• #Russie : #Arctique, la nouvelle frontière

    La fonte de la #banquise et le dégel des terres offrent des perspectives de navigation permanente sur l’océan Arctique, dernière grande réserve mondiale d’hydrocarbures. La région attise les convoitises territoriales des grandes compagnies pétrolières et des Etats riverains, - le Groenland, les Etats-Unis, la Norvège - quitte à se disputer le tracé des frontières…

    La Russie montre sa toute puissance militaire pour exploiter un sous-sol riche en hydrocarbures et minerais rares. Construction de ports maritimes en eau profonde, développement d’énormes complexes destinés à l’exploitation et au transport du gaz naturel et de pétrole. Éternels oubliés des enjeux environnementaux et géostratégiques, les peuples indigènes voient leurs conditions de vie totalement bouleversées par cette conquête de l’Arctique. Voyage entre un ancien monde préservé et un nouveau monde industriel en train d’émerger.

    https://www.arte.tv/fr/videos/086954-000-A/russie-arctique-la-nouvelle-frontiere
    #film
    #film_documentaire #géographie_politique

    #transport_maritime #Russie #pétrole #énergie #Sibérie #gaz #minerai #extractivisme #cobalt #nickel #passage_du_Nord-Est #changement_climatique #climat #Baie_d'Huston #hydrocarbures #Yamal #Total #Novatec #Chine #ports #Christophe_de_Margerie #infrastructures #aéroports #investissements #conquête_territoriale #conquête_économique #peuples_autochtones #Nénètses #Nenets #terre #sédentarisation #nomadisme #armée #présence_militaire #force_spéciale_arctique #marine_militaire #militarisation_de_l'arctique #bases_navales #Grand_Nord #économie_polaire #USA #Etats-Unis #Alaska #ressources #Canada #Norvège #OTAN #tourisme #Groenland #croisières #tourisme_de_masse #tourisme

    ping @reka @simplicissimus

  • #Mongolie, Oyu Tolgoï, plus grosse mine du pays et dont le développement fournit un feuilleton depuis de nombreuses années : après un an de vacance du poste, un nouveau directeur vient d’être nommé.
    Ses fonctions antérieures, chargé des relations avec les gouvernements locaux (Papouasie-Nouvelle-Guinée, Kazakhstan, Turkmenistan, Azerbaïdjan) laissent augurer une nouvelle saison riche en épisodes…

    Rio Tinto appoints new country manager for Mongolia
    https://theubposts.com

    Anglo-Australian mining giant Rio Tinto has hired Daniel Worrall, a British oil executive with extensive experience in the developing world, to lead its mission in Mongolia.

    The former ExxonMobil, Shell and Total executive will serve as chief executive and country director for Mongolia where the mining company’s most important growth asset – Oyu Tolgoi copper, gold and silver mine – lies. Through its 51-percent-owned Turquoise Hill Resources, Rio currently holds 66 percent stake in Oyu Tolgoi, one of the world’s largest known copper and gold deposits, located in the Gobi region of Mongolia.

    The position had been vacant for almost a year since former Chief Executive and Country Director for Mongolia D.Munkhtushig stepped down.

    Worrall has spent the past decade with Exxon, and between 2014 and 2017 was part of the oil giant’s government relations team in Papua New Guinea, overseeing the start of the massive PNG LNG gas project. Prior to that, he was responsible for government and stakeholder relations across Kazakhstan, Turkmenistan and Azerbaijan for Royal Dutch Shell and Total.

    Along with the new appointment, Rio announced that Oyu Tolgoi LLC’s 2010-2019 in-country spending exceeded 10 billion USD with procurement from Mongolian companies accounting for 76 percent, taxes and social insurance premium accounting for 18 percent, and wages making up six percent of the spending.

  • Le gaspillage augmente, l’économie circulaire recule
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/transitions-ecologiques/le-gaspillage-augmente-l-economie-circulaire-recule-837840.html


    L’extraction de matières premières notamment ne cesse de croître.
    Crédits : Reuters

    En 2017, les ressources consommées par l’économie mondiale ont encore grimpé, dénonce l’ONG Circle Economy dans un rapport présenté à Davos. Leur taux de réutilisation a en revanche reculé.

    L’économie mondiale est de plus en plus gourmande en ressources, mais de moins en moins circulaire. Le 21 janvier, au Forum économique mondial de Davos, l’ONG Circle Economy a lancé le cri d’alarme. En 2017, 100,6 milliards de tonnes de minéraux, combustibles fossiles, métaux et biomasse ont été utilisés. Mais seulement 8,6% ont été réutilisés, détaille la troisième édition du rapport annuel de l’organisation, le « Circular Gap report ». En 2015, cette proportion s’élevait à 9,1%.

    L’extraction de matières a plus que triplé depuis 1970
    Ce recul est surtout dû à l’extraction de matières premières, qui ne cesse de croître. Entre 1970 et 2017, elle a plus que triplé, progressant de 26,7 à 92 milliards de tonnes. Depuis 2015, elle a augmenté de 9%. Or, la réutilisation de ces ressources n’augmente pas aussi vite : entre 2015 et 2017, elle n’a crû que de 3%, en passant de 8,4 à 8,65 milliards de tonnes.

    La majorité (52,6 milliards de tonnes) des matériaux consommés annuellement au monde sont en effet utilisés pour des produits (énergie ou biens de consommation) qui atteignent leur fin de vie en une année, note le rapport. 42% sont ensuite dispersées dans la nature, 28% sont rejetées sous forme de gaz à effet de serre et 30% deviennent des déchets. 48 milliards de tonnes de matériaux sont en outre stockées sous la forme de bâtiments, infrastructures et biens d’équipement : de plus en plus chaque année, en raison de l’augmentation de la population mondiale.

    #tout_va_bien #extractivisme

  • Les activités industrielles causent de plus en plus de séismes
    https://reporterre.net/Les-activites-industrielles-causent-de-plus-en-plus-de-seismes

    Fin 2019, un tremblement de terre a secoué le village du Teil (Ardèche). Phénomène naturel ou causé par la carrière de calcaire du groupe Laffarge, toute proche ? Mines, barrages, exploitations de gaz de schiste... Depuis plus d’un siècle, les activités humaines sont responsables de séismes, toujours plus nombreux. Source : Reporterre

  • China stealing soil from different parts of the Philippines
    https://www.manilalivewire.com/2015/10/china-stealing-soil-from-different-parts-of-the-philippines

    China is not only stealing and occupying Philippine Territories at the West Philippine Sea or Spratly islands but at the same time, they also stealing massive quantities of soil from different parts of the Philippines for both mining and island-building purposes.

    C’est dans la presse philippine et je ne trouve pas de meilleure source.
    #sol #Chine #extractivisme #Philippines

    https://www.facebook.com/buboylamigo/posts/1048506611849439
    https://www.elitereaders.com/china-steals-soil-from-philippines

  • « Les mines de charbon australiennes nourrissent les incendies »
    https://usbeketrica.com/article/face-aux-incendies-l-australie-persiste-a-soutenir-le-charbon

    L’Australie a approuvé, à l’été 2019, le « Carmichael coal mine project » du conglomérat indien Adani, un projet de mine sur l’une des plus grandes réserves du monde, jusqu’ici restée vierge. Le plan d’exploitation s’étale sur 60 ans et prévoit l’extraction de 2,3 milliards de tonnes de charbon, l’équivalent de 700 millions de tonnes de CO2 rejetées dans l’atmosphère chaque année. Combattu par les défenseurs de l’environnement depuis sa proposition initiale en 2010, le projet avait bénéficié du soutien de Scott Morrison pendant la dernière élection présidentielle.

    Visiblement dépassé par les actions pour la défense du climat qui se sont multipliées ces derniers mois dans tout le pays, le chef de l’État a depuis choisi de répondre… par la menace sécuritaire. En novembre dernier, lors d’une conférence rassemblant des professionnels du secteur minier, le leader conservateur a annoncé que son gouvernement comptait rendre « illégaux » les boycotts visant à pousser les entreprises à ne pas conclure d’accord avec l’industrie minière. « Nous travaillons pour identifier les mécanismes qui permettront de rendre illégales ces pratiques égoïstes qui menacent les conditions de vie des Australiens », avait-il alors déclaré. C’est une toute autre menace qui pèse aujourd’hui sur les « conditions de vie » des 25 millions d’Australiens.

    #climat #Australie #environnement #incendies

  • Incendies : en Australie, le « monstre » est hors de contrôle
    3 janvier 2020 / Gaspard d’Allens (Reporterre)
    https://reporterre.net/Incendies-en-Australie-le-monstre-est-hors-de-controle

    Depuis quatre mois, l’Australie lutte contre les pires incendies de son histoire, accentués par le dérèglement climatique. Près de 55.000 kilomètres carrés de terres ont brûlé. Les dommages humains et écologiques sont colossaux. Pourtant, le Premier ministre n’envisage nullement de renoncer au charbon, dont le pays est un gros producteur.
    (...)
    Interrogé par la chaîne australienne ABC, Rob Rogers, le commissionnaire adjoint au Rural Fire Service (RFS), a reconnu une forme d’impuissance : « Même 10.000 pompiers sur le terrain ne pourraient pas éteindre ces feux. Nous ne sommes plus capables de les contenir. Nous devons juste nous assurer qu’il n’y ait plus personne sur leur chemin. »
    (...)
    Alors que le mécontentement grandit dans l’opinion publique, Scott Morisson a dû écourter ses vacances de Noël à Honolulu, à Hawaï. Son inaction climatique est vilipendée. Le 19 décembre, à Sydney, des milliers de manifestants ont défilé sous les nuages de l’incendie pour réclamer l’arrêt de l’utilisation du charbon. En septembre, dans tout le pays, ils étaient plus de 250.000 à manifester.

    La fronde monte mais Scott Morisson ne bouge pas d’un iota. Si cet évangéliste bénit l’action des pompiers, à majorité volontaire, il continue de favoriser l’implantation d’industries minières, très polluantes et émettrices de CO2, près de la barrière de corail. « Nous n’allons pas nous engager dans des objectifs irresponsables, destructeurs d’emploi et nuisibles pour l’économie », a-t-il répété sur les chaînes d’info nationales. « Je ne vais pas rayer de la carte l’emploi de milliers d’Australiens en m’éloignant des secteurs traditionnels. »(...)

    #Australie

  • Finlande : le peuple des Samis se bat contre une ligne ferroviaire vers l’Arctique
    https://reporterre.net/Finlande-le-peuple-des-Samis-se-bat-contre-une-ligne-ferroviaire-vers-l

    Les Samis sont inquiets. Une ligne ferroviaire pour relier la Finlande à l’océan via la Norvège est dans les cartons... De quoi entraver la libre circulation des rennes, dont l’élevage est crucial pour cette population indigène, et faciliter la création de nouvelles exploitations minières.


    #Samis #élevage #nomadisme #énergies_fossiles #extraction

    • C’est le texte le plus dérangeant et puissant que j’aie lu de la semaine, notamment parce que ça nous dit où en est le capitalisme vis-à-vis de l’exploitation de la nature : c’est toujours open bar, la course à l’innovation technique mais en version pseudo-verte.

      Many people imagine the seabed to be a vast expanse of sand, but it’s a jagged and dynamic landscape with as much variation as any place onshore. Mountains surge from underwater plains, canyons slice miles deep, hot springs billow through fissures in rock, and streams of heavy brine ooze down hillsides, pooling into undersea lakes.

      At full capacity, these companies expect to dredge thousands of square miles a year. Their collection vehicles will creep across the bottom in systematic rows, scraping through the top five inches of the ocean floor. Ships above will draw thousands of pounds of sediment through a hose to the surface, remove the metallic objects, known as polymetallic nodules, and then flush the rest back into the water. Some of that slurry will contain toxins such as mercury and lead, which could poison the surrounding ocean for hundreds of miles. The rest will drift in the current until it settles in nearby ecosystems. An early study by the Royal Swedish Academy of Sciences predicted that each mining ship will release about 2 million cubic feet of discharge every day, enough to fill a freight train that is 16 miles long. The authors called this “a conservative estimate,” since other projections had been three times as high. By any measure, they concluded, “a very large area will be blanketed by sediment to such an extent that many animals will not be able to cope with the impact and whole communities will be severely affected by the loss of individuals and species.”

      Scientists divide the ocean into five layers of depth. Closest to the surface is the “sunlight zone,” where plants thrive; then comes the “twilight zone,” where darkness falls; next is the “midnight zone,” where some creatures generate their own light; and then there’s a frozen flatland known simply as “the abyss.” Oceanographers have visited these layers in submersible vehicles for half a century, but the final layer is difficult to reach. It is known as the “hadal zone,” in reference to Hades, the ancient Greek god of the underworld, and it includes any water that is at least 6,000 meters below the surface—or, in a more Vernian formulation, that is 20,000 feet under the sea. Because the hadal zone is so deep, it is usually associated with ocean trenches, but several deepwater plains have sections that cross into hadal depth.

      The ISA has issued more mining licenses for nodules than for any other seabed deposit. Most of these licenses authorize contractors to exploit a single deepwater plain. Known as the Clarion-Clipperton Zone, or CCZ, it extends across 1.7 million square miles between Hawaii and Mexico—wider than the continental United States. When the Mining Code is approved, more than a dozen companies will accelerate their explorations in the CCZ to industrial-scale extraction. Their ships and robots will use vacuum hoses to suck nodules and sediment from the seafloor, extracting the metal and dumping the rest into the water. How many ecosystems will be covered by that sediment is impossible to predict. Ocean currents fluctuate regularly in speed and direction, so identical plumes of slurry will travel different distances, in different directions, on different days. The impact of a sediment plume also depends on how it is released. Slurry that is dumped near the surface will drift farther than slurry pumped back to the bottom. The circulating draft of the Mining Code does not specify a depth of discharge. The ISA has adopted an estimate that sediment dumped near the surface will travel no more than 62 miles from the point of release, but many experts believe the slurry could travel farther. A recent survey of academic research compiled by Greenpeace concluded that mining waste “could travel hundreds or even thousands of kilometers.”

      https://storage.googleapis.com/planet4-international-stateless/2019/06/f223a588-in-deep-water-greenpeace-deep-sea-mining-2019.pdf

      Building a vehicle to function at 36,000 feet, under 2 million pounds of pressure per square foot, is a task of interstellar-type engineering. It’s a good deal more rigorous than, say, bolting together a rover to skitter across Mars. Picture the schematic of an iPhone case that can be smashed with a sledgehammer more or less constantly, from every angle at once, without a trace of damage, and you’re in the ballpark—or just consider the fact that more people have walked on the moon than have reached the bottom of the Mariana Trench, the deepest place on Earth.

      While scientists struggle to reach the deep ocean, human impact has already gotten there. Most of us are familiar with the menu of damages to coastal water: overfishing, oil spills, and pollution, to name a few. What can be lost in the discussion of these issues is how they reverberate far beneath.

      Maybe the greatest alarm in recent years has followed the discovery of plastic floating in the ocean. Scientists estimate that 17 billion pounds of polymer are flushed into the ocean each year, and substantially more of it collects on the bottom than on the surface. Just as a bottle that falls from a picnic table will roll downhill to a gulch, trash on the seafloor gradually makes its way toward deepwater plains and hadal trenches. After his expedition to the trenches, Victor Vescovo returned with the news that garbage had beaten him there. He found a plastic bag at the bottom of one trench, a beverage can in another, and when he reached the deepest point in the Mariana, he watched an object with a large S on the side float past his window. Trash of all sorts is collecting in the hadal—Spam tins, Budweiser cans, rubber gloves, even a mannequin head.

      Scientists are just beginning to understand the impact of trash on aquatic life.

      https://marinedebris.noaa.gov/info/patch.html

      Microbes that flourish on plastic have ballooned in number, replacing other species as their population explodes in a polymer ocean.

      If it seems trivial to worry about the population statistics of bacteria in the ocean, you may be interested to know that ocean microbes are essential to human and planetary health. About a third of the carbon dioxide generated on land is absorbed by underwater organisms, including one species that was just discovered in the CCZ in 2018. The researchers who found that bacterium have no idea how it removes carbon from the environment, but their findings show that it may account for up to 10 percent of the volume that is sequestered by oceans every year.

      “There are more than a million microbes per milliliter of seawater,” he said, “so the chance of finding new antibiotics in the marine environment is high.” McCarthy agreed. “The next great drug may be hidden somewhere deep in the water,” he said. “We need to get to the deep-sea organisms, because they’re making compounds that we’ve never seen before. We may find drugs that could be used to treat gout, or rheumatoid arthritis, or all kinds of other conditions.”

      Marine biologists have never conducted a comprehensive survey of microbes in the hadal trenches. The conventional tools of water sampling cannot function at extreme depth, and engineers are just beginning to develop tools that can. Microbial studies of the deepwater plains are slightly further along—and scientists have recently discovered that the CCZ is unusually flush with life.

      Venter has been accused of trying to privatize the human genome, and many of his critics believe his effort to create new organisms is akin to playing God. He clearly doesn’t have an aversion to profit-driven science, and he’s not afraid to mess with nature—yet when I asked him about the prospect of mining in deep water, he flared with alarm. “We should be very careful about mining in the ocean,” he said. “These companies should be doing rigorous microbial surveys before they do anything else. We only know a fraction of the microbes down there, and it’s a terrible idea to screw with them before we know what they are and what they do.”

      As a group, they have sought to position DeepGreen as a company whose primary interest in mining the ocean is saving the planet. They have produced a series of lavish brochures to explain the need for a new source of battery metals, and Gerard Barron, the CEO, speaks with animated fervor about the virtues of nodule extraction.

      His case for seabed mining is straightforward. Barron believes that the world will not survive if we continue burning fossil fuels, and the transition to other forms of power will require a massive increase in battery production. He points to electric cars: the batteries for a single vehicle require 187 pounds of copper, 123 pounds of nickel, and 15 pounds each of manganese and cobalt. On a planet with 1 billion cars, the conversion to electric vehicles would require several times more metal than all existing land-based supplies—and harvesting that metal from existing sources already takes a human toll.

      L’enfer sur Terre, que cette histoire de seabed mining puisse être considérée comme écolo, de même qu’un milliard de bagnoles « vertes » !

      Mining companies may promise to extract seabed metal with minimal damage to the surrounding environment, but to believe this requires faith. It collides with the force of human history, the law of unintended consequences, and the inevitability of mistakes. I wanted to understand from Michael Lodge how a UN agency had made the choice to accept that risk.

      “Why is it necessary to mine the ocean?” I asked him.

      He paused for a moment, furrowing his brow. “I don’t know why you use the word necessary,” he said. “Why is it ‘necessary’ to mine anywhere? You mine where you find metal.”

      #extractivisme #extractivisme_marin #mer #océan #eau #mine #capitalisme_vert #tourisme_de_l'extrême par nos amis les #milliardaires #biologie_de_synthèse aussi #microbes #antibiotiques et un gros #beurk

  • To Boost Prosperity, We Must Shrink the Financial Sector | Time
    https://time.com/5740415/prosperity-financial-sector

    “Finance” has two interconnected parts. First, the financial sector itself: banks and insurance firms, along with more esoteric, less regulated players: hedge funds, private equity firms, exchange traded funds, and many more. The second part involves the penetration of financial tools, techniques, motives and institutions into the non-financial economy, from manufacturing to agriculture to tourism.

    I first grasped the idea that more finance can make us poorer while spending years living and writing about oil-rich countries in west Africa, which have suffered a so-called “Resource Curse”. It’s not just that the elites steal the oil money (though there is plenty of that): in many cases their oil wealth seems to have actually impoverished their citizens. It was certainly true when I lived in Angola in the 1990s, amid an oil- and diamond-fueled civil war.

    [...]

    There are also big differences between finance and oil, of course. One involves that penetration of finance into other economic sectors that I described: academics call it ‘financialization.’ Its techniques include loading up real companies with debt to boost immediate returns, using tax havens to dodge taxes or regulations, corporations buying their own stock to goose short-term financial returns (and executives’ stock options), or amassing monopoly powers to extract wealth from consumers, workers and suppliers, and delivering them up to shareholders. Instead of drilling for oil in the ground, they are drilling into main street businesses and into our pockets. This isn’t supporting wealth creation, it’s wealth extraction.

    #extractivisme #finance

  • Ghost ships, crop circles, and soft gold: A GPS mystery in Shanghai - MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/s/614689/ghost-ships-crop-circles-and-soft-gold-a-gps-mystery-in-shanghai

    A sophisticated new electronic warfare system is being used at the world’s busiest port. But is it sand thieves or the Chinese state behind it?

    cc @simplicissimus

  • How Russia Meddles Abroad for Profit: Cash, Trolls and a Cult Leader - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/11/11/world/africa/russia-madagascar-election.html?smtyp=cur&smid=tw-nytimes

    ANTANANARIVO, Madagascar — The Russians were hard to miss. They appeared suddenly last year in Madagascar’s traffic-snarled capital, carrying backpacks stuffed with cash and campaign swag decorated with the name of Madagascar’s president.

    It was one of Russia’s most overt attempts at election interference to date. Working from their headquarters in a resort hotel, the Russians published their own newspaper in the local language and hired students to write fawning articles about the president to help him win another term. Skirting electoral laws, they bought airtime on television stations and blanketed the country with billboards.

    They paid young people to attend rallies and journalists to cover them. They showed up with armed bodyguards at campaign offices to bribe challengers to drop out of the race to clear their candidate’s path.

    At Madagascar’s election commission, officials were alarmed.

    In some vital ways, the Madagascar operation mimicked the one in the United States. There was a disinformation campaign on social media and an attempt to bolster so-called spoiler candidates. The Russians even recruited an apocalyptic cult leader in a strategy to split the opposition vote and sink its chances.

    “What surprised me is that it was the Russians who came over to my house without me contacting them,” said the cult leader, known as Pastor Mailhol. “They said, ‘If you ever need money, we are going to pay all the expenses.’”

    But while Russia’s efforts in the United States fit Moscow’s campaign to upend Western democracy and rattle Mr. Putin’s geopolitical rivals, the undertaking in Madagascar often seemed to have a much simpler objective: profit.

    Before the election, a Russian company that local officials and foreign diplomats say is controlled by Mr. Prigozhin acquired a major stake in a government-run company that mines #chromium, a mineral valued for its use in stainless steel. The acquisition set off protests by workers complaining of unpaid wages, canceled benefits and foreign intrusion into a sector that had been a source of national pride for #Madagascar.

    #extractivisme #privatisation #Russie #Afrique

  • Ecoféminisme, 1er volet : Défendre nos territoires (21)

    « Respecter la #vie dans toute sa diversité, c’est ça pour moi l’écoféminisme »

    Comment articuler féminisme et #écologie ? Quel rapport entre la destruction de la planète et les violences faites aux #femmes ? Entre l’énergie nucléaire et le féminisme ? Entre les grands chantiers extractivistes en Amérique latine et les corps des femmes ? Entre les semences et le genre ? Entre le retour à la terre et le patriarcat ? Entre le véganisme et les droits des femmes ? Et pourquoi tout cela nous amène à parler de maternité, de spiritualité, de rapport au travail, de sorcières, de décolonisation et d’anticapitalisme...
    Ce premier épisode d’une série d’Un podcast à soi consacrée aux écoféminismes tente de répondre à ces questions. Avec les paroles de #Vandana_Shiva, militante écologiste et féministe indienne, d’#Emilie_Hache, autrice de Reclaim, d’#Isabelle_Cambourakis, directrice de la collection Sorcières. Ainsi que les voix du collectif « Les bombes atomiques » réuni, fin septembre, pour une #marche en non mixité choisie contre l’enfouissement de déchets radioactifs à #Bure, dans l’est de la France.


    https://www.arteradio.com/son/61662635/ecofeminisme_1er_volet_defendre_nos_territoires_21
    #écoféminisme #audio #éco-féminisme #féminisme #non-mixité #nucléaire #colonialisme #travail #nature #patriarcat #Chipko #agriculture #économie_mortifère #extractivisme #biodiversité #semences #diversité #inégalités #hiérarchie #racisme #écologie #mothering #égalité #partage
    signalé par @isskein

    • Ecoféminisme, 2ème volet : Retrouver la terre

      « J’avais envie d’expérimenter, dans mon #corps, ce que c’était que vivre »

      Elles ont construit des cabanes et réparé des tracteurs seules, entre femmes. Elles ont appris à reconnaitre les plantes, à cultiver des légumes, à élever des chèvres. Elles ont vécu en pleine nature, sans eau ni électricité, pendant des années. A l’inverse d’autres féministes qui revendiquaient de se libérer d’un corps aliénant, et d’une nature à laquelle on les avait associée depuis toujours (contrairement aux hommes, associés à la culture), elles voulaient retrouver la #terre, se reconnecter avec leur corps, le connaitre, et s’en servir comme force.

      Mutsie, Mayana, Xai racontent dans cet épisode comment, dans les années 70, dans le sillage du mouvement de retour à la terre, elles ont participé à la création de communautés en #non_mixité : des terres de femmes. En France, une dizaine de terre de femmes a existé et de nombreuses autres en Europe, en Australie, et aux Etats Unis. Beaucoup étaient portés par des femmes lesbiennes qui souhaitaient vivre leur #sexualité librement. Elles revendiquaient aussi l’idée d’#autonomie et d’#autosuffisance. Et aspiraient à se reconnecter avec l’ensemble du monde vivant, dont les animaux.

      Certaines terres ont disparu, d’autres existent encore, comme celle où je vous emmène aujourd’hui.

      À la rencontre, aussi de Celeste, Emmanuelle et Laure, arrivées plus récemment, qui nous racontent à quel point des lieux comme celui-ci , à l’écart du monde capitaliste et patriarcal, sont essentiels. Pour se retrouver, se ressourcer, se re découvrir.

      Leurs paroles donnent à entendre et comprendre de nombreuses facette du mouvement Ecoféminisme, entre reconnexion à la #nature et au corps, redéfinition et revalorisation du #travail_domestique, réappropriation des #émotions, #spiritualité, et articulation avec les questions de #classe, de #race et de #genre.

      https://www.arteradio.com/son/61662820/ecofeminisme_2eme_volet_retrouver_la_terre_22

      #décolonial #lutte_décoloniale

    • Expliquez-moi l’écoféminisme

      L’écoféminisme est très peu connu en France. Pourtant, les préoccupations qui ont animé les écoféministes il y a un peu plus de trente ans sont toujours d’actualité aujourd’hui : la peur de léguer aux générations futures un monde en ruines, d’arriver à un point de non-retour dans la dégradation de l’environnement, de tomber malade à cause des pollutions… En quelques mots : de détruire la planète et les espèces qui y habitent.

      Dans cet article, nous vous proposons de découvrir comment, face à un avenir sombre, les écoféministes ont repensé leur(s) rapport(s) à la nature et quels messages d’espoir iels nous ont transmis. Beaucoup de textes cités proviennent de l’anthologie Reclaim ! Recueil de textes écoféministes coordonnée par Émilie Hache, aux éditions Cambourakis.


      https://simonae.fr/militantisme/les-indispensables/expliquez-ecofeminisme

    • Écologie et Féminisme - Révolution ou mutation ?

      L’auteure, qui est à l’initiative de la notion d’écoféminisme, ce nouveau concept opère la synthèse entre l’idée d’une double #exploitation : celle de la nature par l’homme et celle de la femme par l’homme. Dans cet ouvrage initialement paru en 1978, mais d’une actualité brûlante, l’auteure remet radicalement en question la notion de #croissance_économique et démographique, dénonçant le capitalisme comme stade ultime du patriarcat. La #surpopulation et l’#épuisement des ressources illustrent l’« #illimitisme » caractéristique de ce qu’elle nomme le « #système_mâle », et elle est l’une des premières à affirmer qu’il faut préserver ce qui reste encore de l’environnement, sous peine de mort. Dans ce combat universel, les femmes, fortes de leur longue expérience d’exploitation, ont un rôle déterminant à jouer.

      https://libre-solidaire.fr/Ecologie-et-Feminisme-Revolution-ou-mutation
      #livre

    • À Bure, l’écoféminisme renouvelle la lutte antinucléaire
      https://reporterre.net/local/cache-vignettes/L720xH480

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      Samedi 21 septembre, pour la première fois en France, plus de 450 femmes, trans, queer, personnes non-binaires ont marché contre le nucléaire, à Bure, malgré l’extrême difficulté à manifester dans la zone. Une action réussie qui pourrait redonner un souffle à la lutte contre Cigéo.

      La cloche de l’église de Montiers·sur·Saulx vient à peine de sonner 8 heures, mais déjà une petite foule se serre autour d’une table où fument des carafes de café et de tisane. Les rubans colorés d’un attrape-rêve volent dans la brise matinale. Autour des tartines de pain et confitures maison, des femmes discutent, ainsi que plusieurs personnes transgenres, non-binaires et intersexes [1]…. Mais point d’hommes cisgenres (des hommes en accord avec le genre – masculin – qui leur a été assigné à la naissance). Ces 21 et 22 septembre, ce petit coin de Meuse, à quelques kilomètres de Bure, accueille un rassemblement original — antinucléaire et féministe, en non-mixité [2] — inédit par son ampleur : des centaines de personnes ont afflué des quatre coins de la France.

      « Un objectif fondamental de ce rassemblement est de créer un espace inclusif, qui vise à ne pas reproduire les systèmes de domination dans lesquels nous sommes toustes impliqué·e·s », explique le petit livret imprimé pour l’occasion et distribué aux arrivant·e·s. Le fascicule propose également des « outils pratiques sur la transinclusivité », pour l’intégration des personnes trans, et indique les lieux et activités accessibles aux personnes à mobilité réduite. « Dans les milieux écolos et antinucléaires, la priorité va à l’urgence écologique, et les rapports d’oppression passent souvent au second plan », regrette Carie, sa chevelure ornée d’un serre-tête à grandes plumes. Avec d’autres, Carie propose d’être « une oreille » attentive : « Si une personne a un problème, qu’elle ne se sent pas bien, nous sommes là pour l’écouter, pour chercher et proposer des solutions ou des médiations, précise-t-iel [3]. Car même dans un espace ‘safe’ comme celui là, il peut y avoir des comportements ou des propos sexistes, racistes, transphobes ».

      Assise sous des fanions chamarrés, Juliette observe en souriant l’assemblée fourmillante : « il y a plein de nouvelles têtes, des gens que l’on n’avait jamais vu à Bure, se réjouit la militante, impliquée dans la lutte contre le projet d’enfouissement des déchets radioactifs, alias Cigéo. Des féministes et des personnes qui ne seraient pas venues pour une simple manif anti-nucléaire débarquent là pour la première fois, c’est inédit ». La répression, féroce, et l’image d’un combat « de papys blancs », comme nous l’ont expliqué des organisatrices du week-end, constituaient une barrière difficile à franchir pour beaucoup. A l’inverse, l’intitulé du rassemblement a pu décourager de venir certaines femmes, notamment des « historiques » de la lutte anti-Cigéo, estime Juliette ; « antinucléaire et féministe, ça peut paraître très précis, sectoriel et donc excluant. Alors que c’est l’inverse, il s’agit de construire des ponts ! »

      Car entre écologie et féminisme, les liens sont multiples, reconnaissent la majorité des personnes rencontrées sur ce camp, à l’instar de Coline : « C’est le même système, la même logique, qui entraîne l’appropriation des corps des femmes et celle des ressources naturelles », dit la réalisatrice, qui a tourné un documentaire à ce propos en Amérique latine. Avec elle, une bonne soixantaine de participant·e·s se sont réunies ce samedi matin pour discuter de ce terme intriguant d’ « écoféminisme ». Au milieu d’une assemblée absorbée, une enceinte crachote une interview enregistrée de la philosophe Émilie Hache, spécialiste du sujet. « Dans les années 1980 aux États-Unis, les premières écoféministes ont fait le lien entre le nucléaire et les violences faites aux femmes, en montrant qu’il s’agit d’une même culture mâle guerrière qui entretient un rapport destructeur à la nature et contre les femmes », rappelle la chercheuse. Une culture dualiste, qui sépare la nature de la culture, le corps de l’esprit, les femmes des hommes, « toujours en posant que l’un est supérieur à l’autre ». Ainsi, particulièrement depuis l’avènement du capitalisme, « les femmes ont été dévalorisées en étant naturalisées, et l’exploitation du vivant a été justifiée par une féminisation de la nature », précise Émilie Hache. L’écoféminisme propose donc une réappropriation [le terme anglais de « reclaim » est plus juste] de son corps, des activités et des valeurs (dé)considérées comme « féminines » telles le soin, ou le « care » en anglais, ainsi qu’une réinvention des liens avec la nature.

      « Je trouve ça un peu enfermant de ramener les femmes au soin et au care », s’interroge une auditrice, une fois l’écoute achevée. Quelques têtes acquiescent, des mains se secouent en signe d’assentiment. Après un instant de silence collectif, une autre reprend : « C’est enfermant si on se retrouve à nouveau coincées dans ‘le rôle de la femme’. Mais il s’agit aussi de se réapproprier des savoirs, des pratiques, et des compétences, de s’autonomiser du système capitaliste et de l’État ».

      Un peu plus loin dans un champ d’herbes sèches, un groupe s’initie à l’auto-défense, muni de gants et de boucliers en mousse. En petits cercles, iels se bousculent et se frappent, mêlant cris et rires, sous le regard d’Elo. « Il s’agit d’accepter sa peur d’être frappée et de frapper, d’intégrer son propre corps, pour apprendre à se défendre en fonction de soi-même, de ses limites, de ses capacités », explique la formatrice, qui mélange plusieurs arts martiaux asiatiques dans ses cours. Comme beaucoup d’autres sur ce camp, elle évolue plutôt dans les milieux féministes et queer de Paris, et se trouve pour la première fois à Bure. « Mais ça fait sens d’être là, explique-t-elle. La crise écologique et les violences de genre viennent du même problème, le système capitaliste et patriarcal ». Et à même cause, même réponse : « L’autonomie et la défense collective ».

      Peu après 11 heures, dans la grande salle des fêtes pleine à craquer, quatre Bombes atomiques, nom du collectif à l’initiative du rassemblement, présentent le point d’orgue de la journée : la « marche bruyante contre Labo minable ». « Le contexte particulier de Bure nous demande de suivre quelques principes pour assurer notre sécurité et que cette marche soit inclusive pour tous et toutes », expliquent-elles, le visage dissimulé derrière des masques. Une feuille distribuée en préambule rappelle qu’ici, « l’état d’exception règne dans le but d’étouffer toute résistance à la poubelle nucléaire, le territoire est militarisé, la surveillance généralisée (…) le droit de manifestation a été littéralement confisqué. » Ainsi, la marche n’a pas été déclarée, et les organisatrices ne donnent aucune précision quant à son tracé et sa destination.

      Après une rapide – mais gargantuesque – galette végane, les quelques 450 personnes présentes se répartissent dans des voitures pour se rendre au départ de la marche. Les consignes sont précises : il faut rester en queue, « pare-choc contre pare-choc », « afin d’éviter que les flics ne nous divisent pendant le trajet », et « refuser tout contrôle, en expliquant que ‘nous sommes des bombes atomiques et nous allons nous promener en forêt’ ». Lentement, le convoi se met en route, dans un vacarme festif de klaxons, à travers le village puis au milieu d’une forêt parée des premières couleurs d’automne. Un petit guide fourni à chaque véhicule décrit au fur et à mesure du trajet « la présence violente de l’industrie nucléaire sur ce bout de territoire » : le collège fermé de Montiers-sur-Saulx malgré les promesses de l’Andra (l’agence nationale des déchets radioactifs, porteuse du projet Cigéo), les bois et les terres agricoles rachetées par la même agence, le bâtiment du Commissariat à l’énergie atomique, destiné à l’origine à un projet de diesel de synthèse, la voie ferrée abandonnée mais bientôt, peut-être, réhabilitée pour acheminer les déchets radioactifs…

      Au bout d’une heure de lente circulation entre plaines céréalières et bosquets, les 85 autos du cortège s’immobilisent dans un champ, formant une longue chenille sur pneus. Dans le ciel, trois hélicoptères vrombissent, alors qu’au loin, des camions de gendarmes soulèvent la poussière du chemin forestier. Sans attendre, les manifestant·e·s déguisées déplient une banderole indiquant en lettres capitales « Vous n’enfouirez pas nos colères féministes », déploient un grand « radio chat » bleu, animal radioactif symbole du week-end, puis se mettent en marche vers la forêt. Venu·e·s de Liège, de Toulouse et de Grenoble avec leur carnet de chants, une bande de joyeuses drilles enchaînent les chansons féministes, de la « Mal mariée », aux « Penn grévistes ».

      Chapeaux pointus et masques à paillettes, certain·e·s arborent des parures délurés tandis que d’autres, profitant d’un soleil brûlant, préfèrent avancer seins nus. Au fur et à mesure qu’un groupe de gardes mobiles se rapproche, la futaie résonne de hurlements lupins et de slogans choisis, tels « plus de caresses, moins de CRS ». « On est là pour vous empêcher de vous approcher du laboratoire de l’Andra », annonce bientôt un homme en uniforme. « On veut marcher sur les traces de Jeanne d’Arc », réplique-t-on, en référence au nom du chemin de randonnée sur lequel le défilé se déroule [il s’agit du GR703, dit GR Jeanne d’Arc, NDLR]. Après quelques minutes de discussion, les gendarmes laissent repartir la troupe, et se replient à une centaine de mètres.

      « C’est un des week-ends les plus dépaysants de ma vie, dit Catherine, venue de Franche-Comté, pour la première fois à Bure. Je ne vois pas forcément le lien entre écologie et féminisme, mais c’est surprenant et fort de se retrouver entre femmes ». A ses côtés, sa fille, arrivée la veille de Bruxelles, est tout sourire : « Dans d’autres événements militants, les hommes prennent vite beaucoup de place, raconte-t-elle. Ils parlent plus fort, enchaînent plus vite, savent comment avoir le dernier mot, alors qu’entre femmes, j’ai l’impression qu’on fait attention à ce que chacun et chacune ait sa place ». Pour cette Belge d’adoption, « la non-mixité permet de donner un espace-temps où l’on est sûre de ne pas être emmerdée, et ainsi de nous ouvrir à d’autres pratiques, à d’autres horizons ». Un peu plus loin, Marie-José, 65 années dont un certain nombre à lutter contre le nucléaire, exprime elle aussi son « plaisir d’être entre nous », « de ne pas être contraintes, reprises par les hommes comme c’est le cas au quotidien ». « En tant que femme dans les milieux militants, on est vite la petite main, ou la ‘copine de’ tel, ou encore celle qui prend soin, qui écoute », ajoute Camomille, qui a vécu à Notre-Dame-des-Landes et à Bure.

      C’est là que les pratiques féministes peuvent renouveler la lutte antinucléaire, d’après Lune, membre du collectif Radiaction : « À Bure, la répression est très forte, le combat est dur, il faut donc un collectif militant qui ne s’affaiblit pas de lui-même sur des logiques d’oppression, dit-elle. Il y a déjà beaucoup à faire quand on s’attaque au nucléaire, il ne faut pas que le groupe se fissure sur des violences sexistes ». Pour la militante, « c’est important que le milieu dans lequel on lutte ne reproduise pas certains aspects du système contre lequel on se bat ».

      Parvenu·e·s en haut d’une colline surplombant, à quelques centaines de mètres en contrebas, le laboratoire de l’Andra, le groupe amasse brindilles et branches, puis y place le chat géant. Un cercle frémissant se forme autour de ce foyer improvisé. Dès les premières flammes, une ronde se forme, farandole bigarrée, au rythme des chants entrecoupés de slogans. « Andra, dégage, résistance et sabotage », « Sorcière, véner, antinucléaire ». Certain·e·s ont les yeux qui brillent, d’autres sautent au-dessus du feu de joie.

      Bientôt, pendant que le brasier se consume, une idée se met à circuler : « Et si on se rapprochait ? » Comprendre : s’avancer vers ce fameux laboratoire de l’Andra, malgré l’avertissement sans nuance des gendarmes. Très vite, on déclare une AG (assemblée générale) et la foule s’installe à l’orée du bois. « Pourquoi on s’arrête là ? », demande une participante, qui propose de se diriger vers les bâtiments, « pour créer un rapport de forces ». « C’est déjà énorme ce qu’on a fait, répond une autre. On montre qu’il est possible de manifester à Bure sans s’en prendre plein la gueule, et de donner envie à des gens qui n’osent plus venir ici ». A chaque réplique, des mains s’agitent. « Les flics pensent qu’on est faibles parce qu’on est des meufs, repartir comme ça, c’est leur donner raison, argue une femme. Profitons du fait qu’ils ne s’y attendent pas pour agir ! » Deux personnes rappellent le contexte de répression, et les importantes violences policières déjà survenues autour de Bure. « Il s’agit d’un week-end féministe, où la question du consentement est essentielle, fait valoir une militante. Certaines et certains ont exprimé qu’elles étaient mal à l’aise avec l’idée d’avancer, donc si on le fait, on ne respectera pas leur consentement. »

      Après quelques minutes de discussion, et malgré le dissensus, les manifestant·e·s reprennent le chemin du retour, sans encombre. Une pièce de théâtre sur la chasse aux sorcières, un concert et une boum les attendent encore. Pour les Bombes atomiques, le pari est tenu : manifester à plus de 400 personnes près de Bure, sans violences policières, voilà qui n’était pas arrivé depuis bien longtemps.

      Au retour sur le camp, heureuse et émue, Camomille espère que « cette marche sera un premier pas, qui va permettre d’ouvrir quelque chose à Bure ». Car pour les Bombes atomiques dont elle fait partie, ce week-end est autant un début qu’un aboutissement. « Le féminisme, la non-mixité ont beaucoup à apporter à la lutte, pense-t-elle. Le soin, le bien-vivre, le respect de rythme de lutte qui nous vont, ce sont des outils précieux qui peuvent participer à donner un nouveau souffle à la lutte anti-Cigéo ». Dimanche 22 était ainsi consacré à des discussions de bilan, mais surtout de perspectives (non ouvertes aux médias). Toutes les personnes rencontrées partagent en effet cette envie de renouveler l’expérience et « de continuer à tisser les liens entre écologie et féminisme ».

      https://reporterre.net/A-Bure-l-ecofeminisme-renouvelle-la-lutte-antinucleaire

  • Chinese miners’ illegal hunt for gold in Ghana

    Ghana is Africa’s second-largest gold producer after South Africa and small-scale mining accounts for about 30 per cent of total gold output. The small-scale mining sector was legalised in 1989 for citizens while explicitly forbidding the involvement of foreigners. But since 2010, Ghana has become an attractive destination for foreign gold mercantilists, particularly those from China.

    The Chinese miners in Ghana, generally known as the ‘Shanglin gang’, predominantly originate from Shanglin County in Guangxi. Their motivations for moving are varied. While Chinese media sources such as the Guangzhou-based 21st Century Business Herald suggest that Shanglin miners go to Ghana to seek their fortune, some residents of Shanglin blame the Chinese government for encouraging the Ghanaian gold rush.

    By 2013, significant growth in the number of Chinese miners triggered persistent hostile media coverage of conflicts between Chinese miners and local communities. That year, the Guardian and the BBC reported on the scale of illegal gold mining activities and published allegations of human rights abuses, sparking national tensions. This led to strong opposition and resentment from the Ghanaian public towards Chinese miners.

    In response, the government of Ghana formed an inter-ministerial task force to crack down on illegal foreign miners. According to immigration authorities, the military-style task force had deported 4592 Chinese nationals by mid-July 2013. Despite their efforts, the task force failed to deter and end illegal mining activities entirely.

    But a change of government in January 2017 ushered in a more vocal anti-illegal mining campaign, championed by a media coalition and supported by various civil society and faith-based groups. A second inter-ministerial task force was formed with a mandate to enforce a ban on illegal small-scale mining. By August 2018, the task force had arrested over 1370 miners, including 247 Chinese nationals. The media have since reported further intermittent arrests of illegal Chinese miners — in 2019 there were 33 arrests in April, 15 arrests in June, seven arrests in August and 24 arrests in September.

    These actions have brought about diplomatic dilemmas for Ghana. For instance, the arrest and detention of several Chinese mineworkers, as well as a police crackdown that resulted in the death of a 16-year-old Chinese miner in October 2012, prompted the Chinese government to express concern over Ghana’s actions. In an attempt to ease diplomatic tensions, meetings were held in 2013 between the government of Ghana and China. The two countries resolved to establish a high-powered working committee to examine the problem and fashion out a roadmap to tackle it.

    An emergency meeting between the two countries was held again in 2017 after a further spate of Chinese miner arrests. Unenthused with the outcome and the persistent negative coverage of Chinese involvement in the media, the Chinese Embassy in Ghana issued a strongly-worded statement in April 2017 cautioning Ghana and the media about the negative repercussions this issue could have on Ghana–China bilateral relations.

    In response, the government of Ghana reiterated its commitment to ensuring robust ties with China while reassuring Chinese investors that Ghana remains keen to encourage economic cooperation. The government subsequently cautioned against the creation of a non-existent diplomatic row between Ghana and China in the wake of the campaign against illegal mining. The measured response demonstrates Ghana’s efforts to protect its bilateral relationship with China — a country that has become Ghana’s biggest foreign investor and trading partner.

    This is not the first time that Ghana has faced a dilemma like this. In 2013, the government expressed concern over retaliatory measures from China after a series of deportations of illegal Chinese miners. The concerns arose from reports of tightening Chinese visa rules for Ghanaians, as well as Ghana’s difficulties in accessing a US$3 billion loan facility granted by the China Development Bank.

    Similarly, in 2018 Ghana deported a Chinese woman and her associates for engaging in illegal mining. A government minister in April 2019 implied that the decision to avoid prosecution and instead deport the woman and her accomplices was born from government fear of jeopardising the China–Ghana relationship at a time when billions of dollars of agreements were pending between the two countries. A political backlash forced the President of Ghana to admit in September 2019 that the decision not to prosecute was a mistake on the part of the government.

    Ghana faces many difficulties in maintaining good relations with China while dealing with the delicate domestic issue of illegal mining. In both public and media discourses, the conviction is that prosecution of foreign nationals will not only deter foreigners from mining illegally, but also send a clear message of the government’s commitment to fighting against the practice and its associated impact on the environment and human lives.

    Conversely, conveniently deporting culprits without trial is not only a mockery of Ghana’s legal system and an act of condoning impunity but also a betrayal on the part of the government whose aim should be to protect the country’s resources and the interests of its people.

    https://www.eastasiaforum.org/2019/11/01/chinese-miners-illegal-hunt-for-gold-in-ghana
    #Chinafrique #Chine #Ghana #mines #extractivisme #or #mines_d'or

  • En Guyane, l’âpre lutte contre « la fièvre de l’or »
    Marine Lamoureux, notre envoyée spéciale à Maripasoula et dans les villages du Haut Maroni (Guyane), le 22/10/2019
    https://www.la-croix.com/France/En-Guyane-lapre-lutte-contre-fievre-lor-2019-10-22-1201055813

    Reportage

    Le cours de l’or élevé attire dans le département des milliers d’orpailleurs clandestins, qui détruisent la forêt et polluent les fleuves.

    Près de 600 membres des forces de l’ordre tentent d’endiguer le phénomène mais se heurtent à un contexte frontalier délicat.

    #Guyane #or

  • Yodo1’s AI-driven whale hunt is a bad look for the games industry | Opinion | GamesIndustry.biz
    https://www.gamesindustry.biz/articles/2019-10-21-yodo1s-ai-driven-whale-hunt-is-a-bad-look-for-the-games-in

    We’ve learned a lot about making money from games, and making and managing good games. About a year ago I decided, what if I could teach AI how to do all of this? What if I could teach #AI how to make money from this? What if I could teach AI how to find whales inside of games? What if I could teach AI how to moderate a game community of millions of players?

    (note : whale = joueur qui paie — l’un d’eux a payé 150,000$ dans un jeu, lequel emploie des techniques d’#intelligence_artificielle pour définir les propositions commerciales et moduler la partie de manière à extraire le max de pognon des gogos)

    #extractivisme #addiction #jeu_vidéo

  • Flexibiliser le travail et produire des vies illégales

    En France, l’#ubérisation trouve des ressources dans les migrations. Ce phénomène est ici analysé et décrit par un ressortissant de Guinée qui vit à Grenoble depuis 2016, co-auteur d’une recherche-création entre géographie, art et droit.

    Si les migrations vers l’Europe et la France occupent les discours politiques et médiatiques, leurs modalités d’exploitation par le travail y sont bien moins évoquées. Les vies rendues illégales constituent une réserve de #main-d’œuvre exploitable et hyperflexible, dans un contexte précisément de flexibilisation et d’ubérisation du travail, notamment par le développement des applis de VTC ou de #livraison. Dans leurs travaux portant sur les liens entre migrations et travail, Sandro Mezzadra et Brett Neilson précisent que « la flexibilité, qui fabrique de la #précarité, est devenue la norme », tandis que les migrations forment « un terrain crucial d’expérimentation pour de nouvelles formes de "capture" du travail ».

    Cette exploitation du travail en #France, de vies rendues illégales, s’inscrit dans des formes d’exploitations plus larges de la force de travail, notamment d’entreprises européennes et françaises en Guinée pour l’extraction de ressources minières, qui entraînent des destructions sociales et environnementales et des migrations. Autrement dit, les liens entre migrations et exploitation de la force de travail se comprennent depuis un continuum qui dépasse très largement les frontières nationales, et s’inscrit dans des rapports en grande partie hérités de la #colonisation.

    #Pathé_Diallo, ressortissant de Guinée qui réside à Grenoble depuis 2016, décrit cette relation entre migration, exploitation et ubérisation dans le cadre d’une œuvre de création et de recherche intitulée Bureau des dépositions (1), à laquelle participent plusieurs géographes.

    « C’est un cercle vicieux »

    « Les Etats font exprès de ne pas délivrer des papiers à tout le monde pour que d’autres puissent exploiter les #sans-papiers dans des conditions difficiles, sur certains #chantiers ou dans les sites touristiques de ski en montagne, ou dans les travaux de #ménage. Depuis quelques mois à Grenoble, des personnes exploitées et sans papiers font de la #livraison de nourriture sur des #vélos. Ils sont mal payés et la cible de #Uber et des Etats, qui autorisent que le #droit_du_travail soit réduit à rien. C’est comme si les personnes donnaient toute leur énergie pour ne rien avoir.

    « C’est comme dans le domaine de la #sécurité. Dans la sécurité, c’est 12 voire 15 euros de l’heure pour la nuit. Celui qui te sous-traite va te payer 7 ou 8 euros par heure. Toi tu es sur le terrain. C’est parfois mieux que rester toute la journée à ne rien faire. Dans l’attente des papiers, beaucoup deviennent fous. Etre exploité devient préférable pour ne pas rester assis, passer toute la journée sans rien faire pendant des années, sans savoir quand le papier viendra. Ce sont les Etats et les entreprises qui se servent de la #main-d’œuvre qui sont responsables, en n’autorisant pas à travailler. C’est un #cercle_vicieux : pour se régulariser, il faut du travail ; pour avoir du travail, il faut des papiers.

    « Créer un syndicat sans-papiers permettrait de réduire le taux de chômage. En France, la #clandestinisation des travailleurs permet de réduire le #coût_du_travail, aux bénéfices des patrons et de leurs sous-traitants qui ainsi échappent à l’impôt.

    « Il faut respecter l’homme. C’est l’homme qui fait le papier, pas le papier qui fait l’homme.

    « L’exploitation des sans-papiers en Europe entre en écho avec l’exploitation de la main-d’œuvre dans les #mines en #Guinée. Ce sont les mêmes personnes qui exploitent et ce sont les mêmes personnes qui sont exploitées. Un mineur d’or ou de bauxite, en Guinée, peut parvenir à rejoindre la France pour travailler dans des conditions plus précaires encore que la mine. Dans les mines, les patrons sont souvent étrangers. Tout ce qui est exploitable en Guinée est exporté en tant que matière première à l’extérieur : Canada, Etats-Unis, pays d’Europe, comme la France, l’Allemagne… Dans la mine, il y a beaucoup de pollution, qui entraîne des maladies : sinusite, cancer du foie… La poussière mélangée aux produits chimiques crée des colonnes de plusieurs kilomètres, ce qui pollue les cours d’eau. L’eau est puisée par les populations. Les employés des mines ne sont pas bien payés. »


    https://www.liberation.fr/debats/2019/10/02/flexibiliser-le-travail-et-produire-des-vies-illegales_1754677
    #travail #exploitation #illégalisation #asile #migrations #réfugiés #flexibilisation #tourisme #extractivisme #continuum_colonial #post-colonialisme #économie

    ping @albertocampiphoto @reka @karine4

    • Sfruttamento e caporalato tra i migranti della #gig_economy

      #Deliveroo, #Uber_eats, #Glovo, #Just_Eat, da quando le #app di consegna a domicilio sono diventate una realtà di uso quotidiano per migliaia di potenziali fattorini si sono spalancate le porte della «gig economy», i cosiddetti lavoretti gestiti tramite applicazioni per #smartphone. A Milano due terzi di loro sono migranti e sebbene portino in spalla lo zaino delle più famose app di consegna a domicilio, raccontano di non lavorare direttamente con le piattaforme e di avere degli intermediari. Ora anche la Procura di Milano ha annunciato l’apertura di un’indagine conoscitiva sulle condizioni di lavoro dei rider e sulle imprese che ne gestiscono le consegne - con un’attenzione particolare alla sicurezza stradale e al possibile impiego di fattorini stranieri senza i documenti per lavorare e potenzialmente soggetti a caporalato. Lorenzo Pirovano ci fa conoscere la loro quotidianità.

      Michael non era mai riuscito a lavorare in Italia. Ospite di un centro di accoglienza straordinaria a cinquanta chilometri da Milano, aveva passato gli ultimi due anni sospeso tra l’attesa del verdetto sul suo status di rifugiato e la complicata ricerca di un impiego. “Il responsabile della casa non voleva che lavorassimo, soffrivo a starmene fermo e aspettare chissà cosa”.

      Poi nel 2017 a Milano è arrivato il boom delle app di consegna a domicilio in bicicletta (Deliveroo, Uber eats, Glovo e Just Eat) e per migliaia di potenziali fattorini si sono spalancate le porte della gig economy (i cosiddetti “lavoretti” gestiti tramite applicazioni per smartphone).

      Da allora, ogni mattina, cubo termico sulle spalle e mountain bike accessoriata, centinaia di migranti come Michael raggiungono Milano e pedalano per le sue strade nella speranza di effettuare più consegne possibili. “Ci sono giorni che lavoro undici ore” rivela Michael, 33 anni e una fuga dalla Liberia passando per l’inferno libico. “Ma alla fine del mese non ho mai portato a casa più di 600 euro”.

      Michael e i suoi colleghi sono i “migranti della gig economy” che rappresenterebbero quasi due terzi dei rider che effettuano consegne a domicilio per le strade della città. Molti di loro sono ospitati nei Cas (Centri di accoglienza straordinaria) disseminati nell’hinterland milanese o nelle province attigue. Alcuni, come Michael, ne sono appena usciti e condividono una stanza in periferia. Secondo i dati raccolti dall’Università degli Studi di Milano la maggior parte risiederebbe in Italia da più di due anni.

      Come tutti i ‘ciclofattorini’, anche i migranti devono fare i conti con un contratto di lavoro occasionale che riconosce poco più di tre euro a consegna, senza un minimo orario e senza chiare coperture contributive e assicurative. Nonostante questo il settore delle consegne a domicilio si sostiene principalmente sulla loro manodopera, grazie alle permeabili barriere all’entrata (in molti casi non è necessario sostenere un colloquio), alla necessità di guadagno immediato e alla dimostrata possibilità di lavorare anche se sprovvisti di documenti. Molti di loro ammettono di non conoscere i propri diritti di lavoratori, altri raccontano di non avere scelta, trattandosi dell’unica occupazione trovata. Raramente si rivolgono ai sindacati e anche Deliverance, il sindacato auto organizzato dei ciclofattorini milanesi, fa fatica a coinvolgerli. “Rivendichiamo tutti gli stessi diritti ma esiste una spessa barriera linguistica e culturale” ammette Angelo, membro e portavoce del collettivo.

      La settimana scorsa la Procura di Milano aveva annunciato l’apertura di un’indagine conoscitiva sulle condizioni di lavoro dei rider e sulle imprese che ne gestiscono le consegne, con un’attenzione particolare alla sicurezza stradale e al possibile impiego di fattorini stranieri senza i documenti per lavorare. “Che ci sia un’inchiesta in corso, seppur con colpevole ritardo, è una buona notizia” commenta Angelo. “Che non si trasformi però in una caccia alle streghe tra la categoria di lavoratori più vulnerabili, quella dei migranti”.
      “Riceviamo la metà della cifra visualizzata sull’app”

      Sotto Porta Ticinese, nei pressi della Darsena, trovano riparo una decina di rider con gli occhi fissi sullo smartphone in attesa di una consegna da effettuare. Attorno a una delle sue colonne si raccolgono alcuni nigeriani mentre al centro, seduti sugli scalini, un drappello di giovani ragazzi chiacchiera in bambara. Uno di loro approfitta della pausa per togliersi le scarpe, stendere un lenzuolo, inginocchiarsi e pregare.

      Molti di loro, sebbene portino in spalla lo zaino delle più famose app di consegna a domicilio, raccontano di non lavorare direttamente con le piattaforme e di ricevere la paga da alcune aziende italiane.

      L’occhio dei magistrati milanesi potrebbe così cadere anche sulla catena di intermediari che connette i rider in bicicletta all’app da cui ricevono i soldi.

      L’avvento della gig economy – che in origine doveva portare a una totale disintermediazione del lavoro – ha infatti ricreato dinamiche già conosciute: alcune legali, come l’attività delle imprese di intermediazione; altre illegali, come il “subaffitto dei profili” e, appunto, l’impiego di manodopera irregolare.

      Uber eats – costola del colosso Uber, valutato 75 miliardi di dollari e conosciuto in tutto il mondo per il servizio privato low cost di trasporto passeggeri – è attiva a Milano principalmente grazie a due imprese (Flash Road City e Livotti SRL) che si avvalgono della sua applicazione per gestire e spartirsi il lavoro di centinaia di fattorini migranti. “Queste imprese non fanno ufficialmente parte di Uber eats ma il rapporto di collaborazione c’è” raccontano alcuni loro lavoratori, “il risultato è che alla fine del mese puoi ricevere anche solo la metà dell’importo che visualizzi sull’applicazione”

      L’intermediazione infatti ha un costo elevato, un prezzo che però molti migranti sono pronti a pagare per afferrare, come ammettono loro stessi, “un’opportunità unica di lavorare, soprattutto per chi non ha i documenti”.

      Lo schema è semplice: Uber mette l’applicazione, il sistema di pagamento e il marchio al servizio di queste imprese, mentre loro si occupano delle relazioni coi ristoranti e del rapporto con i lavoratori. “Dalle cifre visualizzate sull’app bisogna togliere la nostra parte, ma questo lo diciamo chiaramente ai nostri dipendenti” spiega il rappresentante di un’impresa intermediaria. Così il margine di guadagno per il rider si abbassa notevolmente, come testimoniato da Michael e da altri suoi colleghi stranieri.
      Possibilità e trucchi

      Intermediazione o no, il lavoro tramite app si è convertito in una possibilità anche per chi non ha le carte in regola per lavorare, come dimostrano i primi controlli della Procura di Milano che su una trentina di rider ha individuato tre migranti senza i documenti.

      I rappresentanti delle imprese di intermediazione negano però di impiegare migranti senza permesso di soggiorno. Uno di loro sostiene che “a volte siamo noi stessi ad aiutarli nella pratica per rinnovare il permesso”, mentre Uber e Glovo hanno invece ammesso di non essere in grado di garantire che tutti i rider attivi sulle loro applicazioni abbiano i requisiti per lavorare. “Da parte nostra c’è tutto l’impegno affinché ad operare sulla piattaforma ci siano solo corrieri che hanno i requisiti per farlo” ha dichiarato un rappresentante di Uber in Italia. Glovo aveva dichiarato che “il rischio esiste, ma ogni giorno cerchiamo di monitorare meglio la situazione”.

      Nonostante le quasi inesistenti barriere all’entrata, l’offerta di lavoro supera la domanda e molti aspiranti rider non vengono accettati dalle app. Per un migrante la probabilità di veder approvata la propria candidatura si assottiglia, soprattutto quando non conosce la lingua o non ha i documenti in regola. Nascono così dei meccanismi di reclutamento nascosti che riducono al minimo il margine di guadagno del rider, ultimo anello di una catena fatta anche di trucchi e inganni.

      Pietro, giovane egiziano, si era candidato a lavorare in alcune delle app attive a Milano, senza successo. Poi un amico gli ha proposto una scorciatoia. «Mi ha dato un numero di telefono dicendomi che c’era un account disponibile. Così ho telefonato ad H. ed è iniziata la mia esperienza come rider».

      Pietro ha iniziato quindi a lavorare con il “profilo” di un’altra persona, ricevendo ogni mese i soldi direttamente da H. al netto della sua “trattenuta”. “H. fa così con tutti i profili che affitta. Per farti lavorare si prende il 10% di ogni consegna” racconta. “Non so da dove venga il profilo che uso e non conosco gli altri rider che lavorano in questa maniera”.
      “Molti migranti vogliono lavorare ma non possono”

      “I richiedenti asilo sono una piccola minoranza tra i migranti presenti sul territorio italiano” spiega Pietro Massarotto, avvocato volontario del Naga, associazione milanese che dal 1987 si occupa di cittadini stranieri, soprattutto di quelli privi di permesso di soggiorno e dei richiedenti asilo. “Nella maggior parte dei casi abbiamo a che fare con migranti “ordinari”, il cui permesso di soggiorno dipende strettamente dal lavoro svolto”.

      Consegnare a domicilio tramite le app, seppure senza garanzie e con margini di guadagno assai risicati, può diventare fondamentale per mantenersi “in regola” ed evitare la condizione praticamente irreversibile di irregolarità. Questa, nel caso venga raggiunta per il diniego della richiesta di asilo o per la mancanza di un impiego regolare, si converte nella necessità urgente di trovare alternative per poter sostenersi economicamente. “Qui va sfatato il mito del cittadino straniero che non vuole lavorare” precisa Massarotto. “È vero il contrario: spesso non viene messo nelle condizioni di lavorare”.

      Le risposte della politica sono proseguite però sulla via di un accesso più duro allo status di migrante regolare. “Purtroppo le politiche di gestione dell’immigrazione stanno determinando e determineranno sempre più un incremento esplosivo dei soggetti senza permesso di soggiorno, che per ovvie ragioni lavorano lo stesso”.
      “Fare il rider è meglio di niente”

      Omar è uno dei tanti che di mattina lascia il “campo” dove vive per tornarci solo dopo mezzanotte. Ci sono giorni in cui il bottino è talmente magro da coprire appena il prezzo del biglietto. Viene dal Gambia, ha 22 anni e uno sguardo perso nel vuoto. “Ogni giorno prendo il treno e torno a casa per questo cazzo di lavoro” si sfoga indicando lo zaino termico. È rimasto senza permesso di soggiorno e insieme a quello ha perso la speranza di costruirsi una nuova vita in Italia. “Vorrei impegnarmi in altro, ma qui se non hai i documenti non puoi fare nulla”. A chiedergli se è felice annuisce poco convinto: “fare il rider è meglio di niente, diciamo così. Meglio di niente.”

      https://openmigration.org/analisi/sfruttamento-e-caporalato-tra-i-migranti-della-gig-economy
      #Italie #rider

  • Mort de Mugabe : à propos du massacre de 2008 au champ de mines de Chiadzwa

    The death of Robert Mugabe (1924-2019) is being celebrated by Zimbabweans around the world. The 2008 massacre at the Chiadzwa minefield deserves to stand as a testament to his rule, writes Leo Zeilig.
    Around the world tens of thousands of Zimbabweans are celebrating the death of Robert Mugabe. The media has resounded to a chorus of clichés – that either condemns him in racist terms as an African ‘monster’, or laud his liberation of Zimbabwe. Neither comes close to the truth about the man. Mugabe neither liberated Zimbabwe, nor was he a ‘monster’.
    [...]
    In 2008 the Chiadzwa mining area in the east of the country, was the scene of a massacre. Following the end of the London based De Beers mining licence in 2006, hundreds of informal workers who had come to the area were murdered by the state. Clearing the way for a ‘looting’ frenzy that took place between government bureaucrats, the Chinese and other foreign companies.

    Zimbabwean activist Raymond Sango, reported:

    unemployed youths descended on Chiadzwa in 2008 to pan for diamonds were brutally massacred by the military and police …approximately four hundred miners were killed in 2008 through indiscriminate volleys of gunshots fired by mounted police accompanied by dogs and helicopters.

    Once the bodies were cleared away seven private entities began operations at the site: all joint ventures between the state and foreign capital.

    Mugabe must be remembered for Chiadzwa – there can be no more devastating testament to what Mugabe’s rule really meant for Zimbabwe’s poor. In the last two decades of his life, thousands died, and millions fled as the country was systematically plundered by the state, mining capital and international business.

    https://www.rs21.org.uk/2019/09/06/mugabe-is-dead-remember-chiadzwa
    http://aidc.org.za/operation-hakudzokwi-happened-chiadzwa
    #Zimbabwe #Robert_Mugabe #massacre #Chiadzwa #diamants

  • Alternatiba 2019-Vers la transition…Conférence 1
    09.09.2019-Genève

    "Commerce de l’#or ; de la responsabilité des multinationales".

    Orateurs : Marc Ummel, -responsable politique secteur des matières premières, Swissaid. Olivier Ferrari, CEO CONINCO Explorers in finance SA et cofondateur ONE CREATION. Modération : Marine Vasina. Coordinatrice romande de la campagne Initiative multinationales responsables.

    http://libradio.org/wp-content/uploads/2019/09/Alt_C1.mp3

    #matière_premières #commerce_de_matières_premières #multinationales #extractivisme
    #audio #conférence

    ping @albertocampiphoto

  • #Congo: miniere di cobalto e grandi interessi internazionali

    La narrazione dell’Africa come miniera del pianeta non è peregrina, e fonda le proprie basi su un’industria estrattiva che oggi è ricca e in fase espansiva. Dietro al dato aggregato, ossia che specialmente la parte centrale del continente contribuisce in maniera sostanziale al fabbisogno globale di materie prime, l’estrazione di alcuni minerali essenziali per l’industria tecnologica è perfino più significativa. Il cobalto in particolare è salito all’onore delle cronache economiche perché rappresenta una componente – quella che lascia incamerare elettroni – indispensabile delle batterie al litio; e queste ultime alimentano gran parte della tecnologia “mobile” del presente e del futuro: dagli smartphone alle automobili e alle biciclette elettriche.

    Probabilmente non esiste al mondo un paese che esemplifichi così bene la contraddizione tra ricchezza di risorse naturali e povertà della popolazione come la Repubblica Democratica del Congo (RDC) – l’ex Congo belga (da non confondere con la Repubblica del Congo, cioè l’ex Congo francese). Senza ombra di dubbio, le sue miniere sono le più ambite del pianeta: non solo per il quadro normativo molto elastico che ne regolamentava il funzionamento fino a poco tempo fa, ma soprattutto perché contribuiscono con una percentuale gargantuesca alla produzione mondiale.


    Si calcola che oltre il 53% del cobalto in circolazione nel 2016 veniva estratto in RDC (66mila tonnellate su circa 123mila). È comprensibile quindi che la RDC sia oggi una destinazione molto ambita per le multinazionali, sia quelle che si occupano di estrazione, sia quelle che muovono le migliaia di tonnellate estratte verso le raffinerie – localizzate per la maggior parte in Cina.

    In realtà, a dispetto dei potenziali vantaggi che tale posizione potrebbe portare al paese, la situazione in RDC è attualmente molto delicata: nonostante le grandi risorse, il paese trae un beneficio molto esiguo da questo traffico internazionale di materie prime. La Federazione delle Industrie della RDC stima che, sempre nel 2016, solamente 88 milioni di dollari siano entrati nelle casse dello stato come risultato dell’attività estrattiva legata al cobalto, a fronte di oltre 2.600 milioni di introito complessivo generato dalle multinazionali. Una percentuale praticamente insignificante. Ma nel 2018, il presidente Joseph Kabila, di comune accordo con il Ministro delle Miniere Martin Kwabelulu ha proposto una revisione sostanziale del codice che regolamenta lo sfruttamento delle risorse minerarie del paese (incluso chiaramente il cobalto), e quindi degli accordi transnazionali.

    Secondo molti, questo squilibrio fu inizialmente dettato dalla Banca Mondiale e dal Fondo Monetario Internazionale (FMI), al tempo creditore della RDC e di cui finanzia tutt’oggi lo sviluppo. Preoccupato di liberalizzare un mercato asfittico, negli accordi post bellici del 2002 il FMI impose una tassa molto esigua – appena del 2% –sull’estrazione e il trasferimento all’estero di rame e cobalto, una percentuale talmente bassa da rendere praticamente infruttifera (almeno per le casse pubbliche) l’intera produzione. Da allora però le tonnellate estratte sono più che raddoppiate, passando da 450.000 a oltre un milione. Per questo motivo, l’esplosione dell’industria del cobalto in RDC non ha un reale impatto sui conti dello Stato, e presenta un ritorno ancora minore sulla qualità della vita della popolazione: a titolo d’esempio, la RDC occupa criticamente il 176° posto sui 188 paesi del mondo classificati per lo Human Development Index dell’ONU.

    Nell’attuale contesto, e nonostante la citata revisione del codice di sfruttamento, diverse multinazionali hanno potuto beneficiare dei ricavi prodotti dalla ricchezza del sottosuolo congolese. Industrie come Glencore, CDM, Randgold, China Molybdenum e altre hanno indirizzato le loro attività in RDC; ad esempio, gli svizzeri di Glencore concentrano nelle loro mani uno spaventoso 35% dell’intera produzione mondiale. Nel corso del tempo, molte altre industrie hanno aperto stabilimenti in diretta prossimità dei siti estrattivi (da Volkswagen ad Apple, da Microsoft a Huawei) assicurandosi così una fetta cospicua della torta mineraria congolese.

    Questo quadro è aggravato dalle condizioni di lavoro in cui versano i minatori. Poiché il cobalto si presenta sotto forma di sedimenti dalle ridotte dimensioni, una parte significativa viene estratta a mano; oltretutto, spesso i filoni sono accessibili solamente attraverso tunnel angusti e scavati in modo rudimentale. Diverse organizzazioni non governative, ed in particolare Amnesty International e Afrewatch (che hanno pubblicato anni fa un rapporto congiunto) hanno denunciato le ripetute e continue violazioni dei diritti umani nelle miniere. Incidenti e morti bianche sono frequenti, specialmente nelle regioni del Katanga, dove le miniere costruite e gestite in maniera artigianale sono numerose. Gli orari di lavoro superano spesso le 12 ore giornaliere. Per di più, l’UNICEF ha stimato in circa 40.000 i bambini dai 3 ai 7 anni che lavorano quotidianamente nelle miniere; altre centinaia di migliaia di lavoratori operano in condizioni precarie che sfidano le più elementari regole sulla sicurezza del lavoro. Le (deboli) protezioni sindacali vengono facilmente aggirate, col risultato di gonfiare un traffico illegale di materie prime che elude i controlli e viene iniettato direttamente nei flussi di commercio internazionale.

    Il nuovo codice minerario è entrato in vigore nel 2018. Ha previsto un aumento della tassazione dal 2% al 10%, allineando così il Congo alla media mondiale del settore. Tuttavia, la nuova legislazione ha ricevuto critiche da tutte le parti in causa, a cominciare dagli attivisti per i diritti umani che accusano il governo di aver perso un’occasione per regolamentare le condizioni dei minatori. Altri hanno richiamato l’assenza di provvedimenti in grado di contrastare la dilagante corruzione, che è stata per anni un freno ad azioni più decise da parte del Governo. Il settore estrattivo ne ha messo in evidenza il pregiudizio economico ai propri danni.

    In ogni caso, queste misure avranno una conseguenza sul mercato del cobalto. A maggior ragione, se si pensa che la maggior parte delle risorse sono concentrate in poche industrie estrattive, e raffinate per l’80% in Cina: le condizioni ideali di mercato sono ben lontane. Alcuni ritengono che le nuove tasse governative impatteranno sul prezzo del cobalto, ricadendo poi sul prezzo dei prodotti finiti: e il prezzo del cobalto è già aumentato del 195% negli ultimi 5 anni.

    Si tratta di un effetto diretto e cruciale per il mercato globale. La domanda sta crescendo in maniera molto più rapida rispetto all’offerta, e può mettere a repentaglio la tenuta del prodotto in futuro. Alcuni colossi della tecnologia stanno cercando di creare batterie senza cobalto da immettere sul mercato globale, e le ultime generazioni ne utilizzano effettivamente una quantità sempre minore; tuttavia, nel breve periodo è difficile immaginare che il mondo stacchi la spina dal cobalto.

    https://aspeniaonline.it/congo-miniere-di-cobalto-e-grandi-interessi-internazionali
    #extractivisme #mines #cobalt #RDC #cartographie #visualisation #mondialisation #globalisation #travail #exploitation #enfants #enfance
    ping @albertocampiphoto @daphne

  • Deep-sea mining  : Les industriels veulent forer les fonds marins Laurie Debove - 5 septembre 2019 - La relève et la peste
    https://lareleveetlapeste.fr/deep-sea-mining-les-industriels-veulent-forer-les-fonds-marins

    Alors que les minerais sont de plus en plus difficiles et coûteux à extraire du sol, les industriels veulent maintenant forer les fonds marins. Après avoir ravagé la terre, l’exploitation minière pourrait bien devenir le plus grand danger existant pour les océans.

    L’explosion de la demande en minerais
    Nos sociétés industrielles hyperconnectées utilisent de plus en plus de minerais et métaux rares pour leurs infrastructures. Secteur automobile, technologies de l’information et de la communication, énergies renouvelables, ils sont partout. Une seule éolienne contient 500 kilogrammes de #nickel, une tonne de #cuivre et une tonne de #métaux_rares. Un seul smartphone est fait avec 30 métaux rares différents, dont beaucoup de #cobalt. Au cours de sa vie, chaque personne occidentale consomme en moyenne deux tonnes de cuivre et 700 kilogrammes de #zinc.

    A l’heure actuelle, les mines terrestres ont encore des réserves. Mais la demande en ressources minérales devrait au minimum doubler d’ici 2050 selon une étude de l’#Ademe https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/epuisement-metaux-mineraux-201706-fiche-technique.pdf datant de 2017.

    Dans un précédent rapport, publié en juin 2014, l’#Ifremer et le #CNRS prévoyaient déjà qu’il n’y aura plus de zinc en 2025, d’#étain en 2028, de #plomb en 2030 ou de cuivre en 2039. Cette raréfaction des ressources entraîne une hausse des prix et de nombreuses tensions géopolitiques comme pour le cobalt, essentiellement produit en République du Congo. La Chine, elle, contrôle plus de 90 % du marché mondial des terres rares.

    L’exploitation minière sous-marine, ou deep-sea mining
    Face à cet appétit vorace, les industriels se tournent maintenant vers les fonds marins, qui débutent à plus de 200 mètres de profondeur. En couvrant 65% de sa surface, les fonds marins sont le plus grand écosystème de la planète. Ils sont aussi l’une des dernières zones inoccupées par l’humain. Seulement 10 % d’entre eux ont été topographiés, et moins d’1 % a été recherché et exploré à l’heure actuelle. On y trouve trois formes de métaux. 

    Dans les plaines abyssales, entre 4.000 et 6.000 mètres de profondeur, gisent les #nodules_polymétalliques, de gros cailloux brun-noir de 5 à 10 cm de diamètre qui contiennent principalement du fer et du manganèse avec du zinc, du cuivre et du #baryum. Sur les monts sous-marins, à une profondeur située entre 400 et 4.000 mètres, se trouvent les encroûtements cobaltifères qui recèlent divers minerais comme l’oxyde de #fer, le #manganèse, le cobalt, le #platine, mais également des terres rares. Enfin, les sulfures polymétalliques, aussi appelés fumeurs noirs, sont de grandes cheminées situées près des sources hydrothermales le long des dorsales océaniques, entre 1.500 et 5.000 mètres de profondeur.

    Pour l’instant, l’exploitation minière sous-marine n’a pas encore creusé son premier trou. L’industrie en est à l’étape d’exploration. Cette année, l’International Seabed Authority (ISA) a ainsi accordé 29 licences d’exploration à plusieurs pays tels que la Chine, la Corée, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et la Russie sur une zone d’environ 1,5 million de km2, environ la taille de la Mongolie, dans l’Atlantique, le Pacifique et l’océan Indien. 

    L’océan en danger
    Problème : l’ISA accepte toutes les demandes de licence, sans modération, même dans des endroits aussi fragiles que la Cité perdue dans l’océan Atlantique. Et les premières extractions pourraient très vite commencer, comme en Papouasie #Nouvelle-Guinée où elles sont prévues en 2020. Face à la précipitation des industriels, des ONG, institutions internationales et scientifiques tirent l’alarme. Elles appellent à un moratoire, basé sur le respect du principe de précaution, pour empêcher toute exploitation minière pendant au moins 10 ans, le temps que les scientifiques puissent mieux connaître les impacts que pourrait avoir une telle industrialisation des fonds marins.

    L’une des inquiétudes de la communauté scientifique concerneles stocks de carbone présents dans les sédiments des fonds marins. S’ils étaient touchés, cela réduirait la capacité de l’océan à absorber le #dioxyde_de_carbone et à atténuer les effets de la crise climatique. Mais ce sont aussi les fonds marins entiers et les êtres vivants qu’ils abritent qui pourraient pâtir à jamais de l’empreinte humaine.

    « Les profondeurs marines sont un habitat dans lequel tout, absolument tout, se passe très, très lentement. Les traces laissées par un équipement en provenance des premières expéditions dans les fonds marins dans les années 80 sont encore visibles à présent comme si elles avaient été faites hier. Il faut un million d’années aux nodules de manganèse, ces pépites de métal précieux du fond des océans, pour grandir ne serait-ce que de 5 à 20 millimètres. Les écologistes préviennent que tout ce qui est détruit ne se régénèrera pas avant longtemps, et peut-être même jamais. » nous avertit ainsi la Fondation Heinrich-Böll-Stiftung dans son atlas 2018 sur l’Océan.

    Les fonds marins abritent des êtres vivants incroyables comme Casper, la petite pieuvre albinos. Les scientifiques ont identifié 250 000 espèces différentes y évoluant, et ce n’est que le début ! Ils estiment qu’il pourrait y en des millions d’autres ! Les fonds marins sont indispensables au bon fonctionnement des océans, eux-mêmes indispensables aux conditions de vie actuelles sur Terre, et de toutes les espèces qui y vivent. 

    Pour l’instant, nous pouvons encore préserver ces havres de vie en repensant radicalement nos modes de vie, mettant en place une sobriété énergétique, favorisant le recyclage et la ré-utilisation des minerais déjà en circulation. Mais aussi en mettant un place un traité international contraignant avec la création de 30 % d’Aires Marines Protégées, qui devront rester intactes de toute activité humaine. Refuser cette industrialisation des fonds marins serait le premier apprentissage pour vivre en respectant les limites planétaires, et prendre au sérieux la protection de l’océan.

    L’exploitation minière sous-marine deviendra-t-elle le dernier choix de la civilisation thermo-industrielle ? Continuerons-nous à extraire sans nous soucier des conséquences pour le vivant ? Ou allons-nous lutter pour protéger nos écosystèmes ? La dernière bataille pour le maintien de la vie sur Terre pourrait bien avoir commencé.

    #minerais #Océans #Mers #fonds_marins #matières_premières #extractivisme #environnement #pollution #multinationales #ressources_naturelles #pollutions #écologie

  • Sammy Baloji – interview: ‘I’m not interested in colonialism as a thing of the past, but in the continuation of that system’
    https://www.studiointernational.com/index.php/sammy-baloji-im-not-interested-in-colonialism-as-a-thing-of-the

    Sammy Baloji – interview: ‘I’m not interested in colonialism as a thing of the past, but in the continuation of that system’
    The Brussels-based Congolese artist talks about the past and present of colonialism and mineral extraction in the context of his recent exhibition at Salzburg’s Stadtgalerie Museumspavillon, Salzburg Summer Academy

    #colonialisme

    • #néo-colonialisme #continuum #extractivisme #Sammy_Baloji #art #exposition

      –------

      #Extractive_Landscapes

      How is history reflected in landscape? How does an object give evidence of its own transformations, and how do these become visible? Sammy Baloji’s exhibition in Salzburg enquires how history is inscribed in artefacts and landscapes. The exhibition shows traces left by mining in the province of #Katanga, rich in raw materials, in the Democratic Republic of #Congo. Starting from the exploitation of natural resources in this region, Baloji examines processes of abstraction and transformation. Geological maps become abstract compositions when separated from their legends. The habit of a mineral is no longer recognisable in its geometric form. Photographs of rugged landscapes give only an indirect suggestion of human bodies that have laboured there. Even copper shell casings can be unresistingly turned to decorative account as flower vases.

      Thus the historical living conditions and work processes in the mining region are rendered invisible. The power exerted by global value-chains, operative here, is lost in perfectly alluring images and objects that negate their origin. The traces of mining in Salzburg are still clearly evident in the landscape and in the wealth of the town – though quite differently from those left in Katanga. Without suggesting direct parallels, the exhibition invites the viewer to take a close look at landscapes, and asks how images and objects operate as bearers of testimony.


      https://www.summeracademy.at/en/kurse/an-exhibition-by-sammy-baloji
      #paysage_extractif #RDC #géographie_culturelle #mines #travail #in/visibilisation #visibilité #invisibilité #pouvoir

      ping @albertocampiphoto

    • What I found particularly interesting in this article is how Salmmy Baloji made art about copper mining in Katanga relevant for a city like Salzburg, thereby drawing connections between, what many believe to be, incomparable cities.

  • Pour exploiter l’uranium kazakh, Orano va raser une forêt protégée
    https://reporterre.net/Pour-exploiter-l-uranium-kazakh-Orano-va-raser-une-foret-protegee

    Au #Kazakhstan, premier producteur mondial d’#uranium, #Orano (ex-#Areva) va raser une #forêt protégée pour exploiter un gisement. La dérogation de l’entreprise française a été obtenue lors de la visite de Bruno Le Maire fin juillet dans ce pays d’#Asie_centrale devenu stratégique pour l’industrie nucléaire française.

    #saxaoul #nucléaire #arbre #destruction