• Le clan Rabhi à l’avant-garde de la confusion

    « Gabriel Rabhi, fils de Pierre, commence peu à peu à se faire une place au sein de la complosphère, et affiche sans honte ses sympathies pour l’extrême droite. Beaucoup plus discret, son frère David partage les mêmes idées sur Facebook. Sans aller aussi loin, leur père est connu pour développer une pensée réactionnaire et mystique, sous couvert d’humanisme, qui rencontre un grand succès dans les milieux écologistes. Le confusionnisme, une tradition chez les Rabhi ? »

    #Rabhi #ExtrêmeDroite #confusionnisme #complotisme
    #conspirationnisme #colibris

    https://www.infolibertaire.net/le-clan-rabhi-a-lavant-garde-de-la-confusion


  • JEAN-YVES CAMUS : «  DES MOTS D’ORDRE IDENTITAIRES MINORITAIRES  » Mardi, 18 Décembre, 2018
    Grégory Marin

    Extrême droite. Le directeur de l’Observatoire des radicalités politiques a observé la «  présence bien réelle  » mais non structurante de l’extrême droite dans le mouvement. Malgré son influence, «  le cœur de la mobilisation  » est ailleurs, souligne-t-il.

    Quelle influence a ou a eue l’extrême droite depuis le début dans la structuration du mouvement des gilets jaunes ?

    Jean-Yves Camus Ce qui me gêne dans la manière dont la présence de l’extrême droite a été mise en avant très tôt par les autorités – et avec raison parce qu’il y avait des éléments d’extrême droite dans les manifestations –, c’est qu’elle ne se basait pas sur des informations précises, sur qui faisait quoi, où et comment. Cela donnait l’impression que cette présence, bien réelle mais très minoritaire, était à la manœuvre du mouvement. Contrairement à ce qui s’est passé après les manifestations contre le mariage pour tous, le gouvernement a très peu livré d’informations factuelles sur l’implication de cette mouvance, évoquée de manière générale. À la fin des manifestations contre la loi Taubira, il y avait régulièrement 200 à 300 manifestants radicaux qui allaient au contact des forces de l’ordre. Le lendemain ou le surlendemain, les rédactions avaient des informations assez précises sur qui faisait quoi. Là, le terme « ultradroite » a surgi partout, tout le temps, mais de manière trop incantatoire. Pourtant, il suffisait d’aller sur les comptes Twitter des dirigeants de groupuscules qui, à Paris comme en province, se montraient sur les manifestations ou sur les ronds-points. On a vu des emblèmes, des individus revendiquer la présence et le soutien de leur mouvement, mais ça n’est pas le cœur de la mobilisation.

    Ce qu’on voit sur le terrain, c’est que, aux mots d’ordre identitaires que certains milieux ont voulu lancer se sont très vite substitué, des préoccupations sociales qui donnent une tonalité très éloignée de ce que voudrait l’extrême droite.

    Jean-Yves Camus Ces mots d’ordre identitaires étaient très minoritaires. C’est bien cette absence de slogans anti-immigration ou identitaires qui a poussé Marine Le Pen et d’autres dans sa mouvance politique à sortir du chapeau le « pacte de Marrakech », pour essayer d’instiller chez les partisans des gilets jaunes l’idée que le gouvernement allait signer dans notre dos un document qui validerait la submersion migratoire… Ce qu’ont fait le Rassemblement national et les autres, c’est tenter d’expliquer aux gilets jaunes  : « Votre colère est juste mais vous vous trompez de raison. » La raison pour laquelle la fiscalité augmente, selon l’extrême droite, c’est le coût de l’immigration.

    On a l’impression que cette rhétorique prend mal. Comment expliquer alors que Marine Le Pen n’arrive pas à peser plus, voire à prendre la main sur un mouvement qui rassemble les classes populaires à qui elle dit vouloir s’adresser ?

    Jean-Yves Camus On est arrivé à un tel point de défiance vis-à-vis des partis politiques ! Personne ne peut prétendre – c’est d’ailleurs pathétique dans les réactions de certains politiques – ni que le mouvement lui appartient et qu’il l’a initié, ni canaliser les revendications. Il y a quelque chose de remarquable : les gens qui ont voté Marine Le Pen en 2017 et qui se disent aujourd’hui gilets jaunes ne sont-ils pas déjà dans une optique post-Rassemblement national ? Je m’explique : ils ont cru véritablement à la victoire de Marine Le Pen, elle était impossible mais ils y ont cru. Ils ont vu qu’elle a été largement battue. Ne pensent-ils pas aujourd’hui qu’il n’y a même plus la solution à leurs problèmes que serait son arrivée au pouvoir par la voie électorale ? Ne se disent-ils pas que le changement de régime qu’ils appellent de leurs vœux arrivera par la rue ? Est-ce que cette partie de la mobilisation qui avait choisi Marine Le Pen en 2017 n’exprime pas ici sa déception de la défaite ? Il n’est même pas sûr que ces gens revotent pour le Rassemblement national.

    Il y a en effet un paradoxe entre les revendications sociales des gilets jaunes et le discours réel du Rassemblement national, par exemple entre ceux qui revendiquent une hausse du Smic et Marine Le Pen qui la refuse au motif que ce serait « une charge supplémentaire pour les entreprises ».

    Jean-Yves Camus C’est évident. La pédagogie qu’il faut continuer de faire auprès des gens engagés dans ce mouvement des gilets jaunes, c’est que le Rassemblement national est un parti d’essence libérale parce qu’il promeut une économie de marché, certes protégée aux frontières par ce qu’ils appellent le « protectionnisme intelligent », en fait du protectionnisme tout court  ; mais, à l’intérieur des frontières, il s’agit d’une économie de marché portée par une forme de darwinisme social : celui qui est assez bon gagne, celui qui ne l’est pas reste sur le côté.

    On a vu émerger l’idée d’une liste gilets jaunes aux élections européennes. Si on regarde la sociologie du mouvement, elle mordrait sur les électorats les plus populaires, d’un côté la France insoumise, de l’autre le Rassemblement national, ce qui profiterait à LaREM. N’irait-elle pas contre les intérêts du mouvement ?

    Jean-Yves Camus Elle serait en effet objectivement favorable à la liste LaREM puisqu’elle diviserait l’électorat de FI et du RN. Mais ce qui m’inquiète, c’est la ligne politique que pourrait avoir cette liste. Chez les gilets jaunes, il y a des gens politiquement conscientisés, développant ce qui n’est pas tout à fait un programme mais quand même quelques idées-forces  ; et puis, il y a une propension, y compris chez certains porte-parole, à développer des théories conspirationnistes de nature à éloigner leurs soutiens d’une action proprement politique. On voit bien comment l’attentat de Strasbourg, mardi dernier, a été immédiatement interprété par des groupes de discussion comme une manipulation gouvernementale. S’il y a une liste, les gilets jaunes devront veiller à sélectionner les candidats et à la cohérence de leurs propositions.

    Jean-Yves Camus

    Directeur de l’Observatoire politique des radicalités à la Fondation Jean-Jaurès

    https://www.humanite.fr/extreme-droite-jean-yves-camus-des-mots-dordre-identitaires-minoritaires-66

    #giletsjaunes #gilets_jaunes #extrêmedroite


  • le trajet pour l’école

    Les rues se couvrent de lumières
    à mesure que nous avançons dans l’hiver ;
    sur le chemin de l’école,
    ma fille se retient à mon bras
    puis me tire en arrière
    et me montre du doigt l’arbre rutilant
    dans la vitrine de la boulangerie :
    regarde, papa, regarde.
    Nous nous demandons en descendant les marches de la station
    si cet arbre était déjà là hier,
    nous ne croyons pas.

    Le quartier est coupé par les rails
    de la ligne 1 :
    il faut chaque matin franchir le pont de fer
    ou remonter jusqu’à la station
    et emprunter le passage souterrain.

    Dans le tunnel d’Àgios Nikólaos,
    contre le mur du fond,
    une vieille dame
    est assise sur un tapis de sol
    et a déposé à ses pieds
    un morceau de carton biseauté
    qui dit :
    j’ai faim / j’ai de l’asthme.
    Hier matin,
    le même tapis était occupé par un vieil homme,
    probablement son époux,
    et la pancarte était la même ;
    mais l’homme avait en plus déposé juste à côté de l’inscription
    un petit inhalateur de poche
    (vert olive,
    de la forme d’un tuyau recourbé)
    comme un gage.
    J’imagine qu’ils se relayent,
    un jour sur deux :
    l’écriteau reste le même
    mais le vieil homme garde toujours
    l’appareil avec lui.

    À la sortie du tunnel,
    la cave est tenue par un homme d’une quarantaine d’années
    qui ouvre souvent sa boutique au moment
    où nous commençons à descendre la rue Kórakas vers l’école
    et où nous saluons les mamans — Iríni, Ioúlia, Christína — qui remontent
    après avoir laissé leurs enfants
    et discutent en roumain
    (de temps en temps, nous croisons aussi Stefán, le père de Dimítris,
    et le père d’Ànguèlos, dont je ne connais pas le prénom).
    Dimítris porte un prénom grec —
    comme Ànguèlos,
    Pètros, et Nicólas,
    qui vit avec sa mère
    dans un appartement faisant juste face au nôtre :
    ma fille et lui
    passent quelquefois une heure à se parler à voix vive, d’un balcon à l’autre,
    comme Roméo et Juliette,
    et tout l’espace bordé par les immeubles, long rectangle vide
    séparé par des murets et planté d’arbres
    résonne de leur conversation.
    Iríni est serveuse
    dans le café syrien qui fait l’angle
    d’Acharnón et de Pyrsógianni,
    Ioúlia nettoie l’école maternelle de la rue Pyrsógianni,
    Christína nettoie les locaux
    d’un immeuble de bureaux racheté il y a peu
    par une entreprise allemande :
    deux sociétés ont fusionné,
    le nombre de bureaux a augmenté,
    mais le salaire est resté le même —
    et il lui faut maintenant
    faire une vingtaine de bureaux
    dans le temps qui était autrefois imparti
    à 15.
    Iríni élève son fils seule,
    mais pas Ioúlia et Christína,
    si bien qu’elles ne font pas chaque matin, elles,
    le trajet pour l’école :
    de temps en temps,
    les pères prennent le relais.
    Stefán et le père d’Ànguèlos font des chantiers.
    Le caviste qui remonte le rideau de fer est Grec, lui,
    et fait probablement partie de l’organisation néo-nazie Aube Dorée
    comme le retraité qui de temps en temps tient le kiosque à journaux
    à la place de sa femme
    et dissimule une barre de fer
    à l’intérieur de l’habitacle, sous la caisse :
    je le sais, car il a un jour menacé d’en faire usage
    pour frapper une amie
    qui distribuait des tracts au bas des marches de la station.
    Les matins d’été, un Grec
    aux traits indiens
    dépose des pots de basilic
    sur le trottoir,
    un peu en retrait de l’endroit où les gens se croisent
    à l’aveugle
    en sortant du tunnel ou en y pénétrant
    se hâtant vers le quai
    ou marquant une légère pause
    pour regarder de droite à gauche
    avant de traverser la rue et de reprendre leur course :
    chaque matin d’été, ce visage
    ces feuilles de basilic d’un vert éclatant
    et l’inscription mal effacée sur le mur de la station,
    face à la cave :
    « Fascistes, les échafauds sont prêts pour vous. »
    Sur le trajet de l’école,
    Elèni s’arrête maintenant pour déchiffrer consciencieusement
    en remuant légèrement les lèvres
    l’enseigne de la boulangerie
    les lettres sur les vitrines des magasins
    puis s’arrête un jour devant l’inscription
    et me demande de la lui traduire
    car nous parlons tous les deux en français
    dans un pays grec.
    « Qu’est-ce que ça veut dire, φασίστες ? »

    Devant la vitrine du fleuriste à l’angle d’Acharnón et d’Olympías
    ma fille me demande parfois si les plantes
    sont vraies ou fausses.

    Le problème, avec le capitalisme,
    c’est que le père d’Arióla
    ne peut pas payer à sa fille
    le sac de classe rose, orné de figures de princesses,
    dans la boutique de fournitures scolaires en face de l’école,
    car ce sac coûte 35€
    et qu’Arióla ne veut pas des autres sacs,
    de couleur unie,
    sans princesses,
    qui coûtent presque la moitié du prix :
    elle n’en veut tellement pas
    qu’elle s’est presque mise à pleurer, hier,
    dans la boutique :
    la différence
    entre le prix d’un sac avec princesses
    et d’un sac sans princesses
    est une journée de travail,
    un chantier.

    Le problème, avec le capitalisme,
    ce sont les chaussures :
    un jour, D., qui venait du Sénégal
    et était passé par la Turquie,
    ses belles chaussures de cuir, « des bottines », à ses pieds,
    les a données à ressemeler
    dans un atelier de Patissíon,
    près de la place des Amériques ou de la place Koliátzou.
    Le cordonnier
    n’a pas demandé à être payé d’avance.
    Il les portait dans le zodiac.
    Il est aussi attaché à ses bottines de cuir
    qu’Arióla au sac rose avec les figures de princesse
    que son père a finalement accepté de lui acheter
    (pas le jour même,
    mais le surlendemain) :
    « On porte des chaussures
    pour se protéger,
    pour ne pas se blesser,
    pour ne pas aller les pieds nus. »
    Ces chaussures étaient avec lui
    dans le voyage,
    l’accompagnaient,
    et elles lui rappellent Dakar :
    quelque chose de sa vie d’avant,
    à quoi il tient.
    D. quitte quelquefois Athènes
    pour récolter des tomates ou des fraises en province,
    puis revient
    et ses yeux, tandis qu’il me parle,
    sont toujours aux aguets
    d’un contrôle :
    il parle
    comme quelqu’un qui est prêt à fuir,
    à tout moment —
    à s’enfuir discrètement,
    sans courir.
    Le problème, avec le capitalisme,
    ce sont les chaussures
    qui sont prêtes, à présent,
    pendues dans la boutique
    visibles depuis la rue,
    comme neuves,
    presque dans l’état dans lequel elles étaient lorsque D. les portait au pays,
    mais qu’il ne peut récupérer,
    « au moins pour le moment »,
    faute de pouvoir payer le prix de la réparation ;
    « mais j’ai confiance :
    j’espère les reprendre assez vite. »

    Il y a trois enfants syriens dans la classe :
    ils ne parlaient pas un mot de grec,
    le premier jour,
    « mais ils font les plus beaux dessins »
    a dit la maîtresse aux enfants,
    pour compenser :
    « ce sont eux qui dessinent le mieux ».
    Dans une salle de classe voisine,
    un enfant de Syrie s’est jeté en larmes sous la table
    la veille de la fête nationale, pendant le passage des avions.

    Nos fenêtres donnent sur d’autres fenêtres
    et grâce à Elèni, qui a eu six ans le 27 octobre,
    nous apprenons peu à peu
    ceux qui y vivent.

    (vendredi 21 décembre 2019)

    https://oulaviesauvage.blog/2018/12/21/le-trajet-pour-lecole

    #athènes #Patissia #Kypseli #métro #nettoyage #soustraitance #école #fascisme #immigrés #Grèce #Syrie #quartier #extrêmedroite #dette #paysage


  • entre marteau néo-libéral et enclume fasciste (ou vice-versa)
    {republication ici d’un post que je viens de publier sur FB}

    Ça a été relevé hier par Irène et Hedi Taleb sur le mur de ce dernier et je le résume ici peut-être un peu grossièrement, mais il y a dans la réponse politique de Macron une ligne de partage ou de distinction sociale, un partition habile : il s’agit plus ou moins de prendre en compte a minima certaines des attentes d’une partie de la classe moyenne plus conservatrice et aux attentes plus "patronales" (le noyau dur, anti-taxe et éventuellement anti-impôts, ce qu’Hedi appelle « les Gilets Jaunes canal historique ») en les séparant de celles (royalement passées sous silence) des précaires, chômeurs, jeunes racisés, lycéens, étudiants (sans même parler des collectifs pour le climat). Le volet sécuritaire de son communiqué est dans le droit fil de cette stratégie de la division : aux uns une promesse de répression sans pitié, aux autres un mélodramatique « je vous ai compris » et la promesse solennelle que « le problème de l’immigration » sera traité - comme s’il ne l’était pas déjà par la répression impitoyable contre les migrants, les tentes déchirées par la police française, les mineurs laissés à la rue, les reconduites, les abandons en mer, la criminalisation des individus solidaires, les interdictions d’accoster. La manœuvre consistant à traiter à part les revendications salariales portées par les syndicats est de la même eau, et aussi habile. La complaisance avec laquelle la CGT s’est une fois de plus ruée dans le piège rappelle bien le « tour de canal » du mouvement contre la Loi Travail, mais devrait cette fois laisser des fractures internes plus douloureuses et contribuer ainsi à affaiblir plus durablement encore la Centrale de Montreuil. Ce n’est sans doute pas un hasard si c’est le moment que choisissent certains cadres de l’extrême-droite (identitaires et RN) pour sortir du bois et revendiquer à visage découvert un rôle moteur au sein du mouvement des Gilets Jaunes (voir le cas de la collecte de fonds initiée et portée en son nom propre par Damien Rieu, militant proche de Marion Maréchal Le Pen, en faveur de la jeune Fiorina, « patriote » ayant perdu un œil pendant la journée du 8 décembre). Face au risque que convergent et s’agglomèrent des expériences et des revendications issues d’horizons sociaux, idéologiques, politiques et culturels différents - d’une classe moyenne (plutôt blanche) terrifiée par le risque du déclassement, des banlieues populaires et de leurs habitant.e.s racisé.e.s, en première ligne face aux violences policières et au chômage, du monde salarial, des lycées et des facs -, la réponse de Macron semble bien en définitive être de renforcer l’hégémonie croissante de l’extrême-droite (RN et identitaires) sur la seule France à laquelle il semble hier avoir tenu de s’adresser. La gauche (prise dans un sens très large, des étatistes aux libertaires – tout ce que ce mouvement compte de gens qui s’efforcent de placer les revendications de justice sociale au premier rang) se retrouve ainsi au lendemain de ce communiqué plus que jamais prise entre le marteau néo-libéral et l’enclume fasciste (ou vice-versa). Et que la manœuvre finisse par bénéficier à terme aux néo-libéraux autoritaires ou aux formations se revendiquant du fascisme historique importe finalement peu : c’est dans tous les cas le même piège mortel. « Eat the Rich, Fight The Nazis » (slogan grec).

    https://www.facebook.com/dimitris.alexakis.108/posts/10156012099826169

    #giletsjaunes #gilets_jaunes #Macron #identitaires #RN #extrêmedroite #néolibs



  • Dans les talk-shows : le poids des éditorialistes de la droite extrême et d’extrême-droite - Acrimed | Action Critique Médias
    https://www.acrimed.org/Dans-les-talk-shows-le-poids-des-editorialistes

    Parallèlement au « Zemmour Tour, édition 2018 », où l’on a pu voir Éric Zemmour promouvoir son dernier livre dans de nombreux médias pendant deux semaines, plusieurs articles et émissions furent consacrées à des débats variés sur le thème « Faut-il inviter Éric Zemmour ? » Par bien des aspects, cette focalisation – quelque peu hypocrite – des médias dominants sur la personne d’Éric Zemmour, voire uniquement sur sa dernière « polémique » en date, occulte bien d’autres pans du problème : la croissance de l’espace médiatique alloué aux éditorialistes, chroniqueurs et idéologues de la droite extrême et de l’extrême-droite (dont Zemmour n’est qu’un représentant), en particulier dans les émissions dites « de débat », les conditions qui permettent une telle représentation, et, en définitive, la teneur du débat public.

    #médias #extremedroite


  • Les fachos chauffés à blanc - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/04/27/les-fachos-chauffes-a-blanc_1646451

    Pour la DGSI, ce type d’individus est d’autant plus dangereux qu’il existe une forte porosité avec les milieux sécuritaires. « On trouve un grand nombre d’anciens militaires, policiers, gendarmes dans les sphères d’ultradroite. Leurs enfants peuvent aussi poser problème. Certains pratiquent la chasse ou se forment dans les stands de tir. Les diasporas d’ex-Yougoslavie, actives dans les filières de trafic d’armes issues des stocks de la guerre de Bosnie, font l’objet d’une surveillance soutenue. La moindre attaque d’ampleur contre des musulmans pourrait générer l’étincelle », craint un ex-ponte des services.

    #fascisme #police #extrêmedroite


  • La philosophe Simone Weil explique qu’en 1932-33, l’Allemagne s’est trouvée face à une crise politique terrible, et qu’on a interdit aux gens de résoudre cette crise. Aujourd’hui, c’est moins l’interdiction que l’empêchement. La censure est indirecte, insidieuse, mais elle existe : nos logiciels inhibent la capacité politique d’inventer des alternatives. Dans les années 1930, l’alternative monstrueuse politique a été Hitler et les fascismes… Aujourd’hui, on a quelque chose d’analogue avec Daesh : une propagande incohérente, un « attrape-tout » idéologique, des sentiments confus, une rhapsodie qui joue sur toutes les partitions de frustration et de mécontentement.

    http://www.politis.fr/articles/2016/07/daesh-nous-empeche-de-voir-que-la-question-majeure-est-politique-35183

    #daesh #extrêmedroite #néolibéralisme


  • Il faudra aussi faire ce bilan, et savoir combien de vies gâchées a pu produire cette austérité dont les Européens ne veulent plus. À s’obstiner dans cette technocratie qui place les citoyens et les peuples sous curatelle technico-financière, les politiques jouent la politique du pire, celle de Daesh, comme celle des extrêmes droites, et finiront par être eux-mêmes emportés par les monstres qu’ils ont créés.

    #daesh #extrêmedroite #néolibéralisme

    http://www.politis.fr/articles/2016/07/daesh-nous-empeche-de-voir-que-la-question-majeure-est-politique-35183


  • Grossière insanité de l’extrême-droite française au parlement européen
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article2672

    L’article 177 du règlement du Parlement européen stipule que « le droit de vote est un droit personnel. Les députés votent individuellement et personnellement. » Or la carte de vote de la présidente du FN aurait été utilisée huit fois, sinon plus, en son absence. Soupçonnée d’"euroscepticisme", cette fraude envers ce qui strictement interdit, relate une certaine désinvolture d’irrespect envers l’institution continentale. Une enquête est ouverte pour déterminer si délégation de cette prérogative a été (...)

    #associations,_mouvement,_vie_associative,_initiatives_citoyennes,_intérêt_commun,_communauté,_Etat,_institution

    / censure, presse, journaux, dictature, expressions, liberté, #diplomatie,_sécurité,_commerce,_économie_mondiale, #France,_immigration,_marche,_beurs,_discrimination,_racisme,_intégration, (...)

    #censure,_presse,_journaux,_dictature,_expressions,_liberté #fait_divers,_société,_fléau,_délinquance,_religion,_perdition #France_Sarkozy_justice_politique_scandale_UMP_PS_PCF


  • Ce que nous appelons extrême droite - @lieuxcommuns
    https://collectiflieuxcommuns.fr/spip/spip.php?article725

    Les crises économiques ont souvent débouché dans l’Histoire sur des mouvements d’extrême droite, et il se pourrait que nos sociétés européennes en prennent le chemin. L’écho que rencontre l’apparente mutation du Front National ou le succès du « Printemps français » pourraient bien l’annoncer. Et d’autres mouvances sont récemment apparues, comme la manifestation « Jour de colère », le cirque médiatique de Dieudonné, le refus de l’égalité fille/garçon à l’école primaire, ou encore les manifestations des « bonnets rouges ». Cette dynamique est totalement hétéroclite et très confuse, mais semble à la recherche de mots d’ordres, de lignes politiques, de symboles fédérateurs. Tout cela pourrait alimenter une réappropriation à tâtons des grandes questions politiques confisquées par l’oligarchie, mais aussi une renaissance d’authentiques extrêmes-droites. Encore faut-il savoir ce que l’on entend par « extrême-droite ».

    #extrêmedroite #antifa

    • Maintenant que les Trente Glorieuses sont finies, la question n’est plus : qui va accéder à la société de consomma­tion ?, mais bien : qui va en être exclu ? Personne n’a rien à gagner, sinon les extrêmes-droites, de la guerre de tous contre tous, ni la sécurité, ni la li­berté, ni l’espoir. C’est pour l’instant, et sans doute pour quelques temps encore, le chaos social qui l’emporte et de cette situation histori­quement nouvelle peut naître tout et surtout n’importe quoi.

      #guerre_aux_pauvres

    • Je suis d’accord la plupart des points, mais je ne comprends pas cette manie de vouloir toujours rajouter du cassage de genre.

      la révolution féministe ne consiste pas à dé­nier les différences, mais à les comprendre comme principe de l’égalité des sexes

      À peu près personne ne dit qu’il n’y a pas de différence : c’est à peu près indéniable que dans notre société (et pas mal d’autres) les hommes et les femmes adultes sont différents.

      Mais ce que de plus en plus nient (dont moi), c’est que l’immense majorité de ces différences soient génétiques et apparaissent inévitablement pour n’importe qui ayant tel X ou tel Y.

      Franchement @lieuxcommuns, quand vous écrivez cette phrase, vous parlez de quelles différences ? Ça veut dire quoi « les différences » ? C’est trop flou pour vouloir dire quelque chose, à mon avis.

    • @RastaPopoulos :

      Franchement @lieuxcommuns, quand vous écrivez cette phrase, vous parlez de quelles différences ? Ça veut dire quoi « les différences » ? C’est trop flou pour vouloir dire quelque chose, à mon avis.

      Cf. "Les crimes de l’égalité : http://seenthis.net/messages/266488

      Le dévoiement du féminisme en post-féminisme, et notamment en cyber-féminisme, illustre ce déni des différences biologiques. Combattre les inégalités homme/femme est désormais has been. Les inégalités de salaire, la répartition des tâches ménagères, l’affirmation des femmes dans la sphère publique, c’était bien bon pour les féministes horriblement universalistes des années 1970.

    • La phrase d’Alexis est sensiblement similaire à la votre : ça parle de « différences » dans le flou, sans préciser en quoi le fait qu’on aurait un appendice différent pour faire pipi, une différence de seins, de poils, ou même d’hormones, implique quoique ce soit de majeur dans les capacités, dans les compétences, des personnes ; et donc dans les relations sociales, dans les tâches (du quotidien ou du travail) assignées socialement aux gens.

      Si on veut casser de la cyber-transhumano-féministe, cassons-la explicitement en parlant de cette catégorie. Mais je ne vois pas l’intérêt de parler de « féministes » tout court, ou de critiquer celleux qui remettent en question la construction des genres. Ça rajoute de la confusion, ou c’est pour le fun de passer pour plus réactionnaire que ce qu’on est en réalité…

      cc @pacoo @aude_v :D


  • Paul : Connait on le profil des derniers manifestants à Maidan ? Sont ce plutôt des proches de l’extrême droite, de Patrie et UDAR ou simplement des citoyens engagés ?

    Le Monde.fr : @Paul : Oui, le mouvement de Maïdan regroupe des opposants très variés dont le seul point commun est leur détestation du régime de Viktor Ianoukovitch : membres de l’opposition modérée (les partis Oudar et Batkivichtchina), nationaliste (le parti Svoboda), radicaux d’extrême-droite, notamment regroupés au sein de la coalition Praviy Sektor (Secteur droite), que l’on a beaucoup retrouvé sur le devant des barricades ces dernières semaines... Mais il y a aussi un très grand nombre de citoyens non affiliés à un groupe politique, qui simplement ne supportent pas la répression du régime de Viktor Ianoukovitch contre son propre peuple.

    Greg : On ne parle quasiment que de Kiev (maintenant Lviv) alors que la moitié de l’Ukraine est Russophone...cette « revolte » est elle populaire ou seulement soutenue par une minorité d’Ukrainiens ?

    Le Monde.fr : @Greg : L’exaspération contre le régime de Viktor Ianoukovitch et la répression des manifestants touche toutes les régions, y compris celles de l’est russophone. En revanche, les manifestations ont été beaucoup plus timides dans l’Est, car plus férocement réprimées. Nous vous invitons à lire des témoignages d’Ukrainiens recueillis par notre envoyée spéciale à Dniepropetrovsk : Dans l’est de l’Ukraine, la peur des opposants traqués par le régime.

    L’opposition dépasse en tout cas largement les divisions linguistiques dans le pays et sur Maïdan, y compris sur les barricades et au sein de Praviy Sektor, on entend parler aussi bien russe qu’ukrainien. Kiev elle-même est une ville majoritairement russophone.

    Quant au soutien global des Ukrainiens au mouvement de contestation, il est difficile à évaluer. Une partie des Ukrainiens sont opposés à la violence employée par la minorité radicale de Praviy Sektor sur les barricades, mais l’Ukraine a été habituée au pluralisme d’opinions ces dernières années, et même parmi les électeurs du Parti des régions, certains ne supportent plus la dérive autoritaire du régime.

    http://www.lemonde.fr/europe/live/2014/02/19/en-direct-a-kiev-les-forces-de-l-ordre-encerclent-maidan_4369089_3214.html

    #ukraine #europe #extrêmedroite #nationalisme #russie #maidan


  • FINKIELKRAUT ET LES «FRANCAIS DE SOUCHE» | Camp - Volant
    http://campvolant.wordpress.com/2014/02/11/finkielkraut-et-les-francais-de-souche

    Dans une récente émission de télé, on a pu entendre Finkielkraut demander au ministre Valls de « ne pas oublier les Français de souche », validant du même coup le slogan xénophobe selon laquelle « il n’y en a que pour les immigrés ». Se défendant avec énergie et une fois de plus de tout racisme après cette émission dans le Figaro, il eut cette phrase terriblement révélatrice : « « Mes parents sont nés en Pologne, j’ai été naturalisé en même temps qu’eux en 1950 à l’âge de un an, ce qui veut dire que je suis aussi Français que le général de Gaulle mais que je ne suis pas tout à fait Français comme lui. »(6)

    C’est tout simplement la vision de l’extrême-droite que s’applique à lui-même Finkielkraut. C’est la théorie de l’immonde Alain Soral, par exemple, selon lequel, puisque Français de Souche il y a, les autres ne sont que des « Français de branche ». Des Français de « papiers » seulement, comme on dit au FN ou à l’UMP. Il se l’applique à lui-même, mais on voit bien que c’est pour s’en prendre à d’autres.

    #racisme #xénophobie #antisémitisme #Finkielkraut #extrêmedroite #réaction

    • oui on en a parlé ici, http://seenthis.net/messages/226416, mais alors ce qui suit c’est tout aussi édifiant.. Franchement Dieudonné c’est un épouvantail bien pratique pour Zemmour et Finkielkraut...

      Si l’on veut bien débarrasser la pensée de Finkielkraut (..) de ses précautions de Sioux pour éviter l’accusation de xénophobie et de racisme, la thèse que défend le philosophe est en effet très simple et trop bien connue : l’immigration menace de mort l’ « identité française ». Une identité imaginaire qu’il s’arroge le droit de définir comme étant celle dont il regrette la « disparition ». Ce qui l’amène à comprendre, nous dit-il, « la France de Maurice Barrès et d’Amélie Poulain, la France qui regrette le bon vieux temps où les Français de souche ne croisaient que leurs pareils(sic), la France sépia qui pleure son homogénéité perdue (..)

    • Je laisse de côté, pour le moment, les mesures très nombreuses que nous avons prises ou qui sont déjà envisagées pour rouvrir à la France meurtrie les portes de l’avenir : épuration de nos administrations, parmi lesquelles se sont glissés trop de Français de fraîche date , répression de l’alcoolisme, qui était en train de détruire notre race ; encouragement à la famille, cellule essentielle de la société et de la patrie ; réforme de l’instruction publique, en vue de la ramener à sa fonction éducatrice et à son rôle national.

      Philippe Pétain, Appel du 13 août 1940


  • « De Batskin à Serge Ayoub » (#La_Horde)

    Le site d’information antifasciste #REFLEXes vient de publier sur son site un portrait extrêmement complet de #Serge_Ayoub, alias #Batskin, leader de feu #Troisième_Voie, le mouvement auquel appartenait #Esteban_Morillo, l’assassin du jeune antifasciste #Clément_Méric.
    http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article499
    Les plus curieux d’entre vous peuvent d’ors et déjà lire l’article dans son intégralité, mais pour ceux que la densité d’informations pourraient décourager, La Horde propose, en collaboration avec REFLEXes, le portrait d’Ayoub en plusieurs parties, agrémenté de documents complémentaires.

    – « De Batskin à Serge Ayoub (1) : les années #Skinhead »
    http://lahorde.samizdat.net/2013/07/11/de-batskin-a-serge-ayoub-1-les-annees-skinhead

    – « De Batskin à Serge Ayoub (2) : les années business »
    http://lahorde.samizdat.net/2013/07/17/de-batskin-a-serge-ayoub-2-les-annees-business

    Pour faire suite à
    http://seenthis.net/messages/155400

    #extrême-droite #antifascisme


    • Exploiter les qualités mêmes du camp progressiste, belle trouvaille. La disposition au dialogue et au débat, retournée en obligation de discuter avec ses propres ennemis sinon on passe pour un facho de #gauche, la volonté de laisser la parole à tout un chacun retournée par les réactionnaires qui dégueulent la haine au nom de la « #liberté_d'expression », et nous voilà acculés dans un coin du ring à tenter de nous défendre maladroitement, protestant de notre bonne foi et ne sachant pas comment faire pour nous sortir de là, bien empêtrés dans nos scrupules délicats de gentils gauchos.

      #rhétorique #idéologie #gentil #fascisme #Etienne_Chouard etc.
      le débat : http://seenthis.net/messages/156183
      aussi là : http://seenthis.net/messages/157025
      là : http://seenthis.net/messages/157169

      voir aussi sur #critique #gauche #droite #extrême_droite existe aussi en version #extrême-droite et même #extrêmedroite
      http://seenthis.net/messages/156724

    • Pour un peu, on en viendrait presqu’à croire qu’oser contredire les prescriptions morales du beau parleur de gauche du jour serait être un social-traitre.

      Reprenons les réels fondamentaux :

      parler n’a jamais rien fait progresser.

      Le seul intérêt du débat est de créer le désordre chez ces alliés le plus souvent conscients du capital, de l’ordre et du respect des institutions que sont les intellectuels invitant au débat.

    • Allons plus loin que cette affaire de désordre : les attaques ad hominem et les excommunications ne méritent que le qualificatif de troll (cf. le texte d’Arno* à ce sujet) et stérilisent la pensée. Je ne dis pas « les débats ». Je parle bien de la pensée et de ce qui devrait tous nous permettre d’avancer dans la réflexion et dans cette quête de ce que devrait être le progrès. Ce progrès, cette façon de définir ce qu’est « la gauche », ne se construira que par la diffusion de ces idées et l’éducation de tous à ces idées.

      Je n’ai pas la prétention à la vérité, ni à définir ce que sont ces idées, et pas la capacité à rédiger tout cela convenablement. Mais j’ai par contre la prétention de savoir déceler quand un discours me fait progresser et quand il me mène dans une impasse. Cette discussion du printemps dernier m’a mené dans une impasse... et j’utiliserais bien le pluriel d’ailleurs : elle nous mène encore aujourd’hui dans une impasse.

      A propos d’Etienne, l’important, ce n’était pas Etienne. L’important à mon sens est ce qu’il a en son temps permis de nous faire prendre conscience à sa suite. La suite de ses travaux et de ce qu’il a partagé avec nous étaient importants aussi. Mais comme l’orage, le génie tombe rarement deux fois au même endroit. Alors, à quoi bon vouloir à tout prix donner autant d’importance à cet homme et à ses recherches du jour ? Les idées qu’il a permis de faire éclore méritent le respect. La suite, si elle est aussi sombre qu’on le prétend ne mérite que le mépris. Comme je m’empresse de l’appliquer quand je ferme l’onglet du navigateur par lequel je suis parfois amené à consulter un site « antifa » (notez les guillemets, elles sont là à dessein).


  • Ragemag réac — La mort de Clément Méric, un fait divers « inutilement clivant » pour Ragemag
    http://ragemagreac.tumblr.com/post/52632571810/la-mort-de-clement-meric-un-fait-divers-inutilement

    Le travail de Ragemag consistant à limer les différences entre les thèses d’extrême droite et celles d’extrême gauche, on s’attendait à ce que ces salopards nous sortent un papier dégueulasse concernant ce drame. Malheureusement, on n’a pas été déçus.

    #ragemag #extremedroite #clementmeric #antifascisme


  • "Elle" dans la galaxie "Le Point"-"Causeur"

    Dans "Elle" du 5 avril, un article salue l’arrivée en kiosques de "Causeur", version papier du site d’Elisabeth Lévy. "Le magazine dont tout le monde parle", écrit Patrick Williams, "accueille tous les penseurs mécontemporains qui, au fil d’articles de fond, s’en prennent à notre époque pleine de bons sentiments, de clichés progressistes, de pensée unique".

    Et de citer "Alain Finkielkraut, Pascal Bruckner, Aldo Naouri".

    L’actionnaire de référence de "Causeur" est Gérald Penciolelli, l’ancien propriétaire du journal d’extrême droite "Minute" :

    « Causeur » l’ouvre en kiosques - Libération
    http://mobile.liberation.fr/medias/2013/04/03/causeur-l-ouvre-en-kiosques_893509

    L’occasion de se rappeler que la directrice de "Elle", Valérie Toranian, forme avec Franz-Olivier Giesbert, directeur du "Point" et grand ami d’Elisabeth Lévy, un couple classé en 2011 par "GQ magazine" parmi les "plus influents" :
    http://www.gqmagazine.fr/pop-culture/gq-enquete/diaporama/les-25-couples-les-plus-influents/5700/image/405933

    #presse_féminine


  • #FN et discours social : de l’#ultralibéralisme des années 1980 au #populisme social d’aujourd’hui - La Horde
    http://lahorde.samizdat.net/?p=1885

    Après avoir incarné la mue plastique du Front national (qui serait, grâce à la blondeur et au charisme de sa nouvelle présidente, désormais « dédiabolisé » comme on dit dans les journaux), Marine Le Pen s’attaque à cette vieille lune du FN qui consiste à faire croire à son électorat populaire qu’il défend ses intérêts. Ainsi, la fille Le Pen promet une fois de plus de faire bouger les lignes à l’intérieur du parti de papa, alors que le FN, depuis sa création, se pose objectivement, en particulier lors des conflits sociaux, comme le plus farouche défenseur des intérêts capitalistes. Revoilà donc le « nouveau » virage social du parti nationaliste, qui serait le gage de son aptitude à répondre aux angoisses socio-économiques dont il se nourrit depuis sa création. Cette situation n’est en effet pas sans rappeler celle des années 1990, « l’âge d’or » du FN en terme d’organisation militante et de résultats électoraux, période durant laquelle le FN s’était essayé à apparaître (déjà !) comme « le parti des travailleurs »…

    Quand l’extrême droite tient un discours social, c’est forcément débarrassé de la notion de lutte des classes, et son projet repose toujours sur la réconciliation entre patrons et salariés, au nom de l’intérêt supérieur de la nation. Dans ce sens, sa référence est généralement le modèle de la corporation, à la fois en raison de son côté nostalgique (celui de l’époque pré-industrielle) et de l’ordre « naturel » qu’elle représenterait, au même titre que la famille ou la nation.

    #LePen #extrêmedroite #discours


  • Hongrie : sur la route des Rroms, milice et extrême droite http://www.bakchich.info/international/2012/02/14/hongrie-sur-la-route-des-roms-milice-et-extreme-droite-61147

    Depuis mars 2011, le Jobbik et des milices d’extrême droite (dont Vedero, une milice proche du Jobbik, défilant en uniformes militaires), font pression sur la minorité rom, « pour que les familles s’en aillent ». En avril 2011, 277 roms, fuyant les milices, ont quitté le village. « Depuis, huit familles sont parties à Toronto », raconte Farkas. Après un arrêté gouvernemental interdisant les patrouilles de milices en Hongrie, elles ont fini par quitter le village. Enfin pas tout à fait, selon le vadja de Gyöngyöspata : « Des milices reviennent de temps en temps dans le quartier, mais plus discrètement, sans leurs uniformes militaires ».

    Les roms qui sont restés, faute de moyens, se défendent comme ils le peuvent. « Mon boulot, explique Farkas, consiste à régler les problèmes de la communauté, gratuitement, avec le soutien d’ONG. On fournit aussi aux citoyens les moyens de se défendre seuls, en leur donnant une éducation juridique élémentaire. Ils en ont besoin, les roms sont sans cesse accusés pour rien. Ici, on a une version dure, mais c’est le même problème dans tout le pays. L’avenir ne sera pas meilleur, on en a peur ». Pas avec ce maire, élu en juillet 2011, issu des rangs du Jobbik, le parti d’extrême droite hongrois, qui a obtenu 16,4 % des suffrages, lors des élections législatives de 2010.

    #Rroms #Hongrie #extrêmedroite #milices #fachos


  • Pour ceux qui parlent Norvégiens. Là je suis à la bourre, trop de taf, Je ferai une traduction et un billet plus tard, mais je stocke...

    Carl I Hagen om islamisering av Europa
    http://www.youtube.com/watch?v=WDKEQcfDrd0

    Carl I. Hagens infame tale hos Levende Ord
    http://www.youtube.com/watch?v=c12XeNljACM

    Carl Ivar Hagen, l’ancien chef du Fremskrittpartiet (parti du Progrès, tendance extrême droite) dans ses discours les plus nauséabonds en 2004 :

    « les musulmans ont déjà depuis longtemps clairement indiqué que leur objectif à long terme était de soumettre le monde à l’islam. Exactement comme Hitler avait clairement indiqué qu’il voulait soumettre le monde ».

    il y en a d’autre, je les transcrirai plus tard

    Anders Behring Breivik a été un membre actif de ce parti...

    #islamophobie #breivik #oslo #norvège #populisme #extrêmedroite