• Rendez-vous jeudi 24 septembre à La Laiterie (84)
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/faits-divers/rendez-vous-jeudi-24-septembre-a-la-laiterie-84

    Pièces et main d’œuvre présentera son dernier livre, En Cybérie, à la librairie Chant libre de Montélimar (Drôme) le mercredi 23 septembre 2026 à 18 heures (22 place des Clercs). Ainsi qu’au centre culturel La Laiterie à Cadenet (Vaucluse), jeudi 24 septembre à 19 heures, à l’invitation de la librairie La Rumeur des Crêtes (29 boulevard de la Liberté, rencontre suivie d’un repas partagé). Et chez vous quand vous voudrez. #Faits_divers

  • Rendez-vous jeudi 13 août 2026 à la Commune du Maquis (34)
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/faits-divers/rendez-vous-le-13-aout-2026-a-la-commune-du-maquis-34

    Comme chaque été, les Rencontres du Maquis pour l’Emancipation se tiendront en août à la Commune du Maquis, dans le Minervois, au pied de la Montagne Noire. Au programme, du 8 au 13 août, causeries, rencontres, spectacles, projections, dans le lieu auto-organisé du Maquis (détails et informations pratiques dans le PDF ci-dessus). A cette occasion, Pièces et main d’œuvre présentera son dernier livre, En Cybérie, jeudi 13 août à 15 heures.

    Venez avec vos amis ! Camping et restauration sur (…) #Faits_divers

    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/rencontres_du_maquis_2026_.pdf

  • #Wikidati

    Douze affaires distinctes visent directement #Rachida_Dati et sont répertoriées dans les médias. Pour chacune d’entre elle, les #faits et la #chronologie ont été résumés et sourcés précisément. Pour chaque affaire, il est essentiel de rappeler pourquoi ces faits posent problème du point de vue de la loi, mais surtout de l’intérêt général et pourquoi ils remettent en cause l’honnêteté et le désintéressement de la candidate à la mairie de Paris.

    Sommaire

    - Potentielle #corruption par #Carlos_Ghosn, ancien PDG de #Renault-Nissan
    - Potentielle corruption par #GDF-Suez
    - Potentielle corruption par le #Qatar
    - Possible complicité dans la détention illégale d’un français au Qatar
    - Possible corruption par l’#Azerbaïdjan
    - Potentielle corruption par #Orange
    - Bijoux potentiellement non déclarés à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique
    – Recours systématique à des #procédures-baillons pour faire taire toute évocation de ses affaires
    – Prise en charge de ses frais d’avocats avec de l’#argent_public
    – Multiples interventions pour appuyer des demandes de #logements_sociaux, y compris celle de sa sœur
    – Prise en charge d’importantes #dépenses de frais de bouche et communication avec de l’argent public
    – Présentation d’un CV trompeur pour être admise à l’#Ecole_nationale_de_la_Magistrature

    https://wikidati.fr
    #justice #liste #fisc #fiscalité

    • Le nouveau mode de scrutin de la loi PLM modifiée, où le maire de Paris sera élu [correction : directement] par les électeurs donnera davantage de poids à ceux de l’ouest parisien (même type de « rééquilibrage » à Marseille et Lyon).

      En face, aucun électeur parisien n’aura à voter directement Chikirou mais tout vote LFI la renforcera. Dommage pour « la gauche ».

      #Paris #affairisme #argent_public #élections_municipales

    • WikiDati : le camp de Rachida Dati demande la dépublication d’un site internet recensant ses problèmes judiciaires
      https://www.nouvelobs.com/politique/20260304.OBS112880/wikidati-le-camp-de-rachida-dati-demande-la-depublication-d-un-site-inter

      Le directeur de campagne de la candidate LR à la mairie de Paris a saisi l’hébergeur OVH pour mettre hors ligne WikiDati.fr, qui se présente comme « l’encyclopédie des affaires de Rachida Dati », car il porterait atteinte à « la présomption d’innocence ».

    • Atteintes à la probité et proximité avec l’extrême droite : les CV gênants des colistiers de Rachida Dati à Paris
      https://www.mediapart.fr/journal/politique/010326/atteintes-la-probite-et-proximite-avec-l-extreme-droite-les-cv-genants-des

      Autre candidate, autre question. Une personne entendue comme témoin dans une affaire de corruption visant une tête de liste peut-elle être candidate sur cette même liste ? C’est la situation particulière d’Alexandra Nicol, ancienne assistante parlementaire de Rachida Dati lorsqu’elle était eurodéputée et auditionnée par la justice dans l’affaire Renault. La même qui vaut à Rachida Dati d’être renvoyée en procès en septembre prochain pour corruption et trafic d’influence. 

      Alexandra Nicol, qui figure à la 47e place, avait été entendue en février 2021 pour savoir notamment si sa patronne avait pu défendre les intérêts de Renault au Parlement européen. Devant les juges, celle qui était cheffe du bureau de l’eurodéputée entre 2009 et 2011 n’a cessé de dire qu’elle ne se souvenait de rien et l’a même répété à vingt et une reprises. 

      « Je sais que Rachida Dati n’aurait jamais commis d’infraction », s’était-elle toutefois souvenue. N’est-ce pas incongru de choisir une telle colistière ? Pas pour Rachida Dati dont l’entourage rappelle qu’Alexandra Nicol a toute légitimité, puisqu’elle a été « élue sur la liste de Valérie Pécresse au conseil régional en juillet 2021 » et qu’elle est aussi « professeure des écoles » [argh]. 

      [...]

      Max Guazzini, l’ancien président du Stade français Paris rugby, club mythique de la capitale, figure en 58e position sur la liste de Rachida Dati. C’est pourtant son adversaire de Reconquête, Sarah Knafo, que l’intéressé embrassait chaleureusement le 15 février, au stade Jean-Bouin. Une proximité avec l’extrême droite que le candidat affiche aussi sur le réseau social X, où il partage des centaines de comptes influents dans la fachosphère.

      Outre les posts du site Fdesouche, du média Frontières ou du polémiste Jean Messiha, Max Guazzini relaie aussi des contenus à la gloire de la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, ou des messages islamophobes. Comme ce 18 février, lorsqu’il partage ce post d’un compte anonyme : « De nombreuses municipalités en Grande-Bretagne s’apprêtent à interdire les chiens dans la rue afin de se plier aux musulmans qui ne les supportent pas. Et vous ? Vous préférez les chiens ou les muz ? »

      Quelques jours plus tôt, entre deux messages sur la maltraitance animale – il est également secrétaire général de la Fondation Bardot –, Max Guazzini relayait aussi le message d’un compte prônant la « remigration totale ». « Tout Londres illuminé pour le ramadan. Mais pour Noël c’est interdit car cela “heurterait !” les musulmans », peut-on lire dans ce post mentionnant Renaud Camus, Éric Zemmour ou Sarah Knafo.

      Interrogée sur ses différentes prises de position, l’équipe de la candidate élude, rappelant seulement que l’intéressé avait soutenu Anne Hidalgo en 2014. « Dans une volonté de rassemblement, Rachida Dati a souhaité accueillir sur sa liste des personnalités de la société civile, déçues de la majorité sortante et désireuses d’un changement à Paris », balaie l’entourage de la candidate.

      Un entourage qui n’a guère plus à dire s’agissant de Soureya Nadji (85e position), qui revendiquait il y a quelques années encore son adhésion au parti Reconquête. « Je voterai Zemmour », annonçait-elle sur X en 2022. Rachida Dati, qui qualifiait récemment le patron de Reconquête de « raciste », a d’abord tenté de faire croire qu’il s’agissait d’une intox. « Elle n’a jamais soutenu Éric Zemmour, elle ne soutient pas Reconquête et elle n’est pas à Reconquête », a-t-elle asséné sur BFMTV. 

      « Magistral, inclusif, galvanisant, mémoriel #ZemmourPrésident  », écrivait pourtant Soureya Nadji le 23 mars 2022, après un meeting du candidat à la présidentielle. « À l’approche de la présidentielle 2022, elle a adhéré aux Amis d’Éric Zemmour qui deviendront Reconquête, avant de revenir rapidement aux Républicains, après avoir constaté l’impasse politique que représentaient l’intéressé et ses excès », reconnaît désormais l’équipe de campagne de la candidate LR auprès de Mediapart. Avant de minimiser : « Elle a soutenu durant quelques mois un candidat dont elle s’est très vite détachée. »

      Soureya Nadji qui affiche aussi un soutien public au site d’extrême droite Fdesouche figure aujourd’hui sur la même liste qu’Antoine Beauquier, l’avocat d’Éric Zemmour (36e position), mais aussi que le militant laïciste Amine El Khatmi (60e position), ancien président du Printemps républicain et fidèle chroniqueur sur CNews.

      Désavoué par son propre mouvement pour s’être dit prêt à voter pour Marine Le Pen à la présidentielle en cas de second tour face à Jean-Luc Mélenchon, Amine El Khatmi tient des propos sur l’immigration et l’islam qui n’ont pas grand-chose à envier à ceux de l’extrême droite. Raison pour laquelle des proches de la cheffe de file du Rassemblement national (RN) avaient tenté de l’attirer en vue des élections européennes de juin 2024, comme l’avait raconté Le Monde.

      Rachida Dati compte aussi comme colistier Pierre Liscia, un proche de Valérie Pécresse, qui s’était fait tristement connaître en 2023 en publiant une vidéo sur une fausse histoire de pillages de tombes au cimetière de Pantin. Poussée pendant des semaines par la fachosphère, cette vidéo alimentait un poncif antisémite, selon lequel les tombes juives abriteraient des trésors. Plusieurs responsables communautaires et rabbins avaient dénoncé auprès de Mediapart sa dangerosité. 

      L’ancienne ministre de la culture assure vouloir lutter contre les LGBTphobies. Celle qui avait déclaré dans les colonnes du magazine Elle « chez les gays, je suis Dalida ! » défilait encore récemment dans le quartier du Marais, à Paris avec le patron du Sneg & Co, le syndicat LGBT des lieux festifs parisiens. 

      Mais sur sa liste, la candidate s’est entourée de plusieurs opposant·es historiques au mariage pour tous en 2013. C’est notamment le cas de Philippe Goujon, qui revendiquait son refus de célébrer des mariages entre personnes de même sexe. « Tous les mariages sont célébrés normalement et dans le respect de la loi dans le XVe arrondissement », balaie encore l’équipe de campagne. 

      D’autres fervents soutiens de La Manif pour tous figurent également sur cette liste, à l’image de Valérie Montandon (11e position), Jean-Pierre Lecoq, Geoffroy Boulard (6e position ), Catherine Lecuyer (25e position) ou Franck Margain (62e position), un proche de Christine Boutin. Pour rappel, Rachida Dati elle-même était opposée au mariage pour tous et toutes, à la PMA et s’était abstenue en tant que députée européenne sur un vote visant les États à bannir les thérapies de conversion.

  • Lille : l’« Offensive » des techies néo-bolcheviques
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/faits-divers/lille-l-offensive-des-techies-neo-bolcheviques

    Toujours en librairie : Nord c’est noir et De la technocratie. La classe puissante à l’ère technologique Tant que les « antifas » buveurs de canettes organisaient des soirées « Houmous & Climat » pour embrigader des Youth for Climate, la farce oscillait entre comique et pathétique. Mais à Lille, les collectifs L’Offensive, OnEstLaTech et leurs vitrines « antifas » se sont associés aux Soulèvements de la Terre et à Extinction-Rébellion pour éructer, le 16 décembre 2025, une diatribe d’une (…) #Faits_divers

    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/lille_et_les_techies_ne_o-bolcheviques.pdf

    • https://offensive.eco
      https://onestla.tech
      https://les-tilleuls.coop

      J’ai croisé pour la première fois les actuels animateurs de L’Offensive pendant l’occupation de Lille 3 contre le CPE en 2006. Ils vendaient à la criée Le Combat syndicaliste. Ils militaient alors à la Confédération Nationale du Travail, la CNT, « syndicat révolutionnaire ». La scission avec la branche « anarcho-syndicale » de la CNT-AIT, où je retrouvais des amis antinucléaires, était alors largement consommée. Nous avions aussi des amis communs au Scalp, la Section carrément Anti Le Pen, avant que le film Antifas chasseurs de skins remette à l’honneur « l’antifascisme de rue » et son look skinhead des années 1980.

      Le temps a passé entre concerts de oï dans les squats et déplacements du RC Lens ; les étudiants remuants sont devenus cadres de la tech payés en K€.

      Suivons la trajectoire de Kevin D., parmi les fondateurs et animateurs de L’Offensive. J’avais croisé ses parents, fort sympathiques, pour un film contre la mythologie minière. Kevin est le fondateur et le « Chief Executive Officer » de la coopérative numérique Les Tilleuls, qui a ses bureaux à Lille, Paris, Nantes, lyon, et des antennes à Tunis et Oujda.

      Kevin est un entrepreneur successfull, son salaire largement au-dessus de la moyenne. Il est le « créateur du framework API Platform », un logiciel fondé sur une base « open source » utilisée aujourd’hui par BeIn Sports, KPMG, Siemens, DHL, Alstom, EDF, Volvo, Cartier, General Electric, Arte, Orange, Renault, BNP Paribas, Decathlon, France Télévisions, M6, Libération, mais aussi En Marche et le gouvernement français lui-même29.

      Avec son statut coopératif, l’entreprise est un sous-traitant d’industriels nuisibles à l’humanité. Qui s’intéresse au logiciel libre à usage anti-écologiste peut suivre les conférences de Kevin à travers le monde (dernièrement à Munich, Amsterdam et Disneyland Paris), sur sa page web personnelle ou sur Linkedin, Bluesky, GitHub, Mastodon, X et Youtube. On ne révèle rien, tout est en ligne.

      Les associés-coopérateurs des Tilleuls sont des techies, comme les surnomment péjorativement les Californiens, et ils en sont fiers : « On tire l’économie mondiale depuis vingt ans. C’est nous qui avons construit tout ça », revendique Kevin D. au sujet de Twitter, Facebook et des grandes industries numériques, auprès du Monde en 2022, pour présenter son collectif « OnEstLaTech », un collectif d’ingénieurs, chercheurs et entrepreneurs engagés pour une technologie coopérative30.

      Le fondateur des Tilleuls précise dans un autre article que « les travailleuses et les travailleurs de la tech sont en mesure de prendre le pouvoir. Ils ont tous les atouts en main : ils disposent des méthodes les plus efficaces, de l’ingéniosité nécessaire et de la capacité à automatiser tout ce qui peut l’être31. » Les ingénieurs au pouvoir ! Et tout le pouvoir aux ingénieurs ! Nicolas Casaux, l’animateur du site Le Partage, s’est intéressé à ces « cadres de la mégamachine » qui fondèrent OnEstLaTech, programmeurs chez Orange, Publicis, IBM, Hachette ou chercheurs à l’EHESS32. Ces dignes représentants de la classe des technocrates prétendent que « l’automatisation » et « l’intelligence artificielle », une fois débarrassées de leurs « actionnaires », permettront de « travailler mieux, moins », de gagner en « autonomie », et même de « réhumaniser » le travail.

      OnEstLaTech propose de prendre en main un environnement numérique que les capitalistes nous ont préalablement imposé pour supprimer les humains des services publics, les services de soins et d’accueil - et jusqu’aux tâches intellectuelles. Macron promettait en 2017 de remplacer 120 000 fonctionnaires par des machines.

      […]

      On avait jusqu’alors prêté peu d’attention à L’Offensive, celle-ci ne prêtant que peu d’attention aux luttes écologistes. En vingt ans, on n’a jamais croisé ses membres dans un rassemblement anti-nucléaire, une vélorution, une manif contre l’agrandissement de l’aéroport, ni même sur la friche Saint-Sauveur à Lille – « enjeu emblématique des municipales » de 2020 d’après Le Monde34, « projet urbain le plus contesté du XXIème siècle » à Lille d’après La Voix du nord35, victoire historique de l’écologie sociale contre la métropole lilloise, d’après moi.

      Pourquoi densifier ? Quelle ville ? Quelle nature en ville ? L’Offensive n’en a jamais rien dit. Elle préfère ânonner un « communalisme » factice et impossible dans une métropole de 1,2 millions d’habitants connectés à la plus puissante centrale nucléaire d’Europe, et dont la survie quotidienne dépend de macro-systèmes techniques mondiaux et criminels. Attendez que les Offensifs réinventent le « Comité de quartier » où débattre de la couleur des pistes cyclables et des jours de collecte des déchets.

      […]

      Contrairement à ce que suggère L’Offensive, « l’écologie sociale » n’est pas une tartiflette verte et rouge, écolo avec une conscience sociale, un truc comme ça, un peu vague. Si Bookchin recycle le terme d’« écologie sociale », c’est pour se distinguer à la fois de l’écologie scientifique, qui refuse de considérer les causes sociales des désastres pour seulement les gérer, et du primitivisme américaine qui ferait peu de cas, selon lui, de nos traditions humanistes.

      On parle en France d’« écologie politique » mais les deux expressions sont synonymes. Quoi qu’il en soit, les manœuvres ont fonctionné puisque les Soulèvements de la Terre s’associent à L’Offensive et à la France insoumise aux municipales.

      […]

      Au moins les vieux staliniens ne prétendaient pas jouer les écolos.

    • ATR — mi faf mi réac ? – L’offensive

      https://offensive.eco/atr-mi-faf-mi-reac

      Soyons donc lucides : ce groupe aux prétentions internationales ne propose rien d’autre qu’un retour réactionnaire aux technologies d’avant la révolution industrielle. À leurs yeux​, seule serait démocratique une technique intégralement maîtrisable seul·e. ​Pourtant la division du travail et la socialisation de la production ne sont pas anti-démocratiques par essence. Le problème n’est pas la complexité de la machine mais sa direction et son appropriation lucratives. Ne détruisons pas l’outil. Saisissons-le pour cesser de produire des marchandises polluantes et inutiles. Planifions démocratiquement un usage rationnel des ressources naturelles. Utilisons l’automatisation. Non pour le profit, mais pour travailler moins et mieux.

      Toujours la même incapacité à faire la différence entre #technique et #technologie. Sans parler que sous le terme d’outils, il rangent en fait des systèmes... En ressortant de plus le cliché rebattu : « la machine est neutre, tout dépend de l’usage que l’on en fait » gna gna gna

      #postmodernisme #naufrage_réactionnaire #néo-léninisme #technophilie #calomnie #imposture #Anti-Tech_resistance

  • Les poltrons et les censeurs - Un conte d’aujourd’hui
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/faits-divers/les-poltrons-et-les-censeurs-un-conte-d-aujourd-hui

    Rions jaune, mais rions. Notre ami Merlusse nous envoie du midi une fable drôle-amère, tirée de faits authentiques et récents en milieu anarchiste : la censure de L’An 01 de Gébé par de jeunes queeristes « déconstruits ». Comme toutes les fables, celle-ci illustre une vérité générale à partir d’un cas particulier, et nous distrait tout en nous instruisant. Quelle(s) leçon(s) tirer de celle-ci ? Qu’il ne sert à rien de chercher des « accommodements raisonnables » avec des gens résolus à (…) #Faits_divers

    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/les_poltrons_et_les_censeurs.pdf

  • Contre le trumpisme et l’IA : le réalisme magique
    https://www.nouvelobs.com/bibliobs/20260131.OBS111999/contre-le-trumpisme-et-l-ia-le-realisme-magique.html

    Que peut-on opposer aux mensonges et autres « faits alternatifs » quand on sait que la conviction emprunte d’autres chemins que la rationalité ?

    Quels recours avons-nous dans un monde où un gouvernement nie la réalité des images pour imposer un récit qui n’a plus rien à voir avec les faits (par exemple dans le cas de l’assassinat d’un manifestant par une agence fédérale à Minneapolis) ? Quel recours dans un monde où des machines produisent des vidéos qui semblent plus vraies que vraies ? Il y a évidemment celui de la raison, et il n’est pas négligeable. On peut apporter des preuves, contredire la fausseté et espérer convaincre.

    Mais, depuis longtemps, on sait que la conviction emprunte d’autres chemins que la rationalité. C’est ce qu’avaient compris dès les années 1950 les philosophes de l’Ecole de Francfort (Adorno, Horkheimer, Fromm…) quand ils avaient analysé la montée des fascismes pendant l’entre-deux-guerres. Ils avaient observé qu’opposer des faits à des fantasmes, des chiffres à des sensations, cela ne convainquait que les convaincus. Ils proposaient une autre voie : contrer les récits par d’autres récits, des sentiments par d’autres sentiments, les fantasmes par d’autres fantasmes. Nous n’avons manifestement pas bien retenu la leçon et une pratique journalistique comme le « fact checking » − si nécessaire soit-elle − n’a pas permis d’endiguer les « faits alternatifs », les mensonges et les complotismes qui accompagnent l’extrême droitisation du monde.

    Peut-être faut-il s’en remettre à un autre type de discours sur le monde, celui porté par les arts. Et dans cette vaste catégorie, certains sont sans doute plus immédiatement utiles que d’autres. L’un en particulier : le réalisme magique. Ce courant littéraire né en Amérique latine dans les années 1960, 1970 et 1980, dont l’un des plus éminents représentants fut le prix Nobel de littérature Gabriel García Márquez, est particulièrement intéressant. Dans le réalisme magique − comme son nom l’indique − la frontière entre réel et imagination est poreuse : une grand-mère peut vivre deux cents ans, un perroquet se mettre à parler, une pluie devenir un déluge. Cela ne choque personne. Voire, cela raconte quelque chose de très vrai. Ainsi « Cent Ans de solitude » (1967), chef-d’œuvre du genre, où ce type d’événements sont légion, est-il un des plus grands livres d’Histoire qu’il nous ait été donné de lire.

    Alors, nous disons-nous, c’est peut-être comme cela qu’il faudrait raconter notre monde. Comme le ferait le réalisme magique. Cela nous permettrait de ne plus être obsédés par la distinction entre réel et fiction, entre faits et « faits alternatifs », pour viser un but supérieur : la vérité. Trump, par exemple, est-il descriptible avec les outils de la raison ? Manifestement, nous n’y arrivons pas. Alors que la vérité du pouvoir fou − c’était celui d’un dictateur latino, certes, il suffirait d’adapter − a été magnifiquement décrite par García Márquez dans « l’Automne du patriarche » (1975), à grand renfort de folies imaginatives.

    Une telle stratégie − paradoxale seulement en apparence − nous permettrait d’apporter sur ce monde fou des hypothèses plus probables, mais peut-être aussi de faire surgir des beautés possibles plus désirables. Car n’opposer à la folie que la raison n’est guère excitant. Proposer d’autres folies − esthétiques, amoureuses, politiques − pourrait nous emporter plus sûrement.

    Par Xavier de La Porte

    #Xavier_de_La_Porte #Faits_alternatifs #Stratégie_communication

  • Contre la destruction photovoltaïque des Causses
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/faits-divers/contre-la-destruction-photovoltaique-des-causses

    En librairie : Le soleil en face. (Rapport sur les calamités de l’industrie solaire et des prétendues énergies alternatives), par Frédéric Gaillard. Voir ici. __ Depuis le Quercy Blanc dans le Lot, notre ami Blaise nous envoie le tract du « collectif de Saint-Antonin-Noble-Val qui s’oppose à la construction d’une centrale industrielle photovoltaïque sur des terres agricoles et naturelles », dans le département voisin du Tarn-et-Garonne. Distribué lors d’une réunion publique le 17 (…) #Faits_divers

    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/recette_silicium_-reunion_publique_servanac-.pdf

    • Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts
      Directeur de la rédaction et présidente de Les Jours en une bouchée
      N°64 — 3 octobre 2025

      C’est un raid – encore un – auquel se sont livrés les #médias_Bolloré, en escouade contre la condamnation de Nicolas #Sarkozy à cinq ans de prison pour « association de malfaiteurs en vue de préparer un délit de corruption ». Des heures d’antenne sur #CNews, et en écho sur Europe 1, des pages et des pages dans Le Journal du dimanche. Car où pensez-vous donc que Nicolas Sarkozy s’en soit allé chouiner deux jours après sa condamnation ? Dans Le Figaro, historique réceptacle des hommes politiques de droite ? Nooon, c’était encore prendre le risque d’avoir des journalistes en face de soi. Nicolas Sarkozy est donc allé ouinouiniser « Ce n’est pas moi qui suis humilié, mais la France » sur quatre pages dans les colonnes du journal d’extrême droite Le JDD bollorisé – édité par #Lagardère_Media_News dont il est administrateur, ce qui n’est bien sûr pas mentionné. Où on n’a pas hésité à comparer son triste sort à celui de Monte-Cristo (le comte dumasien, pas les cigares cubains). Et, parce que c’était encore un peu light, quelques pages plus loin, les éditos hebdomadaires des têtes de gondole de CNews Sonia Mabrouk, Christine Kelly et Pascal Praud pleurnichaient en chœur sur l’ex-chef de l’État bientôt au trou. C’est tout juste si la systématique et confraternelle pub du LVMH de Bernard Arnault en der du JDD ne faisait pas la réclame d’un costume Dior à rayures taillé sur mesure pour le pénitencier.

      Ça n’a pas dû leur prendre plus de cinq minutes sur le coin d’une table, à Sonia Mabrouk, Christine Kelly et Pascal Praud, pour pondre leur pensum dans Le JDD, tant c’est là la resucée de leurs indignations, stupeurs et effarements post-condamnation de Nicolas Sarkozy à l’antenne de CNews. Praud en particulier, qui copie-colle une version à peine augmentée de son édito de L’heure des pros du 26 septembre, le lendemain du drame. Délivré sur un ton sépulcral, écrit avec les pieds, pensé avec le trou de balle, il est le fruit de la digestion des éléments de langage du camp Sarkozy (« pas de preuves », « justice implacable avec les dirigeants, laxiste avec les racailles », « règlement de comptes »…). Et donne le la de la journée et même, en l’espèce, du week-end passé à pleurer à chaudes larmes de plateaux en plateaux unilatéraux sur l’injustice faite à ce grand homme d’ex-président, celui-là même à qui le proprio Vincent Bolloré avait aimablement prêté son yacht en 2007 pour s’y reposer sitôt son élection.

      Quand soudain, mardi dernier, plif, plouf, Le Canard enchaîné sort de sa mare cette délicieuse info : Pascal Praud a dîné le 24 septembre, soit la veille du jugement, avec Nicolas Sarkozy (ce qu’il dément). Rhôôô, eh bien, eh bien, eh bien voilà qui est rigolo. Et doublement rigolo quand on sait que, près de trois semaines durant, le triptyque de l’enfer CNews-Europe 1-JDD/JDNews a tartiné sur une prétendue « collusion idéologique » du service public avec le Parti socialiste après la publication d’une vidéo montrant les chroniqueurs de France Inter et France Télévisions Patrick Cohen et Thomas Legrand dans un restaurant avec des cadres du PS publiée par le « média » d’extrême droite L’Incorrect, créé par des proches de Marion Maréchal. Dans cette vidéo, filmée à l’insu des protagonistes, on entend Thomas Legrand dire au secrétaire général du Parti socialiste, Pierre Jouvet, et au président du conseil national du PS, Luc Broussy, faire « ce qu’il faut pour Dati », tandis que Patrick Cohen ne pipe mot. Suffisant pour que les médias Bolloré se lancent dans un de leurs plus impressionnants raids contre le service public, passant du pseudo-scandale Legrand-Cohen à « ouin ouin on nous met une cible dans le dos » après que les dirigeants de Radio France et France Télévisions eurent osé – pour une fois – répliquer à cette attaque en piqué.

      Car il en va ainsi de l’orchestre Bolloré qui aime à accuser ses adversaires de ses propres vilenies, servant au passage la soupe à l’extrême droite partisane de longue date de la privatisation de l’audiovisuel public. Ainsi, Jordan Bardella en a-t-il remis une couche lors de la rentrée politique du Rassemblement national à Bordeaux, le 14 septembre, tandis que Marine Le Pen plussoyait une semaine plus tard, réclamant la tête de la patronne de France Télévisions, Delphine Ernotte.

      C’est pas que ça nous amuse, vous pensez bien, mais par mesure de réciprocité et au vu des exploits sarko-dînatoires de Pascal Praud, nous sommes contraints d’exiger, non pas la fermeture de la chaîne – car nous respectons les journalistes, fussent-ils en carton comme Praud – mais la nationalisation immédiate de CNews. La voilà, la mesure de gauche que recherche avec si peu d’ardeur Sébastien Lecornu pour s’attirer les faveurs des socialistes : exproprier Vincent Bolloré et nationaliser CNews. Qui, rebaptisée PatCoNews, diffusera des éditos de Patrick Cohen en boucle tandis que, ligoté et la tête maintenue pour ne pas la détourner, façon Orange mécanique, Pascal Praud sera contraint de regarder. Si besoin, on est candidats pour lui mettre des gouttes de citron dans les yeux. De rien.

      https://seenthis.net/messages/1136787

    • Sarko c’est le haut du panier, ne pas oublier les autres.
      https://www.mediapart.fr/journal/france/031015/monsieur-gueant-largent-est-reste-sous-votre-matelas

      « Monsieur Guéant, l’argent est resté sous votre matelas ? »
      Devant le tribunal correctionnel, Claude Guéant peine à justifier les compléments de revenus qu’il s’était octroyés quand il était directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy entre 2002 et 2004. Vendredi, il a expliqué qu’il devait, par exemple, rémunérer des informateurs corses, et que cela avait un prix. Le tribunal en est resté interloqué.

  • Une romance avec l’Hydre (3)
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/faits-divers/une-romance-avec-l-hydre-3

    En librairie : Les Esperados et La vie dans les restes, par Yannick Blanc. Voir ici. __ Un jour, la Vouivre dit à Blanc-Bec qu’elle va disparaître. Elle l’a su par des promeneurs qui en parlaient, en marchant sur ses bords. C’est dans le journal. Les électrophages vont la vider de son eau afin d’en faire de « l’énergie verte & renouvelable ». « C’est dommage, disaient les usagers de la Vouivre, mais il faut bien concilier environnement et économie. Il nous faut toujours plus (…) #Faits_divers

    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/romance_avec_l_hydre_3.pdf

  • Musk, Mélenchon et l’antisémitisme
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/faits-divers/musk-melenchon-et-l-antisemitisme

    « C’est la faute de l’intelligence artificielle » : après la publication de son affiche judéophobe contre Cyril Hanouna, la France Insoumise se défausse sur le logiciel Grok d’Elon Musk. Selon le parti, l’IA générative serait coupable de cette caricature anti-juive imitant à l’insu de son plein gré celles des années 1930-1940. S’il ne s’agissait d’antisémitisme, il y aurait de quoi s’esclaffer. On connaît la fascination de Jean-Luc Mélenchon pour la puissance machinale, de la conquête (…) #Faits_divers

    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/musk_me_lenchon_et_l_antise_mitisme.pdf

  • #Immigration : le grand #déni

    Par un étrange paradoxe, ceux qui s’imaginent que la France ferait face à un « #tsunami » migratoire, par la faute des politiques, de l’Union européenne ou des juges, sont également convaincus que la migration est une #anomalie dont la France pourrait se passer. On grossit l’immigration pour mieux la dénier. Pour dissiper ces #illusions, il faut en revenir aux #faits. Oui, la population immigrée a progressé en #France depuis l’an 2000, mais moins que dans le reste de l’Europe. Non, notre pays n’a pas pris sa part dans l’accueil des réfugiés. La hausse vient d’abord de la migration estudiantine et économique, tandis que la migration familiale a reculé. En exposant les enjeux de la #loi_Darmanin de 2023, en rappelant combien la frontière est mince entre séjour régulier et séjour irrégulier, ce livre propose une approche résolument nouvelle de la question migratoire.

    https://www.seuil.com/ouvrage/immigration-le-grand-deni-francois-heran/9782021531145
    #livre #préjugés #migrations #idées_reçues #afflux #invasion #statistiques #chiffres
    ping @karine4

  • Une romance avec l’Hydre (1)
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/faits-divers/une-romance-avec-l-hydre-1

    En librairie : Les Esperados et La vie dans les restes, par Yannick Blanc. Voir ici. __ Voici une plongée en eaux troubles, au temps de l’incendie climatique. Tout n’est peut-être pas faux dans les divagations ici rapportées. Des gens, peut-être, croiront reconnaître une ville, des bois, une rivière, des événements de leur connaissance. Mais si grossièrement, si outrageusement déformés et exagérés ! Certes, il faut parfois grossir pour se faire entendre, et fabuler pour dire le vrai, (…) #Faits_divers

    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/romance_avec_l_hydre_1.pdf

  • Des transhumanistes échouent à empêcher une causerie de Pièces et main d’œuvre
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/faits-divers/des-transhumanistes-echouent-a-empecher-une-causerie-de-pieces-

    En librairie : édition revue et augmentée du Manifeste des chimpanzés du futur contre le transhumanisme. Voir ici. Ceux à qui ça ne risque pas d’arriver diront que nous l’avons bien cherché. Ce vendredi 13 décembre 2024 à Grenoble, une douzaine de transhumanistes ont tenté d’empêcher une causerie de Pièces et main d’œuvre consacrée au transhumanisme. Ils ont échoué. La réunion a eu lieu comme prévu, après leur évacuation - contre leur consentement. Masques, glapissements, vociférations, (…) #Faits_divers

  • Grenoble : trois causeries avec Pièces et main d’oeuvre
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/faits-divers/grenoble-trois-causeries-avec-pieces-et-main-d-oeuvre

    Nous animerons trois causeries sur « Technologie, technocratie, transhumanisme » au Chimère Café de Grenoble (12 rue Voltaire) les vendredis 15 novembre, 29 novembre et 13 décembre à 19h. Technologie, technocratie, transhumanisme Ou l’incarcération de l’homme-machine dans le monde-machine, Ou science, puissance, puiscience : les aventures/avatars de la puissance La volonté de (toute -) puissance et la quête des moyens de la (toute-) puissance constituent le moteur de l’histoire et des (…) #Faits_divers

  • Haguenau. Un homme découvert avec un couteau dans le dos, son voisin aveugle soupçonné du meurtre
    https://www.dna.fr/faits-divers-justice/2024/10/05/un-homme-decouvert-avec-un-couteau-dans-le-dos-son-voisin-aveugle-soupconne-du-m

    (#paywall) #faits_divers #étonnant

    L’auteur présumé de cet homicide, âgé de 56 ans, a la particularité d’être aveugle. C’est lui qui a appelé la police vendredi vers 19 h 30, affirmant que son voisin et ami gisait sur le sol de son appartement haguenovien, mort. Il n’a pas précisé comment il le savait.

    À l’issue de cet énigmatique coup de téléphone, un équipage s’est rendu dans le...

  • Parution de L’Inventaire n°14
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/faits-divers/parution-de-l-inventaire-no14

    La revue L’Inventaire publie son quatorzième numéro en dix ans. Ne la cherchez pas sur le Net. Il arrive qu’on y parle d’elle, mais non qu’elle-même y parle. Relative cohérence s’agissant de critique « anti-industrielle », puisque c’est sous ce nom que l’on attaque des principes, des textes et des individus dont la revue est solidaire. Quoique l’on puisse, heureusement, la lire imprimée sur du papier. Il suffit pour cela d’envoyer un chèque de 10 euros à l’ordre de : L’Inventaire 2215 (…) #Faits_divers

  • Face au pire, nos aveuglements contemporains

    « La #polarisation a empêché l’#information d’arriver. » Iryna Dmytrychyn est parvenue à cette conclusion après avoir disséqué ce que la presse écrivait sur l’Holodomor, la grande famine de 1932-1933 en Ukraine, au moment où elle avait lieu.

    Malgré tous les efforts du pouvoir soviétique, quelques reporters avaient réussi à rendre compte de la catastrophe en cours, le plus célèbre étant le Gallois Gareth Jones et la plus effacée peut-être Rhea Clyman, une journaliste canadienne. En France, Suzanne Bertillon avait publié le témoignage circonstancié d’un couple de paysans américains d’origine ukrainienne dans le journal d’extrême droite Le Matin.

    Dans le paysage médiatique des années 1930, terriblement clivé selon l’orientation politique, la #presse d’extrême droite couvre la famine, tandis que les titres liés au Parti communiste, à commencer par L’Humanité, la taisent voire la nient. Dans les deux cas, la lecture politique des événements s’impose.

    Les #faits comptent moins que les #opinions : selon que l’on soit communiste ou anticommuniste, on croit ou non à l’existence de la famine, comme si les personnes affamées relevaient d’un point de vue. « Au-delà des faits, c’était une question de #foi », résume Iryna Dmytrychyn dans son livre. Peu importe le réel, ce qui fait « foi », c’est l’idée que l’on veut s’en faire.

    Si la presse fasciste a eu raison, c’était parce que les circonstances l’arrangeaient. Et encore, tous les journaux de l’extrême droite n’ont pas couvert cette gigantesque famine avec la même intensité : l’Ukraine, périphérie d’un empire colonial, avait moins d’importance aux yeux de Rivarol ou de L’Action française que ce régime communiste honni pour ne pas rembourser les emprunts russes, remarque Iryna Dmytrychyn.

    #Dissonance_cognitive

    « La presse du centre n’en parle pas car elle manque d’informations ou considère n’en avoir pas suffisamment », ajoute la chercheuse. L’approche sensationnaliste, quant à elle, exacerbe les récits déjà terribles. Des millions de morts sur des terres fertiles, en paix, des cas de cannibalisme… « Une disette peut se concevoir, mais manger ses enfants ? L’entendement se dérobe, conclut Dmytrychyn en reprenant la formule de l’historien Jean-Louis Panet. Notre cerveau ne pouvait l’admettre. »

    L’écrivain hongrois Arthur Koestler fut l’un des rares compagnons de route du parti communiste à être lucide sur l’#Holodomor, parce qu’il s’est rendu sur place. Il a fait l’expérience de cette « trieuse mentale » qui le poussait à refuser ce qui heurtait ses convictions. Il en va de même, aujourd’hui, pour les catastrophes en cours : les dizaines de milliers de morts aux frontières de l’Europe, les guerres meurtrières plus ou moins oubliées (au Soudan, à Gaza, en Ukraine, en Éthiopie…), ou encore le changement climatique. Ce dernier fait l’objet de nombreuses recherches pour tenter d’expliquer l’apathie, l’indifférence, voire le déni, qu’il suscite, comme d’autres catastrophes.

    La philosophe Catherine Larrère propose de reprendre le concept de dissonance cognitive, développé dans les années 1950 par le psychologue Leon Festinger. « Notre vie suppose une forme de #croyance dans l’avenir car cette #confiance nous permet d’agir. Quand quelque chose met en question ces #certitudes, on préfère trouver une autre #explication que de remettre en cause nos croyances. On préfère croire que le monde dans lequel on vit va continuer », résume l’intellectuelle.

    Les #neurosciences confirment le « coût » biologique de renoncer à ce qu’on pensait établi. « Lorsque les faits contredisent nos représentations du monde, le cerveau envoie un signal d’erreur en produisant des “#hormones_du_stress” », décrit Sébastien Bohler, docteur en neurosciences et rédacteur en chef du magazine Cerveau & Psycho. Créer des stratégies pour s’adapter à la nouvelle donne nécessite d’activer d’autres parties du cerveau, dont le cortex préfrontal, ce qui est « très consommateur d’énergie », poursuit le chercheur.

    Plutôt que de procéder à ces remises en cause, la première réaction consiste à s’en prendre au messager. « Les porteurs de mauvaises nouvelles, on les met à mort, au moins symboliquement », note le psychanalyste Luc Magnenat, qui a publié La Crise environnementale sur le divan en 2019. « On impute aux écologistes la #responsabilité de ce qui arrive parce qu’ils en parlent », précise Catherine Larrère, en suggérant nombre d’illustrations tirées de l’actualité : les inondations dans le nord de la France seraient causées par l’interdiction de curer les fossés afin de protéger les batraciens, et non par le changement climatique qui provoque des pluies diluviennes… Ou encore les incendies seraient dus « à des incendiaires », et non à la sécheresse.

    « Être écologiste, c’est être seul dans un monde qui ne veut pas entendre qu’il est malade », reprend Luc Magnenat en citant Aldo Leopold, le père de l’éthique environnementale. Dans sa chanson From Gaza, With Love, le rappeur franco-palestinien Saint Levant le dit dans son refrain : « Continuez à parler, on vous entend pas. »

    Cette difficulté à dire une catastrophe que personne ne veut entendre est étudiée dans l’ouvrage collectif Violence et récit. Dire, traduire, transmettre le génocide et l’exil (Hermann, 2020). « La #violence limite toute possibilité de #récit, mais aussi toute possibilité d’#écoute et de réception. Elle hante une société d’après-guerre peu encline à admettre la dimension impensable du #génocide […]. Elle se traduit par l’#effroi : d’un côté la #négation de ceux dont le récit ne peut pas se dire ; de l’autre le déni et la #peur d’une société qui ne veut pas être témoin de la #cruauté_humaine dont atteste le récit. Comment dire et entendre les rafles, les morts de faim ou sous la torture dans les prisons ou sur les routes d’Arménie ou dans les camps nazis ? […] Le témoignage met des décennies à pouvoir se tisser, le temps de sortir du #silence_traumatique et de rencontrer une #écoute possible », pose en introduction la directrice de l’ouvrage, Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky, à la tête de l’Institut Convergences Migrations du CNRS.

    #Responsabilités_collectives

    Anthropologue et psychologue clinicienne, elle s’est concentrée sur la parole des personnes exilées, qui subissent une « triple violence » : une première fois sur le lieu du départ, ce qui constitue souvent la cause de l’exil (opposition politique, risques en raison de son identité, etc.) ; lors de la #migration pour éviter les risques inhérents à la clandestinité ; à l’arrivée en France où l’#administration impose un cadre qui ne permet pas à la #parole de s’exprimer librement.

    La possibilité du récit disparaît donc dans la société qui ne veut pas l’entendre, car elle se retrouverait sinon face à ses responsabilités dans ces violences. « Les #morts_aux_frontières relèvent de l’intentionnel, c’est une politique économique qui érige des murs », synthétise Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky.

    Refuser d’« attester de la violence » est l’une des formes du déni, qui en revêt d’autres. « Plus l’#angoisse est forte, plus le déni est fort », relève Luc Magnenat.

    Au-delà de son intensité, il trouve différentes manifestations. Dans son livre States of Denial (non traduit, « les états du déni »), le sociologue Stanley Cohen propose une typologie : le déni peut être littéral (cet événement ne s’est pas produit), interprétatif (la signification des faits est altérée), implicatif (les conséquences et implications sont minimisées). Surtout, Stanley Cohen sort le déni du champ psychologique en montrant qu’il peut relever de #politiques_publiques ou de #pratiques_sociales.

    Dans ses recherches sur les massacres des opposants politiques dans les prisons iraniennes en 1988, l’anthropologue Chowra Makaremi a observé ces « reconfigurations du discours du déni ». Après des décennies de négation pure et simple, le régime iranien a, sous la pression d’une mobilisation de la société civile, tenté d’en minimiser l’ampleur, puis a dénié aux victimes leur statut en considérant qu’elles n’étaient pas innocentes, avant de se présenter lui-même en victime agissant prétendument en légitime défense.

    Indispensable « #reconnaissance »

    Sortir du déni n’est pas un phénomène linéaire. S’agissant du #changement_climatique, Sébastien Bohler a observé une prise de conscience forte en 2018-2019. À ce « grand engouement », incarné notamment par les manifestations pour le climat, a succédé « un retour du climato-rassurisme », « nouvelle tentative de ne pas poursuivre la prise de conscience ».

    La théorie d’un #effondrement global simultané, qui a connu un nouvel essor à ce moment-là, a constitué un « #aveuglement », estime pour sa part Catherine Larrère dans le livre Le pire n’est jamais certain (Premier Parallèle), coécrit avec Raphaël Larrère, parce qu’elle empêchait de regarder la « multiplicité des catastrophes locales déjà en cours ». « La fascination pour le pire empêche de voir ce qui est autour de soi », en déduit la philosophe.

    Malgré les retours en arrière, des idées progressent inexorablement : « Au début des années 1990, il allait de soi que le progrès et les innovations techniques allaient nous apporter du bien-être. C’était l’évidence. Ceux qui émettaient des réserves passaient pour des imbéciles ou des fous. Aujourd’hui, c’est l’inverse, la croyance dans l’évidence du progrès fait passer pour étrange. »

    Le mur du déni se fissure. Ce qui l’abattra, c’est le contraire du déni, c’est-à-dire la reconnaissance, selon Stanley Cohen. Indispensable, la connaissance des faits ne suffit pas, ils doivent faire l’objet d’une reconnaissance, dans des modalités variables : procès, commissions vérité et réconciliation, compensation, regrets officiels…

    L’Ukraine a dû attendre la chute de l’URSS pour qualifier officiellement l’Holodomor de génocide, une reconnaissance qui a pris la forme d’une loi adoptée par le Parlement en 2006. Après l’invasion de son territoire par la Russie le 24 février 2022, plusieurs États européens, dont la France, ont fait de même, reconnaissant, 90 ans après, que cette famine organisée par le pouvoir soviétique n’était pas une « disette », ni une « exagération colportée par les ennemis du régime », mais bel et bien un génocide.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/180824/face-au-pire-nos-aveuglements-contemporains

    #déni #aveuglement

    • Violence et récit. Dire, traduire, transmettre le génocide et l’exil

      Face au désastre, peut-il y avoir un récit ? Au sortir du camp de Buchenwald, à l’heure des dizaines de milliers de morts en Méditerranée, que dire, que traduire, que transmettre ? Le récit peut-il prendre forme lorsqu’il s’agit d’attester du mal et de la cruauté, dont la conflagration mine l’écrit ? La violence empêche le récit lorsque les mots manquent radicalement pour dire l’expérience génocidaire ou exilique. Elle l’abîme, tant sa transmission et son écoute sont hypothéquées par le déni et le silence de la société qui le recueille. À travers l’étude de plusieurs formes de récits – chroniques de ghetto, récits de guerre ou poèmes et fictions – émerge l’inconscient de l’Histoire qui ne cesse de traduire les expériences de domination et de persécution de populations marginalisées. Comment décentrer la violence pour rendre le récit audible ? Les dispositifs d’écoute, d’interprétariat et de transmission se renouvellent. Ce livre apporte une lecture inédite des récits de violence, en proposant un parallèle entre les violences génocidaires et les exils contemporains dans une perspective résolument pluridisciplinaire.

      https://www.editions-hermann.fr/livre/violence-et-recit-marie-caroline-saglio-yatzimirsky

      #livre

    • States of Denial: Knowing about Atrocities and Suffering

      Blocking out, turning a blind eye, shutting off, not wanting to know, wearing blinkers, seeing what we want to see ... these are all expressions of ’denial’. Alcoholics who refuse to recognize their condition, people who brush aside suspicions of their partner’s infidelity, the wife who doesn’t notice that her husband is abusing their daughter - are supposedly ’in denial’. Governments deny their responsibility for atrocities, and plan them to achieve ’maximum deniability’. Truth Commissions try to overcome the suppression and denial of past horrors. Bystander nations deny their responsibility to intervene.

      Do these phenomena have anything in common? When we deny, are we aware of what we are doing or is this an unconscious defence mechanism to protect us from unwelcome truths? Can there be cultures of denial? How do organizations like Amnesty and Oxfam try to overcome the public’s apparent indifference to distant suffering and cruelty? Is denial always so bad - or do we need positiv...

      https://www.wiley.com/en-us/States+of+Denial%3A+Knowing+about+Atrocities+and+Suffering-p-9780745623924

  • Nous aussi, on en a assez de l’été
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/faits-divers/nous-aussi-on-en-a-assez-de-l-ete

    Nous aussi, on en a assez de l’été. En attendant nos réunions et livraisons d’automne (nombreuses et passionnées), vous n’êtes pas forcés de rester collés à vos écrans. Vous pouvez écouter « Face au monde-machine », une série de 19 entretiens avec Floraisons. Ou mieux encore, vous pouvez lire de vrais livres en vrai papier, écrits par de vrais auteurs et diffusés par de vrais libraires. Voici pour ce qui nous concerne nos titres disponibles (également par correspondance) : Aux éditions (…) #Faits_divers

  • Tous à la Fête du patrimoine des Croquignards
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/faits-divers/tous-a-la-fete-du-patrimoine-des-croquignards

    Les Croquignards, de la Roche-de-Rame dans le Briançonnais, animent une fort belle maison commune, dans un fort beau village, que les autorités entendent détruire pour agrandir la route, notamment en prévision des Jeux olympiques 2030 dans les Alpes. C’est une histoire compliquée, l’explication figure ci-dessous. Si elle ne suffit pas, on peut se rendre sur le site des Croquignards, mais le mieux reste quand même d’aller à leur Fête du patrimoine, le dimanche 28 juillet 2024, de 14h à 22h. (…) #Faits_divers

  • L’inconsciente irresponsabilité du journalisme politique - AOC media
    https://aoc.media/analyse/2024/06/23/linconsciente-irresponsabilite-du-journalisme-politique

    Un excellent papier. Chaque paragraphe mériterait un élargissement, des explications, et cela ferait un excellent petit ouvrage de sociologie des médias. En attendant, le résumé vaut le coup. Merci Sylvain Bourmeau.

    Si d’aventure le RN venait à accéder au pouvoir à l’issue des élections législatives ou à l’occasion de la prochaine élection présidentielle – ce second cas s’avérant plus probable que le premier – la responsabilité du journalisme politique s’en trouverait sérieusement engagée. Non pas que les journalistes, dans leur ensemble, souhaitent la victoire de l’extrême droite, une nette majorité d’entre eux votent plutôt à gauche. Ce ne sont pas leurs convictions ou leurs opinions politiques qui doivent être considérées mais bien plutôt leurs manières de faire leur métier : leur pratique professionnelle a permis, depuis plusieurs dizaines d’années, de favoriser et d’entretenir la montée en puissance du Front puis Rassemblement national. Sans doute convient-il d’ailleurs de parler plus précisément d’idéologie professionnelle, au sens qu’en donne la sociologie de l’école de Chicago, celle d’Everett C. Hughes ou d’Anselm Strauss.

    Impossible de cerner ici dans le détail l’entièreté des contours de l’idéologie professionnelle dominante du journalisme politique – qui condense et caricature à bien des égards l’idéologie professionnelle du journalisme en général. Arrêtons-nous simplement sur quelques traits saillants, en prenant pour exemple dans l’actualité récente non pas seulement le traitement médiatique de l’extrême droite – dont il a déjà été largement montré combien il a participé de la coproduction de la stratégie de « normalisation » mise en place par Marine Le Pen – mais aussi celui de son adversaire désormais principal, le Nouveau Front Populaire ainsi que celui du bloc macroniste qui a, par deux fois, accédé au pouvoir en cherchant à substituer au traditionnel clivage droite/gauche un « moi et le reste du monde face au RN » qui aura eu pour effet mécanique de renforcer le parti d’extrême droite.

    Premier biais : la tyrannie des nouveaux « petits faits vrais »

    Deuxième biais : l’obsession pour la déviance

    Troisième biais : la fabrique rituelle de la sacro-sainte « objectivité »

    Quatrième biais : quand les opinions deviennent des faits

    Cinquième biais : des angles pas toujours très droits

    Sixième biais : 45 millions d’électeurs ou le petit jeu du benchmark façon Que choisir

    Septième biais : des rédacteurs en insatiable quête de personnages

    Considérer l’ensemble de ces biais, c’est réaliser à quel point faire du journalisme politique est toujours, que l’on en soit conscient ou non, faire de la politique par d’autres moyens. Tenter de le masquer derrière une idéologie professionnelle de la neutralité ne fait que profiter à l’extrême droite. Le plus étrange, mais sans doute est-ce le propre d’une idéologie professionnelle efficace, reste de constater à quel point la plupart des journalistes font comme si ce qu’ils écrivent ou disent publiquement n’avait aucune espèce d’effet sur le monde qu’ils proposent de décrire. Quelle performance !

    Sylvain Bourmeau

    Journaliste, directeur d’AOC

    #Journalisme #Politique #Sylvain_Bourmeau #Faits_et_opinions #Sociologie

  • Trois causeries technocritiques à Mâcon (71)
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/faits-divers/trois-causeries-technocritiques-a-macon-71

    Avis aux lecteurs intéressés à débattre de critique anti-industrielle. Nous animerons trois causeries au local libertaire de Mâcon (399 quai Jean Jaurès), les samedis 11 mai, 1er et 8 juin 2024, sur « Technologie - Technocratie - Transhumanisme ». Voici la présentation de ces trois causeries : Technologie, Technocratie, Transhumanisme, Ou l’incarcération de l’homme machine dans le monde-machine, Ou science, puissance, puiscience, Ou les aventures/avatars de la puissance La volonté de (…) #Faits_divers

  • Trois causeries avec Pièces et main d’oeuvre
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/faits-divers/trois-causeries-avec-pieces-et-main-d-oeuvre

    Avis aux lecteurs intéressés à débattre avec Pièces et main d’œuvre. Nous animerons trois causeries à l’université d’hiver des Croquignards, à La-Roche-de-Rame, près de Briançon (05310), les vendredis 12 janvier, 2 février et 22 mars 2024, sur « Technologie - Technocratie - Transhumanisme ». Voici la présentation de ces trois causeries : Technologie, Technocratie, Transhumanisme, Ou l’incarcération de l’homme machine dans le monde-machine, Ou science, puissance, puiscience, Ou les (...) #Faits_divers

  • Qui était Dominique Bernard
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/faits-divers/qui-etait-dominique-bernard

    Un lecteur nous écrit : « Comme vous j’ai entendu la phrase prononcée par l’épouse de Dominique Bernard aux obsèques de ce professeur assassiné en octobre : "Il n’aimait pas l’informatique". Comme vous sans doute, cette phrase m’a obsédé pendant des jours. Et Macron et ses sbires, assis, obligés d’écouter ça, sans rien dire. Juste cette phrase : "Il n’aimait pas l’informatique". Il y a des phrases qui visent juste. L’intelligence artificielle ? Le big data ? le deep learning ? Les (...) #Faits_divers