont aussi pourries et le travail aussi meurtrier que dans le quartier Saint-Sauveur, au point que la mort est parfois vécue comme une libération : « In l’menant à l’chim’tierre / T’intinds dir’ l’quartier : / I’est heureux dins l’tierre / Un ouveurier filtier. [3] » Est-ce la misère du prolétariat qu’on rechigne à garder en mémoire dans cette ville socialiste ? A ce rythme-là (zéro euro), l’histoire même de la ville trépasse dans le brouhaha marketing (6,8 millions). Ce n’est pas seulement dommage. En oubliant ces satires volontiers rigolardes au sujet des maris cocus, des veuves vites consolées, des ivrognes et des fainéants, des filles légères et des femmes bavardes qui bien souvent sont plus travailleuses et perspicaces que leurs époux, on perd l’humanité de celles et ceux qui savent rire des autres et d’eux-mêmes. Dans cette misère, l’ironie sert d’exutoire, comme le montre ici Desrousseaux à propos des habitants de Saint-Sauveur :

    Chés brav’s gins n’sont point riches,
    Mai’ i’ont l’cœur joyeux,
    Ch’ti qui n’a qu’eun’quemiche,
    S’di’ : « On n’in met point deux ! »
    I’ont raison, j’ l’espère,
    L’argint n’fait point l’bonheur.
    I sont gais dins l’misère,
    Les bonn’s gins d’Saint-Sauveur. [4]

    Le travail se mécanise au mitan du XIX° siècle et les ouvriers à domicile partent s’entasser dans les fabriques modernes. Les chansonniers trouvent dans les grivoiseries une porte de sortie moqueuse à l’exploitation industrielle : « Dins tous chés fabriques / Homme’ et femm’ dins l’même atelier / S’servent du bruit des mécaniques / Pour fair’ l’amour dins leur métier. [5] » Mais si l’ouvrier met à distance sa nouvelle condition de forçat, il sait aussi se rendre désagréable à l’encontre de la grande industrie. Comment aujourd’hui chanter les louanges des startuppers, designers et autres « créatifs » de Saint-So Bazaar et d’Euratechnologies avec des chansons qui assimilent les métiers à tisser mécaniques à des « coupeuses de bras » ? Y’aurait comme qui dirait eune coulle dins l’potache du progrès, comme en atteste ce vieil ouvrier resté anonyme :

    Comm’ dins les temps m’n’état ch’étot filtier,
    Un comaratt’ qui oeuv’ dins eun’ fabrique
    Vient m’quer eun’fos pour vir s’n’atelier
    Duch’ qu’on v’not d’mett tout’ nouviell’ mécanique ;
    J’ai r’vettié cha, mais d’un œil de pitié
    Quand tout à cop, quell’ triste comédie,
    J’ai vu eunn’femme étant à nettoyer
    Laicher sin bras dins les roues d’sin métier. [6]

    L’époque de Desrousseaux est celle du Second empire triomphant qui dessine Lille en ville haussmannienne. Devant les grands travaux des grands boulevards pour grands magasins, l’ouvrier témoigne à l’occasion de sa perpléxitude : « Si cha vous bouch eul’passage, In a qu’à reculer m’mason ! [7] », ironise l’un d’eux. Un autre qui doit déménager pour faire place au percement de la rue Faidherbe est moins caustique : « Quand j’pinse à min départ / J’in brairos comm’un viau / Ah ! Maudis l’rue de la gare / Qui m’réduit au tombeau. [8] » Alors allez-y vous, louer les chantiers de Martine Aubry avec pareil ronchon ! Allez organiser des pince-fesses pour hipsters à la Gare Saint-So avec pareils poètes ! Faites donc vivre L’Canchon dormoire de Desrousseaux, d’où que les spectacles de marionnettes donnés dans les caves ridiculisent ch’ti qui pète pus haut qu’sin cul. Le chansonnier persiflera avec plaisir l’fabricante d’métropole parachutée depuis la capitale : « Craignez, méchants Parisiens / D’êt’traités comm’ les Autrichiens ! / A ch’t’heur’ j’peux bien dire ; ch’est fini ! / Jamais pu je n’voyache / Pour mi j’aime mieux Lille que Paris. » Les poètes lillois ne sont pas si aisément mobilisables pour dessiner des métropoles. Et finalement, c’est peut-être mieux ainsi.
    Tomjo

    Notes
    [1] La Voix du nord, 20 oct. 2019.
    [2] C’est des ouvriers de fabrique / Des francs, des joyeux lurons / Se trouvant parfois comiques / Qui composent des chansons. / Plus d’une fois j’ai laissé dire / Qu’il arrive assez souvent / Que le poète ne sait point lire : / Ça n’empêche point le sentiment.
    [3] En l’amenant au cimetière / T’entends dire dans le quartier / Il est heureux dans la terre / Un ouvrier filtier.
    [4] Ces braves gens ne sont point riches / Mais ils ont le cœur joyeux / Celui qui n’a qu’une chemise / Se dit « On n’en met point deux ! » / Ils ont raison, je l’espère / L’argent ne fait point le bonheur / Ils sont gais dans leur misère / Les bonnes gens de Saint-Sauveur.
    [5] Dans toutes ces fabriques / Hommes et femmes dans le même atelier / Se servent du bruit des mécaniques / Pour faire l’amour dans leur métier.
    [6] Comme jadis j’étais filtier / Un camarade qui travaille dans une fabrique / Vint une fois me chercher pour visiter son atelier / Où l’on venait de mettre les toutes nouvelles mécaniques ; / J’ai regardé ça, mais d’un œil de pitié / Quand tout à coup, quelle triste comédie, / J’ai vu une femme occupée à nettoyer / Laisser son bras dans les roues de son métier.
    [7] Si ça vous bouche le passage / On a qu’à reculer ma maison.
    [8] Quand je pense à mon départ / J’en pleurerais comme un veau / Ah ! Maudite soit la rue de la gare / Qui me réduit au tombeau.

    #Lille #Ouvrières #Ouvriers #Travail #Chanson #Chansonniers #Culture #Culture_Ouvrière
    #Utopia #Capitale_mondiale #design #Exils #Tony_Gatlif #aubry #martine_aubry et son #mépris #Bourgeoisie #Immobilier #spéculation_immobiliére

  • Les "damnés de la terre" : fraudes sociales, ouvriers "en esclavage"... le procès qui fait trembler Terra Fecundis
    https://www.laprovence.com/article/societe/6010626/belote-en-ligne

    Fixé du 11 au 14 mai dernier, le procès #Terra-Fecundis se voulait emblématique. Rien de moins que le plus gros dossier de #dumping_social jamais jugé sur le territoire français. Pour la seule période de 2012 à 2015, celle retenue par la procédure pénale, c’est un peu plus de 112 millions d’euros de cotisations qui auraient échappé à la #Sécurité_sociale, selon l’accusation, grâce à un système parfaitement huilé consistant à "jouer sur des conflits d’interprétation entre notre législation nationale et le droit communautaire" , a analysé Béatrice Mesini, chercheuse au CNRS. "Cette affaire hors norme est celle qui présente les enjeux financiers les plus importants de l’histoire judiciaire en matière de fraude. Elle est donc particulièrement attendue et suivie" , en salivait d’avance Me Jean-Victor Borel, l’avocat de l’ #Urssaf Paca interrogé début avril par Le Monde.

    Des "esclaves modernes"
    Mais du fait de la #crise_sanitaire, les audiences prévues devant le tribunal correctionnel ont été reportées sine die et il faudra attendre encore quelques mois pour savoir si la justice va parvenir à mettre un coup d’arrêt aux pratiques jugées douteuses de Terra Fecundis... Créée à Murcie dans les années 2000, cette société d’intérim espagnole a connu un essor fulgurant en livrant clé en main des bataillons d’ouvriers étrangers détachés - pour la plupart originaire d’Amérique du Sud - à des centaines exploitations agricoles des #Bouches-du-Rhône, du #Gard et du #Vaucluse (...) en manque de bras. Et pour certains, peu regardants sur les conditions de travail et d’existence de ces #forçats de la #cueillette. "Cette main-d’oeuvre sud-américaine est choisie à dessein pour favoriser un déracinement et un état de dépendance qui permettent d’assujettir les #salariés et de leur imposer des #conditions_de_travail dégradées", a tranché dès 2013 un enquêteur de la Police des airs et des frontières (PAF) . "Ces hommes sont traités comme du #bétail, des #esclaves_modernes. Quand il y a un problème, Terra Fecundis et ses clients s’en renvoient la responsabilité" , renchérit Me Yann Prévost, avocat d’un Équatorien de 32 ans mort en 2011 par déshydratation alors qu’il ramassait des melons à #Eyragues. "Quand il est tombé, privé d’eau, ses collègues n’ont pas appelé l’exploitant qu’il ne connaissaient même pas, mais bien l’un des encadrants de la société d’intérim espagnole. Le temps qu’ils viennent et qu’ils le transportent à l’hôpital, son état s’était trop dégradé", déplore l’avocat marseillais.

    Même si un #non-lieu a été prononcé dans ce dossier contre l’employeur - Me Prevost à fait appel - et le prestataire mis hors de cause, c’était la première fois que la justice s’intéressait à cette structure qui propose des tarifs moins élevés que la plupart de ses concurrents : de  »13 à 15 euros de l’heure contre 20 à 21 euros pour une entreprise d’ #intérim française" , indiquait, en 2014, un rapport du député socialiste Gilles Savary sur le "dumping social".

    Dévoiement présumé du statut des travailleurs détachés
    Le secret de ces prix low-cost ? Aucun justement : Terra Fecundis se voit reprocher d’avoir soumis ces hommes à des #cadences_infernales, entre 12 et 14 heures par jour, en les rémunérant en dessous des minima français, en oubliant les heures supplémentaires et en privant ces salariés de congés payés. Ces #exilés étaient ainsi rendus dociles par la peur d’être renvoyés et remplacés illico.

    Ouverte en 2014 pour "travail dissimulé en bande organisé" et coordonnée par la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille, la procédure conduite par l’ #inspection_du_travail, la #PAF et l’Office central de lutte contre le #travail_illégal (#OCTRI ) semble également avoir mis au jour un vaste système de dévoiement présumé du statut des travailleurs détachés. Sur le papier, on le sait depuis la controverse du " #plombier_polonais ", cette directive autorise un patron implanté dans un État européen d’envoyer du personnel à l’étranger. Effet d’aubaine : le salarié et son employeur continuent de cotiser au système de protection sociale du pays d’origine plus avantageux pour ces derniers. Une condition toutefois : que la tâche à effectuer soit limitée dans le temps. Seulement, à en croire la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi ( #Direccte ), Terra Fecundis n’aurait fait que contourner la législation car le prestataire espagnol exerce une activité "permanente, stable et continue" sur le territoire français où sont regroupés 80 % de ses activités. Conséquences : ces intérimaires auraient dû être déclarés en France, avec un versement de contributions aux Urssaf.

    "On fait à mon client un faux procès"
    "Nos constatations soulignent un montage administratif et juridique donnant une apparence de légalité à l’activité pour légitimer l’absence d’un établissement français de cette société, dans le seul objectif de réduire les coûts fonctionnels et de bénéficier d’une fiscalité avantageuse" , a sèchement conclu un premier rapport de l’inspection du travail.

    "On fait à mon client un faux procès, nous ne faisons qu’appliquer les règles du droit européen" , soutient Me Guy André, l’avocat de l’opérateur en France, qui ne craint pas d’évoquer une entreprise  » honorablement connue et qui respecte les principes d’humanité".

    #esclavage #esclaves #législation de l’ #UE #union_européenne #exploitation #agriculture #travail #maraîchage #intérim

  • En danger Pas dangereux
    | FUMIGENE MAG : http://www.fumigene.org/2020/06/01/en-danger-pas-dangereux

    Souvent invisibilisées et repoussées aux marges des villes, les personnes exilées ont rarement l’occasion de faire entendre leurs difficultés et galères quotidiennes /.../

    Quand elles prennent la parole, c’est avec force et conviction que leurs récits se déploient et viennent dénoncer une vision caricaturale que l’on retrouve encore trop souvent. Celle de personnes menaçantes ou dangereuses, quand ce sont bien elles qui sont mises en danger par des expulsions quotidiennes ou un accès au droit rendu impossible par les lois actuelles.

    Le projet « En danger Pas dangereux » est parti de ce constat /.../

    #photo #photographie #temoignage #automedia #passeurs_de_maux #exils #migrations #migrants #vision #prejugés

    • Si par hasard, vous avez croisé ces collages dans Paris et que vous vous êtes demandé ce que c’était, la réponse est ci-dessous...
      📸 ⤵


      Ce sont des témoignages et des photos prises par des personnes éxilées fréquentant le Cèdre, à Porte d’Aubervilliers, dans le cadre d’un projet mené avec @LuciolesDuDoc.
      Au départ, l’envie de raconter une situation d’exil en s’adressant à quelqu’un ou à une institution. @LuciolesDuDoc ont fourni les outils pour collecter les témoignages, un micro, des appareils photo jetables, et cette table coulissante fabriquée par nos soins (cc Ulysse Mathieu)
      Les photos qui reviennent sont très variées, ça va du portrait à l’environnement. Pour les textes, de l’intime à la colère. Parmi les textes ou institutions visées : le 115, l’État, mais aussi les gens qui ont peur d’eux, l’impossibilité de séduire, de se faire des ami.e.s
      On a rassemblé les photos, les textes, on a fait des assemblages, en gardant toujours en tête cette idée d’interpellation, que ces témoignages étaient faits pour être entendus et écoutés.
      Ce sont ensuite devenus des collages, qu’on a décidé d’aller coller dans des lieux touristiques ou importants dans les parcous d’exils.
      Vous pouvez les retrouver autour de Porte d’Aubervilliers, Châtelet, République, Place des Fêtes... prenez un moment pour les lire & regarder ! Et pour suivre les nouveaux collages, c’est sur le compte instagram : endanger.pasdangereux

      Fil par Lucas Roxo : https://twitter.com/lucas_roxo/status/1230490204848500736

  • Certains estiment que le pays n’est plus « Terre Promise »
    Publié le 27 mai 2020 dans De Morgen - Traduction : Jean-Marie Flémal
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2020/05/28/certains-estiment-que-le-pays-nest-plusterre-promise

    « Durant les onze années où Benjamin Netanyahou a été Premier ministre, tous ceux qui ne croyaient pas en l’idée d’Israël comme un État essentiellement juif ont été marginalisés »,

    explique Eitan Bronstein au téléphone.

    Leur départ s’est surtout fait sur l’insistance de sa compagne Eléonore Merza, qui est née et a grandi en France, mais qui a vécu en Israël ces quinze dernières années, où elle a rencontré Bronstein. Elle ne voyait pas en Israël la Terre promise où faire grandir son fils.

    « Le problème, c’est que la société israélienne est si militariste, si nationaliste », dit-elle.

    « Elle fait la promotion d’une éducation militaire dès la naissance. Je suis fière d’être juive, mais je ne voulais pas faire grandir mon fils dans un pays qui, pour certains privilèges, fait la distinction entre juifs et non-juifs. En même temps, avec vos parents marginalisés de la sorte sur le plan politique, il aurait grandi comme l’enfant »de ces traîtres ». Et ça, je n’en voulais pas ! »

    Pour Merza, la mesure avait été comble lors d’un événement bien spécifique, l’an dernier, quand elle était allée reprendre son fils à la crèche, à l’époque de la Journée de l’indépendance d’Israël. Avec les enfants, l’un des éducateurs avait bricolé quatre petits chars de l’armée à l’aide de rouleaux de papier de toilette.

    « Je suis rentrée à la maison et j’ai dit que je ferais tout pour m’en aller d’Israël. Six mois plus tard, nous étions à Bruxelles et, dans l’intervalle, je suis tombée amoureuse de cette ville. »

    #De-Colonizer #exil

  • Ayant perdu l’espoir d’un changement, des militants et des universitaires de gauche de premier plan laissent Israël derrière eux
    24 mai | Shany Littman pour Haaretz |Traduction CG pour l’AURDIP
    https://www.aurdip.org/ayant-perdu-l-espoir-d-un.html

    Ils ont fondé des mouvements anti-occupation et ont combattu pour l’âme de la société israélienne, mais finalement, ils ont décidé d’émigrer. Les nouveaux exilés racontent à Haaretz comment ils ont été harcelés et réduits au silence, jusqu’à ce qu’ils n’aient presque plus d’autre choix que de partir. (...)

    #exil

  • "Parmi les insoumis, réfractaires et déserteurs, certains possèdent un capital social, culturel et économique bien plus élevé que la plupart des migrants portugais provenant de la paysannerie ou du monde ouvrier. Des étudiants, issus massivement des classes sociales privilégiées urbaines, qui se sont mobilisés contre la dictature à plusieurs reprises, sont contraints d’émigrer pour éviter la répression et la conscription. C’est une population déjà politisée au Portugal ou qui se politise en France dans le contexte des « années 68 ». L’exil portugais en France connaît ainsi au cours des années 1961-1974 une radicalisation et une forte diversité politique."
    #immigration #portugal #luttes #exil

    https://www.cairn.info/revue-plein-droit-2014-1-page-40.htm

  • « Ce sont les plus vulnérables des vulnérables » : les familles de prisonniers syriens face au virus du silence
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/05/15/en-syrie-les-familles-de-prisonniers-face-au-virus-du-silence_6039713_3210.h

    Alors qu’il est impossible de connaître le bilan réel de l’épidémie de Covid-19 dans le pays, de nombreuses familles en exil s’inquiètent pour leurs proches qu’elles pensent retenus dans les prisons secrètes du régime.
    Elles sont syriennes, réfugiées en Turquie, en Jordanie, au Liban, en Grèce, en Allemagne ou au Royaume-Uni. Elles ont subi la guerre et tous ses maux : la terreur et les bombes, les destructions, les déchirures, la traque, l’exil. Elles ont vu mourir des voisins, des amis, de la famille. Elles ont quitté leur maison, les lieux de leur enfance ; laissé parfois derrière elles de vieux parents qui ne pouvaient les suivre ; subi dans leur fuite humiliations, harcèlements, chantages. Leurs nuits ne sont jamais tranquilles ; depuis longtemps, les rêves ont déserté. Ne restent que des souvenirs, de l’amertume, les traumatismes. Et pour toutes celles qui ont souhaité nous parler, une obsession qui les maintient en vie et les empêche de vivre : un mari, un père, un fils, un oncle, arrêtés par la police du régime syrien et disparus dans ses geôles sans qu’on ne sache plus rien.

    #Covid-19#migrant#migration#exil#réfugiés#traumatismes#santé#santé-mentale#Syrie

  • Vieillir avec un #permis_F

    Amaram vit en Suisse depuis 19 ans au bénéfice d’un permis F. Son statut précaire ne lui permet pas de voyager notamment pour se rendre en Angleterre y rendre visite à ses proches. Elle n’a aucune famille dans son entourage direct et elle vit solitairement les dernières années de sa vie. Les autorités refusent de la régulariser aux motifs qu’elle ne parle pas bien le français et qu’elle n’est pas autonome financièrement.

    https://www.youtube.com/watch?v=3T4254NtkAI&feature=youtu.be


    #admission_provisoire #témoignage #Exilia_Films #mobilité #immobilité #vieillesse #autonomie #asile #migrations #réfugiés #audio

  • #Exilia_Films | #Témoignage : vivre dans un #foyer au temps du Covid-19

    Alex vit dans un foyer pour requérant-e-s d’asile de quelque 125 places dans le canton de #Vaud. Il a #peur pour sa santé car la #vie_en_communauté ne permet pas de respecter les règlement d’#hygiène par rapport au coronavirus. Son témoignage #audio, recueilli par Exilia films, laisse entendre ses #craintes, le sentiment que l’information n’est pas suffisante, son #impuissance.

    https://asile.ch/2020/04/08/exilia-films-temoignages-vivre-dans-un-foyer-au-temps-du-covid-19
    https://www.youtube.com/watch?v=4_F-9osgZmw


    #Suisse #covid-19 #foyer #coronavirus #témoignage #asile #migrations #réfugiés #distanciation_sociale

    ping @thomas_lacroix @karine4 @isskein

  • #Déplacer_les_montagnes

    Dans nos montagnes, là où nous avons choisi de vivre, nous voyions des espaces de liberté, des cols, des passages et des invitations au voyage. Nous avons vu une frontière se dessiner, de la #violence contre les personnes exilées, des drames et des élans de solidarité. Nous avons vu des portes s’ouvrir, des liens se nouer à la croisée de ces chemins d’#exil et d’#hospitalité. Nous avons eu envie de faire raconter cette aventure par ceux qui arrivent et celles et ceux qui accueillent. Parce que cette histoire de rencontres dit quelque chose de nous et du monde dans lequel nous vivons. Anne, Yves, Fanfan, Max et Alia habitent les vallées du Briançonnais. Les chemins de l’exil ont conduit Ossoul, Abdallah, Ali et Boubacar dans ces montagnes frontière et #refuge. Comment se rencontrent-ils ? Quels sont leurs rêves, leurs colères et leurs espoirs ? Comment tentent-ils de déplacer des montagnes ? Dans leurs récits et dans les moments de fraternité qu’ils partagent, s’esquissent des réponses et d’autres interrogations...

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/56196_1
    #film #documentaire #film_documentaire #montagne #asile #migrations #réfugiés #Briançon #Hautes-Alpes #Briançonnais #France #frontières #frontière_sud-alpine #accueil #solidarité #rencontres #Lætitia_Cuvelier #Isabelle_Mahenc #rencontre #maraude #maraudeurs

  • #Minorités / #Majorités

    Des #villes coupées, couturées, rafistolées, des vies assignées, mais aussi émancipées : de l’analyse des #politiques_ségrégationnistes aux réflexions sur le caractère inclusif des #espaces_publics en passant par la #négociation des expériences minoritaires individuelles et collectives, les villes constituent des lieux privilégiés de l’analyse des relations entre #groupes_minoritaires et #groupes_majoritaires. La vive actualité scientifique sur le sujet en France comme ailleurs en témoigne. On peut notamment penser au colloque Question raciale / questions urbaines (https://www.pacte-grenoble.fr/actualites/question-raciale-questions-urbaines-frontieres-territoriales-et-racia) : frontières territoriales et #racialisation organisé en février 2019 à Grenoble, au dernier numéro de l’Information géographique (2019) consacré aux géographies de la #différence en ville, ou encore aux nombreuses sessions de la conférence annuelle de l’American Association of Geographers 2020 (https://aag.secure-abstracts.com/AAG%20Annual%20Meeting%202020/sessions-gallery) abordant des questions urbaines sous l’angle des #rapports_sociaux (perspectives féministes, marxistes, empruntant à la Critical Race Theory ou aux approches du Settler Colonialism). C’est dans la continuité de cette actualité que s’inscrit le #13 de la revue Urbanités. En refusant de donner a priori la primauté thématique d’un rapport social sur un autre tout en mettant l’accent sur les mécanismes de production du minoritaire et du majoritaire, ce numéro propose une pluralité de lectures des manières dont les contextes urbains participent à la (re)production des positionnements sociaux, et par conséquent, à la redéfinition du rapport entre minorités et majorités en ville.

    http://www.revue-urbanites.fr/13-edito

    Sommaire :

    Edito

    #Minorités_sexuelles en #exil : l’expérience minoritaire en ville à l’aune de #marginalisations multiples

    Les riverains contre le nourrissage des #pigeons à #Paris

    Construire sa place en #montagne quand on vient des #quartiers_populaires : un enjeu pour l’#éducation_populaire

    Mouvements de #résistance autochtones et #street-art décolonial aux #États-Unis. De la réserve de #Standing_Rock aux murs d’#Indian_Alley

    Hiérarchie sociale et politique pour la visibilité sur le territoire dans un espace ségrégé. Le cas des républicains nord-irlandais

    « L’infusion » d’approches genrées dans l’urbanisme parisien : métaphore d’une propagation aux échelles organisationnelles et individuelles

    Point(s) de rencontres dans les villes émiriennes : le partage d’espaces publics où les minorités sont majoritaires

    #revue #urban_matter #géographie_urbaine #ségrégation #genre #peuples_autochtones #Irlande_du_Nord #Emirats_Arabes_unis #USA

    –---

    Avec cette note :

    La revue Urbanités a la joie de vous annoncer la parution en ligne de son treizième numéro thématique, consacré à la question des rapports entre minorités et majorités en ville. Nous tenons également à souligner que ce numéro ne pourrait pas exister sans les apports précieux de chercheur·e·s aux statuts largement précaires. Sans elleux, ce numéro ne compterait qu’un article et sa direction serait amputée. Ces contributeur·trice·s essentiel·le·s au fonctionnement des revues méritent une plus grande visibilité et une plus grande stabilité professionnelle, garantes d’une recherche de qualité.

  • Why I Leave Home
    By Yohana Tekeste

    I was born in a desert

    In which I grew up with false hope

    Eyes red, heart always aching

    Free classes opportunities zero

    I tried to look to those who were before

    No change I could see

    Mind so big, thinking so small

    Too much air, couldn’t breathe any more

    Tired of missions without aim

    The struggle took my father’s leg and my future, too

    My illness can kill if I don’t leave!

    Can this be crime to save my prime?

    Seeking for a place which I cannot even name

    Asking for asylum, it was not for food

    More a hunger for freedom leading to peace

    Was it my fault for leaving home?

    –----

    ቤተይ ገዲፈ

    ብ ዮሃና ተከስተ

    ተወሊደ ኣብ ምድረ በዳ

    ዓብየ ብናይ ሓሶት ተስፋ

    ወግሐ ጸብሐ ዓይነይ እናቀይሐ

    ብዘይእብረ ልበይ እናተሰብረ

    ሕልምታተይ ደረት ኣልቦ

    ዕድላተይ እናተራብሐ ብባዶ

    እንተራእኽዎም ቅድመይ ዝነበሩ

    ራኢኦም ጸልሚቱ መለሳ ዘይብሉ

    ኣእምርኦም ሰፊሕ ቅንጥብጣብ ዝሓስቡ

    ኣየር ብብዝሑ ትንፋሶም ተዓፊኑ

    ምንባር ሓርቢትዎም ተስፋ ዝሰኣኑ

    ተልእኾ ኣድኪሙኒ ዕላማ ዘይብሉ

    ቃልሲ ደኣ ናይ ኣቦይ እንድኣሉ

    እግሩ ዝወሰደ መጻእየይ መንጢሉ

    ጓሂ’ዶ ደኣ ክቀትለኒ እንታይ ኣለኒ ዕዳ

    ንሕልመይ ምብካየይ ገበን ኮይኑ ግዳ

    ስሙ’ኳ ዘይፈለጦ እንትርፎ ክርእዮ

    ስደት ዓዲ ጓና መኣስ ተመንየዮ

    ዝብላዕ ስኢነ’ዶ ዑቅባ ሓቲተዮም

    ሕልናይ’ዩ ጠምዩ ናጽነት ምስ ሰላም

    ዓደይ ብምግዳፈይ ኮይነ ድየ ጠላም፧

    https://www.oxforcedmigration.com/current-issue/why-i-leave-home

    #poésie #poème #exil #migrations #réfugiés #paix #liberté #Erythrée #réfugiés_érythréens

  • À #Gaza, un artiste sculpte dans la terre la souffrance des Palestiniens
    https://www.konbini.com/fr/arts/gaza-iyad-sabbah-sculpture-palestine

    C’est le quartier déserté de Shuja’iyya à Gaza que l’artiste palestinien Iyad Sabbah a choisi pour sa dernière installation : une sculpture grandeur nature en terre cuite d’une famille fuyant des combats.

    #art #palestine #résistance #israël #occupation #colonisation #démolition #destruction

  • Mohamed Mazouni un dandy en exil - 1969/1982

    1958, en pleine guerre de libération. Pendant que le crépitement des mitraillettes se fait entendre dans les maquis, la population urbaine écoute, en sourdine, des chants patriotiques algériens diffusés par la puissante radio égyptienne : « la Voix des Arabes ». Ces artistes appartiennent tous à une troupe créée par la direction autoproclamée du FLN, basée à Tunis et rassemblant un échantillon « représentatif » de la mouvance musicale algérienne du moment, entre autres, les Oranais Ahmed Wahby (interprète du Wahran Wahran, popularisé par Khaled) et Wafia, le Kabyle Farid Aly et H’sissen, le chantre du chaâbi algérois. La même année, le chanteur Ben Achour est tué dans des conditions qui n’ont jamais été élucidées.

    https://shop.bornbadrecords.net/album/un-dandy-en-exil-1969-1982
    #Mazouni #Algérie #musique #chanson #exil

  • Le dragon de Calais
    http://romy.tetue.net/le-dragon-de-calais

    Qu’est-ce qui nous fait ressortir à la nuit tombée en pleine tempête ? Un être cher à voir ? Une obligation professionnelle ? Une personne à secourir ? Même pas. Si nous enfilons nos manteaux de pluie, par dessus plusieurs épaisseurs, si ajustons nos bottines et serrons nos capuches, c’est pour aller chasser le dragon. La ville de Calais, surtout connue pour le flux migratoire qui la traverse, est depuis peu envahie par une créature fantastique sortie des eaux. Ce soir, celle-ci fascine petits et…

    #Habiter #machines #migrations #DragonDeCalais #ExilésDeCalais #Calais #migrants #Banksy

  • Art et exil
    http://anarlivres.free.fr/pages/nouveau.html#artexil

    Exposition « L’utopie en exil. Quand l’art devient Histoire » sur l’exil libertaire espagnol, du 5 au 19 novembre, à l’Institut Cervantes, 7, rue Quentin-Bauchart, Paris 8e (M° Georges-V ou Alma-Marceau). Trente-quatre artistes parlent d’histoire avec leur propre langage. L’exposition se compose de « cinq périodes qui racontent par la peinture, la sculpture et autres réalisations artistiques, lâ€â„¢épopée des républicains espagnols et les raisons de leur présence en France, quatre-vingts ans après la retraite face aux armées franquistes » : « L’Espagne en mutation » ; « 1936-1939. Le coup d’Etat militaire et la révolution libertaire » ; « Trente-deux mois de lutte et le temps de la désillusion ! » ; « A la rencontre de la seconde guerre mondiale » ; « Les antifascistes espagnols en France et leur traces (...)

    #art #exil #anarchisme #Espagne #histoire

  • A #Fribourg, un service en ligne fait le lien entre entreprises et réfugiés

    Le canton de Fribourg lance une plateforme en ligne pour mettre en relation les entreprises et les personnes réfugiées sur le marché de l’emploi. Ce service, une première en Suisse, doit permettre de lutter contre la pénurie de main-d’oeuvre et favoriser l’intégration.

    Baptisée FRintegration.ch, cette plateforme a été pensée par et pour les entreprises. Celles-ci ont bénéficié de l’expérience et des bases informatiques de l’Union patronale du canton de Fribourg.

    Sur ce nouveau site internet, les professionnels de l’intégration publient les profils des personnes aptes au travail et répondent aux demandes des entreprises. Si un CV, anonyme, séduit ou colle à une demande, un dossier complet et un entretien suivront.

    « La mise en place de cette plateforme répondait à un besoin, d’une part, des entreprises de pouvoir lutter contre la pénurie de main-d’oeuvre et, d’autre part, des personnes réfugiées ou admises à titre provisoire de pouvoir s’intégrer sur le marché du travail. C’est vraiment une solution win-win », indique Anne-Claude Demierre, conseillère d’Etat en charge de la santé et des affaires sociales, dans le 12h30.
    Coup de pouce du canton

    La plateforme s’adresse à des réfugiés ou à des requérants titulaires d’un permis F ou B, soit des personnes au bénéfice d’un permis de réfugié ou admises à titres provisoire. Actuellement, le canton de Fribourg accueille un peu plus de 822 jeunes femmes et hommes issus de la filière de l’asile. Ils sont âgés de 16 à 25 ans.

    Pour renforcer ce dispositif de soutien à l’intégration, les autorités octroient aux entreprises des subsides à l’embauche jusqu’à hauteur de 6000 francs, en compensation du travail de formation. Par ailleurs, Fribourg se dit prêt à mettre sa nouvelle plateforme à disposition des autres cantons.

    https://www.rts.ch/info/regions/fribourg/10711881-a-fribourg-un-service-en-ligne-fait-le-lien-entre-entreprises-et-refugi
    #plateforme #travail #asile #migrations #Suisse #intégration_professionnelle

    Site web de la plateforme :


    https://www.frintegration.ch

    Et un nouveau #mot :
    #working_refugees
    #terminologie #vocabulaire
    ping @sinehebdo

  • Crossing Lines, Constructing Home: Displacement and Belonging in Contemporary Art

    What does it mean to be displaced from culture and #home? What are the historical contexts for understanding our contemporary moment? How does an artist’s work and process embody and engage the narratives of displacement and belonging?

    Crossing Lines, Constructing Home investigates two parallel ideas: national, political, and cultural conceptions of boundaries and borders; and the evolving hybrid spaces, identities, languages, and beliefs created by the movement of peoples.

    While offering historical context and a consideration of the forces that commonly drive migration, such as political instability, natural disasters, and oppression linked to race, religion, culture, and class, the exhibition presents a more complicated narrative about immigration and displacement than the usual rhetoric that dominates the public sphere and polarizes debate. Crossing Lines unsettles accepted notions of what constitutes a boundary and of what characterizes the migrant or refugee experience—in part by exploring how culture can persist and be embraced despite displacement. Acknowledging passage as a space of both trauma and transformation, the exhibition opens up new ways of understanding the immigrant experience.

    Rather than aiming for an encyclopedic approach to the topic, the curators have sought to frame this metaphoric intervention through a range of experiences and geographies, all while staying focused on historical specificity and individual experience.

    The more than 40 works in the exhibition, all but one drawn from the museums’ permanent collections, reflect a global community of contemporary artists, including sculpture by Do Ho Suh, Bosco Sodi, and Emily Jacir; photographs by Richard Misrach, Jim Goldberg, Graciela Iturbide, and Serena Chopra; prints by Zarina Hashmi; a large work mixing photosilkscreen and drawing by Eugenio Dittborn; a slide projection by Candida Höfer; and a video installation by Willie Doherty.

    Curated by Mary Schneider Enriquez, Houghton Associate Curator of Modern and Contemporary Art, and Makeda Best, Richard L. Menschel Curator of Photography, Harvard Art Museums.

    This exhibition is made possible by the Rosenblatt Fund for Postwar American Art, the Agnes Gund Fund for Modern and Contemporary Art, and the John R. and Barbara Robinson Family Fund for Photography. Exhibition-related programming is supported by the M. Victor Leventritt Lecture Series Endowment Fund, the Nancy S. Nichols Memorial Lecture Fund, and the Richard L. Menschel Endowment Fund. Modern and contemporary art programs at the Harvard Art Museums are made possible in part by generous support from the Emily Rauh Pulitzer and Joseph Pulitzer, Jr., Fund for Modern and Contemporary Art.

    https://www.harvardartmuseums.org/visit/exhibitions/5834/crossing-lines-constructing-home-displacement-and-belonging-in-co

    https://vimeo.com/356209023

    #art #appartenance #réfugiés #asile #migrations #exil #frontières
    @philippe_de_jonckheere @reka @mobileborders

    #faire_monde
    ping @karine4 @cede