• Gennevilliers : un incendie dans la concession automobile #Tesla L.M. - 19 Aout 2018 - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/gennevilliers-un-incendie-dans-la-concession-automobile-tesla-19-08-2018-

    Le sinistre a ravagé 1000m² de locaux mais n’a pas fait de victimes.
    Il était autour de 2h30 du matin, dans la nuit de samedi à ce dimanche, quand un incendie s’est déclaré dans les locaux de la concession automobile Tesla de Gennevilliers. Les flammes ont ravagé quelque 1 100 m² d’entrepôt sur deux étages avant que le feu puisse être circonscrit par les pompiers dépêchés sur place.

    Six lances dont deux de grande puissance et une sur robot d’extinction auront été nécessaires pour éviter que les flammes ne se propagent à la partie administrative du lieu et aux bâtiments attenants. Le sinistre a été totalement maîtrisé vers 5 heures du matin. Aucune victime n’est à déplorer dans l’incendie, dont on ignore s’il a détruit des véhicules de la predtigieuse marque.

    « Nous saluons la mobilisation des pompiers et travaillons avec les autorités pour déterminer les causes de l’incendie », fait savoir un porte-parole de Tesla.

    #tesla #voiture #incendie #mobilité #robotisation #innovation #batteries #électricité #elon_musk #faillitte #économie #baudruche

  • Les fournisseurs de Tesla s’inquiètent de ne plus être payés Arthur Marcadé - 22 Aout 2018 - le figaro
    http://www.lefigaro.fr/societes/2018/08/22/20005-20180822ARTFIG00276-les-fournisseurs-de-tesla-s-inquietent-de-ne-plus

    Le constructeur de voitures électriques demande à ses fournisseurs des remises sur des factures déjà réglées, ainsi qu’un prolongement de ses délais de paiement, rapporte le Wall Street Journal. De quoi alimenter les doutes des partenaires de Tesla sur sa solidité financière.

    Les chaînes d’assemblage de Tesla semblent produire autant de voitures que d’ennuis pour son fondateur, Elon Musk. Alors qu’il subit la pression des marchés financiers depuis l’annonce de sa potentielle sortie de la Bourse, le constructeur suscite également des doutes chez ses fournisseurs, d’après le Wall Street Journal. Ceux-ci craignent que leur client en vienne à ne plus pouvoir honorer ses factures. Cette inquiétude est née à la suite de demandes de ristournes faites par Tesla, de délais de paiement rallongés ainsi que d’un rythme de production de la Model 3 tel que les commandes peinent à suivre.


    Tesla dans l’œil du cyclone
    Selon un sondage mené par l’OESA, une association d’équipementiers auto, auprès de cadres supérieurs du secteur, 18 des 22 participants estiment que Tesla représente désormais un risque financier pour les entreprises sous-traitantes. Les remises exigées par le constructeur, allant de 9 à 20% sur des factures payées en 2016 ainsi que des délais de paiement doublés de 60 à 120 jours ont suffi à semer le trouble. Dans une série de mails échangés avec ses fournisseurs, Tesla tient des propos jugés inquiétants par ces derniers. « Cette requête est essentielle pour que Tesla puissent poursuivre ses opérations. Ces sommes sont un investissement dans la société visant à faire perdurer la croissance au long terme de Tesla et de ses fournisseurs », peut-on lire. Denis Virag, consultant en construction interrogé par le Wall street Journal, juge que la situation est « ridicule » et que « cela montre que Tesla est désespéré. Ils sont préoccupés par leur profitabilité mais ne tiennent pas compte de celle de leurs fournisseurs ».

    Depuis, de nombreux petits partenaires en ont profité pour dénoncer des défauts de paiement sur des commandes récentes. Tesla a rapidement cherché à éteindre la polémique. « Nous ne sommes pas en retard car nous ne pouvons pas les payer, c’est simplement parce que nous vérifions si les pièces sont correctes », a répondu Elon Musk au journal américain.

    « 7000 voitures, 7 jours »
    L’inquiétude des prestataires vient aussi du rythme de production actuel de l’entreprise et des sommes qu’impliquent ses commandes. La marque a atteint son objectif de produire 7000 Model 3 en sept jours, comme l’annonçait Elon Musk début juillet sur son compte Twitter. Pour autant, elle connaît des difficultés dans la distribution et la logistique de ses voitures. Pire, elle n’enregistre désormais plus assez de commandes, toujours selon le Wall Street Journal. Des milliers de Tesla attendent ainsi leur acquéreur sous le soleil californien. La dette de l’entreprise envers ses partenaires s’élève aujourd’hui à 2,26 milliards de dollars. Le constructeur inquiète aussi les investisseurs, qui doutent de plus en plus de la capacité de Tesla à devenir un jour rentable.

    De leur côté, Musk et son directeur financier Deepak Ahuka ont réagi dans le Wall Street Journal : « La force financière de Tesla se développe actuellement et est encore sur le chemin d’un rapport trimestriel positif et rentable. Nos relations avec nos fournisseurs sont très bonnes », assurent-ils en concluant : « Nous n’allons assurément pas vers la faillite. »

    #tesla #voiture #mobilité #robotisation #innovation #batteries #électricité #elon_musk #faillitte #économie #baudruche

  • De la faillite en Arabie saoudite, et ses répercussions libanaises - Chibli Mallat - L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/1027707/de-la-faillite-en-arabie-saoudite-et-ses-repercussions-libanaises.htm

    Le problème juridique revêt plusieurs dimensions, toutes anormales. Le droit saoudien de la faillite est poreux. La loi principale qui le régit date de 1965. Amendements et applications se sont heurtés à la pratique carcérale qui régit le défaut de paiement. La sanction du défaut de paiement est la prison, et cette peine d’un autre âge est appliquée par les tribunaux aux individus. Des dizaines de décisions judiciaires récemment publiées en montrent la réalité au quotidien. Le second problème est l’exception de la famille royale et de ses dépendants immédiats : malgré des efforts réels de la justice saoudienne, qui a récemment jugé et exécuté le prince Turki bin Saoud al-Kabir pour avoir tué un homme lors d’une rixe, leur immunité financière est totale. La conséquence est que les grands défauts, souvent liés à des contrats qui ne sont pas honorés, restent littéralement hors la loi. Il n’y a pas de recours judiciaire, juste des supplications. Le problème, là aussi, est structurel. Dans une dépêche secrète qui date de 1996, publiée par WikiLeaks en 2011, l’ambassadeur américain expliquait à ses interlocuteurs que les banques saoudiennes évitent de prêter à des membres de la famille royale. Elles savent qu’elles n’ont pas de recours juridique pour des dettes non remboursées.

    La situation est tellement bizarre, et sans précédent, que personne ne sait par où commencer. Des milliers de salariés honnêtes se retrouvent de plus en plus dans la dèche alors qu’ils continuent à travailler, gratuitement, dans l’espoir que le prix du pétrole grimpe et que les coffres du gouvernement saoudien reviennent à l’engorgement d’antan. Fatalisme aveugle. On devrait pouvoir faire mieux que cela, en commençant par penser sérieusement à un cadre juridique utile pour sortir d’une impasse structurelle. En Arabie saoudite, la réforme du droit de la faillite est urgente, surtout depuis l’annonce de la « Perspective 2030 », projet officiel de redressement. Les Émirats ont passé une loi de la faillite fin octobre mettant fin à la peine de prison pour les débiteurs insolvables. Une loi saoudienne semblable serait un début, encore faut-il ne pas faire d’exception pour les « grands » qui font défaut au paiement de leurs dettes. Au Liban, il faut d’abord s’organiser pour faire face à la faillite dans sa double réalité libanaise et saoudienne. Mettre fin à la politique de l’autruche serait un bon début, et le programme du voyage présidentiel officiel à Riyad sera chargé. Surtout, il faut remplacer le fatalisme par une réflexion en termes de règles de droit, y compris du droit de la faillite.

    #faillitte #Hariri