• Quel corps ?Entretien avec Françoise Davisse
    https://abasbruit.org/2026/04/18/quel-corps-entretien-avec-francoise-davisse

    Dans « Laisse pas ton corps au vestiaire », Françoise Davisse et Jean-Philippe Urbach proposent une belle réflexion-documentaire sur le corps à l’école, impensé majeur de l’institution alors que s’y jouent de profondes inégalités entre filles et garçons reproduites par les stéréotypes de genre.

    #Entretiens #Recensions #école #cinéma #enfances #féminismes
    https://abasbruit.org/wp-content/uploads/2026/04/nsmail.mp3

  • Les femmes paysannes sont des femmes : La violence à l’égard des femmes rurales en Afrique australe et orientale persiste

    (Maputo, 24 septembre 2025) Les inégalités entre les hommes et les femmes sont particulièrement évidentes en Afrique australe et orientale lorsqu’il s’agit des rapports de force et de l’accès aux ressources de base telles que les semences, l’eau et la terre. Dans les zones rurales, la lutte pour éradiquer la violence sexiste s’avère difficile. Le nombre de femmes maltraitées et tuées continue d’augmenter malgré les campagnes contre la violence faite aux femmes et la diffusion massive d’informations. Les paysannes de notre mouvement qui font intégralement partie des communautés rurales, sont également touchées par cette réalité. La discrimination et la violence à l’égard des femmes peuvent se produire à la maison, dans les lieux publics et même dans les lieux où nos organisations et nos mouvements prennent des décisions.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/10/15/les-femmes-paysannes-sont-des-femmes-la-violen

    #feminismes #afrique

  • Être un bon #allié du #féminisme

    Je fais partie des femmes qui considèrent qu’un homme, profitant au sein de la société, qu’il le veuille ou non, de #privilèges provenant de l’#exploitation_quotidienne des #femmes, ne peut pas se revendiquer féministe. Mais cela ne signifie pas que les hommes n’ont pas un rôle à jouer, au contraire. Et c’est pour ça qu’aujourd’hui j’ai envie de vous parler des #alliés du féminisme. Car encore faut-il savoir ce que l’on entend par « allié » et ce que l’on attend d’un allié. Voici donc une #liste de points qui me paraissent essentiels.

    1. Ne revendiquez pas le titre de « féministe »

    Cela montre que vous avez conscience que votre place ne peut en aucun cas être au même niveau et avoir la même importance que notre place au sein d’une #lutte qui concerne nos #droits. Vous profitez concrètement chaque jour de notre exploitation et cela ne va pas changer en un claquement de doigts. Comprenez par ailleurs que dans une société où les femmes sont sans cesse relayées au second plan, vous allez devoir accepter de passer pour une fois au #second_plan vous aussi. Si cela ne vous paraît pas évident, si par exemple cela vous semble injuste que des féministes puissent exclure les hommes de certaines discussions / réunions / conférences, alors le chemin qui mène à un rôle d’allié efficace et de qualité risque d’être long.

    2. Soyez humble

    Le chemin d’allié s’emprunte avec beaucoup d’#humilité. L’idée ici est de remettre en question ce que l’on croyait comprendre du monde pour découvrir des #vécus et une #réalité_politique qu’on ignorait ou qu’on pensait connaître. C’est complexe, c’est long et ça peut même être parfois douloureux. Certains (beaucoup trop) d’hommes préfèrent donc par facilité et par confort s’en tenir à leur vision du monde, et vont jusqu’à expliquer aux femmes ce qu’est vraiment le féminisme, et comment elles devraient mener leurs luttes, et quels sont les sujets à traiter en priorité… Bref, vous connaissez ces spécimens.

    Certains vont même jusqu’à expliquer à des femmes ce qu’elles vivent vraiment au quotidien alors qu’eux-mêmes n’expérimenteront jamais le #sexisme. On appelle ça du #mansplaining : c’est inutile, c’est chiant, c’est ridicule. Ne soyez pas ce genre de personnes ridicules. Par contre n’hésitez pas à vous en donner à coeur joie si vous croisez des mansplainers et à les remettre à leur place, ça, vous pouvez, et c’est même vivement conseillé. Et puis si vraiment vous aimez former les autres, il y a des milliers d’hommes absolument ignorants des questions liées au féminisme auxquels vous pourrez apprendre plein de choses si le coeur vous en dit !

    3. Votre #bilan_personnel

    Le plus gros chantier du travail d’allié, et celui qui va vous occuper à plein temps, c’est de réfléchir à la manière dont vous participez directement ou indirectement à l’oppression des femmes. Parce que oui, vous avez des #comportements_sexistes, dont beaucoup que vous n’avez jamais identifiés (hello #sexisme_ordinaire, bonjour #sexisme_bienveillant). Dans le milieu du #militantisme on appelle également ce travail « la #déconstruction ». L’image est explicite : nous nous construisons socialement depuis notre naissance et un jour il est bon de s’arrêter un moment et d’étudier cette construction. Avec #honnêteté. Quelques questions par exemple parmi beaucoup d’autres :

    - Quelle éducation vous ont donnée vos parents ?
    - Quel enfant, quel adolescent avez-vous été ?
    - Qu’est-ce pour vous le féminin, le masculin, le genre ?
    - Comment abordez-vous la drague, les relations amoureuses et sexuelles ?
    - Êtes-vous sûr d’être au point sur la question du consentement ?

    Tant de sujets à creuser pour identifier vos schémas virilistes / misogynes dans l’objectif de les démanteler pour reconstruire à la place quelque chose de plus sain, de plus solide. Quelque chose qui correspond mieux à la personne que vous voulez être au lieu de correspondre à une personne que la société, que vos rencontres, que vos expériences ont contribué à modeler parfois sans que vous en ayez conscience.

    4. Personnel mais pas que

    Être un allié ça veut souvent dire fréquenter des milieux féministes, que ce soit plus ou moins régulièrement, ça veut dire #écouter des féministes, #lire des féministes. Et donc ça veut dire que vous allez en prendre plein la tronche. Enfin, vous allez sûrement le ressentir comme tel avant de comprendre que les féministes parlent « des hommes », pas de vous en particulier, déjà tout simplement parce qu’elles ne vous connaissent pas, et puis surtout parce qu’elles s’en tapent le cul par terre de votre petite personne.

    Mais vous, vous êtes un homme non ? Donc vous êtes concerné par ces discussions sur « #les_hommes » non ? Oui tout à fait Roger, et d’ailleurs parfois vous vous sentirez visé car vous vous reconnaitrez dans des critiques émises par les féministes. Et si vous êtes amené à vous exprimer sur des questions féministes vous pourrez également recevoir des critiques qui vous seront personnellement adressé. Je ne prétends pas que tout ce que dit une féministe est parole d’évangile, il y a d’ailleurs des féministes avec lesquelles je ne suis pas d’accord (mais nous reviendrons sur ce point). De plus par ego on a tendance à se défendre « par principe ». Mais gardez bien en tête qu’en tant qu’homme vous êtes loin d’être objectif donc vous devez prendre le temps d’écouter les critiques que vous recevez directement ou indirectement (quand il est questions « des hommes »). Ce sont des occasions d’apprendre et d’avancer.

    5. Éduquez-vous

    Personne ne nait en ayant les connaissances nécessaires pour appréhender le monde qui l’entoure. Vous n’avez pas besoin de suivre un cursus de sociologie pour mieux comprendre les questions féministes (mais si cela vous intéresse, allez-y !). Si vous disposez d’un accès internet vous pouvez déjà trouver de nombreuses ressources sur beaucoup de questions féministes. Pensez aussi aux réseaux sociaux, blogs, podcasts, vidéos, articles de presse, livres etc.

    6. Mais soyez autonome

    Rien de plus agaçant que ces hommes qui exigent qu’on leur réponde, qu’on leur explique, qu’on leur fournisse des liens, des références, des études, surtout quand ils n’ont même pas les bases des bases de connaissances sur le sujet dont ils veulent discuter. J’espère que vous avez compris que votre rôle n’était pas de fatiguer les féministes et de leur faire perdre du temps, mais bien de les aider. Est-ce que ça signifie que vous ne pouvez pas poser des questions ? Non bien sûr. Mais tout ce que vous pouvez trouver par vous-même, cherchez-le par vous-même. Et si vous avez des questions, acceptez que peut-être la personne en face de vous n’aura pas le temps ou l’envie d’y répondre. Nous n’avons pas de devoir de pédagogie, certaines ont parfois envie de donner de leur temps, certaines ne le font pas. C’est comme ça et c’est normal.

    7. Soyez attentif dans votre quotidien

    Quand on ne subit pas une #discrimination on est très souvent aveugle à ses manifestations. Alors si vous voulez devenir un #bon_allié, il va falloir commencer par ouvrir grands vos yeux et vos oreilles. Écoutez les conversations, observez les comportements. Posez un regard neuf et critique sur le contenu culturel et médiatique qui vous est proposé au quotidien (réseaux sociaux, publicités, livres, films, musique etc.). Etudiez la société dans laquelle vous vivez et les individus qui la composent.

    8. Écoutez les femmes qui vous entourent

    Beaucoup d’hommes ne s’intéressent absolument pas au vécu des femmes et sont tout étonnés quand on leur explique ce qu’est le #harcèlement_de_rue par exemple (et cette pseudo naïveté est souvent très agaçante). Pire, ils sont parfois tellement déconnectés de la réalité de ce que nous vivons qu’ils nous accusent d’exagérer voire même de mentir. Vous voulez être un bon allié ? Alors intéressez-vous aux femmes qui vous entourent.

    Qui sont-elles ? Quel est leur vécu en tant que femmes au sein d’une #société_sexiste ? Avez-vous déjà échangé autour de ces questions avec votre fille, votre compagne, votre soeur, votre mère ? Votre grand-mère ? Croyez-moi, les ainées ont souvent beaucoup de choses à nous raconter et à nous apprendre ! Pensez aussi à vos amies, à vos collègues, à vos voisines. É-cou-tez. Il y a autour de vous autant de femmes que de vécus précieux à découvrir. Vous ne pourrez pas comprendre le sexisme par le biais de l’expérience, mais à travers les #récits vous en apprendrez énormément et cela vous aidera beaucoup à avancer.

    9. Partagez, diffusez

    Je ne sais pas si vous êtes au courant mais les femmes sont moins écoutées au sein de notre société que les hommes. Un de vos rôles ne sera donc pas de parler à leur place pour faire entendre leur message (nope) mais de profiter de votre audience privilégiée pour les mettre en avant. C’est un peu comme si vous aviez la chance en tant qu’homme de disposer d’un panneau publicitaire sur l’avenue Rivoli. Eh bien votre rôle d’allié serait de proposer aux féministes qui n’ont pas cette chance d’utiliser ce panneau pour mettre un avant un contenu féministe, contenu malheureusement trop souvent ignoré sauf quand un homme se l’approprie. Donc diffusez un maximum, soyez un #relais efficace, partagez les découvertes que vous faites et le savoir que vous avec acquis.

    10. Ne participez pas aux divergences d’opinion entre féministes

    Oui il y a des sujets qui divisent. La question du genre par exemple amène souvent beaucoup de débats, celle de la sexualité aussi ou encore celle de l’industrie pornographique. Nous pouvons aussi avoir des divergences d’opinion sur la manière de mener nos combats. En fait tout peut être discuté et tout peut être source de conflits. Spoiler : les féministes ne partagent pas toutes le même avis. D’ailleurs il n’y a pas un féminisme mais bien des #féminismes.

    Mais alors du coup que faire en tant qu’allié si on se retrouve au milieu d’un désaccord entre féministes ? Eh bien selon moi, en dehors des propos et des attitudes discriminantes (putophobie, islamophobie etc.) qui ne sont pas acceptables et qu’il faut clairement condamner, les alliés n’ont pas à intervenir dans des débats traitant de sujets féministes. En tant qu’homme ce n’est pas votre rôle de soutenir tel ou tel camp en prenant position pour, et donc aussi et surtout contre, certaines féministes. Vous avez votre liberté de pensée, mais n’intervenez pas : les féministes sont grandes, elles savent comment mener leurs débats internes, tout autant que leurs luttes, sans avoir besoin de l’aide des hommes.

    11. Le trophée du meilleur allié

    Je vois beaucoup trop d’allié·e·s, tous combats confondus, courir après les cookies pour… je ne sais quelles raisons à vrai dire. Et malheureusement cela conduit à des comportements parfois très toxiques avec des conséquences réelles sur nos luttes et les personnes qui militent. Personne ne veut de ces super wokies qui essaient d’être califes à la place du calife, qui occupent le devant la scène et crient plus fort que les autres pour montrer qu’iels sont les meilleur·e·s allié·e·s. Ce n’est pas une compétition, il n’y a rien à gagner. Et croyez-moi, en agissant ainsi vous risquez surtout de voir un jour les personnes concernées se rendre compte de votre petit manège et vous tomber sur le coin de la margoulette pour vous remettre à votre place. Et vous l’aurez mérité. On ne le répètera jamais assez : un bon allié sait quand il faut #rester_à_sa_place et #se_taire.

    12. Connaissez votre cible

    Vous n’avez pas à expliquer à une femme féministe en quoi son approche n’est pas la bonne parce que vous, vous pensez qu’il vaut mieux privilégier telle ou telle stratégie. Mais qu’en est-il des femmes qui tiennent des propos sexistes ? Voilà mon avis : ce n’est pas votre cible. Oui les femmes aussi sont sexistes, nous sommes élevées dans la même société que vous. Mais comprenez bien que ces femmes scient la branche sur laquelle elles sont assises, elles sont avant tout des victimes de la #société_patriarcale. Alors ce n’est pas à vous, privilégié, de venir les remettre à leur place. Laissez ce travail aux féministes si elles souhaitent s’en charger. Moi par exemple je m’en prends très rarement aux femmes qui racontent du caca sexiste. Mais je peux comprendre que certaines féministes n’arrivent pas à laisser passer des propos odieux. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas votre affaire. Votre cible ce sont les hommes.

    13. Un #engagement concret

    Défendre les #droits_des_femmes c’est bien mais si, quand votre meilleur pote se permet de faire des #commentaires salaces sur la mini jupe de la serveuse du bistrot du coin, vous vous contentez d’un sourire complice parce que vous préférez respecter le bro code et ne pas prendre le risque de vous fâcher avec lui, alors vous continuez à profiter salement de vos privilèges sur le dos des femmes. Et ça ce n’est pas être un allié. Bien sûr personne ne vous demande de mettre votre sécurité alimentaire en péril mais soyons honnêtes : il y a beaucoup de choses que vous pouvez faire avant d’en arriver à quitter votre travail du jour au lendemain parce que vous avez appris que votre collègue était moins bien payée que vous à compétences égales.

    Ce que je veux dire par là c’est que si votre engagement dans la lutte féministe se résume à de nobles pensées et à de beaux sentiments, cela n’a pas grand intérêt. Les hommes qui utilisent le féminisme uniquement pour s’acheter une bonne conscience et qui, dans la vie réelle font tout pour conserver leurs privilèges, font partie des individus que les féministes méprisent le plus (les fameux #profem, beurk). Nous, nous n’avons pas le choix, tous les jours nous affrontons une société qui nous est hostile. Vous voulez être un bon allié féministe ? Alors entrez dans l’arène et soyez prêt à mettre en danger, voire à renoncer à certains de vos privilèges. Soyez courageux et agissez concrètement.

    14. Les potes, les collègues, les inconnus

    Je ne vais pas évoquer dans cet articles les situations dangereuses, comme dans le cas d’une agression par exemple, des situations pour lesquelles il faut agir tout en évitant de se mettre soi-même en danger. Allié, pas allié, ce n’est pas la question. En tant qu’être humain il est important de porter assistance à une personne en détresse, même si ce n’est pas toujours facile.

    Ce point étant clos, revenons à la vie de tous les jours. Je ne doute pas que vous vous trouverez face à d’innombrables situations où vous pourrez remettre des hommes à leur place, où vous pourrez leur expliquer en quoi leurs mots ou leur comportements sont problématiques. Un point de vigilance néanmoins : ne pas prendre la parole à la place d’une femme qui n’avait pas besoin de vous pour se défendre. Un allié n’est pas un chevalier blanc. Si vous êtes dans une situation où la femme ciblée par des attaques misogynes est présente, n’hésitez pas à proposer votre aide avant d’intervenir.

    15. Encore du travail ?

    Il est important que vous preniez conscience qu’il existe des femmes noires, des femmes grosses, des femmes transgenres, des femmes handicapées, des femmes pauvres etc. Beaucoup de femmes ne subissent pas une mais plusieurs oppressions à la fois, et cela rend leur vécu unique et les difficultés qu’elles traversent sont spécifiques. Si vous voulez être un bon allié, alors il vous faudra aussi comprendre comment fonctionnent les autres systèmes de domination car tout est interconnecté. Désolée de vous l’apprendre mais être un bon allié c’est le travail de toute une vie. Cela vaut aussi pour les féministes, pour n’importe quel·le militant·e, et pour tout être humain qui aspire à un monde plus juste. Mais promis, c’est exaltant et passionnant.

    Alors hop hop hop, au travail !

    https://paietonreloud.wordpress.com/2019/06/20/etre-un-bon-allie-du-feminisme

    #à_lire

  • An #African_Feminist_Manifesto

    Decolonial African feminist thought is equal parts rage and radical care. It is a collaborative and unbiased call to action that insists on justice, self-determination, and autonomy, building on the legacies of foremothers to create our lifelines for our future and the ones that come after us.

    In the past year, the concept of ‘decolonization’ has faced strong pushback from the intersection of Big Tech, political interests, and conservative ideologies, reaching such proportions that Elon Musk, X’s CEO, described decolonization as ‘unacceptable to any reasonable person’, equating it with extreme violence and a violation of X’s terms of service. This reductionist rhetoric, particularly orchestrated to undermine campaigns against Israel’s occupation of Palestine and the designation of Palestinians as killable, disposable bodies, portrays decolonization as genocidal hate speech. In this essay, I reflect on the critical significance of the de-colonial from my concrete experiences as an African woman of Yorùbá descent who did a brief stint of grassroots activism towards political education, women’s research and documentation, and anti-sexual violence before moving to the US to pursue graduate education at the intersection of gender and sexuality studies and digital humanities. Here, my encounter with canonical American studies texts like John Locke’s theories of social contract came with a realization that Global North modernity was built on this basis: an agreement between rational individuals, transitioning from a state of nature into a collective body, where the right to punish is ceded to the state.

    Here, I must add that these thoughts I share here are collaborative speaking to/with foremothers, living and passed, and whose labour established the possibilities for counter-hegemonic feminisms and pockets of resistance to advance the stakes of an African feminist decolonial thought. My approach and thought specifically draw on the core areas that have driven my work and the directions of my political thought since I discovered the possibilities of a decolonial world sense. The very basic conception of decolonial feminism is built on a radical care approach to self-production and self-exploration—how we make sense of ourselves, and our relationship to our ancestors, land, and people. Nigerian gender scholar, Oyèrónkẹ́ Oyěwùmí’s work on Yorùbá knowledge systems insists that the modernity we have inherited is a product of history and culture, where the collision of time and space determined whose knowledge was imposed and whose knowledge was erased. The implication of this is that our modernity is hinged on coloniality that persists even after the physical signifiers of colonialism are long gone. Exploring the historical processes behind colonization and white universalizing epistemologies, Jamaican writer and cultural theorist, Sylvia Wynter, reveals the central imperatives behind the invention of man, that determine which bodies are acknowledged as human with boundless possibilities for social, creative and epistemic exchanges. On the one hand, the basis of a God-given right to occupy and punish irrational godless individuals was the charge driving the logic of settler colonialism across indigenous lands from Abya Yala to continental Africa. However, when the incoherence of a rational/irrational binary became obvious, especially in the face of indigenous resistance, a state-led ‘degodding’ emerged that split the church and the state into two entities, even though religion remained a significant instrument for the institution of colonialism.

    The final invention of man, Wynter contends, was motivated by a colonial difference big bang event that produced a system of signification that essentially meant the further down the brown spectrum you are, the less human you were. And so, to be human was to be white, to be brown was to be subhuman, and to be Black was to be animal—the very basis of the ideologies that drove the transatlantic slave trade and persist in the Global North framing of continental Africa till date. What emerged from this construction was the erasure and epistemic disregard of existing truths of African as well as other Black and Brown bodies and mythology of dread at anything remotely African. Therefore, the outcome of over 500 years of trans-Atlantic slavery, colonization, and ongoing coloniality is that we have been compelled and socialized into privileging Euro-American truths, and what we have as a result is a climate-deficient, hyper-individualistic world without empathy.

    When putting these in context, it underscores that the very attack on the word ‘decolonization’ is reinforcing subhuman imaginaries and binding our bodies into ideological containment that is eerily similar to slave ships. Yet I am not lost on the irony that a white South African is one of the most intentionally algorithmically prominent voices in the battle against decolonization. My discussion in this article begins by exploring what a decolonial approach to gender and sexuality can look like in a world prioritizing singular truths, and finally, I explore a decolonial feminist approach to the digital and the very real effects of what Cognitive scientist and AI accountability activist, Abeba Birhane, amongst others have referred to as practices of today’s tech giants that mirror historical colonial exploitation of territories and resources.

    Oyèrónkẹ́ Oyěwùmí offers a central argument in response to contemporary gender revolutions—Africans do not need to invent anything. Centring her deductions on the evidence within Oyo-Yorùbá that point to an inherent deference to seniority rather than gender and matrifocal namings of self and others ( ọmọ-ìyá), Oyěwùmí argues for a need to turn to African cultural epistemologies as extant truths that break Euro-American feminist epistemologies. Essentially, Western feminist thought deeply centres on a rigid, universal idea of gender as the dominant system of classification based on sexual differences, and the meanings and roles assigned to one and the other. With Oyo-Yorùbá culture, Oyěwùmí draws on the evidence in the language and the structure of social organizing to make the overarching statement: ‘Yorùbá don’t do gender.’ In primary school, we were often taught that the nuclear family is the smallest and most basic unit of the family. The nuclear family is that enclosed structure from which our understanding of political and moral agency is distilled: The man (the leader), the woman/wife/mother (the subjugated embodiment of reproductive and domestic labour, whom Oyěwùmí argues cannot be read independently of these mutually constituted labels), the children (boy and girl who grow up into a structure of gender sameness where the boy becomes the man and the girl becomes either the reproduced woman/wife/mother or becomes dissatisfied and agitated with this structure).

    Oyěwùmí’s central argument is that the feminist figure that emerges from the dissatisfaction cannot see beyond the family as the ‘everything’ of her oppression, and because of that, she cannot see race or class as these exist beyond the realms of this structure. Therefore, the hyper-nuclear Eurocentric foundations of Western feminist thought alongside white colonizer logic disregard structures of many African societies, including what she describes as fluid, situationally-contingent relations that have little to do with human bodies or sexual differences; where a biological woman can be ọkọ to an in-marrying biological woman or a biological man can be ìyàwó to his deity, and where everyone’s pronouns are inherently non-binary: ‘òun’, ‘wọn’, ‘iwọ’ etc. I find Oyěwùmí’s arguments very subversive, especially for the alternative imagining that they offer us to dismantle the deeply rooted Eurocentric points of view and the NGO-developmental narratives claiming to transform Africa’s gender regression.

    Yet I would argue that while some geographies of genderlessness or more appropriately gender fluidity are evident in the very convincing instances that Oyěwùmí centres, in conversation with Nigerian anthropologist, Ifi Amadiume and Ghanaian academic, Kwesi Yankah, there was nonetheless an overarching phallus signification, in the Jacques Lacanian sense. The concept of a body with a phallus was a privileged signifier that stabilized discourse within a Yorùbá context where the body without the phallus was perceived as not whole—the only marginally stabilizing factors for women being class and seniority. In the specific context of my paternal family in Esa-Oke, in-marrying wives were called ‘eru‘, meaning slaves, lending insights into traditions of rigid patriarchal dominance After years of silencing and within the tensions and limits of wifehood, oral traditions passed through generations of wives reveal that a kitchen performance called eré obìnrin-ilé began that gradually refuted the subject-object relations of the Faniyi men and their wives, beginning a hundred years ago and continuing till date. Using music and performance as channels of economic empowerment, radical care, and joy, they refused to negotiate their presence but insisted on it and dictated how they were remembered. To be part of that legacy of women refusing ‘subhumaness’ makes me proud beyond measure, and makes me recall the quote, ‘If they tell you, you are too feminist, show them who your mothers were.’ Othering at the level of language inevitably leads to othering at a deeper emotional level, and while Yorùbás might not do gender insofar as situationally contingent references and non-gendered pronouns, Yorùbá did gender in its positioning ọkọ as superior to ìyàwó, where even female ọkọ is superior to female ìyàwó, and reinforced the idea of woman as lacking or incomplete compared to man. What made Yorùbá the hyper-gendered culture and language it is today is expressed in Oyěwùmí’s arguments: coloniality. The imposition of Victorian patriarchy in a system where women nonetheless found visible spaces to create alternative conceptions of self despite the privilege and authority assigned to men, meant that these alternative geographies were catastrophically disrupted. Men were assigned apical privilege even though they were read as animals, thus effectively removing African women from the political category of humanness and womanhood. It is at this intersection that African feminist and literary scholar, Molara Ogundipe, would theorize the mountains inhibiting women in Africa as colonial oppression, traditional/cultural oppression, backwardness, men, colour/race, and herself. On the notion of sexuality, she tacitly wrote: ‘Africa does not know its sexuality.’

    I have always deeply connected to the conceptualization of queerness in the Cathy Cohenian way of one’s relation to the state and by extension colonial power. Therefore, I question what is rendered discreet, in the contemporary NGO brokerage that portrays Africa as a feminized and queer hell as opposed to the West as its heaven. I find in this the persistence of colonial language and tactics, reminiscent of colonial voyage writers like Gordon Sinclair, who caricatured a Sàngó priest as a ‘self-styled imp’ saying ‘mumbo jumbo’ to keep thunderstorms away, while dressed like a woman. These narratives have evolved to paint Africa as inherently backward and rigid, while positioning the West as the arbiter of gender fluidity and linguistic diversity which we now must audition to fit into, effectively erasing these expressions that existed long before colonial encounters. Therefore, if we submit that to be Yorùbá (and a Yorùbá woman) is to already be queer, if we were to submit Amadiume’s evidence of female husbands and male daughters and the institution of woman marriage in Igboland, it might not be farfetched to claim that to be African is to already be queer, especially considering not just our cultural epistemologies but the historical processes that have removed us from Eurocentric political classification, rendering us to the wild, which in the Taussig sense is the place where signification fails to exist.

    However, in crafting our identities out of this void, we were confronted by multiple tools of epistemic violence: ethnography and anthropology, Christian colonization, laws, prisons, and guns. While there were nonetheless pockets of direct resistance against the totalizing force of coloniality, the modernity that we have inherited is colonial mastery in our relationship to our land, bodies, hair, language, history, and culture. The overarching question thus becomes: if the entirety of our modernity is deeply entangled not just in the political and economic but also in social, ontological, and cosmological coloniality, then for whom is this modernity?

    We can argue that the same gender saviourism in NGO and developmental narratives finds its parallel in the language of bridging the digital divide and tech saviourism ventures of the Global North. Big Tech giants are materially and ideologically transforming us into quantified beings—economic objects bound to territories across colour and geographic lines, reinforced by practices that exploit people’s data for corporate profit just like historical (and ongoing) colonial exploitation of territories and resources. The overarching logic is that data has become the new oil, coffee, cocoa, and other exploited resources, and our lives online have become their highly valued product. Abeba Birhane and her collaborators’ work in progress has in particular argued that the major undersea cables in Africa owned by Google and Meta physically follow the trans-Atlantic slave trade route!

    French feminist, Francoise Verges, had asked a pivotal question: who cleans the world? In the context of data, we see the real-time effects of how labour exploitation disguised as tech saviourism affects African workers who are paid less than $2 per day to perform unseen and thankless tasks of data labelling, cleaning the filth off the datasets used to train chat programmes like ChatGPT. As Birhane argues, these companies profit off poverty and the rhetoric of lifting Africa out of poverty—one real-time evidence of the disposability of African workers was recently seen with the sudden layoffs at the onset of Twitter’s leadership change. In February 2024, OpenAI launched its Sora text-to-video model, and a very disturbing, flattened, and soulless Lagos, an output of Sora, was shared virally. As we are continually pushed into adopting the misnomer of artificial intelligence and the binary of AI vs human, we must remember that many of those who ‘cleaned it’, for poor pay and little to no emotional support, were Africans! Even after the illusion of the physical removal of colonizers, the parallels of colonialism and contemporary data extraction and exploitation continue to perpetuate global inequalities, just as the racist, sexist, colonial results of AI generative models that render invisible our truths are akin to the oil spills and environmental degradation currently plaguing the Niger Delta—another ongoing legacy of coloniality.

    DECOLONIZING OURSELVES

    As coloniality contains and regulates our lives, binding us to its walls and rendering discreet our potentially liberating alternatives, a decolonial thinking understands that even as colonial logic writes us as disposable, we are integral for its sustenance. Our (internalized) sub-humanness sustains the hierarchies because you need the concept of sub-humanness for there to be humanness, therefore the very premise of totalizing coloniality/modernity is shaky. It does not exist, and it ‘exists’ in relation to the absence of African, Indigenous, Caribbean and Asian truths. Therefore, a radical awakening or what Afro-Dominican decolonial feminist theorist, Yuderkys Espinosa-Muñosa, describes eloquently as epistemic disobedience, creates problems for this totalizing logic, as it emphasizes that the premise of coloniality/modernity is erasure and silencing.

    There is a matter-of-factness to the modernity of post-colonial peoples from our cyber-selves to architectural designs, food taste, beauty, literature, Afrobeats, Nollywood, FinTech and more. Yet our lives and language are almost irreversibly tainted by Euro-Americanness in our modern global-facing Nigerianness. We have multiple generations of Nigerians who are raised with English as their first language. We have adhered to colonial ways of classifying and interpreting our ontological system. We are also desperately chasing the models of a singular modernity that has been prescribed by the Global North, in terms of democracy, infrastructure, education, agriculture, land extraction, and security, and failing exceptionally at it. Decolonization, however, is not a word to be taken lightly; it is the radical possibility to imagine alternative ways of world-making, that allow our very deeply hidden truths to leak into our present and future. A radical possibility that allows us to stop writing our ability to be a thriving nation into the colonial past.

    A decolonial feminist approach is hope and strategies for resistance all in one: a theory for everything, that insists on interpreting the world not through an adapted white gaze but with our cultural knowledge and epistemologies at the centre while acknowledging the flaws embedded within our pre-colonial past. However, despite this impureness, we must find pockets of resistance and cling to them. We would find them, as Oyěwùmí found in Ifá and in several of our systems of knowledge that have persisted due to unknowability, untranslatability, and the inability of coloniality to transform them. Decolonial feminism is further premised on collective thinking, even when devoid of material bodies in contact with each other, as this very article is centred on thinking with Black, Indigenous, and African feminist counter-hegemonic scholarship. Yet we must refuse an approach where the South is constantly speaking to the North, while the North exists in its bubble. I recall a story famous among Nigerian gender academics where foremothers like Bolanle Awe and Molara Ogundipe walked out of a conference in the US that epistemically sidelined African feminist scholarship and set up a press conference that called out the organizers explicitly. That, too, is the driving force of African feminist decolonial thought: walking out on spaces that say we do not have anything of value to contribute. It is calling out the impasse of an androcentric feminist gaze that is ‘barbiefied’, airbrushed, and sung over a catchy chorus. It is inherently being what Sara Ahmed describes as a Feminist Killjoy, those who refuse the aesthetics of colonial modernity, and who refuse the basis upon which postcolonial democracy is built and call out the incoherence of democracy with the carceral imaginaries for queer bodies. It is listening and amplifying the voices of the African women who put themselves on the line, doing the arduous labour of AI auditing; women such as Deb Raji, Abeba Birhane and Joy Buolamwini. It is also acknowledging the possibilities that come from responsible AI and African model of technology, such the machine-learning model that diagnoses early stages of cassava plant disease directly on farmers’ phones, developed by Kenyan researcher, Charity Wuyan and her team.

    Ultimately, our major imperative must be centring our own interpretation of our world. Who truly finds AI input-process-output and prompt engineering new? Additionally, as Caribbean scholar and professor, Aisha Finch, asked, for whom is queerness or transness new? Certainly not for Ifá priests, whose divination mathematically calculates the right odù to address a client’s inquiry, drawing from a wealth of generative odù-ifá that is not reliant on data exploitation. In the same way, queerness is not new for the Yorùbá or the Igbo, nor for Black diasporic peoples whose experiences of the middle passage, and their forceful removal from categories of humanness led to alternative imaginings of relation to the body and normativity. Decolonial African feminist thinking thus prompts us to question supposed prescriptive statements when the production of its knowledge is stripped from certain bodies and centres only on a specific type of white body. It connects us to a critical legacy that binds contemporary Black women to their ancestors who not only resisted slavery but created breaches of resistance within alien spaces of domination, and whose legacies continues to sustain the spiritual and material connections between Afro-diasporic people today. A decolonial feminist thought is equal parts rage and radical care. It is a collaborative and unbiased call to action that insists on justice, self-determination, and autonomy, building on the legacies of foremothers to create our lifelines for our future and the ones that come after us. Ultimately, decolonial feminist thought is understanding that our future will not be a utopian world, but one where our interpretations are our own, and our tools of worldmaking are even more rooted across diasporic lands and seas and more sophisticated and cohesive, in refusing coloniality and its systems of domination.

    https://republic.com.ng/february-march-2024/an-african-feminist-manifesto
    #féminisme #féminisme_africain #féminismes #manifeste #manifesto #décolonial #féminisme_décolonial

    ping @_kg_ @cede

  • Spartak et foot non-mixte : la mairie n’est pas woke
    https://labrique.net/index.php/thematiques/feminismes/1298-spartak-et-foot-non-mixte-la-mairie-n-est-pas-woke

    https://labrique.net/images/numéro_68/illu_spartak_foot.jpeg

    Le 26 septembre dernier, le Spartak lillois s’est pris un tacle de Martine Aubry et son équipe d’élu·es zélé·es. Alors qu’était organisée pour la quatrième fois une séance de foot en non-mixité choisie sans homme cis, la municipalité a interdit le jour-même l’événement, au nom du principe de mixité. Une position lâche, qui refuse de prendre en compte la réalité à laquelle sont confrontées les femmes, personnes trans et non-binaires. Plus qu’une question d’accès au sport, il s’agit de lutte contre le patriarcat, sur tous les terrains.

    #En_vedette #Féminismes

  • Spartak et foot non-mixte : la mairie n’est mas woke
    https://labrique.net/index.php/thematiques/feminismes/1298-spartak-et-foot-non-mixte-la-mairie-n-est-mas-woke

    https://labrique.net/images/numéro_68/illu_spartak_foot.jpeg

    Le 26 septembre dernier, le Spartak lillois s’est pris un tacle de Martine Aubry et son équipe d’élu·es zélé·es. Alors qu’était organisée pour la quatrième fois une séance de foot en non-mixité choisie sans homme cis, la municipalité a interdit le jour-même l’événement, au nom du principe de mixité. Une position lâche, qui refuse de prendre en compte la réalité à laquelle sont confrontées les femmes, personnes trans et non-binaires. Plus qu’une question d’accès au sport, il s’agit de lutte contre le patriarcat, sur tous les terrains.

    #En_vedette #Féminismes

  • Pourquoi la vie sexuelle des femmes est-elle meilleure sous le socialisme ?
    https://labrique.net/index.php/thematiques/feminismes/1291-pourquoi-la-vie-sexuelle-des-femmes-est-elle-meilleure-sous-le-social

    Derrière ce titre un poil racoleur se cache une étude très sérieuse de l’universitaire Kristen Ghodsee sur le féminisme des anciens pays de l’Est. Le raisonnement qui fait passer de l’économie à l’orgasme est simple : la volonté des pays du bloc de l’Est d’enrôler les femmes dans la force de travail, couplée aux luttes des féministes communistes, ont permis la création d’une série de dispositifs favorisant l’indépendance économique des femmes. Celle-ci rend possible une plus grande égalité dans les couples (hétérosexuels), ce qui a des répercussions directes sur l’intimité : être moins préoccupée par sa survie quotidienne, moins accaparée par le travail domestique, moins dépendante de son mari, rend plus disponible pour la (...)

    #En_vedette #Féminismes

    • Why Women Have Better Sex Under Socialism And Other. Arguments for Economic Independence

      A spirited, deeply researched exploration of why capitalism is bad for women and how, when done right, socialism leads to economic independence, better labor conditions, better work-life balance and, yes, even better sex.

      In a witty, irreverent op-ed piece that went viral, Kristen Ghodsee argued that women had better sex under socialism. The response was tremendous — clearly she articulated something many women had sensed for years: the problem is with capitalism, not with us.

      Ghodsee, an acclaimed ethnographer and professor of Russian and East European Studies, spent years researching what happened to women in countries that transitioned from state socialism to capitalism. She argues here that unregulated capitalism disproportionately harms women, and that we should learn from the past. By rejecting the bad and salvaging the good, we can adapt some socialist ideas to the 21st century and improve our lives.

      She tackles all aspects of a woman’s life – work, parenting, sex and relationships, citizenship, and leadership. In a chapter called “Women: Like Men, But Cheaper,” she talks about women in the workplace, discussing everything from the wage gap to harassment and discrimination. In “What To Expect When You’re Expecting Exploitation,” she addresses motherhood and how “having it all” is impossible under capitalism.

      Women are standing up for themselves like never before, from the increase in the number of women running for office to the women’s march to the long-overdue public outcry against sexual harassment. Interest in socialism is also on the rise — whether it’s the popularity of Bernie Sanders or the skyrocketing membership numbers of the Democratic Socialists of America. It’s become increasingly clear to women that capitalism isn’t working for us, and Ghodsee is the informed, lively guide who can show us the way forward.

      https://www.hachettebookgroup.com/titles/kristen-r-ghodsee/why-women-have-better-sex-under-socialism/9781568588896

      #livre #indépendance_économique #capitalisme

  • Contre les violences de genre : féministes pour le cessez-le-feu à Gaza

    Alors qu’à Gaza, les femmes et les enfants constituent la majorité des victimes, selon l’ONU, des bombardements meurtriers et les déplacements forcés que subissent les habitant·es, en vue de la manifestation du 25 novembre, un ensemble de personnalités culturelles, politiques et syndicales « réaffirment que leur féminisme se conjugue avec les engagements anticolonialistes et antiracistes ». « Nous dénonçons tous les crimes de guerre, les viols de guerre quels que soient les bourreaux ».

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2023/11/25/contre-les-violences-de-genre-feministes-pour-

    #feminismes #palestine #israel

  • Luttes féministes à travers le monde. Revendiquer l’égalité de genre depuis 1995

    Les #femmes, les filles, les minorités et diversités de genre du monde entier continuent à subir en 2021 des violations de leurs #droits_humains, et ce tout au long de leur vie. En dépit d’objectifs ambitieux que se sont fixés les États pour parvenir à l’#égalité_de_genre, leur réalisation n’a à ce jour jamais été réellement prioritaire.

    Les progrès réalisés au cours des dernières décennies l’ont essentiellement été grâce aux #mouvements_féministes, aux militant.es et aux penseur.ses. Aujourd’hui, la nouvelle génération de féministes innove et donne l’espoir de faire bouger les lignes par son inclusivité et la convergence des luttes qu’elle prône.

    Cet ouvrage intergénérationnel propose un aperçu pédagogique à la thématique de l’égalité de genre, des #luttes_féministes et des #droits_des_femmes, dans une perspective historique, pluridisciplinaire et transnationale. Ses objectifs sont multiples : informer et sensibiliser, puisque l’#égalité n’est pas acquise et que les retours en arrière sont possibles, et mobiliser en faisant comprendre que l’égalité est l’affaire de tous et de toutes.

    https://www.uga-editions.com/menu-principal/nos-collections-et-revues/nos-collections/carrefours-des-idees-/luttes-feministes-a-travers-le-monde-1161285.kjsp

    Quatrième conférence mondiale sur les femmes


    https://fr.wikipedia.org/wiki/Quatri%C3%A8me_conf%C3%A9rence_mondiale_sur_les_femmes

    #féminisme #féminismes #livre #résistance #luttes #Pékin #Quatrième_conférence_mondiale_sur_les_femmes (#1995) #ONU #diplomatie_féministe #monde #socialisation_genrée #normes #stéréotypes_de_genre #économie #pouvoir #prise_de_décision #intersectionnalité #backlash #fondamentalisme #anti-genre #Génération_égalité #queer #LGBTI #féminisme_décolonial #écoféminisme #masculinité #PMA #GPA #travail_du_sexe #prostitution #trafic_d'êtres_humains #religion #transidentité #non-mixité #espace_public #rue #corps #écriture_inclusive #viols #culture_du_viol

  • Queer, non-binaire et révolutionnaire
    https://labrique.net/index.php/thematiques/feminismes/1271-queer-non-binaire-et-revolutionnaire

    Le 13 mai 2023 a eu lieu à Paris la marche Existransinter, une manifestation politique axée sur les droits des personnes transgenres et intersexes. Cette année, son mot d’ordre est « mobilisé.es contre la loi Darmanin », symbole de l’intersectionnalité promue par le collectif inter-orgas (assos, syndicats, groupes politiques). En effet, il faut prendre en compte que de nombreuses personnes LGBTQIA+ viennent chercher refuge en France pour échapper à l’homophobie, la transphobie et/ou les mutilations génitales. Et cette loi, de son vrai nom « Pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration », met en danger un grand nombre d’individus en les enfermant dans des CRA (Centre de rétention administrative) et en les renvoyant dans le pays qu’iels ont fui. Surtout que les personnes queer sont plus à même (...)

    #En_vedette #Féminismes

  • Recension de « La conjuration des ego , d’Aude VIDAL, publiée sur le blog Les Ruminant.e.s | « TRADFEM
    https://tradfem.wordpress.com/2022/04/04/recension-de-la-conjuration-des-ego-daude-vidal-publiee-sur-le-bl

    Le féminisme est une lutte pour toutes les femmes et contre toutes les violences – physiques, psychologiques, verbales – qu’exercent les hommes sur les femmes. Il est incompatible avec les nombreux privilèges dont bénéficient les hommes du fait de leur domination. Que cette domination soit consciente ou pas, de nombreuses études démontrent que la vie commune hétérosexuelle bénéficie aux hommes qui profitent du travail domestique de leur compagne. Cette situation d’exploitation plus ou moins acceptée permet aux hommes de mieux réussir que les femmes dont le temps de travail et le salaire sont réduits. Les femmes, rendues dépendantes économiquement, sont plus facilement victimes de l’accaparement de leurs corps par les hommes qui profitent ainsi de services sexuels, domestiques ou reproductifs.

    Si les hommes peuvent s’approprier et dominer les femmes, c’est parce que les individus sont socialisés selon qu’ils naissent avec une vulve ou un pénis. L’homme est socialisé de telle manière qu’il pense légitime de s’approprier les femmes. Les femmes sont socialisées de façon à accepter leur asservissement. Cette différenciation binaire des sexes est socialement construite. La société divise les individus selon les deux catégories sexuelles – mâle ou femelle – auxquelles elle assigne un genre masculin ou féminin. Personne n’échappe à ces assignations binaires, elles nous façonnent et nous les intégrons malgré nous. Être une femme, c’est subir cette assignation. Puisque le genre est un fait social, une expérience collective, alors on « ne peut être une femme, quelle que soit sa naissance et son vécu, que quand on est perçue et traitée comme une femme dans la société, quand on a en partage cette expérience avec les autres membres de la classe des femmes. » (p. 53)

    C’est pour cela qu’exercer sa liberté individuelle en se définissant non-binaire ou transgenre n’apporte aucune liberté aux autres femmes. D’autant que, comme l’explique l’autrice, la personne qui s’auto-identifie à un genre revendique un genre socialement construit par et pour une société patriarcale. Les non-binaires eux-mêmes tiennent à un pronom plus qu’à un autre. C’est pourtant cette assignation des genres qui doit être combattue collectivement, dans la dimension institutionnelle mais aussi intime.

    #féminisme #identités

  • Cette fois, le feu !
    https://lundi.am/Cette-fois-le-feu

    Le projet d’un ouvrage collectif sur l’histoire présente des féminismes est marqué par le renouveau d’un mouvement dont #MeToo constitue l’un des événements les plus notables. L’impression d’un « renouveau » peut être trompeuse : les mobilisations contre les violences faites aux femmes sont une lame de fond depuis des décennies (des siècles !) au sein des féminismes. Derrière la déferlante que nous avons connue depuis la fin des années 2000, à l’échelle internationale, la mobilisation a intimement touché nombre de femmes qui, en écho, l’ont portée et relayée largement. Les cadres du débat se sont considérablement déplacés ; le langage lui-même, employé pour qualifier l’hétérosexisme, pour le constituer en fait social, pour sortir les féminicides, les viols, les harcèlements sexuels, les incestes, de la rubrique de simples « faits divers », a été refondé grâce au courage des victimes, grâce aux militantes, aux penseuses et aux mobilisations. Sur ces quelques décennies de l’histoire présente, cet ouvrage porte peut-être sur la partie la plus immergée du mouvement ; celle qui fabrique une révolution féministe au jour le jour, celle qui ne laisse plus rien passer ; celle qui fait aussi de ce mouvement historique, social et intellectuel, une éthique de vie, une pratique d’autodéfense quotidienne, un foyer embrasé de contestation de toutes les strates de la société.

    #féminismes #Elsa_Dorlin

  • #socialisation MASCULINE A LA #violence : le prix à payer
    https://revolutionfeministe.wordpress.com/2021/09/04/socialisation-masculine-a-la-violence-le-prix-a-payer

    Annotations :

    Vous rappelez que, si dans toutes les cultures, les identités masculines et féminines sont définies comme en opposition l’une à l’autre, ce qui est considéré comme masculin ou féminin varie considérablement d’une culture à l’autre. Vous mentionnez les Arapesh étudiés par l’ethnologue Margaret Mead chez qui les hommes sont censés être doux et sensibles, et les Chambouli où les femmes sont dominantes et où les hommes sont vus comme émotifs. lorsqu’ils naissent, on va avoir des contacts beaucoup plus toniques avec des garçons, on va davantage valoriser leur force physique, on va davantage les couper des sentiments tout en valorisant la colère, on va moins les prévenir du (...)

    #.entretien #féminismes #:Lucile_Peytavin #masculinité #Sociologie #virilisme

  • #Abécédaire des #féminismes_présents
    https://editionslibertalia.com/IMG/arton2446.png?1629881993

    « Plutôt que de réduire le #féminisme à des revendications faites à l’État, au patron, au chef ou à papa, pour plus de lois, plus de « sécurité », à n’être que le porte-drapeau ou le cache-misère du capitalisme, de tel ou tel gouvernement nationaliste, ces histoires des féminismes présents rappellent et font résonner ensemble nos vies féministes. Ce livre fonctionne comme un abécédaire, un #manuel, une #boîte_à_outils, un dictionnaire amoureux, dans lequel échanger des idées, affûter des armes, écouter des voix, partager des expériences et des pratiques, vibrer pour des luttes présentes. Il s’adresse à tous·tes : il contient à la fois des ressources et foisonne de références utiles, de notions, mais il est fabriqué par des plumes et des voix, des points de vue situés sur des retours d’expériences collectives, des itinéraires politiques et intimes, des réflexions et des rétrospections sur des parcours, des engagements, des révoltes et des espoirs. En pluralisant les styles, en se situant à la fois du côté de la théorie et de la pratique, de la création, des écritures au « nous » et au « je », il témoigne de la force d’une #approche_féministe de l’histoire intellectuelle et politique. Il est dédié à toutes les #résistantes anonymes au quotidien des violences les plus crasses, à celles qui embrasent les tribunaux, cassent des genoux et brisent les vitrines, à celles qui inventent mille tactiques imperceptibles pour survivre et se mettre à l’abri, à la mémoire de celles dont les noms recouvrent les murs de nos villes la nuit, à la puissance des collectifs qui se font, à ceux qui se sont défaits, qui se sont (re)constitués ailleurs ou autrement, à ce qui nous lie. »

    https://editionslibertalia.com/catalogue/hors-collection/feu-abecedaire-des-feminismes-presents

    #livre #féminismes #résistance

    ping @isskein @_kg_

    • J’ai l’impression de lire un blanc qui explique aux noirs ce qu’est le racisme depuis qu’il a découvert cela en se faisant des black faces. En tant que convertis il explique aux noirs qu’il souffre plus de racisme qu’eux et il en profite surtout pour redéfinir le racisme à son avantage en expulsant les cis-noirs des mouvements anti-racistes.

      #colonialisme_sexuel #mansplanning #appropriation_sexuelle

      Sur ce blog il y a une tentative de réponse à ce parallèle

      Alors, la race comme le genre constituent bien deux construits sociaux, mais la comparaison est de fait complètement foireuse. Il y a dans la notion de race un principe d’hérédité, de descendance, c’est à dire une généalogie qui implique une histoire ethnique communautaire bien définie et documentée. Il y a aussi dans la race l’enjeu de la culture, familiale et environnante, de la sociabilisation, du langage, maternel ou parallèle, du lieu de naissance, du prénom, du nom de famille, sans compter celui du racisme subi, depuis l’enfance bien souvent. Cela fait des décennies que nous essayons de sortir du prisme fasciste de la « race biologique », raciste et essentialisant, merci de ne pas y retomber en réduisant la notion de race à une couleur de peau et des phénotypes (faf 3000 : on ne devient pas racisé·e en allant faire des UV deux fois par semaine au Body Minute de Saint-Germain-des-Prés).

      https://lesguerilleres.wordpress.com/2021/07/04/transracialisme
      Cette explication fait comme si les filles ne subissaient pas une culture, une famille, un environnement, une socialisation, un langage, un prénom et surtout du sexisme depuis la naissance. Le sexe est une réalité biologique contrairement à la race qui est une notion sans fondement biologique concret. Je ne comprend pas la fin sur les UV, est-ce que ca indique qu’on peu changé de sexe en se faisant une simple manicure tandis que la transition raciale implique une transformation plus profonde ?

    • Je ne sais pas si ça vaut le coup de répondre à quelqu’une qui compare transsexualité et blackface.
      Juste : Je ne vois quelles sont les passages/propos que tu pointe : où dit-elle qu’elle souffre plus que les femmes-cis ? Qu’est ce qui te fait dire qu’elle expulse les femmes-cis du mouvement anti-sexiste ?
      Ca me parait douteux que tu ais lu le texte en question, mais peut-etre comprendrais-je mieux la critique si elle était etayé (et pas ouvertement violente et dénigrante)...

      Personnellement, l’approche féministe matérialiste a propos des questions de transidentité que l’on trouve sur le site lesguerrilleres (et notamment la critique d’un certain essentialisme des approches queer que l’on retrouve dans ce texte), me parait justement peu preter le flanc a ce genre d’attaques transphobes.

  • Contre le patriarcat
    https://labrique.net/index.php/thematiques/feminismes/1210-contre-le-patriarcat

    En amont de la journée du 8 mars, des centaines de personnes se sont rassemblées dans les rues de Lille le samedi 6 mars pour défendre leurs droits et dénoncer le système patriarcal. Étudiant.es, syndicalistes, travailleur.ses, musicien.nes et bien d’autres ont défilé avec détermination. Autant de visions du féminisme qui s’entrechoquent.

    #En_vedette #Féminismes