• Ne l’appelez plus Alexia Daval
    https://sorocite.com/2020/11/16/ne-lappelez-plus-alexia-daval

    Utiliser le nom de femme mariée d’Alexia, c’est lui infliger une nouvelle violence.

    Ce lundi 16 novembre s’ouvrait, à la cour d’assises de Vesoul, le procès de Jonathann Daval, accusé du meurtre de sa femme Alexia Fouillot. Dans la nuit du 27 au 28 octobre 2017, Jonathann aurait étranglé Alexia puis l’aurait transportée dans les bois avant de brûler une partie de son corps. Au matin du 28 octobre, il prévient la police qu’Alexia est partie faire un jogging et n’est pas rentrée. S’en suivent plusieurs jours où Jonathann Daval apparaît en public, éploré, aux bras des parents d’Alexia, qui soutiennent celui qu’ils aiment comme leur enfant depuis dix ans.

    Trois mois plus tard, après avoir changé plusieurs fois de version devant les policier·ère·s, Jonathann Daval reconnaît être l’auteur du meurtre de sa femme. Lors d’une reconstitution, il explique l’avoir étranglée après une dispute pendant trois à quatre minutes.

    Depuis, l’affaire “Alexia Daval” fait la une des journaux. Un patronyme encore utilisé par la plupart des médias aujourd’hui, du Parisien, au JDD, en passant par RTL ou France 2. Alors que Jonathann Daval a avoué le féminicide, continuer à la nommer ainsi pour la postérité est une violence supplémentaire.

    Accablé·es par la tristesse et mû·es par le sentiment de s’être fait trahir, les parents ont d’ailleurs eux-même décidé de rendre à Alexia son nom. Dans un article de France 3 Bourgogne Franche-Comté, où les parents d’Alexia s’expriment, les journalistes précisent : “Les Fouillot ont fait changer l’inscription sur la pierre tombale de leur fille pour que n’apparaisse plus le nom “Daval”. ‘Le nom de Daval, on ne pouvait plus. Cela nous est insupportable”, confie Isabelle Fouillot.

    Il est une autre violence, issue d’une tradition patriarcale désuète. Toute notre vie, nous conservons en effet notre nom de naissance que nous transmettent notre père et/ou notre mère. Le nom de femme mariée n’est finalement qu’un nom d’usage hérité de la tradition. Utilisé dans la vie quotidienne, il ne remplace cependant en aucun cas le nom de famille, que l’on appelle de manière abusive un “nom de jeune fille”.

    Utiliser le nom “Daval” dans le cas d’Alexia est donc une forme d’irrespect. Un irrespect d’autant plus symbolique que ce qu’a vécu Alexia est un féminicide.

    Doit-on emporter le patronyme de son bourreau dans la tombe ? Faut-il encore que les assassins des femmes conservent ce droit sur leur victime ? Et les enfants de bourreau doivent-ils, quant à eux, porter ce lourd fardeau à vie ?

    Il serait donc salutaire de lancer un débat sur le nom de cette affaire. Alexia Fouillot doit-elle rester dans la postérité avec le nom de celui qui est jugé aujourd’hui pour son meurtre ?

    #féminisme #femmes #féminicide #patronyme #male_gaze

    • J’étais tellement en colère quand j’avais découvert que ma tante avait tronqué le prénom de ma grand-mère (pour économiser les lettres) et lui avait refilé le nom du vieux.
      Ça m’a pris 10 ans (et l’aide de la tutrice chargée de gérer le décès de ma mère) pour virer les trucs pourris de ma tante et restaurer ma grand-mère dans son identité.
      Déjà, à l’époque, j’avais bataillé pour qu’elle ne soit pas balancé dans le caveau du vieux («  je me le suis tapé toutes ces années, c’est pas pour continuer après  !  »). Donc je possède 3m² dans le village des ancêtres. Et j’y ai ajouté l’urne de ma mère. Chacune avec son nom de naissance.

    • @monolecte C’est la raison pour laquelle j’utilise un pseudonyme et non le patronyme qui me sert de nom de naissance. Hors de question que je porte le nom d’un type qui m’expliquait que je ne pourrais jamais être artiste à cause de mon sexe.
      @biggrizzly tant mieux si quelques médias font ce minuscule effort.

  • Crimes masculins contre des femmes parce qu’elles sont des femmes et impunité

     ![Entrer une description pour l’image ici](

    "Entrer un intitulé d’image ici")

    Dans leur introduction, Féminicides, fémicides et violence de genre, Lydie Bodiou et Frédéric Chauvaud, abordent des crimes contre des filles et des femmes dans de nombreuses régions du monde. Elle et il parlent, entre autres, du meurtre d’une fillette de 8 ans en Inde, des mobilisations de femmes en Amérique centrale et du sud contre les « crimes à caractère sexiste », des mots employés, des législations…

    Note sur : Sous la direction de L. Bodiou, F. Chauvaud, L. Gaussot, M.-J. Grihom, L. Laufer, B. Santos : On tue une femme
    Le féminicide. Histoire et actualités

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/11/03/crimes-masculins-contre-des-femmes-parce-quelles-sont-d

    #féminicide #violence #féminisme

  • Sixième partie
    « Une montagne en haute mer »

    EZLN, SCI Moisés

    https://lavoiedujaguar.net/Sixieme-partie-Une-montagne-en-haute-mer

    Comité clandestin révolutionnaire indigène
    Armée zapatiste de libération nationale
    Mexique, 5 octobre 2020

    Sœurs, frères, sœurs-frères,
    Compañeras, compañeros, compañeroas,

    Nous, peuples originaires de racine maya et zapatistes, vous saluons et vous disons que ce qui est venu à notre pensée commune, d’après ce que nous voyons, entendons et sentons.

    Un. Nous voyons et entendons un monde malade dans sa vie sociale, fragmenté en millions de personnes étrangères les unes aux autres, s’efforçant d’assurer leur survie individuelle, mais unies sous l’oppression d’un système prêt à tout pour étancher sa soif de profits, même alors qu’il est clair que son chemin va à l’encontre de l’existence de la planète Terre.

    L’aberration du système et sa stupide défense du « progrès » et de la « modernité » volent en éclats devant une réalité criminelle : les féminicides. L’assassinat de femmes n’a ni couleur ni nationalité, il est mondial. S’il est absurde et déraisonnable que quelqu’un soit persécuté, séquestré, assassiné pour sa couleur de peau, sa race, sa culture, ses croyances, on ne peut pas croire que le fait d’être femme signifie une sentence de marginalisation et de mort.

    En une escalade prévisible (harcèlement, violence physique, mutilation et assassinat), cautionnée par une impunité structurelle (« elle le méritait », « elle avait des tatouages », « qu’est-ce qu’elle faisait à cet endroit à cette heure-là ?", « habillée comme ça, il fallait s’y attendre »), les assassinats de femmes n’ont aucune logique criminelle si ce n’est celle du système. (...)

    #zapatistes #EZLN #Mexique #Chiapas #féminicides #Covid19 #mégaprojets #pandémie #paramilitaires #résistance #rébellion #Europe #Espagne #voyage #avril_2021

  • La vidéo d’une femme autochtone mourante, insultée par les soignants, choque le Canada

    https://www.parismatch.com/Actu/Faits-divers/La-video-d-une-femme-autochtone-mourante-insultee-par-les-soignants-choq

    La mort d’une femme autochtone au Canada fait scandale après qu’une vidéo la montrant en train de se faire verbalement abusée par du personnel de l’hôpital a été publiée. Beaucoup dénoncent des propos racistes.

    Pour Justin Trudeau, Joyce Echaquan a été victime « de la pire forme de racisme ». Le Premier ministre canadien a réagi en début de semaine devant la Chambre des communes à la mort d’une femme autochtone, dans un hôpital du Québec lundi. Joyce Echaquan, issue de la communauté atikamekw de Manawan, est décédée à 37 ans au Centre intégré de santé et de services sociaux de Lanaudière (CISSS) de Joliette. Une enquête a été ouverte afin de faire la lumière sur les circonstances de son décès. Peu avant de s’éteindre, Joyce Echaquan s’est filmée sur sa civière, alors qu’elle se plaignait d’un mal de ventre. Elle a alors montré, en direct, les conditions dans lesquelles elle était prise en charge. Sur les images, choquantes, elle est à plusieurs reprises victime d’insultes pendant qu’elle se tord de douleur et hurle.

    #peuples_autochtones #canada #féminicide #racisme #colonialisme #brutalité

  • La société israélienne malade de ses viols
    https://orientxxi.info/magazine/la-societe-israelienne-malade-de-ses-viols,4130
    Jean Stern > 15 septembre 2020

    Une adolescente de 16 ans a été violée par une trentaine d’hommes mi-août dans une chambre d’hôtel d’Eilat. Certains ont filmé la scène pour la diffuser sur des réseaux sociaux. Ce viol collectif secoue le pays et entraîne une mobilisation inédite. Au-delà de la colère, des féministes s’interrogent sur l’origine de la violence qui gangrène la société.

  • Féminicides : un mémorial aux victimes pour le premier anniversaire des « colleuses » - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/faits-divers/feminicides-un-memorial-aux-victimes-pour-le-premier-anniversaire-des-col

    Depuis le début des collages, 122 #féminicides : les « colleuses » parisiennes ont rendu hommage dimanche soir aux #femmes tuées depuis la naissance il y a un an de leur mouvement, en formant avec leurs prénoms un « #mémorial » dans le XIe arrondissement de #Paris.

    Perchées sur des échelles sous un passage couvert de la rue Bouvier, à l’abri d’une fine pluie, plus d’une centaine de colleuses se sont relayées pendant une heure et demie pour tapisser les murs de leurs noms, peints en grandes lettres noires.

    « On a eu la chair de poule en arrivant », raconte Sarah Mesure, 21 ans, qui colle depuis début janvier. « C’est impressionnant de voir autant de #filles réunies, et de réaliser à la fois le chemin parcouru par les colleuses depuis un an, et la violence de tous ces féminicides, qui témoignent de l’inaction de l’État », estime-t-elle.

    #impunité #sexisme

  • Infos pour les mouvements sociaux : ce que vous avez peut-être raté cet été
    https://rapportsdeforce.fr/classes-en-lutte/infos-pour-les-mouvements-sociaux-ce-que-vous-avez-peut-etre-rate-ce

    État des lieux de la crise économique, report des réformes de l’assurance chômage et des retraites, mesures sanitaires, #Féminicides, climat… Rapports …

  • En 2019, le nombre de féminicides a augmenté de 21 % en France
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/08/18/en-2019-le-nombre-de-feminicides-a-augmente-de-21-en-france_6049189_3224.htm

    L’enquête de la délégation aux victimes, rendue publique lundi 17 août, fait état de 146 femmes tuées par leur compagnon ou ex-conjoint en un an.

    #féminicides

  • #Jeanne_Sarson et #Linda_MacDonald : Qu’est-ce qu’une analyse féministe et pourquoi nous en faut-il une dans l’enquête sur la fusillade de masse commise en Nouvelle-Écosse en avril ?
    https://tradfem.wordpress.com/2020/08/03/quest-ce-quune-analyse-feministe-et-pourquoi-nous-en-faut-il-une-


    Nous faisons les divulgations suivantes avant de répondre aux deux questions posées dans le titre.

    Nos écrits éthiques, professionnels et personnels sur les racines misogynes de la violence masculine envers les femmes et les filles sont influencés, avant tout, par nos enfances différentes mais similaires, où nous sommes nées de pères très violents qui battaient nos mères.

    Lorsque nous étions enfants, la violence conjugale n’était pas un crime en soi. Il était rare que les spectateurs se préoccupent de ces « affaires familiales » ou tentent d’intervenir dans ce domaine. De tels rejets sociaux étaient douloureux. Aujourd’hui, des décennies plus tard, bien que des lois aient été adoptées, le négationnisme des attitudes misogynes qui contribue à cette violence demeure et, comme on peut le constater, a contribué aux féminicides et homicides de masse commis en avril 2020 en Nouvelle-Écosse.

    Notre deuxième révélation est que moi, Jeanne, j’ai vécu le meurtre soudain de ma mère. Un chauffeur ivre l’a tuée sur le coup. Mes fils jumeaux n’avaient que quatre ans. Ils n’ont jamais eu l’occasion de vivre une relation avec elle comme grand-mère aimante. On m’a dit que le chauffeur ivre avait plusieurs fois été reconnu coupable de conduite en état d’ivresse et le lendemain, il est apparu dans une pub en portant un T-shirt où l’on pouvait lire : « Je suis un tueur ». C’était avant que MADD Canada ne devienne « un réseau national de victimes/survivants et de citoyens concernés qui travaillent pour mettre fin à la conduite en état d’ivresse et pour soutenir les victimes/survivantes de ce crime violent ». Lorsque ma mère a été tuée, la conduite en état d’ivresse était simplement considérée comme « macho » ou « comme un « comportement typique des jeunes hommes ».

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://nsadvocate.org/2020/08/03/what-is-a-feminist-analysis-and-why-do-we-need-one-as-part-of-the-nova-scotia-mass-shooting-inquiry/?unapproved=82991&moderation-hash=8828e98f5a59f274a48c5ff1b9defc2f#comme
    #misogynie #violences_masculines #analyse_féministe #féminicide

  • Témoins au féminin
    https://laviedesidees.fr/Giovanna-Parmigiani-Feminism-Violence-Representation-Modern-Italy.html

    À propos de : Giovanna Parmigiani, Feminism, #violence and Representation in Modern Italy. « We are Witnesses, Not Victims », Bloomington, Indiana University Press. Une enquête sur les violences faites aux femmes en #Italie et sur l’engagement des militantes montre comment la lutte porte aussi sur les représentations culturelles, politiques, esthétiques et éthiques.

    #Société #féminisme #militantisme
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20200717_parmigiani.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20200717_parmigiani.docx

    • En Italie, entre 2012 et 2017, une femme est tuée presque tous les deux jours par son compagnon (p. 1, note 1). Pour désigner ce phénomène, on peut employer le terme de « #féminicide », qui renvoie au meurtre d’une femme en raison de sa condition de femme. Ce terme permet de produire une analyse structurelle et politique des #meurtres : en français, par exemple, il est de plus en plus mobilisé pour remplacer le terme de « crime passionnel », qui romantise la #violence et met l’accent sur des facteurs individuels et psychologiques plutôt que sur des facteurs sociaux, comme les rapports de #genre, l’éducation des hommes cisgenres à la violence, la #structuration du couple hétérosexuel et de la #famille, etc. En Italie, si le terme « féminicide » suscite de nombreuses résistances antiféministes (liées au refus d’avoir une analyse critique et structurelle des violences faites aux #femmes), il s’impose néanmoins dans le débat public au cours des années 2010, et la conscience de l’ampleur des violences faites aux femmes se généralise. De nombreuses initiatives, associations, collectifs et campagnes féministes naissent pendant cette période.

  • Le Mouvement des femmes sud-coréen : « Nous ne sommes pas des fleurs, nous sommes un incendie ! » | TRADFEM
    https://tradfem.wordpress.com/2020/06/24/le-mouvement-des-femmes-sud-coreen-%e2%80%89nous-ne-sommes-pas-de

    En 2016, le tristement célèbre « meurtre de Gangnam » a déclenché un tollé parmi les femmes. Un homme de 34 ans du nom de Kim Sung-min a poignardé à mort dans les toilettes mixtes d’un bar karaoké une femme de 23 ans (dont le nom fait toujours l’objet d’un interdit de publication). Kim Sung-min a attendu à l’intérieur des toilettes, permettant à plusieurs hommes d’entrer et de sortir avant qu’une femme n’arrive. Au tribunal, il a expliqué : « J’ai fait ça parce que les femmes m’ont toujours ignoré. » C’est une explication similaire à celles avancées par d’autres « incels » (célibataires involontaires) qui ont perpétré des meurtres violents, mais en Corée du Sud, les autorités gouvernementales ont explicitement nié la misogynie comme mobile, malgré le propre témoignage de Kim Sung-min.

    En réponse à ce meurtre, des femmes ont envahi les rues à l’extérieur de la gare de Gangnam et aux alentours du quartier de Seocho-dong pour manifester. Nombre d’entre elles ne se considéraient pas comme féministes à l’époque, mais la nature de ce meurtre et sa motivation misogyne les a politisées.

    #féminicide

  • Untimely death: stories of Ezidis who took their lives in the wake of COVID-19 - Kirkuk now

    In its latest report on domestic violence during the coronavirus pandemic, the United Nations Population Fund (UNFPA) warns of an “increase in gender-based violence across Iraq with no possibility of sheltering all the women who are being abused due to the absence of a law that protects survivors.”

    #Covid-19#Iraq#Sinjar#Yezidis#Confinement#Violence#Féminicide#Pandémie#migrant#migration

    http://kirkuknow.com/en/news/62470

  • Unheard

    Alaska has the highest rate of sexual assault in the nation. These women and men did not choose to be violated, but they now choose to speak about what happened.
    By Adriana Gallardo, Nadia Sussman and Agnes Chang, ProPublica, and Kyle Hopkins and Michelle Theriault Boots, Anchorage Daily News Photography by Anne Raup, Loren Holmes and Marc Lester, Anchorage Daily News
    June 1, 2020
    This story was co-published with the Anchorage Daily News, a member of the ProPublica Local Reporting Network.

    ProPublica is a nonprofit newsroom that investigates abuses of power. Sign up to receive our biggest stories as soon as they’re published.

    Alaska has the highest rate of sexual assault in the nation, nearly four times the national average. About one third of women in Alaska have experienced sexual violence in their lifetime. Yet it is a secret so steeped into everyday life that to discuss it is to disrupt the norm.

    These 29 women and men did not choose to be violated, but they now are choosing to speak about what happened to them.

    Last year, the Anchorage Daily News partnered with ProPublica to investigate sexual violence in Alaska, and explore why the situation isn’t getting better. We continue that work this year.

    The profiles below reflect the urgent and everyday wounds borne by people all over the state. Many have parents and grandparents who are also survivors. Many have been repeatedly abused, often by different perpetrators. Some have chosen careers at the front lines of sexual assault response.

    Most of the people included here responded to our joint callout. The more than 300 responses we received inspired a collaborative approach to storytelling.

    Some told us that giving words to what happened is a form of justice. Some said they chose to speak so others might feel less alone. They recalled moments of brutality and callousness, but also transformation, rebellion and renewal.

    Each person spoke to their individual experience, but taken together, their words reflect common themes found throughout our reporting.

    It was important that each person sharing their story had input on how to tell it. This project is not only about what has happened to them, but also who they are today. Each chose how to be publicly identified and how their experiences — related and unrelated to abuse — would be represented.

    They worked with Daily News photographers to make portraits that are true to them. They chose to be photographed in meaningful locations, alongside the people they love or dressed to represent a source of strength. Read more about the portrait-making process here.

    We understand that not everyone is ready to share their story. We’ve made space for you, too, here and in the pages of the newspaper. For those ready to share their story, you can do so here.

    We welcome your thoughts and feedback at alaska@propublica.org.

    Read more about our reporting process, fact-checking and collaborative process in our methodology. If you’re looking for resources, we’ve put together this guide.

    (Some of the quotations below have been condensed for clarity.)

    https://features.propublica.org/alaska-sexual-assault/unheard-survivor-stories

    #alaska #usa #violence #féminicide #genre #violence #violencesexuelle
    @cdb_77

  • Greece: justice for a femicide

    The brutal murder of #Eleni_Topaloudi, which recently resulted in the conviction of her two killers, has put the concept of “femicide” at the centre of the debate in Greece for the first time, also leading to a legal reform on the definition of rape. An analysis by OBCT.

    Eleni Topaloudi was a 21-year-old student who was brutally raped and killed in the Greek island of Rhodes in November 2018. In an emblematic trial that ended this May, the perpetrators #Alexandros_Lutsai and #Manolis_Koukouras, both in their early twenties, were charged with life imprisonment for the assassination plus 15 years for rape. The young woman has become a symbol to those demanding justice for crimes committed against women because of their gender, and her case created room in Greece’s public discourse for the use of precise language that embodies the political and social dimensions of violence against women.

    Not just a murder

    “At the time of her murder, in 2018, the word ‘femicide’ was unknown (in Greece)”, says to OBCT Natasha Kefallinou, spokeswoman of the Centre for Research on Women’s Issues (CRWI) “Diotima”, a Greek NGO established in 1989. “Her case gave space to women’s organisations to establish the term and demand the legal recognition of femicide, namely the recognition of sexist and misogynist motives in crimes”.

    The term, first coined in 1976 by criminologist Diana Russel and later adopted by global organisations such as WHO , refers to murders motivated by toxic masculinity and patriarchal norms, whereby women are killed when they do not meet the gendered expectations men have placed on them. Often, femicides are performed by family members or men in relationships with the victim. Kefallinou recalls the old feminist motto “our murderers hold the keys to our homes”. Eleni Topaloudi’s murderers were friends of hers. She had joined one of them to have street food together.

    Eleni Topaloudi was driven to the house of one of the perpetrators, where she was raped by both. She resisted with all her powers while being brutally beaten by hands and an iron tool. Her blood got even on the ceiling, but the young woman was still conscious when the men carried her at the cliff. According to media reports, she managed to mumble “my dad will find you”, before she was thrown in the sea. Her body, with just her bra on, was found by passers-by and the coast guard. Her family, who lives in a small town in Greece’s north-eastern borders and had reported her missing, was contacted by the police to identify her corpse.

    An unprecedented trial

    “I didn’t see rape here. I can’t imagine rape with the bra (of the victim) on”, said one of the defense attorneys, reported journalist Maria Louka who followed the trial closely. “Rape culture was on full display during the trial. The perpetrators’ lawyers wanted to show that the woman was to blame. They tried to stigmatise her. They said she was on drugs, that she had unstable mental health, because she lacked a steady relationship”, Kefallinou told OBCT.

    However, the many contradictions of the accused, the attempted character assassination of the victim, and the ties of one of the men’s family to political circles that were allegedly used to conceal truth were not enough to obfuscate the case. Prosecutor Aristotelia Thogka’s powerful speech struck a chord with the audience, but also had significant juridical relevance.

    The prosecutor said: “I am assigned 1500 cases per month. This one shocked me. (…) I heard the voice of Ms. Koula (Eleni’s mother) asking to know what happened. I wanted the same. The truth screams. Let justice prevail even if the whole world has to collapse. (…) If I can alleviate your pain (to the parents) I will tell you that this girl is a symbol (…) I can see that in 2020 the woman is treated, in many cases, as being nothing”.

    The prosecutor’s speech also sparked some controversy. It was welcomed as brave and iconic from those in solidarity with the victim, but was also met with severe criticism by some, among them the Greek Deputy Minister responsible for the coordination of Governmental work, Akis Skertsos, and the president of the Athens Bar Association, Dimitris Vervesos.

    “The reactions were unprecedented, arising while the trial was still ongoing. This has never happened before”, Kefallinou says. Indeed, hundreds of lawyers signed a statement to separate their position from the Bar’s president, while Skertsos (who had expressed his views on a Facebook post) had to smooth over his initial statement.

    Later, in her interview with the Greek newspaper Ethnos, the prosecutor herself expressed her indignation for the criticism she received, especially because none of her critics was present at the trial. The prosecutor also carefully examined the case and presented the jury with all the necessary evidence to support her request for a penalty without a mitigating circumstance. “It was an historic speech because she referred to the law about rape and underlined, probably for the first time in a Greek court, that anything without consent is rape”, Kefallinou highlights.

    A new law about rape was passed last year and, after the persistence of the feminist movement in Greece, the concept of consent became integral part of the new legal definition of rape, making Greece just the 9th country in the EU where sex without consent is considered rape.

    Who cares about femicides?

    According to a recent global study on homicide and especially gender-related killing of women and girls by the United Nations Office on drugs and crime, 87,000 women were intentionally killed in 2017, 58% of who were killed by partners or family members. In Europe, according to a data-driven report published by OBCT in 2017, 43,600 women were killed by a partner, ex-partner, or family member in 2012.

    In Greece, as in many other countries too, there is lack of official statistics on femicides. An informal record about sexist/gender-based violence exists in form of a map , as part of an initiative by feminist groups. "The absence of a mechanism for recording and documenting the data, comprised by the support network of the General Secretariat for Gender Equality, the Greek Police, the forensic services, NGOs and women’s organisations, causes difficulties in the planning of policies that would prevent, manage and confront these phenomena”, points out the spokeswoman of Diotima.

    With little central and institutional awareness-raising, no wonder femicides are often still presented in a romanticised way to the general public. In many cases, media worldwide have shown women’s murders as passion and love crimes. In the case of Eleni Topaloudi this was prevented, largely due to the unceasing presence of female journalists, who covered her story in a non-sensational manner.

    These journalists were part of a big crowd of feminists and women’s rights supporters that were always present at the court, shouting for justice. Their presence was a relief for the victim’s family that had to face the gruesome details of her torture, but also brought social demands for women’s rights from the streets to the court. At the day of the verdict, while Eleni’s parents were coming out of the courtroom, they were met by the voices of the gathered crowd, shouting louder than ever. Her mother joined them to shout: “Never to be forgotten what they did to Eleni. Not one more woman murdered”.

    https://www.balcanicaucaso.org/eng/Areas/Greece/Greece-justice-for-a-femicide-202400
    #justice #féminicide #Grèce #assassinat #viol #culture_du_viol

  • Féminicides : « La logique patriarcale la plus pure se loge au cœur de l’intime », Lorraine de Foucher
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/06/03/feminicides-la-logique-patriarcale-la-plus-pure-se-loge-au-c-ur-de-l-intime_

    ENTRETIEN Les féminicides sont devenus un phénomène sociétal et un fait politique, explique la philosophe et professeure de science politique Camille Froidevaux-Metterie.

    Camille Froidevaux-Metterie est venue au féminisme par la maternité, percutée par la difficulté à gérer sa vie familiale avec un premier enfant et son poste à l’université. Depuis, elle a écrit plusieurs ouvrages sur le sujet et se définit comme une philosophe féministe. Elle est professeure de science politique et chargée de la mission égalité-diversité à l’université de Reims Champagne-Ardenne.

    L’année 2019 a vu l’installation du mot « féminicide » dans les médias et sur la place publique. Comment s’inscrit-il dans l’histoire des idées féministes ?

    C’est la suite logique du mouvement #metoo, lequel s’inscrit lui-même dans une dynamique un peu antérieure que j’ai appelée la bataille de l’intime.

    Au début des années 2010, on observe la reviviscence d’un certain nombre de combats reliés entre eux par le fil rouge de l’intime. Que ce soit autour de la question des règles, de l’exploration des organes génitaux et du plaisir, ou sur le terrain des violences faites aux femmes, on assiste à une intense réactivation des questions corporelles qui indique que le féminisme vit là son « tournant génital » [pffff, ndc] .

    #metoo n’a pas été une explosion isolée dans le ciel féministe, c’est une expression parmi d’autres de ce retour aux fondamentaux rendue possible par une nouvelle génération de féministes. Dans la période fondatrice des années 1970, le corps des femmes comme lieu par excellence de la domination masculine est au cœur de tous les combats, la bataille de la procréation débouchant sur la conquête des droits contraceptifs. Mais il est ensuite recouvert par d’autres causes.

    Lesquelles ?

    Dans les années 1980, les femmes investissent massivement le monde professionnel, elles engagent alors la bataille du travail, celle de l’égalité salariale et du plafond de verre. La féminisation de la société ébranle son socle patriarcal et débouche, dans les années 1990, sur la bataille de la famille dont on élargit les modalités (pacs et loi sur l’adoption).

    Cela nous conduit aux années 2000, où s’enclenche la bataille du genre, soit la lutte contre l’enfermement des individus dans des rôles genrés. Et puis, à l’orée des années 2010, on s’aperçoit un peu soudainement que le domaine de l’intime était resté hors de la prise féministe. C’est ce que va faire ressortir le scandale des féminicides.

    Le crime conjugal a toujours existé, ça n’est pas un phénomène nouveau. Pourquoi est-il redécouvert, sous ce nouveau nom de « féminicide » ?

    Tout s’est passé comme si les femmes avaient dû payer leur émancipation sociale du prix de leur aliénation privée. Libres et émancipées dans la société, du moins sur le plan des principes, elles ont dû demeurer des corps « à disposition ».

    La psychanalyste Joan Riviere a développé dans les années 1920 cette idée intéressante selon laquelle les femmes qui s’accomplissent socialement doivent continuer de donner aux hommes le gage qu’elles sont toujours bien des femmes.

    C’est la « féminité-mascarade » par laquelle une femme dissimule derrière les critères de la féminité accomplie la position masculine qu’elle a pu conquérir dans le monde du travail. Les féminicides constituent en quelque sorte le paroxysme de cette logique par laquelle les hommes dénient aux femmes la liberté conquise.

    Il y a souvent cette formule dans les manifestations : « le silence tue ». Quel est le rôle de la honte dans la survenue d’un féminicide ?

    La philosophe américaine Sandra Lee Bartky a théorisé le fait que la honte était structurellement féminine. Elle la définit comme un sentiment permanent d’inadéquation par lequel les femmes se sentent imparfaites, inférieures ou diminuées, ce qui permet aux mécanismes de la domination masculine de perdurer.

    Par de nombreux vecteurs de socialisation, les filles intériorisent un ensemble d’attitudes et d’opinions négatives vis-à-vis d’elles-mêmes. J’ai par exemple pu observer dans mon enquête sur les seins des femmes comment les adolescentes étaient très tôt insatisfaites de leur apparence.

    La honte devient ainsi un véritable mode d’être-au-monde féminin qui fait le lit de la violence conjugale et des féminicides. On connaît bien ce phénomène de l’inversion de culpabilité : les femmes battues pensent que c’est de leur faute, elles n’ont pas bien préparé le repas ou elles n’étaient pas habillées comme il fallait. Ayant intériorisé la norme de leur infériorité, elles se rendent responsables de la violence qu’elles subissent selon une logique aberrante mais difficile à ébranler.

    Pourquoi ces hommes utilisent-ils la violence conjugale ? Pourquoi mettent-ils en place un contrôle sur leurs compagnes ?

    On peut considérer la violence conjugale comme une tentative pour récupérer par la force quelque chose que l’on ne possède pas. L’homme violent s’efforce d’imposer sa volonté en annihilant celle de sa compagne. Mais il s’aperçoit que, s’il tient sa chair, il ne peut jamais tenir ni sa subjectivité ni sa liberté, il sait que cela lui échappera toujours. D’où une spirale de violence qui peut aller jusqu’au meurtre. Cette entreprise de contrôle absolu témoigne d’une impossibilité à reconnaître l’altérité et l’humanité même de l’autre. Ce que cela révèle, c’est la dimension systémique du patriarcat.

    Les violences familiales sont des violences héritées, elles s’inscrivent dans la longue histoire de la hiérarchie sexuée du monde. Depuis les origines antiques, les femmes ont été définies au regard de leur fonction procréatrice et assignées pour cela au foyer. Ce schéma a survécu au tournant de la modernité politique. Chez Rousseau, par exemple, la famille patriarcale est la condition de la société démocratique.

    C’est ce socle traditionnel qui a été ébranlé dans les années 1970, quand les féministes se sont battues pour démontrer que la sphère domestique était le lieu originel de la domination masculine, entreprenant de débarrasser les femmes de la conjugalité et de la maternité obligatoires pour qu’elles deviennent enfin des sujets de droits.

    « C’était sa chose » : de nombreux proches de victimes ont utilisé cette expression pour décrire la relation conjugale à l’œuvre avant le féminicide, qu’en pensez-vous ?

    Dans ces couples, la femme est au summum de sa condition objectivée, un objet appropriable et possédé. Or un objet, on le transforme, on le façonne, c’est malléable : on peut repeindre une chaise comme on peut la casser.

    Les victimes meurent sous les coups pour avoir été réduites à la condition de corps « à disposition ». C’est le propre des féminicides que de réactiver la définition fonctionnaliste qui fait des femmes des corps sexuels, maternels et domestiques, toujours au service des hommes.

    L’ONU englobe dans les « atteintes faites aux femmes » les féminicides, les crimes d’honneur ou les viols de guerre. Quel est votre regard sur cette analogie ?

    L’analogie fonctionne car tous ces crimes sont motivés par des ressorts patriarcaux profonds, ils renvoient à la même représentation de l’infériorité et de la soumission des femmes. La permanence de la hiérarchie sexuée au sein de nos sociétés prétendument égalitaires est scandaleuse. Elle nous rappelle douloureusement que la logique patriarcale la plus pure se loge au cœur de l’intime.

    Que pensez-vous de l’idée selon laquelle les violents conjugaux établissent ce que l’on pourrait qualifier de « dictature domestique » au sein du foyer ?

    En science politique, il existe des critères pour mesurer le glissement d’une démocratie vers un régime autoritaire. Le premier d’entre eux, c’est l’atteinte à la liberté d’expression, parce qu’elle signale une volonté dictatoriale de restreindre la pluralité des opinions. Dans ces couples, le violent conjugal se comporte comme un leader autoritaire : il punit par la violence la parole critique, voire toute parole.

    Au sein d’un couple préféminicide, comme dans une dictature, il n’y a pas de véritable relation, la domination fonctionne à sens unique, elle est arbitraire. A contrario, dans une démocratie, le lien entre dirigeants et citoyens est circulaire, c’est un lien où le vote et l’obéissance volontaire légitiment les détenteurs du pouvoir.

    Le féminicide n’est plus intime, il est devenu un phénomène sociétal. Pourrait-il même être un fait politique ?

    Oui, car le féminicide marque le déni fait aux femmes de leur statut de sujet de droits et remet en cause les soubassements mêmes de notre démocratie. Ces meurtres font abstraction de la rupture féministe qui a permis aux femmes de devenir libres et égales. Ils sont moyenâgeux au sens propre du terme : ils manifestent la rémanence de la condition patriarcale qui fait des femmes des corps à disposition.

    Il y a environ 150 femmes tuées par an, mais il suffirait de trois voire d’une seule pour que cela soit un scandale. Aussi longtemps que des femmes mourront parce qu’elles sont des femmes, on restera dans le mirage de l’égalité. La démocratie garantit la protection vis-à-vis de l’arbitraire ; dès lors que celui-ci menace quelques-uns de ses membres, c’est tout l’édifice et le sens même de la vie démocratique qui sont menacés.

    Pourquoi certains hommes ont-ils du mal à s’approprier le sujet des féminicides ?

    C’est très compliqué pour eux. Je travaille à la réalisation d’un documentaire qui tente de saisir ce que le féminisme a fait aux hommes depuis 1970. Pour les cinq générations d’hommes que nous rencontrons, cela implique de se poser la question de savoir s’ils ont été irrespectueux, dominants ou violents envers les femmes au cours de leur vie.

    Les réactions sont typiques, on les voit à l’image se tortiller sur leur siège, gigoter, être gênés. Je crois que c’est difficile pour un homme de penser ses privilèges hérités et de renoncer aux bénéfices de la domination. Il n’a en fait aucun intérêt à cela, il a même tout à y perdre. Fort heureusement, certains l’acceptent et contribuent à faire avancer l’égalité.

    Que disent les féminicides de notre vision de l’amour ?

    Ils disent ce que l’amour n’est pas : il n’est pas la possession, il n’est pas la propriété. Le couple repose sur un accord consenti entre deux personnes libres, accord qui peut être rompu par l’une des deux parties dès qu’elle le souhaite. L’amour n’est ni un acquis ni une certitude, c’est un espace dans lequel il faut accepter de douter et d’être fragilisé.

    Le violent conjugal ne parvient pas à penser l’amour en dehors de la prise, il veut contrôler la volonté de l’autre. Mais les sentiments ne sont pas appropriables, on ne peut pas obliger quelqu’un à vous aimer.

    #féminicides #patriarcat #intime

  • Féminicides : mécanique d’un crime annoncé
    https://www.lemonde.fr/societe/visuel/2020/06/01/feminicides-mecanique-d-un-crime-annonce_6041403_3224.html

    En France, près de 1 400 femmes ont été tuées en dix ans par leur compagnon ou ex-conjoint. Le plus souvent au moment d’une séparation. Le constat est froid, dérangeant : les femmes représentent plus de 80 % des victimes d’homicides conjugaux.

    Pendant un an, une dizaine de journalistes du Monde ont enquêté sur les quelque 120 féminicides perpétrés au sein du couple en 2018 afin d’en disséquer les mécanismes. Dossier par dossier, notre cellule d’enquête a reconstitué les faits, l’histoire des auteurs et celle de leurs victimes.

    #féminicide

  • UN campaign blasted for ’tasteless’ portrayals of Syria’s rural poor - Middle Easy Eye
    Social media users accuse video of promoting ’ugly messages and entrenching social schisms’ in war-torn country

    The United Nations Development Programme (UNDP) has come under fire for showcasing a “tasteless” campaign video for its latest project in Syria intended to shed light on social issues in the war-torn country.

    The video clip, published on Twitter on Sunday by UNDP Syria for the organisation’s Theatre for Change project, was accompanied by a quote from UN Secretary-General Antonio Guterres: “Many women under lockdown for #COVID19 face violence where they should be safest: in their own homes.”

    #Covid19#Syrie#UNHCR#Violences#Feminicides#camp#déplacés#migrant#réfugiés#migration

    https://www.middleeasteye.net/news/un-blasted-tasteless-syria-campaign-sexual-violence-rural-poor-lockdo

  • Iraqi women face systematic inequalities in their fight to return home, report shows - Iraq - Haaretz.com

    Inability to access property, establish ownership and seek compensation for homes damaged during the war against the Islamic State are just a few of the problems hundreds of thousands of displaced women are facing

    #Covid-19#Iraq#Femmes#Féminicide#Camp#Discrimination#Economie#migrant#migration

    https://www.haaretz.com/middle-east-news/iraq/iraqi-women-face-systematic-inequalities-in-their-fight-to-return-home-repo

  • Refugee rights group says Iraqi women fighting to return home face hurdles - Middle East - Stripes

    Refugee rights group says Iraqi women fighting to return home face hurdles.Hundreds of thousands of Iraqi women who fled war and conflict are facing systemic inequalities in their fight to return to their homes, a refugee rights group’s report published Monday revealed about Iraq’s internally displaced population.

    #Covid-19#Iraq#Femmes#Féminicide#Camp#Aide#Economie#migrant#migration

    https://www.stripes.com/news/middle-east/refugee-rights-group-says-iraqi-women-fighting-to-return-home-face-hurdles-