• Le Rwanda dit discuter avec des pays européens pour recevoir en transit des migrants expulsés - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72984/le-rwanda-dit-discuter-avec-des-pays-europeens-pour-recevoir-en-transi

    Le Rwanda dit discuter avec des pays européens pour recevoir en transit des migrants expulsés
    Par La rédaction Publié le : 10/08/2026
    Des « discussions préliminaires » sont en cours entre Kigali et des États européens pour que le Rwanda serve de pays de transit à des migrants expulsés d’Europe, a annoncé le gouvernement rwandais qui n’a pas précisé les pays avec qui il discutait. « Nous avons entamé des discussions préliminaires avec certains pays européens, mais rien n’a encore été décidé », a indiqué vendredi 7 oaût à l’AFP la porte-parole du gouvernement rwandais Yolande Makolo. Même si la porte-parole n’a pas précisé de quels pays il s’agissait, cela montre que le Rwanda se montre enclin à devenir un pays de transit pour les migrants expulsés d’Europe. Questionnée jeudi sur la radio rwandaise Royal FM au sujet d’un accord spécifique avec l’Italie - pays qui dispose déjà d’un accord avec l’Albanie -, Yolande Makolo avait répondu qu’il n’y avait « pas d’accord » à ce sujet, mais des « discussions ».
    Depuis plusieurs années, le Rwanda dispose du centre de transit de Gashora. Il accueille les migrants évacués de Libye dans le cadre d’un programme onusien appelé « Mécanisme de transit d’urgence » (ETM). Mis en place par le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) en 2019, ce programme vise à évacuer les publics vulnérables des centres de détention libyens, de les installer dans le centre rwandais, puis de les transférer dans un pays occidental – où leur dossier d’asile est accepté.
    C’est ce dispositif qui est mis en avant par la porte-parole. « L’une des idées dont nous discutons concerne le (centre) de transit d’urgence que nous avons à Gashora » (est), où des milliers de migrants bloqués en Libye avaient été envoyés à partir de 2019 et dont beaucoup sont partis, permettant de sauver « de nombreuses vies », a-t-elle expliqué. Dans un tel lieu, des « familles » pourraient « recevoir des soins médicaux, suivre une forme de formation, se reposer », a plaidé Yolande Makolo. Et d’ajouter : « C’est aussi là que les demandes d’asile sont traitées » et ces personnes « peuvent soit retourner dans leur pays d’origine si c’est sûr et si elles le souhaitent, soit être réinstallées dans d’autres pays ».
    Ce n’est pas la première fois que le Rwanda se prépare à potentiellement accueillir des migrants expulsés d’Europe. Un accord d’externalisation de l’asile avait déjà été conclu entre le pays africain et le Royaume-Uni en 2022. Mais face à de nombreuses contestations judiciaires, il avait rapidement tourné au fiasco puis avait été abandonné par le gouvernent de Keir Starmer. Les choses pourraient être bien différentes aujourd’hui étant donné que le Parlement européen a approuvé, en juin, un règlement sur les retours de migrants déboutés du droit d’asile, incluant la possibilité pour ses pays membres de conclure des accords afin d’installer des centres de rétention hors des frontières de l’Union, suscitant des inquiétudes de défenseurs de droits humains. Une poignée d’États européens - le Danemark, l’Autriche, la Grèce, l’Allemagne et les Pays-Bas – ont déjà signifié qu’ils étudiaient la possibilité de tels accords avec une dizaine de pays, dont le Rwanda.

    #Covid-19#migrant#migration#rwanda#UE#expulsion#politiquemigratoire#asile#externalisation#transit#HCR#sante#droit

  • L’Afrique en première ligne du durcissement de la politique migratoire de Donald Trump
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/08/07/l-afrique-en-premiere-ligne-du-durcissement-de-la-politique-migratoire-de-do

    L’Afrique en première ligne du durcissement de la politique migratoire de Donald Trump
    Par Morgane Le Cam
    Pour les Africains, voyager aux Etats-Unis tient de plus en plus du parcours du combattant. Après l’ajout, en janvier et en avril, de 23 nouveaux pays du continent sur la liste des Etats dont les ressortissants doivent désormais verser une caution au moment de déposer leur demande de visa, l’administration américaine a augmenté, lundi 3 août, le montant de cette garantie.
    La mesure, qui doit entrer en vigueur le 20 août, concerne les demandeurs de visa touriste ou affaires, ressortissants de 50 Etats à travers le monde, dont 30 en Afrique. Auparavant établie entre 5 000 et 15 000 dollars (entre 4 340 et 13 000 euros), cette caution s’élève désormais à 10 000, 15 000 ou 20 000 dollars « en fonction de la situation du demandeur telle qu’évaluée par le fonctionnaire consulaire », précise le règlement publié par le département d’Etat.
    Washington généralise ainsi son programme de demande de caution pour obtenir un visa, lancé en août 2025 pour un an, après avoir constaté le succès de ce dernier « pour réduire les abus en matière de visas et les séjours illégaux » sur le sol américain, précise le même document. Avec ce nouveau durcissement des conditions d’accès au territoire américain, Washington renforce sa lutte contre l’immigration irrégulière – l’une des priorités de l’administration de Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche, en 2025. Et, une nouvelle fois, l’Afrique figure parmi les principales cibles.
    Un durcissement de la politique migratoire de Donald Trump, notamment en Afrique
    D’après un rapport adressé au Congrès par le département de la sécurité intérieure en juillet 2025, les Africains ne représentaient que 4,8 % des voyageurs étrangers aux Etats-Unis en 2024, soit 584 000 personnes sur les 12,1 millions de titulaires de visa touriste ou affaires cette année-là. Mais ils sont plus nombreux que la moyenne à dépasser la durée de séjour autorisée sur le sol américain. Selon le même document, 5,6 % des voyageurs africains aux Etats-Unis en 2024 se sont maintenus illégalement sur le territoire à l’issue de la date d’expiration de leur visa (33 000 personnes), tandis que le taux moyen de dépassement de séjour était de 2,3 % cette même année.
    Parmi les pays sujets à des restrictions de visa, vingt-six sont africains
    Les expulser coûte cher à l’administration américaine : 18 042 dollars en moyenne par étranger, selon le règlement du département d’Etat cité plus haut. D’où l’augmentation du montant de la caution qui, en cas de dépassement de la durée de séjour autorisée, n’est pas restituée au ressortissant. Washington s’assure ainsi de pouvoir compenser l’ensemble des coûts liés à l’expulsion de ces migrants.
    Selon une estimation du centre d’études Migration Policy Institute, 15 000 des voyageurs restés illégalement sur le territoire américain ont été expulsés en 2025 vers des pays tiers, c’est-à-dire vers des Etats dont ils ne sont pas originaires, mais dont Washington se sert comme sous-traitants. Là encore, l’administration Trump a ciblé les Etats africains : 14 d’entre eux ont conclu des accords avec Washington en 2025 et 2026 – sur 35 pays au total –, acceptant d’accueillir des ressortissants issus de pays tiers en échange d’argent, d’aide au développement ou de facilités de visas pour leurs propres ressortissants.
    Les 30 et 31 juillet, des dizaines de migrants, bénéficiant pourtant pour la plupart de mesures de protection de la part de la justice américaine pour empêcher leur expulsion, ont ainsi été envoyés vers la Guinée équatoriale, la Sierra Leone, le Ghana et la République centrafricaine. Trente-six autres migrants, expulsés contre leur gré des Etats-Unis vers le Cameroun, entre janvier et mai, ont saisi la justice camerounaise pour demander la protection juridique dans le pays et la suspension de l’accord migratoire conclu entre Washington et Yaoundé, a annoncé leur avocat, mercredi 5 août. Ils espèrent bloquer leur expulsion vers leur pays d’origine.
    Alors que de plus en plus d’Etats africains acceptent d’accueillir les migrants expulsés par l’administration Trump, Washington a restreint ou interdit de voyage sur le sol américain les ressortissants de certains de ses sous-traitants. En décembre 2025, la Maison Blanche a publié une liste de 24 nouveaux pays – parmi lesquels 17 pays africains –, dont les citoyens sont tantôt interdits, tantôt soumis à des restrictions de visa aux Etats-Unis. Sur celle-ci figure la Sierra Leone et le Soudan du Sud, pourtant signataires d’accords migratoires avec Washington. Au total, 26 Etats du continent sont soumis à des restrictions ou à une interdiction de voyage outre-Atlantique.
    Quant aux citoyens africains qui, eux, conservent sur le papier la possibilité de demander un visa, ils ne sont pas au bout de leurs peines. Outre la caution dont la plupart doivent désormais s’acquitter – d’un montant exorbitant au regard du niveau de vie moyen dans les pays concernés –, certains doivent aussi voyager… pour déposer leur demande de visa.Le 15 juillet, le département d’Etat a annoncé dans un communiqué la suppression de ses services consulaires dans 25 capitales et grandes villes africaines dans le cadre d’une « réorganisation des services de visas en Afrique autour de pôles régionaux ». Les ressortissants de ces 25 pays devront désormais se rendre dans l’un des 20 Etats ayant conservé leur capacité à délivrer le précieux sésame.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#afrique#politiquemigratoire#visas#paystiers#expulsion#droit#sante

  • Aux Etats-Unis, une réforme pour accélérer l’expulsion des demandeurs d’asile
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/29/aux-etats-unis-une-reforme-pour-accelerer-l-expulsion-des-demandeurs-d-asile

    Aux Etats-Unis, une réforme pour accélérer l’expulsion des demandeurs d’asile
    Les demandes pourront être directement adressées à des juges sans entretien préalable avec un agent des services de l’immigration, limitant la durée pendant laquelle les requérants pourront rester dans le pays.
    Le Monde avec AFP
    L’administration Trump a annoncé, mardi 28 juillet, un changement dans la procédure de demande d’asile aux Etats-Unis, une réforme présentée comme une simplification mais qui pourrait accélérer l’expulsion de centaines de milliers de personnes.Avec ce nouveau tour de vis de l’exécutif américain sur l’immigration, des demandes d’asile pourront désormais être directement adressées à des juges de l’immigration sans entretien préalable avec un agent des services de l’immigration.Le système actuel, qui autorise ces deux passages en revue du dossier, « permet aux étrangers de tenter d’avoir une deuxième chance avec l’asile », a déclaré le ministère de la sécurité intérieure dans un communiqué.
    Les nouvelles dispositions « vont raccourcir le temps total passé par les agents de l’asile et les juges de l’immigration pour statuer sur des demandes », a souligné le ministère. Jusqu’à 444 724 personnes dont la procédure est en cours « pourraient être touchées » par cette régulation, sur les près de 1,5 million de dossiers en cours d’examen, a-t-il précisé.« Le système d’asile américain existe pour protéger les personnes qui craignent réellement des persécutions », a déclaré Joseph Edlow, le directeur des services de citoyenneté et d’immigration (Uscis), l’agence du ministère chargée, notamment, des demandes d’asile.
    Cette réforme, annoncée mardi, à effet immédiat, va « faire en sorte que les ressources soient consacrées au traitement rapide de ces demandes plutôt qu’à celles de personnes qui cherchent à utiliser le système comme une faille » en restant sur le territoire américain le temps d’attendre une décision finale, a-t-il ajouté, cité dans le communiqué. Donald Trump a été réélu à la Maison Blanche sur la promesse d’un durcissement de la politique migratoire, et son gouvernement a multiplié les mesures en ce sens et mené une campagne d’expulsion massive des sans-papiers vivant aux Etats-Unis.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#politiquemigratoire#asile#droit#sante#expulsion

  • Niger : après son expulsion d’Algérie vers Assamaka, un migrant togolais meurt des suites de graves brûlures - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72661/niger--apres-son-expulsion-dalgerie-vers-assamaka-un-migrant-togolais-

    Niger : après son expulsion d’Algérie vers Assamaka, un migrant togolais meurt des suites de graves brûlures
    Par Charlotte Boitiaux Publié le : 28/07/2026
    L’ONG Alarme Phone Sahara au Niger qui vient en aide aux migrants expulsés d’Algérie, a annoncé il y a quelques jours le décès d’un exilé togolais. La victime, expulsée le 12 juillet par les forces algériennes à la frontière nigérienne, présentait des brûlures sur une grande partie de son corps à son arrivée à Assamaka.Un homme est décédé au mois de juillet peu de temps après son arrivée au Niger après son expulsion d’Algérie. Ce Togolais, gravement blessé - mais vivant quand il a été pris en charge par l’ONG Alarme Phone Sahara (APS) - s’appelait Ousmane Mansour. Il est mort quelques jours après avoir été récupéré dans le désert.
    Selon le communiqué publié sur leur site, « Ousmane Mansour avait été expulsé le 12 juillet 2026, avec un total de 656 autres personnes, d’Algérie vers […] Assamaka », première ville après la frontière algérienne, tout au sud du pays.D’après les informations recueillies par l’équipe d’Alarme Phone Sahara à Assamaka, Ousmane Mansour avait été torturé. « [...] Il avait subi de graves brûlures sur tout le corps, causées par des bidons chauffés et des gouttes de liquide brûlant tombées sur lui alors qu’il était détenu par les forces de sécurité algériennes ». Selon APS, l’expulsion vers le Niger - sans soins - a aggravé son état général.
    Les migrants expulsés d’Algérie arrivent généralement au « point zéro », zone désertique délimitant la frontière entre l’Algérie et le Niger. Dans des conditions climatiques extrêmes, ils doivent parcourir à pied 15 km, sans eau ni nourriture, pour atteindre Assamaka."Tout ce que nous avons appris est que Ousmane Mansour a été victime de torture en Algérie avant d’être expulsé sur le territoire nigérien dans un état de santé très détérioré", a détaillé Azizou Chehou, coordinateur d’APS au Niger, contacté par InfoMigrants. Était-il seul ? Avait-il de la famille ou voyageait-il avec des camarades d’infortune ? Azizou Chehou regrette de ne pas avoir eu davantage d’informations « car le malade souffrait et balbutiait [quand il a été récupéré au ’point zéro’] ».
    Selon Azizou Chehou, au vu de la gravité de ses blessures, les équipes médicales d’Assamaka ont décidé de l’envoyer vers un hôpital « mieux équipé », mais la victime est morte pendant son transfert « au niveau de la ville de Tchirozérine (72 km avant Agadez) ». La victime « a succombé à ses brûlures très avancées. [...] Son corps a été transporté jusqu’à Agadez pour une inhumation », a précisé Azizou Chehou.Contactée par InfoMigrants, l’ONG Médecins sans frontières (MSF) présent à Assamaka, n’a pas souhaité répondre à nos questions.
    Les décès sont hélas fréquents dans la zone de « point zéro ». Sept personnes sont mortes l’été dernier. Mais combien meurent sans laisser de traces ? Chaque année, de nombreux exilés disparaissent dans le Sahara. Ils peuvent se perdre, mourir de déshydratation, ou être victimes de groupes mafieux."Ces convois de déportation [par l’Algérie] ont déjà causé la mort de plusieurs personnes ces dernières années. Régulièrement, lors de ces convois, des personnes souffrant de fractures et d’autres blessures graves sont abandonnées dans le désert près de la frontière ; de nombreuses victimes affirment unanimement que ces blessures leur ont été infligées lors de mauvais traitements infligés par les forces de sécurité algériennes", peut-on encore lire dans le communiqué d’APS.
    Selon Alarme Phone Sahara, les autorités algériennes ont expulsé 34 236 migrants vers le désert en 2025. Du jamais vu. En 2024, un record avait déjà été établi avec l’expulsion de 31 404 personnes dans les mêmes conditions.
    Face à ces arrivées massives - qui ont cours depuis des années -, le Niger avait annoncé en mai vouloir appuyer l’Organisation internationale de la migration (OIM) qui organise les rapatriements dans les pays d’origine.Quand ils arrivent à rejoindre Assamaka, où se trouve le centre de transit de l’OIM, les migrants ont en effet la possibilité de demander des « retours volontaires ». Mais ces rapatriements prennent du temps. De manière générale, l’OIM est tributaire des processus imposés par les États d’origine pour délivrer les laissez-passer.Depuis des années, les associations n’ont de cesse de dénoncer ces expulsions, opérées en dehors de tout cadre légal. « Les forces de sécurité algériennes n’épargnent personne. Régulièrement, de nombreuses femmes et enfants, souvent même des bébés, se trouvent parmi les personnes expulsées », signale APS dans un rapport en décembre 2025, ajoutant que « de nombreuses personnes arrivent avec des blessures et des traumatismes infligés par les forces de sécurité ». Depuis 2017, InfoMigrants a recueilli de nombreux témoignages d’exilés qui ont été expulsés d’Algérie après avoir été arrêtés dans leur quotidien ou bien à la suite d’une tentative de traversée de la Méditerranée avortée.
    « Au bout de cinq ou six heures […], on nous a déposés dans le désert, il n’y avait rien autour. La police algérienne nous a crié : ‘Voilà Assamaka !’, en pointant le doigt vers l’horizon. ‘L’OIM, c’est tout droit’. On s’est mis en marche, je ne sais plus pour combien de temps. Tout ce dont je me souviens, c’est que j’étais épuisé, complètement à bout de forces. J’ai quand même réussi à faire la dizaine de kilomètres qui nous séparaient d’Assamaka », avait raconté à InfoMigrants, fin 2024, un Sénégalais de 25 ans.

    #Covid-19#migrant#migration#niger#algerie#routemigratoire#migrationirreguliere#OIM#assamaka#sante#mortalite#expulsion

  • L’Allemagne ne compte pas limiter ses expulsions d’Afghans aux personnes condamnées - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72640/lallemagne-ne-compte-pas-limiter-ses-expulsions-dafghans-aux-personnes

    L’Allemagne ne compte pas limiter ses expulsions d’Afghans aux personnes condamnées
    Par Mara Bierbach Emma Wallis Publié le : 24/07/2026
    Alors que Berlin multiplie les contacts avec le régime taliban pour faciliter les expulsions vers l’Afghanistan, le journal TAZ révèle que le gouvernement allemand envisagerait d’expulser certains Afghans bien qu’ils n’aient pas été condamnés par la justice en Allemagne.
    L’Allemagne s’apprête-t-elle à renvoyer des Afghans non condamnés par la justice dans leur pays ? Ce serait une première depuis le retour au pouvoir des Taliban, en 2021. Selon un article du journal TAZ, daté du 8 juillet, « au moins cinq Afghans ayant été placés en détention en vue d’être expulsés n’ont pas été condamnés pour crimes et ne sont pas considérés comme dangereux ». Le journal se base sur des informations fournies par différents Conseils des réfugiés à travers le pays, un réseau qui opère au niveau local pour la protection et l’intégration des migrants. Des informations confirmées par InfoMigrants auprès de la même source. TAZ précise toutefois ne pas avoir obtenu la confirmation de ces détentions auprès des autorités dans les régions concernées, à savoir la Bavière (dans le sud-est de l’Allemagne), la Hesse (la région de Francfort dans l’ouest) et la Basse-Saxe (au nord, près de Hambourg).
    L’un des Afghans concernés avait été placé en détention suite à une erreur administrative de la part de l’Office fédéral des réfugiés et des migrations (BAMF). Les cinq autres personnes auraient connu des démêlés avec la police, selon le journal. Dans deux cas, il s’agirait d’Afghans renvoyés en Allemagne depuis un autre pays de l’Union européenne dans le cadre du règlement de Dublin. Un autre tentait de quitter l’Allemagne lorsqu’il a été interpellé par la police.
    Interpellés à la frontière avec l’Autriche
    Contactés par InfoMigrants, le Conseil pour les réfugiés de Bavière et le Service jésuite des réfugiés précisent que les détenus sont tous des hommes âgés d’une vingtaine d’années. Ils ont quitté l’Afghanistan après la prise de pouvoir des Taliban en 2021 et sont allés en Allemagne. Ils se sont par la suite rendus en Autriche alors qu’ils bénéficiaient du statut de séjour toléré en Allemagne, appelé Duldung, selon ces deux organisations. Ce statut signifie qu’une personne est dans l’obligation de quitter le territoire mais ne peut être expulsée pour différentes raisons, comme l’absence de documents ou des raisons de santé. Or, il est interdit aux titulaires d’une Duldung de voyager. Ces personnes ont ensuite été interpellées par la police alors qu’elles tentaient de revenir sur le territoire allemand.
    Alors que Berlin, mais aussi Bruxelles, multiplient les contacts avec le régime taliban pour faciliter les expulsions vers l’Afghanistan, la politique allemande en matière d’expulsion de certains groupes de migrants, en particulier les Afghans, semble particulièrement opaque.Une porte-parole du parti de gauche Die Linke, Clara Bünger, a affirmé à TAZ qu’elle tente d’obtenir depuis plusieurs mois davantage d’informations sur les récentes réunions des autorités allemandes avec des responsables talibans. Clara Bünger explique s’être heurtée à un « mur » et n’avoir obtenu que très peu de renseignements. Les informations seraient classifiées. En revanche, le nombre d’expulsions ayant eu lieu vers l’Afghanistan est bien connu. Selon les derniers chiffres du gouvernement, 10 personnes ont été renvoyées sur des vols commerciaux, en dehors des opérations d’expulsion à grande échelle organisées sur des vols charters. Elles ont jusqu’à présent concerné des Afghans condamnés par la justice ou considérés comme un danger pour la société.
    TAZ parle de 77 Afghans expulsés sur des vols charters depuis le début de l’année. Et depuis l’entrée en fonction du chancelier Friedrich Merz en mai 2025, plus d’une centaine d’Afghans ont été renvoyés de cette manière.
    Un porte-parole du ministère allemand de l’Intérieur a confirmé à InfoMigrants que la politique d’expulsion de l’Allemagne ne concernait pas uniquement les personnes ayant fait l’objet d’une condamnation pénale. Dans un communiqué, le ministère a déclaré : « Notre politique officielle pour ce gouvernement, signée par tous les partis de la coalition (…) souligne que nous allons relancer les expulsions vers l’Afghanistan en commençant par les personnes ayant fait l’objet d’une condamnation pénale, sans toutefois nous limiter à celles-ci. »
    Le porte-parole a ajouté que chaque Land (l’Allemagne est composée de 16 Etats fédérés appelés Länder) avait la compétence de décider des personnes à expulser : « Conformément à la loi sur le séjour, les ressortissants étrangers doivent être expulsés s’ils sont légalement tenus de quitter le pays et qu’aucun délai de départ ne leur a été accordé ou que ce délai a expiré. Il ne doit toutefois exister aucune interdiction d’expulsion dans un cas particulier. Par ailleurs, les Länder sont responsables de l’application de la loi sur le séjour et sont libres de statuer sur les retours au cas par cas. Les femmes et les filles afghanes bénéficient généralement d’une protection en Allemagne. » Heiko Habbe, avocat et expert en droit de l’immigration à l’université de Hambourg, a affirmé à InfoMigrants que la décision de donner la priorité aux criminels condamnés constituait une « décision politique » et ne s’inscrivait pas forcément dans une politique migratoire. L’expert juridique rappelle qu’en Afghanistan, les hommes courent également le risque d’être arrêtés par la police des mœurs, notamment lorsqu’ils ne respectent pas le code vestimentaire en vigueur ou ne portent pas de barbe, ou plus largement s’ils ne se conforment pas aux normes sociales imposées par les fondamentalistes islamistes. Les hommes tatoués, par exemple, peuvent être victimes de discriminations en Afghanistan. Heiko Habbe note que certains hommes ont même été « tués pour avoir porté des vêtements occidentaux ». D’après un porte-parole du Conseil des réfugiés de Bavière, « la question de l’expulsion inquiète beaucoup de personnes avec lesquelles nous sommes en contact. Il s’agit souvent de personnes qui ne sont même pas menacées d’expulsion, mais le simple fait d’entendre ce mot dans une conversation suffit à semer la panique chez elles ». Le Conseil des réfugiés rappelle que les personnes en possession des documents requis et dont la demande d’asile est en cours d’examen ne devraient pas craindre d’être expulsées, de même que les femmes et les mineurs non accompagnés. Aussi, un homme séjournant en Allemagne avec son épouse et sa famille est également moins exposé au risque d’être renvoyé qu’un individu vivant seul.
    Ce risque d’expulsion est également faible pour les personnes disposant d’un contrat de travail, n’ayant commis aucun délit ou suivant un traitement médical. Selon le Conseil des réfugiés de Bavière, le taux de protection des hommes afghans âgés de 18 à 40 ans est en baisse. Seuls 11 % des personnes de ce groupe ont obtenu une protection, si l’on exclut les hommes ayant voyagé avec leur famille. Pourtant, explique l’organisation, « la situation actuelle en Afghanistan s’est détériorée en raison des conflits régionaux, des expulsions massives de ressortissants afghans du Pakistan et d’Iran, ainsi que de la crise humanitaire qui sévit dans le pays, une famine généralisée et les effets du changement climatique sur la population »

    #Covid-19#migration#migrant#afghanistan#allemagne#politiquemigratoire#asile#expulsion#sante#droit

  • Le Mexique dépose plainte aux Etats-Unis après la mort de migrants aux mains de l’ICE, la police de l’immigration
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/22/le-mexique-depose-plainte-aux-etats-unis-apres-la-mort-de-migrants-aux-mains

    Le Mexique dépose plainte aux Etats-Unis après la mort de migrants aux mains de l’ICE, la police de l’immigration
    Dix-sept Mexicains sont morts dans des centres de détention du service de l’immigration et des douanes ou lors de descentes effectuées par ses agents, depuis le retour de Donald Trump à la présidence, en janvier 2025.
    LeMonde avec AFP
    Le Mexique a déposé des plaintes pénales aux Etats-Unis pour la mort de Mexicains placés en détention ou tués lors d’opérations menées par les autorités de ce pays, a annoncé le gouvernement, mercredi 22 juillet. La présidente, Claudia Sheinbaum, avait annoncé ces plaintes le 9 juillet.Dix-sept Mexicains sont morts dans des centres de détention du service de l’immigration et des douanes (ICE) ou lors de descentes effectuées par ses agents, depuis le retour de Donald Trump à la présidence, en janvier 2025. Il avait promis lors de sa campagne d’expulser des millions de ressortissants étrangers en situation irrégulière.
    La diplomatie mexicaine a détaillé dans un communiqué avoir déposé 20 plaintes – huit auprès de procureurs d’Etat et 12 auprès de procureurs de comté – dans les juridictions où les décès sont survenus, dans les Etats de l’Arizona, de la Californie, de la Floride, de la Géorgie, de l’Illinois, de la Louisiane, du Missouri et du Texas.
    L’ambassadeur du Mexique aux Etats-Unis, Roberto Lazzeri, a « demandé que chaque affaire soit élucidée » lors de réunions avec le département de la sécurité intérieure (DHS) et l’ICE, est-il précisé dans le communiqué. Lors de ces rencontres, M. Lazzeri a également « transmis les préoccupations » du Mexique concernant les conditions dans les centres de détention pour migrants, a fait savoir le ministère des affaires étrangères.Le chef de la diplomatie mexicaine, Roberto Velasco, a également demandé au haut-commissaire de l’Organisation des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, de solliciter des informations aux Etats-Unis sur ce sujet et de formuler des « recommandations techniques pour prévenir des faits de cette nature ». Le gouvernement de Claudia Sheinbaum a toutefois écarté l’idée que ces plaintes puissent affecter la relation vitale du Mexique avec les Etats-Unis, au moment où se déroule la négociation pour la révision du traité de libre-échange nord-américain, l’Aceum (USMCA en anglais), qui a remplacé l’Alena en 2020.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#mexique#politiquemigratoire#expulsion#ICE#sante#mortalite#droit#detention

  • Manche : 97 migrants secourues alors qu’ils tentaient de rejoindre le Royaume-Uni - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72602/manche--97-migrants-secourues-alors-quils-tentaient-de-rejoindre-le-ro

    Manche : 97 migrants secourues alors qu’ils tentaient de rejoindre le Royaume-Uni
    Par La rédaction Publié le : 23/07/2026
    La préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord a porté assistance, mardi, à 97 personnes qui tentaient de traverser la Manche, près des côtes du Pas-de-Calais. Deux migrants blessés ont été pris en charge par les secours. En tout, depuis le début de l’année, 12 641 exilés ont atteint le Royaume-Uni, deux fois moins qu’à la même période de 2025. Dans la journée du mardi 21 juillet, 97 migrants, répartis dans deux embarcations, ont été secourus dans la Manche alors qu’ils tentaient de rejoindre le Royaume-Uni, a annoncé la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord (Prémar). Ces « small boats » ont été signalés au centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) Gris-Nez dans le Pas-de-Calais.
    Le premier canot, touché par une panne de moteur, a été repéré dans la matinée. Deux navires ainsi que l’hélicoptère des douanes ont été mobilisés afin d’assurer son suivi. Les 88 personnes à bord ont ensuite été prises en charge puis débarquées au port de Boulogne-sur-Mer. Parmi elles, figuraient deux blessés.
    Puis, dans l’après-midi, une seconde embarcation a été signalée dans le secteur du Mont Saint-Frieux, près de Boulogne-sur-Mer. Six exilés tombés à l’eau après un embarquement « chaotique » ont été secourus avant que trois personnes supplémentaires acceptent la proposition d’assistance. Les neuf migrants ont tous été débarqués au port de Boulogne-sur-Mer. La Prémar a rappelé dans son communiqué que le secteur maritime de la Manche était « l’une des zones les plus fréquentées au monde » et que les « conditions météorologiques y étaient souvent difficiles (forts vents et courants, présence de nombreux bancs de sable et température de l’eau qui réduit l’espérance de vie même en période estivale) », y compris quand « la mer semblait belle ».
    Le lendemain, mercredi 22 juillet, 172 personnes ont débarqué au Royaume-Uni à bord de trois embarcations, d’après le gouvernement britannique. Avant cette arrivée, aucun migrant n’avait atteint les côtes depuis le 10 juillet dernier. En tout depuis le début de l’année, 12 641 personnes ont atteint la Grande-Bretagne, à bord de 195 « small boats ». À la même période de l’an dernier, 23 666 migrants avaient emprunté la route vers le Royaume-Uni à bord de 404 embarcations. Le gouvernement britannique a signé en avril un accord de trois ans avec les autorités françaises prévoyant le versement de 662 millions de livres (771 millions d’euros) pour financer des patrouilles sur les plages d’où partent ces embarcations de fortune. L’exécutif travailliste a également introduit, fin juin au Parlement, un grand projet de loi pour réformer le système d’asile et d’immigration, porté par la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood, qui vise à dissuader l’immigration et à accélérer les expulsions.
    Le gouvernement britannique avait déjà annoncé à la fin de 2025 une vaste réforme afin de durcir sa politique d’asile. Le texte présenté le 30 juin devant le Parlement vise à inscrire toutes ces réformes dans la loi. Selon des données du Home Office qui ont fuité dans la presse, plus de 400 000 migrants en situation irrégulière se trouveraient actuellement au Royaume-Uni. Une situation intolérable pour le gouvernement et pour Shabana Mahmood qui a fait de la lutte contre l’immigration illégale « une mission morale ». Parmi les mesures prévues, le nouveau dispositif, soumis aux conditions de ressources, obligera les réfugiés à payer un forfait pour rembourser leurs frais de subsistance pris en charge par l’État britannique quand ils étaient demandeurs d’asile. Le gouvernement veut également encadrer les recours à la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH) pour pouvoir augmenter les expulsions

    #Covid-19#migration#migrant#france#royaumeuni#routemigratoire#migrationirreguliere#politiquemigratoire#sante#expulsion#droit#CEDH

  • Donald Trump demande à l’ICE de maintenir ses contrôles routiers, suspendus après la mort de deux personnes tuées par des agents
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/15/donald-trump-demande-a-l-ice-de-maintenir-ses-controles-routiers-suspendus-a

    Donald Trump demande à l’ICE de maintenir ses contrôles routiers, suspendus après la mort de deux personnes tuées par des agents
    Chargés de mettre en œuvre la campagne d’expulsion massive voulue par le président américain, les agents de la police de l’immigration font l’objet d’une vive opposition à travers le pays en raison de leurs méthodes agressives.
    Le Monde avec AFP
    Les Etats-Unis font de nouveau volte-face quant au sort de la police de l’immigration américaine (ICE). Donald Trump s’en est pris, mercredi 15 juillet, à la décision de cette dernière de suspendre ses contrôles routiers, après la mort de deux personnes tuées par des agents en moins d’une semaine. La veille, le ministère de la sécurité intérieure américain (DHS) avait en effet interrompu les contrôles routiers de cette agence fédérale, au lendemain de la mort d’un Colombien, abattu dans le Maine au volant de sa voiture. La semaine dernière, un Mexicain avait également été tué par un agent de l’ICE au Texas alors qu’il conduisait sa camionnette. « Nous ne pouvons PAS renoncer à l’un des outils les plus importants et les plus efficaces de l’ICE dans la lutte contre la criminalité : LES CONTRÔLES ROUTIERS ! », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, mercredi matin.
    « Dès que nous le ferons, nous ferons exactement le jeu des criminels. Les “Dumocrats” [un jeu de mots péjoratif visant les démocrates] de la gauche radicale aimeraient que cela arrive, mais cela ne se produira pas sous ma présidence, a-t-il poursuivi. ICE, agissez avec discernement, équité et intelligence, et reprenez votre travail si important. » S’exprimant devant la presse, mardi, à la Maison Blanche, le conseiller de Donald Trump sur l’immigration, Tom Homan, avait confirmé qu’une « pause » était en cours concernant les contrôles routiers, tout en affirmant que cette méthode était efficace et serait rétablie.
    Chargés de mettre en œuvre la campagne d’expulsion massive voulue par le président américain, les agents de l’ICE, lourdement armés et le plus souvent masqués, font l’objet d’une vive opposition à travers le pays en raison de leurs méthodes agressives, ayant notamment provoqué la mort par balle de deux citoyens américains en janvier à Minneapolis. Des organisations de défense des droits ont identifié la victime de la fusillade de lundi à Biddeford, dans le Maine, comme étant Joan Sebastian Guerrero, un livreur colombien âgé de 26 ans et autorisé à travailler aux Etats-Unis. Il y vivait avec son épouse et leur fille de 3 ans. Le président colombien Gustavo Petro, critique virulent de la politique migratoire de Donald Trump, a qualifié cette mort de « meurtre ». Dans la fusillade survenue la semaine dernière au Texas, les autorités de l’immigration ont affirmé que Lorenzo Salgado, 52 ans, avait tenté de renverser un agent de l’ICE avec son véhicule, une version contestée par plusieurs témoins

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#ICE#politiquemigratoire#expulsion#droit#sante

  • Traversée de la Manche : un bateau arrivé au Royaume-Uni avec près de 130 personnes à bord, un record pour une seule embarcation - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72375/traversee-de-la-manche--un-bateau-arrive-au-royaumeuni-avec-pres-de-13

    Traversée de la Manche : un bateau arrivé au Royaume-Uni avec près de 130 personnes à bord, un record pour une seule embarcation
    Par La rédaction Publié le : 13/07/2026
    En tout, 225 migrants sont arrivés en Angleterre au cours de la journée de vendredi. Parmi eux, 128 personnes se trouvaient à bord d’une même embarcation, un record qui illustre les risques de plus en plus importants pris pour traverser la Manche. C’est un nouveau record inquiétant pour la sécurité des personnes exilées dans la Manche. Vendredi 10 juillet, un bateau transportant 128 migrants est arrivé sur les côtes anglaises, ont rapporté des médias britanniques. Au total, 225 migrants sont arrivés en Angleterre au cours de la journée de vendredi à bord de trois bateaux, selon des chiffres du ministère britannique de l’Intérieur. L’un d’eux transportait donc 128 personnes, alors que le plus grand nombre de personnes observé sur un bateau jusqu’ici était de 125, en septembre 2025.
    Sans confirmer le chiffre, un porte-parole du Home Office a affirmé dimanche à l’AFP que les « réseaux de passeurs prenaient plus de risques que jamais, le nombre de personnes qu’ils entassent dans des bateaux non navigables augmentant d’année en année ».
    Près de 12 500 arrivées depuis janvier Le nombre de migrants arrivés au Royaume-Uni après avoir traversé la Manche a diminué de 41% au premier semestre 2026 comparé à la même période l’année précédente, selon des chiffres du ministère de l’Intérieur publiés début juillet. Le nombre d’arrivées s’élève actuellement à 12 439 depuis le 1er janvier. Le gouvernement britannique a signé en avril un accord de trois ans avec les autorités françaises prévoyant le versement de 662 millions de livres (771 millions d’euros) pour financer des patrouilles sur les plages d’où partent ces embarcations de fortune. L’exécutif travailliste a également introduit, fin juin au Parlement, un grand projet de loi pour réformer le système d’asile et d’immigration, porté par la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood, qui vise à dissuader l’immigration et à accélérer les expulsions.
    Le gouvernement britannique avait déjà annoncé à la fin de 2025 une vaste réforme afin de durcir sa politique d’asile. Le texte présenté le 30 juin devant le Parlement visent à inscrire toutes ces réformes dans la loi.
    Et selon Shabana Mahmood, la ministre de l’Intérieur britannique, il y a urgence. Selon des données Home Office qui ont fuité dans la presse, plus de 400 000 migrants en situation irrégulière se trouveraient actuellement au Royaume-Uni. Une situation intolérable pour le gouvernement et pour Shabana Mahmood qui a fait de la lutte contre l’immigration illégale « une mission morale ». Parmi les mesures prévues, le nouveau dispositif, soumis aux conditions de ressources, obligera les réfugiés à payer un forfait pour rembourser leurs frais de subsistance pris en charge par l’État britannique quand ils étaient demandeurs d’asile. Le gouvernement britannique veut également encadrer les recours à la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH) pour pouvoir augmenter les expulsion

    #Covid-19#migrant#migration#france#royaumeuni#politiquemigratoire#asile#sante#expulsion#migrationirreguliere#routemigratoire

  • A Milano rimpatriate più di 780 persone in 3 anni e mezzo dai «luoghi idonei», spesi più di 2 milioni e mezzo di euro
    https://lavialibera.it/it-schede-2744-milano_in_3_anni_i_rimpatri_da_luoghi_idonei_sono_costati

    Lievitano i costi, resta alta l’opacità: quando si tratta di rimpatri forzati, il ministero dell’Interno restituisce solo numeri: "Coltivo il sogno quest’anno - ha affermato il capo del dicastero Matteo Piantedosi a Rainews il 14 giugno scorso - di giungere, tra forzosi e volontari assistiti, al superamento della soglia simbolo dei 10mila rimpatri, mai avvenuto in Italia". Stanze segrete per trattenere i migranti: la mappa esclusiva Se per il ministro è facile puntare in alto, molto più complesso è ricostruire in che modo avvengano questi trasferimenti: i luoghi dove possono avvenire i trattenimenti dei cittadini stranieri si stanno moltiplicando, anche a causa del nuovo patto su migrazione e asilo entrato in vigore a metà giugno, e le procedure molto spesso sono (…)

    #MIGRAZIONI_●_GENERAZIONI

    • A Milano rimpatriate più di 780 persone in 3 anni e mezzo dai «luoghi idonei», spesi più di 2 milioni e mezzo di euro

      Nel capoluogo lombardo crescono i rimpatri dalle «stanze segrete» all’interno delle questure. Nel 2025, 350 persone sono state riportate forzatamente nel loro paese, con una spesa di più di un milione e 250mila euro. Aumentano i costi medi, ma rimane opaco il processo di trattenimento.

      Lievitano i costi, resta alta l’opacità: quando si tratta di rimpatri forzati, il ministero dell’Interno restituisce solo numeri: “Coltivo il sogno quest’anno - ha affermato il capo del dicastero Matteo Piantedosi a Rainews il 14 giugno scorso - di giungere, tra forzosi e volontari assistiti, al superamento della soglia simbolo dei 10mila rimpatri, mai avvenuto in Italia”.

      Se per il ministro è facile puntare in alto, molto più complesso è ricostruire in che modo avvengano questi trasferimenti: i luoghi dove possono avvenire i trattenimenti dei cittadini stranieri si stanno moltiplicando, anche a causa del nuovo patto su migrazione e asilo entrato in vigore a metà giugno, e le procedure molto spesso sono nascoste.

      Così, abbiamo calcolato il costo dei rimpatri avvenuti direttamente dai luoghi idonei di Milano, le “stanze segrete” delle questure che lavialibera ha mappato in esclusiva lo scorso aprile. Il capoluogo meneghino è la città che, dal 2023, ha utilizzato più di tutte le altre questo strumento, con un costo crescente: dall’inizio del 2023 al 31 maggio 2026 sono state riportate forzatamente nel loro Paese 784 persone, con una spesa di più di 2 milioni e mezzo di euro.
      Nella risposta data dalle questure a lavialibera mancano però alcune informazioni chiave sulla qualità della vita durante il trattenimento: nell’elenco mancano, tra gli altri, i registri degli eventi critici, che restituiscono la fotografia di quante persone si siano sentite male durante la custodia. Un documento che sarebbe obbligatorio, ma che non è stato fornito.

      Quanto sono costati i rimpatri dai luoghi idonei di Milano

      Per riuscire a ricomporre il quadro più completo possibile dal punto di vista quantitativo abbiamo moltiplicato il numero di rimpatri effettuati, fornito in via esclusiva a lavialibera dal questore Bruno Megale, con il costo medio dei rimpatri pubblicati in gazzetta ufficiale ogni anno dal capo della polizia.
      Il prezzo pagato dall’amministrazione pubblica è cresciuto negli anni: nel 2023 si attestava a 2365,23 euro, per poi passare a 2864,77 euro nel 2024 e a 3637,87 nel 2025. Nel triennio, la differenza è stata di circa 1300 euro. Si tratta, in ogni caso, del prezzo medio.
      Passiamo ora ai numeri dei ritorni forzosi: solo dai luoghi idonei di Milano sono state rimpatriate 70 persone nel 2023, 216 nel 2024 e 350 nel 2025. 148 solo nei primi cinque mesi del 2026: il 90 per cento dei trattenimenti avvenuti nelle 17 stanze utilizzate per questo scopo nel capoluogo meneghino.

      L’operazione è presto fatta: in media, lo Stato italiano ha speso solo a Milano 165.566,10 euro nel 2023, 618.790,32 euro nel 2024 ed è aumentato fino ad arrivare a 1.273.254,50 euro nel 2025.
      Tenendo stabili i prezzi del 2025, nei primi cinque mesi del 2026 sono già stati spesi 538.404.76 euro. Così, la spesa media totale da gennaio 2023 arriva a più di due milioni e mezzo di euro.

      I luoghi idonei dovevano essere spostati al Cpr di Via Corelli. Per ora tutto fermo

      Questi dati mostrano un utilizzo sempre più massicio di una procedure che, nelle carte, dovrebbe rimanere residuale rispetto all’impiego dei Centri di permanenza per il rimpatrio, e seguirne le stesse regole. Nei fatti, come abbiamo già scritto in questo approfondimento sulle camere di sicurezza utilizzate come luoghi idonei, il garante nazionale dei diritti delle persone private di libertà personale ha fotografato condizioni scarse dal punto di vista igienico-sanitario e mancanze sui registri obbligatori. Due sono gli elenchi più importanti: il primo contiene le informazioni sulle presenze, mentre il secondo segnala gli eventi critici, ossia tutti quegli atti violenti contro gli altri o contro se stessi, ma anche le manifestazioni di protesta e gli invii in ospedale.

      Alla richiesta tramite accesso civico generalizzato inviata da lavialibera, il questore Megale non ha risposto, ribadendo però che i dati devono riguardare “dati, documenti e informazioni che siano già detenuti e formati dalle pubbliche amministrazione”, cioè che non ci sia la necessità di rielaborazione. Questi registri, però, dovrebbero essere disponibili, visto che la loro compilazione è obbligatoria. Così, l’unico dato a cui abbiamo accesso è quello relativo al 2024, periodo in cui ci sono stati 5 eventi critici, ma non sappiamo di che entità.

      Alle gravi segnalazioni del garante, il capo della polizia di Stato, Vittorio Pisani, il 10 marzo 2026 aveva risposto che “la Questura di Milano ha rappresentato che, a breve, saranno disponibili nuovi locali idonei, realizzati in via Corelli, che risponderanno agli standard di sicurezza e di adeguatezza raccomandati dal garante nazionale".

      La notizia, quindi, era di una pronta realizzazione di luoghi idonei direttamente nel Cpr di Via Corelli. Incalzata da lavialibera, la questura ha però fatto sapere che per “i 4 locali idonei presenti in via Corelli, è in corso un’interlocuzione tra la Prefettura di Milano e il Dipartimento per le libertà civili del Ministero dell’Interno in merito alle spese necessarie per l’attivazione delle suddette strutture, al momento, pertanto, non ancora operativi”.
      Intanto, quindi, continuano a essere utilizzate le stanze che il garante aveva criticato: tra il primo gennaio al 31 maggio 2026 sono state trattenute 168 persone.
      La reazione della politica sulla detenzione nei luoghi idonei

      Per anni, la presenza dei luoghi idonei sul territorio italiano è stata avvolta nell’opacità. Dopo la nostra inchiesta, sono state formulate al ministro Piantedosi due interrogazioni sul tema, che hanno come primi firmatari il senatore Andrea Giorgis (Pd) e la senatrice Ilaria Cucchi (Avs). A livello locale, durante la seduta della commissione carcere del Comune di Milano del 24 giugno 2026 sul cpr di via Corelli, l’avvocata Teresa Florio ha ricordato anche la presenza dei luoghi idonei, sottolineando che “ci sarebbe bisogno di una seduta apposita". Anche l’eurodeputata Cecilia Strada ha ribadito che “il filo rosso tra tutte le modalità di detenzione amministrativa è la totale opacità dello Stato, la volontà deliberata di nascondere delle informazioni”.

      #migrations #renvois #luoghi_idonei #expulsions #sans-papiers #Milan #coût #renvois_volontaires #renvois_forcés #statistiques #chiffres

  • I deportati dell’#ICE in Guatemala
    https://www.youtube.com/watch?v=dT7s-3cwK1A

    Migliaia di persone nate in Guatemala e fermate in condizione «irregolare» dalle autorità statunitensi sono state rimpatriate senza alcun ritegno, separando famiglie e calpestando diritti fondamentali. Alcune di loro vivevano negli Usa da oltre 25 anni. La loro colpa? Lavorare e tentare di costruire per sé e i propri cari una vita migliore.

    Ecco come funziona il dispositivo razzista e inumano della polizia anti-migranti dell’ICE (United States Immigration and Customs Enforcement).

    #migrations #déportation #USA #Guatemala #renvois #expulsions #Etats-Unis #vidéo #sans-papiers #rétention #détention_administrative #criminalisation_de_la_migration #Alcatraz #animalisation #séparation_de_familles

  • Centres de rétention hors de l’Union européenne : l’ONU s’inquiète pour les droits humains des migrants
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/20/centres-de-retention-hors-de-l-union-europeenne-l-onu-s-inquiete-pour-les-dr

    Centres de rétention hors de l’Union européenne : l’ONU s’inquiète pour les droits humains des migrants
    Le haut commissaire aux droits humains de l’ONU affirme que les pays européens ne peuvent pas transférer leurs obligations à des pays tiers, après le vote d’une nouvelle législation de l’UE mercredi sur les « retours » de migrants.
    Le Monde avec AFP
    Le haut commissaire aux droits humains à l’Organisation des Nations unies (ONU), Volker Türk, a déclaré samedi 20 juin regretter profondément la nouvelle législation de l’Union européenne (UE) sur les « retours » de migrants, soulignant que les pays européens ne pouvaient pas transférer leurs obligations à des pays tiers.
    Le Parlement européen a, en effet, approuvé, mercredi, le règlement sur les retours de migrants déboutés du droit d’asile, une réforme de l’UE incluant la possibilité pour ses pays membres de conclure des accords pour installer des centres de rétention (« hubs de retour ») hors des frontières de l’Union. « Les pays de l’UE ne peuvent pas simplement externaliser dans des pays tiers leurs obligations en matière de droits humains », a déclaré dans un communiqué M. Turk. « La détention et le retour vers des pays tiers de personnes vulnérables, y compris des enfants, sont un exercice particulièrement délicat du pouvoir étatique, et portent de hauts risques de violation des droits humains », a-t-il ajouté. Il a souligné qu’il devait y avoir dans ce cadre « une attention particulière à la protection des droits humains et de la dignité – dans les faits et dans la loi ». Aujourd’hui dans l’UE, environ 20 % des décisions d’expulsion des étrangers en situation irrégulière aboutissent réellement à un retour, une statistique très critiquée par les partisans d’une ligne migratoire plus ferme. Sous pression pour serrer la vis, la Commission européenne a donc présenté il y a un an un texte visant à augmenter le nombre d’expulsions, au grand dam des élus de gauche et des ONG de défense des droits humains.
    « La législation internationale sur les droits humains et sur les réfugiés est très claire : personne ne devrait être renvoyé vers un endroit où il risquerait de graves violations des droits humains », a souligné M. Turk. « C’est le principe fondamental du non-refoulement. Il doit être pleinement respecté par tous les pays et territoires, en toutes circonstances », a-t-il ajouté.
    « Les décisions d’expulsion doivent toujours être fondées sur des décisions individuelles et ne doivent pas prendre effet avant la conclusion des procédures d’appel », a-t-il dit. Le haut commissaire aux droits humains a souligné la nécessité d’une approche de la question « prenant en compte la contribution des migrants aux sociétés et économies européennes »

    #Covid-19#migration#migrant#droit#sante#UE#politiquemigratoire#retention#expulsion#hudderetour

  • Augmenter les expulsions, faire payer les demandeurs d’asile... : le Royaume-Uni examine un projet de loi pour durcir la politique migratoire - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72150/augmenter-les-expulsions-faire-payer-les-demandeurs-dasile--le-royaume

    Augmenter les expulsions, faire payer les demandeurs d’asile... : le Royaume-Uni examine un projet de loi pour durcir la politique migratoire
    Par La rédaction Publié le : 30/06/2026
    Le Parlement britannique examine cette semaine un projet de loi visant à renforcer les procédures d’immigration et d’asile. Les propositions de Shabana Mahmood, la ministre de l’Intérieur, comprennent notamment une augmentation des expulsions et l’obligation pour les demandeurs d’asile de contribuer aux frais de leur hébergement.Le gouvernement britannique avait déjà annoncé à la fin de 2025 une vaste réforme afin de durcir sa politique d’asile. Le texte présenté le 30 juin devant le Parlement visent à inscrire toutes ces réformes dans la loi.Et selon Shabana Mahmood, la ministre de l’Intérieur britannique, il y a urgence. Selon des données Home Office qui ont fuité dans la presse, plus de 400 000 migrants en situation irrégulière se trouveraient actuellement au Royaume-Uni. Une situation intolérable pour le gouvernement et pour Shabana Mahmood qui a fait de la lutte contre l’immigration illégale « une mission morale ».
    Quelles sont les principales mesures de ce projet de loi sur « l’immigration et l’asile de 2026 » discutées au Parlement ?
    1/ Parrainer des réfugiés pour les faire venir par « voie légale »
    Le Home Office souhaite mettre en place de nouvelles « voies légales » pour faire venir des étrangers au Royaume-Uni, notamment en autorisant les associations locales à parrainer des réfugiés - selon un système similaire à celui en vigueur au Canada.
    Ce système entrera en vigueur dans le courant de l’année. Les associations et certaines universités « de confiance » pourront ainsi parrainer des réfugiés, dont les premières arrivées sont attendues à l’automne 2027.Pour certains députés conservateurs comme Chris Philp, « nombre de ceux qui ne seront pas admis au Royaume-Uni dans le cadre de ce dispositif légal tenteront de toute façon d’entrer par ’small boat’. Le plan du gouvernement ne changera rien aux traversées illégales » de la Manche.
    2/ Demander un effort financier aux nouveaux réfugiés
    Ce nouveau dispositif, soumis aux conditions de ressources, obligera les réfugiés à payer un forfait pour rembourser leurs frais de subsistance pris en charge par l’État britannique quand ils étaient demandeurs d’asile. En cas de refus, ils s’exposent à ne jamais obtenir le statut de résident permanent au Royaume-Uni.
    Concrètement, les personnes ayant obtenu l’asile au Royaume-Uni devront rembourser environ 10 000 £ (environ 11 000 euros) pour couvrir leurs frais d’hébergement une fois qu’elles commenceront à gagner leur vie. La ministre de l’Intérieur aura le pouvoir d’ajuster à l’avenir ce montant et les seuils de remboursement afin « qu’ils soient équitables pour le contribuable et qu’ils ne plongent aucun migrant dans la misère ».Les associations y voient une forme de taxe imposée aux réfugiés fuyant la guerre, la torture et la famine. Shabana Mahmood estime, elle, que ces changements démontreraient que « le soutien aux demandeurs d’asile est un droit, mais aussi une responsabilité ».L’an dernier, le ministère de l’Intérieur a dépensé « environ 4 milliards de livres sterling d’argent public pour soutenir les demandeurs d’asile », rappelle la BBC. « Le coût moyen du logement d’un demandeur d’asile pour une nuit est de 144 £ dans un hôtel - tandis que les allocations de subsistance varient de 9,95 £ à 49,18 £ par personne et par semaine ».Depuis plusieurs années, le gouvernement subit des pressions pour réduire le nombre de demandeurs d’asile hébergés dans des hôtels aux frais des contribuables, tandis que les arrivées illégales de petites embarcations ont également sapé la confiance du public dans le système d’asile.
    3/ Augmenter les expulsions en encadrant les recours à la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH)
    C’est un point qui cristallise les défenseurs d’une ligne migratoire dure : l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH). Cet article évoque le droit au « respect de la vie privée et familiale », mais les autorités britanniques contestent son interprétation et accusent les migrants de se servir de ce texte pour empêcher leur expulsion. Selon le gouvernement, ce motif de « respect de la vie familiale » est en effet souvent invoqué par les étrangers pour éviter les renvois. « Comme l’a confirmé le discours du roi, le gouvernement présente [...] un projet de loi sur l’immigration et l’asile, qui réformera les lois relatives aux droits de l’homme telles que la législation sur l’esclavage moderne et l’article 8 de la CEDH afin de mettre fin aux abus commis par les migrants illégaux qui entravent leur expulsion », explique un communiqué du Home Office.
    4/ L’aide financière aux demandeurs d’asile devient conditionnelle
    L’obligation légale de fournir un soutien financier et un hébergement aux demandeurs d’asile pourrait être abrogée. Et remplacée par un pouvoir discrétionnaire."Une aide ne [sera] accordée qu’aux personnes qui en ont réellement besoin et qui respectent la loi", indique le Home Office. Par exemple, ceux qui ne se conforment pas aux directives d’éloignement ou qui travaillent illégalement perdraient ce soutien financier.Une partie des députés vent debout contre ces mesuresD’autres mesures seront également en discussion :
    –La limitation de regroupement familial
    –Le renforcement du système pour évaluer l’âge des mineurs isolés étrangers. Le gouvernement envisage le recours à l’intelligence artificielle pour estimer l’âge des demandeurs d’asile.
    –Le gouvernement veut aussi réformer la loi sur l’esclavage moderne, découlant de l’article 3 de la CEDH, pour réduire son champ d’application devant les tribunaux en matière de demande d’asile - et mettre fin aux dépôts tardifs de plaintes, ont indiqué des sources gouvernementales.
    –Le remplacement des juges actuels de l’immigration par des civils pour statuer sur des recours des demandeurs d’asiles au sein de l’Autorité indépendante d’appel en matière d’immigration (IIAA). Cette nouvelle structure serait rattachée au ministère de l’Intérieur. Elle est également censé permettre l’expulsion immédiate des personnes ayant épuisé tous leurs recours.Le gouvernement n’a pas l’intention de modifier certaines mesures déjà en vigueur : comme celle qui a doublé le temps nécessaire pour obtenir un permis de séjour permanent le faisant passer de cinq à dix ans. Ou celle sur le statut de réfugié temporaire - réexaminé tous les deux ans et demi en fonction de la situation dans le pays d’origine de la personne.
    Toutes ces mesures, qualifiées de draconiennes par les organisations caritatives, ont été dénoncées la semaine dernière par le Travailliste Alf Dubs. Ce député qui a fui les nazis à l’âge de six ans, a appelé Andy Burnham à les abroger s’il devenait Premier ministre le mois prochain.

    #Covid-19#migration#migrant#royaumeuni#politiquemigratoire#droit#sante#asile#expulsion#titredesejour

  • #Emmanuel_Macron juge les « hubs retour » pour migrants « ni efficaces », ni conformes aux #valeurs de l’Union européenne

    Le président français a affirmé vendredi que la France ne mettrait pas en place de centres pour migrants en dehors des frontières de l’Union européenne, comme le prévoit le « règlement retour » adopté la semaine dernière par les eurodéputés. Emmanuel Macron estime que ce dispositif n’est « ni efficace, ni ne correspond aux principes qui sont les nôtres ».

    La France est, avec l’Espagne, le seul État de l’Union européenne (UE) a faire part de ses réserves sur les « hubs retour », ces fameux centres situés dans des pays hors UE où peuvent être envoyés les migrants déboutés de l’asile.

    Paris a, dès le départ, émis des réticences, tandis que Madrid s’y est catégoriquement opposée.

    Vendredi 19 juin, le président Emmanuel Macron a réaffirmé sa position à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles. Le chef de l’État a indiqué que la France ne mettrait pas en place de centres pour migrants en dehors des frontières de l’UE.

    « Oui pour une politique qui lutte contre l’immigration illégale, qui nous rend plus efficaces, qui conduit à des retours (...) Pour ce qui est de la France, non à des centres de retour ou des ‘hubs de retour’ dans des pays tiers », a déclaré Emmanuel Macron. « Parce que je crois que ce n’est ni efficace ni ne correspond aux principes qui sont les nôtres », a-t-il poursuivi.

    « Je n’ai jamais vu un centre de retour dans un pays tiers fonctionner », a insisté le président français.

    L’idée de créer des « hubs retour », sans lien avec le pays d’origine des migrants, n’est pas nouvelle. Elle a été testée par l’Italie de Giorgia Meloni en Albanie, les étrangers y étant envoyés avant même l’examen de leur demande d’asile, contrairement à ce que prévoit la nouvelle loi européenne. Mais le dispositif a connu un échec cuisant, après plusieurs revers judiciaires. Tout comme celui mis en place entre le Royaume-Uni et le Rwanda, mais qui n’a jamais vu le jour.
    Le Rwanda, l’Ouganda ou l’Ouzbékistan comme potentiels candidats

    Le Parlement européen a approuvé mercredi 17 juin le règlement sur les retours de migrants déboutés du droit d’asile, une réforme qui inclut la possibilité pour les États membres de conclure des accords pour installer des centres de rétention hors des frontières de l’Union.

    Ces structures pour migrants en dehors du territoire de l’UE sont vivement plébiscitées par plusieurs pays européens comme le Danemark, l’Italie ou l’Autriche, qui estiment qu’ils pourraient faciliter les rapatriements et dissuader les candidats potentiels à l’émigration irrégulière. Le Rwanda, l’Ouganda ou l’Ouzbékistan sont déjà évoqués par certaines capitales européennes pour y construire ces centres.

    Le président français a par ailleurs précisé qu’il s’opposerait à ce que le budget européen soit utilisé pour bâtir ces centres de retour, comme cela été évoqué dans le cadre des négociations en cours sur le futur budget pluriannuel européen (2028-2034). « Cela doit relever des politiques de chaque État », a-t-il martelé.

    Plusieurs États membres ont en effet demandé à l’UE de financer la création de ces « hubs retour ». Mardi 16 juin, un texte approuvé par les Vingt-Sept demande que le budget commun contribue à des « retours sûrs, dignes, durables et efficaces », ainsi qu’à des « solutions innovantes » en matière de migration. Cette dernière expression est un terme vague pour désigner les idées défendues par les tenants d’une ligne dure sur la migration, comme l’Italie et les Pays-Bas, et recouvre notamment la création de centres hors de l’UE pour traiter les demandes d’asile et faciliter les expulsions des candidats déboutés.
    « Hauts risques de violation des droits humains »

    À l’unisson, les ONG et la gauche critiquent vivement ces structures qui risquent, selon eux, de créer des « zones de non-droit ».

    « L’efficacité ne peut pas justifier l’injustifiable », a affirmé l’eurodéputé belge (Renew) Yvan Verougstraete. L’élue écologiste française Mélissa Camara a, quant à elle, fustigé « l’erreur impardonnable et historique de renoncer aux droits et à la dignité des personnes exilées pour approuver un texte dont la seule boussole est la xénophobie ».

    Amnesty International a dénoncé une « extension des mesures punitives et restrictives » risquant de « plonger davantage de personnes dans des situations précaires ».

    L’ONU s’est aussi insurgée, samedi 20 juin, de la création de ces « hubs retour ». « Les pays de l’UE ne peuvent pas simplement externaliser dans des pays tiers leurs obligations en termes de droits humains », a déclaré dans un communiqué Volker Turk, le haut-commissaire de l’ONU aux Droits humains.

    « La détention et le retour vers des pays tiers de personnes vulnérables, y compris des enfants, sont un exercice particulièrement délicat du pouvoir étatique, et portent de hauts risques de violation des droits humains », a-t-il ajouté.

    « La législation internationale sur les droits humains et sur les réfugiés est très claire : personne ne devrait être renvoyé vers un endroit où il risquerait de graves violations des droits humains », a souligné Volker Turk. Le haut-commissaire aux Droits humains a souligné la nécessité d’une approche de la question « prenant en compte la contribution des migrants aux sociétés et économies européennes ».

    https://www.infomigrants.net/fr/post/72020/emmanuel-macron-juge-les-hubs-retour-pour-migrants-ni-efficaces-ni-con
    #return_hubs #migrations #réfugiés #efficacité #externalisation #renvois #expulsions #déboutés
    ping @karine4

  • La vita degradante nel Cpr in Albania che il governo voleva nascondere

    Proteste, autolesionismo e tentativi di suicidio: il “registro degli eventi critici” ottenuto da Altreconomia mostra che cosa succede nel centro di #Gjadër. Il modello da replicare per Roma e Bruxelles è un buco nero di sofferenza

    C’è un documento che il Governo Meloni ha in mano da oltre un anno ma ha tentato in tutti i modi di tenere nascosto all’opinione pubblica. È il racconto della sofferenza quotidiana vissuta dalle oltre 500 persone trasferite all’interno del Centro di permanenza per il rimpatrio (Cpr) di Gjadër in Albania a partire dall’11 aprile 2025.

    Proteste, atti di autolesionismo, tentativi di impiccagione e risse: ben 54 “eventi critici” nei primi 48 giorni di funzionamento che mostrano che cos’è davvero quel “modello albanese” oggi elevato a esempio da replicare.

    Altreconomia ha ottenuto il “registro degli eventi critici”, il documento in cui gli operatori dell’ente gestore Medihospes, la cooperativa che ha vinto l’appalto da oltre 133 milioni di euro, annotano tutto ciò che succede nel Cpr. Leggerlo è come analizzare la “scatola nera” della detenzione amministrativa, quella che rende possibile togliere la libertà per 18 mesi alle persone senza documenti.

    Domenica 13 aprile 2025, due giorni dopo il primo trasferimento di 40 cittadini stranieri nel Cpr albanese, alle 11.30 un ospite compie atti di autolesionismo perché vuole un “dosaggio superiore della terapia in atto”. Passano poche ore e alle 15.30 un altro, per lo stesso motivo, si ferisce. Sono le 16 quando due ospiti arrivano “a una colluttazione fisica”. Un’ora dopo gli operatori annotano un “atto vandalico” contro gli infissi dell’unità abitativa sempre per avere più medicine. Ed è il motivo che spinge un altro ospite -sono le 19- a tagliarsi. Alle 22.35 un trattenuto minaccia di “recidersi la carotide con pezzo di vetro, residuo degli atti di vandalismo contro gli infissi”. Motivo? Avere più psicofarmaci. Passa un’ora e scoppia una protesta in cui “vengono divelte le grate della recinzione perimetrale”. A mezzanotte e mezza torna la calma ma dura solo trenta minuti. All’una un ospite “compie nuovamente atti di autolesionismo”. Otto annotazioni in 24 ore.

    Il 17 aprile uno dei reclusi “simula tentativo di strangolamento con il lenzuolo in uso stretto al collo” e il mediatore “lo convince a desistere”. Alle 16 un altro “con un residuo di filo tenta di cucirsi le labbra, perforandosi quello superiore e quello inferiore con un filo elettrico”. Poco dopo l’uomo arriva “a una violentissima colluttazione” con un secondo ospite. Rifiuta le medicazioni del personale e accusa il compagno di volerlo uccidere. Alle 21.20 uno dei trattenuti dà fuoco ai vestiti “provocando l’accensione dell’allarme antincendio” e meno di trenta minuti dopo un altro “crea con i lenzuoli monouso una corda simulando uno strangolamento”.

    La struttura allora è aperta da sette giorni e il totale degli eventi critici è già a quota 25. Poi il ritmo cala ma l’intensità e la gravità no. Il 23 aprile alle 13 un ospite “con uno straccio procuratosi da residui di vestiario cerca di suicidarsi”, mezz’ora dopo un altro “tenta di strangolarsi con materiale improvvisato”. Alle 17.30 alcuni ospiti “vengono sorpresi all’interno della loro cella mentre preparano una corda”. Trenta minuti dopo un altro tenta di impiccarsi. Un mese dopo la “scena” è la stessa. È il 26 maggio quando un ospite per protesta “crea una corda con materiale improvvisato minacciando di impiccarsi”, mentre un altro, verso le 21.40, ingoia due pile. “Atto dimostrativo per protestare contro la lunga permanenza nei Cpr (da nove mesi circa)”, annota l’ente gestore. Viene trasferito in ospedale dove vengono rimosse le batterie. Dall’11 aprile al 28 maggio 2025 il bilancio, come detto, è di 54 annotazioni in 48 giorni, la maggior parte per autolesionismo (22), tentativi di suicidio (12) e proteste dei reclusi (11).

    Dati e informazioni che il governo non voleva a tutti i costi far conoscere. Tanto da impugnare la sentenza del Tar del Lazio che il 13 novembre 2025 aveva riconosciuto in poche righe il diritto di Altreconomia -assistita in giudizio dagli avvocati dell’Associazione per gli studi giuridici per l’immigrazione (Asgi) Salvatore Fachile, Federica Remiddi e Anna Pellegrino- di poterli visionare. Il 23 marzo 2026 il Consiglio di Stato ha chiuso la partita, confermando la sentenza di primo grado e smontando la linea del Viminale che contestava la violazione della privacy dei reclusi.

    Nel 2025 il 25% di chi è transitato in un Cpr è stato rimpatriato. Nonostante questo il totale delle persone deportate lo scorso anno è cresciuto rispetto al 2024

    Dopo il verdetto abbiamo chiesto il registro degli eventi critici di tutti gli undici Cpr attivi: siamo in attesa di una risposta su quelli più recenti di Gjadër che ci mancavano, mentre su quelli in Italia l’esito è stato incredibilmente negativo. Alla privacy si è aggiunta la scusa dell’ordine pubblico: far conoscere ciò che succede oltre quelle mura alimenterebbe le proteste all’esterno e all’interno. E così sono stati inviati solo i dati consolidati senza la descrizione degli eventi. Anche se depotenziati dalla mancanza della descrizione, bastano comunque per capire che il centro albanese non è un’eccezione.

    Al Cpr di Palazzo San Gervasio (PZ) Officine sociali ha annotato 79 eventi critici in 87 giorni, da gennaio a marzo 2026. Sempre la cooperativa siciliana nel Cpr di Macomer, in provincia di Nuoro, tra il 20 gennaio 2025 e il 23 marzo 2026 ne registra 159 di cui 79 gesti anticonservativi e 21 scioperi della fame. Tra gennaio 2024 e aprile 2026 a Bari sono stati 521 mentre a Brindisi (48 posti) 59 gli atti di autolesionismo, 29 le risse e 17 gli ingerimenti di corpi estranei.

    Ai dati sulla sofferenza quotidiana si aggiungono poi quelli paradossali sul numero di persone che vengono effettivamente rimpatriate dopo il periodo di detenzione: nel 2025 sono state meno del 25% ed è la percentuale più bassa da quando nel 2014 la Ong ActionAid ha iniziato a elaborare i dati. Nonostante questo il governo è riuscito ad aumentare leggermente i dati sui rimpatri che tra il 2024 e il 2025 sono passatida 5.414 a 6.097. La necessità del Cpr è pura propaganda.

    Sono trascorsi due anni da quando la Cooperativa sociale Medihospes si è aggiudicata il bando per gestire i centri in Albania da oltre 133 milioni di euro senza aver ancora firmato il contratto che solitamente si finalizza entro 60 giorni

    La stessa che ha costretto a un viaggio inutile le 536 persone che sono state trasferite nella struttura albanese dall’11 aprile 2025 al 20 aprile 2026 solo per dimostrare all’opinione pubblica che quei centri erano attivi. Tranne cinque persone egiziane rimpatriate direttamente da Tirana a Il Cairo il 9 maggio 2025, come ricostruito da Altreconomia, tutte le altre sono tornate in Italia per poi essere liberate o rimpatriate a costi spropositati e in una zona grigia del diritto sotto tanti profili. In primis quello dell’appalto affidato a Medihospes: a due anni dall’aggiudicazione del bando, la Cooperativa non ha infatti ancora firmato il contratto che solitamente si finalizza entro 60 giorni. Non solo. Secondo quanto comunicato dalla prefettura di Roma a marzo 2026, trascorso un anno di operatività delle strutture, è stata fatta una sola visita ispettiva il 10 maggio 2025.

    Ma la zona grigia è soprattutto la base giuridica su cui per oltre un anno il governo ha continuato a portare persone a Gjadër nonostante fosse pendente un ricorso davanti alla Corte di giustizia dell’Unione europea proprio sulla legittimità del funzionamento di un Cpr posto fisicamente al di fuori del territorio nazionale e più in generale sulla validità del protocollo siglato tra Italia e Albania il 6 novembre 2023.

    La Corte si pronuncerà entro l’estate e stabilirà se è possibile considerare, secondo il diritto dell’Ue, i territori albanesi una “zona di frontiera” tanto quanto lo è, ad esempio, Lampedusa: se i giudici decideranno di sì, il “modello Albania” potrebbe allora funzionare come previsto fin dall’inizio con i trasferimenti delle persone dalle acque internazionali al territorio albanese sotto giurisdizione italiana. Il tutto è rinforzato dalle nuove norme del Patto sulla migrazione e l’asilo, in vigore dal 12 giugno, che eleva la detenzione amministrativa a strumento principe di “gestione” del fenomeno migratorio. Oltre al nuovo pacchetto di regole già approvate è in corso il trilogo tra Consiglio, Parlamento e Commissione sul nuovo Regolamento sui rimpatri.

    “Il Regolamento sui rimpatri apre la strada alla detenzione di massa, alla separazione delle famiglie e normalizza gli abusi che abbiamo visto con l’Ice” – Silvia Carta

    Un testo che secondo Silvia Carta, responsabile delle attività di advocacy della Piattaforma per la cooperazione internazionale sui migranti senza documenti (Picum) con sede a Bruxelles, “apre la strada alla detenzione di massa, alla separazione delle famiglie e normalizza gli abusi che abbiamo visto con la famigerata Ice (Immigration and customs enforcement, ndr) negli Stati Uniti, mettendo a rischio innumerevoli vite”. La bozza di partenza approvata a fine marzo 2026 dal Parlamento europeo è problematica sia nel “metodo” con cui è stata varata sia nel merito. Il progetto legislativo sui rimpatri, infatti, era rimasto bloccato per mesi con il Partito popolare europeo (Ppe), i socialisti (S&D) e i liberali di Renew Europe che non riuscivano a raggiungere un accordo sul testo. A inizio marzo qualcosa è cambiato.

    Sono 1.643 le persone rimpatriate dopo essere state rinchiuse in un Cpr nel 2025. Il dato è in netto calo rispetto alle 3.134 del 2023 e 2.526 del 2024

    “Le forze di centrodestra hanno rotto il cosiddetto ‘cordone sanitario’ che fino a quel momento, nel secondo mandato da commissaria di Ursula von der Leyen, aveva scongiurato l’alleanza del Ppe con l’estrema destra”, spiega Carta. I rimpatri sono diventati terreno d’incontro dal Rassemblement national di Marine Le Pen al gruppo Europa delle nazioni sovrane (Esn) -quello dell’ex generale Roberto Vannacci- a cui appartengono anche gli eurodeputati dell’AfD.

    Il nuovo pacchetto di regole trasforma il “Paese d’origine” di una persona in tanti diversi Paesi possibili. “Il menù da cui si può scegliere la destinazione finale della persona tragicamente si amplia”, dice Carta. La persona “irregolare” può essere spostata come una pedina verso uno Stato in cui non ha mai vissuto o da cui non è mai transitata. Può restare su quel territorio, con cui non ha nessun legame, rinchiusa dentro strutture di detenzione -i cosiddetti “return hub”- per mesi fino a che, eventualmente, verrà rimpatriata. “L’aggravante è che a livello giuridico potenzialmente la persona ‘passa’ nelle mani di un altro Stato anche dal punto di vista giurisdizionale”, osserva Carta. È quello che Gianfranco Schiavone, presidente del Consorzio italiano di solidarietà-Ufficio rifugiati di Trieste, descrive come “vendere a Paesi ‘terzi’ i migranti che non vogliamo”.

    Nel testo non mancano i riferimenti alle misure necessarie per individuare le persone “irregolari” da rinchiudere nei centri di detenzione con controlli a tappeto sul territorio. Si prevede la possibilità della confisca dei beni personali e delle perquisizioni nelle “relevant premises”: una definizione molto ampia che potrebbe includere anche le abitazioni privati e le strutture di accoglienza gestite da organizzazioni non profit. “In Europa si è formato un nuovo consenso”, ha dichiarato dopo la votazione di fine marzo Charlie Weimers, il negoziatore svedese del gruppo di destra dei Conservatori e riformisti Europei, aggiungendo che “l’era delle deportazioni è iniziata”. Adesso sappiamo come è andata in Albania.

    https://altreconomia.it/la-vita-degradante-nel-cpr-in-albania-che-il-governo-voleva-nascondere
    #Albanie #Italie #externalisation #migrations #réfugiés #asile #souffrance #eventi_critici #événements_critiques #modèle_albanais #Medihospes #privatisation #rétention #détention_administrative #cpr #suicides #automutilations #violence #efficacité #inefficacité #return_hubs #relevant_premises #renvois #expulsions #déportations

    –-
    ajouté à la métaliste sur l’accord Italie-Albanie:
    https://seenthis.net/messages/1043873

  • Frontiera Albania. Come la deportazione si è fatta «modello». E chi ci guadagna

    Nei centri per migranti in Albania si consuma un esperimento brutale.

    Con questa inchiesta Luca Rondi sbugiarda la propaganda sull’accordo tra Roma e Tirana, svelando la cruda verità sulle strutture costate milioni di euro.

    Una detenzione offshore ispirata al modello australiano (e a tanti altri del passato), dove il diritto d’asilo e la dignità delle persone vengono sistematicamente calpestati.

    Lo raccontano il registro degli eventi critici -la scatola nera del Cpr di Gjadër-, la storia straziante di Hamid e di tante altre persone ridotte cinicamente a pedine elettorali.

    Il libro denuncia le conseguenze di uno spreco immane di denaro pubblico e una catastrofe umanitaria silenziosa.

    Il “modello Albania” diventa così lo specchio di un’Europa che celebra l’inizio dell’era delle deportazioni e rinnega se stessa.

    https://altreconomia.it/prodotto/frontiera-albania
    #livre #Albanie #modèle_albanie #return_hubs #Italie #externalisation #migrations #réfugiés #renvois #expulsions #déportation #business #coût #Gjadër #détention_administrative #rétention

    –-
    ajouté à la métaliste sur l’accord Italie-Albanie:
    https://seenthis.net/messages/1043873

  • En Inde, les nationalistes hindous lancés dans une « chasse » aux migrants bangladais au Bengale-Occidental
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/17/en-inde-les-nationalistes-hindous-lances-dans-une-chasse-aux-migrants-bangla

    En Inde, les nationalistes hindous lancés dans une « chasse » aux migrants bangladais au Bengale-Occidental
    Depuis sa victoire aux élections locales de mai, le BJP, parti du premier ministre, Narendra Modi, a commencé au Bengale-Occidental une campagne d’expulsion des migrants bangladais en situation irrégulière, suscitant l’inquiétude des défenseurs des droits humains.
    Par Carole Dieterich (New Delhi, correspondance)
    Les nationalistes hindous n’auront pas attendu avant de mettre leurs menaces à exécution au Bengale-Occidental. Aussitôt élu à la tête de cet Etat du nord-est de l’Inde, le Bharatiya Janata Party (BJP, Parti du peuple indien) s’est lancé dans une chasse aux migrants illégaux. Le parti du premier ministre, Narendra Modi, y a remporté les élections locales le 4 mai avec pour promesse de campagne de « détecter, interpeller et expulser » les migrants en situation irrégulière dans cette région frontalière du Bangladesh qui fut jusque-là un bastion de l’opposition. Suvendu Adhikari, à la tête du gouvernement régional, s’est ainsi targué au début de juin, d’avoir expulsé près de 5 000 Bangladais. « A ce jour, 4 800 clandestins bangladais ont déjà été expulsés, a déclaré le nouveau chef de l’exécutif local. Quelque 836 autres personnes se trouvent actuellement dans des centres de rétention. » Dès la fin du mois de mai, son gouvernement a ordonné la création de nouveaux centres de rétention dans cet Etat de 100 millions d’habitants. L’annonce a provoqué la panique parmi les migrants. Des centaines d’entre eux ont alors commencé à se rassembler au poste frontière d’Hakimpur, à 80 kilomètres de Calcutta, pour rentrer volontairement au Bangladesh. « Partez vite, sinon le gouvernement prendra les mesures qui s’imposent », a incité Suvendu Adhikari.
    Depuis des décennies, nombre de Bangladais traversent la frontière extrêmement poreuse et longue de plus de 4 000 kilomètres qui sépare les deux pays, afin d’y trouver du travail. Certains se sont installés durablement en Inde et leurs enfants n’ont jamais mis les pieds au Bangladesh, dont ils ne connaissent rien. En 1947, le Bengale avait été partagé en deux, sa partie occidentale, à majorité hindoue fut rattachée à l’Inde et l’autre, à majorité musulmane, fut placée sous la tutelle du Pakistan, avant de devenir le Bangladesh, en 1971. De part et d’autre, les populations musulmanes et hindoues partagent ainsi une langue commune, le bengali, et sont culturellement extrêmement proches.
    L’immigration clandestine fait partie des obsessions des nationalistes hindous. Le BJP affirme que des années d’immigration incontrôlée ont modifié la composition démographique du Bengale-Occidental en faveur de la minorité musulmane, qui représente 30 % de la population dans cet Etat et environ 14 % de la population du pays. Aucun chiffre fiable ne permet de vérifier ces affirmations. Selon le parti nationaliste hindou, ces migrants se retrouveraient sur les listes électorales, pèseraient sur les ressources en matière de prestations sociales et représenteraient une menace pour la sécurité du pays. Le très puissant ministre de l’intérieur et bras droit du premier ministre indien, Amit Shah, a, à plusieurs reprises, qualifier ces migrants illégaux de « termites », menaçant de jeter « ces infiltrés un par un » dans la baie du Bengale.
    Des menaces qui rappellent les événements survenus en 2025, dans les mois qui avaient suivi l’attentat meurtrier de Pahalgam, au Cachemire indien, en avril 2025, causant la mort de 26 personnes, en majorité des touristes hindous. En réponse à l’attentat, New Delhi avait expulsé des réfugiés rohingya, dont 40 avaient été jetés au large des côtes de la Birmanie et forcés à nager pour rejoindre la terre ferme.
    L’Inde avait également procédé au renvoi de musulmans parlant le bengali vers le Bangladesh, notamment de l’Etat de l’Assam, également aux mains du BJP. Le Monde rapportait en août 2025 que près de 70 personnes avaient ainsi été jetées à l’eau par les gardes-côtes indiens dans l’entrelacs des canaux de la mangrove des Sundarbans, cette région de la baie du Bengale, à cheval entre le Bangladesh et l’Inde. Parmi les personnes expulsées vers le Bangladesh, certaines étaient de nationalité indienne.
    « Le gouvernement doit procéder à ces expulsions en accord avec le droit et s’assurer qu’aucun citoyen indien ne se retrouve déporté par erreur au Bangladesh », insiste Asif Faruk, secrétaire général de Migrant Workers Unity Forum, une organisation qui vient en aide aux travailleurs migrants. « Par ailleurs, certains citoyens bangladais, dans l’incapacité de prouver leur nationalité, ne peuvent même pas rentrer au Bangladesh, le pays refusant de les accueillir », explique-t-il. Un communiqué de Human Rights Watch daté du 16 juin confirme que des familles avec enfants se sont retrouvées bloquées à la frontière entre les deux pays durant près de quarante-huit heures dans certains cas.
    « Nul, quelle que soit sa nationalité, ne devrait être contraint de passer la nuit en plein champ, entre deux lignes de gardes-frontières armés », a déclaré Meenakshi Ganguly, directrice adjointe pour l’Asie de l’ONG. « L’Inde doit mettre fin à ces expulsions brutales, et les deux gouvernements doivent veiller à ce que la gestion des frontières ne se fasse plus jamais au détriment de la dignité humaine fondamentale », a poursuivi Mme Ganguly, appelant le gouvernement indien à mettre fin à cette « hostilité consternante envers les musulmans ».Depuis leur arrivée au pouvoir, en 2014, les nationalistes hindous ont activement œuvré à la marginalisation de la minorité musulmane indienne, qui représente 14 % de la population, soit quelque 200 millions de personnes. « Les musulmans indiens qui parlent le bengali sont victimes de harcèlement de la part des militants et des cadres du BJP dans tout le pays », avertit Asif Faruk.
    Cette situation est susceptible de porter un coup aux relations entre New Delhi et Dacca, déjà fragilisées après la chute, en août 2024, de l’ex-première ministre Sheikh Hasina, fidèle alliée de l’Inde. Condamnée à mort au Bangladesh pour son rôle dans la répression du mouvement étudiant l’ayant chassée du pouvoir, la « begum de fer » avait trouvé refuge en Inde, où elle vit toujours. « New Delhi aurait pu recourir aux mécanismes bilatéraux existants pour régler cette question au lieu de se livrer à des actes inhumains, car cela aura des conséquences négatives sur les relations entre les deux pays, alors même qu’un nouveau gouvernement, plus favorable à l’Inde, a pris les rênes du Bangladesh en février 2026 », estime Sreeradha Datta, experte du Bangladesh à l’université OP Jindal, située dans la banlieue de Delhi. Et de conclure : « Le BJP a choisi de faire passer ses intérêts de politique intérieure avant la relation bilatérale de l’Inde avec le Bangladesh. »
    Carole Dieterich (New Delhi, correspondance)

    #covid-19#migrant#migration#inde#bangladesh#immigration#expulsion#sante#droit#politiquemigratoire

  • La Jamaïque en pourparlers avec les Etats-Unis pour l’accueil des migrants expulsés
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/18/la-jamaique-en-pourparlers-avec-les-etats-unis-pour-l-accueil-des-migrants-e

    La Jamaïque en pourparlers avec les Etats-Unis pour l’accueil des migrants expulsés
    Si cet accord était finalisé, la Jamaïque rejoindrait le Mexique, le Salvador, l’Ouganda et plusieurs autres pays ayant Edes migrants originaires de pays tiers expulsés des Etats-Unis.
    Le Monde
    Le ministre de l’intérieur jamaïcain, Horace Chang, a confirmé, mardi 16 juin, que le pays avait signé un protocole d’accord avec le département de la sécurité intérieure des Etats-Unis pour accueillir des personnes expulsées originaires de pays tiers. La Jamaïque accepterait toutes les deux semaines jusqu’à 25 personnes.
    Ces individus, a précisé M. Chang, ne seront pas placés en détention, bien que les modalités de leur hébergement restent à définir. Les conditions d’une éventuelle compensation pour leur accueil sont également en cours de négociation. Si l’accord est finalisé, la Jamaïque rejoindra le Mexique, le Salvador, l’Ouganda et plusieurs autres pays ayant accepté d’accueillir des migrants originaires de pays tiers expulsés des Etats-Unis.
    Dans le cadre de sa politique de répression de l’immigration, l’administration Trump a eu recours à une série d’accords secrets pour expulser plus de 19 000 personnes vers des pays tiers, selon le groupe Third Country Deportation Watch. Certaines se sont retrouvées dans des nations dont elles ignoraient jusqu’à l’existence.
    Eviter des sanctionsCette initiative a suscité l’opposition du Parti national du peuple (PNP), qui a accusé le gouvernement jamaïcain d’avoir tenu ces négociations à l’écart du public. Le PNP a déclaré qu’accueillir ces migrants faisait peser un risque sur la sécurité intérieure, le prestige international et les infrastructures sociales fragiles de la Jamaïque.
    De son côté, le ministre de l’intérieur a affirmé que « la Jamaïque, comme toute nation souveraine, est tenue par le droit international d’accepter le retour de ses propres citoyens », et a précisé « ce nouvel arrangement ne signifie pas que des ressortissants de pays tiers seront simplement débarqués sur nos côtes. Il s’agit d’un processus structuré et encadré visant à faire transiter ces individus par la Jamaïque vers leur destination finale », établissant une distinction entre le rapatriement de ressortissants jamaïcains et la prise en charge de citoyens étrangers.
    Cette inflexion diplomatique observée à Kingston reflète une tendance plus large au sein des Caraïbes, où plusieurs gouvernements ont discrètement conclu divers accords avec les Etats-Unis pour éviter des sanctions économiques ou des restrictions de voyage paralysantes.
    En février, un tribunal fédéral de district américain avait jugé illégale la politique d’expulsion vers des pays tiers, estimant que les Etats-Unis ne peuvent pas transférer des migrants vers des pays non désignés sans préavis adéquat, mais cette politique continue d’être appliquée dans l’attente de l’issue de la procédure d’appel. Un porte-parole du département de la sécurité intérieure des Etats-Unis a déclaré que l’administration « utilise toutes les options légales » pour procéder aux expulsions.Pour les critiques et les défenseurs des droits humains, les risques juridiques et humanitaires liés à ces accords avec des pays tiers sont illustrés par le cas d’Orville Etoria, un ressortissant jamaïcain expulsé des Etats-Unis.
    M. Etoria, qui vivait aux Etats-Unis depuis près de cinquante ans après y être arrivé enfant en 1976, s’est vu retirer sa carte de résident permanent à la suite d’une condamnation pénale. Au lieu d’être rapatrié en Jamaïque, il a été envoyé en Eswatini en juillet 2025. A son arrivée, M. Etoria et quatre autres ressortissants de pays tiers ont été privés de toute procédure régulière et placés en détention indéfinie au complexe pénitentiaire de Matsapha, une prison de haute sécurité. Ce n’est qu’après deux mois d’intenses démarches diplomatiques de la part du gouvernement jamaïcain, qu’il a été rapatrié en Jamaïque

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#jamaique#expulsion#politiquemigratoire#droit#sante

  • Les Etats-Unis expulsent des migrants, dont des femmes iraniennes, en République centrafricaine
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/06/12/les-etats-unis-expulsent-des-migrants-dont-des-femmes-iraniennes-en-republiq

    Les Etats-Unis expulsent des migrants, dont des femmes iraniennes, en République centrafricaine
    Les Iraniennes bénéficiaient de mesures de protection en raison des risques de persécution dans leur pays. Elles sont arrivées à Bangui, vendredi 12 juin, alors que la République centrafricaine est considérée par Washington comme l’un des pays les plus dangereux au monde.
    Par Noé Hochet-Bodin
    A peine conclu – début juin –, l’accord migratoire entre les Etats-Unis et la République centrafricaine est déjà mis en œuvre. Un avion charter du département de la sécurité intérieure américain s’est posé à l’aéroport de Bangui, vendredi 12 juin, avec à son bord une vingtaine de ressortissants étrangers expulsés par Washington, dont au moins deux femmes iraniennes ainsi que des migrants turcs, syriens et afghans.
    Le pays d’Afrique centrale, l’un des plus pauvres du monde, est la dernière nation africaine à accepter d’accueillir des migrants expulsés par les Etats-Unis, après le Ghana, la Sierra Leone, la Guinée équatoriale, l’Eswatini ou encore la République démocratique du Congo (RDC). Autant d’accords migratoires opaques que l’administration américaine impose afin d’accélérer les expulsions. Les termes de celui signé avec la République centrafricaine restent à ce jour confidentiels. Contactés, ni la présidence centrafricaine, ni le département d’Etat américain n’ont donné suite à nos sollicitations.
    Dans le Boeing 767 qui a décollé jeudi soir de l’aéroport international d’Alexandria, en Louisiane – devenu la plateforme de ces vols d’expulsions –, se trouvent au moins deux femmes iraniennes entrées sur le sol américain en novembre 2024. Placées en détention dès leur arrivée aux Etats-Unis, elles ont demandé l’asile et ont initialement obtenu une mesure de protection par un juge ; elle est censée les protéger d’une expulsion, indique au Monde leur avocate, Emily Trostle.
    Les deux femmes couraient un risque de persécution dans leur pays, l’Iran : la première à cause de sa conversion au christianisme et la seconde pour son opposition politique aux autorités de Téhéran. Pour ces raisons, leur renvoi vers leur pays d’origine est illégal. Mais l’administration Trump cherche par tous les moyens à réduire cet obstacle juridique par des accords avec des pays africains pour accueillir des personnes qu’elle ne peut légalement pas renvoyer chez elles.« Bien qu’ayant bénéficié d’une mesure de protection, ces personnes sont expulsées des Etats-Unis et abandonnées dans un pays tiers [la République centrafricaine], où elles n’ont aucun statut et aucun réseau de soutien. Nous craignons qu’elles ne soient finalement contraintes de retourner dans les pays qu’elles ont fuis », précise leur avocate.Un flou demeure autour de ces accords négociés en coulisses : en témoigne la discrète visite à Bangui, le 18 mai, du secrétaire adjoint du département d’Etat au Bureau de la population, des réfugiés et des migrations, Christian Jové Ehrhardt, pour finaliser l’agrément migratoire, dont on ne connaît pas le montant des contreparties financières.
    Les conditions d’accueil des migrants représentent une autre inconnue, illustrée par un exemple récent : sur les quinze personnes originaires d’Equateur, de Colombie et du Pérou qui ont été expulsées vers Kinshasa à la mi-avril, un seul demeure sur le territoire de la RDC à ce jour – sans que des informations soient disponibles sur le lieu où se trouvent les autres. Malgré cela, les vols entre Washington et Kinshasa sont pourtant appelés à se poursuivre. D’après The New York Times, la RDC s’apprêterait à recevoir un millier de migrants afghans, qui avaient pourtant soutenu l’effort de guerre américain dans leur pays.
    A Bangui, la vingtaine de migrants seront hébergés dans des appartements, indique un officiel américain à l’agence Reuters. Ils seront partiellement pris en charge par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui a annoncé qu’elle leur fournira une aide humanitaire à la demande du gouvernement centrafricain. C’est en réalité Washington qui se trouve derrière cette collaboration. Le département d’Etat américain a donné 85 millions de dollars (73 millions d’euros) à l’OIM en mars pour « la réalisation d’activités d’assistance humanitaire à l’étranger au profit des réfugiés, des victimes de conflits et d’autres personnes relevant de leur compétence ».
    Washington a décidé d’expulser des ressortissants étrangers en République centrafricaine alors même que les Etats-Unis considèrent le pays comme l’un des plus dangereux du monde. Le site du département d’Etat le classe au niveau 4, le niveau d’alerte le plus élevé, et prévient qu’il « est fortement déconseillé d’aller en République centrafricaine, quel qu’en soit le motif. Les citoyens américains y sont exposés à des risques liés à l’instabilité, à la criminalité, aux enlèvements, aux problèmes de santé, au terrorisme et autres ». Il recommande aux citoyens américains qui s’y rendent de rédiger un testament et de prélever des échantillons d’ADN en cas de prise d’otage.
    Le pays, d’une taille équivalente à celle de la France, connaît une insécurité généralisée depuis la dernière guerre civile en 2013. Près de 15 000 casques bleus y sont déployés pour tenter de mettre fin au sanglant conflit qui a suivi un coup d’Etat l’année précédente contre le président François Bozizé.« La République centrafricaine est ravagée par des décennies de violences, indique dans une note Savi Arvey, la directrice de la politique pour les droits des réfugiés au sein de l’ONG Human Rights First. Les personnes bénéficiant d’une protection de la part des juges de l’immigration américains et expulsées vers la Centrafrique risquent donc d’être victimes de violences, de blessures graves ou de se retrouver prises au piège du conflit. »
    Sans compter que le président, Faustin-Archange Touadéra, entretient depuis une décennie un étroit compagnonnage avec les paramilitaires russes du groupe Wagner – qui sont accusés de nombreuses exactions. « Partout où le groupe Wagner se déploie s’ensuit une forte hausse du nombre de décès parmi les civils », reconnaît d’ailleurs le département d’Etat américain. Savi Arvey craint justement que « les risques ne soient particulièrement élevés pour les personnes fuyant les persécutions dans des pays ayant des liens étroits avec la Russie, comme les Iraniens ».

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#iran#repubiquecentrafricaine#expulsion#politiquemigratoire#droit#sante

  • Italie : l’extrême droite a manifesté pour la « remigration » à Rome
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/13/italie-l-extreme-droite-a-manifeste-pour-la-remigration-a-rome_6702025_3210.

    Italie : l’extrême droite a manifesté pour la « remigration » à Rome
    Au même moment, l’ex-général Roberto Vannacci constituait son parti « Futuro Nazionale », samedi 13 juin, se positionnant encore à droite de la coalition ultraconservatrice de la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni.
    Le Monde avec AFP
    Rome a été le théâtre, samedi 13 juin, d’une manifestation rassemblant environ trois mille militants d’extrême droite venus de toute l’Italie et réclamant la « remigration » des immigrés vers leurs pays d’origine.« Nous voulons mettre les immigrés illégaux dehors, les expulser, parce qu’ils ne devraient pas être ici », a lancé Luca Marsella, porte-parole du groupuscule néofasciste Casapound.
    « Ce sont eux qui violent nos femmes, a-t-il poursuivi. Ce sont eux qui agressent nos personnes âgées. Et comme nous ne sommes pas politiquement corrects, nous dirons que nous voulons aussi renvoyer chez eux les immigrés légaux, ceux qui, clairement, ne se sont pas assimilés ni intégrés. » Susanna Rubei, femme au foyer, a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) que « les immigrés peuvent rester s’ils acceptent nos règles de coexistence, sinon, ils doivent retourner dans leurs pays d’origine ». « Cela vaut en particulier pour ceux qui commettent des crimes et sont pris la main dans le sac une, deux, trois ou quatre fois », a-t-elle ajouté.
    Dans la journée de samedi, à quelques mètres de là, le député européen Roberto Vannacci avait organisé l’assemblée constituante de son nouveau parti, Futuro Nazionale (FN). Près d’un an avant les élections législatives de 2027, ce député européen et ex-membre de La Ligue veut se positionner à droite de la coalition ultraconservatrice de la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, auquel s’est joint son ancien parti.« Ou vous êtes avec nous, gardiens de la citoyenneté et du souverainisme, ou vous êtes avec Von der Leyen (la présidente de la Commission européenne), Mario Draghi (l’ancien président du Conseil) et le globalisme », a lancé l’ex-général devant son public, après avoir multiplié les attaques contre les partis de centre droit.
    Il s’est également posé en victime des médias, prévenant les « chauves » et les « tatoués » parmi ses militants de se méfier des caméras à la recherche de propos extrémistes, aux alentours de ce congrès, interdit aux médias mais diffusé en ligne.« Selon moi, en ce moment, personne ne doit entrer en Italie », a lancé ensuite Roberto Vannacci lors d’une conférence de presse, interrogé sur le concept de « remigration ». Fondé en février, son parti compte déjà huit députés.

    #Covid-19#migration#migrant#italie#extremedroite#politiquemigratoire#remigration#sante#droit#expulsion

  • L’externalisation des expulsions d’étrangers est incompatible avec les valeurs de l’Europe
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/06/04/l-externalisation-des-expulsions-d-etrangers-est-incompatible-avec-les-valeu

    L’externalisation des expulsions d’étrangers est incompatible avec les valeurs de l’Europe
    Éditorial
    Un nouveau règlement européen doit confier, contre rémunération, à des Etats pauvres et peu respectueux des droits humains la tâche de reprendre les sans-papiers inexpulsables dans leur pays. Cette politique inacceptable constitue une démission de l’Union européenne au regard des principes humanitaires qui la fondent.
    S’il fallait une preuve que la question de l’immigration est au cœur des recompositions en cours du paysage politique européen, l’alliance formée par la droite et l’extrême droite au Parlement européen pour engager un durcissement sans précédent de la politique des Vingt-Sept en la matière la fournit. Voté le 9 mars par les eurodéputés, le règlement visant à accélérer les retours de migrants en situation irrégulière a fait l’objet, lundi 1er juin, d’un accord entre les Etats, le Parlement européen et la Commission européenne. Le texte issu de ce compromis doit encore faire l’objet d’une validation formelle. Il complète le « pacte sur la migration et l’asile » qui, lui, doit entrer en vigueur le 12 juin, et introduit plus de solidarité entre les Etats membres.
    Certes, le principe de libre circulation dans l’espace Schengen et la nécessité de contrôler les frontières extérieures de l’Union européenne (UE) supposent une meilleure coopération entre Etats. Mais le nouveau règlement sur les expulsions revient à construire celle-ci par le bas, par l’affichage de mesures non seulement inacceptables au regard des principes des droits humains, mais à l’efficacité douteuse.
    Le texte, censé permettre d’améliorer le taux d’exécution des décisions d’éloignement – 28 % en moyenne –, multiplie les moyens de pression. Il autorise la saisie des documents d’identité des étrangers en situation irrégulière refusant de quitter le territoire et l’allongement jusqu’à deux ans de la durée de rétention. Le règlement crée aussi un « ordre européen de retour », formulaire commun destiné à faciliter la reconnaissance mutuelle des décisions d’expulsion. Surtout, il permet la création, hors de l’UE, de « plateformes de retour » où pourraient être renvoyés les étrangers refusés par leur pays d’origine.
    Pareilles orientations résultent de la droitisation du Parlement européen aux élections de 2024. Elles consacrent l’inquiétant ralliement des conservateurs à l’extrême droite déjà constaté en matière environnementale. Et reflètent aussi le cynisme du Rassemblement national qui, depuis le vote du nouveau règlement, est passé de la dénonciation de l’« Europe passoire » à l’hommage à une UE bouclier.
    L’inclusion des « plateformes de retour » dans le règlement – sur laquelle Emmanuel Macron s’est dit « sceptique » – doit être dénoncée avec vigueur. Elle revient à confier, contre rémunération, à des Etats pauvres et peu respectueux des droits humains comme le Rwanda, l’Ouganda ou l’Ouzbékistan, la tâche de reprendre les sans-papiers inexpulsables dans leur pays.Cette « externalisation », considérée comme dissuasive par certains Etats, constitue à la fois une démission de l’Union européenne au regard des principes humanitaires qui la fondent, et l’affichage démagogique d’une vaine « solution ». En attestent aussi bien l’abandon par le Royaume-Uni de l’inefficient, illégal et coûteux projet de renvoi des illégaux en Rwanda, l’échec du « plan Albanie » de Giorgia Meloni en Italie, mais aussi la faible efficacité des accords comparables de renvoi passés par Donald Trump avec des pays d’Amérique latine et d’Afrique.
    Si l’Europe a besoin d’une politique d’immigration harmonisée, elle a aussi besoin de discours de vérité et de mesures réalistes. Pour faire admettre aux opinions que l’effectivité des expulsions dépend moins de mesures juridiques ou d’effets d’annonce que d’un patient travail diplomatique et politique de coopération avec les pays d’origine, dans un monde où les immigrés sont devenus des moyens de pression et des monnaies d’échange.

    #Covid-19#migration#migrant#france#UE#politiquemigratoire#hubderetour#droit#sante#externalisation#expulsion

  • L’Union européenne ouvre la voie à des centres de retour de migrants en dehors de ses frontières
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/01/l-union-europeenne-ouvre-la-voie-a-des-centres-de-retour-de-migrants-en-deho

    L’Union européenne ouvre la voie à des centres de retour de migrants en dehors de ses frontières
    Le Monde avec AFP
    Les eurodéputés et les Etats européens ont trouvé un accord, lundi 1er juin, pour durcir la politique migratoire de l’Union européenne (UE), avec la possibilité de créer des centres à l’étranger où renvoyer les personnes en situation irrégulière. La loi prévoit une série de mesures pour accélérer les expulsions et permet aux Etats qui le souhaitent d’installer des centres en dehors de l’Europe, pour y renvoyer des personnes déboutées du droit d’asile. Le compromis, trouvé dans la soirée, devra être voté une dernière fois par le Parlement européen et les Etats membres dans les prochaines semaines.
    Certains pays, comme le Danemark, l’Autriche et l’Allemagne, commencent déjà à imaginer où installer ces centres, par exemple au Rwanda, en Ouganda et en Ouzbékistan. L’idée de créer ces « hubs de retour », sans lien avec le pays d’origine des migrants, n’est pas nouvelle. Elle a été testée par l’Italie de Giorgia Meloni en Albanie ; les personnes sont expulsées avant même que leur demande d’asile soit examinée, contrairement à ce que prévoit la nouvelle loi européenne. Le centre en Albanie est longtemps resté vide en raison d’une série de contestations judiciaires. Et il faudra du temps aux Etats pour développer de tels projets, en accord avec les pays tiers qui les accueilleraient. La France s’est montrée sceptique sur de tels centres et l’Espagne s’y est opposée, y voyant une menace pour le respect des droits humains.
    Le texte approuvé lundi prévoit des sanctions plus strictes pour les migrants refusant de quitter le sol de l’UE, comme des saisies de documents d’identité ou une durée de détention prolongée jusqu’à vingt-quatre mois. Le renvoi des personnes contre leur gré serait aussi accompagné d’une interdiction d’entrée dans l’UE allongée à dix ans (contre cinq ans actuellement), voire vingt ans.
    Aujourd’hui, environ 20 % des décisions d’expulsion aboutissent réellement, une statistique très critiquée par les partisans d’une ligne migratoire plus ferme. Mais avec les nouvelles règles, l’UE disposera d’un « meilleur contrôle pour garantir que les retours soient effectués. C’est ce qu’attendent les citoyens – et c’est ce que nous leur offrons », affirme le commissaire européen chargé de l’immigration, Magnus Brunner. Durant les négociations de la soirée à Bruxelles, le principal bras de fer concernait la date d’application des mesures. Les Etats auront la possibilité d’instaurer directement des centres de retour, mais d’autres mesures n’entreront en vigueur qu’un an après la publication de la loi, pour des raisons juridiques notamment.
    Le texte marque quoi qu’il en soit un net durcissement de la politique migratoire de l’UE, deux ans seulement après l’adoption du pacte sur la migration et l’asile, qui entre tout juste en vigueur actuellement. Ce pacte prévoit un « filtrage » renforcé aux frontières et un mécanisme de solidarité entre les Etats membres dans l’accueil des migrants. Le texte validé lundi vient le compléter et traduit la poussée de la droite et de l’extrême droite au Parlement européen. L’eurodéputé de droite François-Xavier Bellamy, qui a milité pour le durcissement des règles, estime que le texte « va révolutionner la politique européenne face à l’immigration illégale ». A l’inverse, la gauche et les organisations non gouvernementales sont vent debout contre ces mesures, qu’elles jugent contraires au droit international. Ce texte est le « fruit d’un accord honteux conclu entre les Etats membres et une majorité » de droite et d’extrême droite, accuse l’eurodéputée écologiste Mélissa Camara, qui y voit un « recul historique pour les droits fondamentaux des personnes exilées ».

    #Covid-19#migration#migrant#UE#expulsion#hubderetour#politiquemigratoire#droit#sante#migrationirreguliere#asile

  • La coopération inavouée du Mexique avec les Etats-Unis en matière d’expulsions dévoilée par un rapport
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/05/29/la-cooperation-inavouee-du-mexique-avec-les-etats-unis-en-matiere-d-expulsio

    La coopération inavouée du Mexique avec les Etats-Unis en matière d’expulsions dévoilée par un rapport
    Par Anne Vigna (Mexico, correspondante)
    L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) a présenté un rapport dérangeant pour le gouvernement de Claudia Sheinbaum, la présidente du Mexique, mercredi 27 mai. L’ONG a enquêté sur les accords que l’administration du président américain, Donald Trump, a signés avec des pays tiers pour y expulser les migrants arrêtés et détenus par sa police migratoire, l’ICE. Parmi ces pays, le Mexique est celui qui en a accepté le plus sur son territoire. « Sur les 18 453 personnes expulsées des Etats-Unis entre janvier 2025 et mars 2026, 12 977 ont été transférées vers le Mexique », explique le rapport. Cela représente 70 % du total, contre 7 % au Honduras, 6 % au Canada, 2 % au Salvador ou encore 2 % au Guatemala.
    Claudia Sheinbaum a pourtant toujours nié l’existence d’un tel accord, rappelle Juan Pappier, direcetru adjoint de HRW pour les Amériques : « La présidente a simplement reconnu que le Mexique recevait des expulsés d’autres pays pour des raisons humanitaires. Cette négociation entre Mexico et Washington est complètement opaque. Même les législateurs américains n’en connaissent pas les termes. » On ignore, par exemple, si le Mexique est financé par les Etats-Unis pour recevoir des expulsés, à l’instar du Salvador, qui a reçu 4,76 millions de dollars (4,1 millions d’euros) pour garder en détention 238 Vénézuéliens en 2025.
    Dans la région, le Mexique joue deux rôles bien définis dans ce que le rapport qualifie de « chaîne d’expulsion » : il est à la fois un pays de transit pour les déportés centraméricains et un pays de destination pour les ressortissants des pays avec qui les Etats-Unis n’ont pas d’accord migratoire, tels que Cuba, Haïti et le Nicaragua.
    Les Centraméricains (Honduras, Salvador, Guatemala) expulsés des Etats-Unis sont renvoyés dans leurs pays, après un bref passage dans un centre de détention mexicain. Ce sont les autorités migratoires mexicaines qui les font voyager par bus, de la frontière nord avec les Etats-Unis jusqu’à leur pays d’origine. Ceux qui n’auront d’autres choix que de rester au Mexique, notamment parce que leur pays d’origine refuse de les recevoir, sont aussi envoyés dans les Etats mexicains du Chiapas et du Tabasco, à près de 3 000 kilomètres de la frontière américaine, pour compliquer un peu plus toute tentative de retour aux Etats-Unis.
    « L’accord entre les Etats-Unis et le Mexique les empêche de contester leur expulsion vers le Mexique. Ils sortent d’un centre de détention de l’ICE pour être remis aux autorités mexicaines, sans même savoir où ils vont », fait valoir Juan Pappier. Ainsi, après soixante heures de voyage en bus depuis l’Arizona, Hector (le prénom a été changé) s’est-il retrouvé à Villahermosa, la capitale de l’Etat du Tabasco. « La police mexicaine nous a lâchés dans une zone industrielle à deux heures à pied du centre, sans nous donner aucune indication. On était un groupe de vingt Cubains, sans argent, ni téléphone », explique le jeune homme de 29 ans, arrivé à Miami avec sa mère, à l’âge de 3 ans.
    HRW s’est intéressée au cas des 4 353 Cubains expulsés vers le Mexique depuis janvier 2025 et qui sont aujourd’hui dans la situation d’apatrides. « La majorité vivait depuis des années aux Etats-Unis, plusieurs sont d’ailleurs des personnes âgées. Les autorités cubaines les ignorent et le Mexique leur délivre une résidence provisoire après des mois d’attente », ajoute le militant des droits de l’homme. Les déportés doivent rester dans l’Etat où ils ont commencé leur demande de résidence, qui peut tarder plus d’un an. En attendant, ils ne peuvent pas ouvrir de compte bancaire ni avoir droit aux soins médicaux, et ils doivent survivre sans autorisation légale de travail.
    Le seul refuge pour migrants de Villahermosa n’a que 35 places et n’accueille une même personne que deux nuits d’affilée. « Sept lits sont occupés en permanence par des personnes âgées cubaines qui ont besoin de traitement médical. Le Mexique n’a rien prévu pour les recevoir », explique son directeur, Josué Leal. Mexico n’a pas non plus pensé à leur sécurité : le Cartel de Jalisco, qui règne dans le sud du pays, profite de ces proies faciles. « Ils sont victimes de kidnapping car les criminels savent qu’ils ont de la famille aux Etats-Unis pour payer les rançons », ajoute le directeur du refuge.
    « Des centres d’accueil et une aide financière existent pourtant pour les citoyens mexicains expulsés », note le rapport de HRW. Le gouvernement mexicain n’a pas souhaité s’exprimer sur ce rapport, qui met en évidence le double discours du Mexique, assurant défendre les migrants et aider les Cubains. « La réalité que nous avons documentée est bien différente de celle que présente l’administration Sheinbaum », estime Juan Pappier.

    #Covid-19#migration#migrant#mexique#etatsunis#expulsion#politiquemigratoire#sante

  • Après l’Assemblée, le Sénat approuve l’allongement de la rétention à sept mois pour les étrangers jugés « dangereux » - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71498/apres-lassemblee-le-senat-approuve-lallongement-de-la-retention-a-sept

    Après l’Assemblée, le Sénat approuve l’allongement de la rétention à sept mois pour les étrangers jugés « dangereux »
    Par La rédaction Publié le : 21/05/2026
    Après l’Assemblée nationale, le Sénat a approuvé mercredi un texte visant à allonger la durée maximale de rétention administrative d’étrangers en situation irrégulière et jugés dangereux à 210 jours (contre 90 jours actuellement, ou 180 jours pour les étrangers condamnés pour terrorisme). Les deux chambres du Parlement n’ont pas abouti au même texte, malgré une ambition partagée. Les Sénateurs ont approuvé, mercredi 20 mai, un texte visant à allonger la durée maximale de rétention administrative pour des étrangers en situation irrégulière et jugés « dangereux ». La proposition de loi du député Renaissance Charles Rodwell avait été validée par l’Assemblée nationale deux semaines plus tôt. Elle a donc connu le même sort au Sénat, avec un vote à main levée, malgré l’opposition de la gauche.
    Les deux chambres du Parlement n’ont pas abouti au même texte, malgré une ambition partagée. Une commission mixte paritaire, réunion de conciliation entre députés et sénateurs, devrait donc être convoquée pour aboutir à un compromis. La proposition de loi allonge jusqu’à sept mois (210 jours) la durée maximale de la rétention administrative d’étrangers faisant l’objet d’une mesure d’éloignement du territoire et qui représenteraient une menace « réelle, actuelle et d’une particulière gravité » pour l’ordre public. Actuellement, la durée maximale de rétention est de 90 jours, ou 180 jours pour les étrangers condamnés pour terrorisme, déjà concernés par un régime dérogatoire qui sera lui aussi étendu à 210 jours.
    Le périmètre de ce futur régime dérogatoire, retravaillé après une censure du Conseil constitutionnel l’été dernier, fait néanmoins l’objet d’un désaccord entre députés et sénateurs. Les premiers, en accord avec le gouvernement, plaident pour cibler les étrangers condamnés pour des « faits d’atteinte aux personnes » punis d’au moins trois ans d’emprisonnement. À des fins de « proportionnalité », le Sénat a lui opté pour ne cibler que les crimes et certains délits punis d’au moins cinq ans de prison. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a défendu la « nécessité » de ce texte, invoquant les 34 attaques terroristes perpétrées depuis 2017, un chiffre « dont nous avons le devoir de tirer humblement les leçons ». Le Sénat a également encadré le cas d’étrangers placés en rétention à répétition, fixant un plafond total à 360 jours cumulés, 540 jours dans le régime dérogatoire. Le texte comporte aussi d’autres mesures destinées à renforcer l’arsenal antiterroriste, notamment la création d’une « injonction d’examen psychiatrique » pour les individus radicalisés présentant des troubles de comportement, autre dispositif décrié.
    Ce débat sur les centres de rétention administrative (CRA), où les étrangers en situation irrégulière peuvent être enfermés en vue d’une expulsion s’il existe un risque qu’ils s’y soustraient, avait émergé après le meurtre en 2024 de l’étudiante Philippine. Le suspect, un Marocain sous Obligation de quitter le territoire français, venait de sortir de rétention. L’ensemble du texte est vivement dénoncé par la gauche, qui dénonce une « surenchère sécuritaire ». « Ce n’est pas en allongeant indéfiniment la durée de rétention que nous éloignerons plus efficacement », a pointé Christophe Chaillou (PS). « La rétention demeure de loin l’instrument le plus efficace », a rétorqué Hervé Reynaud, rapporteur LR. « Si l’on souhaite éloigner les étrangers qui menacent la sécurité de nos concitoyens, il faut accepter un certain degré de contraintes », a-t-il assumé.
    Selon le dernier rapport de plusieurs associations, dont La Cimade, publié mardi, près de 16 500 étrangers ont été enfermés dans des CRA en France métropolitaine en 2025 (contre 16 228 en 2024). Plus de 60 % ont été libérés « principalement suite à des décisions judiciaires ». Et les associations d’en tirer des conclusions. « Les CRA servent à enfermer et sont détournés de leur finalité première, à savoir l’expulsion des personnes à bref délai, démontrant l’échec de la logique ’enfermer plus pour éloigner plus’ », estiment les militants. « Plus la rétention s’allonge, moins elle permet d’éloigner. »

    #Covid-19#migration#migrant#france#CRA#politiquemigratoire#OQTF#expulsion#retention#droit#sante

  • Expulsés des États-Unis : pourquoi des Sénégalais ont été en... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/expulses-des-etats-unis-pourquoi-des-senegalais-ont-ete-envoyes-en-sierra-l

    Expulsés des États-Unis : pourquoi des Sénégalais ont été envoyés en Sierra Leone
    Auteur : SenewebNews-RP
    Selon Reuters, repris par Les Échos, la Sierra Leone a conclu avec Washington un accord prévoyant l’accueil de « jusqu’à 300 migrants ouest-africains par an ». Dans ce cadre, un premier groupe de neuf personnes, dont un Sénégalais et deux Guinéens, est arrivé à Freetown le 20 mai dernier.Interpellé sur la question, le Consul général du Sénégal à New York, Demba Camara, a tenu à préciser que ces expulsés relèvent d’une catégorie juridique spécifique. Il s’agirait de migrants visés par une mesure d’éloignement mais ayant invoqué le droit d’asile, affirmant « ne pas se sentir en sécurité au Sénégal ».
    Dans ces situations, les autorités américaines appliqueront les mécanismes de la Convention de Genève de 1951, notamment le principe de non-refoulement, qui interdit de renvoyer une personne vers un pays où elle dit risquer des persécutions. Ce dispositif permettrait également aux États-Unis de ne pas informer systématiquement les autorités sénégalaises des transferts vers des pays tiers, selon le diplomate.Cette procédure diffère des expulsions dites classiques vers Dakar, qui se font en coordination entre les services consulaires et la police américaine de l’immigration (ICE). À titre d’exemple, un rapport de fin avril faisait état de « 295 Sénégalais expulsés vers leur pays d’origine » durant le seul mois d’avril. Mais cette politique de déportation vers des pays tiers suscite de vives critiques d’organisations de défense des droits humains, qui accusent Washington de contourner les protections accordées aux demandeurs d’asile. Par ailleurs, l’absence de représentation diplomatique sénégalaise en Sierra Leone renforce encore les zones d’ombre sur le statut exact des personnes transférées, leurs garanties juridiques et leurs conditions de séjour, s’interroge la même source.

    #Covid-19#migration#senegal#etatsunis#sierraleone#expulsion#politiquemigratoire#deportation#sante#droit