• Penser le #travail de demain (1/4) : le travail, nouveau centre du monde | La plume d’un enfant du siècle
    https://marwen-belkaid.com/2017/08/11/penser-le-travail-de-demain-14-le-travail-nouveau-centre-du-monde

    Au cours des dernières années, nous avons vu se mettre en place une dynamique économique nouvelle dans nos sociétés : celle que les analystes ont placé sous le vocable d’#ubérisation. Dérivée d’Uber, le géant des VTC, cette dynamique nous explique qu’elle permet l’émancipation puisque les travailleurs n’ont plus leur patron sur le dos à longueur de temps mais jouissent au contraire d’une liberté d’action plus grande grâce à leur statut d’#autoentrepreneurs. Le surgissement de ce nouveau modèle économique en même temps que sa promotion par tous les pontes de notre système économico-politique, Emmanuel Macron en tête, est peut-être la plus grande escroquerie intellectuelle et économique de la dernière décennie. Alors que l’on promet à ces autoentrepreneurs la liberté, la réalité est bien plus proche de l’aliénation encore plus grande que dans le salariat classique de notre temps. Aucune protection sociale, participation à son insu à un système pratiquant l’optimisation fiscale (qui touche in fine chacun d’entre nous car c’est l’Etat qui est lésé), situation digne de la #féodalité voilà les réalités cachées derrière la promesse de #capitalisme cool porté par Uber, Deliveroo et autres Take it easy.

  • « Nous n’avons pas besoin des #Multinationales. La solution, c’est leur dissolution »
    https://www.bastamag.net/Nous-n-avons-pas-besoin-des-multinationales-La-solution-c-est-leur-dissolu

    Savons-nous vraiment ce qu’est une multinationale aujourd’hui ? Comprenons-nous la nature de son pouvoir, de son « totalitarisme pervers » et les moyens de le combattre réellement ? Dans un livre important, De quoi Total est-elle la somme ?, le philosophe Alain Deneault dresse, à partir du cas de ce géant pétrolier, le portrait d’une multinationale comme un acteur #Politique mondiale. Un acteur au-dessus des souverainetés démocratiques nationales ou internationales : un « pouvoir » en soi, évoluant (...)

    #Décrypter

    / A la une, Politique, Traités de libre-échange : les multinationales contre la démocratie ?, #Entretiens, Multinationales, #Néo-colonialisme, #Oligarchies, Souveraineté (...)

    #Traités_de_libre-échange_:les_multinationales_contre_la_démocratie ? #Souveraineté_populaire

    • De quoi #Total est-elle la somme ?

      « Total » : c’est ainsi qu’ils ont choisi de la nommer, comme dans un mauvais film tout en hyperboles. Active dans plus de 130 pays, cette société s’affaire à exploiter, traiter et distribuer des produits issus du pétrole, tout en oeuvrant dans le #gaz, l’#énergie solaire, la production électrique et l’industrie chimique. Le capital dont dispose cette firme traduit le fait d’une histoire chargée, couverte par l’état du droit ou par la complicité des États. Ce capital est le fruit d’actions tentaculaires sur un plan politique et économique, allant de la participation à des cartels internationaux capables de jouer sur les prix à l’accaparement de ressources dans le contexte néocolonial africain, en passant par la délocalisation d’actifs dans des États complaisants, par l’externalisation des coûts de production sous une forme massivement polluante et par la collaboration avec des partenaires pratiquant le travail forcé.
      Dans cet essai, Alain Deneault démontre que le cas Total ne témoigne pas seulement du pouvoir de cette entreprise en particulier, mais de celui d’une poignée de multinationales qui font aujourd’hui la loi.

      Se pencher sur l’histoire de Total et de ses composantes, c’est montrer comment l’état du droit et la complicité des États ont permis à une firme, légalement, de comploter sur la fixation des cours du pétrole ou le partage des marchés, de coloniser l’Afrique à des fins d’exploitation, de collaborer avec des régimes politiques officiellement racistes, de corrompre des dictateurs et représentants politiques, de conquérir des territoires à la faveur d’interventions militaires, de délocaliser des actifs dans des paradis fiscaux ainsi que des infrastructures dans des zones franches, de pressurer des régimes oligarchiques surendettant leurs peuples, de polluer de vastes territoires au point de menacer la santé publique, de vassaliser des régimes politiques en théorie pourtant souverains, de nier des assertions de façon à épuiser des adversaires judiciaires, d’asservir des populations ou de régir des processus de consultation.
      Chacun de ces verbes fait l’objet d’un chapitre dans cet ouvrage. Ils représentent une série d’actions sidérantes que l’ordre politique actuel ou récent a permis à une multinationale de mener en toute impunité, indépendamment des textes législatifs et des institutions judiciaires, ou grâce à eux.

      En complément, un court essai intitulé Le Totalitarisme pervers met en perspective les cas décrits précédemment et interroge de façon conceptuelle le fonctionnement même des multinationales.


      http://www.ruedelechiquier.net/diagonales/69-de-quoi-total-est-elle-la-somme-.html

      #livre #pétrole
      cc @albertocampiphoto

    • C’est donc trop simplement qu’on présente Total comme « une société pétrolière française » ; chacun de ces quatre termes pose problème. Total n’est pas « une » ; ce sont 882 sociétés autonomes actives dans plus de 130 pays. Total n’est « française » ni par son actionnariat, puisque 72% du capital est détenu par des investisseurs internationaux, ni par les intérêts qu’elle défend. C’est un groupe qui n’hésite pas à fermer des raffineries en France pour en ouvrir en Arabie saoudite. Total est bien plus qu’une « pétrolière », puisqu’elle fait aussi du gaz, de la chimie, des agrocarburants, du courtage, de la recherche et même du solaire. C’est comme si McDonald’s se mettait aux produits bio. Ce qui montre bien que Total n’est plus une simple « société » au sens traditionnel, dédiée à une seule activité. C’est un pouvoir en soi qui se déploie sur plusieurs terrains et plusieurs secteurs, pour pouvoir profiter de toute conjoncture. Une multinationale, ce n’est jamais « une société » : c’est un réseau d’entités qui agit avec toute la force de frappe du groupe dans différentes législations, sans qu’aucune de ces législations soit capable de légiférer à l’échelle à laquelle la multinationale se déploie.

    • Une connaissance qui me causait de sa vie dans sa boite. Une boite dans le solaire, en France, appartenant à Total, a été rachetée par une boite américaine. Cette boite américaine appartient à Total. Mais visiblement, devait y avoir un intérêt à.
      Il y avait un gars dans cette boite, qui avait pour mission parfois... d’aller voir d’autres boites, de secteurs plus ou moins proche, de s’incruster dans des réunions de direction, et de faire passer des messages. Ca fait très mafieux. Et en fait ça l’est. Mais y-a pas de sang partout, y-a pas de menaces physiques. Y-a juste des messages, à faire passer.

      #féodalité

  • Les frères Traoré condamnés : « On veut détruire notre cellule familiale » | Elsa Vigoureux
    http://tempsreel.nouvelobs.com/justice/20161215.OBS2703/les-freres-traore-condamnes-je-ne-comprends-pas-pourquoi-je-sui

    Bagui et Yssoufe, les frères d’Adama Traoré, mort le 19 juillet sur le sol de la gendarmerie de Persan, comparaissaient mercredi pour outrages, menaces de mort et violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique. Source : L’Obs

    • Et #féodalité aussi : la Seigneur du lieu a été malmenée, il faut donc châtier les manants et leur rappeler leur place dans ce monde. Une telle instrumentalisation de la fonction de Maire puis des forces de l’ordre et enfin de la Justice, c’est tout bonnement affolant et affreusement révélateur de la façon dont les contre-pouvoirs ont tous été détruits. L’exécutif (Le Maire) a tous pouvoirs et aucun compte à rendre à quiconque dans ce « fief ».

    • Un procès « hors norme », une enquête bidonnée par les flics et une maire (mairesse ?) omnipotente qui veut « mutualiser » les frais de justice d’une action en diffamation contre Assa Traoré.

      Les faits remontent au 17 novembre 2016, aux alentours de 20h45. La maire UDI de Beaumont sur Oise, Nathalie Groux, souhaite mettre au vote du conseil municipal une prise en charge par la municipalité des frais de justice pour sa plainte en diffamation contre Assa Traoré. Cette dernière, accompagnée de sa famille et de ses soutiens, décide de venir assister à la séance. Une « provocation » pour le procureur adjoint. « Vous pensiez sérieusement que vous seriez autorisés à assister au conseil municipal avec la cinquantaine de personnes qui vous accompagnait ? » lance-t-il à Assa Traoré, venue déposer à la barre comme témoin. « Vous pensez que ce n’est pas normal que j’assiste au conseil municipal ?, lui répond, sans se départir de son calme olympien, la sœur d’Adama. On a le droit d’y assister, comme tout citoyen. Surtout sur une question qui nous concerne directement, puisqu’il s’agit de nos impôts. Je n’ai jamais demandé à ce que tout le monde puisse entrer. »

      ... / ...

      « C’est une enquête pourrie, minable, bidon ! », tonne Me Yassine Bouzrou qui met en cause l’absence de perquisition, d’auditions des élus de l’opposition et les « déclarations évolutives » des forces de l’ordre. « Le doute profite aux prévenus » rappelle –t-il au tribunal. « Il n’y a rien de tangible, aucun élément probant », renchérit sa consœur Me Noémie Saidi-Cottier, qui rappelle que Bagui Traoré, condamné douze fois, dont sept quand il était mineur, s’est amendé depuis sa sortie de prison en 2013 : « Il est devenu père, gagne sa vie, aide sa mère, il est parfaitement inséré. » Depuis la mort de son frère Adama, « il fait des cauchemars terribles, prend des médicaments ». « Il l’a vu recousu et ne s’en remet pas. »

      Lu ici même :
      http://www.humanite.fr/le-proces-hors-norme-des-freres-traore-628786

      #justice_de_classe (partout)

    • Gli afroeuropei e l’invenzione del colore della pelle

      Si chiama Assa Traoré, madre di tre figli, sorella di innumerevoli fratelli, educatrice, francese di origine maliana, 31 anni di vita terrena, ma sulle spalle l’esperienza dei suoi antenati. Suo fratello, Adama Traoré, è morto in una gendarmeria il 19 luglio 2016, il giorno del suo compleanno. Da quel giorno Assa non ha smesso di cercare giustizia per suo fratello, per capire cosa sia successo dalle 17.30, orario in cui è stato portato via dalla polizia, alle 19.00, orario in cui è stato trovato senza vita.

      http://www.internazionale.it/opinione/igiaba-scego/2017/02/26/afroeuropei-razzismo

  • En guerre contre Subway : « En 4 ans je n’ai pas pu me payer »
    http://rmc.bfmtv.com/emission/en-guerre-contre-subway-en-4-ans-je-n-ai-pas-pu-me-payer-1068038.html

    Nous sommes normalement des franchisés indépendants, donc tout ce qui est prix, publicité, promotion, nous devrions être les maîtres de ça.

    J’ai arrêté de payer des royalties à Subway en février 2015. Quand j’ai réalisé qu’ils ne payaient pas d’impôts en France, je me suis dit qu’on marchait sur la tête. Nous, on paie des impôts sur la société.

    J’ai aussi décidé de les attaquer aux Prud’hommes au motif qu’il s’agit de salariat déguisé. On leur réclame 1,5 million d’euros. On les a aussi attaqués au tribunal de commerce de Marseille pour obtenir le remboursement des royalties qu’on leur a versés.

    #exploitation

    • La « mère corbeau » très critiquée
      Qu’une femme retravaille sans s’être arrêtée au minimum un an - plus souvent trois - et elle se verra affubler du sobriquet de « mère corbeau » (« Rabenmutter »), expression de désapprobation typiquement germanique. Le discours politique a pourtant changé depuis l’accession au pouvoir d’Angela Merkel qui, préoccupée par la dénatalité, a multiplié les places en crèche et favorisé le congé parental des pères.

      Mais cette évolution ne va pas sans crispations, à l’image d’une violente charge lancée l’été dernier par le quotidien populaire Bild contre « les femmes de pouvoir », qui « font carrière, portent des tailleurs pantalon, boivent des smoothies et font du fitness ».

      « On dirait des hommes. Ce ne sont plus des mères. Elles ne veillent plus la nuit quand leur enfant a peur de la foudre et des éclairs », déplorait le quotidien le plus lu d’Europe.

    • C’est révélateur qu’un animal aussi intelligent que le corbeau serve de repoussoir pour les femmes. Il faut plutot être une mère poule, c’est à dire une pondeuse productive qui n’utilise sa tête que pour picorer.

    • Le corbeau est non seulement intelligent mais il s’occupe très bien de ses petits, j’ai du mal à comprendre le lien, à part pour la symbolique ancienne du mauvais augure, et tu as raison @mad_meg, la #mère_poule en est apparemment l’inverse.

      #rabenmutter

      http://www.cosmovisions.com/corbeaux.htm
      concernant le grand corbeau

      L’aire d’habitat de cette espèce est extrêmement vaste et comprend l’Europe, une grande partie de l’Asie septentrionale et le nord de l’Amérique ; toutefois, dans notre pays, les Grands Corbeaux sont beaucoup moins répandus que dans d’autres contrées et ne sont sédentaires que dans quelques localités, où ils nichent tantôt sur des arbres élevés, tantôt sur des rochers escarpés ou des tours en ruine. Les nids, fort grands, sont construits avec des branches ou des brindilles et tapissés de brins d’herbe, de lichens, de filaments d’écorce et de laine. Ils renferment, dès le commencement de mars, des oeufs oblongs, d’un bleu verdâtre, irrégulièrement tachés de brun et au nombre de trois à six par couvée. Les petits sont tellement voraces que les parents ont assez à faire de leur apporter des insectes, des souris, des débris de charognes et même de petits oiseaux. Vers la fin de mai ils sont capables de prendre leur volée, mais ils restent jusqu’en automne sous la surveillance de leurs parents.

    • La réputation viendrait de la Bible … raaaa, celle-là …

      http://www.spiegel.de/schulspiegel/wissen/1000-fragen-sind-rabenmuetter-wirklich-schlechte-mamas-a-760405.html

      Bleibt die Frage, woher der üble Ruf der Raben stammt. Hieran ist offenbar die Bibel Schuld. Im Buch Hiob heißt es: „Wer bereitet den Raben die Speise, wenn seine Jungen zu Gott rufen und fliegen irre, weil sie nicht zu essen haben?“ Vermutlich gehe diese Bibelstelle auf junge Raben zurück, die aus dem Nest gefallen sind, sagen Historiker: Die betroffenen Jungtiere machen einen verlassenen und hilflosen Eindruck. Beobachtern kann dabei leicht entgehen, dass die Rabeneltern immer in der Nähe sind und das Jungtier weiter versorgen.

      *

      38.41
      (39:3) Qui prépare au corbeau sa pâture, Quand ses petits crient vers Dieu, Quand ils sont errants et affamés ?

    • http://www.zeit.de/kultur/2016-04/regretting-motherhood-mutterschaft-debatte-frankreich-10nach8
      la perception des mères en france vu côté allemand.
      Dans un bouquin de E.Badinter, je crois celui sur l’instinct maternel (qui n’existe pas) ou le plus récent qui a fait un tollé, elle souligne également ses différences historiques des mères européennes, notamment du au fait que la grande bourgeoisie française (qui a servi de repère) mettait ses enfants en nourrice. Voir aussi l’histoire de la place grandissante accordée aux enfants dans la société européenne, l’injonction croissante faite aux mères de se sacrifier pour leur progéniture, alors que les hommes pourraient aussi s’y intéresser…

    • Il y a deux espèces d’oiseaux que je n’aime pas autour de chez moi : la pie et le corbeau. Tous les deux ont une façon de faire du bruit qui est lugubre et désagréable à entendre. Ceci expliquant sans doute cela. On doit aussi sans doute pouvoir trouver des références au côté lugubre du corbeau au fait qu’ils bouffaient les humains enfermés dans des cages, à l’entrée des villes civilisées de l’époque féodale.

      Ceci dit, en lisant l’article, j’ai eu envie de taguer #féodalité. Cette façon de tous vouloir nous ramener à cette époque où « chacun à sa place » et tout et tout... c’est lourd.

    • Pas nouveau, la mère corbeau : c’était déjà vrai dans les années 90, juste après la réunification. C’était d’ailleurs très lié au choc des cultures entre l’est productiviste et l’ouest (particulièrement le sud-ouest) très religieux et patriarcal.
      En Bavière, par exemple, les 3 K définissaient la sphère d’évolution de la femme : « Kinder, Küche, Kirche ». Autrement dit, les gosses, la cuisine et l’église.
      Les femmes, mêmes éduquées et actives devaient renoncer au travail pour élever les gosses et y revenaient éventuellement ensuite, à mi-temps, en appoint, c’est à dire dans une dépendance financière totale.
      Cette vision allait avec l’organisation de la société allemande : pas ou peu de crèche et de garderie ( seulement pour les mères indignes ) et des horaires scolaires 7h-13h qui implique la présence d’un adulte à la maison, au moins à mi-temps.

      Mon prof d’allemand me faisait remarquer que cela entrainait une pression sociale sur les femmes qui se traduisait immanquablement par une natalité en berne.

    • Je suis d’accord avec toi @monolecte, l’Allemagne avait la réputation de pas être sympa du tout avec les mères et de les mettre dans l’obligation de biberonner (voire d’allaiter) durant trois ans avant de reprendre éventuellement le taf. On en parlait toujours au moment d’évoquer l’idée de quitter la France pour vivre en Allemagne qu’on trouvait alors bien plus intéressante, et immanquablement c’était oui mais t’as vu aussi comment les femmes mères y sont traitées …

    • Rédigé et relayé ainsi, ça me fait un peu l’effet d’un marronnier journalistique. (bien qu’il faille ouvrir le sujet).
      Car ça m’a rappelé les propos d’Anémone (l’actrice française), que je croyais être la première à crever l’abcès. Mais non, c’est Orna Donath.
      http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/rue89-nos-vies-connectees/20160628.RUE5472/etre-mere-et-le-regretter-je-me-suis-fait-un-enfant-dans-le-dos

  • Soral ou les nouveaux habits du fascisme - Paris-luttes.info
    http://paris-luttes.info/soral-ou-les-nouveaux-habits-du-3646

    "La thèse du livre peut être résumée rapidement. Pour être fonctionnelle, une société devrait être divisée en trois groupes sociaux : le premier chargé de la production matérielle, le second de la production d’idéologie, le dernier de l’encadrement politique et sécuritaire."

    Le tiers états, le clergé, la noblesse.

    C’est ça la société idéale de Soral.Je me demande ce qu’espèrent les gens qui le soutiennent ? Une place à la droite du père ? Faut pas rêver hein, vous aurez jamais mieux qu’une place de bouledogue dans la garde royale et selon toute probabilité vous serez plutôt au turbin, comme les autres.

    "C’est une société médiévale largement mythifiée, dans laquelle le bon peuple aurait travaillé paisiblement aux champs à l’ombre des châteaux et des églises. C’est défendre une société extrêmement (...)

    #luttes

  • Grand Languedoc : la comédie du #pouvoir local - Lagazette.fr
    http://www.lagazettedescommunes.com/381215/grand-languedoc-la-comedie-du-pouvoir-local

    Ce qui frappe également, c’est à quel point la #collectivité régionale peut se transformer en #féodalité. A Georges Frêche, même les édiles de droite prêtent allégeance. On ne résiste pas au pouvoir des subventions…

    Le prédécesseur de « l’Imperator », Jacques Blanc, s’imagine en prince du Languedoc-Roussillon avec son drapeau, son hymne et tout le toutim. Ce giscardien pur sucre en appelle à l’arbitrage suprême de Bruxelles. Président du comité (européen) #régions, il rêve de réduire l’Etat à la portion congrue.

    Et puis, il y a « le fracassant » Robert Ménard. Avec lui, Jacques Molénat a créé Reporter sans frontières voici trois décennies. Autant dire qu’il connaît son petit Robert. Son récit est édifiant. Dans sa jeunesse, apprend-on, Robert Ménard a non seulement été trotskyste, mais aussi anarchiste. Voici sept ans, il bataillait encore contre Éric Zemmour. Les droits de l’homme, tel était son seul et unique credo. Cela ne l’a pas empêché, rappelle Jacques Molénat, de servir quelques mois plus tard « la pétromonarchie esclavagiste » du Qatar. Robert Ménard y dirigeait un hypothétique Centre pour la liberté de l’information. Las, l’aventurier a jeté son dévolu sur Béziers. Allié au FN aux municipales de 2014, il a raflé la mise. Monsieur le maire reçoit Eric Zemmour avec les égards réservés à un prix Nobel. Certains de ses collaborateurs, comme André-Yves Beck, se situent à la droite du Front National. Et, pourtant, aux dernières sénatoriales, il a soutenu l’UMP. Va comprendre…

  • Une plage du sud de la France fermée le temps des vacances du roi saoudien
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/07/16/une-plage-du-sud-de-la-france-condamnee-pour-le-roi-saoudien_4685068_3224.ht

    La famille royale saoudienne veut profiter des plages du sud de la France, mais sans les plagistes locaux. Des travaux ont été réalisés à leur demande pour clôturer la plage publique de Vallauris (Alpes-Maritimes) bordant l’une de leurs résidences. Mais ceux-ci ont été interrompus mercredi 15 juillet à la demande de la préfecture, a indiqué Philippe Castanet, sous-préfet de Grasse.

    « Ces aménagements ont été entrepris prématurément sans attendre la fin des discussions en cours entre la France et les autorités saoudiennes concernant les conditions de sécurisation du séjour que la famille royale saoudienne envisage de faire bientôt à Vallauris. »

    Une réunion de travail devrait se tenir jeudi entre les autorités françaises et des émissaires du roi d’Arabie saoudite pour déterminer quel dispositif de sécurisation va être mis en place autour de la propriété. « La plage publique devrait être totalement interdite au public le temps du séjour de la famille royale », a expliqué le sous-préfet de Grasse.

    Il ne resterait donc plus qu’à déterminer si la sécurité de la famille royale sera assurée « par des vigiles privés ou des policiers », s’il y aura « des grillages ou non », « et à quel moment nous pourrons restituer au public, le plus vite possible, cet espace », a par ailleurs souligné M. Castanet.

  • La peur de l’embauche
    http://www.lenouveleconomiste.fr/la-peur-dembaucher-27537


    #Ouin-Ouin est devenu #patron

    La réalité que personne ne veut avouer et mettre sur la table est que les nouvelles générations sont de moins en moins formatées psychologiquement pour s’adapter à la vie en entreprise.

    Du coup, j’ai posé la question à Ouin-Ouin :

    Et l’idée que l’organisation actuelle des entreprises n’est plus adaptée à une société où les gens sont de plus en plus autonomes et éduqués, ça n’a effleuré personne ?

    • Ah oui, joli #chouineur..
      Je partage avec lui quelques constats dans ma vie professionnelle, ce sont nos conclusions qui divergent..
      Oui on peut baisser toujours plus les charges, la peur d’embaucher sera toujours là, parce qu’en France on ne sait pas manager, et on ne sait pas manager parce qu’on ne sait pas diriger une entreprise de façon adulte...

      Et qu’on ne sorte pas la rengaine de la formation, car ce n’est pas de cela dont il est question mais d’état d’esprit. Au risque de passer pour un vieux jeu, il faut quand même rappeler qu’il n’y a encore pas si longtemps, les gens rentraient dans les entreprises pour y faire carrière, souvent à la suite de leurs pères ou oncles, qu’ils étaient fiers d’y être admis et d’y progresser. A cette époque, les entreprises étaient respectées et parfois célébrées. C’est comme cela sans doute que certaines sont devenues des champions mondiaux.
      Alors que faire ? Pas seulement réformer le code du travail. Surtout stopper le discours encore quotidien et caricatural sur les entreprises, les patrons, le travail. Vaste sujet mais n’est-ce pas cela la responsabilité des politiques, plus que de tricoter tous les jours un nouveau texte de loi ?

      Non bordel, en ce moment les entreprises reçoivent plus de cadeaux et de déclarations d’amour des politiques que de nouvelles charges ou contraintes !
      Et pour changer d’image, faut déjà changer soi-même !
      Et c’est aux entreprises de se bouger pour se montrer enfin responsables, c’est à dire adultes, et assumer. Etre professionnel, exemplaire, respectueux, digne de confiance, compatible avec l’intérêt général en bonne intelligence avec son environnement ça s’appelle la #RSE, et c’est comme ça qu’on sortira de l’infantilisme qui règne partout, et qui fera que l’Etat sera moins paternaliste avec les entreprises...

      Plus globalement, la responsabilité, ça va de pair avec le pouvoir. Et aujourd’hui le pouvoir économique a supplanté le pouvoir politique...
      http://opinions-opiniez.blogspot.fr/2014/11/le-privilege-de-lirresponsabilite.html

  • Dérives fascistes à la FNSEA ?
    http://blogs.mediapart.fr/blog/laurent-cougnoux/210415/derives-fascistes-la-fnsea

    Dérives fascistes à la FNSEA ?

    21 avril 2015 | Par Laurent Cougnoux

    Mais que se passe t-il à la FNSEA ? Les opérations musclées se succèdent, menées par des agriculteurs pour le moins en colère, qui utilisent en toute impunité la violence pour se faire entendre : contre les Roms, contre l’État, contre les Zadistes, contre les écolos… Ne doit on y voir que le mal être de citoyens en proie aux marchés financiers, ayant perdu la considération de l’opinion publique face aux dérives de leurs méthodes de production, ou bien donner un sens politique à toutes ces exactions ?

    En juin 2013, l’opération « récupérons nos terres » (1), organisée par une cinquantaine d’agriculteurs se revendiquant de la FNSEA, délogeaient des familles de gens du voyage qui occupaient un bout de terrain en friche d’une exploitation agricole dans le canton de Houdan (Yvelines), en les aspergeant de tonnes de lisier. L’affaire n’a fait que peu de bruit dans les médias, pourtant de nombreuses associations (2) se sont alors insurgé contre ces méthodes : « C’est à l’État et aux collectivités locales de gérer la situation, pas à une organisation syndicale de « jouer les auxiliaires de police en faisant justice elle-même par une action moralement scandaleuse et syndicalement irresponsable ». La fédération département du syndicat se bornant à dénoncer « une fois de plus l’inertie de l’administration, qui ne remplit pas son rôle de protection de la propriété privée et qui, par là même, cautionne la transgression des lois ».

    En septembre 2013, des agriculteurs syndiqués (FDSEA du Morvan) saccagent le siège du Parc national du Morvan. Ces agriculteurs sont fous de rage à la suite d’une enquête publique relative à des mesures de protection et de restaurations des rives des cours d’eau et des zones humides, s’adressant principalement à des agriculteurs volontaires et financièrement aidés. Pour protester, des tonnes de fumier sont épandues, des tranchées creusées dans des prairies humides, des feux de pneus et de paille allumés. Le journal de l’Environnement relate (3) : « La scène s’est déroulée le 18 septembre dernier dans le domaine de la Maison du parc naturel régional du Morvan, à Saint-Brisson (Nièvre). C’est là que près de 70 engins agricoles et leurs quelque 150 conducteurs, encartés à la FDSEA du département, chez les Jeunes Agriculteurs ou sans étiquette, ont convergé pour quelques heures d’un face-à-face tendu avec les responsables du PNR. Le tout sous le regard placide des gendarmes, qui ont laissé les alentours soignés de la Maison du parc se transformer en terrain vague boueux, pendant que des agents du parc se faisaient prendre à partie par des agriculteurs »

    En septembre dernier, des agriculteurs bretons brûlent les bâtiments de la Mutuelle Sociale Agricole (leur caisse de sécurité sociale) et des Finances Publiques à Morlaix. Le président de la FDSEA du Finistère, Thierry Merret, félicite publiquement les auteurs du saccage de Morlaix dans un communiqué : « Je tire un coup de chapeau à ceux qui ont osé faire ce qu’ils ont fait. Il faut relativiser, il n’y a pas eu mort d’homme, c’est une forme de témoignage pour dire : Écoutez-nous et un raz-le-bol des besogneux qui sont seulement bons pour avoir des contrôles ».

    En ce mois de septembre, 4 actes violents ont eu lieu contre des bâtiments publics, à Morlaix mais aussi Toulouse, Sarrebourg et Questemberg). À ce jour aucune poursuite judiciaire n’a été engagée...

  • Dans notre série « L’arrogance de #classe sort de ses gonds » : Le P-DG d’Air France-KLM, par Roberto Boulant
    http://www.pauljorion.com/blog/2015/03/22/dans-notre-serie-larrogance-de-classe-sort-de-ses-gonds-le-p-dg-dair-fra

    Dans une vidéo d’une vingtaine de minutes vous pouvez voir Alexandre de Juniac, le P-DG d’Air France-KLM dans ses œuvres : loin, très loin de la consensuelle langue de bois servie aux médias. C’est ici le cœur qui parle ! Prudent, l’artiste utilise tout de même la méthode Le Pen-Dieudonné, du dire sans le dire. Et que dit-il – vraiment – à un public conquis ?

    –1 : les acquis sociaux sont une monstruosité qui doit disparaitre,

    –2 : les syndicalistes doivent être jetés en prison,

    –3 : la retraite doit être supprimée,

    –4 : il faut faire travailler les enfants pour pouvoir gagner en #compétitivité.

    https://vimeo.com/116748738


    #riches #domination #inégalités #mépris #féodalité

    • tiens, y a pierre gattaz au premier rang...

      il est intéressant de voir que pour de Juniac, il est incompréhensible que les pilotes d’air france aient demandé que les pilotes de la « low cost » créée par le groupe se voient appliquer les mêmes conditions de travail. comment ? ces gens-là osent demander que leurs droits bénéficient à tous ? ils ne veulent pas qu’on tire les conventions collectives vers le bas ? mais c’est absurde, ils n’ont rien compris à l’économie.

  • Les Saoudiens prêtent allégeance à leur nouveau roi sur Twitter - AFP/Le Point

    L’Arabie saoudite, qui censure tout écart, compte plus de 5 millions d’utilisateurs du réseau social, soit l’un des taux les plus élevés au monde.

    Et le plus élevé du « monde arabe ». Sur le sujet lire @gonzo

    http://www.lepoint.fr/monde/les-saoudiens-pretent-allegeance-a-leur-nouveau-roi-sur-twitter-27-01-2015-1

    Dans le temps, les Saoudiens traversaient le désert pour prêter allégeance à leur nouveau roi. Aujourd’hui, ils le font sur Twitter d’un simple clic. Suivant une tradition bien établie, des milliers de Saoudiens se sont rués vers le palais du nouveau roi Salman pour lui prêter allégeance après la mort vendredi de son demi-frère Abdallah. D’autres l’ont fait dans des palais royaux disséminés à travers le vaste territoire saoudien. Mais beaucoup ont choisi d’effectuer ce geste virtuellement en utilisant les réseaux sociaux et plus particulièrement Twitter, très populaire dans ce royaume pourtant ultraconservateur, qui censure tout écart.

    Le hashtag en arabe « Je prête allégeance au roi Salman » est vite devenu populaire dans la blogosphère saoudienne après l’annonce de la disparition du roi Abdallah.

  • Un faux sourire dans votre miroir pour vous convaincre - New Scientist
    http://www.newscientist.com/article/dn23929-fake-smile-in-a-mirror-makes-you-buy-what-you-try-on.html

    Shigeo Yoshida - http://www.shigeodayo.com - de l’université de Tokyo a développé un système pour évoquer l’émotion, qui a pour but de manipuler votre émotion en vous présentant souriant quand vous ne l’êtes pas. Le système présente une image de soi altérée par un logiciel pour que vous sembliez souriant ou confiant. En manipulant l’état émotionnel des gens, le système permet d’influer sur leurs préférences. Tags : internetactu2net internetactu (...)

    #interface #economiecomportementale #psychologie #marketing

    • @monolecte et si on fait la gueule est ce que la position des lèvres déclenche un hormone de la déprime ou de la mauvais humeur ?
      Par rapport au fait qu’on demande plus aux filles et aux femmes de sourire, je me dit qu’être moins nerveuse ca peut rendre aussi moins méfiante ou moins vigilante à l’oppression et donc plus facilement manipulable par les dominants. Les dominants ne se fatiguent pas trop à sourire il me semble, mais c’est une intuition, il y a peut être des études d’éthologie qui montrent cela (ou pas).

    • De mon point de vue, le #neuromarketing est un gros mot.
      Sinon, effectivement, à l’origine, chez les primates, le sourire est typiquement une grimace de peur et de soumission, destinée à rassurer le dominant.
      Ce qui a de bien avec l’éthologie, c’est que nous comprenons l’humain comme un animal social doté d’une capacité d’adaptation qui passe par la culture et non par la « nature », entre autre.

      Personnellement, je me souris à moi-même pour activer mon shoot d’endorphine et baisser mon niveau de stress.

    • Je ne sais pas si il y a des études sur le #sourire, mais avec l’habitude de se référer inconsciemment au modèles normés on adopte les sourires de la photographie (figé) ou de la télévision (débile) et la façon exagérée de sourire comme les commerciaux me fait vraiment peur. A un moment ou il me fallait des sous, j’avais suivi une brève formation pour réaliser des questionnaires téléphoniques, on nous demandait de sourire en parlant parce qu’il parait que ça s’entend… Encore un autre truc sur le fait d’y croire si facilement, nous ne savons pas tellement décrypter les expressions du visage, le vrai du faux, par contre les #sourds sont supers doués pour ça.

      Ah et encore, de Laborit, L’agressivité détournée , l’idée que nous ne soyons que réseaux neuronaux, réflexes et comportements induits par nos hormones est passionnante. Je me souviens d’un passage sur les nouveaux concept philosophiques qui naitront des connaissances neurobiologiques comme par exemple reconnaitre l’ineptie de la liberté, sauf que non, je ne m’y fais pas. je crois que je vais continuer à faire la gueule.

    • @supergeante, c’est un des nombreux aspects géniaux de #seenthis, pouvoir constituer de bonnes documentations en collectif. Pour la rédaction du bel essai je me défile, mais je veux bien faire les dessins de cerveaux de marketeux étalés sous les talons des éthologues mécontentEs ^^

      @monolecte je suis tout à fait d’accord avec ce que tu dit sur l’intérêt de l’étude des comportements non-humains dans la mesure ou on parle bien de culture humaine et non-humaine et peut être aussi qu’il faut se souvenir que les non-humains tout comme les humains sont aussi des personnes, des individus et pas des « espèces », masse indifférenciée.

      Attention #digression ^^
      Avec les #primates c’est plus facile de les comprendre et les étudier, mais les insectes c’est aussi des individus comme on peu voire sur les photos ci dessous, ils doivent avoir différentes personnalités et réagir différemment aux événements. Peut être qu’il y a des études sur l’individualité chez les insectes... je vais faire chauffer gogol


      http://michigantoday.umich.edu/2010/09/wasp-faces.jpg

      Et pour le sourire à soi-même, je l’applique de suite ca me semble être un bon conseil. :)

    • Ben non, il peut y avoir des individus chez les animaux, mais sûrement pas des personnes.
      En plus, les insectes fonctionnent souvent par colonie et leur sens de l’individualisme est notoirement pas très développé.
      En éthologie, nous ne distinguons pas a priori l’humain des autres animaux, même si le développement des cultures humaines a très largement pris le pas sur les déterminismes biologiques. C’est d’ailleurs pour cela qu’il n’y plus de phénomène de spéciation chez les humains, alors que nous occupons une très vaste variété d’écosystème. Nous nous adaptons à notre environnement par la culture et non la biologie. Les humains des pays froids n’ont pas développé de fourrure en réponse aux contraintes extérieures, pas plus que ceux des pays chaud n’ont de plus grandes oreilles : on a inventé des vêtements et des maisons pour reconstituer l’environnement favorable à notre espèce.

    • ah oui je ne connaissait pas le sens précis de

      PERSONNE1, subst. fém.
      I. Individu de l’espèce humaine, sans distinction de sexe.

      Ah lala j’ai certaines lacunes de base comme tu peu voire :p
      je ne l’utiliserait plus pour les non-humains ! Merci pour la précision et toutes ces infos, la spéciation par la culture j’aime beaucoup.

    • Les changements apparus chez les êtres humains sont dus à des conditions de vie plus favorables, c’est cela @monolecte ? Par exemple, on est (on nait) plus grand que nos ancêtres et moins poilus. On vit aussi plus vieux, du moins pour certains. Ça pourrait être le cas aussi chez les animaux domestiques. A propos de sourire, mon chat sourit certaines fois quand je joue avec lui, sisi. J’ai connu un chien aussi qui faisait de grands sourires.
      Naturellement je suis quelqu’un de souriant, c’est spontané. D’ailleurs je suis assez spontanée dans le genre, ça surprend parfois quand on n’est pas averti. Par exemple, @mad_meg, si quelqu’un me sort une insanité, je peux lui rire au nez plutôt que de m’emporter. C’est en général assez déconcertant. Comme quoi en étant détendu, on peut tout à fait exprimer son désaccord sans se faire de bile. En même temps il faut faire attention à ne pas vexer, il faut se rire gentiment mais dans la spontanéité, on ne mesure pas toujours tout.
      Sinon, le visage c’est ce qu’on offre en premier à l’autre, celui ou celle qu’on ne connaît pas et le sourire, me semble-t-il, est le premier signe de communication qu’on lui adresse. C’est un signe d’ouverture, non ?

    • Dans la plupart des cultures humaines, oui... mais pas toutes.

      La modification de taille est assez loin de la spéciation, parce que c’est une réponse individuelle finalement assez rapide à l’environnement, conditionnée par la quantité & la qualité de nourriture à des moments clés de la croissance. Si, effectivement, les gamins d’aujourd’hui grandissent notoirement plus vite et plus haut que leurs parents, ce n’est déjà pas vrai partout et cette tendance peut se retourner très rapidement. Il faut savoir que pendant le Haut-Moyen-Âge, la période des cathédrales, où l’organisation sociale était plutôt pré-féodale avec une relative prospérité, les gens présentaient la même taille moyenne... que la population des années 1980-1990. Ensuite, l’installation de la #féodalité, et d’un système très #inégalitaire marqué par des guerres et des famines a très rapidement fait décroître la taille de la population... jusqu’à ce que l’on rattrape le temps perdu, à la fin du siècle dernier... étonnant, non ?

      Plus remarquable encore, des notes de l’époque de Dickens où les manufacturiers de la région de Londres, connus pour leur ladrerie envers leurs ouvriers, se plaignant de la faible constitution et de la petite taille des enfants londoniens préconisaient d’aller recruter dans la cambrousse où les garçons de ferme, mieux nourris, étaient plus grands, costaux et donc aptes au travail. Ce qui signifie que le rapport entre #nourriture et #développement physique était déjà parfaitement acté et qu’il existait de grandes disparités à l’intérieur même des populations.

      J’ai d’ailleurs comme hypothèse le fait que les #femmes ont été artificiellement sélectionnées et maintenues dans des petites tailles au long des siècles pour compléter la domination des hommes et la justifier. Quand j’étais gosse, encore, on continuait à donner de plus petites portions aux filles qu’aux garçons, sous prétexte qu’elles avaient besoin de moins manger. À activité physique égale (ce qui est souvent le cas chez les enfants, même si on tend à privilégier les petites filles sages et donc immobiles), rien ne justifie qu’un enfant a besoin de moins de nutriments qu’un autre. Par contre, il est évident qu’à l’arrivée, son développement ne sera pas identique.
      J’observe qu’en dehors des diktats de la mode à la con et de l’injonction des régimes, les filles qui se nourrissent comme les garçons ont tendance, elles aussi, à être plus grandes...

      On voyage, on voyage #digression

    • 1. Les petites filles sont souvent moins bien nourries (nourries en dernier, en fait) que les petits garçons, soit parce qu’elles ont moins de valeurs et sont donc plus sacrifiables en cas de pénurie, soit parce que on considère qu’elles sont naturellement plus « menues » et ont donc moins de besoins. Elles sont aussi globalement moins soignées et moins éduquées.
      2. Le modèle du garçon actif et de la petite fille sage sont encore très prégnants. On incite les garçons au sport, aux jeux de plein air, à la confrontation, à l’activité et les filles, aux tâches ménagères, aux jeux d’intérieur, aux soins, à la discrétion. Les corps ne peuvent pas se développer de la même manière dans ces conditions.
      3. Le #dimorphisme sexuel est encouragé lors de l’appariement : femme plus claire que l’homme et souvent plus petite, plus menue, plus jeune (ce qui facilite la domination physique). Ainsi, par défaut, les femmes petites ont plus souvent accès à la reproduction que les femmes grandes : c’est une forme de sélection du caractère de la petite taille chez la femme.
      4. Le gavage des femmes dans les cultures où le gras est valorisé ne change pas la donne, puisque c’est la femme pubère qui est gavée et non la fillette (souvent moins bien nourrie que les garçons) et elle est engraissée au sucre et au gras, là où les hommes sont « forcés » à la viande, aux protéines : là aussi, les effets sur les corps sont très différents.

      Le nourrissage des enfants est primordial pour leur développement intellectuel et physique pour le reste de leur vie. C’est, à mon avis, là que se construit le dimorphisme sexuel.

    • Je suis comme @jean_no, je reste un peu réservée sur cette théorie. Chez nos cousins les primates, il y a une différence de taille importante entre mâles et femelles qu’on peut difficilement attribuer, je crois, à une discrimination alimentaire chez les tous petits.

    • @odilon : jamais entendu parlé, mais c’est très exactement ça. Merci.

      L’idée m’est venue après m’être engueulée, l’année dernière, avec l’entraîneur de foot de ma fille qui prétendait que les hommes sont « naturellement » plus aptes pour le sport que les femmes. Je lui ai fait remarquer que ma fille est plus grande que les garçons de son âge, mais il balance que les filles sont biologiquement moins développées et donc moins physiques... et là, je me suis souvenue de la période où j’étais « naturellement » la dernière à être servie à table dans ma famille d’accueil, une famille de paysans où la séparation entre les sexes était très forte et très structurée. Probablement l’endroit où j’ai commencé à vraiment être en colère et à me révolter contre une construction très forte des inégalités. Et où je suis souvent sortie de table avec un méchant creux.

    • PRISCILLE TOURAILLE, chercheuse à l’École des hautes études en sciences sociales (Ehess) et au Muséum national d’histoire naturelle, explique pourquoi les femmes sont statistiquement plus petites que les hommes : ces derniers se réservent la plus grosse part de viande (« Causette », juin). « Pour énormément de sociétés humaines, ethnologues ou nutritionnistes établissent que les femmes ont un accès limité aux protéines, contrôlées par les hommes (…). Il est établi que la viande constitue 40% du régime des hommes et à peine 2% du régime des femmes. »

      C’est très exactement ce que j’ai observé.
      Maintenant que la nourriture en général et les protéines en particulier, sont plus abondante, il est marrant de noter que les femmes sont en permanence sommées de limiter leurs apports en nutriments... Afin de rester graciles et menues, selon certains critères physiques.

    • Ça ne se passe pas plus dans les gènes que pour un phénomène sélectif sur plusieurs générations chez un éleveur.
      Si, pendant plusieurs générations (et là, on parle de milliers d’années), tu choisis électivement les petites femmes pour se reproduire, tu auras tendance à avoir des femmes plus petites.

      La privation de nourriture, elle, qui s’ajoute à la sélection des femmes petites, frêles et pâles, impacte la croissance de l’individu seul : une petite fille mal nourrie donnera une femme plus chétive, moins grande et aussi moins intelligente (le rapport entre nourriture et développement cognitif chez le jeune enfant n’est plus à démontrer). C’est d’ailleurs pas pour rien que les changements de taille apparaissent très vite dans une population quand l’alimentation change : la génération en croissance est directement impactée. Ma fille est mieux nourrie que moi, elle grandit plus, comme la plupart de ses camarades de classe. Elle devrait faire ma taille pour ses 12 ans, si sa courbe se maintient.
      Par contre, que ses enfants grandissent pendant une période moins faste et ils présenteront dès l’âge adulte une stature moindre que celle qu’ils étaient génétiquement programmés à atteindre.

      Il y a toujours interaction imbriquée entre inné et acquis et le milieu a souvent le dernier mot.

      Après, la sélection des femmes petites implique une taille moyenne des femmes inférieure à celle des hommes. Si on nourrit tout le monde mieux, tout le monde aura tendance à être plus grand, mais le différentiel sexué n’aura tendance à se réduire que si les femmes grandes peuvent s’apparier aussi facilement que les autres... et les hommes petits itou.

      Reste aussi la question métabolique : la lignée des femmes petites réagit comment par rapport aux modifications d’alimentation dans l’environnement ? En stockant du gras ou en relançant la conquête verticale ? Est-elle plus résistante aux périodes de pénurie (moins de masse corporelle = moins de nutriments pour faire tourner la machine = moins de mortalité en cas de famine ?)

      Donc deux choses qui se répondent mais qui ne sont pas identiques :
      1. La sélection culturelle des femmes plus petites que les hommes sur des millénaires qui fait que ce trait est génétiquement dominant chez les femmes

      2. La limitation de l’accès à la nourriture des petites filles qui renforce le trait 1 mais qui n’agit que d’un point de vue ontologique et est donc réversible (dans les deux sens) d’une génération à l’autre.

      Après on pourrait s’amuser à créer des comparatifs de tailles moyennes des femmes selon la région du monde et se demander si les variations sont corrélées avec la force du modèle patriarcal à travers l’histoire des régions du monde comparées.

    • J’avais discuté des hormones de croissances avec une amie suite au visionnage du docu « pourquoi les femmes sont elles plus petites » et on avais remarquer qu’on ne connaissait que des hommes qui avaient subit ce traitement pour grandir, et aucune femme. Quitte à empoisonner ces garçons avec le prion de la vache folle. être de petite taille est perçu comme un handicape pour les hommes mais pas pour les femmes. Il existe aussi des traitement pour empêcher de grandir et ce traitement comme par hasard est bien plus pratiqué par les filles et femmes.

      Aussi je me souviens d’une chanson que me chantais ma grand mère quant j’étais petite et qui correspond tout à fait à cette injonction sur la taille : http://www.youtube.com/watch?v=fLE5qTRdvuw

  • #château_de_Berlin : un projet pharaonique contesté
    http://fr.myeurop.info/2013/06/13/chateau-de-berlin-un-projet-pharaonique-conteste-10060

    Delphine Nerbollier

    La première pierre du château des rois de Prusse, détruit en 1943 par les Alliés, a été posée hier à Berlin. L’édifice, qui abritera un musée, doit achever sa construction en 2018. Mais au faible enthousiasme qu’il suscite s’ajoute les craintes de voir le chantier s’éterniser et coûter toujours plus (...)

    #Histoire #CULTURES #Allemagne #aéroport_de_Berlin #éléphants_blancs #monument #Patrimoine

  • #Tunisie #Marzouki dénonce les #féodalités #arabes

    http://goo.gl/Zf92x

    La plus Infecte #monarchie #riposte à l’ #aspiration vitale du #PrintempsArabe

    Depuis le déclenchement du Printemps Arabe, en janvier 2011 en Tunisie, la situation des sujets des féodalités arabes n’a jamais été abandonnée par les #révolutionnaires et #démocrates conséquents. Des familles, limitées à quelques milliers de personnes, régnantes par on ne sait quelle légitimité sur des millions d’êtres ? Et elles accaparent les richesses, laissant dans la misère la majorité des peuples, le plus souvent soumise aux pires esclavages.

  • Le retour d’une conception utilitariste, moraliste et archaïque de la #pauvreté | Mobilisations, luttes et solidarités
    http://www.actuchomage.org/2011062016232/Mobilisations-luttes-et-solidarites/le-retour-dune-conception-utilitariste-moraliste-et-archaique-de-la-pau

    Inutiles et oisifs : l’image que l’#UMP donne des chômeurs n’est en effet pas nouvelle. Elle date de la période moderne. Alors qu’au Moyen Âge, les pauvres prenaient toute leur place dans la #société chrétienne et permettaient la pratique de la charité, l’essor du #capitalisme marchand et d’une conception utilitariste de la société les rejettent progressivement dans la marginalité. Au 16e siècle se répand l’idée qu’il faut obliger les pauvres à travailler pour justifier leur prise en charge, mais aussi les contrôler et les moraliser. Le #travail forcé des pauvres est alors considéré comme une peine qui réprime l’oisiveté. Il est aussi vu comme un progrès : le #salaire, gagné au prix d’un service rendu à la société, remplace l’aumône, uniquement liée à un statut.

    Marqués par un signe distinctif comme les juifs et les prostituées, les pauvres sont pris en charge dans des établissements spécialisés : au 17e siècle, à Lyon, c’est l’Aumône générale, imitée à Paris par le Grand Bureau des Pauvres. Un climat de suspicion s’installe sur ceux que l’Etat consent désormais à prendre en charge à la place de l’Eglise : on commence donc à trier entre bons et mauvais pauvres. Les faux mendiants et mendiants valides sont mis au service de la ville pour les travaux publics.