• Assassinée en pleine rue, Razia avait porté plainte contre son mari
    https://www.aufeminin.com/news-societe/razia-besancon-assassinee-violences-conjugales-s2939888.html

    Razia avait trouvé le soutien de l’association Solidarité Femmes, qui accompagne les femmes victimes de violences conjugales, qui l’avait exfiltrée de Marseille vers Besançon. Dans la première ville, elle avait déposé trois plaintes contre lui, puis quatre dans la nouvelle. Après avoir demandé le divorce, un juge des affaires familiales lui avait délivré une ordonnance de protection pour interdire à Rafid A. de l’approcher. Bien qu’elle ait déménagé, celui-ci a réussi à la retrouver au printemps. « Les enfants l’ont aperçu lors d’un trajet en bus et ils l’ont signalé à Razia. Ils étaient terrorisés et ne sont pas allés à l’école pendant trois mois, de peur d’un rapt », raconte Christine Perrot, présidente de l’association, citée par Franceinfo. Au moment des plaintes, « le mari a été entendu par la justice et laissé en liberté. Notre parole n’a pas suffi parce qu’il manquait des preuves matérielles, mais nous savions que la menace était urgente. Une fois que l’ordonnance de protection a été obtenue, la justice aurait dû sévir pour concrétiser la sanction, pour qu’il arrête de la poursuivre », regrette-t-elle.

    #féminicide #violences_conjugales

    • Tout le temps la même chose. Ces histoires me mettent hors de moi ! Il y a des plaintes, des agressions systématiques et l’homme dangereux est toujours laissé libre, sans surveillance et les femmes ne sont aidées par personne et surtout pas par la police ou la justice. J’ai des dizaines d’histoires comme ça à raconter ! Il me semble qu’en plus le procureur s’est indigné de la violence du mari. Mais à quoi il sert ! Le mec il est procureur et c’est comme s’il avait rien à voir dans tout ce scandale ! Et après on va condamner les Jacqueline Sauvage ! Ils veulent qu’on crève en leur disant merci ou quoi ?


  • #Dworkin et la fête de l’#Halloween
    https://tradfem.wordpress.com/2018/10/31/dworkin-et-la-fete-de-lhalloween

    L’Halloween est le bon moment où prendre l’engagement de cette solidarité révolutionnaire. Cette nuit, nous nous souvenons de nos mortes. Cette nuit, nous nous souvenons ensemble que neuf millions de femmes ont été tuées parce que des hommes les ont qualifiées de charnelles, malicieuses et méchantes. Cette nuit, nous savons que ces femmes vivent aujourd’hui à travers nous.
    Redonnons ensemble à cette nuit le nom de Veille des Sorcières. Faisons-en ensemble un moment de deuil : pour toutes les femmes victimes de féminicide, mortes, en prison, en établissements psychiatriques, violées, stérilisées contre leur gré, brutalisées. Et consacrons ensemble nos vies, cette nuit, à élaborer la sororité révolutionnaire – les stratégies politiques, les actions féministes – qui mettront fin pour toujours à la violence dévastatrice exercée contre nous.

    Traduction :#tradfem
    #Andrea_Dworkin #féminicide #sorcières


  • Correctionnalisation des meurtres de femmes

    Il tente d’enterrer sa compagne encore vivante dans un trou au fond du jardin
    https://www.midilibre.fr/2018/09/19/il-tente-denterrer-sa-compagne-encore-vivante-dans-un-trou-au-fond-du-jard

    Lors d’une soirée plutôt alcoolisée, un homme a voulu enterrer sa compagne, samedi 16 septembre, dans le Var. Elle a été sauvé de justesse alors qu’elle gisait recouverte de terre dans un trou. L’homme doit être jugé ce mercredi en comparution immédiate.

    Un homme va comparaître ce mercredi 19 septembre au tribunal correctionnel de Toulon : il a, samedi soir après une soirée un peu trop arrosée, essayé d’enterrer la femme qui partage sa vie, alors que cette dernière était encore en vie, selon nos confrères de France Bleu Provence.
    Un coup de pelle, elle tombe inanimée

    Le couple était connu des services de police. Des disputes et des bagarres fréquentes, les policiers étant déjà intervenus. Mais cette fois-ci, un nouveau cap a été franchi. Alors que la soirée est alcoolisée samedi dernier, le ton monte entre les deux. L’homme s’est alors levé, a saisi une pelle et lui a asséné un coup très violent. Sous la violence du choc, la femme s’écroule et perd connaissance.
    Un trou creusé au fond du jardin

    L’homme, en état d’ivresse, a sûrement cru qu’elle était décédée. Il a alors traîné son corps jusqu’au fond du jardin et l’a jeté dans un trou préalablement creusé pour accueillir les corps de deux chiens morts. Il a commencé à la recouvrir de terre, donc à l’enterrer vivante.
    Un voisin intervient de justesse

    Au moment où il ne restait plus que la tête à ensevelir, un voisin aperçoit le corps recouvert de terre et intervient. Il a pu la sortir de terre. Le mari a été placé en détention provisoire. Il sera jugé ce mercredi 19 septembre en comparution immédiate.

    Si cet assassin est passé en comparution immédiate c’est qu’on a correctionnalisé ce crime. Une tentative d’homicide est un crime autant qu’un homicide. La correctionnalisation des viols est tellement ordinaire, le féminicide tellement banal que c’est devenu un simple un délit. D’autre part, les circonstances aggravantes sont utilisées comme circonstances atténuantes : être sous l’emprise de l’alcool, s’en prendre à sa conjointe... On peu pensé aussi facilement que le crime était prémédité puisque ce mec avait une tombe creusé dans son jardin et un lourd passif de violences répétés contre sa conjointe.

    #féminicide #sexisme_d'Etat


  • En Bulgarie Viktoria Marinova, journaliste violée, assassinée pour avoir pointé la corruption à grande échelle
    08 oct 2018 par Sylvie Braibant avec AFP
    https://information.tv5monde.com/terriennes/en-bulgarie-viktoria-marinova-journaliste-violee-assassinee-po

    L’assassinat et le viol de Viktoria Marinova, journaliste bulgare d’une chaîne de télévision locale, qui s’était récemment intéressée à des dossiers de corruption, n’étonne malheureusement plus, après ceux d’autres enquêtrices pugnaces, cibles privilégiées des nouvelles mafias, politiques et économiques.

    Le corps de Viktoria Marinova, 30 ans, responsable administrative et présentatrice sur TVN, une chaîne locale de Ruse ou Roussé ou même Roustchouk (nord du pays, proche de la frontière avec la Roumanie), a été découvert samedi 6 octobre 2018 dans un parc de la ville. C’est le procureur régional, Georgy Georgiev qui en a fait l’annonce. La jeune journaliste avait été frappée à la tête et étranglée, le ministère de l’Intérieur précisant qu’elle avait aussi été violée.
    Une « précision » effrayante, que l’on retrouve dans d’autres assassinats récents de femmes journalistes, tel celui de la suédoise Kim Wall en août 2017...

    #corruption #féminicides #viols


  • Un continent comme arrière-cour,
    un pays comme cimetière, une pensée unique
    comme programme de gouvernement, et une petite,
    très petite, minuscule, rébellion

    SCI Galeano, SCI Moisés

    https://lavoiedujaguar.net/Un-continent-comme-arriere-cour-un-pays-comme-cimetiere-une-pensee-u

    Suite de la participation de la Commission Sexta de l’EZLN à la rencontre des réseaux de soutien au Conseil indigène de gouvernement et à sa porte-parole.

    (...) dans notre autonomie et à propos d’elle — vu qu’on discute de savoir si elle va être reconnue ou ne va pas être reconnue —, nous avons fait ce raisonnement : l’autonomie officielle et l’autonomie réelle. Celle qui est officielle est celle qui est reconnue par les lois. La logique serait : vous avez une autonomie, maintenant je la reconnais dans une loi, alors votre autonomie commence à dépendre de cette loi et ne conserve plus ses formes, puis, quand il va y avoir un changement de gouvernement, alors vous devez soutenir le « bon » gouvernement, et voter pour lui, promouvoir le vote pour lui, car si arrive un autre gouvernement, ils vont vous enlever la loi qui vous protège. Ça fait donc de nous les pions des partis politiques, comme cela s’est produit pour des mouvements sociaux dans le monde entier. Ce qui compte, ce n’est plus ce qui s’effectue dans la réalité, ce qui est défendu, mais ce que la loi reconnaît. La lutte pour la liberté se transforme ainsi en lutte pour la reconnaissance légale de la lutte elle-même. (...)

    #Mexique #EZLN #Amérique_latine #Amérique_centrale #peuples_originaires #capitalisme #Trump #mur #migrants #féminicides #État #nation #López_Obrador #gouvernement #pensée_unique #marché #autonomie


  • #Sanaz_Ahmadi : Les prisonnières ont-elles des droits ?
    https://tradfem.wordpress.com/2018/09/25/les-prisonnieres-ont-elles-des-droits

    #Kajsa_Ekis_Ekman a écrit la semaine dernière un article à propos d’un Suédois, Kristoffer Johansson*, qui sera bientôt transféré de la prison pour hommes de classe 1 (sécurité maximum) à la prison de sécurité pour femmes de classe 2. Il n’y a pas de prison pour femmes de classe 1 en Suède. Devinez pourquoi… #peaktrans #féminisme radical #marxisme #swepol

    Nous ne pouvons plus dorloter les émotions des hommes. Kristoffer Johansson a violé une femme, Vatchareeya Bangsuan. Il a étalé son sperme sur sa victime, puis l’a assassinée et débitée en morceaux. Il a ensuite feint de s’inquiéter de sa disparition et s’est joint à l’équipe de recherche de son cadavre. Le massacre de Vatchareeya Bangsuan fait partie de la terreur infligée par les hommes aux femmes.

    Le meurtre de Vatchareeya illustre une terreur avec laquelle les femmes grandissent et qui est normalisée par les institutions sociales. Ce n’est pas un hasard s’il était un homme et qu’elle était une femme. Et le fait que les émotions de Kristoffer aient aujourd’hui priorité sur la vie de femmes est une conséquence naturelle du patriarcat institutionnalisé.

    Le fait que la vie de Vatchareeya en tant que femme de couleur ne valait tellement rien que la peine de Kristoffer ait été réduite de moitié et le chef de meurtre réduit à celui d’homicide involontaire n’était pas un crachat suffisamment gros jeté au visage des femmes. Maintenant, des femmes qu’il n’avait pas encore atteintes se feront également cracher dessus.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.facebook.com/martindufresne/posts/10156357997406418?__tn__=K-R
    #prison #féminicide #meurtre #trans #femme #viol

    • Oh mais non, c’est pas possible ! C’est ce qu’on peut imaginer de pire en matière de compétition entre femmes cis et trans : mettre dans les mêmes prisons des femmes cis qui ont subi des violences sexuelles et de genre et des personnes se qui disent femmes trans et qui ont infligé ces mêmes violences.

      Les femmes incarcérées ont le plus souvent subi des traumatismes sexuels depuis leur enfance. Elles ont été soumises à la pire terreur patriarcale de la part de leurs pères, de leurs frères, puis d’hommes qui prétendaient les aimer.

      L’envoi de Kristoffer dans une prison pour femmes est pour lui l’ultime confirmation psychosexuelle. Pour les détenues, c’est la continuation de la même terreur qu’elles ont endurée toute leur vie. Et maintenant, elles ne peuvent même plus s’enfuir.

      Je n’ai même pas mentionné le fait qu’aucun traitement médical n’est nécessaire pour que Kristoffer change de sexe légal. Il peut le faire parce que la Femme n’est plus une réalité biologique et matérielle. La Femme est maintenant un sentiment qu’éprouve un homme.

      Encore une fois, je ne suis pas d’accord avec cette manière de dire qu’une femme, c’est un utérus. C’est une socialisation, ce sont des rôles sociaux et il est des femmes qui découvrent ces rôles sur le tard, comme Paula qui est devenue mal-comprenante

      https://www.youtube.com/watch?v=lrYx7HaUlMY

      par la magie de se présenter au monde comme une femme. Cela ne fait pas non plus de n’importe quel abuseur ou meurtrier de femmes une femme s’il le souhaite, si dans sa tête il (pardon, elle !) pense ci ou ça et je suis atterrée de voir une telle complaisance sur cette définition individualiste des rapports sociaux de sexe (qui ne sont donc plus des rapports sociaux de sexe).

      La huitième règle de la misogynie se lit comme suit : « Les hommes sont ce que les hommes disent être, et les femmes sont ce que les hommes disent qu’elles sont. »

      Une copine qui a lu mon texte m’a dit à propos du dragueur barbu de femmes battues qui se présentait comme une femme que j’étais tombée par mégarde sur LE exemple unique et horrible. Mais il y a pire ! Et ça ne va pas s’arrêter si on assume qu’est femme n’importe qui se dit telle, par fascination morbide et toxique ou pour des raisons qui me semblent en revanche tout à fait acceptables (comme un refus depuis toujours des rôles sociaux assignés aux hommes - meurtrier de femmes, par exemple !). C’est pas avec la complaisance des camarades qui flippent de se faire traiter de transphobes qu’on va y arriver. Et je ne pense pas non plus que c’est en mettant toutes les personnes trans dans le même panier que des tueurs misogynes.

    • Un autre prédateur sexuel qui peut légitimement (puisque la loi canadienne accepte l’auto-définition) demander à être traité comme une femme. Via Meghan Murphy sur Twitter.

      High-risk sex offender Jeffrey Goddard released, will live in Surrey | The Province
      https://theprovince.com/news/local-news/high-risk-sex-offender-jeffrey-goddard-released-will-live-in-surrey/wcm/bb7955c6-0286-4c10-a6aa-d30d3ffd541d

      Goddard is described as a white man, about 5-foot-9, weighing about 170 pounds with brown hair and green eyes. In the past, he has tried to pass himself off as a woman by wearing wigs and going by the names of Jessica Goddard or Brandy Leanne Goddard.

      The 28-year-old has an extensive criminal history involving sexual assault, invitation to sexual touching and luring under age 16.

      “Goddard has maintained a pattern of sexual-offending against male youth and adults and communicating via computer to lure male and female youth, in both an opportunistic and predatory manner,” reads the public warning issued by B.C. Corrections on Tuesday, the same day Goddard was released.


    • « C’est une histoire qu’on refoule beaucoup. Moi-même, j’ai réalisé que je ne la connaissais pas. Quand on pense au sabbat, au pacte avec le diable, ces éléments nous paraissent fantaisistes ; ils nous amènent à penser que les chasses aux #sorcières elles-mêmes étaient fantaisistes, irréelles, alors que c’étaient des crimes de masse. Il y a un refus de regarder cette histoire en face et une bataille d’interprétation autour d’elle. Beaucoup d’historiens n’acceptent pas le fait qu’il s’est agi d’un crime de masse misogyne. »
      #féminicide #femmes

    • C’est drôle, je n’avais pas forcément relié ces phrases à cette démarche d’émancipation, mais c’est tout à fait juste. Ce qui m’a toujours agacée à propos de la soi-disant victimisation, c’est le discours qui veut nous faire croire que se dire victime de quelque chose va nous rendre faibles et va faire de nous des créatures gémissantes. J’ai toujours eu l’impression que c’était l’inverse. C’est en prenant conscience qu’on est victime, qu’on peut se libérer. Dire qu’il ne faut pas se victimiser, c’est dire en réalité qu’il ne faut pas se battre. Si on ne passe pas par cette étape, comment se libérer ?

      Mais tellement, ça m’agace à chaque fois que je vois (et donc y compris chez des réelles « victimes », de racisme, de sexisme, etc) ce mantra super présent de nos jours de se distinguer des victimes « non moi je suis pas une victime ».

    • Ouiii, merci ! Les gens qui daubent sur les victimes sont souvent du côté de ceux et celles qui leur marchent dessus. Quand j’entends le mot « victimaire » (comme ici récemment, hum hum), je sors mon revolver. C’est rien de dégradant, rien de génial non plus, c’est ce qu’on en fait, de cette réalité. Et on peut très bien partir de ce constat-là pour se battre (alors que partir de l’idée que tout va bien, c’est plus compliqué).

    • Vous dessinez les trois types de « sorcières » pourchassées : les femmes indépendantes, les femmes qui n’ont pas d’enfant, les vieilles femmes. Pourrait-on inclure, dans la femme indépendante, la femme qui ne se cantonne pas à la sphère domestique ? La sorcière, c’est aussi celle qui détourne les objets traditionnellement associés à la sphère domestique, comme le balai…

      Oui. C’est en quelque sorte la suite de mon ouvrage Chez soi — Une odyssée de l’espace domestique. La chasse aux sorcières correspond à un moment où les femmes sont chassées de nombreux corps de métiers, où on les assigne au rôle maternel et à la sphère domestique. L’indépendance des femmes et la participation à la vie sociale sont mal vues.

      #Mona_Chollet #Ballast #Sorcières #Femmes #childfree #no_kids #nullipare


  • Lutte contre les violences faites aux #femmes au Brésil : Un millier d’arrestations
    https://www.20minutes.fr/monde/2325423-20180825-lutte-contre-violences-faites-femmes-bresil-millier-arres

    Plus de 1.000 personnes suspectées d’avoir commis ou planifié des homicides, dont des #féminicides, et d’autres délits ont été arrêtées vendredi dans tout le Brésil, dans le cadre d’une opération nationale notamment contre les crimes visant les femmes.

    Quelque 6.600 policiers ont participé à cette opération d’ampleur dans le cadre du dispositif « Cronos » lancé en juillet, a annoncé le ministère de la Sécurité publique. En fin de journée, 1.029 adultes et 75 adolescents avaient été arrêtés et une soixantaine d’armes à feu et 150 kilos de drogue saisis dans tout le pays avec la première vague de l’opération à laquelle toutes les unités de la police civile ont participé.
    « Combattre le féminicide, ce crime lâche et inacceptable »

    Selon un décompte officiel, 14 personnes ont été arrêtées pour féminicide et 143 pour des faits de violence domestique. Pour le reste, 225 suspects ont été arrêtés pour homicide, et les autres pour trafic de drogue, détention illégale d’armes à feu ou autres délits. Les autorités n’ont pas expliqué comment il avait été possible de réaliser un tel coup de filet permettant d’arrêter autant de suspects d’homicides et féminicides en une seule journée.

    « Ce qui nous importe, c’est la protection de la vie, et surtout de combattre le féminicide, ce crime lâche et inacceptable. Tous (les crimes) le sont, mais certains sont plus graves et répugnants, surtout ceux contre les femmes », a déclaré le ministre de la Sécurité publique, Raul Jungmann, lors d’une conférence de presse à Brasilia.
    Une femme sur trois victimes de violence physique

    Le Brésil a battu en 2017 un sinistre record, avec 63.880 homicides, ou sept par heure, selon l’ONG Forum de Sécurité publique. Sur ce total, 4.539 étaient des femmes, dont 1.133 victimes de féminicide, c’est-à-dire tuées en raison de leur condition féminine.

    Une femme sur trois de plus de 16 ans au Brésil a déclaré avoir été au moins une fois victime de violence physique, verbale ou psychologique au cours de l’année écoulée, selon une étude de l’institut Datafolha publiée en 2017. D’une ampleur inhabituelle, l’opération de vendredi a été lancée à un mois et demi des élections générales pour lesquelles le thème de l’insécurité dans le pays sera central.

    • Et le contexte, c’est un gouvernement de droite dure qui a conquis le pouvoir par un coup d’État soft et mis ses deux opposant.es en taule sur des motifs douteux... Dur, de voir le sujet pris au sérieux par des raclures pareilles. Ça me rappelle leurs manifs de soutien, les pires manifs de droite avec papa maman blanc.hes et la nounou racisée qui suit.

    • Tu as raison c’est très opportuniste et sur le nombre d’arrestation liées à la question des féminicides et violences faites aux femmes est pas aussi important qu’il est prononcé. C’est une vaste opération policière sous prétexte féministe comme c’était le cas en France en 2015 sous prétexte de terrorisme.


  • Clause de conscience, pénurie de médecins... Comment un hôpital de la Sarthe a dû arrêter de pratiquer des avortements
    https://www.francetvinfo.fr/societe/ivg/clause-de-conscience-penurie-de-medecins-comment-un-hopital-de-la-sarth


    Ça se passe dans la commune de Fillon

    Depuis le mois de janvier, comme l’a révélé Le Maine libre mi-juillet, plus aucune interruption volontaire de grossesse (#IVG) n’est pratiquée au Pôle Santé Sarthe et Loir du Bailleul, petite commune de la campagne sarthoise près de #Sablé-sur-Sarthe. L’hôpital dispose pourtant d’un centre d’IVG, où 67 avortements ont été réalisés en 2017. Mais, au sein du service, il ne reste plus qu’un gynécologue obstétricien qui accepte d’accomplir des #avortements, depuis le départ à la retraite de l’un de ses collègues en décembre 2017.

    • C’est comme ca qu’en Italie il est quasiment impossible d’avoir un IVG ou que l’accès à la contraception est très difficile. Les catholiques ont besoin de grossesses forcées et d’enfants non désirés pour que leurs prêtres puisse violer en masse et exploité les femmes jusqu’à l’os. #catholicisme #ivg #féminicide


  • Correctionnalisation et hiérarchie des viols
    + correctionnalisation du féminicide

    « J’ai l’impression d’être une demi-victime »... Le viol digital à l’épreuve de la justice
    https://www.20minutes.fr/justice/2266327-20180514-impression-etre-demi-victime-viol-digital-epreuve-justice

    « Je n’ai pas de souvenirs d’un procès devant une cour d’assises pour une pénétration digitale. » Véronique Le Goaziou a beau chercher dans ses souvenirs, aucun exemple ne lui revient en tête. Cette sociologue de la délinquance, chercheuse associée au Lames - CNRS, s’est penchée avec une équipe de sociologues et juristes sur quelque 600 plaintes pour viol dans plusieurs juridictions afin d’étudier leur traitement judiciaire. S’il n’existe aucune statistique officielle, ses travaux ont permis d’établir que les deux tiers des plaintes pour viol sont classées sans suite. Parfois parce que les faits sont prescrits, le plus souvent parce que l’infraction n’est pas suffisamment caractérisée. En clair : les preuves manquent pour prouver le crime. Sur le tiers restant, environ 30 % des affaires sont criminalisées, les autres sont renvoyées devant un tribunal correctionnel, poursuit la chercheuse.

    « Pour schématiser, on envoie aux assises lorsqu’on est quasiment sûr de gagner », abonde une magistrate. Et pour gagner, s’il n’y a pas d’aveux, mieux vaut être bien armé. De l’ADN, des traces de GHB, des expertises médicales… C’est bien là toute la difficulté pour les viols digitaux : dans la majorité des dossiers, ces éléments manquent cruellement. « Ca m’est arrivé plusieurs fois d’être convaincu qu’il y avait bien eu un viol mais de devoir requalifier les faits en agression sexuelle car on ne parvenait pas à le démontrer », poursuit-elle. Un autre précise : « Nous savons que ces viols sont aussi traumatisants que d’autres mais nous sommes confrontés à un principe de réalité : si on a plus de chance d’obtenir une condamnation en correctionnelle car on estime que l’agression sexuelle est plus qualifiée que le viol, on privilégie cette voie. » En clair : il vaut mieux une condamnation pour agression sexuelle qu’un acquittement.

    Une partie des correctionnalisations se fait d’ailleurs d’un commun accord avec les plaignants. « Si le ministère public estime qu’il obtiendra une condamnation similaire aux assises à ce qu’il peut espérer pour une agression sexuelle en correctionnelle, il se dirige vers cette option », explique la sociologue. La procédure est plus rapide, le procès (un peu) moins éprouvant. Aux assises, les débats sont plus longs, les plaignants plus exposés à des questions sur leur passé, leur attitude au moment des faits. L’interprétation du jury est également redoutée. « Dans les représentations collectives, un viol digital ne va pas être considéré comme quelque chose d’aussi grave qu’un viol pénien, assure Véronique Le Goaziou. Même si la loi ne fait pas de distinction, il y a une hiérarchie implicite des types de viol. »

    La question se posera-t-elle encore dans quelques années ? Pas sûr. Le gouvernement s’apprête à tester des tribunaux criminels. Exit les jurés citoyens, le tribunal sera uniquement composé de magistrats professionnels. Objectif : désengorger les cours d’assises mais également limiter les correctionnalisations.

    Amélie ne devrait pas pouvoir en bénéficier, mais elle est décidée à se battre jusqu’au bout pour que son affaire ne soit pas correctionnalisée. Une manière de se reconstruire. L’adolescente qui a aujourd’hui 16 ans est encore en proie à des cauchemars et des crises d’angoisse. « Si je me retrouve dans un ascenseur avec un inconnu, je panique complètement. » Idem, lorsque quelqu’un lui pose une main sur l’épaule. L’an dernier, lorsqu’elle a commencé à ne plus oser sortir de chez elle, sa mère lui a offert un superbe berger allemand. A une seule condition : le promener tous les jours pour l’obliger à sortir. « Certains jours, c’est dur, mais je ne veux pas me laisser abattre, ça voudrait dire qu’il aurait un peu gagné. »

    #culture_du_viol #injustice #justice

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    Correctionnalisation du féminicide

    https://www.midilibre.fr/2018/09/19/il-tente-denterrer-sa-compagne-encore-vivante-dans-un-trou-au-fond-du-jard

    Lors d’une soirée plutôt alcoolisée, un homme a voulu enterrer sa compagne, samedi 16 septembre, dans le Var. Elle a été sauvé de justesse alors qu’elle gisait recouverte de terre dans un trou. L’homme doit être jugé ce mercredi en comparution immédiate.

    Un homme va comparaître ce mercredi 19 septembre au tribunal correctionnel de Toulon : il a, samedi soir après une soirée un peu trop arrosée, essayé d’enterrer la femme qui partage sa vie, alors que cette dernière était encore en vie, selon nos confrères de France Bleu Provence.
    Un coup de pelle, elle tombe inanimée

    Le couple était connu des services de police. Des disputes et des bagarres fréquentes, les policiers étant déjà intervenus. Mais cette fois-ci, un nouveau cap a été franchi. Alors que la soirée est alcoolisée samedi dernier, le ton monte entre les deux. L’homme s’est alors levé, a saisi une pelle et lui a asséné un coup très violent. Sous la violence du choc, la femme s’écroule et perd connaissance.
    Un trou creusé au fond du jardin

    L’homme, en état d’ivresse, a sûrement cru qu’elle était décédée. Il a alors traîné son corps jusqu’au fond du jardin et l’a jeté dans un trou préalablement creusé pour accueillir les corps de deux chiens morts. Il a commencé à la recouvrir de terre, donc à l’enterrer vivante.
    Un voisin intervient de justesse

    Au moment où il ne restait plus que la tête à ensevelir, un voisin aperçoit le corps recouvert de terre et intervient. Il a pu la sortir de terre. Le mari a été placé en détention provisoire. Il sera jugé ce mercredi 19 septembre en comparution immédiate.

    MIDI LIBRE

    Si cet assassin est passé en comparution immédiate c’est qu’on a correctionnalisé ce crime. Une tentative d’homicide est un crime autant qu’un homicide. La correctionnalisation des viols est tellement ordinaire, le féminicide tellement banal que c’est devenu un simple un délit. D’autre part, les circonstances aggravantes sont utilisées comme circonstances atténuantes : être sous l’emprise de l’alcool, s’en prendre à sa conjointe... On peu pensé aussi facilement que le crime était prémédité puisque ce mec avait une tombe creusé dans son jardin et un lourd passif de violences répétés contre sa conjointe.

    #féminicide #sexisme_d'Etat


  • #Mickey_Meji : Vers une dépénalisation sélective du commerce du sexe
    https://tradfem.wordpress.com/2018/08/19/mickey-meji-vers-une-depenalisation-selective-du-commerce-du-sexe

    Le ministre adjoint de la police, Bongani Mkhongi, a récemment fait une déclaration en faveur d’une dépénalisation complète de la prostitution en Afrique du Sud. Les survivantes conviennent qu’une décriminalisation des personnes aux prises avec la prostitution est essentielle, mais beaucoup d’entre nous s’opposent fermement à une décriminalisation des proxénètes, des propriétaires de bordels et des hommes qui achètent du sexe.

    Le système prostitutionnel est lui-même une incarnation de la violence et de l’exploitation sexuelle. C’est une cause et une conséquence de l’inégalité entre les sexes et une violation de nos droits humains fondamentaux. Ni moi ni les nombreuses survivantes du commerce du sexe que je connais ne nous sommes réveillées un jour et avons «  choisi  » d’être prostituée. Ce n’est pas un hasard si la grande majorité des personnes prostituées en Afrique du Sud sont des femmes noires pauvres. La prostitution a été «  choisie  » pour nous à cause de plusieurs raisons, notamment notre passé colonial, l’apartheid, la pauvreté, les agressions sexuelles et physiques subies auparavant et d’autres facteurs d’inégalité qui nous mettent dans des situations vulnérables.

    Traduction : #tradfem
    Version originale : https://www.news24.com/Columnists/GuestColumn/towards-the-partial-decriminalisation-of-the-sex-trade-20180809

    – Mickey Meji est défenderesse des droits à Embrace Dignity, une organisation qui lutte pour mettre fin à l’exploitation sexuelle commerciale en Afrique du Sud.

    #système_prostitutionnel #Afrique_du_sud #féminicides #violences_masculines #modèle_nordique


  • Le #Brésil devient l’un des 10 pays les plus violents au monde - Amériques - RFI
    http://www.rfi.fr/ameriques/20180812-bresil-criminalite-hausse-violence-feminicides-presidentielle-bolsonaro

    Au Brésil, une femme a été blessée au visage par une balle perdue, dans un hôpital, atteinte lors d’affrontements entre bandes rivales dans l’une des banlieues de Rio de Janeiro les plus touchées par la criminalité. Un fait divers qui illustre à quelques mois de la présidentielle la #violence croissante à laquelle les Brésiliens sont de plus en plus exposés : près de 64 000 #homicides ont été recensés en 2017, soit plus de sept par heure.

    #féminicides #drogue #police


  • Meurtre de Marielle Franco au Brésil : des hommes politiques impliqués - LCI
    https://www.lci.fr/international/meurtre-de-marielle-franco-au-bresil-des-hommes-politiques-impliques-2095470.htm

    Les meurtres de la militante féministe Marielle Franco et de son chauffeur le 14 mars dernier dans les rues de Rio de Janeiro auraient été orchestrés par des politiciens. C’est ce qu’a laissé entendre à la presse vendredi le ministre brésilien de la Sécurité publique, Raul Jungmann.

    Si le ministre tait leurs noms pour « ne pas entraver le déroulement de l’enquête », la presse brésilienne affirme que les soupçons de la police en charge de l’enquête se portent sur trois députés de l’Etat de Rio de Janeiro, du parti du Mouvement démocratique brésilien (MDB) du président Michel Temer.

    Trois élus du parti présidentiel mis en cause

    Depuis vendredi 10 août, trois noms sont cités dans les médias brésiliens : des députés de l’Etat de Rio de Janeiro issus du parti du Mouvement démocratique brésilien (MDB) du président Michel Temer. Edson Albertassi, Paulo Melo et Jorge Picciani, l’influent ex-président de l’Assemblée législative de Rio, seraient derrière l’assassinat. Les trois élus sont actuellement détenus pour leur implication dans un vaste réseau de corruption dans les transports.

    Cette information est relayée sur Twitter par le député du PSOL (Parti socialisme et liberté, celui de Marielle Franco) Marcelo Freixo. Il précise que l’enquête de la police continue et qu’il ne fait que « confirmer » aux médias les soupçons qui portent sur les trois élus. Jusqu’à présent, l’enquête s’orientait vers la piste de milices qui sèment terreur et extorsion auprès des habitants des quartiers les plus pauvres de Rio. En juillet dernier, un ex-policier et un ancien pompier ont été arrêtés.

    L’annonce ravive l’émotion qui avait pris le Brésil il y a cinq mois, après l’assassinat de la conseillère du Parti du socialisme et de la liberté (PSOL), figure des droits des femmes et LGBT, et de la défense des plus vulnérables. En pleine élection présidentielle, la question de l’insécurité, de la corruption et des inégalités est au centre du débat.

    #féminicide


  • L’ex-cycliste Jan Ullrich admis en hôpital psychiatrique
    http://www.liberation.fr/sports/2018/08/11/l-ex-cycliste-jan-ullrich-admis-en-hopital-psychiatrique_1672156

    L’ancien vainqueur du Tour de France 1997, l’Allemand Jan Ullrich, a été admis dans un hôpital psychiatrique après avoir été interpellé vendredi à Francfort à la suite d’une agression sur une escort-girl.

    « Jan Ullrich a été admis dans une clinique psychiatrique vendredi soir, où son état de santé est maintenant évalué par des spécialistes », a déclaré samedi à l’AFP une porte-parole de la police de Francfort. Elle n’a pas précisé pour quelle durée il allait y rester.

    Après avoir passé la nuit de jeudi à vendredi avec une escort de 31 ans, il l’avait frappée et étranglée. La police avait ensuite arrêté l’ex-champion au petit matin dans un hôtel de luxe de Francfort.

    Ullrich, 44 ans, était « sous l’influence de l’alcool et de drogues » lors de son arrestation, avait précisé la procureure Nadja Niesen, ajoutant qu’une enquête « pour tentative d’homicide et blessures corporelles dangereuses » avait été ouverte.

    En fin d’après-midi vendredi, les autorités avaient décidé de le remettre en liberté, « les conditions pour une incarcération n’étant pas réunies ». Sauf qu’une fois sorti dans la cour intérieure du commissariat, Ullrich aurait été pris de panique et un nouvel incident aurait eu lieu, explique l’agence dpa.

    L’article parle d’une agression alors que la procureur parle de tentative d’homicide et blessure corporelle dangereuse. Pour que les flics se soient déplacé pour un mec qui tabasse une prostituée, il a du pratiquement la tuée. Les flics l’aurait laissé partir puisque une tentative de meurtre sur une prostituée ne suffit pas à leurs yeux à justifié l’incarceration d’un homme, surtout un mâle-alpha médaillé. Mais comme il a probablement cogné un poulet au moment de sortir, on l’a envoyé à l’hôpital. Parceque frapper à mort une prostituée ca va on te laisse sortir si t’es un homme blanc, mais pas touche aux keufs. Comme c’est un mâle-alpha, blanc et médaillé la police ne lui met pas une matraque téléscopique dans l’anus ou ne l’accuse pas de proxénétisme. On l’envoie en désintox pour qu’il se soigne. Ca ressemble à ce qui se passe avec les tueurs de masse, si c’est un tueur racisé on va l’accusé de terrorisme, si il est blanc on dira que c’est un déséquillibré mental.

    #féminicide #prostitution #violences_masculine #acab #mâle-alphisme


  • Au #Brésil, la vidéo d’une #femme_battue par son mari choque le pays
    https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/08/10/au-bresil-la-video-d-une-femme-battue-par-son-mari-choque-le-pays_5341371_32

    La diffusion de ces images a relancé le débat sur les violences faites aux femmes au Brésil. Alors qu’en 2015 une loi a été adoptée reconnaissant le #féminicide et alourdissant les peines pour les tueurs, le gouvernement estime qu’une femme meure toutes les quatre-vingt-dix minutes [soit 5840 par an] dans le pays et que cinq femmes sont battues toutes les deux minutes [soit 1,314 millions de cas par an]. Le taux de féminicide est de 4,8 pour 100 000, soit le cinquième taux le plus élevé au monde.


  • Droit à l’avortement en Argentine : « Ce vote est une honte. Les sénateurs n’ont rien compris »
    https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/08/09/droit-a-l-avortement-en-argentine-ce-vote-est-une-honte-les-senateurs-n-ont-

    Symbole de la victoire de l’Eglise : avant même le vote des sénateurs, une messe a été célébrée en grande pompe dans la cathédrale de Buenos Aires, réunissant des milliers de « provida ». Des slogans dénonçant la « complicité » de l’Eglise catholique avec la dictature militaire (1976-1983) ont cependant fusé dans le camp des foulards verts, symbole du droit à l’IVG, quand un chapelet géant est soudain apparu, flottant dans le ciel, au-dessus du Congrès. « L’Eglise ne s’émouvait pas quand la dictature torturait une femme enceinte », affirmait le panneau d’un jeune manifestant.

    La loi fixe un délai d’un an après un rejet pour qu’un nouveau projet soit réexaminé par le Parlement. Reste à savoir si les partis politiques seront prêts à faire de l’IVG un des thèmes de leur campagne électorale.

    Bravo les cathos, vous pouvez envoyer votre argent pour récompensé vos curés.

    #IVG #catholicisme #gynocide #féminicide #racisme (car ce sont les femmes racisés qui sont le plus exposé à la mort via des avortements clandestins) #culture_du_viol



  • La cour Suprême espagnole ordonne à l’État de dédommager la mère d’une enfant assassinée par son père lors d’une visite non surveillée
    https://tradfem.wordpress.com/2018/08/01/la-cour-supreme-espagnole-ordonne-a-letat-de-dedommager-la-mere-d

    Andrea, la fille d’Ángela, est née en 1996. Le partenaire d’Ángela l’a soumise à de fréquentes violences physiques et psychologiques. Ángela a déposé pas moins de 30 plaintes à la police et au tribunal. Son partenaire a été reconnu coupable d’une infraction mineure et a été condamné à payer une petite amende pour harcèlement. Une seule ordonnance judiciaire a protégé la mineure et a duré deux mois.

    La séparation conjugale a été ordonnée en novembre 2001. Le juge n’a pas mentionné la violence comme cause de la séparation. L’ordre autorisait des visites non supervisées entre père et fille, et le père avait droit à l’utilisation de l’habitation familiale. Ángela a interjeté appel de la décision mais a échoué. Andrea avait exprimé à plusieurs reprises son désir de ne pas voir son père. En avril 2003, le père a tué la fillette de 7 ans et s’est suicidé lors d’une visite non surveillée.

    Après des mois de deuil, Ángela a déposé une demande d’indemnisation pour erreur judiciaire. Le ministère de la Justice a rejeté la demande en 2005. Des appels administratifs et judiciaires ont suivi jusqu’à la Cour suprême, en 2010, et la Cour constitutionnelle, en 2011, a rejeté la demande.

    Ángela a alors déposé une plainte auprès du Comité CEDAW des Nations Unies en 2012 après avoir épuisé tous les recours internes. Dans sa décision finale sur le fond de 2014 (affaire 47/2012), le Comité a conclu que « la décision d’autoriser des visites non supervisées avait été prise sans les garanties nécessaires et sans tenir compte (…) de la violence domestique qui caractérisait les relations familiales pendant des années « (paragraphe 9.5) ; Ángela « a subi un préjudice de la plus grande gravité et un préjudice irréparable à la suite de la perte de sa fille et des violations décrites » (paragraphe 9.8). L’Espagne n’a pas agi avec la diligence voulue dans un cas particulièrement tragique de violence sexiste et cela équivaut à de la discrimination et à la violation des droits humains d’Ángela.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.ejiltalk.org/supreme-court-of-spain-un-treaty-body-individual-decisions-are-legally-binding/comment-page-1/#comment-261297

    #justice #cour_Suprême #droit #féminicide #violence_sexiste


  • #LIDIA_LIDIA : Pourquoi ne considérons-nous pas la violence faite aux femmes et aux filles comme du terrorisme ?
    https://tradfem.wordpress.com/2018/07/26/pourquoi-ne-considerons-nous-pas-la-violence-faite-aux-femmes-et-

    Avec un accès mondial toujours croissant à Internet et aux médias sociaux, la communication entre les pays, même les plus reculés, est devenue une réalité quotidienne pour la plupart des gens. Cette communication en temps réel signifie que la discrimination, l’injustice et la violence, qui ont été cachées, tolérées, institutionnalisées et même défendues comme faisant partie de nos cultures pendant des siècles, sont aujourd’hui de plus en plus publiques et apparemment moins tolérées.

    Mais malgré cette prise de conscience accrue et une certaine réaction, la violence envers les femmes et les filles reste une menace mondiale : la moitié de l’humanité devrait être féminine, mais 117 millions de femmes et de filles «  manquent à l’appel  » (sont mortes) à cause de la discrimination, de l’injustice systémique et d’un manque de droits humains sous le régime patriarcal. Le Fonds des Nations Unies pour la population signale que cela représente plus de décès en tout que le bilan de la Première et de la Seconde Guerres mondiales.

    Selon la Global Terrorism Database (GTD), 171 personnes sont décédées à la suite d’attaques terroristes en 2015. En comparaison, dans seulement 20 pays européens cartographiés par Eurostat en 2015, 1014 femmes et jeunes filles sont mortes de féminicides, soit près de six fois plus. En 2016, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a publié un rapport sur la lutte contre la violence faite aux femmes, qui révélait des chiffres alarmants : 43 600 femmes et jeunes filles ont été tuées en 2012 par un membre de leur famille ou un partenaire intime. La même année, 11 133 personnes ont été victimes du terrorisme dans le monde entier. La violence faite aux femmes et aux filles façonne la société telle que nous la connaissons, mais les gouvernements locaux et internationaux ne la traitent toujours pas comme une crise nécessitant des mesures particulièrement urgentes, contrairement au terrorisme.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2018/07/19/dont-consider-violence-women-girls-terrorism

    #terrorisme #féminicide #violences_masculines #avortement #patriarcat


  • Dix ans après la disparition de Tiffany Morrison, le mystère demeure entier | Morgan Lowrie

    http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-faits-divers/faits-divers/201606/18/01-4993294-dix-ans-apres-la-disparition-de-tiffany-morrison-le-mystere-deme

    Les ossements de Tiffany Morrison ont été découverts dans un secteur boisé près de chez elle le 31 mai 2010, soit quatre ans après qu’elle eut quitté son domicile de la réserve mohawk de Kahnawake pour faire une sortie avec des amis.

    Aujourd’hui, 10 ans après la disparition de la jeune femme âgée de 24 ans, le 18 juin 2006, ses proches ne savent toujours pas qui l’a tuée.

    Sa soeur, Melanie Morrison, a déclaré en entrevue que le mystère demeurait entier et que la famille souffrait chaque jour de cette situation.

    #premières_nations #peuples_autochtones #féminicide


  • Afrique du Sud : le traditionalisme et le masculinisme au secours du pouvoir politique
    https://joellepalmieri.wordpress.com/2018/06/18/afrique-du-sud-le-traditionalisme-et-le-masculinisme-au-se

    La sexualité s’est imposée au cœur du discours des dirigeants politiques sud-africains et en particulier de son ancien président en exercice, Jacob Zuma. Elle se double du recours régulier aux registres du traditionalisme et du masculinisme, au point qu’on assiste à un masculinisme politique. Dans un contexte d’augmentation constante de la pauvreté, de déploiement de … Lire la suite →


    https://0.gravatar.com/avatar/9756ba41fe8333157071419a20733f4a?s=96&d=https%3A%2F%2F0.gravatar.com%2Fa

    • L’étude Understanding Men’s Health and the Use of Violence : Interface of Rape and HIV in South Africa, publiée en 2009 par le Medical Research Council (MRC), apporte un éclairage important sur la question des viols. Un jeune Sud-Africain sur quatre reconnaît avoir violé au moins une fois dans sa vie. La moitié des hommes sondés au cours de l’étude du MRC avaient moins de 25 ans et 70 % moins de 30 ans. Selon le rapport, sur les 27,6 % d’hommes ayant commis un viol, « 23,2 % ont déclaré avoir violé deux ou trois femmes, 8,4 % quatre à cinq femmes, 7,1 % six à dix, et 7,7 % plus de 10 femmes ou filles ». Une recherche menée par le même organisme en 2001 auprès de 11 735 femmes interrogées en 1998 montrait que 153 d’entre elles témoignaient avoir été violées avant l’âge de 15 ans. Pour ce 1,3 % d’adolescentes, 85 % des viols avaient été commis entre l’âge de 10 et 14 ans et 15 % entre 5 et 9 ans. Le viol touche même des petites filles de cinq mois[34]. Les violeurs comme les violées sont très jeunes (adolescents) au point qu’on pourrait estimer que le viol est considéré par ces jeunes comme le seul mode de relations sexuelles.

      Selon une recherche menée en 2002 sur le viol des jeunes filles pour le journal The Lancet, 21 % des violeurs sont des proches, 21 % des étrangers ou des connaissances récentes, et 10 % des petits amis[35]. Il existe une forte causalité de proximité. Selon une enquête menée par le groupe de recherche Community Information Empowerment and Transparency auprès de 300 000 enfants et adolescents de 10 à 19 ans dans 1 418 écoles et lycées du pays, 27 % des filles ou adolescentes violées par « quelqu’un qu’[elles] connai[ssen]t » ne considèrent pas l’acte comme une violence sexuelle, pas plus que les « attouchements non consentis »[36]. Cette constatation témoigne des biais dans les représentations de la violence dans ce pays, au point qu’il existe une distorsion entre sexualité et violence. Autrement dit, les rapports sexuels sont tellement entendus par les adolescentes comme « normalement » violents qu’il n’existe pas d’imaginaire de ces relations sexuelles, lié au désir, au plaisir ou à la libre disposition de son corps. De la même façon, plus d’un quart des jeunes garçons violeurs affirment que « les filles aiment être violées ». Le viol, les violences, procèdent d’une « adaptation à la survie dans une société violente ». Ils traversent les relations sociales et les dominent.

      La plupart des viols sont perpétrés par des Noirs sur des Noires, et à une moindre échelle par des Noirs sur des Blanches (un sur dix), celles-ci ayant davantage les moyens financiers d’assurer leur sécurité personnelle[37].

      Les données les plus récentes du SAPS[38] établissent qu’entre avril et décembre 2016, 42 496 cas de viol ont été rapportés. Mais une étude nationale de 2017 intitulée Rape statistics in South Africa estime le taux de viol réel à 77 pour 100 000[39]. En 2015, le taux de viol réel est estimé à 80 pour 100 000, soit plus du double du taux d’homicide (déjà très important, nous venons de le voir) pour la même période. De fait, les statistiques fournies par la police ne reflètent pas la réalité. Par ailleurs, il n’existe pas de données désagrégées par classe, sexe, race, âge. Les tendances et modèles sont donc difficiles à élaborer de façon appropriée. Comme Kath Dey, directrice de Rape Crisis, le précise, « les agressions sexuelles ne sont pas regroupées par classe ou race, santé ou pauvreté, genre ou âge. Elles peuvent avoir lieu n’importe où, n’importe quand »[40].

    • Globalement, les victimes sont tuées par balle. 66,30 % des criminels possédaient légalement une arme à feu au moment du meurtre et 58 % d’entre eux étaient employés dans le secteur de la sécurité. Ce constat s’ajoute à celui qui établit que 64,90 % des féminicides intimes auraient pu être évités si l’auteur n’avait pas légalement possédé une arme mortelle. De plus, l’étude de 2004 du Medical Research Council montre que la grande majorité des homicides de femmes restent impunis, avec moins de 37,3 % des crimes conduisant à une condamnation sous deux ans[54].

      Ca me fait pensé à l’autorisation du port d’arme pour les vigiles et pour les flics d’être armés à domicile. Voir si les féminicides augmentent depuis.

    • La relation de cause à effet est claire... ie la relation entre militarisation des sociétés, banalisation de la circulation des armes, sexualisation des discours des dirigeants politiques et homicides volontaires de femmes... je l’evoque dans un autre article (publication à venir) et en parlerai fin août à la fac de Nanterre lors du congrès féministe francophone https://joellepalmieri.wordpress.com/2018/06/07/militarisme-militarisation-et-univers-militaires-limpact-c

    • Merci @demeter tes articles sont passionnants. Je suis bien contente que tu sois sur @seenthis
      Par rapport à la militarisation, c’est un système qui fabrique de la #fraternité et la #fraternité est une organisation masculine qui a pour but d’exclue et opprimer les femmes. C’est en plus une fraternité ultra misogyne, avec un culte des armes, de la mort, de la hierarchie, de la violence et de la domination. Tu l’as probablement deja lu mais je te conseil sur ce sujet : BALLAST Bérengère Kolly : « La #fraternité exclut les #femmes »
      https://seenthis.net/messages/420859

    • Très intéressant en effet. Dans la liste des cultes je rajouterais l’ordre et la morale...
      La militarisation est surtout à mettre en relation avec le système militaro-industriel qui vise entre autres la division sexuelle, ie l’inegalite Des sexes au minimum et la domination de classe, race, sexe

    • La fraternité met en avant la question de sexes et de genres et explique certains aspects du mecanisme de la misogynie mais c’est pas un concepte qui vise à expliqué tous les aspects de la millitarisation, les rapports de classes et de races.
      Pour le colloque à Nanterre est-ce que c’est ouvert au publique et est ce qu’il faut reservé sa place ?


  • Notes anthropologiques (XVI)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XVI

    Mexico 2018.
    Chronique d’un barrio de Mexico : Copilco el Alto

    Le quartier Copilco el Alto, où habite la famille de ma belle-sœur, est un quartier populaire à proximité de l’université. Alors que le quartier Santo Domingo qui jouxte Copilco a peu changé, toute la partie qui touche l’Université nationale autonome de Mexico (UNAM) a connu au cours des ans des changements importants et, dans un certain sens, significatifs. Quand j’ai connu ce quartier, en 1999, il était tout frémissant de l’esprit rebelle qui parcourait alors le milieu étudiant. Les étudiants occupaient l’UNAM et s’étaient mis en grève suite à la volonté d’un État, désormais au service de la Banque mondiale, de privatiser les universités. Ce fut un mouvement ample qui a profondément touché et remué tous ceux qui y participaient. Il a commencé le 20 avril 1999 pour se terminer le 6 février de l’année 2000 par l’intervention brutale, mais programmée, de l’armée, qui a pris par surprise le conseil général de la grève alors qu’il était en pleine négociation avec les « autorités ». Plus de mille délégués furent emprisonnés sous l’accusation de mutinerie. (...)

    #Mexique #Mexico #Ville_Monstre #UNAM #barrio #féminicide #corruption #narcos #autodéfense #élections



  • Mapping Out Missing and Murdered Native Women: ’I Would Want My Story to Have Meaning’ - Rewire.News

    https://rewire.news/article/2018/04/27/mapping-missing-murdered-native-women-want-story-meaning

    The cartographer behind a new atlas project hopes it will provide an indigenous perspective of the milieu surrounding and contributing to the high rates of missing and murdered Native women and girls.

    There is no reliable national collection point or method to gathering comprehensive statistics on the number of missing and murdered Native women in the United States.

    Inspired by the Cheyenne concept of “netaevananova’htsemane” (which translates to, “let us recognize ourselves again”), Annita Lucchesi is working to create a mapping tool that recognizes and honors the geographies in which missing and murdered Native women live and die.

    “Hand-drawn maps have great potential to reflect our ways of knowing,” said Lucchesi in an interview with Rewire.News.

    A recent example of this is a map Lucchesi created in preparation for the 2018 Women’s Marches. The map (shared below) features an image of a ribbon skirt, often worn as sign of respect and honor among Native women, with names of missing and murdered indigenous women incorporated into the design of skirt.

    #féminicide #états-unis #atlas #peuples_premiers #premières_nations #nations_premières #cartographie #atlas


  • Indigenous Women Have Been Disappearing for Generations. Politicians Are Finally Starting to Notice.

    https://theintercept.com/2018/05/31/missing-and-murdered-indigenous-women

    Aux États-Unis comme au Canada

    Women on the Yakama Indian Reservation in Washington state didn’t have any particular term for the way the violent deaths and sudden disappearances of their sisters, mothers, friends, and neighbors had become woven into everyday life.

    “I didn’t know, like many, that there was a title, that there was a word for it,” said Roxanne White, who is Yakama and Nez Perce and grew up on the reservation. White has become a leader in the movement to address the disproportionate rates of homicide and missing persons cases among American Indian women, but the first time she heard the term “missing and murdered Indigenous women” was less than two years ago, at a Dakota Access pipeline resistance camp at Standing Rock. There, she met women who had traveled from Canada to speak about disappearances in First Nations to the north, where Prime Minister Justin Trudeau’s administration launched a historic national inquiry into the issue in 2016.

    #nations_premières #états-unis #canada #féminicide

    • #NotInvisible: Why are Native American women vanishing?

      The searchers rummage through the abandoned trailer, flipping over a battered couch, unfurling a stained sheet, looking for clues. It’s blistering hot and a grizzly bear lurking in the brush unleashes a menacing growl. But they can’t stop.

      Not when a loved one is still missing.

      The group moves outside into knee-deep weeds, checking out a rusted garbage can, an old washing machine — and a surprise: bones.

      Ashley HeavyRunner Loring, a 20-year-old member of the Blackfeet Nation, was last heard from around June 8, 2017. Since then her older sister, Kimberly, has been looking for her.

      She has logged about 40 searches, with family from afar sometimes using Google Earth to guide her around closed roads. She’s hiked in mountains, shouting her sister’s name. She’s trekked through fields, gingerly stepping around snakes. She’s trudged through snow, rain and mud, but she can’t cover the entire 1.5 million-acre reservation, an expanse larger than Delaware.

      “I’m the older sister. I need to do this,” says 24-year-old Kimberly, swatting away bugs, her hair matted from the heat. “I don’t want to search until I’m 80. But if I have to, I will.”

      Ashley’s disappearance is one small chapter in the unsettling story of missing and murdered Native American women and girls. No one knows precisely how many there are because some cases go unreported, others aren’t documented thoroughly and there isn’t a specific government database tracking these cases. But one U.S. senator with victims in her home state calls this an epidemic, a long-standing problem linked to inadequate resources, outright indifference and a confusing jurisdictional maze.

      Now, in the era of #MeToo, this issue is gaining political traction as an expanding activist movement focuses on Native women — a population known to experience some of the nation’s highest rates of murder, sexual violence and domestic abuse.

      “Just the fact we’re making policymakers acknowledge this is an issue that requires government response, that’s progress in itself,” says Annita Lucchesi, a cartographer and descendant of the Cheyenne who is building a database of missing and murdered indigenous women in the U.S. and Canada — a list of some 2,700 names so far.

      As her endless hunt goes on, Ashley’s sister is joined on this day by a cousin, Lissa, and four others, including a family friend armed with a rifle and pistols. They scour the trailer where two “no trespassing” signs are posted and a broken telescope looks out the kitchen window. One of Ashley’s cousins lived here, and there are reports it’s among the last places she was seen.

      “We’re following every rumor there is, even if it sounds ridiculous,” Lissa Loring says.

      This search is motivated, in part, by the family’s disappointment with the reservation police force — a common sentiment for many relatives of missing Native Americans.

      Outside, the group stumbles upon something intriguing: the bones, one small and straight, the other larger and shaped like a saddle. It’s enough to alert police, who respond in five squad cars, rumbling across the ragged field, kicking up clouds of dust. After studying the bones, one officer breaks the news: They’re much too large for a human; they could belong to a deer.

      There will be no breakthrough today. Tomorrow the searchers head to the mountains.

      _

      For many in Native American communities across the nation, the problem of missing and murdered women is deeply personal.

      “I can’t think of a single person that I know ... who doesn’t have some sort of experience,” says Ivan MacDonald, a member of the Blackfeet Nation and a filmmaker. “These women aren’t just statistics. These are grandma, these are mom. This is an aunt, this is a daughter. This is someone who was loved ... and didn’t get the justice that they so desperately needed.”

      MacDonald and his sister, Ivy, recently produced a documentary on Native American women in Montana who vanished or were killed. One story hits particularly close to home. Their 7-year-old cousin, Monica, disappeared from a reservation school in 1979. Her body was found frozen on a mountain 20 miles away, and no one has ever been arrested.

      There are many similar mysteries that follow a pattern: A woman or girl goes missing, there’s a community outcry, a search is launched, a reward may be offered. There may be a quick resolution. But often, there’s frustration with tribal police and federal authorities, and a feeling many cases aren’t handled urgently or thoroughly.

      So why does this happen? MacDonald offers his own harsh assessment.

      “It boils down to racism,” he argues. “You could sort of tie it into poverty or drug use or some of those factors ... (but) the federal government doesn’t really give a crap at the end of the day.”

      Tribal police and investigators from the federal Bureau of Indian Affairs serve as law enforcement on reservations, which are sovereign nations. But the FBI investigates certain offenses and, if there’s ample evidence, the U.S. Department of Justice prosecutes major felonies such as murder, kidnapping and rape if they happen on tribal lands.

      Former North Dakota federal prosecutor Tim Purdon calls it a “jurisdictional thicket” of overlapping authority and different laws depending on the crime, where it occurred (on a reservation or not) and whether a tribal member is the victim or perpetrator. Missing person cases on reservations can be especially tricky. Some people run away, but if a crime is suspected, it’s difficult to know how to get help.

      “Where do I go to file a missing person’s report?” Purdon asks. “Do I go to the tribal police? ... In some places they’re underfunded and undertrained. The Bureau of Indian Affairs? The FBI? They might want to help, but a missing person case without more is not a crime, so they may not be able to open an investigation. ... Do I go to one of the county sheriffs? ... If that sounds like a horribly complicated mishmash of law enforcement jurisdictions that would tremendously complicate how I would try to find help, it’s because that’s what it is.”

      Sarah Deer, a University of Kansas professor, author of a book on sexual violence in Indian Country and member of the Muscogee (Creek) Nation, offers another explanation for the missing and murdered: Native women, she says, have long been considered invisible and disposable in society, and those vulnerabilities attract predators.

      “It’s made us more of a target, particularly for the women who have addiction issues, PTSD and other kinds of maladies,” she says. “You have a very marginalized group, and the legal system doesn’t seem to take proactive attempts to protect Native women in some cases.”

      Those attitudes permeate reservations where tribal police are frequently stretched thin and lack training and families complain officers don’t take reports of missing women seriously, delaying searches in the first critical hours.

      “They almost shame the people that are reporting, (and say), ’Well, she’s out drinking. Well, she probably took up with some man,’” says Carmen O’Leary, director of the Native Women’s Society of the Great Plains. “A lot of times families internalize that kind of shame, (thinking) that it’s her fault somehow.”

      Matthew Lone Bear spent nine months looking for his older sister, Olivia — using drones and four-wheelers, fending off snakes and crisscrossing nearly a million acres, often on foot. The 32-year-old mother of five had last been seen driving a Chevy Silverado on Oct. 25, 2017, in downtown New Town, on the oil-rich terrain of North Dakota’s Fort Berthold Reservation.

      On July 31, volunteers using sonar found the truck with Olivia inside submerged in a lake less than a mile from her home. It’s a body of water that had been searched before, her brother says, but “obviously not as thoroughly, or they would have found it a long time ago.”

      Lone Bear says authorities were slow in launching their search — it took days to get underway — and didn’t get boats in the water until December, despite his frequent pleas. He’s working to develop a protocol for missing person cases for North Dakota’s tribes “that gets the red tape and bureaucracy out of the way,” he says.

      The FBI is investigating Olivia’s death. “She’s home,” her brother adds, “but how did she get there? We don’t have any of those answers.”

      Other families have been waiting for decades.

      Carolyn DeFord’s mother, Leona LeClair Kinsey, a member of the Puyallup Tribe, vanished nearly 20 years ago in La Grande, Oregon. “There was no search party. There was no, ’Let’s tear her house apart and find a clue,’” DeFord says. “I just felt hopeless and helpless.” She ended up creating her own missing person’s poster.

      “There’s no way to process the kind of loss that doesn’t stop,” says DeFord, who lives outside Tacoma, Washington. “Somebody asked me awhile back, ’What would you do if you found her? What would that mean?’... It would mean she can come home. She’s a human being who deserves to be honored and have her children and her grandchildren get to remember her and celebrate her life.”

      It’s another Native American woman whose name is attached to a federal bill aimed at addressing this issue. Savanna LaFontaine-Greywind, 22, was murdered in 2017 while eight months pregnant. Her body was found in a river, wrapped in plastic and duct tape. A neighbor in Fargo, North Dakota, cut her baby girl from her womb. The child survived and lives with her father. The neighbor, who pleaded guilty, was sentenced to life without parole; her boyfriend’s trial is set to start in September.

      In a speech on the Senate floor last fall, North Dakota Democrat Heidi Heitkamp told the stories of four other Native American women from her state whose deaths were unsolved. Displaying a giant board featuring their photos, she decried disproportionate incidences of violence that go “unnoticed, unreported or underreported.”

      Her bill, “Savanna’s Act,” aims to improve tribal access to federal crime information databases. It would also require the Department of Justice to develop a protocol to respond to cases of missing and murdered Native Americans and the federal government to provide an annual report on the numbers.

      At the end of 2017, Native Americans and Alaska Natives made up 1.8 percent of ongoing missing cases in the FBI’s National Crime Information Center database, even though they represent 0.8 percent of the U.S. population. These cases include those lingering and open from year to year, but experts say the figure is low, given that many tribes don’t have access to the database. Native women accounted for more than 0.7 percent of the missing cases — 633 in all — though they represent about 0.4 percent of the U.S. population.

      “Violence against Native American women has not been prosecuted,” Heitkamp said in an interview. “We have not really seen the urgency in closing cold cases. We haven’t seen the urgency when someone goes missing. ... We don’t have the clear lines of authority that need to be established to prevent these tragedies.”

      In August, Sen. Jon Tester, a Montana Democrat, asked the leaders of the Senate Committee on Indian Affairs to hold a hearing to address the problem.

      Lawmakers in a handful of states also are responding. In Montana, a legislative tribal relations committee has proposals for five bills to deal with missing persons. In July 2017, 22 of 72 missing girls or women — or about 30 percent — were Native American, according to Montana’s Department of Justice. But Native females comprise only 3.3 percent of the state’s population.

      It’s one of many statistics that reveal a grim reality.

      On some reservations, Native American women are murdered at a rate more than 10 times the national average and more than half of Alaska Native and Native women have experienced sexual violence at some point, according to the U.S. Justice Department. A 2016 study found more than 80 percent of Native women experience violence in their lifetimes.

      Yet another federal report on violence against women included some startling anecdotes from tribal leaders. Sadie Young Bird, who heads victim services for the Three Affiliated Tribes at Fort Berthold, described how in 1½ years, her program had dealt with five cases of murdered or missing women, resulting in 18 children losing their mothers; two cases were due to intimate partner violence.

      “Our people go missing at an alarming rate, and we would not hear about many of these cases without Facebook,” she said in the report.

      Canada has been wrestling with this issue for decades and recently extended a government inquiry that began in 2016 into missing and murdered indigenous women. A report by the Royal Canadian Mounted Police concluded that from 1980 to 2012 there were 1,181 indigenous women murdered or whose missing person cases were unresolved. Lucchesi, the researcher, says she found an additional 400 to 500 cases in her database work.

      Despite some high-profile cases in the U.S., many more get scant attention, Lucchesi adds.

      “Ashley has been the face of this movement,” she says. “But this movement started before Ashley was born. For every Ashley, there are 200 more.”

      Browning is the heart of the Blackfeet Nation, a distinctly Western town with calf-roping competitions, the occasional horseback rider ambling down the street — and a hardscrabble reality. Nearly 40 percent of the residents live in poverty. The down-and-out loiter on corners. Shuttered homes with “Meth Unit” scrawled on wooden boards convey the damage caused by drugs.

      With just about 1,000 residents, many folks are related and secrets have a way of spilling out.

      “There’s always somebody talking,” says Ashley’s cousin, Lissa, “and it seems like to us since she disappeared, everybody got quiet. I don’t know if they’re scared, but so are we. That’s why we need people to speak up.”

      Missing posters of Ashley are displayed in grocery stores and the occasional sandwich shop. They show a fresh-faced, grinning woman, flashing the peace sign. In one, she gazes into the camera, her long hair blowing in the wind.

      One of nine children, including half-siblings, Ashley had lived with her grandmother outside town. Kimberly remembers her sister as funny and feisty, the keeper of the family photo albums who always carried a camera. She learned to ride a horse before a bike and liked to whip up breakfasts of biscuits and gravy that could feed an army.

      She was interested in environmental science and was completing her studies at Blackfeet Community College, with plans to attend the University of Montana.

      Kimberly says Ashley contacted her asking for money. Days later, she was gone.

      At first, her relatives say, tribal police suggested Ashley was old enough to take off on her own. The Bureau of Indian Affairs investigated, teaming up with reservation police, and interviewed 55 people and conducted 38 searches. There are persons of interest, spokeswoman Nedra Darling says, but she wouldn’t elaborate. A $10,000 reward is being offered.

      The FBI took over the case in January after a lead steered investigators off the reservation and into another state. The agency declined comment.

      Ashley’s disappearance is just the latest trauma for the Blackfeet Nation.

      Theda New Breast, a founder of the Native Wellness Institute, has worked with Lucchesi to compile a list of missing and murdered women in the Blackfoot Confederacy — four tribes in the U.S. and Canada. Long-forgotten names are added as families break generations of silence. A few months ago, a woman revealed her grandmother had been killed in the 1950s by her husband and left in a shallow grave.

      “Everybody knew about it, but nobody talked about it,” New Breast says, and others keep coming forward — perhaps, in part, because of the #MeToo movement. “Every time I bring out the list, more women tell their secret. I think that they find their voice.”

      Though these crimes have shaken the community, “there is a tendency to be desensitized to violence,” says MacDonald, the filmmaker. “I wouldn’t call it avoidance. But if we would feel the full emotions, there would be people crying in the streets.”

      His aunt, Mabel Wells, would be among them.

      Nearly 40 years have passed since that December day when her daughter, Monica, vanished. Wells remembers every terrible moment: The police handing her Monica’s boot after it was found by a hunter and the silent scream in her head: “It’s hers! It’s hers!” Her brother describing the little girl’s coat flapping in the wind after her daughter’s body was found frozen on a mountain. The pastor’s large hands that held hers as he solemnly declared: “Monica’s with the Lord.”

      Monica’s father, Kenny Still Smoking, recalls that a medicine man told him his daughter’s abductor was a man who favored Western-style clothes and lived in a red house in a nearby town, but there was no practical way to pursue that suggestion.

      He recently visited Monica’s grave, kneeling next to a white cross peeking out from tall grass, studying his daughter’s smiling photo, cracked with age. He gently placed his palm on her name etched into a headstone. “I let her know that I’m still kicking,” he says.

      Wells visits the gravesite, too — every June 2, Monica’s birthday. She still hopes to see the perpetrator caught. “I want to sit with them and say, ‘Why? Why did you choose my daughter?’”

      Even now, she can’t help but think of Monica alone on that mountain. “I wonder if she was hollering for me, saying, ‘Mom, help!’”

      _

      Ash-lee! Ash-lee!! Ash-lee! Ash-lee!!

      Some 20 miles northwest of Browning, the searchers have navigated a rugged road lined with barren trees scorched from an old forest fire. They have a panoramic view of majestic snowcapped mountains. A woman’s stained sweater was found here months ago, making the location worthy of another search. It’s not known whether the garment may be Ashley’s.

      First Kimberly, then Lissa Loring, call Ashley’s name — in different directions. The repetition four times by each woman is a ritual designed to beckon someone’s spirit.

      Lissa says Ashley’s disappearance constantly weighs on her. “All that plays in my head is where do we look? Who’s going to tell us the next lead?”

      That weekend at the annual North American Indian Days in Browning, the family marched in a parade with a red banner honoring missing and murdered indigenous women. They wore T-shirts with an image of Ashley and the words: “We will never give up.”

      Then Ashley’s grandmother and others took to a small arena for what’s known as a blanket dance, to raise money for the search. As drums throbbed, they grasped the edges of a blue blanket. Friends stepped forward, dropping in cash, some tearfully embracing Ashley’s relatives.

      The past few days reminded Kimberly of a promise she’d made to Ashley when their mother was wrestling with substance abuse problems and the girls were briefly in a foster home. Kimberly was 8 then; Ashley was just 5.

      “’We have to stick together,’” she’d told her little sister.

      “I told her I would never leave her. And if she was going to go anywhere, I would find her.”


      https://apnews.com/cb6efc4ec93e4e92900ec99ccbcb7e05

    • Missing and Murdered Aboriginal Women: A National Operational Overview

      Executive summary

      In late 2013, the Commissioner of the RCMP initiated an RCMP-led study of reported incidents of missing and murdered Aboriginal women across all police jurisdictions in Canada.

      This report summarizes that effort and will guide Canadian Police operational decision-making on a solid foundation. It will mean more targeted crime prevention, better community engagement and enhanced accountability for criminal investigations. It will also assist operational planning from the detachment to national level. In sum, it reveals the following:

      Police-recorded incidents of Aboriginal female homicides and unresolved missing Aboriginal females in this review total 1,181 – 164 missing and 1,017 homicide victims.
      There are 225 unsolved cases of either missing or murdered Aboriginal females: 105 missing for more than 30 days as of November 4, 2013, whose cause of disappearance was categorized at the time as “unknown” or “foul play suspected” and 120 unsolved homicides between 1980 and 2012.
      The total indicates that Aboriginal women are over-represented among Canada’s murdered and missing women.
      There are similarities across all female homicides. Most homicides were committed by men and most of the perpetrators knew their victims — whether as an acquaintance or a spouse.
      The majority of all female homicides are solved (close to 90%) and there is little difference in solve rates between Aboriginal and non-Aboriginal victims.

      This report concludes that the total number of murdered and missing Aboriginal females exceeds previous public estimates. This total significantly contributes to the RCMP’s understanding of this challenge, but it represents only a first step.

      It is the RCMP’s intent to work with the originating agencies responsible for the data herein to release as much of it as possible to stakeholders. Already, the data on missing Aboriginal women has been shared with the National Centre for Missing Persons and Unidentified Remains (NCMPUR), which will be liaising with policing partners to publish additional cases on the Canada’s Missing website. Ultimately, the goal is to make information more widely available after appropriate vetting. While this matter is without question a policing concern, it is also a much broader societal challenge.

      The collation of this data was completed by the RCMP and the assessments and conclusions herein are those of the RCMP alone. The report would not have been possible without the support and contribution of the Canadian Centre for Justice Statistics at Statistics Canada.

      As with any effort of such magnitude, this report needs to be caveated with a certain amount of error and imprecision. This is for a number of reasons: the period of time over which data was collected was extensive; collection by investigators means data is susceptible to human error and interpretation; inconsistency of collection of variables over the review period and across multiple data sources; and, finally, definitional challenges.

      The numbers that follow are the best available data to which the RCMP had access to at the time the information was collected. They will change as police understanding of cases evolve, but as it stands, this is the most comprehensive data that has ever been assembled by the Canadian policing community on missing and murdered Aboriginal women.

      http://www.rcmp-grc.gc.ca/en/missing-and-murdered-aboriginal-women-national-operational-overview
      #rapport

    • Ribbons of shame: Canada’s missing and murdered Indigenous women

      In Canada, Jessie Kolvin uncovers a shameful record of missing and murdered Indigenous women and girls. Examining the country’s ingrained racism, she questions whether Justin Trudeau’s government has used the issue for political gain.
      In 2017, Canada celebrated its 150th birthday. The country was ablaze with pride: mountain and prairie, metropolis and suburb, were swathed in Canadian flags bearing that distinctive red maple leaf.

      My eye was accustomed to the omnipresent crimson, so when I crossed a bridge in Toronto and saw dozens of red ribbons tied to the struts, I assumed they were another symbol of national honour and celebration.

      Positive energy imbued even the graffiti at the end of the bridge, which declared that, “Tout est possible”. I reflected that perhaps it really was possible to have a successful democracy that was progressive and inclusive and kind: Canada was living proof.

      Then my friend spoke briefly, gravely: “These are a memorial to the missing and murdered Indigenous* women.”

      In a moment, my understanding of Canada was revolutionised. I was compelled to learn about the Indigenous women and girls – believed to number around 4,000, although the number continues to rise – whose lives have been violently taken.

      No longer did the red of the ribbons represent Canadian pride; suddenly it signified Canadian shame, and Indigenous anger and blood.

      At home, I Googled: “missing and murdered Indigenous women”. It returned 416,000 results all peppered with the shorthand “MMIW”, or “MMIWG” to include girls. The existence of the acronym suggested that this was not some limited or niche concern.

      It was widespread and, now at least, firmly in the cultural and political consciousness.

      The description records that her sister, Jane, has “repeatedly called for a national inquiry into missing and murdered aboriginal women.”

      The oldest is 83, the youngest nine months. A random click yields the story of Angela Williams, a mother of three girls, who went missing in 2001 and was found dumped in a ditch beside a rural road in British Columbia.

      Another offers Tanya Jane Nepinak, who in 2011 didn’t return home after going to buy a pizza a few blocks away. A man has been charged with second-degree murder in relation to her disappearance, but her body has never been found.

      The description records that her sister, Jane, has “repeatedly called for a national inquiry into missing and murdered aboriginal women.”

      According to the Royal Canadian Mounted Police, Native American women constitute just 4.3% of the Canadian population but 16% of homicide victims. It isn’t a mystery as to why.

      Indigenous peoples are less likely than white Canadians to complete their education, more likely to be jobless, more likely to live in insecure housing, and their health – both physical and mental – is worse.

      Alcoholism and drug abuse abound, and Indigenous women are more likely to work in the sex trade. These environments breed vulnerability and violence, and violence tends to be perpetrated against women.

      Amnesty International has stated that Indigenous women in particular tend to be targeted because the “police in Canada have often failed to provide Indigenous women with an adequate standard of protection”.

      When police do intervene in Indigenous communities, they are often at best ineffectual and at worst abusive. Indigenous women are not, it appears, guaranteed their “right to life, liberty and security of the person” enshrined in the Canadian Charter of Rights and Freedoms.

      It didn’t take me long to realise that many of these problems – Indigenous women’s vulnerability, the violence perpetrated against them, the failure to achieve posthumous justice – can be partly blamed on the persistence of racism.

      Successive governments have failed to implement substantial change. Then Prime Minister Stephen Harper merely voiced what had previously been tacit when he said in 2014 that the call for an inquiry “isn’t really high on our radar”.

      If this is believable of Harper, it is much less so of his successor Justin Trudeau. With his fresh face and progressive policies, I had heralded his arrival. Many Native Americans shared my optimism.

      For Trudeau certainly talked the talk: just after achieving office, he told the Assembly of First Nations that: “It is time for a renewed, nation-to-nation relationship with First Nations peoples, one that understands that the constitutionally guaranteed rights of First Nations in Canada are not an inconvenience but rather a sacred obligation.”

      Trudeau committed to setting up a national public inquiry which would find the truth about why so many Indigenous women go missing and are murdered, and which would honour them.

      https://lacuna.org.uk/justice/ribbons-of-shame-canadas-missing-and-murdered-indigenous-women
      #disparitions #racisme #xénophobie