• #Kajsa_Ekis_Ekman : Ce sexe qui n’a plus de nom
    https://tradfem.wordpress.com/2019/01/14/ce-sexe-qui-na-plus-de-nom

    Selon cette définition, qui commence à gagner du terrain sans avoir fait l’objet de réelles discussions, le sexe d’une personne ne résiderait pas dans son corps, mais dans sa tête. Plusieurs pays, dont la Norvège et la Grèce, ont déjà apporté des modifications législatives permettant aux personnes de choisir elles-mêmes leur sexe sur leurs cartes d’identité, et ce, sans qu’aucune chirurgie ne soit nécessaire. Selon un projet de loi suédois, cette politique s’appliquera bientôt aussi chez nous. Le Comité international olympique recommande aux athlètes de concourir sous le sexe de leur choix, à condition d’avoir préalablement vécu sous ce sexe depuis quatre ans et de présenter des niveaux hormonaux ajustés en conséquence. Le parti travailliste britannique a également publié de nouvelles directives concernant ses listes de candidatures réservées aux femmes, afin que toute personne qui s’identifie en tant que femme puisse s’inscrire sur ces listes.

    Ce changement est généralement perçu comme progressiste : désormais, le sexe se réduira plus à la biologie et les personnes transgenres seront reconnues par la loi  ! Or, poser le genre comme une question d’identité plutôt que d’idéologie a pour effet d’interrompre toute discussion avant même qu’elle n’ait lieu, malgré le fait qu’il s’agisse d’une question fondamentale pour la société. En effet, si la société dans son ensemble modifie la définition de ce qu’elle entend par «  sexe  », cela aura des conséquences pour toute la population. Qu’adviendra-t-il des statistiques sexospécifiques sur la violence et les salaires si l’on ne peut plus parler du sexe biologique  ? Qu’adviendra-t-il de la notion d’homosexualité  ? Qu’adviendra-t-il des endroits non mixtes comme les prisons, les vestiaires et les refuges pour femmes  ? Oui, qu’entend-on réellement par «  sexe  »  ?

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.aftonbladet.se/kultur/a/wE8VAP/konet-i-knoppen


    #genre #sexe #identité #transphobie #féminisme


  • Sensations volées
    https://infokiosques.net/spip.php?article1627

    "De nombreux textes circulent aujourd’hui sur la drague lourde, le viol, les insultes subies par les femmes... Dans les infokiosks, dans les débats, la question du consentement se diffuse et tant mieux. Les institutions elles-mêmes #S'emparent de ce sujet. Mais concernant ce que peuvent subir les enfants au niveau sexuel, je trouve rien. On a bien parfois des brochures sur l’oppression des adultes sur les enfants. Mais souvent (pas toujours, heureusement), ce thème est porté par des abrutiEs qui confondent non-oppression et négation des besoins particuliers des enfants, et pensent que ne rien interdire suffit à assurer l’égalité. L’oppression est plus sournoise que ça. On peut manipuler sans donner d’ordres ni d’interdits (...). Lorsqu’il y a « affaire de pédophilie », tout le monde est (...)

    #Féminisme,_questions_de_genre #Education,_système_scolaire #Infokiosque_fantôme_partout_ #Violences_patriarcales,_autodéfense_féministe
    https://youtu.be/grH5smM-qQg


    https://youtu.be/omg5ROvR6eo

    https://youtu.be/tYgN83DfLSg

    https://youtu.be/W4ZVnmSTpQ8

    https://infokiosques.net/IMG/pdf/sensations_volees-cahier.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/sensations_volees-pageparpage.pdf


  • Russian feminists flip the script on classic Soviet films · Global Voices

    Let’s talk about “Moscow Does Not Believe in Tears.” So how do you find this message: you can become a factory director, a Moscow city council member, a successful mother (and a single one at that), but you’ve only achieved success in life when you’ve fed some soup to your boozed-up plumber boyfriend?

    https://globalvoices.org/2019/01/10/russian-feminists-flip-the-script-on-classic-soviet-films-one-speech-b

    New Year’s Eve celebrations in Russia, a few post-Soviet countries and the diaspora abroad have a number of defining characteristics. One is the annual telethon of Soviet film classics such as Moscow Does Not Believe in Tears, a 1980 Mosfilm production which won the Academy Award for the Best Foreign Language Film and a few other accolades. The other absolute classic is The Irony of Fate (1976), traditionally broadcast on December 31 by a major national channel while millions of Russian families busily chop bucketloads of Olivier salad.

    #russie #cinéma #mosfilm #féminisme #image_des_femmes


  • Un an après #Metoo, le monde du travail demeure-t-il une « zone de non droit » en matière de violences sexistes ?
    https://www.bastamag.net/Un-an-apres-Metoo-le-monde-du-travail-demeure-t-il-une-zone-de-non-droit-e

    La lutte contre les violences sexistes et sexuelles semble avoir bien du mal à s’étendre au monde du travail. Avec une femme sur cinq victime de harcèlement sexuel au travail, les entreprises vont-elles rester une « zone de non droit » ? Si les confédérations syndicales se sont emparées du sujet et formulent de nombreuses propositions, les employeurs ne semblent pas pressés de combattre ces violences, d’autant qu’ils sont peu sanctionnés lorsqu’ils les couvrent. Les ordonnances travail prises en 2017 (...)

    #Décrypter

    / A la une, #Féminisme, #Syndicalisme, #Transformer_le_travail, #Discriminations, #Conditions_de_travail, Droits (...)

    #Droits_fondamentaux


  • #Chârogne, un groupe féministe québécois :

    Chârogne est un groupe de musique post-punk/ post-rock montréalais composé de quatre femmes s’identifiant comme féministes. Elles composent ensemble pour créer un son rafraîchissant et inoubliable.

    Catherine Morrisseette : Voix, Guitare, Basse
    Sarah Drouin : Guitare
    Sara Blair : Batterie
    Gabi Tomé : Basse, Guitare

    Avec leur clip Féministe Frustrée que je découvre grâce à @mad_meg
    https://seenthis.net/messages/751544
    https://www.youtube.com/watch?v=ohCzp5FjZ24

    L’album en entier Mange Moé (2017)
    https://charogne.bandcamp.com/album/mange-mo

    « Mange Moé », en argot québécois se traduit en français aussi bien par « lèche moi » que par « suce moi »...

    à rajouter à la playlist de chanteuses féministes de @mad_meg :
    https://seenthis.net/messages/392880

    #Musique #Musique_et_politique #Femmes #Féminisme


  • L’OEIL DU CYCLONE-215 > Comme un poisson sans bicyclette
    https://vimeo.com/31140474

    COMME UN POISSON SANS BICYCLETTE, 1998
    Réalisation : Anais Prosaic
    Assistante de réal : Vanessa Lefebvre
    Documentation : Liliane Zekri
    Paint-box : Victoria Poynder
    Production éxécutive : Prospective Image/ Gérard Poitou
    Avec la participation du CNAP, Vidéothèque de Paris et CNC
    Production : Prospective Image/ Canal+

    Réal cyclonesque : Vincent Hachet/Jerôme Lefdup
    Assistant réal : Christophe Istier
    Chargée de production : christine Escudié
    Texte : Sybille Deluxe
    Phrase de fin : ma mère c’est une femme, une vraie

    #féminisme #misogynie


    • Pour Troie, c’est aussi assez largement daté, c’est du Ronsard, sur le modèle de l’Énéide pour un pouvoir central qui cherche à affirmer une légitimité en exhibant une ancienneté vénérable…
      La Franciade — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Franciade

      Rédigé, à la demande expresse du roi Charles IX, non pas en alexandrins, qu’il manie si largement dans les Discours, mais en décasyllabes, le poème a pour thème l’histoire de ce Francion ou Francus, prétendu fils d’Hector, qui aurait été à l’origine de la nation française : il reprend la légende de l’origine troyenne des Francs en vogue à l’époque.
      […]
      Francus, fils d’Hector, vient avec une colonie de Troyens fonder la monarchie française. Au chant Ier, les dieux décident que le fils d’Hector, élevé incognito en Épire, par sa mère Andromaque et son oncle Hélénus, partira pour la Gaule. Mercure vient prévenir Hélénus ; on prépare une flotte.

      Avant, on (= l’élite gouvernante) se contentait de remonter aux Francs et au droit de conquête. Mérovée, pour les… Mérovingiens, à qui les Carolingiens (ou les auteurs à leur solde) bricolent un père, aux aventures mythiques, Clodion le Chevelu dont ils sont également descendants,…

      Idem pour les Capétiens, se rattachant, on ne sait plus trop comment aux Mérovingiens ; l’utilisation systématique du prénom Louis marquant cette filiation : Clovis (mérovingien), Louis le Pieux (carolingien) et premier Louis de la série.


  • Brésil, Espagne, France ou le retour de la banalité du mal
    https://joellepalmieri.wordpress.com/2019/01/11/bresil-espagne-france-ou-le-retour-de-la-banalite-du-mal

    2 janvier 2019. Le nouveau gouvernement brésilien fête son intronisation. Aux côtés de Jair Bolsonaro, le nouveau Président du pays, Damares Alves, 54 ans, ministre de la Femme, de la Famille et des Droits de l’homme – une des deux seules femmes du gouvernement – scande : « Attention, attention. C’est une nouvelle ère au Brésil : les garçons s’habillent … Lire la suite →

    #Humeurs #fascisme #féminisme #masculinisme #militarisation #pauvreté #traditionalisme #violences


    https://0.gravatar.com/avatar/9756ba41fe8333157071419a20733f4a?s=96&d=https%3A%2F%2F0.gravatar.com%2Fa

    • Même le figaro à remarqué que les droits des femmes sont menacés
      http://madame.lefigaro.fr/societe/espagne-les-feministes-menacees-par-le-parti-extreme-droite-Vox-1101

      Après une année de mobilisation massive, le puissant mouvement féministe espagnol subit un sacré revers avec l’émergence du parti d’extrême droite Vox. Ce dernier remet en question les mesures contre les violences faite aux femmes, pourtant cause nationale dans le pays.

      « Ce qu’ils portent, c’est un coup d’arrêt brutal aux avancées des femmes. Nous ne ferons pas un pas en arrière ! », fulminait, mercredi, Ana Maria Pérez del Campo, figure historique du féminisme espagnol. Plusieurs associations féministes ont annoncé une série de mobilisations contre ce parti entré pour la première fois dans un parlement régional après les élections du 2 décembre en Andalousie.
      Des mesures "idéologiques" et "discriminatoires"

      Décisif pour faire investir le candidat du Parti populaire (PP, droite) Juan Manuel Moreno à la tête de la région, Vox lui a posé comme première exigence l’abandon de mesures contre les violences faites aux femmes qu’il juge « idéologiques » et « discriminatoires » envers les hommes. Cette condition, qui a suscité une large indignation, n’a finalement pas été incluse dans l’accord d’investiture conclu entre le PP et Vox.

      Mais pour Maria Silvestre, sociologue de l’université Deusto de Bilbao, Vox a envoyé le message suivant : « Si vous ne votez pas avec moi, on verra clairement que la droite qui veut faire changer les choses, c’est moi », a-t-elle déclaré à l’AFP. Plus globalement, Vox réclame dans son programme national l’exclusion des IVG du système de santé publique, la suppression des quotas paritaires sur les listes électorales et des « organismes féministes radicaux subventionnés », l’allongement des congés maternité et l’augmentation des allocations familiales pour les mères.

      Avant sa remise en cause par Vox, la lutte contre les violences sexistes faisait consensus en Espagne : la loi pionnière contre ce phénomène qui tue, selon les statistiques officielles, environ 50 femmes par an - 47 en 2018 - avait été adoptée en 2004 à l’unanimité par le Parlement. Chaque meurtre de femme par son conjoint ou ex-conjoint est largement couvert dans les médias espagnols et condamné par la classe politique.
      Cause nationale en 2018
      Les Espagnoles dans la rue

      Les Espagnoles dans la rue après l’affaire de « la Meute ». (Madrid, 22 juin 2018.)
      Javier Soriano / AFP

      « Ils ont réussi à faire en sorte que quelque chose qui ne se discutait pas soit à nouveau débattu », observe Silvia Claveria, politologue spécialiste du féminisme à l’université Carlos III de Madrid interrogée par l’AFP. Maria Silvestre abonde : « Toutes les avancées des dernières années, (...) ils les renversent, parce qu’avec quatre affirmations qui sont des mensonges, Vox sait que ça prend, qu’il y a un public pour ça ». Et d’ajouter : « Clairement, je crois que c’est une réaction à l’action, et à l’écho, qu’a eu le mouvement féministe », citant la grève pour l’égalité lors de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, très largement suivie.

      L’année 2018 a en effet vu les Espagnoles se mobiliser massivement pour leurs droits, dans le sillage du mouvement #MeToo, tandis que le socialiste Pedro Sanchez a formé début juin le gouvernement le plus féminin de l’histoire du pays, avec 11 femmes sur 17 ministres. Des dizaines de milliers de femmes sont également sorties dans les rues, indignées par la condamnation, jugée trop clémente, de cinq Sévillans surnommés « la Meute » à neuf ans de prison pour avoir abusé en groupe d’une jeune femme et ce, en filmant leurs actes. Un tribunal a décidé début janvier de les laisser en liberté conditionnelle. Une nouvelle affaire comparée à la « Meute » a éclaté ces derniers jours avec l’arrestation de quatre personnes soupçonnées d’agression sexuelle en groupe sur une jeune femme la nuit du Nouvel An.


  • En 1898 paraissait La Fronde, premier journal féministe du monde
    https://www.franceculture.fr/emissions/cetait-a-la-une/en-1897-paraissait-la-fronde-premier-journal-feministe-du-monde

    Le 9 décembre 1897, #Marguerite_Durand lance #La_Fronde, quotidien féminin et féministe. Une première, dans une France encore peu acquise à la cause des femmes. Celle qu’on appelle « #la_Frondeuse » va bientôt cristalliser les idées et figures du #féminisme. Dans son édition du 4 décembre 1897, le journal La Presse rend compte de la création de ce journal, et de la campagne d’affichage qui va l’accompagner, et qui étalera la profession de foi de ces nouvelles frondeuses sur les murs de Paris.

    #femmes




    • Mais cette méthode qui consiste à remonter si loin dans le temps pour mieux critiquer le présent provoque chez moi trois types de malaise. Premièrement, elle mène souvent à l’élaboration de grandes théories historiques qui peuvent paraître originales et sophistiquées, mais qui m’apparaissent surtout simplistes et réductrices : on imagine que toute l’histoire de l’humanité procède toujours par les mêmes stades civilisationnels, avec les mêmes conséquences politiques, économiques, sociales et culturelles, voire anthropologiques et psychologiques. C’est vrai au sujet de l’État, du capitalisme, des rapports sociaux de sexe, etc. On devient alors aveugle à l’incroyable diversité d’expériences entre les communautés humaines aussi bien qu’à l’intérieur des communautés humaines, ce qui limite fortement la capacité de saisir et d’imaginer la pluralité extraordinaire des expériences humaines et notre plein potentiel.

      Deuxièmement, évoquer la préhistoire permet souvent de dire tout et son contraire, et donc d’élaborer de grandes théories qui se veulent explicatives, mais qui n’expliquent pas grand-chose… Vous avez d’ailleurs bien montré, dans votre analyse critique de la série télévisée « Aux origines de la civilisation », comment il semble facile de faire dire n’importe quoi aux « preuves » que l’on sélectionne dans la préhistoire humaine, soit pour prétendre expliquer l’apparition des villes, de la guerre et du commerce ou pour expliquer les extinctions d’espèces animales. Si j’aime bien prouver l’intérêt et l’importance de l’entraide — et de l’anarchisme — dans l’évolution humaine (voir L’entraide, de Pierre Kropotkine, ou La nature humaine, de Marshall Sallins), c’est alors préhistoire contre préhistoire, et on n’est guère plus avancé… Le même problème se pose avec les théories élaborées à partir des comportements des animaux : on choisit toujours l’espèce animale qui a le comportement qui correspond à la théorie que l’on défend, et l’on ignore toutes les autres espèces (parfois des milliers) dont les comportements contredisent notre théorie.

      Enfin et surtout, je crois que la posture la plus honnête face à la Préhistoire est de reconnaître qu’elle ne recèle aucune réponse à bien des questions que l’on se pose, comme celle de l’apparition de l’État, du capitalisme ou du patriarcat. Wiktor Stoczkowski a bien montré, dans son livre Anthropologie naïve anthropologie savante : De l’origine de l’Homme, de l’imagination et des idées reçues (2001), que ce qui reste de la Préhistoire ne nous permettra jamais de savoir réellement comment les hommes et les femmes expérimentaient l’amour, la sexualité, la « famille », l’élevage des enfants et comment se structurait la division sexuelle du travail, c’est-à-dire qui chassait, qui préparait les repas, qui s’occupait des malades et des enfants, etc. Les quelques ossements, statuettes et fresques de la Préhistoire ne permettent pas de saisir ces réalités complexes et sans doute changeantes au gré des situations et des événements dans telle ou telle communauté.


  • Suisse Marina Carobbio : « Une grève des femmes en 2019 est vraiment utile » Malika Nedir/jvia - 2 Décembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/suisse/10110045-marina-carobbio-une-greve-des-femmes-en-2019-est-vraiment-utile-.html

    Un appel à une grève nationale des femmes est lancé pour le 14 juin prochain. Une action « utile », estime la présidente de Conseil national Marina Carobbio. Selon elle, il est encore difficile pour une femme de faire carrière en politique en Suisse.


    Marina Carobbio, Présidente du Conseil National, veut défendre la place des femmes en politique. Une des priorités de son mandat 19h30 / 3 min. / à 19:30

    « Une grève des femmes, c’est vraiment utile, parce que cela vient d’en bas. Il y a beaucoup de femmes qui s’engagent, des collectifs de tout le pays. Et on a vu que la dernière grève, en 1991, a abouti à quelque chose. Cela faisait des années que l’égalité était inscrite dans la Constitution fédérale, mais on n’avait pas encore de loi », rappelle la socialiste tessinoise Marina Carobbio, présidente cette année du Conseil national et de l’Assemblée nationale, élue le 26 novembre dernier.
    VOIR LA VIDEO SUR LE SITE DE LA RTS https://www.rts.ch/info/suisse/10110045-marina-carobbio-une-greve-des-femmes-en-2019-est-vraiment-utile-.html

    En 1991, près de 500’000 personnes avaient fait grève pour réclamer l’égalité réelle entre hommes et femmes. « On n’en a pas encore les effets concrets maintenant, il y a encore des disparités salariales importantes », reconnaît toutefois Marina Carobbio dans le 19h30 de la RTS.

    Le Parlement vient par exemple d’accepter une réforme de la loi sur l’égalité salariale, mais celle-ci reste peu contraignante à l’égard des entreprises. « Moi j’espérais quelque chose de plus. Mais on a au moins la révision de la loi, sur laquelle on peut travailler. On doit maintenant vraiment aboutir à une égalité salariale effective. C’est dans l’intérêt de tout le monde », estime la première citoyenne du pays.

    Défendre la place des femmes en politique
    Pourquoi ces avancées sont-elles si lentes ? « L’une des raisons, c’est que l’on n’a pas une égalité là où l’on prend les décisions politiques ». En effet, il n’y a actuellement que 32% de femmes au Conseil national et 15% au Conseil des Etats. « Il y a eu des pas importants, avec deux nouvelles conseillères fédérales, mais nous n’avons pas une égalité de représentation des hommes et des femmes dans les parlements. Il y a même des gouvernements cantonaux, comme le mien au Tessin, où il n’y a pas de femme », regrette-t-elle.

    L’une des priorités du mandat de Marina Carobbio est donc de défendre la place des femmes en politique. Elle a d’ailleurs lancé une page web, intitulée Femmes politiques, dans ce but. Elle reconnaît que son parcours personnel - mère de deux enfants, médecin, vice-présidente du Parti socialiste suisse et élue au Conseil national depuis 12 ans - reste pour l’heure une exception.

    A ses yeux, faire une carrière politique en Suisse, est « encore plus difficile qu’il y a quelques années », notamment parce que « les femmes sont très attaquées sur les réseaux sociaux » et ont « peur de s’engager ».

    Responsabilité des partis
    Marina Carobbio souligne encore la responsabilité des partis politiques : « Ils ne doivent pas seulement mettre les femmes sur la liste, mais aussi les soutenir ». « J’espère que l’année prochaine il y aura beaucoup de femmes candidates aux élections fédérales, mais aussi de femmes qui seront élues », conclut-elle.

     #grève_des_Femmes #grève #luttes_sociales #féminisme #travail #égalité #sexisme #inégalités #Marina_Carobbio #disparités_salariale


  • Macron, Hitler, Marx, Staline, Trump, Lincoln, Jean-Baptiste et Le Monde... (quand l’Absente tue le game !)

    Branle bas de combat ! #Le_Monde aurait osé « la #caricature de trop » ! Comme l’explique brillamment #André_Gunthert sur son « carnet de recherches d’image sociale », cette #Une, grandiloquente et #en_même_temps irrévérencieuse, « vient clore l’impressionnante dégringolade du président Macron »
    http://imagesociale.fr/6975
    seenthissé par @colporteur : https://seenthis.net/messages/747820

    Le récit, commencé en fanfare et qui se clôt sur un champ de bataille, est illustré en couverture du magazine par un photomontage du graphiste Jean-Baptiste Talbourdet

    Mais bien qu’elle contienne toutes les références nécessaires, je ne partage pas les conclusions de cette note, qui prête à l’auteur #Jean-Baptiste_Talbourdet une intension volontairement malveillante sans l’avoir questionné.

    Suite, donc, à cette couverture pour le moins « audacieuse », une shitstorm s’est installée, sur les limites de la représentation du #Chef de l’#État, on croirait presque à un blasphème tant la bronca est générale. #Luc_Bronner, directeur de la rédaction du Monde, oppose un petit justificatif, et c’est là, selon moi, que se joue une couardise dommageable pour tou-te-s :
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2018/12/29/a-nos-lecteurs-a-propos-de-la-une-de-m-le-magazine-du-monde_5403549_4500055.
    Il avait tous les éléments pour faire une démonstration historique avec un filage magistral et ... non, il se réfugie derrière une rapide référence de l’Histoire de l’Art, en bon #sachant, et prend pour exemple... d’autres couvertures du Monde ! En bref, il lâche le choix politique pour une excuse graphique, esthétisante... alors qu’elle-même est issue d’une tradition politique !

    #Hubert_de_Jenlis, en bon chevalier de #Macron, pense porter un coup de grâce par la preuve irréfutable d’un #plagiat de #Lincols_Agnew qui portraitise #Hitler :
    https://twitter.com/HubertdeJenlis/status/1079143667724627968

    Hors, cet portrait a servi pour illustrer un essai ô combien intéressant paru dans le Harpers en juillet 2017 : The Reichstag Fire Next Time, The coming crackdown par #Masha_Gessen :
    https://harpers.org/archive/2017/07/the-reichstag-fire-next-time
    Le portrait, donc, est signé #Lincoln_Agnew et fait partie d’un diptyque où on retrouve donc Hitler :

    Illustrations by Lincoln Agnew. Source photographs: Adolf Hitler © Hulton Archive/Getty Images; crowd saluting Hitler © Visual Studies Workshop/Getty Images

    Mais aussi #Trump, #Putin, #Obama, #Bush :

    Source photographs: Donald Trump © JB Lacroix/WireImage; Vladimir Putin © Mikhail Svetlov/Getty Images; Barack Obama © Ron Sachs-Pool/Getty Images; George W. Bush © Luke Frazza/AFP/Getty Images; protest © Creative Touch Imaging Ltd./NurPhoto/Getty Images; drone © Erik Simonsen/Getty Images

    Ce qui semblait de toute évidence être une copie se révèle, si on prend le temps de lire l’article, puis de chercher les sources d’inspiration de Lincoln Agnew, être un hommage, dans le fil d’une tradition de représentation de la #Puissance et du #Pouvoir de figures d’autorité, dans la _#Droite ligne de #Gauche_ de l’#iconographie #Russe.
    Et il se trouve que Agnew lui-même s’inspire de #Gustav_Klutsis qui portraitise #Marx, #Engels, #Lenine et #Staline de la même manière en... 1933 !

    Gustav Klutsis, Raise Higher the Banner of Marx, Engels, Lenin and Stalin ! 1933

    (L’année même de l’incendie du du Reichstag dont il est question plus haut.) Portrait qu’on peut retrouver dans la superbe exposition de nov 2017 à février 2018 au musée #Tate : Red Star Over Russia at Tate Modern
    https://www.tate.org.uk/whats-on/tate-modern/exhibition/red-star-over-russia
    Il est vraiment intéressant de regarder la vidéo faite par le Tate Modern pour l’exposition : https://youtu.be/Kd_GHlMkwpQ

    qui revient sur

    the story behind graphic designer #David_King's collection of 250,000 artworks, photographs and documents from the Soviet Union.

    Et cette histoire, derrière la collection, c’est le point de départ sur une #Disparition, une #Invisibilisation. Celle de Léon #Trotski. C’est donc l’histoire de la construction de l’image de la Puissance, du Pouvoir, et la représentation de l’Homme Fort, et comment celle-ci écrase tout sur son passage. Pas grand chose à voir donc avec un parti politique particulier, mais bien plus avec une #oppression_systémique, la plus rependue au monde...

    L’affiche de l’expo est peut-être même la première inspiration de la série, et il est troublant de la mettre à côté du portrait de Macron tant les deux visages se répondent ! Elle est datée de 1923 et signée #Strakhov (Braslavsky) Adolf Yosypovych :

    Elle est issue d’une campagne de propagande pour... l’émancipation féminine ! Et ... combien avez-vous vu de #femmes dans cette suite de portraits, jusqu’à présent ? Hein ?!

    Quel dommage ! Quel dommage que les gonades qui s’expriment contre la pseudo-insulte faite au Chef de la France soient quasiment, uniquement, masculines ou assimilées. Quel dommage aussi que pour défendre un choix, d’autres gonades masculines n’osent aller au bout de la filiation. Je n’irait pas jusqu’à dire quel dommage que si peu soient encore #Charlie, mais ceci dit, ça a quand même son sens. L’année 2018 a vu augmenter, terriblement, la pression du #patriarcat, du #masculinisme même, et la #répression, partout : cette fin d’année est maculée de sang sous les coups frénétiques d’un service régalien qui ne fait que protéger un président fantoche dont quasi plus personne ne veut. Et quand, enfin, arrive une occasion de justifier le maintien de leur chef au Pouvoir, la meute de déchaine, écrasant, une fois de plus la continuité des leçons de l’Histoire, de sa contextualisation globale nécessaire, et participe ainsi, encore plus, au #confusionnisme plutôt qu’à l’#éducation_populaire...
    Quelle misère !

    Épilogue : Toute #oppression crée un état de #guerre.
    #Simone_de_Beauvoir, in Le Deuxième #sexe, t.2, L’expérience vécue


  • Why Women Have Better Sex Under Socialism
    https://www.jacobinmag.com/2018/11/kristen-ghodsee-women-sex-under-socialism-eastern-bloc-communism

    One of the most positive features of state socialism, Ghodsee argues, is that it gave women economic independence from men. In the former Soviet countries, women may not have been able to take part in free elections or find a diversity of consumer goods, but they were guaranteed public education, jobs, housing, health care, maternity leave, child allowances, child care, and more. Not only did this arrangement liberate women and men alike from the anxieties and pressures of sink-or-swim capitalism; it also meant that women were much less likely to rely on male partners for the fulfillment of basic needs. This in turn meant that heterosexual women’s romantic relationships with men were more optional, less constrained by economic considerations, and often more egalitarian. As Ghodsee writes in her book:

    When women enjoy their own sources of income, and the state guarantees social security in old age, illness, and disability, women have no economic reason to stay in abusive, unfulfilling, or otherwise unhealthy relationships. In countries such as Poland, Hungary Czechoslovakia, Bulgaria, Yugoslavia, and East Germany, women’s economic independence translated into a culture in which personal relationships could be freed from market influences. Women didn’t have to marry for money.

    Alexandra [Kollontai] wanted to create public canteens where people could eat. She wanted to create public laundries. She also wanted to create mending cooperatives, because back then mending was a huge task that women had to do at home and she thought it would be more efficient if done collectively, reducing the burden on individual women.

    What we see is that when women have economic independence from men — in the sense that they can support children out of wedlock, they have jobs, they have pensions, they have access to housing and their basic needs like utilities and food are subsidized — they don’t stick around in relationships that are unsatisfying. When they can leave, they don’t stay with men who don’t treat them well.

    So if a man is heterosexual and he wants to be in a relationship with a woman, it’s not that easy to get a woman by providing her economic security she doesn’t have, or buying her something that she needs. He has to be kind, thoughtful, attractive in other ways. And it turns out that when men have to be “interesting” in order to attract women, they are. They actually end up being better men. It’s not that difficult a concept. I don’t know why people are so shocked by this.

    I think that in a culture where women have more economic opportunities, men self-civilize in a way because they realize that if they want to be in relationships with women they can’t be abusive, they can’t take women for granted.

    There were brilliant socialist feminists in the seventies, people like Silvia Federici and others, who were making the case that large structural changes would reorganize relationships between men and women. What happened is that, as Nancy Fraser has written about, feminism was largely co-opted by neoliberal capitalism. So we ended up getting a kind of Sheryl Sandberg-style “lean in” feminism, which is all about individual success and creating conditions for a handful of women to be as filthy rich as a handful of men are.

    The idea of socialist feminism evaporated with the general global backlash against Marxism and the rise of neoliberalism. We’re still surviving that now.

    Because I’m an ethnographer who’s been doing field work in Eastern Europe for twenty years, I know many people who will tell you that life was much more nuanced and complex, and not as overwhelmingly negative as Westerners imagine. Certainly not everybody was marching around in Mao suits with shaved heads, or starving in the streets and begging for a pair of jeans.

    Young people who are coming to socialist ideas today, they get automatically whacked over the head with the cudgel of twentieth-century socialist crimes in Eastern Europe. If you say anything about state-funded health care, people start screaming about the purges and the gulags. We have to be able to have a nuanced, thoughtful, enriching conversation about the past. The anti-communist knee-jerk reaction you get in the United States makes it difficult to have that conversation. I hope my book makes it a little easier.

    Ça me fait penser au truc que j’ai posté sur les régimes autoritaires, Trump, Duterte, etc. qui tapaient sur les femmes.

    #Kristen_Ghodsee #sexe #communisme #femmes #égalité

    • Merci, @aude_v.
      L’ouvrage d’August Bebel Die Frau und der Sozialismus (La femme et le socialisme), paru en 1879 (pendant les lois (anti-)socialistes de Bismarck), est l’une des premières, sinon la première analyse de la question de l’égalité en terme de lutte des classes. L’ouvrage a inspiré toutes les grandes féministes allemandes, comme Clara Zetkin :

      „Es darf nicht nach seinen Vorzügen oder Mängeln bewertet werden, es muss beurteilt werden nach der Zeit, in der es erschien. Und da war es mehr als ein Buch, es war ein Ereignis, eine Tat. Zum ersten Male wurde darin den Genossen klargelegt, in welchem Zusammenhange die Frauenfrage mit der geschichtlichen Entwicklung steht, zum ersten Male ertönte aus diesem Buche der Ruf: Wir können die Zukunft nur erobern, wenn wir die Frauen als Mitkämpferinnen gewinnen.“ Dies sagte Clara Zetkin über das Buch Bebels auf dem Gothaer SPD-Parteitag im Jahre 1896.

      https://www.sozialismus.info/2018/05/august-bebel-die-frau-und-der-sozialismus
      Les différences en matière d’égalité entre Allemagne de l’Est et de l’Ouest existent toujours :

      Die grundlegend und über viele Jahrzehnte unterschiedliche Familienpolitik in Ost und West wirkt auch heute noch, 26 Jahre nach dem Mauerfall und mit gemeinsamer Bundesregierung in beiden Teilen Deutschlands nach. Die Unterschiede sind sowohl strukturell (z.B. Ausgestaltung und Umfang der Kinderbetreuungsangebote) als auch kulturell, z.B. ein anderes Selbstverständnis von Müttern in Ost und West aber auch von ihren jeweiligen sozialen Umfeldern. Die damit einhergehende höhere Erwerbsneigung von Frauen im Osten ist im Vergleich zum Westen unabhängiger vom Familienstand und dem Vorhandensein von Kindern. Dies führte im Osten zu einer stärkeren Arbeitsteilung auch bei unbezahlter Arbeit, nicht jedoch zu einer gerechten Arbeitsteilung, denn auch im Osten arbeiten Frauen mehr unbezahlt als Männer.
      Die Unterschiede im Erwerbsleben wirken sich langfristig auf die ökonomische Unabhängigkeit aus, denn sowohl geschlechterbezogene Verdienstunterschiede als auch Rentenunterschiede sind im Osten der Bundesrepublik erheblich niedriger. Kaum Unterschied gibt es in der Geburtenziffer, in beiden Hälften des Landes ist sie gleich niedrig. Die Ursachen sind jedoch jeweils andere: Im Westen gibt es einen hohen Anteil kinderloser Frauen, v.a. bei Akademikerinnen, im Osten gibt es zwar wenig kinderlose Frauen aber dafür mehr Mütter mit nur einem Kind. Ist im Westen vermutlich der Zwang, sich zwischen Kindern und Beruf entscheiden zu müssen, ursächlich für Entscheidungen gegen Kinder, so sind im wirtschaftlich schwächeren Osten eher ökonomische Gründe für die Entscheidung gegen ein zweites oder drittes Kind zu suchen. In den letzten Jahrzehnten gab es Anpassungen in beiden Regionen, generell kann aber eher von einer Anpassung an ostdeutsche Traditionen der Familienpolitik gesprochen werden, denn ihre Kernelemente, wie die umfassende Bereitstellung von Kinderbetreuung und weitere Maßnahmen zur Verbesserung der Vereinbarkeit gehören seit einigen Jahren auch zum bundesdeutschen Schwerpunkt der Familienpolitik. Ein diesbezüglicher Kulturwandel hin zu mehr Akzeptanz arbeitender Mütter ist in der Konsequenz auch in Westdeutschland feststellbar.

      https://www.boell.de/de/2016/11/09/familienpolitik-ost-und-westdeutschland-und-ihre-langfristigen-auswirkungen
      #socialisme #féminisme


  • Les écumeuses 2 - la suite ! - RADIORAGEUSES
    http://www.radiorageuses.net/spip.php?article956

    été 2017 : Suite à une balade à Paimpole en Bretagne et à de belles rencontres fortuites, Dégenrée et FFF se sont associées pour rendre audible, malgré les mauvaises fréquences fréquences téléphoniques, les voix de meufs et de gouines navigatrices...
    Embarquez-vous à l’écoute de récits de vie et à la découverte, de ports en ports, d’une armada de collectifs mixtes et non mixtes de navigation !

    Un an plus tard - Automne 2018 : A Douarnenez s’organisent les premières rencontres du reseau Seawomen. 3 jours d’échanges, d’ateliers pratiques et de navigations en mixité choisie femmes, personnes homosexuelles, trans, et intersexes. L’une d’entre nous y est allée, elle a retrouvé des meufs de la première partie de l’emission, en a rencontré de nouvelles. Toutes nous racontent comment se sont passées les rencontres, les ateliers et la constitution du reseau feministe Seawomen.
    Les chansons de Claude Michèle, enregistrées pendant un concert lors des rencontres, rythment cette deuxième partie d’emission.

    http://degenree.pimienta.org/2018/degenree-2018-10-14-lesecumeuses2-versionlongue.mp3

    #féminisme #mer #navigation #radio #audio #podcast


  • #Bordeaux, une ville faite pour les hommes  ?

    Un article publié en 2015 et signalé ici https://seenthis.net/messages/718935 par @touti.

    Je remets ici pour mettre en évidence...

    Le géographe #Yves_Raibaud, maître de conférence à Bordeaux-Montaigne, publie un texte argumentatif sur la place des #femmes en ville.

    Yves Raibaud aime les femmes. Disons qu’il ne rechigne pas à sortir la poubelle et à faire la vaisselle en sus. Féministe, donc. Ce géographe, maître de conférences à Bordeaux-Montaigne, est chargé de mission égalité hommes-femmes. Depuis une dizaine d’années, il interroge la ville sous l’angle du genre en se plaçant plus particulièrement… à Bordeaux. La ville où tout le monde rêve de vivre tellement elle est trop tout.

    Yves Raibaud vient de publier aux éditions Belin un petit texte argumentatif, à mettre entre toutes les mains viriles : « La Ville faite par et pour les hommes ». Alors, Bordeaux aime-t-elle les femmes  ? Sourire gêné. « Observer la ville sous cet angle très clivant oblige à tout compter. Tout. Ce #livre est le résumé d’une étude scientifique, avec chiffres, entretiens et statistiques, commence-t-il en se mordant les lèvres. La sentence est sans appel : Bordeaux préfère les hommes. 90 % des #noms_de_rues sont des noms d’hommes, eux qui, par essence, aiment laisser leur trace. Les graffeurs sont des hommes. Seuls les hommes pissent dans la rue, marquent leur territoire, car depuis l’enfance ils savent qu’ils ont la #légitimité de l’#espace_public. »

    #Équipements_sportifs

    Les chercheurs d’Yves Raibaud ont étudié les infrastructures de loisirs en ville, qui sont conçues et utilisées par des hommes à 90 %. « Les #skate-parks à 90 % et les #city-stades à 100 %. À un plus grand niveau, l’infrastructure majeure est le nouveau #stade. 5 % des utilisateurs sont des femmes. Un équipement visant 40 000 femmes n’a jamais encore vu le jour. »

    Voilà une première salve, qui calme. Mais, après tout, il n’y a pas que le sport dans la vie, qu’en est-il des autres espaces de la ville  ? « Pas mieux. On voit que les femmes ne sortent le soir, par exemple, que grâce à des stratégies. Toutes. Les hommes non. Elles calculent comment prendre le moins de risques possible. Elles calculent leur allure : ni trop vite, pour éviter de montrer qu’elles ont peur, ni trop lentement pour éviter de laisser croire qu’elles cherchent, et surtout elles ne stationnent pas. Stationner signifie clairement tapiner. Les étudiantes, par exemple, évitent le tram tard, car il faut attendre aux arrêts et, là, elles sont sûres de se faire embêter. »

    Ah, mais il reste le #vélo. Fidèle destrier désormais entré dans les mœurs urbaines. Moue du géographe. « Moins de 40 % des cyclistes bordelais sont des femmes. En plus, elles décrochent dès le second enfant, ne circulent pas la #nuit et rarement quand il pleut. Lorsqu’on observe les bonnes pratiques conseillées par la ville, on mesure qu’elles sont toutes faites pour les hommes. Et par les hommes. Souvent, ce sont les femmes qui font les courses en ayant récupéré les enfants à l’école, à vélo… pas évident. »

    Donc, il reste du chemin à faire à Bordeaux pour qu’elle dégote un énième label, celui de la ville où les femmes aiment vivre. « Je vais vous dire un secret bien gardé, ironise l’universitaire. Les hommes construisent une ville faite pour eux, la ville heureuse l’est pour les hommes. L’#entre-soi_masculin nie toutes les problématiques féminines. En creux, l’honnête femme ne sort pas le soir, elle garde les enfants. » Ouch.

    https://www.sudouest.fr/2015/09/08/la-ville-qui-fait-male-2117485-2780.php
    #villes #géographie_urbaine #genre #géographie_féministe #féminisme #uriner #pisser #toponymie #sport #mobilité #transport_public

    Le livre « La ville faite par et pour les hommes » déjà signalé ici :


    https://seenthis.net/messages/736428



  • Le revenu universel est-il féministe ?

    Ce fut l’une des propositions inattendues et insolites de la campagne présidentielle de 2017, le revenu universel. Mais quels en sont les effets pour les femmes ? Cette question est souvent balayée d’un revers de main, quand elle n’est pas tout simplement occultée. A l’occasion d’un numéro consacré à cette séquence électorale, la revue Travail, Genre et Sociétés revient sur cette mesure et ses implications pour les femmes. Un état des lieux éclairant proposé par des philosophes, des économistes et des sociologues, dans une perspective féministe. De quoi rappeler que cet axe d’analyse devrait être incontournable et pris au sérieux dans toute discussion sur le sujet.

    En finir avec une vision viriliste du travail La parole est à la défense. « Parce qu’il est utopique et polémique à la fois, [le revenu universel] ouvre une série de débats sur le prix du travail, la qualité des emplois… et de façon plus décisive encore sur les frontières du travail (ce qui en est, ce qui n’en est pas) ». Voilà un argument régulièrement mis en avant par les tenants du revenu universel et que reprennent la philosophe Sandra Laugier et la psychologue Pascale Molinier, qui y sont favorables.

    De manière plus originale – et féministe –, les deux universitaires invitent à « intégrer le care dans la réflexion sur le revenu universel ». Car le travail tel que nous l’entendons aujourd’hui (en réalité, bien souvent l’emploi) est construit sur « la valorisation des tâches réalisées par les hommes et l’exclusion des tâches réalisées par les femmes. Cette valorisation du travail masculin a reposé sur une héroïsation du travail comme activité virile (où l’homme prouve qu’il en est un), associée à un déni de réalité non seulement du travail des femmes, mais des conditions d’exploitation des hommes », soulignent-elles.

    La proposition d’un revenu universel est donc un moyen de « dévoiler la tromperie d’une “valeur travail” construite sur un déni de la masse des invisibles, relégués dans les coulisses d’un monde du travail qui veut les ignorer ». Prendre au sérieux le care dans toutes ses dimensions, c’est « transformer notre vision du travail aussi en faisant apparaître des tâches, et des personnes, comme indispensables au fonctionnement ordinaire du monde ». Et, concrètement, mettre au centre de la réflexion des phénomènes comme la féminisation des migrations transnationales pour prendre en charge les personnes âgées ou dépendantes.

    Les auteures ne sont pas dupes pour autant : oui, le revenu universel peut se transformer en salaire maternel ou rendre encore plus invisibilise le travail du care au lieu de le valoriser.

    Se battre sur le terrain de l’emploi C’est ici que des approches plus empiriques surgissent pour nuancer l’enthousiasme initial. L’économiste Rachel Silvera, qui avait déjà cosigné en 2000 une analyse des écueils du revenu universel pour les femmes, reprend les principaux points d’achoppement. Ces arguments sont aussi portés par le collectif des Economistes atterrés.

    Pour commencer, le diagnostic de départ (fin de l’emploi et fin du travail), qui semble hâtif. Plutôt qu’à une disparition de l’emploi sous l’effet de la révolution numérique, nous assistons à sa mutation (développement d’emplois dans l’informatique mais aussi dans le soin à la personne). Ici, la réponse consiste à améliorer les formations tout au long de la vie, plutôt qu’à mettre en place un revenu de base.

    Quant à la fin du travail, à sa perte de sens, la réalité paraît plus ambivalente notamment pour les femmes : le travail est pour nous à la fois facteur d’aliénation et d’émancipation, rappelle l’économiste. Ce qui n’empêche pas de chercher à remettre en cause la centralité du travail rémunéré ni chercher un meilleur équilibre des temps sociaux. Mais « d’un point de vue féministe, le travail demeure la clé de l’égalité », tranche-t-elle.

    Deuxième argument : le revenu universel redonne un pouvoir de négociation individuel aux précaires, face à l’employeur. Comme je suis assurée de toucher un revenu, je peux plus facilement refuser un emploi que je juge dégradant. Les femmes occupant de fait les emplois les plus précaires (temps partiel et temps de travail morcelé), cela revient à encourager le temps partiel des femmes, pointe la chercheuse. Conclusion là encore : la bataille doit se situer au sein de l’emploi, pour de meilleures conditions de travail et une meilleure reconnaissance des emplois dévalorisés (dont ceux du care).

    Troisième argument : le revenu universel est un moyen de rééquilibrer les temps sociaux, entre emploi et loisir. Mais quid des tâches domestiques et familiales dans les ménages ? Elles échoient très largement aux femmes. Même s’il est individuel et universel, le risque est que le revenu universel renforce les inégalités au sein des couples hétérosexuels. Mais aussi les inégalités sociales entre les femmes : entre celles qui auront un emploi valorisé et celles pour qui il sera plus intéressant de rester chez soi à réaliser un travail domestique rémunéré par le revenu universel.

    Enfin, dernier argument, le revenu universel, parce qu’il est individuel, permettra aux femmes de sortir du statut d’ayant-droits. Le modèle français d’Etat providence est en effet mixte avec des droits sociaux propres pour l’emploi et le chômage (je touche une allocation chômage en fonction de mes cotisations), et des droits dits familialisés pour les minima sociaux : le montant du RSA dépend ainsi de la composition du foyer. Là encore, Rachel Silvera est d’accord sur le diagnostic : un modèle familialisé pénalise les femmes. Mais elle défend une autre solution : individualiser les minima sociaux et supprimer (ou du moins limiter fortement) l’imposition fiscale conjointe.

    Pour changer la vision viriliste du travail, répond-elle donc à Sandra Laugier et Pascale Molinier, il faut changer l’emploi lui-même (revaloriser les « sales boulots », favoriser une mixité des métiers, développer la formation) et partager le travail en amont, par une réduction du temps de travail plutôt que d’accepter le partage du temps de travail tel qu’il existe actuellement et qui pénalise les femmes.

    L’engagement associatif a bon dos Emploi ou loisir ? Mais que recouvre exactement le « loisir » et qu’est-ce que ce loisir si valorisé qu’est l’engagement associatif ? C’est l’objet du troisième article de ce dossier, signé par la sociologue Maud Simonet, spécialiste du travail gratuit et semi-gratuit (type service civique, « indemnisé » à hauteur de 580 euros par mois et sans cotisation chômage) et auteure d’une livre récent, Travail gratuit : la nouvelle exploitation ?.

    Il n’y a pas un « bon » travail gratuit, porteur d’émancipation, dans la sphère associative et un « mauvais » travail gratuit, aliénant, lui, qui serait le travail domestique. « Loin d’échapper aux rapports sociaux de sexe et aux processus d’assignation au féminin, l’espace associatif les reproduit », souligne-t-elle.

    Dans les associations aussi la division du travail est sexuée : aux hommes les postes de pouvoir, aux femmes, le travail invisible et ingrat (préparer le repas et la table pour le repas associatif, nettoyer le centre social après son utilisation par l’association, etc.). A ce plafond de verre du monde associatif s’ajoute un « mur de verre » selon les termes de la chercheuse Sophie Rétif. Au sein du monde associatif, les femmes ont moins accès aux partis et syndicats que les hommes, « dont les carrières militantes sont marquées par une circulation entre ces différents types d’organisations et un pluri-engagement ».

    Bref, « “au nom de l’engagement”, s’opère ainsi dans les associations un “déni de travail”, qui n’est pas sans rappeler celui qui s’opère, “au nom de l’amour”, dans la maison ».

    Autre angle mort du débat qu’elle relève : le rôle de l’Etat dans l’organisation de ce travail gratuit. Il est vital « de saisir combien le bénévolat est aujourd’hui à la fois objet et instrument de politiques publiques, qu’il est en partie financé, construit et orienté par l’État, vers certains secteurs et pour certaines populations. Dans un contexte de rigueur budgétaire et de baisse des dépenses publiques, la mise au travail gratuit, ou indemnisé, de citoyens, qui sont bien souvent des citoyennes, dans les services publics, est l’une des conséquences – et sans doute en partie l’un des objectifs – de ces politiques qui valorisent et soutiennent l’“engagement citoyen” », analyse Maud Simonet. Concrètement, il s’agit du recours au bénévolat dans le cadre de l’aménagement des rythmes scolaires ou l’entrée des services civiques dans les services publics, à l’hôpital, dans l’Education nationale ou à Pôle emploi. Cette « “bénévolisation” du travail dans les services publics, si elle nous concerne tous comme citoyens, concerne au premier chef les femmes comme travailleuses ».

    Face à cela, il faudrait « expliquer en quoi et comment » le revenu universel permettrait enfin de reconnaître et de rendre visible le travail gratuit des femmes, demande-t-elle aux partisans de la mesure.

    D’autant plus que l’opposition entre travail domestique aliénant et engagement associatif émancipateur reproduit en réalité un rapport de classe. Comme le rappelle Bell Hooks à propos des mouvements féministes étasuniens des années 1970, « tandis que les féministes blanches “lasses d’être isolées dans [leurs] foyers” voulaient “être libérées de tout ça pour entrer dans le monde du travail”, les femmes noires qui avaient toujours travaillé en dehors du foyer mais aussi les femmes blanches des classes ouvrières désiraient, elles, “passer plus de temps avec leur famille” et “quitter le monde du travail aliéné” ».

    Devenir des sorcières Les deux dernières contributions nous emmènent au Japon et en Finlande.

    L’économiste Kaori Katada y voit le moyen de « devenir des sorcières », c’est-à-dire de refuser, pour les femmes, l’assignation au travail reproductif et productif, qu’il soit gratuit (travail domestique) ou rémunéré (emploi). Dans la société japonaise actuelle, les femmes sont, d’une part, encouragées à faire des enfants dans un contexte de faible taux de natalité et sans qu’il y ait de véritables dispositifs d’accompagnement (la part du PIB consacrée aux politiques familiales type allocations familiales est de moitié inférieure à ce qu’elle est en France ou en Suède). Et, d’autre part, incitées à travailler pour pallier la pénurie de main d’œuvre. Les mères célibataires sont particulièrement touchées par les bas salaires et la pauvreté, bien loin de l’image de la working girl parvenue à un poste de pouvoir d’une prestigieuse entreprise.

    Si elle prend au sérieux les objections faites au revenu universel (voir ci-dessus), elle répond, comme beaucoup de ses partisans, que son rôle n’est pas de venir à bout de la division sexuée du travail. Et que celui-ci doit donc s’accompagner d’autres mesures (partage ou réduction du temps de travail, congé parental substantiel, équité salariale, formation…).

    Enfin, le journaliste Alain Lefebvre revient sur l’expérimentation d’un revenu de base en Finlande. Imposée par un gouvernement pro-austérité dirigé par un ancien homme d’affaires, cette expérimentation n’avait en fait rien d’universelle puisqu’elle a porté sur des chômeurs de longue durée. Elle a de plus totalement fait l’impasse sur les questions de genre. Il y avait pourtant matière à y réfléchir dans un pays où les inégalités entre femmes et hommes restent conséquentes : l’écart de rémunération horaire entre femmes et hommes était par exemple de 17 % en Finlande en 2015, contre 16 % en France (et 13 % en Suède). « S’il y a une conclusion à tirer de cette expérimentation malheureuse, c’est qu’il faut se donner le temps de préparer sérieusement la mise en place d’un tel dispositif, et se poser la question de ses objectifs […]. En parallèle, une attention particulière doit être portée à la manière dont ce type de dispositif est susceptible d’atténuer, ou au contraire, de renforcer les inégalités », conclut le journaliste. Un message pour les 19 départements qui ont décidé de se lancer.

    https://www.alternatives-economiques.fr/revenu-universel-feministe/00087292

    #revenu #féminisme @revenu_universel #revenu_garanti


  • Elles sont reloues ces féministes !
    https://infokiosques.net/spip.php?article1620

    Récit autobiographique d’une femme et auto-analyse sur son parcours dans une société patriarcale qu’elle n’a, pendant longtemps, pas remis en question. Son histoire, c’est celle de beaucoup de femmes, éduquées en tant que telles. Elle ouvre peu à peu les yeux et réussit laborieusement à s’échapper des cages relationnelles, sexuelles et amoureuses. Je souhaiterais, au travers de ce texte, briser le silence et tendre ce petit bout de ficelle à celles et ceux qui nient encore la réalité des faits, ralentissant les améliorations possibles dans nos sociétés et dans nos vies, en tant que femme et en tant qu’homme, se privant ainsi d’une qualité de vie et de liberté qui n’a pas son égal.

    #E

    / Féminisme, (questions de) genre, Infokiosque fantôme (partout), #Sexualités,_relations_affectives, Violences (...)

    #Féminisme,_questions_de_genre #Infokiosque_fantôme_partout_ #Violences_patriarcales,_autodéfense_féministe
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/elles_sont_reloues_ces_feministes-pageparpage.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/elles_sont_reloues_ces_feministes-cahier.pdf



  • Technofeministischer Widerstand: Aktuelle Macht- und Herrschaftsformen im Internet überwinden
    https://berlinergazette.de/technofeministischer-widerstand

    Am 10.12. präsentiert Cornelia Sollfrank den Band bei pro-qm zusammen mit Isabel de Sena und Isabell Lorey. Das Buch “Die schönen Kriegerinnen. Technofeministische Praxis im 21. Jahrhundert” ist bei transversal erschienen und kann hier kostenlos als PDF heruntergeladen werden.

    https://transversal.at/media/femtec.epub
    https://transversal.at/media/femtec_CmBUyFV.pdf

    Die schönen Kriegerinnen | transversal texts
    https://transversal.at/books/die-schonen-kriegerinnen

    Cornelia Sollfrank (Hg.)
    transversal texts, August 2018
    ISBN 978-3-903046-16-0
    225 Seiten, broschiert, 15,— €

    Die schönen Kriegerinnen versammelt sieben aktuelle technofeministische Positionen aus Kunst und Aktivismus. Auf höchst unterschiedliche Weise erweitern diese die Denk- und Handlungsansätze des Cyberfeminismus der 1990er Jahre und reagieren damit auf neue Formen von Diskriminierung und Ausbeutung. Geschlechterpolitik wird unter Bezugnahme auf Technologie verhandelt, und Fragen der Technik verbinden sich mit Fragen von Ökologie und Ökonomie. Die unterschiedlichen Positionen um diesen neuen Techno-Öko-Feminismus verstehen ihre Praxis als Einladung, an ihre sozialen und ästhetischen Interventionen anzuknüpfen, dazuzukommen, weiterzumachen, nicht aufzugeben.

    Mit Beiträgen von Christina Grammatikopoulou, Isabel de Sena, Femke Snelting, Cornelia Sollfrank, Spideralex, Sophie Toupin, hvale vale, Yvonne Volkart.

    #féminisme #auf_deutsch


  • Le rapport annuel d’Amnesty rend hommage aux combats des femmes
    https://www.bastamag.net/Le-rapport-annuel-d-Amnesty-rend-hommage-aux-combats-des-femmes

    En août dernier, au Paraguay, trois hommes armés ont intercepté le taxi transportant Amada Martinez. Membre d’une communauté indigène paraguayenne, cette femme dénonce ouvertement les souffrances endurées par sa communauté, qui a été déplacée en raison de la construction d’une usine hydroélectrique. Le jour où elle a été interceptée, Amada Martinez voyageait avec sa sœurs et leurs trois jeunes enfants. L’un des hommes, qui portaient tous des uniformes de l’entreprise hydroélectrique, a pointé un fusil vers le (...)

    En bref

    / #Féminisme, #Luttes_sociales, #Atteintes_aux_libertés, #Droits_fondamentaux


  • Se mobiliser dans un mouvement global contre la vie chère : une perspective féministe

    En tant que Féministes révolutionnaires, nous voulons nous inscrire à la fois dans la lutte contre le coût de la vie et dans la continuité du 24 novembre. Nous avons fait, ensemble, la démonstration et l’expérience de notre capacité à descendre nombreux·ses dans la rue. La question qui se pose donc à nous aujourd’hui, c’est comment s’appuyer sur cette capacité pour construire la mobilisation féministe en France, en lien à la fois avec les mouvements de femmes et minorités de genre de plus en plus nombreux et offensifs à l’échelle internationale et avec le mouvement des Gilets Jaunes.

    Tout comme d’autres avant nous, nous appelons à une convergence des mouvements des Gilets Jaunes et des mouvements féministes, des mouvements antiracistes ainsi que des mouvements écologiques avec la Marche pour le Climat ce samedi 8 décembre.
    Converger ne veut pas dire se dissoudre dans un tout. Converger veut dire descendre dans la rue en tant que féministes auprès des Gilets Jaunes, en articulant nos revendications à ce mouvement et en construisant la mobilisation. C’est aussi chercher à convaincre les Gilets Jaunes de prendre en charge nos revendications dans leur mouvement et de descendre avec nous dans la rue lors des mobilisations féministes.

    http://feministesrevolutionnaires.org/?p=1232

    #féminisme #giletsjaunes #gilets_jaunes


  • Un seul chiffre, un monde décadent
    https://joellepalmieri.wordpress.com/2018/12/06/un-seul-chiffre-un-monde-decadent

    12 089. C’est le nombre de kilomètres que les participants du G20, présents à Buenos Aires en Argentine du 30 novembre au 1er décembre 2018, n’ont pas empruntés pour se joindre à Katowice en Pologne aux débats de la COP24[1]. Les tenants du commerce international[2] n’ont ostensiblement pas dénié faire le lien entre néolibéralisme débridé et changement climatique … Lire la suite →

    #Humeurs #économie #domination #féminisme #militarisation #mondialisation #occident #racisme #violences


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