• CrowdSec - The open-source & collaborative security solution
    https://crowdsec.net

    CrowdSec is a free, open-source and collaborative IPS.
    Analyze behaviors, respond to attacks & share signals across the community.

    CrowdSec is a free, modern & collaborative behavior detection engine, coupled with a global IP reputation network. It stacks on fail2ban’s philosophy but is IPV6 compatible and 60x faster (Go vs Python), uses Grok patterns to parse logs and YAML scenario to identify behaviors. CrowdSec is engineered for modern Cloud / Containers / VM based infrastructures (by decoupling detection and remediation). Once detected you can remedy threats with various bouncers (firewall block, nginx http 403, Captchas, etc.) while the aggressive IP can be sent to CrowdSec for curation before being shared among all users to further improve everyone’s security.

    Un #fail2ban communautaire avec une mascotte de lama <3

  • #belgique : Action symbolique vendredi devant le siège du nouvel exploitant de Pimkie
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_action-symbolique-vendredi-devant-le-siege-du-nouvel-exploitant-de-pimki

    Travailleurs et syndicats se rendront vendredi au siège de la société Pimk pour « dénoncer un montage scandaleux qui a laissé sur le carreau 136 travailleurs », annoncent lundi la CNE et la CGSLB en référence à la faillite de la chaîne de prêt-à-porter, prononcée en mars.

    En effet, « après avoir déclaré en faillite sa filiale belge, la société Belsay (qui exploitait les magasins Pimkie en Belgique, NDLR) n’a pas payé le dernier mois de salaire, ni les indemnités de rupture. Quelques mois plus tard, Pimkie ouvrait un nouveau magasin à La Panne. Cette faillite frauduleuse est inadmissible ; nous agissons pour que les victimes soient dédommagées », expliquent les syndicats.

    A la suite de cette faillite, 136 emplois avaient été perdus. Les salaires de mars et les indemnités de rupture pour les 136 travailleurs concernés n’ont jamais été payés par Belsay, selon les syndicats, qui ajoutent que rien ne laissait présager d’une faillite imminente.

    En outre, un nouveau magasin Pimkie a ouvert au mois de juin. Or, « la société belge derrière la réouverture à la Panne, dénommée Pimk est administrée par un certain Frédéric Mulliez. Ce nom de famille est bien connu dans le monde du commerce. L’AFM (association familiale Mulliez) est propriétaire entre autres de Pimkie, d’Auchan, Kiabi, Decathlon ? », précisent la CNE et la CGSLB.

    Action symbolique ce vendredi
    Les deux syndicats mèneront ainsi une action symbolique le 15 octobre à partir de 13h00 au siège de la société Pimk, où ils comptent apporter « l’ardoise sociale belge à son responsable français. Cette ardoise, on peut l’estimer à 3.400.000 euros, c’est-à-dire 136 fois le plafond de 25.000 euros brut d’intervention du fond de fermeture des entreprises. »

    #Pimkie #Frédéric_Mulliez #Mulliez #faillite_frauduleuse #Auchan #Kiabi #Decathlon #afm #argent #vol

  • Жильбер гилбс on Twitter : « Après plusieurs mois d’attente injustifiée, IN_Groupe a enfin répondu à la demande de la CNIL de publier le code source de TousAntiCovid Verif : https://t.co/WeJJOMDvEv et https://t.co/urCt06mncq . Encore une fois, ils jouent la carte de la comédie sécuritaire burlesque… » / Twitter
    https://twitter.com/gilbsgilbs/status/1422235610094342146

    Par exemple, en testant votre application et en adoptant de meilleurs standards de développement, vous vous seriez sûrement aperçus que sur un téléphone Android en langue anglaise, n’importe quel 2D-DOC est considéré comme valide

    C’est quand même un peu embarrassant, quand on se prétend « start-up nation », d’être aussi mauvais dès qu’il s’agit de mettre en œuvre le moindre bidule un peu techno. Je considère depuis le début que ce pass sanitaire n’est qu’une triste farce destinée à rassurer les braves gens en mode « tout est sous contrôle », alors que c’est évidemment à peu près tout l’inverse.
    Et je pense qu’il est dommage que tant de militant-e-s prennent ce sujet trop au sérieux (je veux dire, par rapport à d’autres sujets, y compris concernant la pandémie).

    #fail #pass_sanitaire

  • The Xbox Gift Card Fraud: Inside a $10 Million Bitcoin Virtual Currency Cheat
    https://www.bloomberg.com/features/2021-microsoft-xbox-gift-card-fraud

    In February 2020, federal prosecutors from the Western District of Washington took Kvashuk to trial for money laundering, identity theft, and wire and mail fraud, as well as filing false tax returns.

    #états-unis #crime #fraude #escroquerie #carte_cadeau #cryptomonnaie #volodymyr_kvashuk #piratage #faille_de_sécurité #xbox #microsoft #sécurité_informatique #blanchiement_d'argent_sale #faits-divers

  • Faille critique sur les NAS My Book Live (Duo) de WD, attention à la perte des données
    http://www.inpact-hardware.com/article/2542/faille-critique-sur-nas-my-book-live-duo-wd-attention-a-perte-donne

    Inutile de vous ruer sur le site du fabricant pour vérifier que vous avez bien la dernière mise à jour pour le moment, car le dernier firmware en date remonte à… 2015. Cela fait donc six ans que WD n’a pas déployé le moindre correctif de sécurité, autant dire une éternité dans le monde de l’informatique. […] Dans tous les cas, il ne semble guère y avoir d’espoir de récupérer les données effacées. La question de la responsabilité de la marque devrait rapidement se poser.

    #sécurité_informatique #piratage #faille #wd #western_digital #nas #stockage_informatique #my_book_live #my_book_live_duo

  • Description et explication d’une situation sanitaire catastrophique en #Inde liée à la #pandémie sur fond de #corruption, d’ #impéritie, d’#incurie et de #faillite_démocratique

    #Covid-19 en Inde : « des décès de masse » dont un « État obscurantiste est responsable » - Asialyst
    https://asialyst.com/fr/2021/05/15/inde-covid-19-deces-masse-etat-obscurantiste-responsable

    M. Rajshekhar, 45 ans, est journaliste économique depuis plus de vingt ans. Après avoir travaillé notamment pour The Economic Times, le plus gros quotidien économique indien de langue anglaise, où il suivait le monde rural et l’environnement, il s’est lancé dans un projet hors norme pour le site d’information indépendant Scroll.in : une immersion de près de trois ans dans six États de la fédération indienne. Tranchant avec la pratique habituelle des grands médias indiens qui consiste à couvrir l’actualité du pays à partir des mégapoles que sont Delhi ou Bombay, cette approche visait au contraire à aller au plus proche du terrain pour identifier les facteurs d’évolution à l’œuvre dans les parties de l’Inde dont on n’entend jamais parler.

    .../...

    C’est le nord du pays – en partant du Gujarat et du Madhya Pradesh et en remontant vers le Nord – qui m’inquiète. La plupart des États indiens ont historiquement sous-investi dans la santé, mais des États comme le Gujarat, le Madhya Pradesh et l’Uttar Pradesh rendent les choses encore pires en continuant à ne pas prendre le Covid-19 au sérieux. Dans tous ces États, le handicap que constituent de faibles infrastructures de santé publique est encore aggravé par des gouvernements locaux obscurantistes qui n’ont pas la capacité intellectuelle de traiter quelque chose de nouveau comme une pandémie. Ils ont donc échoué à répondre de manière appropriée. À la place, ils se livrent à des manipulations continuelles (et qui s’aggravent) des données, ils sous-estiment le nombre de morts, tout cela pour essayer de contrecarrer les accusations d’incompétence dont ils sont l’objet.

  • Une résolution sénatoriale entend garantir aux salariés le versement des #salaires en cas de #faillite d’entreprise | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/une-resolution-senatoriale-entend-garantir-aux-salaries-le-versement-de-

    Jusqu’à maintenant, dans le cas d’une procédure en liquidation judiciaire, c’est l’Association pour la Gestion du Régime de Garantie des Créances des Salariés (#AGS), qui se charge de verser leur salaire aux employés quand l’entreprise fait défaut, en mettant à disposition des fonds aux mandataires. À ce titre, l’AGS a déboursé en 2019 près de 1,5 milliard d’euros.

    L’organisme se finance d’abord à majorité par une cotisation patronale obligatoire payée par toutes les entreprises. Et pour 25 %, l’AGS récupère ses avances sur les fonds de l’entreprise une fois qu’elle va mieux, ou en cas de faillite, sur la vente de ses actifs. Car l’organisme possède ce que l’on appelle un « super-privilège » dans l’ordre des créanciers, lui permettant de récupérer d’importantes sommes. Ainsi, dans la hiérarchie des organismes à même de récupérer des fonds sur les entreprises, l’AGS arrive juste derrière l’État, et devant les banques, assurances, experts, avocats, mandatés par les tribunaux.

    Mais avec la transposition de la directive européenne, ce « super-privilège » est appelé à être fortement réduit, mettant à mal les finances de l’AGS, et in fine, le versement des salaires aux employés. Selon les organisations syndicales, le texte du ministère de la Justice prévoirait ainsi que les mandataires comme les banques, assurances, experts ou avocats auraient dorénavant priorité dans l’ordre des mandataires, relayant en queue de peloton l’AGS.

    À la clef, l’organisme, qui touchait jusqu’à maintenant 55 % des sommes disponibles dans le cas d’une liquidation judiciaire grâce à sa situation de « super-privilégié », verrait sa part baisser à 11 % avec la réforme, selon une note du cabinet Rexecode, consultée par l’Obs. Une situation encore plus dommageable dans le contexte actuel. La hausse des faillites annoncée entraînerait dans le budget de l’organisme un déficit de 500 millions d’euros rien que cette année, engendrant le risque de voir des salariés privés de leur salaire.

  • Thunderbird:OpenPGP:Migration-From-Enigmail - MozillaWiki
    https://wiki.mozilla.org/Thunderbird:OpenPGP:Migration-From-Enigmail

    Le passage à la version 78 de Thunderbird avec la suppression du module Enigmail « remplacé » par une gestion intégrée de GPG est une catastrophe (en tout cas avec Windows)...

    GnuPG vs. RNP and key storage
    Thunderbird no longer uses the external GnuPG software. Previously, all your own keys and the keys of other people were managed by GnuPG, and Enigmail offered you to view, use and manage them. Now that Thunderbird uses a different technology, it’s necessary to perform a migration of your existing keys from GnuPG into Thunderbird’s own storage (inside the Thunderbird profile directory). Thunderbird will uses its own copy of the keys, sharing your keys between Thunderbird 78 and GnuPG currently isn’t supported. (Exception: There is an optional mechanism to use GnuPG with smartcards. It’s disabled by default and needs more testing.)

    ...ce qui entraîne que si vous gérez vos clé GPG avec GnuPG, celles-ci ne sont plus disponibles automatiquement sous Thunderbird. Et régulièrement (environ toute les semaines ?) il faut refaire l’import de votre clé privée dans TB...
    Pourtant :

    Experimental in 78.0, but stable in the near future
    If you’re reading this before OpenPGP has been declared as a stable feature in Thunderbird 78.x (expected for the 78.2 release end of August 2020), then please consider to stay with Thunderbird 68 and Enigmail for another while, especially if you depend on the security of OpenPGP and are worried about correct behavior.

    ...mais on est maintenant à la 78.4 et c’est toujours autant n’importe quoi !
    ...et pire encore sur la FAQ de TB 78 :
    https://support.mozilla.org/fr/kb/openpgp-thunderbird-guide-faq#w_jai-besoin-dutiliser-gnupg-et-thund

    J’ai besoin d’utiliser GnuPG et Thunderbird en parallèle, puis-je synchroniser mes clés ?

    Non. Pour l’instant, Thunderbird utilise sa propre copie des clés et ne prend pas en charge la synchronisation des clés avec GnuPG. L’exception est le mécanisme proposé pour les cartes à puce, qui pourrait servir à utiliser les clés personnelles gérées par GnuPG.

    pfff... on est au summum du anti-user-friendly là !
    (et GPG pour M./Mme Michu hé ben ça n’est pas gagné !)

    #thunderbird #GnuPG #GPG #Enigmail #fail #user-friendly

  • Vision Air - Paybox
    https://www.paybox.com/backoffice-vision-air

    Une « appli » en Adobe Air comme solution « rustine » de Paybox/Verifone pour ne pas avoir à moderniser leur back-office en Flash qui devient obsolète à partir de fin décembre...
    ...un des plus gros opérateurs de paiement en ligne qui fait des économies de bouts de chandelles pour son outil de gestion des paiements ça ne donne pas du tout confiance dans leur capacité à gérer correctement les piratages !

    #verifone #paybox #Flash #Adobe_Air #fail #sécurité #paiement_en_ligne

  • Kinobelegschaft fordert Gespräche | labournet.tv
    https://de.labournet.tv/kinobelegschaft-fordert-gespraeche
    https://kanalb.net/media/labournet/colosseum_1_2.mp4

    Drei Mitarbeiter_innen des wegen Insolvenz geschlossenen Kinos Colosseum in Berlin sprechen über ihre Situation. Sie haben ihren Job verloren, - ohne ordentliche betriebsbedingte Kündigung und ohne Aussicht auf Abfindungen.

    Sie bezweifeln, dass das Kino tatsächlich unrentabel ist und berichten von einen positiv entschiedenen Bauvorbescheid, einem Immobilienwert von 40-50 Millionen Euro und einem Baustadtrat Kuhn, dem die Akte Colosseum einfach so „durchgerutscht“ sei.

    Die Belegschaft möchte das Kino übernehmen und in Eigenregie weiterführen.

    #Berlin #Prenzlauer_Berg #Schönhauser_Allee #travail #cinéma #covid-19 #faillite

  • „Kein Handlungsspielraum mehr“: Warum Atze Brauners Erben das Colosseum sterben lassen
    https://www.tagesspiegel.de/berlin/kein-handlungsspielraum-mehr-warum-atze-brauners-erben-das-colosseum-sterben-lassen/25960352.html


    Kino Colosseum (UCI Kinowelt) Schönhauser Allee 123, 10437 Berlin-Prenzlauer Berg, Telefon +49 30 440180, https://www.uci-kinowelt.de/Berlin_Colosseum
    https://www.openstreetmap.org/way/28642449#map=19/52.54776/13.41290

    30.06.2020 Ein Interview von Alexander Fröhlich - Das Berliner Traditionskino Colosseum in Prenzlauer Berg soll schließen – es sei nicht mehr wirtschaftlich, sagt Betreiber Sammy Brauner.

    Herr Brauner, die Nachricht von der Schließung des Traditionskinos Colosseum sorgt für Entsetzen in Berlin. Warum haben Sie sich dazu entschieden?
    Dem Kino ging es schon vor Corona nicht gut. Mit Eintritt der Corona-Maßnahmen war absehbar, dass der Betrieb bald zahlungsunfähig wird. Das kam aber nicht infrage. Ich wollte nicht sehenden Auges in die Insolvenzverschleppung rutschen.

    Die Rede war immer davon, dass das Colosseum für Ihren Vater die Krönung seines Lebenswerks gewesen sei. Stimmt das?
    Nein, und offen gestanden finde ich es skandalös, dass diese vollkommen falsche Aussage seit Wochen kolportiert wird, ohne, dass sich jemand die Mühe gemacht hat, sie zu belegen.

    Mein Vater hat einmal in einem Interview mit der „Süddeutschen Zeitung“ im März 2010 von der „Krönung meines Filmschaffens“ gesprochen, aber in einem völlig anderen Zusammenhang. Dieses Zitat bezog sich auf die Gedenkstätte Yad Vashem in Jerusalem, der er eine Mediathek gestiftet hat, die seinen Namen trägt. Dort laufen alle jemals von ihm produzierten Holocaust-Gedenkfilme als ewiges Mahnmal für alle Besucher der Gedenkstätte.

    Das ist ein Werk, das man mit Fug und Recht als Krönung bezeichnen darf. Glaubt irgendjemand im Ernst, dass ein Mann mit so einem Vermächtnis ein Multiplex-Kino als „Krönung seines Lebenswerks“ bezeichnen würde?

    Dennoch hat Ihr vor einem Jahr verstorbener Vater mit dem Kino ein Erbe hinterlassen. Verpflichtet das nicht zu besonderer Verantwortung?
    Das hat er. Unser Vater war aber Unternehmer durch und durch, und er wäre der Letzte gewesen, der tatenlos einer verlustreichen Geschäftstätigkeit zugeschaut hätte. Er hätte wahrscheinlich sogar schon früher die Reißleine gezogen.

    Sicher ist, dass er von uns Kindern nie verlangt hätte, unter Einsatz von persönlichen Ersparnissen den nachweisbar vollkommen unrentablen Betrieb eines Kinos fortzuführen.

    Inwieweit haben Sie Möglichkeiten ausgelotet, den Kinobetrieb doch fortzusetzen?
    Hier gibt es keinerlei Handlungsspielraum mehr. Ich habe für den Kinobetrieb Insolvenz wegen drohender Zahlungsunfähigkeit anmelden müssen. Daraufhin hat ein gerichtlich bestellter vorläufiger Insolvenzverwalter dessen wirtschaftliche Situation geprüft. Und seine Beurteilung ist eindeutig.

    Sie selbst sind Teil der Erbengemeinschaft als Eigentümer der Immobilie, die will den Pachtvertrag aufheben. Was haben Sie mit der Immobilie vor?
    Wir haben als Erbengemeinschaft keine konkreten Pläne mit der Immobilie. Die Insolvenz ist ja auch gerade erst eingetreten und das Verfahren noch nicht einmal eröffnet worden. Die Immobilie besteht außerdem ja nicht nur aus dem Kino: Darin gibt es noch Büros, Gastronomie und andere gewerbliche Nutzung.

    Im vergangenen Jahr hat nach unserer Kenntnis eine Immobilieninvestment- und Entwicklungsgesellschaft aus Hamburg für Geschäftshäuser und Einzelhandelsimmobilien einen Bauvorbescheid beantragt und erhalten. Die Überbauung der Immobilie mit Büros ist demnach zulässig. Was wissen Sie vom Bauvorbescheid, der Investmentfirma und von den Plänen für die Immobilie?
    Weder ich noch jemand aus der Erbengemeinschaft hat einen Bauvorbescheid beantragt.

    Der Vorbescheid wurde im vergangenen Jahr beantragt und erteilt. Von außen wirkt es so, als hätte es die Überlegungen zur Schließung des Kinos schon gegeben und die Coronakrise war der Anlass für die Umsetzung. Was entgegnen Sie dem?
    Zu unterstellen, wir hätten nur auf Corona gewartet, um die Immobilie zu versilbern, ist zynisch. Ich habe mir die wirtschaftlichen Schwierigkeiten doch nicht ausgedacht.

    Der vom Amtsgericht eingesetzte Insolvenzverwalter ist nach Prüfung aller vorliegenden Unterlagen eindeutig zu dem Schluss gekommen, dass eine Fortführung des Kinobetriebs unter den vorgegebenen Bedingungen wirtschaftlich nicht machbar ist. Das ist traurig, aber dem müssen wir ins Auge sehen.

    Wollen Sie die Immobilien veräußern oder selbst entwickeln lassen? Warum?
    Was mit der Immobilie passiert, die neben dem Colosseum noch eine Reihe anderer Mieter hat, kann nur die Erbengemeinschaft gemeinsam entscheiden.

    Die Mitarbeiter sind enttäuscht. Was sagen Sie ihnen?
    Das kann ich natürlich verstehen. Sie haben schließlich mit viel Einsatz das Kino in schwierigen Zeiten am Laufen gehalten. Aber auch ihnen muss klar sein, dass die wirtschaftliche Situation aussichtslos ist.

    Ich habe den Mitarbeiterinnen und Mitarbeitern dies bei der gestrigen Betriebsratsversammlung über eineinhalb Stunden lang geschildert. Bei den jetzigen – und seit Jahren kontinuierlich sinkenden – Besucherzahlen und zusätzlich unter Corona-Bedingungen ist eine Fortführung und überhaupt der Betrieb eines Multiplex-Kinos für einen Einzelbetreiber – das Kino Colosseum gehört keiner Kinokette an – nicht mehr darstellbar. Nicht an diesem schwierigen Standort mit der Konkurrenz und dem hohen Investitionsbedarf.

    Eines muss ich allerdings auch sagen: Bei allem Verständnis für die nachvollziehbare Frustration der Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter – dass sich dies bei einigen in offener und heftiger Aggressivität gegen meine Person äußert, fand ich erschreckend.

    Sie wissen um die Bedeutung des Kinos für Berlin, für die Berlinale, für den Kiez. Inwiefern haben Sie das bei Ihrer Entscheidung berücksichtigt?
    Noch einmal: Die Entscheidung war zwingend, weil ein Kino an diesem Standort und unter diesen Bedingungen nicht wirtschaftlich zu betreiben ist. Dass viele jetzt, wo es zu spät ist, plötzlich die Bedeutung des Colosseums hervorheben, finde ich ehrlich gesagt bedauerlich. Die Probleme sind ja nicht neu.

    Nehmen Sie das Thema Stadtentwicklung: Die Kulturbrauerei mit einem Kino mit 1 500 Plätzen in nur 1,5 Kilometer Entfernung hat uns seit deren Eröffnung im März 2000 pro Jahr circa 350.000 Besucher gekostet. Schon dieser jährliche Verlust hat das Colosseum an den Rand des Ruins gebracht.

    Unser Vater hat damals übrigens zum Bundestagsabgeordneten Wolfgang Thierse, der das Projekt unterstützte, gesagt: „Sie haben aus einer gesunden Kuh zwei kranke Kühe gemacht.“ Rings um uns sind in den letzten Jahren reihenweise die Kinos eingegangen, das Cinestar am Potsdamer Platz, das war das Premierenkino Berlins, sowie das Imax.

    Die Entwicklung war absehbar, und sie dauert an. Und wir haben unter immer schwierigeren Bedingungen jahrelang die Fahne hochgehalten.

    Eigentum verpflichtet. In diesem Fall nicht mehr?
    Das ist ein plakativer Satz und leicht gesagt. Damit ist aber nicht gemeint, dass ein defizitärer Betrieb aufrechterhalten werden muss.

    Pankows Bezirksbürgermeister Sören Benn schlägt eine Zwischennutzung der Immobilie als Kreativ- und Kulturzentrum vor, bis es zum Umbau kommt. Was halten Sie davon?
    Ich halte diese Idee für nicht sehr realistisch. Für jede Nutzung müsste die gesamte Erbengemeinschaft zustimmen.

    Benn schlägt ferner vor, dass die Immobilie zweifach genutzt werden könnte, für die angedachten Büros, aber auch durch Teile des Kinos. Eine Mischnutzung. Für Sie verhandel- und vorstellbar?
    Ich kann nur noch mal wiederholen: Es gibt von Seiten der Erbengemeinschaft aktuell keine Pläne für das Gebäude. Davon abgesehen bestand eine Mischnutzung des Gebäudes von Anfang an.

    Im Erdgeschoss befanden sich bis vor Kurzem noch mehrere Gastronomieeinheiten. Seit 2016 ist dort Bio Company mit einem Supermarkt präsent. Das gesamte vierte und fünfte Obergeschoss besteht aus Büros.

    Eins ist aber auch klar: Der große alte Kinosaal steht unter Denkmalschutz und darf nicht baulich verändert werden. Es ist also wahrscheinlich, dass er auch künftig in irgendeiner Form für Kulturzwecke genutzt wird, zum Beispiel als Theater- oder Kinosaal. Eine andere Nutzung ist gar nicht möglich.

    Sammy Brauner, Sohn des berühmten Filmproduzenten Artur Brauner, hat bislang die Betreiberfirma des Colosseums geführt. Er ist auch Teil der Erbengemeinschaft, der das Kino gehört.

    photo de Stefan Kellner https://www.flickr.com/photos/skellner

    Flickr

    #Berlin #Prenzlauer_Berg #Schönhauser_Allee #Gleimstraße #travail #cinéma #covid-19 #faillite

  • Lasst de Gaulles Erbe fahren

    Das Land hat seinem früheren Präsidenten viel zu verdanken, unter anderem auch dies: Das System ist ineffizient, weil das Verständnis von Staat und Bürger überkommen ist. Es wäre an der Zeit für ein demokratisches Update.

    Man darf es Staatsversagen nennen. In der Corona-Krise hat Frankreichs Führung auch in der zweiten Welle nichts im Griff. Zuletzt zählt das Land täglich etwa 60 000 Ansteckungen, seit Beginn der Pandemie sind es 1,6 Millionen. Europa-Rekord.

    Unter den vielen Formen der Überforderung, die im Umgang mit dem Virus zu beobachten sind, sticht das französische Beispiel hervor. Nirgendwo ist die Diskrepanz zwischen dem Anspruch der Eliten auf exzellente Regierungsführung und der Wirklichkeit des Krisenmanagements so groß. Das Virus stellt schonungslos infrage, wie in Frankreich Entscheidungen für das Gemeinwesen gesteuert und umgesetzt werden. Und das in einem Land, in dem der Staat Kern nationaler Identität ist.

    Das System steht in napoleonischer Tradition

    Der Fehler liegt im System, dem Erbe von Charles de Gaulle. Dessen später Nachfolger Emmanuel Macron wird jetzt, zum 50. Todestag des Begründers der Fünften Republik, den Geist de Gaulles um Beistand beschwören. Dabei ist de Gaulle nicht Teil der Krisenlösung, er ist Teil des Problems. Die politisch-administrative Struktur, in die der General die französische Demokratie in napoleonischer Tradition 1958 gepresst hat, entspricht weder den Herausforderungen durch das Virus noch der Komplexität einer modernen Gesellschaft. Die Corona-Lehre lautet: Beerdigt de Gaulle.

    Lang ist die Serie aus Irrtümern und bürokratischen Erschwernissen in Frankreichs Kampf gegen die Pandemie. Anfangs bestritt die Regierung den Nutzen von Schutzmasken, und die Gesundheitsbehörden erkannten nicht, wie wichtig eine Teststrategie ist. Inzwischen wird massiv getestet, aber die Auswertung kann Wochen dauern. Der Mangel an Intensivbetten verursacht weiter viele Tote. Von 12 000 Betten, die vor der zweiten Welle versprochen wurden, fehlen 4000. Dabei gibt Frankreich, gemessen an der Wirtschaftsleistung, ebenso viel für Gesundheit aus wie Deutschland; nur erhält es für dieses Geld weniger Schutz.
    Das Land leidet unter einem Eliten-Inzest

    Die Verwaltung besticht nicht durch Effizienz. Dafür besitzt sie im Präsidialsystem eine dominante Stellung. De Gaulle gründete nach dem Krieg die zu Recht viel kritisierte Elitehochschule ENA, die neben dem heutigen Staatschef und dem Premierminister auch die wichtigen Entscheider im Hintergrund stellt. Sie mögen alle kluge Köpfe sein - ihr Eliten-Inzest bringt dennoch oft kompliziert-kafkaeske Entscheidungen hervor, im schlimmsten Fall schlechte Krisenpolitik. Macron wollte die ENA abschaffen. Aber Frankreichs mächtigste Lobby widersteht.

    Das System ist ineffizient, weil sein Verständnis von Staat und Bürger überkommen ist: Die Spitze hat immer recht, selbst wenn sie irrt. Deshalb verbessert sich dieses System kaum, es lernt nicht. Oder nur sehr langsam, zu langsam für ein schnelles Virus. Zu dessen Bekämpfung greift Macron in de Gaulle’scher Manier auf Notstandsgesetze zurück und unterwirft sein Corona-Kabinett dem Verteidigungsgeheimnis. Transparenz und Demokratie gelten als lästige Hindernisse. Nur: So schafft man keine Akzeptanz für den Corona-Kampf, der noch lange dauern wird.

    De Gaulle war ein großer Staatsmann. Ein Kriegsheld und später ein Präsident, der seinem Land Gehör verschaffte. Auch die Deutschen haben ihm viel zu verdanken: die Aussöhnung mit Frankreich.

    Doch heute verhindert sein Verfassungserbe gutes Regieren. Frankreich muss sich von ihm lösen. Es braucht ein demokratisches Update. Einen Staat, der modern ist - auch und vor allem an der Spitze.

    https://www.sueddeutsche.de/meinung/frankreich-lasst-de-gaulles-erbe-fahren-1.5107621!amp?__twitter_impress

    #La_France_vue_d'Allemagne #vu_d'Allemagne #France #de_Gaulle #gaullisme #tradition_napoléonienne #administration #administration_française #covid-19 #gestion #coronavirus #ENA #grandes_écoles #Macron

    –---

    Quelques passages traduits en français par Pascal Thibaut sur twitter et ici :

    « on peut parler d’une #faillite de l’#Etat. Les responsables français ont aussi perdu le contrôle des choses durant cette deuxième vague. Nulle part ailleurs, on ne voit un tel fossé entre les ambitions des #élites et leur management de #crise »
    "Le virus met cruellement en cause la manière dont les #décisions sont adoptées et mises en place en France. Et cela dans un pays où l’Etat joue un rôle central pour l’#identité_nationale".
    « L’erreur réside dans l’héritage de de Gaulle dont Macron invoque l’héritage 50 ans après sa mort. Les structures fondées en 1958 dans un #esprit_napoléonien ne peuvent répondre aux défis d’une pandémie et à une société complexe. Conclusion : il faut enterrer de Gaulle ».
    « Les Enarques sont peut-être des esprits brillants mais leur #inceste_élitaire produit trop souvent des décisions complexes et kafkaiennes et dans le pire des cas une mauvaise gestion de crise. »
    "le système est inefficient car sa compréhension de l’Etat et de ses citoyens est dépassée. Le sommet a toujours raison même quand il a tort. C’est pourquoi le système s’améliore peu et ne tire que trop lentement des leçons de ses erreurs. Trop lentement pour un virus".
    « Pour le combattre, Macron recourt à la mode gaullienne à des lois d’urgence et soumet le conseil des ministres au secret défense. La #transparence et la #démocratie sont perçes comme gênants. Mais cela ne favorise pas le soutien de la population. »
    "La France a besoin d’un #update_démocratique, d’un Etat moderne surtout pour sa direction"

    https://twitter.com/pthibaut/status/1324795895586660352

  • Arrive aujourd’hui, 21.10.2020, un message de mon #université (#Université_Grenoble_Alpes) qui nous invite à s’inscrire à une #formation...
    La formation s’intitule :
    Gestion du #stress pour les enseignant(e)s

    La troisième annonce en ce genre, les deux précédentes étaient des formations qui portaient sur :

    1. Gestion de #conflits (formation mise sous le thème « #efficacité_professionnelle »)

    2. Mieux vivre ses #émotions dans ses #relations_professionnelles (aussi mise sous le même thème : #efficacité_professionnelle)

    Comme dit ma collègue @mobileborders :
    « De la #responsabilisation_personnelle des #failles_structurelles... »

    #formations #université #facs #ESR

  • Le séisme au Teil en Ardèche est totalement inédit en France selon une étude
    Jeudi 27 août 2020 - Par Willy Moreau, France Bleu Drôme Ardèche
    https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/le-seisme-au-teil-en-ardeche-est-totalement-inedit-en-france-souleve-une-

    (...) Une faille jugée jusqu’à présent inactive

    L’autre point que soulève cette étude et qui rebat complètement la carte des risques sismiques en France, c’est la localisation du séisme. Le tremblement de terre au Teil a pris son départ de la faille de La Rouvière non cartographiée comme active. « On considère une faille active, explique Jean-François Ritz, si elle a généré des séismes dans la période récente au niveau géologique. Autrement dit, sur la période du quaternaire, c’est-à-dire sur les deux derniers millions d’années ».

    Des travaux de paléosismicité devront montrer si oui ou non d’autres séismes ont eu lieu il y a plusieurs centaines voire milliers d’années. « En tout cas, nous pensions avoir une cartographie des failles actives en France mais cette étude nous donne un tout autre éclairage », renchérit Jean-François Ritz.

    L’étude ne permet pas en revanche de comprendre ce qui a déclenché le séisme. L’hypothèse d’une carrière de calcaire qui aurait pu avoir contribué à son déclenchement reste aussi envisageable que d’autres processus géologiques comme la poussée lointaine de la plaque africaine ou un effet latéral de la remontée des Alpes suite au phénomène de la fonte des glaces. (...)

    #séisme #faille #failles #tremblement_de_terre

  • Dominique Eddé : « Le #Liban, c’est le monde à l’essai »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/08/16/dominique-edde-le-liban-c-est-le-monde-a-l-essai_6049067_3232.html

    Ce qui s’est passé dans le port de la ville, le 4 août, est le produit d’une #faillite générale, monumentale, qui engage certes et avant tout nos gouvernants criminels, mais aussi le monde entier. Pourquoi le monde entier ? Parce que nous vivons le bon à tirer d’un processus de #décomposition engagé il y a plusieurs décennies dans cette partie du monde. Parce que nous tardons tous à comprendre que le mal est partout dans l’air, à l’image du coronavirus. Le désarroi des Libanais découvrant brusquement qu’ils sont en deuil, sans toit, peut-être bien sans pays, est le raccourci foudroyant du mal qui a dévasté l’Irak, la Syrie, la Palestine…

    • Ce qui s’est passé dans le port de la ville, le 4 août, est le produit d’une faillite générale, monumentale, qui engage certes et avant tout nos gouvernants #criminels, mais aussi le monde entier. Pourquoi le monde entier ? Parce que nous vivons le bon à tirer d’un processus de décomposition engagé il y a plusieurs décennies dans cette partie du monde. Parce que nous tardons tous à comprendre que le mal est partout dans l’air, à l’image du coronavirus. Le désarroi des Libanais découvrant brusquement qu’ils sont en deuil, sans toit, peut-être bien sans pays, est le raccourci foudroyant du mal qui a dévasté l’Irak, la Syrie, la Palestine...

      Nous nous obstinons à ignorer qu’il n’est plus une plaie, plus un pays, plus une partie du corps, plus une partie du monde qui puisse se penser isolément. Les dictatures arabes, les armées islamistes, la brutalité et l’#impunité de la politique israélienne, les grandes et moyennes puissances prédatrices, les solidarités morbides – Nord et Sud confondus –, le règne sans bornes de l’argent, les intérêts communs des ennemis déclarés, le #fanatisme religieux, les trafics d’armements, tout cela est en cause dans le port de Beyrouth. Le langage de la #géopolitique peut encore informer, trier, analyser. Mais il ne peut plus voir au-delà de ce dont il traite . Il est prisonnier de la convention selon laquelle on peut fabriquer et vendre des armes d’un côté et fabriquer la paix de l’autre. Le #clivage est si profond, le #mensonge si bien organisé, que nous pouvons encore feindre la #cohérence. Mais jusqu’à quand ?

      Outre l’effondrement économique et social, nous vivons sous la menace d’un grand danger psychiatrique. Les têtes sont elles aussi au bord de la #faillite. Si rien ne change, au rythme où elles sont menées, elles ne tiendront qu’à l’une de ces deux conditions : perdre la raison ou se robotiser. Les autres, celles qui préfèrent la liberté à la fusion, se cognent déjà un peu partout aux barreaux de l’extrême solitude. Et ce constat qui vaut pour le #Liban vaut bien au-delà. La #fusion, c’est le #fascisme, la #dictature, le pouvoir entre les mains d’une poignée d’hommes ou de #machines.

      Bocal explosif

      A force d’avoir tout vu, tout entendu, tout encaissé, durant les cinquante dernières années, les Libanais sont sans doute mieux armés que d’autres pour traiter avec la #folie. Mais à trop tirer sur la corde, elle risque de se rompre d’un moment à l’autre. Les habitants de ce pays peuvent se serrer les coudes comme ils peuvent s’entre-tuer . Ils peuvent remonter la pente comme ils peuvent s’écraser à jamais. Ils n’en peuvent plus d’être si solidaires et si divisés à la fois . Ils ne pourront s’en sortir que par eux-mêmes, certes, mais, comme tous les grands blessés, ils ne pourront s’en sortir par eux-mêmes sans secours. Ils n’y parviendront que si cette partie du monde sort du #piège dans lequel elle est enfermée. Enfermée par elle-même et par les puissances étrangères. Il y a, ici, un #cercle_vicieux qui sabote toutes les énergies positives.

      Avec un million et demi de réfugiés – plus d’un quart de la population – sur leur sol, les Libanais sont entassés dans un bocal explosif. Pris en otage par leurs chefs de communautés respectives, ils sont animés, pour la plupart, par une égale envie d’en finir mais aussi, compte tenu de leurs réflexes ataviques et de l’absence d’Etat, par une égale incapacité à franchir le pas. Ils ne savent plus qui ils sont. Ils n’en peuvent plus de repartir à zéro. Le Liban était pris en tenaille par la Syrie et Israël. Il l’est à présent par Israël et le Hezbollah. Que s’est-il passé le 4 août à 18 heures ? Deux déflagrations successives se sont produites sur le lieu d’un gigantesque dépôt de nitrate d’ammonium à proximité d’un hangar dont on nous dit qu’il abritait des armes. La criminalité des pouvoirs libanais qui ont endossé cet effroyable stockage est flagrante, indiscutable. Sera-t-elle déterminée, jugée, punie ? Pourquoi le récit séquencé de l’horreur ne nous a-t-il pas encore été livré ? Quelle est l’origine de la première explosion ? Qu’y avait-il dans ce dépôt ? Qui protège qui de quoi ?

      « Raisonnements circulaires »

      Lors de sa visite au Liban, le 6 août, le président Emmanuel Macron a rencontré une vingtaine de personnes issues de la « société civile », dont j’étais. Cette brève rencontre se tenait à l’ambassade de France au terme d’une table ronde entre lui et les chefs de guerre qui s’était tenue dans la pièce à côté.

      A l’issue de l’entretien, il nous a dit notamment cette petite phrase qui, depuis, a fait son chemin : « Je suis frappé par vos raisonnements circulaires. Aussi bien dans la pièce à côté (celle des mafieux) que dans celle-ci (celle où nous nous trouvions) ». J’aurais aimé que la comparaison fût évitée, mais c’est vrai me suis-je dit, sur-le-champ, il a raison, nous sommes prisonniers de raisonnements circulaires. Nous n’arrivons pas à nous organiser. L’opposition commence à peine à s’unir. Puis, tel un souvenir que l’on tarde à s’approprier, la phrase m’a révélé son sens à retardement. Le mot « circulaire » qui évoque le cercle vicieux, la quadrature, l’enfermement, m’est apparu comme « un déplacement » au sens freudien du terme, comme une projection. Le cercle n’était pas dans nos raisonnements mais dans le sujet. Je dirais même que nous avons ici une capacité obligée et quasi inhumaine à penser la complexité.

      C’est elle, c’est la réalité qui tourne en rond. C’est la donne. Le pays. La région. Le manège du monde. La règle du jeu. C’est le jeu qui impose le cercle. La rotation, telle qu’elle est, rejette de tous côtés la moindre velléité de solution. Le Liban est dans l’œil du cyclone. Tout œil extérieur est désormais obligé de comprendre que pour rompre cette spirale infernale, c’est au cyclone qu’il faut s’en prendre. Par « s’en prendre » je veux dire décider, de la base au sommet, d’un coin du monde à l’autre, que la paix régionale est préférable à la guerre. Rien que ça ? L’utopie ou la mort ? Oui. A petite et à grande échelle, je ne vois rien d’autre . « Paix régionale » signifiant l’exact contraire du sordide arrangement qui vient de se faire entre Mohammed Ben Zayed [le prince héritier d’Abou Dhabi] et Benyamin Nétanyahou [le premier ministre israélien] sous la houlette de Donald Trump [le président américain].

      Le Liban, c’est le monde à l’essai. S’il se vide de son #sens, de ses #différences, de sa jeunesse, il sera le signe avant-coureur d’une catastrophe bien supérieure à celle qui se vit actuellement sur son sol. Il est trop tard pour défendre souveraineté et territoires à coups de #murs, de #ghettos et de frontières physiques. Il n’est plus d’autre issue que d’activer à l’échelle de la planète un coup de théâtre hissant la pulsion de vie au-dessus de la pulsion de mort . Le sujet du jour – au Liban aujourd’hui et partout ailleurs dans un second temps –, c’est la #santé_mentale, c’est l’avenir de l’être. Livré à la réalité telle qu’elle est, l’inconscient collectif ne sera pas moins inflammable, à terme, qu’un hangar de nitrate d’ammonium. Il suffira, pour mettre le feu, du largage d’un missile, réel ou symbolique, physique ou verbal. Ce ne seront plus des morceaux de villes mais des morceaux de pays qui partiront en fumée.

  • Quels sont les coûts liés à l’utilisation de frameworks JavaScript pour le développement Web ? Une analyse des sites utilisant React, Vue.js ou Angular
    https://javascript.developpez.com/actu/303519/Quels-sont-les-couts-lies-a-l-utilisation-de-frameworks-JavaS

    S’invitant dans le débat, Tim Kadlec, un développeur qui aide les organisations à améliorer les performances de leurs sites, estime pour sa part qu’il n’y a « pas de moyen plus rapide de ralentir un site que d’utiliser un tas de JavaScript », et c’est justement ce que font les frameworks JavaScript : utilisez beaucoup plus de JavaScript. Mais « le truc avec JavaScript », poursuit-il, « c’est que vous finissez par payer une taxe sur les performances pas moins de quatre fois », dit-il. Les quatre taxes auxquelles il fait allusion sont :
    – le coût de téléchargement du fichier sur le réseau ;
    – le coût de l’analyse et de la compilation du fichier non compressé une fois téléchargé ;
    – le coût d’exécution du JavaScript ; et
    – le coût de la mémoire.

    Avec des graphes comparatifs de divers paramètres tels que « Quantité de JavaScript servi », « Temps de traitement CPU »

    Pour illustration de cette lenteur et du peu d’importance donnée à l’UX par les développeurs, voir par exemple le backoffice de #Mailjet ou #Gandi_v5 qui sont des modèles de lenteur totalement désespérant et rebutant pour l’utilisateur... (en plus d’un manque d’ergonomie flagrant sur toutes les fonctionnalités un peu avancées)

    Et conséquence non évoquée ici, le coût écologique lié à l’utilisation de ces framework doit être non négligeable...

    L’article original (En) : https://timkadlec.com/remembers/2020-04-21-the-cost-of-javascript-frameworks

    #lenteur #framework_javascript #web_dev #fail

    • Un commentaire précise qu’il faut quand même pas juste prendre en compte le premier chargement, ça n’a pas de sens, car pour là où c’est utilisé, c’est généralement pour des choses qu’on utilise plusieurs fois, où on a un compte, etc. Donc une fois le premier chargement, une grosse partie est déjà en mémoire du navigateur, que ce soit le JS et la plupart des éléments d’interface.

    • Pour le premier chargement, ça dépend à quel utilisateur on s’adresse mais si la première impression qu’on a en arrivant sur un site c’est sa lenteur, ça fait mauvais genre. De plus le cache ne dure pas indéfiniment, en plus du fait que le fichier JS peut inclure autre chose que la librairie du framework et donc demander à être téléchargé de nouveau à chaque màj du code.
      C’est amusant de voir les commentaires sur le site developpez, certains semblent penser qu’on ne peut pas faire de site/app sans ces frameworks... Cela explique sûrement que tant de sites ou d’applications Web soient si lourds.
      Pour moi le pire que j’ai vu (en tant qu’utilisateur) c’est le site d’Arrêts sur image, qui utilise Angular. Une aberration. Ils ont optimisé un poil depuis le lancement donc c’est moins pire aujourd’hui mais ça reste une erreur technique majeure à mon sens.

    • Ah bah pour un site de média éditorial, essentiellement fait de texte avec quelques images et vidéos, ça n’a aucun putain de sens… Normalement c’est pour de l’applicatif, des trucs où ça doit mettre jour des données en direct, etc. C’est ce que je disais plus haut, normalement quand on l’utilise c’est pour de l’appli, où t’as un compte, où ya du fonctionnel (pour l’interface d’admin d’un média éditorial à la limite, mais pas sa partie publique). Pour juste du texte et des commentaires dessous… hu

    • C’est tout le problème, les développeurs connaissent tel ou tel framework et se mettent à l’utiliser partout, sans discernement. Dans les commentaires sur Développez, il y en a même un qui explique que sans framework Javascript son appli ne serait pas jolie ! Et même pour les applis, sauf besoins très spécifiques, j’ai quelques doutes sur l’utilité de ces machineries, l’auteur du texte initial a raison, le Javascript de base (ou jQuery) peut faire beaucoup de choses. Bien sûr ça suppose de passer un peu plus de temps à coder (et de se confronter à des choses peut-être plus complexes au premier abord), encore que la maintenance sera probablement beaucoup plus légère ensuite.
      Je précise par ailleurs que j’ai déjà utilisé Angular de manière assez intensive, je suis loin d’être un anti-framework primaire.

  • OneWeb goes bankrupt, lays off staff, will sell satellite-broadband business | Ars Technica
    https://arstechnica.com/information-technology/2020/03/oneweb-goes-bankrupt-wont-challenge-spacex-in-satellite-broadband-race

    OneWeb has filed for bankruptcy and intends to sell its business, bringing an abrupt end to the company’s plan to offer high-speed satellite Internet service around the world.
    OneWeb announced Friday that it “voluntarily filed for relief under Chapter 11 of the [US] Bankruptcy Code,” and “intends to use these proceedings to pursue a sale of its business in order to maximize the value of the company.” OneWeb made the decision “after failing to secure new funding from investors including its biggest backer SoftBank,” largely because of the coronavirus pandemic, the Financial Times wrote. OneWeb also “axed most of its staff on Friday,” the FT article said.

    #faillite

    Effets délétères du #coronavirus ?

    (Faut voir ...)

  • Le #remède sera-t-il finalement pire que le #coronavirus ?

    Je ne suis pas une grande admiratrice de Donald Trump. Et son tweet du 23 mars où il affirmait « Nous ne pouvons pas laisser le remède être pire que le problème lui-même », m’a consternée. On ne peut pas comparer la perte de vies humaines à celle de points de croissance. Quelques jours avant, le 19 mars, la présidente du Conseil d’Etat vaudois Nuria Gorrite disait de son côté, à l’antenne de la RTS, le #choix terrible auquel les autorités étaient confrontées : « Ou on envoie mourir les gens ou on les envoie au #chômage. »

    Marquantes, ces deux déclarations face à l’#épidémie de coronavirus m’interpellent. Je me suis documentée, j’ai cherché des voix éclairantes dans le maelström de chiffres ascendants, de courbes alarmantes, de stratégies étatiques établies à la hâte. J’en ai trouvées très peu, au début du moins. Mais, depuis cette semaine, l’état de sidération dans lequel beaucoup d’entre nous ont été plongés se dissipe, légèrement. Les cerveaux semblent à nouveau et partiellement capables d’appréhender autre chose que le danger imminent : le coronavirus, les #morts qu’il entraîne dans son sillage, l’impact sur la chaîne de #soins_hospitaliers. Des questions sur les #externalités_négatives des choix effectués à mi-mars émergent, timidement.

    Parce que oui, se focaliser sur le #danger_imminent est normal et naturel, mais cela peut conduire à la #catastrophe. En sommes-nous là ? Nous dirigeons-nous vers une catastrophe commune, nationale, incontrôlable et inquantifiable ? « Ruiner » le pays, et la population qui va avec, est-il le bon remède pour lutter contre #Covid-19 ? Quels sont les indicateurs sur lesquels s’appuie le Conseil fédéral pour décider de l’échec ou de la réussite de sa #stratégie de lutte contre le Covid-19 ?

    Poser ces questions, c’est passer pour une personne amorale. Pourtant, elles sont nécessaires, vitales même ! Pour une simple et bonne raison : il ne s’agit pas de choisir entre morts et chômeurs ou entre vies humaines et points de #croissance. Mais aussi d’évaluer l’impact de la #déscolarisation généralisée, de l’augmentation des #violences_conjugales, de l’accentuation des #précarités_sociales et de l’impact sur la #santé en général créé par la rupture de chaîne de soins pour les patients souffrant d’autres maladies comme le soulignait le président de la Société médicale de la Suisse romande, Philippe Eggimann, dans une tribune publiée sur Heidi.news le 31 mars.

    Le #choix_moral qui nous est imposé par la situation actuelle est le suivant : combien de décès dus à Covid-19 pensent pouvoir éviter nos autorités avec les mesures prises et combien de décès sont-elles prêtes à accepter à cause desdites mesures ? Le véritable et fondamental enjeu est là.

    Et loin de moi l’envie de préférer certains morts à d’autres, mais le choix fait par le Conseil fédéral nous confronte tous à cette équation-là. Le Centre for Evidence-Based Medicine résumait bien ce point de bascule le 30 mars : « Le #confinement va nous mettre tous en #faillite, nous et nos descendants, et il est peu probable à ce stade de ralentir ou d’arrêter la circulation du virus. La situation actuelle se résume à ceci : l’#effondrement_économique est-il un prix à payer pour arrêter ou retarder ce qui est déjà parmi nous ? »

    Sortir du tunnel aveuglant

    Pour être capable de restaurer cette pensée globale nécessaire, il est urgent de combattre l’#effet_tunnel généré par la #panique. Les neurosciences étudient ce phénomène sur des personnes soumises à un #stress intense : pilotes d’avion, militaires, pompiers, etc. Confrontés à des dangers immédiats, leur cerveau « tunnelise » leur attention. Cette #tunnelisation de l’attention peut être résumée ainsi : à trop se focaliser sur un danger imminent, on n’est plus capable d’appréhender des #risques_périphériques plus dangereux.

    Dans un article paru le 17 juin 2015, le magazine français Sciences et Avenir expliquait comment « la concentration dont font preuve les pilotes de ligne lors de situation de stress intense peut se retourner contre eux », parce qu’ils ne sont alors pas capables de tenir compte d’informations périphériques cruciales pouvant mener au crash de leur appareil. Le professeur Frédéric Dehais, de l’Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace (ISAE) à Toulouse, travaille depuis de nombreuses années sur ce sujet et développe des « prothèses cognitives » pour l’aviation.

    Le 31 mars, Daniel Schreiber, entrepreneur américain actif dans les fintechs et directeur de Lemonade, signait une tribune sur ce même sujet perturbant : « Les décès dus à des conséquences involontaires sont difficiles à compter, mais ils doivent quand même compter ». Son propos : « Il ne suffit pas d’examiner l’impact de nos politiques sur l’#aplatissement_de_la_courbe du coronavirus ; nous devons également essayer de prendre en compte les #conséquences_cachées et involontaires de nos politiques. The Lancet, par exemple, a calculé que la grande récession de 2008 a entraîné à elle seule 500’000 décès supplémentaires dus au cancer, avec ‘des patients exclus des traitements en raison du chômage et des réductions des #soins_de_santé’. Une autre étude publiée dans le BMJ a estimé que la récession a causé 5’000 décès par suicide rien qu’en 2009. »

    Où est l’outil de pilotage ?

    A ce stade, les autorités ne semblent pas encore capables de sortir de cet abrutissant effort contre l’ennemi invisible, le seul objectif qui compte, comme l’a confirmé Grégoire Gogniat, porte-parole de l’OFSP est : « La priorité absolue pour le Conseil fédéral est la #santé de la population ».

    Des fissures dans l’édifice monolithique se font néanmoins sentir, comme la création de la Task Force scientifique Covid-19, le 31 mars. Ce qui n’empêche pas l’OFSP de camper sur ses positions accentuant encore le phénomène de persévération : tout le monde doit rester à la maison, ne doivent porter des #masques que les malades, ne doivent être testés que les personnes à risque, etc. Alors même que le groupe de neuf experts présenté jeudi 2 avril à Berne étudie le port du masque pour tous et des #tests_massifs pour l’ensemble de la population.

    Face à ces #injonctions_contradictoires, l’observatrice que je suis se pose légitimement la question : mais où est l’outil de pilotage de la #crise ? Sur quelles bases, scientifiques ou empiriques, ont été prises ces décisions ? Les nombreux observateurs et acteurs contactés depuis une dizaine de jours arrivent à la conclusion qu’une bonne partie des décisions prises mi-mars l’ont été par un petit groupe restreint au sein de l’OFSP de manière empirique, sur la base de données scientifiques lacunaires.

    Comme pour confirmer ces craintes, l’économiste du comportement et neuroéconomiste zurichois Ernst Fehr, professeur de microéconomie et de recherche économique expérimentale, ainsi que vice-président du département d’économie de l’Université de Zurich, accusait les politiciens de prendre des décisions basées sur des données insuffisantes dans une vidéo en allemand publiée sur le site de la NZZ, le 25 mars : « La base la plus importante pour la prise de décision est le nombre de nouvelles infections chaque jour. Et c’est une base de décision très imparfaite ».

    Contacté, l’office fédéral s’explique : « Ces données seront publiées. L’OFSP cite généralement les références scientifiques sur lesquelles il fonde ses décisions dans ses publications. Et les données scientifiques utilisées sont accessibles dans les sources habituelles d’informations scientifiques (Pub Med, sites de l’OMS, du Centers for Disease Control, de l’ECDC). » Sans préciser quelles études, ni avec quels experts, internes et externes.

    Le rôle du #Parlement

    La tension existant entre réponses politiques et réponses scientifiques est palpable. Pour y voir plus clair et surtout obtenir des réponses, le Parlement a un rôle crucial à jouer. C’est l’organe de contrôle du Conseil fédéral. Mais il s’est « auto-suspendu », avant de convenir de la tenue d’une session extraordinaire début mai. Les membres des Commissions de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) se réunissent le 16 avril pour évoquer la crise actuelle.

    Contactés, plusieurs conseillers nationaux membres de la CSSS sont impatients de pouvoir discuter de tout cela. A l’instar de Pierre-Yves Maillard, conseiller national vaudois (PS) :

    « Le coronavirus est à l’évidence plus dangereux que la grippe, mais quels moyens se donne-t-on pour savoir à quel point et où on en est dans la diffusion de cette maladie ? Ne faudrait-il pas créer des groupes représentatifs de la population et estimer avec eux régulièrement, au moyen de #tests_sérologiques, le nombre de ceux qui ont été atteints, parfois sans le savoir ? Cela permettrait d’estimer un peu mieux les #taux_de_mortalité et de savoir à quel stade de l’épidémie nous sommes. Pour estimer mieux la gravité de cette crise, on pourrait aussi essayer de savoir où en est-on dans l’évolution globale de la #mortalité, toutes causes confondues. Ces données paraissent indispensables à un bon pilotage du Conseil fédéral. Il sera utile d’échanger avec l’OFSP sur ces questions. »

    Pour Philippe Nantermod, conseiller national valaisan (PLR), « ils s’appuient sur les mêmes indices que nous, soit ceux que les cantons leur envoient, mais on en saura davantage après le 16 avril ».

    Pour Céline Amaudruz, conseillère nationale genevoise (UDC), « le Conseil fédéral et ses services doivent jouer la transparence quant aux données dont ils disposent, ceci notamment afin d’étayer l’action qu’ils mènent. Par contre, je ne juge pas utile de distraire des forces pour fournir des données qui ne seraient pas essentielles pour lutter contre le virus. La priorité doit être la santé, le reste peut se traiter plus tard. »

    Et, enfin, pour Léonore Porchet, conseillère nationale vaudoise (Les Verts), « il est indispensable que les décisions du Conseil fédéral, en tout temps, soient prises sur la base de données et informations à disposition du Parlement. C’est pour cela que je regrette fortement que le Parlement n’ait pas pu suivre la gestion de crise et n’arrive qu’en aval de ces décisions. »

    Ma question centrale de savoir si le remède sera pire que le mal a perturbé plusieurs de mes interlocuteurs ces derniers jours. Peut-être est-ce trop « morbide », pas encore le bon moment ou simplement que la déflagration sociale va permettre aux politiciens de jouer leurs cartes partisanes pour obtenir les avancées qu’ils estiment nécessaires.

    De mon côté, je pense qu’il existe un risque (identifié par les autorités ?) de tester à large échelle parce que l’on pourrait trouver que le coronavirus est moins mortel que les données sur lesquelles les autorités se sont appuyées pour justifier le confinement.

    https://www.heidi.news/sante/le-remede-sera-t-il-finalement-pire-que-le-coronavirus
    #crise_économique #économie #éthique #démocratie #Suisse #politique #science

  • Covid-19 : impréparation et crise de l’État | AOC media - Analyse Opinion Critique
    https://aoc.media/analyse/2020/03/30/covid-19-impreparation-et-crise-de-letat


    Par Olivier Borraz et Henri Bergeron

    La situation que nous traversons est à maints égards unique, inédite, extraordinaire, hors norme. Mais est-elle si singulière ? Autrement dit tellement à part qu’elle ne peut être gérée qu’à l’aide de normes et de dispositifs ad hoc, conçus à son seul endroit ? Tout semble en effet indiquer que les instruments et les organisations dont nous disposions pour gérer des crises sont devenus soit inopérants, soit clairement insuffisants.

    Devant une menace dont le gouvernement n’a réellement pris l’ampleur que début mars, le président de la République a d’abord créé un conseil scientifique qui n’était prévu dans aucun texte, puis décidé de mesures de confinement totalement inédites, avant que son gouvernement ne fasse adopter par le Parlement une loi d’urgence sanitaire qui comprend un certain nombre de dispositions d’exception.

    Cette situation soulève de multiples questions. Celles-ci devront non seulement guider nos recherches et nos réflexions une fois la crise terminée, mais également offrir des prises pour l’action publique s’agissant de tirer les leçons de cette situation inédite.

    Science et expertise : un confinement institutionnel
    Confrontés à une crise majeure, qui devrait dépasser tout ce que nous avons pu connaître depuis des décennies tant sur le plan sanitaire qu’en matière de déstabilisation économique et sociale, le président de la République et son gouvernement ont décidé de mettre le sort du pays entre les mains d’un conseil scientifique dont ils affirment suivre à la lettre les recommandations et dont la création a été officialisée ex post par la loi d’urgence sanitaire.

    Cette situation est doublement inédite. D’abord, parce qu’elle fait suite à des décennies d’une action publique qui s’est toujours tenue, à quelques exceptions près (on pense à l’économie, avec des résultats qui interrogent s’agissant notamment de la crise de 2008), à bonne distance de la science. On n’a jamais entendu les ministres du travail, des transports ou de l’écologie justifier leurs décisions ou politiques à partir d’une recommandation d’experts scientifiques.

    Si la situation n’est pas aussi marquée qu’aux États-Unis, pays dans lequel l’exécutif tient à distance la science et les experts, nous avons cependant pris l’habitude d’hommes politiques qui tournent ostensiblement le dos aux connaissances scientifiques, souvent accumulées de longue date, dans des domaines aussi divers que l’éducation, la santé ou les politiques sociales. L’exemple du changement climatique et de l’immigration en sont de tristes illustrations.

    Et voilà que le président et ses ministres, lorsqu’ils prennent la parole sur le Covid-19, mettent en avant la parole scientifique comme unique justification à leurs décisions – y compris pour des décisions qui clairement ne relèvent pas d’un registre médical comme la tenue d’élections. La décision publique serait-elle devenue la simple courroie de transmission d’une parole experte ?

    Comment expliquer que l’on confine la gestion d’une crise totalement inédite dans un conseil scientifique, en faisant peser sur ce dernier le poids de décisions qui ne relèvent clairement pas de sa juridiction ? Comment comprendre cette vision de la science dont on attend, un peu comme l’Oracle de Delphes, qu’elle dise la vérité et délivre des avis entièrement objectifs ?

    Que le président et son premier Ministre aient souhaité s’entourer d’avis d’experts, cela peut se comprendre ; encore auraient-ils pu faire appel aux multiples organisations existantes sur lesquelles nous reviendrons plus loin. Mais qu’ils justifient leurs décisions sur la seule base de la parole scientifique et, qui plus est, que les ministres ne cessent de se répandre sur les ondes pour expliquer que tout ce qui se fait n’est que la déclinaison en acte de la parole scientifique témoigne, à la fois d’un haut niveau d’immaturité politique, d’une méconnaissance de ce qu’est la science et d’un pur et simple déni de démocratie représentative.

    Depuis quand la science est-elle censée gérer des crises ? Elle doit conseiller, informer, pointer ce que l’on sait et ne sait pas, pour éclairer les décideurs sur la base des travaux de recherche et de l’analyse des données existantes ; mais elle n’a pas vocation à décider. La décision relève de la responsabilité des élus de la Nation. C’est à eux qu’il revient de mettre en balance les avis des experts avec d’autres considérations et de justifier leurs décisions.

    La loi d’urgence sanitaire votée récemment n’a pas permis de lever l’ambiguïté qui entoure ce dispositif inédit. Au contraire, on peut y lire que le « comité de scientifiques » a pour rôle « de se prononcer sur les mesures prises » (art. 3131-26). Cette phrase interpelle car, à ce jour, le conseil n’a eu à se prononcer que sur les mesures à prendre… Bref, cette loi rajoute encore à la confusion qui entoure le rôle de la science dans la gestion de cette crise.

    La situation qui entoure la création de ce conseil scientifique est également inédite car il existe de nombreuses structures d’expertise dans le domaine de la santé sur lesquels les pouvoirs publics auraient pu s’appuyer. À commencer par Santé Publique France, agence qui a repris en 2016 les missions de l’ancien Établissement de Préparation et de Réponse aux Urgences Sanitaires (EPRUS), lui-même créé en 2007. Ou bien encore le Haut Conseil de Santé Publique créé en 2004 qui a parmi ses missions « de fournir aux pouvoirs publics, en liaison avec les agences sanitaires et la Haute Autorité de santé, l’expertise nécessaire à la gestion des risques sanitaires ainsi qu’à la conception et à l’évaluation des politiques et stratégies de prévention et de sécurité sanitaire ».

    La densité d’expertise institutionnelle dans le champ de la santé en France est, par ailleurs, parmi les plus conséquentes en Europe : agences, hauts comités, instituts de recherches, sociétés savantes, académies, ordres professionnels, etc. Ces structures auraient pu s’organiser pour fournir des avis, même si on ne doute pas que le temps pour les mobiliser était compté. Pourtant elles semblent avoir été tenues à l’écart, du moins dans les premiers temps, ou reléguées au second plan.

    Et voici que le 24 mars, on apprend la création d’un Comité analyse recherche et expertise (Care), composé de 12 chercheurs et médecins, et chargé de se prononcer sur les questions relatives aux traitements et aux tests.

    À nouveau la même question : pourquoi ne pas s’appuyer sur des structures comme l’Agence du Médicament, la Haute Autorité de Santé ou Santé Publique France, qui ont développé une expertise unique en la matière ? Pourquoi créer une nouvelle instance dont on ne perçoit d’emblée clairement ni l’articulation avec le conseil scientifique, ni la place dans le dispositif général de gestion de crise ? Et pourquoi ne pas avoir inclus ce Care dans la loi du 23 mars 2020 ?

    Autrement dit, il faudra s’interroger sur les raisons qui ont poussé le président de la République à constituer en dehors de tout cadre réglementaire existant, une et maintenant deux instances ad hoc dont on ne connaît pas les règles de fonctionnement et dont les modalités de recrutement ne correspondent à aucune procédure connue ; des instances, qui plus est, qui ne disposent d’aucun moyen dédié et qui travaillent en dehors de tout ancrage institutionnel.

    Qu’est-ce que cela nous dit de la confiance qu’il place dans les institutions existantes ? Et si cette confiance est fortement érodée, alors comment expliquer que ces institutions ne soient pas en mesure de faire face à une situation pour laquelle elles ont été créées ? Faudra-t-il les supprimer à l’issue de cette crise ?

    Une impréparation organisée
    La France, à l’instar de nombreux autres pays développés, s’est dotée depuis plusieurs décennies d’une doctrine et d’une organisation de la gestion de crise, instruites à la fois par l’expérience de crises survenues dans différents domaines (tempêtes, terrorisme, épidémies, accidents industriels, etc.) et de normes internationales. Elle dispose ainsi d’un arsenal législatif et réglementaire complet, d’institutions spécialisées et de plans d’action ; et elle organise régulièrement des exercices de simulation à l’échelle nationale et locale.

    Il aura pourtant fallu cinq jours après les premières déclarations du président de la République (12 mars) pour que la Cellule Interministérielle de Crise, clef de voûte du dispositif de crise, soit activée (mardi 17 mars). Entre temps, c’est une task force interministérielle basée au ministère de la Santé qui assure la gestion interministérielle du dossier ; task force dont la constitution ne repose à notre connaissance sur aucune base réglementaire. Là aussi, comment expliquer que ne soient pas mobilisées d’emblée des organisations qui ont été pensées et entraînées pour la gestion de crise ?

    Cette situation est d’autant plus surprenante qu’elle ne figure pas dans le plan pandémie grippale, dans sa dernière version de 2011. Si les premières versions de ce plan en 2004 prévoyaient une gestion interministérielle d’abord basée au ministère de la Santé, puis lorsque la crise atteindrait le stade pandémique son transfert au ministère de l’Intérieur, lors d’exercices de simulation un tel transfert en cours de crise a été jugé impraticable.

    Il a donc été décidé que la gestion interministérielle de la crise serait d’emblée positionnée au ministère de l’Intérieur. Or, dans le cas du Covid-19, la gestion de la crise a d’abord été confiée à la Santé, ce qui a contribué notamment à maintenir un cadrage sanitaire, voire médical jusqu’au 17 mars, alors qu’il s’agissait déjà, dès le 12 mars, d’une crise économique, sociale et politique inédite.

    La lecture de ce plan est également révélatrice sur deux autres points. Il prévoit la constitution de stocks de masques, dont on constate aujourd’hui une pénurie grave. Il conviendra donc de s’interroger sur les raisons qui ont poussé les différentes administrations à ne pas renouveler les stocks constitués après la crise de H1N1. Le plan ne mentionne à aucun moment l’option du confinement, laquelle est pourtant devenue la modalité privilégiée de gestion de cette crise.

    On remarquera au passage que cette option n’est prévue dans aucun dispositif autre que pour les situations qui nécessitent de protéger les populations contre une menace externe. D’où les nombreuses questions que l’on voit émerger aujourd’hui autour de sa mise en œuvre et plus encore de ses effets à court, moyen et long terme ; questions auxquelles il n’existe aucune réponse à ce jour.

    On nous répondra que la situation est inédite. Pourtant, depuis plusieurs décennies les experts en santé populationnelle nous mettent en garde contre la survenue d’une pandémie comparable à celle de 1918. Après plusieurs alertes (SARS, H1N1, H5N1, …), la France s’est dotée de plans dédiés et a incité tous les opérateurs économiques à établir des plans de continuité d’activité. Malgré cela, notre pays semble désemparé.

    Cette situation vient confirmer ce que nos recherches ont montré, à savoir que la préparation à la gestion de crise a surtout été conçue pour des crises de faible ampleur. Tant les plans que les exercices organisés régulièrement tendent à prolonger dans une situation que l’on présente comme extraordinaire le fonctionnement normal des organisations. Loin de préparer ces organisations et leurs membres à faire face à des situations radicalement inédites, il s’agit d’abord de les rassurer sur leurs capacités à poursuivre leurs activités dans un environnement dégradé, à préserver les règles et procédures existantes, à maintenir un fonctionnement routinier.

    Une telle approche peut se comprendre, dès lors qu’on ne saurait accepter que les administrations publiques s’effondrent à la première situation un tant soit peu exceptionnelle. Mais elle demeure hautement discutable lorsqu’on présente ces dispositifs comme devant nous préparer à gérer des situations inédites.

    De fait, la situation actuelle appelle à revoir notre définition de ce qui fait crise ; et par voie de conséquence la manière d’y faire face. Ce qui est vrai pour les pandémies l’est pour toutes les autres formes de menaces : terroristes, industrielles, naturelles. Nous vivons dans une fausse impression de préparation. Cette situation vient également confirmer un autre résultat de nos recherches, à savoir que la coopération et la coordination demeurent le maillon faible – le « peu-pensé » – des dispositifs de préparation.

    Sans que cela ne constitue encore une base empirique suffisamment solide pour en tirer des conclusions définitives, de l’ensemble des territoires français remontent des récits de médecins, de fonctionnaires, de policiers, de pompiers, d’organisations régionales, etc. qui ne savent pas comment coopérer, qui parfois s’affrontent dans de vaines luttes juridictionnelles ou qui agissent de manière non coordonnée, voire contradictoire.

    Bien sûr, d’exemplaires solidarités s’inventent aussi. Mais cette crise sans précédent est aussi celle de l’inorganisation : formidable paradoxe d’une société sur-organisée, c’est-à-dire saturée d’organisations de toutes sortes, mais qui rencontre tant de difficultés à organiser ces organisations, c’est-à-dire à organiser leur coopération.

    Quand une crise survient, le réflexe politique est celui de la création de nouvelles organisations, qui viennent s’ajouter aux organisations existantes. Il est temps que l’on consacre plus de temps et d’intelligence à l’institution de mécanismes qui les coordonnent. Pareil constat peut être également établi au niveau européen, voire international. La coordination demeure le maillon faible de la gestion de cette crise.

    D’où la nécessité de dépasser les explications qui ne manqueront pas de surgir sur le caractère unique, inédit, extraordinaire, hors norme de la situation ; que ce soit maintenant dans le discours des autorités, ou par la suite lorsqu’il s’agira de tirer des leçons de cette crise. Oui elle est exceptionnelle, mais elle n’est pas singulière. Elle présente des traits que l’on retrouve dans d’autres situations exceptionnelles et qui ne manqueront pas de se reproduire à l’avenir également.

    Insister sur la singularité, c’est se refuser à tirer des leçons. C’est se dire, comme on l’entend souvent dans certains milieux pour des risques industriels ou d’origine naturelle, que de toute manière la vraie crise débordera nos capacités et qu’il est donc illusoire de vouloir s’y préparer. Pourtant, les questions de confinement comme celle des évacuations, peuvent être pensées. Il en est de même pour tout ce qui touche à l’alerte. Enfin, les questions relatives aux infrastructures critiques, fonctions vitales et métiers essentiels se poseront toujours.

    L’État en crise
    Dans cette crise, l’on retrouve un réflexe habituel de l’État français, à savoir s’arroger la responsabilité d’assurer seul la protection de la population. Ce réflexe se traduit de deux manières. Tout d’abord, on observe, comme cela avait déjà été le cas lors de crises majeures récentes, on pense notamment aux attentats de 2015, une centralisation de la décision autour du président de la République qui n’est prévue dans aucun texte relatif à la gestion de crise.

    On observe également, et là aussi de manière tout à fait comparable à ce qui s’était passé en 2015, une reprise en main depuis plusieurs jours de la gestion de crise par le ministère de l’Intérieur, lequel tend à apposer sur une crise majeure des instruments de sécurité publique. Sans surprise, au niveau central comme au niveau local, ce sont les préfets qui sont en première ligne (ou qui tentent de l’être), avec pour mission principale de faire respecter les mesures de confinement et de maintenir l’ordre public.

    Dans cette approche stato-centrée, et hyper-centralisée, de la crise, les collectivités locales comme les corps intermédiaires semblent ne tenir qu’un rôle secondaire, au mieux instrumental ; c’est-à-dire celui d’une simple courroie de transmission, servile, à qui l’agilité – mot insupportable que l’on nous sert pourtant à toutes les sauces – est, si ce n’est refusée, du moins déconseillée. Dans les faits, ces organisations tendent à s’affranchir des contraintes que voudraient leur imposer les services de l’État ; elles prennent leurs responsabilités, parfois au risque de se mettre dans l’illégalité ; mais leurs actions ne sont pas coordonnées avec les services de l’État.

    Plus inquiétante encore, la position qu’occupent les populations dans les décisions prises : passives, elles sont grondées pour leur manque de respect des consignes, mais jamais considérées comme des participants actifs dans la gestion de la crise. À peine les premières mesures annoncées le 12 mars par le président de la République que déjà, deux jours après, le premier Ministre reproche aux Français leur immaturité pour justifier des mesures plus sévères.

    Dans les jours qui vont suivre, on assiste à un durcissement, toujours justifié au nom de comportements de non-respect des consignes – sans que ceux-ci ne soient comptabilisés, évalués, compris (autrement qu’en termes d’infractions verbalisées). Pourtant, en moins d’une semaine c’est bien l’immense majorité de la population qui vit confinée, situation totalement inédite en France.

    Qu’est-ce que cela nous dit de nos institutions ? Aurions-nous tellement vécu depuis des siècles avec l’idée que l’État sera toujours là pour nous protéger, principe d’une protection régalienne qu’une jurisprudence répétée n’a cessé de conforter, que nous nous sommes résignés, citoyens et corps intermédiaires, à rester ses dociles enfants ? Aurions-nous tellement vécu avec l’idée que l’État sera toujours là pour nous protéger que nous acceptons aujourd’hui une situation totalement extraordinaire sans nous interroger ?

    Ce que démontre la crise actuelle, comme des crises précédentes, y compris de plus faible ampleur (on pense par exemple à l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen), c’est la nécessité de dépasser une conception stato-centrée de la gestion de crise. L’État dispose de moyens et de ressources indispensables en période de crise. Son organisation lui procure des capacités d’intervention uniques. Mais cela ne suffit pas. Les initiatives qui émergent localement, et qu’il conviendra ensuite de recenser et d’analyser, démontrent l’existence de capacités nombreuses dans la société française sur lesquelles il faudra s’appuyer à l’avenir.

    Cette crise démontre surtout l’importance de prendre le temps de tirer les leçons de la crise. Déjà l’Agence nationale de la recherche publie un appel flash qui demande des résultats dans 18 mois. Il faudra bien plus de temps pour comprendre ce qui s’est passé durant cette pandémie, et notamment la manière dont elle a été gérée.

    Si le Président de la République reste convaincu que les situations comme celle que nous traversons requiert une recherche scientifique de haut niveau, alors qu’il confie à celle-ci le soin de tirer les leçons de la pandémie de Covid-19 – en complément des inévitables commissions d’enquête parlementaires et rapports d’inspection générale qui préfèreront quant à eux insister sur la singularité de la crise pour justifier les manquements ou bien chercher des responsabilités individuelles dans ce qui est une faillite systémique. Cette crise nous offre une occasion inespérée de tirer des leçons qui pourront servir dans les crises à venir et partant de rétablir la confiance dans nos institutions.
    #covid19 #France #Etat #Faillite

  • #ONU, le #scandale des #abus_sexuels

    De la Centrafrique à New York, une investigation sur les abus sexuels commis par les collaborateurs de l’ONU et l’impuissance de l’organisation à les combattre.

    « Tout ceci est hautement immoral et en totale contradiction avec notre mission. » En 2004, l’ONU et son secrétaire général, Kofi Annan, affrontaient un vaste scandale d’abus sexuels commis par des militaires et des employés de l’organisation en République démocratique du Congo. Dans la foulée, le conseiller Zeid Ra’ad al-Hussein présentait ses préconisations pour éradiquer le fléau et l’impunité qui l’accompagne : mise en place de cours martiales dans les pays où des casques bleus sont déployés et adoption d’une convention internationale permettant à l’ONU d’engager des poursuites pénales contre son personnel civil. Près de quinze ans plus tard, alors que les États membres s’opposent toujours au morcellement de leur compétence juridictionnelle, l’exploitation et les violences sexuelles perdurent sur les terrains d’opération, comme en Centrafrique. Malgré les mesures déployées (création d’un poste de défenseur des droits des victimes, couvre-feux pour éviter les contacts entre la population locale et les employés des Nations unies en dehors des heures de service, travail de sensibilisation et d’éducation…) et la tolérance zéro prônée par l’actuel secrétaire général, António Guterres, près de cinquante nouvelles plaintes ont été enregistrées l’année dernière.

    Victimes oubliées
    Cette enquête recueille la parole de victimes oubliées – non signalées ou abandonnées par l’organisation –, les tentatives d’explication de responsables onusiens et le témoignage effarant du Français Didier Bourguet, seul civil condamné à ce jour, pour deux viols sur mineures, alors qu’il reconnaît avoir eu des rapports sexuels avec au moins une vingtaine d’enfants. Elle pointe ainsi l’intolérable impunité qui prédomine dans la grande majorité des cas.

    https://www.arte.tv/fr/videos/074593-000-A/onu-le-scandale-des-abus-sexuels
    #viols #impunité #pédophilie #pédocriminalité #documentaire #film_documentaire #casques_bleus #RDC #MINUSCA #Didier_Bourguet #plaintes #justice #faille_juridique #République_Centrafricaine #Centrafrique #abus_sexuels #code_blue #viols_sur_mineurs #Régiment_des_Diables_Rouges #casques_bleus_français #Innocence_en_danger (ONG) #tolérance_zéro #Fondation_Femme_Plus #grossesse #MONUSCO

    • Code Blue

      The Code Blue Campaign works to end impunity for sexual abuse by un personnel.


      The UN has a longstanding crisis caused, first, by UN personnel who commit sexual offenses against members of the populations they’re intended to serve and against other UN personnel and, second, by the institution’s response—the policies, procedures, and practices that create and sustain an institutional culture of impunity.

      We have identified three root causes of the UN’s culture of impunity:

      The institution has taken the liberty to manage its crisis internally.

      UN senior managers responsible for responding to and deliberating on individual cases are all rendered non-neutral by the conflicts of interest inherent in their positions: each is simultaneously called upon to represent and defend the best interests of the UN, the rights of the Organization’s accused employees and witnesses, and the rights of claimants.

      UN immunity makes the Organization’s “words and deeds” uniquely impervious to oversight or audit, shielding its functions and functionaries from external scrutiny and effectively negating the freedom of information that is a cornerstone of due process and a necessary precondition to equal justice for all.

      The Code Blue Campaign is concerned with overhauling several UN practices now in place that allow the UN Organization to dismiss and violate claimants’ fundamental rights to due process and neutral justice before the law:

      In addressing claims of “sexual exploitation and abuse” and “sexual harassment and assault” made against UN personnel, UN officials consistently misinterpret, misrepresent, and misapply UN immunity (an important legal protection intended to protect the multilateral work of the world body) to shield individual personnel from accountability and the Organization’s officials from reputational damage.

      The license to manage its sexual abuse crisis internally has evolved in tandem with the linear, largely unplanned growth of the UN system into a sprawling bureaucracy with many dozens of semi-autonomous “entities” that operate in relative isolation with barely monitored and rarely questioned authority accorded the heads.

      This combination of rapid de-centralization and unmonitored, quasi-independence and authority has in turn given rise within the various “entities” to dozens of inharmonious, non-coherent, and often conflicting policies, procedures, and practices for addressing sexual offense claims made against the personnel of those entities.

      The result is a non-system in which claimants and accused UN personnel associated with one entity of the UN Organization are subject to policies and procedures that may bear no resemblance to those followed by other entities of the same UN Organization. The only unifying factors across the system are the root causes of the UN’s culture of impunity for sexual offenses: the internal handling of all cases including those in which crimes beyond the UN’s “jurisdiction” are alleged; the misinterpretation and misapplication of UN immunity; and the inherent conflicts of interest underlying every case.

      The Code Blue Campaign has arrived at these conclusions through years of intense research. We have exposed several cases that illustrate the injustice, the incoherence, the innate and insurmountable conflicts of interest, and the long history of rights violations and abusive treatment by the UN Organization, primarily of victims but also of the accused. We argue that unjust UN policies and practices have, over decades, resulted in a culture of impunity for sexual “misconduct” ranging from breaches of UN rules to grave crimes. This represents a contravention of the UN Charter. Member States must intervene immediately. The General Assembly could end this crisis by divesting the UN Organization of any role in cases of “sexual misconduct,” and delegating the authority instead to an appropriate entity created, staffed by and reporting directly to the Member States, and entirely independent of the Organization.

      Member States have not yet come to the realization that the day of reckoning is approaching. If they do not take the initiative to fully recognize, understand, and solve a problem that has become an attention-getting Achilles heel, the UN’s sexual abuse crisis is likely to reach a pinnacle soon that could hobble the United Nations’ ability and authority to perform any of its functions. The UN could follow in the unenviable footsteps of another enormously powerful, largely secretive global institution whose former heights of moral authority are now universally queried: the Catholic Church.

      http://www.codebluecampaign.com

    • Taking action on sexual exploitation and abuse by peacekeepers: Report of an independent review on sexual exploitation and abuse by international peacekeeping forces in the Central African Republic

      Executive Summary

      I. Introduction

      When peacekeepers exploit the vulnerability of the people they have been sent to protect, it is a fundamental betrayal of trust. When the international community fails to care for the victims or to hold the perpetrators to account, that betrayal is compounded.

      In the spring of 2014, allegations came to light that international troops serving in a peacekeeping mission in the Central African Republic (“CAR”) had sexually abused a number of young children in exchange for food or money (the “Allegations”). The alleged perpetrators were largely from a French military force known as the Sangaris Forces, which were operating as peacekeepers under authorization of the Security Council but not under UN command.

      The manner in which UN agencies responded to the Allegations was seriously flawed. The head of the UN mission in CAR failed to take any action to follow up on the Allegations; he neither asked the Sangaris Forces to institute measures to end the abuses, nor directed that the children be removed to safe housing. He also failed to direct his staff to report the Allegations higher up within the UN. Meanwhile, both UNICEF and UN human rights staff in CAR failed to ensure that the children received adequate medical attention and humanitarian aid, or to take steps to protect other potential victims identified by the children who first raised the Allegations.

      Instead, information about the Allegations was passed from desk to desk, inbox to inbox, across multiple UN offices, with no one willing to take responsibility to address the serious human rights violations. Indeed, even when the French government became aware of the Allegations and requested the cooperation of UN staff in its investigation, these requests were met with resistance and became bogged down in formalities. Staff became overly concerned with whether the Allegations had been improperly “leaked” to French authorities, and focused on protocols rather than action. The welfare of the victims and the accountability of the perpetrators appeared to be an afterthought, if considered at all. Overall, the response of the UN was fragmented and bureaucratic, and failed to satisfy the UN’s core mandate to address human rights violations.

      By examining these failures and recommending reforms to deter future incidents of sexual violence by peacekeepers, this Report provides an opportunity for the UN to chart a new course of action and to undertake meaningful organizational change. If the Secretary-General’s zero tolerance policy is to become a reality, the UN as a whole—including troop contributing countries (“TCCs”)—must recognize that sexual abuse perpetrated by peacekeepers is not a mere disciplinary matter, but a violation of the victims’ fundamental human rights, and in many cases a violation of international humanitarian and criminal law. Regardless of whether the peacekeepers were acting under direct UN command or not, victims must be made the priority.

      In particular, the UN must recognize that sexual violence by peacekeepers triggers its human rights mandate to protect victims, investigate, report and follow up on human rights violations, and to take measures to hold perpetrators accountable. In the absence of concrete action to address wrongdoing by the very persons sent to protect vulnerable populations, the credibility of the UN and the future of peacekeeping operations are in jeopardy.

      https://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/Independent-Review-Report.pdf

      #rapport

    • Innocence en danger. Mouvement mondial de protection des enfants contre toutes formes de #violences notamment sexuelles.

      Innocence en Danger (IED) est un mouvement mondial de protection des enfants contre toutes formes de violences notamment sexuelles, présent dans une dizaine de pays et partenaire d’associations internationales actives dans la lutte contre la pédocriminalité.

      Le Directeur Général de l’Unesco, Fédérico Mayor, nomme en 1999, Homayra Sellier Présidente du mouvement de protection mondial de l’enfance. Depuis avril 2000, Innocence en Danger (IED) est une association Loi 1901 en France à vocation internationale. Elle est indépendante de tout organisme, déclarée à la préfecture de Paris, à but non lucratif et reconnue d’intérêt général.

      Innocence en Danger regroupe tous les acteurs militants de notre société : spécialistes d’internet, juristes, experts de l’enfance, décideurs des mondes politiques, économiques et médiatiques. Son but est de sensibiliser l’opinion internationale aux fléaux croissants rencontrés par l’enfance, afin de peser sur les décisions des gouvernements.

      Innocence en Danger constitue une force d’action, de sensibilisation, de proposition, d’éducation et d’information auprès des organisations gouvernementales ou non gouvernementales, des instances européennes et internationales, des entreprises, des écoles, des collectivités locales, des groupes de jeunes…

      Innocence en Danger tient le rôle de relais d’informations entre le public et les institutions publiques. Elle accompagne au quotidien les enfants victimes et le(s) parent(s) protecteur(s). Elle est la première et la seule association à avoir mis en place des séjours de résilience.

      https://innocenceendanger.org

      #violence #violences_sexuelles