• Derrière l’IA et ses #data_centers, une #industrie_minière qui ravage la planète

    Les centres de données indispensables à l’intelligence artificielle nécessitent l’extraction de toujours plus de métaux et terres rares. Une industrie qui détruit, assèche, tue et exploite sur tous les continents, rappelle notre chroniqueuse.

    Le nouveau cliché dans les conférences d’affaires, c’est de présenter les data centers comme « les usines de l’IA », comme le fait par exemple le vice-président du cloud de Microsoft, Scott Guthrie. Il y a quelque chose de rassurant et de banal dans cette description, qui semble renvoyer à une logique élémentaire. Pour avoir des chaussures, il faut des usines de chaussures. Pour avoir des IA génératives, il faudrait investir dans les centres de données.

    Prétendre que le centre de données est l’usine de l’IA revient à nier les réalités hors normes de la chaîne d’approvisionnement du numérique, dont les data centers, avec leurs consommations d’eau et d’électricité aberrantes, ne sont que le dernier maillon. L’IA est, elle aussi, bâtie sur une succession de crimes : les multiples écocides et violations de droits humains qu’accumule de plus en plus vite la production de ces objets extraordinairement voraces.

    Lire aussi : IA : l’une des plus grandes mines de charbon au monde va alimenter d’immenses data centers

    Les centres de données sont d’immenses entrepôts remplis de serveurs informatiques, eux-mêmes composés de cartes électroniques. Elles contiennent une immense diversité de composants associant des dizaines de métaux et minéraux différents, purifiés à plus de 99,9999 % et pouvant avoir nécessité 1 000 produits chimiques différents au cours de leur production.

    Parmi les composants des cartes électroniques figurent les semiconducteurs, des puces qui, avant d’atteindre le stade du produit final, peuvent avoir traversé 80 frontières (voir Anatomie d’une puce, éd. Le Monde à l’envers, 2026).

    Dans le monde des IA, une puce de quelques centimètres carrés comme celles de l’entreprise Nvidia, large leader du marché mondial, peut contenir environ 200 milliards de transistors, de minuscules composants gravés à l’échelle nanométrique. Cet enchâssement d’une densité matérielle inouïe fait des serveurs des centres de données les objets les plus intenses en ressources jamais produits dans l’histoire humaine. Centres de données qui, en plus des serveurs, concentrent des mégawatts de batteries électriques, des systèmes de refroidissement complexes, etc.
    692 000 tonnes de métaux en 2025

    Faire du centre de données l’usine de l’IA, c’est considérer que l’ensemble de ces machines seraient en quelque sorte des matières premières, le produit fini étant par exemple les réponses de ChatGPT. Or les semiconducteurs ne poussent pas dans les prairies, le sous-sol ne contient pas de batteries électriques prêtes à l’emploi.

    Au début de l’été, la revue Resources Policy a publié des estimations de la consommation de métaux pour les centres de données construits pour l’IA générative (https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S030142072600142X?via%3Dihub). D’après ces experts miniers étasuniens, ils nécessitaient 692 000 tonnes de métaux en 2025. Et pourraient en consommer 2,6 millions d’ici à 2035.

    Dans son propre rapport publié en 2025, le Forum économique mondial estime la consommation minérale d’un centre de données à environ 70 tonnes de métaux par mégawatt de puissance (https://reports.weforum.org/docs/WEF_From_Minerals_to_Megawatts_2025.pdf). Celle-ci peut être multipliée par 3 ou 4 si l’on prend en compte le raccordement électrique et plus encore si le centre dispose d’une production électrique dédiée (turbine à gaz, parc photovoltaïque ou éolien, pile à combustible), selon une publication récente du cabinet anglais de recherche et de conseil Wood Mackenzie (https://datacentremagazine.com/news/wood-mackenzie-the-hidden-metals-cost-of-data-centres).

    On peut ainsi estimer que les projets de centres de données lancés en région parisienne et dans le Nord, qui nécessitent au total une puissance électrique de 13 GW, nécessiteraient près de 100 000 tonnes de métaux.

    Que signifient ces chiffres ? Quelles réalités recouvrent-ils dans les zones d’extraction minière ?

    Les centres de données ne pourraient exister sans terres rares, ces dix-sept substances minérales utilisées à l’échelle du milligramme ou intégrés à des alliages complexes dans les objets high-tech. Pour n’en citer que deux : le terbium, présent dans les aimants des cartes électroniques et les semiconducteurs ; le dysprosium, qui contribue à la stabilité thermique des disques durs.
    Milices armées, peuples chassés, terres polluées

    La Chine, qui commercialise la majorité des terres rares vendues au monde, importe l’essentiel du minerai depuis la Birmanie. Depuis une dizaine d’années, les régions du Shan et du Kachin ont sombré dans un état de guerre opposant les peuples de ces collines aux entrepreneurs chinois et à leurs milices.

    Ceux-ci ont pris possession de terres ancestrales de chasse et de cueillette, coupé les arbres et installé des camps miniers. Pour extraire le minerai, en pleine forêt tropicale, de l’acide et des produits chimiques sont injectés à l’intérieur même de la roche pour dissoudre les substances recherchées. Elles sont canalisées vers des bassins à ciel ouvert où les solutions métalliques sont extraites au moyen d’autres produits chimiques.

    D’après une enquête menée par l’ONG anglaise Global Witness, les mines de terbium et de dysprosium ont contaminé les cours d’eau sur des centaines de kilomètres, jusqu’au nord de la #Thaïlande (https://globalwitness.org/en/campaigns/transition-minerals/fuelling-the-future-poisoning-the-present-myanmars-rare-earth-boom). En 2025, on dénombrait en Birmanie plus de 500 sites d’extraction, ouverts sur les terres des communautés autochtones grâce à des #milices_armées soutenues par la Chine.

    L’article de Resources Policy estime que la demande en terres rares pour les centres de données pourrait tripler d’ici à 2028 (passant de 13 à 39 tonnes). Comment se présente l’alternative occidentale à cette extraction chinoise ? En juin 2026, le géant de l’électricité français #Schneider s’est associé à l’entreprise #Torngat_Metals pour exploiter des gisements de dysprosium et de terbium sur des terres autochtones, à 1 000 kilomètres au nord de Montréal, menaçant les #lacs de pêche aux eaux cristallines des #Innus, des #Inuits et des #Naskapis.

    Ces gisements de terres rares sont si radioactifs que l’entreprise# Orano (qui s’appelait alors #Areva) les convoitait dans les années 2010 pour en faire des mines d’#uranium, avant qu’un mouvement à l’échelle du Québec ne mette fin au projet (https://mpda.ca/areva-leaves-nunavut-after-uranium-project-rejection). Le projet #Torngat est contesté par plusieurs communautés autochtones, mais les acteurs économiques occidentaux semblent prêts à tout pour contourner les monopoles chinois.

    Le #cuivre, métal de la soif

    Le cuivre, conducteur par excellence, est l’un des principaux métaux utilisés dans les centres de données, dont il permet le raccordement à l’intérieur comme à l’extérieur, au niveau des réseaux. Les entreprises minières de la #Copper_Developement_Association estiment la consommation d’un centre de données à entre 5 000 et 15 000 tonnes (https://copper.org/policy/advocacy-campaigns/copperconversations/copperconversations-thought-leadership/copper-is-the-smart-choice-for-high-efficiency-hvacr).

    Pas besoin de voyager très loin pour comprendre que la surconsommation de cuivre pose des problèmes élémentaires de survie. Au sud de l’#Espagne, en #Andalousie, cinq mines de cuivre ont ouvert ces dernières années avec le soutien de la Commission européenne au nom de la #transition_énergétique. Une seule d’entre elles (#Cobre_la_Cruzes) consomme autant d’eau que 66 000 habitants, alors même que cette région est l’une des plus arides d’Europe.

    Recensant les nombreuses #pollutions des eaux irréversibles causées par les entreprises minières de la région ces dernières années, un groupe de recherche de l’université de Séville a exigé un moratoire sur tous les projets d’extraction de cuivre d’Andalousie afin d’éviter « l’#effondrement_hydrique ».

    Si telle est la situation en Espagne, quelle peut-elle être au sud du #Maroc, où une nouvelle mine a ouvert en 2025, malgré un risque de « pénurie d’eau extrême » sur le pays ? Et au #Chili, où les entreprises minières sont accusées de détruire les #glaciers, des #réserves_d’eau à l’échelle continentale ?

    En 2019 déjà, plus de la moitié du cuivre extrait dans le monde provenait de régions en stress hydrique (https://research.wu.ac.at/en/publications/increasing-water-use-in-global-copper-production-threatens-freshw).

    À la fin des années 2010, on a constaté que pour satisfaire les présumés besoins en métaux des vingt prochaines années, il faudrait en extraire autant qu’au cours de toute l’histoire de l’humanité (https://www.liberation.fr/economie/economie-numerique/on-va-extraire-autant-de-metaux-dans-les-trente-prochaines-annees-que-ce-). En cause, les besoins cumulés de tous les projets industriels, auxquels étaient venus s’ajouter les projets de transition énergétique : véhicules électriques, raccordement des énergies renouvelables.

    La perspective paraissait déjà vertigineuse, criminelle. Et pourtant, c’était avant l’explosion des IA génératives. Elles viennent aujourd’hui démultiplier les projets miniers, tout en accaparant les métaux extraits au nom de la décarbonation. #Amazon est ainsi le premier acheteur mondial d’électricité d’origine renouvelable, qui lui sert à alimenter le cloud.

    Les souffrances, les #violences et les #injustices entraînées par le déploiement de l’IA, sa dimension écocidaire et impériale sont proportionnelles à son intensité matérielle. Dès lors que l’on prend en compte la succession de #crimes sur lesquels repose son #infrastructure, le centre de données s’impose comme une sorte de bombe sanitaire et géostratégique, un mausolée des écocides et des guerres de ce début de XXIe siècle.

    https://reporterre.net/Derriere-l-IA-et-ses-data-centers-une-industrie-miniere-qui-ravage-la-pl
    #mines #extractivisme #IA #AI #intelligence_artificielle #centres_de_données #infrastructure #environnement #terres_rares #métaux #eau #électricité #énergie #crimes #droits_humains #écocide #semiconducteurs #puces #Nvidia #transistors #batteries #terbium #dysprosium #Birmanie #Shan #Kachin #guerre #forêt_tropicale #acide #produits_chimiques #roche #à_lire

  • Le piante delle vette alpine stanno scomparendo

    Uno studio condotto su 62 montagne europee mostra un cambiamento nella flora d’alta quota legato al riscaldamento globale: mentre alcune specie guadagnano quota, altre periscono.

    Da anni gli scienziati osservano un fenomeno ormai ben documentato: con l’aumento delle temperature, molte specie vegetali stanno spostando il proprio areale verso quote più elevate. Condizioni che un tempo erano proibitive - per il freddo, il rischio di gelo e una stagione vegetativa molto breve - stanno diventando progressivamente più favorevoli.

    Oggi sulle vette europee crescono quindi in realtà più specie vegetali rispetto al passato. Quella che a prima vista potrebbe sembrare una buona notizia, nasconde però un fenomeno di segno opposto: questa risalita sta infatti provocando la scomparsa delle piante specializzate nella vita in alta montagna, e il ritmo di queste perdite sta accelerando.

    A mostrarlo è un nuovo studio pubblicato sulla rivista Science (https://www.science.org/doi/10.1126/science.aed2974). Un gruppo internazionale di ricercatori ha analizzato la vegetazione di 62 vette europee, monitorate quattro volte tra il 2001 e il 2022 nell’ambito della rete GLORIA, il programma internazionale dedicato allo studio degli effetti dei cambiamenti climatici sulla flora di montagna. Quattro delle cime analizzate si trovano in Vallese.

    Le specie alpine minacciate

    “Con il riscaldamento globale tutto si sposta: gli alberi salgono più in alto, i cespugli crescono più in alto”, ha spiegato ai colleghi di CQFD (RTS) Pascal Vittoz, ricercatore alla Facoltà di geoscienze e ambiente dell’Università di Losanna e coautore dello studio. Per le piccole specie alpine questo significa anche confrontarsi con concorrenti di dimensioni maggiori che in passato non riuscivano a raggiungere quelle altitudini.

    In Svizzera, a essere minacciate sono in particolare le specie appena al di sopra del limite del bosco, situato attorno ai 2’000-2’300 metri. Tra gli esempi, Vittoz cita lo sparviere alpino (Hieracium alpinum), una piccola specie d’alta quota. “Lo sparviere sviluppa le foglie quasi a livello del terreno: se accanto cresce una specie più alta, le farà ombra e quella non riuscirà più a svilupparsi correttamente”, spiega.

    Inoltre, un clima più caldo significa anche meno neve e uno scioglimento più precoce del manto nevoso. Si allunga così la stagione durante la quale le piante possono crescere, compresa tra la scomparsa della neve e il ritorno del freddo autunnale. Per molte specie di media montagna si apre quindi la possibilità di colonizzare territori che fino a pochi decenni fa erano troppo ostili.
    Una lenta scomparsa

    Perché questo fenomeno diventa evidente soltanto oggi? Una possibile spiegazione secondo i ricercatori risiede nelle caratteristiche stesse delle piante alpine. Molte sono estremamente resistenti e longeve. Possono continuare a sopravvivere per anni, o persino decenni, anche quando il clima nel quale vivono non è più quello ideale.

    Prima della scomparsa definitiva può quindi esserci una lunga fase di declino. Ed è proprio ciò che osserva lo studio: le estinzioni locali sono spesso precedute da una diminuzione dell’abbondanza della specie.

    Al contempo, decretare con certezza la scomparsa di una specie, non è un’impresa semplice: “Non si può mai essere sicuri, bisogna cercare davvero ovunque e le vette non sono ambienti facili”, precisa l’esperto. Per individuare una tendenza servono quindi osservazioni ripetute nel tempo.

    Meno acqua ad alta quota

    A mettere sotto pressione la flora alpina non è soltanto l’aumento delle temperature. Anche la siccità sta raggiungendo quote un tempo considerate al riparo dallo stress idrico. “In teoria, più si sale, più piove”, spiega Pascal Vittoz. Le piante alpine sono infatti adattate a condizioni generalmente fresche e umide. Negli ultimi anni, però, durante le campagne sul terreno i ricercatori hanno osservato qualcosa di diverso: “Si vedeva che le piante avevano sete”.

    A confermare tutto ciò è il bilancio idrico, cioè la differenza tra le precipitazioni e l’acqua che evapora. “Prima del 2000 il bilancio era sempre positivo”, sottolinea Vittoz. Da allora sono invece aumentate le estati in cui anche a 2’600 metri l’evaporazione supera le precipitazioni. Una situazione particolarmente critica per la vegetazione d’alta quota: “Le piante alpine non sono in grado di resistere a queste condizioni”.

    https://www.rsi.ch/info/ambiente/Le-piante-delle-vette-alpine-stanno-scomparendo--4065950.html
    #botanique #changement_climatique #plantes #montagne #altitude #flore #températures #sécheresse #eau

  • Au Royaume-Uni, le parti anti-immigration Reform UK reçoit un don record de 36 millions de livres sterling de la part d’un milliardaire
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/12/au-royaume-uni-le-parti-anti-immigration-reform-uk-recoit-un-don-record-de-3

    Au Royaume-Uni, le parti anti-immigration Reform UK reçoit un don record de 36 millions de livres sterling de la part d’un milliardaire
    Ben Delo, qui a fait fortune dans les cryptomonnaies, a expliqué vouloir assurer un budget stable, jusqu’aux élections de 2029, à la formation de Nigel Farage. Un parti au cœur de plusieurs scandales concernant son financement.
    Le Monde avec AFP
    L’initiative ne va pas manquer de faire réagir. Ben Delo, un milliardaire britannique, a annoncé, vendredi 11 septembre, fait un don – inédit au Royaume-Uni – de 36 millions de livres (près de 42 millions d’euros) au parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, malgré une série de scandales concernant son financement. Dans le Daily Telegraph, Ben Delo explique cette donation considérable par le manque de financement pérenne dont bénéficierait la formation d’extrême droite, par rapport aux partis traditionnels travailliste et conservateur.
    « Je veux un combat loyal et des règles du jeu équitables », a déclaré l’homme d’affaires, cofondateur de la plateforme d’échange de cryptomonnaies BitMEX. Il a précisé que ce paiement unique correspondait à un soutien d’un million de livres par mois jusqu’aux prochaines élections législatives prévues à la mi-2029.
    Cette somme vise à aider le parti à « se préparer à gouverner », a assuré le milliardaire de 42 ans, qui avait plaidé coupable aux Etats-Unis en 2022 de violation de la loi sur le secret bancaire mais avait été gracié par Donald Trump en 2025. Alors qu’il était jusqu’alors basé à Hongkong, il a fait part de son intention de rentrer vivre au Royaume-Uni, pour ne pas être contraint par un futur plafonnement des donations politiques étrangères souhaité par le gouvernement travailliste. Nigel Farage s’est dit, auprès du Daily Telegraph, « honoré » par la « confiance » manifestée par Ben Delo.
    Le précédent record de don politique de la part d’une personne en vie au Royaume-Uni remonte à l’an dernier, quand un autre magnat des cryptomonnaies, Christopher Harborne, avait versé 9 millions de livres à Reform UK. Le record pour un legs remonte à 2022 quand John Sainsbury avait laissé 10 millions de livres aux conservateurs à sa mort.Reform UK domine les sondages depuis un an et demi, mais les révélations sur un don reçu également de Christopher Harborne, et non déclaré, et l’ouverture d’une enquête parlementaire ont freiné cette dynamique. Au début du mois de septembre, la controverse autour du financement du parti a rebondi après la diffusion d’un reportage en caméra cachée, où l’on voit un collaborateur de Nigel Farage proposer de contourner la loi pour obtenir une contribution de 500 000 livres d’un citoyen américain. Le reportage accuse ce même collaborateur et un autre responsable du parti, qui ont depuis démissionné, d’avoir enfreint les règles électorales en faisant financer des sondages par une société étrangère. Nigel Farage a toujours réfuté toute malversation concernant les finances de son parti.

    #Covid-19#migration#migrant#royaumeuni#election#etranger#extremedroite#immigration#sante#droit

  • GdP-Vize Sven Hüber und der herbeigelogene « Putsch »
    https://www.telepolis.de/article/GdP-Vize-Sven-Hueber-und-der-herbeigelogene-Putsch-11411827.html

    Voilà un article pour tous qui croient encore que l’état bourgeois respecte ses propres lois.

    12.8.2026 von Bernd Müller - Rechte Medien und Hubertus Knabe machen aus Verfassungstreue einen Staatsstreich. Ein Blick ins Grundgesetz zeigt, wer die Demokratie entwaffnen will. Analyse.

    Der Wahlkampf in Sachsen-Anhalt erreicht langsam seine Schlussphase – und die Prognosen erklären, warum die Nerven blank liegen: In der aktuellen INSA-Umfrage im Auftrag der Bild-Zeitung kommt die AfD auf 42 Prozent, die CDU auf 22, die Linke auf 13.

    Erstmals könnte damit in einem deutschen Bundesland eine Partei zur stärksten Kraft werden, die vom Verfassungsschutz als gesichert rechtsextremistisch eingestuft hat. Und wenn sie tatsächlich die Regierung übernehmen sollte, könnte sie auch das Innenministerium übernehmen, also die Dienstherren der Polizei und des Verfassungsschutzes stellen.

    Dass nicht alle – auch unter den Polizisten nicht – damit glücklich sind, dürfte auf der Hand liegen. Genauso wenig verwundert es, dass jetzt ein Teil der publizistischen Rechten zum Sturmangriff auf diejenigen bläst, die ein solches Szenario kritisch durchdenken. Sogar das Wort „Putsch“ wird im Überschwang gebraucht, von einem Aufruf zur „Befehlsverweigerung“ wird schwadroniert und das Etikett „DDR-Täter“ vergeben.

    Konkret geht es um einen Text, den der stellvertretende Bundesvorsitzende der Gewerkschaft der Polizei und Vorsitzender des Hauptpersonalrats der Bundespolizei, Sven Hüber, in der Augustausgabe der Gewerkschaftszeitschrift veröffentlicht hat.

    In diesem Grundsatzbeitrag erinnert er an die Remonstrationspflicht, den Diensteid und Artikel 91 des Grundgesetzes. Er fordert, dass die Polizei auf ein verfassungsrechtliches Extremszenario vorbereitet sein muss.

    Er ruft nicht zum Umsturz auf – aber er provoziert, und nicht jede seiner Formulierungen hält der eigenen Normtreue stand. Das unterscheidet ihn von seinen Kritikern: Hüber macht nicht alles richtig. Er macht nur nichts von dem, was sie ihm vorwerfen.

    Der Historiker Hubertus Knabe schreibt auf X, Hüber fordere „nach einem Wahlsieg der AfD“ in Sachsen-Anhalt de facto zur „Befehlsverweigerung“ auf, „zum Putsch gegen die demokratisch gewählte Regierung“ und „zum Einmarsch der Bundespolizei“.

    Das Portal Nius erklärt Hübers „Gedankenspiele“ schon im Titel für „brandgefährlich“ und die darin enthaltenen „Drohungen“ für „juristisch unhaltbar“. Apollo News widmet dem Thema ein 20-minütiges Video unter dem Titel „Der Anti-AfD-Plan in der Polizei“. Auf der Homepage lautet die Überschrift sogar: „Der DDR-Täter, der die Polizei jetzt gegen die AfD in Stellung bringt“.

    Der hier inszenierte Empörungssturm folgt einem Muster – und einem Trick. Das Muster: Wer die Abwehrmechanismen der wehrhaften Demokratie auch nur beschreibt, wird selbst zum Verfassungsfeind erklärt.

    Der Trick: Hüber beschreibt, was die Verfassung verlangt, wenn eine Regierung sie bricht. Seine Kritiker behaupten, er beschreibe, was zu tun sei, wenn eine Partei eine Wahl gewinnt. Der Unterschied ist der zwischen der Verteidigung des Grundgesetzes und Putsch. Alle drei genannten rechten Quellen verwischen ihn mit Absicht.
    Remonstration ist kein Putsch, sondern Beamtenpflicht

    Hubertus Knabe vermengt in seinem Angriff zwei juristisch völlig verschiedene Kategorien. Denn Befehlsverweigerung bedeutet, dass eine rechtmäßige Weisung nicht ausgeführt wird, und das wäre tatsächlich rechtswidrig.

    Remonstration bedeutet aber etwas anderes, nämlich die Pflicht von Beamten, Bedenken gegen die Rechtmäßigkeit einer Weisung unverzüglich geltend zu machen. Geregelt ist das in § 63 Abs. 2 Bundesbeamtengesetz und in § 36 Beamtenstatusgesetz.

    Diese Pflicht hat ältere Wurzeln, aber seine heutige Schärfe ist eine Antwort auf 1933 bis 1945: Hüber begründet sie damit, dass sich „eine Rolle der Polizei wie 1933–1945 niemals mehr wiederholen“ darf.

    Die Remonstration ist also keine Einladung zur Willkür, sondern ein rechtsstaatlicher Sicherungsmechanismus mit engen Grenzen: Erst wenn eine Weisung erkennbar auf eine Straftat oder Ordnungswidrigkeit zielt, entfällt die Pflicht, sie zu befolgen, vollständig.

    Dass die Gleichsetzung von Remonstration und Rebellion kein Versehen ist, belegt ausgerechnet Apollo News. Dort heißt es wörtlich, Hüber wolle „als erstes Mittel die Remonstrationspflicht, also die Befehlsverweigerung oder den Widerstand ins Spiel bringen“.

    Remonstration, „also“ Befehlsverweigerung: Wer einen gesetzlich gebotenen Einspruch für dasselbe hält wie Gehorsamsverweigerung, dem geht es nicht um Recht. letztlich nur darum, mit dem Wort „Putsch“ um die Ecke zu kommen.

    Hüber beschreibt die Remonstrationspflicht als „erstes Mittel der Wahl“, falls eine AfD-geführte Regierung Weisungen erteilen sollte, die gegen die Verfassung verstoßen. Das ist kein Aufruf an die Polizisten, das Recht in die eigene Hand zu nehmen, sondern Hüber beschreibt nur ein bestehendes Rechtsinstrument.

    Dass Knabe daraus einen „Putsch“ destilliert, verrät entweder juristische Unkenntnis oder bewusste Irreführung. Bei einem Historiker, der sein Geld mit der Analyse von Diktaturen verdient, wäre Ersteres beinahe das größere Problem.
    Wo Hüber tatsächlich überzieht

    Die Fairness gebietet aber auch, die Stellen zu benennen, an denen Hüber selbst überzieht – die gegen ihn gerichtete Kampagne tut es erstaunlicherweise kaum, sie stellt nur auf den erfundenen Putsch-Aufruf ab.

    Wenn Hüber schreibt, Polizisten könnten „kraft ihres abgelegten Eides keine verfassungsfeindliche Partei wählen“, ist das juristisch nicht zu halten: Solange die AfD nicht verboten ist, gilt die freie und geheime Wahl auch für Beamtinnen und Beamte.

    Hier hat Nius recht, und das geht auch aus dem Bundesbeamtengesetz hervor. Dort heißt es zu den Grundpflichten: „Beamtinnen und Beamte müssen sich durch ihr gesamtes Verhalten zu der freiheitlichen demokratischen Grundordnung im Sinne des Grundgesetzes bekennen und für deren Erhaltung eintreten“.

    Beim Mitmachen und Unterstützen dagegen hat ihm gerade das Berliner Verwaltungsgericht den Rücken gestärkt – dazu unten mehr.

    Auch Hübers Griff nach Artikel 20 Absatz 4, dem Widerstandsrecht, ist gewagt: Er lässt eine „Störung“ der verfassungsmäßigen Ordnung schon dort beginnen, wo ein Land Bundesrecht nicht anwendet, und dehnt damit eine Ultima-Ratio-Norm weiter, als ihr Wortlaut trägt.

    „Wenn andere Abhilfe nicht möglich ist“ ist eine hohe Hürde, kein Dauerzustand. Und wer wie Hüber das Wort „Machtergreifung“ benutzt und kurz vor der Landtagswahl ein „No-Go mit der AfD“ in die eigene Zeitschrift setzt, führt Wahlkampf – so wie seine Gegner im Gegenzug Wahlkampf führen.

    Pikant schließlich: Die DDR, die als zweite deutsche Diktatur gilt, kommt in Hübers Geschichtslektion über Befehl und Gehorsam kein einziges Mal vor. Apollo News hat das bemerkt. Es ist übrigens der einzige stichhaltige Satz in 20 Minuten Video.

    Nur: All das sind Angriffsflächen für eine Debatte. Keine davon ist ein Putsch.
    Das reale Dilemma: Wenn eine Landesregierung gegen sich selbst vollstrecken müsste

    Der eigentlich brisante Teil von Hübers Artikel betrifft nicht den Verweis auf die Remonstration, sondern das verfassungsrechtliche Gedankenexperiment, das aufgrund des hohen Zuspruchs in der Bevölkerung durchaus realistisch ist.

    Der Verfassungsschutz hat dem AfD-Landesverband Sachsen-Anhalt eine „gesichert rechtsextremistische Bestrebung“ bescheinigt.

    Auf dieser Grundlage fragt Hüber nun: Was geschieht, wenn das Bundesverfassungsgericht eine Partei nach Artikel 21 Absatz 2 des Grundgesetzes verbietet – oder, nach § 46 Absatz 2 Bundesverfassungsgerichtsgesetz, einen rechtlich selbständigen Teil von ihr, etwa einen Landesverband –, während dieser Landesverband Regierungsverantwortung trägt?

    Nach § 32 Parteiengesetz wären zunächst die von der Landesregierung bestimmten Behörden für die Vollstreckung zuständig. Eine Landesregierung mit Ministern einer verbotenen Partei müsste das Verbot also gegen sich selbst vollstrecken. Dass das eine juristische Zumutung ist, liegt auf der Hand.

    Verweigert die Landesregierung die Umsetzung, entsteht ein Konflikt zwischen Bundesrecht und Landespraxis. Zunächst greift Artikel 37 des Grundgesetzes – der Bundeszwang, mit dem die Bundesregierung ein Land mit Zustimmung des Bundesrates zur Erfüllung seiner Bundespflichten anhalten kann.

    Erst wenn die Störung die freiheitliche demokratische Grundordnung selbst bedroht und das Land nicht bereit oder in der Lage ist, sie zu bekämpfen, kommt Artikel 91 GG ins Spiel: Dann darf die Bundesregierung die Polizei des betroffenen Landes und Polizeikräfte anderer Länder ihren Weisungen unterstellen und Einheiten der Bundespolizei einsetzen.

    Auch das ist kein Putschplan. Das sind das deutsche Grundgesetz und das Verfassungsrecht. Hüber zitiert es. Hubertus Knabe und die rechten Medien skandalisieren es.

    Zwei Umstände machen die Skandalisierung besonders durchsichtig. Erstens ist Hüber mit der Frage nicht allein: Nach seiner Darstellung hat sich die Innenministerkonferenz in den vergangenen Wochen mehrfach mit dem Szenario einer extremistischen Partei in einem Innenressort befasst.

    Wenn die obersten Polizeiverwalter von Bund und Ländern denselben Fall durchspielen, ist das entweder ein sehr großer Putsch – oder eben Dienst nach Vorschrift.

    Zweitens setzt Hübers Szenario ausdrücklich einen Verfassungsbruch voraus: ein Verbot, eine Vollstreckungsverweigerung oder eine ausgehebelte Rechtsordnung.

    Knabe macht daraus „nach einem Wahlsieg der AfD“. Nius übersetzt es für die Leserschaft: „Wenn Ihr AfD wählt, kommt die Bundespolizei und räumt auf!“ Apollo News: Widerstand, wenn „eine mögliche AfD Landesregierung etwas tut, was in irgendeiner Form einem Gesetz widerspricht“.

    Drei Angriffe, und zweimal hat man denselben Taschenspielertrick: Aus „wenn eine Regierung die Verfassung bricht“ wird „wenn Wähler falsch abstimmen“. Und Apollo News verflacht Hübers Aussage so, dass aus seiner Aussage eine pauschale Ermächtigung wird.

    Wer so zitiert, will nicht aufklären, sondern polarisieren – und ausgerechnet Nius wirft Hüber vor, mit Drohungen in die freie Willensbildung der Wähler einzugreifen. Der Vorwurf sitzt. Nur eben auf dem eigenen Redaktionssofa.
    Die biografische Keule als Ablenkungsmanöver

    Der auffälligste Zug der Kampagne ist die Instrumentalisierung von Hübers DDR-Vergangenheit. Unbestritten ist: Hüber war in den 1980er Jahren Politoffizier im Grenzregiment 33 in Berlin-Treptow – dem Regiment, in dessen Abschnitt im Februar 1989 der 20-jährige Chris Gueffroy erschossen wurde.

    Seine Diplomarbeit an der Offiziershochschule der Grenztruppen trug den Titel „Der Bundesgrenzschutz als Instrument imperialistischer Macht- und Herrschaftssicherung“.

    Nius zitiert zudem aus einem Prozess des Jahres 2000, in dem Hüber als Zeuge zugunsten des Kompaniechefs ausgesagt hatte, der dem Todesschützen den Schießbefehl erteilte: Das Gericht habe die Aussagen Hübers und zweier weiterer Ex-Offiziere für abgesprochen gehalten – „aus falsch verstandener Kameradschaft“.

    Weniger stark betont wird aber der Ausgang der Prozesse. Apollo News selbst berichtet, das Landgericht Berlin habe in zwei Verfahren festgestellt, dass Hüber weder unmittelbar noch mittelbar mit der Tötung Gueffroys in Verbindung stand.

    In einem Beschluss heißt es dann: eine „Mitverantwortung im Sinne eines Beitrags zur Aufrechterhaltung des Grenzregimes der DDR“ könne Hüber „nicht von sich weisen“. Moralische Mitverantwortung: ja. Strafrechtliche Schuld: nein.

    Trotzdem erklärt das Portal den Mann im Titel zum „DDR-Täter“, lässt ihn per Zitat des Schriftstellers Ralph Giordano für „schuldiger als der Mauerschütze, der abgedrückt hat“ erklären und fordert am Ende: „Sven Hüber sollte schweigen“.

    Das ist keine Aufarbeitung, sondern die Aberkennung der Sprechberechtigung – und sie verrät das Eigentliche: Wer den Boten zum Täter erklärt, muss sich mit der Botschaft nicht befassen. Die steht aber im Bundesbeamtengesetz und in Artikel 91 des Grundgesetzes, nicht in Hübers Lebenslauf.

    Inszeniert werden die biografischen Details als investigative Großtat: „exklusiv und lange recherchiert“. Tatsächlich sind Diplomarbeit, Regiment und Prozesse seit Jahren dokumentiert; neu sind allenfalls zwei Briefe – darunter einer an „Liebe Nancy“, unterschrieben „Dein Sven“, der Hüber als „Freund von Nancy Faeser“ rahmen soll. Kontaktschuld ersetzt Argument.

    So entsteht also ein Skandal aus lauter Dingen, die einzeln keiner sind.

    Dass ausgerechnet Hubertus Knabe auch die große Keule schwingt, hat eine Vorgeschichte: Die Fehde der beiden ist alt.

    Bereits 2004 attackierte Hüber Knabe in einem Leserbrief der Berliner Zeitung. Knabe wiederum kramt Hübers Grenztruppen-Vergangenheit seit Jahren immer wieder hervor – in seinen Tweets macht er schon grammatikalisch das Regiment zum Schützen: „das 1989 Chris Gueffroy erschoss“.

    Und Apollo News hatte Knabe ausgerechnet am Wochenende vor der Debatte als Interviewpartner zu ebendiesem Fall. Ob Absprache oder ein Milieu, das weiß, was zu tun ist, wenn es gilt: Das Ergebnis unterscheidet sich nicht.

    Dass die Eskalation kurz vor der Landtagswahl in Sachsen-Anhalt erfolgt, ist jedenfalls kein Zufall – auf keiner Seite. Der Unterschied: Hüber legt die Normen offen. Seine Gegner legen sie sich zurecht.
    Der nützliche Kritiker und seine asymmetrische Empörung

    Was bei der Bewertung der rechten Kampagne auffällt, ist eine bemerkenswerte Schieflage. Knabe gilt als regelmäßiger Autor bei Tichys Einblick, gibt Interviews für die Junge Freiheit und das katholisch-traditionalistische Magazin Corrigenda.

    Dort teilt er Narrative, die auch im AfD-Diskurs tragend sind: Klimaschutz sei „quasi-religiös“ und „irrational“, die „Letzte Generation“ verfolge ein antikapitalistisches Projekt, die politischen Eliten seien „abgehoben und ideologisch“, und der „hasserfüllte Tonfall“ gegenüber der AfD mache die Partei „nur stärker – und radikaler“.

    Nicht umsonst war wohl die AfD die einzige Bundestagsfraktion, die nach seiner Ablösung als Gedenkstättenleiter 2018 seine Wiedereinsetzung forderte – und sie lädt ihn seither zu Veranstaltungen ein.

    Zur Wahrheit gehört: Ganz kritiklos war Knabe in der Vergangenheit der AfD gegenüber nicht. Als Leiter der Gedenkstätte Hohenschönhausen brach er mit einem Förderverein, weil dessen Vorsitzender in der Jungen Freiheit den Aufstieg der AfD bejubelte, und er hat auf Stasi-Verstrickungen von AfD-Politikern hingewiesen.

    Es sind punktuelle Distanzierungen, die das Gesamtbild nicht verändern. Der Tagesspiegel stellte schon 2018 fest: „Kritik an der AfD: keine. Kritik an anderen Parteien hingegen äußert Knabe immer mal wieder.“ An dieser Grundstruktur hat sich seither wenig geändert.

    Wie weit die Schieflage reicht, verrät nicht einmal Knabe selbst, sondern sein Sprachrohr. Nius schließt die Abrechnung mit dem Satz:

    „Die Demokratie in Deutschland ist weniger durch eine AfD-Landesregierung gefährdet, die sich an Recht und Gesetz halten muss, als durch ehemalige Handlanger der SED-Diktatur in höchsten Polizeirängen.“

    Da steht es schwarz auf weiß: Eine gesichert rechtsextreme Partei an der Regierung – das kleinere Problem. Ein Gewerkschafter, der das Grundgesetz zitiert – das größere. Wer so denkt, für den ist der Schutz des Grundgesetzes tatsächlich ein Putsch: nämlich einer gegen die Partei, die er schont.
    Was die Gerichte sagen

    Die Richter, auf die sich die Debatte stützen könnte, sprechen eine deutlichere Sprache als die Empörten. Das Verwaltungsgericht Hannover attestierte der AfD in Niedersachsen am 1. Juni 2026 in einem Eilbeschluss (Az. 10 B 1105/26) ein „verfassungsfeindlich geprägtes Gesamtbild“ mit Angriffen auf Menschenwürde, Demokratie- und Rechtsstaatsprinzip.

    Das Verwaltungsgericht Berlin entschied zehn Tage später, ebenfalls im Eilverfahren (Az. VG 7 L 479/26): Wer als Polizist bei der AfD mitmacht und so seine „inhaltliche Identifikation“ mit ihren Zielen dokumentiert, besitzt nicht die erforderliche charakterliche Eignung für den Polizeiberuf.

    Beides sind vorläufige Entscheidungen und keine rechtskräftigen Urteile. Aber sie sind genau das, was Hübers Kritiker umtreibt: die schriftlich gewordene Möglichkeit, dass aus Einstufungen Konsequenzen erwachsen.

    Und das Bundesverfassungsgericht entschied bereits 2024, dass Polizeipräsidenten grundsätzlich keine politischen Beamten sein dürfen (Az. 2 BvL 2/22). Nordrhein-Westfalen strich die Vorschrift daraufhin, weitere Landesgesetzgeber folgten; politische Beamte an der Polizeispitze gibt es nur noch in Berlin und Thüringen sowie beim Bund bei den Präsidenten von BKA und Bundespolizei.

    Genau diese Struktur will Hüber beseitigen, damit Verfassungsfeinde im Ministeramt die Polizeiführung nicht „über Nacht nach politischem Gusto“ austauschen können. Karlsruhe ist ihm darin längst zuvorgekommen.

    Hübers Artikel ist kein Putschplan, sondern eine Antwort auf den Ernstfall. Und wer aus Artikel 91 GG einen „Putsch“ macht, aus der Remonstrationspflicht „Befehlsverweigerung“ und aus einem ehemaligen Politoffizier, der das Grundgesetz zitiert, die größere Gefahr für die Demokratie, der fürchtet nicht den Missbrauch der Verfassung – sondern ihre Anwendung.

    #Allemagne #police #extrême_droite

  • Cenar a la fresca: de costumbre popular a reivindicación vecinal contra el turismo masivo y la privatización del espacio público | Gastronomía: recetas, restaurantes y bebidas | EL PAÍS
    https://elpais.com/gastronomia/2026-09-13/cenar-a-la-fresca-de-costumbre-popular-a-reivindicacion-vecinal-contra-el-tu

    Pour lutter contre le tourisme de masse, les Espagnols réclament le droit de continuer à pouvoir dîner à la fraîche dans la rue.

  • Victoire de l’AfD en Allemagne : « Le lien avec le Troisième Reich est avéré », affirme l’historien Johann Chapoutot

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12713426

    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-8h20/le-grand-entretien-du-vendredi-11-septembre-2026-4225539

    Publié le vendredi 11 septembre 2026 - 20 min.

    #Victoire de l’ #AfD en #Allemagne : « Le lien avec le Troisième #Reich est avéré », affirme l’ #historien #Johann #Chapoutot

    #néonazisme #extrêmedroite

    • « Très clairement, le lien avec le Troisième Reich est avéré », affirme l’historien Johann Chapoutot, sur France Inter, vendredi 11 septembre, à propos de la victoire de l’AfD en Saxe-Anhalt. Le parti d’extrême droite, emmené par Ulrich Siegmund, a remporté 44% des voix lors des élections parlementaires régionales, dimanche 6 septembre. « Le contexte en Saxe-Anhalt est assez spécifique et, à mon avis, n’est pas généralisable à toute l’Allemagne », tempère l’historien.

      Le spécialiste de l’Allemagne et du nazisme, qui publie La bascule. Allemagne 1933 (Gallimard), note la volonté de l’AfD d’"abolir la société pour la remplacer par une communauté ethno-nationaliste et ethno-raciale". Il rappelle que le parti appelle à la « remigration », qui est « l’autre nom de la déportation », « parfaitement assumé par l’AfD ». Pour lui, il s’agit d’un parti « très largement néo-nazi ».

      Johann Chapoutot attribue la victoire de l’AfD dans ce Land notamment à la personnalité de son leader régional, Ulrich Siegmund. « Il y a un facteur personnel très clair et d’ailleurs c’est très intéressant parce que Sigmund est un marketeur, c’est un vendeur de parfums, c’est quelqu’un qui sait très bien se vendre lui-même », souligne l’historien. Le candidat a fait une partie de sa campagne sur TikTok. « On a affaire à une génération politique qui maîtrise ce genre de choses et qui ne considère d’ailleurs la politique que comme de la vente et comme du marketing. Cela dit, derrière cela, on a une idéologie très radicale, parce que Siegmund était très sympathique dans ses petites vidéos, le ton a radicalement changé dès lundi, une fois qu’il s’est agi de dire ce qui allait être fait en Saxe-Anhalt », analyse l’universitaire.#

      "La brebis galeuse n’est qu’un élément de langage"

      Pour Johann Chapoutot, le lien avec le Troisième Reich existe aussi dans « d’autres partis qui ont été, plus près de chez nous, fondés par des Waffen-SS », notamment le Rassemblement national. Le parti aujourd’hui dirigé par Jordan Bardella, dont Marine Le Pen est la candidate pour la présidentielle, « a été fondé par des anciens de la milice politique de Vichy, des anciens de l’OAS, organisation terroriste d’extrême droite, et par des anciens de la Waffen-SS », rappelle-t-il.

      Ces dernières années, de nombreux exemples de comportements racistes de membres du Rassemblement national ont fait surface. Dernier en date : un policier municipal de Carcassonne, membre du RN, filmé en train d’enchaîner les injures racistes, sexistes et homophobes et les théories du complot. L’homme, membre du service d’ordre de Jordan Bardella, a depuis été exclu du parti. « L’élément de langage de la brebis galeuse n’est qu’un élément de langage », martèle Johann Chapoutot.

      Un parallèle entre les années 1930 et le monde contemporain

      Interrogé sur la pertinence de comparer notre époque contemporaine marquée par la montée des populismes, dont Donald Trump aux États-Unis est le parfait exemple, avec le début des années 1930 et l’arrivée du nazisme au pouvoir en Allemagne, Johann Chapoutot explique : « Cette comparaison me revenait dans la lecture que je faisais du contemporain, un petit peu spontanément (...) et pour m’éprouver moi-même et voir si j’avais raison, et pour aussi penser contre moi-même, j’ai décidé de faire ce travail pour voir si c’était à la fois pertinent et aussi si ça avait une vertu d’élucidation. »

      Dans son nouvel ouvrage, Johann Chapoutot affirme que les nazis « ont été installés au pouvoir » en Allemagne, « dans un contexte où la droite qui voulait se maintenir au pouvoir estimait qu’il était, de son point de vue, rationnel et raisonnable de faire alliance avec l’extrême droite ». À ce moment-là, « le grand patronat a basculé depuis un moment et confirme cela d’ailleurs au long des mois suivants et puis ce qui est intéressant dans cette bascule de 1933, c’est que des pôles élitaires, qui étaient assez réticents vis-à-vis des nazis, pour plein de raisons, l’Église catholique était réticente, les grands états-majors militaires étaient réticents, finalement, eux aussi basculent, assez rapidement en réalité, quatre jours pour les militaires, un mois et demi pour l’Église catholique », souligne l’historien.

  • L’immigration au cœur des élections suédoises - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73606/limmigration-au-coeur-des-elections-suedoises

    Manifestation à Varsovie, à l’appel de l’extrême droite souverainiste pour protester contre l’immigration, le jour des célébrations de la fête nationale ukrainienne, le 24 août 2025. (Image d’illustration) Crédit : Adrien Sarlat / RFI
    par RFI Publié le : 11/09/2026
    Ces dernières années, la Suède a opéré l’un des revirements les plus radicaux en Europe en matière d’immigration. Depuis son arrivée au pouvoir en 2022, le gouvernement, allié au parti d’extrême droite les Démocrates de Suède, revendique une hausse de plus de 60% des retours. Le parti anti-immigration se place en deuxième position dans les intentions de vote à quelques jours des législatives.
    Mais cette fois, ils veulent entrer au gouvernement, et la droite leur ouvre la porte en cas de victoire. Un reportage à Stockholm d’Ottilia Férey. En Pologne, le sentiment anti-ukrainien se répand, jusqu’à provoquer des agressions physiques contre les réfugiés. Un sentiment exploité par l’extrême droite qui joue sur la polémique autour des massacres de Volhynie et attise la haine contre le million d’Ukrainiens réfugiés dans le pays à un an des législatives. Adrien Sarlat à Varsovie.

    #Covid-19#migrant#migration#suede#extremedroite#election#immigration#asile#pologne#ukraine#sante#politiquemigratoire

  • Législatives suédoises : le secteur de la santé, qui dépend des étrangers, très inquiet par la montée de l’extrême droite - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73562/legislatives-suedoises--le-secteur-de-la-sante-qui-depend-des-etranger

    Législatives suédoises : le secteur de la santé, qui dépend des étrangers, très inquiet par la montée de l’extrême droite
    Par La rédaction Publié le : 09/09/2026
    Les Suédois voteront pour les élections législatives dimanche. D’après les sondages, le parti d’extrême droite pourrait faire son entrée au gouvernement pour la première fois. Une perspective qui inquiète le secteur de la santé dont le fonctionnement repose sur la présence de médecins et soignants immigrés.L’inquiétude grandit dans le secteur de la santé en Suède. À la veille des élections législatives du 13 septembre, le durcissement de la politique migratoire dans le pays, et la possible entrée de l’extrême droite au gouvernement, est source de préoccupations dans les hôpitaux et les centres de soins.
    « Je suis la seule ici aujourd’hui à être née en Suède. Les autres sont nés à l’étranger », a déclaré Johanna Bjorkman, infirmière au sein du groupe hospitalier NU, dans la ville de Trollhättan, au sud du pays. « Sans eux, aucune opération n’aurait pu avoir lieu », a-t-elle confié à l’AFP devant la salle d’opération du service de cardiologie. Trois des quatre médecins travaillant au sein de l’unité de cardiologie - sur les vingt que compte le service - sont nés à l’étranger.
    À l’échelle nationale, ils sont même 37% des médecins spécialistes nés à l’étranger, selon l’Association suédoise des collectivités locales et des régions (SKR). Un pourcentage qui monte à 53% en ce qui concerne les aides-soignants.Mais suite à un afflux massif de demandeurs d’asile en Suède en 2015, les gouvernements successifs, tant de gauche que de droite, ont durci les règles en matière d’asile et d’immigration.Le 13 juillet, une nouvelle loi est entrée en vigueur en Suède permettant de retirer les titres de séjour aux migrants qui ne mènent pas une « vie honnête ». Concrètement, les autorités suédoises pourront refuser ou retirer un permis de séjour en raison du comportement de son détenteur (travail dissimulé, la fraude fiscale ou sociale, des liens avec des organisations criminelles, l’endettement, les perturbations à l’ordre public...)
    En plus de cette loi, une autre réforme migratoire est entrée en vigueur : les étrangers ayant obtenu le statut de réfugié ou la protection subsidiaire dans le pays ne peuvent plus prétendre à un titre de séjour pour résidence permanente.Un mois avant, le Parlement suédois avait aussi adopté une loi obligeant les fonctionnaires de plusieurs agences publiques à signaler les personnes sans-papiers à la police, malgré les critiques de la société civile.Originaire d’Iran, Javid, arrivé en Suède dans les années 1980 a ressenti ce virage politique. « Le ton s’est durci en Suède, et le débat est devenu très polarisé », a-t-il déclaré à l’AFP. Les deux filles de son neveu, âgées de 21 et 24 ans, ont été expulsées, alors qu’elles vivaient en Suède depuis huit ans et suivaient une formation d’infirmières.Cette affaire - les « expulsions d’adolescents » - avait provoqué cet hiver un tollé dans le pays : des personnes arrivées en Suède mineures avec leurs parents ont été expulsées à 18 ans parce qu’elles ne remplissaient pas les critères de résidence ou les critères de revenus.
    Les médecins et les infirmiers spécialisés ont souvent un salaire suffisamment élevé pour satisfaire aux nouvelles conditions de revenus imposées par la Suède pour l’obtention d’un permis de travail, mais ce n’est souvent pas le cas des aides-soignants ou encore des accompagnants de personnes âgées.Selon Javid, de telles politiques amènent les parents travaillant dans le secteur de la santé à se demander s’ils doivent rester dans le pays lorsque leurs enfants sont expulsés.Bjorn Jarbur, directeur de l’hôpital NU de Trollhättan, a indiqué à l’AFP qu’au moins un employé avait quitté son poste après l’expulsion de son enfant.Pour ce professionnel de santé, la perte de collègues compétents est problématique à l’heure où le manque de personnel qualifié est criant. « Aujourd’hui, ce n’est pas l’argent qui constitue le facteur limitant [dans les hôpitaux], mais la difficulté à trouver des employés possédant les compétences dont nous avons besoin », a alerté Bjorn Jarbur. « Si, par exemple, nous avions pu recruter davantage d’infirmières, nous aurions pu disposer de plus de lits disponibles ».
    Lors des dernières élections suédoises de 2022, la coalition du Premier ministre Ulf Kristersson est arrivée au pouvoir grâce à une alliance avec les Démocrates de Suède (SD), un parti d’extrême droite, anti-immigration, en s’engageant à lutter contre l’immigration et la criminalité.À l’approche des élections législatives, les sondages d’opinion montrent que la santé est la principale préoccupation des électeurs. Depuis des mois, les sondages laissent présager une victoire de l’opposition de centre-gauche menée par les sociaux-démocrates, mais l’écart s’est réduit ces dernières semaines. Si finalement le bloc de droite sortant remporte les élections législatives, l’extrême droite suédoise pourrait faire son entrée au gouvernement pour la première fois. Ulf Kristersson a annoncé sa volonté de former un gouvernement comprenant le parti SD. Jusqu’à présent, ce mouvement d’extrême droite soutenait la coalition gouvernementale sans y participer directement.

    #Covid-19#migration#migrant#suede#sante#politiquemigratoire#vieillissement#extremedroite#asile#immigration

  • « Pour expliquer la poussée nationale-populiste dans le Land de Saxe-Anhalt, on aurait tort de sous-estimer le facteur démographique »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/09/09/pour-expliquer-la-poussee-nationale-populiste-dans-le-land-de-saxe-anhalt-on

    « Pour expliquer la poussée nationale-populiste dans le Land de Saxe-Anhalt, on aurait tort de sous-estimer le facteur démographique »
    Gilles Paris, Editorialiste au « Monde »
    Comme à chacune de ses manifestations, la poussée nationale-populiste qui vient de se vérifier spectaculairement, le 6 septembre, en Allemagne, dans le Land de Saxe-Anhalt, a été expliquée en bonne partie par le facteur migratoire. Du moins sur un aspect de la migration. De l’ex-Allemagne de l’Est à l’Italie, où la présidente du conseil, Giorgia Meloni (extrême droite), vient de battre un record de longévité au pouvoir, les constats souvent dressés à la truelle portent toujours sur ceux qui arrivent, rarement sur ceux qui partent. On aurait pourtant bien tort de les sous-estimer.
    Le Land de Saxe-Anhalt affiche en effet un bilan démographique à valeur d’exemple. Parce que la population d’origine étrangère est en hausse (plus de la moitié venant de pays tels que l’Ukraine, la Pologne et la Roumanie), même si cette population reste presque deux fois moins nombreuse que la moyenne fédérale. Et parce que la région figure au deuxième rang en Allemagne, après la Thuringe, en matière de baisse de la population. L’effondrement de la natalité en est l’un des moteurs avec la migration, car les villes-Etats de Berlin, de Brême et de Hambourg voient, elles, le nombre de leurs habitants progresser.
    Ce second point n’a rien d’anecdotique. Une étude réalisée en Suède et publiée en 2024 sous l’égide de l’Immigration Policy Lab, qui rassemble l’université Stanford, aux Etats-Unis, et l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, a mis au contraire en évidence, au sein de municipalités suédoises, une corrélation entre émigration et hausse du vote en faveur du parti Démocrates de Suède (extrême droite).
    La croissance de cette formation peut s’expliquer non pas seulement par l’augmentation de la part de la population d’origine étrangère, passée dans le pays de 11 % en 2000 à 20 % en 2020, mais aussi par le fait que 51 % des municipalités suédoises ont vu leur population décliner pendant la même période. L’examen de cinq cycles électoraux a montré que chaque baisse de 1 point de pourcentage du nombre d’habitants s’est accompagnée d’une hausse de 0,5 % de la part du vote en faveur des Démocrates de Suède. Ces derniers ont sabordé en août la coalition gouvernementale mal en point constituée avec la droite conservatrice pour espérer devenir, après les législatives du 13 septembre, la première force d’opposition.
    Le dépeuplement agit en effet à deux niveaux. Le débat ouvert en France sur les conséquences de la baisse de la natalité sur le maillage scolaire rappelle qu’il produit une détérioration de la qualité des services, qu’ils soient d’ailleurs privés ou publics. S’y ajoute un puissant sentiment d’abandon et de déclassement. Aux Etats-Unis, le rapport qui avait révélé, en 2015, un an avant la première élection de Donald Trump à la présidence, la surmortalité des Américains blancs, également désignés comme les « morts de désespoir », dans la zone en déclin des Appalaches, notamment sous l’effet d’une véritable épidémie de drogues de synthèse, en était déjà une traduction.
    Ces transformations ne constituent évidemment pas l’unique facteur permettant de comprendre ce que l’extrême droite s’efforce de présenter comme une vague irrésistible prête à emporter partout le « système » et les « castes ». On peut néanmoins s’inspirer de la formule restée culte de James Carville, l’ancien stratège du candidat démocrate Bill Clinton à l’élection présidentielle de 1992 aux Etats-Unis – « It’s the economy, stupid ! » (« c’est l’économie qui compte, idiot ! ») –, pour assurer que désormais « c’est la démographie, crétin ! », qui permet autant que l’économie de comprendre les ressorts des mouvements électoraux.
    L’« internationale réactionnaire », qui rassemble des partis d’extrême droite aux profils et aux stratégies souvent disparates, est aussi une internationale de l’anxiété face à un phénomène démographique dont on ne mesure pas plus clairement l’ampleur et les conséquences que ceux du réchauffement climatique. Ces partis d’extrême droite profitent de l’incapacité des partis de gouvernement à trouver des réponses aux déséquilibres auxquels ils sont confrontés. Sans vouloir absoudre ces derniers de tous leurs manquements et faiblesses, la fracture qui relève de la démographie est gigantesque compte tenu de la très grande inertie des comportements à côté de laquelle le pilotage d’un porte-conteneurs se rapproche de celui d’un kayak.
    La longévité de Giorgia Meloni en Italie n’a pas empêché la publication, le 31 août, de nouvelles statistiques alarmantes qui montrent qu’en 2047 les couples sans enfant seront plus nombreux que les couples avec progéniture. Nicholas Eberstadt, spécialiste de la démographie mondiale au cercle de réflexion American Enterprise Institute, proche du Parti républicain, a estimé, dans une note publiée en août, que, avec seulement 355 000 naissances en 2025, « il est tout à fait possible que le territoire italien actuel n’ait pas connu un nombre de naissances aussi faible depuis le début du XVIe siècle : l’époque de Léonard de Vinci et de Michel-Ange ».
    Le temps ne fait rien à l’affaire. Les seize ans de la politique nataliste conduite en Hongrie par l’ancien premier ministre Viktor Orban (2010-2026) n’ont pas permis non plus d’enrayer le dépeuplement du pays, qui a perdu un demi-million d’habitants pendant la même période.Cet échec n’est sans doute pas pour rien dans la défaite de celui que le vice-président des Etats-Unis, J. D. Vance, était venu porter à bout de bras à la veille des élections hongroises, en avril. Car si la réponse nataliste de l’extrême droite ne produit pas de résultats, la guerre totale qu’elle entend mener contre l’immigration ne peut qu’accélérer les « hivers » démographiques comme celui que traverse déjà le Land de Saxe-Anhalt. Bannir tous les étrangers ou garantir le bon fonctionnement des hôpitaux, des maisons de retraite et des entreprises déjà confrontées à une pénurie de main-d’œuvre, il faudra choisir.

    #Covid-19#migrant#migration#allemagne#extremedroite#etranger#immigration#demographie#suede

  • Travelers Face More Flight Delays After Major Air Traffic Disruption at UK Airports - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2026/09/09/world/europe/uk-air-traffic-control-flight-delays-london.html

    Bien sûr, cela pourrait faire réfléchir à l’externalisation des services majeurs de l’Etat (sécurité, continuité...).
    Mais le plus drôle dans l’article, c’est la réaction du plus néolibéral des néolibéraux, le patron de Rayan Air... qui demande avec insistance l’intervention du gouvernement. On croirait du Ayn Rand dans le texte, elle qui après avoir pesté toute sa vie contre les services publics a fini ses jour... à l’hôpital public.

    Cette question du respect et des missions des services publics est au cœur du livre de danah boyd « La fabrique des données ». Son terrain d’enquête est différent, mais cette tension entre les dangers pour la société de l’externalisation et la conscience des missions par les agents publics participe bien de la même problématique.

    Hundreds more flights were canceled in Britain on Wednesday, a day after an air traffic control failure that has disrupted more than 2,000 flights and upended the plans of tens of thousands of travelers, particularly at Heathrow Airport.

    National Air Traffic Services, a company that provides most of Britain’s air traffic control services, said on Tuesday that there was an issue with one of its flight management computer systems. Its engineers eventually resolved the technical failure, but passengers were warned that the widespread cancellations and delays would have residual effects.

    “Enough is enough, it’s time for the U.K. government to intervene,” Neal McMahon, Ryanair’s chief operations officer, said on social media.

    Heidi Alexander, the British minister responsible for transport, wrote on social media late Tuesday that she was “seeking assurances that lessons will be learned and systems that support aviation are up to the job.”

    NATS has experienced multiple high-profile technical issues in recent years. In August 2023, an air traffic control failure affected more than 700,000 passengers over several days, according to an estimate by Britain’s Civil Aviation Authority. In July 2025, some flights were briefly grounded because of an issue with a radar system.

    #Aviation #Contrôle-aérien #Externalisation #Panne_informatique

  • Bruno Retailleau souhaite supprimer le droit du sol par référendum
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/09/08/bruno-retailleau-souhaite-supprimer-le-droit-du-sol-par-referendum_6768586_8

    Bruno Retailleau souhaite supprimer le droit du sol par référendum
    En cas de victoire lors des élections présidentielles, le candidat républicain a annoncé son intention de réviser la Constitution pour élargir les sujets qui peuvent être soumis à référendum, notamment aux politiques migratoires.
    Le Monde avec AFP
    Le candidat du parti Les Républicains (LR) à la présidentielle, Bruno Retailleau, a déclaré, mardi 8 septembre, vouloir supprimer le droit du sol par référendum, estimant que « les juges n’accepteraient pas » une telle réforme si elle n’est pas validée directement par les Français. Il avait auparavant annoncé son intention de réviser la Constitution pour élargir les sujets qui peuvent être soumis à référendum, notamment aux politiques migratoire et pénale.
    « Je prends cet engagement que ce seront les Français qui enfin définiront la politique migratoire », a-t-il précisé mardi sur CNews et Europe 1, « avec des idées très, très fortes que les juges n’accepteraient pas si on ne passe pas par le référendum et par le peuple, par exemple (…) renoncer au droit du sol ».
    M. Retailleau avait déjà plaidé pour la suppression du droit du sol au début de l’été, sans plus de précisions. « On a fait l’abrogation du droit du sol à Mayotte, et pourquoi ce qui est bon à Mayotte ne le serait pas sur le sol national, hexagonal ? », avait-il demandé. « On ne peut pas devenir français par hasard, en catimini, de façon automatique. »
    Il a expliqué vouloir soumettre aux Français, après révision constitutionnelle, « deux textes de loi » par référendum : « une loi pour réduire l’immigration », qui selon lui, « n’est pas une chance pour la France », mais est « devenue une charge » ; et une loi « sur une politique pénale de grande fermeté ».

    #Covid-19#migration#migrant#france#extremedroite#sante#droitdusol#politiquemigratoire#extremedroite#immigration

  • « Fermer le robinet de l’aide à l’Ukraine » le RN tombe le masque et menace d’asphyxier les victimes de Poutine

    Louis Aliot, vice-président du RN, interrogé sur l’attitude d’un gouvernement dirigé par son parti sur les aides à l’Ukraine, a répondu : « On coupe le robinet. » « On ne peut plus. Le système de santé, le système éducatif, tout le monde est à l’os. On trouve encore de l’argent pour aller défendre l’Ukraine. Je veux bien mais qui paye cette guerre ? Il faut savoir arrêter une guerre. »

    Face aux réactions, la direction du RN tente de relativiser la déclaration de son dirigeant, sans infirmer le projet de suppression de tout soutien financier français et européen à l’Ukraine.

    En réalité, Aliot a exprimé les positions ancrées au sein de la direction de son parti.

    Le Rassemblement national (RN), financé par des prêts russes obtenus en 2014, a toujours défendu la Russie de Poutine. Marine Le Pen a érigé la ligne prorusse en discours officiel du parti entre 2011 et 2022. Pendant ces années, elle a publiquement exprime son « admiration pour Vladimir Poutine », a été reçue à Moscou par Poutine lui-même en 2017, ainsi que par d’autres officiels à plusieurs reprises.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/26/renforcer-la-solidarite-avec-lukraine-motion-presentee-lors-du-congres-dautomne-2026-du-parti-vert/#comment-75696

    #ukraine #extremedroite #russie

  • Le RN et l’héritage de Doriot

    Il y a quelques jours, la militante Renaissance Danielle Barrao, rapidement reprise par le media Contre-Attaque, repère une vidéo de 2022 durant laquelle on aperçoit en évidence dans le bureau où est interviewée Edwige Diaz, députée de Gironde et vice-présidente du RN, une affiche « Tu dois tout au parti, le parti ne te doit rien », phrase qui était un des slogans du PPF de Jacques Doriot. De quoi s’agit-il ?

    Jacques Doriot fut un des principaux dirigeants du PCF au début des années 1930. En 1934, il en est exclu suite à un désaccord quant à la stratégie « classe contre classe ». Il monte alors sa propre organisation : le Parti Populaire Français. Très vite, l’opposition au PCF puis au Front Populaire devient le principal marqueur du nouveau parti, ce qui lui apporte des ralliements issus de l’Action Française et des Jeunesses Patriotes. En quelques années, le PPF devient une des principales formations d’extrême-droite. Dans le même temps, l’antisémitisme devient un élément central du discours de Doriot, qui n’a de cesse de dénoncer le « judéo-communisme » et le « juif Blum aux ordres du Kremlin ». Lorsque les nazis envahissent la France, il adopte une ligne ultra en faveur de la Collaboration. Des Groupes d’Action PPF sont créés, qui servent d’auxiliaires aux forces allemandes et participent à des rafles ainsi qu’à des exécutions de juifs·ves et de résistant·es. Suite à l’attaque allemande contre l’URSS en 1941, le PPF participe à la création de la Légion des Volontaires Français contre le bolchevisme, qui regroupe plusieurs milliers de français souhaitant se battre aux côtés de l’armée allemande. En 1944, la LVF est intégrée à la SS Charlemagne. Jacques Doriot, qui a fait plusieurs séjours sur le front Est, y obtient le grade de Sturmbannführer. Fuyant en Allemagne pour échapper à l’avancée des forces alliées, il est tué lors d’un mitraillage aérien en février 1945.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/09/08/le-rn-et-lheritage-de-doriot

    #extremedroite

  • Manche : au Royaume-Uni, des militants d’extrême droite cagoulés manifestent à Portsmouth et à Douvres contre les arrivées de migrants - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73516/manche--au-royaumeuni-des-militants-dextreme-droite-cagoules-manifeste

    Manche : au Royaume-Uni, des militants d’extrême droite cagoulés manifestent à Portsmouth et à Douvres contre les arrivées de migrants
    Par La rédaction Publié le : 07/09/2026
    Des activistes cagoulés d’extrême droite ont tenté dans la nuit de dimanche à lundi d’entraver le débarquement de migrants à Portsmouth dans le sud de l’Angleterre. La veille, d’autres militants avaient déjà manifesté contre les arrivées de migrants à Douvres, plus à l’est du pays. Des centaines de manifestants anti-immigration se sont rassemblés dans la nuit du dimanche 6 septembre au lundi 7 septembre à Portsmouth, dans le sud de l’Angleterre. Ils tentaient d’empêcher le transfert vers des centres d’accueil de migrants arrivés dans le port de la ville, en fin de journée dimanche, sur un mega boat. L’embarcation était partie de Jobourg, dans le Cotentin, en Normandie.
    Les militants d’extrême droite, dont beaucoup étaient habillés en noir et avaient le visage masqué, selon des images diffusées sur les réseaux sociaux et dans les médias britanniques, ont bloqué pendant plusieurs heures les routes menant à la marina d’Eastney à Portsmouth, tandis que des policiers équipés de boucliers anti-émeutes formaient un cordon de sécurité autour d’autocars destinés au transport des migrants. Les militants ont été dispersés « vers 4h00 du matin (03h00 GMT) », selon la police locale.
    Downing Street a condamné « sans réserve » ces évènements, a indiqué un porte-parole du Premier ministre travailliste Andy Burnham. Un autre porte-parole - du ministère britannique de l’Intérieur - a condamné « le comportement intimidant et brutal » de ces activistes. « Le droit de manifester pacifiquement est fondamental pour notre démocratie, mais il ne doit jamais franchir la ligne menant au désordre », a-t-il ajouté.
    L’influenceur et militant d’extrême droite, Tommy Robinson, a largement relayé sur X des vidéos de ces manifestants anti-migrants. On y voit des hommes encercler des bus à bord desquels se trouvent les migrants en chantant « Send them back ! » ("Renvoyez-les !"). Les arrivées à Portsmouth, dans cette région du sud de l’Angleterre, sont extrêmement rares, les bateaux de migrants traversant généralement la Manche plus à l’est, où la distance entre les côtes françaises et britanniques est la plus courte. Les autorités locales redoutent donc l’ouverture d’une nouvelle route migratoire, plus à l’ouest des itinéraires habituels. « Il est extrêmement inquiétant de voir une traversée illégale de migrants aussi loin à l’ouest », a réagi sur X le député conservateur local Joe Robertson. « Nous devons savoir exactement ce qui s’est passé et si les passeurs utilisent de nouvelles routes pour ces grands bateaux pneumatiques », a-t-il ajouté. « Portsmouth n’est pas équipé pour accueillir et prendre en charge » les migrants s’ils devaient arriver en nombre à l’avenir, a également alerté la responsable chargée de superviser la police dans le Hampshire, Donna Jones. « Le gouvernement doit garantir la sécurité de la côte sud du Royaume-Uni pour éviter que cela ne se reproduise », a-t-elle ajouté dans un communiqué transmis à l’AFP.
    La veille, samedi, un rassemblement anti-migrants avait également eu lieu à Douvres, bloquant le port pendant plusieurs heures. Derrière ces deux rassemblements figure un groupe baptisé « Patriot Platform », initié notamment par Daniel Thomas, dit Danny Tommo, proche du militant Tommy Robinson. Cette manifestation de dizaines de personnes masquées, opposées aux traversées de la Manche par des migrants, a interrompu pendant quelques temps le trafic des ferries reliant la France et le Royaume-Uni. Douvres est un port qui relie le sud de l’Angleterre au nord de la France. C’est aussi là que sont débarqués les migrants ayant traversé la mer depuis Calais et sa région. Les autorités portuaires ont ajouté que les manifestants bloquaient « toutes les voies » d’accès et de sortie du terminal.
    Paul King, un élu local du parti anti-immigration Reform UK, a déclaré avoir été informé qu’il s’agissait d’une « manifestation pour arrêter les bateaux ». Les gouvernements britanniques successifs ont tous promis de juguler les traversées clandestines, un sujet devenu hautement inflammable et qui a largement alimenté ces dernières années l’essor de Reform UK, qui a exploité sans relâche la question.
    Selon des chiffres publiés fin août par les autorités britanniques, les demandes d’asile ont reculé de 21% au Royaume-Uni entre fin juin 2025 et fin juin 2026, à leur plus bas niveau depuis 2022, tandis que les arrivées de migrants sur de petits bateaux ont reculé de 23%

    #Covid-19#migration#migrant#royaumeuni#extremedroite#politiquemigratoire#migrationirreguliere#sante#asile

  • Des résistants aux antifas : combattre le fascisme
    https://bellaciao.org/Des-resistants-aux-antifas-combattre-le-fascisme

    Qui sont les antifas ? Depuis la mort du militant néonazi Quentin Deranque, la figure de l’antifa fait l’objet d’une répression sans précédent. De l’extrême centre à l’extrême droite, comme sur toutes les chaînes d’infos en continue, ces militants déjà particulièrement stigmatisés sont passés de “casseurs” à “terroristes”, servant au passage de prétexte à condamner la gauche dans son ensemble. Ces attaques contre le mouvement antifasciste ne sont pas spécifiques à la France. Aux (…) #Contributions

    / #Extrême_droite, #Cinéma_-_Vidéo

  • A/I Shuts Down Stay Human · Keep the Internet free
    https://keepitfree.ai/announcements/a/i-shuts-down-stay-human

    The day we discovered we had been designated a global terrorist organization, we promised that we would try to resist as long as this was possible, that we would not back down as long as we could see options to stand our ground. For years, we have proudly maintained and defended a free, privacy-friendly, autonomous and politically committed infrastructure.

    “Stay human” is not an empty phrase to us.

    It means, above all, that we have a responsibility to protect our users, those who build the human networks we rely, and for the communities who flooded us with messages of support and solidarity.

    We cannot engage in a fight or expose ourselves to manipulations that threaten the lives of these people and their loved ones, leaving them at the mercy of #autocrats, #fascists and #agencies that take #extra-legal courses of action. The possibility that our work may cause legal and financial consequences to those who are close to us - or even only have something to do with us - leaves us no choice.

    #A/I is shutting down. The #Autistici/#Inventati collective is shutting down and will soon discontinue all of the services we provide.

    There is no easy way to announce or explain this

    Every day we stayed online after August 26, 2026, has been a victory, but now we are forced to stop.

    None of us holds eroic gestures and martyrs in high esteem, therefore we will demand no sacrifices. Not from us, not from anyone else. In this political climate, continuing to offer our services endangers our users and anyone who is part of our communities. In a world where allegations are disconnected from reality, we can only expect repression to be increasingly disproportionate. Under these circumstances, we are no longer able to maintain our original mission - offering secure and non-commercial digital tools.

    These 25 years have been amazing. It’s been an “incredible ride”.

    Now turn off your PCs, get out of your homes, struggle, hug each other and keep on smiling. We are stopping, but the #Resistance and ideas do not stop. Stay human.

    We will soon send instructions on how to back up the content of your blogs, mailboxes and websites, along with more technical recommendations. But keep in mind that, just as the autistici.org domain was made unreachable without previous notice, in the next few days we might suffer similar issues that we may not be able to predict.

    #Autistici/Inventati Collective

  • #Aung_San_Suu_Kyi, #Rohingya et extrémistes bouddhistes

    Le phénomène de l’#extrémisme_bouddhiste en Birmanie, incarné par le #bonze_Wirathu, a surpris tous ceux qui n’envisagent le bouddhisme que comme une #religion de paix ou une simple spiritualité.

    Pour l’expliquer, Frédéric Debomy et Benoît Guillaume se sont rendus en Birmanie, dévoilant au fil des déplacements et des rencontres les ressorts d’une société brisée par des décennies de #dictature_militaire et obsédée par les questions d’#identité.

    On y découvre que l’#intolérance des #moines extrémistes est largement partagée par la société et que les musulmans, cibles privilégiées, n’en font pas seuls les frais : les chrétiens ne sont pas toujours épargnés et les femmes largement discriminées.

    Dans ce contexte, la plus célèbre des opposantes à la dictature, parvenue partiellement au pouvoir, déçoit, ce qui semble s’expliquer à la fois par un contexte miné et son évolution personnelle.

    Le lecteur découvrira ainsi dans les pas des auteurs combien il reste à parcourir pour que ce pays connaisse véritablement la démocratie.

    https://www.massot.com/products/aung-san-suu-kyi-rohingya-et-extremistes-bouddhistes

    #BD #bande_dessinée #bande-dessinée #livre #generation_Wave #droits_humains #Birmanie #minorités_religieuses #haine_raciale #Wirathu #chasse_aux_musulmans #racisme #camps_de_réfugiés #Ma_Ba_Tha #discriminations #nationalisme #armée #mouvement_969 #Arakan #démocratie #camps_de_travail #USDF #préjugés #islam #bouddhisme #Ligue_nationale_pour_la_démocratie (#LND) #islamophobie #cronies #christianisme #Tatmadaw #Gouvernement_birman_en_exil (#NCGUB)

  • Procès des militants fascistes assassins de Federico Martín Aramburú
    https://bellaciao.org/Proces-des-militants-fascistes-assassins-de-Federico-Martin-Aramburu

    En épilogue sanglant et sidérant d’une algarade alcoolisée en plein Quartier Latin, au centre de Paris, les premières balles ont été tirées par cet ancien de l’organisation étudiante d’extrême droite radicale GUD (Groupe Union défense), mais ce sont celles de Le Priol qui ont tué l’ex-trois-quarts des Pumas argentins. Le passé des deux accusés semble démontrer un attrait pour la violence, les armes et l’alcool. Il y eut notamment cette agression en octobre 2015 d’un ancien responsable du (…) #Contributions

    / #Extrême_droite, #Justice_-_Droit

  • Un réseau antiraciste se mobilise contre la marche en faveur de la « remigration »

    L’Initiative commune contre le racisme et la discrimination organisera le 5 septembre une grande contre-manifestation à proximité d’un rassemblement en faveur de ce qu’on appelle la « remigration ». Selon Lene Junker, membre de l’Initiative, l’extrême droite a pris de l’assurance dans un climat politique où les idées de renvoi dans le pays d’origine se sont rapprochées du courant dominant.

    Lorsque, le 5 septembre, l’extrême droite descendra dans les rues de Copenhague pour manifester en faveur de ce qu’elle qualifie de « politique de rapatriement juste et réaliste », elle se heurtera à une contre-manifestation antiraciste.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/09/02/un-reseau-antiraciste-se-mobilise-contre-la-ma

    #extremedroite

  • #Sénégal : l’Union européenne construit deux centres pour les exilés interceptés ou secourus dans l’Atlantique

    Deux centres pour personnes migrantes au Sénégal, dont l’ouverture est prévue pour l’un en 2026, pour l’autre en 2027, sont financés par l’Union européenne. L’objectif affiché est de garantir le bon déroulement des procédures administratives post-interceptions et post-sauvetages, avec la protection des publics les plus vulnérables. Mais des risques de transformation à des fins de #détention, dans le cadre des enquêtes sur les #passeurs, existent.

    Un premier #centre_d'accueil_temporaire_pour_migrants au Sénégal financé par l’Union européenne (UE), en cours de construction, va être rendu opérationnel d’ici la fin de l’année. Un second va suivre dans le courant de l’année 2027. Les deux visent à recevoir les personnes exilées secourues ou interceptées en mer par les autorités du pays.

    Le premier centre, dont les travaux sont en cours « depuis début 2026 », sera situé à #Dakar même. Le second est prévu dans la région de #Saint-Louis, au nord du pays, proche de la frontière avec la Mauritanie, selon les informations du site spécialisé Africa Intelligence, confirmées par InfoMigrants auprès de la Commission européenne. Les travaux débuteront très prochainement.

    Si l’UE ne participera pas à la gestion quotidienne des lieux, il s’agit bien d’un projet de la #Direction_générale_de_la_migration_et_des_affaires_intérieures (#DG_Home) de l’Union européenne, avec une enveloppe financière dédiée. Le partenariat opérationnel mis en œuvre au Sénégal, qui comprend la construction de ces centres mais aussi d’autres types de soutien matériel, est « doté d’une enveloppe totale de 35,75 millions d’euros », précise la Commission.

    Des centres qui aident les autorités à retenir les migrants #post-interceptions

    Mais à quoi servent ces deux centres, et pourquoi cet intérêt de l’Union européenne dans leur financement ? Pour le comprendre, il faut s’intéresser à ce qu’il se passe dans les suites des #interceptions et #secours en mer menés par les autorités sénégalaises. En théorie, les autorités ont le droit de détenir pendant 72 à 96 heures les passagers secourus ou interceptés dans l’#Atlantique. Dans la pratique, les autorités locales n’ont pas d’espace suffisant pour héberger les gens dans les locaux de police, explique une analyse de l’ONG StateWatch parue fin 2025 sur ce sujet.

    D’autant que les embarcations contiennent parfois plus d’une centaine, voire plusieurs centaines, de passagers. Échappant aux locaux de police, « les migrants se fondent souvent dans la population locale, ce qui ralentit l’enquête et empêche d’apporter un soutien adapté aux victimes », observait l’Organisation internationale des migrations (OIM) dans un rapport de 2022. Les autorités ont parfois recouru à des infrastructures informelles comme des salles de classe, note l’OIM.

    La construction de ces deux centres financés par l’UE répond donc, d’abord, à « un besoin exprimé par les autorités sénégalaises, qui souhaitaient disposer d’un mécanisme national capable d’assurer une meilleure organisation de l’accueil et de l’orientation des personnes secourues en mer », assume le porte-parolat de la Commission européenne.

    La durée d’hébergement y sera limitée à « 72 heures », indique encore la même source. Une durée pouvant cependant être prolongée « par l’autorité sénégalaise compétente dans certaines circonstances exceptionnelles liées à des vulnérabilités spécifiques, à des besoins en matière de santé ou de protection. »

    Mais que se passe-t-il ensuite, à l’intérieur de ces centres ? La Commission, qui qualifie bien ces infrastructures de centres d’accueil, met en avant un objectif #humanitaire : « Venir en aide aux migrants dès leur #débarquement sur le territoire sénégalais ». Avec une attention particulière portée aux mineurs non accompagnés, femmes enceintes, victimes de traite ou encore demandeurs d’asile.

    Ceci étant, dans la pratique, les 72 heures de #rétention permettent aux autorités de procéder à des #interrogatoires de passagers pour savoir, par exemple, qui était le pilote du bateau, ou dans quelles circonstances a eu lieu la tentative de traversée, explique l’analyse de StateWatch.

    Entre passeurs et migrants, une frontière floue dans la loi sénégalaise

    Dès lors, les ONG craignent que ces centres servent, au-delà de leur objectif initial d’accueil affiché, de lieux d’enquête sur les passeurs voire de détention prolongée. Le Sénégal pénalise l’acte de « #migration_illégale », via une #loi adoptée en mai 2005. L’article 4 spécifie : « Est punie de 5 à 10 ans d’emprisonnement et d’une amende de 1 000 000 à 5 000 000 [de francs CFA] la migration clandestine organisée par terre, mer ou air ; que le territoire national serve de zone d’origine, de transit ou de destination. »

    Or, ce terme de « #migration_clandestine » a une acception large - voire floue, selon plusieurs ONG et enquêtes journalistiques. Le média d’investigation Follow the money a par exemple démontré comment cette loi sénégalaise de 2005 pouvait aboutir à des condamnations de personnes exilées elles-mêmes. Un rapport de Human Rights Watch (HRW) détaille la même problématique avec le recours à des centres d’un modèle similaire, financés par l’UE, développés en Mauritanie.

    Comme le rappellent régulièrement plusieurs ONG, à l’instar du réseau PICUM (Plateforme pour la coopération internationale sur les migrants sans papiers), les poursuites engagées à l’encontre des migrants enfreignent « les articles 5 et 16 du Protocole des Nations Unies contre le trafic illicite de migrants, qui interdisent le recours à la législation anti-trafic à l’encontre des migrants eux-mêmes ».

    Mais dans le texte, la loi sénégalaise de 2005 « n’empêche pas la pénalisation de migrants, en contradiction avec ce protocole des Nations Unies », souligne Leonie Jegen, doctorante pour la recherche en sciences politiques à l’Université d’Amsterdam, jointe par InfoMigrants.

    C’est que ce type de convention internationale n’est pas contraignant juridiquement. « Il y a eu des tentatives de réformer la loi depuis 2018, afin de l’aligner davantage sur ce protocole des Nations Unies. Il existe même un avant-projet de loi relatif à la lutte contre le trafic illicite de migrants adopté au niveau technique. Mais cette réforme n’a pas encore été conclue », retrace la chercheuse, qui travaille depuis plusieurs années sur l’externalisation des politiques migratoires européennes, notamment en Afrique de l’Ouest.

    « Possibilité de détention »

    « Replacés dans leur contexte », les centres d’accueil financés par l’UE dans des pays tiers « révèlent un risque très élevé que les ’interceptions à des fins de recherche et de sauvetage’ se transforment en ’interceptions à des fins de détention’ », estime l’analyse de StateWatch. Il existe selon l’ONG un « risque important » que ces nouveaux centres d’accueil temporaire « se transforment de facto en centres de détention ».

    De fait, la note conceptuelle de la Commission européenne datée d’octobre 2024 à l’origine du projet, révélée par StateWatch, mentionne « une zone distincte pour les passeurs / trafiquants présumés ». Une zone dédiée aux « #auditions » et à la « possibilité de détention », selon la note.

    Interrogée à ce sujet, le porte-parole de la Commission ne confirme pas spécifiquement l’existence de ces zones, mais laisse aux autorités sénégalaises la latitude de la gestion administrative des lieux. « L’objectif de ces centres est de garantir que, pendant le déroulement des procédures administratives habituelles, les personnes bénéficient d’une protection, d’une assistance et d’un enregistrement dans des conditions dignes et sûres », explique la Commission.

    De plus, l’instance européenne invoque la signature d’un « contrat spécifique signé début 2026 avec la Commission nationale des droits de l’Homme, une tierce partie indépendante », afin de garantir que les activités de gestion de ces centres « respectent et préservent les droits de l’Homme ». « Ces centres ne sont pas destinés à offrir un hébergement à long terme et ne sont liés à aucune procédure de retour », réaffirme le porte-parole.

    Externalisation du contrôle migratoire

    La note conceptuelle d’octobre 2024 indique que l’UE a initialement prévu de financer la construction de quatre centres d’accueil du même type. Interrogée aux sujets des deux autres centres potentiels, la Commission n’a pas apporté d’éléments de réponse.

    Le site spécialisé Africa Intelligence rappelle que ces structures s’inscrivent dans une « stratégie d’#externalisation du contrôle migratoire promue par Bruxelles dans la région ». Ce média évoque une « discussion élargie entre Dakar et Bruxelles en vue d’un #partenariat plus global » notamment « lors de la venue d’une mission de haut niveau de l’UE au Sénégal en mars ». Ainsi qu’un #investissement matériel : le Sénégal a réceptionné 11 vedettes neuves et six reconditionnées en ce même mois de mars, pour mener les opérations de secours et d’interception en mer.

    Le nouveau Pacte migratoire européen, entré en vigueur en juin, accélère ces dynamiques d’externalisation du contrôle migratoire européen. « L’un des changements principaux prévus, c’est la création de ’#hubs_de_retours'. Selon le MMC [Centre sur la migration mixte, un centre de recherche internationale basé à Dakar, ndlr], le Sénégal était évoqué par plusieurs sources comme partenaire potentiel pour la mise en place de ces centres de retour », commente Leonie Jegen.

    « Sénégal, Ghana, Mauritanie, Rwanda, Ouzbékistan... De nombreuses pistes d’États partenaires circulent, sans confirmation à ce stade », précisait à ce sujet FranceInfo, citant la spécialiste Ravenna Sohst, analyste au centre de recherche Migration Policy Institute Europe. Interrogé sur l’existence ou non de négociations avec le Sénégal à ce sujet, le porte-parolat de la Commission européenne n’a pas répondu.

    Quoi qu’il en soit, cette externalisation du contrôle migratoire « bénéficie à beaucoup d’acteurs, puisqu’elle va de pair avec de l’argent débloqué pour des projets de #développement », rappelle la chercheuse.

    En revanche, pour la société civile sénégalaise, cette politique reste « très opaque ». Ces dernières années, des manifestations publiques ont déjà eu lieu contre les restrictions mises par l’UE sur les délivrances des visas, qui sont un levier fort de négociations pour les Européens face à l’État sénégalais. Ou encore, contre la présence de Frontex.

    L’agence des gardes-frontières européens n’opère plus dans le pays depuis 2018. Mais selon des documents produits par l’UE en juin 2022 et analysés notamment par la presse sénégalaise, les autorités européennes cherchent à redéployer Frontex au Sénégal. Pour l’heure, l’organisation déploie des vols de surveillance au-dessus des eaux voisines du Cap-Vert, afin de garder un œil sur la route de l’Atlantique. Les premières opérations ont été officiellement lancées en novembre 2025.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/73331/senegal--lunion-europeenne-construit-deux-centres-pour-les-exiles-inte

    #centres #UE #EU #route_atlantique #union_européenne #migrations #réfugiés

  • EU-Turkey agreement: Ten years later, what consequences?
    https://migreurop.org/article3615.html

    Ten years ago, on 18 March 2016, the European Union signed an agreement with #Turkey that has since become emblematic of the #Externalisation of European borders to third countries. This policy has had documented consequences in terms of deaths and human rights violations at the EU’s external borders, particularly in the Aegean Sea and on the islands that became “hotspots”. But what consequences did this agreement create for migrants in Turkey? In this article, Turkish sociologist Didem Danış (…) #Country_analyses

    / Turkey, #Union_Européenne, Externalisation, #Asile

    https://gocarastirmalaridernegi.org/tr
    https://harita.kent95.org/istanbul
    https://aa.com.tr/en
    https://www.goc.gov.tr/gecici-koruma5638