• La chaîne de l’accueil des #exilés ukrainiens : #Ukraine, #Pologne, France
    https://metropolitiques.eu/La-chaine-de-l-accueil-des-exiles-ukrainiens-Ukraine-Pologne-France.

    Contrairement aux vagues récentes de réfugiés, les exilés ukrainiens ont été accueillis massivement et rapidement en Europe. À partir d’enquêtes en Pologne et en France, l’auteur reconstitue des maillons de cette « chaîne d’accueil » sans précédent, et pose la question de sa durabilité-réplicabilité pour les politiques migratoires européennes. Le système de réception des exilés aux frontières de l’Europe est une armature policière et carcérale (Bernardie Tahir et Schmoll 2018 ; Andersson 2014). Il est maillé de #Terrains

    / #accueil, Ukraine, Pologne, #migrations, exil

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-lacroix.pdf

  • En Chine, la frustration des jeunes prend un tournant politique
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/11/22/en-chine-la-frustration-des-jeunes-prend-un-tournant-politique_6150984_3210.

    En Chine, la frustration des jeunes prend un tournant politique
    Epuisés par la politique zéro Covid en vigueur depuis bientôt trois ans, les jeunes Chinois se sentent volés de leur jeunesse par un pouvoir de plus en plus autocratique, au point d’oser critiquer le régime plus ouvertement.
    Un simple « Ça va ? » a suffi pour que Stella (un nom d’emprunt), 30 ans, ouvre les vannes : « Cinq mois après le confinement de Shanghaï, on est toujours enfermés en Chine : on ne sait pas si on pourra partir prendre l’air le week-end prochain, ou même sortir de notre appartement, parce qu’on risque toujours d’être confinés au moindre cas contact dans l’immeuble. Cette incertitude permanente est épuisante. Moi, j’ai envie de sortir, de voir le monde ! », s’emporte la jeune femme, assise sur le matelas d’une salle de sport du centre de la ville. Encore essoufflée par l’effort, la trentenaire, coupe au carré et débardeur blanc laissant voir ses épaules sculptées, se livre, dans un flot de complaintes. « Je me sens anxieuse, parfois en colère. Cette politique est vraiment inhumaine, et ça peut durer longtemps : cinq ans peut-être ? Le temps du mandat de Xi Jinping, qui vient d’être réélu », s’interroge Stella. Après trois ans d’une stratégie zéro Covid appliquée avec la plus grande fermeté en Chine, la lassitude tourne au ras-le-bol, et la frustration vire parfois à la colère. A Shanghaï, difficile d’avoir la moindre conversation sans que le sujet soit abordé. Car les conséquences de cette approche ultra-stricte se font ressentir autant sur la vie quotidienne de la plupart des Chinois que sur l’économie (le Fonds monétaire international prévoit une croissance en 2022 à 3,2 %, la seconde plus basse depuis 1977). Le 11 novembre, la Commission nationale de la santé a annoncé une tentative d’allègement des restrictions liées au Covid-19, en précisant qu’il ne s’agissait « pas d’un relâchement de la prévention et du contrôle ». Si une partie de la population, notamment les habitants des campagnes et les plus âgés, continue d’adhérer à cette approche qui a permis d’éviter des centaines de milliers de morts, l’absence de perspectives pèse sur le moral des plus jeunes. Le manque d’opportunités économiques, mais aussi de voyages, de loisirs, de liberté en général, amène un nombre croissant de Chinois à oser aborder des questions politiques, habituellement évitées dans les conversations au quotidien. La confirmation de Xi Jinping pour un troisième mandat de secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC), lors du 20e congrès de l’organisation, mi-octobre, n’a fait qu’accentuer la tendance : le 23 octobre, le dirigeant chinois a dévoilé une équipe exclusivement composée de fidèles.
    Dans un café du centre-ville, Guagua (tous les prénoms ont été changés pour protéger les interlocuteurs), 28 ans, employé dans le domaine des technologies numériques, fait part de son inquiétude : « Auparavant, il y avait différentes forces au sein du Parti communiste, mais maintenant, cet équilibre est brisé : on a une tendance qui est tellement puissante qu’elle peut faire ce qu’elle veut. Cette concentration du pouvoir est dangereuse, il n’y a plus personne pour discuter ou contester, pour faire exister une bataille d’idées. On imagine facilement ce qui pourrait mal se passer : l’enfer est pavé de bonnes intentions. »
    L’équipe dirigeante a, en effet, été décrite par des experts comme un « gouvernement de combat », prêt à appliquer les décisions les plus radicales de Xi en cas de crise, économique ou militaire. C’est ce qui inquiète le jeune homme : « J’ai vraiment peur qu’une guerre éclate avec Taïwan : dans son dernier opus, intitulé La Gouvernance de la Chine, Xi insiste sur l’unification, par la force si nécessaire. Or, il a accompli beaucoup des sujets évoqués dans le précédent volume de ses œuvres », s’inquiète Guagua, avant de conclure : « Une guerre risque de remettre en cause la prospérité acquise depuis l’ère des réformes [à partir de 1978]. »
    Ce type de critique discrète de la dérive autocratique du PCC autour du président Xi a trouvé une expression aussi visible qu’isolée, à la veille du Congrès, en octobre, lorsqu’un militant a déployé plusieurs banderoles sur un pont surplombant l’un des périphériques pékinois, et allumé un feu pour attirer l’attention. L’un des slogans proclamait : « Nous ne voulons pas de tests PCR, nous voulons manger ; nous ne voulons pas de confinement, nous voulons être libres, (…) ; nous ne voulons pas de Révolution culturelle, nous voulons des réformes. » Un second allait encore plus loin : « Etudiants, travailleurs, peuple, (…) destituez le dictateur Xi Jinping. » Si cette action brève a fait tant de bruit en Chine, c’est parce que ce genre de protestations est aujourd’hui rare, tant la surveillance de la société et la répression ont été renforcées depuis l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping, en 2012.
    Lire aussi : Article réservé à nos abonnés En Chine, la poursuite de la stratégie zéro Covid implique un contrôle social encore renforcé
    Son impact n’a pas été négligeable : « Cette banderole résume exactement ce qu’on ressent », juge Stella. Malgré les efforts de la censure, les photos de l’événement ont largement circulé sur les réseaux sociaux avant d’être systématiquement supprimées. Beaucoup ont d’ailleurs perdu l’accès à leur compte WeChat, le principal réseau social, pour avoir partagé les images de cette protestation, dont l’auteur a été arrêté sur-le-champ. « J’ai vu ces photos sur Instagram, témoigne Yiwei, 24 ans, photographe de mode à Shanghaï, qui utilise un VPN pour accéder aux sites Web bloqués en Chine, comme Instagram. Quand j’ai partagé les images avec des amis dans un groupe WeChat privé, l’un d’eux m’a appelé tout de suite. Il m’a dit : “Tu es fou, tu vas perdre l’accès à ton compte.” Les gens ont peur et s’autocensurent. Je pense que ce contestataire est très courageux, mais ce qui me révolte, c’est qu’il risque une sanction très sévère », déplore le jeune artiste. Beaucoup évoquent un sentiment d’impuissance, face à un système prêt à écraser la moindre menace. « Tout ce qu’on peut faire, c’est discuter de notre frustration entre amis. Et encore, il faut rester discrets… Moi, je m’intéresse à la politique, mais c’est vite déprimant. Il vaut mieux se concentrer sur soi, ce qu’on peut faire pour profiter de chaque jour », décrit le photographe. Ce qu’il fait en passant du temps avec ses amis, mais sur son petit balcon plutôt que dans les bars, afin de ne pas risquer de devenir cas contact. Pour lui, les restrictions imposées par le gouvernement vont au-delà des efforts sanitaires : « Le but, c’est aussi de renforcer le contrôle : ils en profitent pour voir jusqu’où ils peuvent pousser les gens. Le contrôle de la pandémie est très politique », soupire Yiwei. Pour décrire sa frustration, la génération Z chinoise a inventé un lexique riche : « Tangping, qu’on pourrait traduire par “rester couché”, désigne l’attitude des jeunes employés dans des grandes entreprises, d’Etat ou du privé, refusant de s’impliquer à fond dans leur fonction, démotivés par le manque de perspectives », explique l’anthropologue Xiang Biao, interrogé par le média en ligne chinois The Paper. Autre terme nouveau, neijuan décrit « l’expérience d’un individu pris dans une compétition, tout en ayant conscience qu’elle est vide de sens », ajoute-t-il. « J’ai l’impression que les jeunes ont dû supprimer leurs désirs, c’est une frustration accumulée depuis le début de la pandémie, et on sent que ça veut sortir. Les gens sont très enthousiastes quand il y a des spectacles ou des fêtes, ils ont besoin de se lâcher, mais, ces derniers temps, beaucoup d’événements sont annulés à cause du zéro Covid », témoigne Yubo, 21 ans, étudiant en ingénierie informatique le jour et comique la nuit.
    L’atmosphère pesante qui règne en Chine pousse désormais ceux qui en ont les moyens à envisager de quitter le pays. Certains franchissent le pas, ou commencent à se renseigner. Guagua en fait partie : quelques mois après le long confinement de Shanghaï, le 20e congrès du PCC l’a convaincu que son pays n’allait pas dans la bonne direction. « Mon partenaire m’a montré la vidéo d’Hu Jintao [l’ancien président chinois de 2003 à 2013] évacué devant tout le monde, lors du congrès. J’étais choqué. Je pense qu’à l’époque d’Hu et, auparavant, de Jiang Zemin [président du pays de 1993 à 2003] le mode de gouvernance me convenait, parce que leurs politiques n’étaient pas si radicales. Le but, c’était le développement, pas l’opposition avec d’autres pays. J’ai vraiment l’impression que le gouvernement actuel, préoccupé par sa marque dans l’histoire, risque de pousser trop loin cette tendance et de se prendre un retour de flammes. » Parmi les pays qu’envisagent Guagua et son partenaire : le Canada, Singapour, l’Irlande, le Japon. « Nous ne voulons pas renoncer à notre citoyenneté chinoise, mais nous cherchons à obtenir un statut de résident permanent ailleurs. En cas d’urgence. » En attendant, Guagua et son partenaire ont changé leurs habitudes : moins de shopping et de sorties urbaines, plus de randonnées dans les forêts de bambous du Zhejiang, la province située au sud de Shanghaï. « Peut-être parce que dans la montagne il n’y a pas de dabai », dit en souriant le jeune homme, en référence aux responsables sanitaires enveloppés dans des combinaisons blanches intégrales.

    #Covid-19#migrant#migration#chine#sante#zerocovid#controlepolitique#polotiquesanitaire#emigration#exil#singapour#canada#irlande#japon

  • Luigi, le premier, est parti...

    Cette exposition inédite, produite par Le Cpa autour du #film_d’animation #Interdit_aux_chiens_et_aux_Italiens_ , retrace sur près d’un siècle l’histoire sociale des Italiens ayant quitté leur pays pour s’installer en France. Portée par un récit familial, elle met en lumière les difficultés rencontrées pour reconstruire un foyer en #exil et questionne la transmission de cette #mémoire.

    Histoires et mémoires d’Italiens en migration

    En l’espace d’un siècle, quelque 25 millions d’Italiens ont quitté la péninsule pour s’établir en Europe, en Amérique ou en Australie. Essaimant aux quatre coins du monde, ils ont emporté avec eux la culture de leur pays, leurs rêves et leurs espoirs, leur volonté de réussir sur une terre nouvelle. S’appuyant sur l’œuvre de fiction d’#Alain_Ughetto, _Interdit aux chiens et aux Italiens et sur de nombreuses archives régionales, elle constitue un #récit incarné de ces migrations, du massif des Alpes jusqu’à la vallée du Rhône. En creux, elle sonde également l’imaginaire véhiculé par ces Italiens en exil en France.

    Zoom sur : le film d’Alain Ughetto

    Entre le récit biographique et l’œuvre de fiction, ce film d’animation réalisé à Beaumont-lès-Valence en #stop_motion raconte les pérégrinations d’une famille piémontaise à travers les #Alpes. Luigi, le grand-père du réalisateur, et Cesira, la grand-mère, en sont les personnages principaux. Cette famille au destin romanesque traverse plusieurs #frontières, affronte deux guerres, la misère et le fascisme, à cheval entre l’Italie et la France. Leurs descendants posent leurs valises au bord du Rhône et, comme bien d’autres, se passionnent pour le Tour de France en vibrant au son de l’accordéon.

    L’exposition, construite autour de ce film, navigue entre l’histoire de cette famille et la grande histoire, tout en faisant la part belle à l’univers artistique d’Alain Ughetto.

    https://www.youtube.com/watch?v=QdQO3oo0nPg&feature=youtu.be

    https://www.le-cpa.com/expositions-1/expos-du-moment/luigi-le-premier-est-parti
    #immigration #France #migrants_italiens #Italie #frontière #exposition #immigration_italienne

    #Valence #CPA #Centre_du_patrimoine_arménien

  • Numéro 387 - Disparu en Méditerranée (62mn)

    En 2015, près de mille migrants disparaissent dans un naufrage en Méditerranée. Depuis, une équipe de chercheurs tente de retrouver leur identité. Un documentaire pudique et fort aux confins de l’indicible.

    https://www.arte.tv/fr/videos/076646-000-A/numero-387-disparu-en-mediterranee

    C’est la tragédie la plus meurtrière en Méditerranée depuis la Seconde Guerre mondiale. Le 18 avril 2015, un bateau fantôme convoyant entre 800 et 1 100 migrants coule au large des côtes libyennes. Très peu d’entre eux survivent. Qui étaient les disparus, d’où venaient-ils ? Comment leur restituer leur identité et honorer leur mémoire ? Le gouvernement italien de Matteo Renzi prend la décision inédit de renflouer l’épave pour identifier les victimes. À Milan, l’anthropologue légiste Cristina Cattaneo travaille sur les 528 corps retrouvés et mène la plus vaste opération d’identification jamais entreprise en Méditerranée. En Afrique, José Pablo Baraybar, pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), rencontre les familles des disparus pour obtenir le plus d’informations ante mortem possibles, et recueillir leur ADN qui permettra à Cristina Cattaneo de croiser les résultats. En Sicile, la chercheuse Georgia Mirto arpente les cimetières à la recherche des tombes des disparus...

    Servir les vivants

    Un sweat à capuche, une ceinture, un pantalon, et dans les poches les restes d’une lettre d’amour et quelques photos intactes. Quelle est l’histoire de celui que Cristina Cattaneo et son équipe nomment le « numéro 387 » ? Pendant trois ans, Madeleine Leroyer suit pas à pas les avancées de cette (en)quête, qui tente de donner quelques contours à la catastrophe, point aveugle de la culpabilité occidentale, traumatisme en creux pour ceux qui essaient de la penser, parfois indicible pour ceux qui l’ont vécue. À partir de fragments récupérés, de rencontres avec les familles et des témoignages de survivants, l’équipe de chercheurs reconstitue un puzzle aussi macabre que nécessaire, au bout du courage et de la patience. « Notre condition d’être civilisé se mesure à la façon dont nous traitons les morts, confie Georgia Mirto. Leur rendre justice, c’est servir les vivants. » Un vœu d’une dignité absolue, dont ce film sensible et pudique se montre à la hauteur.

    #migration#Méditerranée#exil#immigration#Senegal#Ethiopie#Erythree

  • Le salon des littératures de l’exil et de la migration

    L’évènement littéraire sur l’exil et les migrations se déroule fin mai au Musée national de l’histoire de l’immigration ! Avec la collaboration soutenue d’Alexis Nuselovici (Nouss), professeur de littérature générale et comparée à l’université d’Aix-Marseille qui en est à l’initiative, cette 6e édition du salon LittExil invite des auteurs, des revues et des éditeurs indépendants sensibles aux thématiques de l’exil, des migrations et de la diversité culturelle. Ils présenteront au Palais de la Porte Dorée leurs publications récentes et seront disponibles pour rencontrer et discuter avec le public et dédicacer leurs ouvrages.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/05/07/le-salon-des-litteratures-de-lexil-et-de-la-mi

    #littérature #migration #exil

  • #Terrain_d'écoutes

    Au fil des saisons de Terrain d’écoutes, découvrez les histoires, intimes et singulières, de personnes qui vivent en France et sont concernées, directement ou en raison de leur histoire familiale, par l’expérience de la migration, à travers leurs témoignages.

    Vous entendrez aussi les voix de professionnel·le·s qui s’efforcent de mettre en œuvre une politique d’accueil tâtonnante dans un contexte tendu, où l’immigration est chaque jour un peu plus construite comme un problème.

    La saison 1 de Terrain d’écoutes, « Refuge(s) », est consacrée à la procédure d’asile du point de vue de celles et ceux qui la traversent. Au fil des 6 épisodes de Refuge(s), des personnes exilées racontent leur parcours une fois arrivées en France, leur rencontre avec cette société qu’elles n’ont pas forcément choisie, et qui ne les a parfois pas encore tout à fait accueillies. Parce que ces histoires s’inscrivent dans un contexte singulier, deux sociologues et une psychologue nous parlent de la manière dont se construit, en France, le rapport à celles et ceux qui viennent d’ailleurs, et les violences psychologiques qui peuvent en découler.

    Ses épisodes sont diffusés le 2ème et le 4ème lundi de chaque mois depuis le 14 février 2022.

    –—

    Refuge(s). La procédure d’asile vécue par ceux qui la traversent


    Saison 1

    En 1951, les Etats signataires de la convention de Genève s’engageaient à protéger toute personne qui a quitté son pays parce qu’elle craint d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. Depuis 2003, la France s’est aussi engagée à protéger les personnes qui ne remplissent pas ces critères, mais qui risquent, si elles retournent dans leur pays d’origine, de subir des tortures, la peine de mort ou encore la violence aveugle d’une guerre. En pratique, cette protection n’est reconnue qu’à l’issue d’une procédure de demande d’asile longue et compliquée, souvent douloureuse pour les personnes qui la traversent.

    En France, c’est l’office français de protection des réfugiés et apatrides, l’OFPRA, donc, qui est chargé d’octroyer ou non la protection à la personne qui en fait la demande. Pour remplir leur mission, ses agents s’appuient essentiellement sur les récits que s’efforcent de livrer les demandeurs. Souvent, ces récits portent sur toute une vie, résumée en quelques pages, une vie entière à laquelle leurs auteurs tentent de donner, a posteriori, une cohérence. Une vie qui n’a pas été vécue pour être racontée, faite d’un amoncellement de moments qui n’avaient pas vocation à former une histoire.

    C’est pourtant dans la capacité à raconter sa propre histoire que tout se joue. Et ce lourd travail de mise en récit de leur propre vie, les demandeurs d’asile doivent le faire en même temps qu’ils sont tenus de s’adapter à tout un nouvel environnement, aux rouages administratifs complexes : de la SPADA au GUDA, en passant par l’OFII, jusqu’aux difficultés à obtenir une place d’hébergement.

    On s’est dit que la meilleure manière de mettre en lumière ce que la procédure d’asile fait aux personnes concernées, c’était de leur poser la question.

    Ce podcast donne la parole à des bénéficiaires d’une protection internationale ainsi qu’à des universitaires qui se sont penchés sur différents aspects de la mise en œuvre par la France de son obligation d’accueillir les personnes qui demandent l’asile.

    Il est réalisé par quatre juristes en droit des étrangers à l’ADATE, une association spécialisée dans l’accueil des personnes étrangères.

    Les épisodes

    Un nouvel épisode est diffusé toutes les deux semaines.

    Chaque épisode est accompagné de références et de ressources qui vous permettront de « creuser » les thématiques abordées.

    – Episode 1 : Rompre avec son pays – La #justice au prix de l’#exil. Disponible le 14 février 2022.

    – Episode 2 : L’archétype du réfugié : histoire d’un #mythe – Table ronde ½. Disponible le 28 février 2022.

    – Episode 3 : Se reconnaitre dans la #demande_d’asile – Celle qu’on a été, celle qu’on devient. Disponible le 14 mars 2022.

    – Episode 4 : Accorder ou pas l’asile : des politiques, une administration – Table ronde 2/2. Disponible le 28 mars 2022.

    – Episode 5 : Familles décomposées – La #réunification_familiale : un nouveau combat pour les réfugié.e.s. Disponible le 11 avril 2022.

    – Episode 6 : Le temps du soin, le temps du droit _ La politique du #doute et ses effets sur la #santé_mentale des exilé.e.s. Disponible le 25 avril 2022.

    http://www.adate.org/terraindecoutes

    #podcast #audio #asile #migrations #réfugiés #ADATE

    ping @karine4 @isskein @_kg_

  • L’été kabyle
    https://laviedesidees.fr/Jennifer-Bidet-Vacances-au-Bled.html

    À propos de : Jennifer Bidet, Vacances au Bled. La double présence des enfants d’immigrés, Raisons d’agir. La pratique des vacances au bled s’est banalisée à partir des années 1980, remplaçant progressivement les espoirs de réinstallation. Ces étés sont souvent vécus comme une expérience libératrice, permettant d’échapper temporairement aux assignations sociales de genre et de race subies en France.

    #Société #Algérie #racisme #exil #migration
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20220210_siblot-2.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20220210_siblot-2.docx

  • Prison N°5

    À travers le récit de son #emprisonnement en #Turquie, #Zehra_Dogan, journaliste et artiste, parle de l’histoire et de l’oppression du peuple kurde, mais aussi de solidarité et de résistance de toutes ces femmes enfermées.
    Ce livre est le fruit d’une détermination, transformant un emprisonnement en une résistance. Zehra Dogan, artiste kurde condamnée pour un dessin et une information qu’elle a relayés, fut jetée dans la prison n°5 de Diyarbakir, en Turquie. Elle nous immerge dans son quotidien carcéral. Découvrir le passé de ce haut lieu de persécutions et de résistances, c’est connaître la lutte du peuple kurde.

    https://www.editions-delcourt.fr/bd/series/serie-prison-n-5/album-prison-n-5
    #BD #bande_dessinée #livre

    #Kurdes #résistance #auto-gestion #syndrome_de_Nusaybin #Kurdistan_turc #guerre #violence #armée_turque #couvre-feu #destruction #Sur #massacres #Cizre #Silopi #villes #PKK #Öcalan #révolte_de_Dersim #révolte_de_Kocgiri #révolte_de_Koçgiri #Cheikh_Saïd #torture #terrorisme #Kenan_Evren #Esat_Oktay_Yildray #assimilation #quartier_35 #Osman_Aydin #résistance #uniforme #tenue_unique #Sakine_Causiz #impunité #discriminations #exil_forcé #IDPs #déplacées_internes #identité #langue #exploitation #enlèvements #enlèvements #Hasan_Ocak #Mères_du_Samedi #montagne #guérilla #Kurdistan #Mères_de_la_paix #paix #violences_policières #ring_bleu #prison_de_Tarse #enfants #femmes

    (BD très très dure, mais un document historique incroyable)

  • Petite signature – Grande action !

    Le 11 mai 2022, anniversaire de la Convention d’Istanbul, nous irons à Bruxelles pour soumettre à la Commission européenne, nos revendications signées par des centaines de milliers. Peut-être des millions ! Participez à notre campagne pour une Europe sans frontières. La route de l’exil est de plus en plus dangereuse. Votre aide est indispensable !

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/12/20/petite-signature-grande-action

    #migration #exil

  • Immortel
    Mario Vargas Llosa élu à l’Académie française

    Epinglé dans les Pandora Papers, candidat résolument libéral à la présidence du Pérou en 1990, l’écrivain péruviano-espagnol a été lauréat du Nobel en 2010 mais n’a jamais écrit en français.

    https://www.liberation.fr/culture/livres/mario-vargas-llosa-elu-a-lacademie-francaise-20211125_B3EUPQTIAVANRKJR6WH

    L’écrivain péruviano-espagnol Mario Vargas Llosa a été élu, jeudi, à l’Académie française, qui a fait une exception à l’âge limite pour cet homme de 85 ans. Le romancier, Prix Nobel de littérature en 2010, a obtenu au premier tour 18 voix, contre une pour le réalisateur Frédéric Vignale, un blanc et deux nuls. Sa candidature avait été retenue par les Immortels alors que depuis 2010, il faut avoir moins de 75 ans pour se présenter à cette élection. En revanche, il n’existe aucune règle quant à la nationalité.

    D’autres étrangers ont ainsi été élus à l’Académie par le passé, comme l’Américain Julien Green et l’Algérienne Assia Djebar, aujourd’hui décédés, ou le Canado-Haïtien Dany Laferrière, qui y est entré 2013. En revanche, et c’est sa particularité, Mario Vargas Llosa n’a jamais publié en français. Il le parle couramment, pour avoir immigré à Paris en 1959, mais n’écrit qu’en espagnol. Elu à l’Académie royale espagnole en 1994, il vit aujourd’hui à Madrid.
    Résolument à droite

    Son œuvre traduite en français, essentiellement aux éditions Gallimard, est abondante, depuis la Ville et les Chiens en 1966, jusqu’à Temps sauvages en 2021. Il a été le premier écrivain étranger à entrer à entrer de son vivant dans la prestigieuse collection de la Pléiade, en 2016. Né à Arequipa (sud du Pérou) le 28 mars 1936, cet enfant de la classe moyenne, après un passage à l’Académie militaire de Lima, se destine aux études littéraires, à Lima puis Madrid, et au journalisme. Il a notamment travaillé au desk espagnol de l’AFP à Paris.

    Son talent d’écrivain fera de lui l’une des figures de la révélation au monde de la littérature latino-américaine dans les années 60, aux côtés du Colombien Gabriel García Márquez, de l’Argentin Julio Cortázar ou des Mexicains Carlos Fuentes et Juan Rulfo. Il a aussi eu une carrière politique, avec une candidature à la présidence du Pérou en 1990, résolument à droite. Il y a affirmé des opinions libérales controversées, qui heurtaient une bonne partie de l’électorat. Attiré dans sa jeunesse par la révolution cubaine, Mario Vargas Llosa s’en est détaché dans les années 70. Il a ensuite été l’un des critiques les plus virulents de certains régimes autoritaires latino-américains, comme le Venezuela de Hugo Chavez.
    Cinq sièges vacants

    Lors de l’élection présidentielle péruvienne de juin, il soutenait la candidate de la droite populiste Keiko Fujimori, fille de l’ancien président Alberto Fujimori, battue au second tour. Dernièrement, la polémique a concerné des soupçons d’évasion fiscale. D’après les révélations de plusieurs médias dans l’affaire des « Pandora Papers », Mario Vargas Llosa a été actionnaire entre 2015 et 2017 d’une société des îles Vierges britanniques, un paradis fiscal. Lui dément toute intention d’échapper à quelque impôt que ce soit.

    L’Académie française n’avait pas accueilli de lauréat du Nobel depuis François Mauriac, élu en 1933, récipiendaire du prix suédois en 1952, et décédé en 1970. Sur les 40 sièges de l’institution conçue comme la gardienne de la langue française, cinq restent vacants, et les 35 autres sont occupés par 29 hommes et six femmes.

    Faute de candidatures de valeur, l’Académie éprouve des difficultés notoires à attribuer ces sièges vacants. Son influence a reculé, le prestige de l’« habit vert » n’est plus du tout le même qu’au siècle précédent, et beaucoup de linguistes jugent ses avis non pertinents. Le fauteuil pris par le Péruviano-Espagnol est le numéro 18, précédemment occupé par le philosophe Michel Serres, et avant cela, entre autres, le philosophe Alexis de Tocqueville, le maréchal Foch ou l’ancien chef de gouvernement Edgar Faure.

    Vargas Llosa a aussi été épinglé pour les Panama Paper, pas seulement les Pandora Paper, c’est un habitué de l’exile fiscale, chez les académiciens on pratique cet art à un niveau internationale.
    https://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/08/panama-papers-l-ecrivain-mario-vargas-llosa-compte-offshore-un-jour-prix-nob

    #af #académie_française #art #argent #exil_fiscal #panama_papers #pandora_papers

  • Feminist Asylum : pour la reconnaissance effective des motifs d’asile spécifiques aux femmes, aux filles et aux personnes LGBTQI+

    Les violences sexuelles et sexistes -notamment les violences domestiques, l’exploitation sexuelle, le mariage forcé, les mutilations génitales, la traite humaine, les législations discriminatoires, la répudiation, la privation de leurs enfants- sont autant de motifs spécifiques aux femmes, filles et personnes LGBTIQA+ qui les poussent à fuir leur pays et à demander l’asile en Europe.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/11/14/feminist-asylum-pour-la-reconnaissance-effective-des-mo

    #féminisme #exil

  • Situation dramatique des exilés à Briançon

    Nous représentons un collectif inter-associatif de Briançon dans les Hautes-Alpes. Depuis cinq ans, ne pouvant nous résoudre à laisser des personnes en danger dans la montagne, nous accueillons solidairement les personnes exilées à bout de souffle qui traversent les Alpes, pour qu’elles accèdent à leurs droits.

    Depuis plusieurs mois, en raison de l’instabilité géopolitique croissante dans plusieurs régions du globe, le nombre de personne en exil augmente. La réalité géographique des alpes française fait de Briançon un lieu de passage fréquenté et nous, associations issues de la société civile, sommes épuisées. Nous avons interpellé plusieurs fois la préfète des Hautes-Alpes, en demandant l’ouverture d’un accueil d’urgence. Or nous avons reçu une fin de non-recevoir : elle assume « gérer les flux par des dispositifs renforcés à la frontière ».

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/11/11/situation-dramatique-des-exiles-a-briancon

    #exil

  • Pour un arrêt de la maltraitance des personnes exilées à Calais, 150 associations soutiennent les revendications des grévistes de la faim de l’église Saint-Pierre

    150 associations, nationales, régionales et locales, expriment leur soutien aux revendications des grévistes de l’église Saint-Pierre à Calais, réclamant la fin immédiate des traitements inhumains et dégradants contre les personnes exilées dans cette zone frontalière.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/10/31/pour-un-arret-de-la-maltraitance-des-personnes-exilees-

    #migration #exil

  • Un #écrivain #noir dans le #Paris des #années_1950 et de la #guerre_d'Algérie
    https://orientxxi.info/lu-vu-entendu/un-ecrivain-noir-dans-le-paris-des-annees-1950-et-de-la-guerre-d-algerie

    En 1951, dans un essai intitulé Je choisis l’#exil, le romancier Richard #Wright explique sa décision de s’installer à Paris après la guerre. « C’est parce que j’aime la liberté », écrit-il, « et je vous dis franchement qu’il y a plus de liberté dans un pâté de maisons parisien que dans l’ensemble des États-Unis d’Amérique ! » Les noirs Américains qui ont fait de Paris leur foyer dans la période s’étendant des années 1920 jusqu’à l’époque des #droits_civiques sont sûrement peu nombreux à penser le contraire. À des romanciers comme Wright, Chester Himes et James #Baldwin, à des artistes et musiciens comme Joséphine Baker, #Sidney_Bechet et Beauford Delaney, Paris offrait un sanctuaire contre la ségrégation et la discrimination, ainsi qu’un endroit où échapper au puritanisme américain. Une expérience aussi éloignée que possible de la « vie abîmée », caractéristique de l’exil selon #Theodor_Adorno. Ils pouvaient se promener dans la rue avec un amant, une amoureuse ou un conjoint blanc sans être insultés, et encore moins agressés physiquement ; ils pouvaient descendre à l’hôtel ou louer un appartement où ils voulaient, tant qu’ils pouvaient payer ; ils pouvaient jouir, en bref, de quelque chose qui ressemblait à la normalité, sans doute le plus beau cadeau de Paris aux exilés noirs américains.

    Baldwin, qui s’était installé à Paris en 1948, deux ans après Wright, reçut ce cadeau d’abord avec joie, mais il finit par s’en méfier, soupçonnant une illusion, et une illusion coûteuse. Si les Noirs « armés d’un passeport américain » étaient rarement la cible du racisme, les Africains et les Algériens des colonies françaises d’outre-mer n’avaient pas cette chance. Dans son essai de 1960 intitulé Hélas, pauvre Richard, publié juste après la mort de Wright, il accusait son mentor de célébrer Paris comme une « ville refuge » tout en restant silencieux sur la répression de la France envers ses sujets coloniaux : « Il m’a semblé que ce n’était pas la peine de fuir les fantasmes américains si c’était pour adhérer à des fantasmes étrangers. »1 Baldwin se souvient que lorsqu’un #Africain lui dit en plaisantant que Wright se prenait pour un Blanc, il prit la défense de Wright. Mais la remarque le conduisit à « s’interroger sur les avantages et les dangers de l’expatriation ».

  • « Sie nahmen Kunst sehr ernst »
    https://www.heise.de/tp/features/Sie-nahmen-Kunst-sehr-ernst-6204115.html?seite=all
    Je découvre pourquoi je n’ai jamais apprécié Tarkowski. D’abord ses films de science-fiction n’en étaient pas, puis la décision du service d’échange académique allemand DAAD de retirer l’invitation du réalisateur chinois Chen Kaige au profit de Tarkowski m’a privé de l’occasion de collaborer avec cet auteur de cinéma appartenant à la cinquième génération de réalisateurs chinois.

    Dans cette interview Tarkowski junior explique pourquoi Stanislaw Lem refusait de collaborer avec Tarkowski : l’absence de pensée scientifique et analytique dans le film du créateur russe le rendait incompatible avec la vision de l’univers selon Lem.

    3.10.2021 - Andrej Tarkowski, Sohn des Regisseurs von „Solaris“ im Interview

    Science-Fiction war für ihn nur ein Vorwand, um die bürokratische Maschinerie der sowjetischen Zensur zu überwinden. Er musste Wege finden, wenn auch indirekt, frei über bestimmte Themen sprechen zu können, ohne dafür bestraft zu werden. Dafür eignete sich das Genre Science-Fiction sehr gut. Dann drehte er alles so wie er wollte, dass es am Ende gar keine Science-Fiction mehr war.

    Er nahm z. B. einen Roman, veränderte ihn so sehr und passte ihn seinen Vorstellungen an, dass von der ursprünglichen Science-Fiction-Story nichts mehr übrig blieb. Selbst der Autor von Solaris hatte geklagt, das sei nicht mehr die Adaption seines Romans, sondern ein Dostojewskij. Er weigerte sich im Anschluss, am Film mitzuarbeiten. Es war eine Art, die Zensoren zu täuschen.

    Sowohl Solaris als auch Stalker sind äußerst religiöse Filme, die auf gut versteckte Weise fast die Geschichte eines Heiligen nachzeichnen. Sein größter Wunsch war es gewesen, seinen Lieblingsautor Dostojewskij zu verfilmen, doch das ist ihm nie erlaubt worden. In Solaris sind noch viele Science-Fiction-Elemente vorhanden, während in Stalker die Science-Fiction eindeutig nur ein Vorwand war.

    Paul J. A. Clark, Reinventing China : A Generation and Its Films
    https://journals.openedition.org/perspectiveschinoises/936

    https://journals.openedition.org/perspectiveschinoises/pdf/936

    Chen Kaige 陈凯歌
    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Chen_Kaige

    #film #science-fiction #exil #Chine #URSS

  • EXILS AU FÉMININ. Conditions singulières et détermination

    Cet ouvrage relate les conditions singulières des exils au féminin. Au-delà des singularités, les femmes rencontrées ont en partage la volonté de s’affirmer, d’être reconnues et de transgresser les #assignations tant sociopolitiques qu’identitaires. Dans l’ombre de la convention d’Istanbul et des barbelés de l’espace Schengen, elles rendent compte des asymétries qui traversent nos mondes. En témoins précieux, elles nous relatent, mieux que personne, la particularité du travail de l’exil au féminin.

    https://www.editions-academia.be/livre-exils_au_feminin_conditions_singulieres_et_determination_xav
    #femmes #femmes_migrantes #livre #migrations #exil

    ping @_kg_

  • RESTRICA. Standing for freedom, portraits of scientists in exile

    This project, lying on the margins of academic research and art, is the result of a collaboration between Pascale Laborier and Pierre-Jérôme Adjedj. It stems from their dialogue on the representation of scholar exiles and drew on the contributions of the people photographed. An outline project was presented at a conference on this topic at the Marc Bloch Centre in Berlin in June 2018 (Endangered Scholars and Rescue Policies: Recent Research and Future Prospects, organized by Catherine Gousseff, Pascale Laborier and Leyla Dakhli).

    For the photo session, people could contribute by bringing four items with biographical significance: photos of the country of origin and the host country, area of research, and personal history. Pierre-Jérôme Adjedj designed a mirror arrangement allowing these to be superimposed instantly on the shot. The aim was to restore, in the portrait, the story of the person photographed, thus symbolically giving him or her a place and a face – but also to create unexpected transparencies, especially when, in certain cases, the face must remain unrecognizable.

    The first life-sized test was carried out in December 2018 in Berlin, with the assistance of Asli Vatansever. Ten photos were then taken on the site of the University of Nanterre, then forty in a room fitted up for this purpose at the Collège de France. Among these 21 women and 30 men, there are both exiled scholars from four continents, past and present, but also people from the host countries committed to welcoming people and, through this collection of images, symbolically (re)forming the universal community of researchers.

    On 2 October 2019, the first eighteen portraits were projected onto a screen at the Gaîté Lyrique Theater (Paris) at an evening event organized by the French hosting program for scientists in exile (PAUSE), accompanied by a concert by Orpheus XXI (https://orpheus21. eu/), a group set up by Jordi Savall and composed of musicians from different countries across the world who are now refugees in various European countries.

    In June 2020, a film (9 minutes) was produced to advertise the exhibition at the Cité du design; it was screened on the occasion of World Refugee Day (www.science-in-exile.eu). In September 2020, Open Society Foundations (OSF) organized an Instagram communication campaign with eight portraits accompanied by a caption describing the itineraries of the researchers.

    The exhibition at the Cité du design in 2021, as well as this special issue of Hommes & Migrations, constitute the culmination of these two years of work, by adding words to the images.

    RESTRICA was set up as part of the research project ‘Freedom of research for endangered and emigrant academics,’ funded by the University of Paris Lumières, the Institute of the Social Sciences of the Political at the University of Paris Nanterre and, since 2019, by OSF, PAUSE and the European Union Asylum, Migration and Integration Fund (FAMI).

    https://www.poserpourlaliberte.fr

    #portrait #photographie #exposition #exil #chercheurs #chercheurs_en_exil #scholars_at_risk

    ping @_kg_ @cede

  • Afghan refugees face steel border walls and barbed wire from Europe’s powers - World Socialist Web Site

    https://www.wsws.org/en/articles/2021/08/25/gree-a25.html

    https://www.wsws.org/asset/446d0b59-1df0-4104-824a-72c24dc83162?rendition=image1280

    Robert Stevens

    Since the fall of Kabul to the Taliban on August 15, governments internationally have engaged in non-stop handwringing over the fate of tens of thousands of refugees desperate to flee the country. These are the same governments whose wars over the last three decades, including in Afghanistan, have turned tens of millions of people into refugees and destroyed entire societies.

    20 years of war, with the imperialist military forces only finally departing this month, have left 550,000 internally displaced in Afghanistan since the beginning of this year, adding to the almost 3 million Afghans who had met this fate by the end of 2020.

    For all the crocodile tears shed over those who worked with the occupation now seeking to flee, Europe’s governments, since the fall of the Taliban, have refused to take more than a few thousand refugees.

    #afghanistan #europe #Migration #asile #exil

  • Sur la mort du prêtre vendéen, témoignage d’une personne qui a bien connu Emmanuel, son élève qui s’est accusé de lui avoir donné la mort .

    _Témoignage que je viens de rédiger.
    Je ne peux plus me taire.
    Cécile Murray, le mardi 10 août 2021.

    Je suis choquée d’apprendre le meurtre d’un homme, qui était prêtre et qui tendait la main aux personnes dans le besoin. Je veux lui dire merci.
    Je suis bouleversée pour cet homme qui a tendu la main à Emmanuel.
    Et je suis bouleversée parce que Emmanuel, le suspect, était mon élève et mon ami depuis 2013.

    Et pour cette raison, je ressens vraiment le besoin en lisant tout ce qu’il se dit sur les réseaux de donner mon témoignage, qui j’espère clarifiera et aidera à mieux comprendre cette tragique situation.
    Peut être pourra il aider à ne pas juger trop vite.

    Je ne crois pas, comme beaucoup le déclarent, qu’il s’agisse d’un incident terroriste ou radical.
    Madame Le Pen, non, ne faites pas l’erreur de vous emparer trop vite de cette histoire tragique. Car cette histoire nous ramène bien avant l’incendie, bien avant ce meurtre terrible.

    J’avais 24 ans lorsque j’ai connu Emmanuel. Aujourd’hui j’en ai 32. Emmanuel a mangé à notre table, nous avons été au musée ensemble, plusieurs fois je l’ai conduit ici ou là en voiture, seule, parce qu’Emmanuel était un homme bon et doux, profondément respectueux, avec lequel on se sentait en sécurité. Il a offert à la naissance de mon premier fils une peluche que nous avons toujours. Il a joué avec mes enfants.
    Il a été hébergé par des membres de ma famille plusieurs mois, lorsqu’il n’avait nulle part où aller. Il était discret, gentil, était aimé de tous. Bref, vous l’avez compris, je connais bien cet homme.

    Il avait la confiance de beaucoup de personnes, avant l’incendie à la cathedrale. Il était benevole, tous le décrivaient comme calme, paisible, plutôt timide et discret. Il bégayait un peu. De tous les réfugiés que je connais (et on emploie le terme “réfugié” à tort parce que justement, il ne l’était pas), il était que j’aurais placé en dernier sur la liste de ceux qui pourraient un jour faire du mal à autrui.
    Je précise, avec regret mais je m’y sens forcée vu les commentaires lus aujourdui, qu’il n’était pas musulman. Il était chrétien, catholique.
    Et il s’est beaucoup investi bénévolement au service de l’Eglise Catholique.

    En 2013 j’ai lu en long et en large Les documents qu’il a reçus oú sa demande d’asile était refusée. Nous étions assis dans ma salle à manger, je lisais en silence le courrier de l’OFPRA (office français de protection des réfugiés et apatrides), essayant de rester calme. Emmanuel pleurait, impuissant. Dans ce dossier, il y avait la transcription de son interview à l’OFPRA, et donc de son histoire. J’ai tout lu en ravalant mes larmes et j’ai attendu qu’il reparte de chez moi pour m’effondrer. C’était la première fois que je lisais les détails de son histoire. Je me demandais comment il pouvait tenir si calmement, sans suivi psychiatrique après ces horreurs. Il me faudrait, si je traversais ça, un suivi psychiatrique de plusieurs années pour m’en remettre !
    Non seulement il avait besoin d’un suivi psy, comme de nombreux demandeurs d’asile d’ailleurs, qui vivent hantés par leurs souvenirs et les traumas... mais en plus, puisque le refus de ‘OFPRA doit toujours être argumenté, on lui disait que son histoire n’était pas la vérité. On remettait en question la véracité des documents qu’il avait fournis, par exemple. Tant de personnes vivent ça. Ça serait tellement plus sain pour ceux qui racontent la vérité d’entendre qu’on ne peut pas accueillir davantage de personnes en France. S’entendre dire qu’on ment n’est pas facile pour tout le monde. J’ai vu ce jour là commencer pour cet homme qui avait déjà vécu la torture (au premier degré) une torture psychologique. L’angoisse, la peur, le sentiment d’injustice. Ce dossier est confidentiel et j’espère qu’un jour il sera relu, afin qu’on puisse réaliser non seulement l’horreur que cet homme a traversé, mais aussi la brutalité et l’indifférence avec laquelle on répond à une personne sur un sujet si délicat que l’histoire de sa vie, surtout parsemée de tels traumas.

    Vous vous direz peut être : si ils ont jugé que son histoire n’est pas recevable, ils sont experts, nous devons faire confiance.
    C’est là que les choses se compliquent : ces 9 dernières années au contact de demandeurs d’asile m’ont appris que, bien au delà de l’histoire de la personne, il y a des enjeux politiques et des accords entre les pays, voire même l’implication de notre pays dans certains conflits qui font que certains demandeurs d’asile ayant vraiment vécu atrocités et danger de mort ne sont pas reconnus réfugiés en France. Pour le Rwanda, la France considère que le genocide est terminé. Elle ne reconnaît pas les représailles qui ont pu avoir lieu après le genocide. Or un genocide et la haine ne se termine pas du jour au lendemain. Ça se saurait. Je me retiens de parler du Tchad et de la position de la France, et tellement d’autres exemples qui peuvent nous faire tellement honte, nous citoyens français.

    Personnellement, je n’ai jamais réussi à m’imaginer dans la peau d’Emmanuel.
    Il a fui la violence, pour finalement vivre un autre cauchemar de plusieurs années, sans toit, sans futur, sans être cru. Une fragilité psychologique s’est progressivement installée.. une impuissance terrible.

    Il a essayé de croire, essayé de positiver. Plusieurs fois, nous avons prié. Il était croyant, catholique. Il essayait de placer sa confiance en Dieu. Il passait du temps d’ailleurs à l’église. Il a même été rencontré le Pape et était très fier d’une photo de lui qui lui serrait la main. L’Eglise, c’était sa bouffée d’oxygène.
    Mais récépissés, OQTF se sont enchaînés. Les montagnes russes. Le désespoir revenait souvent. On ne peut pas ce que c’est. Pendant 8 ans, errer sans toit, dépendre de la bienveillance de certains qui t’accueillent. Tu ne peux pas travailler. Tu n’es pas réfugié. Tu ne peux pas retourner au pays, parce même si la France veut pas te croire pour ses raisons à elle qui dépasse de loin l’échelle des individus concernés, toi tu as connu la torture et l’horreur. Mais on te dit que tu mens. Malgré ce que le docteur qui a inspecté ton corps a écrit. Malgré les preuves que tu fournis.Aucune issue.

    Il y a eu un tournant, dans la santé mentale d’Emmanuel. C’était en hiver 2019 (?) il me semble. Ça faisait déjà longtemps qu’on ne s’était pas revus. Emmanuel est venu chez nous, balafré à la joue, ses lunettes cassées, dans un état de panique, il était confus, il pleurait, il n’arrivait pas à s’exprimer. Le regard dans le vide, il répétait qu’il ne comprenait pas pourquoi il avait été attaqué. Quelques jours plus tôt, sur le parvis de la cathédrale, il avait été attaqué. Je lui ai mis de la crème sur la joue, je lui ai donné le tube. Je devais partir faire je ne sais quoi avec mes enfants, je n’ai pas pris le temps qu’il fallait. Je n’ai pas mesuré ce qu’il se passait. Je crois que ce jour la, il a vécu un trauma de plus, un trauma de trop. Peut être qu’à cette attaque, des traumas sont remontés...

    Il y a quelques mois, je parlais avec un jeune qui était dans ma classe de francais, avec Emmanuel. B. avait 16 ans quand il est arrivé. Lui aussi avait eu un OQTF (obligation de quitter le territoire français ) et lui aussi je l’avais vu pleurer, dans notre salon. Sa maman lui manquait. Il n’était qu’un ado, après tout ! Il ne savait pas où il allait. Mais parce qu’il était mineur, il a bénéficié de la protection de l’enfance et après une année de galère et de détresse, il a reçu ses papiers. Aujourd’hui iil a fait des études, il travaille et il conduit. Alors que je lui donnais la terrible nouvelle de l’incendie de la cathedrale, voici ce qu’il a dit : « Si les problèmes avaient duré 8 ans pour moi, moi aussi je serais devenu fou, c’est invivable, intenable. Je suis désolé pour Emmanuel. »
    ...
    Comprenons nous ?

    Déjà l’année dernière à l’incendie de la cathédrale, de nombreuses personnes ont crié à l’attaque terroriste. Cette cathédrale, Emmanuel l’aimait beaucoup. C’était son lieu de travail et son lieu de recueillement. En quelque sorte, c’était chez lui. Il ne s’agit pas d’un homme qui est entré dans une cathédrale pour y mettre le feu ! Il s’agit d’un homme qui n’en pouvait plus et qui a foutu le feu à l’endroit qu’il connaissait peut être le mieux. Nous qui connaissons Emmanuel savons que c’était bien plus profond. Il aimait vraiment servir à l’église, ça lui permettait de penser à autre chose. Il aimait vraiment l’église. Sauf que même l’Eglise n’avait pu l’aider à hauteur du besoin. Le soutenir comme il l’aurait fallu. Parce qu’un homme a qui on refuse de vivre comme un homme, à un moment, ne peut plus tenir. Malgré le vrai soutien qu’il a reçu de la part de plusieurs personnes et de l’Eglise.

    Je voudrais dire à Madame Le pen que oui, oui, il fallait accueillir cet homme menacé de mort au Rwanda. Oui il fallait l’accueillir. Mais ce n’est pas ce que nous avons fait. Il n’a pas été accueilli par la France, on lui a refusé l’asile suite à une interview, on lui a dit qu’il mentait, et pour des raisons qui dépassent son histoire et qui concernent la France et ses accords politiques, et cela malgré son intégration, son bénévolat, ses grands efforts, sa claire envie de s’en sortir, toutes les attestations que nous autres avons fournies, sa motivation à travailler, on l’a laissé survivre seul, sans ressources, sans toit, sans futur et sans perspective d’avenir. On l’a laissé la nuit revivre l’horreur de son passé dans ses cauchemars et le jour, faire face au cauchemar que vit l’homme débouté du droit d’asile. L’homme qui ne peut vivre comme un homme. On la laissé dans une détresse psychologique telle qu’un homme pourtant si doux, et encore une fois je ne suis pas la seule à le dire, se retrouve aujourd’hui tellement perturbé psychologiquement qu’il a tué celui qui lui tendait la main. Sans parler de la prison depuis l’acte terrible d’incendier la Cathédrale. L’Unité psychiatrique de la prison. Il ne mangeait plus pendant un temps. Il ne parlait plus. L’avez vous visité ? avez vous cherché ce qui a pu le pousser à déclencher un incendie dans la cathédrale ?

    On a fait vivre un cauchemar à ce pauvre homme, pendant de nombreuses annees. Aujourd’hui, je pense qu’Emmanuel souffre de troubles psychiatriques graves qui ont fait de lui, hier, lundi 9 août 2021, un criminel. Il a tué cet homme qui lui tendait la main. C’est un acte d’une gravité énorme, et un acte incompréhensible qui, pour moi et à la lumière de ce que je sais de cette histoire, ne s’explique que par le trouble psychiatrique. Un trouble psychiatrique qui doit être reconnu. Un trouble psychiatrique installé par des années d’angoisse, dû à l’indifférence et la survie que vivent les déboutés du droit d’asile.
    Et ce sont des citoyens, des religieux, des missionnaires, qui dans l’ombre prennent soin de ces gens qui sont là sans être là. Peu d’associations le font puisqu’il n’y a pas de financement pour ce public la. Qui sont les fantômes de notre République des droits de l’homme. Qui bossent au black dans notre pays.

    Aujourd’hui je peux dire que mon ami Emmanuel est devenu un meurtrier, lui qui avait fui son pays et tout risqué pour ne pas l’être. Il est devenu un meurtrier.
    Mais jamais je n’oublierais qu’avant hier, lundi, il était d’abord une victime, une victime du Rwanda, et une victime d’une France qui ne lui a pas tendu la main alors qu’il avait besoin de secours, pendant de longues années.

    Madame Le Pen se permet de s’emparer du sujet en le reliant à un acte terroriste, disant que cet homme n’aurait jamais dû venir en France. Elle se saisit d’une histoire qu’elle ne connaît pas comme d’un argument pour faire pencher la balance en sa faveur.

    Cet homme comme tant d’autres est venu trouver refuge en France parce que nous sommes le pays des Droits de L’Homme. Mais nous ne lui avons pas donné refuge. Nous l’avons laissé dans la misère et sa souffrance a pris le dessus. Hier il a commis le pire.

    Aucun de nous ne peut savoir s’il aurait supporté les souffrances d’Emmanuel. Celles du Rwanda, et celles de ces 9 dernières années en France. Moi, je ne pense pas que j’aurais pu les supporter. Déjà les lire dans un dossier c’était trop. Alors les vivre, non.

    Au prêtre décédé hier, tué par l’ami qu’il hébergeait, avec l’espoir de le voir aller mieux : merci du fond de mon cœur ♥️ il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous avez tendu la main que la France n’a pas tendu à cet homme.

    A tous, que celui qui a déjà vécu une vie comme celle d’Emmanuel lui jette la première pierre.

    Moi, fille de fils d’immigré d’Algerie, j’ai eu la chance d’apprendre à écrire. Aujourd’hui je tenais à ce que ma plume témoigne de l’histoire d’un exilé, qui n’a lui pas eu la même chance que ma famille en France. Un exilé qui a été ignoré lorsqu’il tenait bon, et qui aujourd’hui est connu parce qu’il est tombé.

    Voila, merci de m’avoir lue.
    Cécile Issaad Murray

    Ma tante, Odile Brousse, qui a hébergé Emmanuel plusieurs mois, tient à dire qu’elle co-signe cette lettre.

    Vous pouvez partager, et largement si le cœur vous en dit._

    Source : https://facebook.com/story.php?story_fbid=10159516250561667&id=782961666

    #Rwanda #traumatisme #exil

    • À l’époque des faits, j’avais entendu que, un peu avant l’incendie de la cathédrale, l’administration de la paroisse (ou du diocèse) lui avait refusé un document (certificat ou contrat de travail) justifiant de l’activité qu’il exerçait au profit de cette même cathédrale. Pièce qui, dans un dossier comme le sien, peut avoir une importance cruciale.

      Je ne me souviens plus des détails.

    • L’homme d’origine rwandaise, principal suspect du meurtre du Père Olivier Maire en Vendée, a été interné d’office *et sa garde à vue levée en raison d’« incompatibilité avec son état de santé ».

      Il n’était pas expulsable en raison de sa mise sous contrôle judiciaire pour l’incendie de la cathédrale de Nantes.

      Il n’était pas expulsable, on remarquera que notre tourquenois de l’intérieur respecte parfois la loi.

      Tout d’abord, on remarquera qu’Emmanuel A. avait 12 ans lors des massacres du Rwanda, les tutsis et les hutus, entre 500 000 et 1 millions de morts.
      Ca s’était passé entre avril et Juillet 1994.
      Emmanuel A, pas emmanuel M.

      L’extermination des Tutsis par la majorité hutue avait reçu le soutien de l"Eglise catholique à plusieurs niveaux :
      – participation aux meurtres,
      – soutien de l’idéologie raciste hutue,
      – non assistance à personnes en danger.
      A la fin du conflit, le Vatican et diverses hiérarchies catholiques ont rappelé que l’aide et la protection apportées aux criminels de guerre restait autant d’actualité qu’après la seconde guerre mondiale.
      Des prêtres et religieuses rwandais ont pu ainsi fuir et trouver refuge en Europe.

      Certains, et certaines, trés peu ont été condamnés.

    • Désolée, y’a des références que je ne peux contribuer à médiatiser : le commentaire a été supprimé.
      Je n’ai pas la force mentale de me plonger dans ces recherches qui nécessiteraient une immersion dans la boue mais il me semblait qu’il y avait eut justement une distortion de la loi parce que des [*] tenaient absolument à avoir un procès exemplaire en France suite à l’incendie... Il faudrait une source directe pour confirmer ou infirmer mais je n’en ai pas.

    • Juste un détail par rapport au commentaire de ce troll crétin. Le préfet n’est pas symbole de démocratie. C’est un membre de l’exécutif, non-élu, et pouvant comme tous les autres, ne pas respecter la loi et la séparation des pouvoirs. Quand le Conseil d’état intervient, c’est bien souvent pour signifier qu’un préfet n’a pas respecté la loi. Et en matière de droit d’asile, on le sait tous, les préfets s’en font une grosse spécialité. Ne pas respecter la loi, ce n’est pas le signe qu’on est démocrate comme voudrait le faire acroire le livre de Zemmour, mais c’est plutôt le signe que ces préfets n’en ont rien à faire de l’état de droit, de la séparation des pouvoirs, etc.

    • Arf, France 3 (et d’autres) donnent son nom de famille.
      Autre arf : "Prêtre tué en Vendée : Les obsèques seront diffusées vendredi sur écran géant et à la télévision" _J’en déduis que ni la congrégation ni la famille n’ont réussi à dire non à la récupération électoraliste et à faire respecter les vœux d’humilité du Père Maire. Est-ce que Darmanin compte faire pareil à chaque féminicide ?
      https://www.20minutes.fr/societe/3101607-20210812-pretre-tue-vendee-obseques-diffusees-vendredi-ecran-geant

  • En Tunisie, le Covid-19 fragilise encore davantage les migrants - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/34152/en-tunisie-le-covid-19-fragilise-encore-davantage-les-migrants

    En Tunisie, le Covid-19 fragilise encore davantage les migrants
    Depuis le début de l’été, la Tunisie est frappée par une nouvelle vague de coronavirus. Une situation sanitaire très critique, qui touche de plein fouet les migrants installés dans le pays. Accéder aux soins de santé et trouver un travail, même informel, relèvent désormais du parcours du combattant.
    Funeste été pour la Tunisie. Avec 2 987 morts, ce mois de juillet 2021 enregistre le pire taux de mortalité au coronavirus depuis le début de la pandémie. Le pays compte même l’un des plus forts taux de mortalité en Afrique, avec plus de 100 décès enregistrés chaque jour. Cette situation sanitaire très critique, doublée d’une crise politique majeure, rend encore plus difficile qu’il ne l’était déjà le quotidien des 12 millions de Tunisiens, mais aussi des migrants vivant dans le pays. L’accès aux soins de santé est devenu, par exemple, « presque mission impossible », les hôpitaux et les centres médicaux étant « débordés », affirme Mongi Slim, directeur de l’antenne du Croissant-Rouge à Médenine, dans le sud du pays.
    « Nous n’avons pas relevé de comportements discriminatoires à l’égard des migrants, mais il est clair que la prise en charge médicale est très compliquée, confirme Romdhane Ben Amor, du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES). Le plus gros problème, aujourd’hui, c’est l’accès aux vaccins contre le Covid-19 ».Pour les sans-papiers, « il n’y a aujourd’hui aucune solution », déplore-t-il. « Même si, officiellement, toutes les personnes âgées de plus de 40 ans sont désormais éligibles au vaccin, c’est peine perdu pour les sans-papiers, qui sont dans l’impossibilité de justifier leur âge », déplore le militant. Pour obtenir un rendez-vous, la plate-forme dédiée Evax exige en effet des justificatifs d’identité, passeports ou cartes de séjour. « Les migrants qui ont perdu leurs papiers lors d’un sauvetage en mer ou sur les routes sont donc automatiquement exclus de la vaccination », explique-t-il.En guise de justificatifs, « les migrants peuvent fournir une carte consulaire ou une carte spécifique que remettent certaines associations », tempère Alice Sironi, de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), à Tunis. Mais « pour plus d’efficacité », le FTDES demande, lui, une régularisation des sans-papiers vivant sur le territoire, « même provisoire ». « Pour qu’au moins, ils puissent être protégés », avance Romdhane Ben Amor.
    Exclus de la campagne de vaccination, les sans-papiers subissent aussi de plein fouet le ralentissement de l’économie dû aux restrictions sanitaires. « La plupart travaille dans le secteur informel, dans le tourisme ou les services, les domaines les plus touchés par la pandémie, affirme Mongi Slim. Et comme ces heures de travail ne sont pas déclarées, les migrants n’ont pas touché d’aides de l’État. L’arrêt de ces activités a entrainé une perte totale de salaires »."La vie est encore plus compliquée ici avec la crise sanitaire, confirme Éric*, un Ivoirien de 26 ans, qui vit en Tunisie depuis deux ans. Les sources de revenus se font de plus en plus rares, dans tous les secteurs". Abdou, un Sénégalais de 53 ans assure lui aussi « qu’il est aujourd’hui très difficile de travailler, surtout avec la fermeture des cafés et des restaurants tôt le soir, à cause du couvre-feu ».
    Avant le début de la pandémie, 72% des bénéficiaires de l’OIM avaient un emploi. Après le premier confinement, en mars, ils n’étaient plus que 9%. En octobre, le chiffre est monté à 27%, « mais cela montre bien la violence avec laquelle la crise a frappé les migrants installés en Tunisie », constate elle aussi Alice Sironi.Pour les demandeurs d’asile en attente d’une réponse, « la situation est tout aussi compliquée », assure Chiara Calvatti, du bureau du Haut-commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR) de Tunis. « Car leur carte de demandeur ne leur permet pas de travailler. Alors bien souvent ils se tournent vers des petits boulots non déclarés, qui avec la crise, n’embauchent plus ». Pour Mongi Slim, « la crise du Covid a beaucoup appauvri les migrants ». « Résultat : nous faisons face à une vague de départs jamais vue. D’habitude, nous accueillons un bateau par mois sur nos côtes. Ces dernières semaines, c’est un bateau tous les deux jours ». Depuis le mois d’avril, le centre d’hébergement du Croissant-Rouge à Médenine est « saturé » d’exilés, originaires « du Bangladesh, du Maroc, du Nigeria et même du Kenya ».
    Des personnes qui partagent des embarcations de fortune avec des Tunisiens, poussés eux aussi à l’exil par la crise. En juillet, près de 4 000 personnes partis de Tunisie par la mer sont arrivés sur les côtes italiennes. Et en seulement deux jours, début août, les autorités tunisiennes ont arrêté 115 personnes qui s’apprêtaient à prendre la mer. Elles ont saisi dans des maisons abandonnées des moteurs de bateaux, du carburant, des gilets de sauvetage, un GPS ainsi que de l’argent."La Tunisie est, certes, un pays bien plus stable et moins dangereux que le voisin libyen. Mais la situation sanitaire et économique actuelle ne donne pas envie aux migrants d’y rester, affirme Chiara Calvatti. Il reste un pays de transit. Même ceux qui obtiennent le statut de réfugié finissent par partir".

    #Covid-19#migrant#migration#tunisie#sante#systemesante#vaccination#exclusion#crise#economie#exil#transit

  • Channel Crossings
    Exilés à la frontière franco-britannique : recherche sur les tentatives et les traversées de la Manche par voie maritime, 2018-2021
    http://www.exils.org/channel-crossings

    INTRODUCTION

    Si l’ampleur du phénomène est sans-précédent, les traversées de la Manche par voie maritime sont anciennes. Plusieurs tentatives ont été observées lors de la période de la Jungle de Calais (2014-2016), voire antérieurement. La Plate-forme inter-agences pour le partage d’informations sur le trafic de migrants par voie maritime[1] montre que la France avait rapporté une tentative de traversée par 6 personnes, en juin 2001. Depuis 2018, l’augmentation du nombre de personnes traversant la Manche par la voie maritime est forte, mais « leur nombre reste faible et maîtrisable » [2], comme le rappelaient l’OIM et l’UNHCR l’été dernier. Et même si l’attention médiatique sur les tentatives de passage via des camions ou des véhicules a diminué, ces dernières sont encore très importantes et reste le principal moyen de passage irrégulier : en 2019, « 24 000 migrants » ont été détectés « dans des camions à l’entrée du tunnel sous la Manche ou dans le port de Calais ».[3]

    Le changement d’une modalité de passage à une autre a déjà été observé sur d’autres frontières, et le recours à des bateaux pour traverser une frontière maritime est aussi observé en Méditerranée centrale et orientale, ainsi que sur certains territoires d’outre-mer français comme Mayotte. Mais un tel phénomène entre des pays d’Europe reste rare, et le littoral nord est la seule façade maritime métropolitaine à y être confrontée.

    En 2019, première année où l’ampleur de ces traversées a fortement augmenté, aucuns travaux de recherche sur ces traversées n’existaient alors. Elles ont rapidement suscité de fortes inquiétudes et réactions des pouvoirs publics, des 2 côtés de la Manche. La prise de risques supplémentaires par cette voie de passage est réelle : entre 2018 et 2020, 11 décès sont formellement liés à des accidents survenus lors d’une tentative de traversée en bateau. Mais malgré les différents plans mis en place par les autorités, les tentatives de traversées persistent, voire s’étalent sur le littoral. Il semble alors pertinent d’essayer de mieux comprendre ce phénomène afin d’adapter les réponses des différents acteurs à la situation.

    Le premier but de cette recherche était ainsi de pouvoir faire un premier état des lieux sur ces traversées et de quantifier ce phénomène, en réalisant une collecte de données (voir plus bas) et en étudiant différentes thématiques :

    La manière dont sont réalisées ces traversées, les opérations de secours, ainsi que la prise en charge des naufragés à terre ;
    Le droit et les réglementations maritime en vigueur dans la Manche ;
    Les actions menées par les autorités à la suite de ces traversées (plan d’actions, accords bilatéraux…) ;
    Les risques de ces traversées et les accidents qui se sont produits ;
    Les profils et les parcours des personnes ayant réalisées ces traversées ;
    Les facteurs à l’origine de ce nouveau mode de passage.

    Le deuxième objectif était de garder une trace écrite et centralisée des différents événements relatifs à ces traversées, notamment les accidents qui se sont produits ces 2 dernières années. Le troisième est de définir des recommandations ou des pistes de travail afin d’éviter de nouveaux accidents dans la Manche, de mieux cerner la situation des personnes présentes sur le littoral et leur proposer des solutions qui leur permettraient d’exercer leurs droits sans avoir à prendre ces risques.

    #exils #migrations #frontieres

  • « L’Etat ne doit pas donner suite à l’extradition des exilés politiques italiens, ces “ombres rouges” que poursuit une vengeance d’Etat »

    En menant à terme la procédure d’extradition de 10 exilés politiques italiens, l’Etat français serait « complice d’une opération de réécriture de l’histoire ». Dans une tribune au « Monde », près de 300 personnalités, parmi lesquelles l’écrivaine Annie Ernaux, le cinéaste Robert Guédiguian, l’écrivain Pierre Lemaitre et le comédien Bruno Solo, réclament leur liberté totale et l’arrêt des poursuites à leur encontre. [Chapo Le Monde]

    Le mercredi 28 avril, une opération de police d’ampleur arrêtait neuf Italiennes et Italiens dans le cadre d’une procédure d’extradition visant à expulser 10 femmes et hommes vers l’Italie où les attend la prison à vie. Ces 10 personnes, visées par la procédure d’extradition qui a débuté ce jour-là, vivent en France où elles ont été accueillies il y a plusieurs décennies.

    Des vies ont été reconstruites, des familles fondées, protégées par le refus de principe de la France de répondre aux demandes d’extradition de militantes et militants politiques. Au tribunal de la cour d’appel, la justice française a décidé différents degrés de liberté surveillée en attendant les audiences programmées en juin pour chacune devant la chambre de l’instruction pour examiner la demande d’extradition vers l’Italie.

    Arrêter quarante ans plus tard des personnes en exil est une honte pour l’image internationale de la France, en totale contradiction avec les valeurs universelles qu’elle prétend défendre. Ces personnes en exil en France y avaient trouvé une fragile protection face à la répression et à la justice d’exception qui sévissaient alors dans leur pays.

    Les faits reprochés remontent à plus de quarante ans

    A partir de la fin des années 1970, plusieurs centaines d’Italiennes et d’Italiens recherchés par la justice de leur pays fuient vers la France, où certains s’installent. L’Italie connaît alors la fin d’une décennie d’affrontements politiques et sociaux de très grande ampleur et parfois d’une grande violence.

    De l’attentat néofasciste de la piazza Fontana, à Milan, en décembre 1969, à celui de la gare de Bologne en août 1980, sur les 362 meurtres attribués aux militants d’extrême gauche par le ministre de la justice français, Eric Dupond-Moretti, les deux tiers sont le fait de cette extrême droite adepte des attentats aveugles tuant des dizaines de personnes dans les lieux publics. Cette extrême droite, dont les ramifications dans l’appareil d’Etat sont aujourd’hui avérées, n’a été que marginalement poursuivie.

    Les faits reprochés remontent à plus de quarante ans. Les personnes concernées ont été jugées et condamnées en Italie dans des conditions d’une répression féroce et de masse (60 000 procès, 6 000 prisonniers politiques), marquée par de nombreux enfermements sans condamnation, sur la foi d’enquêtes hasardeuses.

    Une législation d’exception

    Marina Petrella [parmi les personnes interpellées le 28 avril], par exemple, a passé huit ans en détention préventive en Italie. Les procédures utilisées pour imposer les peines avaient été jugées, à l’époque, incompatibles avec les principes de l’Etat de droit français. A cette époque, en effet, un arsenal législatif d’exception a été mis en place en Italie, dirigé principalement contre l’extrême gauche.

    La loi Reale de 1975, les décrets-lois de 1978, 1979 et 1980 ont renforcé les pouvoirs de la police, alourdi les peines, militarisé la lutte antiterroriste. Le dispositif des « repentis » a permis des remises de peine à des accusés qui ont dénoncé d’autres personnes. C’est dans le cadre de ces lois et sur la foi de déclarations de ce type qu’ont été prononcées de nombreuses condamnations.

    Cette législation d’exception, dénoncée par Amnesty International et d’autres organisations de défense des droits humains, a fondé la décision de la France de ne pas extrader les personnes qui s’étaient réfugiées sur son territoire, sous condition d’abandon de toute activité illégale.

    Des personnes âgées, toutes proches de 70 ans

    Non seulement aucune d’entre elles n’a été impliquée dans un quelconque acte légalement répréhensible depuis leur arrivée en France, mais elles et ils ont dû reconstruire leur vie dans la précarité permanente de l’exil, sans le statut juridique de réfugié politique. Et pourtant, elles et ils ont trouvé les moyens de s’investir dans leur vie professionnelle mais aussi dans la vie sociale, culturelle…

    De plus, on parle de personnes désormais âgées, toutes proches de 70 ans, dont on ne peut faire croire qu’elles représentent un danger pour quiconque. Par ailleurs, rien n’a changé dans le droit italien au cours de ces quarante dernières années. Au contraire, l’Etat italien a encore dégradé les droits de la défense.
    En revenant sur cette décision, le gouvernement français met en œuvre un accord passé sur une liste nominative avec Matteo Salvini, leader d’extrême droite, lorsqu’il était ministre de l’intérieur. C’est ce dernier qui a obtenu en 2019 l’extradition de Cesare Battisti, réfugié en Bolivie.

    Une stratégie ultrasécuritaire

    Le refus de toute amnistie, un demi-siècle parfois après les faits, est choquant alors que celle-ci fut accordée aux fascistes et collaborateurs immédiatement après la guerre (loi de 1944 et amnistie de Togliatti de 1946). Mais accorder l’amnistie reviendrait à reconnaître le caractère politique du conflit qui a secoué l’Italie durant ces années, à arrêter de traiter des militants politiques comme des délinquants, voire des mafieux.

    Pour effacer des mémoires et de l’histoire dix ans de luttes sociales et ouvrières, rebaptisées « années de plomb », l’Etat italien, aux antipodes de toute considération humaine, veut faire mourir en prison des femmes et des hommes un demi-siècle après les faits.

    Cette opération d’extradition négociée entre les deux Etats a été nommée « Ombres rouges ». La volonté obstinée de revanche d’Etat que réactive le gouvernement italien rencontre aujourd’hui la stratégie ultrasécuritaire du pouvoir français de mise en place de législations liberticides.

    Pour la liberté totale et l’arrêt des poursuites

    En donnant suite à cette demande d’extradition pour la première fois collective, l’Etat français non seulement se ferait complice de cette opération de réécriture de l’histoire, mais ferait un pas de plus sur son territoire dans la voie de la criminalisation au nom de la lutte antiterroriste de celles et ceux qui s’opposent aux pouvoirs.

    Après la demande de l’Italie, les demandes de régimes antidémocratiques, de droite extrême d’Amérique latine, d’Afrique, d’Asie ou du Moyen-Orient, voire maintenant d’Europe, seront-elles également satisfaites ? Et comment assurer les exilés politiques que le gouvernement français ne les extradera pas pour de basses raisons de « bon voisinage » géopolitique ?

    Pour nous, les exilés italiens ne sont pas des « ombres », mais des femmes et des hommes poursuivis par une #vengeance_d’Etat sans limite, qui ont chèrement payé le droit de vivre là où elles et ils ont reconstruit leur vie depuis quarante ans. C’est pourquoi nous demandons leur liberté totale, la suspension de l’#extradition et l’arrêt des poursuites.

    Parmi les signataires : Alima Boumediene, avocate ; Christine Delphy, sociologue ; Annie Ernaux, écrivaine ; Mireille Fanon-Mendès France, ex-experte à l’ONU ; Silvia Federici, universitaire ; Robert Guédiguian, cinéaste ; Pierre Lemaitre, écrivain ; Edouard Louis, écrivain ; Maguy Marin, chorégraphe ; Corinne Masiero, comédienne ; Gérard Mordillat, cinéaste ; Gérard Noiriel, historien ; Ernest Pignon-Ernest, peintre ; Judith Revel, philosophe ; Bruno Solo, comédien.
    La liste complète des signataires est accessible en cliquant sur ce lien https://berthoalain2.wordpress.com/signataires

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/05/21/l-etat-ne-doit-pas-donner-suite-a-l-extradition-des-exiles-politiques-italie

    #exilés_italiens

  • Le nombre de déplacés internes, dus aux conflits et au climat, atteint des records
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/05/20/le-nombre-de-deplaces-internes-dus-aux-conflits-et-au-climat-atteint-des-rec

    Le nombre de déplacés internes, dus aux conflits et au climat, atteint des records. A la fin 2020, 55 millions de personnes vivaient en exil dans leur propre pays, un record. Près de 41 millions de nouveaux déplacements internes ont été enregistrés l’an dernier, dont les trois quarts en raison de catastrophes environnementales. Elles ont quitté leur foyer et leurs terres pour fuir des guerres, des tempêtes, des épisodes de sécheresse ou de violentes moussons. A la fin 2020, 55 millions de personnes vivaient en exil dans leur propre pays, un record, alerte l’Observatoire des situations de déplacement interne (IDMC), dans son bilan annuel publié jeudi 20 mai. Parmi ces populations, 48 millions de personnes ont été poussées au départ en raison de conflits et de violences, et 7 millions du fait de catastrophes environnementales – un chiffre probablement sous-estimé.
    Cette structure basée à Genève, qui dépend du Conseil norvégien pour les réfugiés, comptabilise également le nombre de nouveaux déplacements internes intervenus dans l’année, qui peuvent concerner plusieurs fois les mêmes personnes, dont certaines finissent par rentrer chez elles. L’an dernier, près de 41 millions de nouveaux déplacements ont été enregistrés dans 149 pays, soit le chiffre le plus élevé depuis dix ans (+ 20 % par rapport à 2019). Les trois quarts des départs (31 millions) sont dus à des catastrophes environnementales.« Ces nouveaux chiffres sont choquants. La hausse, année après année, du nombre de personnes déplacées montre que l’on ne trouve pas de solutions pour ces gens », regrette Alexandra Bilak, la directrice de l’IDMC. Elle note que les déplacés internes ne suscitent pas la même attention politique que les réfugiés, deux fois moins nombreux. Pourtant, rappelle-t-elle, ces déplacements entraînent « des chocs répétés sur des populations souvent précaires, des déracinements, des traumatismes, des vies brisées ». La pandémie de Covid-19 n’a pas forcément augmenté le nombre de personnes déplacées, mais elle a accru leur vulnérabilité et leur insécurité alimentaire. « Moins de personnes ont cherché des abris d’urgence après des catastrophes, par peur d’être contaminées », ajoute Alexandra Bilak.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#vulnerabilite#personnedeplacee#migrantinterne#deracinement#exil#traumatisme#santementale#conflit#environnement#statistiques

  • L’exposition « Refuser la guerre coloniale, une histoire portugaise »

    A la maison du Portugal de la Cité universitaire internationale de Paris a lieu une exposition sur l’engagement des années 1960 et 1970 contre les guerres coloniales menées par le Portugal en #Guinée-Bissau, #Angola et #Mozambique. Elle traite de l’exil parisien des 200’000 Portugais #déserteurs et insoumis à cette guerre.

    https://histoirecoloniale.net/L-exposition-Refuser-la-guerre-coloniale-une-histoire-portugaise-

    #résistance #désobéissance_civile #colonisation #guerre_coloniale #histoire #Portugal #exposition #France #exil

    ping @isskein