• Les médias s’éveillent au problème transgenre… plus ou moins

    https://racinerouge.fr/2020/02/les-medias-seveillent-au-probleme-transgenre-plus-ou-moins

    Il est erroné de voir ce conflit comme une simple « compétition absurde » comme l’écrit Charlie Hebdo, une guéguerre puérile entre des groupuscules sur internet, surtout quand on met en lumière des choses aussi graves que la pression exercée sur les lesbiennes dans le monde réel, comme le rapporte Marguerite Stern dans Nouvelle Veg, pour élargir leur conception de l’homosexualité aux hommes à partir du moment où ils s’auto-proclament femme et lesbienne. J’ai relaté nombre de ce genre de folies dans les pays anglo-saxons, dont on ne cesse d’adopter les obsessions identitaires et rétrogrades sur la race, la religion et le sexe, avec les conséquences que l’on connait sur la société française. Ne pas voir l’ombre du danger des revendications transgenres se profiler sur la France indique au mieux une mauvaise maîtrise du sujet, au pire une grande naïveté. Si Marguerite Stern a décidé de dénoncer ces dérives, c’est bien parce qu’elle en a constaté l’emprise sur son initiative au sein des collectifs de colleuses et sur les murs des villes de France.

    Elle n’est pas la seule à se retrouver confrontée à ce militantisme agressif dans le « vrai monde », pour ainsi dire. Vendredi soir, j’ai reçu un coup de fil d’une amie enseignante dans un collège où elle anime un atelier « lutte contre le sexisme ». Ce matin-là, elle participait à une formation sur inscription libre pour enseignants venus de divers établissements, tenue au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, créée par l’Éducation Nationale et intitulée « Stéréotypes hommes/femmes dans les médias ». Les intervenants se composaient des journalistes Isabelle Motrot, rédactrice-en-chef de Causette, et Lauren Bastide, créatrice de la Poudre, une série de podcasts, ainsi que de Laurence Corroy-Labardens, professoresse à la Sorbonne-Nouvelle spécialisée sur les médias.

    Bastide consacre une partie de son intervention à la question transgenre, en qualifiant les critiques actuelles du mouvement de « conservatrices » et qui selon elle ne sont énoncées que par des personnes « d’extrême-droite » aussi bien que « fascistes ». Elle explique que « le féminisme, c’est un point de départ, il faut maintenant converger vers un mouvement plus large incluant les femmes trans » et autres minorités sexuelles. En d’autres termes, défendre les intérêts de la moitié de la population mondiale, c’est bien mignon, mais il faut maintenant consacrer nos ressources à une petite minorité d’hommes travestis.

    La journaliste défend l’idée d’une multitude de sexes, en prenant pour exemple une femme de sa connaissance née sans utérus. Déconcertée, mon amie fait remarquer que, tout de même, les différences biologiques entres les hommes et les femmes sont nombreuses, et que seules les femmes peuvent porter un enfant. « Donc selon vous, si on naît sans utérus, on n’est pas une femme ? » lui rétorque une enseignante. Ni l’une ni l’autre ne semble comprendre qu’elles parlent d’une anomalie rare. « Je n’ai pas osé le leur dire, » me confie mon amie. Une autre lui cite Simone De Beauvoir : « On ne naît pas femme, on le devient ! » Un autre enseignant propose d’installer des toilettes mixtes dans les écoles, une idée qui revient souvent au prétexte que les personnes transgenres y seraient protégées.

    Il y quelque temps déjà, un collègue enseignant en histoire, qui s’était dit intéressé par le projet anti-sexisme de mon amie, s’était invité dans sa classe pour « sensibiliser » les enfants aux « droits des personnes transgenres », plus précisément leur accès au droit de vote en Inde. « Ça n’avait rien à faire là, » me dit mon amie en revenant sur toutes ces interventions. « Ils ne parlaient presque que de ça alors que nous, avec ma collègue, on apprend aux gamins que si tu es un garçon et que tu veux devenir coiffeur, eh bien tu peux être coiffeur. Le but, c’est de leur expliquer que les mains aux fesses, c’est pas possible, traiter un garçon qui a des amies de pédé non plus, regarder un peu comment les hommes et les femmes sont représentés dans les médias : est-ce qu’on ressemble à ça ? Etc… »

    Plus tard, c’est Laurence Corroy-Labardens qui est intervenue auprès des enseignants. « Son discours était bien différent. Elle faisait la distinction entre les différences biologiques et les différences imposées par la société. Elle a par exemple dit qu’il fallait garder à l’esprit les différences biologiques car c’était important dans certaines études. » Corroy-Labardens évoque notamment le fait qu’en médecine, ce sont principalement sur des modèles masculins que l’on teste les traitements, alors que le corps des femmes n’y réagit pas nécessairement de la même façon. De même, les hommes et les femmes ne sont pas atteints des mêmes maladies. En cause : les différences comme le poids, la masse musculaire, le métabolisme, la structure osseuse, etc. L’idée selon laquelle le sexe « binaire » ne serait qu’une invention fantasmée par les bigots ne tient donc pas face au réel.

    Cette propagande est proférée par des personnes qui sortent des universités et d’écoles prestigieuses, se croyant décidément très éclairées. « Tout ça manquait de nuance, » opine mon amie. « Pour une formation censée combattre les stéréotypes, je trouve qu’on était en plein dedans. Je ne me suis pas retrouvée dans ce discours. Comme il est à la mode, on ne le remet pas en question et on diabolise le propos inverse : si tu considères les femmes trans comme des hommes, tu es forcément un fasciste. Il y avait un manque de prise de recul face aux polémiques actuelles sur le sujet. »

    #féminicide #sexisme_trans #appropriation #domination_masculine #backlash #invisibilisation_des_femmes

    • Le parquet fédéral, compétent dans les affaires de terrorisme, soupçonne une « motivation xénophobe » et s’est saisi de l’enquête.

      Après les attentats, un manifeste et une vidéo dans lesquelles le tueur présumé, Tobias R., évoque des « peuples à éliminer » ont été découvertes. Tobias R. a été retrouvé mort à son domicile pendant la nuit aux côtés d’un autre corps sans vie. Selon le quotidien Bild, il s’agirait de sa mère, âgée de 72 ans. Le tueur était de nationalité allemande et titulaire d’un permis de chasse.

      Le parquet semble un peu non-raciste et ne retient pas la piste du déséquilibre psychologique.
      #terrorisme #islamophobie #racisme #xénophobie #féminicide #chasse

  • La mort d’Ingrid Escamilla, tuée et mutilée par son compagnon, provoque la colère des Mexicaines
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/02/16/la-mort-d-ingrid-escamilla-tuee-et-mutilee-par-son-compagnon-provoque-la-col


    Une femme participe à une marche contre les violences de genre à Tijuana, au Mexique, le 15 février, une semaine après la mort d’Ingrid Escamilla, tuée et mutilée par son compagnon.
    Emilio Espejel / AP

    Des manifestations ont eu lieu samedi à travers tout le pays pour dénoncer la persistance des féminicides et l’incurie des autorités.
    […]
    Six Mexicaines sur dix de plus de 15 ans ont subi des agressions physiques ou sexuelles, selon l’Institut national des statistiques (Inegi). Mais 88 % d’entre elles confient ne pas les avoir dénoncées auprès des autorités. « Ça ne sert à rien », juge Siomara en réajustant son bandeau vert, couleur du combat pour le droit à l’avortement, légal seulement à Mexico et dans l’Etat de Oaxaca (sud-ouest).

    • A côté, Veronica, étudiante de 24 ans, arbore un maquillage qui couvre son visage et ses bras de faux hématomes. « Le cas d’Ingrid est emblématique de la crise que nous vivons toutes, raconte la jeune femme, venue déposer un bouquet de fleurs au pied de l’autel dressé en l’honneur de la victime devant le lieu du crime. Son corps a non seulement été mutilé par son bourreau mais les détails de cette barbarie ont été rendus publics, le lendemain, par des journaux. C’est de l’apologie de la violence machiste. » Les clichés du cadavre d’Ingrid Escamilla, pris probablement par des policiers ou des médecins légistes, ont été publiés en « une » de plusieurs tabloïds. La vidéo des confessions de son assassin, le torse taché de sang, a largement circulé sur les réseaux sociaux.

      #féminicide

  • #TRISHA_BAPTIE et #CHERRY_SMILEY : Le meurtre commis à Québec souligne la nécessité d’abolir la prostitution
    https://tradfem.wordpress.com/2020/02/13/le-meurtre-commis-a-quebec-souligne-la-necessite-dabolir-la-prost

    Les partisans de la dépénalisation intégrale affirment souvent que la dépénalisation rendrait la prostitution plus « sûre » en donnant aux femmes plus de temps pour « filtrer » leurs « clients ». L’idée que les femmes sont capables de dire quel homme sera violent et à quel moment est un mythe qui ne sert qu’à blâmer les victimes. Lorsque nous acceptons le mensonge selon lequel une femme peut dire quel homme lui fera du mal, il lui incombe de s’en protéger. Si elle est attaquée, c’est de sa faute car elle a opéré un mauvais « filtrage ». Mais la réalité est qu’aucune femme n’est capable de déterminer à l’avance si elle sera agressée par un homme, aucune femme n’est jamais responsable des violences commises à son égard, et même les membres de la commission des libérations conditionnelles qui ont eu tout le temps de « filtrer » Gallese n’ont pas su déterminer qu’il agresserait une autre femme.

    En 2014, le Canada a adopté une version partielle du modèle de loi sur la prostitution pour l’égalité des femmes (ou modèle nordique). Ce modèle a d’abord été mis en œuvre en Suède et est également utilisé dans d’autres pays. Il comporte trois composantes principales : 1) La criminalisation du proxénétisme et de l’achat de sexe, et la décriminalisation de la vente de sexe. 2) Il fournit de robustes services sociaux préventifs qui aident également les femmes à quitter la prostitution. 3) Il sensibilise le public à la prostitution en tant que forme de violence masculine à l’égard des femmes qui affecte le statut des femmes.

    Le Canada a échoué à adopter l’ensemble du modèle nordique et à appliquer de manière cohérente la loi telle qu’elle existze actuellement. Oui, le Canada a reconnu que la prostitution est un système intrinsèquement exploiteur – l’achat de sexe a été criminalisé, et la vente de sexe décriminalisée. Mais le pays n’a pas encore adopté ou mis en place de solides services sociaux et d’éducation publique, les autres composantes du modèle d’égalité des femmes.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://policyoptions.irpp.org/magazines/february-2020/quebec-city-murder-underscores-need-to-abolish-prostitution
    #féminicides #violences_masculines #système_prostitutionnel #modèle_nordique #Eustachio_Gallese #Marylène_Lévesque #Chantal_Deschênes #proxénétisme #Canada #exploitation_sexuelle

  • #Janine_Benedet, #Isabel_Grant et #Elizabeth_Sheehy : L’application des lois sur la prostitution aurait pu sauver Marylène Lévesque
    https://tradfem.wordpress.com/2020/02/12/lapplication-des-lois-sur-la-prostitution-aurait-pu-sauver-maryle

    #Marylène_Lévesque a été tuée par un homme à Québec le mois dernier, et non par une loi, comme le prétendent certains partisans de l’industrie du sexe. L’idée que son assassin aurait été moins dangereux s’il avait eu le droit légal d’acheter du sexe est fausse.

    Au contraire, l’échec de la police à faire respecter la loi contre les proxénètes, les bordels et les acheteurs de sexe — et la complicité des agents de libération conditionnelle, qui ont permis à cet homme de commettre un crime alors qu’il était en semi-liberté — garantissent ensemble que des femmes comme Marylène Lévesque resteront extrêmement vulnérables à la violence des hommes.

    En 2014, le Parlement a modifié le Code pénal pour ériger en infraction le fait d’acheter ou de tenter d’acheter des services sexuels, en quelque lieu que ce soit, à une personne de tout âge. Cet acte a été classé comme une « infraction contre la personne », ce qui signifie qu’il s’agit d’un acte de violence.

    Dans le même temps, la loi a précisé que les personnes qui vendent des services sexuels, qui sont pour la plupart des femmes, ne seraient pas poursuivies dans presque tous les lieux. Cette loi a également criminalisé les actes de ceux qui profitent de la prostitution d’autrui — les proxénètes et les propriétaires de maisons closes, par exemple.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.thestar.com/opinion/contributors/2020/02/10/enforcing-prostitution-laws-could-have-saved-marylne-lvesque.html
    #système_prostitutionnel #violences_masculines #féminicide #proxénétisme #loi_abolitionniste

  • Divorce : comment la justice transforme les mères en mendiantes, et les pères en bons princes | Chloé Leprince
    https://www.franceculture.fr/societe/divorce-comment-la-justice-transforme-les-meres-en-mendiantes-et-les-p

    Près de 40% des pères séparés se dérobent à la pension alimentaire. En France, ce n’est pas le fisc qui rappelle à leurs devoirs les mauvais payeurs. Mais plutôt la CAF qui verse des allocations aux mères célibataires qui s’appauvrissent massivement avec la séparation. Source : France Culture

    • Selon l’INSEE en 2016, 25% des familles monoparentales n’avaient pas les moyens de s’acheter de vêtements neufs, 21% de recevoir leurs amis ou leur famille, et 18% de faire des cadeaux à leurs proches ou leurs enfants au moins une fois par an. Or neuf familles monoparentales sur dix sont en fait des mères célibataires.

      Un rapport de l’INSEE qu’on peut trouver en ligne confirme que « la perte de niveau de vie directement imputable à la rupture est de l’ordre de 20 % pour les femmes et de 3 % pour les hommes ».

    • La CAF ne verse l’aide financière à la mère que si celle-ci accepte de faire un procès au père pour lui réclamer la pension.
      C’est seulement si le père, à la suite du procès, est déclaré en incapacité de payer que la CAF prend le relais et verse environ 100€/mois.
      Donc, pour décrocher une aide de 100€ par mois, une mère doit passer par un cheminement administratif qui les méprise totalement, elle et son/ses enfant/s. En effet, comment considérer que le versement de 100€ est suffisant pour élever un enfant, même un animal de compagnie coûte plus cher.

      De plus, ça met les femmes qui ont eu le courage de rompre dans une situation impossible. Un couple qui se sépare c’est rarement simple et intelligent, les rapports de force sont exacerbées, les coups bas sont légions, et c’est souvent le moment où surgissent les violences les plus graves.
      La femme est obligée de négocier son départ pour son bien et celui des enfants, et le procès est ressenti comme une agression par le père qui a tout les moyens de chantage pour faire sombrer la mère.
      Par exemple en refusant d’assurer la garde de l’enfant, en ne respectant pas les horaires, en oubliant l’enfant à l’école, en ne lui achetant pas de vêtements, en refusant de le loger dignement, en épuisant l’enfant qui revient chez la mère en hurlant de fatigue. Mais surtout en menant une guerre de dénigrement constant en se plaçant en victime et en se servant de l’enfant comme vecteur de sa haine.
      Quand une femme réussi à calmer ces turbulences parfois très violentes, elle est juste épuisée. Que la CAF lui demande de faire un procès au père pour qu’elle récupère la misère de 100€ c’est lui appuyer sur la tête et lui faire risquer beaucoup plus gros psychologiquement et physiquement.

      Dans l’idéal, on pourrait se dire que faire un procès pour décider qui fait quoi vis à vis de l’enfant et dans quelles conditions pourrait permettre de se reposer sur une décision tierce, soit le juge et la loi.
      Si les deux parents sont assez en intelligence, mieux vaut passer avant par la médiation familiale, qui permet de mettre en place un consensus (ou pas) écrit qui sert de base au juge.

      Si tu veux vérifier …
      http://www.caf.fr/allocataires/droits-et-prestations/s-informer-sur-les-aides/solidarite-et-insertion/l-allocation-de-soutien-familial-asf

      La pension alimentaire fixée par titre exécutoire (jugement, convention de divorce par consentement mutuel déposée devant le notaire, titre exécutoire délivré par la Caf) est de 50 €. L’autre parent la paie intégralement. La Caf vous versera un complément d’Asf d’un montant de 65,64 €, pour vous garantir une pension alimentaire de 115,64 € au total.

      C’est encore pire que ce que je disais, l’aide de la CAF est de 65,64€/mois soit 2€ par jour :/

      #femme #féminicide #guerre_aux_pauvres

  • L’Etat accusé de « dysfonctionnements » dans une affaire de triple meurtre - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2020/02/09/feminicide-l-etat-accuse-de-dysfonctionnements-dans-une-affaire-de-triple

    Elle dépose aussi plusieurs mains courantes pour signaler les multiples violations du contrôle judiciaire, puis une plainte, en juillet 2014. « Face à tant de clignotants de mort, cet homme aurait dû être placé en détention. Il n’a même pas été convoqué ! », s’insurge Me Isabelle Steyer. Pour elle, « cette absence de réponse des autorités a sans doute permis le développement d’un sentiment de toute-puissance chez cet homme ».

    #féminicide

  • Paroles des femmes zapatistes lors de la clôture
    de la Deuxième Rencontre internationale des femmes qui luttent

    EZLN

    https://lavoiedujaguar.net/Paroles-des-femmes-zapatistes-lors-de-la-cloture-de-la-Deuxieme-Renc

    Compañeras et sœurs,

    Nous tenons à dire et à formuler quelques mots en cette clôture de la Deuxième Rencontre internationale de femmes qui luttent. Nous avons déjà entendu la parole des tables de travail et leurs propositions et d’autres propositions qui sont faites.

    Ces propositions et d’autres qui sortiront quand vous serez dans vos géographies, que vous y penserez et réfléchirez dans votre cœur ce que nous avons vu ici et écouté ces jours-ci, nous veillerons à ce que toutes celles qui y ont assisté, et surtout celles qui n’ont pas pu venir, puissent en prendre connaissance, donner leur opinion et avoir leur mot à dire.

    Nous pensons que c’est important parce que, si nous ne nous écoutons pas nous-mêmes en tant que femmes que nous sommes, ça ne sert à rien de le faire, parce que ça veut dire que nous ne sommes pas des femmes qui se battent pour toutes les femmes mais seulement pour notre propre idée ou pour notre groupe ou pour notre organisation. (...)

    #EZLN #femmes #zapatistes #rencontre_internationale #féminicide #propositions #engagement #autodéfense #solidarité

  • Paroles des femmes zapatistes lors de l’inauguration
    de la Deuxième Rencontre internationale de femmes qui luttent

    EZLN

    https://lavoiedujaguar.net/Paroles-des-femmes-zapatistes-lors-de-l-inauguration-de-la-Deuxieme-

    Compañera et sœur,

    Nous sommes très contentes que tu aies pu arriver jusqu’à nos montagnes et, si tu n’as pas pu venir, nous te saluons aussi parce que tu es attentive à ce qui se passera ici lors de cette Deuxième Rencontre internationale de femmes qui luttent.

    Nous savons bien que tu as souffert pour arriver jusqu’ici. Nous savons que tu as dû laisser ta famille et tes amis. Nous savons bien quel effort et quel travail tu as dû faire pour pouvoir te payer le voyage et venir de ta géographie jusqu’à la nôtre.

    Mais nous savons bien aussi que ton cœur est content car ici tu vas rencontrer d’autres femmes qui luttent.
    Peut-être que soudain cela t’aidera dans ta lutte d’écouter et de connaître d’autres luttes menées en tant que femmes que nous sommes.
    Que nous soyons en accord ou pas avec d’autres luttes et leurs manières et leurs géographies, à toutes, cela nous sert d’écouter et d’apprendre.
    C’est pour cela qu’il ne s’agit pas d’entrer en compétition pour voir quelle est la meilleure lutte ; l’idée, c’est de partager et de partager avec nous.
    C’est pour cette raison que nous te demandons de toujours respecter les différentes pensées et les différentes manières. (...)

    #zapatistes #femmes #lutte #EZLN #rencontre_internationale #bienvenue #différences #assassinats #patriarcat #capitalisme #guerre #autodéfense #solidarité #colère

  • Mexique : Assassinat de l’artiste et activiste féministe Isabel Cabanillas
    https://secoursrouge.org/mexique-assassinat-de-lartiste-et-activiste-feministe-isabel-cabanilla

    La militante et plasticienne Isabel Cabanillas de la Torre, qui s’est battue pour que les autorités assurent la sécurité des femmes, a été abattue de plusieurs coups de feu et son corps retrouvé tôt samedi matin dans le centre de la ville frontalière de Ciudad Juarez. La membre du groupe des Filles de la mère Maquilera, dédiée à l’art, au militantisme et à la défense des droits des femmes, était portée disparue depuis vendredi. Isabel Cabanillas, 26 ans, est la quatrième femme tuée à Ciudad Juarez ce mois-ci et la sixième de l’État. Le corps de l’activiste a été retrouvé à côté de son vélo sur un trottoir à un carrefour. Dimanche matin, des proches, des amis, des militants et des voisins de Cabanillas de la Torre ont manifesté sur l’esplanade du monument à Benito Juarez pour exiger que les autorités arrêtent les responsables du crime et arrêtent le #féminicide.

  • A Orange, Bompard couvre les violences sexuelles et sexistes

    https://www.mediapart.fr/journal/france/150120/orange-bompard-couvre-les-violences-sexuelles-et-sexistes


    Jacques Bompard, lors de la présentation de sa liste aux régionales, le 12 novembre 2015. © AFP

    Dans cette ville de Provence où le baron de la Ligue du Sud espère obtenir un sixième mandat en mars prochain, les fonctionnaires retiennent leur souffle.

    La condamnation du directeur général des services (DGS) – à qui Jacques Bompard, âgé de 76 ans, a plus ou moins remis les clés de la mairie – pour des faits de violence particulièrement graves sur son ex-compagne, a plongé une grande partie des agents dans la consternation.

    Depuis, certains – particulièrement des femmes – nous expliquent aller au travail « la boule au ventre ». Et les langues commencent, enfin, à se délier sur le comportement de Rémy Canuti, que beaucoup décrivent ici comme « l’éminence grise » du maire, « l’homme des basses œuvres » dont Bompard ne pourrait plus se passer. À la tête de 600 agents, ce fonctionnaire occupe un poste crucial – il est le chef de l’administration de l’ensemble de la ville et de la communauté de communes.

    Le 29 octobre 2019, Rémy Canuti a été condamné par le tribunal correctionnel de Carpentras à deux ans de prison avec sursis et une inscription au casier judiciaire (B2) qui lui interdisent, de fait, de retrouver un poste dans la fonction publique. Il a désormais l’interdiction de détenir une arme pendant 15 ans et a l’obligation de suivre un stage d’une semaine sur les violences sexuelles et sexistes.

    Estimant qu’il s’agit d’une affaire privée, le maire l’a maintenu à son poste, à la surprise générale. Le récit de l’audience qu’ont pu lire les agents de la ville qui travaillent tous les jours sous ses ordres dans la presse locale les a pourtant glacés.

    • En résumé, R.Canuit reconnais devant le tribunal les faits suivants ;

      enferme dans la chambre et alors que sa compagne vient frapper à la porte pour récupérer des affaires, il lui ouvre, armé d’un revolver qu’il pointe sur sa tempe en lui lançant : « Tu vas te taire ! » Il arme le chien et pose son doigt sur la détente, selon un récit non contesté au tribunal par M. Canuti. Il la force ensuite à s’agenouiller et commence à la stranguler. « Je me suis vue mourir », explique celle dont les enfants dorment alors à quelques mètres.

      Il est condamné à 15 ans d’interdiction de port d’arme, et une semaine de stage de sensibilisation contre les violences conjugales. Pas cher la tentative d’homicide puisque c’est un feminicide.
      Le lendemain de la condamnation le maire

      Jacques Bompard réunit les agents et annonce donc que Rémy Canuti sera maintenu dans ses fonctions. « Il nous expliqué que c’était une affaire privée et que ça ne concernait en rien son travail ici », raconte une agente très choquée.

      Rapidement une petite délégation, surtout de femmes fait part de son malaise et rapporte des problèmes de comportement de R.Canuti.
      – harcelement sexuel d’une cadre catégorie A - devant son refu, rétrogradation de celle ci sous la catégorie C.
      – rétrogradation d’un agent qui s’est pleint du comportement insultant de R.Canuit

      Il se souvient, lui qui a siégé au CT et au CHSCT, de la brutalité des échanges avec le DGS : « C’est quelqu’un qui parle à tout le monde comme à des chiens », affirme-t-il. Quotidiennement, selon des témoignages que nous avons récoltés, les agents entendent des phrases comme : « Vous êtes une chieuse », « vous me cassez les couilles », « arrêtez de vous branler ». Lorsque Canuti entre en conflit avec la DGS de la communauté de communes, qui finira par partir, un agent l’entend dire à ce propos « qu’il n’a pas l’habitude d’être commandé et en plus par une femme ».

      –—
      ca fini par

      Parmi les élus d’opposition, beaucoup avaient déjà eu vent des méthodes particulières de Rémy Canuti. « On a été alertés par des personnels qu’il y avait des soucis avec le DGS mais sans trop savoir de quoi il s’agissait », raconte l’élue d’opposition Aimer ma ville, Christine Badinier.

      Lors d’une inauguration, une fonctionnaire qu’elle ne connaissait que de vue vient la voir pour lui faire part, furtivement, du fait que les agents sont en grande souffrance. « J’ai essayé de la recontacter ensuite mais cela a été silence radio », rapporte-t-elle, décrivant une mairie où sévit l’omerta depuis longtemps.

      Le maintien à son poste du DGS par Bompard s’inscrit pour elle dans la continuité des pratiques verbales du maire à l’égard des femmes élues depuis des années. « Nous nous faisons régulièrement traiter d’hystériques par le maire. On s’y est presque habituées », soupire-t-elle.

      Contacté à de multiples reprises, Jacques Bompard a fini par nous adresser un courriel succinct (à lire sous l’onglet Prolonger). Rémy Canuti n’a, lui, jamais donné suite.

      #misogynie #harcèlement #féminicide #sexisme #omerta #femmes

  • Slayer, Striker, Shooter and the Rise of the Extreme Baby Boy Name
    https://melmagazine.com/en-us/story/extreme-boys-names


    Parents tend to be more conservative about naming baby boys. But when they do get creative, they turn them into throat-ripping action heroes

    Is there a better way to change everything about your life than by changing your name? Because while it might not completely erase your circumstances, it definitely allows for a new you, if in name only. So this week, we’re looking at what’s in a new name — for yourself, for your favorite TV characters, for your boat, for your stripper, for your son and for nearly everybody (and thing) in between.

    In a recent article for the Guardian titled “I’m No Jaxon or Albie. But a Boring Name Has Its Own Rewards,” novelist Andrew Martin weighs the pros and cons of having a common, unimaginative name. On the one hand, it’s simple and well-liked. On the other, he’s constantly confused for other people in his trade, can’t think up an original username or password for the life of him, and by his calculations would be earning “at least 20 percent more” if his name were “interesting, or even memorable.”

    But alas, he’s but one drop of water in an endless ocean of other similarly named Andrews and an unfortunate byproduct of the centuries-long tradition of giving boys names so drab and quotidian that they border on the anonymous.

    Meanwhile, girls can be named after any person, place or thing, and the more unique, the better. Recently, there’s been a surge in female babies being named things like Echo, Victory and Ireland, and the girls’ names coming out of Hollywood are even more flamboyant. We all know Beyoncé’s daughter Blue Ivy, but have you met Hilary Duff’s spawn Banks Violet Bair, Cardi B’s Kulture Kiari Cephus or Kylie Jenner’s mononymous child accessory Stormi?

    Whereas it’s rare to see boys with more expressive names that set them apart, it’s normal — expected, even — to see girls with names or spellings that make them stand out (lookin’ at you, Maddisyn). Laura Wattenberg, a naming expert and self-proclaimed “Baby Name Wizard” who combs through annals of Social Security Administration (SSA) data to suss out naming trends, says the most popular “unique” girls’ names in recent years have been Genesis, Serenity, Heavenly, Promise, Legacy, Treasure and Egypt. Basically, she says, if it’s a word, it can — and will be — a girl’s name.

    By contrast, expressive naming practices don’t seem to apply to baby boys at all. According to research from the SSA, parents are three times more likely to give girls “unusual” names than they are boys, a phenomenon often referred to by naming experts as the “originality gap.” The result of this gap is hordes of boys named Andrew. And Greg, and Michael, and Matt, Sam, Mark, Chris and Ryan — humble, simple and inoffensive names that convey neither the expressiveness nor poetry of feminine monikers like Eden, Phoenix or Diva Muffin, the label Frank Zappa so kindly applied to his daughter.

    “For most of recent history, Western boys have been given drab, biblically informed names like Brian, John or Nicholas,” says Matthew Hahn, a professor of biology and informatics at the University of Indiana who co-authored a 2003 study comparing baby name trends to evolutionary models. “In general, they’ve been nowhere near as ‘creative.’” They’ve also been extremely patriarchal — it’s an honor to be named after the (male) head honcho of your family, and first-born boys are particularly prone to being gifted with grandpa’s nominative legacy.

    To Hahn, the most obvious explanation for this is that people are much more aware of the expectations around the masculinity of their male children. “They know that boys get teased a lot more by their peers, certainly about those things, and they’re afraid of making their boy child the object of derision,” he says. “No parent wants their kid to be made fun of on the playground.” In a way, he says, there’s a perceived “safety” in giving your boy a boring name.

    Of course, it’s not just young boys who are bullied for having “creative” names. “Anyone who’s different in any way can be targeted,” says Barbara Coloroso, a parenting, bullying and teaching expert who specializes in nonviolent conflict resolution. “It’s girls, kids from a different country or culture or anyone whose name sets them apart.” Though, she admits, she has seen plenty of boys get picked on for having unusual or feminine names. “There does seem to be a lot less variation in boys’ names, especially in white, more middle-class areas.”

    But that’s all changing. According Wattenberg, a new breed of rugged, hyper-macho and blatantly “action-oriented” names for boys has exploded in popularity in recent years, and their inventiveness is starting to match the creativity and expressiveness that girls names have always enjoyed. Combing through pages of recent Social Security Administration data, she found that the usage of “doer” names like Racer, Trooper and Charger have risen more than 1,000 percent between 1980 and 2000, and have increased exponentially ever since.
    Laura Wattenberg’s “doer name” data from Namerology

    In a recent Namerology article on the topic, she lists several of the burlier, more aggressive names that have been picking up steam: Angler, Camper, Tracker, Trapper, Catcher, Driver, Fielder, Racer, Sailor, Striker, Wheeler — deep breath — Breaker, Roper, Trotter, Wrangler — still going — Lancer, Shooter, Slayer, Soldier, Tracer, Trooper — wait, “Slayer”? — Blazer, Brewer, Charger, Dodger, Laker, Pacer, Packer, Raider, Ranger, Steeler, Warrior — kill me — Dreamer, Jester and — wait for it — Rocker.

    The majority of these names take inspiration from stereotypically “masculine” interests, but while they might seem modern — no one’s grandpa is named Rocker — they’re actually not. According to Wattenberg, these hyper-masculine boys’ names were spawned from the primordial ooze of 1990s-era Britain during a time she calls the “great surname boom.”

    Whereas most surnames were family names passed down through generations, the boom inspired Brits to start DIY-ing their own last names, and it was the snappier ones — particularly ones ending in “-er” — that became popular, in part due to how “active” they sounded. Most of the “doer” names started out as obsolete occupational names like Tucker or Spenser, but a few, like Hunter and Rider (which, it should be pointed out, are the first names of Guy Fieri’s sons) packed the punch of what she calls a more “energetic avocation.”

    “The result,” she writes, “was a two-fer.” You got the zippy style of a self-made surname and the roundhouse throat-punch of a vigorous action-name, a killer combo which sent the popularity of brawny last names like Saylor and Stryker soaring. Eventually, she says, last names became first names, and soon, any doer name became fair game, especially for boys. And though they’d previously been conservative and biblical in their naming habits, parents began naming their wriggly, fat-headed little boy babies after pretty much anything you’d see during a Super Bowl halftime commercial: rugged SUVs, lethal combat positions, and you guessed it, condoms (apparently, the names “Magnum” and “Maxx” are gaining popularity, the extra “x” in the latter signifying a next-level extremeness never before seen in tiny, blubbering male humanoids too young and cartilaginous to understand just how much extra beer that means they’re going to have to shotgun at parties).

    For today’s parents, it seems the more aggressive and bloodthirsty the name, the better. Wattenberg’s research found that 47 boys were named “Raider” in 2018, and “Hunter” tops the brawny baby charts as the country’s most popular hypermasculine name. According to Hahn, names like these give parents a way to be creative without breaking the masculinity mold. They’re expressive, vivid and undeniably unique, but they’re also pulsating with testosterone and so certifiably burly that he suspects some parents are using them as anti-bullying shields. “Who’s going to make fun of Striker?” he says. By the same token, names like “Shooter,” “Gunner” or “Slayer” seem particularly resistant to playground taunting.

    Wattenberg agrees that this might be intentional. “When parents choose names that sound like an automatic weapon, a condom or a skateboard, they’re saying something about who they hope their child becomes,” says Wattenberg. “Judging by some of the names I’ve been seeing, they want an action hero.” The practice of naming a kid based on who you hope they become falls under the umbrella of what’s called nominative determinism, a hypothesis that examines the degree to which someone’s name influences the course they take in life. Though there’s limited evidence that names dictate reality — i.e., not all Bakers are bakers — Hahn suspects that many parents name their children with the subconscious hope that they live up to their name, but without thinking about the effect that’ll have on them as they mature. “That’s a lot of pressure to put on kids,” he says. “Imagine being named Racer. You could never get away with being slow!”

    It’s also possible, he says, that the action-name trend for boys is a backlash to the evolving definition of masculinity. As the concept of masculinity evolves into something more dynamic, personal and sensitive than the John Wayne stereotype of the past, groups of conservationist parents are staking a claim on the increasingly endangered species of traditional manhood by naming their children after the most stereotypically masculine things possible. “It could be a backlash to changing norms around what it means to be a man, and a staking of a position about masculinity and traditional values,” he suggests.

    In any case, there’s little question about the message that these Vin Diesel-y boys’ names send: It’s okay for females to be expressive, unique and even androgynous, but it’s only okay for males to be so if what they’re expressing is brute-force testosterone that rains down from the heavens while a muscle-y football player shreds out Kenny Loggins’ “Danger Zone” on an electric guitar in front of a massive poster of tits and ice-cold beer. So even though boys names have become light-years more expressive than they used to be, they’re still upholding the aggressive, active and power-based ideals of traditional masculinity, perhaps even more so than the wearisome but undeniably guy-flavored “Andrew.”

    Coloroso’s not timid about how far-reaching an effect she believes this can have. “The impact of how much linguistics, semantics and names can influence beliefs and behaviors can’t be understated,” she says. “When you start to categorize names as either masculine or feminine, or you give a child a name that can only be one of those things, what you’re really doing is reinforcing gender stereotypes,” she says. “That’s a slippery slope. Stereotyping can lead to prejudice, which can, in turn, lead to intolerance, bigotry and hate.”

    This isn’t just true for masculine and feminine-sounding names, of course: Any name that falls outside the range of what’s “normal” for white, middle-class America can be used as a tool to otherize and promote hate. Ethnic names are particularly subject to this, and as Coloroso notes in her upcoming book about genocide — an admitted topical stretch for a parenting and early education expert — it’s a “short walk” from hateful rhetoric to tragedy.

    That’s not to say parents who dub their kid “Trooper” are intentionally propagating gender roles — or more broadly, bigotry — with their macho name choices, though. It’s doubtful they even breach that territory when thinking about names; they’re likely just trying to think of something familiar and fun. “The kind of parents that name their son ‘Magnum’ aren’t necessarily reacting to philosophical shifts or trends in gender roles,” Wattenberg says. “The names parents choose are usually just a reflection of their culture and values.” Still, it’s interesting to note how those choices both reflect and enforce the norms that confine people to a limited style of expression.

    At the same time, it would be remiss not to note the bajillions of exceptions to this trend. While baby names can be indicative of larger cultural beliefs and social systems that promote stereotypes and inequality, they’re not necessarily prescriptive on an individual level. You can be named Charger, and turn out to be a gentle, Prius-driving, gender anarchist. At the same time, you can have a dull-boy name like Greg and be the most creative, expressive person in your hemisphere. And you can be named Crescent Bongwater and have the personality of an expired Saltine cracker.

    It’s less about the name itself and more about who wears it. But still, here’s to hoping all the “Slayers” of the world don’t live up to theirs.

    #prénom #féminicide #backlash #culture_du_viol

    • To Hahn, the most obvious explanation for this is that people are much more aware of the expectations around the masculinity of their male children. “They know that boys get teased a lot more by their peers, certainly about those things, and they’re afraid of making their boy child the object of derision,” he says. “No parent wants their kid to be made fun of on the playground.” In a way, he says, there’s a perceived “safety” in giving your boy a boring name.

      Si les parents ne veulent pas risqué que leurs fils soit tourné en dérision, si les parents ne veulent pas que leur fils soient taquiné, harcelé ou dévalorisé à cause de son prénom, cette préoccupation n’est pas valable pour les filles. Pour les filles les parents s’en fichent globalement qu’elle soit tourné en ridicule, harcelé, dévalorisés... Les parents leur donne des noms d’objets pour qu’elles soient traité comme des objets.

      Ca me fait pensé à une remarque de Titiou Lecoq sur son fils et la pression qu’elle se met sur son role de mère dans son education. Elle dit que c’est comme si elle risquait de changer son génial fiston en tueur psychopathe si elle ratait un truc. Elle dit bien que c’est une vision caricaturale, mais c’est le cliché qu’elle a identifié comme sa peur d’être une mauvaise mère.

      Génie, c’est un mot qui n’existe pas au féminin car le génie est un individu qui as marqué son époque mais aussi d’autres époques que la sienne, or les femmes peuvent marqué leur époque mais elles sont effacées de l’histoire, le génie leur est structurellement inaccessible car on leur interdit de marqué d’autres époques que la leur. Pour les psychopathes, les clichés autour des serial killers mettent toujours le role de la mère en avant comme origine de la pathologie des tueurs (meme si cela est discutable puisque les tueurs en série sont souvent fils de militaires et de flics mais ca se fait pas de le dire). A cela s’ajoute que les tueurs psychopathes sont souvent associé à de grands QI mais c’est encore une fois une déformation patriarcale, car il est génial en patriarchie de tuer des quantité de femmes dans des conditions atroces. Jack l’éventreur correspond à la définition du génie, il a marqué au dela de son époque et constitue le model des tueurs en série. Les femmes tueuses psychopathes sont par contre un peu moin rare que les femmes génies mais il n’y en a pas beaucoup et les tueuses en série ne sont pas qualifiés de génies. Il n’y en a de toute façon pas assez pour que les mères aient peur que leurs filles géniales deviennent des serial tueuses psychopathes si elles n’ont pas été bien élévés. Je me suis demandé quels sont les craintes des mères par rapport à leurs filles, car j’ai du mal à croire que les mères aient peur que leurs filles deviennent des tueuses psychopathes si elles n’arrivent pas à devenir les génies qu’elles sont. Je pense que les mères vis à vis de leurs filles sont toujours dans la dichotomie maman-putain. Elle ne veulent pas que leurs filles soient violés ou/et cognés par leur compagnon/clients et/ou qu’elles n’aient pas d’enfants et elles espèrent simplement qu’elles aient un boulot décent pas trop sous payé...

      Les filles on peu leur donner des noms de sexes de plantes qui attendent qu’on les butinent. Des sexes de plante qu’on coupe pour les mettre dans des vases pour faire jolie et sentir bon dans la demeure d’un dominant. Pour les garçons la nouvelle mode c’est de leur donner des noms de tueurs psychopathes comme ca ils pourrons s’amuser à arracher les pétales des fleurs qui tomberons entre leurs mains. « Je t’aime, un peu, à la folie, passionnément, à mort »...
      #éducation #amour #maternité #famille #féminicide #domination_masculine #sexisme #fleur #génie

  • Zizi-panpan, fusil de chasse et féminicides

    Je cherche le nombre de permis de port d’armes en france et le sexe ratio des détenteur·ices de tous ces fusil de chasse qui sont à l’origine de nombreux féminicides.

    Il y aurait plus de 15 millions d’armes en circulation en France
    Les filières d’ex-Europe de l’est et des Balkans rendent plutôt simple l’acquisition d’une arme à feu en France, et particulièrement l’achat de kalachnikovs.

    https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/il-y-aurait-plus-de-15-millions-d-armes-en-circulation-en-france-7793150521

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    Et invariablement, la réponse des armuriers est la même : il est totalement impossible d’acheter une arme, à moins de posséder un permis de chasse (1,4 million de titulaires) ou d’être licencié de la Fédération française de tir (160.000 personnes), permettant d’entamer la procédure pour obtenir un port d’armes. Seule possibilité pour le quidam qui n’est ni chasseur ni tireur sportif : les armes de « catégorie D », à savoir les couteaux, les armes à impulsion électrique, les bombes aérosols, les matraques, et les « armes d’épaule à canon lisse tirant un coup par canon », ces dernières étant soumises à enregistrement. Yves Gollety, lui-même armurier à Paris, conteste donc l’idée d’une explosion de l’activité de ces commerces après les attentats : « Pendant quinze jours, on va vendre des bombes lacrymo. Et des munitions aux gens qui ont des autorisations. Mais c’est tout ».

    https://www.lefigaro.fr/conso/2015/11/20/05007-20151120ARTFIG00071-malgre-la-demande-la-plupart-des-particuliers-ne-

    Du coup il faut que je trouve le sexe ratio des 1,4 millions de titulaires d’un permis de chasse et des 160.000 adherents à des clubs de tir.

    Pour la chasse c’est autour de 2% soit - 28000 chasseresses
    Pour le tir c’est entre 10 et 13% selon la fédération - soit environ 16.000
    https://www.fftir.org/images/documents/fftir_plan_de_fe_minisation_2013_2017_.pdf

    ce qui fait environ 44000 femmes armées pour 1.516.000 hommes en France

    sachant ceci une solution serait fournir un permis de port d’arme à chaque femme qui a un homme possesseur d’un permis de port d’arme dans son entourage.
    –—
    #chasse #féminicide #armes_à_feu

  • Périgueux : cinq mois de prison ferme pour le conjoint mordeur

    L’homme était jugé devant le tribunal correctionnel de Périgueux, en comparution immédiate. archives Arnaud Loth

    L’homme placé en garde à vue pour violences conjugales, ce week-end, était jugé dès lundi.

    Le Périgourdin de 34 ans placé en garde à vue à Périgueux pour violences conjugales, dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 décembre, a été condamné en comparution immédiate à cinq mois de prison ferme. Il est parti en détention, un mandat de dépôt ayant été prononcé par le tribunal correctionnel de Périgueux à l’issue de l’audience du lundi 23 décembre.

    Les juges ont également prononcé la révocation de la peine de six mois avec sursis dont le prévenu faisait l’objet depuis sa dernière condamnation.
    Les faits s’étaient déroulés rue Victor-Hugo. La victime avait été frappée et mordue jusqu’au sang à une main.

    J’ai du mal à comprendre comment une condamnation avec sursis à 6 mois peut être révoqué et changé en une peine plus courte (5 mois au lieu de 6) alors qu’il y a récidive.

    • Je suis tombé sur le compte twitter de la Dr Muriel Salmona qui rapporte ceci

      frappée pour avoir préparé du couscous au lieu du riz...

      Orléans Faits divers

      Publié le 17/12/2019 à 09h00

      https://www.larep.fr/orleans-45000/actualites/orleans-frappee-pour-avoir-prepare-du-couscous-au-lieu-du-riz_13707897

      Ibrahima, 64 ans, a été condamné ce lundi 16 décembre par le tribunal d’Orléans à huit mois de prison avec sursis pour avoir insulté et frappé sa femme parce qu’il voulait manger du riz alors qu’elle avait préparé du couscous…

      « Une bien triste raison pour commettre des violences » : la substitut du procureur de la République a trouvé la phrase juste concernant cette affaire qui voyait Ibrahima comparaître dans le box des prévenus, ce lundi après-midi au tribunal d’Orléans.

      Le 11 décembre dernier à Orléans, Fathi, 56 ans, sa femme, a subi insultes, coup de poing et étranglement parce qu’elle n’avait pas préparé le bon repas pour son mari : du couscous au lieu du riz… Elle subit d’abord des insultes dans leur chambre, en présence de leur petit-fils de huit ans. Ibrahima la frappe ensuite au niveau de la clavicule. Puis dans la cuisine, il tente de l’étrangler, la bouscule et lui envoie de l’eau au visage. « Elle m’avait préparé du couscous, elle sait bien que je ne mange pas de couscous ! », s’emporte Ibrahima dans le box des prévenus.
      « Je lui ai tenu la nuque, pas le cou »

      Les traces de strangulation au niveau du cou de Fathi relevées par le médecin légiste  ? La présidente, ce lundi, demande des explications au mari : « Je lui ai tenu la nuque, pas le cou. Mais, c’est vrai qu’elle a souvent mal au cou ! » "Donc, vous n’y êtes pour rien", lui rétorque la magistrate. « Ben non ! Et je n’ai pas donné de coup de poing, moi ! » Ibrahima ne comprend pas ce qu’il a fait de mal et ne prend pas au sérieux les policiers qui viennent l’interpeller non plus.

      Sa femme, qui ne souhaite pas se porter partie civile, explique néanmoins qu’elle veut divorcer et que la personnalité de son mari a changé depuis qu’il a arrêté le cannabis au dernier Ramadan. « Quand il en fumait, il était plus calme. Les violences envers moi, c’est toutes les semaines… »

      « Elle dit n’importe quoi », lance Ibrahima. « Moi, je ne veux pas divorcer mais elle, elle veut, je ne peux pas la forcer ! Oui, on se dispute souvent, mais la plupart du temps, il n’y a pas de violences. Je la maîtrise, c’est tout. Et dès fois, je ne sais pas où elle est. Et ça m’énerve. Je ne comprends rien, moi ! » Ibrahima est même allé jusqu’à déclarer vendredi dernier au juge des libertés et de la détention : « C’est elle qui est violente. »
      Aucune remise en question

      « Il n’y a aucune remise en question, aucune prise de conscience, c’est ce qui m’inquiète », souffle la substitut du procureur de la République qui, dans ses réquisitions, demande, envers Ibrahima, une peine de dix-huit mois dont six mois avec sursis mise à l’épreuve de deux ans, un maintien en détention, une interdiction de contact avec sa femme, de se rendre au domicile et une obligation de se faire soigner.

      Le tribunal sera plus clément avec Ibrahima en lui infligeant une peine de huit mois de prison avec sursis mise à l’épreuve de deux ans et une interdiction de se rendre au domicile du couple.

      En voila un qui prend du sursis pour une tentative de meurtre.
      Probablement pas la première "
      Une phrase m’intrigue :

      Les traces de strangulation au niveau du cou de Fathi relevées par le médecin légiste  ?

      Qu’est ce que c’est que ce point d’interrogation ? Est-ce que c’est une coquille ? Vu la tournure de la phrase j’ai tendance à pensé que oui mais c’est pas génial de laisser un flou sur cet aspect en particulier qui valide (ou pas) le témoignage de la plaignante. Si il y a des traces de strangulation constatés par le médecin légiste, que l’auteur dit que sa victime avait souvent mal au cou, qu’il ajoute la « maitrise » régulièrement et qu’il entend continué... dans combien de temps on va retrouvé le corps de cette femme ?

      #injustice #justice #justice_patriarcale #féminicide #divorce #clémence #sexisme_d’état #maîtrise

  • Non #Gabriel_Matzneff, la pédophilie n’est pas un « style de vie » | Slate.fr

    Rappel : article et Renaudot de 2013 (c’était hier...) et bien peu s’en sont ému. Trois jours après l’Apostrophe de 1990 dans lequel il est dénoncé par Denis Bombardier, dans Le Monde, Philippe Sollers la traitait de "connasse", et 30 ans plus tard, Josianne Savigneau de "purge" [ La Presse écrit "merde" mais le twitt de Savigneau dit "purge"]...

    L’intervention de Denise Bombardier, faite sous les yeux d’un jeune Alexandre Jardin bouche bée, avait notamment valu à l’auteure québécoise de se faire traiter de « connasse » par Philippe Sollers. Josyane Savigneau, ancienne directrice du Monde des livres, en a rajouté le 23 décembre dernier, disant sur Twitter avoir toujours détesté ce qu’écrit et dit Denise Bombardier avant de conclure son message en la traitant ni plus ni moins de « merde ».

    Source : ci-dessous.

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    C’est qu’il y avait déjà du niveau, au Monde à cette époque.
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    http://www.slate.fr/culture/80167/matzneff

    «Les petits garçons de onze ou douze ans que je mets ici dans mon lit sont un piment rare.»

    #grand_homme

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    Affaire Matzneff : les droits des enfants avant la littérature

    https://www.lapresse.ca/arts/litterature/201912/26/01-5255046-affaire-matzneff-les-droits-des-enfants-avant-la-litterature.php

    « C’est incroyable. On prend position dans la vie et on peut changer le cours des choses », constate Denise Bombardier, « ravie » de voir que Vanessa Springora prend la parole à son tour. Même après tout ce temps. « Elle n’était pas prête », dit-elle. Denise Bombardier est aussi heureuse de constater que ses propos, qui ont été tellement critiqués à l’époque, ont fait œuvre utile.

    Son intervention n’avait rien du coup de gueule impulsif. Elle avait lu le livre de Gabriel Matzneff. Elle savait qu’elle avait une tribune. Qu’elle devait l’utiliser. Son éditeur l’avait d’ailleurs prévenue qu’elle risquait de se mettre à dos une frange importante – et puissante – de l’institution littéraire française. « Je lui ai dit : “Je ne peux pas laisser passer ça”, raconte-t-elle aujourd’hui. “Je ne peux pas ne pas intervenir.” »

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    Quand le prix Renaudot Essai est attribué à Gabriel Matzneff, défenseur de la pédophilie - le Plus
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/968288-quand-le-prix-renaudot-essai-est-attribue-a-gabriel-matznef

    Voici ce qu’il écrit dans « Les moins de seize ans » :

    « Ce qui me captive, c’est moins un sexe déterminé que l’extrême jeunesse, celle qui s’étend de la dixième à la seizième année et qui me semble être – bien plus que ce que l’on entend d’ordinaire par cette formule – le véritable troisième sexe. Seize ans n’est toutefois pas un chiffre fatidique pour les femmes qui restent souvent désirables au-delà de cet âge. (..) En revanche, je ne m’imagine pas ayant une relation sensuelle avec un garçon qui aurait franchi le cap de sa dix-septième année. (...) Appelez-moi bisexuel ou, comme disaient les Anciens, ambidextre, je n’y vois pas d’inconvénient. Mais franchement je ne crois pas l’être. À mes yeux l’extrême jeunesse forme à soi seule un sexe particulier, unique. »

    Gabriel Matzneff se qualifie lui-même d’amant des enfants, païen imprégné d’orthodoxie, végétarien qui aime la viande, pédéraste qui aime les femmes, et esprit libre qui n’irriterait que les sots.

    Sensible ? mon cul oui.

    • excellent cet article :

      Surtout, je voudrais comprendre cet argument selon lequel « l’art n’a rien à voir avec la morale ». Qui dit le contraire aujourd’hui ? Qui dit qu’une œuvre, pour être belle, devrait être conforme à une idéologie ? Personne ne dit : Polanski a été accusé d’abus sexuel sur mineur, donc Le Pianiste est un film horrible. Cantat a été condamné pour homicide involontaire, ses chansons sont devenues affreuses

      .

    • L’écrivain Gabriel Matzneff rattrapé par son passé
      https://www.la-croix.com/Culture/Lecrivain-Gabriel-Matzneff-rattrape-passe-2019-12-25-1201068455

      Denise Bombardier, sur le plateau d’« Apostrophes », dénonce, avec une rage froide et implacable, ses agissements qui tombent sous le coup de la loi. Dès le lendemain, l’auteure et journaliste québécoise est brocardée et ostracisée par le milieu intellectuel.

      Ami de Matzneff, Philippe Sollers la qualifie publiquement de « mal baisée ». Dans Le Monde, Josyane Savigneau pourfend sa « sottise » et défend avec ardeur « l’homme qui aime l’amour ». Sur Twitter, ces jours-ci, elle le glorifie encore.

      Dans VSD, Jacques Lanzmann s’étonne que Matzneff n’ait pas « aligné la Bombardier d’une grande baffe en pleine figure ». À son retour au Québec, elle reçoit des lettres anonymes, des appels menaçants, sa maison est taguée, ses vitres cassées, ainsi qu’elle le raconte dans son autobiographie parue en février dernier (2). « Rétrospectivement, écrit Vanessa Springora, je m’aperçois du courage qu’il a fallu à cette auteure canadienne pour s’insurger, seule, contre la complaisance de toute une époque. »

    • Je lis un peu ce qui s’écrit sur cette affaire et je vois passer des noms qui ont, à plusieurs reprise, et qui pour certaines continuent de le faire, encensé Matzneff, qui l’ont défendu en niant ses crimes pédophiles.

      Yann Moix
      Richard Millet
      Philippe Sollers
      Josianne Savigneau
      Bernard Henry Levy
      Jean d’Ormesson
      Alain Finkielkraut
      Bernard Pivot (qui rigole presque en écoutant Daniel Cohn Bendit expliquer qu’il aime se faire désahbiller par une petite fille de 5 ans, et qui plus récemment délire sur les petites suédoises - la vieillesse dans son cas est un naufrage)
      Jean-François Kahn (grand spécialsite du troussage de domestique apparement et défenseur de Dominique Strauss-Kahn)
      Simone de Beauvoir
      Jacques Lanzmann
      Michel Foucault
      André Glucksmann
      Bernard Kouchner

      Il y en a d’autres, mais juste ceux là, de penser qu’ils (et hélas un peu elles) « régissent » une grande partie la vie intellectuelle française me donne une sorte de grand vertige rétrospectif.

    • L’écrivain Gabriel Matzneff rattrapé par son passé

      Ce passé qui ne ressurgit que maintenant parce que le livre de Vanessa Springora sortira début 2020 ou parce qu’il y a une certaine omerta dans le milieu « intellectuel » parisien ?
      Je ne connaissais pas ce Matzneff mais Sollers est définitivement grillé à mes yeux. Je l’ai toujours trouvé plus que douteux.
      #le_bal_des_pourris

    • Alors pour ce qui concerne les prix littéraires, les membres du jury du Renaudot 2013 ont vraiment fait très fort : Yann Moix et Gabriel Matzneff dans la catégorie Essai.

      Un néonazi et un pédophile, Ce qu’il fallait pour renforcer la crédibilité des prix ...

      Parmi les membres du jury du prix :

      Franz-Olivier Giesbert
      Georges-Olivier Châteaureynaud
      Jean-Marie Le Clézio
      Patrick Besson
      Jérôme Garcin
      Frédéric Beigbeder

      La suite du grand vertige ...

    • Pour Finkielkraut je voudrais documenté son soutiens à Matzneff et ses interventions de l’époque sur sa fiche, puisqu’il se permet de faire des appels au viol ca me semble pas mal de réunir les infos là bas. J’arrive pas à trouvé une source explicite mais @reka tu semble l’avoir vu mentionné dans une de tes sources, est ce que tu pourrais me retrouvé d’ou ca viens stp ?
      https://seenthis.net/messages/811204

      Pour Simone de Beauvoir, je croyait avoir deja fait un poste pour elle mais en fait je l’ai juste mentionné dans mon premier poste sur les #grand_homme à partir du Dalaï Lama
      https://seenthis.net/messages/413241#message425819

      Je fait faire un poste sur elle et sa relation au sujet.
      Aussi, dans ces listes de pedophilophiles et violophiles d’enfants on trouve beaucoup des grands penseurs de « french théory » - En plus de Beauvoir, il y a Foucault, Derrida, Quaratti, Deleuze et le #féminicide #Althusser et peut être d’autres dans les ...
      Il me semble que Quaratti s’était illustré dans la misogynie crasse autour des questions de féminisation de la langue avec Levi_strauss mais je ne retrouve pas, possible que je confonde avec quelqu’un d’autre - je vais vérifié.

      Les femmes sont peu nombreuses mais je tag #grande_femme pour #Dolto et #Beauvoir

      Poste sur Dolto = https://seenthis.net/messages/688632
      Poste sur Beauvoir = https://seenthis.net/messages/817770

      Il me semble aussi que la discutions de 2015 sur #lolita et la manière dont les gens ont pris le point de vue d’Humbert Humbert contre Dolorès Haze
      https://seenthis.net/messages/399841

    • 2018, c’était hier @reka et les années 80 avant-hier, voire hier 3/4.
      Gabriel Matzneff est né en 1936, en juillet. Ma mère en décembre, ce monsieur a l’âge d’être mon père. A t-il des enfants ?
      J’ai regardé vite fait sa fiche wikipédia ou il y a des extraits de ses bouquins et son site matzneff.com à son image (vert de gris).
      et ceci en bas de page : Fous d’enfance : qui a peur des pédophiles ? (avec plusieurs cosignataires dont Luc Rosenzweig, Gilbert Villerot, Jean-Luc Hennig, René Schérer, Bernard Faucon et Guy Hocquenghem), Éditions Recherches, 1979
      https://seenthis.net/messages/505807
      Il a aussi écrit sur le suicide et ça ne m’étonnerais pas qu’il passe à l’acte comme Hamilton. Je trouve ça beau, un vieux qui se suicide mais ça dépend pourquoi. Dans son cas c’est irrecevable, sa cause est indéfendable, une ordure de 84 ans.

    • Pour Hamilton je suis tombé il y a 2 semaines sur un « débat » anti #metoo dans lequel il avait encore de farouches défenseuses. L’argument était que son suicide était la preuve que #metoo tue des innocents.
      https://seenthis.net/messages/814755

      Sinon dans les tactiques de l’agresseur je relève que Matzneff demande à étre appelé « philopéde » et non pédocriminel comme le violeur de Dolorès Haze se fait appelé « nympholepte » dans le roman de Nobokov.
      #vocabulaire #euphémisme

      Pour la pétition de 1977 wikipédia donne la liste complète

      Le Monde publie le 23 mai 1977 sous le titre « Un appel pour la révision du code pénal à propos des relations mineurs-adultes » des extraits d’une « Lettre ouverte à la Commission de révision du code pénal pour la révision de certains textes régissant les rapports entre adultes et mineurs »7 envoyée par 80 personnalités et intellectuels au Parlement français8,9. Cet appel réclame une réécriture des dispositions du code pénal concernant les relations sexuelles entre adultes et mineurs de quinze ans afin de les rendre moins strictes8,7.

      Le Monde reproduit les signatures de Louis Althusser, Jean-Paul Aron, Roland Barthes, André Baudry, Simone de Beauvoir, Jean-Claude Besret, Jean-Louis Bory, Bertrand Boulin, François Chatelet, Patrice Chéreau, Copi, Alain Cuny, Gilles Deleuze, Jacques Derrida, Françoise Dolto, Michel Foucault, Félix Guattari, Michel Leiris, Gabriel Matzneff, Bernard Muldworf, Christiane Rochefort, Alain Robbe-Grillet, Jean-Paul Sartre, le docteur Pierre Simon et Philippe Sollers8.

      La lettre a également été signée par Dennis Altman (en), Claude Bardos, le pasteur G. Berner, Christian Bourgeois, Christine Buci-Glucksmann, Jean-Pierre Colin, Dominique Desanti, Jean-Toussaint Desanti, Bernard Dort, Françoise d’Eaubonne, Philippe Gavi, André Glucksmann, Renaud Goyon, Daniel Guérin, Pierre Hahn, Jean-Luc Hennig, Christian Hennion, Guy Hocquenghem, Roland Jaccard, Pierre Klossowski, Anne Laborit, Madeleine Laïk, Georges Lapassade, Dominique Lecourt, Jacques Lefort, Michel Lobrot, Jean-François Lyotard, Michel Mardore, Dionys Mascolo, Gérard Molina, Vincent Monteil, Nicole Nicolas, Marc Pierret, Jacques Rancière, Claude et Olivier Revault d’Allonnes, Jean Ristat, Gilles Sandier, René Schérer, Victoria Thérame, Hélène Védrine et les Drs Frits Bernard, Boegner, Cabrol, Challou, Maurice Eme, Pierrette Garreau, R. Gentis, Michel Meignant, Jean Nicolas, Séguier, Torrubia7.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9titions_en_France_concernant_la_majorit%C3%A9_sexuelle
      –—
      Pour Christiane Rochefort est ce que c’est celle de « sortir les couteaux » ? ...
      http://1libertaire.free.fr/Rochefort01.html
      il semble que oui :(

      –—

      Entretiens avec Denis Bombardier

      Un copinage dont elle dit avoir fait les frais. « Mon éditeur, Claude Cherki, m’avait prévenue. “Écoute Denise, je ne pense pas que tu te rends compte du pouvoir qu’ont ces gens dans la vie littéraire parisienne. Ça va nuire à ton livre [Tremblement de coeur] et à tous les livres que tu publieras par la suite.” » Il avait raison. « J’ai été boycottée par tous ces milieux durant trente ans. »

      #historicisation #invisibilisation_des_femmes #fraternité #boys_club #pré-carré

  • Exploring Misogyny across the Manosphere in Reddit
    http://oro.open.ac.uk/61128

    Abstract

    The ‘manosphere’ has been a recent subject of feminist scholar- ship on the web. Serious accusations have been levied against it for its role in encouraging misogyny and violent threats towards women online, as well as for potentially radicalising lonely or dis-enfranchised men. Feminist scholars evidence this through a shift in the language and interests of some men’s rights activists on the manosphere, away from traditional subjects of family law or mental health and towards more sexually explicit, violent, racist and homophobic language. In this paper, we study this phenomenon by investigating the flow of extreme language across seven online communities on Reddit, with openly misogynistic members (e.g., Men Going Their Own Way, Involuntarily Celibates), and investigate if and how misogynistic ideas spread within and across these communities. Grounded on feminist critiques of language, we created nine lexicons capturing specific misogynistic rhetoric (Physical Violence, Sexual Violence, Hostility, Patriarchy, Stoicism, Racism, Homophobia, Belittling, and Flipped Narrative) and used these lexicons to explore how language evolves within and across misogynistic groups. This analysis was conducted on 6 million posts, from 300K conversations created between 2011 and December 2018. Our results shows increasing patterns on misogynistic content and users as well as violent attitudes, corroborating existing theories of feminist studies that the amount of misogyny, hostility and violence is steadily increasing in the manosphere.

    #masculinisme #misogynie #sexisme #féminicide #viol #culture_du_viol

  • Féminicides par rapport aux homicides
    Les homicides baissent, il y en aurait autour de 800 chaque années en France, les féminicides eux ne baissent pas et ne sont pas près de le faire. Sur ces 800 homicides, il y a 122 femmes tuées par leur conjoint ou ex ainsi qu’une quarantaine d’enfants, d’amants, de parents, ami·es ou/et passants tués au passage par ces hommes.

    http://www.observationsociete.fr/modes-de-vie/de-moins-en-moins-dhomicides-en-france.html

    #féminicide #statistiques

  • Féminicide et permis de chasse

    Loiret : un homme soupçonné d’avoir tiré sur sa compagne au fusil de chasse mis en examen
    Le mis en cause a déjà été condamné par la justice en 2005 pour des « violences ayant entraîné une infirmité permanente » sur une autre victime.

    http://www.leparisien.fr/faits-divers/loiret-un-homme-soupconne-d-avoir-tire-sur-sa-compagne-au-fusil-de-chasse


    Cet agresseur misogyne a déjà mutilé définitivement une femme en 2005, deux mois avant qu’il en mutile définitivement une seconde. Celle ci avait déposé deux mains courantes pour des faits de violences. Ce qui me mystifie c’est de voire que ce type avait un fusil de chasse.
    J’ai pas mal fouillé les récits de féminicides réunis par libé depuis 2017. Le nombre d’assassins misogynes qui utilisent leur fusil de chasseur est impressionnant. A croire que le fait de pratiquer la chasse est un pré-requis des violences conjugales. Qui donne ces permis de possession de fusil de chasse à tous ses tueurs de femmes ?

    #chasse #féminicide

  • AGRIBASHING ?..

    Agribashing : « Les paysans ont perdu la bataille culturelle contre la ville »

    D’emblée, le mot « agribashing » est un anglicisme dont l’emploi par la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) pose question. Le mot anglais « bashing » signifie « raclée » en français. La FNSEA aurait-elle pris une raclée ? Certes, numériquement, elle ne représente plus que 26 % des agriculteurs du pays, mais c’est toujours elle qui a l’oreille des gouvernants. Elle devrait se réjouir d’avoir un poids politique inversement proportionnel à son implantation. En français, le mot « bashing » désigne une campagne de dénigrement. On cherche en vain un mot d’ordre émanant d’une organisation ou une initiative virale sur les réseaux sociaux. Pourtant, à écouter la FNSEA, les paysans français seraient victimes d’un dénigrement collectif exercé par la société civile à leur encontre et entretenu par les médias.

    La France n’aimerait plus ses paysans : l’argument prétend attenter à l’imaginaire d’une société urbaine qui croirait encore à la légende de ses racines rurales et nourricières. Sauf que la société n’est plus celle de 1946, date de création de la FNSEA. Peu de familles comptent encore des paysans, et les villages de moins en moins. Même si l’agriculture occupe 54 % du territoire métropolitain, les paysans n’orchestrent plus la ruralité. Les paysans ont perdu la bataille culturelle contre la ville, la campagne ne leur appartient plus. Comme l’agriculture n’appartient pas à la FNSEA.

    Mais, quoique en dise la centrale syndicale, la société aime ses paysans. Les citoyens affirment leur amour de l’agriculture et des paysans en plébiscitant les produits bio, en adhérant à des circuits courts, en finançant des installations agricoles de jeunes urbains, en se mobilisant à l’appel de paysans contre les pesticides de synthèse, contre l’artificialisation des terres, pour préserver les ressources en eau etc. En faisant la cuisine. La France aime ses paysans, elle n’aime guère la FNSEA, il ne faut pas confondre. En démocratie, cela ouvre normalement un débat à l’aune des attentes alimentaires des citoyens, de l’occupation de l’espace et des 15 milliards d’argent public annuels distribués à l’agriculture. Débat que la FNSEA ne souhaite pas voir ouvrir.

    La religion du progrès

    C’est durant les « trente glorieuses » que débute chez elle une schizophrénie qui culmine avec la dénonciation aujourd’hui d’un agribashing en marche. Celle-ci prend sa source dans le double discours du syndicat qui veut servir les intérêts contradictoires entre fermes familiales et entreprises agro-industrielles, entre éleveurs et grandes cultures, et, aujourd’hui, entre agrobiologie et agriculture chimico-industrielle. Le flou de ce discours de « l’unité paysanne » lui a permis de bâtir le système agro-industriel dont elle maille le pays et avec lequel elle dicte sa loi aux gouvernants. Politique qui, de 1950 à ce jour, va réduire le nombre de fermes par six et d’actifs agricoles par dix.

    La FNSEA a foncé tête baissée dans la segmentation du métier holistique de paysan pour en faire, sur le modèle de l’usine, un exécutant de gestes techniques spécialisés. On ne tient plus une ferme, on fait du matériau pour l’industrie. A la décharge des agriculteurs embarqués dans la religion du progrès technique, le reste de la société l’était aussi. Sauf que, à partir des années 1970, les critiques à l’égard de ce modèle productiviste sont allés croissantes mais la FNSEA non seulement y est restée sourde, mais a rejeté les alternatives au modèle agronomique qu’elle défend. Car, côté agribashing, la centrale syndicale en connaît un rayon, dont tous les pionniers de l’agriculture biologique peuvent témoigner.

    Fuite en avant

    Cette attitude a fait des ravages. En cas de crise, la FNSEA a eu tendance à rechercher un bouc émissaire (grandes et moyennes surfaces, Bruxelles, gouvernement...), mais la critique du modèle et de la gouvernance finit par arriver. En témoignent les 53,58 % d’abstention aux dernières élections professionnelles et les 30 départements où la FNSEA est passée sous les 50 % de voix. Le désamour est d’abord dans les troupes agricoles, et cette vérité-là justifie peut-être ce jeu de billard avec l’opinion publique. Tenter de rassembler les agriculteurs face à une adversité sociétale, fantasmée mais utile, pour masquer le vide d’une fuite en avant.

    Finalement, cette posture obsidionale en dit long sur l’état de la FNSEA. Sentant la pression d’un débat public sur les choix agricoles qu’elle refuse et sa traduction en affaiblissement politique, la FNSEA passe de la raison à l’émotion. Sans aller jusqu’à se repentir de ses errements ou à reconnaître son fourvoiement agronomique, elle pourrait avoir la lucidité et le courage d’un aggiornamento.

    Gilles Luneau est réalisateur, essayiste et journaliste, spécialiste de l’agriculture. Il a notamment écrit Du sentiment de justice et du devoir de désobéir, conversation avec Erri de Luca et José Bové (Indigène, 2016).

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/11/08/agribashing-les-paysans-ont-perdu-la-bataille-culturelle-contre-la-ville_601

  • Le 6 décembre 1989, le pays a changé à tout jamais. Quatorze femmes sont mortes à l’École Polytechnique de Montréal, tout simplement parce qu’elles étaient des femmes. Étudiantes brillantes, elles étaient aussi des amies, des sœurs bien-aimées et des filles adorées.
    https://urbania.ca/article/30-ans-apres-le-meurtre-dannie-turcotte-a-polytechnique-sa-niece-garde-sa-me
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelles/special/2014/12/tragedie-polytechnique-14-victimes

    Geneviève Bergeron (née en 1968, 21 ans), étudiante en génie civil.
    Hélène Colgan (née en 1966, 23 ans), étudiante en génie mécanique.
    Nathalie Croteau (née en 1966, 23 ans), étudiante en génie mécanique.
    Barbara Daigneault (née en 1967, 22 ans), étudiante en génie mécanique.
    Anne-Marie Edward (née en 1968, 21 ans), étudiante en génie chimique.
    Maud Haviernick (née en 1960, 29 ans), étudiante en génie des matériaux.
    Barbara Klucznik-Widajewicz (née en 1958, 31 ans), étudiante infirmière.
    Maryse Laganière (née en 1964, 25 ans), employée au département des finances.
    Maryse Leclair (née en 1966, 23 ans), étudiante en génie des matériaux.
    Anne-Marie Lemay (née en 1967, 22 ans), étudiante en génie mécanique.
    Sonia Pelletier (née en 1961, 28 ans), étudiante en génie mécanique.
    Michèle Richard (née en 1968, 21 ans), étudiante en génie des matériaux.
    Annie St-Arneault (née en 1966, 23 ans), étudiante en génie mécanique.
    Annie Turcotte (née en 1969, 20 ans), étudiante en génie des matériaux.

    #mémoire #féminicide

  • Women don’t have the same rights to self-defense.

    When a bigger, stronger male beats up his much smaller wife, it’s almost impossible for her to kill him in self-defence (immediately and proportionately ie with nothing but her fists), and yet it’s the scenario through which she can hope to be acquitted or get a light sentence. That’s not a coincidence. The other two scenarios (and she will be despised if she picks either) are for her to
    1) kill him later (when he can’t use his physical advantage, eg when he’s asleep or has his back turned on her), but it won’t be self-defence because it won’t be immediate. (In the Jacqueline Sauvage case, one of the main arguments against her was that she shot her husband in the back at a time when he wasn’t actively beating her up)
    2) use a weapon, but it won’t be self-defence because it won’t be proportionate. Obviously this condition also benefits men, because when a woman gets punched by her husband and she punches him back, it’s seen as a proportionate response but it shouldn’t be, because her punch (typically) won’t do nearly as much damage as his. Anything else she does (like use a weapon) to try and hurt him as much as he hurt her will be considered a disproportionate response and will mean it wasn’t self-defence.

    The idea that killing your abuser in a honest face-to-face fight with your bare hands is honourable and forgivable, but killing your abuser in any other way is shameful and wrong, utterly benefits men and protects men. It’s also why poison was historically reviled as a ‘female weapon’ and as the most cowardly way to kill someone. Poison has been described as “a great equalizer” – no wonder men hated it. Men have always hated, and will keep hating, shaming, and outlawing, any form of attack through which women can compensate our disadvantage in strength and size, and they will keep praising as the only valid method of self-defence, the method that presents the smallest risk of being effectively used by women against them.

    Moral of the story? Woman leave a man, he kills her, medias romanticized his act as ‘he couldn’t live without her’ ‘he loved her too much’ passion crime

    Woman stay, he abuse her and eventually their children, woman is to blame because she stayed

    Woman protect herself with a weapon, murder and not self defense

    Woman try to protect herself with her own strength, man kills her and probably can argue he defended himself

    The only time a woman gets some sympathy is when she dies, kudos if she died protecting her children

    https://francoistremblay.wordpress.com/2017/05/29/women-dont-have-the-same-rights-to-self-defense
    via https://sporenda.wordpress.com/2019/12/02/women-dont-have-the-same-rights-to-self-defense
    #féminicide #self-défense #sexisme

  • Le complexe d’universalisation : révélateur du déni de l’oppression patriarcale
    https://blogs.mediapart.fr/aurex/blog/291119/le-complexe-d-universalisation-revelateur-du-deni-de-l-oppression-pa

    Une professeure de sociologie nous apprends en cours que lorsqu’elle fait des interventions sur les violences masculines, elle se trouve presque obligée de commencer par une phrase en introduction « Oui, les hommes aussi sont victimes de violence », sinon, quelqu’un dans la salle le lui fera remarquer. Plusieurs amies et collègues se mettant en couple avec un homme séparé m’ont fait part de la « perversité narcissique » de l’ex femme du compagnon, particulièrement folle et calculatrice, décidée à pourrir la vie de leur compagnon, et la leur, donc, indirectement. Quand bien même ce compagnon a un casier judiciaire pour violence sur cette ex-compagne. « Elle a menti, il lui a juste tenu les poignets parce qu’elle l’a poussé à bout ». Je retrouve ce discours chez des amies dont c’est le frère ou le beau frère qui est victime de cette « hystérisation » de l’ex-compagne. Enfin, lorsque l’affaire de l’assassinat d’Alexia Daval a fait surface, une amie m’a dit avoir calculé le temps que l’on met pour étrangler quelqu’un : 7 minutes, à ses yeux, la mari d’Alexia Daval mentait, cela ne pouvait pas être une réaction spontanée de violence sans prise de conscience de l’acte. Ouf, je me dis. Mais quelques minutes plus tard, l’argument de la femme castratrice revient timidement, comme circonstance atténuante, même si elle n’y croit pas vraiment.

    Dernier exemple : une actrice explique qu’elle a été victime de violence de la part d’un ex conjoint : il l’a strangulé et lui a frappé le visage pendant qu’elle était inconsciente : la mâchoire et le menton ont été fracturés, elle a perdu 8 dents. Mais dans son discours, elle a quand même placé « ce n’est pas contre les hommes, c’est contre quelques hommes, et je connais un homme qui a été battu par sa femme, c’est une question sur l’humain en général ».

    #masculinité #féminicide #hétérosexualité #couple #amour #assassinat #humanisme #hommerie #backlash

  • A staggering one-in-three women, experience physical, sexual abuse | UN News
    https://news.un.org/en/story/2019/11/1052041

    Here is the grim reality, in numbers: A third of all women and girls experience physical or sexual violence in their lifetime, half of women killed worldwide were killed by their partners or family, and violence perpetrated against women is as common a cause of death and incapacity for those of reproductive age, as cancer, and a greater cause of ill health than road accidents and malaria combined.

    The prevalence of the issue, “means someone around you. A family member, a co-worker, a friend, or even yourself” has experienced this type of abuse, Secretary-General António Guterres said in his message to mark the Day.

    To spotlight the scale of the problem, on this year’s International Day of the Elimination of Violence against Women, the United Nations is sharing the many ways in which the scourge manifests itself in physical, sexual and psychological forms, and the organisation is underscoring the life-altering, adverse consequences women suffer as a result.

    intimate partner violence (battering, psychological abuse, marital rape, femicide);
    sexual violence and harassment (rape, forced sexual acts, unwanted sexual advances, child sexual abuse, forced marriage, street harassment, stalking, cyber- harassment);
    human trafficking (slavery, sexual exploitation);
    female genital mutilation
    child marriage.

    Some national studies examining incidents in the United States show that up to 70 per cent of women have experienced physical and or sexual violence from an intimate partner, according to UN Women.

    The agency cited that nearly a quarter of female college students reported having experienced sexual assault or misconduct in the US, but harm targeting women and girls knows no bounds.

    Multi-country investigations by WHO show partner violence to be a reality for 65 per cent of women in some parts of sub-Saharan Africa, and around 40 per cent of women in South Asia, as well as Andean parts of Latin America.

    Meanwhile, even in regions where incidents are less likely, as in East Asia and Western Europe, more than 16 per cent and 19 per cent of women have experienced intimate partner violence, respectively.

    Psychological violence is another layer to the problem, with some 82 per cent of women parliamentarians in a recent study, reporting having experienced remarks, gestures, threats, or sexist comments while serving – most often via social media.

    While gender-based violence can happen to anyone, women who identify with the LGBTI community, migrants and refugees, indigenous minorities, and those living through humanitarian crises, are particularly vulnerable to gender-based harm.

    #Violence #Genre #Féminicide #Nations_unies #Femmes

  • « Il a tué mes filles » - La Presse+
    http://plus.lapresse.ca/screens/a61da52c-028a-4ea6-b5ca-4c84949680d9__7C___0.html

    Les lieux de l’attentat faisaient penser à une scène de guerre. Cadrages de portes brisés, trous de balle dans les murs... « Le lendemain, l’équipe de menuisiers de l’École avait essayé de tout réparer. Mais on voyait que des choses avaient été brisées. On sentait qu’il s’était passé quelque chose. »

    Pour les femmes en particulier, c’est comme si quelque chose en elles s’était aussi brisé. « Si quelqu’un arrivait derrière moi, je sursautais. On était comme sur le qui-vive. On n’était pas menacées. Mais on sentait que plus rien n’était pareil. »

    La tristesse infinie était doublée d’une incapacité à comprendre ce qui s’était produit. « On se disait : pourquoi les femmes ? Moi, en tant que femme, j’étais révoltée. Je pensais aux familles qui avaient perdu leur enfant. Des belles filles qui étaient brillantes. Je ne comprenais pas pourquoi il s’en était pris aux femmes. Comment il pouvait détester autant les femmes. »

    Je lui demande s’il y a une leçon à tirer de cette tragédie. « Je dirais qu’il faudrait éduquer nos garçons.