• « Ce n’est pas comme ça que j’aurais voulu partir » : le souvenir amer d’un expatrié Français contraint de rentrer après un mois de détention par l’ICE
    https://www.franceinfo.fr/replay-radio/ils-ont-fait-l-actu/ce-n-est-pas-comme-ca-que-j-aurais-voulu-partir-le-souvenir-amer-d-un-exp

    Arrêté en mars 2025 après un problème de visa, Julien Pereira, 26 ans, a passé un mois en détention avant d’être contraint de rentrer en France. Il raconte le traumatisme de cette expérience et la vie qu’il a dû laisser derrière lui.

  • #China is considering #export controls on #AI technologies, including banning local companies from using #TSMC, report claims — restrictions would also cover advanced AI models, training data, and overseas acquisitions
    https://www.tomshardware.com/tech-industry/artificial-intelligence/china-is-considering-export-controls-on-ai-technologies-including-bann

    So far, restrictions are only potential.

    China is considering a major expansion of its technology export restrictions that could cover advanced AI models, training data, and overseas acquisitions of strategically important technology companies, reports the Financial Times. In addition, the Chinese government is mulling over prohibiting local chip designers from making their chips at TSMC and other foreign chipmakers.

  • THE TRUMPSONIAN. A Fake Museum of Real Truth

    An immersive theatre experience that blends live performance, shareable spectacle, and political activation.

    https://trumpsonian.us

    –-

    Trump’s name is off the #Kennedy_Center, but it is prominently displayed at The Donald J. Trump and Jeffrey Epstein Memorial Reading Room, open now in D.C.. Courtesy of the Institute for Primary Facts, the Trump-Epstein Reading Room displays all the currently available, partially redacted, #Epstein_files, bound into 3,437 volumes. You can confront the extent of the information our “justice” system has refused to act on, share thoughts on a response wall, call the DOJ directly, and see the Trump-Epstein timeline.

    https://hcommons.social/@christinkallama/116744564724835839

    #musée #Trump #Epstein #USA #Etats-Unis #Donald_Trump #exposition #art

  • Le Golfe après Ormuz : le véritable bouleversement géopolitique est structurel

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12492898

    par Alejandro Marco del Pont
    2026-05-25

    FR : https://reseauinternational.net/le-golfe-apres-ormuz-le-veritable-bouleversement-geopolitique-e

    EN : https://chinabeyondthewall.org/the-gulf-after-hormuz-the-real-geopolitical-shift-is-structural

    La guerre israélo-américaine contre l’Iran n’a pas seulement bouleversé l’équilibre militaire au Moyen-Orient. Elle a également engendré une crise plus profonde : celle du modèle de puissance sur lequel les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont fondé leur ascension au cours des dernières décennies.

    La guerre israélo-américaine contre l’ #Iran a non seulement bouleversé l’équilibre militaire au Moyen-Orient, mais a également déclenché une crise plus profonde : celle du modèle de puissance sur lequel les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont bâti leur ascension au cours des dernières décennies. L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït, Bahreïn et Oman étaient parvenus à conjuguer trois atouts essentiels : une sécurité largement assurée par les États-Unis, une position logistique centrale dans les flux énergétiques (exportations et corridors de distribution) et une capacité d’investissement mondiale exceptionnelle grâce à leurs fonds souverains. Cette guerre a mis en péril ces trois atouts simultanément.

    Le débat public tend à se concentrer sur les aspects les plus visibles : missiles, drones, raffineries endommagées, fermeture du détroit d’Ormuz et escalade des tensions entre Washington et Téhéran. Mais le véritable bouleversement géopolitique est plus structurel. La reconfiguration du Conseil de coopération du Golfe (CCG) dépend désormais de sa capacité à faire face à trois vulnérabilités simultanées : l’absence d’une défense régionale véritablement intégrée ; la construction de corridors alternatifs pour contourner les principaux points de passage maritimes, avec la question stratégique de l’inclusion de la Chine dans leur conception ; et la préservation de sa puissance financière extérieure, notamment le flux de ses fonds souverains vers les États-Unis, dans un contexte de guerre, de baisse des recettes et de nécessité de réorienter les capitaux vers les priorités nationales.

    La guerre accélère ce débat car elle affecte simultanément la sécurité, l’énergie, le tourisme, la logistique et la capacité du Golfe à continuer d’exporter des capitaux. Rebecca Patterson l’a judicieusement exprimé dans un article récent du Council on Foreign Relations : « Il existe un risque bien moins évoqué pour les États-Unis que le prix du pétrole ou la perturbation de l’approvisionnement en matières premières essentielles. Ce risque est la réduction des flux de capitaux en provenance du Golfe, notamment pour les entreprises technologiques américaines en quête de financement, les projets d’intelligence artificielle et leurs intermédiaires financiers ». Il ne s’agit pas d’un détail. C’est l’un des points sensibles, et pourtant peu abordés, du nouvel équilibre régional.

    Le principal problème du Conseil de coopération du Golfe (CCG) est d’ordre militaire, bien que sa véritable nature soit politique. Les six États du Golfe ont consacré des années à discuter de la coordination de la défense, de l’interopérabilité, des systèmes d’alerte précoce et d’une architecture commune pour la lutte contre les missiles et les drones. Accords, exercices conjoints, groupes de travail et même une rhétorique récurrente sur la « sécurité indivisible » existent. Cependant, la guerre a démontré que cette intégration était plus formelle qu’efficace.

    Le principal obstacle n’est pas technologique, mais politique. Les États du Golfe ne partagent pas la même vision stratégique du monde. Les Émirats arabes unis et Bahreïn ont renforcé leurs liens avec Israël ; le Qatar entretient un partenariat étroit avec la Turquie ; Oman préserve son rôle de médiateur et maintient des canaux de communication avec l’Iran ; l’Arabie saoudite oscille entre endiguement, négociation et recherche d’autonomie. Alliés sur le papier, ils n’en demeurent pas moins que leurs priorités, leurs perceptions des menaces et leur marge de manœuvre diffèrent.

    Pendant des années, Washington a contribué à gérer cette fragmentation sans la résoudre. Il a vendu des systèmes de défense antimissile, des radars, des avions et des batteries de défense aérienne à ses partenaires du Golfe. Il a encouragé les exercices militaires conjoints. Il a favorisé l’interopérabilité entre les forces locales et l’appareil militaire américain. En mai 2024, suite à l’attaque iranienne contre Israël, un responsable du #Pentagone a présenté l’incident comme une preuve de l’importance d’une défense aérienne et antimissile intégrée, arguant qu’il avait conféré une nouvelle urgence à la coopération régionale.

    Le problème est que l’interopérabilité avec les États-Unis ne se traduit pas par une intégration défensive entre les pays du CCG. Washington a bâti une architecture de relations bilatérales – chaque monarchie étant liée à la puissance protectrice – plutôt qu’une véritable défense collective intra-Golfe. Ce modèle s’est avéré profitable pour l’industrie militaire américaine et a permis de préserver la place centrale de Washington en tant que fournisseur indispensable. Mais il a laissé un élément essentiel en suspens : la capacité des pays du CCG à partager des informations, à allouer des ressources, à coordonner leurs interventions et à se protéger en bloc, et non comme de simples bénéficiaires d’une protection extérieure.

    La guerre contre l’Iran a révélé le coût de cette différence. Les attaques n’ont guère tenu compte du degré d’alignement de chaque capitale. Ports, installations énergétiques, aéroports et infrastructures critiques du Golfe sont devenus des théâtres d’opérations. Reuters a rapporté le malaise de sources régionales qui ont exprimé un paradoxe brutal : les États-Unis ont déclenché la guerre, mais ce sont les États arabes du Golfe qui en subissent les conséquences économiques et stratégiques.

    La question n’est donc plus de savoir si le CCG a besoin de davantage de moyens de défense. Cela va de soi. La question est de savoir quel type de défense il souhaite mettre en place. Si la réponse consiste à acquérir davantage de systèmes nationaux, il en résultera une version plus coûteuse de sa vulnérabilité actuelle. Si la réponse est une véritable architecture régionale – système d’alerte précoce partagé, défense aérienne coordonnée, commandement conjoint et production locale de certains intrants critiques – alors le CCG pourrait transformer cette crise en une opportunité d’autonomie stratégique.

    Mais cette alternative suppose une condition qui n’a pas encore été remplie : que les monarchies du Golfe acceptent que la souveraineté ne se préserve pas par l’isolement, mais par l’intégration des capacités. C’est le premier dilemme de la reconfiguration régionale.

    Le second axe est logistique et géoéconomique. La fermeture du détroit d’Ormuz n’a pas simplement perturbé le commerce de l’énergie. Elle a démontré que le principal point de passage stratégique du Golfe pouvait se transformer en instrument de coercition stratégique.

    Avant la guerre, le détroit d’Ormuz représentait une menace constante, mais dont les conséquences extrêmes étaient souvent jugées improbables. Même lorsque le risque était reconnu, la plupart des analyses économiques occidentales le considéraient comme un scénario de tensions partielles, et non comme une perturbation massive et durable. L’ampleur du conflit explique pourquoi le détroit d’Ormuz a cessé d’être un simple passage maritime. En 2025, près de 15 millions de barils de pétrole brut par jour y transitaient, soit environ un tiers du commerce mondial de pétrole. De plus, une part cruciale du commerce mondial de GNL dépend de cette voie, notamment le gaz qatari.

    La crise a démontré qu’il existe des moyens d’atténuer la situation, mais pas de solutions définitives. L’Arabie saoudite a pu accroître ses expéditions via l’oléoduc est-ouest vers Yanbu, sur la mer Rouge. Les Émirats arabes unis ont utilisé la route Habshan-Fujairah pour transporter une partie de leur pétrole brut, évitant ainsi le détroit. Ces infrastructures ont contribué à limiter les pertes d’ #exportations et à augmenter légèrement le trafic de pétroliers dans les ports saoudiens de la mer Rouge.

    Il ne faut toutefois pas surestimer son importance. Les voies de contournement énergétiques ne profitent pas à tous de la même manière. Le #Koweït, le #Qatar et l’ #Irak sont soumis à des restrictions bien plus importantes. Les alternatives concernent principalement le pétrole, et pas nécessairement le gaz naturel liquéfié. De plus, aucun pipeline ne peut à lui seul résoudre la vulnérabilité des importations essentielles, des chaînes d’approvisionnement alimentaire, des biens industriels, des engrais ou des flux commerciaux en général. C’est pourquoi ce corridor cesse d’être une simple « infrastructure » ​​et devient une stratégie nationale et régionale.

    La nouvelle question qui se pose pour le Golfe est celle de la construction de voies de communication qui lui permettront de survivre à un détroit d’ #Ormuz intermittent, conditionnel ou politiquement contesté. Ce débat englobe les oléoducs, les ports, les voies ferrées, les dépôts stratégiques, les réseaux numériques, les câbles sous-marins et les plateformes logistiques. Le Conseil de coopération du Golfe (CCG) avait déjà approuvé des progrès en matière de connectivité ferroviaire régionale, mais la guerre lui confère une tout autre dimension : il ne s’agit plus seulement de diversifier les échanges commerciaux, mais de réduire les vulnérabilités existentielles.

    Cependant, le véritable débat n’est pas technique, mais politique : le CCG peut-il concevoir des corridors alternatifs sans la Chine ? La réponse réaliste est qu’il ne le souhaite probablement pas. La Chine n’est pas un acteur extérieur mineur pour le Golfe. Elle est un acheteur d’énergie clé, un partenaire commercial essentiel et un fournisseur de financements et d’infrastructures. En mai 2025, la Déclaration conjointe #ASEAN-Chine-CCG a explicitement inclus la promotion d’une coopération de haute qualité dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route » et le développement de corridors logistiques et de plateformes numériques.

    Ce constat change complètement la donne. Si le corridor Moyen-Orient-Inde-Europe ( #IMEC) a été conçu à Washington et en Israël dans le cadre d’une stratégie géoéconomique visant à contenir l’expansion des Nouvelles Routes de la Soie chinoises, les pays du Golfe semblent moins préoccupés par le choix d’une architecture plutôt que par leur superposition. Ils souhaitent certes des corridors occidentaux, mais ils veulent aussi conserver l’accès aux capitaux, à la demande et aux infrastructures chinoises. Cette ambivalence exaspère les États-Unis, car elle réduit la valeur stratégique de leurs projets de connectivité : un corridor censé relier le Golfe à l’Occident pourrait devenir, entre les mains du Conseil de coopération du Golfe (CCG), une plateforme de multipolarité.

    Si la Chine joue un rôle décisif dans l’aménagement des corridors du Golfe, les États-Unis perdent leur monopole. Si elle reste en dehors du système, la marge de manœuvre du Conseil de coopération du Golfe (CCG) vis-à-vis de son principal partenaire commercial asiatique s’en trouve réduite. Aucune de ces options n’est neutre. La guerre contre l’Iran rend cette décision encore plus urgente, car elle démontre que les infrastructures sont, en réalité, l’incarnation même de la politique. Le détroit d’Ormuz n’était pas qu’un simple détroit. Il était une promesse de continuité. Cette promesse a été rompue.

    Le troisième axe est le plus sous-estimé et, peut-être, le plus important pour les États-Unis. Pendant des décennies, on a parlé de « recyclage des #pétrodollars ». Les pays exportateurs d’énergie accumulaient des excédents, dont une part substantielle retournait sur les marchés occidentaux sous forme de dépôts, d’obligations, d’actions et de placements de portefeuille. Cette logique n’a pas disparu, mais elle a radicalement changé d’ampleur et de sophistication.

    Les fonds souverains du Golfe sont devenus des instruments de politique industrielle, de diplomatie économique et de puissance stratégique. Selon les estimations citées par le CFR, la région gère entre 4 et 7 billions de #dollars d’actifs souverains. Les États-Unis en ont capté 132 milliards en 2025, soit 48% du total, principalement grâce aux investissements dans les infrastructures numériques, les centres de données et les entreprises d’intelligence artificielle. C’est un point crucial : les capitaux du Golfe ne constituent plus seulement un filet de sécurité financier pour les monarchies. Ils font partie intégrante du fonctionnement du capitalisme américain, notamment de ses secteurs les plus ambitieux et les plus coûteux.

    Si le conflit persiste, les pays du Golfe auront besoin de davantage de ressources pour la #défense, la réparation des #infrastructures, la stabilisation budgétaire et le soutien interne. Cela pourrait réduire ou reporter les investissements à l’étranger. Reuters a rapporté en mars que trois États du Golfe avaient entamé un examen de l’utilisation de leurs fonds souverains, envisageant notamment des annulations d’engagements, des désinvestissements et des réévaluations de leurs parrainages internationaux.

    Il ne s’agit pas d’un changement improvisé. Le repli international avait déjà commencé avant la guerre. En avril 2026, le gouverneur du Fonds public d’investissement saoudien a déclaré que le fonds s’efforcerait d’allouer 80% de ses investissements à l’économie locale et de réduire la part internationale à 20%, contre près de 30% auparavant. Ce changement répond à la fois à la pression des déficits et à la baisse des recettes pétrolières, et à l’urgence accrue imposée par la guerre. Autrement dit, la guerre ne crée pas de toutes pièces la réorientation des capitaux du Golfe ; elle l’accélère.

    C’est pourquoi les relations entre Washington et le Conseil de coopération du Golfe (CCG) sont confrontées à une profonde contradiction. Les États-Unis souhaitent que les pays du Golfe demeurent des partenaires stratégiques, achètent des armements américains, financent les secteurs prioritaires de leur économie et soutiennent les corridors pro-occidentaux. Or, la guerre même que Washington a contribué à déclencher compromet la capacité du Golfe à remplir simultanément tous ces rôles. Si le conflit s’éternise, le CCG devra établir des priorités. Et il est raisonnable de supposer qu’il privilégiera sa stabilité intérieure au détriment du confort financier de la Silicon Valley.

    La principale leçon de cette guerre est que le Golfe ne peut plus être considéré comme une région passive, riche et dépendante, dont la seule fonction serait d’exporter de l’énergie, d’acheter des armes et de recycler ses excédents. Il apparaît désormais comme un acteur qui doit gérer simultanément la sécurité, la connectivité et les capitaux.

    Si le Conseil de coopération du Golfe ( #CCG) parvient à bâtir une défense régionale efficace, il réduira sa dépendance à l’égard des États-Unis. S’il réussit à développer des corridors alternatifs dotés d’une autonomie suffisante, il limitera le pouvoir de coercition du détroit d’Ormuz et gagnera en influence face à l’Iran. S’il préserve ses fonds souverains sans se retrouver pris entre la guerre et les crises internes, il maintiendra son influence mondiale. Mais s’il échoue sur l’un de ces fronts, sa position s’en trouvera affaiblie.

    Les #États-Unis sont eux aussi confrontés à un choix. Ils peuvent continuer à considérer le Golfe comme un prolongement de leur architecture de sécurité, en supposant que les monarchies assumeront les coûts d’une stratégie régionale conçue à Washington. Ou bien ils peuvent accepter que le Conseil de coopération du #Golfe entre dans une phase plus autonome et transactionnelle, moins soumise à la logique occidentale.

    Cette autonomie impliquera des discussions avec la #Chine, notamment sur les corridors stratégiques. Elle se traduira par une plus grande prudence quant aux sorties de capitaux. Elle comprendra des exigences de sécurité plus concrètes en échange de la coopération. Et elle inclura probablement aussi un examen critique de l’ancien accord tacite : la protection américaine contre un approvisionnement énergétique stable, des investissements et un alignement #géopolitique.

    L’avenir du# Golfe ne se jouera pas uniquement sur les champs de bataille ni à la table des négociations entre Washington et #Téhéran. Il se décidera aussi dans les centres de données en quête de financement, dans les ports reliant l’ #Asie et l’ #Europe, dans les oléoducs contournant le détroit d’ #Ormuz, lors de réunions discrètes de fonds souverains et dans la capacité, encore incertaine, de six États riches à former une véritable communauté stratégique.

    C’est la reconfiguration du #Moyen-Orient qui est en jeu. Et il en va de même pour une part importante de la puissance américaine au XXIe siècle.

    source : InfoNativa via Chine Beyond the Wall

  • « Frontière » : una exposición en la confluencia de los enfoques geográficos y artísticos
    https://migreurop.org/article3592.html

    La exposición «Frontière» se inauguró el 14 de abril de 2026 en la Cité des Sciences et de l’Industrie (París, Porte de La Villette). La exposición pone de relieve el impacto de este concepto creado por el hombre en el mundo real y en nuestras sociedades, a partir de ejemplos concretos de diferentes lugares del mundo. Como zonas de selección y control, de recursos o de desigualdades, lugares de cooperación e intercambio, de conflicto o de refugio, las fronteras transforman la realidad y dan (…) #Expositions

    https://www.cite-sciences.fr/fr/au-programme/expos-temporaires/frontiere

  • Armi e carburante verso Israele: il dossier che smentisce il silenzio italiano

    Oltre 400 spedizioni militari e 224mila tonnellate di greggio e gasolio dall’Italia dopo il 7 ottobre: il report accusa Roma di complicità nelle operazioni a #Gaza

    Nonostante le dichiarazioni ufficiali e l’assenza di nuove autorizzazioni formali, dall’Italia verso Israele il flusso non si è mai fermato. Armi, componenti elettronici, sistemi aerospaziali, carburante. Una rete logistica estesa, continua, documentata. A certificarlo è il dossier “Made in Italy, Delivered to Israel: Italian Military and Energy Transfers Fueling Genocide”, pubblicato da Giovani Palestinesi d’Italia, People’s Embargo for Palestine, Palestine Youth Movement e Weapon Watch, con il contributo dell’European Legal Support Center.

    I numeri sono difficili da ignorare: oltre 400 spedizioni di materiale militare e 224mila tonnellate di greggio e gasolio partite dall’Italia verso Israele tra ottobre 2023 e il 2025. Un’attività che coinvolge almeno 11 regioni italiane e che, secondo il report, dimostra la continuità dei rapporti militari e logistici anche nel pieno delle operazioni su Gaza.

    Il dossier ricostruisce una filiera articolata, fatta di aziende private, infrastrutture statali e hub logistici. Tra i nomi più rilevanti compare #Leonardo S.p.A., di cui vengono tracciate circa 150 spedizioni di componenti aerospaziali. Alcuni di questi materiali sarebbero stati inviati alla società israeliana #Elbit_Systems e includerebbero pannelli di controllo per comunicazioni radio e componenti elettronici destinati alle cabine di pilotaggio. Tecnologie che, secondo il rapporto, contribuiscono direttamente all’operatività di velivoli militari come gli F-15, utilizzati nei bombardamenti su Gaza.

    Accanto a Leonardo, emerge anche il ruolo di aziende attive nel settore della guerra elettronica e della cybersicurezza, come #Elettronica S.p.A. (oggi #Elt_Group), che avrebbe fornito sensori, sistemi radar e dispositivi di disturbo a Elbit Systems e #Israel_Aerospace Industries. Il Lazio appare come uno snodo centrale di questa rete, con l’aeroporto di Fiumicino utilizzato per il transito di componenti destinati a droni e veicoli militari.

    Anche il Nord Italia è coinvolto. Dall’aeroporto di Milano #Malpensa, secondo i registri analizzati, sarebbero transitati componenti aerospaziali, materiali idraulici ed elettrici, polveri metalliche e adesivi chimici utilizzati nella produzione di armi e munizioni. Una catena industriale e logistica che attraversa l’intero paese.

    Ma il dato forse più significativo riguarda il carburante. Secondo il dossier, 85mila tonnellate di greggio sarebbero partite dal porto di Taranto a bordo della nave #Seasalvia, dirette verso #Haifa. In alcune occasioni, l’imbarcazione avrebbe disattivato il sistema di tracciamento durante il tragitto, oscurando la propria rotta. Altre 138mila tonnellate di gasolio sarebbero state spedite dal terminale di #Santa_Panagia, a #Siracusa, contribuendo al rifornimento dei mezzi militari israeliani: blindati, camion, bulldozer utilizzati anche nelle demolizioni di abitazioni e infrastrutture nei territori palestinesi.

    Tutto questo mentre, sul piano ufficiale, il governo italiano sostiene di non aver concesso nuove autorizzazioni all’export militare verso Israele dopo il 7 ottobre. La relazione governativa del 2024, infatti, esclude Israele dalle nuove licenze rilasciate dall’Uama, l’autorità che supervisiona l’applicazione della legge 185/1990 sul commercio di armamenti.

    Eppure, come già segnalato dalla Rete Italiana Pace e Disarmo, gli scambi non si sono interrotti. I dati dell’Agenzia delle Dogane mostrano esportazioni militari verso Israele per oltre quattro milioni di euro nello stesso periodo. Una contraddizione evidente tra il piano formale e quello sostanziale.

    Il dossier lo afferma in modo diretto: il sostegno italiano non è né casuale né neutrale. Continuare a fornire materiali, tecnologie e carburante significa, secondo gli autori, contribuire attivamente alle operazioni militari israeliane e, quindi, alla distruzione in corso a Gaza.

    Per questo le organizzazioni chiedono misure immediate: un embargo bilaterale completo sulle armi, maggiore trasparenza sui transiti e la sospensione del memorandum d’intesa militare tra Italia e Israele. Non più dichiarazioni di principio, ma atti concreti.

    Il quadro che emerge è quello di una doppia realtà. Da un lato, le dichiarazioni ufficiali sul rispetto del diritto internazionale e sulla sospensione delle autorizzazioni. Dall’altro, una filiera economica e logistica che continua a funzionare, alimentando un conflitto che ogni giorno produce nuove vittime civili. E in mezzo, ancora una volta, il silenzio.

    https://osservatorionomilscuola.com/2026/04/01/dossier-made-italy-industria-genocidio-coinvolgimento-itali
    #armes #commerce_d'armes #armement #Israël #Italie #exportation #rapport

  • NUOVI VERTICI #leonardo S.P.A. E RECORD VENDITE MILITARI ITALIANE
    https://radioblackout.org/2026/04/nuovi-vertici-leonardo-s-p-a-e-record-vendite-militari-italiane

    Nuovi vertici Leonardo S.p.A. e record di vendite militari italiane – con la giornalista Futura D’Aprile Negli ultimi giorni si è tornati a parlare di commercio di armi italiane, dopo la pubblicazione della Relazione annuale al Parlamento che segnala numeri in forte crescita e un nuovo record di vendite di armi per l’Italia. Un dato […]

    #altavisibilita #L'informazione_di_Blackout #export_bellico #guerra #legge_185_1990 #riarmo_bellico
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/04/FuturaDAprileLeonardospa.mp3

  • Beni confiscati. L’intuizione di Fondazione Trame: le opere d’arte sequestrate ai criminali in mostra per la collettività

    Nel 2024 una mostra con le opere di grandi artisti italiani provenienti da due confische ha ottenuto un grande successo di pubblico. Due anni dopo, le stesse opere continuano a incantare grazie al virtuale

    https://lavialibera.it/it-schede-2651-beni_confiscati_l_intuizione_di_fondazione_trame_le_opere
    #biens_confisqués #mafia #oeuvres_d'art #art #exposition #Lamezia_Terme #Calabre

    • Visioni Civiche. L’Arte Restituita

      Dalle opere confiscate alle mafie al bene comune


      Visioni Civiche. L’Arte Restituita è un progetto culturale e civile della Fondazione Trame ETS, nato per restituire alla collettività un patrimonio artistico confiscato alla criminalità organizzata.
      La mostra, inaugurata nel 2024 al Museo Archeologico Lametino, espone per la prima volta opere d’arte sequestrate a figure di rilievo della criminalità economica e mafiosa, trasformandole in simboli di rinascita e bene comune.
      Nel 2025 il progetto si rinnova con una versione digitale e immersiva: un percorso in realtà virtuale accessibile attraverso visori VR, che consente di esplorare le opere e approfondirne la storia, i significati e il valore civile.

      Missione

      Visioni Civiche rappresenta l’impegno concreto per la valorizzazione e la restituzione alla collettività dei beni culturali confiscati alle mafie.
      Il progetto nasce con l’obiettivo di promuovere la conoscenza e la consapevolezza del patrimonio artistico come bene pubblico, offrendo al tempo stesso una riflessione sul rapporto tra arte, legalità e responsabilità sociale.
      Attraverso la collaborazione tra istituzioni, enti culturali e realtà educative, la Fondazione Trame mira a costruire un linguaggio condiviso che riconosca nella bellezza e nella memoria un presidio di democrazia e giustizia.
      Il percorso di Visioni Civiche si inserisce nel più ampio impegno della Fondazione per la diffusione di pratiche culturali capaci di contrastare la criminalità organizzata e rafforzare la coesione civica del territorio.

      La mostra 2024
      L’arte restituita alla collettività

      La prima edizione di Visioni Civiche. L’Arte Restituita è stata allestita dal 18 giugno al 28 luglio 2024 presso il Museo Archeologico Lametino, in occasione della tredicesima edizione di Trame.Festival dei libri sulle mafie.
      Curata dal professor Lorenzo Canova e promossa dalla Fondazione Trame ETS in collaborazione con Associazione MetaMorfosi, la mostra è realizzata con il patrocinio del Ministero dell’Interno e il sostegno della Fondazione Cassa Depositi e Prestiti.

      L’esposizione ha presentato 44 opere d’arte confiscate alla criminalità organizzata, provenienti dalle collezioni di Gioacchino Campolo e Gennaro Mokbel, oggi custodite dall’Agenzia Nazionale per i Beni Sequestrati e Confiscati e dalla Città Metropolitana di Reggio Calabria.
      Tra le opere esposte figurano lavori di Giorgio De Chirico, Antonio Ligabue, Pietro Annigoni, Michele Cascella, Marco Lodola, Cesare Berlingeri, Bruno Caruso e altri maestri del Novecento.

      La mostra ha offerto una riflessione sul valore dell’arte come strumento di riscatto collettivo e sulla capacità dello Stato di trasformare beni provenienti dall’illegalità in risorse culturali accessibili a tutti.
      Con oltre 1.700 visitatori, l’esposizione ha rappresentato un momento di grande attenzione nazionale sul tema della restituzione dei patrimoni mafiosi come atto di giustizia e civiltà.

      https://www.tramefestival.it/progetto-visioni-civiche

  • La #France continue d’alimenter largement la machine génocidaire : un #rapport accablant

    Un rapport d’Urgence Palestine et de Palestinian Youth Movement, dont Le Monde a publié des extraits lundi soir, révèle que plus de 525 cargaisons d’équipements français à usage militaire ont été expédiées vers Israël entre octobre 2023 et mars 2026. Pour le gouvernement, il s’agit de matériel à vocation défensive ou destiné à être réexporté.

    Le document de 66 pages, intitulé « Les dessous des #exportations_militaires françaises vers Israël », se veut aussi complet et précis que possible. Il démontre un flux régulier et diversifié d’équipements qui, à eux seuls, ne constituent pas des armes prêtes à l’emploi, mais alimentent l’industrie de défense israélienne en composants parfois essentiels.

    Selon le rapport, « entre octobre 2023 et mars 2026, plus de 525 cargaisons de #matériel_militaire ont été expédiées par des fabricants français vers les industries israéliennes de défense et aérospatiales ». Les principaux exportateurs français recensés sont #Sermat, #ADR, #Effbe_France, #Eurolinks, #Savimex, #Safran, #Thales, #Cimulec, #Amphenol_Air_LB, #Radiall, #Aubert_&_Duval, #Vishay_MCB et #Hutchinson. Du côté israélien, #Elbit_Systems, premier fabricant d’armes du pays, est à l’origine de la quasi-totalité des achats, que le rapport n’a pas pu chiffrer en quantités ou en valeur.

    Plus de 90 % des expéditions, issues d’une cinquantaine de villes et de douze régions de France, ont été acheminées par la compagnie aérienne israélienne #El_Al. L’écrasante majorité de ces vols ont décollé de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, qui est aussi utilisé de façon intensive, selon le rapport, pour « le transit de #fret_militaire américain entre l’Amérique du Nord et Israël » : « Entre le 4 avril 2025 et le 25 octobre 2025, plus de 117 expéditions ont quitté différentes installations de #Lockheed_Martin [entreprise américaine et mondiale de défense et de sécurité] et de bases aériennes aux Etats-Unis à destination d’Israël, la majorité (79 %) étant acheminée vers la base aérienne militaire de #Nevatim. » Toutes ces cargaisons auraient transité par le hub parisien de la société américaine de fret aérien #FedEx, le plus important hors des Etats-Unis.

    Parmi les industriels contactés par Le Monde, Thales, dont le rapport d’Urgence Palestine estime que quatre de ses filiales approvisionnent les divisions guerre électronique, #drones, #systèmes_C4I (les fonctions de contrôle et commande et de renseignement) et #radars au sol d’#Elbit_Systems, rappelle la position qu’il défend depuis des mois : « Depuis le 7 octobre 2023, Thales n’a exporté aucune arme ni aucun système létal vers les forces armées israéliennes, ni directement ni par l’intermédiaire de fabricants tiers ».

    Aubert & Duval vend des tubes en acier équipant des #obusiers ou des #tanks à Elbit Systems mais se défend en jurant que « la licence d’exportation de #matériel_de_guerre accordée par l’Etat français prévoit explicitement que le produit final (…) soit réexporté à des forces armées qui ne sont pas celles d’Israël ».

    Le ministère des armées a ordonné, en octobre 2025, l’arrêt des exportations de la société Sermat vers Israël, avait révélé le média en ligne Disclose car celles-ci étaient non conformes à la législation. Ces contrats portaient notamment sur la fourniture d’#alternateurs et de moteurs électriques pour des drones d’Elbit Systems.

    Le cas d’Eurolinks, qui fabrique des #maillons, c’est-à-dire les liens permettant de charger les munitions, est déjà connu grâce aux révélations de Dispose et de Marsactu, Mais, malgré les révélations de presse et le refus des dockers CGT de Marseille de charger une livraison en juin 2025, le rapport d’Urgence Palestine fait état « d’un flux continu de 12 expéditions documentées totalisant 9,94 millions de liens de munitions sur vingt et un mois ».

    De fait, l’Etat français n’a pas annulé la licence d’Eurolinks. Celle-ci « ne donne pas droit à l’#armée_israélienne d’utiliser ces composants », avait déclaré en mars 2024 Sébastien Lecornu, alors ministre des armées, qui doivent uniquement entrer dans la fabrication d’équipements ensuite exportés par Israël.

    (…)

    « Le décalage entre la politique officielle de la France et la réalité de sa #chaîne_d’approvisionnement, où des #composants ont permis l’armement de drones au-dessus de Gaza, soulève de sérieuses questions quant à sa complicité », estiment Urgence Palestine et Palestinian Youth Movement, qui invoquent, notamment, le Traité sur le commerce des armes (TCA), signé et ratifié par la France en 2013, selon lequel « un Etat Partie ne doit autoriser aucun transfert d’armes (…) s’il a connaissance que ces armes pourraient servir à commettre un génocide, des crimes contre l’humanité, (…) des attaques dirigées contre des civils (…) ou d’autres crimes de guerre. »

    https://europalestine.com/2026/04/07/la-france-continue-dalimenter-largement-la-machine-genocidaire-un-rap
    #Israël #armes #armement #complicité

    • Rapport : Les dessous des exportations militaires françaises vers Israël

      « ARMER UN GÉNOCIDE » : UN RAPPORT D’INVESTIGATION RÉVÈLE L’AMPLEUR DE LA COMPLICITÉ FRANÇAISE DANS L’ARMEMENT D’ISRAËL

      Le Palestinian Youth Movement et Urgence Palestine publient aujourd’hui un rapport d’investigation inédit documentant, pour la première fois de manière exhaustive et datée, l’implication directe de l’État français et de ses entreprises dans l’armement d’Israël depuis le 7 octobre 2023.

      Les faits sont les suivants : 525 cargaisons d’équipements et de composants militaires ont été expédiées depuis des entreprises françaises vers des filiales d’Elbit Systems — premier fournisseur de l’armée d’occupation israélienne. 117 vols FedEx transportant des composants de chasseurs F-35 produits par Lockheed Martin ont transité par l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle à destination de la base aérienne israélienne de Nevatim. Aucune de ces exportations, aucun de ces transits, n’ont pu avoir lieu sans l’aval complice ou le silence coupable de l’État français.

      Ce rapport documente ce que la société palestinienne affirme depuis plus de 70 ans : le système colonial israélien et ses guerres génocidaires ne peuvent exister sans la chaîne capitaliste mondiale et la complicité active des gouvernements occidentaux. Les données réunies ici en apportent la preuve matérielle, expédition par expédition, entreprise par entreprise. Sans les amortisseurs de choc d’Effbe, Elbit ne peut pas stabiliser ses systèmes de ciblage. Sans les panneaux avioniques de Thales, ses drones et systèmes de surveillance ne peuvent pas fonctionner. Sans les visières de Savimex et les composants de FedEx, les F-35 ne décollent pas. Sans les alternateurs et actionneurs de Sermat, les drones Hermes 900 ne peuvent pas tuer. Sans les tubes de canons d’Aubert & Duval, les obusiers SIGMA ne tirent pas. Sans les 9,94 millions de liens de munitions d’Eurolinks, les fusils-mitrailleurs à Gaza ne tirent pas en rafale.

      Ce rapport vient également mettre en évidence deux ans de mensonges d’État. Alors que le droit international interdit clairement tout transfert d’armements ou de composants militaires dès lors qu’un risque génocidaire est reconnu, les données du rapport établissent sans ambiguïté que les entreprises françaises ont continué d’alimenter des armes offensives qui ne relèvent en aucune façon du double usage.

      Au regard des informations exposées dans ce rapport, le Palestinian Youth Movement et Urgence Palet demandent :

      Un embargo total et la suspension immédiate de toutes les autorisations d’exportation et de transit de matériels militaires et de composants à destination d’Israël, conformément aux articles 6.3 et 7 du Traité sur le Commerce des Armes et aux ordonnances de la CIJ de 2024.

      La révocation de toutes les licences d’exportation en cours accordées aux entreprises françaises documentées dans ce rapport.

      L’ouverture d’une enquête parlementaire indépendante sur les autorisations délivrées par la CIEEMG depuis le 7 octobre 2023.

      La mise en place d’un mécanisme public et contraignant de traçabilité de l’usage final de tout composant exporté vers Israël.

      Des sanctions pénales contre les entreprises qui en conscience participent à cette chaîne d’armement.

      https://www.urgence-palestine.com/rapport-les-dessous-des-exportations-militaires-francaises-vers-i

  • Il racconto delle stragi nei quadri di #Gaetano_Porcasi

    In #via_d'Amelio la prima mostra di un progetto che può essere itinerante

    Sessantuno opere. Sessantuno opere per raccontare un pezzo di storia d’Italia, quello delle stragi che hanno segnato il Paese, condizionato democrazie e segnato profondamente le vite di tante famiglie. La pittura è quella di Gaetano Porcasi, da sempre impegnato in questo percorso artistico informativo nel mondo dell’antimafia.

    In occasione del trentatreesimo anniversario della strage di via d’Amelio ha risposto positivamente alla proposta di Salvatore Borsellino di realizzare quello che è stato un vero e proprio percorso visivo che va oltre la fotografia e che è stato esposto in via d’Amelio dal 17 al 20 luglio.
    «Per controbattere ai depistaggi istituzionali della Commissione parlamentare antimafia e di questo governo, che vorrebbe riscrivere la storia, ho voluto mettere insieme tutte le stragi che hanno insanguinato il Paese - ha detto nei giorni scorsi Salvatore Borsellino - Stragi che fanno parte di un unico percorso eversivo che ha attraversato la storia fino ad arrivare all’attuale sistema di potere che ci governa. Da Portella della Ginestra in poi, ognuna viene rappresentata attraverso un quadro con i nomi e l’eta delle vittime».

    Porcasi, con uno stile inconfondibile, ha da sempre realizzato dipinti di impegno civile.

    Borsellino lo descrive come «il pittore della memoria e della resistenza civile».

    Ed ha ragione. In questi giorni i tanti che si sono recati in via d’Amelio non hanno potuto non attraversare la mostra.

    Un pannello dopo l’altro non si può essere indifferenti di fronte a quanto avvenuto nel corso della nostra storia e la spinta non è solo ad interrogarsi, ma a divenire parte attiva verso una nuova coscienza.

    Ora che la prima mostra è stata ultimata l’obiettivo è quello di farla divenire itinerante e magari diffonderla nelle scuole, accompagnata dalla nuova pubblicazione «#Paolo_Borsellino e l’Agenda Rossa - La scia di sangue delle stragi in Italia. Mafia, eversione nera, servizi deviati e poteri infedeli», curata da Salvatore Borsellino e che ha anche la postfazione di Saverio Lodato.

    Parlando del pittore Porcasi, Borsellino scrive: «La sua arte non è solo bellezza: è denuncia, è memoria viva, è un atto d’amore verso chi ha sacrificato la propria vita per la giustizia e la verità. Con ogni tela Porcasi racconta la nostra storia più dolorosa: stragi, depistaggi, silenzi. Ma lo fa con dignità e coraggio, restituendo volto e voce a chi non c’è più. Le sue opere non decorano: parlano. Educano. Resistono. Grazie, Gaetano, per questa preziosa testimonianza».

    https://www.antimafiaduemila.com/home/mafie-news/254-focus/105783-il-racconto-delle-stragi-nei-quadri-di-gaetano-porcasi.html
    #art #mafia #anti-mafia #peinture #exposition #mémoire #histoire

  • J’expose mes croquis modèles vivants à Orsay en avril
    https://delphine-atelier.com/actualites/j-expose-mes-croquis-modeles-vivants-a-orsay-en-avril

    Dans le cadre de l’exposition de l’atelier #modèle_vivant de Mosaïque, je vais exposer des petits et des grands formats à la Maison Jacques Tati à Orsay (91). Il y aura mes travaux personnels et ceux des autres membres de l’atelier, tout comme quelques travaux collaboratifs. Le vernissage est le jeudi 02 avril, à partir […]

    #exposition #Orsay_91_

  • Alerte : les #forêts françaises sont rasées pour partir à l’étranger

    Le point le plus stupéfiant du livre : ce désastre n’est pas un sujet. Pas dans les campagnes électorales. À peine dans les médias.

    En #Chine, un parquet issu de chênes français. En #France, des massifs rasés, des sols dévastés, des promesses creuses. #Pillage, #lobbies, illusions vertes - nos forêts souffrent en silence. Sophie Coignard signe un livre-enquête sur le #saccage programmé de nos forêts.

    Chaque année, des milliers de #grumes partent de nos campagnes en direction des ports, puis de l’Asie. Elles reviennent sous forme de lames de plancher ou d’objets de bazar — quand elles reviennent.

    Pendant ce temps, des millions de Français se promènent dans des forêts qu’ils croient protégées, gérées, aimées. Ils ont tort.

    La journaliste Sophie Coignard, autrice de « Arbres en danger, enquête sur un carnage végétal », a mené l’investigation là où personne ne regardait vraiment : entre les souches, les contrats d’export, les lobbies de la filière #bois et les cabinets ministériels. Ce qu’elle a trouvé est accablant.

    « La France : un pays d’extraction coloniale »

    Le déclic, pour Sophie Coignard, n’est pas une statistique. C’est une image. Celle de #chênes magnifiques, abattus à quelques kilomètres de chez elle, embarqués pour la Chine.

    « Ces chênes avaient été coupés pas très loin de chez moi. Et ils allaient partir en Chine, comme si la France était devenue un pays d’#extraction_coloniale. »

    La métaphore est forte, mais elle n’est pas gratuite. La Chine et la #Russie — deux pays que l’on n’associe pas spontanément à l’écologie — ont depuis longtemps instauré des mesures protectionnistes drastiques pour préserver leurs propres forêts.

    La France, elle, a laissé la porte ouverte, les #labellisations européennes se révélant aisément contournables, sans embargo, sans politique d’interdiction réelle.

    Un paradoxe que Sophie Coignard qualifie sobrement de « #connivence des pouvoirs publics avec des lobbies particulièrement problématiques. »

    Le #lobby, le confort administratif, et la loi enterrée

    Le mécanisme est bien huilé : une #loi d’initiative parlementaire, portée par un groupe transpartisan, vise à réorienter les #subventions vers la #sylviculture mélangée, plutôt que vers les #monocultures ravageuses. Elle est déposée, soutenue, débattue — et reste pendante à l’Assemblée nationale depuis des années.

    « La puissance des lobbies essaie de disqualifier tous les acteurs qui portent une parole différente. Cela existe dans plein d’autres secteurs », observe Sophie Coignard, rodée à ce type de blocage après des années d’enquête sur les élites françaises.

    Elle décrit ce qu’elle appelle le « confort administratif » : les administrations préfèrent traiter avec un interlocuteur puissant, compétent, structuré — c’est-à-dire le lobby de la #filière_bois — plutôt qu’avec une myriade de voix discordantes, propriétaires forestiers inquiets, forestiers de terrain, chercheurs. Résultat : le robinet à subventions coule dans le mauvais sens.

    « À partir du moment où vous avez un robinet à subventions en place, vous trouvez forcément un débouché. Et ce débouché n’est pas forcément vertueux. »

    Brûler des arbres pour sauver la planète ?

    Le #chauffage_au_bois, vendu comme énergie renouvelable, représente l’un des paradoxes les plus explosifs du livre.

    Sophie Coignard est directe : « La question de considérer le bois comme une #énergie_renouvelable quand il s’agit du #chauffage, à mon avis, est extrêmement dangereuse. »

    La formule est simple. Ses implications sont vertigineuses. Le bois utilisé pour la construction stocke du carbone pendant des décennies. Le bois brûlé le relâche immédiatement dans l’atmosphère. Or, pour que la ressource se renouvelle, il faut attendre — des années, des décennies, parfois un siècle. Le problème, c’est la #temporalité.

    « Le temps que fait une bûche de bois à brûler n’a rien à voir avec le temps que mettra son équivalent à pousser. »

    Les grandes chaufferies urbaines, qui se sont converties au bois pour décarboner leurs réseaux, engloutissent désormais des volumes colossaux de bois coupé exprès pour les alimenter. Les #coopératives_forestières suivent la demande. Les forêts trinquent. Et le CO2 relâché en quelques heures mettra des décennies à être réabsorbé par de nouveaux arbres — si tant est qu’ils poussent.

    Brûler trop d’arbres, c’est aussi se priver d’eau verte. Cette #eau issue de l’#évapotranspiration est indispensable au cycle des pluies. Un chêne peut produire jusqu’à une tonne d’eau par jour peut-on lire sur le site de Francis Hallé.

    Sophie Coignard le confesse avec une honnêteté désarmante : « Quand je me suis équipée moi-même, j’étais convaincue de faire un choix vertueux. Aujourd’hui, je me dis que c’est plus complexe que ça n’en avait l’air. »

    « On plante un milliard d’arbres » — et ensuite ?

    La promesse présidentielle de planter un milliard d’arbres fait bondir Sophie Coignard — non pas parce qu’elle est fausse, mais parce qu’elle est creuse.

    « Les Français adorent la forêt, adorent les #arbres. Et en même temps, le sort qui leur est réservé par la puissance publique leur est indifférent. Il suffit d’un coup de communication, et youpi, on va planter un milliard d’arbres. »

    Derrière l’annonce : des plantations en #monoculture sur des sols dévastés par les #coupes_rases, des échecs en série, des arbres morts avant d’avoir grandi. La #compensation_carbone repose sur une fiction : on ne peut pas comparer un arbre nouvellement planté à un arbre mature en matière de capture de CO2.

    « Il y a peut-être deux questions à se poser : pour compenser quoi ? Et avec quelles chances de longévité pour cet arbre ? »

    Des forestiers en voie de disparition

    Sur le terrain, ceux qui connaissent vraiment la forêt regardent, impuissants, leur métier se vider de sa substance. L’#ONF, l’Office national des forêts, a perdu des milliers de postes en vingt ans. Les agents de terrain sont de moins en moins nombreux. Les territoires à couvrir, de plus en plus vastes.

    « Leur connaissance est immense – des puits de science. Et ce réservoir de savoirs se tarit. L’ONF ressemble désormais à une pyramide avec beaucoup de chefs et peu de gens sur le terrain. »

    Ce savoir-là — reconnaître une espèce à son écorce, lire un sol, anticiper une maladie — ne s’apprend pas dans un bureau. Il se transmet sur le terrain, de forestier à forestier, au fil des saisons. Quand il disparaît, il ne revient pas.

    Un problème commun à toute la fonction publique, certes. Mais dans une forêt, les erreurs ne se rattrapent pas en quelques mois. Elles se paient sur des décennies.

    Les collectivités territoriales bougent aussi. L’exemple de Chantilly est éclairant : quand tout un écosystème — le musée, le château, les rentes, l’attractivité touristique — dépend de la santé de la forêt, le dépérissement des arbres devient une urgence économique autant qu’écologique. Les communes forestières commencent à se fédérer, à comparer leurs expériences, à peser collectivement.

    Le silence : le vrai scandale

    Le point le plus stupéfiant du livre : ce désastre n’est pas un sujet. Pas dans les campagnes électorales. À peine dans les médias.

    “Je ne me l’explique pas », admet Sophie Coignard. « C’est un des nombreux mystères de cette distorsion entre opinion publique et ressenti public. »

    Et pourtant, les solutions existent. Elles sont documentées, pratiquées, rentables. La #sylviculture_mélangée à couvert continu permet de couper du bois, d’en tirer profit, tout en préservant la biodiversité, les sols, le réseau mycorhizien. Elle ne nécessite pas de renoncer à la forêt productive — juste de renoncer à la cupidité à courte vue.

    L’association Pro Silva promeut depuis des années une sylviculture dite « mélangée et à #couvert_continu » : on n’abat jamais tous les arbres d’une parcelle, on favorise la diversité des espèces, on laisse la forêt se régénérer naturellement. Les résultats sont là, documentés, mesurables.

    La cause que Sophie Coignard défend en priorité ? « Permettre à la loi d’initiative parlementaire et transpartisane, de pouvoir être débattue et soumise au vote. Ça paraît être la base, mais ce serait un premier pas. »

    Un premier pas, oui. Avant que les derniers chênes ne prennent le bateau.

    Un autre monde est possible. Tout comme vivre en harmonie avec le reste du Vivant. Notre équipe de journalistes œuvre partout en France et en Europe pour mettre en lumière celles et ceux qui incarnent leur utopie. Nous vous offrons au quotidien des articles en accès libre car nous estimons que l’information doit être gratuite à tou.te.s. Si vous souhaitez nous soutenir, la vente de nos livres financent notre liberté.

    https://lareleveetlapeste.fr/alerte-les-forets-francaises-sont-rasees-pour-partir-a-letranger
    #France #exportation

  • Algérie. Des frontières qui tuent l’#économie des peuples du désert

    Avec plus de 6 700 kilomètres de frontières terrestres, l’Algérie fait face dans son grand Sud à un dilemme qu’aucune décision militaire ne peut trancher seule : comment sécuriser un territoire sans briser les sociétés qui le font vivre ?

    Mohammed a 28 ans et conduit des camions à #Tin_Zaouatine, l’une des bourgades algériennes les plus reculées, perchée à l’extrémité sud du pays, à quelques kilomètres du #Mali. Durant sa carrière de camionneur, il traversait souvent la frontière algéro-malienne pour acheminer des marchandises au nord du Mali. Depuis la prise du pouvoir des militaires à Bamako en 2021 et l’intensification des bombardements de l’armée malienne contre les groupes djihadistes, notamment dans la région de #Gao, et contre le #Front_de_libération_de_l’Azawad (#FLA) plus au nord, son activité s’est effondrée.

    « Nous vivons une abondance relative ici, dit-il, mais l’autre moitié de la famille et des proches au Mali ont été durement touchés. »

    Ce témoignage résume, mieux que n’importe quelle statistique, la fracture que vivent les populations frontalières du grand Sud algérien. D’un côté, un État qui sécurise ses #marges pour faire face à l’#instabilité chronique du #Sahel. De l’autre, des sociétés tribales dont les liens de sang, de #commerce et de culture enjambent les frontières depuis des siècles — et qui subissent de plein fouet chaque tour de vis sécuritaire.

    Des frontières qui n’ont jamais existé dans les esprits

    L’Algérie possède la plus longue frontière terrestre d’Afrique. Ses 6 734 kilomètres la connectent à sept pays voisins, dont le Mali (1 376 kilomètres), la #Libye (989 kilomètres) et le #Niger (956 kilomètres) — trois frontières particulièrement sensibles depuis l’effondrement de la Libye en 2011 et la déstabilisation progressive du Sahel.

    Mais sur le terrain, ces #lignes tracées par les États modernes se superposent à un tissu social et économique bien plus ancien, qui n’a jamais reconnu de séparations rigides. Les #Touaregs#Imuhagh dans leur propre langue — sont présents aussi bien dans le #Hoggar et le #Tassili algériens qu’en #Azawad malien ou dans l’#Aïr nigérien (voir carte ci-dessous). Les tribus arabes #Zaouïa, comme les #Kounta, jouent depuis des générations un rôle de médiation sociale et religieuse qui dépasse les frontières, et certains de leurs notables siègent encore aujourd’hui au Parlement algérien.

    Les #mariages_intercommunautaires entre l’Algérie, le Mali, le Niger et même jusqu’en Mauritanie au sud-ouest restent fréquents. Chaque crise diplomatique devient ainsi un fardeau social direct pour des #familles_éclatées de part et d’autre d’une #ligne_administrative. Le Sud algérien est aussi une #mosaïque_linguistique rare : on y parle l’#arabe et le #tamasheq, mais aussi des langues menacées comme le #korandje — mélange d’arabe, de berbère et de songhaï — ainsi que des dialectes #haoussa et #peul portés par les communautés frontalières et les flux migratoires.

    Le « #tahrib », une #économie_de_survie

    Dans ce contexte, la #mobilité_transfrontalière n’est pas un luxe mais une condition de survie. Pour les jeunes des zones reculées comme Tin Zaouatine, il n’existe souvent aucune autre perspective que d’intégrer les circuits du tahrib — terme qui désigne à la fois l’acte de « faire passer » et, plus largement, la #contrebande organisée. C’est ce que souligne Raouf Farrah, chercheur en géopolitique :

    "Concrètement, le tahrib consiste à exporter vers le Mali des produits algériens de première nécessité, souvent subventionnés : semoule, pâtes, carburant, électronique. Le différentiel de prix entre les deux pays rend ces flux extrêmement rentables pour les opérateurs locaux. Mais ils sont aussi vitaux pour les villes maliennes voisines comme #Tessalit ou #Kida."

    « le Nord-Mali, déconnecté des corridors logistiques de Bamako, dépend davantage de l’Algérie pour sa subsistance que de sa propre capitale. »

    Un chiffre suffit à mesurer l’ampleur du phénomène : selon les données de l’Office National des Statistiques (2018-2023), les exportations algériennes vers le Mali et le Niger sont inférieures à 2 millions de dollars par an (1,7 million d’euros). Ce chiffre dérisoire masque une économie parallèle structurée, animée par des réseaux touareg historiques — dont le chiffre d’affaires réel a cependant été divisé par trois depuis 2011.

    Trafic de documents d’identité

    « Les Nigériens, Tchadiens et Soudanais paient pour devenir algériens avec l’aide des habitants de la région », rapportent des témoins contactés par Maghreb Émergent. « Le processus consiste à se faire inscrire par des Algériens comme l’un des leurs, né dans le désert. Je suis au courant de ce trafic depuis 2006, mais on m’a récemment expliqué que ce ne sont pas seulement les Nigériens et les Maliens ayant des proches algériens qui utilisent cette démarche pour obtenir la #nationalité, les Tchadiens aussi y ont recours », raconte un témoin. « J’ai des proches là-bas, ils ont ces documents payés. »

    La #nationalité_algérienne coûte 600 000 FCFA (environ 1 000 euros) pour les Nigériens ou Maliens ayant des proches algériens, mais les Tchadiens paient 1 million de FCFA (1 500 euros), faute de réseau local.

    La problématique de l’accès à la nationalité dans les zones frontalières du Sud algérien repose, en premier lieu, sur l’héritage complexe du #tracé_colonial. Ce #découpage_territorial a fragmenté des communautés nomades, à l’instar des #tribus_touarègues, dont les structures sociales et les modes de vie s’affranchissent des frontières étatiques. Cette situation entrave la régularisation administrative de nombreuses familles et complexifie l’établissement des preuves d’allégeance nationale, certains individus refusant par ailleurs l’adhésion aux États malien ou nigérien.

    Parallèlement, le processus de #naturalisation fait l’objet de dérives systémiques impliquant des réseaux de coordination transfrontaliers entre le Mali, le Niger et la Mauritanie. Selon une source administrative, l’acquisition de la citoyenneté est désormais dénaturée par des pratiques corruptives où intermédiaires administratifs et magistrats facilitent des enregistrements frauduleux, souvent sous couvert de liens familiaux supposés avec des ressortissants subsahariens. Cette opacité structurelle occulte désormais la distinction entre les ayants droit légitimes et les bénéficiaires de manœuvres illicites.

    Quand la sécurité provoque des #crises_humanitaires

    La #militarisation progressive des frontières depuis 2011, puis les récentes tensions diplomatiques entre Alger et Bamako, ont asphyxié ces #échanges, avec des conséquences immédiates et sévères. Des blocus autour de villes comme #Gao et #Tombouctou ont conduit l’Algérie à suspendre momentanément ses #exportations. Le résultat a été sans appel.

    « L’absence de marchandises a provoqué une véritable #catastrophe_humanitaire et alimentaire », rappelle Akram Kharief — une situation si grave qu’elle a contraint Alger à reprendre les flux pour éviter le pire. C’est la démonstration par l’absurde de l’interdépendance de ces deux espaces : on ne peut pas fermer le robinet sans que des populations en meurent de soif.

    Pour les familles frontalières, la rupture prend une dimension encore plus personnelle. Elle brise les réseaux de solidarité traditionnels, met en péril des équilibres économiques construits sur des générations et transforme chaque décision politique prise à Alger ou à Bamako en tragédie familiale.

    Face à l’instabilité sahélienne, la traditionnelle #hospitalité du #désert résiste, mais se fissure. Les tribus frontalières continuent de traiter les exilés subsahariens avec humanité — eau, orientation, protection. Mais l’infiltration d’éléments djihadistes cherchant à se fondre dans le tissu tribal a profondément modifié l’équation sociale.

    « Cela place tout le monde sous suspicion », avertit Moussa, un exilé installé actuellement à Oran, dans l’ouest du pays, qui a travaillé pendant dix ans sur les routes transfrontalières entre le Mali et l’Algérie. Cette réalité a justifié, aux yeux des autorités algériennes, un renforcement du dispositif militaire qui limite drastiquement la #liberté_de_mouvement — y compris celle des populations locales qui n’ont rien à voir avec les réseaux armés.

    Une question existentielle sans réponse facile.

    Ces sociétés frontalières se trouvent aujourd’hui dans un étau. Coincées entre un État central qui, pour garantir sa sécurité, essaie de s’immuniser des réseaux djihadistes qui sévissent encore dans la région et une instabilité régionale qui ne montre aucun signe d’apaisement, elles font face à une question que ni Alger ni les capitales sahéliennes ne semblent vouloir poser ouvertement : peut-on sécuriser une frontière sans insécuriser la société qui la fait vivre ?

    Comme le formule sobrement une source locale : « La frontière administrative ne peut pas annuler l’unité sociale et économique. » La vraie question est de savoir si les États de la région en ont pris la mesure — avant qu’il ne soit trop tard.

    https://orientxxi.info/Algerie-Des-frontieres-qui-tuent-l-economie-des-peuples-du-desert

    #frontières #Algérie

  • J’expose mes croquis modèles vivants à Orsay en avril
    https://delphine-atelier.com/actualites/jexpose-mes-croquis-modeles-vivants-a-orsay-en-avril

    Dans le cadre de l’exposition de l’atelier #modèle_vivant de Mosaïque, je vais exposer des petits et des grands formats à la Maison Jacques Tati à Orsay (91). Il y aura mes travaux personnels et ceux des autres membres de l’atelier, tout comme quelques travaux collaboratifs. Le vernissage est le jeudi 02 avril, à partir […]

    #exposition #Orsay_91_

  • China restricts fertiliser exports, further crimping war-tightened supply

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12346793

    https://www.reuters.com/world/asia-pacific/china-restricts-fertiliser-exports-further-crimping-war-tightened-supply-20

    By Reuters March 19, 2026

    Summary

    #China restricts fertiliser exports to protect #domestic_market
    – China is among the largest #fertiliser #exporters
    – China has history of controlling exports to keep #prices low for farmers

    March 19 (Reuters) - China is clamping down on fertiliser exports to protect its domestic market, a number of industry sources said, putting an additional strain on global markets that ​were already grappling with shortages caused by the U.S.- #Israeli war on #Iran. China is among the largest fertiliser exporters - shipping more than $13 ‌billion worth of it last year - and it has a history of controlling exports to keep prices low for farmers.

    Shipments through the war-blocked Strait of #Hormuz account for roughly one-third of the sea-borne supply. In mid-March, Beijing banned exports of nitrogen-potassium fertiliser blends and certain phosphate varieties, sources told Reuters.
    The ban, which has not been formally unveiled, was reported earlier this week ​by Bloomberg News.

    Added to existing bans and export quotas for urea, only a handful of fertilisers - notably ammonium sulphate - can be exported, five sources ​said. That would mean between half and three quarters of China’s exports last year are restricted, potentially up to 40 ⁠million metric tons, according to a Reuters estimate.

    “This pattern is consistent: China restricts supplies rather than coming to the rescue during global tightness,” said Matthew Biggin, ​a senior commodities analyst at BMI.
    “The export restrictions exist because of their tight domestic balance - they’re prioritising food security and insulating their domestic market from price ​shocks.”
    Beijing’s curbs, like its move last week to ban refined fuel exports, come as governments limit exports of products whose inputs have been threatened by disruption from the war, worsening shortages and higher prices around the world.
    International urea prices have risen by around 40% from pre-war levels. In China, urea futures are near a 10-month high.

    Chart shows China’s exports of fertilizers by the top ten countries

    DEPENDENT ON CHINA

    Fertilisers are essential for plant ​growth and crop yields. Higher prices could lead to reduced usage, or farmers could switch to crops that require less fertiliser.
    Last year, China sent #Brazil, #Indonesia ​and #Thailand roughly a fifth of their fertiliser imports and that figure stood at a third for #Malaysia and #New_Zealand, according to International Trade Centre data. For #India, ‌it was ⁠around 16%, according to its trade data.
    Between half and 80% of those exports are now restricted, according to a Reuters analysis of Chinese customs data.
    “Buyers were hoping China would step in and fill the supply gap, but this decision will only tighten supplies further,” a New Delhi-based fertiliser company official said, in reference to the recent restrictions.
    The company official declined to be named due to the sensitivity of the matter.
    India, which imported more than 40% of its urea, a nitrogen-based fertiliser, ​and DAP, a blend, from the ​#Middle_East last year, has requested China ⁠issue export quotas for urea.

    Chart shows China’s share in several country’s imports of major fertilizers

    WHEN WILL EXPORTS RESUME?

    The #Philippines on Wednesday said China had assured it that fertiliser exports would not be restricted.
    Asked about the comments a day later, China’s Ministry of Foreign Affairs spokesperson referred the question to other departments.
    China’s ​General Administration of Customs, National Development and Reform Commission and Ministry of Commerce did not immediately respond to requests ​for comment.

    At a ⁠fertiliser conference in Shanghai attended by Reuters on Wednesday, five salespeople said they did not expect the fertiliser bans to be lifted before August, after China’s peak June-to-August export period.
    Producers are watching for signals from the government after spring planting to see whether bans would be extended.
    In December, the state-linked fertilizer association urged major producers to suspend exports of phosphate ⁠fertilisers until August.
    “Most ​folks who follow this very, very closely are expecting them to continue to extend the ​export bans,” said Caitlin Welsh, a director at the Center for Strategic and International Studies.
    “China is so reluctant to do anything that would increase the price of grains, especially animal feed, domestically.”

  • Vernissage - Colonialisme. Une Suisse impliquée

    Dès le 16e siècle, des citoyens et citoyennes et des entreprises helvétiques entretiennent des liens étroits avec le système colonial. Certaines firmes suisses ainsi que des individus prennent part à la #traite transatlantique, exploitent des personnes réduites en #esclavage et font fortune grâce au commerce de produits coloniaux. Des Suisses et des Suissesses partent comme missionnaires à travers le monde. D’autres, mus par la pauvreté ou la soif d’aventure, s’engagent comme #mercenaires dans les armées européennes, lesquelles enchaînent les conquêtes territoriales et écrasent la résistance de peuples autochtones. Des experts suisses mettent leur savoir au service des puissances coloniales. Les Universités de Zurich et de Genève enseignent et diffusent des thèses racistes qui connaissent une résonance internationale et servent à légitimer le système colonial.

    Basée sur les tout derniers résultats de la recherche, l’exposition offre, pour la première fois en Romandie, une vue d‘ensemble de l’histoire des liens coloniaux de la Suisse et s’appuie sur de nombreux objets, documents d’archives, photographies et œuvres d’art.

    https://www.chateaudeprangins.ch/fr/evenement/vernissage-colonialisme-une-suisse-impliquee-44912
    #Suisse #colonialisme #Suisse_coloniale #colonialisme_suisse #exposition #racisme #université #musée

    –-

    ajouté à la métaliste sur la Suisse coloniale :
    https://seenthis.net/messages/868109

  • Il MUSEO DEL PATRIARCATO

    Immagina di camminare in un museo del futuro, in un tempo in cui il patriarcato è ormai solo una pagina di storia. È da qui che nasce il MUPA: un’esposizione che, come un archivio speculativo, mette in scena il presente come se fosse un’epoca lontana. Attraverso opere, reperti e testimonianze, la mostra ci invita a osservare con sguardo critico i comportamenti, le abitudini e le narrazioni che ancora oggi alimentano la violenza maschile sulle donne e sulle soggettività marginalizzate per la propria identità di genere.

    Il MUPA ci spinge a interrogarci sul ruolo che giochiamo nel mantenere, trasformare o sfidare le strutture di potere che ci circondano. Guardare il presente come se fosse già passato diventa così un gesto politico e poetico insieme: un modo per immaginare un futuro in cui la violenza di genere e il patriarcato siano davvero solo un ricordo del passato.

    https://www.actionaid.it/mupa
    #musée #exposition #patriarcat #Milan #MUPA #violence_masculiniste #VSS #violence_de_genre

  • « Quel état-État vivons-nous ? »
    https://www.obsarm.info/spip.php?article730

    Naturellement, nous serions portés à protéger notre espace de vie, la société ; éviter les conflits, les guerres et construire humainement, ensemble. Mais, quotidiennement confrontés aux flux d’images, informations et témoignages venant de partout dans le monde, nous nous interrogeons : sommes nous en conflit, où se trouve la guerre, que veulent dire paix et tension ? Quels signes et aspects séparent ou lient un état de conflit d’un état de paix : une distance, une durée, une valeur (…) #Expositions

    / #Vie_associative, #Événements

  • L’art immersif, porte d’entrée vers la culture ou pur gadget mercantile ?
    https://www.telerama.fr/arts-expositions/l-art-immersif-porte-d-entree-vers-la-culture-ou-pur-gadget-mercantile-7028

    Dans le sillage des “Ateliers des lumières”, les “expériences immersives” essaiment un peu partout. Charline Callet, chercheuse en sciences de l’information et de la communication, a travaillé sur l’impact sur le public de ce modèle ambigu. Entretien.

    L’exposition « De Vermeer à Van Gogh, les maîtres hollandais », en 2024 aux Bassins des Lumières, à Bordeaux. Vincent Pinson/Culturespaces
    Par Youness Bousenna
    Réservé aux abonnés
    Publié le 05 novembre 2025 à 16h30
    Partager
    Favoris

    Offrir
    La chercheuse Charline Callet travaille depuis trois ans à une thèse autour de la façon dont l’art immersif permet une « réappropriation sensible et sensorielle » du patrimoine culturel. Rattachée au laboratoire SIC.Lab Méditerranée (Laboratoire de recherches en sciences de l’information et de la communication) de l’université Côte d’Azur, à Nice, la doctorante éclaire l’origine et l’essor de ce concept dont Culturespaces a fait le cœur de son modèle.

    Aujourd’hui, l’art immersif semble partout. Mais que désigne-t-il concrètement ?
    L’art immersif peut être défini comme un langage esthétique et médiatique voué à effacer les frontières conventionnelles entre le spectateur et l’œuvre, en activant simultanément plusieurs canaux sensoriels (visuel, auditif, olfactif…), afin de produire une expérience incarnée. Mais sa généalogie s’étend bien avant l’avènement du numérique ! Elle remonte au XVIIIᵉ siècle, avec l’apparition des panoramas, ces vastes fresques circulaires peintes à 360 degrés. Cette logique se poursuit avec l’invention du stéréoscope en 1838, un dispositif optique permettant de percevoir une image en trois dimensions — on y voit souvent un précurseur des casques de réalité virtuelle contemporains. Le XXᵉ siècle marque une nouvelle étape avec le cinéma, notamment à travers les expérimentations de Georges Méliès, pionnier des trucages et effets spéciaux. En 1957, l’inventeur Morton Heilig conçoit le Sensorama, un simulateur multisensoriel intégrant image, son, vibrations et odeurs — un des ancêtres de la réalité virtuelle. À partir des années 1990, la généralisation du numérique bouleverse le paysage immersif, et permet sa diffusion au grand public.

    À lire aussi :
    Derrière le succès des Ateliers des Lumières, le très rentable filon de l’art immersif du français Culturespaces
    Représente-t-il un certain futur pour le secteur culturel ?
    Depuis les années 2010, et plus encore à la suite du confinement de 2020, les dispositifs immersifs se sont imposés comme une réponse stratégique à la crise d’attractivité que traversent de nombreuses institutions patrimoniales. Face à la désaffection des jeunes pour les musées, au désengagement progressif de l’État et à la transformation des attentes du public, les institutions cherchent à renouveler leurs formats de médiation, à rafraîchir leur image et à attirer de nouveaux publics, notamment les plus jeunes et connectés. Ce mouvement traduit un déplacement de la mission même des institutions culturelles vers une logique de captation et de séduction, où prévaut l’expérience sensorielle, scénarisée et technologisée. Cette tendance reflète à la fois une tentative de réinvention du modèle culturel institutionnel et une hybridation croissante entre art, technologie et marché.

    #Immersion #Expositions #Culture

  • Derrière le succès des Ateliers des Lumières, le très rentable filon de l’art immersif du français Culturespaces
    https://www.telerama.fr/arts-expositions/derriere-le-succes-des-ateliers-des-lumieres-le-tres-rentable-filon-de-l-ar

    L’opérateur culturel connaît un impressionnant développement en misant sur l’“expérience” du visiteur un peu partout, de Paris à Séoul. Un modèle qui tient plus du concept commercial qu’artistique, et dont la gestion ne va pas sans critiques.

    #Immersion #Expositions #Magouilles

  • The Green Revolution is a warning, not a blueprint for feeding a hungry planet

    Feeding a growing world population has been a serious concern for decades, but today there are new causes for alarm. Floods, heat waves and other weather extremes are making agriculture increasingly precarious, especially in the Global South.

    The war in Ukraine is also a factor. Russia is blockading Ukrainian grain exports, and fertilizer prices have surged because of trade sanctions on Russia, the world’s leading fertilizer exporter.

    Amid these challenges, some organizations are renewing calls for a second Green Revolution, echoing the introduction in the 1960s and 1970s of supposedly high-yielding varieties of wheat and rice into developing countries, along with synthetic fertilizers and pesticides. Those efforts centered on India and other Asian countries; today, advocates focus on sub-Saharan Africa, where the original Green Revolution regime never took hold.

    But anyone concerned with food production should be careful what they wish for. In recent years, a wave of new analysis has spurred a critical rethinking of what Green Revolution-style farming really means for food supplies and self-sufficiency.

    As I explain in my book, “The Agricultural Dilemma: How Not to Feed the World,” the Green Revolution does hold lessons for food production today – but not the ones that are commonly heard. Events in India show why.
    A triumphal narrative

    There was a consensus in the 1960s among development officials and the public that an overpopulated Earth was heading toward catastrophe. Paul Ehrlich’s 1968 bestseller, “The Population Bomb,” famously predicted that nothing could stop “hundreds of millions” from starving in the 1970s.

    India was the global poster child for this looming Malthusian disaster: Its population was booming, drought was ravaging its countryside and its imports of American wheat were climbing to levels that alarmed government officials in India and the U.S.

    Then, in 1967, India began distributing new wheat varieties bred by Rockefeller Foundation plant biologist Norman Borlaug, along with high doses of chemical fertilizer. After famine failed to materialize, observers credited the new farming strategy with enabling India to feed itself.

    Borlaug received the 1970 Nobel Peace Prize and is still widely credited with “saving a billion lives.” Indian agricultural scientist M.S. Swaminathan, who worked with Borlaug to promote the Green Revolution, received the inaugural World Food Prize in 1987. Tributes to Swaminathan, who died on Sept. 28, 2023, at age 98, have reiterated the claim that his efforts brought India “self-sufficiency in food production” and independence from Western powers.

    Debunking the legend

    The standard legend of India’s Green Revolution centers on two propositions. First, India faced a food crisis, with farms mired in tradition and unable to feed an exploding population; and second, Borlaug’s wheat seeds led to record harvests from 1968 on, replacing import dependence with food self-sufficiency.

    Recent research shows that both claims are false.

    India was importing wheat in the 1960s because of policy decisions, not overpopulation. After the nation achieved independence in 1947, Prime Minister Jawaharlal Nehru prioritized developing heavy industry. U.S. advisers encouraged this strategy and offered to provide India with surplus grain, which India accepted as cheap food for urban workers.

    Meanwhile, the government urged Indian farmers to grow nonfood export crops to earn foreign currency. They switched millions of acres from rice to jute production, and by the mid-1960s India was exporting agricultural products.

    Borlaug’s miracle seeds were not inherently more productive than many Indian wheat varieties. Rather, they just responded more effectively to high doses of chemical fertilizer. But while India had abundant manure from its cows, it produced almost no chemical fertilizer. It had to start spending heavily to import and subsidize fertilizer.

    India did see a wheat boom after 1967, but there is evidence that this expensive new input-intensive approach was not the main cause. Rather, the Indian government established a new policy of paying higher prices for wheat. Unsurprisingly, Indian farmers planted more wheat and less of other crops.

    Once India’s 1965-67 drought ended and the Green Revolution began, wheat production sped up, while production trends in other crops like rice, maize and pulses slowed down. Net food grain production, which was much more crucial than wheat production alone, actually resumed at the same growth rate as before.

    But grain production became more erratic, forcing India to resume importing food by the mid-1970s. India also became dramatically more dependent on chemical fertilizer.

    According to data from Indian economic and agricultural organizations, on the eve of the Green Revolution in 1965, Indian farmers needed 17 pounds (8 kilograms) of fertilizer to grow an average ton of food. By 1980, it took 96 pounds (44 kilograms). So, India replaced imports of wheat, which were virtually free food aid, with imports of fossil fuel-based fertilizer, paid for with precious international currency.

    Today, India remains the world’s second-highest fertilizer importer, spending US$17.3 billion in 2022. Perversely, Green Revolution boosters call this extreme and expensive dependence “self-sufficiency.”
    The toll of ‘green’ pollution

    Recent research shows that the environmental costs of the Green Revolution are as severe as its economic impacts. One reason is that fertilizer use is astonishingly wasteful. Globally, only 17% of what is applied is taken up by plants and ultimately consumed as food. Most of the rest washes into waterways, where it creates algae blooms and dead zones that smother aquatic life. Producing and using fertilizer also generates copious greenhouse gases that contribute to climate change.

    In Punjab, India’s top Green Revolution state, heavy use of fertilizers and pesticides has contaminated water, soil and food and endangered human health.

    In my view, African countries where the Green Revolution has not made inroads should consider themselves lucky. Ethiopia offers a cautionary case. In recent years, the Ethiopian government has forced farmers to plant increasing amounts of fertilizer-intensive wheat, claiming this will achieve “self-sufficiency” and even allow it to export wheat worth $105 million this year. Some African officials hail this strategy as an example for the continent.

    But Ethiopia has no fertilizer factories, so it has to import it – at a cost of $1 billion just in the past year. Even so, many farmers face severe fertilizer shortages.

    The Green Revolution still has many boosters today, especially among biotech companies that are eager to draw parallels between genetically engineered crops and Borlaug’s seeds. I agree that it offers important lessons about how to move forward with food production, but actual data tells a distinctly different story from the standard narrative. In my view, there are many ways to pursue less input-intensive agriculture that will be more sustainable in a world with an increasingly erratic climate.

    https://theconversation.com/the-green-revolution-is-a-warning-not-a-blueprint-for-feeding-a-hun
    #Green_Revolution #agriculture #pesticide #fertilisants #Inde #histoire #blé #Norman_Borlaug #Rockefeller_Foundation #Swaminathan #récit #démographie #riz #exportation #jute #industrie_agro-alimentaire #fumier #vaches #environnement #algues #eau #pollution #Punjab #Ethiopie #semences

    • The Agricultural Dilemma. How Not to Feed the World

      The Agricultural Dilemma questions everything we think we know about the current state of agriculture and how to, or perhaps more importantly how not to, feed a world with a growing population.

      This book is about the three fundamental forms of agriculture: Malthusian (expansion), industrialization (external-input-dependent), and intensification (labor-based). The best way to understand the three agricultures, and how we tend to get it wrong, is to consider what drives their growth. The book provides a thoughtful, critical analysis that upends entrenched misconceptions such as that we are running out of land for food production and that our only hope is the development of new agricultural technologies. The book contains engaging and enlightening vignettes and short histories, with case studies drawn from across the globe to bring to life this important debate and dilemma. The book concludes by arguing there is a viable alternative to industrial agriculture which will allow us to meet the world’s needs and it ponders why such alternatives have been downplayed, obscured, or hidden from view.

      This important book is essential reading for all studying and researching food production and agriculture, and more broadly for all interested in ensuring we are able to feed our growing population.

      https://www.routledge.com/The-Agricultural-Dilemma-How-Not-to-Feed-the-World/Stone/p/book/9781032260457
      #livre

  • #Désescalade_numérique

    « Depuis 20 ans, à rebours de toutes les promesses qui accompagnent la #numérisation, le recours massif à internet, au smartphone et aux réseaux sociaux accélère l’effondrement du lien social et la fascisation de la société. Porté par des multinationales hégémoniques, le numérique a servi à démanteler et privatiser les services publics, à accélérer les flux de marchandises et à disqualifier bon nombre de savoir-faire. Nous assistons à une captation des cerveaux et des liens communautaires au bénéfice de ces entreprises. Les soirs d’élections, nous en sommes réduits à croiser les doigts pour que les capacités de surveillance orwelliennes développées ces deux dernières décennies ne tombent pas, prêtes à l’emploi, entre les mains d’un gouvernement d’extrême droite.

    Au niveau de ses chaînes d’approvisionnement et de ses impacts écologiques, l’industrie numérique planétaire, avec sa croissance exponentielle, est une bombe climatique et toxique. Des mines aux data centers en passant par la production de semi-conducteurs, elle asservit une main-d’œuvre précaire, siphonne des quantités colossales d’eau et d’énergie, accumule des montagnes de déchets. En démultipliant et en accélérant toutes ces tendances, le déploiement de l’intelligence artificielle (IA) promet des lendemains plus sombres encore. En deux mots : la société numérique d’aujourd’hui est insoutenable, celle qui vient s’annonce cauchemardesque.N’attendons plus : il devient urgent de freiner.

    Des #propositions : Pourquoi ? Pour qui ?

    Les menaces que fait peser l’#industrie_numérique sur le vivant, l’emploi ou les libertés fondamentales peuvent sidérer en donnant le sentiment de phénomènes planétaires insaisissables. Pourtant, agir à l’échelle locale, à partir des communautés dans lesquelles nous vivons, est non seulement possible, mais décisif. C’est l’échelle plus efficace pour sortir de l’impuissance et recréer des liens fragilisés par le déferlement technologique. Pour se donner les moyens, progressivement, de reprendre la main sur les objets qui nous entourent et sur nos besoins fondamentaux. C’est dans cette perspective qu’est rédigée cette #boîte_à_outils pour une désescalade numérique. Elle vise à nourrir la réflexion des élu.es et des candidat.es qui élaborent leur programme en vue des prochaines élections municipales. Ce travail inédit est le fruit d’une réflexion collective menée depuis un an par une trentaine d’associations et collectifs spécialisés dans l’analyse des impacts de ces technologies. Nous espérons que ces propositions inspireront votre équipe, que vous y puiserez librement pour composer votre programme, tout en respectant l’esprit d’urgence écologique et de justice sociale qui les anime.

    Des propositions concrètes

    Nous avons cherché des mesures immédiates et applicables qui puissent emporter l’adhésion du plus grand nombre. Certaines d’entre elles visent simplement à limiter la dépendance à l’informatique pour rétablir une sécurité élémentaire face au risque de cyberattaques et de pannes des réseaux (d’électricité, de télécommunication...).D’autres visent à garantir l’accès aux droits sociaux et aux services publics sans numérique. D’autres encore servent à valoriser l’humain et à construire des emplois pérennes à l’échelle des communes. D’autres, enfin, veulent contribuer à limiter les dégâts écologiques et sanitaires du numérique.Certains points de ce programme permettent de réaliser des économies parfois substantielles, d’autres propositions appellent des investissements. Elles nécessitent, de toute façon, d’être adaptées à la taille et aux spécificités de votre commune. »

    https://www.desescaladenumerique.org
    #municipales_2026 #service_public #emplois #travail #vidéo-surveillance #sécurité #écrans_publicitaires #publicité #école #airbnb #data_centers #centres_de_données #exposition_électromagnétique #antennes-relais #sobriété #gafam #dégafamisation

    ping @karine4