• Montée en puissance du RN en France : Psychose dans les familles d’immigrés à Kolda...
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    Montée en puissance du RN en France : Psychose dans les familles d’immigrés à Kolda...
    Avec la montée en puissance du RN (rassemblement national) en France certaines familles dépendant des envois de la diaspora sont dans la tourmente. Ainsi, mille questions se posent dans les familles dont les revenus dépendent uniquement de cette économie. Même si l’élection se passe à des milliers de kilomètres, elle risque d’impacter négativement plusieurs individus en Afrique notamment au Sénégal et particulièrement au Fouladou. La région de Kolda compte une importante diaspora en France qui participe à l’économie locale.
    Nous avons donné la parole aux familles d’immigrés à 48 heures du second tour des législatives. Pour rappel, si le RN gagne ces législatives, Marine Le Pen et Jordan Bardella (33% au 1er tour) vont diriger le prochain gouvernement français avec leur idéologie nationaliste risquant de compliquer la situation des immigrés notamment africains. Et dès lors, la cohabitation deviendra inévitable. Pour Boubacar Barry « la France et le Sénégal ont une longue histoire commune. Donc, l’arrivée probable du RN en France ne changera en rien les relations entre les deux pays. C’est pourquoi, les familles des immigrés à Kolda , pour moi, peuvent dormir tranquille. »
    Mariama B est une femme mariée dont l’époux vit à Bordeaux elle est inquiète avec la nouvelle situation politique en France. " Je suis avec beaucoup d’intérêt les législatives car mon mari vit en France. Et c’est lui qui nous envoie de l’argent pour nous occuper de la nourriture, des frais médicaux et scolaires. Et on me dit quand le RN va gagner on risque de rapatrier beaucoup d’immigrés chez eux surtout les africains. C’est pourquoi, j’ai la peur au ventre avec toutes les familles dont les revenus dépendent des immigrés en France. Aujourd’hui, tout ce que nous souhaitons est que le RN ne gagne pas sinon..."D’après les familles et personnes interrogées sur la question, il est impératif pour elles que la route soit barrée au RN. Selon, ces dernières une éventuelle victoire du RN commence déjà à installer la psychose dans les familles.
    Nous sommes allés au quartier château d’eau où toute une famille vit en France afin de recueillir leurs impressions. Dans la cour, nous trouvons le chef de famille Ousmane D âgé de plus de 70 ans, foulard blanc autour du cou avec un bonnet blanc. Il nous confie « je suis avec beaucoup d’intérêt les législatives en France car tous mes enfants y vivent. Et c’est grâce à eux que notre vie a changé avec un habitat décent sans compter ma prise en charge médicale. » Dans la foulée, il soutient « j’ai une peur bleue à l’idée de l’arrivée du RN au pouvoir en France avec tous ce qu’on entend sur eux. Pourtant, avec la mondialisation on ne peut pas empêcher quelqu’un de gagner sa vie sur un point du globe en ayant comme arme le racisme, la xénophobie. D’ici la tenue du second tour des législatives, nous souhaitons que les Français se mobilisent pour leur barrer la route. »
    A vu d’œil, on a l’impression que les fouladounabé ne suivent pas l’info internationale mais c’est tout à fait le contraire. C’est ce que nous a dit Pape Moussa F, un jeune étudiant en droit à l’Uvs souhaitant continuer ses humanités dans l’hexagone. En ce sens, il déplore « le caractère xénophobe du RN ». « cette idéologie n’a plus sa place dans la société. » D’ailleurs, il estime « les familles d’immigrés en Afrique ne doivent pas avoir peur car il y a le droit qui protège nos compatriotes en France. Mieux, je pense qu’il n y aura aucun impact négatif sur les ménages à Kolda. »

    #Covid-19#migration#migrant#diaspora#france#senegal#extremedroite#politiquemigratoire#transfert#xenophobie#sante

  • Législatives : les « brebis galeuses » de Bardella se reproduisent par centaine

    Le président du Rassemblement national reconnaît « quatre ou cinq brebis galeuses » parmi les candidatures de son parti. Il soutient en réalité au moins 106 aspirants députés aux propos haineux et complotistes. Mediapart présente les vrais visages du RN, déjà élus ou qualifiés au second tour.

    Article en accès libre
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    https://www.mediapart.fr/journal/politique/020724/legislatives-les-brebis-galeuses-de-bardella-se-reproduisent-par-centaine
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/07/05/face-aux-neo-fascistes-organisons-la-resistance/#comment-61533

    #extremedroite

  • Au RN, on trie toujours les journalistes à l’entrée des meetings

    Plusieurs journalistes de Mediapart ont été refoulés à l’entrée de réunions publiques pendant la campagne des législatives, sans raison valable. Ce faisant, le parti d’extrême droite rappelle qu’il demeure un ennemi de la liberté de la presse.

    https://blogs.mediapart.fr/la-redaction-de-mediapart/blog/050724/au-rn-trie-toujours-les-journalistes-l-entree-des-meetings
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/07/02/pour-un-front-democratique-contre-lextreme-droite/#comment-61524

    #extremedroite

  • Enquête : La Culture face à l’extrême droite

    Depuis le 9 juin, le monde culturel est inquiet. La menace d’une extrême droite opposée à une culture plurielle, repliée sur la notion de patrimoine et de tradition, inquiète tous les champs du secteur. En quoi ces élections anticipées, accompagnées d’une peur de l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir, ont-elles des conséquences sur un secteur fragilisé par de lourdes coupes budgétaires ? Enquête.

    https://cult.news/actualites/enquete-la-culture-face-a-lextreme-droite
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/07/02/pour-un-front-democratique-contre-lextreme-droite/#comment-61522

    #culture #extremedroite

  • Législatives en France : la montée du RN inquiète les médecins étrangers - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/58197/legislatives-en-france--la-montee-du-rn-inquiete-les-medecins-etranger

    Législatives en France : la montée du RN inquiète les médecins étrangers
    Par RFI Publié le : 04/07/2024
    Alors que le Rassemblement national (RN) est arrivé largement en tête du premier tour des législatives, la perspective de voir l’extrême-droite remporter la majorité absolue inquiète à l’hôpital. Le parti a inscrit dans son programme le principe de la « préférence nationale », qui vise notamment à réserver certains emplois aux ressortissants français. Or l’hôpital public dépend très fortement des médecins étrangers.
    C’est un fait avéré : de nombreux secteurs de l’économie française ne fonctionneraient pas sans main d’œuvre étrangère. Parmi eux, le cas de l’hôpital est emblématique. D’après les chiffres du Conseil national de l’Ordre des médecins, 27 % des médecins à l’hôpital ont été formés hors de France. Pour la moitié d’entre eux, il s’agit d’un pays extérieur à l’Union européenne (UE), qui constituent les Padhue - pour « praticiens diplômés hors Union européenne ».
    Dans le cadre des Padhue, les docteurs en médecine ou en pharmacie, parfaitement opérationnels, sont recrutés au départ sous un statut étudiant, payés 1 700 euros brut, soit beaucoup moins qu’un médecin formé en France. En échange, il y a la promesse que leur diplôme puisse être un jour reconnu en France.
    En théorie, ils ont deux ans pour passer l’examen qui doit leur permettre de faire reconnaître leur diplôme. Dans les faits, les choses sont plus compliquées. « Il y a deux-tiers d’échec, rappelle Éric Tron de Bouchony, médecin hospitalier à la retraite qui suit le dossier des Padhue pour la CGT. Ce n’est pas dû à leur faible valeur : leurs compétences sont très généralement reconnues par leur chef de service. Ces échecs sont dus à l’insuffisance du nombre de postes mis au concours. » D’après lui, il s’agit d’un quota arbitraire fixé pour ne pas faire concurrence aux médecins formés en France.
    Les médecins étrangers n’ont droit qu’à deux tentatives. « Le retour au pays est illusoire quand on sait que la moitié d’entre eux a acquis la nationalité française », insiste Eric Tron de Bouchony. Au bout de deux échecs, la seule alternative qui leur reste est de se reconvertir dans un métier paramédical.Ainsi, alors que 15 000 postes de médecins sont aujourd’hui vacants à l’hôpital, chaque année plusieurs milliers de médecins en poste se voient donc refuser le droit de continuer à exercer. « Un immense gâchis », commente le médecin.
    En janvier dernier, le président français Emmanuel Macron lui-même avait reconnu l’absurdité de la situation appelant son gouvernement à « assumer » de « régulariser nombre de médecins étrangers qui tiennent parfois à bout de bras nos services de soins », au nom de la lutte contre les déserts médicaux.Depuis, un nouveau statut facilitant leur recrutement temporaire a bien été imaginé, mais du fait de la dissolution de l’Assemblée nationale, on attend toujours le décret qui devait lui donner vie.Les exemples concrets ne manquent pas. Zaïneb est marocaine, diplômée de la faculté de médecine de Casablanca. Elle est arrivée en France à la faveur d’un échange universitaire en pleine épidémie de Covid-19, avant d’y revenir à l’invitation de son chef de service une fois diplômée.
    Elle est aujourd’hui médecin radiothérapeute oncologue dans un hôpital du nord de la France. Fin 2023, elle rate d’un cheveu le concours d’équivalence et se retrouve soudainement privée d’exercer, alors que le département manque déjà de spécialistes. « Mes patients se sont retrouvés du jour au lendemain sans radiothérapeute, mes collègues ont dû se partager mes consultations », explique-t-elle à RFI.
    Pendant trois mois elle exerce malgré tout. « J’ai travaillé sans titre de séjour, je voyais mes patients comme si de rien n’était, alors que je n’avais pas de papiers », se souvient-elle dans un rire nerveux. Depuis elle a obtenu un titre de séjour temporaire, elle peut continuer à exercer, mais seulement jusqu’en avril prochain. « J’ai un titre de séjour d’un an au lieu d’avoir un titre de séjour de six mois, ça me fait moins d’aller-retour à la préfecture », ironise-t-elle.
    Dans une tribune intitulée : « Sans les médecins étrangers, le système de santé s’effondre », publiée le 17 janvier 2024 par Le Point, plus de 200 professionnels du secteur, dont les docteurs Mathias Wargon et Hocine Saal, avaient déjà appelé à trouver une solution pérenne à la situation des Padhue.
    La possible arrivée du Rassemblement national au pouvoir les inquiète. Dans le programme de Marine Le Pen pour la présidentielle de 2022, il était écrit noir sur blanc le souhait du RN de « réduire drastiquement le recours aux médecins ayant obtenu leur diplôme hors de l’UE ». La cheffe de file de l’extrême-droite a ensuite nuancé son propos, mettant en avant le besoin de « vraies équivalences » entre les diplômes.Un argument balayé par Eric Tron de Bouchony : « Entre 2002 et 2005, on a trouvé des critères d’équivalence entre un diplôme obtenu à Athènes et un diplôme obtenu à Stockholm. Pourquoi est-ce qu’on ne pourrait pas faire la même chose entre un diplôme obtenu à Beyrouth et un diplôme obtenu à Rennes ? Les effets néfastes de la préférence nationale ne passeront pas par l’hôpital ».
    En pleine campagne législative, les déclarations de candidats du Rassemblement national n’ont pas rassuré. En 2022, la candidate de l’extrême-droite dans la 1ère circonscription des Vosges s’était ainsi étonnée que « d’autres médecins d’autres pays, qui n’ont pas notre savoir-faire, viennent nous soigner en apprenant sur le tas, pourquoi on ne ferait pas pareil ? » Ce n’est pas parce qu’on n’est pas très bon à l’école qu’on ne peut pas être performant sur le terrain", assurait-elle lors d’un débat télévisé, sous le regard consterné des journalistes et des autres candidats sur le plateau.
    Quelques jours après notre entretien, Zaïneb a renvoyé un message à RFI : « Dans l’Aisne, où je travaille, il y a eu un record de vote pour le Rassemblement national. Plus de 50 %, que ce soit aux élections européennes ou au premier tour des législatives. Cela veut dire que statistiquement, un patient sur deux, un collègue sur deux a voté pour le RN. J’ai l’impression que même mes collègues ne réalisent pas que je suis étrangère. Je ne suis pas même pas binationale, je suis médecin étranger. Ces mesures discriminatoires, cette montée de xénophobie qu’on observe déjà sur les réseaux sociaux vont me toucher directement », explique-t-elle amère. Pourtant, elle se souvient de la mobilisation unanime de ses collègues et de ses patients lorsqu’elle a été menacée d’expulsion début 2024. Comme si « l’étranger » ne pouvait pas être aussi la personne qui vous soigne.

    #Covid-19#migration#france#medecin#PADHUE#etranger#immigration#politiquemigratoire#santepublique#sante#extremedroite#discrimination

  • Ces binationaux franco-tunisiens qui choisiront la Tunisie si le Rassemblement national gouverne
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2024/07/03/ces-binationaux-franco-tunisiens-qui-choisiront-la-tunisie-si-le-rassembleme

    Ces binationaux franco-tunisiens qui choisiront la Tunisie si le Rassemblement national gouverne
    Par Monia Ben Hamadi (Tunis, correspondance)
    « J’avais pour projet de repartir en France l’année prochaine, mais j’entends de plus en plus mes amis qui vivent là-bas parler de la montée du racisme », confie Mehdi (les personnes interrogées n’ont pas souhaité donner leur nom de famille), 42 ans, programmeur informatique. Né d’une mère française et d’un père tunisien, il vit à Tunis avec sa conjointe et leur fille de 2 ans. C’est pour cette dernière que Mehdi avait envisagé de retourner en France, où il a déjà vécu entre 2000 et 2011, afin, dit-il, « de lui offrir une meilleure qualité de vie et un environnement plus sain ».
    Toutefois, ces derniers temps, Mehdi hésite. Il envisage désormais une opportunité au Maroc. « J’aurais préféré retourner en France, mais tout dépendra de l’évolution de la situation politique. Si l’extrême droite gagne du terrain et commence à persécuter les migrants et les étrangers, je n’aurai pas envie que ma fille subisse cela », déplore-t-il.
    Les inquiétudes de Mehdi se sont accrues après l’arrivée en tête du Rassemblement national (RN) au premier tour des législatives le 30 juin. Le parti d’extrême droite pourrait obtenir une majorité, absolue ou relative, et il n’est plus exclu qu’il accède au pouvoir, une première historique. Les déclarations racistes des cadres du parti, visant notamment les binationaux, ont accentué ces craintes.
    « Le Maghrébin binational a sa place en France, mais pas dans les hauts lieux. Nous devons protéger la France », a déclaré Daniel Grenon, député sortant du RN dans l’Yonne, lors d’un débat le 1er juillet. Des propos confirmés par la bande sonore de l’échange, bien que le parti ait tenté de minimiser en parlant de citation « erronée ».
    Mehdi a lui-même expérimenté le racisme lorsqu’il vivait à La Rochelle (Charente-Maritime) en tant qu’étudiant. En 2002, lors de l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle, il a été agressé par des militants d’extrême droite. « On m’appelait aussi Mohamed par moquerie », se rappelle-t-il.
    En 2011, après un burn-out, il retourne en Tunisie, où vient d’avoir lieu la révolution qui a mis fin au pouvoir de Zine El-Abidine Ben Ali. « Nous étions nombreux à rentrer, mais nous avons vu les résultats », ironise-t-il amèrement face à la crise économique et politique actuelle du pays, accentuée par le coup de force du président Kaïs Saïed le 25 juillet 2021.Il tente de se rassurer quant au traitement que pourrait subir sa fille en France, avec ses traits clairs et ses cheveux blonds : « Ma fille a un prénom arabe et un prénom français. Je me dis que son prénom français pourrait l’aider, ce serait toujours mieux pour trouver un appartement à Paris, par exemple. »
    Dans la capitale française, Sarra, qui s’y est installée après son baccalauréat obtenu à Tunis, partage les mêmes doutes mais, contrairement à Mehdi, préférerait retourner en Tunisie où sa nationalité n’est pas « conditionnée ». « Je me sens davantage chez moi à Tunis, malgré tous les problèmes, ma nationalité n’y est pas remise en question », souligne-t-elle, avant d’ajouter : « Mais je suis aussi française. J’ai vécu plus longtemps en France, où je suis née, qu’en Tunisie. Il y a diverses façons d’être français. J’aurais aimé me sentir chez moi ici car j’y ai construit ma vie, ma famille, ma carrière, mais on m’a fait sentir que je n’étais pas chez moi. »
    Née en France de parents tunisiens, Sarra a acquis la nationalité française grâce au droit du sol que le RN souhaite abolir. Après avoir grandi en Tunisie, elle est revenue en France pour y poursuivre ses études et a entamé une carrière dans une grande entreprise. Mariée à un Franco-Tunisien, elle envisage à présent de retourner vivre en Tunisie à moyen terme. « Je ne sais pas encore quand je partirai. Tout dépendra de la situation », confie-t-elle.
    Récemment, elle a été heurtée par une affiche montrant un petit garçon blond avec l’inscription : « Donnons un avenir aux enfants blancs. » « Mon fils est typé, il va grandir en tant que garçon arabe avec tous les stéréotypes associés, je ne veux pas qu’il vive cela », s’indigne-t-elle.Sarra estime par ailleurs que les questions liées au racisme anti-arabe et à l’islamophobie ne sont pas suffisamment prises en compte : « Ce problème n’est pas récent, mais il est souvent invisibilisé. Lorsque j’en parle à mes collègues, certains me disent que j’exagère, que la France ne se résume pas à CNews, d’autres qu’il faut comprendre les racistes. »
    Selon le rapport 2023 de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) sur la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, l’indice de tolérance à l’égard des musulmans en France est relativement faible, avec une note de 57 sur 100. Cette minorité est moins tolérée que les Noirs (77) ou les juifs (68), tandis que la tolérance à l’égard des Roms est la plus basse, avec un indice de 42. Selon la même étude, une majorité de sympathisants du RN (51 %) estime que « les musulmans ne sont pas des Français comme les autres ».
    En avril 2024, l’ouvrage La France, tu l’aimes mais tu la quittes : enquête sur la diaspora française musulmane (éd. Seuil, 320 pages, 23 euros), a mis en lumière un phénomène jusque-là peu étudié : le départ à l’étranger de musulmans français, souvent bien intégrés, souhaitant échapper à une atmosphère jugée « islamophobe ».
    Rym, 33 ans, franco-tunisienne, a déjà fait son choix depuis plusieurs années. Installée à Londres, où elle travaille pour une ONG internationale, elle n’envisage pas de retourner en France, où elle a pourtant grandi. « La montée du racisme en France n’est pas la raison pour laquelle je suis partie, mais c’est ce qui fait que je n’y retournerai pas », affirme-t-elle. « Quand j’ai entendu Jordan Bardella, le chef de file du Rassemblement national, stigmatiser les binationaux, cela m’a énervée et attristée. Puis je me suis dit que quitte à avoir une nationalité occidentale, autant que ce soit la nationalité anglaise. Avant, je n’y avais jamais pensé. Maintenant, j’y pense sérieusement », confie la jeune femme. Si elle devait être contrainte de choisir, Rym n’hésiterait pas : « Je n’abandonnerai jamais ma nationalité tunisienne, c’est la nationalité de mon père, c’est ma première nationalité. »

    #Covid-19#migrant#migration#france#politique#extremedroite#racisme#tunisie#retour#sante

  • Avant-propos à la réédition numérique du livre de Maurice Rajsfus : En gros et en détail, Le Pen au quotidien 1987-1997

    Un outil au service de l’antifascisme
    Introuvable en librairie depuis une quinzaine d’années, le recueil d’articles de Maurice, intitulé En gros et en détail, Le Pen au quotidien 1987-1997, était paru initialement aux éditionsParis-Méditerranée en 1998. Nous le mettons de nouveau à disposition, dans un format numérique, téléchargeable gratuitement, dans le cadre de la Collection Maurice Rajsfus développée en coédition avec les éditions du Détour (*).

    Pour celles et ceux qui s’interrogent sur les racines et l’AD-Haine du F-Haine devenu R-Haine, il y a du grain à moudre dans ces différentes chroniques, ces articles ou ces éditoriaux parus pour la plupart dans le mensuel Ras l’Front, organe de presse du réseau antifasciste du même nom, créé en 1990 et dont Maurice fut le président durant plusieurs années.

    Lire le texte entier :
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/07/04/avant-propos-a-la-reedition-numerique-du-livre

    #extremedroite

  • La France livrée à des racistes décomplexés ?

    Les Français sont oublieux de l’histoire. Contrairement à ce que certain.e.s avancent, la France a déjà fait l’expérience de l’extrême droite et du fascisme. C’était entre 1940 et 1945 et cela n’a pas été une expérience particulièrement glorieuse. Il a même fallu attendre 1996 pour que l’État français reconnaisse sa responsabilité dans la déportation des Juif.ves.

    Le Rassemblement national, qui a fait environ 10 millions de voix dès le premier tour des élections législatives du 30 juin 2024, comprend en son sein, et ce sans ambiguïté, des racistes de tout poil, dont certains continuent à nier la destruction des Juifs d’Europe. Son programme social est mensonger et hostile aux travailleuses et travailleurs. Comme Macron et consorts, il défendra le néolibéralisme.

    Lire le texte entier :
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/07/02/pour-un-front-democratique-contre-lextreme-droite/#comment-61486

    #extremedroite

  • Législatives en France : pour les aides à domicile, le manque de main d’œuvre étrangère inquiète - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/58142/legislatives-en-france--pour-les-aides-a-domicile-le-manque-de-main-do

    Législatives en France : pour les aides à domicile, le manque de main d’œuvre étrangère inquiète
    Par RFI Publié le : 02/07/2024
    À la veille du second tour des législatives, le Rassemblement national (RN) caracole toujours largement en tête des sondages et pourrait arriver au pouvoir pour la première fois. Plusieurs secteurs d’activité, déjà sous tension quant à la problématique de la main d’oeuvre, résisteraient-ils à une réduction des flux migratoires ? Plusieurs entreprises d’aide à la personne ont fait part de leur inquiétude, rappelant qu’elles souffrent déjà d’un manque de personnel.
    Renée, 95 ans, est très dépendante. Si elle peut encore vivre chez elle dans son appartement du nord-est parisien, c’est parce que des dizaines de personnes, soignants et aides à domicile, comme Olga, se relaient à son chevet. « J’ai beaucoup de personnes qui m’aident le matin pour me lever, puis pour me laver, l’après-midi pour me changer, le soir pour me coucher, énumère Renée. Tu te rappelles, Olga ? Presque toutes sont du Cameroun », dit-elle. Des femmes en majorité, pour la plupart immigrées. « Sur 30, peut-être une Française ou deux », précise-t-elle.
    Olga, 35 ans, est Moldave. Elle est arrivée en France en 2016. « Depuis que je suis venue ici, je travaille tous les jours ». Olga tente de se rassurer, mais le climat politique l’inquiète. « Si j’ai bien compris, les personnes qui sont en règle, qui respectent la loi, qui payent les impôts, elles ne vont pas être touchées. J’espère que ça va être comme ça, comme ils disent, qu’on va pouvoir rester ici, parce qu’on est venus ici pour nos enfants, pour leur donner une plus belle vie », explique-t-elle.
    « Parce que s’ils enlèvent tout, il n’y a plus personne pour soigner », ajoute Renée. D’après l’Insee en Île-de-France, six aides à domicile sur dix sont immigrées.

    #Covid-19#migration#migrant#immigration#economie#care#politiquemigratoire#extremedroite#sante#vieillissement

  • Législatives 2024 : l’hôtellerie-restauration, au cœur de l’enjeu de l’immigration
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/07/02/legislatives-2024-l-hotellerie-restauration-au-c-ur-de-l-enjeu-de-l-immigrat

    Législatives 2024 : l’hôtellerie-restauration, au cœur de l’enjeu de l’immigration
    Par Jessica Gourdon
    En Ile-de-France, 50 % des cuisiniers et 40 % des employés de l’hôtellerie-restauration sont des immigrés. Alors qu’ils peinent à recruter, certains patrons s’inquiètent de la perspective d’une politique migratoire plus stricte, élément-clé du programme du Rassemblement national. C’est la grande gueule du restaurant Les Philosophes qui accueille les clients de sa voix énergique d’ancien comédien de théâtre. En chemise blanche, veston et tablier, plateau rond sous le bras, Khaled, Algérien de 47 ans, virevolte entre les tables de cette brasserie parisienne du quartier du Marais, dans le 4e arrondissement. « Profitez bien de moi, car, avec ce qui se passe, bientôt je ne serai plus là ! Vous m’escorterez jusqu’à l’aéroport Charles-de-Gaulle ! », lance-t-il, gouailleur, à une cliente attablée en terrasse. En fond sonore, un musicien de rue joue Les Champs-Elysées à la clarinette.
    Arrivé sans papiers en France en 2000, Khaled a d’abord travaillé « au black » sur les marchés parisiens, puis comme préparateur de palettes chez un producteur de fruits et légumes des Yvelines. Il a tenté d’obtenir, en vain, un titre de séjour, jusqu’à recevoir une obligation de quitter le territoire en 2005. Il est resté et doit sa régularisation à son mariage avec une Française, avec qui il a eu deux filles. Il travaille dans la restauration depuis sept ans. « Ici, on peut sortir 700 couverts par jour, c’est physique. On doit gérer des gens stressés, des gens qui font la queue. Faut être solide. Peu de Français veulent faire ces métiers ! », commente-t-il.
    De fait, au restaurant Les Philosophes, des Français, comme le dit le patron Xavier Denamur, il n’y en a presque pas. Pour préparer les cuisses de canard confites ou servir le filet de bœuf d’Aubrac, toute la planète est de la partie : on croise des Sri-Lankais, un Erythréen, un Russo-Ukrainien, un Angolais, un Belge, un Cap-Verdien, un Sénégalais… « Quand je passe une annonce pour recruter, il n’y a que des immigrés qui postulent. Ce sont des boulots où il faut accepter de travailler les week-ends, les soirs jusqu’à tard. A Paris, sans les étrangers, les restaurants, ils ne tournent pas ! », lance Xavier Denamur.
    En Ile-de-France, en particulier, ce secteur est très dépendant de la main-d’œuvre immigrée : 40 % des employés de l’hôtellerie et de la restauration sont étrangers et 50 % des cuisiniers, selon l’Insee. Sur l’ensemble de la France, ils représentent respectivement 19,3 % et 22 % de ces métiers, selon la Dares. Que deviendrait ce secteur en cas de durcissement de la politique migratoire, élément-clé du programme du Rassemblement national (RN) ? La suppression du droit du sol, la restriction du regroupement familial, la suspension des régularisations des étrangers en situation irrégulière, comme évoqué par Jordan Bardella dans la présentation de son programme, auraient des conséquences majeures – comme sur tous les secteurs qui emploient de nombreux étrangers, tels le bâtiment ou le nettoyage. Selon la Dares et l’Insee, ils représentent ainsi 27 % des ouvriers non qualifiés du BTP en France – et même 60 % en Ile-de-France – et 38,8 % des employés de maison (61,4 % en Ile-de-France).
    Dans le monde de la restauration, rares sont les chefs ou patrons de restaurant à prendre la parole. « Oui, on a besoin de l’immigration ! Nos écoles de formation ne peuvent pas satisfaire tous les besoins du secteur. Mais rien que de dire cela, c’est compliqué. Quand j’ai dit ça sur RMC, j’ai reçu des menaces », expose Alain Fontaine, président de l’Association des maîtres restaurateurs, patron du restaurant Le Mesturet, à Paris. « On est un métier en tension depuis des années. Se priver de l’immigration, c’est aberrant économiquement et humainement », abonde Bérangère Fagart, propriétaire du restaurant Sélune, à Paris. Elle fait partie des signataires d’un texte signé par 390 professionnels de l’alimentation, qui dénonce la politique migratoire du RN « inconciliable avec le concept même de cuisine, de gastronomie, qui puise sa richesse dans le métissage et la rencontre (…) et irréaliste économiquement ».
    Pour les immigrés, c’est l’incompréhension. « Je suis inquiet de ce qui se passe en ce moment. On n’est pas venu pour prendre des droits aux Français, on est venu pour sauver nos vies », souligne Puhenthiran, Sri-Lankais, serveur aux Philosophes. Arrivé en France comme réfugié lorsqu’il avait 18 ans, il a commencé par faire les vitres de ce restaurant avant d’y être embauché. Ses quatre enfants sont nés en France. Sa fille vient de terminer ses études de kiné. « Les étrangers font tourner des tas de secteurs, et occupent les métiers les plus bas de l’échelle. Pourtant, on se sent visés. Donc forcément, ça nous touche », poursuit son collègue Yohannes (le prénom a été modifié à sa demande), barman de 38 ans, qui, avant d’arriver en France, enseignait la biologie en Erythrée, l’une des dictatures les plus répressives du monde.
    Comme lui, 14,6 % des personnes admises sur le territoire en 2021, selon l’Insee, le sont pour des motifs humanitaires. Les étudiants (32,4 %) représentent le principal flux migratoire, devant le regroupement familial (31,7 %) – une démarche entreprise, le plus souvent, par le primo-arrivant après des années de présence dans le pays – et les entrées pour motifs économiques (13,3 %).
    D’autres redoutent que la montée en puissance de l’extrême droite « légitime une forme de management nocif qui existe dans de nombreux restaurants, fondé sur l’autorité, le sexisme et le racisme », poursuit la cheffe cuisinière Vanessa Krycève. Déjà, au sein de ces métiers, les étrangers sont souvent moins bien traités que les autres employés, constate Harouna Sow, 34 ans, chef de l’association Refugee Food, né en Mauritanie, qui a obtenu l’asile politique en France. « Dans les cuisines, les immigrés sont cantonnés à certaines tâches, à certaines tables. J’ai vu des gens rester dix ans plongeur… Et il y a de multiples abus, qui commencent lorsque le patron refuse de laisser du temps à ses employés pour les rendez-vous en préfecture ou les cours de français », confie ce chef cuisinier.
    L’impact d’un durcissement de la politique migratoire risque de fermer la porte aux déjà maigres perspectives de régularisation pour les sans-papiers. « On a peur pour nos proches, nos amis, nos employés », évoque le chef franco-colombien Juan Pablo Rojas Pineda, à l’origine d’un collectif de restaurateurs mobilisés contre la loi sur l’immigration votée l’hiver dernier. Le nombre de ces sans-papiers est impossible à connaître précisément – il est estimé de 300 000 à 750 000 personnes en France, en emploi ou non, selon les sources.
    Certains ne sont pas déclarés, d’autres le sont grâce à un alias (ils utilisent les papiers d’identité de quelqu’un d’autre). « On peut même déclarer quelqu’un sans aucun document, en tapant simplement des zéros à la place du numéro de Sécurité sociale. Il y a des failles dans le logiciel de l’Urssaf », glisse un restaurateur. L’enjeu, pour ces travailleurs sans papiers, est d’obtenir au moins 24 bulletins de salaire mensuels sur trois ans, afin de demander ensuite un titre de séjour, selon les dispositions de la circulaire Valls. « C’est un parcours du combattant, la démarche prend au moins un an, voire plus. Que devons-nous dire à tous ceux qui sont en cours de procédure ? », s’inquiète l’avocate Vanina Rochiccioli, spécialise du droit des étrangers.
    L’arrivée de l’extrême droite au pouvoir renforcerait aussi les mauvaises pratiques courantes dans le secteur. « Une partie des employeurs estiment qu’ils y ont un avantage, expose Daniel Veron, chercheur en sociologie à l’université de Caen, spécialiste du travail des immigrés. Demain, si nous avons une politique migratoire plus stricte, ces étrangers resteront cantonnés plus longtemps dans l’irrégularité. Cela fragilisera leurs conditions d’existence, et renforcera l’acceptabilité, pour eux, de conditions de travail dégradées. » Un constat partagé par Madeleine Desportes, coordinatrice générale de La Communauté Ecotable, une association de professionnels de l’alimentation durable. « Aujourd’hui, cette population immigrée sert de chair à canon à des restaurateurs qui les font travailler de manière très dure, et profitent du fait qu’ils ne peuvent pas se faire régulariser sans leur aval », renchérit-elle.
    A gauche, Jayakumar, 56 ans, vient du Sri Lanka et travaille aux Philosophes, restaurant du quartier du Marais, depuis quatorze ans. Ici, avec son collègue, Sri-Lankais également. A Paris, le 27 juin 2024.
    Un discours bien loin de celui des syndicats patronaux du secteur, qui demandent toujours l’inscription des métiers de l’hôtellerie-restauration dans une liste nationale de « métiers en tension » – un dispositif assorti de facilités pour demander des autorisations de travail. Comme l’UMIH, le syndicat GHR est favorable à la régularisation des personnes sans papiers qui travaillent dans ce secteur, même s’ils restent discrets sur ce sujet. Sollicité par Le Monde, Thierry Marx, le président de cet organisme patronal, ne souhaite pas s’exprimer sur ce thème en cette période électorale. Un signe que le sujet divise au sein de la profession, marquée à droite.

    #Covid-19#migrant#migration#france#immigration#economie#restauration#regularisation#politiquemigratoire#integration#extremedroite#sante#metierentension

  • Nous pouvons empêcher l’extrême droite d’arriver au pouvoir

    Alertes Féministes * le 2 juillet

    Dans plus de cinquante villes de France, cent mille personnes ont tiré samedi 22 juin et dimanche 23 les Alertes féministes.

    “Alertes féministes”, car nous savons que l’extrême-droite a pour obsession, en priorité, de venir casser les droits et libertés d’une immense partie de la population : les femmes, les personnes racisées, handicapées, et LGBTQIA+, les personnes migrantes, les filles et les enfants. L’ensemble des acquis sociaux seront remis en cause et le mouvement social fortement réprimé.

    Nous savons très bien que l’extrême droite utilise nos droits, les inégalités et les violences que nous subissons pour servir son projet sexiste et raciste. Pourtant, il n’est plus à démontrer que partout où l’extrême droite passe, les droits et la condition des femmes et de toutes les minorités sont attaqués et reculent.

    Lire le texte en entier :
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/07/02/pour-un-front-democratique-contre-lextreme-droite/#comment-61478

    #feminisme #extremedroite

  • Les croisades modernes : l’extrême droite et la rhétorique chrétienne

    Les actualités sont nombreuses à décrire la hausse de l’instabilité et des tensions tant au niveau national qu’international. Et si c’était lié ? Une des causes potentielles à cette période de récession politique a été évoquée par l’un des conférenciers, Dominic Wetzel, lors d’un atelier à la conférence No War, But Class War, liant christianisme et extrême droite.

    Lire le texte entier
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2023/01/02/no-pasaran/#comment-61464

    #extremedroite

  • La culture à l’épreuve de l’extrême droite : des discours au passage à l’acte

    Les annonces concernant la culture se font discrètes dans le programme du Rassemblement national. Or, au-delà de la doctrine nationaliste du parti, incarnée en l’espèce par le patrimoine et la francophonie, de quoi la culture risque-t-elle d’être l’instrument ? En prenant comme terrains d’observation les municipalités déjà conquises par l’extrême droite au fil du temps, se dévoilent des orientations de politique culturelle, tantôt médiatisées tantôt louvoyantes, teintées de populisme et de censure.

    https://www.observatoire-culture.net/culture-epreuve-extreme-droite-discours-passage-acte
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/06/28/pour-lukraine-et-pour-la-france-endiguons-la-vague-brune/#comment-61442

    #extremedroite

  • Face au rassemblement national (RN) : rester unis et déterminés !
    Solidaires Finances Publiques et la CGT Finances Publiques ont en commun dans leur ADN syndical le combat contre les idées d’extrême-droite. Alors que le Rassemblement National est aux portes du pouvoir, il est nécessaire de rappeler que ce parti est aux antipodes de nos valeurs et du progrès social.

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    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/06/28/pour-lukraine-et-pour-la-france-endiguons-la-vague-brune/#comment-61439

    #extremedroite

  • Contre l’extrême-droite !

    Les organisations syndicales du privé, Fep-CFDT, CGT Enseignement privé et SUNDEP Solidaires sont mobilisées contre l’extrême-droite qui aujourd’hui est aux portes du pouvoir.

    L’extrême-droite est un réel danger pour notre démocratie. Elle prône le repli sur soi, s’attaque aux minorités, aux droits des femmes et développe des idées contraires aux valeurs d’émancipation, de solidarité, d’égalité et de justice sociale.

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    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/06/28/pour-lukraine-et-pour-la-france-endiguons-la-vague-brune/#comment-61438

    #extremedroite

  • Barrer la route au retour du fascisme

    Le Rassemblement National constitue un risque mortel pour le pays. Ce parti diffuse le racisme et, quoiqu’il en dise, demeure un vecteur d’antisémitisme. Comme l’ont révélé plusieurs enquêtes récentes, nombre de ses candidat·e·s ont exprimé des positionnements antisémites, négationnistes, complotistes, sexistes, homophobes, transphobes, et violemment racistes. Son projet d’exclusion de certaines fonctions des personnes ayant une double nationalité a des relents pétainistes. La proposition de revenir sur le droit du sol et l’attachement indéfectible du parti à la « préférence nationale » représentent un danger considérable pour nombre d’habitant·e·s en France, citoyen·ne·s ou non.

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    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/06/28/pour-lukraine-et-pour-la-france-endiguons-la-vague-brune/#comment-61435

    #politique #extremedroite

  • Pour l’Ukraine et pour la France : endiguons la vague brune ! (et autres textes)

    Sophie Bouchet-Petersen : Pour l’Ukraine et pour la France : endiguons la vague brune !
    Nathalie Tehio : Aux urnes citoyennes, citoyens !
    Nathalie Tehio : « Le RN sape les avancées sanitaires et environnementales »
    La culture pour le Nouveau Front populaire
    Dignité et solidarité dans les Hautes-Alpes : Appel à la mobilisation (Juin 2024)
    Judith Godrèche : La République de notre liberté

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/06/28/pour-lukraine-et-pour-la-france-endiguons-la-v

    #extremedroite

  • De Thomas Enhco sur FB

    Plus possible de se taire. Ce n’est pas en faisant de petites impros sur Le Chant des Partisans pendant mes concerts que je changerai quoi que ce soit (même si ça fait du bien d’entendre les réactions du public dans la salle, lorsque certains captent le message).

    Depuis deux semaines je fais des cauchemars la nuit et j’ai la nausée le jour. Je ne peux pas supporter l’idée que la France tombe aux mains de l’extrême-droite. C’était une menace qui pointait depuis des années mais qui semblait lointaine, aujourd’hui elle est très concrète, très proche et elle sent la mort.

    Renvoyer dos à dos l’extrême-droite et la gauche est malhonnête et c’est un jeu dangereux auquel joue le gouvernement. J’ai bien plus peur de l’antisémitisme profond, historique et concret du RN que des sorties isolées de membres de la gauche, qui sont amplifiées à l’infini par leurs adversaires et par les médias.

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    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/06/25/dans-nos-lieux-de-vie-et-de-travail-dans-les-urnes-faire-reculer-les-politiques-de-haine-et-le-rn-6/#comment-61423

    #extremedroite

  • L’extrême droite contre les droits des femmes

    Le RN prétend défendre les catégories populaires, mais les votes de ses député·es au Parlement national comme européen démentent ces discours. Il a aussi entrepris de séduire l’électorat féminin en gommant ses propositions les plus réactionnaires. Mais il conserve sa vision rétrograde, réduisant les femmes avant tout à des rôles d’épouses et mères, et il ne défend jamais l’égalité femmes-hommes.

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    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/06/28/lextreme-droite-contre-les-droits-des-femmes

    #extremedroite #feminisme

  • En Normandie, les Afghans d’Argentan redoutent la vague brune
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2024/06/28/en-normandie-les-afghans-d-argentan-redoutent-la-vague-brune_6244928_4500055

    En Normandie, les Afghans d’Argentan redoutent la vague brune
    Une soixantaine de réfugiés afghans vivent dans cette municipalité de l’Orne sans tensions avec les habitants. Mais, depuis le score de 35 % obtenu par le Rassemblement national dans la ville, la petite communauté craint pour son avenir en cas de victoire de l’extrême droite aux législatives.
    Par Paul Boyer
    Lorsque le coup de sifflet retentit, les onze joueurs de l’équipe de cricket d’Argentan (Orne) cavalent sur le terrain. Le lanceur prend son élan pour jeter la balle en cuir en direction du batteur. Un bruit sec résonne lorsqu’elle vient cogner la batte du joueur, sous les cris des supporteurs et de quelques curieux, alignés en bordure de la surface. Dans la commune, une soixantaine de réfugiés afghans sont arrivés progressivement depuis 2018.
    Après avoir longtemps voté à gauche, la petite ville de quatorze mille habitants a basculé en faveur du Rassemblement national (RN) lors des élections européennes du 9 juin, avec 35 % des voix. Frédéric Léveillé, le maire socialiste, a toujours été en faveur de l’immigration et mis en avant l’exemple de l’intégration des Afghans : « Nous les connaissons depuis leur arrivée, nous leur avons ouvert les portes du stade en leur aménageant des horaires. Je prône l’accueil de ces réfugiés, je suis ferme sur cette question », précise ce fervent soutien du Nouveau Front populaire (NFP) pour les législatives.
    Bandeau aux couleurs de l’ancienne République d’Afghanistan – noir, rouge et vert – autour de la tête, symbole fort d’opposition au nouveau régime, Ahmad Safi, le capitaine de l’équipe, ­distribue protections et casques à ses joueurs. A 21 ans, se concentrer sur son sport de cœur est une manière de mettre à distance un passé douloureux. « Jouer permet de guérir un peu nos traumatismes », lâche-t-il.Au début du match, Bénédicte Richez embrasse chaque membre de l’équipe. Cette habitante de la commune jongle avec son ­travail d’infirmière à l’hôpital et son poste de professeure bénévole, avec l’association qu’elle a créée, Les mots du bout du monde. Passionnée par l’Afghanistan, la soignante est engagée auprès des réfugiés depuis des années. Pendant son temps libre, elle multiplie les allers-retours à Dunkerque, à Boulogne-sur-Mer ou à Calais pour effectuer des maraudes.
    Très vite, elle accompagne Ahmad Safi dans la création du club. En février 2023, la mairie accepte de leur ouvrir le stade municipal une fois par semaine. « Comme ça, ils peuvent jouer légalement, sans que personne ne vienne les emmerder », précise Bénédicte Richez. L’équipe, aujourd’hui composée de vingt joueurs, s’est constituée petit à petit.
    En 2021, Ahmad Safi arrive dans le village après un court passage à Paris, près de la porte de la Chapelle. Là, une assistante sociale lui parle d’Argentan en lui promettant une place dans un logement social. Ahmad accepte. Des joueurs de l’équipe, il a été le premier à venir s’installer dans la commune. Trois ans auparavant, d’autres réfugiés afghans y avaient déjà déposé leurs bagages à la suite de grandes tensions entre la communauté et des habitants du quartier de Perseigne, à Alençon, à une cinquantaine de kilomètres.
    Le 1er août 2018, une bagarre éclate entre habitants et réfugiés afghans. Massoud, un Afghan de 29 ans, meurt. La rixe mortelle déclenche aussitôt l’exode d’une partie de la communauté afghane vers Argentan. Mais, aujourd’hui, le maire assure qu’il n’y a aucun problème de cohabitation. « Le résultat du vote RN est grave, mais il faut intégrer le taux d’abstention : 55 %. Ce vote n’est pas en lien avec les Afghans présents ici, je l’espère », affirme-t-il.
    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés A bord du « Belem », Zabih, réfugié afghan de 25 ans, prend conscience que la mer n’est pas que « le lieu où l’on peut mourir »
    Dès son arrivée, Ahmad Safi fait pourtant face au rejet de certains habitants. « Je sentais des regards lourds, j’ai eu des réflexions comme “pourquoi tu es parti ?” ou “il n’y a pas de travail ici” », soupire le grand gaillard du haut de son mètre quatre-vingt-dix pour 95 kilos. Aujourd’hui encore, certains résidents changent de trottoir au passage des joueurs. « Ils ne se mélangent pas, ils restent tout le temps entre eux », murmure Mélanie (qui ne souhaite pas donner son nom), une habitante d’Argentan.
    Dans l’équipe, l’approche des élections législatives engendre craintes et angoisses. « Ça me fait peur le RN, je sais qu’ils vont annuler l’immigration et peut-être me renvoyer dans mon pays. Je n’ai toujours pas de papiers en France, si le RN passe, je ne pourrai rien faire », s’inquiète Ezharullah Mubarez, arrivé à Argentan à la fin de l’année 2021.
    Au quatrième étage d’un HLM du centre-ville, Hamrad Muslim prépare du thé assis sur des toshaks (coussins de sol) tout en se remémorant les démarches kafkaïennes pour demander l’asile en France. « J’attends ma carte de séjour depuis neuf mois, je suis bloqué, je ne peux même plus travailler », soupire-t-il en ajustant son pakol (béret traditionnel pachtoune). Seule une dizaine sur les soixante présents dans la commune ont déjà reçu le précieux sésame.Un autre membre de la communauté, qui souhaite rester anonyme, confie être toujours choqué par les résultats des européennes, mais compte bien rester à Argentan quels que soient les résultats des 30 juin et 7 juillet. « Si le RN gagne aux législatives ? Je ne partirai pas, mais je raserai les murs, encore plus que d’habitude. De toute façon, nous restons déjà entre nous », indique le jeune homme de 23 ans.

    #Covid-19#migrant#migration#france#afghanistan#integration#politique#asile#cartedesejour#sante#extremedroite#xenophobie

  • Appel commun contre l’extrême-droite et soutien au Nouveau Front Populaire

    Il y a presque 5 ans, plus de 2 000 personnes ont signé l’appel des travailleuses et travailleurs du numérique pour une autre réforme des retraites que celle proposée par le gouvernement sous la présidence d’Emmanuel Macron. Ces luttes auxquelles nous avons participé n’étaient que les prémices d’une série de mesures anti-sociales et toujours plus violentes à l’égard des plus modestes pour asseoir une politique qui vise à améliorer coûte que coûte la vie des 5% les plus riches de France tout en montrant du doigt ceux qui subissent la violence institutionnelle et la répression policière dès qu’ils trouvent le courage de protester.

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    #extremedroite

  • Racisme : la leçon inaugurale de Marine Le Pen

    « Va à la niche », « Bonobo », « on est chez nous » ne sont donc pas, absolument pas, des insultes racistes, quand bien même elles visent une femme à la peau noire. Voilà la posture de combat tranquillement développée par Marine Le Pen dans l’entretien qu’elle a accordé au quotidien La Voix du Nord le 24 juin dernier.

    Celles et ceux qui ont pu suivre la séquence d’« Envoyé Spécial » dans laquelle on voit un couple de sympathisants du Rassemblement national en pleine action peuvent donc se rassurer. Ce « racisme ordinaire » n’en est pas un, juste la manifestation banale d’une querelle de voisinage.

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    #extremedroite

  • RN : menaces sur la liberté académique

    L’avènement du RN ouvrirait la voie à un régime illibéral, privatif des libertés fondamentales, dont la liberté académique. La porte d’entrée pour soumettre l’université au joug autoritaire du RN est à ce titre toute trouvée : le « poison wokiste » qui menacerait la civilisation en général et gangrénerait l’université. Fidèle à sa vocation, notamment défendre l’autonomie des savoirs scientifiques, l’Association Française de Science Politique appelle à se mobiliser contre le RN et à lui faire barrage dans les urnes.

    Communiqué du Conseil d’administration de l’Association Française de Science Politique relatif aux élections législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet 2024

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    #extremedroite