• 5 livres sur l’expatriation recommandés par une expat

    J’avoue que la frontière entre “expat” et “migrant” est parfois floue. Les nuances sociales et politiques sont nombreuses et souvent problématiques. Pour moi, un expatrié est tout simplement quelqu’un qui choisit de vivre dans un autre pays pendant un certain temps sans avoir l’intention de devenir un citoyen à part entière ou de s’intégrer pleinement à la culture locale. Un migrant, en revanche, est une personne qui s’installe dans un autre pays avec l’intention d’y construire sa vie, de manière définitive.

    https://www.courrierinternational.com/article/litterature-5-livres-sur-lexpatriation-recommandes-par-une-ex
    #mots #terminologie #migrations #expat #vocabulaire #expatrié #catégorisation

    ping @sinehebdo

  • Être un Blanc à Dubaï
    https://orientxxi.info/lu-vu-entendu/etre-un-blanc-a-dubai,3261

    Loin d’être homogène, le groupe des Occidentaux est traversé de clivages dont Le Renard étudie la complexité avec une grande acuité. Elle démontre notamment de façon convaincante comment la « blanchité » (le fait d’être socialement perçu comme blanc) est une « catégorie centrale de hiérarchisation au sein du groupe des Français » .

    En mettant en évidence la dimension partenariale du couple hétérosexuel occidental, Le Renard révèle la mécanique d’une division genrée du travail fondamentalement inégalitaire, alors même que les couples occidentaux enquêtés font de l’égalité des sexes une « valeur distinctive » par rapport aux Émiriens. Sans surprise, les femmes sont celles qui sacrifient généralement leur carrière (un seul exemple contraire est donné) pour suivre leur mari, ce qui les place d’ailleurs dans une situation ambivalente : considérées comme oisives, elles sont piégées entre privilèges et mépris social.

  • Les Français, ces migrants dont on parle peu

    Qui sont les Françaises et les Français qui partent s’installer, pour des durées variables, dans un pays du #Maghreb ?

    Alors que le langage courant les qualifie tour à tour de « #retraités », d’« #expatriés », d’« #entrepreneurs » ou de « #binationaux », les spécialistes des migrations internationales s’y intéressent peu. Cela est particulièrement vrai en France où le champ d’études s’est constitué autour du « problème de l’immigration », en se concentrant longtemps sur la figure emblématique du « travailleur immigré » comme le rappelle le sociologue Abdelmalek Sayad.

    Or les recherches que nous menons depuis plusieurs années au sein du programme Mobilités Nord-Sud montrent que la majorité des expériences individuelles de migration se situent à la croisée de logiques économiques, identitaires, hédonistes ou sentimentales.

    Des migrations peu connues

    Sous couvert d’une « mobilité » banalisée parce que privilégiée, l’estimation fiable de ces déplacements est difficile. Les sources statistiques locales ne sont pas systématiquement mises à jour et les chiffres fournis par les services consulaires français restent lacunaires. Les plus récents font état de 119 147 Français inscrits en Afrique du Nord dont 23 324 en Tunisie, 41 780 en Algérie et 54 043 Maroc. Plus des deux tiers seraient des bi-nationaux selon le dernier Rapport du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

    En raison du caractère facultatif de l’inscription auprès de représentations nationales à l’étranger, ces données ne sont qu’indicatives. Au Maroc, par exemple, le nombre de ressortissants français non-inscrits oscillerait entre 25 000 et 40 000 selon les sources ou comme le rapporte la sociologue Chloé Pellegrini.

    Concernant les parcours de ces individus, une enquête effectuée en 2013 par la Direction des Français à l’étranger a montré que 6 % des 1 610 000 individus inscrits au registre mondial des Français établis hors de France résident dans l’un des trois pays du Maghreb. Si pour les autres destinations, la durée moyenne de résidence est comprise entre 1 à 5 ans, 42 % des Français présents au Maghreb y vivent depuis au moins 10 ans.

    Par ailleurs, si 48,7 % indiquent séjourner en Afrique du Nord pour des raisons familiales ou personnelles, seulement 28,7 % le font pour des raisons professionnelles. Or, nos enquêtes mettent plutôt en garde contre la séparation du personnel et du professionnel, attirant l’attention sur les points de convergence entre l’un et l’autre.
    Expatriation, tourisme, retour : des catégories réductrices

    Derrière l’opacité statistique se donne à voir l’hétérogénéité et le dynamisme de ces mobilités. Les catégories traditionnellement utilisées – expatriation, tourisme, retour – montrent ici leurs limites. Non seulement ces termes demeurent le plus souvent approximatifs, mais aussi, dans certains cas, stigmatisants.

    Ainsi en est-il, par exemple, du mot « expatrié », dit familièrement « expat ». Sur le plan juridique, il s’agit de professionnels missionnés par leur État de tutelle, ou par une entreprise, qui leur assure un système de protection spécifique et des ressources matérielles conséquentes dans l’exercice d’une fonction à l’étranger (voir la définition du Larousse, les sites service-public et diplomatie.gouv.fr).

    Dans le langage courant, l’expression « expatrié » ne désigne toutefois pas uniquement ces professionnels, mais s’étend à tout ressortissant français vivant au Maghreb, et, plus largement, à toute personne issue d’un pays du « Nord » qui réside au « Sud ».

    Un imaginaire chargé de connotations négatives

    Il faut ajouter que l’imaginaire qui accompagne ce terme est à tel point chargé de connotations négatives, convoquant d’emblée le privilège, l’entre-soi, le désintérêt, voire le mépris pour la société locale, que bon nombre d’individus tiennent à s’en distancier.

    Sophie, 38 ans, installée professionnellement en Tunisie depuis trois ans et dont le mari et les deux enfants sont restés vivre en France, fait par exemple valoir l’authenticité de son rapport à la société locale :

    « Pour moi, l’idée ce n’est pas de vivre dans une tour d’ivoire, ce n’est pas ma façon d’être. Et si j’ai fait le choix d’être proche de la vraie vie, d’aller au marché trois fois par semaine, ce n’est pas juste pour le fun, c’est pour vivre sur le terrain, vivre avec la population, comprendre aussi la situation du pays. C’est même le choix aussi d’habiter à l’Ariana plutôt que dans les quartiers aisés au nord de Tunis. J’ai eu l’occasion de rencontrer des gens qui sont là depuis 10, 15 ans, qui sont dans des administrations françaises, qui ont une vision… Moi je préfère être dans des quartiers plus populaires, loin des plages ».

    On retrouve les mêmes limites terminologiques à propos de ces Françaises et de ces Français qui passent la période hivernale dans les stations balnéaires ou les villes du Maroc et de Tunisie.

    Le terme de « touriste » est difficilement applicable à celles et ceux qui, dans le cadre de logiques résidentielles plus autonomes, passent des saisons entières dans ces mêmes stations, voire s’y installent durablement pour ne plus faire que de brefs séjours dans leurs pays d’origine.

    « La médina, c’est pour les touristes »

    C’est aussi le cas des « camping-caristes », expression qui connaît d’année en année un succès grandissant au Maroc, ou plus largement des nombreux retraités qui choisissent, plus ou moins durablement, de s’implanter dans la rive sud de la Méditerranée.

    La question de la durée et de la fréquence du déplacement, conjuguée à celle des formes d’installation, appelle ainsi à réinterroger la catégorie du tourisme et à penser ses continuums avec la migration. Au Maroc, par exemple, de nombreux Français s’installent dans le prolongement d’un séjour touristique, qui fut parfois très bref. Si les Marocains les appellent parfois « les touristes qui vivent ici », ces Français ne se reconnaissent pas comme tels et revendiquent bien être des « installés ».

    Anne, gérante de café à Essaouira explique :

    « J’ai visité un local hier qui m’a bien plu, où je pourrais faire de la cuisine, dans un autre quartier, à Azlef, où il y a beaucoup de résidents. Je ne veux plus être dans la médina, c’est pour les touristes ! Et, nous, les résidents, nous venons peu ici, même presque jamais. Je vise une clientèle de résidents, maintenant ».

    Les « binationaux » en question

    La mobilité des descendantes et descendants d’immigrés maghrébins en France – couramment appelé·e·s « binationaux » –, installé·e·s à divers titres dans le pays des origines de la famille, renvoie à une autre aporie des flux vers le Maghreb.

    Régulièrement et maladroitement qualifié de « retour », ce type de mobilité est ramené d’office à l’expérience migratoire des parents, que les enfants parachèveraient en décidant de franchir le pas inverse.

    Or, les acteurs démentent cette lecture circulaire et mettent plutôt en avant des logiques qui leur sont propres. Neila, journaliste sur la trentaine, habite à Alger depuis un an et demi au moment de notre rencontre. Fille d’un couple mixte franco-algérien, elle explique :

    « J’ai fait ce choix-là mais j’avais jamais mis les pieds en Algérie avant de débarquer en avril 2012 donc c’est pas un retour ! Beaucoup me disent “tu es retournée en Algérie” mais vu que je ne connaissais pas le pays, ce n’est pas du tout un retour, c’était une vraie découverte. Bon, j’y suis partie pour plusieurs raisons. D’abord parce que j’avais ce projet en tête depuis longtemps, je voulais connaître l’Algérie. Et je me suis dit que je ne voulais pas connaître l’Algérie juste de passage parce qu’on raconte tellement de choses, tellement d’images, tellement de vécu… Et donc je me suis dit, la meilleure façon de connaître ce pays, c’est d’exercer mon métier de journaliste. Parce que ça m’ouvrirait, voilà, je connaîtrais la société, plusieurs milieux… donc j’ai cherché du travail. Parce qu’aussi j’arrivais à la fin d’un contrat et j’avais aucune opportunité sérieuse en France. »

    Pour cette catégorie d’individus, il est clairement question d’une imbrication de facteurs où l’opportunisme professionnel rencontre éventuellement le souhait de mieux connaître ses origines et, plus rarement, de dépasser les situations de racisme et de discriminations vécues dans l’hexagone.
    Ajustements et nouveaux caps

    La situation de départ initiale fait parfois l’objet d’ajustements qui dessinent un nouveau cap. Sébastien, 37 ans, avait été envoyé à Alger en tant que salarié d’un groupe français détaché en Italie. Les possibilités du marché conjuguées à une qualité de vie somme toute agréable l’ont poussé à revoir son installation et à créer sa propre société.

    D’autres se heurtent à des phénomènes de précarisation, dont les formes, très variables, imposent parfois un retour en France ou un départ vers un autre ailleurs. C’est le cas d’Alice, 19 ans, qui vit au Maroc depuis un an au moment de l’entretien. Elle travaille dans une boutique tenue par une Française pour un salaire marocain (2 500 dh soit 250 euros par mois) et ne sait pas si elle pourra rester, n’ayant pas les moyens de créer sa propre entreprise.

    Le renouvellement des opportunités professionnelles, une rencontre amoureuse, l’appartenance à un réseau d’interconnaissances, l’amélioration de la qualité de vie, ou encore le sentiment de pouvoir accéder à une mobilité sociale ascendante constituent autant de facteurs susceptibles de reconfigurer (positivement) les parcours migratoires.

    S’intéresser à ces expériences permet d’interroger les trajectoires maghrébines des Françaises et des Français au-delà des stéréotypes et des idées reçues qui les devancent et au sein desquels l’assignation à la dimension du privilège s’impose le plus souvent.

    https://theconversation.com/les-francais-ces-migrants-dont-on-parle-peu-116384
    #émigration #France #migrations #vocabulaire #terminologie #mots #migrations_nord-sud #catégories #catégorisation #imaginaire #tourisme

    ping @reka @sinehebdo

  • #Angola : Les migrants africains en danger de mort

    Les autorités angolaises lancent « la chasse aux ressortissants sub-sahariens en situation irrégulière ». Une #opération dénommée « #expatriado » est en cours en ce moment. Elle vise à « expulser tous les immigrés en situation irrégulière en Angola ». Des ressortissants maliens témoignent des « cas d’#emprisonnement suivis de pires formes de #maltraitance et d’#humiliation ». Pour l’instant, difficile d’avoir des chiffres officiels sur le nombre de Maliens victimes. Mais ceux joints sur place appellent à l’aide des autorités maliennes.

    Selon certains Maliens, ces opérations d’expulsion ont débuté dans les zones minières. Elles se déroulent maintenant dans toutes les villes du pays, et concernent toutes les nationalités y compris les Maliens, qui sont parmi les plus nombreux. « Cela fait des jours que nous ne pouvons plus sortir pour aller au boulot par peur de nous faire arrêter », explique un ressortissant malien sur place. Selon lui, cette opération qui ne devrait concerner que les #sans-papiers, est aussi menée par les forces de l’ordre angolaises contre ceux qui sont en situation régulière. L’objectif, selon notre interlocuteur, est de soutirer de l’argent aux migrants.

    « Une fois entre les mains des autorités angolaises, il faut payer de l’argent ou partir en prison », témoignent certains migrants maliens, avant de confirmer que plusieurs d’entre eux sont actuellement en prison. En Angola certains Maliens ont l’impression d’être « laissés pour compte par les autorités maliennes ». Pour l’Association Malienne des Expulsés, « il est inacceptable qu’un pays membre de l’Union Africaine expulse d’autres africains de la sorte ». L’AME qui juge la situation « grave » en Angola, appelle les autorités maliennes à réagir.

    https://www.expulsesmaliens.info/Angola-Les-migrants-africains-en-danger-de-mort.html
    #migrations #asile #réfugiés #rafles #expulsions #renvois #chasse_aux_migrants #migrants_maliens

    • Briefing: Problems multiply in Congo’s Kasaï

      The Kasaï region in the Democratic Republic of Congo is struggling to recover from two years of intense conflict. The influx last month of more than 300,000 people from Angola, most of them long-standing migrant workers, has made a fragile humanitarian situation worse.

      Here’s our briefing on the risks for the region and the new challenges for the humanitarian response.
      What happened?

      In attempts to clamp down on what it called illegal diamond mining operations, Angola’s government ordered the expulsion of more than 360,000 Congolese nationals, forcing them to flee in October into the Kasaï region of neighbouring DRC.

      "This new shock is compounding an already dire situation in the same area that was the epicentre of the Kasaï crisis over the last couple of years,” explained Dan Schreiber, head of coordination in Congo for the UN’s emergency aid body, OCHA.

      Congolese migrants and officials said the crackdown was violent, telling Reuters that dozens of people were killed, with the worst attacks occurring in Lucapa in Angola’s diamond-rich Lunda Norte province. Angolan security forces denied the allegations.
      Where did they go?

      Most of those expelled crossed into Kamako in Kasaï province, where aid organisations are responding to the tail-end of the Kamuina Nsapu insurgency that first erupted in 2016. Some of the returnees include refugees who fled violence in Kasaï over the last two years, the Norwegian Refugee Council said.

      The NRC said conditions returnees face in Congo are “shocking”, including the risk of waterborne disease due to ineffective water and sanitation; thousands sleeping outdoors because of insufficient shelter; food prices tripling; and extortion of goods on both sides of the border.

      “Hundreds of thousands of people have been robbed of their right to a dignified existence,” said Ulrika Blom, NRC’s country director in DRC. “This is not a crisis that is about to begin, it is a full-blown emergency.”
      What has the reaction been?

      While local communities have generally been welcoming to the returnees, OCHA’s Schreiber said skirmishes erupted in certain villages, mainly over the strain on limited food resources.

      “Experience in the DRC does show that when you have a large influx of people arriving in an area it can generate tensions between host communities and the people who arrive,” he said.

      Schreiber said OCHA has seen most returnees wanting to move away from the border areas and toward other destinations inland, which could help ease the humanitarian strain in Kasaï, but he also warned that more returnees could arrive from Angola.

      “We don’t expect the first wave to be the last wave,” he said. “Expulsions from Angola are a cyclical phenomena that go all the way back to 2002-2003. It’s not a new phenomenon, but in this case we are seeing a major influx, and clearly the absorption capacity is not there.”
      Why is their arrival in Kasaï in particular such a problem?

      Kasaï was a relatively stable region in an unstable country – one currently dealing with multiple conflicts, an Ebola outbreak in North Kivu province, and one of the world’s most neglected displacement crises.

      The situation in Kasaï changed dramatically in 2016 when conflict erupted between the Kamuina Nsapu anti-government movement and Congolese security forces. The inter-communal clashes spread far and wide, soon engulfing the entire region.

      The conflict escalated in 2017, with massacres and mass graves, as well as general insecurity marked by banditry, and poor harvests that led to food insecurity and malnutrition.

      An estimated 5,000 people have since been killed and more than 1.4 million displaced.

      Toward the end of 2017 and into 2018, the crisis eased slightly, as national authorities regained control over large parts of the region. Despite isolated bouts of violence, aid groups say most militias have been formally disbanded and displaced communities are tentatively returning home.

      “But those returns are accompanied by many needs, because people are returning to burned villages, destroyed homes, and a lot of destruction,” said OCHA’s Schreiber.

      Two years of violence and displacement also mean locals have been unable to grow crops for three seasons, which has led to concerns over malnutrition. “We have really seen food insecurity skyrocket. So even in areas where returns have occurred, humanitarian needs have not come to an end,” Schreiber added.
      What are the risks?

      Although the current influx of people from Angola isn’t directly linked to the Kamuina Nsapu rebellion, aid groups are concerned about the implications of piling one problem on top of another in the same geographic area.

      For the most vulnerable groups, specifically women and children, the challenges that affect those displaced by the insurgency also pose risks for the new returnees from Angola.

      In May for instance, UNICEF reported that 400,000 children were “at risk of death” in the Kasaïs, because of food shortages.

      Yves Willemot, a spokesman for UNICEF in Congo, said the rate of severe acute malnutrition among children living in the region has improved slightly since earlier this year but “remains challenging”.

      “The security situation has clearly improved, but the impact on children is not ending in the short term,” he said.

      Among those newly returned from Angola are 80,000 children. They now are also at risk, forced to walk long distances while exposed to inclement weather, hunger, and the threat of violence. Willemot said basic services are lacking for them, including access to drinking water, schooling, and treatment for diseases like malaria and measles.

      Médecins Sans Frontières is among the NGOs initiating primary healthcare services for the recent arrivals, while also continuing interventions to assist the local population.

      In a recent report, MSF documented alarming levels of rape in the Kasaï region, saying it treated 2,600 victims of sexual violence between May 2017 and September 2018; 80 percent of those interviewed said armed men raped them.

      “The sexual violence committed in Kasaï was perpetrated largely by armed groups against non-armed people,” Philippe Kadima, MSF’s humanitarian advisor for the Great Lakes region, told IRIN. “Although the main conflict is over, we still see some violence happening in Kasaï.”

      For the more than 300,000 returnees, he said there are clear humanitarian concerns, but also the risk of insecurity. “The question is, how do you keep people secure?”

      “Displaced people become vulnerable, so it’s not that different to what the existing IDPs in Kasaï are going through… Security concerns, humanitarian needs, and risks of sexual violence are all factors when people become vulnerable,” he said.
      What about the longer-term challenges?

      Humanitarian needs remain critically underfunded in the Kasai region, said OCHA’s Shreiber, emphasising that beyond the immediate concerns are much broader needs in the region and the DRC as a whole.

      He added that the humanitarian response must help minimise the long-term impact of the crisis on those affected.

      “The longer we remain in this critical phase, the more we can expect to see humanitarian needs spiral out of control,” he said. “The current trigger of new humanitarian needs (the returnees from Angola) may be time-bound, but I think the impact will be lasting.”

      Schreiber said the Kasaï region remains vulnerable because it faces particular challenges, including decades of underdevelopment and inaccessibility as a result of poor road infrastructure, and he urged more development actors to get involved.

      “People in the Kasaïs are eager to rebound, to be back on their feet, and move on. There is no expectation that humanitarian assistance should continue forever in the Kasaï region,” he said. “People want to be autonomous, but what they need is support to build up their resilience and be able to move towards a situation where their most basic needs are met and they are able to think about their futures again.”


      http://www.irinnews.org/news-feature/2018/11/08/briefing-congo-kasai-angola-aid-conflict

    • Les violations des droits humains des migrants africains en Angola

      Les violations des droits humains des migrants africains en Angola

      Depuis un certain moment, la communauté africaine vivant sur le territoire angolais est l’objet de toute sorte de violation de ses droits les plus fondamentaux par les autorités de ce pays. La Charte Africaines des Droits de l’Homme et des Peuples protège les droits des migrants dans tous ses aspects contre les violations des droits et l’Angola est justement membre de l’Union Africaine. Ainsi, ces violations se matérialisent par des arrestations musclées et arbitraires, des emprisonnements dans des conditions inhumaines et dégradantes (art.5 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples) de même que les expulsions collectives pourtant interdites par la Charte Africaine dans son article 12.5.

      L’AME est vivement préoccupée par les récentes arrestations, détentions et expulsions des centaines de milliers de migrants africains dont des maliens. Selon des informations recueillies auprès de nos sources sur place, une centaine de maliens sont concernés par cette situation qui évolue et change de jour en jour.

      Nous attirons l’attention de l’Union Africaine et de ses pays membres sur la situation inacceptable que vivent les étrangers sur la terre africaine d’Angola et rappeler que les droits de l’homme sont des droits inaliénables de tous les êtres humains, quels que soient leur nationalité, leur lieu de résidence, leur sexe, leur origine ethnique ou nationale, leur couleur, leur religion…

      L’Angola comme la plupart des pays africains s’est engagé à protéger, respecter et réaliser les droits de l’homme, non seulement de ses nationaux, mais de toute personne sous sa juridiction. Dans ce contexte, tous les étrangers se trouvant sur le sol angolais auraient dû bénéficier de la protection des autorités angolaises quelque soient les raisons qu’elles mettent en avant pour justifier ces expulsions.

      L’Organisation des Nations Unies (ONU) n’est pas resté silencieuse comme la plupart des pays africains, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme a mis en garde sur les conséquences des expulsions massives de réfugiés depuis l’Angola, au cours des trois dernières semaines de ce mois d’octobre.

      Par ailleurs, le Secrétaire Général des Nations Unies a rappelé le 19 septembre 2017 que : « tout pays a le droit de contrôler ses frontières. Mais cela doit se faire de telle sorte que les droits des personnes ‘en mouvement’ soient protégés ».

      Au regard de tout ce qui vient d’être évoqué :
      1. L’Association Malienne des Expulsés (AME) pour sa part, exhorte le gouvernement Malien à tout mettre en œuvre pour la sécurisation de nos compatriotes et de leurs biens dans les pays d’accueil ;
      2. Appelle le gouvernement à communiquer davantage sur cette situation en donnant beaucoup plus d’informations aux familles des maliens vivants en Angola ;
      3. Encourage le gouvernement de continuer à œuvrer pour le respect des droits des migrants maliens et aussi pour le développement d’une relation franche entre les Etats africains en vue de la réalisation de l’unité africaine comme le prévoit l’article 117 de la Constitution ;
      4. Invite l’Union Africaine à dénoncer et prendre des mesures contre les violations des droits humains dans les pays membres ;
      5. Invite également les Etats membres de l’Union Africaine à renoncer aux expulsions massives des ressortissants d’autres pays africains et à mettre fin sans délais aux opérations actuelles en cour ;
      6. Exhorte l’U.A et les Etats à une plus grande implication des organisations de la société civile aux différents processus pour la gestion de la migration.

      http://www.expulsesmaliens.info/Les-violations-des-droits-humains-des-migrants-africains-en-Angola

  • Une #app permet à la #police turque de surveiller les #expatriés #opposants d’Erdoğan

    Recep Tayyip Erdoğan, l’autoritaire président turc, n’apprécie pas outre mesure qu’on pense différemment de lui. S’il est relativement facile de fliquer les opinions des citoyens en Turquie, c’est moins évident à l’extérieur du pays. C’est là qu’intervient l’application #EGM, un acronyme derrière lequel se cache #Emniyet_Genel_Müdürlüğü, la Direction générale de la Sécurité du pays.

    Disponible sur iOS comme sur Android, cette app permet aux fans du chef de l’État turc de partager avec la police du pays les messages postés sur les réseaux sociaux par les opposants du régime originaires du pays, mais qui n’habitent pas en Turquie. Là où la parole est plus libre.

    Ces dénonciations peuvent rendre la vie difficile aux expatriés dans leur pays d’accueil (les loyalistes d’Erdoğan sont très actifs pour défendre l’honneur de leur président, y compris en dehors de la Turquie), mais aussi lorsqu’ils décident de revenir en Turquie pour des vacances ou revoir des proches.

    L’émission Report Mainz de la chaîne ARD rapporte (https://www.ardmediathek.de/tv/REPORT-MAINZ/Wie-Erdogan-Angst-und-Misstrauen-in-Deut/Das-Erste/Video?bcastId=310120&documentId=56370572) le témoignage d’un citoyen turc vivant en Allemagne qui a reçu des menaces après avoir posté sur Facebook un billet critique sur Erdoğan. Le harceleur a partagé une capture écran de l’app EGM avec le message en question :
    Apple voudra-t-elle faire le ménage dans l’App Store et supprimer cette application ? La délation et le harcèlement ne font généralement pas bon ménage avec les règles de bonne conduite de l’App Store, et maintenant que l’affaire est médiatisée, il est possible que le constructeur veuille s’en débarrasser.

    Reste qu’Apple n’est pas dans une position confortable, alors que la Turquie est un marché pour lequel le constructeur investit beaucoup. Erdoğan a menacé Apple d’un boycott cet été, suite aux pressions économiques de la Maison Blanche : « S’ils ont des iPhone, il y a des Samsung de l’autre côté, et nous avons aussi notre Vestel [un fabricant local, ndr] », a-t-il déclaré, bien qu’il soit un utilisateur d’iPhone lui-même1.

    Cette histoire, « sortie » dans les médias allemands, intervient dans un contexte chargé pour les relations entre la Turquie et l’Allemagne, où vivent 3 millions de Turcs. Recep Tayyip Erdoğan est actuellement en visite officielle en Allemagne, qui a d’ailleurs remporté l’organisation du prochain Euro de football de 2024 au nez et à la barbe de… la Turquie.


    https://www.igen.fr/app-store/2018/09/une-app-permet-la-police-turque-de-surveiller-les-expatries-opposants-derdogan

    #surveillance #Turquie #traque #Erdogan
    cc @etraces @albertocampiphoto

  • Israël et ses expatriés : un rapport difficile
    22 septembre 2018 Par La rédaction de Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/220918/israel-et-ses-expatries-un-rapport-difficile?onglet=full

    Plus de 15 000 Israéliens ont quitté l’État hébreu en 2017. C’est près de 6 300 de plus que d’Israéliens revenant dans le pays. Ce déficit tend certes à s’affaiblir, mais dans un pays qui se veut le refuge des Juifs du monde entier, ces expatriés soulèvent bien des questions en Israël. Le quotidien suisse Neue Zürcher Zeitung publie une enquête sur ce phénomène. Les raisons de partir sont nombreuses : elles peuvent être économiques, liées à la formation ou plus politiques, par rejet de la politique gouvernementale ou par désespoir de voir un jour la paix régner dans la région.

    Beaucoup en Israël estiment que ces départs nuisent à l’image d’un pays qui se veut performant sur le plan économique et à la pointe de la technologie. D’autres critiquent une forme de trahison vis-à-vis du seul État juif, d’autres encore redoutent la fuite des cerveaux. Mais les réactions de la société israélienne face aux expatriés sont complexes et paradoxales. Ainsi, la droite souhaitait accorder le droit de vote aux Israéliens de l’étranger sur leur lieu de résidence, pensant que ces derniers soutiendraient plutôt la politique de Benjamin Netanyahou. La gauche s’y opposait, estimant qu’il était injuste de donner le droit de vote à ceux qui ne subissent pas directement cette politique. Puis, la droite a fait marche arrière devant la crainte de voir les Juifs de gauche étasuniens, par exemple, faire un aliya par correspondance en demandant un passeport sans jamais résider en Israël, et en votant… à gauche.

    En lire plus dans la NZZ : https://www.nzz.ch/international/der-kampf-um-die-abgestiegenen-seelen-ld.1422166

    • nzz.ch, siehe oben

      [...]

      (Die) Bemerkungen lösten in Israel eine riesige Debatte aus. Und starker Tobak ist es fürwahr – auch hippe Israeli in Berlin werden nicht gerne pauschal beschuldigt, ihr Land «wegzuwerfen». Lapid wurde heftig angegriffen, aber in den sozialen Netzwerken ergriffen auch viele Partei für ihn und warfen den Expats Fahnenflucht, mangelnden Patriotismus und Schlimmeres vor. Die Linke schlug zurück und diagnostizierte einen andauernden Exodus, der Ausdruck von Verdruss und Verzweiflung über die dominierende Politik der Rechten sei. Joseph Chamie und Barry Mirkin, zwei amerikanische Wissenschafter, schrieben 2011 in der Zeitschrift «Foreign Policy» einen Artikel mit dem Titel «The Million Missing Israelis» und behaupteten, bis zu eine Million Israeli lebten im Ausland. Das seien rund 13 Prozent, ein für OECD-Länder hoher Wert. 1980 hätten lediglich 270 000 Israeli im Ausland gelebt.

      [...]

      ... das Wesentliche, die Begründung der Auswanderung. Für ... war es nicht nur das, was weglockte, die angeblich bessere Bildung im Ausland, die bessere Lebensqualität, das Einkommen und die tollen Berufschancen. Nein, sie fanden auch Faktoren, die die Menschen wegtrieben. Die Politik der Regierung. Der offene Rassismus in breiten Volksschichten. Die fehlenden Friedensaussichten. Die allgemeine Niedergeschlagenheit. «The question is not why we left, but why it took us so long to do so.» Und ahnungsvoll wurde festgestellt, dass viele Expats bereits Doppelbürger waren oder es werden wollten. Rund 100 000 Israeli hätten bereits den deutschen Pass, in den USA gebe es denselben Trend. Die Israeli im Ausland seien tendenziell gescheiter, gebildeter, wohlhabender, säkularer als der Durchschnitt, hiess es weiter. Angesichts dieses Exodus werde die Lage in Israel langsam schwierig. Die Emigration stärke die Ultraorthodoxen und die Araber. Damit gefährde sie das zionistische Projekt.

      [...]

    • The million missing Israelis | Foreign Policy 2011

      https://foreignpolicy.com/2011/07/05/the-million-missing-israelis

      [...]

      At the lower end is the official estimate of 750,000 Israeli emigrants — 10 percent of the population — issued by the Israeli Ministry of Immigrant Absorption, which is about the same as that for Mexico, Morocco, and Sri Lanka. Prime Minister Benjamin Netanyahu’s government places the current number of Israeli citizens living abroad in the range of 800,000 to 1 million, representing up to 13 percent of the population, which is relatively high among OECD countries. Consistent with this latter figure is the estimated 1 million Israelis in the Diaspora reported at the first-ever global conference of Israelis living abroad, held in this January.

      Current estimates of Israelis living abroad are substantially higher than those for the past. During Israel’s first decade, some 100,000 Jews are believed to have emigrated from Israel. By 1980, Israel’s Central Bureau of Statistics estimated some 270,000 Israelis living abroad for more than a year, or 7 percent of the population. Several decades later, the number of Israeli emigrants had swelled to about 550,000 — or almost double the proportion at the end of the 1950s.

      Of the Israelis currently residing abroad, roughly 60 percent are believed to have settled in North America, a quarter in Europe, and 15 percent distributed across the rest of the world. It is estimated that about 45 percent of the adult Israeli expatriates have completed at least a university degree, in contrast to 22 percent of the Israeli population. The Israeli emigrants are deemed to be disproportionately secular, liberal, and cosmopolitan. Furthermore, the emigrants are generally younger than the immigrants to Israel, especially those from the former Soviet Union, hastening the aging of Israel’s population.

      The often-cited reasons for Israeli emigration center on seeking better living and financial conditions, employment and professional opportunities, and higher education, as well as pessimism regarding prospects for peace. Consistent with these motives, one of the most frequently given explanations for leaving Israel is: “The question is not why we left, but why it took us so long to do so.” And recent opinion polls find that almost half of Israeli youth would prefer to live somewhere else if they had the chance. Again, the most often-cited reason to emigrate is because the situation in Israel is viewed as “not good.”

      Another important factor contributing to the outflow of Jewish Israelis is previous emigration experience. As 40 percent of Jewish Israelis are foreign-born, emigration is nothing new for many in the country. Moreover, as Israeli emigrants cannot yet vote from abroad, they are likely to feel marginalized from mainstream Israeli society, further contributing to their decision to remain abroad as well as attracting others to do the same. Whether the Netanyahu government’s effort in the Knesset to approve a bill granting voting rights to Israelis living abroad will slow the trend is uncertain.

      Adding to emigration pressures, many Israelis have already taken preliminary steps to eventually leaving. One survey found close to 60 percent of Israelis had approached or were intending to approach a foreign embassy to ask for citizenship and a passport. An estimated 100,000 Israelis have German passports, while more are applying for passports based on their German ancestry. And a large number of Israelis have dual nationality, including an estimated 500,000 Israelis holding U.S. passports (with close to a quarter-million pending applications).

      [...]

  • Who says the most liveable city is in the west? Culture doesn’t just live in museums | Chibundu Onuzo | The Guardian
    https://www.theguardian.com/commentisfree/2018/aug/19/vienna-lagos-economist-intelligence-unit-liveability-index

    Why do studies like this exist anyway? The people who actually live in Harare, Karachi and Algiers are still living there, no matter how “unliveable” the Economist Intelligence Unit judges their cities. In the report summary, the compilers state that their findings will help in “assigning a hardship allowance as part of expatriate relocation packages”. I’d just like to say that Lagos has enough expats. We see them, overpaid and overfed, establishing little colonies, disparaging the local culture, food and customs, and earning three times what they would at home.

    #urban_matter #culture #racisme #expats (perso je placerais Lagos loin devant Vienne ahahah)

  • #Nantes : suite à la destruction du camp #Daviais par les hommes blancs, un réseau de solidarités s’active. Il ne manque plus que la Croix-Rouge accepte de distribuer le midi plutôt que le soir... #RefugeesWelcome #expat #migrants #exiles
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/41802464270

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    +> infos sur : http://nantes.aveclesexiles.info & http://nantes.indymedia.org
    +> Cagnottes de soutien : http://www.colleo.fr/cagnotte/10222/nantes-avec-les-exile-e-s & https://www.leetchi.com/c/lautre-cantine
    +> coups de mains à L’Autre Cantine, rue de Cornulier à #Nantes
    +> photos sur http://www.flickr.com/photos/valkphotos/collections/721576893150

  • Avez-vous écouté Jean Amblard, paysan du Gers, entrepreneur social et humanitaire en Lettonie racontant sur France Inter la création d’une ferme pédagogique dans un village d’enfants de la campagne lettone ?

    [Lettonie-Francija]
    https://www.lettonie-francija.fr/ecouter-jean-amblard-depuis-la-lettonie-sur-france-inter-465

    Avez-vous écouté Jean Amblard depuis la Lettonie sur France Inter ?

    Coordinateur de formations pour adultes en agriculture biologique, animateur de projets de développement rural, créateur d’une ferme pédagogique dans un village d’enfants de la campagne lettone.

    Son expérience à l’étranger dans un petit pays d’Europe est passionnante. En mars 2005 il ouvrait son journal sur le web depuis la Lettonie : un pays qui enchante ...

    Comment un paysan gersois peut-il se retrouver un jour, à 54 ans, à la tête d’un projet de développement rural en Lettonie ? Car il s’agit bien, non pas de gérer une situation, mais d’en créer une. Et c’est là que tous ceux qui me connaissent vont commencer à comprendre. C’est une longue histoire que je vais essayer de vous raconter lorsque j’aurais un peu de temps, comme aujourd’hui par exemple ...

    Écoutez-le échanger avec Philippe Bertrand l’animateur des Carnets de Campagne sur France -Inter ...

    .../... La suite sur le blog du Paysan du Gers en Lettonie : http://jeanlv.typepad.fr/mon_weblog/2005/03/index.html

    #Lettonie, #Jean_Amblard, #français_à_l_étranger, #Gers, #expatrié, #Entrepreneur_social, #Carnets_de_Campagne, #france_inter, #agriculture_biologique,

  • Manchen Auslandsdeutschen wird die Teilnahme an der Wahl aus dubiosen Anforderungen verwehrt | Telepolis
    https://www.heise.de/tp/features/Manchen-Auslandsdeutschen-wird-die-Teilnahme-an-der-Wahl-aus-dubiosen-Anforder

    Auslandsdeutsche müssen mitunter eine „persönliche und unmittelbare Vertrautheit mit den politischen Verhältnissen in der Bundesrepublik“ nachweisen, wenn sie wählen wollen

    Wer als deutscher Staatsbürger seit 25 Jahren im Ausland gewohnt hat, keinen ständigen Wohnsitz in Deutschland hat und nicht einmal drei Monate ununterbrochen in Deutschland gelebt hat, darf nach einer Gesetzesänderung von 2013 im Wahlrecht womöglich zeitweilig nicht mehr an den Wahlen in Deutschland teilnehmen. Zwar ist der Nachweis nicht mehr erforderlich wie zuvor, dass man drei Monate ununterbrochen in der Bundesrepublik Deutschland gelebt hat. Aber nun muss der Nachweis erbracht werden, dass Auslandsdeutsche eine „persönliche und unmittelbare Vertrautheit mit den politischen Verhältnissen in der Bundesrepublik“ besitzen, was auch zu heißen scheint, dass sie am „Kommunikationsprozess zwischen Volk und Staatsorganen“ teilnehmen.

    #Allemagne #élections #expatriés

  • Einfach mal ausgebürgert

    http://www.faz.net/aktuell/politik/ausland/ukraine-poroschenko-entzieht-saakaschwili-ukrainische-staatsbuergerschaft-15125

    Präsident Poroschenko hat seinem früheren Freund und jetzigen Rivalen Saakaschwili die ukrainische Staatsbürgerschaft entzogen. Der sitzt nun in Amerika fest. Menschenrechtler reagieren empört

    [...]

    Bald begann er [Saakaschwili /oAnth] , sich über mangelnden Rückhalt aus der Präsidentenkanzlei zu beschweren, und nach anderthalb Jahren im Amt, im November 2016, warf er in Odessa den Bettel hin. Seither ist er ein offener Gegner Poroschenkos, und seit Monaten tourt er durchs Land, um, gestützt auf sein beträchtliches demagogisches Talent, eine eigene Oppositionspartei namens „Bewegung der neuen Kräfte“ aufzubauen. Im Fernsehen lancierte er unlängst ein patriotisch-martialisches Musikvideo, in dem eine als Soldatin kostümierte junge Frau den Präsidenten und Oberbefehlshaber der Streitkräfte als „Schokoladenarsch“ besingt. Für den Präsidenten, der laut einer Umfrage vom Juni gerade noch von 9,5 Prozent der Befragten unterstützt wird, eine inakzeptable Majestätsbeleidigung.

    „Den Freunden gib alles, den Feinden gib das Gesetz“

    Jetzt hat der so Besungene seinen Studienfreund also per Dekret ausgebürgert, während der gerade durch die Vereinigten Staaten reiste. Die Begründung: Saakaschwili habe bei Annahme des ukrainischen Passes 2015 verschwiegen, dass in Georgien Strafverfahren gegen ihn im Gang sind. Die Menschenrechts-Szene in Kiew schlägt die Hände über dem Kopf zusammen. Nicht, dass „Mischa“ mit seiner Selbstverliebtheit der Liebling jedes Bürgerrechtlers gewesen wäre. Aber die Methode, mit welcher Poroschenko hier einen Konkurrenten kaltstellt, erinnert manche an Russland. Die renommierte Internetzeitung „Ukrainska Prawda“, die den traurigen Ruhm genießt, dass in den letzten beiden Jahrzehnten schon zwei ihrer besonders kritischen Redakteure unter ungeklärten Umständen ermordet worden sind, schrieb am Donnerstag, die Redaktion sei zwar weit davon entfernt, Saakaschwili zu unterstützen. Allerdings komme sie nicht umhin, festzustellen, dass die Praxis der Ausbürgerung von Kritikern zu den klassischen Methoden Wladimir Putins gehöre.

    Präsident Poroschenko habe in der Vergangenheit immer wieder beide Augen zugedrückt, wenn Freunde und Verbündete vorschriftswidrig fremde Staatsbürgerschaften angenommen hätten. Immer wieder seien solche Fälle bekanntgeworden, etwa beim früheren Chef des nationalen Finanzamts, Roman Nasirow, und beim ehemaligen Gouverneur von Dnipro, dem Oligarchen Ihor Kolomojskij. Keinen von beiden aber habe Poroschenko deswegen ausgebürgert. Die Zeitung kommt zu einem vernichtenden Schluss: Der Präsident folge dem Grundsatz: „Den Freunden gib alles, den Feinden gib das Gesetz.“ Mit diesem Hang zur „selektiven Gerechtigkeit“ aber trete er in die Fußstapfen seines Vorgängers Janukowitsch – des von Russland unterstützten Kleptokraten im Präsidentenamt, den die Revolution von 2014 nach ihrem tödlichen Finale auf dem „Majdan“, dem Kiewer Unabhängigkeitsplatz, gestürzt hatte.
    Najem: Die größte Idiotie seit der Einkerkerung Timoschenkos

    Andere Stimmen folgten. Mustafa Najem, der investigative Journalist und heutige Abgeordnete, der seinerzeit durch einen nächtlichen Facebook-Aufruf die Revolution von 2014 ausgelöst hatte, nannte die Ausbürgerung Saakaschwilis die größte Idiotie seit der willkürlichen Einkerkerung Julija Timoschenkos durch Janukowitsch, und Halya Koynasch von der Charkiwer Gruppe zum Schutz der Menschenrechte erinnerte daran, dass der frühere georgische Präsident nicht das erste Ausbürgerungsopfer des Präsidenten sei – vor ihm schon habe Poroschenko einem Mitstreiter Saakaschwilis, Sascha Borowik, den Pass entzogen.

    Was aus dem früheren Präsidenten Georgiens nun werden soll, ist unklar. Die Nachricht von seiner Ausbürgerung erreichte ihn in Amerika, und am Donnerstag war unklar, ob er nun überhaupt in die Ukraine zurückkehren kann. Er selbst hat zwar angekündigt, er denke nicht daran, den Rest seines Lebens als „Flüchtling“ zu verbringen. Er werde wiederkommen, er werde wie immer über den Majdan spazieren, und er werde Poroschenkos Entscheidung anfechten. Dafür müssten ihn allerdings die Grenzer am Flughafen Boryspil erst einmal ins Land lassen.

    ||

    #Ukraine #Géorgie #USA #États_unis #saakachvili #expatriation #dénaturalisation

    • Russian PM Dmitry Medvedev earlier called the situation around Mikheil Saakashvili’s citizenship ’a weird tragicomedy’

      http://tass.com/politics/957996

      [...]

      Russian Prime Minister Dmitry Medvedev earlier described the situation with stripping Saakashvili of Ukrainian citizenship as “a tragicomedy” testifying to “the moral qualities” of its participants on his Facebook page.

      “Saakashvili’s fate is surprising: a Georgian citizen, the Georgian president, an individual stripped of Georgian citizenship, a Ukrainian citizen, the Ukrainian president’s friend, the governor of the Odessa region, a person stripped of Ukrainian citizenship,” the Russian premier noted. “I am shocked at the Ukrainian authorities’ logic. To grant Ukrainian citizenship to the former Georgian president, appoint him governor, strip him of Ukrainian citizenship and agree to his extradition to Georgia. All that is undeniable evidence of the highest moral qualities of the two people who took part in this fantastic tragicomedy,” Medvedev concluded.

      ||

      #Russie

  • Gabrielle Hecht. Uranium africain, une histoire globale | Cairn.info
    http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=AFCO_258_0181&WT.mc_id=AFCO_258

    la disparité de traitement par les experts des ouvriers blancs et noirs – ces derniers ayant été exclus des études pendant longtemps à cause de préjugés raciaux. Une exclusion, certes, qui a contribué à l’invisibilisation des risques liés aux radiations pour les populations africaines, alors même que ces risques étaient rendus visibles lors des études sur les expatriés et les ouvriers européens.

    L’une des qualités qui fait de ce livre une œuvre majeure est sans aucun doute l’information qualitative et quantitative que Gabrielle Hecht a pu repérer dans les archives des pays africains où elle a mené ses terrains de recherche : archives inédites pour la plupart

    #livre (pas lu) #afrique #nucléaire #extractivisme

  • Les firmes multinationales françaises en 2014 : 5,5 millions de salariés employés hors de France | Insee
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/2842803

    Les firmes multinationales françaises en 2014 : 5,5 millions de salariés employés hors de France
    Ismaël Haffoud, division Profilage et traitement des grandes unités, Insee

    En 2014, les firmes multinationales françaises (hors secteur bancaire) contrôlent 37 000 filiales à l’étranger. Elles y réalisent 54 % de leur chiffre d’affaires consolidé et y emploient 56 % de leurs salariés, soit 5,5 millions de personnes. Dans les filiales à l’étranger, les effectifs augmentent de 2,4 % par rapport à 2013. Le coût salarial par tête est de 36 000 euros annuels. Les investissements à l’étranger des firmes françaises restent majoritairement orientés hors Union européenne.

    #france #expatriation #multinationales #statistiques #données #insee

  • What’s the difference between a migrant and an expat?

    Nepalis, Indians, Americans, Syrians and Pakistanis all have something in common: they were the top five migrant groups who received family-related visas to the UK in the year to March 2016. But while US citizens coming to join a family member who is already in Britain are often called “expatriates” or “expats”, the others are often portrayed as “migrants” – mainly because of the country of their birth.

    https://theconversation.com/whats-the-difference-between-a-migrant-and-an-expat-69265#comment_1

    #expat #expatrié #migrants #migrations #vocabulaire #terminologie #mots

  • Livre | Repenser l’immigration. Une boussole éthique
    https://asile.ch/2017/03/20/livre-repenser-limmigration-boussole-ethique

    L’immigration place les démocraties européennes face à d’immenses défis éthiques. Les valeurs de liberté, d’égalité et de solidarité qui ont nourri leur histoire semblent aujourd’hui avoir perdu leur capacité à nous orienter. De l’« expat » au requérant d’asile, du regroupement familial à la libre circulation, la diversité des situations migratoires bouscule nos convictions et interroge nos […]

  • #Portage_salarial international : comment ça marche ?
    http://www.leportagesalarial.com/portage-salarial-international

    Qu’est-ce que le #portage_salarial international ? A qui s’adresse-t-il ? Quels sont les avantages du #portage_salarial_international ? Comment se déroule le portage salarial international chez ITG ? Éléments de réponses.

    #Outils #détachement #expatriation

  • Why the language we use to talk about refugees matters so much
    –-> cet article date de juin 2015... je le remets sur seenthis car je l’ai lu plus attentivement, et du coup, je mets en évidence certains passages (et mots-clé).

    In an interview with British news station ITV on Thursday, David Cameron told viewers that the French port of Calais was safe and secure, despite a “#swarm” of migrants trying to gain access to Britain. Rival politicians soon rushed to criticize the British prime minister’s language: Even Nigel Farage, leader of the anti-immigration UKIP party, jumped in to say he was not “seeking to use language like that” (though he has in the past).
    Cameron clearly chose his words poorly. As Lisa Doyle, head of advocacy for the Refugee Council puts it, the use of the word swarm was “dehumanizing” – migrants are not insects. It was also badly timed, coming as France deployed riot police to Calais after a Sudanese man became the ninth person in less than two months to die while trying to enter the Channel Tunnel, an underground train line that runs from France to Britain.

    The way we talk about migrants in turn influences the way we deal with them, with sometimes worrying consequences.

    When considering the 60 million or so people currently displaced from their home around the world, certain words rankle experts more than others. “It makes no more sense to call someone an ’illegal migrant’ than an ’illegal person,’” Human Rights Watch’s Bill Frelick wrote last year. The repeated use of the word “boat people” to describe people using boats to migrate over the Mediterranean or across South East Asian waters presents similar issues.
    “We don’t call middle-class Europeans who take regular holidays abroad ’#EasyJet_people,’ or the super-rich of Monaco ’#yacht_people,’” Daniel Trilling, editor of the New Humanist, told me.

    How people are labelled has important implications. Whether people should be called economic migrants or asylum seekers matters a great deal in the country they arrive in, where it could affect their legal status as they try to stay in the country. It also matters in the countries where these people originated from. Eritrea, for example, has repeatedly denied that the thousands of people leaving the country are leaving because of political pressure, instead insisting that they have headed abroad in search of higher wages. Other countries make similar arguments: In May, Bangladesh Prime Minister Sheikh Hasina said that the migrants leaving her country were “fortune-seekers” and “mentally sick.” The message behind such a message was clear: It’s their fault, not ours.

    There are worries that even “migrant,” perhaps the broadest and most neutral term we have, could become politicized.

    Those living in the migrant camps near #Calais, nicknamed “the #jungle,” seem to understand this well themselves. “It’s easier to leave us living like this if you say we are bad people, not human," Adil, a 24-year-old from Sudan, told the Guardian.

    https://www.washingtonpost.com/news/worldviews/wp/2015/07/30/why-the-language-we-use-to-talk-about-refugees-matters-so-much
    #langage #vocabulaire #terminologie #mots #réfugiés #asile #migrations #essaim #invasion #afflux #déshumanisation #insectes #expatriés #expats #illégal #migrant_illégal #boat_people #migrants_économiques

    cc @sinehebdo

    • The words we use matter—why we shouldn’t use the term ”illegal migrant”

      Words have consequences, especially in situations where strong emotions as well as social and political conflicts are endemic. Raj Bhopal’s rapid response in The BMJ, in which he objected to the use of the phrase “illegal migrant” on the grounds that only actions, not persons, can be deemed “illegal”, merits further reflection and dissection.

      Some people think that those who protest against this phrase are taking sides with migrants in conflict with the law, in a futile attempt to cover up what is going on. On the contrary: the very idea that a person can be illegal is incompatible with the rule of law, which is founded on the idea that everyone has the right to due process and is equal in the eyes of the law. Labelling a person as “illegal” insinuates that their very existence is unlawful. For this reason, bodies including the United Nations General Assembly, International Organization for Migration, Council of Europe, and European Commission have all deemed the phrase unacceptable, recommending instead the terms “irregular” or “undocumented”. It would be more than appropriate for the medical profession, given its social standing and influence, to do the same.

      While people cannot be illegal, actions can: but here too, words have to be chosen carefully. For example, the overwhelming majority of irregular migrants have not entered the country clandestinely; they have either had their asylum application turned down, or have “overstayed” a visa, or breached its conditions. Moreover, it is never correct to label someone’s actions “illegal” before the appropriate legal authority has determined that they are. Until then, the presumption of innocence should apply. Due process must have been followed, including the right to legal advice, representation, and appeal—rights that the UK government, especially where migrants are concerned, has been only too willing to sacrifice on the altar of cost-cutting.

      Even after an official determination that a person is residing unlawfully, we must have confidence in the fairness of the procedures followed before it is safe to assume that the decision was correct. This confidence has been badly shaken by the recent finding that almost half of the UK Home Office’s immigration decisions that go to appeal are overturned. In their zeal to implement the government’s policy of creating a “hostile environment” for people residing unlawfully, some Home Office officials appear to have forgotten that the rule of law still applies in Britain. People who had lived legally in the UK for decades have been suddenly branded as “illegally resident” and denied healthcare because they couldn’t provide four pieces of evidence for each year of residence since they arrived—even when some of the evidence had been destroyed by the Home Office itself. Hundreds of highly skilled migrants including doctors have been denied the right to remain in the UK because minor tax or income discrepancies were taken as evidence of their undesirability under the new Immigration Rules. A recent case in which the Home Office separated a 3-year-old girl from her only available parent, in contravention of its own policies, led to an award for damages of £50,000.

      What of the medical profession’s own involvement? The 2014 Immigration Act links a person’s healthcare entitlement to their residency status. Health professionals in the UK are now required to satisfy themselves that an individual is eligible for NHS care by virtue of being “ordinarily resident in the UK,” the definition of which has been narrowed. In practice, this has meant that people who do not fit certain stereotypes are more likely to be questioned—a potential route to an institutionally racist system. They can instantly be denied not only healthcare, but also the ability to work, hold a bank account or driver’s licence, or rent accommodation. It is unprecedented, and unacceptable, for UK health professionals to be conscripted as agents of state control in this way.

      Given the unrelenting vendetta of sections of the British press against people who may be residing unlawfully, it should also be borne in mind that such migrants cannot “sponge off the welfare state”, since there are virtually no benefits they can claim. They are routinely exposed to exploitation and abuse by employers, while “free choice” has often played a minimal role in creating their situation. (Consider, for example, migrants who lose their right of residence as a result of losing their job, or asylum seekers whose claim has been rejected but cannot return to their country because it is unsafe or refuses to accept them).

      To sum up: abolishing the dehumanising term “illegal migrant” is an important first step, but the responsibility of health professionals goes even further. In the UK they are obliged to collaborate in the implementation of current immigration policy. To be able to do this with a clear conscience, they need to know that rights to residence in the UK are administered justly and humanely. Regrettably, as can be seen from the above examples, this is not always the case.

      https://blogs.bmj.com/bmj/2018/10/02/the-words-we-use-matter-why-we-shouldnt-use-the-term-illegal-migrant

  • #Africa makes us* look better
    http://africasacountry.com/2016/12/africa-makes-us-look-better

    Africa makes us look better. Just by stepping off a plane we get richer, more interesting and prettier. In most cases our lighter skin and straighter hair earns us a special place in society. We receive a lot of attention, wanted or not, and feel like minor celebrities. When we are invited to sit at […]

    #ESSAYS

  • What’s the difference between a migrant and an expat?

    Nepalis, Indians, Americans, Syrians and Pakistanis all have something in common: they were the top five migrant groups who received family-related visas to the UK in the year to March 2016. But while US citizens coming to join a family member who is already in Britain are often called “expatriates” or “expats”, the others are often portrayed as “migrants” – mainly because of the country of their birth.

    https://theconversation.com/whats-the-difference-between-a-migrant-and-an-expat-69265
    #migrations #asile #migrant #expat #catégorisation #terminologie #mots #vocabulaire #expatrié
    cc @sinehebdo

  • On vit dans un drôle de monde ! Et il semblerait que « expatriés » et « migrants » ne vivent pas sur le même, si on croit le Courrier international...

    Alors qu’ici on fait l’éloge de l’aide au départ dont rêvent les expats, pour les migrants provenant du Sud globalisé, c’est des aides au développement pour empêcher le départ qui sont mis en place !

    Infographie. Ce qu’il faudrait faire pour aider les expats

    En 2014, 91 % des personnes interrogées par l’institut Ipsos pour son enquête “Les Français et l’expatriation” déclaraient que si, parmi leurs proches, un jeune envisageait de partir vivre à l’étranger, elles l’encourageraient à le faire et 92 % qu’elles avaient une bonne opinion des Français qui partent vivre à l’étranger.


    http://www.courrierinternational.com/grand-format/infographie-ce-quil-faudrait-faire-pour-aider-les-expats
    #expat #expatriés #asile #migrations #réfugiés #aide_au_départ #rhétorique #mots #vocabulaire #terminologie #wordsmatter #inégalités #discours
    cc @reka