• Brazil’s #Lula wins electoral court challenge against #Meta for alleged pro-Bolsonaro algorithm bias
    ▻https://www.nbcnews.com/world/south-america/brazil-lula-wins-electoral-court-challenge-meta-alleged-bolsonaro-bias-rcna

    A judge ruled that the tech company must adopt measures to immediately secure equal treatment of the two presidential candidates ahead of an Oct. 25 runoff.

    #brésil #brazil #bolsonaro #facebook #whatsapp

    On en parlait là :
    ▻https://seenthis.net/messages/1195470

  • Meta is pro-far-right in Brazil - Persona - Mastodon
    ▻https://kolektiva.social/@personalescrito/117441728006605885

    Meta is pro-far-right in Brazil :fuck_face:

    “Meta AI, an artificial intelligence tool integrated into WhatsApp, rejected requests to create campaign images referencing President Luiz Inácio Lula da Silva, but generated images featuring Senator Flávio Bolsonaro and his candidate number.

    Tests conducted by Brasil de Fato on Wednesday (14) identified different responses to commands with the same visual proposal.”

    Les campagnes électorales qu’on a le droit d’interférer avec.

    #meta #facebook #whatsapp #brésil #brazil #lula

  • Je suis Léa

    « Je suis Léa » (►https://jesuislea.fr) est bien plus qu’un collectif de précaires de l’université et de la recherche. C’est un mouvement qui est en train de naitre. En quelques semaines un mur numérique s’est recouvert de 160 #témoignages, souvent bouleversants, de jeunes chercheuses et chercheurs qui font le récit des terribles conditions professionnelles auxquelles un système les asservit.

    La précarité est devenue un véritable fléau dans l’Enseignement supérieur et la recherche. Au début du mois de septembre je faisais une communication intitulée « Réduire la précarité tout en défendant l’emploi statutaire » dans le cadre du colloque d’ouverture des Assises pour l’Enseignement supérieur et pour la Recherche ( voir ici à la page 101 des Actes du colloque ainsi que la communication de Neli Dobreva pour le collectif Vacataires.org, p. 99). C’est à la suite de ce colloque que j’ai rencontré des membres du collectif de chercheurs et de chercheuses qui venaient de se constituer sous l’appellation « Je suis Léa ».

    « Je suis Léa » se singularise par la force d’un mur de témoignages (▻https://jesuislea.fr/#temoignages) et des #revendications précises qui sont adressées aux parlementaires et aux candidat·es à la présidentielle. Ce mouvement me semble exemplaire, au sens où il se donne tous les moyens pour faire avancer la cause qu’il défend. Ses principales caractéristiques sont les suivantes :

    - Garantir la transparence et l’indépendance du mouvement ;
    - Constituer un espace d’écoute, de rencontre et de partage ;
    - Garantir l’anonymat des témoignages ;
    - Travailler avec les syndicats et les autres collectifs ;
    - Soutenir des revendications qui s’appuient sur une expertise juridique et financière ;
    – Exiger une commission d’enquête parlementaire sur la précarité dans l’ESR ;
    – Soutenir les lycéen·nes et demander la suppression de #Parcoursup.

    Mais la plus grande force de « Je suis Léa » est de briser le mur du silence sur la condition des précaires dans l’ESR. Derrière ce mur nous découvrons #vexation, #humiliation, #racisme, #exploitation éhontée, #pression au travail, #burn_out, #harcèlement moral et sexuel, #impunité des harceleurs, #homophobie, #précarité_financière, financement de la recherche sur ses propres deniers, #bénévolat forcé, refus de #rémunération pour les tâches accomplies, #discriminations à la #grossesse …

    Les témoignages mettent à nu toute la #violence du contraste entre l’excellence d’un niveau scientifique acquis au prix de nombreux #sacrifices et la #précarité_professionnelle subie. Nous voyons aussi devant nous le mur sur lequel se fracassent tant de scientifiques brillants : celui de la #sélection, de la #concurrence impitoyable et de la reproduction des élites. Nous mesurons alors le désarroi des post-doctorant·es qui mettent des années avant d’obtenir un emploi à l’université ou d’abandonner définitivement la recherche. Et nous prenons conscience que cette violence est celle d’un système et d’une politique.

    Je donne la parole à l’équipe de « Je suis Léa », qui se présente à vous. Il faut l’écouter, diffuser ce message, libérer la parole, témoigner, inventer de nouvelles solidarités :

    **

    Bonjour à toutes et tous,

    Nous vous présentons « Je suis Léa », un collectif indépendant qui adapte à l’ESR français le mouvement allemand #IchBinHanna.

    Léa n’a pas un seul visage : c’est la docteure sans poste qui enchaîne les vacations, le vacataire payé six mois en retard, la postdoctorante qui déménage tous les deux ans, l’ingénieur·e en CDD à répétition. Nous la croisons toutes et tous, et beaucoup d’entre nous sont Léa. C’est pour cela que le collectif porte ce nom.

    La précarité de l’ESR est documentée depuis des années. Mais tant qu’elle se limite à des chiffres et à des cas isolés, elle n’émeut personne. Derrière les sigles : du travail gratuit, des vies suspendues, des renoncements, des silences imposés.

    Le cœur de notre campagne, c’est un mur de témoignages : des dizaines de récits, côte à côte, qui font apparaître un système. Nous voulons rendre cette précarité impossible à regarder sans réagir.

    « Tout cela existe déjà », nous dira-t-on. C’est vrai, et nous ne prétendons ni remplacer les syndicats et collectifs qui mènent ce combat, ni refaire leur travail. Mais la précarité n’est plus méconnue : elle est connue et tolérée. Ce qui manque, ce n’est pas un rapport de plus — c’est un visage. Notre rôle : incarner, rassembler tous les statuts sur un même mur, et porter ces voix jusqu’au grand public et aux candidat·es de 2027.

    Nous recueillons les témoignages de toutes les personnes précaires de l’ESR — docteur·es sans poste, vacataires, postdocs, ATER, contractuel·les, ingénieur·es, personnels d’appui, sans oublier les doctorant·es. Signés ou anonymes, ils sont relus et anonymisés si besoin : rien ne paraît sans votre autorisation, et tout témoignage peut être corrigé ou retiré sur simple demande.

    Deux manières d’agir, dès aujourd’hui :

    -- Témoigner : quelques lignes suffisent. Votre récit peut être celui qui fait réagir un·e lecteur·rice de plus.

    -- Écrire à votre député·e pour lui demander des comptes : ce qu’elle ou il compte faire pour obtenir une commission d’enquête parlementaire sur la précarité dans l’ESR, et pour mettre en œuvre nos revendications (jesuislea.fr/#revendications). Puis nous transmettre sa réponse à contact@jesuislea.fr : nous rendrons publiques les positions de chacun·e.

    Pour témoigner, rejoindre le lancement ou échanger : contact@jesuislea.fr

    Site :

    Je suis Léa : ►http://jesuislea.fr

    Bluesky : @

    #JesuisLéa(@jesuisleabsky.bsky.social) : ▻http://jesuisleabsky.bsky.social

    LinkedIn : Je suis Léa

    Enfin, à l’approche de la présidentielle de 2027, nous échangeons avec d’autres collectifs pour poser aux candidat·es quelques questions communes, simples et vérifiables : précarité, emploi stable, travail gratuit, abus de pouvoir. Nous comptons bien obtenir des réponses. Les collectifs, associations et syndicats qui souhaitent collaborer ou faire cause commune sont les bienvenus : écrivez-nous à contact@jesuislea.fr.

    Solidairement,

    L’équipe « Je suis Léa »

    ▻https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/131026/je-suis-lea
    #précarité #JeSuisLéa #IchBinHanna #université #fac #ESR #recherche #travail #précarisation #conditions_de_travail #Enseignement_supérieur_et_la_recherche #fléau #mouvement #résistance

  • Appel à s’opposer à la facturation électronique obligatoire - La Grappe
    ▻https://lagrappe.info/?Appel-a-s-opposer-a-la-facturation-electronique-obligatoire-2298

    La facturation électronique n’est pas le simple passage d’une facture papier à un « fichier PDF » envoyé par mail. Il s’agit d’un nouveau pas vers un système de transaction automatisé, qui consiste dans la centralisation numérique de l’ensemble des données de transaction auprès de l’administration fiscale. Cette collecte massive de données relatives à l’activité des entreprises du pays en temps réel ouvre non seulement la voie à davantage de traçabilité et contrôle social des structures les plus vulnérables, mais également à de nouvelles possibilités d’automatisation de la finance et de pilotage de l’économie par l’IA.

    #France #Europe #facturation_électronique #critique_techno

  • Giovani e dipendenze: correre per riprendersi il proprio corpo
    ▻https://lavialibera.it/it-schede-2847-giovani_e_dipendenze_correre_per_riprendersi_il_proprio_c

    Tutto è cominciato quasi per caso, durante un concerto di Vasco Rossi a Torino. La comunità del Gruppo Abele aveva scelto di regalare quella bella emozione ad alcuni ragazzi del Molo 18, una comunità nata di recente per accogliere giovani con dipendenze da crack e cocaina. Eravamo seduti vicini. Una canzone, un ballo, qualche parola scambiata e grazie a quell’incontro è nata un’idea. Ho proposto al coordinatore del gruppo, Mauro Melluso, una piccola collaborazione: andare una volta alla settimana in comunità e allenare i ragazzi, alternando cammino e corsa. Berradi: "Lo sport toglie i giovani dall’emarginazione" Ricordo ancora il primo giorno. Sono entrata e li ho trovati seduti sul divano rosso, braccia conserte e sguardi che sembravano dire: "E questa adesso cosa (…)

    #FACCIAMOSQUADRA

  • Il processo contro Meta termina con un accordo miliardario
    ▻https://informareonline.com/il-processo-contro-meta-termina-con-un-accordo-miliardario

    Meta raggiunge “un patteggiamento” da circa 17 miliardi di dollari, di cui una parte è garantita e l’altra si somma al verificarsi di determinate condizioni. Si tratta più precisamente di un Consent Judgment: l’azienda e gli stati firmatari hanno stipulato un accordo monetario e delle modifiche che Meta deve introdurre e il risultato diviene giuridicamente […] L’articolo Il processo contro Meta termina con un accordo miliardario proviene da Informareonline, scritto da Marco Ciotti

    #Approfondimenti #Attualità #attualità #facebook #Instagram #social_media

  • Addiction aux plateformes de Meta : un accord à 18 milliards de dollars pour solder le procès - Next
    ▻https://next.ink/253264/addiction-aux-plateformes-de-meta-un-accord-a-18-milliards-de-dollars-pour-sol

    #Meta a accepté de verser 18 #milliards de dollars pour mettre fin aux plaintes de quatre États américains l’accusant d’avoir rendu #Facebook et #Instagram addictifs pour les #mineurs.

    (...)

    La somme annoncée est très loin des calculs apocalyptiques de Meta : l’entreprise avait en effet affirmé que les 4 États (California, Colorado, Kentucky et New Jersey) cherchaient à obtenir jusqu’à 1 400 milliards de dollars en pénalités. Ces mêmes États avaient chiffré le montant autour des 200 milliards.

    (...)

    #argent_magique

  • L’IA dans les formations supérieures : beaucoup d’effets délétères et peu d’apports positifs

    D’après l’enquête IA et enseignement supérieur réalisée par le MESR en juin 2025 (▻https://mission-ia-sup.forge.apps.education.fr), les usages pédagogiques de l’IAG (Intelligence Artificielle Générative) largement dominants dans les universités sont de l’aide à la rédaction (44% des usages pour les enseignant·es et 62% pour les étudiant·es) et la recherche d’information (75% pour les étudiant·es). En termes d’outils d’IA souhaités, la recherche d’information arrive en rang 1 avec 60% des étudiant·es, à quoi s’ajoutent 50% de recherche de sources diversifiées (rang 4) et 50% de vérification d’informations (rang 2). Le rang 3 est occupé par l’assistance à la rédaction. Il n’y a donc pour l’instant aucun doute sur les usages actuels de l’IA et leur avenir proche par les étudiant·es. Pour les enseignant·es il s’agit surtout d’aides à l’évaluation (les 5 premiers rangs, supérieurs à 50%).

    Réaliser soi-même la recherche d’information et de rédaction est essentiel dans une formation supérieure

    Or ces usages touchent au coeur même des activités d’#apprentissage, fondé, dans le supérieur, sur des méthodes rigoureuses issues de la #recherche_scientifique (Voir aussi : ►https://www.polytechnique-insights.com/tribunes/digital/lia-generative-bouleverse-t-elle-les-pratiques-pedagogiques). Il est crucial d’apprendre à chercher et identifier les #sources, les vérifier, les comparer, les valider. Les étudiant·es demandent la plupart du temps à l’IAG de faire ce travail à leur place, n’apprenant donc pas à le faire. Pire : l’IAG est un intermédiaire qui masque les sources, d’autant que les outils d’IA gratuits qu’utilisent les étudiant·es offrent des possibilités limitées. On voit ainsi souvent des #bibliographies fictives, où une IA a associé des noms d’auteurs et d’autrices réels avec des titres d’ouvrages réels ou probables chez des éditions vraisemblables sauf que ces ouvrages n’existent pas : l’IAG a combiné des éléments probables. Exemple vécu : dans une #bibliographie de 25 titres d’un projet de mémoire de master en juin 2025, 23 étaient inventés.

    Même chose pour la #rédaction. Rédiger, ce n’est pas seulement livrer un produit fini, c’est surtout un processus à fonction cognitive qui concrétise la #pensée dans un #discours_organisé, et renvoie à la personne qui écrit son propre #discours à lire, la pousse à s’interroger sur les #termes justes et les #formulations nuancées. Quand on fait produire un texte à une #IAG, cette activité disparaît. On a du mal à identifier quels textes déjà disponibles en ligne l’IAG a pillés, mélangés, vidés de leurs spécificités, et donc à vérifier leur #cohérence et leur #validité. Or l’apprentissage de méthodes à usage autonome, c’est l’objectif majeur d’une formation supérieure. Et quand on utilise une IAG « seulement » pour « améliorer » la forme d’un texte, ce qu’elle sait plutôt bien faire, on court plusieurs #risques qui ne valent pas la #surconsommation_énergétique : perdre en cohérence entre le discours et la pensée qui l’a produit, donner la primauté à la forme sur le fond, uniformiser les modalités d’expression par l’application de #modèles_automatisés... L’une des constatations de l’enquête de 2025, c’est que « l’usage direct et sans encadrement d’une IAG est néfaste sur les apprentissages » (p.24).

    Cela ne signifie pas qu’aucun usage pédagogique pertinent ne puisse être fait d’une IAG, selon les domaines et de manière tutorée, notamment dans les domaines où l’IA fournit une #aide_technique de beaucoup plus haut niveau que ce que faisaient déjà des outils informatiques comme, par exemple, des tableurs ou des visions augmentées (télescopes ou microscopes). Mais, dès lors qu’il s’agit de contenus produits par la #pensée_humaine et utiles pour son développement, de domaines de connaissances où les textes occupent une place importante pour contextualiser dans la complexité du monde et produire prioritairement du #sens, la délégation à une machine crée davantage de manques qu’elle ne viendrait en combler.

    Exemple d’une soutenance de master

    Lors d’une soutenance de Master en Esthétique et Théorie des arts, sur l’insistance du jury, le candidat a admis avoir fait usage de l’IAG pour rédiger son mémoire. Le mémoire de 180 pages était rédigé sans la moindre erreur orthographique. Au niveau formel, rien à redire. Mais l’IAG compile, elle ne pense pas. Elle a en effet combiné des éléments probables d’information sans jamais attiser le désir de les vérifier, en entretenant l’#illusion_de_la_vérité. Elle a conduit à asséner des #généralités dont pas une ne pouvait résister à l’#esprit_critique. Pourtant, il n’y a que sur les pires chaînes de télévision que la compilation d’éléments information est donnée comme équivalente à un #argumentaire bien ficelé.

    Ainsi, pour développer et mettre en travail le concept d’habitus de P. Bourdieu, pourtant l’un des plus travaillés au monde, l’IA a proposé un falot manuel de sociologie pour débutant·es. Lorsque G. Bataille est cité, la référence de l’ouvrage ne comporte pas de numéro de page, l’IAG ne s’embarrassant pas de ces détails. Il fut donc impossible de vérifier s’il parlait effectivement (en 1957) de « ruptures des frontières corporelles dans la danse », ce qui serait très étonnant. L’IAG aura transformé la moindre idée porteuse de sens en #discours_indigent. Avec elle, la pensée propre à l’étudiant et son potentiel à problématiser ont cédé la place à la #banalité.

    Que faudrait-il changer face aux usages risqués de l’IA côté enseignement ? (Voir aussi : UNESCO, 2023, Guide pour l’IA générative dans l’éducation et la recherche : ▻https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000389901)

    Malgré tout cela, il semble déjà difficile d’empêcher l’usage de l’AI par les étudiant·es.

    Auparavant, on était bien souvent dans une forme de dispositifs d’apprentissage implicites, avec des « raccourcis » grossiers dans la pertinence des évaluations (au risque d’ailleurs d’entraîner l’échec de tous les étudiant·es différent·es de la norme, sans les codes, etc.). La faute à la (non ?) formation à la pédagogie des enseignant·es du supérieur, mais aussi au manque de moyens. Également au déficit, dans l’évaluation de la carrière des E-C, de reconnaissance de l’expertise en enseignement, face à l’importance accordée aux activités de recherche.

    Si on veut garder un niveau d’apprentissage sérieux, relatif à ce qui peut s’ancrer durablement dans l’esprit de nos étudiant·es, on est donc face à la nécessité d’adapter nos #méthodes_pédagogiques. Le remède n’est pas forcément inaccessible. On doit s’assurer en détail que les étudiant·es travaillent pour de bon l’élaboration progressive d’une maîtrise des diverses #compétences et de leur articulation. On est donc forcés de faire une mesure plus fine de l’authenticité, des progressions dans le temps, plutôt que la simple #évaluation d’un résultat final. Tout cela va avoir un coût humain et logistique : organiser par exemple beaucoup plus de soutenances à l’oral, en présentiel et synchrone. Et devoir préciser et vérifier à chaque étape si l’IAG est acceptée ou non. Et si oui comment elle est utilisée...

    Il faudrait en somme mieux appliquer les pratiques adéquates standards de la pédagogie, comme l’alignement des dispositifs d’évaluation, par exemple. Tout cela requiert beaucoup d’efforts de la part des enseignant·es, et de moyens, des formations, un taux d’encadrement nettement plus massif. Il faut remettre plus d’humain dans la boucle. Hélas, ce n’est pas la tendance politique du moment. L’IAG porte la promesse magique de la #productivité — et il n’y a pas ou que peu d’alternatives puisque le marché en fourgue partout dans nos appareils et nos logiciels. Pourtant, si on veut former à l’#effort dans un monde de facilité, ça va coûter plus cher.

    ▻https://cgt.fercsup.net/l-echo-du-sup/echo-du-sup-numero-11-juin-2026-l-ia-dans-l-esr-ou-l-esr-dans-l-ia/article/l-ia-dans-les-formations-superieures-beaucoup-d-effets-deleteres-et-peu
    #IA #AI #intelligence_artificielle #ESR #enseignement_supérieur #université #facs #pédagogie #à_lire

    • L’IA générative bouleverse-t-elle les pratiques pédagogiques ?

      En bref

      – Rendu public par OpenAI en 2023, GPT-4 a atteint des niveaux de performance comparables à ceux d’étudiants de second cycle sur des exercices de logique, de mathématiques et de rédaction académique.
      – Les #modèles_de_langage modifient la manière dont les étudiants mobilisent leur raisonnement et leur capacité analytique, ce qui peut mener à une fragilisation de leur plasticité cérébrale et de leur densification des réseaux neuronaux.
      – Lorsque assisté par l’IA, l’acquisition des connaissances peut être affaiblie dès qu’elle remplace systématiquement l’#effort_intellectuel : les productions écrites, le #travail_autonome et les modalités d’évaluation.
      – De nombreuses questions sur l’équilibre entre assistance algorithmique et #effort_cognitif humain sont soulevées, d’autant par la rapide évolution des modèles d’IA.
      – Des cadres commencent à émerger où l’IA n’est ni absente ni centrale, mais intégrée de manière différenciée selon les objectifs cognitifs poursuivis.

      **

      L’irruption de l’intelligence artificielle générative dans les systèmes éducatifs marque un tournant technologique. Contrairement aux plateformes d’apprentissage en ligne ou aux outils d’assistance pédagogique des années 2000 et 2010, les modèles de langage de grande taille produisent désormais des raisonnements structurés, synthétisent des corpus complexes et interagissent avec les apprenants de manière adaptative.

      GPT‑4, rendu public par OpenAI en 2023, a atteint des niveaux de performance comparables à ceux d’étudiants de second cycle sur des exercices de logique, de mathématiques et de rédaction académique1. D’autres architectures comme Claude d’Anthropic ou LLaMA de Meta confirment cette dynamique tout en explorant des stratégies de gouvernance des sorties génératives et de réduction des biais2.

      Ces avancées offrent de nouvelles opportunités pour personnaliser les parcours, renforcer le tutorat individualisé et élargir l’accès aux ressources pédagogiques. Elles soulèvent toutefois des interrogations sur les fréquences d’utilisations (voir figure 1) et les conditions cognitives de l’apprentissage assisté par IA, car certaines dimensions de l’acquisition des connaissances peuvent être fragilisées lorsque cette technologie remplace systématiquement l’effort intellectuel3.

      Ces enjeux touchent directement des dispositifs clés de l’enseignement supérieur, tels que la production écrite, le travail autonome et les modalités d’évaluation. De plus, ces transformations appellent une approche combinant recherche académique et observation des pratiques pédagogiques.
      L’effort cognitif à l’épreuve des modèles génératifs

      Les modèles de langage de grande taille modifient la manière dont les étudiants mobilisent leur raisonnement et leur capacité analytique. GPT‑4, par exemple, atteint des performances comparables à celles d’étudiants de second cycle sur des exercices de logique, de mathématiques et de synthèse textuelle5. Cette portée soulève des questions sur l’équilibre entre assistance algorithmique et effort cognitif humain.

      « Le problème, dans le champ éducatif, apparaît lorsque l’étudiant utilise systématiquement l’IA pour réaliser un exposé, un mémoire, une dissertation ou même pour apprendre une notion » affirme Michel Barabel, maître de conférences à l’Université Paris-Est dont les travaux portent sur la transformation des organisations, en particulier la gestion des compétences, la formation professionnelle et les cultures apprenantes. La sous-traitance systématique peut nuire au développement de capacités cognitives essentielles. « Les travaux de recherche montrent que dans ce cas, le coût de l’effort cognitif augmente rapidement et que faire seul devient de plus en plus difficile ».

      Les cadres théoriques de la psychologie cognitive permettent d’éclairer ce phénomène. Les distinctions de Daniel Kahneman entre le cerveau de type 1, analytique et paresseux, et le cerveau de type 2, créatif et mobilisé dans la résolution de situations inédites, servent de référence. Barabel observe que « la grande promesse de l’IA est précisément de sous-traiter les tâches relevant du cerveau de type 1, simples et répétitives, afin de libérer du temps pour des activités de type 2 ». Son usage répété dans des tâches fondamentales du type 1 peut ainsi limiter la densification des réseaux neuronaux nécessaires à la créativité et à la pensée critique.

      Une comparaison avec d’autres usages technologiques illustre ce risque. « Cette dépendance pose une question centrale, celle d’un appauvrissement progressif des capacités cognitives », explique Barabel, faisant référence à des exemples observés dans d’autres contextes, comme la navigation des chauffeurs de taxi londoniens devenue dépendante du GPS. Les travaux en neurosciences montrent que l’apprentissage reposant sur un engagement cognitif actif favorise la plasticité cérébrale et la densification des réseaux neuronaux, tandis qu’une réduction durable de l’effort analytique limite ces mécanismes et fragilise la mobilisation des compétences dans des situations complexes6. « Or, on sait qu’il est très difficile de faire émerger une créativité authentique sans ce socle d’effort cognitif préalable », ajoute l’expert.

      Cette réflexion sur l’effort cognitif souligne que les effets de l’IA générative dépendent moins de la technologie que des modalités d’usage. L’usage réfléchi et régulé peut soutenir la créativité et la productivité, tandis qu’un usage passif peut compromettre le développement de compétences intellectuelles essentielles.
      Des recours pédagogiques en recomposition progressive

      La diffusion rapide des outils d’IA générative a rendu visibles des usages déjà largement installés chez les étudiants, souvent en dehors de tout cadre institutionnel. Plusieurs travaux montrent que ces outils sont mobilisés pour rédiger des exposés, structurer des mémoires ou préparer des évaluations, sans que les dispositifs pédagogiques aient été conçus pour en tenir compte7. Cette situation a conduit certains établissements à repenser non pas seulement la régulation, mais la nature même des activités proposées.

      D’après Michel Barabel, « la question ne peut se réduire à une opposition entre autorisation et interdiction. Le problème ne doit pas être posé en ces termes ». Il stipule que l’IA combine des potentialités pédagogiques fortes et des limites réelles. Dans les dispositifs qu’il observe, l’enjeu consiste à distinguer plusieurs formes d’activités selon le rôle attribué à la machine. « Certaines activités peuvent être totalement confiées à l’IA sans régulation particulière », notamment lorsqu’il s’agit de procédures ou d’aide méthodologique, tandis que d’autres doivent rester exclusivement humaines. « L’usage de l’IA y est interdit afin de préserver la relation pédagogique, le travail du cerveau de type 1 et la créativité et l’esprit critique ».

      Cette différenciation se traduit concrètement par des dispositifs de transparence. « À Sciences Po et à l’IAE Paris-Est, les étudiants doivent expliciter leur usage de l’IA dans une annexe dédiée. Nous autorisons son exploitation, mais nous imposons une annexe IA dans tous les travaux », précise Barabel. Cette exigence permet de déplacer l’évaluation du seul résultat vers le processus intellectuel mobilisé. « Le nouveau plagiat, pour nous, n’est pas d’utiliser l’IA, mais de l’utiliser sans le déclarer », ajoute-t-il.

      Les modalités d’évaluation ont également été ajustées pour tenir compte de ces pratiques. Barabel observe qu’« un exposé à rendre pour la semaine suivante a aujourd’hui une probabilité très élevée d’être produit à 60, 70, voire 90 % à l’aide de l’IA ». Dans ce contexte, « là où l’écrit pesait auparavant davantage, l’oral est désormais majoritaire », afin de vérifier la compréhension, l’appropriation des concepts et la faculté de l’étudiant à défendre son raisonnement.

      Entre délégation, assistance et augmentation, les applications pédagogiques se structurent ainsi autour d’un principe d’articulation. « Il existe des situations où l’IA assiste l’étudiant », note Barabel, tandis que dans d’autres configurations, « l’étudiant produit une première version et l’IA l’aide à l’améliorer par questionnement et suggestions ». Ces expérimentations dessinent progressivement un cadre où cette technologie n’est ni absente ni centrale, mais intégrée de manière différenciée selon les objectifs cognitifs poursuivis.
      Entre promesses d’augmentation et risques de fragmentation

      Les limites actuelles de l’IA générative en contexte éducatif tiennent moins à ses performances techniques qu’aux effets systémiques qu’elle induit sur les trajectoires d’apprentissage. Les bénéfices cognitifs observés dépendent fortement des conditions d’emploi, avec des résultats parfois contradictoires selon les protocoles expérimentaux[8]. Michel Barabel invite ainsi à la prudence dans l’interprétation des premières données disponibles. « Certaines études, notamment du MIT, ont montré une baisse rapide de certaines capacités cognitives, mais sur des échantillons très réduits et avec des protocoles discutables », rappelle-t-il, tout en notant que d’autres travaux mettent en évidence des effets positifs sur certaines compétences.

      Cette hétérogénéité des résultats renvoie à une question centrale, celle de l’intensité et surtout de la nature des utilisations. « Il pas certain qu’il existe un seuil universel », précise Barabel, en soulignant que « le problème réside davantage dans l’organisation des activités que dans le volume d’interaction avec l’IA ». Il propose un équilibre théorique dans lequel « le 100 % humain devrait représenter au moins 20 % des activités », afin de préserver les fonctions cognitives fondamentales liées à l’effort, à la réflexion autonome et à la construction du jugement.

      Au-delà des effets individuels, les chercheurs s’inquiètent de dynamiques d’inégalités susceptibles d’être amplifiées par les systèmes intelligents. Les écarts d’accès aux versions les plus performantes des modèles, souvent conditionnés par des abonnements payants, constituent un premier facteur de différenciation[9]. Barabel met en évidence le fait que « le capital économique des familles pourrait conditionner l’accès à des IA plus performantes, utilisées dans un cadre privé », créant un avantage cumulatif pour certains étudiants. À cela s’ajoutent les disparités institutionnelles. « Certains établissements disposent des moyens financiers et pédagogiques pour déployer des IA, former les enseignants et mettre en place des chartes éthiques. D’autres non ».

      Ces écarts matériels se doublent d’inégalités culturelles et cognitives. « Le risque majeur est alors l’accroissement des écarts entre étudiants », pointe Barabel, distinguant ceux qui utilisent l’IA de manière stratégique, ceux qui en font un usage mécanique et ceux qui réinvestissent le temps libéré dans des activités à forte valeur cognitive. Les recherches en sociologie de l’éducation montrent que ces mécanismes d’appropriation différenciée jouent un rôle déterminant dans la reproduction ou la transformation des hiérarchies scolaires8.

      Enfin, la rapidité d’évolution des technologies pose un défi structurel aux institutions éducatives. « Ce que nous disons aujourd’hui peut être remis en cause dans quelques mois par une nouvelle génération d’IA », signale Barabel. Cette instabilité technologique interroge la capacité des systèmes éducatifs à articuler innovation, équité et développement des compétences humaines fondamentales, dans un contexte où la production et la transmission des savoirs sont elles-mêmes en profonde recomposition.

      ►https://www.polytechnique-insights.com/tribunes/digital/lia-generative-bouleverse-t-elle-les-pratiques-pedagogiques

    • Le plus grand danger de l’IA à l’université n’est pas la triche, c’est l’érosion de l’apprentissage lui‑même

      L’intelligence artificielle promet de « libérer du temps » et d’optimiser l’apprentissage. Mais en déléguant aux machines les tâches qui formaient étudiants et jeunes chercheurs, les universités risquent d’éroder les conditions mêmes de l’expertise.

      Dans le débat public sur l’intelligence artificielle (IA) à l’université, une inquiétude revient en boucle : la tricherie. Les étudiants vont-ils confier leurs #dissertations à des #chatbots ? Les enseignants sauront-ils les démasquer ? Faut-il interdire ces outils sur les campus, ou au contraire les intégrer aux pratiques pédagogiques ?

      Ces questions sont légitimes. Mais à force de réduire le sujet à la #fraude_académique, on passe à côté de l’essentiel : une transformation beaucoup plus profonde est déjà à l’œuvre, qui dépasse largement les seuls comportements des étudiants – et même le cadre de la salle de classe.

      Les universités déploient désormais l’IA dans de nombreux aspects de leur fonctionnement. Certaines applications restent largement invisibles : des systèmes qui aident à répartir les ressources, à repérer les étudiants « à risque », à optimiser les emplois du temps ou à automatiser des décisions administratives routinières.

      D’autres usages sont, eux, beaucoup plus visibles. Les étudiants s’appuient sur des outils d’IA pour résumer des cours et réviser. Les enseignants les utilisent pour élaborer des sujets d’évaluation, préparer des syllabus. Les chercheurs s’en servent pour écrire du code, passer en revue la littérature scientifique ou condenser en quelques minutes des tâches fastidieuses qui prenaient auparavant des heures.

      On peut bien sûr utiliser l’IA pour tricher ou se soustraire à un devoir. Mais la multiplication de ses usages dans l’enseignement supérieur – et les bouleversements qu’ils annoncent – posent une question bien plus fondamentale : à mesure que les machines deviennent capables d’assumer une part croissante du travail de recherche et d’apprentissage, que devient l’université ? À quoi sert-elle encore ?

      Depuis huit ans, nous étudions les implications morales d’un recours massif à l’IA dans le cadre d’un projet de recherche conjoint entre le Applied Ethics Center at UMass Boston et l’Institute for Ethics and Emerging Technologies. Dans un livre blanc récent, nous soutenons qu’à mesure que les systèmes d’IA gagnent en autonomie, les enjeux éthiques de leur utilisation dans l’enseignement supérieur s’intensifient – tout comme les conséquences potentielles qui en découlent.

      À mesure que ces technologies deviennent plus performantes dans la production de travaux intellectuels – concevoir des cours, rédiger des articles, proposer des protocoles expérimentaux ou résumer des textes complexes – elles ne se contentent pas d’accroître la productivité des universités. Elles risquent aussi de vider de sa substance l’écosystème d’apprentissage et de mentorat sur lequel ces institutions sont fondées – et dont elles dépendent pour exister.
      IA non autonomes

      On peut distinguer trois types de systèmes d’IA et leurs effets respectifs sur la vie universitaire.

      Des logiciels alimentés par l’IA sont déjà utilisés dans l’enseignement supérieur pour l’examen des candidatures, les achats, l’accompagnement pédagogique des étudiants ou encore l’évaluation des risques institutionnels.

      On parle ici de systèmes « non autonomes » : ils automatisent certaines tâches, mais un humain reste « dans la boucle » et les utilise comme de simples outils.

      Ces technologies peuvent faire peser un risque sur la vie privée et la sécurité des données des étudiants. Elles peuvent aussi être biaisées. Et elles manquent souvent de transparence, ce qui rend difficile l’identification de l’origine de ces problèmes. Qui a accès aux données ? Comment sont calculés les « indices prédictifs de décrochage ou d’échec » ? Comment éviter que ces systèmes ne reproduisent des inégalités ou ne traitent certains étudiants comme de simples cas problématiques à gérer ?

      Ces questions sont sérieuses. Mais, au moins dans le champ de l’informatique, elles ne sont pas fondamentalement nouvelles. Les universités disposent en général de services de conformité, de comités d’éthique de la recherche et de mécanismes de gouvernance pensés pour anticiper ou limiter ces risques – même si, dans les faits, ils n’atteignent pas toujours pleinement ces objectifs.
      IA hybrides

      Les systèmes hybrides regroupent toute une gamme d’outils, parmi lesquels des bots conversationnels assistés par l’IA, des dispositifs de feedback personnalisé ou encore des aides automatisées à l’écriture. Ils reposent souvent sur des technologies d’IA générative, notamment sur de grands modèles de langage, les LLM. Si les utilisateurs humains fixent les objectifs généraux, les étapes intermédiaires que le système mobilise pour les atteindre ne sont, elles, généralement pas spécifiées.

      Ces systèmes hybrides façonnent de plus en plus le travail académique au quotidien. Les étudiants les utilisent comme compagnons d’écriture, tuteurs, partenaires de réflexion ou outils d’explication à la demande. Les enseignants s’en servent pour élaborer des grilles d’évaluation, préparer des cours ou concevoir des plans de syllabus. Les chercheurs les mobilisent pour résumer des articles, commenter des versions préliminaires, imaginer des protocoles expérimentaux ou générer du code.

      C’est ici que le débat sur la « tricherie » trouve véritablement sa place. Alors qu’étudiants et enseignants s’appuient de plus en plus sur ces outils pour se faire aider, il est légitime de s’interroger sur les formes d’apprentissage qui risquent de se perdre en chemin. Mais les systèmes hybrides soulèvent aussi des questions éthiques plus complexes.

      L’une d’elles concerne la transparence. Les chatbots d’IA proposent des interfaces en langage naturel qui rendent difficile de savoir si l’on échange avec un humain ou avec un agent automatisé. Cette ambiguïté peut être déstabilisante et source de distraction. Un étudiant qui révise pour un examen doit pouvoir savoir s’il s’adresse à son chargé de travaux dirigés ou à un robot. De même, un étudiant qui lit les commentaires sur son mémoire doit pouvoir identifier clairement s’ils proviennent de son enseignant.

      Tout manque de transparence dans ces situations risque d’aliéner les personnes concernées et de déplacer l’attention des interactions académiques : au lieu de se concentrer sur l’apprentissage, on se focalise sur les outils ou la technologie qui le médiatisent. Des chercheurs de l’Université de Pittsburgh ont montré que ces dynamiques suscitent chez les étudiants des sentiments d’incertitude, d’anxiété et de méfiance. Des effets loin d’être anodins.

      Une deuxième question éthique touche à la responsabilité et au crédit intellectuel. Si un enseignant utilise l’IA pour rédiger un sujet et qu’un étudiant s’appuie lui aussi sur l’IA pour produire sa réponse, qui évalue qui – et qu’est-ce qui est réellement évalué ? Si les retours sont en partie générés par une machine, qui est responsable lorsqu’ils induisent en erreur, découragent ou intègrent des présupposés invisibles ? Et lorsque l’IA contribue de manière substantielle à une synthèse de recherche ou à la rédaction d’un article, les universités devront établir des normes plus claires en matière d’autorat et de responsabilité – pas seulement pour les étudiants, mais aussi pour les enseignants-chercheurs.

      Enfin se pose la question cruciale de la « décharge cognitive ». L’IA peut réduire les tâches fastidieuses, et cela n’a rien de problématique en soi. Mais elle peut aussi détourner les utilisateurs des étapes de l’apprentissage qui construisent réellement les compétences : formuler des idées, traverser des moments de confusion, retravailler un brouillon maladroit, apprendre à repérer ses propres erreurs.
      Agents autonomes

      Les transformations les plus profondes pourraient venir de systèmes qui ressemblent moins à des assistants qu’à de véritables agents. Si les technologies pleinement autonomes relèvent encore en partie de l’aspiration, l’idée d’un « chercheur en boîte » – un système d’IA agentique capable de mener des études de manière indépendante – devient de plus en plus crédible.

      Ces outils dits agentiques sont présentés comme susceptibles de « libérer du temps » pour des activités mobilisant davantage des capacités humaines, comme l’empathie ou la résolution de problèmes. Dans l’enseignement, cela pourrait signifier que les enseignants continuent d’assurer les cours au sens formel, mais que la majeure partie du travail pédagogique quotidien soit déléguée à des systèmes optimisés pour l’efficacité et le passage à l’échelle. En recherche, l’avenir semble appartenir aux systèmes capables d’automatiser toujours davantage le cycle scientifique. Dans certains domaines, cela prend déjà la forme de laboratoires robotisés fonctionnant en continu, capables d’automatiser une grande partie des expérimentations et même de sélectionner de nouveaux tests à partir des résultats précédents.

      À première vue, cela peut sembler être un gain intéressant de productivité. Mais les universités ne sont pas des usines à produire de l’information : ce sont des communautés de pratique. Elles reposent sur un vivier de doctorants et de jeunes chercheurs qui apprennent à enseigner et à faire de la recherche en participant eux-mêmes à ces activités. Si des agents autonomes absorbent une part croissante des tâches « routinières » qui constituaient historiquement des portes d’entrée dans la carrière académique, l’université pourra continuer à produire des cours et des publications – tout en fragilisant silencieusement les structures d’apprentissage qui permettent, dans la durée, de former l’expertise.

      La même dynamique touche les étudiants de premier cycle, sous une forme différente. Lorsque des systèmes d’IA peuvent fournir à la demande des explications, des brouillons, des solutions ou des plans de révision, la tentation est grande de déléguer les aspects les plus exigeants de l’apprentissage. Pour l’industrie qui promeut l’IA dans les universités, ce type d’effort peut apparaître comme « inefficace » – et l’on pourrait penser que les étudiants gagneraient à laisser la machine s’en charger. Mais c’est précisément dans cette confrontation à la difficulté que se construit une compréhension durable. La psychologie cognitive a montré que les étudiants progressent intellectuellement en rédigeant, en révisant, en échouant, en recommençant, en affrontant la confusion et en retravaillant des arguments faibles. C’est cela, apprendre à apprendre.

      Pris ensemble, ces évolutions suggèrent que le principal risque lié à l’automatisation dans l’enseignement supérieur ne réside pas seulement dans le remplacement de certaines tâches par des machines, mais dans l’érosion plus profonde de l’écosystème de pratiques qui, depuis longtemps, soutient l’enseignement, la recherche et l’apprentissage.
      Un tournant risqué

      À quoi servent les universités dans un monde où le travail intellectuel est de plus en plus automatisé ?

      Une première réponse consiste à voir l’université avant tout comme une machine à produire des diplômes et des connaissances. Dans cette logique, la question centrale devient celle des résultats : les étudiants obtiennent-ils leurs diplômes ? Des articles sont-ils produits ? Fait-on des découvertes ? Si des systèmes autonomes peuvent générer ces résultats plus efficacement, alors l’institution a toutes les raisons de les adopter.

      Mais une autre réponse considère l’université comme bien davantage qu’une simple machine à produire des résultats. Elle reconnaît que la valeur de l’enseignement supérieur réside en partie dans l’écosystème lui-même : le continuum d’opportunités grâce auquel les novices deviennent experts, les structures de mentorat au sein desquelles se forment le jugement et le sens des responsabilités, et une conception pédagogique qui valorise l’effort et la confrontation à la difficulté plutôt que leur élimination au nom de l’efficacité.

      Dans cette perspective, l’enjeu n’est pas seulement de savoir si des connaissances et des diplômes sont produits, mais comment ils le sont – et quels types de personnes, de compétences et de communautés se construisent au passage. L’université y apparaît comme un écosystème dont la mission est, ni plus ni moins, de former durablement l’expertise et le discernement humains.

      Dans un monde où le travail intellectuel est lui-même de plus en plus automatisé, les universités doivent, selon nous, s’interroger sur ce qu’elles doivent à leurs étudiants, à leurs jeunes chercheurs et à la société qu’elles servent. Les réponses à ces questions détermineront non seulement la manière dont l’IA sera intégrée, mais aussi ce que deviendra l’université contemporaine.

      ►https://theconversation.com/le-plus-grand-danger-de-lia-a-luniversite-nest-pas-la-triche-cest-l
      #tricherie

  • « Pendant les foins, c’est intenable » : les agriculteurs en colère contre le passage au tout-numérique
    ▻https://reporterre.net/Paysans-contre-la-facturation-electronique-Pendant-les-foins-faire-du-re

    La comptabilité sur papier, c’est bientôt terminé : à la rentrée, les agriculteurs devront tous faire des factures de manière électronique. Beaucoup jugent cette obligation intenable et dénoncent une « marche forcée vers le tout numérique ».

    « Moi, j’appelle ça le remembrement numérique. Après, on n’aura plus personne en face de nous : tout sera numérisé. » À l’approche de la réforme de la #facturation_électronique, Olivier Niol, 57 ans, ne décolère pas. Avec sa femme Béatrice, il est agriculteur bio à Saint-Jean-la-Poterie (Morbihan), dans le Pays de Redon. Sur leur ferme de 30 hectares, ils élèvent des volailles et cultivent de petits fruits rouges, vendus en circuits courts. « On n’a pas la carte bancaire. Les gens paient en chèque ou en liquide. Moi, je n’ai toujours pas de smartphone. » Leur comptabilité est encore entièrement sur papier. Alors passer par un ordinateur pour consulter leurs factures ou déclarer leurs ventes, très peu pour eux. Ils ne sont pas les seuls : 61 % des agriculteurs jugent que cette réforme est « source de stress ».

    #numérisation_forcée

  • #Ceuta : ce que cachent les #appels à traverser la frontière le 15 août

    Il y a deux semaines, les 30 et 31 juillet 2026, Ceuta a traversé l’une des pires crises migratoires de son histoire. En 48 heures seulement, plus de 70 000 personnes sont parvenues à rejoindre illégalement l’enclave espagnole depuis le Maroc. Plus de 141 personnes y ont perdu la vie, selon des ONG marocaines. Alors que plusieurs enquêtes montrent aujourd’hui le rôle déterminant joué par les réseaux sociaux et la #désinformation dans cette séquence, des appels à traverser la frontière le 15 août reviennent en boucle sur #Instagram et #Facebook. L’enquête menée par RFI montre que ce mouvement a été artificiellement amplifié et instrumentalisé.

    Dès la matinée du 30 juillet 2026, alors que des dizaines de jeunes, en majorité marocains, risquent leur vie pour franchir illégalement la frontière avec l’Espagne, des appels à une nouvelle #traversée_massive le 15 août émergent déjà sur Instagram et Facebook.

    Le choix de cette date ne doit rien au hasard. Une rumeur mensongère affirme, en effet, que « le poste frontière de Ceuta sera exceptionnellement ouvert » car il s’agit « d’un jour férié en Espagne ». Cette fausse information, vue des millions de fois sur les réseaux sociaux, vise à susciter l’espoir et à rassembler des candidats à la migration pour engendrer un mouvement populaire.

    Dans les faits, le gouvernement espagnol et les autorités marocaines ont, au contraire, renforcé leur dispositif policier et militaire sur place. Le message de la Guardia Civil, diffusé sur Instagram mardi 11 août, est clair : « La frontière avec l’Espagne est fermée et elle ne s’ouvrira pas. De nouvelles barrières de sécurité ont été installées. Si tu les franchis, tu seras renvoyé. Ne te laisse pas tromper ». Cette #infox n’est qu’un exemple parmi d’autres qui démontrent comment ces #rumeurs du 15 août sont instrumentalisées sur les réseaux sociaux.

    Des #faux_comptes à la manœuvre

    S’il est impossible de déterminer avec certitude l’origine exacte de cet #appel_à_la_traversée, l’analyse de la diffusion des contenus en référence au 15 août nous a permis de révéler différents comportements factices. Sur Instagram, nous avons ainsi identifié une dizaine de comptes douteux ayant activement relayé la rumeur.

    Ces profils ont, pour la plupart, été créés récemment, parfois en juillet, voire en août 2026. Leur nom, photo de profil et biographie sont impersonnels. Ils ne comptent que très peu d’abonnés et ne suivent presque personne. Certains cumulent au moins trois changements d’identifiants. Leurs publications évoquent parfois exclusivement la date du 15 août et cumulent plusieurs millions de vues.

    Tous ces indicateurs prouvent que ces comptes ont été créés spécifiquement pour l’occasion afin de rendre viral ce nouvel appel à la traversée. La visibilité soudaine de certaines vidéos laisse également penser que des vues ont été achetées pour gonfler la tendance. Les recherches en sources ouvertes ne nous ont pas permis de déterminer qui en est précisément à l’origine, ni s’il s’agit d’un ou plusieurs acteurs.

    La fabrique d’une illusion de masse

    Autre élément troublant, certaines publications comportent des légendes en japonais, sans aucun rapport avec l’Espagne ou le Maroc. Cette description fait référence au Vogue World 2025, un événement autour de la mode qui a réuni plusieurs stars mondiales en octobre 2025. Plusieurs stars comme le boys band sud-coréen BTS, ou la rappeuse américaine Doja Cat sont cités.

    Initialement publié en anglais par le compte Instagram de Vogue, ce texte avait dépassé les 766 000 likes et les 11 millions de vues. Par opportunisme, certains l’ont copié-collé et traduit, avec l’espoir que les algorithmes de recommandations poussent leur contenu suite au succès de la publication de Vogue. Il s’agit là d’un autre exemple de #manipulation.

    Si des personnes réelles ont bien commenté cet appel du 15 août qui cumule plusieurs dizaines de millions de vues sur les réseaux, tout porte à croire que le mouvement a été victime d’#astroturfing. Cette technique de manipulation consiste à fabriquer un #mouvement_citoyen de toutes pièces en ayant recours à différentes techniques d’#amplification_artificielle. Le détournement et l’utilisation répétée de certains hashtags (« haraga », « spanish ») en est également la preuve.

    L’usage du terme « #haraga » ne relève pas du tout du hasard selon Mehdi Alioua, sociologue et professeur associé à l’université internationale de Rabat : « Les harragas, ce sont les brûleurs. D’abord les brûleurs de papiers, parce que lorsque les Marocains rentraient sans autorisation à Ceuta ou Melilla, ils étaient refoulés à chaud. Et donc les brûleurs sont devenus par extension les brûleurs de frontières », explique-t-il avant de compléter : « On est forcément dans une irrationalité de part et d’autre, un manque de politique migratoire et l’espoir fou que, en brûlant les frontières, on puisse renaître et avoir une vie meilleure ».

    L’implication de comptes influents

    Une fois lancé, l’appel à passer la frontière le 15 août a été repris par de vrais comptes, parfois suivis par plus de 100 000 personnes. C’est le cas de ce jeune vidéaste qui propose de s’abonner sur ses différentes plateformes pour profiter d’un trajet en bus complètement gratuit, à destination de l’Espagne. Il est impossible de savoir s’il a été rémunéré pour diffuser ce message.

    L’espoir d’une vie meilleure

    Mais alors pourquoi ces appels du 15 août cumulent-ils des millions de vues sur les réseaux sociaux alors que la rumeur d’ouverture de la frontière paraît grossière ? Pour Mehdi Alioua, le phénomène s’explique en deux parties : « Le premier élément, c’est une crise sociale au Maroc qui ne dit pas son nom parce qu’on a du mal à en parler, mais dont on a des indicateurs depuis au moins vingt ans à travers la multiplication de mouvements sociaux essentiellement portés par les jeunes, qui crient leur désarroi et parfois même leur désespoir, et dont la réponse de l’État marocain est en demi-teinte. De l’autre, une connaissance du fait que, en Europe, on a toujours besoin de métiers bassement qualifiés et que si on a le courage de tenir longtemps, on finira par avoir une vie meilleure ».

    Quand bien même le Maroc se développe activement (4,9% de croissance en 2025 selon le Haut-commissariat au plan), les répercussions sont moins perceptibles chez les jeunes, parfois mis de côté selon Mehdi Alioua : « Au delà du chômage, même les gens qui travaillent sont non seulement mal payés, mais surtout sans aucune garantie de droit du travail, de retraite et de sécurité sociale ».

    Même son de cloche pour Mohamed Ali Lahlou, expert sur les questions migratoires et membre de l’Association marocaine d’études et de recherches sur les migrations (AMERM). Le manque de perspectives d’une partie de la jeunesse marocaine reste l’un des défis majeurs du Royaume : « Ce qui se joue autour du 15 août dépasse, à mon sens, la seule question sécuritaire. Les chiffres racontent une histoire complexe et parfois contradictoire. On est face à un taux de chômage officiel au Maroc présenté à la baisse par le Haut-commissariat au plan la semaine dernière. Mais l’indicateur de sous utilisation de la main d’œuvre reste massif chez les jeunes, autour de 45% ».

    Virtuel vs réalité

    Démontrer la manipulation et l’#amplification_numérique d’un appel à la traversée ne permet pas de savoir ce qu’il se passera réellement le 15 août prochain, à proximité de Ceuta ou Melilla.

    Pour essayer de mesurer la popularité réelle de ce mouvement, nous avons infiltré plusieurs groupes privés sur la plateforme #WhatsApp mis en avant dans certaines publications virales. Le plus populaire cumule près de 800 membres, dont nous ne pouvons pas vérifier l’authenticité. Cette audience réelle est conséquente, mais en décalage avec les plus de 20 millions de vues cumulées par cet appel, notamment sur Instagram.

    Dans ces groupes, où les discussions sont souvent éloignées du sujet du franchissement de la frontière, la quasi-totalité des membres sont des hommes marocains qui profitent souvent de cette audience pour vendre leur service (entretien, lavage automobile). Passé quelques heures, les numéros commençant par un indicatif autre que +212 (Maroc) sont supprimés par les administrateurs, notamment les utilisateurs espagnols et algériens présents en nombre non négligeable lors de la création du groupe.

    Entre volonté et curiosité

    Que peut-on y lire ? Outre les très nombreux messages qui n’ont rien à voir avec notre sujet, des fausses informations circulent sur la possibilité de passage le 15 août. Certains utilisateurs ne se cachent pas et expriment leur envie de quitter le Maroc à la nage. Autre possibilité sur ces groupes privés : être mis en relation avec des contacts proches de Ceuta qui peuvent aider à la traversée.

    Nous avons pu contacter certains membres de ces groupes privés qui ont souhaité garder l’anonymat. Toutes ces personnes partagent un point commun : elles ont répondu à un effet de groupe directement sur la plateforme WhatsApp en recevant un lien d’invitation.

    Quant à leur véritable motivation à entrer dans ce type de groupes ? La curiosité pour la plupart. Certains membres nous ont assuré n’avoir jamais voulu essayer de franchir la frontière de Ceuta ou Melilla le 15 août et resteront « au chaud à la maison ».

    La #viralité sur les réseaux sociaux peut-elle, à elle seule, participer à l’organisation d’un mouvement migratoire de grande envergure ? Pas tout à fait selon Mohamed Ali Lahlou : « Les réseaux sociaux peuvent être un accélérateur. Ce n’est pas la cause. Un appel viral, aussi bien relayé soit-il, ne produit un mouvement de plusieurs milliers de personnes que s’il rencontre un terreau social déjà favorable ».

    D’autant que, selon l’expert en questions migratoires, cette situation n’est pas inédite : « Les réseaux sociaux donnent une date et un mode d’emploi, le #désir_de_partir, lui, préexiste largement, je dirais, aux réseaux sociaux, dans l’histoire. Ce qu’il s’est passé lors de la crise de 2021 [10 000 migrants avaient alors franchi la frontière de Ceuta, NDLR] peut être comparé à ça. Il y a eu aussi des informations qui circulaient sur les réseaux sociaux ».

    Conséquences dans le réel

    Quelle que soit la part de faux dans ce mouvement, force est de constater qu’il a bien eu un impact dans le réel. Le renforcement du dispositif militaire et policier des deux côtés en est la preuve.

    Les autorités marocaines ont affirmé avoir « détecté ces derniers jours la circulation de publications et de messages anonymes sur certains réseaux sociaux incitant à l’organisation de tentatives de passage collectif et illégal vers Ceuta et Melilla ». Un groupe d’individus en lien avec ce mouvement aurait été arrêté.

    Selon Mohamed Ali Lahlou, le renforcement de la sécurité autour des deux enclaves réduisent drastiquement le risque de revivre, deux semaines après, une nouvelle crise migratoire : « Suis-je inquiet ? Non. Mais en tout cas, ça montre qu’il y a quelque chose qui est de plus en plus organisé. On n’est plus dans la spontanéité comme ça a été le cas fin juillet. Aujourd’hui, on commence à organiser les choses de manière plus structurée à travers ces réseaux qui profitent de la situation ».

    Si les probabilités de franchissement des frontières sont quasiment nulles, pour Mehdi Alioua ce phénomène numérique de masse doit être aussi interprété comme un symbole : « Ce qui est important, c’est la réception qu’en font une partie des #jeunes. C’est pour se donner des forces. Il y a là une sorte de mise en scène. Je pense que la plupart voient cela comme une sorte de défouloir, ils veulent y croire, mais pas complètement. Ils veulent juste montrer qu’ils sont prêts à tout et qu’aucun grillage ne pourra les empêcher d’être à la recherche d’une vie digne ».

    « Ce type d’appel va continuer »

    Pour le sociologue, ces appels viraux sur les réseaux sociaux n’ont pas vocation à s’interrompre à l’avenir : « Malheureusement, la solution n’est ni dans les grillages, ni dans la répression. La solution, elle est dans des voies légales de migration d’un côté et de l’autre et une coopération internationale pour aider les pays comme le Maroc à avoir enfin un état social digne de ce nom tel que le demande la jeunesse ».

    « Ce type d’appel, celui du 15 août ou même une autre date, va continuer de trouver un écho, quelle que soit l’efficacité du contrôle aux frontières », confirme Mohammed Ali Lahlou.

    Lors du dernier franchissement massif de la frontière vers Ceuta, fin juillet, plus de 141 personnes ont perdu la vie, selon des ONG marocaines.

    ▻https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260814-ceuta-ce-que-cachent-les-appels-%C3%A0-traverser-la-fronti%C3%A8re-le-1

    #migrations #Espagne #Maroc #réseaux_sociaux #frontières #militarisation_des_frontières

  • Courts Find Platforms Addictive and Dangerous by Design
    ▻https://techpolicy.press/courts-find-platforms-addictive-and-dangerous-by-design

    In a landmark ruling last Thursday, a New Mexico judge not only ordered #Meta to pay an additional fine of more than half a billion dollars in a case about teen mental health and child exploitation but also imposed a slew of safety measures aimed at mitigating harmful design features that could have repercussions for child safety everywhere. The fine—in what appears to be the first case in which a #platform has been determined to be a “public nuisance”—will not go to the state’s coffers, but to therapists, screening, and treatment for the teenagers New Mexico says Instagram already hurt. Courts tend to write remedies like that when they’ve decided the harm wasn’t an accident but rather part of a company’s business plan.

    While Meta says it will appeal, the ruling could set a precedent with consequences not only for the parent company of Instagram and #Facebook but also for other social media companies. Especially since this is only one of many cases that 41 state attorney generals have filed against Meta for addiction and harm, and a #California district court denied a preliminary injunction sought by #Meta, #Google, and #TikTok on #First_Amendment grounds to prevent enforcement of the state’s Protecting Our Kids from Social Media Addiction Act.

  • Immigration : l’Insee rétablit la vérité sur les flux migratoires et bat en brèche l’#intox de la « submersion migratoire »

    L’Institut national de la statistique a publié, jeudi 4 juin 2026, sa dernière étude sur les immigrés en France. Une parution d’utilité publique, face aux flux continus de désinformations sur le sujet.

    L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a levé le voile, jeudi 4 juin, sur sa dernière radiographie de l’immigration en France. À l’heure où des milliardaires comme Elon Musk relaient complaisamment sur leur réseau le fantasme xénophobe d’un « quadruplement » de la population étrangère en Europe, ces nouvelles données sonnent comme un rappel à l’ordre.

    En 2025, selon l’Insee, la France compte 8 millions d’immigrés, soit 11,6 % de sa population totale. Parmi ces 8 millions d’immigrés, un tiers, soit 2,6 millions, a déjà acquis la nationalité française et n’est donc plus comptabilisé comme étranger. Une précision importante à rappeler car souvent, l’extrême droite aime jeter le flou en semant la #confusion dans le #vocabulaire. Lorsque l’Insee emploie le terme « immigré », elle évoque une personne née étrangère à l’étranger, tandis que le terme « étranger » définit simplement le fait de ne pas posséder la #nationalité française.

    La « subversion migratoire » battue en brèche

    L’augmentation de la part d’immigrés dans la population est réelle depuis 1999, mais demeure très progressive. Surtout, loin des vagues de la « submersion migratoire » fantasmée, les flux sont en décélération. En 2024, 313 000 immigrés sont arrivés en France, un chiffre en net recul par rapport aux 347 000 entrées enregistrées en 2023.

    Les flux retrouvent ainsi leur niveau d’avant la crise sanitaire de 2020, absorbant le pic exceptionnel de 2022 – lié à l’accueil des réfugiés qui fuyaient la guerre en Ukraine. L’Insee précise par ailleurs que cette baisse de 10 % des arrivées en un an concerne des personnes originaires de toutes les régions du monde, qu’il s’agisse de l’Afrique, de l’Asie… ou de l’Europe.

    Balayant d’un revers de main les clichés, l’étude révèle la #surqualification de ces femmes, hommes et enfants qui rejoignent notre territoire. Plus de la moitié, 51 %, des immigrés de plus de 25 ans arrivés en 2024 sont diplômés de l’enseignement supérieur.

    Ce chiffre grimpe même à 54 % pour les personnes originaires du Maghreb. Ces personnes s’intègrent, en outre, presque immédiatement dans la vie sociale et économique. 55 % des nouveaux arrivants de plus de 15 ans sont en emploi ou en études dès le début de l’année 2025, indique le rapport de l’Insee.

    Le visage de cette immigration est aussi profondément féminin. Les #femmes représentent aujourd’hui 52 % des immigrés vivant en France et 53 % des arrivées enregistrées en 2024. Par ailleurs, 58 % des immigrés entrés en 2024 vivent en famille et près d’un quart des arrivants (22 %) sont des enfants qui, souvent, cherchent à rejoindre un parent déjà installé à l’issue de son parcours d’exil.

    Face au #vieillissement de la nation, l’Insee confirme que depuis 2022, l’immigration maintient le pays à flot sur le plan démographique, en compensant l’effondrement du #solde_naturel. Entre le 1er janvier 2022 et le 1er janvier 2023, la population résidant en France a crû de 322 000 personnes.

    Sur ce total, le #solde_migratoire a pesé pour 271 000 individus, sauvant littéralement un solde naturel (51 000 personnes) plombé par la hausse des décès. En somme, ces travailleuses et travailleurs, loin d’être la menace brandie sur les plateaux des chaînes Bolloré et dans les trends de la fachosphère, sont aujourd’hui les piliers stabilisateurs de notre société.

    ▻https://www.humanite.fr/politique/immigration/immigration-linsee-retablit-la-verite-sur-les-flux-migratoires-et-bat-en-br
    #INSEE #France #migrations #statistiques #chiffres #fact-checking #désinformation #préjugés #idées-reçues #démographie #afflux #invasion
    ping @reka @karine4

    • L’essentiel sur... les immigrés et les étrangers

      1. Combien y a-t-il d’immigrés ou d’étrangers en France ?

      En 2025, 8,0 millions d’ immigrés vivent en France, soit 11,6 % de la population totale. 2,6 millions d’immigrés, soit 33 % d’entre eux, ont acquis la nationalité française.

      La population étrangère vivant en France s’élève à 6,3 millions de personnes, soit 9,1 % de la population totale. Elle se compose de 5,3 millions d’immigrés n’ayant pas acquis la nationalité française et de 1,0 million de personnes nées en France de nationalité étrangère.

      1,7 million de personnes sont nées de nationalité française à l’étranger. Avec les personnes immigrées (8,0 millions), au total 9,6 millions de personnes vivant en France sont nées à l’étranger, soit 14,0 % de la population.

      2. Comment évolue la population étrangère et immigrée en France ?

      En effectif et en pourcentage de la population totale, la population immigrée en France est plus élevée en 2025 qu’en 1946, 1975 ou 2010. L’évolution de la part des immigrés dans la population totale vivant en France n’est pas régulière. Après une diminution entre 1931 (6,6 %) et 1946 (5,0 %), elle a augmenté jusqu’en 1975 (7,4 %). Elle s’est ensuite stabilisée jusqu’à la fin des années 1990, notamment à la suite des chocs pétroliers et du ralentissement de l’immigration de travail. Depuis le début des années 2000, le nombre d’immigrés croît à nouveau plus rapidement que la population totale, du fait de l’augmentation de la population immigrée et de la baisse de la fécondité : la part d’immigrés passe ainsi de 7,3 % en 1999 à 11,6 % en 2025.

      La population étrangère vivant en France représente 9,1 % de la population totale en 2025, contre 6,5 % en 1975 et 4,4 % en 1946.

      Entre le milieu des années 1940 et le milieu des années 1970, les flux d’immigration étaient majoritairement masculins, comblant les besoins de main-d’oeuvre nés de la reconstruction d’après-guerre, puis de la période des Trente Glorieuses. En 1974, dans un contexte économique dégradé, l’immigration de travail a été ralentie. Depuis cette date, la part des femmes parmi les flux d’immigration a crû que leurs arrivées soient dues au regroupement familial ou à d’autres motifs (suivre des études, trouver un emploi, etc...). En 2025, 52 % des immigrés vivant en France sont des femmes, contre 44 % en 1975 et 45 % en 1946.

      3. Où sont nés les immigrés vivant en France ?

      En 2025, près de la moitié des immigrés vivant en France sont nés en Afrique (49,2 %) et près du tiers en Europe (30,3 %). Les pays de naissance les plus fréquents des immigrés sont l’Algérie (12,6 %), le Maroc (11,7 %), le Portugal (7,2 %), la Tunisie (4,9 %), l’Italie (3,5 %), la Turquie (3,5 %) et l’Espagne (3,0 %). Près de la moitié des immigrés sont originaires d’un de ces sept pays (46,3 %).

      4. Où sont nés les immigrés arrivés en France en 2024 ?

      En 2024, 313 000 immigrés sont entrés en France, contre 347 000 en 2023. 45,9 % des immigrés arrivés en France en 2024 sont nés en Afrique, 26,6 % en Europe. Les pays de naissance les plus fréquents pour les immigrés entrés en France en 2024 sont l’Algérie (7,9 %), le Maroc (7,4 %) et la Tunisie (4,8 %). Les pays et continents d’origine les plus représentés parmi les immigrés vivant en France (stock) et arrivés récemment (flux) sont les mêmes, mais ils représentent une plus faible proportion du flux que du stock : les pays d’origine des immigrés tendent donc à se diversifier.

      Depuis 2006, les sorties d’immigrés sont relativement modestes au regard de leurs entrées. En moyenne entre 2006 et 2021, trois immigrés entrent sur le territoire tandis qu’un en sort, par exemple à la fin d’une expérience scolaire ou professionnelle en France, ou encore au moment de la retraite.

      ►https://www.insee.fr/fr/statistiques/3633212

  • Et toi peuple de seenthis indépendants qu’as-tu choisi pour la facturation électronique ?

    Comment s’applique la réforme de la facturation électronique pour les artistes-auteur·ices ? - CAAP
    ▻https://caap.asso.fr/spip.php?article1202

    Le choix de la plateforme agréée est libre ; vous pouvez choisir une ou plusieurs plateforme(s) agréée(s). Nota Bene : certaines plateformes incluent le service de facturation électronique dans un forfait gratuit, comme par exemple : Indy (option « L’essentiel » à 0€), Abby, Henrri, Qonto (0 € sans compte pro), etc. D’autres plateformes proposent uniquement des forfaits payants, dont le tarif varie en fonction des services offerts.

    • J’en parlais la semaine dernière :
      ▻https://seenthis.net/messages/1180079

      SuperPDP a l’air de répondre au besoin avec uniquement l’intention de répondre au besoin. Seulement, ces braves gens ont vendu Captain’Train et l’ont laissé devenir ce qu’il est, un bidule merdifié sans intérêt, et il n’est pas certain que leurs intentions avec SuperPDP ne soient pas les mêmes... :-/

      Je leur ai posé la question par email, sans réponse depuis la semaine dernière.

      Ce qui signifie que de mon côté, je ne sais tjs pas quelle PA choisir.

      #facturation_électronique #PDP #PA

    • Mes échanges avec #SuperPDP sont très cordiaux. Des geeks, comme il se présente, pas une startup. Il m’indique que le plan gratuit restera gratuit, tant que ça ne prendra pas de temps au support. Et si ça doit prendre du temps, le changement de tarif restera anecdotique. Ils n’ont aucune intention de vendre les données, il me dit on ne sait même pas comment s’y prendre.

      Ceci dit, on n’est pas à l’abri qu’ils se vendent à l’avenir, et ce jour-là, il sera toujours temps d’en changer. Je vais pour ma part, dans l’immédiat, créer un compte, et considérer que j’ai répondu au besoin du 1er septembre 2026. Il y aura ensuite le 1er septembre 2027, l’envoi de mes factures à mes clients. Je me laisse la possibilité de changer de solution ou d’en avoir une autre (on peut avoir plusieurs PA, une pour les fournisseurs, une autre pour les clients...).

    • Le livre blanc de Dolibarr : ▻https://seenthis.net/messages/1184393

      Pour moi-même je ne m’inquiète pas : la coopérative CAE chez qui je suis s’occupe de tout, c’est justement pour ça que je suis en CAE (et qu’un pourcentage de mon CA finance la coopérative) : ne surtout pas avoir à m’occuper de comptabilité et de comment suivre les lois finance etc.

      @b_b nous on utilise Endi (►https://endi.coop) mais le problème n’est pas quel ERP tu utilises (Dolibarr, ou autre, libre ou pas) : c’est à quel service obligatoirement payant on t’oblige à adhérer pour pouvoir envoyer et recevoir tes factures. Chaque CAE décide de son prestataire, donc ensuite les entrepreneurs-salariés n’ont pas à s’en occuper. Mais par contre pour les indépendants et petites boites… ouille ouille ouille le casse tête.

      J’ai dû récemment faire une petite recherche pour un client qui vend des choses par internet dans son site SPIP, et donc ce n’est pas lui fait manuellement des factures une par une : c’est automatique suivant les commandes (plugin Commandes et plugin Factures).

      Et c’est un peu le bordel. Ce que j’en ai retenu, SI je me trompe pas, c’est :
      – Il y a deux choses très différentes : l’e-facturation et l’e-reporting.
      – L’e-facturation ne concerne que le B2B : seulement quand on facture à d’autres entreprises ou associations qui ont un SIREN.
      – Pour le B2C, à des particuliers : l’État ne demande que du e-reporting : c’est une opération comptable qui n’est pas de la facturation électronique : il s’agit de rapporter mensuellement tout ce qu’on a facturé dans un format qui agrège jour par jour le total découpé par type de TVA. Il n’y a donc aucun détail des numéros de facture et à qui on a facturé précisément !
      – La manière de faire l’e-reporting doit encore bouger dans le courant de l’année 2026 (notamment le format attendu etc) : difficile de savoir quoi faire du coup !
      – L’e-facturation ne concerne donc pas SPIP si les commandes sont toujours à des particuliers. Dans ce cas il faudrait « juste » que SPIP sache générer le bon format agrégeant les totaux jours par jours pour envoyer à l’e-reporting.
      – Mais ça peut l’être si on vend à des entreprises directement en commande autonome, et dans ce cas SPIP devrait savoir dialoguer avec au moins une (ou plus) plateforme d’e-facturation.

      Merci de me dire si j’ai dit des conneries. :p

  • All Cars Sold in the EU Now Require a #Camera Aimed at Your #Face. It’s Still Not Clear Where That #Data Goes
    ▻https://allaboutcookies.org/eu-mandatory-distracted-driver-system

    Starting July 7, 2026, every new car sold in the #European Union must include a driver #monitoring camera aimed at your face. Glance at your phone, your kids in the back seat, or the radio for too long, and the car will flash a warning light and sound an alert.[1]

    #Automakers have known this was coming for years. What they, and #EU #regulators, have never spelled out is what happens to that footage after the alert goes off.

    While the intention behind the new system is difficult to dispute, its implementation has raised several concerns. Early real-world testing suggests the distraction warnings can be overly sensitive and potentially distracting.

    Apparemment, il est prévu que les données de la caméra doivent rester dans le véhicule, en boucle fermée. Mais. Y-a des petites lignes et des antécédents.

    #automobile #ue #biométrie

  • #Mobilizon : Rassembler - Organiser - Mobiliser

    Mobilizon est un #logiciel_libre d’organisation d’évènements et de gestion de groupes (#Meet-up) lancé en octobre 2020 par Framasoft pour proposer une alternative libre aux plateformes des #GAFAM (Facebook, Meetup.com, #EventBrite). Mobilizon a acquis assez rapidement une grande visibilité dans les cercles de hackers, mais aussi rapidement au sein de la scène culturelle européenne et plus récemment dans les médias informatiques grand public.

    Mobilizon.fr est l’instance Mobilizon de #Framasoft
    ▻https://mobilizon.fr
    ▻https://fr.wikipedia.org/wiki/Mobilizon
    #alternative #Facebook #réseaux_sociaux #logiciel

  • Facturation électronique, la confidentialité des données...

    Je me suis mis sérieusement à chercher la plateforme agréée à laquelle je vais m’abonner pour recevoir les factures de mes fournisseurs à partir de septembre prochain.

    Ce n’est pas tout à fait évident. Mon expert-comptable m’a proposé une solution, et pour toute information, il me transmet un mandat de délégation.

    Un autre partenaire m’envoie un contrat d’abonnement, c’est déjà plus circonstancié afin de savoir de quoi il retourne.

    En fait, je me pose la question de la #confidentialité des données. A chaque fois, on me dit que mes données sont en sécurité, mais je leur demande ce qu’il y a d’écrit dans le contrat. Je les sens bien ennuyés. Ils sont encore plus ennuyés quand je leur explique que je souhaite avoir l’assurance que mes données de facturation ne seront exploitées que pour remplir la mission relative à la facturation électronique.

    Un des fournisseurs proposé, je vais sur le site, et je découvre un gros slogan pour nous faire confiance (non) :

    Chez ProutProut, les données appartiennent exclusivement à nos clients. Hébergées en Europe, conformément aux exigences réglementaires en vigueur, elles ne sont jamais utilisées pour entraîner des modèles IA tiers et bénéficient d’un niveau de protection sans compromis.

    Là, je tique, et je pose la question « est-ce que quand il est écrit tiers, ça inclut aussi les IA de ProutProut ? ».

    Pour chaque prestataire, j’ai posé la question, sans réponse à chaque fois. Enfin pas tout à fait. On m’a déjà répondu en me disant « mais regardez la clause n°27, ça évoque le sujet ». Et j’y vais, et je vois que c’est la clause RGDP standard, qui dit que les données personnelles sont traitées avec respect. Super. Les factures ne sont pas des données personnelles. Je repose alors la question, et donc, je perds mon interlocuteur.

    On est à une époque où tout le monde s’aperçoit qu’on peut faire n’importe quoi avec les données de tout le monde, et qu’en plus, ça peut rapporter de l’argent. Aussi, un petit peu de parano ne nuit pas.

    Mais pour le moment, ça ne me dit pas vers quelle plateforme me diriger.

    #facturation_électronique #PDP #PA

    • C’est plutôt assez explicite. Merci pour le coup de projecteur.

      SuperPDP, clause Droits sur les Données
      ▻https://www.superpdp.tech/legal/11#droits-sur-les-donnees

      Droits sur les Données

      L’ensemble des titres et droits de propriété relatifs aux Données que vous nous aurez transmises ou mises à disposition, ou dont nous aurions eu la connaissance ou l’usage à l’occasion de l’exécution de nos Services, demeurera votre propriété exclusive. Si l’ensemble ou une partie des Données fait l’objet ou est susceptible de faire l’objet de poursuites ou si nous considérons qu’il est susceptible de ne pas respecter les Droits de propriété intellectuelle d’un Tiers ou les dispositions d’une loi ou réglementation applicable, nous serons alors immédiatement autorisé à suspendre ou supprimer votre accès à l’ensemble ou à la partie des Données litigieuses ou à supprimer les Données litigieuses de nos Services sans encourir une quelconque responsabilité envers vous. En outre, nous nous réservons le droit de demander la suppression de toute activité ou information à caractère illicite au sens de l’article 6 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique.

    • Mes échanges avec SuperPDP sont très cordiaux. Des geeks, comme il se présente, pas une startup. Il m’indique que le plan gratuit restera gratuit, tant que ça ne prendra pas de temps au support. Et si ça doit prendre du temps, le changement de tarif restera anecdotique. Ils n’ont aucune intention de vendre les données, il me dit on ne sait même pas comment s’y prendre.

      Ceci dit, on n’est pas à l’abri qu’ils se vendent à l’avenir, et ce jour-là, il sera toujours temps d’en changer. Je vais pour ma part, dans l’immédiat, créer un compte, et considérer que j’ai répondu au besoin du 1er septembre 2026. Il y aura ensuite le 1er septembre 2027, l’envoi de mes factures à mes clients. Je me laisse la possibilité de changer de solution ou d’en avoir une autre (on peut avoir plusieurs PA, une pour les fournisseurs, une autre pour les clients...).

    • Bonjour peuple de Seenthis :°)
      Facturation électronique, le feuilleton de l’été :
      Mon Entreprise Individuelle est bien référencée dans la base INSEE. Elle est assujettie à la TVA mais en franchise en base (= mention TVA non applicable art-293B du CGI sur les factures), ce qui veut dire que je suis concernée par l’obligation de dépôt de factures électroniques. Cependant, lorsque je renseigne mon SIREN sur la Plateforme Agréée SUPER PDP, il ne trouve aucun résultat... et en effet, je ne suis pas référencée dans l’annuaire officiel
      ▻https://facturation.chorus-pro.gouv.fr/annuaire/#
      alors que j’ai déjà déposé des factures à règler sur cette plateforme. Est-ce que par hasard, les moulinettes numériques auraient zappé les EI en micro BNC ?
      Vos idées de scénario bienvenues...

      Solution :
      J’ai appelé le numéro vert 0806 807 dédié à la facturation électronique.
      Le conseiller a confirmé que j’exerce mon activité en franchise en base de TVA mais que je ne suis pas dans l’annuaire de référence de facturation (suite à erreur de codage de la part de l’administration, erreur qui concerne sûrement nombre de celleux qui sont en franchise base).
      Il m’a recommandé d’écrire par mail à mon service d’impôt pour demander de me qualifier en franchise en base de TVA afin que je puisse adhérer à une Plateforme Agréée.

  • Quand est-ce qu’on interdit les #lunettes connectées ?
    ▻https://framablog.org/2026/06/15/quand-est-ce-quon-interdit-les-lunettes-connectees

    Bon. On pensait être débarrassés de ces saletés suite au flop des #Google Glass, mais visiblement, ça revient à la mode. Alors faisons le point… Quand est-ce qu’on interdit les #lunettes_connectées ? 💡 Aujourd’hui, on s’attaque à un gros morceau : … Lire la suite­­

    #Communs_culturels #dystopie #Facebook #GAFAM #Google_Glass #Meta #Surveillance

  • #Teach_to_Reach : The second microphone (article 2 of 4)
    ▻https://redasadki.me/2026/05/30/teach-to-reach-the-second-microphone-article-2-of-4

    Teach to Reach is the largest #peer_learning platform, network, and community by and for health and humanitarian workers — launched by #The_Geneva_Learning_Foundation (TGLF) in January 2021 out of an immunization training programme during the COVID-19 pandemic, and now in its fifth year. As part of TGLF’s #Tenth_Anniversary, each month a […]

    #Collective_Intelligence #facilitation #frontline_health_workers #gender-based_violence #health_worker_voices #health_workers #lived_experience #menopause #mental_health #NCDs #Scholars #Teach_to_Reach_Launch_Event

  • Monde académique 1/5 - Le privé fait la leçon

    Les #coupes_budgétaires sont drastiques depuis des années dans les universités suisses. En 2027, 2,4 milliards de francs devront être coupés. Or qui dit moins de #soutien_public, dit augmentation des #taxes_d'études et augmentation des #financements_privés. Quels risques pour la #liberté_académique ? Alors que l’Université de Fribourg inaugure un centre financé par la Mobilière, une manifestation a lieu, à Genève, contre l’#austérité qui vise le monde académique.

    ▻https://www.rts.ch/audio-podcast/2026/audio/monde-academique-1-5-le-prive-fait-la-lecon-29250571.html
    #ESR #université #privatisation #Suisse #facs
    #audio #podcast

  • Trillions of miles of data: Your car is spying on you, and it’s only just the beginning
    ▻https://www.bbc.com/future/article/20260513-your-car-is-spying-on-you-its-about-to-get-worse

    From your #weight and #facial_expressions to your #destination, #cars #collect a startling amount of #data about you. Some of it may even raise your #insurance costs. But you can take some simple steps to limit what they know about you.

    Cars used to mean freedom. When I first got the keys to the old family Toyota it was a rite of passage, a sign I was old enough to step away from the watchful eyes of my parents and enter a world where time and decisions were mine alone. Things change.

    Modern cars are #computers on wheels, and giant #corporations are using them to suck up intimate details about your life and make more #money. If you think driving today is a chance for solitude and independence, think again. And it looks like it’s about to get a lot worse.

  • Meta will use AI to analyze height and bone structure to identify if users are underage
    ▻https://techcrunch.com/2026/05/05/meta-will-use-ai-to-analyze-height-and-bone-structure-to-identify-if-use

    #Meta will start using#AI to #scan #photos and #videos for visual clues to see if a user is under 13 and should be removed from #Facebook and #Instagram, the company announced on Tuesday. These visual clues include a person’s #height or #bone #structure, it said.

    #age_verification

  • Musk et son petit « business du sordide » au tribunal #haters #pedocriminalité #fachosphere
    Ce sont les premiers à s’offusquer des histoires de mœurs dès qu’il s’agit du camp adverse. Mais lorsqu’elles touchent les leurs, les fascistes sont beaucoup plus tolérants, voire carrément laxistes. Une frange non négligeable de ces meutes de décérébrés s’indignent régulièrement sur les réseaux sociaux, voyant des complots de réseaux pédocriminels partout. Par contre, pour les combattre dans leurs « propres » rangs, ils se font beaucoup plus discrets. C’est pourquoi ils se réfugient si volontiers sur X, puisque tout y est permis, et surtout le pire. (la suite ici :
    ▻https://forgedelopinion.blogspot.com/2026/05/musk-et-son-petit-business-du-sordide.html