• [critiquer pour mieux converger]
    Lettre ouverte aux militant-e-s d’Extinction Rebellion
    « Ce n’est pas uniquement aux mouvements sociaux de faire un pas vers les écolos »
    La rédaction de Grozeille a reçu et publie cette lettre ouverte aux militant-e-s de Extinction Rebellion France participant à la Rébellion Internationale d’Octobre (RIO).
    par des jeunes de Désobéissance Ecolo Paris, et signée par d’autres collectifs : ACTA, Cerveaux non disponibles, le CLAQ, et le Comité Adama.
    https://grozeille.co/lettre-ouverte-aux-militant-e-s-de-extinction-rebellion

    Ce n’est donc pas en tant qu’adversaires, ou critiques acerbes tirant un plaisir particulier du fait de dénigrer tout ce qui ne leur paraît pas être assez radical, que nous nous adressons à vous aujourd’hui.

    C’est plutôt en tant que celles et ceux, qui ayant noué des liens avec vous, sommes préoccupé-e-s par la tournure que pourrait prendre votre mouvement et qui, nous le craignons fort, enterrerait toute convergence réelle entre les divers mouvements sociaux se battant pour un monde plus juste et le mouvement écolo en France. Pourquoi des paroles si alarmantes, demanderez-vous ?

    Malgré l’atmosphère festive des premiers jours de la Rébellion Internationale d’Octobre, certaines des attitudes militantes et de leurs modes de fonctionnement nous interpellent, voire nous indignent. Nous considérons essentiel que ces questions précises puissent être réglées sincèrement et de bonne foi, pour nous permettre de continuer à nous allier de plein gré et sans sacrifier nos principes contre la morbidité omniprésente.

    Les voici :

    - Banalisation des violences policières
    – Violence invisible de la non-violence dogmatique
    – Le manque d’inclusivité du cadre d’action envers les classes populaires
    – Massification ou apolitisme ?
    – Une écologie du non-dérangement ?
    – Quelques propositions pour fuir les lignes toutes tracées

    #Convergence19 #ExtintionRebellion #RebellionWeek #RIO #ecologie

  • Mathilde Larrère : « Place du Châtelet, le message politique d’Extinction Rebellion n’est pas clair »
    https://reporterre.net/Mathilde-Larrere-Place-du-Chatelet-le-message-politique-d-Extinction-Reb

    Si elle loue le savoir-faire militant déployé lors du blocage de la place du Châtelet, à Paris, par Extinction Rebellion, l’historienne Mathilde Larrère est déconcertée par l’absence de discours politique. Pourtant, « le problème climatique doit être pensé dans une perspective anticapitaliste ». Source : Reporterre

  • Extinction Rebellion installe une Zad en plein Paris | Gaspard d’Allens et Alexandre-Reza Kokabi
    https://reporterre.net/REP-Extinction-Rebellion-installe-une-Zad-en-plein-Paris

    Mardi matin 8 octobre, des centaines d’activistes d’Extinction Rebellion occupaient toujours la place du Châtelet et le pont y menant, à Paris. Occupation non violente et joyeuse, malgré la pluie et sans intervention de la police. Le but : attirer l’attention sur la crise climatique et provoquer un changement de politique écologique. Source : Reporterre

  • VIDEO. Le mouvement #Extinction_Rebellion lance des actions de blocage dans le monde entier
    https://www.20minutes.fr/planete/2622607-20191007-climat-mouvement-extinction-rebellion-lance-actions-bloca

    « Le moment est venu de mettre en pratique des mesures de pression beaucoup plus fortes. Seule une révolution mondiale, massive, accompagnée de #désobéissance civile non violente peut générer les changements nécessaires à notre survie », a lancé une porte-parole du mouvement à Madrid, Mabel Moreno. Quelque 75 personnes ont été interpellées à Vienne pour avoir bloqué une des principales artères du centre ville.

  • Extinct Rebels : Dernière occupation avant la fin du Monde ... vraiment ?
    Critiques et questionnements.

    Contexte : Appel début septembre du mouvement #Extinction_Rebellion : « Le 5 octobre, nous entrons en résistance contre un système sexiste, raciste, autoritaire, qui organise la destruction systématique du monde vivant. »
    Texte complet : https://extinctionrebellion.fr/evenements/2019/09/07/derniere-occupation-avant-la-fin-du-monde.html
    Pendant un mois, succession de relais via médias libres (Paris-luttes, Lundi matin, Acta...), réseaux sociaux et déclarations d’alliés déclarés : des Gilets Jaunes et du Comité Adama

    Article très complet sur le déroulé de la journée, live, avec appel initial et critiques / limites pressenties sur @paris / Paris-Luttes : https://paris-luttes.info/maison-du-peuple-derniere-12667

    Autre suivi très très complet de Alexandre-Reza Kokabi et NnoMan pour Reporterre : L’action d’Extinction Rebellion a eu lieu à Paris, au centre commercial Italie 2 : https://reporterre.net/L-action-d-Extinction-Rebellion-a-eu-lieu-a-Paris-au-centre-commercial-I
    D’autres, très rares, journalistes professionnels comme Taha Bouhafs pour Là-bas si j’y suis étaient présent-e-s, ainsi que le crew désormais habituel de « journalistes indépendants mais qui assument leur subjectivité » engagée et, bien sûr, des médias libres, des auto-médias, etc. Tout ce petit monde est à retrouver sur la liste de suivi twitter que j’avais mise en place :

    « Dernière occupation avant la fin du monde » :
    Appel d’@XtinctionRebel &+ à occuper une #MaisonDuPeuple : #Italie2 #Paris

    Suivi hors réseaux marchands par @Paris_luttes : https://paris-luttes.info/maison-du-peuple-derniere-12667

    Liste Tw de suivi automedias, medias libres & journalistes indés https://twitter.com/search?q=list%3A%40valkphotos%2Fxtinction-italie2%20since%3A2019-10-04%20un (ce lien est paramétré sur le temps de l’occupation et un peu plus)

    https://twitter.com/ValKphotos/status/1180410998504742912

    L’occupation, qui a commencé dans la liesse d’une possible convergence, a assez rapidement été « gérée » par la norme de celleux qui se réclament de la non-violence, faisant sans doute disparaître au fur et a mesure la pluralité nécessaire pour tenir un tel espace. Pour autant elle ne s’est pas déroulée uniquement dans la non-violence puisque, après les JT, alors qu’allaient commencer les soirées, un assaut a été lancé par la Brigade d’Interventions, avec utilisation de gaz lacrymo en milieu clos, ce qui est formellement interdit, ainsi que deux tentatives d’ouverture de grilles à d’autres endroits (dont l’un où des « pacifistes » faisaient face en mode « cœurs avec les doigts »...)
    Étrangement, alors qu’ils avaient tout le matériel nécessaire, les gendarmes puis la BAC se sont repliés et sont partis.
    La communication continuait à évoquer les AG de la nuit, le besoin de monde pour tenir et faire le relai dimanche... mais tout aussi étrangement tout le monde est parti à 4h30 après une dernière AG où il aurait été constaté le manque de monde et voté le choix de quitter les lieux et les vigiles ont pu tout fermer derrière eux.
    Point.

    La manière dont s’est terminée l’occupation a questionné beaucoup de monde. Pour ma part, m’étant mise en mode « alerte », quand je me suis auto-réveillée de ma deuxième phase de 2h de sommeil à 6h du mat’ et que j’ai découvert la fin de l’occupation, j’avoue m’être sentie flouée. J’ai fais un fil de tweets un peu vénères dans la foulée, que je recopie ici aussi pour les libérer du support marchand :

    Occupation de #Italie2 terminée. Apparemment la dernière AG aurait constaté qu’il n’y avait pas assez de monde pour tenir un siège... Hum. Ça ressemble bcp à une décision prise bien avant par l’orga #ExtinctionRebellion et qui aurait servi de négociation

    https://twitter.com/ValKphotos/status/1180696909910032384

    Pour expliquer vite fait ce qui me pose problème : ce n’est pas qu’une occupation s’arrête à 4h30, c’est la sensation, qui sera difficilement dissipable, qu’il y a eut des négociations pour que celle-ci ait lieu avec comme deal de partir sans trop dégâts d’un côté ou de l’autre

    Ça peut paraître idéal et ça semble l’être pour certain-e-s qui viennent m’insulter (paye ta non-violence !) mais le hic c’est que toutes les personnes qui ont participé ont désormais une épée de Damoclès au dessus de la tête et comme je le demandais hier, quelle sera la suite ?

    Le centre commercial portera forcément plainte et chaque magasin qui a été « abîmé » pourra en faire autant et de toute façon il y a déjà enquête, recoupement de toutes les images (pas merci celleux qui font pas gaffe) qui servira à faire tomber du monde ou dealer des infos...

    Évidemment s’il y a eut négociation, il y a des personnes/groupes qui risquent moins que d’autres, ce qui biaise immédiatement le rapport d’équité souhaitable dès la base. Et le mépris affiché par certain-e-s pour un pseudo prétexte de « non-violence » ne laisse rien augurer de bon

    J’veux dire :

    - quid de la rébellion si la fin est déjà négociée ?

    - quid de la non-violence si on t’impose de venir à visage découvert pour ensuite te laisser te démerder dans les #violencesjudiciaires vu que tu as osé, OMG, taguer un mur ou défendre une entrée menacée de céder ?

    Autre aspect : en faisant « convergence » avec des #GiletsJaunes ou des victimes / groupes en lutte contre les #ViolencesPolicieres (càd la violence étatique autorisée) c’est aussi toute une Histoire qui est convoquée et à laquelle #ExtinctionRebellion & cie doivent RESPECT.

    La moindre des choses serait donc de faire cesser le confusionnisme qui règne sur les notions de violence / non-violence et du pacifisme plutôt que de s’en réclamer en surfant dessus juste pour de la #ComPom. Une fois encore je renvoie au texte de Juliette : https://archive.org/details/20170419_La_Non-Violence

    Vu que les mainstream vont communiquer sur un #Italie2 « dévasté » (forcément, on connait la chanson à #Nantes) je pense vraiment pas que l’opération de #ComPol soit une réussite et, malgré ses efforts, #ExtinctionRebellion ne répond pas à @wretchedotearth : https://archive.org/details/LettreExtinctionRebellion

    (Je précise que tout ça est une série de questionnements auxquels il me semble important de réfléchir individuellement pour continuer à agir et lutter en les posant au préalable, je n’affirme pas que c’est ce qui s’est passé, même si le dernier G7 a fini de me désillusionner)

    Lire aussi, absolument, le récit de deux personnes présentes, sur Paris-Luttes : Quelques questions avant la fin du monde qui pointe de nombreux dys-fonctionnements et explique comment s’est décidé la fin de l’occupation :

    « Lors de l’AG de 2h30, qui dure jusqu’à 3h40, la discussion ne tourne plus qu’autour de la question des flics qui seraient dans les sous-sols et du départ le plus vite possible. Cela aboutit à la sortie de tous les occupants en abandonnant beaucoup de matos derrière… »

    https://paris-luttes.info/quelques-questions-avant-la-fin-du-12692

    Depuis, en plus des critiques sur la façon dont s’est déroulée l’occupation, d’autres pointent l’absence quasi absolue de relai dans les médias mainstream. Je reviendrai sur ce point soit plus tard dans la soirée/nuit, soit demain en faisant un autre topo à part, car vraiment, ça mérite d’être développé. Pour l’heure, tandis qu’Extinction Rebellion lance une nouvelle occupation avec des gilets bien oranges hein pour qu’il n’y ait pas confusion ou amalgame : eux c’est des gentils privilég... heu : pacifistes, faut pas les frapper mais les médiatiser pour que le Patron... heu : Macron puisse accéder à leur demande de greenwasher le capitalisme... heu : si si, c’est bien ça...
    – Je vais rejoindre un hommage à un jeune migrant, Oumar, décédé jeudi dans un gymnase saturé de détresses. Son frère, ses proches, ne peuvent le laisser partir sans un dernier hommage. C’est aujourd’hui à #Nantes : 18h au Gymnase et/ou 19h à la Préfecture : https://44.demosphere.net/rv/4121 Cagnotte de soutien : https://www.leetchi.com/c/soutien-a-la-famille-de-o
    – A Villiers-le-Bel une marche a lieu pour exiger, encore une fois, JUSTICE ET VERITE, pour le jeune Ibrahima décédé hier soir et immédiatement au cœur d’une bataille de 2 récits contradictoires, Prefecture & Police vs témoins et habitant-e-s et, heureusement désormais, mouvements autonomes de défense des familles et proches de victimes de la « violence légale »

  • Une action d’Extinction Rebellion est en cours à Paris, au centre commercial Italie 2
    https://reporterre.net/Une-action-d-Extinction-Rebellion-est-en-cours-a-Paris-au-centre-commerc

    Un millier d’activistes pour le climat et la justice sociale ont envahi ce samedi matin 5 octobre le centre commercial Italie 2, à Paris. Nos reporters sont sur place. Récit.

  • Extinction Rebellion : quand des millionnaires financent la désobéissance civile pour le climat Marina Fabre - 22 aout 2019 - novethic.fr
    https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/extinction-rebellion-quand-des-millionnaires-financent-la-desobeissance-civ

    Les militants d’Extinction Rebellion ont reçu un soutien de poids. Plusieurs investisseurs et philanthropes américains viennent de créer un fonds pour soutenir la désobéissance civile sur le climat. Un don de près de 550 000 euros a été effectué. Si aux États-Unis et au Royaume-Uni le mouvement se réjouit de ses nouveaux investissements, en France, on hésite encore à accepter une partie de la somme de peur de ternir son image.

    Décrochage du portrait du Président dans les mairies, chaîne humaine et chorégraphie pour dénoncer les impacts de la fast fashion devant H & M, rassemblement contre les marées vertes… Le mouvement Extinction Rebellion a débarqué en France il y a seulement cinq mois, mais ses actions ont déjà marqué les esprits. La désobéissance civile trouve de plus en plus d’adeptes dans le cercle des militants écologistes. Elle est même devenue une nouvelle arme pour se faire entendre. « Les manifs ça ne suffit pas, il faut passer à l’action », témoignait en avril pour Novethic Nestor, un des militants.

    En juillet, plusieurs investisseurs et philanthropes américains ont décidé de créer le Climate Emergency Fund. « Le Fonds d’urgence pour le climat a été créé pour soutenir les activistes et les organisations travaillant individuellement pour sensibiliser le public à la menace du changement climatique et pour exiger des actions de la part de nos dirigeants », décrivent les initiateurs. "Les fondateurs ont été inspirés par des groupes tels qu’Extinction Rebellion, qui a récemment organisé une grande manifestation au centre de Londres, poussant le parlement britannique à déclarer une urgence climatique", ajoutent-ils.
    « Nous sommes tous dans le même bateau »
    Le 12 juillet, le fonds a ainsi réalisé un don de près de 550 000 euros à Extinction Rebellion US et aux mouvements de grève pour le climat. Parmi les donateurs, Trevor Neilson, pour qui cette somme n’est qu’une première étape.
    . . . . . . . .

    #extinction_rebellion #désobéissance_civile #millionnaires #philanthropes #investisseurs #climate_emergency_fund #fondations #fondation_gates #gates_foundation #philanthrocapitalisme #Warren_Buffett #NRA #national_rifle_association #kennedy #getty #Mercedes-Benz #IWC #BMW #Nikon

    • Extinction Rebellion France hésite, et il a raison.

      TREVOR NEILSON
      https://en.wikipedia.org/wiki/Trevor_Neilson
      a permanently capitalized, multi-strategy impact investing platform focused on addressing areas of human need
      Bill Clinton’s election as president, Neilson moved to the White House where he became an intern in the White House Office of Scheduling and Advance.
      Bill & Melinda Gates Foundation
      wanted to create a version of the National Rifle Association for the poorest people in the world, specifically Africans who lived under a dollar a day
      Neilson co-founded i(x) investments with Howard Warren Buffett in 2015.

      RORY KENNEDY la fille de Robert Kennedy,
      productrice de documentaires américaine.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Rory_Kennedy

      A propos John F. Kennedy, ancien Président des États-Unis, un ancêtre.
      En 1945, de retour d’Allemagne, l’auteur des notes évoquait, sur les pages de son journal intime, Adolf Hitler:
      « Hitler est fait de l’étoffe des légendes », écrivait-il. Ou encore: « Hitler émergera de la haine qui l’entoure aujourd’hui comme l’une des figures les plus significatives à avoir jamais vécu. »

      AILEEN GETTY, riche héritière d’une famille de pétroliers.

      CHRISTIAN KROLL
      #Ecosia, qui veut concurrencer google
      Un de ses livres : Social Capital and the Happiness of Nations
      Peu d’informations sur l’origine de sa fortune.
      With more than 17 years of industry experience, Christian was being responsible for international accounts such as Mercedes-Benz, IWC, BMW, Nikon and 13th street.
      Christian is currently working at Kolle Rebbe in Hamburg as Unit Creative Lead taking care of the worldwide Lufthansa account.

  • Pont de Sully : l’usage de gaz lacrymogène a été tel que le commandant des CRS a perdu connaissance
    https://www.mediapart.fr/journal/france/140719/pont-de-sully-l-usage-de-gaz-lacrymogene-ete-tel-que-le-commandant-des-crs

    Un compte-rendu rédigé par la police sur l’évacuation des écologistes pacifiques du pont de Sully, le 28 juin, à Paris, indique que le commandant des CRS chargé des opérations a lui-même perdu « connaissance par suffocation de gaz lacrymogène ». Plus de cinq litres de gaz avaient été aspergés en moins de 30 minutes.

    #Violences_policières #Extinction_Rebellion,_CRS,_violences_policières,_paris,_Police,_A_la_Une

  • A lire absolument : Que reste-t-il du champ des possibles ouvert par la zad ?
    https://iaata.info/Que-reste-t-il-du-champ-des-possibles-ouvert-par-la-zad-3477.html

    Une critique de la normalisation des activités à la zad, et du déploiement du fonds de dotation visant à acheter terres et bâtis.

    Particulièrement pour celleux qui pensaient trouver une auto-analyse critique dans la traduction de Pour l’amour de la victoire : lettre ouverte à Extinction Rebellion de ZADIBAO, presenté comme une mise en garde autour de la victoire

    Mais je sais aussi ce que l’on ressent quand le système, réalisant que nos victoires sont une menace pour sa survie, se retourne contre nous. Je sais que l’on n’est jamais prêt-e à faire face à la véritable répression quand elle s’abat sur nous. Elle prend parfois la forme de la criminalisation médiatique ou celle du bruit des matraques s’abattant sur nos crânes. Mais souvent elle se faufile par-derrière, dans une stratégie d’assimilation et d’incorporation qui transforme nos actions en leurs mots, mots qui deviennent alors des outils pour se donner des airs écologiques ou construire leurs slogans électoraux. Ceci est donc autant une lettre de mise en garde qu’une lettre d’amour, ou plutôt une lettre qui parle d’amour et du fait que peut être l’une des meilleures manières d’être rebelle aujourd’hui implique de tomber amoureux-se de quelque part, de s’y attacher si profondément que l’on est prêt-e à tout pour défendre la vie qui s’y trouve. Ceci est un appel à habiter pleinement, passionnément.

    ... et alléché comme moi à cause de la photo « TELL THE TRUTH » qui l’illustre ! https://zadibao.net/2019/06/21/pour-lamour-de-la-victoire-lettre-ouverte-a-extinction-rebellion

    #ZaD #NDdL #XR #Extinction_Rebellion #victoire #compromis #légende #histoire

    • L’excellente analyse parue sur Iaata, sans haine et avec une sérieuse projection politique, a été publiée de manière résumée (et donc moins précise) sur Reporterre :
      L’achat des terres à l’État signe la « mort politique » de la Zad de Notre-Dame-des-Landes : https://reporterre.net/L-achat-des-terres-a-l-Etat-signe-la-mort-politique-de-la-Zad-de-Notre-D

      De manière assez surprenante, Reporterre ne donne pas de lien vers la source du texte complet mais a, par contre, ajouté un lien vers la réponse qui lui a été faite, à cette tribune donc, par le groupe "légaliste" de la zad. Ça donne un texte assez bizarre, très "comptable", sur la défensive et peu axé sur le sensible où, encore une fois, ne sont exprimés ni doutes, ni regrets, et encore moins la rage de s’être fait berner... chose logique pour un groupe qui doit absolument "vendre" la levée de fonds pour sauver des terres...
      Voici donc la réponse : Notre-Dame-des-Landes : La Zad est bien vivante et fait vivre l’alternative
      https://reporterre.net/Notre-Dame-des-Landes-La-Zad-est-bien-vivante-et-fait-vivre-l-alternativ

      Le site zad.nadir a décidé de consacrer une page à ce débat. On retrouve donc les deux textes :
      Que reste-t-il du champ des possibles ouvert... , pour lequel le site fait une note préliminaire où, par un habile retournement, il fait passer l’action de boycott du site comme cause du manque d’information (alors que le boycott en était la résultante !) ce qui, pour le coup, situe la suite de la réponse préliminaire : https://zad.nadir.org/spip.php?article6583
      – le texte de réponse à la tribune de Reporterre ne présente, quand à lui, aucune note préliminaire du site : Réponse à ceux qui voudraient fermer le champ des possibles sur la zad de NDDL  : https://zad.nadir.org/spip.php?article6584

      Comme le zad.nadir cite / critique indymedia, je mets aussi le lien vers l’analyse "enrichie" de multiples commentaires sur indymedia nantes : Que reste-t-il du champ des possibles ouvert par la zad ?  : https://nantes.indymedia.org/articles/45879

    • Voici une troisième vision sur le thème. Cette fois-ci c’est un autre groupe qui répond, et qui me semble, pour le coup, bien plus en phase avec la réalité de la zad que la première réponse. En tout cas elle est beaucoup plus humble, bien plus hésitante, ne nie pas les problèmes et constate même certains échecs dont une désertion de soutiens précieux à cause de la légalisation :
      Un an après les expulsions, qu’est-ce qu’on fait encore sur la ZAD ? : https://zad.nadir.org/spip.php?article6586

      Il y a plus d’un an que les expulsions et l’abandon de l’aéroport on transformé ce qui se vivait sur la ZAD. Tout a été bousculé et depuis ces évènements on entend souvent qu’il est difficile de savoir ce qu’il se passe sur la ZAD. Il y a peu de récits qui sortent, et ce qui sort représente souvent une vision très manichéenne : soit on lit que tout est merveilleux et qu’on a tout gagné, soit on lit que toutes les personnes qui y restent encore sont des traîtres. Ce qu’on y vit est bien plus complexe. On est un petit groupe de gens d’affinités semblables. Quelques personnes parmi nous sont impliquées dans des structures collectives depuis longtemps, et d’ autres sont arrivées plus récemment. Notre position est plutôt celle de personnes qui habitent là et qui y suivent encore des activités. Avec ce texte on essaie donc de raconter un peu où ça en est pour nous.

    • Merci pour le lien vers ce chouette texte ! Comme ça ne se présente pas en « réponse à », je comptais en faire une publication à part entière dans la soirée mais y’a tant et tant d’infos importantes que j’aurai pu oublier de le faire comme hier soir déjà (mais c’était sur facebeurk donc ça compte pas !)
      J’ajoute un lien vers https://web.archive.org/web/20190710113158/https://nantes.indymedia.org/articles/45989 parce que je sais pas pour les autres mais chez moi c’est une galère sans nom d’aller sur indymedia depuis quelques semaines... Et puis, comme je l’ai dit ailleurs, au moins comme ça l’article est précieusement conservé quoi qu’il arrive.
      Quand à la « réalité de la zad » elle ne peut évidemment être, comme toute réalité, que multiple, ça va sans dire, et c’est précisément ce possible des multiples qui m’a fait la défendre, et lorsque j’utilise cette expression ça ne parle que de la zad que je ... connaissais, puisque je n’y vais plus.

  • Pour l’amour de la victoire
    Lettre ouverte à Extinction Rebellion

    https://lavoiedujaguar.net/Pour-l-amour-de-la-victoire-Lettre-ouverte-a-Extinction-Rebellion

    Préface de Zadibao
    20 juin 2019

    Le 3 mai dernier, un habitant de la ZAD a écrit cette lettre ouverte à Extinction Rebellion au Royaume-Uni, un nouveau mouvement de désobéissance civile non violente, en lutte contre l’effondrement écologique et la crise climatique, qui venait de bloquer les flux de la métropole londonienne pendant presque une semaine, quelque chose de complètement inédit. Ces derniers mois, le mouvement a connu une croissance exponentielle et commence à apparaître un peu partout dans le monde, y compris en France.

    La lettre est un appel à territorialiser la lutte pour la justice climatique, résister à la construction de la troisième piste de l’aéroport de Heathrow (Londres), et un avertissement qu’une victoire politique est toujours compliquée.

    La missive est devenue virale, et trois semaines plus tard, le 30 mai, Extinction Rebellion annonçait que, le 18 juin prochain, ils et elles bloqueraient l’aéroport de Heathrow avec des corps désobéissants et des drones (...)

    #ZAD #Notre-Dame-des-Landes #Extinction_Rebellion #Heathrow #Grande-Bretagne #aéroport #désobéissance #climat

  • Extinction Rebellion
    En ces premiers jours de mai froids et venteux, j’ai rendez-vous avec M. devant une tasse de thé bien chaude. Les yeux pétillants d’énergie et de volonté, elle me fait le récit de son séjour à Londres du 14 au 22 avril 2019, où elle est allée participer activement à la semaine de blocages coordonnés initiée par le mouvement Extinction Rebellion. Ultra-motivée, convaincue de longue date, et profondément consciente de l’urgence de la situation environnementale et de la catastrophe écologique et sociétale en cours, elle a rejoint ce mouvement international de désobéissance civile il y a quelques mois.
    M. se sent très inspirée par les principes et la stratégie de ce mouvement qui se définit comme non-violent et s’appuie pour cela sur l’exemple historique de mouvements sociaux qui ont réussi à faire plier des gouvernements et à instaurer un changement radical, sans violence.
    A savoir : la marche du sel en Inde, les Freedom riders pour les droits civiques aux États-Unis, les manifestations du lundi à Leipzig en 1989, les mouvements de lutte pour les droits LGBT.
    Extinction Rebellion prône l’action directe non violente par la désobéissance civile de masse et affirme trois revendications claires : 1) que les medias et gouvernements disent la vérité sur la situation catastrophique en cours ; 2) parvenir à Zero émissions de CO2 d’ici les 10 prochaines années ; 3) instaurer des assemblées citoyennes pour décider des mesures urgentes et concrètes à prendre dans l’immédiat.
    Revenons-en à Londres où les forces écologistes déterminées étaient appelées à se rassembler à partir du lundi 15 avril pour bloquer des axes de circulation aux voitures, bus et autres véhicules, et ainsi considérablement perturber le centre névralgique de la ville, où se trouvent les instances dirigeantes politiques et les grands groupes corporatistes, et faire ainsi pression sur eux en impactant l’économie du pays (les pertes financières se chiffrent en millions de livres).
    M. me raconte ce voyage comme une épopée très intense en rencontres, événements et découvertes. Avec la sensation d’avoir participé à un mouvement puissant et capable d’emporter des victoires.
    Elle a été impressionnée par un mode d’organisation très efficace. Et surprenant par rapport à la manière dont les choses se passent en France.
    Notamment dans le rapport avec la Police. La communication des actions était absolument publique, sans culture du secret ou du complot. Les flics avaient été informés en amont, lors de réunions préparatoires, de la stratégie, du timing et des actions prévues. Ce qui donnait une ambiance assez contrastée par rapport à ce que l’on peut observer en France entre flash-balls, lacrymos et coups de matraque. Là les actions/occupations de site avaient lieu dans une ambiance détendue avec les flics qui déambulaient au milieu des manifestant-es. Cette ambiance sans brutalité fait partie intégrante de la stratégie et du mode opératoire de XR. Cela s’inscrit dans une volonté d’inclusivité, c’est à dire rendre les actions inclusives, accessibles à toute personne, quels que soit son âge, sa forme physique, son degré de validité. L’inclusivité répond à une volonté de créer un mouvement citoyen qui puisse s’inscrire dans la durée et ne soit pas approprié rapidement – comme c’est malheureusement souvent le cas – par les plus jeunes, valides et en forme physiquement.
    Un autre aspect remarquable fut la puissance de l’organisation logistique. Sur chaque site de blocage, il y avait différents espaces structurés : un barnum cuisine qui servait des repas gratuits, un barnum d’information où on pouvait s’inscrire comme volontaire sur telle ou telle tâche, un autre où se tenaient des conférences et formations (désobéissance civile, legal training aspect juridique, droits et conseils en cas d’arrestation), une tente well-being [bien-être], et des ateliers d’introduction au mouvement et à comment y prendre part où se constituaient sur place des affinity groups (des petits groupes qui allaient rester en contact, apprendre à se connaître et à appréhender le mouvement et éventuellement participer à des actions par la suite ou juste soutenir le mouvement d’une des 1001 façons possibles). Des repas gratuits ont été cuisinés pour 5.000 personnes durant ces 11 jours. L’idée était vraiment que tout soit gratuit, et ensuite il y avait des boites de donation où l’on pouvait soutenir, et aussi plein de personnes qui amenaient des denrées. La vie est super chère à Londres, il faut imaginer qu’un ticket de métro coûte 5 livres, ce qui fait à peu près 7 euros.
    Aussi difficile à concevoir que cela puisse sembler, en France comme en Angleterre où nombre d’événements se financent par la vente de bière et autre pinard, là l’ambiance était plutôt à la sobriété : pas d’alcool, pas de drogues sur place était un mot d’ordre pour aborder la rébellion avec l’esprit clair.
    Des milliers de personnes ont dormi dehors dans la rue pendant toute la durée des blocages. M. n’avais même pas pris de tente. Il fallait aussi être présent-e la nuit pour maintenir les positions, car il était clair que ce serait la nuit ou au petit matin, que les sites seraient les plus vulnérables pour une évacuation policière s’il n’y avait plus assez de monde sur place pour maintenir le blocage.
    Les quatre sites occupés étaient Oxford Circus, Marble Arch, Waterloo Bridge et Parliament Square. Chaque lieu était assez différent dans son ambiance et son organisation.
    Les gens ont commencé à arriver à Londres le dimanche 14 avril (dont certains groupes venus à pied ou à vélo de toute l’Angleterre) et les sites ont été bloqués dès le lendemain.
    Sur le blocage de Marble Arch, il y avait des activistes du Christian Climate Action qui sont arrivés avec un poids lourd, et ils se sont garés au milieu de la route pour bloquer la rue et ont très vite déployé leurs forces, se sont installés. Certains, d’ailleurs plutôt les plus âgés, se sont enchaînés, installés sur des matelas et avec des couvertures sous le camion. D’autres groupes avaient déployé des banderoles tout autour et en 20 mn la remorque débâchée était devenue une scène sur laquelle se sont succédés concerts et interventions.
    Sous le fameux bateau rose avec écrit Tell the truth [dites la vérité] à Oxford Circus, les gens étaient attachés avec des mécanismes d’une complexité machiavéliques. Style deux personnes s’attachaient les mains avec un cadenas, le bras glissé dans une tube métallique, scellé dans du béton puis attaché sous le bateau et re-scellé dans du béton. Donc là il faut des spécialistes de la découpe des matériaux pour dégager des personnes attachées comme cela, c’est difficilement accessible et super complexe à dégager, ça fait gagner (ou perdre selon le point de vue) beaucoup de temps.
    Le Waterloo Bridge a été intégralement occupé pendant une semaine. C’est un pont routier avec 4 voies, un trafic d’enfer en permanence d’ordinaire. Là grâce à l’occupation, les gens ont pu respirer et aussi profiter du calme, et de la verdure ! Le pont avait été transformé en jardin, sur lequel on avait amené plein de plantes, des arbres, et dont on avait fait un lieu de vie, d’information, de formation. [On a pu entendre le mardi 16 avril aux infos de France Inter l’interview d’une londonienne qui soutenait à fond le principe du blocage du trafic automobile, racontant que sa voisine de 8 ans était morte le mois dernier d’une crise d’asthme, pathologie en lien avec la pollution atmosphérique.]
    Évidemment les flics ont bien essayé de déloger tout ce petit monde pendant toute la semaine, à moult reprises, mais en vain, malgré les vagues d’arrestations successives et quotidiennes (ils arrêtaient ceux qui étaient en première ligne). Il y a tout de même eu énormément d’arrestations, plus de 1.000 sur ces 10 jours tous sites confondus. Donc les flics étaient débordés, ils n’avaient plus assez de place dans les commissariats pour enfermer les gens.
    Ils ont réussi à certains moments à débloquer des endroits. Bon sur la fin de la semaine ils se sont quand même un peu agacés sur tous les sites qui ont fini par être évacués à la fin du week-end sauf Marble Arch, site sur lequel ils voulaient rabattre les activistes depuis le début (lieu connu pour être un espace de manifestation autorisée). Sur le pont, ils ont mis le paquet le jeudi soir (le 18) et de même à Parliament Square. C’était impressionnant et flippant de voir une colonne de centaines de flics ou plus, marchant par deux, en route pour dégager tout le monde. Mais au final, ils n’ont pas réussi à les déloger. Illes étaient trop nombreux. Il y avait la cavalerie pour venir sauver les situations critiques, un groupe de drummers super énergiques qui arrivaient en mode samba/batucada entourés/suivis de dizaines voire centaines de personnes et qui reprenaient la position. (Cet orchestre a été appelé en renfort sur tous les sites quand ils étaient le plus vulnérables).
    M. s’est fait volontairement arrêter alors qu’un des sites était justement cerné par la police qui était en train de s’ingénier à déloger ceux qui s’étaient enchaînés de manière complexe au bateau. Elle est restée trois jours en garde à vue. Dans des conditions pas cool : trois jours dans une cellule sans sortir, sans contact avec l’extérieur, sans même de notion de l’heure, avec de l’éclairage 24h/24.
    C’est parce qu’elle n’est pas résidente (sans adresse sur place) qu’ils l’ont gardée., ils laissaient ressortir rapidement les résident-es. Mais elle a dû attendre d’être présentée devant un juge. Tout était très bien organisé au préalable d’une arrestation : on a une bust card avec le contact d’avocats, qui nous est proposée par les observateurs légaux (en gilets oranges sur les vidéos) qui assistent à toute arrestation et s’assurent que tout se passe dans les règles, demandant à la police dans quel commissariat la personne va être emmenée et à cette personne si elle souhaite prévenir quelqu’un. Elle avait un avocat pour la défendre. Le juge l’a condamnée à un jour de détention pour « obstruction à agent ».Mais comme elle avais fait trois jours, ils l’ont relâchée.
    Cette opération a été un véritable succès à tous les niveaux. La chance d’avoir une météo très agréable a grandement facilité cette occupation de longue durée.
    Il s’en est suivi plusieurs entretiens avec le maire de Londres et un autre rendez-vous avec le ministre de l’environnement et deux de ses pairs. Dès la semaine suivante Corbyn a annoncé l’état d’urgence climatique en réponse à l’exigence d’engagement de la part du gouvernement, et l’Irlande a fait de même quelques jours après.
    Jocelyne Renard
    Texte paru dans la feuille hebdromadaire de #Radio_Zinzine, l’Ire des Chênaies.

    #Extinction_Rebellion, #climat, #manifestation, #témoignage.

    • J’ai beaucoup de mal à supporter qu’on justifie la collaboration avec la police au prétexte, qui devient de facto fallacieux, de lutter contre le validisme de mouvements plus offensifs. C’est ballot parce que c’est un vrai questionnement, cette stratégie qui est en train d’isoler les « cortèges de tête » et les « Black-Blocs », et le validisme dans les mouvements sociaux. Moi, j’en viens plutôt à constater que toute une fange de la population refuse juste de partir en guerre ou de devenir potentiellement « martyr » de telle ou telle cause (le plus souvent anticapitaliste), parce que désolée, mais à contrario je suis impressionnée par le nombre de personnes handicapées présentes, volontairement, dans ces cortèges offensifs. Du coup, j’ai plutôt l’impression, étant handicapée, d’être manipulée, là, si on collabore avec les flics au prétexte soit-disant de m’inclure...

    • Pour collaborer il faut être deux. Et la partie étatique bien que présente veut systématiquement imposer son agenda, qui se résume à « vous faites ce qu’ON veut de l’espace public, car il NOUS appartient à NOUS l’état », ce qui se termine en « vous ne manifestez pas », d’où l’absence de collaboration, in fine.

      Mais évidemment, il sera toujours possible de dire qu’une manif de 500 mètres dans un quartier ex-centré, c’est toujours ça de pris.

  • An open letter to Extinction Rebellion | Red Pepper
    https://www.redpepper.org.uk/an-open-letter-to-extinction-rebellion

    This letter was collaboratively written with dozens of aligned groups. As the weeks of action called by Extinction Rebellion were coming to an end, our groups came together to reflect on the narrative, strategies, tactics and demands of a reinvigorated climate movement in the UK. In this letter we articulate a foundational set of principles and demands that are rooted in justice and which we feel are crucial for the whole movement to consider as we continue constructing a response to the ‘climate emergency’.

    At the same time, in order to construct a different future, or even to imagine it, we have to understand what this “path” is, and how we arrived at the world as we know it now. “The Truth” of the ecological crisis is that we did not get here by a sequence of small missteps, but were thrust here by powerful forces that drove the distribution of resources of the entire planet and the structure of our societies. The economic structures that dominate us were brought about by colonial projects whose sole purpose is the pursuit of domination and profit. For centuries, racism, sexism and classism have been necessary for this system to be upheld, and have shaped the conditions we find ourselves in.

    Another truth is that for many, the bleakness is not something of “the future”. For those of us who are indigenous, working class, black, brown, queer, trans or disabled, the experience of structural violence became part of our birthright. Greta Thunberg calls world leaders to act by reminding them that “Our house is on fire”. For many of us, the house has been on fire for a long time: whenever the tide of ecological violence rises, our communities, especially in the Global South are always first hit. We are the first to face poor air quality, hunger, public health crises, drought, floods and displacement.

    #extinction_rebellion #écologie #stratégie #green_new_deal #programme #transition

    • You may not realize that when you focus on the science you often look past the fire and us – you look past our histories of struggle, dignity, victory and resilience. And you look past the vast intergenerational knowledge of unity with nature that our peoples have. Indigenous communities remind us that we are not separate from nature, and that protecting the environment is also protecting ourselves. In order to survive, communities in the Global South continue to lead the visioning and building of new worlds free of the violence of capitalism. We must both centre those experiences and recognise those knowledges here.

      #sud_global #justice #politique

  • #WiStand : achetez des manifestants et disruptez la démocratie

    Fake ou promo, je ne savais pas trop quoi penser de cette « nouveauté » jusqu’à ce que je tombe sur cet article qui renvoie vers de d’importants questionnements après avoir farfouillé les entrailles du « projet » qui, semble-t-il, serait bien réel. Au final ça me fait penser à la très maline opération de la #startup-nation « #Cap_Collectif » qui a réussi le tour, habile, de se proposer bénévolement aux #gilets_jaunes de La Réunion qui en avaient assuré la promotion avant de se vendre #en-même-temps au gouvernement et au mouvement global des gilets jaunes pour assurer et le support du « Grand Débat » et celui du « Vrai débat » : jackpot !

    Côté Pitch, c’est plutôt bien senti, le site avance que « Wistand est un véritable outil démocratique : nous nous interdisons de mobiliser plus de messagers lors d’une manifestation qu’il n’y a de contributeurs à celle-ci. Chaque messager représente au minimum une personne réelle. » Ouf, c’est rassurant, on comprend au moins qu’un milliardaire ne pourra pas monter sa propre manifestation en achetant quelques milliers de chômeurs aux aboies. Ce qui l’est nettement moins, c’est qu’un « messager » puisse représenter à lui seul plusieurs « personnes réelles » à la fois… Ce n’est pas ça qui va réconcilier la place Beauvau avec les chiffres, mais cessons d’être mauvaise langue : Wistand permet aussi de constituer des cagnottes et de mettre en place des banderoles et autres accessoires de mode utiles pendant une manifestation (masques anti-lacrymo, collyre, et autres battes de base-ball, bon, ok, là je m’avance un peu). Quoiqu’il en soit, la totalité des fonds perçus par la société sert apparemment à payer ce kit du manifestant, ainsi que les entrepreneurs qui iraient manifester à votre place. On se demande donc où est le business model. Cela étant dit, on sait que dans le digital, il est possible vivre très longtemps sans gagner d’argent (n’est-ce pas #Uber, n’est-ce pas #Skype, etc.)

    Irénée Régnauld : http://maisouvaleweb.fr/wistand-achetez-manifestants-disruptez-democratie

    Tout tient, je crois, dans cette dernière phrase, le fait que le but ne soit pas de gagner de l’argent ou réussir immédiatement mais plutôt acquérir des sortes de points de notoriété, voir d’initiative « révolutionnaire », dans le sens macroniste ou nieliste du terme. Et quand #Olivier_Ertzscheid évoque la série #Black_Mirror dans un échange twitter avec Calimaq, y’a clairement de ça (https://twitter.com/Affordanceinfo2/status/1120726902849851393)

    Pour rappel, Cap Collectif c’est ça :
    https://seenthis.net/messages/754050
    https://seenthis.net/messages/756614
    Hé oui, ça renvoie à la précédente tentative de marchandisation par la société #Raiz de la tentative de « #révolution » de #Nuit_Debout, qu’on avait déjà bien analysé en profondeur suite au signalement de @gastlag : https://seenthis.net/messages/481963 ... sauf qu’au fur et à mesure que ces projets dignes des élèves des écoles 42 de #Xavier_Niel ou #Google il y a de moins en moins de gens pour les contrer et la dystopie devient réalité !

    Reste à se positionner aussi sur le dilemme « en parler ou pas » : en parler et participer à l’opération de #communication, ou ne pas en parler et ne pas participer à l’élaboration d’un esprit critique à même de le contrer ?

  • En Angleterre, le mouvement #Extinction_Rebellion lance l’#insurrection_pour_le_climat

    En lançant le mouvement Extinction Rebellion, des activistes anglais s’engagent avec détermination dans la lutte contre le changement climatique et la disparition des espèces, raconte notre chroniqueuse. Alors que le changement est possible et urgent, disent-ils, les politiques ne font rien. Aux citoyens de reprendre la main en se soulevant pour inverser le rapport de force.


    https://reporterre.net/En-Angleterre-le-mouvement-Extinction-Rebellion-lance-l-insurrection-pou
    #collapsologie #extinction #climat #changement_climatique #résistance #UK #Angleterre

  • Londres chauffée à blanc sur le #climat | Euronews
    https://fr.euronews.com/2018/11/17/londres-chauffee-a-blanc-sur-le-climat

    « C’est le début d’une protestation internationale contre le manque d’action face à la crise écologique » dit une manifestante. « Je pense que la situation est bien plus grave que ce qu’on nous dit » estime une autre personne.

    En #Angleterre, le mouvement #Extinction_Rebellion lance l’#insurrection pour le climat
    https://reporterre.net/En-Angleterre-le-mouvement-Extinction-Rebellion-lance-l-insurrection-pou

    En lançant le mouvement Extinction Rebellion, des activistes anglais s’engagent avec détermination dans la lutte contre le changement climatique et la disparition des espèces, raconte notre chroniqueuse. Alors que le changement est possible et urgent, disent-ils, les politiques ne font rien. Aux citoyens de reprendre la main en se soulevant pour inverser le rapport de force.