• #ACME - numéro spécial sur « Border Imperialism »

    Situating Border Imperialism
    Levi Gahman, Elise Hjalmarson, Amy Cohen, Sutapa Chattopadhyay, Enrica Rigo, Sarah Launius, Geoffrey Boyce, Adam Aguirre, Elsa Noterman, Eli Meyerhoff, Amílcar Sanatan

    Border Imperialism, Racial Capitalism, and Geographies of Deracination
    Levi Gahman, Elise Hjalmarson

    “Slavery hasn’t ended, it has just become modernized”: Border Imperialism and the Lived Realities of Migrant Farmworkers in #British_Columbia, #Canada
    Amy Cohen

    Borders re/make Bodies and Bodies are Made to Make Borders: Storying Migrant Trajectories
    Sutapa Chattopadhyay

    Re-gendering the Border: Chronicles of Women’s Resistance and Unexpected Alliances from the Mediterranean Border
    Enrica Rigo

    Drawing the Line: Spatial Strategies of Community and Resistance in Post-SB1070 #Arizona
    Geoffrey A Boyce, Sarah Launius, Adam O Aguirre

    Revolutionary Scholarship by Any Speed Necessary: Slow or Fast but for the End of This World
    Eli Meyerhoff, Elsa Noterman

    Borders and Marxist Politics in the Caribbean: An Interview with #Earl_Bousquet on the Workers Revolutionary Movement in St. Lucia
    Earl Bousquet, Interviewed by: Amílcar Sanatan

    #revue #frontières #impérialisme #déracinement #esclavagisme #capitalisme_racial #déracinement #Caraïbes #femmes #genre #résistance_féminine #USA #Etats-Unis #corps #agriculture #exploitation


  • Quand l’#Inde s’urbanise. Entretien avec #Marie-Hélène_Zerah

    Selon Marie-Hélène Zérah, le développement des #villes indiennes se caractérise par une dynamique de #privatisation_informelle et créative. Par-delà le paradigme réducteur de la « #ville_néolibérale », elle brosse le portrait d’un #urbanisme bricolé et fondé sur l’#exploitation des #migrants et des basses #castes.


    https://laviedesidees.fr/Quand-l-Inde-s-urbanise.html
    #privatisation_créative #urban_matter


  • Sierra Leone : heurts mortels autour des plantations Socfin
    http://www.lequotidien.lu/a-la-une/sierra-leone-deux-morts-et-des-milliers-de-deplaces-autour-des-plantatio

    Deux morts, des villageois battus par les forces de l’ordre et des milliers d’autres fuyant leurs domiciles dans le chefferie de Sahn Malen, dans le sud-est de la #Sierra_Leone : ces événements d’une extrême gravité se sont déroulés le lundi 21 janvier dans les villages riverains d’une plantation de #palmiers_à_huile exploitée par SAC, une filiale de la multinationale luxembourgeoise Socfin dont les deux principaux actionnaires sont l’homme d’affaires belge Hubert #Fabri (50,2% du capital) et le groupe français Bolloré (38,7%), contrôlé par le milliardaire Vincent #Bolloré. Outre l’huile de palme, un marché en pleine expansion, Socfin est également spécialisée dans la culture de l’#hévéa dont est extrait le caoutchouc naturel.

    Selon une vingtaine d’organisations de la société civile, la répression à Sahn Malen est intervenue après le déclenchement d’une grève pour protester contre les mauvaises #conditions_de_travail et les faibles rémunérations des employés de SAC. Ce mouvement s’inscrit dans un conflit plus large sur l’occupation des terres, soit plus de 18 000 hectares, dont Maloa, une association de défense des riverains, juge qu’elles ont été accaparées par la multinationale. « Avant, nous avions de quoi cultiver et nous pouvions nourrir nos familles, ça allait plutôt bien. Maintenant, nos villages sont dans la #plantation, Socfin a pris nos terres, nous ne pouvons plus cultiver, nous n’avons plus de nourriture. Nous dépendons entièrement de Socfin pour le travail », témoignait en octobre dernier une représentante des riverains, invitée au Luxembourg par un collectif d’ONG (lire ci-dessous). L’élection du président Julius Maada Bio, en mars 2018, leur avait pourtant fait espérer une résolution du conflit foncier.

    #terres #alimentation #meurtres


  • Cantine fermée sur le chantier Google à Baudour : « un foutoir social » selon l’auditeur du travail
    https://www.rtbf.be/info/regions/detail_baudour-nouvelle-infraction-surle-chantier-fermeture-de-la-cantine?id=10

    Troisième descente en quelques mois sur le chantier Google de Baudour pour les services d’inspection du travail. Et troisième découverte d’une infraction sociale. Vendredi, l’auditorat du travail du Hainaut a découvert une fraude du côté de la cantine du chantier. Neuf travailleurs y étaient déclarés 3 à 4 heures par jour via une société d’intérim alors qu’ils prestaient entre 8 et 10 heures par jour.


    Une nouvelle infraction sociale sur le chantier Google à Baudour. A la cantine, le travail au noir était la règle (photo prétexte). - © DR

    « Le responsable de la cantine a tout de suite reconnu l’infraction », a indiqué l’auditeur du travail, Charles-Eric Clesse. « Le salaire afférent aux heures non déclarées était payé en noir à partir de la caisse de la cantine ». En attendant la remise en ordre et le paiement d’une amende, les scellés ont été placés sur la cantine et les badges des travailleurs ont été bloqués. La cantine est donc fermée et un millier d’ouvriers est privé de repas. Ils devront prévoir leur pique-nique, car "le sous-traitant en charge de cette cantine ne peut faire appel à un autre personnel, il doit absolument régulariser les salaires des travailleurs en place et payer la régularisation".

    Plus de trois millions pour les anciennes infractions
    Plusieurs infractions ont été découvertes depuis novembre 2018 par l’auditorat du travail sur le chantier Google à Baudour. Le géant américain de l’informatique y construit actuellement un nouveau centre de données. Selon l’auditeur du travail, entre 570 et 600 badges d’accès de travailleurs en situation sociale illégale ont été supprimés depuis novembre. Ces travailleurs non-déclarés et opérant pour des sociétés sous-traitantes étaient d’origine notamment roumaine, bulgare, hongroise ou encore britannique.

    La société Google avait réagi début décembre après la découverte des infractions sociales et avait demandé que les problèmes rencontrés soient réglés le plus rapidement possible. L’auditeur du travail a indiqué lundi que les amendes et régularisations ont été payées ou en passe de l’être, soit environ 1,5 million d’euros en amendes pénales et plus de 1,5 millions d’euros en régularisations.

    Face à ces infractions à répétition, l’auditorat du travail du Hainaut commence à s’impatienter. « Ça devient très problématique. Ce chantier est un foutoir social », estime Charles-Eric Clesse. « À un moment où un autre, mon office mettra les scellés sur l’ensemble du chantier. Et on ne le rouvrira que lorsque l’entreprise ISG, qui en est responsable, nous donnera les garanties que tout se qui se passe sur le site est légal ».

    #google #fraude #esclavage #Belgique #travailleurs_détachés #travail #intérim #dumping_social #exploitation #UE #union_européenne #gafa 
Baudour, en Belgique c’est à quelques Km du Shape, #OTAN #NATO



  • « Féminisme et antispécisme ne doivent pas être perçus comme deux luttes séparées mais comme des mouvements solidaires qui se battent contre des formes de domination liées par un agenda largement commun. Les féministes, et plus généralement les militant·e·s progressistes, ne peuvent faire l’impasse d’une remise en question de la violence envers les autres animaux : ne pas remettre en question le spécisme revient à contribuer aux mêmes schémas de violence, d’arbitraire et d’injustice que ceux qui fondent le patriarcat, la suprématie blanche et le capacitisme. »

    #féminisme #antispécisme #CauseAnimale #végétarisme #vegan #veganisme #AnimalLiberation #écoféminisme #animal #femme #éthique #oppression #patriarcat #SuprématismeHumain #exploitation #domination

    https://www.revue-ballast.fr/feminisme-et-cause-animale



  • L’étrange

    Récit polyphonique brillant et captivant, L’étrange nous fait percevoir le destin dramatique d’un étranger clandestin, en même temps qu’il met en lumière une douloureuse question d’actualité. Avec des animaux pour personnages, dans un pays qui n’est jamais cité, cette histoire revêt une dimension universelle et se lit comme une fable. La fable d’une épopée moderne dont personne n’est étranger.


    http://lagrume.org/collections/litterature/letrange

    #BD #bande_dessinée #sans-papiers #migrations #jungle #détention_administrative #rétention #campement #livre #Jérôme_Ruillier #langue #sans-abri #logement #hébergement #SDF #exploitation #travail #régularisation

    Je pense que c’est une très bonne #ressources_pédagogiques...


  • Bricked in by poverty, Cambodia’s farmers fight debt bondage

    Bopha should be in school but instead toils seven days a week in a searing brick kiln on the outskirts of Phnom Penh — a 14-year-old trapped in debt bondage in a boom industry preying on the poverty of Cambodia’s farmers.

    Unpredictable weather linked to climate change is laying waste to Cambodian fields.

    Saddled with debt from failed harvests, tens of thousands of farmers are turning to brick factories, where owners pay off their bills in exchange for labour.

    The factories feed a surging construction sector, with high-rises cropping up around the capital Phnom Penh and beyond as money — much of it from China — pours in.

    But for the farmers who shape and bake the clay bricks, Cambodia’s newfound urban prosperity has passed them by.

    “I’m not going to school, I’m trying to help pay back the $4,000 that we owe, even if it will take years,” Bopha told AFP, as she loaded clay blocks on to a cart.

    “For 10,000 bricks transported, we receive $7.50.”

    Cambodian labour law prohibits those aged 12-15 from working if the job is hazardous or interferes with their education.

    Yet Bopha works all week with her family.

    They were driven into the industry two years ago after drought ruined their rice harvest, leaving them with no way of paying back money they borrowed to plant crops.

    A factory owner took over the debt and they went to work in the kilns about an hour’s drive from the capital.

    There, a dirt road leading to the sprawling facility is lined with hundreds of kilns resembling small pyramids.

    Bopha and her family are likely to be trapped for years as they try to clear their debts, in what campaigners warn amounts to modern-day slavery.

    Like most workers interviewed for this article they asked that their full names not be used for fear of losing their jobs.
    The University of London said in an October study that brick factories in Cambodia were creating a “multi-generational workforce of adults and children trapped in debt bondage -– one of the most prevalent forms of modern slavery in the world”.

    And the link between climate change and debt bondage is stark, explains Naly Pilorge, head of Cambodian rights NGO Licadho.

    “Many industries around the world employ climate refugees,” she said. “But what is unique in the brick factories in Cambodia is that the vast majority of workers are imprisoned in debt bondage.”

    Compensation is not enough to pay off debts quickly, and the workers become virtual prisoners of owners who do not let them leave until they pay what they owe — with some living there indefinitely.

    – ’They ignore their rights’ -

    Sov will soon be able to take a two-day holiday to return to her village in Stung Treng province in the north. But her husband and children must stay at the factory.

    “The boss is afraid we will run away without paying,” she said, standing in a maze of bricks.

    She started working at the factory two decades ago with a debt of $2,500. Now, at 57, she owes double that due to medical treatments and the cost of raising her children.

    “I will have to leave this debt to my children,” she said.

    Many workers have persistent health problems because of the smokey kilns, where men and women graft without gloves and masks. Complaints about respiratory or skin diseases, headaches and nosebleeds are common.

    Dim Phally, 31, works in Thmey village with her husband. They have two kids.

    When they went to borrow money, they were told by the brick factory owner to sign a document and pose for a photo holding the funds.

    The contract says they have to pay back double if they try to escape. She still owes $1,500.

    “I hope I can repay the owner and leave this place,” she said.

    Kiln workers have little recourse if abuses occur.

    Sok Kin, president of the Building and Wood Workers Trade Union of Cambodia, said bosses can be violent, but he cannot recall a case where any were prosecuted.

    As for the workers, “they don’t understand their rights and are afraid of losing their jobs”.

    He called for a minimum wage to be established and a nationwide campaign to raise awareness among the workers of their rights.

    The government has repeatedly said it will investigate the situation. The Ministry of Labour did not respond to a request for comment.

    Owners of multiple brick factories declined to speak with AFP.

    Many workers do not see things changing soon.

    “If we can repay the debt, we leave,” said Phan Heng, 33, while taking a break.

    “And if we cannot repay it, we stay and work until our kids grow up and can help us.”


    https://www.bangkokpost.com/news/world/1604110/bricked-in-by-poverty-cambodias-farmers-fight-debt-bondage
    #esclavage_moderne #Cambodge #travail #exploitation #briques #fabrique_de_briques
    ping @albertocampiphoto


  • ll #decreto_salvini e i nuovi schiavi nella baraccopoli di #San_Ferdinando

    Il direttore della Caritas di Oppido: ’Oltre 3000 persone ’registrate’ a dicembre. Sono 600 in più dell’anno scorso a vivere in questo inferno"

    https://www.corrieredellacalabria.it/regione/reggio-calabria/item/170235-il-decreto-salvini-e-i-nuovi-schiavi-nella-baraccopoli-
    #agriculture #exploitation #travail #Calabre #Italie #clandestinisation #asile #migrations #réfugiés #bidonville


  • L’apprentissage en cuisine pour une fille « c’est comme un viol » - Témoignage d’une rescapée d’un univers machiste et impitoyable - Food & Sens
    http://foodandsens.com/non-classe/lapprentissage-en-cuisine-pour-une-fille-cest-comme-un-viol-temoignage-

    Dans ce huis clos de mecs, les «  mains au cul  » sont légion et les remarques machistes fusent  : «  Tu suces, toi  ?  », «  tu as un joli petit cul, on doit être bien dedans  ». Quand elle se plaint, la bande de muscles dédramatise  : «  Le prends pas comme ça, c’est pour rigoler.  » Elle s’accroche mais finit par ne plus pouvoir retenir ses larmes. Quand elle ose enfin parler du problème à ses formateurs, elle se prend le boomerang. «  Cela n’est pas la première fois que cela t’arrive, il faut te remettre en question  », s’entend-elle dire. Coupable. Pas victime. Elle s’accroche à son rêve, bataille pour changer de stage. Le directeur finit par appeler le cuisinier harceleur. «  Mais les deux se marrent au téléphone. Je les entends. Celui qui était en train de me sauver de cet enfer était dans le déni de ma situation. Je me sentais totalement illégitime dans ma requête  », raconte la jeune femme qui tait tout et sombre alors dans une profonde dépression. Au fond du trou, Laetitia, fille de parents mélomanes, n’a plus pour perspective que le chant triste du désespoir.

    #travail #formation #exploitation #violence #patriarcat #domination


  • Appli « Pile de CV » : Quand Pôle Emploi fait de la discrimination par l’argent | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/jean-yves-mignet/blog/030119/appli-pile-de-cv-quand-pole-emploi-fait-de-la-discrimination-par-l-a

    Mais le comble de l’ignominie est atteint lorsque l’on descend un petit peu plus bas dans l’application. Une petite ligne « Booster mon CV » (voir capture) apparaît. Et là, tout un manège se dévoile : on peut gagner 500 points d’XP en partageant son profil, mais également en regardant une vidéo promotionnelle, et, tenez-vous bien… en payant ! On peut donc lire « Ajoute 10 000 XP à ton profil pour une durée limitée : 5 jours, 16,99€ ! ». Surréaliste. Pôle Emploi, via son service « La Pile de CV », fait payer les demandeurs d’emploi pour les pistonner et leur permettre d’être contactés par des recruteurs. On est dans la stratosphère.

    #exploitation #chômage #ignominie



  • Versailles : un ouvrier fait une chute mortelle à la préfecture BFM - 3 Janvier 2019
    https://www.bfmtv.com/police-justice/versailles-un-ouvrier-fait-une-chute-mortelle-a-la-prefecture-1603582.html

    Un homme de 68 ans qui nettoyait les gouttières sur le toit de la préfecture des Yvelines à Versailles a fait une chute mortelle ce jeudi après-midi, a-t-on appris auprès de la préfecture.

    L’ouvrier, qui se trouvait sur le toit, a chuté de trois étages vers 17 heures et a succombé à ses blessures malgré l’intervention des secours. Il s’agissait d’un « autoentrepreneur, sous-traitant de l’entreprise » qui réalise ces travaux d’entretien sur le bâtiment public.

    Une enquête a été confiée au commissariat de Versailles et le corps du défunt transporté à l’institut médico-légal de Garches (Hauts-de-Seine).

     #auto-entrepreneur #auto-entrepreneurs #auto_entrepreneur #autoentrepreneur #autoentrepreneurs #esclavage #exploitation #travail #emploi #Versailles



  • #Penan Community Mapping: Putting the Penan on the map
    https://www.youtube.com/watch?v=KwGdEzh1e3w


    #cartographie #visualisation #peuples_autochtones

    #vidéo reçue via la mailing-list du Bruno Manser Fonds (26.12.2018):

    Chères amies, chers amis du Bruno Manser Fonds,

    Que diriez-vous d’une brève pause durant les fêtes ? Alors prenez-vous 12 minutes et apprenez comment les Penan sauvent la forêt pluviale avec des cartes topographiques.

    Avec la publication de 23 #cartes_topographiques de la forêt pluviale par le Bruno Manser Fonds, soudainement les Penan prennent vie sur la carte. Sur les documents du gouvernement, les rivières dans la zone penane n’ont pas de nom et les arbres utilisés par les Penan pour récolter le poison à flèches ou pour fabriquer des sarbacanes ne sont même pas signalés. Pour le gouvernement, les Penan ne disposent d’aucun droit sur leur forêt traditionnelle. C’est là qu’interviennent les cartes que nous avons publiées : elles démontrent les #droits_territoriaux des Penan et constituent un précieux instrument dans la lutte contre les sociétés forestières, qui défrichent illégalement la #forêt.

    Apprenez dans le bref #documentaire comment ces cartes servent la #forêt_pluviale et les autochtones ! Nous vous souhaitons beaucoup de plaisir à visionner la vidéo !

    Notre travail de cartographie a éveillé un grand enthousiasme en #Malaisie. D’autres villages de Penan, de même que d’autres groupes ethniques, se sont adressés à nous en nous demandant également de soutenir la cartographie de leur forêt pluviale. Ils souhaitent, au moyen des cartes, faire cesser les défrichages et la mise en place de plantations de #palmiers_à_huile sur leurs terres.

    #déforestation #cartographie_participative #huile_de_palme #cartographie_communautaire #résistance #Bornéo #visibilité #Sarawak #Baram #biodiversité #répression #community_mapping #empowerment

    –-------------

    Quelques citations tirées de la vidéo...

    Rainer Weisshaidinger, of the Bruno Manser Fonds:

    “When we came to the Penan area, the maps we had were from the British. They were quite good in telling us the topography, but there were no names. It was empty maps. The British cartographers did not have the chance to go to the communities, so very few rivers had names in these maps”

    #toponymie #géographie_du_vide #vide #cartographie_coloniale #colonialisme #post-colonialisme #exploitation

    “Joining the Federation of Malaysia on 16th of September 1963, Sarawak was granted self-government free from the British colonial administration. However, the government undertook no effort to map the interior areas. This lead to unfair and unsustainable #exploitation of the land and its people”
    #terre #terres

    Voici un exemple des cartes officielles:


    Comme on dit dans la vidéo: il n’y avait pas de mention des rivières ou des montagnes, ou des noms de villages...

    Simon Kaelin, of the Bruno Manser Founds:

    “The perspective from the government for this area... It was an empty area, for logging activity, for palm oil activity. Open for concessions and open for making big money”

    #extractivisme #concessions #déforestation

    Lukas Straumann, of the Bruno Manser Founds:

    “If you have a map with every river, having names (...) you see that it has been used for hundered years, it makes a really big difference”
    "The Penan started mapping their lands back in the 1990s, when they heard from indigenous people in #Canada that they have been very successful in claiming back their lands from the Canadian government, with maps

    Rainer Weisshaidinger, of the Bruno Manser Fonds:

    “To understand why these maps are important for the Penan community, it is because there is the Penan knowledge inside these maps”

    #savoir #connaissance

    Bateudah, community mapper:

    “Our work is to map the land. This is very important because it makes our community’s boundaries visibile”

    Rose Melai, community mapper:

    "All that is important in the forest is on the maps.

    The Penan worked about 15 years on their map...
    Au total, ils ont produit 23 cartes.
    Voici le coffret avec les cartes:

    Sophie Schwer, of the Bruno Manser Fonds:
    When they started, they relied in easy techniques, like skatch mapping and just the compass:

    But in the end they used the state-of-the art mapping #drones to present and show where their settlements are, so that they could no longer be neglected by the government.

    Le “mapping drone”:

    Peter Kallang, indigenous activist:

    “Community mapping can help to eliminate or reduce the #corruption, because you have everything there in black and white. It is so transparent. So when the government gives timber licences, when it overlaps with these, we can see from the map”

    #transparence

    Rainer Weisshaidinger, of the Bruno Manser Fonds:
    “The map of the government, they represent the government’s perspective, which means: nobody is in this area. The Penan map represents the Penan perspective on their own area. If you look at these maps, you will see that the Penan are living in this area. On each of these maps, it’s not only a topographic knowledge, there is a small history specific of this area. Below that, the drone images are very important, because it is very easy to mark one point. In order to give credibility to these maps, it was very important for the Penan to also be able to fly over their own villages to get the images of their villages.”


    L’histoire du village marquée sur la carte:

    L’image prise par les drones:

    Les cartes sont signées par les #empreintes_digitales des cartographes autochtones:

    Les empreintes digitales servent aussi à “valider” (c’est le mot utilisé dans le documentaire) les cartes.

    Un cartographe autochtone:

    “With these maps we document our history. Our myths and legends stay alive. The next generation will remember our way of life long after our elders have passed on”.

    #mythes #légendes #histoire #mémoire

    #ressources_pédagogiques (mais malheureusement la vidéo est disponible uniquement avec des sous-titres en anglais)
    #géographie_politique

    ping @reka @odilon

    Et je suis sure que ça intéresse aussi @_kg_


  • Comment réguler l’exploitation de notre attention ? | InternetActu
    http://internetactu.blog.lemonde.fr/2018/12/27/comment-reguler-lexploitation-de-notre-attention

    Dans Les marchands d’attention (The Attention Merchants, 2017, Atlantic Books, non traduit), le professeur de droit, spécialiste des réseaux et de la régulation des médias, Tim Wu (@superwuster), 10 ans après avoir raconté l’histoire des télécommunications et du développement d’internet dans The Master Switch (où il expliquait la tendance de l’industrie à créer des empires et le risque des industries de la technologie à aller dans le même sens), raconte, sur 400 pages, l’histoire de l’industrialisation des médias américains et de la publicité de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui. En passant d’une innovation médiatique l’autre, des journaux à la radio, de la télé à l’internet, Wu tisse une très informée histoire du rapport de l’exploitation commerciale de l’information et du divertissement. Une histoire de l’industrialisation des médias américains qui se concentre beaucoup sur leurs innovations et leurs modèles d’affaires, c’est-à-dire qui s’attarde à montrer comment notre #attention a été convertie en revenus, comment nous avons été progressivement cédés à la logique du #commerce – sans qu’on n’y trouve beaucoup à redire d’ailleurs.

    La compétition pour notre attention n’a jamais cherché à nous élever, au contraire

    Tout le long de cette histoire, Tim Wu insiste particulièrement sur le fait que la #capture_attentionnelle produite par les médias s’est faite par-devers nous. La question attentionnelle est souvent présentée comme le résultat d’une négociation entre l’utilisateur, le spectateur, et le service ou média qu’il utilise… mais aucun d’entre nous n’a jamais consenti à la capture attentionnelle, à l’#extraction de son attention. Il souligne notamment que celle-ci est plus revendue par les médias aux annonceurs, qu’utilisée par les médias eux-mêmes. Il insiste également à montrer que cette #exploitation vise rarement à nous aider à être en contrôle, au contraire. Elle ne nous a jamais apporté rien d’autre que toujours plus de contenus insignifiants. Des premiers journaux à 1 cent au spam publicitaire, l’exploitation attentionnelle a toujours visé nos plus vils instincts. Elle n’a pas cherché à nous élever, à nous aider à grandir, à développer nos connaissances, à créer du bien commun, qu’à activer nos réactions les plus instinctives. Notre exploitation commerciale est allée de pair avec l’évolution des contenus. Les journaux qui ont adopté le modèle publicitaire, ont également inventé des rubriques qui n’existaient pas pour mieux les servir : comme les faits divers, les comptes-rendus de procès, les récits de crimes… La compétition pour notre attention dégrade toujours les contenus, rappelle Tim Wu. Elle nous tourne vers « le plus tapageur, le plus sinistre, le plus choquant, nous propose toujours l’alternative la plus scandaleuse ou extravagante ». Si la publicité a incontestablement contribué à développer l’économie américaine, Wu rappelle qu’elle n’a jamais cherché à présenter une information objective, mais plutôt à déformer nos mécanismes de choix, par tous les moyens possibles, même par le mensonge. L’exploitation attentionnelle est par nature une course contre l’éthique. Elle est et demeure avant tout une forme d’exploitation. Une #traite, comme disait le spécialiste du sujet Yves Citton, en usant volontairement de ce vocabulaire marqué au fer.

    Wu souligne que l’industrie des contenus a plus été complice de cette exploitation qu’autre chose. La presse par exemple, n’a pas tant cherché à contenir ou réguler la publicité et les revenus qu’elle générait, qu’à y répondre, qu’à évoluer avec elle, notamment en faisant évoluer ses contenus pour mieux fournir la publicité. Les fournisseurs de contenus, les publicitaires, aidés des premiers spécialistes des études comportementales, ont été les courtiers et les ingénieurs de l’#économie_de_l’attention. Ils ont transformé l’approche intuitive et improvisée des premières publicités en machines industrielles pour capturer massivement l’attention. Wu rappelle par exemple que les dentifrices, qui n’existaient pas vraiment avant les années 20, vont prendre leur essor non pas du fait de la demande, mais bien du fait de l’offensive publicitaire, qui s’est attaquée aux angoisses inconscientes des contemporains. Plus encore que des #ingénieurs de la demande, ces acteurs ont été des fabricants de #comportements, de mœurs…

    • Elle ne nous a jamais apporté rien d’autre que toujours plus de contenus insignifiants. Des premiers journaux à 1 cent au spam publicitaire, l’exploitation attentionnelle a toujours visé nos plus vils instincts. Elle n’a pas cherché à nous élever, à nous aider à grandir, à développer nos connaissances, à créer du bien commun, qu’à activer nos réactions les plus instinctives.


  • L’ANARCHIE C’EST PAS CE QUE TU CROIS

    Dans ce deuxième épisode, on répond à la question « Qu’est-ce que l’Anarchie ? ».
    Tu vas voir que l’Anarchie c’est peut-être pas ce que tu crois, tu risques d’être surpris·e .

    https://sikke.fi/videos/watch/a102285b-d790-44f0-a6c1-04100d4e364b

    –-> signalé par @val_k (https://seenthis.net/messages/745611), je republie ici... en y ajoutant des mots-clé en plus

    #chaos #désordre #violence #idées-reçues #préjugés #vidéo #ressources_pédagogiques #capitalisme_démocratique #Etat #domination #liberté #exploitation #frontières #discriminations #élections #vote #votations #esclaves #esclavage #égalité #privilèges #ordres #autorité #Proudhon #égalitarisme #communisme #anarcho-communisme #communisme_libertaire #rouge_et_noir #communisme_autoritaire #monopole_de_la_violence #accaparement_des_ressources #illusions #raison #croyance #Louise_Michel #drapeau_noir

    Sans l’égalité, la liberté n’est pas possible.
    Sans liberté, l’égalité n’est pas possible.
    L’anarchisme c’est l’égalité et la liberté. Jamais l’une sans l’autre.


  • In the Valley of Fear | by Michael Greenberg | The New York Review of Books
    https://www.nybooks.com/articles/2018/12/20/in-the-valley-of-fear

    Le travail que « volent » les #migrants mexicains aux Etatsuniens est en fait un travail d’esclave que refusent les nationaux et que les Mexicains concernés s’empressent de quitter dès que la situation socio-économique de leur pays s’améliore...

    In response to the argument that immigrants steal jobs from Americans by undercutting their wages, the UFW set up a website offering citizens and legal residents agricultural jobs anywhere in the country through state employment services. This was in 2010, during the Great Recession. The website received about four million hits, out of which around 12,000 people filled out employment forms. Of these, a total of twelve citizens or legal residents actually showed up for work. Not one of them lasted longer than a day . According to a Los Angeles Times report, Silverado, a farm labor contractor in Napa, “has never had a white, American-born person take an entry-level gig, even after the company increased hourly wages to $4 above the minimum.” A wine grower in Stockton couldn’t lure unemployed citizens for $20 an hour.

    Fruit and vegetable picking is a one-generation job—farmworkers I spoke to neither wanted nor would allow their children to follow them into the fields. The heat and physical toll, combined with the feudal power of the growers, make it preferable to work in an air-conditioned hotel or packing house, where you can stand upright and be free of pesticides for the same low wages.

    This means that a constant supply of impoverished Mexican immigrants willing to do the work is required. But those immigrants aren’t coming . Since 2005 more Mexicans have been leaving the US than arriving. And this isn’t only because of a crackdown at the border. In 2000, when the border was far more porous than it is now, 1.6 million Mexicans were apprehended trying to cross into the US. In 2016 the number was 192,969.2 Ed Taylor, an economist at UC Davis, estimates that the number of potential immigrants from rural Mexico shrinks every year by 150,000. This can be partly explained by improved economic conditions in northern and central Mexico , which have dimmed the allure of minimum-wage labor in the US, and partly by the cost and danger of venturing across the border.

    #etats-Unis


  • The fragility of Syrian refugee women in Turkey

    #Violence, #exploitation, #marginalisation: these are the challenges of a difficult everyday life for many Syrian refugee women in Turkey.

    Rima, whose name has been changed for security reasons, is a young Syrian woman. Until five years ago, she was living in Syria with her family. One day, a bomb dropped on their house, killing her husband and three brothers. After this unexpected tragedy, Rima, mother of three, left her hometown for Turkey. In November 2013, she started a new life with her kids in a refugee camp in the Turkish border town of Sanliurfa, one of the oldest Syrian refugee camps in Turkey.

    This was the beginning of new traumas. She accompanied her brother’s pregnant wife to the state hospital in Viransehir, a district of Urfa. There she was raped by a security guard and an interpreter. The attackers blackmailed her with videos and photographs. Rima was terrified, so she kept silent. In the following days the rape went on, and the number of attackers raised to seven. As a result of gang-rape, Rima was hospitalised for losing significant amounts of blood and taken to the intensive care unit. Luckily, she recovered. Now there is an ongoing investigation by Viransehir’s Public Prosecutor’s Office. Rima was brave enough to go to the Turkish police later. But not every Syrian refugee woman is.

    Endemic violence

    The June 2018 report “Needs Assessment of Syrian Women and Girls Under Temporary Protection Status in Turkey” by United Nations (UN) Women Turkey emphasises that Syrian refugee women are poorly informed about their rights to protection and the legal support services available to them. The same report shows that 73% of Syrian women are unaware of where to seek assistance related to violence or harassment.

    According to official statistics, by December 2018 more than 3,6 million registered Syrian refugees are living in Turkey. 45,7% of them are female and half of this female population is under the age of 18. Refugee girls and women, who are more vulnerable to exploitation, are subjected to all forms of violence in their daily lives. On the other hand, services for Syrian refugees in Turkey are largely gender-blind, leaving many problems unsolved.

    “I can’t recall a single Syrian refugee woman I have met who didn’t report violence. Marital rape is also very common, but many Syrian women don’t even define these experiences as abuse. They don’t even know that marital rape is a crime that will be punished”, says lawyer Gokce Yazar, a member of the Sanliurfa Bar Association Refugee Rights Commission.

    Polygamous marriages

    Volunteers in Turkey observe that child marriages and polygamous marriages are two major problems for Syrian refugee girls and women. Gokce Yazar, as one of the lawyers training Syrian women about divorce, continues: “How can women initiate divorce in a polygamous marriage? They can’t”.

    Polygamous marriages, outlawed in Turkey – unlike Syria, are not only present among the Syrian community in Turkey. It is not a secret that Turkish men, mostly in rural areas, are also illegally “marrying” Syrian women as their second or third wives.

    There are even websites promoting Syrian women for Turkish men. One of these websites, called “Syrian Women”, features several sexist stereotypes such as “What Syrian women want”. One of the sections on this so-called “marriage website” reads as follows:

    “There are many Syrian refugees in Turkey. In every city you can bump into a Syrian. Syrian women are fragile just like our women. Since Syrian women do not set a condition for legal marriage, you can live with them without marrying them".
    Forced into prostitution

    In addition to marriage cases, forced prostitution is another fundamental problem. Some Syrian women often become sex workers after escaping domestic violence. Some of them are forced into sex work by their partners. Others are exploited by gangs of human traffickers on the way.

    “In Viransehir, Syrian women are forced into prostitution just to get some milk or diaper for their babies”, says lawyer Yazar, adding that the Sanliurfa Bar Association is still receiving such complaints.


    https://www.balcanicaucaso.org/eng/Areas/Turkey/The-fragility-of-Syrian-refugee-women-in-Turkey-191805
    #réfugiés_syriennes #réfugiés_syriens #femmes #turquie #mariage_forcé #prostitution #asile #migrations


  • Le déclin inéluctable des grandes surfaces _ Alexandre Mirlicourtois - 17 Décembre 2018 - XERFI Canal
    https://www.xerficanal.com/economie/emission/Alexandre-Mirlicourtois-Le-declin-ineluctable-des-grandes-surfaces_37466

    Conséquence sur le commerce du mouvement des gilets jaunes, le e-commerce a fait un nouveau bond en avant. A l’opposé, c’est la chute pour la grande distribution, plus précisément pour les hypers et les supermarchés en région situés en périphérie des petites villes ou des villes moyennes. Ce destin croisé, c’est l’image à peine déformante d’une tendance de fond : les hypers et les supermarchés ne sont plus totalement en phase avec les attentes des consommateurs, les technologies et de ce qu’est devenue la concurrence.

    https://www.youtube.com/watch?v=T6pUo7bQuCc


    
De prime abord cela ne se voit pas dans l’évolution du nombre de magasins : à plus de 8 400 unités, jamais le maillage du territoire n’a été aussi dense, avec un parc en hausse de 19% sur un peu moins de 10 ans. Autant dire que la majorité des Français dispose d’une, ou plusieurs, grandes surfaces à proximité de leur lieu de vie. Le nombre de m² a suivi, en hausse de près de 20% sur la période pour un total approchant les 20 millions de m², un record. Cette bonne santé apparente de l’offre n’est pourtant rien d’autre que le symptôme d’une lutte sans merci aux parts de marché, une fuite en avant avec à la clé un recul du chiffre d’affaires par magasin, une érosion de la rentabilité et finalement un affaiblissement général. Il faut d’abord partir de ce constat : la demande traditionnelle adressée à la grande distribution s’épuise structurellement.

    
En partant de la répartition du chiffre d’affaires des grandes surfaces, il est possible de calculer un « proxy » de la demande qui leur est adressée en partant de l’évolution de la consommation des ménages par grands postes. Très forte au milieu des années 60, date de l’apparition des premiers hypermarchés, elle reste vigoureuse au cours des années 70 même si elle perd en intensité. Après une parenthèse ente 2000 et 2008, la tendance est à nouveau au ralentissement. Ce n’est pas une surprise, c’est en partie la loi d’Engel qui joue et qui veut que la part de revenu consacrée à l’alimentaire diminue au fur et à mesure que le niveau de vie s’élève. C’est vrai pour l’alimentaire (cœur de métier des grandes surfaces) et par extension de toute une série de biens dits « inférieurs » qui correspondent aux besoins indispensables à la vie courante comme l’habillement Il y a ensuite l’impact du passage du primo équipement à celui du renouvellement dans l’électroménager et l’électronique grand public.

    
Enfin, la pression démographique liée à l’évolution même de la population française s’est réduite au fil du temps. A cet affaiblissement de la demande s’ajoutent des évolutions sociétales. La réduction de la taille des ménages, des familles rend moins nécessaire d’effectuer de « grosses courses ». Les interrogations du consommateur sur la qualité des produits alimentaires, notamment vendus en grande surfaces, sont également un frein même si sondages après sondages, c’est bien le prix qui reste de loin le principal déterminant du choix dans l’alimentaire. En plus de l’affaiblissement de leur demande, les grandes surfaces vont subir une double attaque, principalement dans le non-alimentaire.

    
Au début des années 2000, c’est la montée de la concurrence des réseaux spécialisés et pour la première fois depuis 40 ans de conquête, les supers et hypers perdent des parts de marchés, près de deux points de cédés entre 1999 et 2005. Puis, c’est à partir de 2010 le boum du e-commerce avec l’arrivée de concurrents, des pure players qui ne cessent de prendre de l’importance. D’abord cantonné au non-alimentaire, l’offensive sur l’alimentaire est en marche. Finalement, c’est le cœur même du business model qui est remis en question. Ce modèle repose d’abord sur une consommation de masse en accélération. Même si les marges sont réduites, les volumes sont là. Ce n’est plus le cas. C’est ensuite le jeu des décalages financiers entre délais de paiement fournisseurs, longs, et des clients qui paient cash et donc l’apparition d’une ressource en fond de roulement dont le rendement dépend de l’évolution des taux d’intérêt. Or concernant, les délais de paiement, l’un des objectifs de loi de modernisation sur l’économie de 2008 a été de les raccourcir. Quant aux taux d’intérêt, ils sont nuls ou presque depuis plus de 5 ans.

    
Et enfin, c’est une implantation en périphérie, où le coût du foncier est faible, alors même que les citadins, en quête d’immédiateté privilégient de plus en plus les achats de proximité. Bref, harcelé de tous les côtés, le concept originel de tout le monde et de toutes choses sous le même toit de l’hyper et supermarché va continuer de s’épuiser.

     #consommation #grande_distribution #hypermarché #supermarché #hypermarchés #alimentation #auchan #carrefour #Casino #Intermarché #Leclerc #monoprix #géant #lidl #aldi #mulliez #économie #France #pollution #exploitation #pauvreté #e-commerce #ecommerce #commerce #capitalisme #villes #drive

    • . . . . .
      Côté pile, l’hypermarché demeure le circuit le plus fréquenté : 91 % des Français s’y rendent (vs 83 % pour le super, 68 % pour les SDMP ou encore 39 % pour la proximité). Côté face, le trafic est en baisse régulière. 2018 ne fait que le confirmer. Seuls échappent au marasme les « petits hypers » de moins de 5 000 m2 dont la fréquentation mesurée par Nielsen progresse de 0,4 %.

      Pour les plus grandes unités, la chute du trafic est violente : – 2,6 % en moyenne pour les hypers de plus de 11 000 m2. Les plus grandes surfaces sont à la fois victimes du désamour des clients pour les magasins XXL, du transfert du off-line vers le on-line pour le non-alimentaire mais également de l’agressivité des supermarchés, à la fois par le choix alimentaire (souvent proche des hypers) et les prix (Intermarché est par exemple 4 à 5 % moins cher qu’Auchan).

      Conséquence : 2018 va se solder par une baisse des ventes en hypers. De janvier à octobre, selon Nielsen, le chiffre d’affaires tous produits est en recul de 1,6 % dans les grandes unités. Comme il s’agit d’évolution à magasins globalement comparables, l’effet sur la rentabilité sera violent. Auchan et Carrefour seraient ainsi sur leur étiage historique.

      Pire : 2019 ne fera qu’empirer la situation. . . . . .

      Source : https://www.olivierdauvers.fr/2018/12/18/deja-malade-lhyper-sera-la-1ere-victime-des-ega

    • Le commentaire de PJULIEN, sur l’article d’Olivier Dauvers, bonne description des conditions de travail dans la grande distribution.

      Et c’est reparti ! En voilà une nouvelle couche ! la grand’messe française de l’hyper malade !
      Toujours les mêmes mots pour illustrer les mêmes maux !
      Argument Question 1 : A qui appartiennent à 95 % les Hypers en France !
      Réponse 1 : Aux grands distributeurs français ayant de “grosse société” = Carrefour, Auchan, Casino, les petites sociétés propriétaires d’hypers sont marginales –

      Argument Question 2 :
      Quelles sociétés parlent tout le temps de #Digital ?
      Quelles sociétés ont le plus de personnels salariés qui ont plus de 45 ans en age et plus de 10 Ans d’ancienneté ?
      Quelles sociétés ont le plus de contraintes sociales avec des syndicats bien Organisés ?
      Réponse Argument 2 : Les Mémes = Carrefour, Auchan, Casino …

      Conclusion :
      Quelles société gémissent depuis 8 Ans en “déshabillant” les Hypermarchés les rendant à la limite de l’impopularité, en stressant continuellement le personnel, en ne communicant plus en proximité, et en se “foutant” du Client avec de Grands concepts novateurs sans intérêt pour la masse de clientèle ( = des bornes, écrans digitaux qui n’intéressent et ne sont utilisés que par 0,2 Client sur 100 ?

      — les mémes = Carrefour, Auchan, Casino qui n’ont pas eu d’autres idées pour se “débarrasser” de salariés qu’ils jugent “vieillissants” donc plus performants …

      NON les Hypers ne sont pas malades, juste contaminés par une “élite perverse” contaminée par une certaine nullité qui squatte la France et qui suivant certains gilets jaunes risqueraient forts la guillotine avec les futurs Hypers IKEA, GRAND FRAIS, LECLERC, dont les plus grands magasins ne sont pas malades et deviendront vite hypers….

      Ces gens M Dauvers n’ont rien découverts, rien inventés, méme le plus basique = “Quand on veut abattre son chien on lui donne la gale” c’est très basique et très …. courant chez les “héritiers” incompétents –

      Quand à EGA elle ne ruinera en rien les Hypers (sauf pour les pervers !) car en lieu et place de promotions devenues “vulgaires et communes” il suffit de remettre l’Hyper en Ambiance de vente, par le soucis de la Proximité, du Plaisir Shopping, et par l’ingéniosité-événement commercial = juste une solution de communication !
      Pour faire simple rendre à l’Hyper son attractivité en fonction de son environnement et de sa cible Humaine ….

      Cordialement,
      PJULIEN / Consultant Expert GD depuis 40 Ans -


  • How EU agriculture policy endangers migrants’ lives

    European Union leaders now acknowledge that the ’migration crisis’ has been replaced by a ’political’ one fostered by the far-right.

    Yet the prospects of migration being managed rationally and sustainably in Europe are still dim, as the hysteria over the UN Global Compact on migration, due to be endorsed in Marrakech this week, shows.

    Talk of legal channels for migrant labourers to reach Europe, for instance, is limited and little attention is paid to the demand for exploitable migrant labour.

    In the summer of 2018, the media briefly shone a spotlight on the plight of exploited migrant agricultural workers in Italy when dozens were killed in car crashes.

    The authorities’ response was in line with recommendations the European Commission suggested in its 2017 assessment of migration policies: crack down on abusive employment practices in the hope that the incentives for hiring undocumented workers would go down, thereby reducing the ’pull factors’ for irregular migration.

    This approach, though more helpful than solely focusing on keeping migrants out, is doomed to fail.

    A new report commissioned by the Open Society European Policy Institute, authored by the European University Institute’s Robert Schuman Centre for Advanced Studies, and focused on the agriculture sector in Italy, outlines its shortcomings and offers a more constructive way forward.

    First, it is important to acknowledge the broader structural elements of the EU agri-food system, where recourse to exploitable migrant labour is widespread - and is not confined to southern Europe.

    The flagship Common Agricultural Policy (CAP), which accounts for the largest chunk of the EU budget, has tended to favour large-scale, high-yield production, pushing prices down and squeezing small farmers.

    And supermarket chains, often acting as cartels, have rolled out practices – like auctions where producers are expected to outbid each other by lowering the price of their goods – which force even well-intentioned farmers to cut labour costs, the only costs they still control.
    Italian example

    Secondly, the research shows how in Italy, where the numbers of migrant farm workers are particularly high, repressive approaches do not work.

    A 2016 law targeting gang masters and the employers using their services, for instance, seems effective on paper.

    However, salaries are still mainly paid under the counter, with labourers hired on fixed-term contracts that only reflect a small part of their actual working hours and days.

    Finally, EU and national laws include protection schemes for victims of trafficking and exploitation to lessen employers’ power over them and to encourage them to report abuse.

    However, implementation is weak and the number of people accessing this type of protection is extremely limited.

    So what can be done to fix the system?

    The OSEPI-EUI report lays out a number of recommendations, from introducing incentives in the CAP subsidy system so that farmers providing their workers with proper contracts and pay are rewarded, to outlawing unfair trading practices in the retail sector.
    Ethical produce

    In much the same way as organic goods are certified by pan-European bodies, labelling schemes which provide information about labour conditions could also be introduced, satisfying a growing demand for ethical produce.

    Data highlighted in the report show how the numbers of migrant workers employed in Italian agriculture have risen over the last decade, while entry permits have been drastically reduced.

    The shortfall in the number of available workers is being increasingly met by mobile EU workers, irregular migrants and asylum seekers, many of whom would not be risking their lives to reach Italy and then applying for international protection if they could arrive legally as migrant workers.

    Undeclared work is not a ’pull factor’ for the vast majority of prospective migrants.

    Most migrants, like most European citizens, would rather have proper contracts, pay taxes and benefit from the social services they are contributing to rather than toil in the fields for up to fifteen hours a day, in dangerous conditions, for meagre pay and under the watchful gaze of gang masters.

    Simply trying to stop employers from hiring irregular migrants without addressing the reasons driving them to do so will do nothing to change a system which is failing farm labourers and owners alike.

    Crucially, it is also failing consumers, who are often unaware of the fact that the tomatoes and clementines they purchase are picked in conditions akin to modern slavery – or that the prices they pay are actually inflated by the many middlemen taking a cut along the chain, who often include organised criminal groups.

    If the EU really wants to tackle irregular migration, it would do well to start addressing the way food is grown, harvested and marketed in Europe.


    https://euobserver.com/opinion/143650
    #agriculture #PAC #migrations #exploitation #asile #migrations #politique_agricole #politique_agricole_commune #Italie #travail #exploitation


  • Les paysages de rizières et leur évolution récente dans le delta du #fleuve_Gianh

    À partir des missions de terrain réalisées en 2015 et 2016, une question spécifique de recherche s’est progressivement construite sur le paysage du delta du fleuve Gianh (Province de Quang Binh, Centre du Vietnam). Depuis 1986 et la politique de renouveau du pays, la libéralisation économique et l’ouverture du Vietnam entraînent le remplacement des types d’utilisation du sol dans les espaces agricoles par des zones industrielles, commerciales et résidentielles. Les populations et les activités agricoles étant majoritairement installées dans la zone exposée aux #risques d’#inondation, les cartes de l’aléa d’inondation sont réalisées pour la prévention des inondations et pour aider à la mise en œuvre des mesures de protection. Celles-ci ont pour objectif de réduire la vulnérabilité des personnes et des biens, ainsi que d’aider les décisions d’aménagement et de développement du territoire comme par exemple interdire les implantations humaines dans les zones les plus dangereuses. Dans un contexte de croissance démographique, la diminution de la surface agricole donc de la production agricole totale et du nombre d’agriculteurs, a entraîné un problème d’insécurité alimentaire dans le delta. Les changements paysagers, dus à l’extension des constructions urbaines, et la #croissance_démographique, la #déforestation à l’amont du fleuve ou la destruction de la #mangrove pour l’#exploitation_piscicole, entraînent des problèmes environnementaux. Ces dynamiques aggravent les effets des catastrophes climatiques. De tels enjeux doivent guider les orientations des politiques d’aménagement le long du fleuve et dans le delta en particulier.


    https://journals.openedition.org/cybergeo/29826
    #rizières #Vietnam #agriculture #aménagement_du_territoire #urbanisation #cartographie


  • L’irrésistible ascension d’Amazon
    https://www.arte.tv/fr/videos/058375-000-A/l-irresistible-ascension-d-amazon

    Géant devenu incontrôlable du commerce en ligne, Amazon a transformé en moins d’un quart de siècle la société. Fondée à l’aube de l’explosion des affaires sur Internet par Jeff Bezos, – lui-même grandi dans l’ombre de David Elliott Shaw, un génie de la finance et de l’informatique –, l’entreprise commence modestement dans un pavillon des faubourgs de Seattle : l’aube d’un rêve américain. Car la petite plate-forme de vente en ligne ne tarde pas à être capitalisée par des investisseurs auxquels le très pressé (...)

    #Amazon #domination #bénéfices #travail #marketing


  • Google aime beaucoup le #black (&)

    Nouvelle descente sur le chantier de Google à Baudour : 227 travailleurs illégaux découverts Florence Dussart - 7 Décembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/regions/hainaut/detail_exclusif-nouvelle-descente-sur-le-chantier-de-google-a-baudour-227-trava

    La justice vient à nouveau de mettre la main sur des travailleurs illégaux sur le chantier de Google à Baudour (Hainaut). 227 travailleurs n’étaient pas en ordre sur ce chantier de construction du troisième data center du géant informatique. Un chantier de 250 millions d’euros, sur lequel on a découvert ce jeudi, pour la deuxième fois en 15 jours, des travailleurs illégaux : la justice a en effet mis la main sur 105 travailleurs illégaux il y a 15 jours (des Roumains et des Bulgares). 

    Elle vient d’en surprendre 227 de plus (de toutes nationalités, mais parmi lesquels des Anglais et beaucoup de Hongrois), soit au total 331 ouvriers qui ne sont pas en ordre. Tout comme la fois passée, leur badge d’accès au chantier a été bloqué.

    Fin novembre, fait rarissime, les sociétés (anglaises) qui emploient les clandestins avaient régularisé tout le monde, en une fois, sous la pression de Google sans doute. Mais la justice l’auditeur du travail Charles-Eric Clesse va demander le paiement des lois sociales et une amende record.

    & Black : Travail au noir en Belgique

    #google #fraude #esclavage #Belgique #travailleurs_détachés #travail #dumping_social #exploitation #UE #union_européenne
    Baudour, en Belgique c’est à quelques Km du Shape, #OTAN #NATO