• Destroy patriarchy, not the climate!
    http://www.radiopanik.org/emissions/les-promesses-de-l-aube/destroy-patriarchy-not-the-climate-

    Ce mercredi, c’est en compagnie d’Elodie, Oriane et Porzia que nous avons débattu de #convergence_des_luttes, de #féminisme matérialiste et intersectionnel, d’écologie et lutte contre le capitalisme, d’éco-féminisme, d’essentialisme et de travail reproductif, de repenser le système patriarcal et le salariat, ainsi que de non-mixité. On a aussi parlé de Silvia Federici, de la « Puissance insoupçonnée des travailleuses » et des syndicats. C’était dense et riche.

    Si vous voulez poursuivre la réflexion, venez là ou là ou visitez cette page là.

    On a aussi écouté de la musique : Sally Shapiro, Thelonious Monk, Ali Danel, Lifestolz, Gayle Adegbalola, Holly Golightly, the Smittens, Petra Pied de Biche, Miss Ludella Black et Je ne sais quoi.

    On a aussi lu des extraits de l’Abécédaire de (...)

    #écoféminisme #féminisme,convergence_des_luttes,écoféminisme
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/les-promesses-de-l-aube/destroy-patriarchy-not-the-climate-_06404__1.mp3


  • La Borie (Cévennes) est expulsable, appel à soutien
    https://grenoble.indymedia.org/articles-4/non-locaux/article/la-borie-cevennes-est-expulsable-appel-a-soutien

    Non locaux | Féminisme / Genres / Sexualités, Logement / Squats, Alternatives / Contre-culture La Borie c’est précieux parce que c’est un endroit refuge depuis plus de dix ans pour plein de personnes pour qui la société est invivable, excluante, oppressante. Comme tableau actuel, on pourrait dire un peu rapidement que les racines sont anti-psy, que le tronc est féministe et anti-autoritaire, que les branchages sont denses et chaotiques, shlag, à vif, désorganisés, mais laissent passer la lumière selon les secousses du vent. Tu vois ? La Borie est précieuse parce qu’elle est multiple et (...)

    #Non_locaux #Féminisme_/_Genres_/_Sexualités #Logement_/_Squats #Alternatives_/_Contre-culture


  • Rapprocher la #science du public
    http://www.radiopanik.org/emissions/dans-une-heure-c-est-termine/rapprocher-la-science-du-public

    Dans cette émission le Köllektoef met en lumière deux initiatives pertinente qui visent à rapprocher la science du public. D’abord le Festival du Film Scientifique de Bruxelles avec deux des organisateurs et ensuite le #podcast québecois 20% qui vise à vous faire connaître les femmes qui oeuvrent dans les milieux scientifiques et technologiques.

    Retrouvez également le Journal des News de l’Actu de la Science en début d’émission et la fiction radiophonique en épisode du Köllektoef « Les Supermanneke ».

    #féminisme #québec #vulgarisation #ffsb #féminisme,québec,podcast,science,vulgarisation,ffsb
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/dans-une-heure-c-est-termine/rapprocher-la-science-du-public_06400__1.mp3


  • جريدة الأخبار
    https://al-akhbar.com/Literature_Arts/268043

    En lisant dans Al-Akhbar cet article sur Saba Mahmood, je suis tombé sur ce texte (Saba Mahmood : redéfinir le féminisme et l’islam) publié dans la revue Tracés : https://journals.openedition.org/traces/6251
    Quelque chose me dit que ce petit extrait cela devrait intéresser du monde sur ce site...

    Politique de la piété a été traduit en français en 2009 et publié dans la collection « Genre & sexualité », dirigée par Éric Fassin, aux Éditions La Découverte. Le livre a fait l’objet de six comptes-rendus plus ou moins détaillés et Mahmood a présenté ses travaux en France en 20101, sans pour autant qu’un débat de fond sur les prises de positions théoriques de l’auteure s’instaure dans la communauté universitaire. Nadia Marzouki, traductrice de l’ouvrage et spécialiste des discours sur l’islam en Europe et aux États-Unis, revient dans ce dossier sur les manières d’expliquer cette faible réception. On peut simplement ici rappeler brièvement que le féminisme français est dominé par le « féminisme républicain » (Nadia Marzouki) ou le « féminisme séculier » (Alessandra Fiorentini et Gianfranco Rebucini). Cette conception de la lutte pour l’égalité hommes-femmes, nourrie de l’universalisme à la française (Scott, 1998), remet peu en cause le sujet « universel » du féminisme blanc, qui a pourtant été largement critiqué depuis les années 1980 par le Black feminism (Dorlin éd., 2008) et par le féminisme Chicano (Bacchetta et al. éd., 2011). Ce courant est en outre caractérisé par une large animosité de principe à l’égard du religieux et il fait de la laïcité dans la société, voire de l’athéisme au niveau individuel, un préalable à l’émancipation.

    10En France, depuis les années 2000, le débat public, dans le mouvement féministe et au-delà, s’est polarisé sur la question du voile islamique, majoritairement interprété comme le signe d’une oppression des femmes. On ressent ici l’héritage d’une « culture républicaine laïque [qui] s’est forgée dans l’opposition à la féminisation de la religion au xixe siècle » (Thébaut, 2010). Les partisans d’interprétations plus nuancées du voile et d’analyses fondées sur les méthodes des sciences sociales sont très peu audibles (Baubérot, 2006 ; Lorcerie, 2006). De manière significative, le livre que l’historienne du genre Joan W. Scott a consacré à cette question, The Politics of the Veil, est l’un des seuls de cette auteure à n’avoir jamais été traduit en français (Scott, 2007). Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que l’ouvrage de Mahmood qui prend le contre-pied de ce féminisme libéral n’ait été que peu approprié. Après les attentats de janvier 2015 à Paris, il y a fort à parier que les appels répétés à l’Union sacrée républicaine et à la défense d’une certaine forme de laïcité n’en viennent à rendre encore plus inaudibles les thèses complexes de cette anthropologue. Mais n’est-ce pas finalement le meilleur moment pour publier un dossier sur ce sujet ? On ne peut pas nier, en effet, que les questions que pose cette ethnographie de l’Égypte des années 1990 résonnent dans l’actualité du débat public français, sur l’appréhension du voile ou sur l’instrumentalisation du féminisme à des fins partisanes.

    #islam #féminisme #genre


  • Rapport de l’Académie française sur « La féminisation des noms de métiers et de fonctions » (28 février 2019) | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/03/19/rapport-de-lacademie-francaise-sur-la-feminisation-des-

    Les femmes ne se sont pas « accommodées des appellations masculines », qui ne sont pas d’usage en français pour désigner des femmes. On les y a très fermement invitées. Il n’est qu’à observer les cartes postales consacrées aux « nouveaux métiers féminins » qui furent diffusées à grande échelle à partir de la fin du xixe siècle : elles y sont médecin, avocat, etc. On leur a fait comprendre qu’on était déjà bien bon de les accepter désormais sur ces terrains où elle n’avaient que faire, et qu’il n’était pas question pour ceux qui les occupaient de changer de mœurs : elles entrent, elles se plient aux us et coutumes, et elles paient le prix de leur prétention. La nomination au masculin n’est que l’une des vexations dont elles ont été l’objet. Les premières femmes à intégrer les amphithéâtres universitaires parisiens y ont été accueillies aux cris de « dehors les vagins ». Les étudiants en médecine ont publiquement brulé en effigie l’une des deux premières internes des hôpitaux de France, Blanche Edwards. L’entrée du barreau a été refusée aux premières diplômées en droit, et il a fallu une loi – à l’issue d’une bataille de dix ans – pour qu’elles puissent plaider ; cent-vingt ans plus tard, il n’y a toujours pas de « soprano du barreau », et les femmes sont bien plus nombreuses que les hommes à quitter cette profession quelques années après l’avoir intégrée. Au début des années 1990, soit cinquante ans après leur entrée au Parlement, les élues y étaient toujours moins de 5% ; et vingt ans plus tard, elles sont toujours l’objet de remarques sexistes (et de harcèlement sexuel dans leurs partis). Etc. Si les femmes ont accepté de se dire au masculin, c’est pour ne pas accroitre encore les difficultés qu’on leur faisait dans les forteresses masculines qu’elles intégraient. Si elles ont longtemps devancé l’appel, et exigé d’être délestées de leur nom féminin, voire affirmé qu’elles étaient merveilleusement bien acceptées dans leur milieu, c’est pour la même raison.

    #langage #femmes #féminisation #historiciastion #domination_masculine #sexisme #féminisme #académie_française


  • #Kajsa_Ekis_Ekman : A Name Of One’s Own – Or How Women Became the Second Sex of the Second Sex
    https://tradfem.wordpress.com/2019/03/18/a-name-of-ones-own-or-how-women-became-the-second-sex-of-the-seco

    In a recent letter to the United Nations, the British government recommended that the term “pregnant woman” be replaced with “pregnant person”. This since the term “woman” might offend and exclude pregnant men.

    Now we don’t want to offend, do we?

    Thus, the word “woman” is removed, having been deemed too narrow and exclusionary. But anyone who supports the principles of inclusion will soon find that they also come with a new definition of gender.

    According to this definition, gaining ground without having really been debated, a person’s sex is rooted not in their body, but in their mind. Several countries, including Norway and Greece, have already amended their laws so that people now can self-define their sex with no requirement for surgical intervention. If the current Swedish bill becomes law, this policy will soon also apply here. Faced with the issue, the International Olympic Committee has issued recommendations according to which an athlete can compete as the gender he/she chooses, as long as one has lived as that gender for four years and meets the hormonal criteria. Further, the British Labour Party has published new guidelines concerning its all-women candidates lists, so that anyone who identifies as a woman can enter.

    This change is generally viewed as progressive. From now on, sex will no longer be reduced to biology and transgender people will finally be recognized by law! Positing the change as a question of identity, rather than one of ideology, has made debating difficult – because how can you question somebody’s identity? – when the matter actually concerns society as a whole.

    Version française de #Tradfem : https://tradfem.wordpress.com/2019/01/14/ce-sexe-qui-na-plus-de-nom

    #identité_de_genre #politique_d'identité #féminisme


  • The Dinner Party (1974-79)
    Selected work #Judy_Chicago
    http://www.judychicago.com/gallery/the-dinner-party/dp-artwork/#39

    Judy Chicago’s original concept for The Dinner Party was multi-faceted in that her goal was to introduce the richness of women’s heritage into the culture in three ways; a monumental work of art, a book and a film because she had discovered so much unknown information. The work of art, that was eventually housed at the Elizabeth A. Sackler Center for Feminist Art at the Brooklyn Museum, consists of a series of Entryway Banners, the ceremonial table representing 39 important historical female figures, the Heritage Panels, which elucidate the contributions of the 999 women on the Heritage Floor, and the Acknowledgement Panels that identify Judy Chicago’s assistants and collaborators. Together, these components celebrate the many aspects of women’s history and contributions.

    Through an unprecedented worldwide grass-roots movement, The Dinner Party was exhibited in 16 venues in 6 countries on 3 continents to a viewing audience of over one million people. The Dinner Party – which has been the subject of countless books and articles – is now permanently housed in the Elizabeth A. Sackler Center for Feminist Art at the Brooklyn Museum where it draws thousands of visitors from all over the globe.

    The Dinner Party is an installation artwork by feminist artist Judy Chicago. Widely regarded as the first epic feminist artwork, it functions as a symbolic history of women in civilization. There are 39 elaborate place settings arranged along a triangular table for 39 mythical and historical famous women. Sacajawea, Sojourner Truth, Eleanor of Aquitaine, Empress Theodora of Byzantium, Virginia Woolf, Susan B. Anthony, and Georgia O’Keeffe are among the symbolic guests.

    https://en.wikipedia.org/wiki/The_Dinner_Party

    #art #féminisme #femmes #vulves #magnifique



  • Tiens… des nouvelles d’Alexis Escudero pour l’édition italienne de la Reproduction artificielle de l’humain

    Post-face à l’édition italienne de la Reproduction artificielle de l’humain | Alexis Escudero
    https://alexisescudero.wordpress.com/2017/01/05/post-face-a-ledition-italienne-de-la-reproduction-artifici

    Enfin, c’est le sens de votre question, il existe bien des raisons féministes de refuser la reproduction artificielle. Certaines féministes s’en sont emparé. Elles restent malheureusement minoritaires. Après les chasses aux sorcières et l’accaparement de l’accouchement par les médecins, l’artificialisation de la reproduction parachève le mouvement de médicalisation et de dépossession de la maternité par le pouvoir médical (essentiellement masculin). La reproduction artificielle s’en prend exclusivement au corps des femmes, diagnostiquées, manipulées, prélevées, expertisées, encouragées par le pouvoir médical à retenter indéfiniment leurs chances d’avoir un enfant, subissant alors examens, interventions chirurgicales, fausses couches à répétition, hémorragies. La marchandisation du corps touche principalement celui des femmes : vente d’ovules, gestation pour autrui. Dans un monde où la réussite sociale passe par le fait d’avoir des enfants (et en attendant l’utérus artificiel), la PMA accroît l’injonction à la maternité sur les femmes. En Israël, la politique nataliste agressive de l’Etat, est un fardeau pour les femmes qui ne veulent ou ne peuvent avoir d’enfants. Les nouvelles méthodes de FIV avec injection cytoplasmique du spermatozoïde permettent à des hommes quasi stériles de procréer. La responsabilité de la stérilité repose encore et toujours sur les femmes.

    Vous parlez d’un « féminisme anarchiste, queer » dans lequel on trouverait des voix contre la procréation artificielle. Je ne connais pas le contexte italien. En France, s’il existe une poignée de féministes anarchistes queers, une minorité d’entre elles s’oppose à l’artificialisation de la reproduction, sans parvenir à peser dans le débat public. Dans leur majorité, les personnes qui se réclament de la théorie queer soutiennent ouvertement la PMA. En partie parce que critiquer l’artificialisation de la reproduction revient selon elles à faire le jeu des réactionnaires. Sans doute aussi parce que la reproduction artificielle et le transhumanisme sont des outils formidables pour déconstruire les rôles masculins et féminins, « troubler le genre », remettre en cause la dichotomie entre sexe et genre. Leurs critiques de la médicalisation, du pouvoir médical, s’effacent devant les promesses offertes par les technologies reproductives.

    #critique_techno #féminisme #PMA #GPA #reproduction_artificielle


    • La #répartition_des_tâches entre les femmes et les hommes dans le travail de la #conversation (Première partie)

      Contrairement à l’impression première que l’on a, la conversation n’est pas une activité à laquelle on se livre spontanément ou inconsciemment. Il s’agit d’une activité structurée, ne serait-ce que par son ouverture, ses séquences et sa fermeture, et elle a besoin d’être gérée par les participant-e-s. Nous parlerons indifféremment de conversations, de dialogues ou de discussions pour faire référence à tout échange oral. Nous les caractériserons par le fait qu’aucun scénario n’en a été fixé à l’avance et que ces conversations sont en principe égalitaires, à la différence des entretiens dirigés, des cérémonies ou des débats. Nous allons donc nous intéresser à la gestion du dialogue mixte au regard du genre des personnes impliquées. Ainsi, nous verrons que les pratiques conversationnelles sont dépendantes du genre et nous en chercherons les conséquences sur le déroulement de la conversation.

      La conversation est une forme fondamentale de communication et d’interaction sociale et, à ce titre, elle a une fonction des plus importantes. Elle établit et maintient des liens entre les personnes, mais c’est aussi une activité « politique », c’est-à-dire dans laquelle il existe des relations de pouvoir. Dans une société où la division et la hiérarchie des genres est si importante, il serait naïf de penser que la conversation en serait exempte. Comme pratique sur laquelle nous fondons notre vie quotidienne, elle ne peut que refléter la nature genrée de la société. Nous nous demanderons si, au-delà du fait d’être un miroir de la société, elle ne réactive et ne réaffirme pas à chaque fois les différences et les inégalités de genre.

      La longueur des contributions

      Nous nous référerons constamment au modèle de conversation décrit par Sacks H., Schegloff E. et Jefferson G. en 1974. Selon ce modèle, les systèmes d’échange de parole sont en général organisés afin d’assurer deux choses : premièrement, qu’une seule personne parle à un moment donné et deuxièmement que les locutrices/teurs se relaient. La/le locutrice/teur peut désigner la/le prochain-e mais en général, ce sont les conversant-e-s qui décident de l’ordre des prises de parole. Le dialogue idéal suppose donc que l’un-e parle pendant que l’autre écoute, puis vice-versa et ainsi de suite, sans qu’il y ait de chevauchements de parole, d’interruptions ou de silence entre les tours. L’hypothèse est que ce modèle doit être valable pour tou-te-s les locuteurs/trices et toutes les conversations. Il devrait donc tendre dans son application à une symétrie ou à une égalité. Ce modèle est décrit comme indépendant du contexte, c’est-à-dire des facteurs tels que le nombre de personnes, leur identité sociale ou les sujets de discussion. Une fois mis en application, il devient toutefois sensible au contexte et s’adapte aux changements de circonstances dus aux facteurs évoqués plus haut.

      La première question sur laquelle nous nous interrogerons à propos du dialogue mixte concerne le temps de parole que chacun-e s’octroie. On présuppose généralement que les deux personnes aient un temps de parole assez similaire pour qu’elles puissent toutes deux exprimer leur point de vue, leurs sentiments, intentions ou projets de façon égalitaire. Le dialogue est perçu couramment par une majorité de personnes comme un lieu de partage et d’échange permettant de promouvoir une compréhension mutuelle où un-e interlocuteur/trice n’est pas censé-e prendre une plus grande partie de ce temps que l’autre.

      Selon l’opinion communément admise, ce sont les femmes qui parleraient plus que les hommes. Le stéréotype de la femme bavarde est certainement, en ce qui concerne la différence des sexes et la conversation, l’un des plus forts et des plus répandus. Paradoxalement, c’est aussi celui qui n’a jamais pu être confirmé par une seule étude. Bien au contraire, de nombreuses recherches ont montré qu’en réalité, ce sont les hommes qui parlent le plus. Déjà en 1951, Strodtbeck a mis en évidence que dans des couples hétérosexuels mariés, les hommes parlaient plus que les femmes.

      Mais comment expliquer un tel décalage entre le stéréotype et la réalité ? Comment se fait-il que, bien que tou-te-s nous nous soyons retrouvé-e-s dans des situations où il était clair que les hommes monopolisaient la parole, si peu d’entre nous en aient profité pour questionner le bien fondé de cette croyance ?

      Dale Spender s’est penchée sur ce mythe de la femme bavarde afin d’en analyser le fonctionnement. Ce stéréotype est souvent interprété comme affirmant que les femmes sont jugées bavardes en comparaison des hommes qui le seraient moins. Mais il n’en va pas ainsi. Ce n’est pas en comparaison du temps de parole des hommes que les femmes sont jugées bavardes mais en comparaison des femmes silencieuses (Spender, 1980). La norme ici n’est pas le masculin mais le silence, puisque nous devrions toutes être des femmes silencieuses. Si la place des femmes dans une société patriarcale est d’abord dans le silence, il n’est pas étonnant qu’en conséquence, toute parole de femme soit toujours considérée de trop. On demande d’ailleurs avant tout aux femmes d’être vues plutôt qu’entendues, et elles sont en général plus observées que les hommes (Henley, 1975).

      On voit bien déjà ici que ce n’est pas la parole en soi qui est signifiante mais le genre. Une femme parlant autant qu’un homme sera perçue comme faisant des contributions plus longues. Nos impressions sur la quantité de paroles émises par des femmes ou des hommes sont systématiquement déformées. Je recourrai ici au concept toujours aussi pertinent du double standard utilisé par les féministes pour expliquer nombre de situations en rapport avec le genre. Un même comportement sera perçu et interprété différemment selon le sexe de la personne et les assignations qu’on y rapporte. Quel que soit le comportement en question, le double standard tendra à donner une interprétation à valeur positive pour un homme et négative pour une femme. Nous verrons que si les hommes peuvent donc parler autant qu’ils le désirent, les femmes, elles, pour la même attitude, seront sévèrement sanctionnées. De nombreux travaux se servent de l’évaluation différentielle des modes de converser des femmes et des hommes, nécessaire à l’étude de la communication genrée. Une étude faite lors de réunions mixtes dans une faculté montre la différence énorme de temps de parole entre les femmes et les hommes (Eakins & Eakins, 1976). Alors que le temps moyen de discours d’une femme se situe entre 3 et 10 secondes, celui d’un homme se situe entre 10 et 17 secondes. Autrement dit, la femme la plus bavarde a parlé moins longtemps que l’homme le plus succinct ! Beaucoup d’études à ce propos portent sur des contextes éducationnels, comme des classes. Bien que ceci dépasse le cadre du dialogue, il me semble intéressant d’en dire quelques mots. Sans faire une liste des différences de socialisation selon le sexe, qui sont déterminantes pour l’accès à la parole, je vais juste m’arrêter sur celles qui concernent plus spécifiquement l’espace de parole laissé à l’école aux filles et aux garçons.

      Les enfants n’ont pas un accès égal à la parole (Graddol & Swann, 1989). Dans les interactions de classe, les garçons parlent plus que les filles. Les enseignant-e-s donnent beaucoup plus d’attention aux garçons. Elles et ils réagissent plus vivement aux comportements perturbateurs des garçons, les renforçant de ce fait. Elles/ils les encouragent aussi beaucoup plus. Les échanges verbaux plus longs se passent majoritairement avec les garçons ainsi que les explications données. Et l’on sait combien il est difficile d’agir égalitairement, même en faisant des efforts. Une étude de Sadker & Sadker (Graddol & Swann, 1989) portant sur cent classes montre que les garçons parlent en moyenne trois fois plus que les filles. Qu’il est aussi huit fois plus probable que ce soient des garçons qui donnent des réponses sans demander la parole alors que les filles, pour le même comportement, sont souvent réprimandées.

      S’il me semblait important de commencer par la remise en question de ce premier mythe, c’est parce que parler plus longtemps que les autres est un bon moyen de gagner du pouvoir et de l’influence dans un dialogue. Ceci est d’ailleurs bien perçu par tout le monde. Chez Strodtbeck citée plus haut par exemple, les couples interrogés, et autant les femmes que les hommes, associaient à une plus grande quantité de parole une plus grande influence. Il s’agit maintenant de voir concrètement comment s’exerce cette influence et de montrer en quoi la quantité de paroles émises est un indicateur de dominance conversationnelle. En effet, le temps de parole est fonction de nombreux facteurs interactionnels, parmi lesquels le fait de pouvoir terminer son tour de parole sans interruption de la part de son interlocuteur semble être un des plus importants.

      http://lmsi.net/La-repartition-des-taches-entre

      Deuxième partie : Les pratiques conversationnelles des hommes
      http://lmsi.net/La-repartition-des-taches-entre,702


  • Bombasses à retardement
    https://grenoble.indymedia.org/articles-4/ailleurs-sur-le-web/article/bombasses-a-retardement

    Ailleurs sur le web | Féminisme / Genres / Sexualités, Révoltes / Luttes sociales Récit subjectif de la marche nocturne féministe le 8 mars 2019 à Genève Vendredi, entre copaines on va à la marche nocturne féministe à Genève, dans l’espoir qu’il y aura du monde, de la solidarité, de la visibilité et surtout de la rage. Un enchaînement d’événements auquel on ne s’attendait pas vient nous faire une bonne piqûre de rappel : mais quel monde sexiste de merde !! Sur le chemin une copaine nous raconte qu’elle a pris un auto-stopeur qui lui a demandé si elle n’avait pas peur de conduire seule (...)

    #Ailleurs_sur_le_web #Féminisme_/_Genres_/_Sexualités #Révoltes_/_Luttes_sociales


  • Filmer, disent-elles ! - Tënk
    https://www.tenk.fr/p/filmer-disent-elles

    Lorsque la critique féministe des années 1970 a ouvert le champ de l’intime à celui du politique dans le monde dit occidental, ce qui était jusque-là associé au privé devient un sujet d’exploration, de compréhension et de remise en question du monde. À cette période, certaines artistes conçoivent des performances interrogeant les rôles assignés à la femme dans la vie domestique. Usant de l’ironie et du détournement, ces stratégies féministes font voir l’invisible. Parallèlement, le format vidéo, parce qu’il est léger et abordable, permet aux femmes d’aller sur le terrain documentaire, de raconter par elles-mêmes, et de diffuser facilement les œuvres en contexte militant.

    Contemporains ou héritiers de cette époque et de sa géographie, les six films que réunit la programmation sont travaillés par les inégalités de genre à l’œuvre dans la sphère de l’intime. Certains questionnent les représentations, les imaginaires portés par les récits séculaires. D’autres, en nommant les privilèges, critiquent les évidences d’un pouvoir blanc et patriarcal, comme celles induites par les normes hétérosexuelles dominantes. Tous, ils se fabriquent d’autres outils, renouvellent les usages des images et des genres filmiques – quitte à emprunter la voie de la mise en scène, de la fiction, du conte, pour formuler l’existence d’autres mondes, pour agrandir l’horizon du réel.

    #femmes #féminisme #cinéma #film


  • La « loi anti casseurs », la gauche et la question raciale
    https://grenoble.indymedia.org/articles-4/ailleurs-sur-le-web/article/la-loi-anti-casseurs-la-gauche-et-la-question-raciale

    Ailleurs sur le web | Féminisme / Genres / Sexualités, Répression / Contrôle social, Révoltes / Luttes sociales, Alternatives / Contre-culture A propos de la nouvelle loi « anticasseurs », outils de répression du mouvement social en cours, et en particulier du délit de « dissimulation du visage », on peut lire la chose suivante dans la presse : « Ce nouveau délit de dissimulation volontaire (totalement ou partiellement) sera assorti d’une peine d’un an d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende… » (https://tinyurl.com/yb5qyjv4) Vous savez quoi ? Il me prend presque l’envie de dire que je n’en ai rien à cirer. Et je ricane même, bien qu’il ne (...)

    #Ailleurs_sur_le_web #Féminisme_/_Genres_/_Sexualités #Répression_/_Contrôle_social #Révoltes_/_Luttes_sociales #Alternatives_/_Contre-culture


  • Les « mecs de gauche »
    https://grenoble.indymedia.org/articles-4/ailleurs-sur-le-web/article/les-mecs-de-gauche

    Ailleurs sur le web | Féminisme / Genres / Sexualités, Répression / Contrôle social, Révoltes / Luttes sociales MeToo est comme une vague immense, qui ne cesse de se gonfler à partir des minuscules gouttes-d’eau-qui-font-déborder-le-vase, qui font qu’il n’est plus possible de se taire, que le spectacle d’hommes paradant dans leur coolitude, voire leur féminisme, à coup de rouge à lèvres comme D. Baupin, ou de ralliement bruyant et intéressé à la cause des femmes, est soudainement insupportable. Chacun ses moments . La certitude feminist-friendly. Avez-vous déjà passé un dîner entier à écouter votre (...)

    #Ailleurs_sur_le_web #Féminisme_/_Genres_/_Sexualités #Répression_/_Contrôle_social #Révoltes_/_Luttes_sociales


  • #féminisme, #IVG, #sages-femmes

    « Dans la perspective de faire voter une loi permettant aux sages-femmes de réaliser des IVG instrumentales en structure hospitalière ou en centre de santé pour des femmes en bonne santé au premier trimestre de la grossesse, nous menons de nombreuses démarches depuis maintenant plus d’un an... »

    Le questionnaire à remplir :

    https://framaforms.org/je-souhaite-que-les-sages-femmes-puissent-realiser-des-ivg-instrumentale


  • 8 mars 2019. Mondialisation de la lutte des femmes contre les violences de toutes sortes | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/michel-lyon/blog/070319/8-mars19-mondialisation-de-la-lutte-des-femmes-contre-les-violences-

    Le 8 mars 2019 marquera un bond des luttes des femmes à la fois ancrées par le refus de tous les asservissements et par leur mondialisation. Or ces asservissements sont intimement liées à l’oppression des racisé.e.s, des précarisé.e.s, réfugié.e.s, et de tous les exploités, de tous les dominés, de tous les invisibilisés, de tous ceux qu’on veut éliminer. Les luttes de tous en seront dynamisées.

    #féminisme #8_mars


  • Cartographie de mouvements féministes en pleine ébullition | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/070319/cartographie-de-mouvements-feministes-en-pleine-ebullition

    Mediapart a sollicité quatre universitaires pour dresser la cartographie de mouvements féministes en pleine ébullition, de l’Amérique centrale à l’Amérique du Sud, en passant par l’Espagne, où la mobilisation pour le « 8-M » fut massive l’an dernier. Deuxième épisode de notre série.

    #féminisme #8_mars


  • Les femmes dans l’économie (4/4) : L’économie du patriarcat
    https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/entendez-vous-leco-du-jeudi-07-mars-2019

    Le patriarcat est avant tout un système économique, qui repose sur l’exploitation des femmes dans le cadre de la famille. Comment l’analyse de cette …

    • feat. #Christine_Delphy ! (seule invitée)

      http://rf.proxycast.org/1544556949100568576/10081-07.03.2019-ITEMA_22001685-0.mp3

      Le patriarcat est avant tout un système économique, qui repose sur l’exploitation des femmes dans le cadre de la famille. Comment l’analyse de cette exploitation domestique permet-elle de comprendre, et de combattre, la persistance plus générale des inégalités entre les femmes et les hommes ?

      [...] Nous en arrivons aujourd’hui à une réflexion sur l’économie du patriarcat.

      Dans quelle mesure la famille est-elle un lieu d’exploitation économique des femmes ? Comment la réflexion sur le genre peut-elle nous aider à comprendre la persistance de ces inégalités ? Et quelle tournure le combat féministe prend-t-il aujourd’hui ?

      « Au lieu de se concentrer sur des éléments idéologiques ou religieux, ou sur des éléments soi-disant physiques, sur des différences “naturelles” entre les hommes et les femmes, d’autres, et moi-même, avons entrepris de chercher les causes des inégalités domestiques dans l’économie. » (Christine Delphy)

      Archives

      • Le témoignage de Jacqueline, aide à domicile à Choisy-Le-Roi, extrait de l’émission Les Pieds sur terre diffusée sur France Culture le 11 avril 2011
      • L’historienne Michelle Perrot dans l’émission La Grande Traversée, diffusée le 22 août 2016 sur France Culture
      • La sociologue Christine Castelain-Meunier dans l’émission La Grande Table, diffusée sur France Culture le 27 décembre 2013
      • Extrait du documentaire de Paule Zajdermann Judith Butler, philosophe en tout genre, réalisé en 2006
      • Le politologue Francis Dupuis-Déri au micro de Judith Bernard pour le site Hors-Série, le 18 mars 2017

      #patriarcat #femmes #féminisme


  • Dossier : défaire le genre, refaire le féminisme (Contretemps, 04.09.2016)
    http://www.contretemps.eu/dossier-genre-feminisme-patriarcat

    Au moment où les courants #conservateurs s’acharnent de plus en plus contre la « #théorie_du_genre », visant, par là, à la fois le #féminisme et les luttes pour l’#émancipation_sexuelle, on assiste depuis plusieurs années, à l’internationale comme en France, à une reprise de thèmes plus radicaux ou à l’investissement de nouveaux terrains d’élaborations théoriques et stratégiques à l’intérieur de ces traditions.

    Les féminismes, qui n’ont jamais cessé d’innerver plus généralement les luttes pour l’émancipation humaine, qu’ils s’expriment à travers les études de #genre ou à travers les théories #queer, aujourd’hui prennent en charge et à bras le corps l’analyse d’autres rapports sociaux que le genre. Ainsi la #race, la #classe, la #sexualité, entre autres, deviennent des lieux d’analyse que les féminismes investissent pleinement.

    De la même façon, des #débats de plus en plus importants émergent à nouveau autour des liens et des rapports entre genre et #capitalisme, notamment à travers la question de la reproduction et de la #sexualité. Un féminisme #marxiste et des théories marxistes queer occupent en effet aujourd’hui un espace grandissant.

    Le dossier que nous proposons ici cherche ainsi à montrer la diversité et la richesse des ces débats contemporains autour du genre, de la sexualité et de la vitalité jamais perdue du féminisme.



  • (10) Pour un 8 mars féministe universaliste ! - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2019/03/03/pour-un-8-mars-feministe-universaliste_1712751


    J’avoue ne pas très bien comprendre leur concept de l’universalisme, vu qu’il a l’air de se limiter à celles qui sont comme elles, ce qui me semble précisément un peu paradoxal.
    Je suppose que ce sont les mêmes qui défendent le droit d’être « importunées », des trucs dans le genre ?

    Il faudrait un nouveau hachtag, un truc comme #fauxministes

    Comment accepter que le 25 novembre dernier, Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes, les organisatrices de la manifestation #NousToutes, imitant le courant racialiste venant des Etats-Unis, nouent des alliances avec des groupes portant le relativisme culturel et le morcellement des droits en fonction de la couleur de la peau ou de la religion ?

    Comment accepter que des rencontres se qualifiant de féministes puissent exclure des femmes en fonction de leur couleur de peau et de leurs origines ?

    Comment accepter que le voilement des fillettes, qui les conditionne à une vision hiérarchisée des sexes, se répande en France et dans le monde ?

    Ces développements sont d’autant plus inquiétants que des médias accordent une place grandissante à ce qu’ils appellent les « nouveaux féminismes ». Qu’ont-ils donc de nouveau ou même de féministe ? En réalité, ils renvoient les femmes à des assignations identitaires, culturelles et religieuses (ainsi en est-il du voile, du burkini…) ; essentialistes et différentialistes, ils compromettent l’émancipation des femmes, renforcent les inégalités entre elles, et retardent l’égalité femmes-hommes.

    Nous, signataires de l’appel « pour un 8 mars féministe universaliste ! »

    • Si l’on doutait que l’universalisme est désormais une valeur d’arrière-garde, en voici la triste confirmation…

      André Gunther
      Réponse à André Gunther sur twitter :

      Ce n’est pas l’universalisme qui est devenu d’arrière-garde. Le problème c’est d’avoir laissé ce courant se prétendre universaliste alors qu’il ne procède que par essentialisme et différentialisme.

      https://twitter.com/gunthert/status/1102565505024618497

    • Il y a aussi, parmi plein de personnes engagées pour la laïcité (mais qui pensent peut-être aux droits des femmes tous les matins en se rasant, qui sait ?), Jeanne Favret-Saada.

      Oui, ça fait très « féminisme blanc » et elles exagèrent en faisant comme si elles étaient les seules à être contre l’obligation de se voiler, mais ce que je vois avant tout, derrière la sale tête de Badinter, c’est un clivage assez pénible qui tient à pas mal de mauvaise foi... de part et d’autre. Pénible !

    • Vous êtes sommé·e·s de faire allégeance au côté obscur de « l’Esprit des Lumières »

      Nous constatons avec satisfaction que nombre d’événements en lien avec cette journée sont organisés ; en revanche, la mobilisation est morcelée : le relativisme culturel est passé par là, nous divisant en autant de groupes antagonistes et fabriquant des clivages imaginaires .

      Encore des histoires de morceaux de tissu (que l’on ne saurait voir sur les têtes de « nos femmes »).
      Clivages imaginaires, dit-on dans cette tribune (signée par qui, au fait ?) : la nouvelle tendance pour déconsidérer toute personne en lutte, c’est de la psychiatriser : fantasme, hystérie et autres troubles mentaux répertoriés au Diagnostic and Statistical Manual (of Mental Disorders).
      Finalement, « l’Esprit des Lumière » a bien réussi sa reconversion au totalitarisme puisque ses affidé·es en ont intégré toutes les méthodes coercitives. Force est de constater que dans cet universalisme-là , on est loin d’avoir la lumière à toutes les pièces.

      #confusionnisme (on peut dire ça ?)

    • Je trouve le hashtag #fauxministes pas très adapté sur ce coup-là : il y a plein de mecs laïcs qui n’en ont peut-être rien à faire mais il y a aussi de vraies féministes dans cette pétition. Des vraies féministes avec des idées rances sûrement mais je ne me vois pas attribuer des labels de vraie féministe et de fausses à des meufs qui s’engagent pour les droits des femmes, comme certaines ici. Fauxministes, c’est ceux et celles qui en parlent le 36 du mois, comme la goutte d’eau qui fait déborder le vase mais jusqu’ici on s’en tapait ou comme le prétexte pour vomir sur des ennemis idéologiques, etc. Fauxministe, Baupin avec son rouge à lèvres mais pas Badinter, aussi éloignée serais-je de son féminisme.


  • Osez_le_féminisme_38

    Osez le Féminisme ! 38 est l’antenne Isère de l’association #Osez_le_Féminisme !, créée à Paris en 2009. Nos militant-e-s se réunissent à Grenoble depuis 2011.

    Nous sommes des femmes et des hommes de tout âge et de tout milieu, ayant un même objectif : en finir avec le #sexisme et des millénaires d’#oppression_patriarcale.

    Comme toutes les autres antennes régionales d’Osez le Féminisme, OLF 38 défend un projet de société : faire en sorte que les femmes et les hommes jouissent des mêmes #droits, de la même #reconnaissance et des mêmes #libertés.

    Pour l’aider dans sa tâche, OLF 38 travaille en réseau avec de nombreux partenaires : la Plateforme de Droits de Femmes de l’Isère et le Centre LGBTI Cigale de Grenoble.

    Les militant-e-s d’OLF 38 se forment continuellement grâce à des weekends de #formation, et en prenant part à des #colloques et des #conférences.

    https://osezlefeminisme38.wordpress.com
    #association #féminisme #Grenoble #France #Isère #patriarcat #résistance


  • Les Français et le #féminisme - Sondage BVA pour Wondher et RTL Girls - BVA Group
    https://www.bva-group.com/sondages/les-francais-et-le-feminisme-sondage-bva-pour-wondher-et-rtl-girls

    Seul 1 Français sur 2 se revendique féministe (54%)

    La part d’individus se disant féministes est supérieure chez les femmes (59% contre 49% chez les hommes) mais notons aussi que 33% des femmes ne se disent pas féministes.

    L’espace public et le travail, des lieux plus contraignants pour revendiquer le féminisme ?

    Si les Français sont nettement majoritaires à juger qu’il est plutôt facile de se dire féministe en famille (71%), ils sont plus réservés sur cette revendication au-delà du cercle privé. En effet, seuls 44% considèrent qu’il est plutôt facile de se dire féministe dans l’espace public et 34% au travail.

    Simone Veil, personnalité qui incarne le plus le féminisme aux yeux des Français, devant Michelle Obama, Simone de Beauvoir et Malala Yousafzai

    Un classement qui indique la difficulté à s’imposer dans l’opinion de figures féministes françaises et contemporaines. Avec 48% de citations, Simone Veil est en tête du classement des hommes aussi bien que des femmes et devance nettement Michelle Obama (30%), Simone de Beauvoir (22%) et Malala Yousafzai (19%.).

    Uniquement un Français sur deux déclare que le mot « féminisme » évoque quelque chose de positif pour lui

    47% des Français considèrent que le mot féminisme évoque quelque chose de plutôt positif. 37% des Français voient de leur côté dans le féminisme un terme neutre (ni positif, ni négatif) alors que 14% des interviewés ont déclaré que le féminisme évoque pour eux quelque chose de plutôt négatif (2% ne se prononcent pas).

    Pour 7 Français sur 10, le féminisme est un sujet qui concerne aussi bien les femmes que les hommes

    Il est bien intégré dans l’opinion que le féminisme n’est pas un sujet uniquement féminin. Si pour 24% des Français le féminisme est un sujet qui concerne avant tout les femmes, 71% jugent que cela concerne aussi bien les femmes que les hommes. Pour 2% il concerne avant tout les hommes (3% ne se prononcent pas).

    Se dire féministe, plus facile à revendiquer pour les femmes ?

    61% des Français jugent qu’il est facile de se dire féministe pour une femme, contre uniquement 32% qui jugent cette posture facile pour un homme.


  • #Suisse, #grève_féministe 14.6.2019

    Parce que nous en avons assez des #inégalités_salariales et des #discriminations dans le monde du #travail. Parce que nous voulons des rentes qui nous permettent de vivre dignement. Parce que nous voulons que le #travail_domestique, éducatif et de soins soit reconnu et partagé, de même que la charge mentale. Parce que nous nous épuisons à travailler, nous voulons réduire le #temps_de_travail.

    Parce que le #travail_éducatif et de soins doit être une préoccupation collective. Parce que nous revendiquons la #liberté de nos #choix en matière de #sexualité et d’#identité_de_genre. Parce que notre #corps nous appartient, nous exigeons d’être respectées et libres de nos choix. Parce que nous refusons la #violence_sexiste, homophobe et transphobe, nous restons debout ! Parce que nous voulons que la honte change de camp. Parce que lorsque nous venons d’ailleurs, nous vivons de multiples discriminations. Parce que le #droit_d’asile est un droit fondamental, nous demandons le droit de rester, lorsque nos vies sont en danger. Parce que l’école est le reflet de la société patriarcale, elle renforce les divisions et les hiérarchies fondées sur le sexe. Parce que nous voulons des cours d’#éducation_sexuelle qui parlent de notre corps, du #plaisir et de la #diversité_sexuelle. Parce que les espaces relationnels doivent devenir des lieux d’échange et de #respect réciproque. Parce que les institutions ont été conçues sur un modèle patriarcal et de classe dans lequel nous n’apparaissons qu’en incise. Parce que nous, actrices culturelles, sommes trop souvent peu considérées et reconnues. Parce que nous vivons dans une société qui véhicule des représentations stéréotypées de « la femme ». Parce que nous sommes solidaires avec les #femmes du monde entier. Parce que nous voulons vivre dans une société solidaire sans #racisme, sans #sexisme, sans homophobie et sans #transphobie. Pour toutes ces raisons et d’autres encore, nous ferons grève le14 juin 2019 !


    https://frauenstreik2019.ch
    #respect #homophobie #patriarcat #résistance #stéréotypes #solidarité #féminisme #14_juin_2019


  • Atelier Mégèrisme
    Il faudrait des fêtes de l’IVG, fêtes du divorces, fêtes de la ménopause, fêtes du célibat, fête des nullipare, fête du départ des enfants du foyer... Et certainement d’autres dont j’ai pas encore l’idée. En voyant encore une fois que l’IVG est un droit sans cesse contesté grâce @nepthys
    https://seenthis.net/messages/764126

    Je me dit qu’il est urgent de faire des rituels sociaux de valorisation des étapes de la vie des femmes qui ne sont pas dévoué au pénis et à son agrément. Par exemple on pourrait faire des gâteaux d’IVG avec plus de bougies à souffler et plus de cadeaux à recevoir au fur et à mesure du nombre d’avortements réussis. On pourrait offrir un remonte-couille toulousain à l’éjaculateur importun et lui lancer des confettis blancs pour symboliser son incontinence séminale.

    La ménopause party c’est pour se réjouir d’être débarrassé de la fécondité et d’avoir survécu jusque là dans ce monde hostile. Fêter l’entrée des femmes dans le bel age des cheveux gris et se transmettre les conseils et experience sur la ménopause.

    Pour la fête des menstruations, il y a des rituels patriarcaux, la plus part du temps totalement horribles (nouveaux interdits, giffles, mise en quarantaine, violences sexuelles...). Quand je parle de fête des menstruations j’imagine plutot une vrai fete, pas une malédiction sur nos têtes. Par exemple quand plusieurs femmes cohabitantes sont synchronisées ca peut etre l’occasion de célébrations. On pourrais manger et boire des trucs rouges et faire de l’art menstruel entre ami·es en portant des couronnes d’hibiscus.

    Les fêtes de divorce ca permettrais de rassemblé ses proches dans un moment difficile. Ca pourrait se présenté comme un enterrement gaie, en violet couleur du féminisme qui va très bien pour un deuil joyeux et célébration d’une nouvelle liberté et d’un nouveau cycle de vie.

    #mégèrisme #féminisme

    • Sympas l’anniversaire de règles @aude_v et ton resto avec ta fille @monolecte Merci pour vos super pratiques festives et vos témoignages. Je croi que lors de mes premières règles j’ai eu un petit cours sur les protections périodiques et une visite chez le gyneco de ma mère. C’était pas très festif mais ca aurais pu être pire.

      Pour les règles ca peu se fêter à chaque cycle. Quant mes règles arrivent j’ai ce truc de vouloir manger des rognons ou du foie sanguinolent. J’en fait en général un rêve la veille de mes règles ce qui est pratique pour penser à prendre des tampons. J’interprète ca comme l’expression d’une carence en fer ou magnésium mais je suis pas connaisseuse en diététique. @touti m’avais conseillé le houmous avec le boulgour complet, mais j’ai pas encore fait de rêve de houmous ni de boulgour. J’imaginerais bien une belle tranche de foie de veau au vinaigre de framboise comme rituel menstruel, mais c’est pas une idée végétarienne alors je l’ai pas proposé.

      Sinon en version numérique il y a la blogueuse de Volubilis qui fait un poste « There will be blood » à chaque cycle
      par exemple voici les célébrations de ses menstruations de 2018
      https://volublog.blogspot.com/2018/10/there-will-be-blood-2018.html

      C’est quand même cool une fête qu’on peu faire chaque mois, je vais chercher ma voie de menstru-festation avant ma méno-party-pause.


      Merci aussi @rastapopoulos :) un magazine je ne pense pas car c’est trop de trucs administratifs et de coordination de groupe pour moi. mais il y a des chances que j’en fasse un livre un jour. Je me sert déjà souvent des recherches et idées taguées #mégèrisme sur @seenthis pour faire ma rubrique « Mégèrisme » dans la revue HEY ! mais pour le moment je suis plutot orienté sur une histoire des femmes mauvaises (gang de femmes, syndicat d’empoisonneuses, mangeuses d’hommes, bonnes tueuses de maitres et maitresses...), et je suis pas encore passé à la phase « fiche pratique » mais ça va venir.

    • Dans le film Diabolo menthe, la fille se prend une gifle, c’est plus tradi et moins sympa...

      @mad_meg, si tu rêves de foie, c’est sûrement parce que tu vas perdre du sang et que tu as besoin de plus de protéines et de fer que de houmos, pourquoi résister à un truc si intuitif et... viscéral ?

    • En ce qui concerne les fêtes de divorce : en subissant à l’occasion les klaxons des cortèges de mariage, j’ai souvent pensé : « ils feront moins de bruit pour leur divorce » !

    • @aude_v oui quand je pensait à pire pour le rituel des premières règles c’était une allusion à cette gifle.

      Pour mon refus de manger du foie, c’est comme lorsque je ne succombe pas à un achat pulsionnel pour des raisons politiques. Comme je ne suis pas très mesurée d’une manière générale, c’est comme pour la cigarette, soit je fume comme une cheminée, soit j’arrête de fumer totalement, mais je peu pas fumer modérément. Le houmous me permet d’épargner facilement des vies en ayant l’apport en fer dont j’ai besoin, pas grave si mon inconscient ne fait pas le lien et me fait encore rêver de sang. Si j’en rêve c’est sympas c’est comme si j’en mangeait encore mais sans piquer de reins à personne. L’idée que ca traduise une carence instinctive me semble quant même un peu biaisé, à mon avis c’est plutot que je pense souvent à la viande vu que je m’en prive alors que j’aime bien. Il y a plus de chances que ça soit ma mémoire qui fixe mes fantasmes de rognons sanglants rétrospectivement au moment où je saigne.

      Pour la revue, j’avais bien sur ton témoignage sur l’An 02 en mémoire en écrivant ma réponse.

      @vazi le mariage m’évoque aussi avant tout le divorce. Avec les mariages il y a aussi souvent ces « enterrements de vie de garçon » qu’on décline maintenant en « enterrements de vie de fille » pour donner un aspect égalitaire à cette tradition proxénète. Au XXIeme siècle on pourrais dire « fête pré-nuptial », car « enterrement de vie de » ça renvoie à « la fête des mecs bourrés qui vont chopper en groupe la syphilis avant de la refiler à leurs chères compagnes le lendemain soir ».

      @monolecte c’est vrai que le sketch de Amy Schumer est assez d’à propos. Pour une fête de l’invisibilité, on pourrais s’offrir des poules qui ont finis leurs mues (ça leur ferais des tas de foyers plutot que d’en faire des bouts de viande) et aller se balader partout en gangs avec nos pitpulls puisqu’on est invisibles.

    • Le veuvage peut-être aussi l’occasion de faire la fête. La voisine de ma mère vivait un cauchemar, sans violences physiques mais des interdits en tout genre, elle voyait leurs enfants en cachette. Depuis que son salaud de mari est mort brutalement, elle vit une vie qui mérite d’être vécue.

      Et pour ma mère, même si mon père n’était pas à ce point, ma mère n’était pas libre de faire ce qu’elle voulait. Elle a eu du chagrin quand il est mort mais elle qui rêvait de voyage, a pu, à partir de ce moment, voyager dans le monde au moins une fois par an tant qu’elle était valide :)

    • Ma grand-mère paternelle aussi a vécu un calvaire avec son mari alcoolique et violent. Elle a été peinarde deux ans quand il est parti avec une copine mais il est revenu. Ma grand-mère ne voulait pas divorcer parce qu’elle avait peur pour sa réputation. Mort prématurément (je n’ai pas de souvenir de lui, je l’ai à peine connu) ça a été une délivrance mais elle a quand même porté le deuil par convenance.

    • C’est une idée sympas @rastapopoulos , mais j’avoue avoir trop de travail en ce moment pour faire une rubrique supplémentaire.

      Pour la fête des veuves joyeuses c’est bien un programme de mégères mais ca me semble un peu identique à une fête du célibat ou poste divorce. De plus ça me semble moins indispensable qu’une fête de l’IVG. Personne ne remet en cause le « droit » des femmes à êtres veuves (sauf si elles ont aidés le destin).

      Pour l’IVG il y avait le tag #Je_vais_bien_merci que tu avais signalé en 2011 @monolecte qui est dans cette esprit
      https://seenthis.net/messages/15234

      Dans l’idée de déplacé la responsabilité des femmes vers les hommes, je pensait à offrir du bromure de potassium aux fécondateurs inconséquents. Mais le bromure à beaucoup d’effets secondaires pas cool et semble plutot être un sédatif et un dépressif qu’un anti-andro-libido. Sur femme actuelle il y a une liste d’aliments pour faire baisser la libido.
      https://www.femmeactuelle.fr/amour/sexo/aliments-anaphrodisiaques-baisser-libido-42857

      Le houblon : cette plante grimpante présente notamment dans la bière est anti- androgène, c’est-à-dire qu’elle diminue les effets de la testostérone, l’hormone de la libido par excellence (surtout chez les hommes).

      Le houblon, ca tombe bien il y a déjà une bière de mégères !
      La Jester King Mad Meg Farmhouse Provision Ale, Belgian Strong Ale héhé


      https://www.beercartel.com.au/jester-king-mad-meg-farmhouse-provision-ale
      Elle est beaucoup trop chère par contre $36.50 les 750ml je suis pas prête de la gouter. Il faudrait plutot brasser la bière soi-même pendant la fête. Je note de faire des étiquettes avec des infos sur la contraception masculine et des appels aux hommes à contrôler leur fécondité comme doit le faire tout adulte qui se respecte.

    • On peut fêter l’ablation des seins ou revendiquer son état de guerrière ? Le cancer du sein (1 femme sur 8, pensez à faire la mammo régulière les copines !) est un tabou (les autres cancers aussi ceci dit) mais la médecine, à l’heure des modifications d’un brin d’ADN n’a pas prévu autre chose pour les seins que la boucherie. L’autre jour, il y avait une soirée féministe et nous étions plusieurs sur scène pour tout autre chose. J’avoue que j’étais un peu bourrée et comme j’avais trop chaud, je me suis mise en topless pour prendre la parole en même temps que je révélais ma cicatrice. Les spectateurices étaient surprises mais je comptais sur la bienveillante #sororité du lieu. Il n’y a que la responsable de l’action sur scène qui a dut croire que j’étais une femen et m’a fait des reproches idiots, j’étais choquée mais à postériori ça m’a bien fait rire.

    • Si tu veux tuer ton chien, affirme qu’il a la rage.

      Par exemple :
      « le moment où l‘on cesse d‘être des bouts de viande pour les bitards »
      Comme quoi des femmes (et en plus féministes) peuvent être plus imbéciles que la caricature de la caricature du beauf moyen.